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A uteur Victor DAVIDO VIC I
Titre De l'utilisation du coe fficie nt de com porte m e nt
Date Édition nove m bre 2001 (I)

I l e st connu que le s accé lé rations produite s sur le s constructions, pe ndant le s sé ism e s m aje urs, sont de l'ordre de 0,3g
à 0,8g plutôt que 0,1g à 0,3g im posé e s par le s rè gle m e nts.
C om m e nt donc e x plique r la ré sistance de la plupart de s ce s constructions ?

Le s dé form ations subie s par la structure e n phase post-é lastique ont pour e ffe t de dim inue r le s force s agissante s sur la
structure e t inte rvie nne nt de ce fait com m e de s lim itate urs d'e fforts. En contre partie , le s dé form ations sont
considé rable m e nt am plifié e s par rapport à ce lle s que la structure subirait, sous ce s m ê m e s force s, e n phase é lastique .
Le s sollicitations sism ique s sont e sse ntie lle m e nt du type dé form ation im posé e ce qui e ntraîne que le m ode de ruine e st
gé né rale m e nt associé à une lim ite de dé form ation plutôt qu'à une lim ite de ré sistance qui dé te rm ine la sé curité de s
constructions.

Le s force s d'ine rtie qui apparaisse nt de fait de s actions sism ique s dans un é lé m e nt donné , ré sulte nt de s actions
transm ise s par le s liaisons de ce t é lé m e nt ave c le re ste de la structure ; ce s force s d'ine rtie ne pe uve nt donc e x cé de r la
capacité de ré sistance , e n te rm e s de force s, de ce s liaisons ; le s dé form ations qui le ur corre sponde nt pe uve nt par
contre atte indre un nive au inacce ptable pour le que l la ruine e st iné vitable par instabilité plastique (le cas le plus
fré que nt) ou instabilité de form e .
La plupart de s m até riaux pré se ntant une capacité im portante de dé form ation plastique avant rupture , il e st donc
possible d'obte nir une sé curité acce ptable e n autorisant de s incursions significative s dans le dom aine plastique (post-
é lastique ). C e tte proprié té fondam e ntale e st appe lé e ductilité .

Il e st adm is dans le s R è gle s PS 92 que le s e fforts ré e ls dans une structure pe uve nt ê tre obte nus à partir de s e fforts
calculé s sur le m odè le liné aire corre spondant à l'é tat non-dé gradé (phase é lastique ) e n le s divisant par un coe fficie nt
(q), dit de com porte m e nt.

En e ffe t, le s difficulté s e t le s ince rtitude s de calcul dans le dom aine post-é lastique conduise nt à se conte nte r, e n
pratique , de m é thode s plus sim ple s de caractè re pragm atique , m é thode s de calcul liné aire é quivale nt pour le calcul
dynam ique (analyse m odale ) ou calcul chronologique ou pour le calcul statique é quivale nt, basé e s sur la prise e n
considé ration d'un m odè le é lastique :

dans ce s m é thode s où l'on ne s'inté re sse qu'aux m ax im a de s sollicitations sur la structure , l'action sism ique e st
introduite sous form e de spe ctre de ré ponse ,

la structure e st supposé e à ré ponse liné aire , le m odè le se ra considé ré com m e é tant é lastique appe lé aussi "

m odè le liné aire é quivale nt " e t doit te nir com pte du de gré de plastification (acie r) ou de fissuration (bé ton)
auque l on pe ut s'atte ndre , suivant le nive au de l'action sism ique ,

dans la m é thode de dim e nsionne m e nt dite " calcul liné aire é quivale nt ", il y a lie u de divise r le s sollicitations

ré sultant d'un calcul é lastique e ffe ctué à partir d'un spe ctre de dim e nsionne m e nt par le coe fficie nt de

com porte m e nt q (fonction du type de la structure ré sistante ) pour obte nir de s sollicitations de dim e nsionne m e nt

aux é tats lim ite s ultim e s propre s à confé re r à la structure , au nive au d'agre ssion considé ré e t ave c toute fiabilité
re quise , un com porte m e nt satisfaisant.

