Vous êtes sur la page 1sur 38

1

Rapport de Stage Ouvrier

Entreprise : Réalisations :
SEPROB Fahs Bouchra
Encadrant de stage : Akaride Aymane
Mr. Mohamed EL BADA
Mr. BOUCHRIT SAMIR
2

REMERCIEMENT................................................................................................................................4
INTRODUCTION.................................................................................................................................5
I. PRESENTATION GENERALE DE L’ENTREPRISE ET DE SES ACTIVITES..................................................6
1. IDENTITÉ DE L’ENTREPRISE.................................................................................................................6
2. ORGANISATION DE L’ENTREPRISE........................................................................................................6
3. STRATÉGIE ET DÉVELOPPEMENT..........................................................................................................8
4. CLIENTS ET MARCHÉS.......................................................................................................................9
5. EXPÉRIENCE ET SAVOIR-FAIRE.............................................................................................................9
II. PRESENTATION DU PROJET..........................................................................................................10
1. INFORMATIONS GÉNÉRAL SUR LE PROJET :..........................................................................................10
2. ACTEURS DU PROJET......................................................................................................................10
3. CONTEXTE DU PROJET DE CONSTRUCTION DU PONT À HAUBANS SIDIMAAROUF.........................................11
4. CONSISTANCE DU PROJET DE CONSTRUCTION DU PONT À HAUBANS SIDIMAÂROUF.........................................11
4. ORGANISATION DU PROJET..............................................................................................................12
5. PLANNING DE TRAVAIL....................................................................................................................13
6. FACTEURS DE RÉUSSITE DU CHANTIER :..............................................................................................14
7. COMMUNICATION ENTRE LES DIFFÉRENTS ACTEURS..............................................................................14
8. STATISTIQUES SÉCURITÉ..................................................................................................................15
III. LES PONTS..................................................................................................................................15
1. LE PONT À HAUBANS:.....................................................................................................................17
2. LE MODE DE FONCTIONNEMENT:......................................................................................................17
3. DESCRIPTION GÉNÉRALE DU PONT À HAUBANS :..................................................................................18
A- LES PYLÔNES:....................................................................................................................................19
B- TABLIER ET ZONES D’APPUI..................................................................................................................19
C- HAUBANAGE :...................................................................................................................................19

IV. LA CHARPENTE METALLIQUE:.....................................................................................................20


1. LA LIVRAISON DE LA CHARPENTE MÉTALLIQUE :...................................................................................21
2. DESSIN DE LA CHARPENTE MÉTALLIQUE SUR AUTOCAD:.........................................................................22
3. PRÉPARATIFS DE SOUDAGE DE CAISSON :............................................................................................22
4. LES ÉTAPES DE SOUDAGE.................................................................................................................25
6. LA MATIÈRE DE SOUDAGE..............................................................................................................26
7. LES ESSAIS EFFECTUÉS SUR LA CHARPENTE MÉTALLIQUE :.......................................................................26
V. TERRE ARMEE..............................................................................................................................32
PRINCIPE :...........................................................................................................................................32
MISE EN ŒUVRE...................................................................................................................................32
TECHNOLOGIE.................................................................................................................................33
CONCLUSION...................................................................................................................................37
3

R E M E RC I E M E N T

Au préalable et comme témoignage de mon plus profond respect, on tient


à remercier toute personne ayant contribué, de près ou de loin, à
l’élaboration du présent travail. Qu’elles trouvent, ici, l’expression de notre
gratitude pour tous renseignements qu’elles nous auraient fournis.
Nos remerciements s’adressent, dans un premier temps, à l’ensemble du
personnel du groupe SEPROB pour leur accueil sympathique et leur
coopération professionnelle tout au long de notre stage.
On tient à remercier tout particulièrement et à témoigner toute notre
reconnaissance aux personnes suivantes, pour l’expérience enrichissante
et pleine d’intérêt qu’elles nous ont fait vivre durant ce mois au sein du
groupe SEPROB.
On adresse tout d’abord nos chaleureux remerciements à M. Mohamed EL
BADA, Directeur du chantier du Pont à Haubans et tuteur de mon stage,
pour nous avoir offert la possibilité de prendre part à la réalisation d’un
ouvrage d’envergure à l’échelle du Maroc, ouvrage qui suscitait notre
attention bien avant d’effectuer ce stage. On le remercie également de
l’accompagnement dont il a fait preuve au cours de ce dernier.

Mr. BOUCHRIT SAMIR, responsable du département qualité et aussi notre


encadrant de ce stage, pour nous avoir fait découvrir le côté pratique du
métier d’ingénieur, et pour tous ces renseignements et ces conseils qui
étaient à l’origine de la réussite de ce stage et aussi nos remerciement a
toute l’équipe de cette entreprise.
On remercie par ailleurs les membres du Laboratoire Public d’Essais et
d’Etudes qui nous ont encadrés dans l’une des tâches qu’on a eues.
On adresse nos remerciements spéciaux aux ouvriers du chantier qui ont
su nous accueillir avec patience et générosité, et auprès desquels on a
recueilli maintes informations.
On remercie également, toute l’équipe pédagogique de l’école EMSI et les
intervenants professionnels responsables de la formation Génie Civil, pour
avoir assuré la partie théorique de celle-ci.
4

