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Droit Institutionnel de l’Union européenne

NB : Ce document est destiné à présenter le plan du cours, ainsi que les principales références
pour approfondir les diverses questions abordées. Le droit institutionnel de l’Union européenne
est un droit complexe, qui trouve ses sources dans les traités originaires (T UE et TF UE), leurs
protocoles et déclarations annexés, dans les règlements intérieurs dont chaque institution se dote,
dans certains actes « atypiques » comme les déclarations communes ou les accords
interinstitutionnels, et enfin dans la jurisprudence de la Cour de justice, mais aussi celle des
juridictions nationales, et particulièrement celle des juridictions constitutionnelles.

Toutes les sources du droit de l’Union sont consultables et téléchargeables sur le site :
https://europa.eu/european-union/index_fr et sur les sites de chaque institution mentionnés plus
loin.

Il est indispensable de se munir et d’apporter en cours des traités constitutifs : traité sur
l’Union européenne = T UE, traité sur le fonctionnement de l’Union européenne = TF UE +
protocoles et déclarations annexées. On aura souvent l’occasion s s’y référer .

Les étudiants doivent savoir que le droit institutionnel de l’UE est un droit en évolution
constante, d’où la nécessité de suivre en permanence les développements de l’actualité.

I) Plan du cours
II) Documentation
III) Bibliographie sommaire
IV) Textes divers et schéma de la procédure législative ordinaire

I) PLAN DU COURS :

Introduction : Le processus d’intégration européenne :

O.1. Les méthodes :


Intégration et coopération / intégration négative et intégration positive
Méthode inter gouvernementale / méthode « communautaire »

O.2. Les finalités :


0.2.1 La dialectique élargissement / approfondissement
0.2.2 Les limites du projet initial : la paix par l’intégration des économies
nationales au sein d’un marché commun, les 4 libertés et les politiques
communes
0.2.3. Les questions ouvertes : Europe-forteresse ou Europe-passoire ?
Europe-marché ou Europe-puissance ? / Puissance civile ou puissance
armée ?

O.3. Les moyens : en personnel, en financement


2

1.- L’Union européenne

1.1. Formation et développements historiques


1.2. Crises et défis contemporains
1.2.1. La crise financière et la gestion de l’EURO
1.2.2. Le défi des migrations et la réponse de l’Union européenne
1.2.3. La crise de confiance ou crise des valeurs ? l’exemple du
Groupe de Visegrad
1.2.4. Crise du sens et crise des fondements
1.3. La nature juridique de l’Union ? La question de la localisation de la
souveraineté

2.- L’Union européenne et ses Etats membres

2.1. L’adhésion à l’Union européenne (art. 49 T UE) : prérequis et procédure


2.2. Les valeurs de l’Union : art. 2 T UE, art. 4 § 3 TUE, art. 9, 10, 11,12 et 15
T UE sont-elles également partagées par tous les Etats membres ? Le
mécanisme de contrôle de l’art. 7 T UE est-il suffisant ?
2.3. Le retrait de l’Union européenne (art. 50 T UE et l’exemple du Brexit)
2.4. Les hypothèses de sécession territoriale à l’intérieur d’un Etat membre et
l’appartenance à l’Union européenne : Ecosse, Catalogne, etc.

3.- La distribution des compétences entre l’Union et les Etats membres

3.1. Le principe des compétences d’attribution : art. 5 T UE. Les renvois


exprès à la compétence nationale (art. 345, 346 TF UE), la méthode ouverte
de coordination, le particularisme de la PESC
3.2. Les types de compétences de l’UE : exclusives, partagées, d’appui
3.3. L’exercice des compétences : l’art. 352 TF UE, les principes de
subsidiarité et de proportionnalité (art. 5 T UE), le contrôle des parlements
nationaux
3.4. La mise en œuvre des compétences : la « comitologie », la délégation,
les <coopérations renforcées>

4.- Citoyenneté et droits fondamentaux dans l’Union européenne

4.1. La naissance et le développement de la citoyenneté de l’Union


européenne
4.2. La consolidation des droits fondamentaux des citoyens européens :
Charte des droits fondamentaux de l’UE, adhésion de l’UE à la CEDH (CJUE
– Assemblée plénière, 18 décembre 2014, Avis 2/13)

5.- Le système institutionnel de l’UE : considérations générales

5.1. L’absence de séparation des pouvoirs signifie-t-elle l’absence de


démocratie ? l’initiative citoyenne (art. 11 T UE et 24 TF UE)
5.2. La représentation des intérêts en présence
5.3. La complexification croissante du système institutionnel : causes et
manifestations. Le Haut-Représentant pour la PESC et le SEAE. Les agences
européennes
3

5.4. La question du « déficit démocratique »

6.- La Commission et la promotion de l’intérêt général de l’Union

6.1. La présidence de la Commission : désignation et rôle


6.2. Désignation des membres, indépendance, collégialité, cessation de
fonctions
6.3. Pouvoirs
6.3.1.- le monopole de l’initiative ? La question du retrait de la
proposition : CJUE, 14 avril 2015, Aff. C-409/13
6.3.2. le choix de la base juridique pertinente
6.3.3.- les pouvoirs d’exécution : délégation, comitologie
6.3.4.- les pouvoirs de surveillance et de sanction
6.3.5.- le pouvoir de représentation internationale
6.4 Evolution : nationalisation et ‘parlementarisation’

7.- Les Conseils et la représentation des Etats membres

7.1. Le Conseil européen, composition, rôle


7.2. Le Conseil: formations, composition, pondération, vote
7.3. La préparation des travaux du Conseil : le COREPER,

8.- Le Parlement européen et la représentation des citoyens de l’Union

8.1. Siège, composition, élection, circonscriptions et modes de scrutin


8.2. Organisation et conditions de travail : groupes politiques et
commissions, présidence et bureau
8.3. Pouvoirs
8.3.1. Pouvoirs d’information et de contrôle, la motion de censure
8.3.2. Pouvoirs de délibération

9.- Le système juridictionnel de l’Union européenne et le respect du droit

9.1. La Cour de justice : composition, juges et avocats–généraux,


compétences, procédure
9.2. Le Tribunal : composition, compétences
9.3. La réforme du système juridictionnel
9.4. Panorama des différents recours
9.5. Juges nationaux et Cour de justice : le renvoi préjudiciel