Il convie nt de re m arque r que :

ce tte façon de faire corre spond à un calcul quasi statique e n ce se ns qu'on ne pre nd pas e n considé ration le s

consé que nce s due s à l'alte rnance d'e fforts,

le calcul spe ctral, qu'il s'agisse de m é thode s sim plifié e s ou d'une analyse m odale , ne donne que de s vale urs de
dim e nsionne m e nt qui risque nt d'ê tre individue lle m e nt dé passé e s, e t surtout n'ont aucune chance d'ê tre atte inte s

sim ultané m e nt,

le coe fficie nt de com porte m e nt n'e st re lié qu'à la non-liné arité de la loi de com porte m e nt. En ré alité , il dé pe nd

aussi de la variation de l'am ortisse m e nt e t de la m odification de la distribution de s force s sur la haute ur du


bâtim e nt, dans le com porte m e nt dynam ique ré e l par rapport au com porte m e nt é lastique liné aire ,

e n fait le coe fficie nt de com porte m e nt e st une fonction de la pé riode du m ode fondam e ntal e t que pour

conse rve r à q son caractè re de coe fficie nt constant, c'e st le spe ctre de dim e nsionne m e nt qui e st m odifié e t

transform é e n spe ctre de calcul par la prolongation du plate au de la zone am plifié e jusqu'au point de pé riode
nulle e t le re lè ve m e nt de la branche de sce ndante ,

il e x iste une difficulté dans le choix e t dans la validation du coe fficie nt de com porte m e nt q qui pe ut avoir

plusie urs vale urs pour le m ê m e bâtim e nt ; on postule que la m ê m e structure possè de un coe fficie nt de

com porte m e nt q, unique (global) dans le s de ux dire ctions horizontale s principale s e t sur toute la haute ur du
bâtim e nt ; dans la dire ction ve rticale la ductilité e st be aucoup plus faible e t le coe fficie nt de com porte m e nt e st

alors ré duit.

Il e st à note r que la dé m arche de s R è gle s PS 92, pour valide r la vale ur re te nue pour le coe fficie nt de

com porte m e nt, e st basé e sur le s critè re s d'é galité s de dé place m e nts ou d'é ne rgie s,
norm ale m e nt le coe fficie nt de com porte m e nt dé pe nd aussi du nive au de l'action sism ique , car pour un sé ism e

de faible nive au la structure re ste dans un é tat é lastique (q = 1).

D'une m aniè re trè s ré sum é e (pour plus de dé tails il y lie u de consulte r l'ouvrage " La C onstruction e n Zone Sism ique " ),
le coe fficie nt de com porte m e nt indique la capacité d'une structure à avoir un com porte m e nt é lasto-plastique ; dans ce
se ns le coe fficie nt de com porte m e nt agit com m e un " bonus " pour le s bâtim e nts a form e s sim ple s e t ave c structure s
ré guliè re s.

La pratique de l'utilisation de s R è gle s PS 92 a pe rm is de m e ttre e n é vide nce que lque s cas particulie rs :

A - Structures en charpente métallique et en béton armé


Le choix de la vale ur du coe fficie nt q dé pe nd de la participation au contre ve nte m e nt de chaque type de structure e t de
la dé cision de confé re r é ve ntue lle m e nt à la structure m é tallique un com porte m e nt dissipatif.

O n ne saurait trop insiste r sur la dé cision, du com porte m e nt dissipatif de la structure m é tallique , qui doit ê tre prise e n
am ont au m om e nt de l'avant proje t avant la phase d'appe l d'offre s e t non pas au m om e nt du proje t d'e x é cution.

A -1 Portiques en C.M. et voiles en B.A .

D'aprè s le s R è gle s PS 92 le coe fficie nt de com porte m e nt q pe ut ê tre dé te rm iné par l'application de la re lation suivante :
où:

VA , VB = le s e fforts tranchants à la base re pris re spe ctive m e nt


par le s portique s C .M. e t le s voile s B.A.

qA, qB = le s coe fficie nt de com porte m e nt corre spondant


re spe ctive m e nt à ce s structure s

C e tte dé m arche suppose la connaissance au pré alable de s vale urs de s e fforts tranchants VA e t VB
pour q = 1.

Le s sollicitations de calcul s'obtie nne nt e nsuit par l'application du coe fficie nt qA,B.

A -2 Portiques en C.M. sur une structure en voiles en B.A .

La dé te rm ination du coe fficie nt de com porte m e nt unique pour l'e nse m ble de la structure se fait par une double
pondé ration.

