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Anatomie :

Notes
Sarah Binam – Marine
Huberlant

Années 2015-2016
 CHAPITRE 1 : LE TRONC

A. Différentes positions
 Position de supination : debout les paumes tournées vers l’avant = position de référence.
 Position de pronation : debout, les paumes tournées vers l’arrière.

B. 3 axes de référence et 3 plans


 Axe vertical = céphalo-caudal
 Axe transversal (horizontal) = latéro-latéral
 Axe antéro-postérieur (horizontal) = ventro-dorsal

 Plans sagittaux = axe vertical + axe antéro-postérieur


 Plans frontaux = axe vertical + axe transversal
 Plan transversaux = axe antéro-postérieur + axe latéro-latéral

C. Catégories des coupes


 Coupes sagittales : coupent l’organisme en tranches verticales, de la partie ventrale à la
partie dorsale (avant  arrière).
 Coupes frontales : coupent l’organisme en tranches verticales, de la partie latérale à la
partie médiale (gauche  droite).
 Coupes transversales : coupent l’organisme en tranches horizontales, de la partie
supérieure à la partie inférieure (tête  pieds).

D. Terminologie
 Axe supérieur : céphalique ou crânial (axe vertical).
 Axe inférieur : caudal (axe vertical).
 Axe antérieur : ventral (axe antéro-postérieur).
 Axe postérieur : dorsal (axe antéro-postérieur).
 Axe interne : médial (axe latéro-latéral).
 Axe externe : latéral (axe latéro - latéral).

 Proximal : partie la plus rapprochée de la racine du membre.


 Distal : partie la plus éloignée de la racine du membre.
 CHAPITRE 2 : SQUELETTE AXIAL – LA COLONNE
VERTEBRALE

► Les deux 1ères vertèbres cervicales C1 et C2.

C1 : Atlas -> dépourvue de corps vertébral (fusion du corps avec la 2ème vertèbre cervicale
pendant le développement embryonnaire)

Elle reçoit le crâne, l’os occipital.

C2 : Axis -> présente un processus odontoïde

Les deux vertèbres sont disposées l’une dernière l’autre, et ce processus devient le « corps » de
l’atlas.

Permet la rotation, autour du PO (C1 tourne autour de C2) : mouvement majeur.

Le processus odontoïde est retenu par un ligament transverse (assez solide) qui passe derrière
le PO et s’articule autour de lui.

Utile puisque si le PO recule, il peut heurter la moelle épinière qui est derrière-> mort, puisque la
jonction aura été comprimée entre le bulbe rachidien et la moelle.

- coup du lapin ou pendaison.


► Le Sacrum

- Ensemble de vertèbres soudées (en moyenne 5).

- Caractérisé par deux zones relativement larges & symétriques : les ailerons du sacrum,
articulés avec l’os coxal

- La zone saillante : promontoire -> peut-être palpé par toucher vaginal.

- 4 trous sacrés : d’où sortent les nerfs.

- Le sacrum est poursuivi par le coccyx : peut se luxer pendant l’accouchement pour
reculer et se remettre en place, très douloureux.
► Le disque intervertébral(Schéma.L)

• Au centre : noyau pulpeux formé de gel (eau solide incluse dans des macromolécules
biologiques)

• Autour, fibres de collagène organisées en pelure d’oignons : anneau fibreux

 But du disque : la force de pesanteur exercées sur le dos et donc dessus va être
annulée par la réaction du noyau pulpeux

• Le noyau pulpeux se dégénère avec l’âge et perd son hydratation –> de moins en moins
efficace, douleurs au dos chez les personnes âgées

• Le noyau pulpeux, en fonction de nos mouvements, peut se déformer, se déplacer : adaptable


mais jamais compressible

Cas clinique  Hernie discale : fibres de l’anneau fibreux qui se dissocient & se brisent et noyau
pulpeux passe à travers. Compression des nerfs qui sont derrière.

- Les pressions qui s’exercent sur le disque intervertébral sont considérables.

- Les surfaces articulaires postérieures empêchent les vertèbres de glisser. Peut-être


fracturé, de stress chez les jeunes en fin d’ossification

 En position debout, le centre de gravité se trouve au niveau du sacrum. Doit projeter


une projection verticale : polygone de sustentation (courbe qui fait l’enveloppe de nos
pieds).

Cas clinique  Si une femme est enceinte, son centre de gravité se déplace en avant du polygone
de sustentation, donc maman se cambre, augmente sa lordose pour reculer la projection du
centre de gravité et garder un équilibre.

 La force de glissement va augmenter, on tire sur le disque, les ligaments seront en


tension, pincement des surfaces articulaires.
Lombalgie : complication possible d’une grossesse-> douleur lombaire

► Les muscles des gouttières

- Colonne pas rectiligne


- Gouttières costovertèbrales
 Train de muscles continu qui s’étend depuis le sacrum jusque la base du crâne -> les
érecteurs du rachis -> contribue à maintenir, stabiliser les courbures rachidiennes
- Si ces muscles sont déficients : supprime les courbures rachidiennes, donc personne
complètement affaissée

Camptochormie

► Le canal rachidien

- Centre blanc dans l’espace péridural : moelle


- Méninges (membranes qui enveloppent le système nerveux central que ce soit dans le
cerveau ou dans la moelle épinière)
 Les 3 méninges qui recouvrent et protège la moelle épinière s’appellent :

• Pie-mère : collée à la moelle on ne la voit pas

• Arachnoïdes : couche moyenne des méninges

• Dure-mère

L’espace entre l’os et dure-mère extra dural : graisseux & adipeux

• Liquide Cérébro-spinal ou liquide Céphalorachidien : fabriqué dans le cerveau et se


trouvent dans les méninges, il amortir les chocs lors des mouvements

• La moelle épinière : deux racines nerveuses qui sortent à chaque niveau médullaire--> nerfs
mixtes

• Il y a deux sortes de tissus dans la moelle

- Substance blanche : fibres


- Substance grise : cellules nerveuses, neurones -> forme les cornes de la moelle, d’où
viennent les racines nerveuses. La corne antérieure est motrice et la corne postérieure
est sensitive

• La dure-mère est directement en contact avec l’arachnoïde. Au-dessus de la dure-mère se


trouve un espace : espace extra-dural (ou péridural) présent uniquement le long de la moelle
épinière. C’est dans cet espace qu’a lieu l’anesthésie péridurale.

• Si on pique dans la graisse -> anesthésie que le nerf, on ne traverse pas la dure-mère (on pique
délicatement avec une aiguille courbée)

Péridurale (a lieu généralement entre L3-L4 ou L4-L5): ponction lombaire

Cas clinique 
Si on pique dans la dure-mère ->La rachianesthésie est une technique d'anesthésie locorégionale
consistant à injecter une solution anesthésique dans le liquide céphalo-rachidien au travers d'un
espace intervertébral de la colonne lombaire, au contact des dernières racines
nerveuses médullaires. Contrairement à l'anesthésie péridurale, dans laquelle l'injection se fait en
dehors des méninges, la rachianesthésie nécessite un franchissement de la dure-mère.

 Cette anesthésie agit sur tout le pourtour de la moelle et tous les nerfs qui sortent
parce qu’il y a une diffusion dans le liquide

!!! On n’aspire pas le liquide céphalo rachidien -> effet de succion et le cerveau « tombe » dans le
canal

► La moelle épinière

• La moelle épinière désigne la partie du système nerveux central qui se prolonge en dessous
du tronc cérébral au niveau du bulbe rachidien. Elle est contenue dans le canal rachidien (canal
formé par la juxtaposition des foramens des vertèbres), qui la soutient et la protège. Sa fonction
principale est la transmission des messages nerveux entre le cerveau et le reste du corps.

• Aucune autonomie - 45 cm de long, 1 cm de diamètre

• On lui distingue de haut en bas une région cervicale, thoracique, lombaire, sacrée et coccygienne.
Les repères utilisés sont ceux des vertèbres de la colonne vertébrale. La moelle spinale présente deux
renflements :

 Le renflement cervical, situé entre C4 et T1


 Le renflement situé au niveau lombaire, entre T10 et L1

Renflements parce que les nerfs du membre supérieur et nerfs du membre inférieur comportent
plus de fibres que les nerfs du tronc. Les membres demandent une innervation plus précise que
le tronc.

Le calibre n’est pas constant (plus grand au niveau cervical et lombaire : renflements) et la
moelle ne s’étend pas sur toute la hauteur du canal rachidien -> elle s’arrête au plus tard en L2.

• Chez l’embryon, la moelle va jusque dans le sacrum. Au cours du développement embryonnaire


et même après la naissance, le canal grandit plus vite que la moelle -> remontée apparente, pas
réelle (la moelle ne raccourcit pas)

• Les nerfs au départ ne sortent pas des trous qui sont entre les vertèbres : trou de conjugaison.
Quand la moelle « remonte », les nerfs ne changent pas de trou de conjugaison -> les 1ers nerfs
sortent en face de leurs émergences, verticalement. Plus on descend, plus ils vont être décalés.

Les nerfs qui sortent du sacrum vont continuer leur trajet là où la moelle n’existe plus pour
sortir beaucoup plus loin : la queue de cheval : partie des racines qui sortent au niveau du
sacrum et du coccyx (nerfs coccygiens, ceux-là innervent la peau de l’anus)
Problèmes neurologiques/clinique  : si racine endommagée, où est la lésion ? En bas ou en
haut ? -> explorer une longueur suffisante pour trouver l’endroit où se trouve la compression.

 CHAPITRE 3 : LA CAGE THORACIQUE

► La cage thoracique

 Côtes, colonne thoracique + sternum

○ Le sternum est un os plat composé de trois parties :

- Manubrium
- Corps
- Appendice xiphoïde

○ Entre manubrium et corps : angle sternal ou angle de Louis

 Le sternum s’articule avec les côtes via les cartilages costaux : il y en a 7.


 Les côtes ne s’articulent pas directement avec le sternum, il y’a le cartilage qui finit par
s’ossifier avec l’âge.

○ 1er cartilage costal s’articule avec le manubrium

○ 2ème cartilage costal s’articule avec la jonction manubrio-sternale

► Vraies côtes / Fausses côtes


• Chaque côte a son propre cartilage costal

• 7 vraies côtes ; 3 fausses côtes

• Ces 7 cartilages costaux = vraies côtes

• Fausses côtes : Côtes dont le cartilage costal s’accroche au précèdent.

• Côtes flottantes (La 11 et la 12e) : mis à part la COLONNE, elles ne s’attachent à rien, pas
d’attache sur le sternum et sont de petite taille.

○ Triple articulation entre clavicule, 1er cartilage costal et sternum

 Le mouvement des côtes : Rotation autour de l’axe du col de la côte


 Côte n’est pas horizontale mais OBLIQUE
 Entre chaque couple de côte, il y’a le passage d’une veine intercostale, d’une artère
intercostale et un nerf intercostal
 Côte au repos : extrémité sternale – extrémité vertébrale
 Lors de l’inspiration, la côte se relève. C’est la cage thoracique qui gonfle par un effet
musculaire (inspiration = contraction musculaire)

 Côte contient un tubercule : zone d’insertion musculaire


 muscle : le scalène antérieur

- Derrière le tubercule, il y’a une gouttière qui est le passage de l’artère subclavière
 Artère responsable de la vascularisation des membres supérieurs

- En avant de ce tubercule, se trouve une deuxième gouttière qui correspond au passage


de la veine subclavière
 Veine qui ramène le sang du membre supérieur
- Autre tubercule que l’on voit moins bien : Tubercule du scalène moyen

► CARTILAGE COSTAL OSSIFIE

• Muscles qui tirent leur origine de la colonne et s’arrête sur ces côtes.

• Le premier muscle : le scalène antérieur qui vient de la colonne pour se terminer sur ce
tubercule

• Le deuxième muscle : le scalène moyen qui va se terminer sur la deuxième côte

• Le troisième muscle : le scalène postérieur, il est collé au moyen et va se terminer sur la


deuxième côte

Il existe un espace entre le scalène antérieur et le scalène moyen

= fente interscalenique
 Lieu de sortie de l’artère subclavière (celle-ci sort du cou par cette fente)

 La veine sous-clavière se trouve devant la fente interscalenique

• Les nerfs du membre supérieur(le plexus brachial : gros troncs nerveux) sortent aussi par cette
fente.

Conclusion : La fente est le lieu de passage de l’artère subclavière et du plexus brachial vers une
zone particulière appelée le creux axillaire. C’est donc la sortie des nerfs et des vaisseaux du
membre supérieur en direction de la région du bras, et ça sort du cou.

Tous éléments cités ci-dessus, passent au-dessus du poumon.

! Le poumon peut dépasser au maximum 5cm au-dessus de la première côte, c’est le sommet du
cou.

Cas clinique 

Si vous essayez de piquer dans la veine sous-clavière, vous risquez de faire un trou dans le
poumon. Lorsqu’on veut mettre une perfusion qui dure longtemps, on la met dans la veine sous-
clavière et donc il y’a un risque de faire un trou dans le sommet pulmonaire et que celui-ci se
dégonfle petit à petit, et donc il faut mettre un drain pleural. (D’où la nécessité de faire une radio
du thorax après une perfusion aux Soins Intensifs)

• La clavicule va s’articuler au sternum mais aussi au premier cartilage costal. C’est une
articulation à trois entre la clavicule, le sternum (manubrium sternal) et le premier cartilage
costal.
SCHEMA ECHANCRURE XIPHOIDIENNE + ANGLE LOMBO-COSTAL

- Les dernières côtes et cartilage costaux se positionnent avec échancrure xiphoïdienne


- Sur le côté : le gril costal (bord de la cage thoracique, peut-être palpé)
- Entrée de la cage thoracique : oblique !

○ Angle lombo-costal : angle formé par la colonne et les dernières côtes (plus courtes que les
autres) :

• Les deux reins sont derrières les deux dernières côtes.

Cas clinique  fragiles, et un coup porté sur ces deux dernières côtes peut amener un
déplacement ou une fracture de cette côte et peut venir blesser la surface du rein ->
lésion rénale dont le signe clinique sera du sang dans les urines (hématurie, peut-être
microscopique)

Ces blessures arrivent souvent chez les cavaliers, et autres sportifs.

- Cas clinique exam : patient avec un traumatisme lombaire et l’analyse des urines montre
la présence de sang ? Réfléchissez à la cause possible.

 CHAPITRE 4 : CEINTURE SCAPULAIRE

► La clavicule

• Os long en forme de S, s’articule avec l’acromion, le manubrium sternal et le 1er cartilage costal.
► La scapula (Schéma.L)

• Os très mince, lumière capable de traverser. L’humérus y est attaché.

• Processus coracoïde : lieu d’insertion du biceps

• La scapula repose, glisse sur la cage thoracique ; elle ne s’y attache pas !

 De puissants muscles solidarisent le tout et jouent un rôle d’ancrage. Ils permettent à la


scapula de s’accrocher à la cage thoracique et à la colonne, & en plus de faire des
mouvements de sonnette (lever les bras à plus de 90° : ce n’est plus l’humérus qui bouge
mais la scapula sur le thorax)

 CHAPITRE 5 : LA CEINTURE PELVIENNE


○ Bassin
○ Os coxal : ressemble à une hélice – os plat

○ Partie externe : porte l’articulation de la hanche pour le fémur -> sphérique


○ Crête : zone d’insertion pour muscle abdominaux – facile à palper

○ Pubis : là ou l’os coxal gauche s’articule avec l’os coxal droit

○ Ischion : pleins de muscles dessus, on est assis dessus.

○ Trou obturé : membrane obturatrice qui le ferme

○ Surface auriculaire : reçoit le sacrum (l’articulation ne bouge pratiquement pas) avec des
ligaments très solides

○ Ligament inguinal/ arcade crurale : sert à compartimenter -> les deux espaces correspondent
aux passages des vaisseaux fémoraux, artères fémorale, nerfs crural + muscle ilio-psoas qui est
le principal fléchisseur de la cuisse (jonglage foot)

► Bassins obstétricaux
- Bassin ostéo-ligamentaire : possède des os mais aussi des ligaments
(Imaginons la situation d’un fœtus qui va bientôt passer au stade de nouveau-né en
passant par la filière maternelle) :

1e obstacle : DETROIT SUPERIEUR -> partie qui ressemble à un cœur de cartes à


jouer, délimité par le promontoire, la ligne innominée et ensuite le pubis. Tout ce qui se trouve au-
dessus est le grand bassin, tout ce qui est en dessous est le petit bassin.

2e obstacle : DETROIT MOYEN -> La ligne transversale qui relie les deux épines
sciatiques.
3e obstacle : DETROIT INFERIEUR -> ostéo-ligamentaire (= pas seulement osseux)
délimité par les bords inférieurs du pubis (branche isteopubienne), les ischions et une
structure ligamentaire (ligaments sacro-sciatiques, s’étendant du sacrum à l’épine
sciatique).
Ce détroit est plus souple parce que les ligaments peuvent se déformer.

 Ces détroits, sous l’influence des hormones, vont légèrement s’élargir à la fin de la
grossesse et si la tête du bébé est trop grosse, il y’a des mesures à faire par scanner de
l’ouverture du bassin et si la tête est trop grosse : césarienne.
- Les mesures doivent être prises juste avant l’accouchement car ce sont seulement dans
les derniers jours de la grossesse que le bassin va s’élargir
Qu’est-ce qui va s’élargir ? Les articulations (ex : la symphyse pubienne, les articulations
entre le sacrum et l’os iliaque, les ligaments)
 CHAPITRE 6 : MUSCLES DU TRONC

► Musculature dorsale (voir Livre des merveilles)

• Trapèze :

Si le faisceau supérieur se contracte, ça va faire basculer l’épine de la scapula vers le


haut.
Si le faisceau inférieur se contracte, ça va faire basculer l’épine de la scapula vers le bas.
Ce muscle a un effet sur les mouvements scapulaires.
 Voir schéma crête iliaque (os qui dépasse des pantalons taille basse) + humérus

• Grand pectoral : muscle qui va tirer son origine essentiellement de la clavicule et du sternum
qui va s’insérer sur les côtes en passant mais aussi sur la partie antérieure de l’humérus. (La
glande mammaire repose en surface sur ce grand pectoral)

Son action : Tronc et humérus, il sera lui aussi un adducteur, rotateur interne mais aussi
un fléchisseur puisqu’il vient de l’avant. Comme il s’insère sur les côtes, c’est un muscle
inspirateur majeur. Il va jouer un rôle important dans l’inspiration.

• Grand dorsal (paroi postérieure du creux axillaire): muscle qui va s’étirer de la colonne mais
aussi de la crête iliaque et elle va venir se terminer sur la face antérieure de l’humérus.

- Quand il se contracte, il va y’avoir une rotation interne (la partie antérieure se déplace
vers le dedans)
- C’est un ADDUCTEUR : il ne va pas ramener l’humérus vers le tronc puisqu’il vient du
tronc
☻ Si vous bloquez la contraction de ces deux muscles (Le Grand dorsal et Grand pectoral), ils
vont s’insérer sur les côtes et une fois que le bras est bloqué, ils vont faire remonter les côtes et
donc le tronc va monter lui aussi. Ces muscles servent d’inspirateur (accessoire).

(-> Exemple avec les personnes ayant des troubles respiratoires qui s’appuient sur une table).

• Rhomboïdes : Muscles qui viennent de la colonne et s’étendent vers la scapula, il y’en a deux.