INTRODUCTION
De ce fait, la volonté de développer la dimension humaine amène l’étudiant à
effectuer un stage ouvrier lors de son cursus à l’école marocaine de la science
d’ingénieur. En effectuant ce stage, l’ingénieur en formation réalise un premier
contact avec les mondes de l’entreprise et de l’industrie, auxquels il sera
confronté à l’exercice de son futur métier, et se mêle notamment aux ouvriers
pour prendre conscience de leurs conditions de travail.
On a pu effectuer notre stage ouvrier chez l’entreprise SEPROB, spécialisée dans
le BTP, et plus particulièrement sur le chantier de la construction du pont à
haubans situé sur le carrefour de Sidi Maârouf à Casablanca, Maroc. Le stage se
déroule du 1 au 29 Aout 2017, pour une durée de 4 semaines. Parmi nos
motivations pour ce stage figurent la découverte du domaine du BTP et du Génie
Civil, domaine qui semble nous attirer, l’exécution de tâches ouvrières et le
travail en équipe dans un projet réel. C’est ce qui aide à mieux connaître les
conditions de travail dans ce milieu.
Outre on a choisi d’effectuer notre stage dans ce type de projet, avant-gardiste,
pour être au cœur du processus de modernisation d’un pays en développement
qui se place de plus en plus comme leader de la région Afrique du Nord. Ce pont
à haubans sera en quelque sorte un ouvrage accueillant et révélateur, puisqu’un
grand nombre de voyageurs internationaux arrivant au Maroc atterrissent à
l’aéroport Mohamed V, situé à proximité, dans la région du Grand Casablanca, et
abordent l’autoroute menant à Casablanca dont la sortie est sur le carrefour de
Sidi Maârouf où le pont sera érigé.
L’entreprise SEPROB possède une place de choix au sein du marché marocain de
la construction et du BTP. Elle possède une expertise avancée en ce qui concerne
les ouvrages spécialisés : ouvrages d’art, barrages hydrauliques, ponts et travaux
portuaires. Monsieur Mohamed EL BADA, Directeur du chantier de construction du
pont à haubans de Sidi Maârouf, aura été mon tuteur de stage sur le chantier.
Dans le cadre du travail d’exécution, on a eu à effectuer plusieurs taches qui
nous ont permis d’explorer le domaine. On a procédé à une tâche de contrôle de
la qualité du béton lors de la réalisation des prédalles sur chantier ainsi qu’a leurs
5

posages et leurs fixations. Pour cela, on a été encadré par un responsable du


Laboratoire Public des Essais et Etudes (L.P.E.E.) ainsi que Mr Samir BOUCHRIT
qui nous a encadrer lors du posage. Ensuite, on a suivi les différentes étapes de
la réalisation d’une terre armée situer a la cule C0. En ce qui concerne la
charpente métallique on a pu assister aux préparatifs du soudage de cette
dernière ainsi les étapes à suivre afin de réaliser cette tache et les matériaux
utilisés.

I . P R E S E N TAT I O N G E N E RA L E D E
L’ENTREPRISE ET DE SES
AC T I V I T E S
1. IDENTITÉ DE L’ENTREPRISE

On a investi les premiers jours de notre stage à recueillir les informations qui
permettent de bien connaître l’entreprise.

Raison social SEPROB


:
Activité Entreprise de Bâtiment et Travaux
: Publics
Adresse postale du 6, Rue Omar SLAOUI, Casablanca,
siege : Maroc
Adresse du : 2, Quartier La Colline,
chantier Arrondissement Sidi
Maârouf, Route Nationale 11,
Casablanca
Téléphone : +212 5 22 20 03 89/ +212 522 27 14
01
Télécopie/Fax : +212 5 22 20 01 22
Adresse-mail : seprob@menara.ma
Forme juridique : Société Anonyme (SA)
Au capital de : 40 000 000 Dhs (équivalent 4 000 000
euros)
Direction : Younes LARAQI (Gérant)
Abderrafiî Kounda (Directeur Général
Délégué)
Date de création : 1963 - Ex-filiale de la Société nord-
africaine des entreprises BOUSSIRON
Actionnaires : Appartenant au groupe OMAR LARAKI
connu par sa forte présence dans les
domaines de la construction et de
6

l’industrie, notamment l’industrie du


ciment
2. ORGANIS ATION DE L’ENTREPRISE

Premier constructeur d’ouvrages d’art au Maroc, SEPROB possède un vaste


savoir-faire dans les domaines les plus variés de la construction. A son actif figure
la réalisation de grands ouvrages d’art (utilisant des procédées technologiques
avancés tels que poussage, encorbellement, préfabrication et lancement de
poutres précontraintes et ponts à caissons), des barrages, des stations de
pompage et de traitement, le génie civil de grands ensemble industriels, les
bâtiments fonctionnels et à usage d’habitation, des réservoirs, des silos, des
travaux portuaires et maritimes, des travaux routiers et autoroutiers etc.…

De même que SEPROB occupe le rang de leader au MAROC en matière de la mise


en œuvre de la précontrainte par l'exploitation de procédés tels que BBR-B, CCL
CONA MULTI BBR. SEPROB possède tout l'équipement nécessaire à la
préfabrication et au lancement des poutres, au poussage et à la construction des
ponts en encorbellement.

Filiale de la société Nord-Africaine des entreprises BOUSSIRON, SEPROB a été


transformé en société de droit marocain en 1963.

Elle a ensuite connu plusieurs opérations de restructuration ayant maintenu une


dominance étrangère humaine et financière. Celle de 1974 a été, en revanche,
un tournant décisif puisqu'elle a enregistré l'entrée, à hauteur de 50% du capital,
de sociétés publiques en l'occurrence la SNI et la SNCE - communément appelées
groupe OMAR LARAQUI du nom de son président.

Les autres parts du capital détenues, jusqu' alors, par des entreprises Françaises,
ont été prises en possession par le géant du bâtiment français BOUYGUES.

Avec plus de 40 ans d'activité, SEPROB a capitalisé au fil des années une grande
expérience qui lui permet d'offrir, aujourd'hui, des services d'un haut niveau
technique.

Ainsi, ses performances la placent à l'avant garde des entreprises les plus
compétitives dans le domaine de la construction.