O n e x trait tout d'abord pour chaque m ode le s é ne rgie s pote ntie lle s e n m e ttant e n é vide nce le s é ne rgie s spé cifique s à
chaque type de structure ou de m até riau e t le s coe fficie nts de com porte m e nt associé s : voile s B.A. (q = 2 à 3),
portique s C .M. (q = 5 à 8)

1e r pondé ration :
O n calcul le coe fficie nt de com porte m e nt m oye n par m ode e n pondé rant le s coe fficie nts de com porte m e nt de chaque
zone (qi) par le s é ne rgie s pote ntie lle s corre spondante s (Ei)

2è m e pondé ration :
Pour obte nir le coe fficie nt de com porte m e nt unique pour l'e nse m ble du bâtim e nt qglobal on pondè re le qm oye n/m ode
par l'é ne rgie totale En du m ode n. La vale ur m oye nne du coe fficie nt de com porte m e nt unique e st donné e par
l'e x pre ssion :
A -3 Structure C.M. au dernier niveau d'une structure en voiles B.A .

Dans le cas de la pré se nce d'une lé gè re structure (toiture ) e n C .M. à com porte m e nt non dissipatif, au som m e t d'un
bâtim e nt e n bé ton arm é , on procè de com m e suit :

j on dé te rm ine le s sollicitations e n considé rant pour l’e nse m ble du bâtim e nt


le coe fficie nt de com porte m e nt de la structure e n B.A. (q BA > 1)

k on applique aux sollicitations de la structure C .M. le coe fficie nt de com porte m e nt q BA.

A dé faut d'utilise r ce tte dé m arche e nve loppe il y lie u de pré voir pour la toiture , une structure à com porte m e nt dissipatif.

B - Commentaires sur les structures " à cadres " en C.M.

Structure s " à cadre s " Structure s " à cadre s "


e ncastré e s e n pie d articulé e s e n pie d

D'aprè s le s R è gle s PS 92 art. 13.3.2.1 ce s structure s ré siste nt aux e fforts sism ique s e sse ntie lle m e nt par la ré sistance
e n fle x ion de s barre s e t la ré sistance de s asse m blage s dits " rigide s ".
Le s zone s dissipative s se produise nt de pré fé re nce dans le s poutre s ; le coe fficie nt de com porte m e nt à pour vale ur :

n pe ut aussi e nvisage r que le s zone s dissipative s se produise nt unique m e nt aux e x tré m ité s de pote aux (art. 13.3.2.5),
le s structure s fonctionnant e n console ve rticale .

Structure s "à cadre s" Structure s "à cadre s"


e ncastré e s e n pie d articulé e s e n pie d

Dans ce tte hypothè se , le coe fficie nt de com porte m e nt à pour vale ur :

C - Commentaires sur les structures en B.A.


C-1 Voiles en B.A . : valeurs du coefficient de comportement

Le s R è gle s PS 92 (art. 11.8.2.3) pe rm e tte nt de ne pas e ffe ctue r la vé rification de com patibilité de dé form ation si la
haute ur du bâtim e nt n'e x cè de pas 28 m au-de ssus du sol.
Il faut ce pe ndant re m arque r que ce tte vale ur (28 m = é che lle de s pom pie rs) e st parfaite m e nt conve ntionne lle puisque
au-de là le bâtim e nt de vie nt I.G.H.

Par aille urs on s'inte rroge souve nt sur la large ur du bâtim e nt " bt " à pre ndre e n com pte dans la dé te rm ination du
coe fficie nt de com porte m e nt :

Faut-il pre ndre la large ur du noyau ?

Faut-il pre ndre la large ur m oye nne de s voile s?


La large ur du bâtim e nt e st aussi un choix forfaitaire qui s'appare nte aux form ule s forfaitaire s pour la dé te rm ination de s
pé riode s propre s.

Il faut donc re te nir la dim e nsion du bâtim e nt e t non d'un voile , qui donne la vale ur la plus faible du coe fficie nt du
com porte m e nt.

C-2 Portiques en B.A . : valeurs du coefficient de comportement

Il faut rappe le r la grande diffé re nce de s vale urs du coe fficie nt de com porte m e nt e ntre :

le s portique s sans aucun re m plissage ave c é ve ntue lle m e nt de s cloisons e t dont on a la ce rtitude qu'aucune
m açonne rie de 15 cm ou 20 cm se ra introduite pe ndant la duré e de vie de l'ouvrage , e t

le s portique s ave c re m plissage s dont le s ince rtitude s du com porte m e nt sous l'action sism ique im pose nt un
coe fficie nt de com porte m e nt ré duit à 1,5 dans le cas de s bâtim e nts ré gulie rs