• Seratus Anterior/Grand dentelé : Muscle qui va s’insérer sur le bord spinal de scapula et lui
va par en dessous s’insérer sur les côtes.

 Ces muscles vont favoriser les mouvements en sonnette de la scapula.

- Lors de la contraction, les rhomboïdes et le Seratus Anterior exercent des mouvements


totalement inverses = Muscles antagonistes
- Ces muscles vont agir soit en antagonisme (= l’un agit dans un sens, l’autre agit dans
l’autre) soit en synergie (= ils vont agir ensemble)

(Voir schémas)

Suite des muscles du tronc :


Il existe donc des muscles intercostaux qui relient les cotes l’une à l’autre, en se
contractant permettent l’élévation des côtes. Ils possèdent 3 couches. Dans les espaces
séparant les cotes successives se trouvent :
- Une veine
- Une artère
- Un nerf
 Ils font tout le tour jusqu’au sternum et cheminent dans les espaces intercostaux. Ces
muscles sont complexes, ils sont inspirateurs. (muscles respiratoires)

► LE DIAPHRAGME

- Muscle qui sépare le thorax de l’abdomen (schéma).


- Le sommet coïncide avec la vertèbre TH9
- Ce muscle va s’insérer sur tout le pourtour du tronc et va inclure des vertèbres et des
côtes et même le sternum
- Ce muscle (regardé par le dessous/dessus) est un muscle qui présente une zone fibreuse
centrale en forme de trèfle entourée par la partie réellement contractive.
- 3 orifices (qui vont être successivement traversés) : orifice de la veine cave inférieure,
orifice de l’aorte, orifice de l’œsophage

 A quoi le diaphragme sert-il ?


C’est une sorte de « piston », quand ce muscle se contracte (lors de l’inspiration), il va
descendre. Lors de la contraction/descente de celui-ci, la hauteur augmente donc le
volume augmente, la pression diminue et donc il y’a un appel d’air.
= une seringue qui aspire le produit que l’on veut injecter

Quand le diaphragme descend, il va s’appuyer sur les viscères de l’abdomen et en


s’appuyant il va rencontrer un obstacle (ayant pour effet de pousser les côtes sur le côté-
> élargir les côtes -> ouvrir le thorax)

Lors de l’inspiration : augmentation de TOUS les diamètres thoraciques: diamètre


antéropostérieur, latéral et aussi la hauteur.

 Le nerf phrénique : Nerf du diaphragme qui vient du cou. Cela s’explique car le
diaphragme a une origine embryologie dans le cou. En descendant, le diaphragme
emporte son nerf.
 Hoquet : irritation du nerf phrénique qui entraine un mouvement spasmodique
du diaphragme.

!! Aspects fonctionnels importants à retenir !!

► MUSCLES LARGES DE L’ABDOMEN

1. Le Grand Droit de l’abdomen


 Muscle paire (un de chaque côté) : au milieu une petite lame appelée la ligne blanche
et le muscle va s’insérer sur les côtes et ce muscle recouvert par son tissu fibreux a la
caractéristique de présenter des structures tendineuses intermédiaires : muscle
multi-gastrique (plusieurs faisceaux musculaires en série et interrompu par des
zones non contractives au centre)  Grand droit de l’abdomen
- Musclé fléchisseur du tronc
- Muscle expirateur (en tirant il abaisse les côtes)
2. 3 couches = muscles larges de l’abdomen

Cas clinique  Muscles intéressants pour une EVENTRATION : Une personne est opérée de
l’abdomen, pour ouvrir celui-ci il faut passer à travers ces muscles larges. Une fois
l’opération terminée, il faut suturer les muscles plan par plan, mais ils sont puissants et très
délicats (jouent un rôle de fléchisseur, et un rôle dans la respiration). Ce qui peut arriver
dans les jours qui suivent l’opération c’est que à cause des mouvements respiratoires et à
causes des mouvements de la personne sur son lit, la suture lâche et donc les muscles se re
séparent et on peut avoir du péritoine qui va ressortir avec les viscères sous la peau.

En terme médical, c’est une complication post-opératoire et donc le contenu de l’abdomen


va traverser le trou et venir sous la peau.

 Il existe dans cette couche musculaire un point faible : (schéma muscle psoas, nerf
fémoral, pubis, veine fémoral,…)
- Ces muscles larges de l’abdomen vont s’insérer SUR la cave crurale. Ils vont ménager un
orifice et cet orifice = orifice du canal inguinal.

Ne PAS confondre avec l’espace en dessous = anneau inguinal

• Qu’est-ce qui sort du canal inguinal ? Cordon spermatique (qui vient du scrotum). Il
contient le canal défèrent (vient du scrotum, passe devant le pubis et c’est grâce à ça qu’il
passe devant le pubis) et les vaisseaux qu’il y a autour.

Cas clinique  Hernie inguinale ? Une personne fait un énorme effort en soulevant un
patient par exemple et se forme une boule au niveau inguinal (c’est un morceau de
l’intestin qui est passé là)

 Que se passe-t-il chez les filles ? (PAS DE CORDON SPERMATIQUE CHEZ LES
FILLES)
Chez les filles, il y’a un petit ligament qui sort du canal inguinal : ligament rond.
( Résidu du développement embryonnaire)
-Sorte de tissu fibreux qui n’a pas beaucoup de texture (très fin), se termine sur
l’angle de l’utérus.

 Le long de ce ligament rond se trouve des canaux lymphatiques (ils drainent une
partie de l’utérus) et en cas de cancer de l’utérus il peut y’avoir des ganglions infiltrés
dans la région inguinale par passage de métastases (cellules cancéreuses) à travers le
ligament rond. – Ca peut éveiller l’attention du médecin sur la détection d’un cancer
de l’utérus.

► CONTENU DU THORAX

 Pour parler du contenu du thorax il faut parler des vaisseaux sanguins

 2 types de circulation :
1. Circulation ouverte : (eau du robinet qui coule). Typiquement la circulation
lymphatique (la lymphe sort des vaisseaux et se diffuse dans tous les tissus)
2. Circulation fermée : qui reste dans les tuyaux (chauffage central). Typiquement la
circulation sanguine.

 Circulation sanguine
 Grande circulation (qui part du pour oxyder les tissus périphériques)

 Petite circulation (à partir du permet d’amener le sang aux poumons pour recevoir sa dose
d’oxygène)

Différence entre les deux circulations différentes : circulation sanguine fonctionne avec une
pompe qui est le CŒUR. La lymphatique fonctionne avec plusieurs formes de pompes.

! Le cœur est une pompe refoulante et non aspirante !

 Le cœur chasse le sang mais ne l’aspire pas, il propulse le sang dans les vaisseaux, les
artères mais en aucun cas ne va aspirer le sang.

 Qu’est-ce qu’une veine ? Qu’est-ce qu’une artère ?


- Une artère : vaisseau contenant du sang qui s’éloigne du cœur
- Une veine : vaisseau contenant du sang qui se rapproche du cœur

! Artère ne signifie pas qu’elle ne contient que du sang oxygéné. Ex : artère pulmonaire

- Artère fémorale est la plus accessible pour piquer.

 Qu’est-ce qui les distingue ? L’artère a une paroi épaisse qui fait qu’en toute
circonstance elle reste ronde. Une veine, lorsqu’elle est vide, est toute aplatie et
se gonfle lors de l’arrivée du sang.

 La paroi d’une artère

1. Intima ou Interna (en contact avec le sang)


2. Média
3. Adventice = Externa (tissu intermédiaire)

1. Paroi en contact avec le sang


2. Zone importante qui fait l’épaisseur d’une artère. Elle contient soit du muscle
lisse/involontaire, soit des fibres élastiques, soit les deux.
Le muscle lisse sert à se contracter et l’artère alors rétrécit et se dilate. (Rougir lorsqu’on
voit un BG -> artère se dilate) Vasoconstriction/Vasodilatation

Ces artères musculaires sont plutôt périphériques, les artères plus grosses comme l’aorte sont
élastiques. Pourquoi ? L’aorte est très grosse et donc il n’y aurait pas d’effet de constriction.

- La média(2) des veines est très peu développée (très peu de fibres musculaires et
élastiques du coup, elle ne reste pas ronde.

 Comment le sang des veines va-t-il se propager ? Dans les veines, le sang se propage
grâce aux valvules (dispositifs qui font que le sang peut monter mais ne peut pas
redescendre car lorsqu’il redescend la valvule se referme) et la contraction des
muscles squelettiques. Ex : muscle du mollet vont en se contractant masser les
veines, donc pour éviter que les pieds gonflent lorsqu’on reste debout trop
longtemps, il faut marcher sur place.
- Les veines du pied forment un réseau avec des veines qui communiquent les unes avec
les autres : SOLE PLANTAIRE. (Lorsqu’on marche sur cette sole plantaire on chasse le
sang vers le haut) –Schéma.L

Cas clinique  Pathologie chez les femmes suite au disfonctionnement des valvules : Varices

 Qu’est-ce que les lymphatiques ? Circulation dite ouverte, ce sont des vaisseaux
très nombreux de très petite taille qui contiennent de la lymphe
- Lymphe : liquide blanchâtre qui contient presque la même chose que le sang SAUF des
globules rouges

Les tous petits lymphatiques aux extrémités se terminent en cul de sac (il y’a pleins de valvules à
tous les niveaux) mais à l’extrémité se trouvent des petits trous.

Ceux-ci vont permettre par capillarité d’aspirer ce qu’on appelle le liquide extracellulaire.

 1ère fonction des lymphatiques : vont servir de buvard c’est à dire vont résorber ce liquide
extracellulaire qui va entrer dans la composition de la lymphe.

- Régulièrement, quand les lymphatiques se bifurquent, ils vont pénétrer dans des
éléments qui sont pleins (tissu plein = non creux) appelés ganglions lymphatiques.
Actuellement appelés des Lymphonoeuds.

La lymphe va donc passer là-dedans.


 2e fonction : l’activité immunitaire. Dans les lymphatiques circulent des cellules appelées
lymphocytes (fabriquent des anticorps)
• Le système lymphatique joue un rôle majeur dans la réaction immunitaire. Ex :
Ganglion dans le cou lors d’un rhume ou autre = preuve qu’on produit des anticorps

A la fin du processus, le système lymphatique se jette dans le système veineux. Ça se


propage par capillarité, grâce aux valvules et aux muscles aussi.

 3ème fonction : Rôle au niveau des cancers - cellules qui migrent et s’installe ailleurs
(métastase) elles seront arrêtées par les ganglions et ceux-ci vont devenir un peu plus
gros vu que ces cellules vont y former une métastase. Les lymphatiques propagent les
cellules cancéreuses, mais tant que la métastase prolifère dans le ganglion, elle ne va pas
plus loin vu que les ganglions lymphatiques vont les arrêter et apporter un délai
supplémentaire avant qu’elles n’aillent dans un autre ganglion. Il faut les retirer jusqu’à
ce que la tumeur soit enlevée.

Lien entre les deux premiers rôles : les lymphatiques qui drainent le sein vont se
collecter près du creux axillaire, quand il y’a une métastase qui cheminent dans les
lymphatiques ça va être arrêté par les ganglions et donc il y’aura formation d’une boule
au niveau du creux axillaire et c’est comme ça que la femme pourra sentir qu’elle est
atteinte du cancer du sein. Le membre supérieur va gonfler après une chirurgie
mammaire (on va enlever tous les ganglions jusqu’au creux axillaire) car en retirant les
ganglions lymphatiques le liquide n’est plus absorbé et ça s’appelle un OEDEME (plus de
résorption du liquide extracellulaire). De nouveaux lymphatiques finissent par être
remplacer par des nouveaux et donc l’œdème disparait.

 CHAPITRE 7: LE COEUR
• Le terme actuel pour oreillette est atrium.
• Au niveau des valvules qui se situent à la sortie des ventricules ce dispositif est assez différent
dans la mesure où vous ne sauriez pas avoir de pilier et de cordage dans les gros vaisseaux.
Ainsi lorsque vous regardez la sortie d'un ventricule quelconque dans les gros vaisseaux
correspondant, aorte ou artère pulmonaire, vous aurez des valvules très différentes qui ont cette
forme.

- Cette forme est souvent assimilée à des nids de pigeons.


Ce sont de valvules formées de 3 cuspides. Ces cuspides sont recourbées comme ceci,
ménageant ainsi un orifice qui se ferme de façon tout à fait passive et on appelle ces
valvules des valvules sigmoïdes.

- Ce sont des valvules qui sont en aucun cas attachées à d'éventuels piliers, il n'y a donc
pas ce dispositif que l'on a pu voir sur la démonstration du cœur la fois dernière.

- Ces valvules ressemblent à des espèces de bourses, de gobelets, de sacs et si on les


regarde par l'extérieur vous voyez quelque chose comme ça et bien sûr il y en a trois
comme ça, et ces trois cuspides vont donc : Si vous les mettez en 3D faire une ouverture
centrale qui se referme lorsque nous ne sommes plus en systole.

- C'est un dispositif tout à fait différent. Evidemment la pathologie va dépendre du type de


valvule. Les valvules donnent lieu à des pathologies bien particulières et ces pathologies
portent le nom de sténose et d'insuffisance.

- Les valvules vieillissent exactement comme les articulations et font l'objet de


dégénérescence rhumatismales c'est d'ailleurs un tissus très proche des tissus des
articulations. Et à mesure qu'elles vieillissent elles vont présenter 2 problèmes :

○ Le premier est d'être trop serré et donc le sang ne va plus correctement passer

dedans parce que c'est trop serré. Ex: Une foule d'étudiants tente de passer par une
porte qui ne s'ouvre plus complètement.
Ce premier problème s'appelle la sténose. On parle donc de sténose mitrale ou de
sténose de la tricuspide. Voire même de sténose aortique ou de sténose pulmonaire.

○ Maintenant si elles ne se referment plus complément. Elles vont régurgiter cela


signifie qu'au moment où elles sont censée se fermer, elles vont quand même permettre
à du sang de revenir en arrière car elles ne sont plus capable de se fermer correctement.

Cette pathologie s'appelle une insuffisance valvulaire.

Une insuffisance mitrale (dans le cœur) c'est une valvule mitrale qui permet la
régurgitation.

Les deux sont souvent liés. C’est-à-dire que si la valvule est fortement altérée et bien non
seulement elle ne laissera plus passer assez de sang: sténose mais en même temps elle
ne va plus se refermer correctement : c'est l'insuffisance.
Les deux ensembles portent le nom de "maladie mitrale". Le
terme maladie est utilisé dans un sens précis ça veut dire que quelqu'un dont l'on dit
qu'il a une maladie mitrale ne veut pas dire qu'il est malade de la mitrale. Mais ça veut
dire très précisément qu'il a une sténose et une insuffisance. Et donc en termes de
pathologie valvulaire le terme "maladie" a un sens précis. Ça ne veut pas dire qu'il a une
valvule mitrale pathologique de façon générale mais ça signifie de façon très précise que
sa valvule est rétrécie et qu'en même temps elle permet la régurgitation.

Systole et Diastole Lorsqu'on a


une contraction de la cavité ça s'appelle une systole et lorsqu'elle se vide c'est la diastole.
Quand le ventricule se remplit parce que l'oreillette se vide dedans on appel ça :

la diastole du ventricule mais en même temps ce sera la systole de l'oreillette. Et puis


quand le ventricule va se vider dans un gros vaisseau, dans l'aorte, ce sera une systole
ventriculaire ce qui coïncidera avec une diastole de l'oreillette.

Un système permet au cœur de battre automatiquement, ce système s'appelle le tissu de


conduction qui porte plusieurs noms.

 Tissu de conduction
 Tissu nodal
 Tissu cardionecteur
 Et en anglais on appelle ça « pace maker »
Ce tissu est un tissu formé de muscles cardiaques, le myocarde, mais un muscle
cardiaque différencié c'est donc un muscle cardiaque qui ne sert plus pour contracter le
cœur, car il n'a plus de propriété contractile mais qui sert à transmettre un influx.
C'est donc une différenciation très particulière du muscle cardiaque qui joue en quelque
sorte le rôle de transmetteur d'influx, ce n’est pas du tissu nerveux.

On ne peut pas le voir chez l'homme car chez l'homme le tissu est enfuit dans la
profondeur du myocarde. Mais on peut le voir chez certaines espèces animales comme le
mouton.

Le début de la chaîne commence par un nœud, qui est le chef d'orchestre de ce


mécanisme, c'est le nœud sinusale, il se trouve près de la veine cave supérieur.
De là, des fibres vont aller un peu partout. C'est ce nœud sinusale qui assure le rythme de
70battements / min. De ce fait ce rythme est appelé le rythme sinusale. Si le nœud
sinusal s'altère il y aura un sous-chef qui va le remplacer, mais qui sera moins compétant.
Il va donc entrainer un rythme qui ne sera pas adéquat, qui sera plus lent et qui ne sera
donc pas efficace à ce moment-là on ne parle plus de rythme sinusal. Si ce tissu est altéré
il faut mettre un stimulateur électrique, ce qu'on appelle un "pace maker".

Si on considère le cœur comme un système isolé, c’est-à-dire un système qui est


complétement isolé du reste du corps, le battement cardiaque sera tout à fait invariable.
Seulement en fonction de notre activité notre rythme cardiaque va varier.

 Si nous sommes couchés dans notre lit, notre rythme cardiaque diminue, si nous courons
derrière un bus notre rythme cardiaque augmente.
Ça veut donc dire que ce système isolé est invariable mais qu'il est quand même soumit à
un contrôle qui vient de l'extérieur, c'est d'une part

 Le système nerveux autonome


 Les hormones qui circulent. Ex: l'adrénaline fabriquée par la glande surrénale va
accélérer le rythme cardiaque.

En même temps le système nerveux autonome est divisé en deux systèmes :

1. Parasympathique qui diminue le rythme cardiaque.


2. L'orthosympathique qui augmente le rythme cardiaque.

Malaise vagale : Malaise où


quelqu'un tombe dans les pommes après l'annonce d'une mauvaise nouvelle ou parce
qu'il est épuisé (ou autre). On l'appelle ainsi parce que le nerf vague est le nerf qui amène
les infos du parasympathique au cœur (entre autres fonctions). Le malaise vagal n'est en
réalité pas dû au nerf vague. Il est dû au fait que l'ordre venant du système
parasympathique ralentit est transmis par le nerf vague.

Si le cœur est dans le corps de quelqu'un il sera soumis à un certain nombre d'influences.
Si le rythme cardiaque augmente c'est car notre besoin en sang augmente à l'inverse si
notre rythme cardiaque diminue c'est parce qu’on n’a pas besoin d’autant de sang.

Le Pace Maker fixe le rythme cardiaque c’est-à-dire que la personne qui en porte un doit
limiter ses activités physiques car le rythme cardiaque ne pourra pas augmenter si le
besoin en sang augmente.

Le cœur a besoin de recevoir du sang pour son propre intérêt, tout tissu a besoin d'être
vascularisé. La vascularisation du cœur va s'opérer grâce à deux artères :
Les deux artères coronaires. Ces deux artères vont amener le sang au myocarde.
Entre ces deux artères il y a très peu d'anastomose ce qui signifie que si l'une de ces deux
artères se bouche, il n'y a presque aucune chance que le sang arrive par l'autre et donc
même si il semble que les deux réseaux sont connectés à des endroits bien particuliers,
ils ne le sont pratiquement pas.