10.- Les procédures décisionnelles

9.1. Les différentes procédures législatives


9.1.2. La procédure législative ordinaire : art. 289. §1 TF UE /art. 294
TF UE
9.1.2. Les domaines de procédures spéciales
9.2. La procédure budgétaire
9.2.1. Le système des ressources propres et son érosion
9.2.2. Le cadre financier pluriannuel : art. 312 TF UE
9.2.3. L’adoption du budget : art. 314 TF UE
4

9.3. La procédure de conclusion des accords internationaux : art. 216, 217 et


218 TF UE

11.- Les sources du droit de l’Union

11.1. Le droit originaire : traités et protocoles, statut des déclarations.


Révision des traités (art. 48 T UE)
11.2. Le droit dérivé : art. 288 TF UE
11.3. Les caractéristiques du droit de l’Union
11.3.1. L’effet direct : principe et conditions
11.3.2. La primauté du droit de l’Union : principe et mise en œuvre
11.3.3. Les effets combinés de l’effet direct et de la primauté

12. Droit de l’Union et droits nationaux

12.1. L’insertion du droit de l’Union dans les droits nationaux


12.2. La réception de la primauté par les juridictions nationales
12.2.1 La position des juridictions constitutionnelles
12.2.2. La position des juridictions ordinaires
12.3. Le respect de l’identité nationale des Etats membres
12.4. Le juge national, juge de droit commun du droit de l’Union
européenne

II) DOCUMENTATION :

La Déclaration Schuman du 9 mai 1950 :

https://europa.eu/european-union/about-eu/symbols/europe-day/schuman-declaration_fr

Sur le « Groupe de Visegrad » :

http://www.telos-eu.com/fr/europe/le-groupe-de-visegrad-un-pole-de-puissance-souvera.html

Sur la crise des valeurs de l’Union : texte de Jean Paul Jacqué :

http://www.droit-union-europeenne.be/416702987

Sur l’initiative citoyenne :

Règlement (UE) no 211/2011 du Parlement européen et du Conseil du 16 février 2011 relatif à l’initiative
citoyenne . http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:02011R0211-
20131008&from=FR
http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/basic-facts

Sur le Brexit et ses conséquences :

G. VERHOFSTADT : Back to the future ?


https://www.cairn.info/revue-politique-etrangere-2016-3-page-75.htm

Sites de l’Union européenne :

L’accès au droit de l’Union Européenne : http://eur-lex.europa.eu


5

L’accès au portail de l’Union Européenne : http://europa.eu


Le site du Parlement Européen : http://www.europarl.europa.eu
Le site de la Commission européenne : http://ec.europa.eu/index_fr.htm
Le site du Conseil de l’Union Européenne : http://consilium.eu
Le site de la Cour de Justice : http://curia.europa.eu
Les traités d’adhésion avec la Roumanie et la Bulgarie :
http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=OJ:L:2005:157:TOC

Sites des institutions juridictionnelles françaises :


Le site du Conseil constitutionnel français : http://www.conseil-constitutionnel.fr/
Le site du Conseil d’Etat français: http://www.conseil-etat.fr
Le site de la Cour de Cassation française: http://www.courdecassation.fr

Le discours du Président JUNCKER devant le Parlement européen, 14


septembre 2016 :

http://europa.eu/rapid/press-release_SPEECH-16-3043_fr.htm

La <declaration> et la <Feuille de route> de Bratislava, 16 septembre 2016:

file:///Users/BenStore/Downloads/160916-bratislava-declaration-and-roadmap-fr.pdf

Quelques grands arrêts ‘’classiques’’, indispensables à lire et à connaître :

CJCE 5 février 1963. NV Algemene Transport- en Expeditie Onderneming van Gend & Loos
contre Administration fiscale néerlandaise. Renvoi préjudiciel : Tariefcommissie - Pays-
Bas. Aff. 26/62.

CJCE 15 juillet 1964. Flaminio Costa contre E.N.E.L. Renvoi préjudiciel : Giudice conciliatore
di Milano - Italie. Aff. 6/64.

CJCE 17 décembre 1970, Internationale Handelsgesellschaft, Renvoi préjudiciel, Aff. 11/70

CJCE 31 mars 1971, Commission c. Conseil AETR, Recours en annulation. aff. 22/70

CJCE 12 décembre 1972, International Fruit Company, Renvoi préjudiciel, Aff. 21 – 24/72

CJCE 9 mars 1978, Simmenthal. Renvoi préjudiciel. Aff. 106/77

CJCE 20 septembre 2000. Aff. C-184/99, Rudy Grzelczyk et centre public d'aide sociale
d'Ottignies-Louvain-la-Neuve

CJUE, 2 mai 2006, Royaume-Uni c. Parlement européen et Conseil, Aff. C-217/04

CJUE, 2 mars 2010, Janko Rottmann contre Freistaat Bayern, Aff. C-135/08
6

CJUE, 22 décembre 2010, Ilonka Sayn-Wittgenstein c/ Landeshauptmann, Aff. C-208/09

III) BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE :

Cl. BLUMANN, L. DUBOUIS, Droit institutionnel de l’Union européenne. LexisNexis, 2013.

L.CARTOU, J.-L.CLERGERIE, A.GRUBER, P.RAMBAUD, L'Union européenne, Dalloz, 5e


éd. 2004

C. BOUTAYEB, Droit institutionnel de l'Union européenne : les institutions, l'ordre juridique,


le contentieux. [2e éd.]. Paris, LGDJ-Lextenso, 2013

F. CHALTIEL, Le système décisionnel de l'Union européenne, 3e éd. La Documentation


française, 2016

O. COSTA et N. BRACK, Le fonctionnement de l'Union européenne, Université de


Bruxelles, coll. « UB lire références », 2014, 2e éd.

L. COUTRON, Droit de l’Union européenne, Dalloz (Mémento), 2015

Y. DOUTRIAUX et C. LEQUESNE, Les institutions de l'Union européenne, La Documentation


française, Paris, 2007

M. GAUTIER, Droit institutionnel de l’Union européenne, PUF (Licence), 2008

G. ISAAC, M. BLANQUET, Droit communautaire général, Sirey, 2012

St. LECLERC, Les institutions de l’Union européenne, Gualino, 5e édition, 2014

J.-P. JACQUE, Droit institutionnel de l'Union européenne, Dalloz (Cours), Paris. 8e édition,
2015

P. MAGNETTE, Le régime politique de l'Union européenne, Presses de la Fondation nationale


des sciences politiques, Paris, 2003.

J. PERTEK, Droit des institutions de l’Union européenne, PUF (Thémis), 2013

J.-L.QUERMONNE, Le système politique de l'Union européenne : Des Communautés


économiques à l'Union politique, Montchrestien, coll. « Clefs politique », 2005

J. RIDEAU, Droit institutionnel de l'Union et des Communautés européennes, LGDG, Paris, 6e


éd., 2006.

