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Théorie de l’agence s’intéresse aux relations contractuelles entre un

principal (mandant) et un agent (mandataire). Cette branche de


l’économie doit son nom actuel à Michael Jensen et William Meckling
(1976). Traditionnellement, un mandataire se voit déléguer un certain
pouvoir décisionnel, tout en disposant d’informations et de compétences
non détenues par le mandant. Bien souvent, il ne dispose pas des
ressources financières dont jouit le mandant. Ces relations peuvent être
celles d’un supérieur hiérarchique avec son employé, d’un acheteur de
logement avec son agent immobilier, d’un client avec sa banque, d’un
actionnaire avec son dirigeant, d’un médecin avec son patient, d’un
étudiant avec son professeur etc. Les asymétries d’informations, de
ressources et de compétences peuvent générer des « coûts d’agence »
(recherche du contrat optimal, surveillance et application du contrat, aléa
moral).
La théorie du signal fondée par Stephen Ross qui a initié en 1977 les
principaux travaux dans ce domaine, a été développée pour pallier les
insuffisances de la théorie des marchés à l'équilibre. Elle part du constat
que l'information n'est pas partagée par tous au même moment et que
l'asymétrie d'information est la règle. Celle-ci peut avoir des
conséquences néfastes conduisant à des valorisations trop basses ou à
une politique d'investissement sous-optimale.
Deux idées simples sont donc à la base de la théorie des signaux :
¨ la même information n'est pas partagée par tous : ainsi, les dirigeants
d'une société peuvent disposer de renseignements que n'ont pas les
investisseurs ;
¨ même si elle était partagée par tous, la même information ne serait pas
perçue de la même manière, ce que la vie courante confirme
fréquemment.
Il n'est donc pas raisonnable de croire que l'information est à tout instant
équitablement partagée, c'est-à-dire symétrique. Bien au contraire,
l'asymétrie de l'information est une règle générale.
La theorie des couts de transactions : Avant de parler de la théorie,
il est nécessaire de faire un point sur ce que sont les coûts de transaction.
L'article de Ronald Coase paru en 1937 sous le titre de « The nature of the
Firm » est à l'origine de cette expression. Pour le dire simplement, un
coût de transaction est un coût lié à une transaction économique réalisée
sur un marché. Dans la théorie économique classique qui postule comme
cadre analytique une concurrence pure et parfaire sur le marché, les
coûts liés aux transactions faites sur ce marché ne sont pas pris en
compte. Selon Carl J. Dahlman (« The problem of Externality », 1979), il
est possible de dégager trois types de coût : les coûts liés à la recherche de
l'information, notamment au temps passé à découvrir les bons prix, les
coûts qui sont propres au contrat (coûts de négociation et de conclusion
d'un contrat pour chaque transaction, de recherche de partenaires ou de
modalités pour résoudre les conflits) et les coûts liés à l'incertitude,
notamment dans le cas des transactions internationales ou des
transactions difficiles à spécifier (R&D, conseil, etc.).
la théorie des coûts de transaction initiée par Coase (1937) et développée
ensuite par Williamson constitue l'une des théories les plus mobilisées
par les chercheurs travaillant sur les modes de contrôle et de
coordination des relations inter-organisationnelles.
Cette théorie s'intéresse à l'étude des arrangements institutionnels
utilisés pour l'organisation de l'activité économique.
Ainsi Coase affirme que si la firme existe, c'est justement parce qu'elle permet d'économiser
les coûts de transaction nécessaire sur un marché.

Theorie des ressources et compétences : Alors que l’approche par les ressources et les
compétences est apparue au départ en tant que théorie de l’avantage concurrentiel, elle a
rapidement étendu son champ de compétences à la question des frontières de la firme. Prenant
essentiellement ancrage dans les faiblesses de la théorie des coûts de transaction, elle apparaît
désormais comme un rival de taille. Toutefois, les apports de l’approche par les ressources et les
compétences à la problématique du choix entre « produire ou acheter » sont multiples et une revue
de ces apports semble encore manquante. Cet article a donc pour principale ambition de proposer
une synthèse des apports tant conceptuels qu’empiriques. Cette revue de la littérature permettra de
déterminer dans quelle mesure cette approche parvient à mettre en place un paramétrage abouti du
choix entre « produire ou acheter », et de souligner certaines limites la freinant encore dans une
pareille entreprise.

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