En témoignent les certificats de qualification et de classification délivrés


respectivement par le Ministère de L'Equipement et celui de l'Agriculture. Les
maîtres d'ouvrages, publics ou privés, exigent des performances de plus en plus
grandes, tant du point de vue des délais, de la conception que de la réalisation ;
critère à la hauteur des moyens de SEPROB, du professionnalisme et de la haute
technicité dont fait preuve son personnel.

Evoluant dans un secteur caractérisé par des mutations et des bouleversements


technologiques et organisationnels considérables, SEPROB s'emploie à consolider
ses acquis et à mobiliser toutes les ressources pour assurer sa croissance
durable. Ainsi poursuit-elle la diversification de son activité, l'amélioration sans
cesse de ses moyens et méthodes de production, l'introduction et la maîtrise des
technologies les plus avancées.
7

Cette stratégie de développement place au premier rang de ses priorités, la


rationalisation de la gestion, la motivation, la formation et la responsabilisation
des ressources humaines.

S'inscrivant dans cette stratégie, SEPROB a mis en place un système qualité pour
optimiser son organisation interne et développer la satisfaction de ses clients.

L’entreprise a réalisé des ouvrages importants tels que les projets de :

 La protection de la marina de Casablanca - construction de digues,


 L’usine de fabrication de l’acide phosphorique à JORF LASFAR
 Le barrage Youssef BEN TACHFINE sur oued Massa à Tiznit
 La station de traitement pour l’alimentation en eau potable de la ville de
Safi.
 Tunnel ajouré de BAB TISRA- Dédoublement de la voie ferrée entre Sidi
Kacem & Meknès

L’organigramme général de la société SEPROB est présenté ci-dessous :

Organisation de la société SEPROB

Sur la base des éléments recueillis, SEPROB adopterait une structure


divisionnelle. Pour chaque projet effectué par SEPROB, un chantier est mis en
8

place avec une structure organisationnelle : Direction de chantier, Direction


Qualité et HSE.

Les fonctions RH, Comptabilité et Finance, Contrôle et Achats, basées au niveau


du siège social, sont communes à tous les projets.

3. STRATÉGIE ET DÉVELOPPEMENT

Premier constructeur d’ouvrages d’art au Maroc, SEPROB a capitalisé un vaste


savoir-faire dans les domaines de la construction. L’entreprise offre aujourd’hui
des services d’un haut niveau technique.

Avec plus de 40 ans d’expérience, elle est l’une des entreprises les plus
compétitives dans le domaine de la construction au Maroc. Elle a reçu des
certificats de qualification et de classification délivrés par les ministères de
l’équipement et de l’agriculture, avec en particulier le label ISO 9001.

Elle se distingue aussi par la qualité de ses ressources humaines en mesure


d’atteindre les performances exigées par le maître d’ouvrage.

SEPROB a profité de l’opportunité des grands projets d’infrastructures lancées


par le Maroc depuis l’indépendance pour se développer. L’entreprise a aussi su
exporter son activité dans l’ensemble arabo-africain, notamment en Algérie et en
Libye.

SEPROB évolue aussi dans un marché concurrentiel et dans un secteur


caractérisé par des évolutions technologiques et organisationnelles
considérables. Pour pallier ces contraintes, l’entreprise a défini une stratégie de
développement basée sur la diversification de son activité. Elle a aussi procédé à
l’amélioration continue de ses moyens et méthodes de production, à
l’introduction et la maîtrise des technologies les plus avancées, mais aussi à la
formation, la motivation et la responsabilisation des ressources humaines. En
plus, elle a mis en place un système qualité à même d’assurer et développer la
satisfaction des clients.

4. CLIENTS ET MARCHÉS

Le portefeuille clients est constitué majoritairement d’institutions publiques ou


gouvernementales, à l’image du maître d’ouvrage et du maître d’ouvrage
délégué du projet concerné par ce stage (Respectivement la commune urbaine
de Casablanca et la Direction Régionale de l’Equipement du Transport), mais
également des sociétés privées ou de grands groupes tels que l’Office Chérifien
du Phosphate (OCP).

En effet les constructions civiles sont des projets à usage public et


d’infrastructure, décidés le plus souvent par des institutions publiques
(communes, provinces, Direction régionale de l’Equipement du Transport) sous la
tutelle du Ministère de l’Equipement du Transport et de la Logistique ou du
Ministère de l’Habitat et de la Politique de la ville.
9

5. EXPÉRIENCE ET S AVOIR-FAIRE

Au vu des nombreux ouvrages d’art réalisés au Maroc, SEPROB a su capitalisé un


large savoir-faire dans divers domaines de la construction. SEPROB utilise
notamment des procédés technologiques parmi les plus avancés. J’ai établi des
définitions simples à partir des explications recueillies :

L’encorbellement :

Si un pont doit être construit sur un cours d’eau, il est impossible d’installer des
échafaudages. De manière simple, l’opération consiste à placer un petit volume
de béton sur la culée à l’une des rives, puis de lui accoler un second petit
volume, puis à ce dernier un troisième, et ainsi de suite jusqu'à atteindre la culée
à l’autre rive.

La préfabrication :

Des poutres préfabriquées sont déposées par des grues mobiles pour former le
tablier.

Le lancement des poutres :

Sur un lac de profondeur quelconque, l’opération consiste à fixer une première


poutre sur la rive, qui joue ensuite le rôle de base sur laquelle coulisse une
machine plaçant la deuxième poutre accolée à la première, puis de la même
manière la troisième poutre jusqu'à atteindre l’autre rive.

Le lancement de ponts à caisson :

L’opération est la même, celle du lancement, mais les poutres reposent non pas
sur un chevêtre mais sur des caissons en forme de trapèze selon la vue de profil.