S. VAN RAEPENBUSCH, Droit institutionnel de l'Union et des Communautés


européennes, De Boeck, Bruxelles, 4e éd., 2004.

R. SCHULTZE, Drept constitutional al Uniunei europene, Bucuresti, Editura universitara, 2012

Blog de Droit européen (O. Tambou) : https://blogdroiteuropeen.com/

Blog du Droit de l’Union (J-P. Jacqué) : http://www.droit-union-europeenne.be/411113089


7

IV) DIVERS TEXTES ET SCHEMA DE LA PROCEDURE


LEGISLATIVE :

A) Sur les formes d’intégration : Texte de N. Leron

B) Texte des accords de Luxembourg

C) Les étapes de la procédure législative ordinaire

A) N. LERON : Délégation, gouvernance, gouvernementalité : la nature juridico-


politique de l’Union européenne au prisme de la Science politique, Annuaire de
droit de l’Union européenne, p. 117 s. (extraits)

« (…) L’intégration négative repose essentiellement sur la capacité de la CJUE, aidée par la
Commission européenne, les juridictions nationales et les requérants particuliers, à interpréter
de manière extensive les traités européens. Elle correspond à la polity, la capacité du cadre
juridico-institutionnel de l’UE à s’imposer et se développer à l’intérieur même des ordres
juridiques nationaux – des polities nationales. Par le jeu notamment des dispositions relatives
aux libertés de circulation et à la non-discrimination fondée sur la nationalité, la CJUE parvient
à faire tomber quasiment n’importe quelle situation sous l’emprise du droit communautaire, et
donc de son propre contrôle juridictionnel – d’où le « succès » de l’intégration juridique
amplement étudié1. Ainsi, des enfants binationaux, belges et espagnols, nés et vivant depuis
toujours en Belgique, pourront obtenir du droit communautaire d’écarter, en Belgique,
l’application de la loi belge réglementant l’attribution du nom patronymique (transmission du
seul nom du père) au profit de la tradition espagnole (transmission des noms du père et de la
mère), au motif que l’imposition de la loi belge pourrait potentiellement porter atteinte à la
liberté de circulation de ces enfants si un jour ils désiraient vivre en Espagne2. Cette illustration
peut paraître anecdotique ; elle montre néanmoins la capacité assez extraordinaire
d’immixtion du droit communautaire dans à peu près n’importe quel domaine, y compris les
plus régaliens et les moins prévus ni voulus dans l’esprit des rédacteurs des traités européens.
Cette capacité du droit communautaire à s’infiltrer « in unlikely corners »3 se fait toutefois sur
un mode particulier et avec des effets spécifiques : la sanction d’une réglementation nationale
(réglementaire, législative, voire constitutionnelle) contraire au droit de l’UE. L’intégration
négative est une formidable machine à déréglementer les législations nationales qui
constituent aux yeux du droit de l’UE autant d’entraves et de gênes potentielles à la libre
circulation intracommunautaire. Et du fait qu’elle repose essentiellement, d’une part, sur un
traité signé une fois pour toutes, très difficilement modifiable, et, d’autre part, sur une juridiction
supranationale dont l’intérêt institutionnel est d’étendre le champ d’application du droit de l’UE
afin d’étendre mécaniquement celui de son pouvoir juridictionnel et sur laquelle les États
membres n’ont que peu d’emprise 4 , l’intégration négative connaît une dynamique
d’accroissement qui ne s’est pas démentie depuis le début de la construction européenne.

1F. Scharpf , Gouverner l’Europe, Paris, Presses de Sciences Po, 2000. 38 et F.Scharpf, « Perpetual momentum:
directed and unconstrained ? », Journal of European Public Policy, 2012, n° 1, p. 127-139.

2 CJCE, 2 octobre 2003, Garcia Avello, aff. C-148/02, Rec. p. I-11613

3 A. Mackenzie Stuart, The European Communities and the Rule of Law, Londres, Stevens, 1977, p. 1.

4Sur l’indépendance de la CJUE, voir : D. Kelemen, « The political foundations of judicial independence in the
European Union », Journal of European Public Policy, 2012, n° 1, p. 43-58.
8

L’intégration positive, en revanche, pour des raisons institutionnelles inverses, connaît un


développement bien moindre. En effet, elle repose au mieux sur un processus décisionnel
intégré, la méthode communautaire, où la Commission propose, le Conseil – dans le meilleur
des cas à la majorité qualifiée – et le Parlement européen adoptent, et la Commission, sous
le regard du Conseil via la comitologie, exécute. Les acteurs disposant d’un pouvoir de veto
sont nombreux et leurs intérêts et préférences divers, parfois inconciliables, notamment pour
des actions d’ampleur. Par exemple, l’harmonisation fiscale est extrêmement difficile. Il en va
de même des régimes nationaux de protection sociale et, plus généralement, de tout domaine
structurant la société. Nous mesurons aujourd’hui, par exemple, combien il est difficile de
coordonner les politiques macroéconomiques des États membres. Fritz Scharpf distingue sur
ce point les harmonisations relatives aux produits (standards de qualité) de celles relatives
aux processus de production (coût de la main-d’œuvre, fiscalité etc.). Pour les premières, les
incitations à l’harmonisation sont assez fortes en raison de la capacité des États à établir
unilatéralement – c’est-à-dire sans subir de pression économique à la baisse des niveaux de
réglementations – des standards qualitatifs (santé et environnement notamment), car ceux-ci
peuvent constituer un facteur de compétitivité grâce à l’« effet de certification » 5 et/ou un
certain effet protectionniste, mais nuisant alors au bon fonctionnement du marché commun.
L’UE se montre alors capable de légiférer afin d’assurer un minimum d’harmonisation – et
plutôt « par le haut » – en matière de standards qualitatifs. Il en va autrement pour
l’harmonisation relative aux processus de production, autrement dit de l’environnement
économique (salaires, droit du travail, fiscalité, droit des affaires etc.) qui, sans modifier la
qualité commerciale du produit6, diminue ou augmente son coût – c’est-à-dire que les États
sont ici sensibles à la pression économique à la baisse des niveaux de réglementations. Les
États membres bénéficiant sur ce plan d’un avantage comparatif seront incités à maintenir le
statu quo, c’est-à-dire l’absence d’harmonisation, ce que leur permet l’unanimité ou la majorité
qualifiée, par opposition aux États membres qui veulent harmoniser. Cette « prime au statu
quo » explique pour l’essentiel la faiblesse structurelle de l’intégration positive. Seul un
passage à la majorité simple pourrait surmonter cette tendance à l’inertie, les tenants du
changement étant alors au même niveau que les tenants de l’immobilisme. Mais des raisons
évidentes de légitimité et d’intérêts interdisent – dans un futur envisageable – un tel passage
à la majorité simple44. La difficulté d’harmoniser les niveaux nationaux n’est pas pour autant
palliée par l’institution de politiques européennes venant en surplomb. Outre la faiblesse du
budget de l’UE, aux alentours de 1 % du PIB de l’UE, toute politique européenne, même
financée, bute sur le jeu délicat des négociations entre gouvernements nationaux au sein du
Conseil européen et du Conseil des ministres. L’« effet de certification » permet de pallier la
déficience d’un marché lorsque les informations valables sur la qualité des produits manquent,
ce qui empêche alors les produits de meilleure qualité d’être récompensés par le marché. 43
Sauf lorsque les caractéristiques du processus de production deviennent des caractéristiques
du produit, comme le respect de l’environnement, l’absence de travail d’enfants… qui peuvent
avoir un impact sur l’attrait commercial du produit. 7 La difficulté de légiférer au niveau
européen – ce que Fritz Scharpf appelle le « joint-decision trap » 8– conduit à une certaine