Cas clinique  L'infarctus du myocarde :


C'est ce qu'il se passe lorsque l'une de ces deux artères coronaire se bouche. Que ce soit
une artère complète ou une branche de l'artère. Evidemment si on bouche l'artère
complètement on est potentiellement mort tandis que si on bouche qu'une branche on a
un solide infarctus.

Parmi ces coronaires il y en a une qui s'appelle la droite et l'autre la gauche. La


droite va irriguer la grosse majorité du tissu de conduction et donc si on bouche notre
coronaire droite on risque d'anéantir le tissu de conduction. Ce qui amène à un patient
qui n'a plus de contractilité spontanée, ça c'est l'indication si il survit de mettre un pace
maker car là l'essentiel du tissu de conduction est vascularisé par l'une des coronaires.

La coronarographie : C'est la manière de mettre en évidence les coronaires.


On introduit un petit tuyau dans l'entrée de la coronaire qui s'introduit par l'artère
fémorale. De l'artère fémorale on remonte un tuyau jusqu'aux coronaires et on injecte un
produit de contraste.

On peut d'ailleurs ainsi avec un petit ballon dilater la coronaire pour sauver le patient.

Les vaisseaux qui vont sortir du cœur, du point de vue artériel il y a bien sûr l'aorte qui
fait une espèce de boucle que l'on appelle l'arc ou crosse aortique et il va y avoir une
asymétrie intéressante d'émergence du côté droit, on peut voir un tronc commun, qu'on
appelle le tronc artériel brachio-céphalique qui va générer deux vaisseaux qui sont la
carotide primitive et l'artère subclavière. De l'autre côté ça va générer séparément la
carotide et la subclavière, la subclavière c'est bien sûr l'artère destinée aux membres
supérieurs.

Au niveau veineux tout cela va aller vers la veine cave supérieure et c'est un petit peu
différent. On trouve le tronc veineux brachio-céphalique droit et le tronc brachio-
céphalique gauche ils vont être issu de la veine subclavière et de la veine jugulaire
interne. Le tronc gauche fait une longue courbe et va passer devant la trachée. On trouve
donc là derrière, la trachée.

On comprend alors pourquoi dans 70% des cas la jugulaire est plus grosse à droite qu'à
gauche. Le flux de la jugulaire droite arrive directement dans le tronc veineux et
directement dans la veine cave supérieure. Le flux de la jugulaire gauche a au moins deux
angulations, le flux a donc plus facile à droite qu'à gauche car il y a moins de coudures.
C'est ce qui explique pourquoi le flux est beaucoup plus volontiers prédominant du côté
droit que du côté gauche. Cette différence de grosseur est dûe à l'orientation du flux
vasculaire.

Trachéotomie : Trou dans la trachée destiné à sauver un patient. Cette intervention ne


peut pas se faire là où il y a les troncs vasculaires il faut donc faire ça plus haut, là où se
trouve la glande tyroïde.

► Appareil respiratoire
L'appareil respiratoire commence bien sûr dans le nez et la bouche et concerne aussi
deux éléments que nous décrirons plus tard. Le pharynx et le Larynx. Le pharynx, appelé
vulgairement la gorge. Le larynx étant le conduit vocal.

De ce fait nous commencerons l'appareil respiratoire qu'au-delà de ces deux éléments.

Nous allons donc commencer par la trachée. La trachée est un organe qui va s'étendre
de C6 à Th4. C’est-à-dire de la 6ième cervicale à la 4ième thoracique. La trachée va se
présenter sous forme de conduit, et ce conduit va être formé d'une série d'anneaux
cartilagineux. Il y en a en moyenne une vingtaine mais ça peut varier d'un individu à
l'autre. Si on fait une coupe, on remarque que ces anneaux cartilagineux sont incomplets,
l'anneau est ouvert en arrière et à la place en arrière nous avons une couche de muscle
lisse. Muscle lisse = Muscle involontaire. Ce muscle est le muscle trachéal. C'est donc
un muscle que l'on ne décide pas de contracter volontairement et derrière lequel nous
trouverons un autre organe, qui est beaucoup plus plat et qui est un organe digestif
appelé : l'œsophage. Le dernier anneau trachéale va se diviser en 2 pour ressembler à
une sorte de culotte appelé la : Carena. Et les anneaux cartilagineux vont se poursuivre
plus loin dans ce qu'on appelle les bronches souches ou les bronches primordiales =
Première division de la trachée.

Après cette division, en avant on voit les anneaux mais en arrière on ne les voit pas car ils
ne sont tout simplement pas là. Il n'y a donc pas d'anneaux cartilagineux en arrière. Là où
il n'y a pas d'anneaux il y a une sorte de membrane musculaire.

La trachée est très fortement oblique vers le bas et vers l'arrière ce qui explique que si on
dessine ici le cou du patient avec là son thorax et son sternum et bien à mesure que l'on
descend on va trouver une trachée de plus en plus profonde. La trachée va donc ainsi
s'enfoncer jusqu'à sa bifurcation de telle sorte qu’ci, là où l’on fait les trachéotomies elle
est à 1 cm de la peau. Mais au niveau de sa bifurcation elle est à 7 cm de la peau. Elle se
divise très exactement derrière l'angle sternal ce qui correspond à la vertèbre Th4. La
division bronchique se passe donc au niveau Th4 c’est-à-dire au niveau de l'angle sternal.
Ce n'est donc pas la peine d'essayer d'atteindre la trachée plus bas étant donné qu'elle
recule. Déjà le sternum va bloquer le passage et ensuite elle sera à une profondeur de
7cm en dessous de la peau.

La bifurcation asymétrique

Il y a plusieurs formes d'asymétrie dont les deux principales sont les suivantes :

 Si je dessine l'axe vertical vous verrez que l'angle à droite est moins marqué que l'angle à
gauche. Donc la droite est moins inclinée que la gauche.
 Le calibre à droite est aussi plus élevé qu'à gauche
 Elle est plus vite divisée en branches segmentaires que le gauche.
Si on fait une fausse déglutition, c’est-à-dire qu'un corps étranger se retrouve dans la
trachée, ça signifie que l'objet n'est pas dégluti mais il est inhalé !
Ce phénomène se produit souvent chez les personnes âgées et chez les jeunes enfants.
Deux solutions pour faire sortir le corps étranger sont envisageables.

1. Faire la manœuvre de Heimlich qui consiste à venir derrière le patient et pousser


violement sur le ventre pour tenter de faire sortir le corps étranger.
2. Faire une trachéotomie, mais cette manœuvre ne fonctionne que si le corps étranger est
resté coincé plus haut que la trachée.
Si un corps étranger est descendu dans la bronche primitive droite, Il y a apparition de
suffocation et de toux. Le patient est alors amené à l'hôpital où ils feront une
radiographie des poumons, sur laquelle le poumon droit sera tout blanc.
Il faudra donc aller avec un petit tuyau par endoscopie avec une petite pince rechercher
le corps étranger. C'est un cas typique chez les jeunes enfants qui mettent des très petits
objets en bouches.

Cette bifurcation trachéale est donc un fameux piège pour le côté droit.

La trachée est assez profonde car il y a des tas de trucs qui passent dedans, l'aorte, le
tronc veineux brachio-céphalique ce qui ne rend pas les choses simples. Et donc dans
le thorax la trachée n'est pas très superficielle.

• La trachée va être entourée par une glande qui est à la base du cou, cette glande
s'appelle:

• La glande thyroïde. Vue de face elle possède deux lobes et une partie centrale qu'on
appelle l'isthme. Cette glande thyroïde va vraiment venir se placer comme ceci devant la
trachée. Ce qui forme un obstacle de plus avec l'aorte et le tronc veineux pour faire une
Trachéotomie.

La bifurcation de la trachée est en quelque sorte à cheval sur une cavité cardiaque qui
est l'oreillette gauche. Si l'oreillette gauche se dilate elle va en même temps écarter les
bronches souches. Ce qui fait que si on voit des bronches souches se dilater on peut
interpréter ça comme un signe de dilatation de l'oreillette gauche. Et une dilatation de
l'oreillette gauche peut signifier une sténose de la valvule mitrale. (La valvule mitrale
étant celle se trouvant à la sortie de l'oreillette gauche.) Et donc un signe, indirect, de
rétrécissement de la valvule mitrale peut être l'écartement des bronches souches suite à
la présence d'une hypertrophie de l'oreillette gauche.
Les poumons: • Un
poumon ressemble à une espèce de cône. D'abord un poumon va présenter un sommet
qui peut se trouver 5cm au-dessus de la première côte. • Le sommet
pulmonaire se trouve donc derrière la clavicule. Ensuite il présente un base qui est
concave (ex: Le cul d'une bouteille) car le poumon se moule sur le diaphragme.

• Le poumon gauche va être divisé en lobes et va présenter une scissure, qui va


s'appeler la grande scissure et qui divisera le poumon en un lobe supérieur et un lobe
inférieur. Du côté du poumon droit il y aura la même grande scissure mais il y aura
aussi une autre scissure qui s'appelle la petite scissure. Ces deux scissures vont divisées
le poumon droit en un lobe supérieur, un lobe moyen et un lobe inférieur. Ce qui tient
lieu de lobe moyen du côté gauche c'est une partie du lobe supérieur qu'on appelle la
"Lingula". La Lingula est une sorte d'équivalent du lobe moyen mais qui appartient au
lobe supérieur.

Ces scissures on les voit et on peut à la limite s'introduire dedans car ce sont
véritablement des séparations entre des parties du poumon et donc ça a une véritable
valeur morphologique et fonctionnelle, on peut mettre sa main entre les différentes
parties du poumon. Ce sont des structures qui ont un sens.

• Nos poumons, même si nous ne sommes pas fumeurs ne sont plus roses comme ceux
d'un bébé à la naissance car nous sommes constamment exposées à pleins de particules
lourdes que nous inhalons et qui restent définitivement en nous. Une fois qu'elles
pénètrent dans nos alvéoles pulmonaires, ces particules sont avalées par des cellules
dont le but est de nettoyer, ce sont des macrophages.

Seulement ces cellules non pas d'enzymes capables de digérer toutes ces particules
lourdes et donc le macrophage qui mange ça, meurt, et devient donc un déchet qui va se
faire manger par un second macrophage qui va à son tour mourir et ainsi de suite.

• Il faut savoir qu'au-delà des lobes il va y avoir une division en segments, mais ces
segments on ne les voit pas car ils ne sont pas séparés par des scissures. Dans
chaque poumon il y a 10 segments. (Droit 10 segments, Gauche +/- 10 car ça peut
varier). Il y a donc en moyenne 20 segments. Ils ne se séparent pas à la surface externe,
on identifie un segment car chaque bronche d'un segment se divise en bronches
segmentaires. Donc si on veut voir ces segments il faut mettre de la peinture dans les
bronches segmentaires.

En ce qui concerne la manière dont les choses se passent dans les poumons vous aurez
compris que les bronches vont se diviser. Que 1 donne 2 puis 4 puis 8 puis 16.
La règle générale est donc une exponentielle de base 2. Avant d'arriver aux alvéoles on
va avoir plus ou moins 25 divisions et donc on va arriver dans plus ou moins 2 exposant
25. Ce qui fait un nombre énorme... Nous
devons retenir qu'au total nous aurons une surface d'échange au niveau des
alvéoles entre l'air et le sang, qui équivaut au nombre de cm au-dessus du mètre
de notre taille au carré. (Ex: 1m80 : 80 m2 de surface d'échange)

• Le nombre d'alvéoles est d'environs 4OO millions. A partir d'un certain stade le
cartilage des bronches disparait. Et donc à partir d'un certain stade dans les divisons il y
a une perte du cartilage et donc les toutes petites bronches, qu'on appelle les
bronchioles, perdent leur cartilage. Les bronchioles sont de tout petits volumes et à
partir du moment où elles perdent leur cartilage, l'effet du muscle trachéale peut se faire
sentir. Le cartilage assure une certaine rigidité. S’il n'y a plus de cartilage et que la
bronche est toute petite, si le muscle se contracte, ça va fortement rétrécir la bronche.

Cas clinique  Cette pathologie s'appelle l'asthme. L'asthme est une contraction
anormale du muscle trachéale et la contraction de ce muscle n'a aucun effet sur la
trachée mais ça aura un effet sur les minuscules bronches qui n'ont plus de cartilage. Ce
qui entraine une crise d'asthme dû en grande majorité à une allergie.

Dans un poumon vont pénétrer, les bronches, les vaisseaux (artère, veine pulmonaire) et
les ganglions lymphatiques, etc. Cet élément s'appelle le hile du poumon. Tout organe a
donc un 'hile" = endroit où pénètre les vaisseaux. (Et ici dans les poumons, les bronches
aussi.) Et le contenu de ce qui pénètre s'appelle le "Pellicule". On peut donc dire que le
pellicule se trouve dans le hile. Autour il y aura une membrane issue du cœlome
embryonnaire qui s'appelle: "La plèvre"
• La plèvre :

La plèvre va présenter deux feuillets.

1. Feuillet qui entoure l'organe et qu'on va appeler le feuillet viscéral


2. Feuillet qui s'en éloigne un peu et qu'on va appeler le feuillet pariétal.

Cette cavité, appelée la plèvre va donc être composée d'un feuillet viscéral qui est contre
l'organe et d'un feuillet pariétale qui est légèrement éloigné par la cavité pleurale, qui est
en réalité une cavité virtuelle. C’est-à-dire qu'en principe les deux feuillets sont l'un
contre l'autre. Et donc en principe ça colle, enfin c'est adhérent.

Sauf à un endroit qu'on appelle : "Le sinus costo diaphragmatique " Ce sinus costo
diaphragmatique est un endroit où la plèvre viscérale se sépare de la plèvre pariétale.
Mais attention ça n'a aucune épaisseur. Ce qui signifie que si on pique dedans on va
directement le transpercer car ça n'a aucune épaisseur. Ce n'est pas parce que ce sinus
existe qu'il y a beaucoup de chose dedans, c'est juste un dépassement des deux feuillets.
L'existence de ce sinus n'en fait pas pour autant un espace.
Par contre quand il y aura du liquide anormal dans la plèvre alors cet espace va se dilater
et c'est alors qu'il y aura quelque chose. Hors il y a toujours un petit peu de liquide qu'on
appelle le liquide pleurale mais parfois ce liquide peut augmenter en volume, en
quantité.

Cas clinique  Il y a toutes sortes de causes, de maladies où on peut avoir ce qu'on


appel : un « épanchement pleurale » c’est-à-dire du liquide dans la cavité pleurale.
Et à ce moment-là, cet espace se remplit si vous êtes assis ou debout, ce liquide va se
collecter dans la partie la plus basse et à ce moment-là, la partie va se dilater. Et bien
c’est là qu’on fait les ponctions pleurales. Si vous avez une quantité de liquide
considérable qui se met là-dedans, ce sinus va se dilater. Et donc si vous piquez dedans,
alors vous allez collecter du liquide. Et pourquoi fait-on les ponctions à ce niveau-là ?
Parce qu’au moins vous êtes sûres de ne pas perforer le poumon. Et donc il faut bien
comprendre ce que c’est ce sinus costo-diaphragmatique.

 Si on veut faire une ponction pleurale, il faut savoir où la faire. Comment sait-on cela ?
Grâce à un certains nombres de règles.
Si je représente, par exemple, un poumon droit, avec la grande et la petite scissure. La
petite scissure va coïncider avec la partie antérieure de la 4ème côte.
La grande scissure va coïncider, à peu près, avec le 6ème cartilage costale, la jonction
entre la côte et le cartilage costale. Et si vous faites le contour du poumon, vous allez
passer par les côtes 7, 8, 9 et vous allez successivement croiser la côte 7, la côte 8, la côte
9.
(Schéma)
Si je représente le sinus costo-diaphgramatique/costo-phrénique, vous verrez qu’il
va successivement, au même niveau que le poumon croise la côte 7, lui va croiser la côte
8, ensuite la côte 9, ensuite la 10 et il va se terminer au niveau de la 12ème vertèbre
thoracique, alors que le poumon va se terminer, approximativement, au niveau de la
10ème vertèbre thoracique. Vous avez pratiquement une épaisseur de côtes et deux
épaisseurs de vertèbres entre le poumon et le sinus costo-diaphragmatique (à retenir !).

Informations générales à visée clinique

Sur une radiographie du poumon et du cœur, on voit, au niveau du cœur, un certain


nombre de relief, une saillie correspondant au ventricule gauche, à l’artère pulmonaire et
à la crosse de l’aorte. A droite, vous verrez le relief de la veine cave supérieure et de
l’oreillette droite, pas le ventricule droit.
Et donc quand vous regardez une radiographie du poumon et du cœur, on voit l’arc
aortique, l’artère pulmonaire, le ventricule gauche, l’oreillette droite, la veine cave
supérieure. Sur une radiographie, tout ce qui est en dehors du poumon se voit (ex :
glandes mammaires).
Le cœur d’un enfant est beaucoup plus plat et le thymus, organe immunitaire, se trouve
dessus et devant le cœur. Il cache largement le cœur chez le nouveau-né. Après, il
disparaît et devient de la graisse.
Sur un scanner haute résolution du poumon, on voit les vaisseaux pulmonaires et les
bronches.

L’aire de projection du cœur


Imaginez que vous représentez le sternum et quelques côtes. Le cœur se trouve dans un
volume entre la 1ère et la 2ème côte et qui va se terminer à gauche entre la 5ème et le
6ème côté. A droite, la partie inférieure du cœur va se trouver, approximativement, au
niveau de la 5ème côte. Et donc vous allez ainsi définir un espace qu’on appelle le
losange cardiaque. Dans ce losange cardiaque, on peut repérer les valvules. Au niveau
de la 3ème côte à gauche, on va trouver l’emplacement de la valvule pulmonaire. La
valvule aortique elle est strictement derrière le sternum. La valvule mitrale va se trouver
à gauche entre la 4ème côte et la 5ème côte. La valvule tricuspide est rétro-sternale, elle
aussi, à côté de la valvule mitrale. Ceci permet aux cardiologues de connaître les zones de
projection de ces valvules.
Concernant le losange cardiaque, si vous ne prenez que le cœur vous êtes entre la 2ème
et la 3ème côte. Si vous ajoutez les gros vaisseaux qui en émergent vous êtes entre la
1ère et la 2ème côte. Ces valvules vont venir se projeter dans le plan valvulaire.
Voici le cœur en vue postérieure, vous pettes au niveau de la 9ème côté et si vous la
poursuivez-vous arrivez à la 9ème vertèbre thoracique. Et donc en vue postérieure, si je
représente le cœur, vous allez trouver comme repères principaux la 9ème côte et la
9ème vertèbre thoracique.
Exemple : Vous décidez d’assassiner quelqu’un et vous le faites par derrière pour ne pas
qu’il sache que c’est vous. Vous allez l’attaquer avec un couteau que vous allez enfoncer
entre la 8ème et la 9ème côte pour être sûr d’être dans le ventricule gauche et qu’il soit
mort.
 CHAPITRE 7 : LE MEMBRE SUPERIEUR

I. L’HUMÉRUS

-Vue antérieure
L’humérus est un os long. Au-dessus il y a une sphère, en dessous il y a comme une
bobine. Le dedans c’est là qu’il y a la sphère pour l’articulation avec la scapula, et on
reconnaît la face antérieure parce qu’il y a une gouttière. Si je représente la face
supérieure de l’humérus, vous avez la surface sphérique, puis vous allez trouver le col de
l’humérus. Vous allez rencontrer deux tubérosités, une grosse tubérosité ou tubercule
majeur, et une petite tubérosité ou tubercule mineur. Entre les deux, il y a la gouttière
bicipitale, car le tendon va passer dedans. Et puis vous allez trouver, du côté externe,
une rugosité qui forme une sorte de V, c’est une insertion musculaire qu’on appelle le V
deltoïdien. Tout en bas, vous allez trouver deux surfaces articulaires. L’une est en forme
de bobine et s’appelle la trochlée. On la retrouve derrière (vue postérieure). L’autre va
présenter un aspect arrondi et s’appelle le condyle. On ne la trouve pas derrière. La
trochlée sert de surface articulaire pour l’ulna (= cubitus), le condyle pour le radius. Ça
va être surmonté par deux reliefs, qu’on appelle l’épicondyle (= au-dessus du condyle)
et l’épitrochlée (= au-dessus de la trochlée).