Le lancement de précontraintes :

Serrage du béton pour le compresser. SEPROB utilise des procédés tels que BBR-
B, CCL CONA MULTI BBR.

I I . P R E S E N TAT I O N D U P R O J E T
1. INFORMATIONS GÉNÉRAL SUR LE PROJET :
10

2. ACTEURS DU PROJET

Maître d’ouvrage : Commune Urbaine de Casablanca


Maître d’ouvrage Ministère de l’Equipement et du Transport
délégué: (Aménagement/Direction Régionale de
l’Equipement du Transport)
Maître d’œuvre: Aménagement de l’échangeur de Sidi
Maârouf
Assistance technique: Groupement NOVEC / INGEROP
Laboratoire extérieur: Laboratoire Public d’Essais et d’Etudes
Entreprise des travaux : SEPROB

3. CONTEXTE DU PROJET DE CONSTRUCTION DU PONT À


HAUBANS SIDIMA AROUF

Casablanca est la plus grande métropole du Royaume, et concentre de cette


manière des flux humains et de marchandises exceptionnels. De ce fait, celle-ci
se retrouve fréquemment confrontée à des problèmes de fluidité du trafic urbain.

Particulièrement, le carrefour Sidi Maârouf, situé à proximité de l’entrée Sud de


l’agglomération, jouit d’un emplacement stratégique au sein de la zone urbaine.
11

Il relie l’autoroute desservant l’aéroport international Mohammed V au centre-


ville. De ce fait, il connait un trafic dense, ce dernier pouvant culminer à 14 000
véhicules par heure. Il n’en reste pas moins que, jusqu’ici, il était un simple
croisement entre une sortie d’autoroute, une autoroute urbaine, deux avenues
majeures et deux avenues mineures. C’est dans cette optique que la Commune
urbaine de Casablanca et le Ministère de l’Equipement et des Transports (M.E.T.),
ont lancé un appel d’offre pour aménager un échangeur muni d’un pont et de
voies d’accès dans cet endroit stratégique.

4. CONSISTANCE DU PROJET DE CONSTRUCTION DU PONT À


HAUBANS SIDIMA ÂROUF

L’objectif du projet courant est de :

 Résoudre le problème de circulation et d’augmentation du trafic dans ce


carrefour (11000 véhicules en heure de pointe).
 Intégrer le passage du tramway au niveau de ce carrefour.

 Permettre aux usagers du carrefour, véhicules, piétons et cycles de se


repérer et de se déplacer dans le confort d’un espace compris et
agréablement ressenti.
 Aménager un ouvrage formant signal avec effet de « Porte » de Casablanca.

Vue aérienne du pont à haubans, direction centre-ville

(a) (b)
12

Vues aériennes du pont, rendant compte de l’emplacement au sein de la


zone urbaine (a), et mettant en valeur l’un des carrefours giratoires
réalisés et le pylône et ses haubans (b)

4. ORGANIS ATION DU PROJET

SEPROB a mis en place une organisation spécifique au chantier. Rattachée au


Directeur Général Délégué, elle se compose de 3 équipes :

 L’équipe chantier confiée au Directeur de chantier M. EL BADA


 L’équipe Qualité confiée au Directeur Qualité M. BOUCHRIT
 L’équipe HSE confiée au Directeur HSE, M. BIAZ

Organisation du projet Pont à haubans

Parmi le personnel que j’ai pu aborder :

 M. Mohamed EL BADA, Directeur Chantier


 M. Abdelghani ZAED, Responsable Hygiène, Sécurité et Environnement du
chantier
 M. Samir MOUZOUN, Responsable du Bureau d’études
 M. Abderrahim AMADI, topographe interne
 M. Samir BOUCHRIT, Directeur Qualité

5. PLANNING DE TRAVAIL

 Les travaux ont démarré le 20 janvier 2015 pour une durée prévue de 32
mois.
13

Organisation du projet Pont à haubans

Phase1 (32 mois):


Travaux de construction d’un viaduc de type pont à hauban au niveau « +1 » de
248 m de long, avec une portée principale de 138 m de longueur et une
élévation du pylône centrale de 73 m.Travaux d’aménagement de deux giratoires
circulaires Nord et Sud implantés sur la RN11 au niveau« 0 ».

Travaux d’aménagement des bretelles directes reliant le viaduc au niveau 0.

Phase 2 (12 mois):


Travaux d'aménagement de deux trémies au niveau « -1 » assurant les flux
directs Sidi Maarouf-RN11 vers Casablanca et inversement.

6. FACTEURS DE RÉUSSITE DU CHANTIER :

Les facteurs de réussite d’un chantier reposent principalement sur les 4 piliers ci-
dessous:

- La qualité :
Le responsable Qualité met en place le Plan d’Assurance Qualité (PAQ) dans le
but de veiller à ce que les dispositions du cahier des charges soient correctement
appliquées. Il s’agit par exemple de s’assurer que le béton utilisé répond aux
normes, ou que les côtes topographiques sont correctement calculées par le
topographe interne. Pour cela, un laboratoire extérieur (L.P.E.E.) intervient
également pour effectuer des tests.

- Le coût :
Le coût réel du projet doit être conforme au budget du projet élaboré pendant la
phase d’études. Ainsi, l’entreprise doit trouver des solutions en collaboration
14

avec les membres de la maîtrise d’œuvre et les sous-traitants en cas de


modification du déboursé sec.

- Le délai :
Le conducteur des travaux doit régulièrement comparer l’avancement des
travaux au planning prévisionnel, et, dans le cas d’un retard, il établit un plan
d’action permettant de le pallier.

- L’Hygiène & la Sécurité :


Le respect de cet aspect est primordial et constitue un fondement déontologique
de l’entreprise qui sera détaillé lors du traitement de la problématique.

