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ENSA Tétouan Année universitaire 2018-2019

GC2
Module: Mécanique des sols
Série 8
Questions de cours :
1. Que représente le cercle de Mohr?
2. Quand peut-on considérer qu’il y a rupture d’un sol?
3. Que se passe-t-il lorsqu’un point se situe sous l’enveloppe de rupture? Sur cette enveloppe?
4. Nommer les principaux facteurs qui agissent sur l’angle de frottement interne des sols pulvérulents.
5. Pourquoi utilise-t-on l’angle de frottement interne effectif avec les sols pulvérulents?
6. Dans un sol cohérent, qu’arrive-t-il à la valeur des paramètres de la résistance au cisaillement
lorsqu’il n’y a aucun drainage?
7. Quel est l’effet d’une augmentation de la teneur en eau sur la résistance au cisaillement d’une
argile? Pourquoi?
8. Sur quel principe repose l’essai de cisaillement direct? Que peut-on mesurer avec cet essai?
9. A quoi sert la consolidation dans un essai de cisaillement direct?
10. Décrire brièvement les deux étapes de l’essai triaxial.
11. Décrire brièvement les trois types d’essais triaxiaux.

Exercice 1:
1.1 Déterminer la valeur de α et σn si: τ
τ = 35 kPA, σ1 = 150 kPa et σ3 = 60 kPa . σn
σ3
1.2 Calculer la valeur de σ3 et τ si: α
α = 50°, σ1 = 130 kPa et σn = 100 kPa . σ1
1.3 Exprimer σ3rupt en fonction de σ1rupt et ϕ dans les conditions où la cohésion est nulle.
1.4 A la rupture, les contraintes principales agissant sur un sable propre sont les suivantes:

σ1rupt = 50kPa et σ′3rupt = 10kPa . Calculer la valeur de α, ϕ′, σ′nrupt et τ′rupt .
1.5 Si le sable propre de la question 1.4 est consolidé de telle sorte que les pressions interstitielles

n’augmentent pas et que la contrainte σ1rupt est de 100kPa , calculer sa résistance à la rupture.

Exercice 2:
2.1 Un échantillon sec de sable compact est soumis à un essai triaxial, on suppose que l’angle de
frottement interne ϕ est égal à 36° . Si la contrainte principale mineure σ3 est 300kPa , pour quelle
valeur de la contrainte σ1 l’échantillon se rompra-t-il?
2.2 Reprendre le problème en supposant que le sable possède une légère cohésion égale à 12kPa .

Exercice 3:
On effectue deux essais triaxiaux sur un matériau cohérent. Dans le premier, la pression latérale est de
200kPa et la rupture se produit quand on applique une pression verticale supplémentaire de 600kPa .
Au cours du deuxième essai la pression latérale est de 300kPa et la rupture survient lorsqu’on exerce
une contrainte verticale supplémentaire de 800kPa .
Quelles valeurs peut-on attribuer, à la suite de ces essais, à c et à ϕ pour le matériau considéré?

Exercice 4:
On effectue un essai consolidé non drainé CU à l’appareil triaxial sur une argile peu plastique de poids
volumique sec γ d = 17kN / m3 . L’échantillon a été prélevé à une profondeur de 8.15m . La porosité de
l’argile est n = 0.35 . L’essai CU fournit les valeurs suivantes des paramètres: ϕCU = 14° et
cCU = 40kPa .

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Calculer la valeur de la résistance à la compression simple d’un échantillon saturé de cette argile
prélevé à la même profondeur (On supposera que l’échantillon est resté parfaitement saturé entre
l’instant où il a été extrait du sol et l’instant où il a été soumis à l’essai de compression simple).
On supposera que la nappe phréatique se trouve au niveau du terrain naturel.
Exercice 5:
On considère un matériau dont la loi de comportement est l’élasticité linéaire. Calculer la variation de
volume relative de ce matériau lorsqu’il est soumis à un état de contrainte isotrope.
5.1 Que peut-on en déduire en ce qui concerne le coefficient de Poisson ν de ce matériau? A quoi
correspond le cas ν = 0.5 ?
5.2 On se place maintenant dans les conditions de l’essai œdométrique. En supposant que pour un
accroissement donné ∆σ v de la contrainte verticale appliquée à l’échantillon, la loi de comportement
du sol est l’élasticité linéaire, établir la relation reliant le module œdométrique E oed au module
d’Young E et au coefficient de Poisson ν . Cas particulier où ν = 1/ 3 (Valeur admise pour les sols).
Exercice 6:
En supposant les champs de contraintes et de déformations homogènes, étudier comment varient le
cercle de Mohr et les directions des contraintes principales au cours d’un essai de cisaillement à la
boîte de Casagrande et au cours d’un essai triaxial. Que peut-on conclure?

Exercice 7:
On réalise les essais suivants: (1) essai œdométrique; (2) essai à la boîte de cisaillement (contrainte
normale = σn ); (3) essai triaxial CD classique ( σ3 = σ 2 = cste ); (4) essai triaxial CD isotrope
( σ3 = σ 2 = σ1 ); (5) essai triaxial à contrainte moyenne constante.
7.1 Tracer dans le plan des contraintes principales σ1 , σ 2 , σ3 , le chemin des contraintes suivi au cours
des différents essais.
7.2 Tracer dans le plan de Mohr, les cercles de Mohr représentatifs de l’état de contraintes en début et
en fin d’essai. Préciser dans chacun des cas si les directions principales restent fixes au cours de
l’essai.
Exercice 8:
Un échantillon d’argile saturée de 40mm de diamètre, de 80mm de hauteur et pesant 1.85N est
soumis à un essai triaxial. La densité de la matière constituant les grains est Gs = 2.75 .
8.1 On applique une contrainte latérale σ3 = 85kPa en empêchant le drainage. La pression
interstitielle mesurée est égale à 69kPa . Quelle était la pression interstitielle initiale u 0 après
l’extraction de l’échantillon avant application de la contrainte latérale σ3 ? Commenter le résultat.
8.2 Le drainage de l’échantillon est maintenant permis jusqu’à ce que la pression interstitielle s’annule
et que la consolidation primaire soit achevée. Si le volume de l’échantillon diminue uniformément de
10% , quel est l’indice de compression Cc de l’argile?
8.3 Le même échantillon, après consolidation, est soumis à un essai non drainé avec la contrainte
latérale σ3 = 85kPa . Au moment de la rupture, la pression interstitielle est égale à 35kPa , l’effort
appliqué au piston est de 123N , et l’échantillon s’est raccourci de 3.6mm . En supposant que pendant
la compression l’échantillon est resté un cylindre droit, calculer le déviateur (σ1 − σ3 ) et, à partir de là,
les contraintes principales effectives σ1′ et σ′3 .
8.4 Un autre échantillon, identique au précédent, est soumis à un essai drainé avec une contrainte
latérale σ3 = 85kPa . A la rupture, la contrainte principale majeure effective σ1′ est égale à 235 kPa .
Tracer les cercles de Mohr pour les deux échantillons à la rupture en contraintes effectives, puis la
courbe intrinsèque. En déduire les valeurs que l’on peut attribuer à c′ et à ϕ′ pour le matériau
considéré.

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