Vue postérieure
Elle remontre la sphère articulaire, mais on ne voit plus les deux tubercules. On ne
reconnaît plus qu’une seule surface c’est la trochlée. Il y a également une gouttière
oblique postérieure qui va vers le bas et vers le dehors, qu’on appelle la gouttière
radiale ou gouttière de torsion. Pourquoi torsion ? Car c’est comme si on avait tordu
l’os. Elle va être parcourue par un nerf qu’on appelle nerf radial. Ce nerf va être contre
l’os, écrasé sur l’os par les muscles.
C’est intéressant car si vous mettez un plâtre trop serré sur le muscle vous risquez de
comprimer ce nerf radial.
Exemple : Si vous dormez sur le bras de votre petit ami, le lendemain il risque d’avoir des
petits picotements dans le territoire du nerf radial.
• Cas clinique  Quelqu’un qui a une fracture de l’humérus peut rompre le nerf radial. Et
quelqu’un qui a un nerf radial coupé en deux aura sa « main en col de cygne ». Parce
que le nerf radial innerve tous les muscles extenseurs du coude et tous les muscles
extenseurs du poignet et donc la personne aura le poignet bloqué en flexion.

Derrière l’épitrochlée, vous allez avoir un passage de nerf qui va passer en arrière et
qu’on appelle le nerf ulnaire. A cet endroit, vous avez une fossette où vient se mettre un
morceau de l’ulna qu’on appelle olécrane. C’est ce sur quoi vous mettez votre coude sur
la table, c’est l’équivalent embryologique de la rotule, c’est la même structure.
Cas clinique  Et donc le nerf ulnaire va passer entre l’épitrochlée et l’olécrane et il est
possible de se le coincer (« petit juif »), ce qui donne des douleurs dans les deux derniers
doigts, car il innerve ceux-ci. Quelqu’un qui a une paralysie ulnaire va avoir une « main
en griffes », parce que le nerf ulnaire innerve les muscles qui ont pour rôle d’empêcher
les doigts en griffes. En cas de rupture du nerf ulnaire, cela s’appelle le coup du « petit
juif ».

Si maintenant, vous regardez l’articulation de l’humérus avec la scapula (omoplate), vous


allez être frappé par une chose. La sphéricité de l’humérus est plus étendue que celle de
la scapula.
Si je dessine la scapula et la sphère humérale, vous verrez qu’il existe une discordance,
qui va être corrigé par un élément qui va agrandir (fibrocartilage) la surface articulaire
scapulaire et qui va s’insérer sur le pourtour, et qu’on appelle le labrum ou bourrelet
glénoïdien (= fibrocartilage). L’existence de ce bourrelet est responsable d’un
agrandissement de la cavité glénoïde, de telle sorte qu’il y ait une surface égale qui sera
couverte au niveau de la tête humérale par rapport à la cavité glénoïde. Un tel bourrelet
est également perceptible au niveau de la hanche, mais son rôle est nettement moins
important.
II. MYOLOGIE DE L’EPAULE

• La cavité glénoïde de l’articulation de l’épaule est corrigée par l’existence de ce bourrelet


appelée Deltoïde.

• Autour d’une cavité articulaire, il y’a des ligaments articulaires qu’on appelle capsule de
l’articulation.

 Ce sont des ligaments qui permettent au liquide synovial de ne pas sortir de cette cavité.
Dans certain cas, cette capsule est épaisse, parfois elle est très fine et peu résistante. 
Dans le cas de l’EPAULE, la capsule est très fine et donc très peu résistante. (Il faut donc
ne faut pas tirer trop fort sur l’humérus)
 Cette faiblesse(le fait que la capsule soit très fine) est compensée par des
« stabilisateurs » qui sont les dispositifs musculaires qui ont pour but de bien
maintenir cette articulation.
 2 dispositifs musculaires :
○ Le deltoïde va tirer son origine de la clavicule, de l’acromion et former une grosse
masse musculaire qui va recouvrir l’articulation de l’épaule et sera un abducteur.
- Muscle dans lequel on fait généralement des injections intramusculaires.
- Muscle qui gère toute l’articulation de l’épaule.

○ Coiffe des rotateurs : Groupe de muscles ayant le rôle principal de stabilisateurs de


l’épaule.
Au niveau de la scapula, un ligament appelé coraco-acromial relie 2 parties de celle-ci
(processus coracoïde, acromion). Ce ligament ne sert à rien, ils relient 2 parties qui font
partie du même os. Un des muscles de la coiffe va tirer son origine de l’espace qui se
trouve au-dessus du processus acromion qui va passer sous le ligament et ensuite venir
se terminer sur la grosse tubérosité de l’humérus. (Voir schéma fait au cours)
=> Muscle : Supra-épineux ou sub-épineux (Abducteur)
- L’espace sous-acromial est assez restreint et donc le muscle supra-épineux sera amené à
frotter sur ce ligament au moment du mouvement
- Lors du mouvement d’abduction, il y’aura un frottement permanent et celui-ci peut
altérer le tendon. Et donc la cavité articulaire va s’ouvrir parce que lorsque ce tendon est
rompu il y’a une brèche (trou) dans la cavité articulaire => douleurs épouvantables lors
de l’abduction et cela s’appelle le conflit antérieur de l’épaule. Ex : très présent chez les
gens qui ont souvent les bras vers le haut comme instituteur.
• Cas clinique 
Une douleur abominable peut apparaître au niveau de ce ligament (au niveau de la coiffe
des rotateurs), lors du mouvement d’abduction, puis s’atténuer petit à petit jusqu’à ne
plus avoir mal. Lors d’une visite chez le médecin, celui-ci va demander au patient de
lever son bras et la patient va être obligé de s’aider de l’autre bras pour le lever parce
que c’est le supra-épineux qui débute l’action (tout début de l’abduction) et le deltoïde
termine. Il a rompu le tendon et tout est altéré.
Quand ça se produit il faut faire de la chirurgie, faire de la kiné, injecter des corticoïdes
(cortisone) si nécessaire.

III. Muscles de l’épaule et du bras

- L’humérus se termine donc par 2 surfaces articulaires : une trochlée (sorte de poulie) et
d’un condyle (surface convexe).
- La trochlée -> l’ULNA se trouvant du côté interne
- Le condyle -> Le RADIUS se trouvant du coté latéral

• L’ulna est un os très particulier qui se termine par la trochlée et qui va aussi posséder ce
relief qu’on appelle l’olécrâne. L’ulna devient de plus en plus fin tandis que le radius termine
plus large à mesure que l’on descend.

• Lorsqu’ils sont unis tous les deux par cette membrane appelée membrane interosseuse, on
peut admirer l’olécrane qui vient s’enrouler autour de la trochlée de l’humérus (qui fait tout
le tour) (correspondant à cet olécrane).
• Le radius va comporter une sorte de surface articulaire de type cylindrique. Celle-ci va
correspondre au condyle de l’humérus.

• Pourquoi ne peut-on pas plier notre coude à plus de 180° ?

• Il y a autour de la tête du radius une sorte de ligament qui empêche le radius de quitter
l’ulna => ligament annulaire.
Rôle de ce ligament est important puisqu’il va solidariser l’ulna et le radius ensemble.

• Position de supination -> Pronation : Les deux os de l’avant-bras tourne l’un autour de
l’autre par contre l’ulna est solidarisé à l’humérus. Il ne peut pas tourner à cause de
l’olécrane, celui qui tourne est le RADIUS.
 Où est l’axe de rotation ? Dans la partie supérieure il y a l’ulna et la tête du radius avec
autour le ligament annulaire. En dessous, c’est le contraire, il y a le radius et il y a l’ulna.
Puis il y a ce qu’on appelle les apophyses stiloïdes (stiloïde radial et stiloïde ulnaire).
L’ulna tourne autour du radius et donc le point fixe c’est le centre du radius. En bas c’est
le radius qui tourne autour de l’ulna et donc le point fixe est le centre de l’ulna.
 En réunissant les deux points, on découvre ce qui s’appelle l’axe de pro-supination =>
Axe oblique qui passe par la tête radiale et qui passe par l’extrémité inferieure de l’ulna
 Mouvement de pro-supination (axe ou chacun des deux os tourne autour de l’autre) :
l’ulna tourne toujours avec l’humérus à cause du type d’articulation. Si on bloque
l’humérus seul le radius va tourner, si on bloque le radius l’ulna et l’humérus vont
bouger.
 Au niveau du radius, il y a un tubercule : Tubérosité bicipitale => Insertion du muscle
BICEPS
V. Muscles exerçant une action sur l’articulation du coude
La cavité articulaire de l’épaule, processus coracoïde, trochlée, ulna, radius, tubérosité
bicipitale.
• Nerf important qui passe derrière le col de l’humérus pour aller innerver le deltoïde :
Nerf axillaire (ou circonflexe)
Cas clinique 
Ce nerf peut-être arraché lors d’une pathologie fréquente de l’épaule : luxation de
l’épaule. (La tête de l’humérus sort de la cavité complètement)

○ Le Biceps

• Ce muscle va avoir 2 faisceaux différents qui vont se réunir. Un premier tendon va venir
par un trajet un peu compliqué, de dessus la cavité glénoïde et va descendre en passant
dans la gouttière bicipitale.
Un autre faisceau qui vient du processus coracoïde. Ils vont se réunir sous forme d’un
muscle qui va naitre de ces deux tendons et qui va se terminer par un tendon unique qui
se termine sur la tubérosité bicipitale du radius.
• A quoi sert ce muscle ?
- Fléchisseur du coude
- Supinateur puissant (90° seulement). Il n’est supinateur que quand le coude est en angle
droit (ex : dévisser une visse à hauteur de notre poitrine, c’est le biceps qui agit) par
contre si le coude est à 180° pour dévisser une visse au plafond, ce n’est pas le biceps.

○ Le Triceps (voir schéma cours)

- 3 faisceaux
Cavité glénoïde, l’humérus, l’olécrane, gouttière de torsion, nerf ulnaire
• Gouttière de torsion contient le nerf radial
• Un faisceau se trouve au-dessus de la gouttière, un autre en dessous et il y a un
troisième qui vient de dessous de la cavité glénoïde.

• Ce muscle est purement un extenseur du coude (>< biceps), il n’a aucune fonction.
Celui-ci recouvre le nerf radial, et se termine sur l’olécrane. Le nerf radial va être
« écrabouillé » entre les faisceaux du triceps et l’humérus.

Problème médical/cas clinique 


 Dans la luxation de l’épaule, vous risquez d’arracher le nerf axillaire et la conséquence
est que le deltoïde ne fonctionne plus et donc plus d’abduction de l’épaule.
 Lors d’une fracture de l’épitrochlée, on confirme le nerf ulnaire et une paralysie du nerf
aura pour effet de bloquer la main en « griffes » car il innerve des muscles de la main
(muscles interosseux).
 Lors d’une fracture de l’humérus on peut rompre le nerf radial, on aura alors tout le
membre supérieur en ‘col de cygne’ car le radial innerve tous les muscles postérieurs
(extenseurs) Le coude, le poignet et la main tous en flexion.

VI. POIGNET ET MAIN (voir schéma cours)

• L’ulna va moins bas que le radius (pas jusqu’au bout) car il y a une sorte de ménisque
appelé => fibrocartilage triangulaire (forme triangulaire de dessous).
On ne peut pas dire que le poignet s’articule avec l’ulna (par contre avec le radius oui), il
s’articule avec le fibrocartilage triangulaire.
- Os scaphoïde ou naviculaire (forme de bateau)
- Semi-lunaire ou Lunatum : de profil, forme de demi-lune
- Pyramidal (Triquetrum) : Pisiforme est le petit compagnon du Pyramidal. (c’est un os
sésamoïde : os qui n’existe que parce qu’un tendon vient s’insérer dessus)

Structure :
CARPE – METACARPE - PHALANGES
- Ce qui va faire suite au carpe est le métacarpe (5 métacarpiens)
Il y a normalement 3 phalanges (Phalanges proximale, moyenne et distale)

- Au niveau du pouce (pollex), il n y a que deux phalanges, il y a un métacarpien du pouce


mais en fait c’est la PHALANGE.
Seules les phalanges appartiennent aux doigts (voir photo ou schéma).

- Le carpe va ménager une sorte de gouttière concave (gouttière carpienne). Il y a un


ligament qui va former une sorte de sangle appelée ligament annulaire du carpe ou le
rétinaculum des fléchisseurs.

• Triquetrum, pisiforme, lunatum, naviculaire, os crochu, amatum, capitatum, trapèze

• Il y a un tendon qui se jette sur le pisiforme, il appartient à un muscle. Une extension de


ce tendon va réaliser un petit canal. Celui-ci est formé par le ligament annulaire s’appelle
le canal carpien, le petit canal accessoire s’appelle canal de Guyon. (Voir schéma cours)
 Que va-t-on trouver dans le canal carpien ? A l’intérieur, se trouvent les tendons
fléchisseurs des doigts. (Deux tendons fléchisseurs par doigt, au milieu passe un nerf qui
est appelé nerf médian, très important pour l’avant-bras et le poignet.)
Dans le canal de Guyon passe le nerf ulnaire et ce nerf passe avec l’artère ulnaire.
Ce canal carpien contient les tendons fléchisseurs des doigts. Ces tendons sont
nombreux.
Ce nerf peut faire l’objet d’une compression, notamment pendant la grossesse, à cause de
la rétention d’eau : le canal carpien et le canal de Guyon seront plus étroits.
Si compression, on sentira des picotements au niveau de la main.

Au niveau de la paume de la main, le territoire cutané du nerf ulnaire est au niveau des
deux derniers doigts, et celui du nerf médian au niveau des trois premiers doigts.

Problème médical/cas clinique 


Si en l’absence de tout traumatisme, un patient a des picotements dans les deux derniers
doigts, on peut suspecter le syndrome du canal du nerf de Guyon et pareillement si
picotement dans les trois premiers doigts : syndrome du canal carpien.
 Ce dernier se traite soit par injection de corticoïde soit en incisant le ligament (le nerf
sera « libéré », moins comprimé).
>Métier prédisposant : secrétaire, infirmière.
VII. Muscles de l’avant-bras et muscles extrinsèques du poignet et de la main

Dans le poignet et la main, il y a des muscles qu’on appelle les fléchisseurs des doigts.
Si on considère le métacarpien d’un doigt (sauf le pouce), il y a deux tendons
fléchisseurs :
 superficiel : se termine par une sorte de boucle sur la deuxième phalange. Appelé
fléchisseur commun superficiel.
 profond : se termine sur la 3ème phalange. Appelé fléchisseur commun profond.

Le tendon superficiel va être « traversé » par le tendon du profond.


 appelés tendon perforé et tendon perforant

C’est une zone où il y a énormément de petits tendons.


Problème médical/cas clinique 
Si on a une plaie tendineuse de la main : il faut toujours appeler un chirurgien plasticien
de la main, pour ne pas suturer le perforé au perforant !

- Muscle inconstant : le petit palmaire, sur le même chromosome que le muscle de la langue.
Tout le monde n’a pas ce muscle !

• Au niveau dorsal, il ne reste plus qu’un muscle, c’est l’extenseur commun. Il s’insère
sur les trois phalanges en même temps, et donc l’extension se fait de tout ou de rien, pas
d’une phalange par rapport à une autre.

Si on fait une abduction du pouce suivi d’une flexion des phalanges du pouce : le petit
trou s’appelle la tabatière anatomique (le tabac se mettait là-dedans pour le sniffer).
Dans le fond, c’est le naviculaire.

Problème médical/cas clinique 


Comment vérifier si il y a une fracture du naviculaire ? Si on appuie dans le fond de la
tabatière anatomique et que c’est douloureux, le naviculaire est cassé.

=> Dans le fond de la tabatière anatomique, on trouve l’artère radiale. C’est celle dont on
prend le pouls dans l’avant-bras.
- Elle se trouve entre deux muscles : le brachio radial et le grand palmaire.

Schéma muscle thénarien-hypothénarien


• Au niveau de la paume de la main : deux groupes de muscles bien particuliers. Muscle
thénarien (muscle du pouce) et hypothénarien (muscle du petit doigt)

- Les muscles interosseux sont entre les métacarpiens, ils les relient les uns aux autres.
- Ils ont deux fonctions antagonistes : permettent l’écartement et le rapprochement des
doigts (les palmaires rapprochent tandis que les dorsaux écartent).
Les extenseurs sont beaucoup plus faibles que les fléchisseurs mais ils sont aidés par les
interosseux : les interosseux ont une extension qui rejoint les extenseurs.
Les interosseux sont innervés par le nerf ulnaire.

Problème médical/cas clinique 


Plus d’interosseux ou nerf ulnaire lésé : mains en griffe.

o Le plexus brachial

• Tous les nerfs responsables de l’innervation du membre supérieur appartiennent au plexus


brachial. Plexus brachial : C5 à Th2

Semblable à des quais/voies d’une gare.

- Racines de nerfs qui sortent de la colonne vont « s’échanger, se mélanger », et vont aller
dans d’autre nerfs importants.

Il y a des nerfs terminaux :

 médian : dans le canal carpien


 ulnaire : dans le canal de Guyon
 radial : passe le long de la diaphyse de l’humérus
 axillaire : passe autour du col de l’humérus pour innerver le deltoïde

Problème médical/cas clinique 

- Fracture de l’humérus ou plâtre trop serré : nerf radial lésé, ce qui donne une main en
col de cygne.

- Luxation de l’épaule : nerf axillaire lésé

• Le plexus brachial se trouve au-dessus du sommet pulmonaire, entre les scalènes, puis on le
trouve dans le creux axillaire : là où il se divise en nerfs.

- Une lésion du sommet pulmonaire peut léser le plexus brachial.

X. Vascularisation du membre supérieur


o Les vaisseaux schéma

Ils partent de l’artère subclavière (qui sort par le même orifice que le plexus brachial : entre les
scalènes).

Cette artère subclavière va devenir l’artère axillaire, elle passe dans le creux axillaire, on peut
prendre le pouls ici (difficile néanmoins). L’artère axillaire va cheminer vers le canal brachial et
devient donc l’artère brachiale ou humérale. On peut également palper le pouls dans cet endroit.

NB : le canal brachial (rempli de graisse) est en dedans. Contient l’artère brachiale, le


nerf ulnaire & le nerf médian. Pour le palper : prendre le bras et on sent un espace entre
le biceps et le triceps.

L’artère passe dans le pli du coude et se divise en deux :

 artère ulnaire : passe dans le canal de Guyon. On peut y prendre le pouls.


 une artère radiale : se situe dans la gouttière du pouls puis passe dans la tabatière
anatomique pouls.
 les deux artères s’anastomosent et forment une double arcade qui va alimenter les
doigts.