7. COMMUNICATION ENTRE LES DIFFÉRENTS ACTEURS

La direction du chantier organise une réunion de coordination interne


hebdomadaire les matinées des jeudis. L’objectif est de faire le point sur
l’avancement du projet, de coordonner les actions des différents intervenants sur
le chantier, mais aussi de traiter les difficultés éventuelles.

8. STATISTIQUES SÉCURITÉ

Le chantier n’a enregistré aucun accident de travail grave, c’est-à-dire


nécessitant un arrêt de travail, depuis le démarrage du chantier.

Néanmoins, plusieurs soins ont été enregistrés sur un registre dédié. Ce registre
est exploité par le responsable HSE afin de déceler les accidents répétitifs ainsi
que les problèmes de santé inhérents à l’activité du chantier.
15

III. LES PONTS

Le pont est un ouvrage d’art qui permet de franchir un obstacle (cours d’eau, une
route, une vallée,..) ou facilité parfois la circulation des véhicules dans une ville.

Les principaux éléments d’un pont :

Les fondations : c’est un système qui permet à l’ouvrage de reposer sur le sol
et de lui transmettre les charges qu’il reçoit.
Les appuis : on distingue deux types d’appuis :Les culées : les appuis
extrêmes du tablier
Les piles : qui sont les appuis intermédiaires
Le tablier : c’est l’élément sur lequel repose la voie de circulation. Il comporte
essentiellement des dalles.
Dans le cas d’un pont à haubans, le tablier est soutenu par des pylônes.
16

Culée C0 du pont à haubans sidi Maarouf

Fondation de la pile provisoire


17

1. LE PONT À HAUBANS:

Les ponts à haubans sont généralement choisis pour leur grande portée. Ils
permettent donc de limiter le nombre d’appuis en rivière ou de dégager des
hauteurs libres importantes. Cependant, ils sont parfois construits pour de
simples considérations architecturales et environnementales. Ce dernier critère
conduit à des ouvrages de dimensions très variables. Actuellement au Maroc on
trouve le nouveau pont Mohammed VI, le plus grand pont à haubans du Maroc
situé dans la ville de Rabat d’une longueur de 950 mètres, une largeur de 30
mètres et une hauteur de 200 mètres.

2. LE MODE DE FONCTIONNEMENT:

La structure d'un pont à haubans est constituée d'un tablier en acier, en béton ou
mixte et d'organes porteurs : pylônes en acier ou en béton, travaillant
principalement en compression, et câbles inclinés, appelés haubans et travaillant
à la traction. Les composantes horizontales de la tension des câbles sont reprises
par compression du tablier et leurs composantes verticales en assurent la
suspension.

Le fonctionnement du pont à haubans

Globalement, il existe trois grands types de ponts à haubans :


• les ponts haubanés symétriques comportant deux pylônes.
• les ponts dissymétriques avec un seul pylône.
• les ponts multi-haubanés comportant trois pylônes ou plus.
18

La résultante verticale de la tension dans les haubans génère une compression


dans les pylônes principalement sous l'effet du poids propre du tablier. Les
sollicitations dans l'ouvrage à vide résultent donc de l'équilibre des efforts
conditionnés par la répartition des appuis, les moments de flexion dans les
travées haubanées restant faibles. Les sollicitations amenées par les charges
roulantes dans le tablier et les haubans diffèrent selon leurs rigidités relatives.
L’équilibre des pylônes est assuré par le haubanage de la travée adjacente
(ouvrage symétrique ou dissymétrique), éventuellement complété ou remplacé
par des haubans de retenue reliés à un contrepoids ou ancrés au droit d’appuis
(pilettes) sur lesquels le tablier est cloué. Des efforts de soulèvement d'appuis
peuvent néanmoins exister pour certaines dispositions. Dans le cas d’ouvrages
multi-haubanés, l’équilibre des pylônes est assuré par leur rigidité propre.

Les variations différentielles de la température, le retrait et le fluage sont à


l’origine de l’apparition de déformations dans la structure. Les haubans ont une
inertie thermique beaucoup plus faible et s'échauffent plus vite et davantage que
le tablier et les pylônes. Cet allongement des haubans crée des flèches dans le
tablier. Par ailleurs, le retrait et le fluage du béton du tablier et des pylônes
conduisent à un raccourcissement du tablier et des pylônes ; ils ont donc un effet
analogue à l'échauffement des haubans. Les déformations dues au fluage sont en
règle générale prises en compte lors de la conception et peuvent nécessiter un
réglage des haubans pour rétablir une géométrie satisfaisante après plusieurs
années (5 à 10 ans).

3. DESCRIPTION GÉNÉRALE DU PONT À HAUBANS :

A- LES PYLÔNES:

Les pylônes principalement sollicités en compression, sont généralement


construits en béton et encastrés en pied sur le fût de pile ou sur le tablier.
Un pylône métallique peut éventuellement être articulé en pied.
On distingue les pylônes en I, en H, en V inversé, en A et en Y inversé. En partie
haute, une pièce métallique connectée au béton du pylône est souvent prévue
pour assurer l'ancrage des haubans et assurer le transfert des efforts.
B- TABLIER ET ZONES D’APPUI :

Les tabliers de ponts à haubans sont principalement du type dalle, caisson


ou à poutres en béton armé, béton précontraint, acier ou en structure
mixte.
Ces structures ne présentent pas de dispositions particulières autres que
les zones d’ancrage des câbles où sont appliquées des forces concentrées
et les zones d’appui. Pour les grands ouvrages, les structures ont une
grande rigidité transversale et de torsion et un bon comportement
aérodynamique, afin de résister aux effets statiques et dynamiques du
vent.
Les zones d’ancrage des haubans présentent des renforcements locaux ou
pièces d’attache particulières (pièces de pont, nervures, système chape /
oreille, ...) qui prennent en compte les efforts transversaux et de flexion
apportés par le câble.
Au droit du pylône, le tablier peut être :
19

 Encastré dans le pylône et la pile ou une entretoise ;


 Simplement appuyé sur une entretoise ou sur des consoles à l’aide
d’appareils d’appui classiques ou d’articulations métalliques ;
 En suspension totale (sans liaison verticale avec le pylône autre que
par les haubans)
 Encastré dans le pylône, l'ensemble étant simplement appuyé sur la
pile à l’aide d’appareils d’appui classiques ou d’articulations
métalliques.