5L’« effet de certification » permet de pallier la déficience d’un marché lorsque les informations valables sur la
qualité des produits manquent, ce qui empêche alors les produits de meilleure qualité d’être récompensés par le
marché.
5 Sauf lorsque les caractéristiques du processus de production deviennent des caractéristiques du produit, comme
le respect de l’environnement, l’absence de travail d’enfants… qui peuvent avoir un impact sur l’attrait commercial
du produit.
6F. Scharpf, « After the crash. A perspective on multilevel European democracy », MPIfG Working Paper,
n° 14/21, 2014.

8Le joint-decision trap (piège de la décision conjointe) peut se définir comme le maintien de la règle de l’unanimité
ou quasi-unanimité par les gouvernements nationaux, au prix de l’inefficacité fonctionnelle (problem-solving gap),
9

diminution tendancielle de la capacité de l’UE à agir et à apporter des solutions aux problèmes
qui se posent aux citoyens (problem-solving gap), au fur et à mesure que l’UE intègre de
nouveaux États membres et cherche à légiférer dans des domaines de plus en plus sensibles.
Sa légitimité fonctionnelle, sur laquelle elle repose, s’amenuise d’autant plus. La plus-value de
l’Europe, autrefois admise par les peuples (consensus permissif), n’est plus si évidente à leurs
yeux depuis les années 1990. Que leur soutien initial se soit transformé en dissensus
contraignant9 ou en indifférence, il est certain que les citoyens sont de plus en plus nombreux
à remettre en cause sa légitimité, voire son existence même. (…) »

B) Déclaration commune publiée à l'issue de la session extraordinaire du


Conseil des Communautés, à Luxembourg, 28-29 janvier 1966 (Bulletin CE 3/66).

« 1. Lorsque, dans le cas de décisions susceptibles d'être prises à la majorité sur


proposition de la Commission, des intérêts très importants d'un ou de plusieurs
partenaires sont en jeu, les membres du Conseil s'efforceront, dans un délai
raisonnable, d'arriver à des solutions qui pourront être adoptées par tous les membres
du Conseil dans le respect de leurs intérêts mutuels et de ceux de la Communauté,
conformément à l'article 2 du traité.

2. En ce qui concerne le paragraphe précédent, la délégation française estime que,


lorsqu'il s'agit d'intérêts très importants, la discussion devra se poursuivre jusqu'à ce
que l'on soit parvenu à un accord unanime.

3. Les six délégations constatent qu'une divergence subsiste sur ce qui devrait être
fait au cas où la conciliation n'aboutirait pas complétement.

4. Les six délégations estiment néanmoins que cette divergence n'empêche pas la
reprise, selon la procédure normale, des travaux de la Communauté. »

afin de garantir que le résultat du système décisionnel supranational n’aboutira pas à des décisions contraires à la
fois aux préférences des électeurs des gouvernements nationaux, mais également à leurs propres intérêts
institutionnels. Voir : F. Scharpf , « The joint-decision trap : lessons from German federalism and European
integration », Public Administration, 1988, n° 3, p. 239-278 ; « The joint-decision trap revisited », Journal of
Common Market Studies, 2006, n° 4, p. 845-864.

9L. Hooghe et G. Marks, « A postfunctionalist theory of European integration: from permissive consensus to
constraining dissensus », British Journal of Political Science, 2009, n° 1, p. 1-23
10

C) Les étapes de la procédure législative ordinaire


Droit Institutionnel de l’Union Europeenne

Cours 1 de droit institutionnel de l’Union européenne - le 3 octobre 2017

« Institution de l’union européenne » la nouvelle dénomination du cours


Dans le droit de l’union la notion du droit institutionnel - ordre juridique de l’union
Définition de l’institution - notion juridique fondamentale, en même temps qu’elle constitue une notion
politique fondamentale. Elle est importante parce que on a plus opéré une transformation fondamentale, de
l’ordre des choses politiques. Le phénomène de l’institution est de transformer le statut du gouvernement.
Elle permet de soustraire le pouvoir des individus et de donner le pouvoir aux institutions.
Soumettre les organes aux pouvoirs. La soumission est une conséquence nécessaire. Le pouvoir de
contrainte ne peut pas être exercé à titre individuel.
La notion de l’institution rejoint une autre notion - personne morale.
La dimension institutionnelle de l’Union européenne ne va intéresser.
Le deuxième élément vers l’Europe.
« Est-ce que la communauté est-elle européenne ? »
Jusqu’au on va aller avec l’élargissement de l’Union européenne?
La notion d’Europe: on va parler de l’Europe des institutions
On a commencé avec un Europe du mythe - L’Europe est fille de l’union entre ... ... come l’Asie. Elles ont
une même filiation. L’idée émerge d’une union d’espaces politiques. « De Monarchia » évoque l’avenir.
Pierre Dubois, 14 eme siècle, va rédiger le premier projet d’union des états européens. Des 14eme siècle,
une confédération va se créer.
Dans cette évolution il y’a des hommes, pas de femmes, Emeric Crucé - « le nouveau cynee » ou « discours
d’état »représentant les occasions d’une paix générale. Une ouvrage 1643.; William ....; jean Jacques
Rousseau - « jugement sur la paix perpétuelle » et le projet c’est la nécessité de la construction de l’Union
européenne, et aussi Emanuel kant continue son idée.
L’idée d’Europe va traverser les siècles à partir du moyen âge, donc c’est une idée active.
La prise en charge des ces idées, l’idée Pan - Europe créée par Coudenove, il va proposer l’idée de
souveraineté. C’est une proposition qui va démarrer un manifeste. Ce mouvement va se réactiver après la
deuxième guerre mondiale.
L’idée européenne est quasiment entemporelle; l’Europe tel qu’elle a était envisagée était une solution de
paix devant la guerre. Il s’agit de construire une entité d’une telle force, jusqu’à la guerre devient
impossible. L’Europe c’est la paix dès toujours.
Se réfère à la paix dedans l’Europe! Pas dehors.
L’idée institutionnelle d’Europe. Les premises vont apparaître tardivement. L’Europe était une idée certe.
L’institutionnalisé vient après la deuxième guerre mondiale. Lue est une concrétisation d’une Europe unie.
La particularité d’institutionnaliséc’est que cette union n’est pas seulement technique.