!! RECAP DES DIFFERENTS ENDROITS POUR LE POULS !!

 dans le creux axillaire


 dans le canal brachial
 dans la gouttière du pouls (c’est le plus facile)
 dans la tabatière anatomique
 dans le canal de Guyon

• Pourquoi tous ces endroits ?

- On prend le pouls pour savoir également si une artère est perméable, elle pourrait être
bouchée. Auquel cas on ne sentirait plus le pouls…

Ex : pas de pouls huméral donc pas de pouls ulnaire ? Pas forcément !

 compensé par des anastomoses par des collatérales !

Donc un bilan vasculaire complet chez un patient : prendre tous les pouls faisables, puisqu’une
interruption quelque part peut-être compensé par le développement par des suppléances.

o Réseau veineux

Il y a deux types de réseaux veineux :

 Profond : parallèle au réseau artériel.

MAIS : deux veines pour une artère ! Jusqu’au niveau de la veine axillaire (ex : deux
veines ulnaires pour une seule artère ulnaire). Un couple de veine pour chaque artère.

 Superficiel : n’a pas d’équivalent en terme d’artère. Les veines n’ont pas
d’équivalent artériel.
Ces veines-là sont sous la peau. Ce réseau veineux superficiel, à intervalles réguliers, donne des
anastomoses, et rejoint le réseau veineux profond. Que dans un seul sens : superficiel vers
profond (les valvules interdisent de venir dans l’autre sens).

SCHEMA

Donc si on met un garrot trop serré : les veines superficielles, au lieu de se remplir vont « filer » vers
les veines profondes, et on ne verra plus loin.

Il y a énormément de variantes dans le système veineux superficiel

Au niveau du pli du coude : Schéma

On y trouvera le dispositif le plus constant, approprié pour piquer : le « M veineux ».

Le radial accessoire (la plus externe) est plus constant que les autres. On finit par la retrouver
sur le bord radial du poignet, en superficie de la tabatière anatomique et finit dans le pouce.

Si on ne voit pas le M veineux : mettre le garrot plus bas et alors on verra d’office la radiale
accessoire qui continue dans l’axe du pouce (peau plus dure & plus douloureux cependant),
appelée « veine de l’anesthésiste ».

Cas clinique  Veine dilatées = varices

XI. Ostéologie du membre inférieur

o Le fémur voir vidéo – schéma internet ?

Os long, formé d’une diaphyse assez longue et de deux épiphyses radicalement différentes.
L’épiphyse supérieure (la tête), avec une sphère destinée à recevoir l’os coxal, le col.

Avant lisse, arrière rugueux appelé ligne âpre : zone d’insertion musculaire considérable.

Deux tubercules : le grand trochanter, palpable, et le petit trochanter, également des zones
d’insertion musculaire.

Se termine par : en bas et en avant par une trochlée, dans laquelle la rotule s’insère.

En bas et en arrière, on trouve deux surfaces articulaires appelés condyles qui « roulent » sur le
tibia.

o La hanche

Articulation coxo-fémorale, qui n’est pas parfaitement adaptée à la position bipède.

La surface articulaire, sphérique de l’os coxal regarde vers l’avant et le dedans et la tête du fémur
est également orientée vers l’avant et le dedans : situation de déséquilibre : grosse partie de la
tête du fémur est en dehors de l’articulation.

Il existe un bourrelet, labrum, qu’on appelle le bourrelet cotyloïdien : petit.


Instabilité aggravée lorsqu’on croise les jambes. Jambe croisée : grosse partie de le sphère du
fémur qui est en sortie de l’articulation !

Problème médical/cas clinique 

Si on croise les jambes et qu’on a choc frontal du genou : luxation de la hanche + fracture de la
cavité cotyloïdienne. !accident de voiture!

Cavité cotyloïdienne de face schéma

○ Ligament rond de la hanche

Aucun intérêt mécanique, aucune résistance. Chez l’adulte, une lésion de ce ligament rond n’a
aucune importance. Chez l’enfant, cela peut-être dramatique !

Il y une artère qui chemine dans ce ligament rond : artère du ligament rond qui va vasculariser la
tête du fémur.

Chez l’enfant, il y a un cartilage qui va séparer la tête fémorale du reste de la diaphyse : cartilage
de croissance ou de conjugaison.

Les vaisseaux ne passent pas à travers des cartilages !

Donc chez l’enfant, vaisseaux du reste de l’os n’arrivent pas à la tête du fémur à cause de cet
obstacle et l’artère du ligament rond est la seule artère qui vascularise la tête fémorale.

Problème médical/cas clinique 

Atteinte du ligament rond chez l’enfant : nécrose de la tête du fémur, qui peut demander une
greffe !

Seul rôle du ligament rond : porter les vaisseaux dans la tête fémorale. Vaisseaux indispensables
chez l’enfant, mais pas chez l’adulte.

○ Myologie de la hanche

 Ilio-psoas

SCHEMA

C’est le principal fléchisseur de la cuisse, & il est très puissant.

Il passe sous l’arcade crurale, à côté du nerf fémoral.

Rôle très important dans la statique de la colonne, maintient intacte la lordose de la colonne
lombaire.

 Les muscles fessiers – Les muscles glutéaux

3 muscles : grand, moyen et petit fessier (ne donne pas la forme rebondie).
Première chose qu’on trouve quand on dissèque une fesse :

- le grand fessier : muscle carré. Essentiellement un abducteur et un extenseur de la fesse.


On y fait les intramusculaire !
- le petit et moyen fessier : essentiellement des abducteurs. Fonction globale :
stabilisateurs de la marche (quand on marche, appui monopodal : ces muscles
verrouillent et empêche de tomber).

SCHEMA

Grande échancrure sciatique traversée en deux par le muscle piriforme/pyramidal qui viens de
la partie antérieur du sacrum et se termine au niveau du grand trochanter. La grande échancrure
sciatique est divisée en deux parties : pertuis supra-piriforme et pertuis infra-piriforme.

Dessous le pertuis infra-piriforme, sortie du nerf sciatique (épais !) : il innerve pratiquement


tout le membre inférieur.

SCHEMA fesses pour faire une IM. -> Quadrant supéro-externe

 Muscles adducteurs, custodes virginitatis

SCHEMA

Il y en 4, dont le grand adducteur, « costaud ». Ils partent du bassin et rejoignent la région


interne du fémur. Ressemble à un rideau musculaire continu, ce sont donc des muscles assez
puissants.

SCHEMA 2 Face antérieure de la cuisse

Le Sartorius, ou Couturier, ce muscle a un trajet très particulier. Du côté interne, il y a un muscle


qui fait aussi partie des adducteurs : le Gracilis/Droit interne. Et au-dessus se trouve l’arcade
crurale.

Au milieu de ces trois éléments, on trouve le triangle fémoral ou le triangle de Scarpa. L’artère
fémorale y est exposée et est « vulnérable » à cet endroit-là.

Problème médical/cas clinique 

Si on plante un coup de couteau dans ce triangle fémoral et qu’il n’y a pas une intervention
médicale immédiate, mort de l’individu (perte de litres de sang considérable).

Le Sartorius, le Gracilis et le demi-tendineux forment une espèce de tendon commun appelé la


patte d’oie. (3 tendons et cela se trouve dans la région interne du tibia).

Problème médical/cas clinique 

Si quelqu’un se plaint d’une forte douleur sur la partie interne du tibia en haut, on peut suspecter
une tendinite de la patte d’oie, souvent dû à un excès de mouvement. Très douloureux. (Il ne le
demandera pas à l’exam)

○ La Jambe SCHEMA
 Le Tibia

Le tibia est un os particulièrement massif qui se termine par une saillie : malléole interne
médiale.

Le tibia présente une grosse tubérosité tibiale antérieure. Les condyles fémoraux vont venir
reposer sur l’extrémité supérieure du tibia.

Le tibia a la particularité d’avoir en avant une espèce de crête, c’est un os très aigu vu en avant, si
on se cogne le tibia contre un coin ou une armoire, c’est très douloureux.

Il n’y a pas de mouvement entre le tibia et la fibulla.

Les surfaces articulaires du tibia et du fémur ne sont pas correspondantes, il y a une


discordance.

Cette discordance va être corrigée par un dispositif très particulier. Ce des petites structures
fibro-cartilagineuses qui vont s’interposer entre le tibia et le fémur => ménisques. (Corrigent les
surfaces articulaires)

Pour bien solidariser le tibia au fémur, il y’a un groupe de ligaments appelés ligaments
croisés(SCHEMA) ils empêchent une rotation excessive.

 La Fibula (péroné)

La Fibula est un os très grêle qui ne participe absolument pas au genou et qui se termine par
une malléole plus fine et qui descend plus bas: malléole externe ou fibulaire.

 La rotule ou Patella

Voyons de profil l’extrémité inférieure du fémur, il existe deux condyles de chaque côté, ils se
poursuivent par la trochlée et celle-ci sera le lieu où vient s’articuler la patella ou rotule.

En dessous, se trouvent le tibia et la Fibula (ou peroné).

- La rotule ou Patella est un os sésamoïde, càd qui sert d’intermédiaire pour le muscle
QUADRICEPS et ce muscle va venir se termine sur la tubérosité tibiale. Cet os ne sert que
d’intermédiaire pour l’insertion d’un volumineux muscle.

- L’articulation va être stabilisée par des ligaments latéraux (latéral externe+ latéral
interne).
- Le genou peut faire deux mouvements principaux : Flexion / extension – Rotation
- Le Quadriceps est un muscle extenseur du genou (pour shooter dans le ballon)
- La Patella est le parfait équivalent de l’Olécrane et le quadriceps est l’équivalent du
triceps du membre supérieur mais inversé (car le membre inférieur a tourné par rapport
au membre inférieur des quadrupèdes durant l’acquisition de la bipédie)

Problème médical/Cas clinique 

Comme les footballeurs ou skieurs, lors d’une rotation forcée du genou, il est possible de
détruire les ligaments croisés par une torsion excessive du genou.

 Quadriceps et muscles postérieurs SCHEMA

Le Quadriceps (4 faisceaux)

• Le premier faisceau va venir de l’os iliaque (ce qu’on appelle l’épine iliaque antéro supérieur)
et va rejoindre la Patella => Muscle droit antérieur.

• Faisceau bi articulaire (extenseur de la jambe et un léger fléchisseur de la cuisse)

• deux autres faisceaux musculaires

Le vaste latéral et le vaste médial et un faisceau qui s’insère sur le fémur lui-même, le vaste
intermédiaire (appelé jadis le crural)

• Il entoure complètement le fémur, muscle extrêmement puissant.

 Loge postérieur SCHEMA

La fosse poplitée (derrière le genou) en dedans et en dehors, se trouvent des tendons qui
limitent celle-ci.

 Muscles ischio-jambiers

Des muscles qui proviennent de la partie postérieure du bassin, du côté interne on trouve
deux muscles dont un qui vient s’insérer et se terminer sur le tibia appelé « semi-
membraneux ». Il est accompagné par un autre muscle juste à côté de lui mais qui possède
un tendon plus long et plus étroit, ce muscle est le « semi-tendineux ». Celui-ci va donner un
tendon qui va aller sur la patte d’oie.

Du coté externe, on va en trouver un qui va venir se terminer sur la Fibula, appelé le « biceps
fémoral ».

 Triceps sural gastrocnémien


Muscle qui va s’insérer sur le fémur + 2 muscles jumeaux qui vont former un gros muscle
appelé le Triceps sural gastrocnémien (gros muscle du mollet).

Ce losange dont le creux est la fosse poplitée et où passe l’artère poplitée et c’est là que le
nerf sciatique se divise en deux parties.

Cas clinique 

Ce que nous sentons de dur lorsque nous palpons la fosse poplitée, c’est le semi-tendineux.
C’est là qu’on prend le pouls de l’artère poplitée.

LE PIED

 La cheville SCHEMA
- Le tibia, la fibula, la malléole externe (grosse boule coté externe), malléole interne
(grosse boule côté interne), le talus, en dessous du talus se trouve l’os du talon
(calcaneum).

Cette articulation est défendue par des ligaments et ces ligaments (complexes) s’appellent
ligaments latéral interne et ligaments latéral externe.

Tout le poids du corps repose sur le tibia.

Problème médical/Cas clinique 

Lorsqu’on glisse sur une peau de banane, nous allons rompre les ligaments (latéral interne et
latéral externe) => Entorse.

- Entorse externe est la + fréquente, rupture du ligament latéral externe. Pourquoi ? C’est
beaucoup plus facile de glisser avec le pied qui file vers l’intérieur (cela s’appelle une
inversion). Si le pied glisse et file vers le côté externe cela s’appelle une éversion. (Si
cela se passe, la malléole externe va casser également).
• Le développement du cerveau suppose le développement de la partie antérieure du tube
neural. La particularité c’est que le développement de ce tube va se faire dans un espace peu
étendu => future boite crânienne. Le développement crânien se fait après le développement du
cerveau, mais lors du développement du cerveau il y’a déjà une enveloppe fibreuse qui annonce
le crâne.

- Quand un tube se développe et s’allonge dans un espace clos, il se plie et on aura un


phénomène de modelage.

On observe dans le cerveau primitif, une extrémité antérieure qu’on appelle prosencéphale. Un
cerveau moyen appelée le mésencéphale (il va d’ailleurs continuer à s’appeler comme ça
jusqu’au bout) et une partie toute caudale qu’on appelle le rhombencéphale.

 On observe l’apparition de trois courbures inverses (cavités du cerveau) :

Deux ventrales et une dorsale. Qui vont progressivement amener à d’importantes déformations
et qui vont finir par avoir la bonne forme.

• Evagination du prosencéphale (schéma) qui va apparaitre comme les oreilles de Mickey. Le


prosencéphale va se diviser en un télencéphale et la partie centrale qu’on appelle le diencéphale
(c’est là qu’il y aura le thalamus).

• Le rhombencéphale va générer un épaississement dorsal qui deviendra le futur cervelet, une


région ventrale qui donnera un futur pont (ou protubérance) et la partie terminale appelée la
moelle allongée ou bulbe rachidien. Tout ça est creux.

Dans la cavité centrale se trouvent des ventricules (schéma). Au milieu il y a le 3ème ventricule,
sur le côté des ventricules latéraux et au niveau du cervelet il y aura le 4ème ventricule et reliant
les deux dans le mésencéphale il y’a ce qu’on appelle l’Aqueduc de Sylvius.

Problème médical/Cas clinique  Une cause d’hydrocéphalie : si la zone appelée l’Aqueduc de


Sylvius rétrécit/se bouche.

Coupe dans le syllabus

-Qu’est-ce ce que va donner ce télencéphale ? Celui-ci va donner des hémisphères. Les


hémisphères vont prendre un volume épatant très progressivement. Autrement dit après un
certain temps ces hémisphères vont largement se dilater et vont recouvrir la partie centrale de
ce qu’on appelle l’encéphale.

Les circonvolutions se développent après les 4eme mois : phénomène tardif du développement.

« Règles générales du développement » :

- Au sein de l’encéphale, on va trouver les hémisphères


- Ce qui dérivait du tube neural on le retrouve chez l’adulte : le pont, la moelle allongée ou
bulbe, mésencéphale.

Il faut aussi comprendre que le cerveau ne va pas se situer à nu de la boîte crânienne, si nous
ouvrons celle-ci nous allons rencontrer les méninges (crâniennes). Ce qu’on observe est en
quelque sorte le contenu d’une noix. Il y’a une sorte de cloison sagittale. Cette cloison sagittale
s’appelle faux du cerveau et c’est de la dure-mère. Celle-ci va se diviser en deux pour former la
tente du cervelet. Par cette tente, nous allons voir passer le tronc cérébral. (Mésencéphale)

Il faut savoir que cette division par la dure mère n’est pas une division complète, ns pouvons
passer d’un côté à l’autre sous la faux du cerveau. VOIR SCHEMA

• La faux du cerveau se termine par un bord libre de sorte que le cerveau va présenter sous la
faux du cerveau une zone de communication par laquelle vont passer les fibres qui réunissent
les 2 hémisphères : les commissures.

*Commissures = fibres de substance qui passent d’un hémisphère à l’autre dans le cerveau. Il y a
présence de celles-ci simplement parce que la faux du cerveau n’est pas continue.

Hémisphère cérébral (Schéma cours hémisphère cérébral)

Il y a là une sorte de scissure oblique (partie du cerveau qui est divisée) : scissure de Sylvius.
Celle-ci va isoler un lobe appelé lobe temporal.

Lorsqu’on regarde un cerveau, nous pouvons suivre avec notre doigt les sillons et généralement,
ce sont des sillons avec un cul de sac, ils ne continuent pas. Par contre, il y en a un qui monte
jusqu’en haut, au-dessus. Ce sillon continue dans la région inter hémisphérique  sillon de
Rolando.

Cela sépare le lobe frontal du lobe pariétal. De part et d’autre du sillon il y a une circonvolution
(partie renflée) devant le sillon = frontale ascendante. De l’autre côté c’est la pariétale
ascendante.

Dans la frontale ascendante, nous aurons la motricité volontaire.

Dans la pariétale ascendante, nous aurons la sensibilité tactile.

Il y a dans le tronc cérébral ce qu’on appelle une décussation. Ca signifie que la frontale
ascendante droite c’est pour la motricité gauche et inversement.

Par contre, le long de la frontale ascendante, il y a une représentation des zones motrices qui est
bien précise. (Voir syllabus) -petit bonhomme de Penfield

Pourquoi une grosse main et pourquoi une grosse figure ? La taille est proportionnelle au
nombre de neurones, c’est-à-dire qu’il y a plus de neurones pour la main (on fait plus avec une
main qu’avec un pied) que pour le pied et pour la figure aussi (expressions, parole…).

Au niveau de la sensibilité, ce sera exactement la même chose.

Que ce soit pour la motricité ou la sensibilité, un CROISEMENT se fera au niveau du tronc


cérébral.

Question exam  : Un patient a le pied gauche paralysé. Peux-tu localiser d’où cela vient ?

Dans la partie inter-hémisphérique de la frontale ascendante droite.

Dans la région occipitale, nous allons trouver un centre qui existe des deux côtés. Ce lobe
contient le centre de la vision.
Est-ce que toutes les fonctions sont bilatérales ?

Les droitiers ont un hémisphère dominant du côté gauche et inversement. Et donc si on


considère la norme d’avoir plus de droitiers, nous allons observer deux zones qui n’existent que
du côté gauche pour les droitiers. Et ces zones sont les régions responsables de la parole.

- Zone de Broca (zone motrice de la parole)


- Zone de Wernicke (zone de compréhension de la parole)

Si quelqu’un ne parvient plus qu’à émettre des monosyllabes (aphasie) mais totalement capable
d’écrire sur une feuille des phrases complètes ça veut dire que c’est la parole qui est lésée et pas
le cerveau. (Zone de Broca)

(Zone de Wernicke) Quelqu’un qui va pouvoir prononcer des mots mais il va présenter que des
phrases qui veulent rien dire mais elle saura écrire correctement => Aphasie de Wernicke.

Dans le cortex temporal, en profondeur du lobe temporal, nous aurons la zone de l’audition.

 ZONES CORTICALES PRIMAIRES

Coté interne du cerveau (schéma avec corps calleux)

- Structure en fer à cheval : commissure majeure appelée le corps calleux. Est la plus
volumineuse commissure.