C- HAUBANAGE :

Les haubans peuvent être disposés en harpe, en semi-harpe, en éventail


ou de façon asymétrique transversalement, la suspension peut comporter
deux nappes latérales ancrées de chaque côté du tablier ou une nappe
axiale unique. Certains haubans relient le pylône à des points fixes sur
culée ou sur pilettes. On les appelle haubans de retenue. Leur rôle est
d'éviter un trop grand fléchissement du pylône.

Différents types de nappes de haubans


20

Coupe d’un câble Toron Multi Couches

I V. L A C H A R P E N T E M E TA L L I Q U E :

Dessin de la charpente métallique

1. L A LIVRAISON DE L A CHARPENTE MÉTALLIQUE :

Après avoir fait le tour du chantier du pont et suivant les instructions de


mon encadrant, j’ai récolte toute les informations sur la livraison de la
charpente métallique. Toutes informations sur le type de la pièce (caisson
21

ou console) et aussi sur le poids de chaque pièce, et ceci pour faire une
estimation sur le poids global de cette construction en charpente
métallique.

Tableau de différentes pièces de la charpente métallique :

REFERENCE
S TYPES POINTS
C16A CAISSON 16202
C16B CAISSON 14636
C16C CAISSON 14636
C17A CAISSON 25827
C17B CAISSON 22960
C17C CAISSON 22960
C18A CAISSON 18732
C18B CAISSON 15244
C18C CAISSON 15244
C20A CAISSON 17619
C20B CAISSON 16211
C20C CAISSON 16211
T001/14 CONSOLE 2376
T001/39 CONSOLE 2376
T002 CONSOLE 2499
G001 CONSOLE 1427
T001/56 CONSOLE 2376
t001/53 CONSOLE 2376

2. DESSIN DE LA CHARPENTE MÉTALLIQUE SUR AUTOCAD:


22

Vue de face de la charpente

3. PRÉPARATIFS DE SOUDAGE DE CAISSON :


23

Montage de trois caissons de la charpente métallique

Apres l’étape de récolte de données sur les éléments de la charpente, je


parle ici de caissons et consoles. Mais dans cette tache on a eu
l’opportunité moi et d’autres collègues de voire les préparatifs du soudage
de caisson.

LES ÉLÉMENTS DU CAISSON :

Le caisson est constituée de trois éléments par exemple caisson C17


(C17A, C17B, C17C)

Reference C17B C17A C17C


Poids(kg) 22960 25827 22960

C17A c’est la partie centrale la plus lourde et C17B, C17C les parties
latéraux de même poids
24

Figure : les éléments du caisson (C17)

Après cette étape de montage de caisson et les posés sur des éléments
provisoires, on passe à une étape plus dur et très intéressante, c’est le
soudage de ces éléments.
NETTOYAGE

Les zones qui seront soudées sur les pièces devront être nettoyées de
leurs impuretés à la brosse métallique.
CHAUFFAGE DE L A PARTIE SOUDÉE ET INSTALLER L’OBJET
(CÉRAMIQUE DE PÉNÉTRATION)

Après l’opération de nettoyage, on chauffe la partie soudée avec


chalumeaux (du 60⁰ à 80⁰de chaleurs) pour installer l’objet (céramique de
pénétration)
25

Dans l'opération de soudage il a deux côté, pour bien les soudés il faut
fermer un côté provisoirement et soudée a l'autre côté.
Donc l’objet (céramique de pénétration) joue le rôle d’un coffrage.

4. LES ÉTAPES DE SOUDAGE

Il a deux étapes de soudage :


Premier passe : c’est la première couche de soudage, pour cacher la
céramique de pénétration
Remplissage : c'est la deuxième couche de soudage, on remplit la partie
qui reste de première passe (20mm d’épaisseur)
26

6.  LA MATIÈRE DE SOUDAGE

La matière utiliser dans le soudage c’est le fil de cuivre à l’aide d’une


machine qui s’appelle soumis de soudage.

Appareil de soudage

Apres cette opération de soudage et pour vérifier la qualité de ce soudage


on fait plusieurs essais pour être plus sur la sécurité de notre ouvrage.

7. LES ESSAIS EFFECTUÉS SUR LA CHARPENTE MÉTALLIQUE :

 le contrôle visuel
27

 Contrôler l’état de passe


 Nettoyé entre les passes
 Après le contrôle visuel de suivi nous Appliqué des essais pour
contrôler la qualité de soudage

 Essais de ressuage

Le ressuage est un procédé de contrôle non destructif. Au niveau du


soudage, il permet d’observer des défauts débouchant tels que des
piqures, fissures, retassures…
Un liquide pénétrant et coloré ou fluorescent est infiltré dans les défauts,
puis ensuite mis en valeur par un produit révélateur.