1
L’histoire de l’Union européenne
La dynamique de l’évolution de l’Union européenne.
La naissance est le développement des communauté et de l’Union européenne. Le plus important c’est le
développement de l’union. Les axes de mouvement et les directions. Les compétences matérielles de
l’union, les procédures. L’aboutissement d’un flux et d’un reflux.

Partie I. La naissance dès communauté


1. La communauté européenne du charbon et d l’acier
A. La déclaration Schuman - 9 mai 1950, le ministre des affaires étrangères va faire une déclaration dont
l’histoire attribue les idées à jean Monnet. Elle va entraîner la création de la ceca. Première,est Jena Monnet
va s’inscrire d’une idée fonctionnaliste de l’Europe. « L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni d’une
construction d’ensemble. » elle se fera par des réalisations concrètes créant une solidarité d’une fête. La
méthode des petits pas. Dans cette idée il faut commencer par un objet précis. Cet objet était l’acier et le
charbon. Puisque l’objet est franco-allemand, on va se limiter à une organisation franco-allemande. Mais
Schuman va élargir l’objet. Il propose aux états européens de rejoindre. Le projet institutionnel il y a dans la
déclaration c'est le plan fédératif. L’Europe de Schuman c’est fédérale. Le plan Schuman va être accepter
par l’Allemagne, mais aussi par l’Italie, Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas. Le traité va être signé.
B. Le traité de Paris
Va être signé, il entre en vigueur en 15 juillet 1952. Il crée un marché commun du charbon et de l’acier. Le
traité de Paris va limiter la durée de la ceca a 50 ans. Ce marché commun se repose sur 3 piliers:
a) la suppression des droits de douane et des taxes d’effets équivalents à des droits de douane. (= mesure
d’effet d’équivalent );
b) interdiction des mesures discriminatoires;
c) le principe de libre concurrence
La Ceca c’est une supranationalité, un pouvoir supranationale: organe dénommé la Haute Autorité.
(Institution indépendante de l’état et un pouvoir des décisions exécutoires pour les états, et bénéficiant d’une
garantie juridictionnelle.)
La commission actuelle est un organe d’initiative et elle peut seulement proposer, le conseil des ministres
c’est l’organe décisionnel.
Le dernier élément à signaler de ce traité de 1952. Le traité de 1952 crée un mécanisme de financement
autonome de la communauté à travers des resources propres. Ces resources proviennent des entreprises
charbonnières.
2. Dès l’échec d la communauté européenne de défense a deux communautés européennes
A. L’échec de la cod
L’idée de la communauté européenne de défense était une idée de la sécurité commune. Le projet de COD
vise à répondre au problème de la sécurité européenne et le projet pour la proposition de la création de cette
communauté va être fait par la France, René pleven. Cette proposition entend pour asssurer La Défense.
Lideee c’est que l’ensemble des armées européenne se regroupent sous une autorité commune. Cette idée à
l’époque va proposer et le traité lui-même, va être signé, mais la cod était fondé sur la même idée que la
Ceca. Le projet de cod c’est le premier projet de créer une Europe politique.
1954 - l’assemblée nationale refuse de signer le traité de ratifier le cod. Les conséquences de ce rejet vont se
manifester: il ne s’appliquera jamais. La deuxième conséquence : le coup d’arrêt à l’idée d’une Europe
fédérale.
2
B. Le traité de Rome
1. 1955 - tentative de relance, les états membres décident de relancer. La conférence messine (Sicile). Va se
tenir 1 juin 1955 entre les états membres de la ceca pour envisager une évolution. La communauté
européenne de l’énergie atomique - CEEA, EUROATOM et une autre avec une vocation plus large, CEE.
La signature de deux traités constitutifs, à Rome 25 mars.
1 élément à signaler: les traités de Rome sont créés ou.our une durée indéterminée. Ces deux communautés
apparaissaient beaucoup moins supranationale que CECA.

II. Le développement des communautés et de l’union


1. Cadre général
A. La méthode retenue, les modalités d’évolution
Le développement des communautés au plan méthodologique va naviguer, éviter entre deux pôles: le pôle
fonctionnaliste (petits pas et des réalisations progressifs)
Les techniques juridiques des basculements (la voie conventionnelle - caractéristique par excellence) et la
voie constitutionnelle / constituante - contrairement à la premiere voie s’axe sur le peuple, par sur l’état.
Le parlement européen ou le conseil peut présenter un projet d’acte constitutive, puis c’est l’élaboration du
projet, si le conseil européen approuve le projet d révision, le contenu de la révision est élaboré par un
convention. Adoption du texte par une conférence intergouvernementale. Le texte doit finalement ratifier par
les états membres.
B. Avec cette technique on a pu notamment abouti à des réformes des traités, le permiee, le traité du
Bruxelles, le traité du l’unification de l’exécutif - est fondamental dans la dynamique institutionnelle.
Le deuxième traité modificatif - l’acte unique européen, 1986, révision plus vaste, l’objectif était la marché
intérieure. Puis le traité de Maastricht, sur l’Union européenne, 7 février 1982. Il est une étape essentielle.
Puis on a le traité d’Amsterdam, octobre 1997, cers le traité qui aura tomber la réalisation ... . Autre révision
en 2001, le traité de Nice, qui présente deux intérêts dans la perspective de l’Union européenne. Première tu
c’est le traité qui prend acte de la fin de la ceca, sous une autre forme. Il organise la transition. Il va rester
dans les mémoires, comme le traité qui a produit la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.
Dernière étape d Evette construction - 2007 le traité de Lisbonne est le traité en vigueur actuellement. Il
n’est pas tout à fait la dernière révision. Il a été modifié en 2012 - petite révision.
2. L’extension spatiale de l’Union européenne
A. Les modalités et conditions d’élargissement de l’espace
La déclaration Schuman proposait à tous les états européens. Le traité de Rome prévoyait deux conditions.
L’article 49 du traité de Lisbonne!. C’est un critère fundamental pour adhérer à l’Union européenne.
B. Les élargissements successifs
1) dès 6 à 9: le royaume uni, l’Irlande et le Danemark. 1952 et 1957 le royaume uni a refusé de faire part.
Les négociations vont être bloqués en raison de la position française, le général degaulle n’avait pas entré en
l’Union européenne. 1968 un « révolution » pour les français. Le traité va être signé avec ces 3 pays. La
Norvège a participé à négociation d’adhérer. Le référendum a été négatif.
2) l’élargissement vers le sud, il s était en deux temps. Il permettra d’intégrer, la Grèce, l’Espagne et le
Portugal.