Ce corps calleux = des fibres de substance blanche qui vont d’un côté à l’autre du cerveau et
donc ce sont des fibres qui vont permettre la communication entre l’H gauche et l’H droit.

Problème médical/cas clinique 

Une personne qui a une section du corps calleux :

Les deux informations du nerf optique croisent et toute l’information qui vient d’un œil
arrive dans les 2 H en même temps et donc si on bande les yeux de quelqu’un qu’on lui
donne une clé (sans lui dire ce que c’est) et on lui demande comment ça s’appelle il va dire
« c’est pour ouvrir une porte » mais ne pourra pas dire que c’est une clé.

POURQUOI ?

Il palpe la clé : impression tactile de la main gauche qui va aller dans l’hémisphère droit puis
ça arrive dans le centre de l’hémisphère droit MAIS le centre de la parole se trouve dans
l’hémisphère gauche et pour passer dans cet hémisphère il faut un corps calleux.

Cause : cisaillement lors d’un accident de moto ou alors une agénésie du corps calleux (donc
le développement de celui-ci n’a jamais eu lieu)

Rappel : La motricité comme la sensibilité font l’objet d’un croisement de fibres =>
décussation (fibres qui changent de côté) Schéma

- Ce réseau moteur s’appelle le faisceau pyramidal et va aller faire relais dans la moelle
épinière. Donc les fibres motrices, après avoir changé de côté vont descendre et aller
vers les synapses, dans la partie motrice de la moelle épinière.
Même chose pour les fibres sensitives, à ce niveau, on voit le même dispositif qui nous
montre que tout ce que l’on ressent du côté droit va se référer dans l’hémisphère cérébral
gauche.

COUPE SCHEMA

Dans le cortex, il y a bien des cellules mais le cerveau ne se résume pas au cortex. Il existe en
dessous de tout ça, un système particulier : les noyaux de la base.

Important à retenir des schémas : Noyau lenticulaire, noyau caudé, capsule interne,
thalamus, fibres motrices, ventricules.
• Les ventricules cérébraux sont des cavités et si on fait une coupe horizontale on trouve des
noyaux de substance grise qui vont se situer de part et d’autre des cavités ventriculaires.
Noyau caudé, thalamus et noyaux lenticulaires.

Les fibres motrices intracérébrales vont passer entre les noyaux, au sein du faisceau
pyramidal. L’espace dans lequel elle passe s’appelle la capsule interne. Ces noyaux de la base
font partie d’un ensemble appelé Striatum. C’est ce qui est au bout de la chaine chez les
oiseaux et les reptiles. Le cortex chez les oiseaux est limité au cortex olfactif et à
l’hippocampe. Le cortex moteur et sensitif primaire n’existe pas chez eux. C’est le striatum
qui joue ce rôle. Cependant chez les mammifères, le chef que représente le striatum est
détrôné par le super chef « néocortex ».

- Ces noyaux-là sont en quelques sortes des noyaux intermédiaires qui modulent l’activité
du cortex. Le rôle du striatum devient un système de régulation.

Cas clinique/Problème médical 

Quand on a une paralysie d’origine cérébrale, et que le système cortical ne parvient plus à
contrôler les mouvements. Le striatum (= système sous cortical) qui prend le dessus et est
responsable de la rigidité qu’on observe chez quelqu’un de paralysé.

Ex : Mouvements anormaux = déficience du striatum

○ L’hippocampe :

• Partie du cortex temporal qui est assez intéressante et qui joue un rôle dans les processus de
mémoire.

La sensation de revivre un événement qu’on a déjà vécu, c’est une activité électrique de
l’hippocampe qui s’associe à des crises d’épilepsie. Tout le monde est capable de faire des crises
d’épilepsie. Il y’a plusieurs types (le grand mal, le petit mal,…)  Epilepsie hippocampique.
Schema

- La mesure du volume de l’hippocampe est très importante dans le suivi de l’Alzheimer.


On peut observer une réduction progressive de la surface de l’hippocampe lors de
l’évolution de la maladie -> d’où les troubles de mémoire.

• Région fortement liée à la perception des souvenirs. Elle se trouve dans la profondeur du lobe
temporal.

Le tronc cérébral est formé par le mésencéphale, du pont, moelle allongée (protubérance).
Coupe sagittale des diff parties du tronc

C’est à partir du tronc cérébral que partent les noyaux des nerfs crâniens.

○ Le cervelet se trouve derrière le tronc cérébral. Le cervelet va se caractérise par deux


hémisphères et une partie centrale qui est un peu cachée qu’on appelle le vermis.
Le rôle du cervelet est double : siège de l’équilibre et le siège de la coordination des
mouvements.

Exemple médical  Si on veut tester quelqu’un qui a un problème dans le cervelet, le faire
marcher droit devant lui en gardant la ligne droit et les bras tendus, il marchera comme
quelqu’un de saoul.
Un autre test, dire à la personne qui a les yeux fermés de toucher le bout de son nez, il n’y
arrivera pas.

• Cervelet  Equilibre et coordination des mouvements.

- On a ce qu’on appelle les amygdales cérébelleuses : juste au-dessus du trou de la base du


crane (foramen magnum ou trou occipital). Si on veut mourir, il suffit que ces amygdales
descendent dans le trou et compriment la moelle allongée. Car dans la moelle allongée se
trouve le centre respiratoire. schema

Comment pourrait-on expliquer que ces amygdales descendent dans le trou ? Par exemple s’il y a
une pression qui vient d’au-dessus comme une tumeur cérébrale dans la boite crânienne et si
elle pousse vers le bas, ça va avoir tendance à faire pousser le cervelet vers le trou et à faire
rentrer les amygdales dans le trou.  Processus appelé ENGAGEMENT.

○ Le système ventriculaire

Si on aplatit ce système, nous allons avoir schéma 3 : deux ventricules latéraux qui vont se jeter
par un trou dans ce qu’on appelle le 3e ventricule. Il va déboucher dans un 4e, et entre les deux il
y’a ce qu’on appelle l’aqueduc.

• Le liquide céphalorachidien ou cérébrospinal est fabriqué dans les ventricules par des organes
qu’on appelle les plexus choroïdes (il y en a dans toutes les cavités). Ceux-ci vont sortir à
l’extérieur du cerveau par un petit trou  le trou de Magendie. Ca va sortir dans des espaces
qu’on appelle « sous-arachnoïdiens ».

Le liquide va sortir pour aller diffuser autour du cerveau et ce liquide est résorbé par des petits
organes qui sont dans les petites flatuosités en dessous de la calotte. Ces organes s’appellent les
granulations arachnoïdiennes (c’est de l’arachnoïde en fait).

- Les granulations sont visibles au niveau de la voute du crâne, là où se résorbe le liquide.


C’est dans la dure-mère et c’est de l’arachnoïde.

Cas clinique  Hydrocéphalies ? C’est quand y’a trop de liquide dans le cerveau, cela va
dilater les 3 ventricules.

Cause :

- Soit il y a trop de liquide qui est produit


- Soit une obstruction mécanique comme l’aqueduc qui est rétrécit. Cela dilate les 3
premiers ventricules mais pas le 4e (Sténose de l’aqueduc  aqueduc restreint)

Traitement : Mettre un drain qui va dans les ventricules, qui passe sous la peau et qui arrive dans
une cavité séreuse. C’est-à-dire le péricarde, le péritoine ou la plèvre. Ces tissus-là résorbent
bien le liquide.
- Soit les granulations arachnoïdiennes sont détruites, il n’y a plus de résorption. Cela
existe dans les méningites tuberculeuses.

La vascularisation du cerveau : elle va se faire via deux artères carotides internes et deux
artères vertébrales. Les artères vertébrales cheminent dans les trous transversaires des
vertèbres cervicales et ça rentre dans le cerveau par le foramen magnum.

- Ces deux artères vont s’anastomoser, à la base du cerveau. Elles vont former un cercle
anastomotique  Cercle artériel. Une fois que ce cercle est dépassé, l’artère ne reçoit
plus aucune suppléance donc plus de possibilité d’anastomose. (=vascularisation
terminale !)

Cas clinique  ACCIDENT vasculaire cérébral dû à l’explication juste au-dessus.

Le sang veineux va revenir par les veines jugulaires.

SCHEMA
Les organes des sens

○ L’ŒIL
- Le globe oculaire, est un élément sphérique. SCHEMA

- Le cristallin est une lentille convergente qui permet d’accommoder notre vision, à la
profondeur de ce qu’on observe.
- Première couche dans notre œil, superficielle : là où elle est transparente = la cornée, là
où elle est blanche c’est la sclérotique (c’est la même couche !).
- La couche la plus profonde est en continuité avec le nerf optique = rétine.
- Couche sensitive ou on a les cellules du cône, du bâtonnet, etc.

Entre les deux se trouve intermédiaire, une couche riche en mélanine ce qu’on appelle la couche
pigmentaire.  Uvée. Celle-ci est formée de la choroïde et de l’iris.

Il y a une chambre postérieure remplie de gel (gélatineux) et une chambre antérieure remplie
d’un liquide qu’on appelle l’humeur aqueuse. Ça n’a pas la même texture, en avant c’est du
liquide en arrière c’est du gel.

- La choroïde comme c’est une couche pigmentée ça contient de la mélanine et on peut


faire des mélanomes choroïdiens. ( personne âgée)

 Le fond d’œil : ça consiste à regarder à travers la pupille pour voir la rétine. But ? Voir
s’il y a une pathologie de la rétine.

Mais il y a aussi une artère qui chemine dans la rétine qui vient du nerf artère centrale de la
rétine.

Il arrive qu’on ait besoin de voir une artère par exemple pour les remaniements dû aux diabètes
ou à l’hypertension. Et cette artère est la seule qu’on peut vraiment observer sans devoir faire un
trou et disséquer. Pour faire ça il faut dilater et pour ça il faut donner une molécule pour dilater :
compine venant de la plante belladone.

Un œil a besoin de bouger, ça se fait grâce à des muscles oculomoteurs. Il y’en a 6 de chaque côté,
ils vont agir sur le corps oculaire de telle façon à ce que le globe bouge.

 Pathologie : strabisme

- A l’intérieur, dans l’orbite, c’est de la graisse et a T° normal la graisse est semi liquide ce
qui permet de bien bouger.

Paupière supérieure : dans la paupière se trouve une petite lentille cartilagineuse qu’on appelle
le tarse de la paupière (rend la paupière rigide). Il y’a des glandes dans ce tarse et ces glandes
sont responsables de la sécrétion des glandes de meibomus. Orgelet -> quand ça s’enflamme.
Orgelet = Inflammation des glandes de meibomus.
Les larmes : Dans l’orbite, avec le coté interne et le coté externe, il y a une glande lacrymale qui
se trouve au-dessus du côté externe. Et du coté interne il y’a un canal qui se draine dans les
paupières et qui se jette dans les fosses nasales, ça s’appelle le canal lacrymal.

Lorsqu’on pleure (nécessaire de pleurer pour la survie de l’œil) les larmes vont diffuser sur
toute la surface de l’œil, et se faire absorber par les fosses nasales et donc la muqueuse. « Ce
qu’on pleure, on le mouche ».

SCHEMA

• Le nerf optique présente un croisement entre la gauche et la droite, qui s’appelle le chiasma
optique. Le nerf optique droit et le nerf optique gauche vont se croiser pour former ce qu’on
appelle le chiasma optique.

Juste en-dessous du chiasma optique il y a une glande endocrine qu’on appelle l’hypophyse, c’est
une glande endocrine qui contrôle toutes les autres glandes et qui se trouvent a la base du
cerveau.

L’œil droit, l’œil gauche et le chiasma. L’œil est une chambre noire donc tt ce qui vient de
l’extérieur (champ temporal) se retrouve dans la partie interne de l’œil. C’est dans une chambre
noire donc c’est inversé, les fibres rétiniennes vont croiser, elles vont aller dans l’autre nerf
optique. Tout ce qui vient du champ interne (champ nasal) va se retrouver du côté externe de
l’œil.

 Si il y’a une tumeur de l’hypophyse qui grandit, ça va comprimer les fibres vertes (sur schéma)
et donc quelqu’un qui est atteint ne verra rien sur les côtés.

Hémianopsie bitemporale  se dit de quelqu’un qui ne voit plus rien sur le côté (souvent
atteint d’une tumeur hypophysaire)

Cela entraine une sécrétion de prolactine, hors cette prolactine empêche une femme d’avoir ses
règles (aménorrhée) et elle entraine des écoulements de lait (galactorrhée).

• Les vaisseaux que l’on voit dans le blanc de l’œil sont des vaisseaux de la conjonctive
(membrane qui recouvre la surface antérieure de l’œil).

Cul de sac conjonctival  Partie en dessous de l’œil que l’on sait écarter avec le doigt (le
médecin regardera cette partie pour voir si la couleur ne tourne pas vers le jaune, si pas d’ictère
sinon c’est signe d’une jaunisse et ça peut devenir une hépatite).

○ L’OREILLE

L’organe auditif est formé par 3 parties essentielles : SCHEMA

• Le pavillon va déboucher sur un conduit -> le méat acoustique externe (ça fait partie de
l’oreille externe).

Au fond de ce conduit, on trouve une membrane -> Le tympan.

Au-delà, nous sommes dans l’oreille moyenne, celle-ci est tout autant remplie d’air que l’oreille
externe. L’air arrive du pharynx par la trompe d’eustache (trompe auditive) PAS par le tympan.
C’est pour ça que lorsqu’on entend plus très bien, on baille ou on avale pour ouvrir la trompe
d’Eustache. Dans cette trompe il y a un système d’amplification des vibrations qu’on appelle les
osselets.

• 3 osselets :

- Marteau ou maleus
- Enclume ou incus
- Etrier ou stapese

Derrière ça, l’oreille interne, nous allons trouver des cavités remplies de liquide, ces cavités sont
de deux natures : deux organes.

-Le vestibule: permet l’équilibre


-La cochlée ou limaçon: permet l’audition

 C’est grâce au vestibule qu’on se rend compte si on tourne à droite ou à gauche dans un
avion, même si on n’a pas la vision.
 La cochlée nous permet d’entendre.

-Tragus : petite boule rigide qui se trouve devant l’oreille externe

-Lobule : là où on met nos boucles d’oreilles. Plus mou que le reste car il n y a pas de cartilage.

Le vestibule possède 3 canaux : canaux semi-circulaires.

Les sensations auditives arrivent au cerveau par un nerf qu’on appelle le nerf auditif  8e nerf
crânien.

Tout ça se situe dans le rocher de l’os temporal !

Craquements liés à une articulation appelée articulation temporo-mandibulaire. Celle-ci se


trouve aussi dans l’os temporal juste devant l’oreille. Si on met notre doigt dans le conduit
auditif externe, on ferme la bouche et on l’ouvre et on sent le craquement.

• Les articulations se trouvent juste devant le méat acoustique externe. Les surfaces de
l’articulation temporo-mandibulaire sont des surfaces qui ne sont pas adaptées l’une à l’autre.
C’est-à-dire que il y’a un élément qui corrige le dispositif : disque articulaire (élément formé de
tissus fibreux) qui sépare l’articulation en deux parties totalement distinctes.

La particularité de ce disque est que lorsqu’on ouvre la bouche, le disque se déplace avec la
partie supérieure de la mandibule. C’est donc une articulation qui sort de sa cavité lorsqu’on
ouvre la bouche, il faut une parfaite synchronisation entre le disque et l’os. Toute
désynchronisation entraine les sensations/craquements chez les filles.

SCHEMA conduit auditif externe avec disque

Tout ce qui peut perturber ça : occlusion dentaire pas parfaite, ou le bruxisme (le fait de serrer
les dents tout le temps). Il faut alors aller chez dentiste et faire de la kiné.
Problème récurrent chez les jeunes femmes : hormono-dépendant !

► Les muscles de la face

 Muscles masticateurs
Le muscle temporal va présenter une particularité. Quand il se contracte, conflit internes, entre
les fibres (certaines vont vers l’avant, d’autres vers l’arrière) : donne des céphalées de tension
(masser la région).

 Muscles de l’expression, de la mimique.

• Voies aéro-digestives supérieures

Schéma pharynx/larynx

• Sous la pyramide nasale : deux os qui forment le palais osseux. Le palais osseux se poursuit par
le palais mou, qui lui se poursuit par l’uvule (la luette). Au-dessus, se trouvent les fosses nasales.

La cavité buccale est habitée par la langue. Derrière la langue, sorte de clapet : épiglotte ; qui
défend l’entrée du pharynx.

 LE PHARYNX
Le pharynx est constitué de trois étages :

1) Le naso/rhino pharynx : il y a un trou dedans pour la trompe d’Eustache


2) Le bucco/oro pharynx : derrière la bouche, fond de la gorge
3) L’hypo/laryngo pharynx

Pharynx : conduit vertical commun qui se divise un peu plus bas.

 Bifurcation au niveau de l’épiglotte, choix : ou on va vers le larynx (organe qui permet de


parler et qui continue vers la trachée) ou on passe par l’œsophage. Si on se trompe de
chemin et que des aliments vont dans le larynx, on peut en mourir, s’il y a de l’air dans
œsophage, simple rot.

Les fosses nasales sont hérissées par des cornets nasaux, permettant le réchauffement de l’air
qu’on inhale.

 LE LARYNX
On peut le repérer au niveau de la pomme d’Adam.

Il est formé d’un os au milieu : l’os hyoïde et plusieurs cartilages.

En dessous : cartilage thyroïde et encore plus en dessous : cartilage thyroïde.


Au-delà, c’est la trachée. Il y a des membranes qui unissent ces différents éléments.

- A l’intérieur, le conduit va présenter une sorte de rétrécissement, comme un sifflet,


qu’on appelle la glotte, cerné par les cordes vocales.

• Si on regarde par le haut on voit le relief des cordes vocales, qui forment un élément
triangulaire cerné par deux petits cartilages : les aryténoïdes.

Le larynx est protégé par l’épiglotte

 quand on avale, l’épiglotte s’abaisse, ce qui empêche les aliments de rentrer dedans.

Le timbre de la voix : des muscles qui agissent sur la longueur des cordes vocales.

Nb : la langue reconnaît le salé, sucré, amer & aigre c’est tout.

 Les glandes salivaires

o La glande sub-mandibulaire, sous la mandibule, peut être palpé


o La glande sublinguale, sous la langue, plus profonde
o La parotide, énorme, devant l’oreille.

Problèmes médical/cas clinique  Parotidite : oreillons. Chez un jeune homme, peut


entraîner une stérilité car elle peut s’attaquer aux testicules.

Il y a parfois des calculs dans leurs canaux -> grosses douleurs.

Il y a des minuscules glandes partout, dans les lèvres, le palais etc.

 Les amygdales / tonssiles palatines


Plus ou moins gros selon les individus, douloureux au moment d’avaler si enflammés. Au fond de
la gorge.

Amygdale pharyngienne (végétations adénoïdes) : elle est juste derrière la luette, et elle est
assez grosse. C’est une cause de ronflement !

Amygdale linguale.

 Les os pneumatiques
Ce sont des os qui contiennent de l’air: appelés des sinus. Ce sont des cavités qui allègent le
crâne et qui finissent par se jeter dans les fosses nasales.

