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TOUTES LES TECJ:INIQUES

récolte, extractio n,
transhumance, élevage...

CONNAÎTRE l.T SOJC~NFR


les abciiies er la co lo n_i c

ENTRETENJR
;
1
SON RUCHER
a LL fil des saisons

n ticl, pollen,
gelée royale,
propolis...

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LE TRAITÉ
RUSTICA

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Ont colla bore a cet ou' r<tge :
Duntrur d'ouvm~:r
Henri Cleme nt
Rtdllclion
Chapitre~1 et 2
Yves Le Cont e
Chapnrc)
jean-\l:m e Ba rban~·on

Chapnre -1
Be rnard \'atsStèrc
Jean-Marie Barha nçon
Paul Bonnaffè
ll enri Clê mt•nt
Cathe nne Rccb
Chapllrl'' 5 et 8
G i lle~ r ert

Cha pure> 6, ï et 12
llc n ri Clé ment
Paul Starosta (photograpluc> lhap. 6)
<.hapnrc 9
1 u enne Bruneau
Chapurc 10
Roch Dom crcgo
CIMpt trc 11
Paul Bo nnaffe
C..tlle~ Ratia

lllumatwns
lsahellc Ar~l.1man
h édén quc Bertrand
Pa trick 'vl o n n
lnfograplun
Emmanuel Lkotto-Mt•ngata
Cmtc rpllon gra[IIUc(U<'
'>arbacane

"'' 1\t' m pagn


Thierry ~c>llCr, Sarbacane
COU\Cf!Uit'
Sarbacane
Hclccrwr
Ann e Camai
Philippe Gerard
( c>ordmatioll n/Jtclllcllr
fi l(QIIOgntpiJtc•
S) hie Blancha rd
fabnmtltln
C PI Consetl
l'h<>togwvure
<;NO

(omut' <k ducrllc>ll ck l'ou\fagr


l abienne Chc;nais, J-Jenn Clcmem
C h ristophe <;a,ou ré, Bruno Vaesken

C 2002, ~d1llons Rust1ca. Pans


ISBN 2 84038-421-3
W d'éditeur: 48344
Dépôt légal septembre 2002
Deux1eme ed1tion · févner 2003 lmpnmè en France par Jean-lamour (Maxévtlle)
Avertissemen t a u lecteur - --- ---- - -- --- ----
les informations contenues dans cet ouvrage sont exactes et conformes a l'état de la SCience au moment de sa publ!cauon Ce Traite n'est toutefots pas destme à se
f substituer aux presc:npllons ct recommandations d'un thérapeute spécialise en ap1thérapie. Les auteurs et l'éditeur déciment toute responsab1hté en cas de dommages de
toute na ture pouvant être provoqués, de façon d1recte ou mduecte, par l'utilisation de cet ouvrage et la m1se en œu'f're des conse1ls qu'li conttent
Les pages 162 a 169 ont un caractère purement tnformatrf, eu égard il ia compleXIte des cond1t1ons d'usage des produ1ts phytosamtatres
'--- -l

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LET TÉ
RUSTICA
de l' •
~ zcu ture

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LES AUTEURS

• Etienne Bruneau e~ t ingén ieur Roch Domercgo est naturo pa • Be rnard Vaissiere est ingenieur
agronome; il travaille depuis vingt the, s pccialisé r n api therapie, vice agrono me, apicu lteur amateur, et
ans dans le secteur apicolc comme pre~icknt de la co mmis~ion d'api- c harge de recherches re!>ponsablc
responsable de l'equipe du CARl therapie d 'Ap nnond ia, professeur du laboratoire de Pollinisatio n ento-
(Ce nt re apicok de recherche ct invitr permane nt à l'universite mophile a l'INRA d'Avignon. Auteur
d'i nformation , a Louvain-la-Neuve. Callixto de La llava ne. d'une thèse sur la pollinisation
Belgique). Conseiller s pccialisé en d u cownnier par les abeilles, ses
pathologies et problèmes ck l'envi - rec he rches porten t s ur l'ac t 1vité d e
ronneme nt, il est, clcpui!> 200 .1, G illes F ert C!:>l apicultcur-éle butinage et l'efficacité pollinisatrice
vice-president du grou pe c.Je travail veur en Pyrcnccs Atlantiques. li des abeilles ; il participe a la rev ue
•< Miel » du COPA-COG I.:CA. ass ure des form at ions apieoles en Apidolagic commc rcdactcUJ .
Frana ct à l'etranger.