3
Il concerne 3 pays qui représente à l’égard d’un marché commun à la fois un potentiel commercial, mais qui
représente aussi un risque au niveau de développement. Ils ont été faites sans respecter la période
préparatoire .
3) dès 12 à 15 : début des années 90. L’autruche, la Finlande et la Suède, la Norvège. Les négociations vont
aboutir 1993. Les norvégiens ont rejeté encore une fois, le traité d’adhésion par référendum.
4) dès 15 à 28:

Cours 2 - Droit institutionnel de l’Union européenne le 4 octobre 2017


3. La compétence matérielle (évolution) des communautés et de l’Union européenne
En 1952 et 1958, la mission de l’intégration européenne était définie ainsi par les traités. Mission de la
communauté européenne a pour mission le rapprochement progressif d’économie politique. En somme à
partir de cet article 2 du traité initial, il apparaît l’objectif du marché commun. Cette dimension était la
dimension maîtresse. On va évaluer de marché commun à d’autres objectives et autres actions.
A. Le marché commun comme un premier objectif de la communauté
La communauté économique originelle était caractérisée par trois éléments. (Politiques communes, tarif
douanier extérieur commun, liberté des activités économiques)
a) tarif douanier extérieur commun - est mis en place 1968, modifié ultérieurement. Désormais 1968 cette
compétence est exclusive pour l’union. Aucun état membre ne peut déroger à ces règles.
b) règles de libération des activités économiques - conséquence normale. Élimination des obstacles
monétaires grâce aux règles de libération. Le premier c’est la libre circulation de marchandise. Elle va se
manifester par la suppression des droits de douane et des taxes effets. La libre circulation des travailleurs -
pas de personnes. La libre circulation des facteurs; abolition des discriminations pour les nationalités (en ce
qui concerne l’emploi, la rémunération et les autres conditions de travail) il n’était prévu qu’une seule
exception, en concernant les emplois publics. Liberté d’établissement + libre prestation des services, la libre
circulation capitale. A ces trois libertés s’ajoutent les règles de la concurrence. En effet, l’une des missions
de la communauté y compris originalement était de veiller sur la ... marché. Les règles de la concurrence
visent que la concurrence ne soit pas faussée. Dès le traité de Rome - accords entre entreprises etc.
L’interdiction de l’abus de la position dominante -vise essentiellement à prévenir les situations
monopolistiques. (Ce n’est pas la position dominante interdite, mais c’est l’abus) il y’a l’interdiction des
aides d’états. (Sont susceptibles de fausser aussi.)
c) les politiques publiques - la communauté originaire, avant le traité de Rome - les politiques publiques sont
le politiques nationales. Les institutions communautaires ne sont compétentes que dans des domaines
limités: l’agriculture, le commerce extérieur, le transport. - la seule différence qui existe aujourd’hui, avec le
développement de nouvelle compétence de l’union il a fallu mettre en place les modalités ...
B. L’union économique et monétaire
Va venir compléter le dispositif
Constitue une étape importante dans la construction de l’Union européenne. Elle touche aux compétences
étatiques qui étaient justifiées comme souveraines. Si l’objectif de la mise en place est ancien, cet objectif a
été concrétisé à partir d Maastricht. La première ébauche se place au début des années 70. 1970 le conseil
décidera de mettre en place le système monétaire européen. On arrive à une union monétaire de
communauté. La déclaration Schuman avait alimenté le traité de Paris, ici va se reposer sur le plan Vernaire.
Ce plan ne va pas se réaliser complètement à cause des crises. Des 1972 va être mise en place la première
concrétisation de la culture économique et monétaire. Le 24 avril 1972 - le serpent monétaire - limiter les
marges de fluctuations. La régulation des fluctuations entre les monnaies nationales. La création d’écu
(European curent unit). L’initiative de la création de l’écu est une initiative franco-allemande. La décision
sera prise par le conseil européen en 1979. Le système monétaire européen va être mis en place. Le principe
4
de ce système, est la stabilisation d’échange et des taux d’échanges entre les monnaies des différents états
membres à partir ... .
Le prix et la valeur de l’écu - un ensemble dont la valeur est calculée chaque jour à partir des monnaies des
états membres. Cette valeur peut fluctuer librement donc c’est une valeur ouverte. Il est une monnaie fictive.
Le système se repose aussi sur la règle qui divise à limiter les fluctuations les monnaies des états membres.
1988 le conseil européen va décider ....
Institut monétaire européen - 1994. Mission : poursuivre les travaux sur l’intégration monétaire.
Le conseil européen va décider en juin 1997, la mise en place d l’euro. Il va adopter cette stabilité. Il va
décidera que seulement 11 pays vont adopter l’euro. Cette réalisation appelle au moins une observation.
C’est La première fois qu’il est admis que à une politique de l’Union européenne peuvent participer
seulement quelques états.
Avec ce principe de coopération renforcée on va avoir des politiques ... . Ces onze états vont être rejoints par
autres états, 2001 par la Grèce, la Slovénie 2007, Chypre et malte en 2008, la Slovaquie en 2009, l’Estonie
en 2011, la Lettonie en 2014, la Lituanie
C. L’union politique
L’origine d l’union politique est un projet qui devait accompagner ... date de 1964. Le développement d’une
politique étrangère d l’Union européenne. Plus tard à cette dimension politique on va attacher aussi les
questions de justice et les questions de politiques intérieures.
1. La politique étrangère
Après l’échec du traité de la Cod, l’idée d’une politique étrangère européenne ne sera relancée que dès début
1970. La relance c’est en 1970. Une coopération politique européenne (CPE) se met en place. Le but pour
suivre c’est de promouvoir une coopération entre les états membres.
Le traité de Maastricht va confirmer la politique étrangère comme un enjeu européen tout en posant comme
horizon à attendre la définition d’une politique étrangère commune. Liaison entre la politique étrangère
avec la sécurité.
Coopération en matière de police, judiciaire
L’évolution des mécanismes
La démocratisation des institutions, l’efficacité décisionnelle, unification institutionnelle (3 enjeux)
A. L’unification cadre institutionnelle
L’unité de cadre institutionnelle s’est posé des 1958.
1952 - CECA, haute assemblée, cour de justice, conseil des ministres
1958 - CECA continue à exister, haute autorité est m’entende, le conseil des ministres, conseil propre à CEE
& CEEA
La démocratisation ou l’exigence était-elle posait dès les années 60, par la doctrine et par les états sur la base
du raisonnement suivant. Déficit démocratique dès la naissance des communautés.