Mode opératoire du ressuage:


1) Nettoyage :
Nettoyer, dégraisser et sécher les pièces à traiter
28

2) Application du pénétrant :
Appliquer un produit pénétrant. Le produit pénétrant peut être coloré
ou fluorescent. Ce produit a pour particularité de pouvoir s’insérer
par capillarité dans les interstices les plus fins. Beaucoup de
produits pénétrants sont de couleur rouge. Au niveau de la
sécurité, il est important de rappeler que ce produit est inflammable
et parfois nocif (prendre des dispositions de sécurité pour effectuer
un contrôle avec cette méthode : masque, s’éloigner des poste à
souder, …).
Les produits fluorescents sont utilisés sous rayons ultra-violets pour
la détection. Certains pénétrants sont à post-émulsion et auront une
opération supplémentaire d’émulsifiassions avant le rinçage.
29

3) Rinçage du pénétrant :
Laver la pièce à l’eau ou à l’aide d’un solvant pour enlever les surplus de
pénétrant. Le pénétrant prisonnier dans les défauts ne partira par l’eau du
fait de sa densité plus importante. Il ne faut pas utiliser de jet d’eau trop
puissant pour rincer la pièce, ce qui pourrait chasser le pénétrant. Secher
la pièce

4) Application du révélateur :
30

Appliquer un produit révélateur. Celui-ci sera un révélateur sec, si un


pénétrant fluorescent a été utilisé, sinon on utilisera un révélateur à base
de solvant (révélateur humide non aqueux). Les révélateurs sont des
poudres très fines, blanches, qui fonctionnent comme une éponge.

5) Apparition des éventuels défauts:


Une fois appliqués, les révélateurs vont faire ressortir le pénétrant qui
avait été infiltré dans les défauts.
Si celui-ci était rouge, une tache rouge bien visible sur fond blanc fera son
apparition rapidement.

 Essais de magnétique
31

Nous crée un champ magnétique perpendiculaire au défaut probable. Si la


pièce est homogène et que sa perméabilité magnétique est constante, une
poudre magnétique déposée à sa surface va se répandre uniformément.
Au contraire, à l’endroit d’un défaut, il y a apparition d’un flux de fuite mis
en évidence par une concentration de poudre magnétique à cet endroit.
Ce phénomène se produit que le défaut débouche ou non en surface.

 Contrôle d’ultrason
PRINCIPE
Les ultrasons sont des ondes mécaniques générées à partir d'un élément
piézo-électrique excité à une fréquence comprise pour de nombreuses
applications entre 2 et 5 MHz. Cet élément est souvent fixé d'un côté sur
une semelle en matière plastique et de l'autre à un amortisseur,
l'ensemble constituant le traducteur.
Les ultrasons sont transmis dans la pièce à contrôler par l'intermédiaire
d'un milieu de couplage, et se propagent à une vitesse qui dépend du
matériau. Lorsque les ultrasons rencontrent un défaut favorablement
orienté par rapport à l'onde incidente, un écho revient vers le traducteur.
Cette énergie mécanique réfléchie est transformée en signal électrique par
l'élément piézo-électrique et se signale par un écho sur le système de
visualisation de l'appareil à ultrasons. La position de l'écho permet de
déterminer la profondeur de l'indication dans la pièce et d'en apprécier le
caractère volumique ou non volumique.
32

AVANTAGES
Accès nécessaire à un seul côté de la pièce, très sensible pour la détection
des défauts plans, Contrôle possible de compacité de la totalité d'un
volume donné, positionnement des indications détectées dans l'épaisseur,
estimation de l'importance d'une indication à l'aide de son pouvoir
réfléchissant (contrôle en réflexion) ou de l'atténuation produite (contrôle
en transmission)
Programme de soudage de charpente
Le programme de soudage de charpente est comme suit :

I.SOUDAGE DE CAISSON :

1) Soudage de diaphragme
2) Soudage de semelle inferieure
3) Soudage de semelle supérieure

II. SOUDAGE DE CONSOLE:


33

V. T E R R E A R M E E

PRINCIPE :

Son principe est simple : grâce aux efforts de frottement importants, qui
se développent au contact terre-armature, l’association de remblais
pulvérulents et d’armatures convenablement réparties, donne naissance à
la Terre Armée®, matériau original qui présente de nombreux avantages :
• résistance élevée aux efforts statiques et dynamiques,
• souplesse des massifs qui s’adaptent bien aux déformations du sous-sol,
• facilité et rapidité de mise en œuvre,
• économies importantes.
Les armatures, constituées par des plats crantés généralement en acier
galvanisé ou synthétiques, sont disposées sur des lits horizontaux espacés
de 80 cm environ.
La peau est formée de panneaux préfabriqués en béton, séparés par des
joints qui assurent la souplesse indispensable au bon fonctionnement de la
Terre Armée

Ces panneaux, raccordés aux armatures, sont imbriqués les uns dans les
autres. Cette imbrication garantit la continuité de la peau en cas de tasse-
ments importants du sous-sol et facilite le montage. Sur certaines
applications ces panneaux en béton peuvent être substitués par des
panneaux en treillis soudés.

MISE EN ŒUVRE

La simplicité et la rapidité du montage des ouvrages en Terre Armée


résultent, en particulier, de la suppression de tout échafaudage. Chaque
panneau s’imbrique automatiquement dans le créneau constitué par les
34

éléments déjà en place. La verticalité et l’alignement correct du parement


sont assurés par :
• des coins en bois posés à l’extérieur du parement et enlevés au fur et à
mesure de l’avancement du remblai,
• des serre-joints traditionnels disposés en partie haute des panneaux.
Outre les engins classiques de terrassement, nécessaires à la mise en
place du remblai, il faut prévoir une grue légère pour la manutention des
panneaux, dont le poids varie de 0,8 à 2,0 tonnes pour les panneaux
courants de 14 cm d’épaisseur.
Le remblai est mis en place au fur et à mesure de la pose des panneaux,
par couches de 35 à 40 cm d’épaisseur, correspondant à la mi-distance
entre deux lits d’armatures.
Les opérations successives de montage sont rapidement exposées ci-
dessous. Pour l’exécution effective des travaux ou pour obtenir des infor-
mations plus précises, on se reportera à la notice détaillée de montage.