Si les sinus sont enflammés : sinusite.

o le maxillaire. Sinusite maxillaire : douleur sous les orbites


o l’éthmoïde,
o le frontal. Sinusite frontale : douleur au-dessus des orbites
o le sphénoïde. Sinusite sphénoïdale : douleur très profonde derrière les orbites. C’est
par ailleurs le lieu de passage pour atteindre l’hypophyse par chirurgie endo-nasale.
Problème médical/cas clinique 

Douleur faciale : penser aux os pneumatiques.

Les sinus se drainent par les fosses nasales par des micros trous mais si on a un rhume ; ils se
bouchent. Les sécrétions des sinus ne s’écoulent plus et les bactéries vont pulluler, il faut donc
prendre des antibiotiques.

La taille des sinus est très variable selon les individus.

 LA CAVITE ABDOMINALE
• Différentes zones accessibles sur l’abdomen d’un patient- normes, ne définit pas où sont les
organes en dessous. : Superficiel ! Permet d’être précis.

Organes peu mobiles qui sont toujours là :

- Fosse iliaques droit : appendice


- Région hypogastrique : vessie, utérus
- Hypochondre droit : vésicule biliaire
- Hypochondre gauche : rate
- Flanc droit : colon ascendant
- Flanc gauche : colon descendant

Problème médical/cas clinique 


Calculs dans le rein : sang dans les urines
Calculs dans la vésicule : sang dans le duodénum, digéré, donc pas de signe à part la douleur.
Douleur dans le flanc gauche : souvent une colique.

• Dans la cavité abdominale il y a plusieurs compartiments. Ces compartiments sont délimités


par une membrane issue du cœlome appelée péritoine.

schéma
Péritoine enveloppe une cavité : la cavité péritonéale. C’est ce qu’il reste du cœlome (péritoine
dérive de la paroi du cœlome : pariétopleure & splanchnopleure).

 Cavité péritonéale : contient TOUS les viscères abdominaux & digestifs. Il n’y pas les
viscères qui se sont développés dans l’épaisseur de la pariétopleure de l’embryon.
 Espace rétro-péritonéale : il y a les 2 reins & les surrénales, l’aorte, veine cave inférieure.
Cet espace se trouve derrière la cavité péritonéale.

Tous les organes digestifs ont un mésentère. Càd qu’ils sont attachés au péritoine.
Mésentère dérive de la splanchnopleure (entoure le tube digestif) et ce qui se trouve en
périphérie : la pariétopleure.

 Organe libre : mésentère long, permet de se déplacer.


 Organes fixés : colon ascendant et descendant, duodénum & pancréas.

Mésentère court, l’organe est collé au péritoine.

Vue de profil

- La cavité péritonéale va descendre jusqu’à un certain niveau, et l’espace rétro-


péritonéale va devenir l’espace sous-péritonéal (continuation vers le bas, c’est le même
mais avec un autre nom) : vessie & utérus.

 Donc dans l’abdomen les organes sont relativement proches mais séparés par le
péritoine.

Un peu d’embryologie…

 Développement de l’appareil digestif schéma

Il y a une séparation de la partie supérieure et inférieure de l’abdomen.


Coupe : on regarde le sujet par le dessous.

Chez l’embryon il y a un cœlome.


•Dans la région de l’estomac il y a une petite caractéristique, il existe un mésentère dorsal et
ventral.
• L’estomac va générer des cellules endoblastiques qui vont migrer vers l’avant et former un
organe plein : le foie.

• Le mésoblaste dorsal de l’estomac va se plier et s’étendre vers la gauche + énorme extension


du foie et se développe plus du côté droit.

Vers le 7ème mois : fusion pancréas/péritoine postérieur + fusion foie/péritoine.


C’est un phénomène tardif.

o Petit omentum/épiploon : ligament qui relie le foie à l’estomac.


o Bourse omentale/arrière cavité des épiploons : cavité derrière l’estomac dans laquelle se
trouve le pancréas.
o Attache du foie : ligament falciforme, suspend le foie.

► L’ESTOMAC
Il se connecte bien sûr à l’œsophage et le pylore se connecte au duodénum.
La forme de l’estomac peut varier selon les individus.
La taille de l’estomac est +- constante.
La poche à air peut aussi s’appeler grosse tubérosité, à côté de la rate.
L’estomac se trouve dans la partie haute de l’abdomen.
Il se trouve sous le lobe gauche du foie. Relié au foie par le grand omentum (membrane
translucide), qui a un bord libre et on peut s’introduire dedans.

L’estomac va présenter un grand omentum/épiploon qui pend à la grande courbure.


Il peut être plus long chez certain que chez d’autre. Il est attaché au colon transverse qui passe
derrière. Peut avoir une fonction protectrice.

Problème médical/cas clinique 


Pathologie inflammatoire : le grand omentum peut se « coller » dessus et empêcher
l’inflammation, sert de bouchon qui empêche une péritonite.

La muqueuse gastrique va sécréter de l’HCL + des enzymes : il faut une zone d’échange.
Il y a donc d’importants plis dans l’estomac qui augmentent la zone d’échange : la
magenstraße.

Il peut, au cours du développement embryonnaire y avoir des petites rates accessoires. Ne pas
confondre avec des ganglions lymphatiques !
On ne peut pas palper la rate : sous les côtes. Plutôt la percuter : son mat.

 Complexe duodéno-pancréatique
Le duodénum se divise en 4 portions (D1 : bulbe, s’attache à l’estomac).
Le pancréas est « inclus » dans le cadre duodénal. Organe long, divisé en une tête, un corps, et
une queue (attachée à la rate).

Il y a deux types de glandes : exocrines (déverse ses sécrétions à l’extérieur du corps, comme la
transpiration) & endocrines (sécrète pour l’intérieur de l’organisme, secrète les hormones par
voies vasculaires).
 Le tube digestif est considéré comme l’extérieur de l’organisme. Donc les sécrétions qui
sont dans le tube digestif sont exocrines.
Le pancréas est partiellement une glande exocrine. Il a deux canaux :
 Canal principal : canal de Wirsung déverse les sécrétions pancréatiques (dans ces
secrétions : enzymes comme l’amylase pour digérer l’amidon ou lipase pour digérer les
lipides) dans le duodénum. Il s’ouvre au même endroit que le canal cholédoque (il se
déverse au même endroit que le Wirsung). Et il traverse la tête du pancréas.

 Canal accessoire : canal de Santorini.

 Le pancréas est partiellement une glande exocrine.

• Le pancréas et le duodénum sont attachés au péritoine postérieur. Ils sont collés au péritoine,
• Le fascia de Treitz : l’accolement du pancréas et du duodénum.

Pourquoi sont-ils accolés ? Au 7e mois, ça s’est collé au péritoine post.

Problème médical  : Un cancer du pancréas s’étend très vite dans la région péritonéale donc
pas facile à opérer.

• Le pancréas a deux fonctions :

1. Exocrine : Secréter des enzymes qui favorisent la digestion


2. Endocrine : ilots de Langerhans (par million) où il y’a deux sortes de cellules (cellules β :
qui fabriquent l’insuline, cellules α : qui fabrique le glucagon)
Deux hormones antagonistes -> insuline diminue le taux de sucre et le glucagon
l’augmente.
Comment est-ce que ça se régule ?
Si vous diminuez le taux de sucre, il y a création de glycogène dans le foie, et si on veut
augmenter la glycémie, le glucagon va entrainer la disparition de molécules de glycogène
qui vont se scinder en molécules de glucose.

 Et donc c’est grâce à ces ilots de Langerhans peuplés de 2 catégories de cellules


dissimulées dans le pancréas que l’on peut régler la glycémie.

Question posée fréquemment  : Citez les 2 fonctions du pancréas, choisissez en une et


décrivez le dispositif anatomique qui explique cette fonction.

Remarque : Il y a beaucoup de variations dans les canaux à cause du développement


embryonnaire parfois chaotique.

! Le pancréas se trouve dans la bourse omentale.

► LE FOIE

- Le foie est un organe qui est de forme et de volume variables.

- Il présente 2 lobes anatomiques séparés par un ligament qui le suspend au


diaphragme => ligament falciforme. Celui-ci se prolonge par un ligament qui est en fait
une veine bouchée qui va jusqu’à l’ombilic qu’on appelle le ligament rond. (=veine
ombilicale qui est bouchée depuis la naissance)

• 1 lobe anatomique droit et un gauche. On voit dépasser (à hauteur du 9e cartilage costal) la


vésicule biliaire.
Le lobe droit se trouve essentiellement dans l’hypochondre droit, la partie médiane du foie est
dans la région épigastrique et le lobe gauche est dans l’hypochondre gauche.
(La partie principale de l’estomac est dans l’hypochondre gauche, sa partie basse dépasse dans la
région épigastrique)

• Le lobe gauche du foie a un volume très variable.

Les projections du foie :


Le grill costal va plus bas que le foie. Le bord inferieur du foie est sous le grill costal et la seule
chose que l’on peut palper est la partie moyenne du foie. Le dessus du foie va venir se projeter
entre la 4e et 5e côte (=4e espace intercostale) donc le sommet du foie correspond à ce 4e espace.

Cas clinique  : si nous avons un patient qui arrive avec un couteau planté au niveau du poumon,
avant d’enlever le couteau, il faut compter les côtes et vérifier que ce n’est pas dans le foie. Le
foie est beaucoup plus hémorragique que le poumon.

• Le foie a plusieurs fonctions :


1. Exocrine : fabrication de la bile. La bile n’est pas fabriquée par la vésicule biliaire !
Le foie se divise en 8 segments fonctionnels donc chaque segment va présenter un petit canal et
ce petit canal collecte la bile. => Canal hépatique (sur celui-ci se greffe la vésicule biliaire avec un
canal aussi => canal cystique).
Les deux se transforment donc en canal CHOLEDOQUE.

• A quoi sert la vésicule ?


La bile que nous fabriquons est une bile assez diluée et peu efficace. Et la bile secrétée par le foie
va pénétrer dans la vésicule biliaire, elle va résorber l’eau de la bile et donc celle-ci va se
concentrer (il va y’avoir une sorte de déshydratation de la bile).
La bile concentrée va revenir dans le canal cholédoque et ça c’est la bile concentrée et au-dessus
c’est la bile diluée.

• A quoi sert la bile ?


Elle sert à faire l’émulsion des graisses. Pour mettre les graisses en solution et permettre aux
enzymes pancréatiques de s’y attaquer.

La bile se stocke dans la vésicule biliaire et là elle se déshydrate mais elle ne sort pas tout de
suite. Et c’est seulement au moment où l’on décide de manger un truc adipeux que la vésicule se
contracte et chasse la bile dans le tube digestif.

La bile est un liquide plutôt verdâtre où on trouve les sels biliaires (qui font l’émulsion des
graisses). Ceux-ci sont des dérivés du cholestérol.
Il y a aussi des pigments biliaires -> bilirubine (molécule de dégradation de l’hémoglobine). Les
pigments sont réabsorbés par le tube digestif et éliminés par l’urine. Et c’est ça qui est
responsable de la coloration de l’urine.

 Pourquoi est-il important de savoir que le canal cholédoque passe par la tête du
pancréas ?
En cas de cancer de la tête du pancréas, ces cancers peuvent se développer en obstruant le canal
cholédoque. Et donc empêche la bile de s’écouler -> jaunisse -> ictère -> signe d’hépatite ou de
cancer du pancréas.

2. Purification du sang en provenance de l’appareil digestif : système porte.


Tout le sang qui revient du tube digestif arrive au foie par une veine (veine porte hépatique)
et cette veine porte hépatique va collecter le sang en provenance du tube digestif par des
veines mésentériques.
Cette veine porte hépatique va se ramifier en autant de segments que ceux du foie (donc 8).
Ce sang va circuler dans le foie par des capillaires au contact des cellules hépatiques qu’on
appelle des hépatocytes.

- Le sang ne sort pas des vaisseaux, il reste dans les capillaires et ça va permettre la
détoxification du sang, car le sang qui revient de l’appareil digestif il est riche de ce que
nous avons mangé mais dans ce qu’on mange il y a pleins de toxines, de l’ammoniac
venant des protéines,…
Le foie sert de détoxification !

- Le sang va être repris alors dans 3 veines qui vont se jeter dans la veine cave inférieure
et qui passent derrière le foie (veine hépatiques). Elles vont collecter tout le sang venu
de la veine porte après capilarisation.

► LA RATE
- La rate est un organe qui n’a rien avoir avec l’appareil digestif. C’est un organe lié au
système immunitaire et à l’hématopoïèse (production de sang).
- Elle est responsable de la fabrication de certains globules blancs et d’anticorps, c’est un
organe immunitaire.
- La veine qui vient de la rate se branche sur la veine porte.

La rate est cachée par l’hypochondre gauche. Elle se trouve entre la 8e et 11e cote du côté gauche.
=> Elle n’est donc pas accessible à la palpation.

 Splénomégalie : Rate trop grosse.

► L’INTESTIN
- Le gros intestin = le côlon.
Formé par une partie qui monte appelée le côlon ascendant. Il est fixé, collé au péritoine
postérieur et son fascia est appelé le fascia de Toldt. Le côlon descendant est également fixé
au péritoine, c’est la partie qui descend et son fascia est appelé le fascia de Zuckerkandl.

- Entre les deux, se trouve le côlon transverse : il est libre, il est suspendu par son
mésocôlon transverse et il est attaché au grand Omentum.
- Entre les deux, il y a deux angles : l’angle hépatique sous le foie/ l’angle splénique sous la
ratte.

• Le côlon pelvien qu’on appelle également le côlon sigmoïde est libre, suspendu par son
mésocôlon pelvien.

• Et enfin le rectum, qui se termine par l’anus.


Remarque : Les parties libres peuvent avoir une longueur variable. Quand un côlon est plus long
qu’un autre on parle de dolichocôlon -> soit le transverse soit le pelvien est très long.
Cela peut prédisposer à des torsions intestinales qu’il faut opérer -> Volvulus.
Les autres parties ne pourraient pas être plus longues puisqu’elles sont attachées au péritoine.

• La dernière anse de l’iléon (= dernière partie de l’intestin grêle qui est retenu par un
mésentère).
Tout ce qui se trouve sous la jonction de l’iléon s’appelle le caecum ; et dans le caecum il y a
l’appendice => tout ça se trouve dans la fosse iliaque droite.

○ Comprendre la forme particulière de l’intestin ?

Le développement de l’intestin moyen commence dans le duodénum.

- Chez l’embryon, la partie de l’intestin est la partie ou vient déboucher le canal vitellin.
Au cours du développement, l’intestin moyen va faire une hernie à l’intérieur du cordon
ombilical. Ce qui n’est pas définitif parce que si ça devait rester définitif ça serait une hernie
ombilicale définitive qu’on appelle omphalocele. (Malformation connue et qui pose problème)

 Il va y avoir une première rotation de 90° de la hernie, ensuite après cette première
rotation, une deuxième de 180° qui mettra la hernie à l’horizontale. Une partie de
l’intestin vient se mettre devant l’autre.
 Le caecum va descendre.
Voir liens sur le portail !

 La hernie se résout par la rentrée à l’intérieur de la cavité abdominale.

• Le grand Omentum est un allongement du mésentère dorsal de l’estomac et il est collé au côlon
transverse.

Cas clinique/Problème médical 


Anomalies appelées « malrotations », ça se manifeste dès la petite enfance. Au lieu d’avoir ce
processus de rotation 90°/180°, l’intestin se trouve ‘en vrac’ dans l’abdomen.
Il n y a donc aucun segment de l’intestin qui seront accolés, ils seront tous libres, attachés à un
même mésentère très long-> prédisposition aux torsions intestinales.

• Que devient le canal vitellin ? Ce canal peut parfois laisser (à 30cm entre le grêle et le caecum)
un petit bout appelé le diverticule de Meckel.
Celui-ci est un résidu du CV qui n’existe pas chez tout le monde. Et quand il existe, il peut
s’infecter et donner quelque chose qui ressemble à l’appendicite. Hors, ce diverticule se trouve
très près de l’appendice. Quand quelqu’un est suspect de l’appendice et que le chirurgien estime
que c’est ok mais qu’il ne va pas suivre sur 30 cm l’intestin voir si il n y a pas un diverticule de
Meckel infecté, c’est une erreur !

 Parfois l’intestin est bouché à cause des matières fécales et alors le diverticule s’infecte et
ça peut être semblable à l’appendicite.
La majorité des personnes n’ont pas ce diverticule. Certains ont un diverticule qui ne créent
aucun ennui, mais parfois il y’en a qui ont une « diverticulite de Meckel » ->infection du
diverticule.

Tout ce qui dérive de l’intestin moyen sera sous le contrôle d’une artère mésentérique supérieure
dont le péritoine s’étend à tout l’intestin moyen càd le grêle et le côlon droit.
Tout ce qui se trouve derrière cette ligne sera sous le contrôle de l’artère mésentérique inférieure
qui elle dérive du côlon gauche càd de l’intestin postérieur.

Donc cette limite entre le côlon droit et le côlon gauche sera celle du territoire de l’artère
mésentérique supérieure et de l’artère mésentérique inférieure.

• L’intestin grêle est divisé en deux parties :


L’intestin fait environ 6m et est réparti dans environ toute la cavité abdominale et donc il va
faire des anses qui vont partir dans toutes les directions. La partie initiale s’appelle le jéjunum
et la partie terminale s’appelle l’iléon.

- C’est toujours le même organe MAIS on les différencie en regardant par l’intérieur. Si on
fait un scan en faisant boire de l’eau au patient, on voit que la muqueuse du jéjunum va
donner énormément de petites saillies. Tandis qu’au niveau de l’iléon les valvules sont
beaucoup plus rares et présentent une hauteur moindre.

 La différence entre les deux est la muqueuse.

- En fonction des zones où nous sommes, le type de résorption sera différent. Il y’a une
fonction bien particulière pour chaque étage du grêle.

• Le côlon possède des fibres musculaires circulaires et cette alternance est appelée
‘haustrations’. Cela donne au colon une espèce de surface avec ses incisures.

• L’appendice se trouve dans la fosse iliaque droite dans un point très précis qui s’appelle le
point de McBurney.

 Appendice retrocaecale : On ne voit pas clairement l’appendice car elle va remonter derrière
le caecum. Piège pour les chirurgiens.
 Le point de Murphy est le point où on peut palper la vésicule biliaire. (On met la main sur le 9 e
cartilage costal et on demande au patient d’inspirer très fort, quand il va gonfler les poumons le
foie va descendre et la vésicule va venir contre notre main et ça fait aie).

► LE RECTUM

- Le rectum se trouve dans le petit bassin. Il forme une sorte d’ampoule et c’est quelque
chose d’extrêmement élastique.
(Chez les personnes âgées, il peut être parfois très dilaté et le caca se stock dans le rectum et
l’infirmier est amené à faire un débouchage avec ses doigts.)
- Le rectum va présenter ce qu’on appelle des valvules de Houston.
Ce sont des replis de la muqueuse qui font que si on regarde par rectoscopie, on ne verra
rien car les valvules cachent la vision. C’est comme si il y avait un grand couloir avec des
portes à moitié fermées et on ne voit pas le bout du couloir.

*Photo avec la bouteille dans le rectum :


L’existence de ces valvules et l’existence de l’angle entre le rectum et le côlon pelvien fait que
quand l’objet est là, on ne saura plus l’avoir par en dessous.

• Où se trouve le rectum ?