Cours 3 Droit institutionnel de l’Union européenne


III. Architecture et statut des communautés et de l’union
L’union est une structure complexe, dès le traité du Maastricht.

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1. L’architecture initiale de l’union
Elle procède dès 1992, dès traité du Maastricht. Il faut se souvenir que ce traité est nommé « traité sur
l’Union européenne ».
Le traité de Maastricht dès son article 1, cet article prévoit que les parties contractantes instituent entre elles
une Union européenne. Dès 1992, l’Union européenne existait déjà. Le traité lui-même a une définition
comme une entité complexe composait de plusieurs éléments, des piliers. Dès l’article 1, alinéa 3, l’union est
fondée sur les communautés européennes, complétées par les politiques et formes de coopérations instaurées
par les présents traités.
Le deuxième pilier c’est PESC. Coopération de justice et des affaires intérieures (CJAI) c’est le troisième
pilier.
La personnalité juridique des communautés européennes : les attributs - patrimoine, siège, nom,

Partie 2. L’organisation institutionnelle de l’Union européenne


La notion d’institution : seulement les organes qui sont désignés par les traités. La qualité d’institution
s’attache à des droits et des prérogatives.
- L’organisation de l’Union européenne sous l’emprise du traité de Lisbonne
Il y’a seulement 4 institutions. Les structures suivantes: le conseil européen (institution), la commission
européenne, le parlement européen, la cour de justice, la banque centrale européenne et la cour des comptes.
1. Le Conseil européen
*Pas confondre avec le Conseil de l’Europe (il n’est pas une institution, mais une organisation). Il est séparé
de l’Union européenne et comprend ses propres organes.
Il a été inscrit en 1986 pour la première fois. Il est devenu une institution après le traité de Lisbonne.
A. La composition du Conseil Européen
- les chefs d’état et les gouvernements des états membres
- le président du conseil européen
- président de la commission
- le haut représentant de l’union pour la politique étrangère et de sécurité
Cette composition comporte des nouveaux éléments. Première particularité, la présidence du conseil
européen. Il est élu à la majorité qualifié pour 2 ans et demi (président du conseil). Il peut se redoubler une
fois. Le traité précise que la personne élue est choisie parmi des personnalités européennes n’exerçant aucun
mandat national. Ils sont des éléments nouveaux en ce qui concerne la présidence.
La deuxième nouveauté : la participation d’un haut représentant.
B. Les attributions et le rôle du conseil européen
Il joue traditionnellement un rôle d’orientation. La fonctionne originaire. Après le traité de Lisbonne il
s’ajoute un élément, au processus décisionnel au sein de l’union. Il devient une autorité de décision.
Il examine chaque année la situation d l’emploi.
Le traité de Lisbonne - ajouté à ce rôle d’orientation, une nouvelle position. Désormais il est impliqué dans
les décisions de l’Union européenne. Exemple: article 7, paragraphe 2, est une disposition qui prévoit pour
les cas de violations graves des valeurs, a commencer une procédure de suspendre l’état. Autre rôle joué par

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le CE cers un rôle qui s dédouble, le CE dispose d’un pouvoir de décider en matière constitutionnelle. A
regard de la révision constitutionnelle. En particulier le conseil décide qu’un projet de révision est approuvé.
(Art 48) cet article prévoit l’hypothèse que il peut modifier de certains dispositions. Autre cas de
participation à la décision:

Les critères d’éligibilité - le CE


2. Le conseil de l’Union européenne
Est un conseil des ministres. La composition du conseil a amené à présenter le conseil comme la
représentation des états. Il y’a des auteurs qui n’hésitent pas de faire la comparaison avec les états fédéraux,
le conseil un sénat européen. Le conseil depuis l’origine était le seul législateur, maintenant est co-
législateur.
A. Les attributions du conseil
Le conseil exerce deux sortes des pouvoirs, un est un pouvoir résiduel. Le pouvoir résiduel, c’est le pouvoir
de coordination. Il assure notamment la coordination des politiques économiques nationales. Coordination
de positions exprimées dans la politique étrangère des états membres.
LE rôle se limite à coordonner des éléments de politiques nationales. Ne s éliminé plus à coordonner, mais il
décide.
Principal ordre - pouvoir normatif. Le législateur de l’union.
La structuration du conseil
Le conseil comprend dix formations différentes. En principe aucune n’est supérieure à aucune autre. Elles
sont égales. Chacune de ces formations ne reçoit pas des questions spécifiques.
Le conseil affaires étrangères - nouvelle, a pour mission d’assurer la cohérence de la politique extérieure de
l’Union européenne et de coordonner tous les éléments qui participent à la politique extérieure de l’union.