TECHNOLOGIE

1. L A TERRE ET LES ARMATURES :

La terre et les armatures sont les éléments essentiels du matériau terre


armée. La résistance à la traction et la flexibilité des armatures procurent
au matériau, par le biais du frottement avec la terre, cohésion et
souplesse.

1.1. :L A « TERRE » :

Le matériau de remblai utilisé doit satisfaire à certains critères de


granulométrie et de teneur en eau afin que le frottement terre-armatures
soit assuré, qu'il ne puisse pas se développer des pressions interstitielles
dans le massif armé et pour que la mise en place et le compactage par
couches soient aisés. Il doit, par ailleurs, répondre à certaines conditions
électrochimiques vis-à-vis de la corrosion du métal constituant les
armatures

1.2. : PAREMENT « ÉCAILLES DE BÉTON» :

Ce sont des plaques de béton cruciformes d'un poids moyen d'une tonne,
séparées par des joints épais. Elles sont imbriquées les unes dans les
autres par un système de goujons verticaux destinés à faciliter le montage
et à assurer la continuité de la peau, même dans le cas de tassements
différentiels importants. Le parement obtenu est une mosaïque dont le
module est de 1,5 x 1,5m.
35

Bien que chaque élément soit rigide, l'ensemble donne au parement une
flexibilité verticale du même ordre que celle des éléments métalliques. Les
possibilités de rotation autour des goujons permettent de réaliser des
murs courbes avec des écailles standards jusqu'à 20 m de rayon minimum

Des effets architecturaux peuvent être envisagés en modifiant l'aspect et


la forme de la surface extérieure des écailles standards
Les écailles comportent 4 ou 6 amorces d'armatures percées de trous
permettant le boulonnage des armatures.
La disposition de ces amorces comme l'imbrication des éléments les uns
dans les autres permettent d'assurer le compactage du massif par
couches de 37,5 cm d'épaisseur dans des conditions identiques à celles
des massifs à parements métalliques

!.2.1. LES PEAUX

La peau a pour but de retenir la terre entre deux lits d'armatures au


voisinage immédiat des parements des ouvrages. Bien qu'elle ne soit pas
importante pour la stabilité de l'ouvrage, la peau doit cependant pouvoir
s'adapter sans désordre et sans introduire d'efforts parasites, aux
déformations du massif de terre armée.
La peau est par ailleurs un élément esthétique des parements de l'ouvrage
qu'il ne faut pas négliger.
Les peaux sont constituées d'éléments préfabriqués soit métalliques
(parement d’origine), soit en béton, facilement maniables et permettant
un assemblage rapide.
36

DÉCHARGEMENT ET STOCKAGE DES ÉLÉMENTS

Les panneaux sont prefabriqués sur chantier et stockés à plat. Des bois de
calage, interposés entre eux, évitent de plier les amorces sur lesquelles
viennent se boulonner les armatures.
les armatures synthétiques sont livrées en rouleaux de 100 m.

MISE EN PL ACE DES PANNEAUX DES ARMATURES ET DES JOINTS

La première rangée de panneaux est mise en place sur un béton de


propreté (non armé) bien nivelé, de façon à obtenir un positionnement ini-
tial correct.
Cette première rangée de panneaux est directement étayée sur le sol pour
éviter tout déplacement pendant le remblaiement.
Les panneaux des rangées supérieures sont mis en place au fur et à
mesure de l’avancement du remblai. Leur verticalité est assurée par des
cales provisoires et des serre-joints. Des plots en élastomère sont placés
au moment de la pose (2 par panneau) au droit des joints horizontaux. Les
joints verticaux et horizontaux sont ensuite couverts par des bandes de
non tissé avant remblaiement.
Les armatures sont posées par lits espacés de 70 à 80 cm correspondant
au double de l’épaisseur maximale des couches de remblai. Elles sont pla-
cées sur le sol grossièrement nivelé.
37

REMBLAIEMENT ET COMPACTAGE

Les remblais sont réalisés avec les engins de terrassement traditionnels,


par couches de 35 à 40 cm d’épaisseur. Il faut éviter le passage direct des
engins sur les armatures et empêcher les engins lourds de circuler à moins
de 1,50 m des panneaux (ce qui pourrait nuire à leur verticalité).
Le taux de compactage en tout point du massif en Terre Armée® sera égal
ou supérieur à 95% de l’Optimum Proctor Normal. Dans le cas d’ouvrages
routiers notamment, le compactage sera identique à celui des remblais
routiers correspondants, et sera réalisé avec un compacteur type P1, V1
ou P2, V2.Toutefois, le remblai situé à moins de 1,50 m du parement sera
compacté à l’aide d’un petit rouleau vibrant (charge statique : 7 kg par cm
de génératrice).
Remarque importante
Les matériaux ne doivent jamais être mis en place à une teneur en eau
supérieure à celle de l’optimum Proctor. Un système d’évacuation des
eaux superficielles est prévu à chaque niveau de remblaiement
38

C O N C LU S I O N

Pendant notre periode de stage, ce dernier nous a permis de nous approcher le maximum du
chantier, de connaitre les intervenants et les différentes étapes du projet et de voir le genre
de problèmes qu’on peut rencontrer pendant la réalisation, et comment réagir de façon
intelligente et efficace pour les résoudre.

Au sein d’une grande entreprise telle que le groupe SEPROB, et dans un cadre amical et
bienveillant, le stage était bénéfique dans la mesure où il nous a permis de bien exploiter nos
connaissances acquises au cours de notre formation, développer nos capacités et acquérir
une expérience professionnelle qui peut nous qualifier et nous intégrer dans le monde du
travail.