Chez la femme :

Le rectum se trouve derrière le vagin et l’utérus et le péritoine présent un important cul de sac -
> Cul de sac de Douglas.
Une partie du rectum se trouve au-dessus du péritoine et une partie se trouve en-dessous.
Chez l’homme :
L’urètre est entouré d’un organe important -> la prostate. (Elle est devant le rectum)
 Le médecin fait un toucher rectal pour voir s’il y a un cancer de la prostate.
►La vascularisation du tube digestif :

SCHEMA

Partie haute de la cavité abdominale :

- Une artère se trouve au niveau de TH12 (environ) nait de l’aorte  tronc cœliaque.
Celui-ci de divise en 3 artères :
• Artère hépatique : elle va vers le foie
• Artère splénique : elle longe le pancréas sur son bord supérieur, elle passe derrière l’estomac
et elle va jusqu’à la rate.
• Artère gastrique gauche : elle va vers l’estomac en faisant une boucle vers le haut et va
longer toute la petite courbure de l’estomac.

Cas médical  Un patient ne peut pas avoir de problème de vascularisation dans la région de la
vascularisation gastrique. Pourquoi ?
Parce qu’il y a une série d’anastomoses. Tous ces vaisseaux sont reliés les uns aux autres de diverses
manières.

 La région pancréatique
Le pancréas est vascularisé à la fois par le système ci-dessus mais aussi grâce à une autre artère 
Artère mésentérique supérieure.

• La vascularisation au niveau du pancréas est très dense (ex : retirer un pancréas est une chirurgie très
hémorragique).

Question ! Quelle est la fonction pancréatique qui exige d’avoir beaucoup de vaisseaux qui le
vascularise ?
- Le pancréas est une glande endocrine qui déverse ses sécrétions dans le sang et pour ça il faut
qu’il y ait beaucoup de vaisseaux reliés au pancréas (pour déverser dans le sang il faut qu’il y
en ait !)
 Toutes les glandes endocrines ont beaucoup de vaisseaux (la surrénale, la thyroïde,…)

○ La vascularisation intestinale :
- Deux artères qui vascularisent l’intestin :
1) Artère mésentérique supérieure : elle nait en L1. Son trajet l’amène jusqu’à la jonction
entre le côlon et le grêle. Elle vascularise tout le grêle et ce que l’on appelle le côlon droit.
Il y’a une arcade qui anastomose tout ça.

2) Artère mésentérique inférieure : elle nait au niveau de L3. Celle-ci se termine par des
artères pour le côlon pelvien et en court de route va donner des artères pour le côlon
gauche (=intestin postérieur). Ici aussi, il y a une arcade qui anastomose le tout.
SCHEMA

- Est-ce que cette arcade va s’anastomoser avec l’arcade de la mésentérique supérieure ? Est-
ce qu’il y a un contact ?
Théoriquement oui mais en fait pas toujours. Quand cette anastomose existe on l’appelle l’arcade
de Rioland.
(Concept fonctionnel d’une continuité entre les deux mésentériques) Cette arcade n’est pas toujours
présente et quand elle est présente elle aura un calibre tout petit et inefficace.  Cela explique la
maladie catastrophique : l’infarctus mésentérique. (Cela se passe lorsque la mésentérique supérieure
ou inférieure est bouchée)
Le patient va nécroser toute la partie de l’artère qui s’est bouchée. S’il bouche la mésentérique
inférieure, tout le colon va se nécroser, il faut alors le retirer et faire un anus artificiel. Si c’est la
mésentérique supérieure, il risque de nécroser tout le colon droit mais aussi le grêle.

○ Le système porte :
- La veine porte est la réunion de 3 veines : veine splénique, veine mésentérique inférieure, veine
mésentérique supérieure.

- La veine porte pénètre dans le foie.

- Ce système est indispensable pour la détoxification du sang veineux qui revient de l’appareil
digestif (le sang veineux qui revient de l’appareil digestif est un sang toxique et donc le
passage à travers le foie est nécessaire pour detoxifier).
Problème médical/Cas clinique  Si le foie présente une cirrhose (foie où les cellules hépatocytes sont
remplacées par des cellules fibreuses ordinaires). Le foie ne pourra plus détoxifier le sang et il va
circuler non détoxifié => donne des lésions cérébrales.

!! Aux extrémités de ce système porte, il existe des anastomoses avec le sang qui va dans les veines
caves. Donc, aux extrémités, on trouve des tissus qui étant à la fois drainé vers le système porte mais
aussi vers le système ordinaire, puisque c’est bouché, le sang va refluer et cela va donner de grosses
dilatations veineuses dans les zones où il y a des liens entre les petites veines.
 On trouve ces petites veines dans le rectum et c’est pour ça qu’une cirrhose donne des
hémorroïdes.
 On trouve ces petites veines dans l’œsophage parce que l’œsophage va à la fois être drainé
vers le système porte et vers le système cave  ça s’appelle des varices œsophagiennes.
Cela provoque des hémorragies énormes et le patient meurt à tous les coups.

► LE REIN

- 10-15 cm de hauteur. Organe relativement oblique.

- Dans l’abdomen, dans la région rétro-péritonéale. Pôle supérieur & inférieur (orienté
vers l’avant) et hile (éléments qui rentrent et/ou sortent du rein ici).

- Les deux reins ne sont pas tout à fait à la même hauteur, le rein droit est un peu plus bas
que le gauche, à cause de la présence du foie.

- Le rein peut-être bosselé. Entouré par une capsule fibro-adipeuse, ouverte vers le bas
(permet au rein de descendre quand on se lève). Cette capsule se dédouble un peu et
contient la glande surrénale.

- Le rein se trouve devant les deux dernières côtes (11ème et 12ème) : angle lombo-costal.

Problème médical 
Fracture des côtes ? Embrochage du rein, ce qui entraîne une hématurie (macroscopique ou
microscopique). Ne pas se contenter de regarder si l’urine n’est pas rouge !! Faire un examen
microscopique.
Si altération de la rate, sang dans le péritoine.

Les reins ne sont pas très loin du diaphragme : les reins sont très mobiles en fonction des
mouvements respiratoires, la hauteur des reins varient.
Dans les cavités qui collectent l’urine :

 Calices (9/rein) se jettent dans un bassinet qui se continue par l’uretère.


Dans les calices, vont se jeter une multitude de petits tubules qui vont converger vers les calices :
pyramide de Malpighi.
Ces tubules vont collecter des tubules encore plus petits et plus nombreux : pyramide de Ferein.
 médullaire du rein (que des tuyaux)
Tout le reste, c’est le cortex rénal/cortical : formé de la partie périphérique et également des
zones entre les pyramides : colonnes de Bertin.
Au sein de la corticale, glomérules. Microscopiques, ils filtrent l’urine.

 donne l’urine primitive, très diluée.

Plus loin, réabsorption secondaire, donc l’urine qui arrive dans les calices est plus concentrée. Il
faut pour cela l’aide de l’hormone antidiurétique.

Problème médical 
Si l’hormone antidiurétique n’existe pas : diabète insipide, on urine sans cesse et on boit
beaucoup.
Diabète = pollakiurie. Diabète sucré ou insipide (à l’époque les médecins goûtaient l’urine pour
déterminer le type de diabète).

Suite à ça : uretère. Ce canal descend dans la région lombaire, devant de l’iléo-psoas.


L’uretère passe devant les artères iliaques primitives. Chez les femmes, il passe devant l’artère
utérine. Ce croisement se fait dans l’épaisseur du ligament large.

Problème médical 
Quand on fait une isterectomie -> ligaturer les artères pour que ça saigne moins.
Ne pas ligaturer l’uretère !!
Si en post op on voit que les cavités rénales gonflent, réopérer le patient et défaire la ligature.

• Le rein est vascularisé par des artères rénales qui viennent de l’aorte. Elles sont souvent
démultipliées (le rein remonte au cours du développement embryonnaire et se connecte à
plusieurs artères sans être « déconnecté ». C’est l’inverse pour l’ovaire, les artères descendent
avec).
 LA VESSIE

- Forme pyramidale, sommet antérieur et branché sur l’ouraque, la base postérieure


repose sur le vagin.
- Contenance de la vessie : 300cm3. Ça peut aller jusqu'à des litres si problème de
prostate.

- A l’état normal, elle ne dépasse pas le sommet du pubis. Mais si elle est fortement
remplie (globe vésical), elle va déborder.

 Donc si sport, vider sa vessie avant. Si on reçoit un coup avec une vessie pleine, on risque
une rupture vésicale.

• Comment soigner un globe vésical ?


Eviter les sondages, ça peut être traumatisant. On fait une ponction sus-pubienne, et ça se vide
tout seul.

Il y a du muscle lisse : le détrusor. Quand il se contracte, il entraîne la miction.

 Trigone vésical
Dans la paroi postérieure de la vessie, il y a une zone plus lisse qui forme un triangle avec trois
orifices (orifice inférieur : urètre, orifices supérieurs : uretères) : trigone vésical.
Plus la vessie est remplie, plus l’orifice des uretères est fermé : empêche les reflux.
 éviter qu’une cystite remonte aux reins !!
Il dériverait du canal de Wolf.
Il y a un angle entre l’arc de la vessie et l’urètre. Pendant la miction l’urètre recule à cause du
trigone qui se contracte, ce qui facilite la miction.

 L’APPAREIL GENITAL FEMININ

- Dans le petit bassin. schéma


L’utérus a une paroi très épaisse à cause du myomètre.
Trou dans le col : museau de la tanche. Le col oblitéré par la glaire cervicale.
 Tout ça est inclus dans le ligament large (graisse) : ne fixe rien, c’est mou ! C’est une
membrane qui entoure l’utérus et s’attache au bassin.

- Orienté normalement en antéversion (regarde vers l’avant). Antéflexion : plié vers l’avant, pas
droit (pousse sur la vessie pendant la grossesse). Certains utérus n’ont aucune flexion.

Qu’est ce qui maintient l’utérus en place ?

Lames sacro-pubiennes (tissu conjonctif) qui vont du pubis au sacrum et engaine le tout. Sur le
côté, ligaments cardinaux (ou de Mackenroot).
 ce dispositif (comme une ceinture) assure la stabilité UNIQUEMENT de l’isthme, le reste
peut bouger !

Où se trouve l’ovaire ?
Chez la nullipare, entre l’artère iliaque externe et l’interne : dans la fossette ovarienne/fossette
de Krause (devant l’uretère).
Après le premier accouchement, l’ovaire va basculer en arrière de l’iliaque interne dans la
fossette de Claudius (derrière l’uretère).

Vascularisation de l’appareil génital féminin.


Très abondante !
L’ovaire : vascularisé par l’artère ovarienne (vient de l’aorte abdominale).
Utérus : artère utérine (vient de l’iliaque interne).
Vagin : artère vaginale (vient de l’iliaque interne aussi).
Tout ça s’anastomose !
 Arcade anastomotique qui va anastomoser l’ovarienne, l’utérine et la vaginale et forme
comme un plexus (plexus veineux également). Impossible de faire un infarctus de
l’utérus.

 Istéréctomie : tout ligaturer.

 ORGANES GENITAUX MASCULINS

Chemin du spermatozoïde :
 On sort des testicules par les cônes efférents / épididyme / canal déférent / canal
inguinal / glande séminale qui forme par la suite un canal éjaculateur (traverse la
prostate) / urètre prostatique / urètre bulbaire (glande bulbo-urétrale responsable de la
lubrification, liquide sur le gland avant relation sexuelle).

Schéma vue postérieure

- Le canal déférent provient des testicules via le cordon spermatique (au-dessus de


l’arcade crurale !).
• Le testicule est dans le scrotum, il est vascularisé par l’artère spermatique (comme l’artère
ovarienne) : vient de l’aorte et descend jusqu’au fond du scrotum (également pendant le
développement embryonnaire).

La veine spermatique droite se jette directement dans la veine cave inférieure, tandis que la veine
spermatique gauche se jette dans la veine rénale gauche puis dans la veine cave inférieure.
 le débit est meilleur du côté droit que gauche. Scrotum gauche moins bien drainé

Problème médical 
Varicocèle : dilatation des veines spermatiques gauche dans le scrotum. A la palpation, scrotum
gauche plus gros et température un peu plus élevée. Rassurer patient, banal.

• Entre les petites lèvres et l’hymen : un repli appelé le repli nympho hyménal. Dans ce petit
repli, il y a deux petits trous qui s’ouvrent : trous des glandes de Bartholin.
Qu’est-ce que c’est ? Ce sont de petites glandes qui sont chez la femme l’équivalent des glandes
de Cowper chez l’homme (bulbo urétrales).
 Ces glandes se situent dans l’aponévrose périnéale moyenne.
Donc en quelque sorte, dans le diaphragme péritonéal.

 Ces glandes de Bartholin, qui sont des glandes minuscules pas plus grosses qu’un petit
pois, elles sont responsables d’une sécrétion dans laquelle on trouve la cyprine. Cette
cyprine est en petite quantité et on peut donc dire que la sécrétion est négligeable. La
sécrétion que l’on voit apparaitre lors des rapports sexuels n’est absolument pas due aux
glandes de Bartholin, c’est du plasma qui transsude de la muqueuse vaginale.

Cas clinique  Bartholinite -> Infection de ces glandes. Ce canal est tellement petit qu’il se
bouche très souvent et ça fait très mal.

Chez la femme, dans le clitoris, se trouvent des corps érectiles. Corps spongieux + corps
caverneux. Le bulbe (le bout du corps spongieux, c’est la partie la plus dorsale de celui-ci) est
coupé en deux par la fente vulvaire et donc se transforme en un plexus veineux, qui gonfle très
fort au moment des relations sexuelles. -> Erection du clitoris.

►La glande mammaire :


SCHEMA
Le mamelon est entouré par une zone segmentée : l’aréole.
Celle-ci va être agrémentée par des tubercules : Tubercules de Morgagni ou de Montgomery.
Ces tubercules grossissent pendant la grossesse.

- C’est essentiellement de la graisse dans la glande mammaire. La glande en elle-même : ce sont


des lobules glandulaires avec le tissu glandulaire et tout le reste c’est du tissu adipeux.
- Chaque lobe de la glande est relié à la glande par des canaux galactophores.
- Sur le mamelon, on trouve une multitude de petits canaux (et pas un seul !)
- En stade de reproduction, la composante glandulaire est abondante MAIS après la ménopause
la composante glandulaire diminue progressivement et la composante graisseuse prend le
dessus (c’est pour ça que les mémés ont les seins qui pendent).
Il existe des anomalies de taille dans les seins.

- Les crêtes mammaires vont du creux axillaire jusqu’à la région inguinale. (comme chez les
chattes ou chiennes)
- La vascularisation dans le sein est très abondante, tout comme le drainage lymphatique.

Problème médical Quelqu’un qui a des antécédents de cancer du sein dans la famille, est plus à
risque d’en développer un. Quand on a un sein avec une composante graisseuse développée, c’est plus
facile de dépister un sein cancéreux.

► Les glandes endocrines :

 Glandes de sécrétion internes, dont les secrétions sont déversées dans le sang

• Hypothalamus / Hypophyse (dans la selle turcique) : dispositif à la tête du système endocrinien. Il


contrôle tout le reste.

• La glande thyroïde (constituée de 2 lobes et d’un isthme) : glande qui va reposer sur la trachée.

• La glande surrénale : se situe dans un dédoublement de la capsule du rein.

• Les gonades : testicules et ovaires.

• Le pancréas est une glande endocrine (mais aussi exocrine).

 Il y a aussi des organes qui sont en fait des glandes endocrines sans que nous le sachions :
L’estomac (certaines cellules vont aussi provoquer des secrétions endocrines), le cerveau secrètent
aussi certaines endocrines.

►Système nerveux autonome (voir schéma LL) :

- Système particulièrement diffus dans l’organisme. Responsable des fonctions autonomes,


c’est-à-dire les fonctions qui ne sont contrôlées par la volonté qu’indirectement. Ex : la
miction (c’est quand même contrôlé, mais ça demande une certaine préparation psychique),
l’érection et l’éjaculation, la transpiration, la constriction de la pupille…
• Les systèmes nerveux parasympathiques et orthosympathiques se complètent :
L’érection est orthosympathique et l’éjaculation est parasympathique ; l’un prend le relai de l’autre.

- Il y’a des nerfs et des ganglions qui sont propres au système nerveux autonome.

- Il y a un plexus autonome majeur : plexus hypogastrique. Derrière l’utérus chez la femme, et


derrière la prostate et les glandes séminales chez l’homme.

- Une autre conséquence à ce système :


• Le fait que le système nerveux autonome emprunte des voies communes avec le système nerveux
somatique fait qu’il existe des douleurs référées.  Quand une personne a une douleur au niveau
viscéral, celle-ci peut se manifester au niveau cutané à un tout autre endroit.
Parce que la douleur viscérale revient par le système nerveux autonome et va se projeter dans les zones
cutanées correspondant au même segment médullaire. Ex : infarctus du myocarde fait mal tout le long
du membre supérieur gauche. Ou une appendicite va commencer par des douleurs péri-ombilicales.

! Quelques questions d’examens !

• A quelle cavité appartient la pointe du cœur ? Le ventricule gauche

• Par quelles artères est vascularisé le côlon ? Artère mésentérique inférieure/supérieure

• Citez les limites du détroit supérieur ? Le promontoire, la ligne innominée et le pubis

• Par quel orifice le nerf grand sciatique qui * le bassin ? La grande échancrure sciatique ou
ischiatique

• Limite inférieure des poumons ? Bord inférieur du poumon est en rapport avec l’arc
antérieur de la 6e côte.

• Sélectionnez une des fonctions du foie et décrivez ses substrats anatomiques. Ou on choisi la
détoxification et on décrit le système porte ou on choisi la sécrétion de bile et on décrit le
système biliaire.

• Un patient présentant un cancer du sommet pulmonaire présente des douleurs du membre


supérieur et des troubles vasculaires dans celui-ci. Décrivez les particularités anatomiques qui
permettent d’expliquer ce phénomène. C’est une atteinte du sommet pulmonaire qui s’étend
jusqu’à la fente interscalénique et il faut décrire ce qui se trouve dans cette fente, artères
subclavière et plexus brachial et décrire que la tumeur a atteint le plexus brachial et
l’artère subclavière voire la veine qui se trouve un peu dedans.

• A quel endroit palpe-t-on le pouls tibial postérieur ? Derrière la malléole interne

• Quel est l’organe situé derrière dans l’arrière cavité des épichondres ? Le pancréas

• Les limites du détroit inférieur ? Le ligament sacro-tubéral, le pubis en avant, le coccyx en


arrière  ostéoligamentaire.

• Quels sont les éléments qui passent sous l’arcade crurale et fémorale ? Le nerf fémoral,
l’artère fémorale, la veine fémorale et le muscle ilio-psoas
• Sélectionnez une des fonctions du pancréas et décrivez ses substrats anatomiques. Soit les
canaux pancréatiques (fonction exocrine), soit la fonction endocrine.

• Un patient avec une fracture de l’humérus présente une paralysie des extenseurs du poignet et
du coude avec une main en col de cygne. Quel est le nerf lésé ? Nerf radial (face postérieure de
la diaphyse de l’humérus).

• Quel est le viscère situé en arrière de l’oreillette droite ? L’œsophage

• Moyens de fixité de l’utérus ? Ligaments cardinaux et lame sacro-pubienne

• Au-dessus de quel élément important passe les racines du plexus brachial ? Sommet pulmonaire

• Un patient n’a plus ses yeux et il ne peut plus donner le nom d’un objet. Quelle est la structure
lésée ? Le corps calleux est lésé. Pourquoi ? Voir cours sur cerveau droit et gauche et corps calleux.