B. Les structures d’appui


COREPER - est composé des représentants des états membre au niveau des ambassadeurs et des membres
de La commission
Structure de pilotage politique - secrétaire général du conseil, l’autorité pour les affaires étrangères,
secrétaire général adjoint
Il y a aussi l’administration du conseil. Elle se décline dans un comité spécialisé. Depuis l’origine l’organe
principal c’est le comité des représentants permanents
Importance - assure le caractère permanent du conseil.
- il étude les dossiers, il propose une ordure du jour. Au sein du coopérer les états peuvent négocier avec la
commission pour l’adoption des différents textes. Dans les meilleurs hypothèses le conseil se réunit que pour
valider les décisions discutées au sein de coopérer.
La gouvernance du conseil repose sur un triptyque composé du président du conseil en exercice, mais il est
assisté par le président sortant du conseil et par le président futur.
C. Majorité qualifiée - extrêmement complexe en raison de la pondération de voix entre les états.
Le système après le traité de Lisbonne a été simplifié.
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Cours 4 Droit institutionnel de l’union européenne
La majorité qualifiée se décline selon trois actes. Première hypothèse, nous sommes dans le cadre d’une
procédure normale. Le conseil statue en principe sur propositions de la commission. L’initiative législative
appartient à la commission. La deuxième hypothèse n’est qu’une émanation de la première hypothèse. Nous
sommes toujours dans le cadre de la procédure normale.
Deuxième hypothèse - déclination de la première. Lorsqu’un état ne participe pas au vote, il y aura majorité
qualifiée, la décision sera adoptée dans les mêmes conditions que la première hypothèse. La décision 55% -
représente au moins 65% de la population des états membres participants.
Hypothèse trois - correspond au cas où le conseil statue sans la proposition de la commission ou du haut
représentant de la politique étrangère. Les conditions de la majorité qualifiée sont plus dracone. Au moins
72% de vote favorable, ces 72% représentants doivent représenter plus de 65% de la population.
Dans les trois hypothèses, l’abstention a la valeur négative.

III. La Commission Européenne


Elle dans le système institutionnel depuis sa création, représente l’intérêt communautaire (aujourd’hui
intérêt de lue). Elle fait équilibre avec le conseil. Incarnation de l’intérêt communautaire. Premier élément à
examiner:
1. La composition de la commission
A. Formation de la commission
Jusqu’à traité d l’Amsterdam, on était sur un double principe, d’abord que chaque état, la commission doit
être représentée de moins un état. Les états considérés disposent de plus de fonctions. Réforme introduite
par le traité de Lisbonne - à l’idée que l’on déconnecte. A partir de ce traité le principe de la représentation
de tous les états a été abandonné. Le système, de substitution à cet ancien système devrait être le suivant: la
commission devrait comprendre un nombre de membres, correspondants au deux tiers du nombre d’états
membres. Sauf, si le conseil européen en décide autrement et doit le faire à l’unanimité. Le plafonne - 19
commissaires. Le traité de Lisbonne reste assez vague et il ne pose pas des critères. Il est indiqué que
chacune des commissions doit être représentée de manière à refléter de manière satisfaisante l’éventail
géographique de l’union. Reste qu’entre temps, il est intervenu un fait qui a révisé. Le rejet du traité de
Lisbonne en Irlande. L’Irlande a organisé le deuxième référendum aussi. Entre temps les conditions
d’acception par l’Irlande ont été négociées entre la commission et l’Irlande. Le conseil européen qui s’est
réuni à décider de neutraliser les nouvelles règles de composition de la Commission. Ça a conduit à que
nous restons au système ancien - un commissaire par état membre.
Le nombre de commissaires - la procédure d'élire les commissaires. Initialement le traité de fusion de
l’exécutif -prévoit que la formation de la commission était une prérogative du conseil. Donc la commission
était une émanation du conseil. 1992 c’est le premier changement, de Maastricht - soumettre la décision du
conseil sur l’identité des membres. Le conseil décide les commissaires, soumettre la liste des commissaires
au parlement européen pour approbation. Le traité de Maastricht - nouveauté que la personnalité qui est
désignée par le conseil c’est le futur président d la commission. Le conseil de singes des commissaires que
sur la proposition de la commission.
La procédure de la formation la Commission, article 17 du traité sur l’union c’est que le président de la
commission est désigné par le Conseil européen a à majorité qualifiée. L’article ajoute en tenant compte des
élections du parlement européen.
En suite, ce président de la commission désigné, est élu par le parlement européen au suffrage à la majorité
dès membre qui le composé.

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Les autres membres de la Commission sont proposés par le conseil. Listes présentées par les états. Il y a un
cas particulier, pour le haut représentant pour les affaires étrangères. Il est un de dix représentants. Il est
nommé par le conseil européen à la majorité qualifiée avec l’accord du président de la commission.
Les commissaires sont présentes sur une liste par les états. A partir de Cette liste, le conseil propose. Les
commissaires proposés sont soumis à un vote d’approbation du parlement européen et ici intervient la
nomination de la commission par le conseil européen à la majorité qualifiée.
Ce système a tout révolutionné. Il y a eu un débat entre les deux principaux prétendants.
Deuxième élément - obligation nouvelle de soumission du collège des commissaires proposés au vote
d’approbation du parlement européen.
La procédure a été mise en œuvre la première fois en 2014 par l’actuelle commission.
B. Statut de la commission et des commissaires
Le mandat - est de 5 ans pas de toujours. Il peut cesser naturellement par le décès, disparition, capacité,
prématurément (il peut mis fin). Vote de censure du parlement européen - l’ensemble de la commission. Le
mandat peut se finir par suite d la révocation d’un commissaire. Seulement par la cour de d justice et par une
faute grave du commissaire en question ou par le fait que ce commissaire ne répond plus aux conditions
d’exercice de ses fonctions.
L’indépendance bénéficie aussi de garanti, mais la question des privilèges et des immunités.
2. Le fonctionnement de la Commission
La commission fonctionne selon le principe de collégialité.
A. Principe de collégialité
En pratique la commission est fonctionnellement divisée dans dés commission générales dans lesquelles
existent des commissaires. La commission reste un collège. Le principe du collège, est fondé sur le principe
de solidarité des membres de la commission.
3. Les attributions de la commission
- 3 sortes des missions et des pouvoirs
Guardian des traités; quasi monopolistique un pouvoir d’initiative et un pouvoir d’exécution
A. Guardian des traités
Article 17, prévoit que la commission veille à l’application des traités ainsi que les mesures.
La commission veille à la bonne application du droit de l’union par les particuliers et par les états membres
et par les autres institutions. C’est une surveillance générale. Les pouvoir sont étendus, ces pouvoirs
fonctionnent.
Les traites interdisent aussi ... .
La commission doit être informée en temps utile des projets tendent à instituer ou à modifier des actes des
états.
B. Pouvoir d'initiative de la commission
La cour de justice a considéré ça que la commission a une mission générale d’initiative.

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C. Les pouvoirs d’exécution

IV. Le parlement européen


1. Composition du parlement
A. Nombre et répartition des sièges
3 les fonctions du parlement européen
Contrôle démocratique, finance, législative
B. Fonction législative
Participation du parlement au processus d’adoption des actes prévus par les traités. Dans ce cas,
Ils posent des questions écrites ou orales aux membres de la commission
.Dissertation ou commentaire d’arrêt.

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