(ii Jean-Marie Barbançon est api-


culteur professionnel dans la Drôme, G Yves Le Come C!>t di recteur d e
pres ident du G roupement dépar- recherc he à l' INRA et api culteur
tem ental sanitaire apico le de la amateur. i\utcur d 'une th(.•..,e sur
Drôme et adm inistrateur de la les relations abeilles-\·:li roa en
Fédcralion natio nale des organisa- 1989, son domaine de recherche
tions sanitaire'> apicolcs dé parte- s'applique à la lutte contre Ir varroa
mentales. Aujourd'hui spec1alise en et à la <OmmunJCallon et la regula-
pathologie apicolc, il a exc11.'t' comme tio n sociale des abeilles, avec
vétérinaire pendant vingt ans. notamment pour résu ltat~ l'iden-
tificauon d'une phéromone du cou-
vain ct la caractCJisation de colonies
B Paul Bonnaffé est apicu lteur d'abeilles survi van t au va rron sans
pmle~ionnel, spccialisé dans l'activite traitement.
de pollinisation I.:n tant qu'admi-
nistrateur d e France-Miel cl pré!>i-
dent de la r éclcration nationale des El Gilles Ralla est consultant api-
coopcratiYes a picoles f r,tnçaises, il cole international, wcbmc'>lre de la
fait panic des re présentants de la << Galt:nc virtuelle apicolc >>,président
fili ère apicolc au près des in<;tanccs de la commission permanente
na tionales et européenne., i\pimondia «Technologie ct ou til-
lage ap•colcs ».

• ll cnri Clé ment est apic ulteur


professionnel en Cewnnc'>, rédac- lili Catherine Rcch est enseignan te
teur en chef de la revue Alxillcs cl (PRA(. ) en biologie végctalc et éco-
jlew ~ cl cofondateur de l'association logie a l'univers ite Paris VI -Pierre-
Terre d'abeilles et-Marie-Curie ct ch ercheuse en
bio-mfonnatique.

4 IR\ I l R l , l l ( ~ 1>1 1 ~l'llll I l RI

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AVANT-PROPOS

Depuis des millé naires, comme en témoignent certaines peintures rupestres,


ainsi que d e~ tex tes et des bijoux anciens. l'ho mme s'efforce de tisser des liens
privilégiés avec l'abeille.
Pendant tre~ lo ngtemps, ractivité apicole ~·est limitée à la cueilleue. Avec
l'invention de la ruche à cadres, au Xl X' sicclc, l'apiculture moderne est née, pour
deven ir aujourd'hui u ne fili ère à part entiere de l'agriculture.
En p laine, en montagne ou même au cœur des villes, des milliers de profes-
sionnels , de pluriaclifs et de petits producteurs exercent cene activité. Tous sont
animés d'une véritable passion, qu'ils possèd ent quelques ruches pour le plaisir
ou de véritables exploitations confrontées aux contraintes du marché.
Activit é de plei ne nature, dépendante de l'environ nement et des cond itions
climatiques, l'apiculture se situe à la cro isee de nombreuses disciplines comme
la biologie a nimale ct vcgétale. la botanique ou la science vete rinaire ... Elle
nécessite a u~s i u ne conna issance approfo ndie d es no uvelles methodes d'elevage
qui favori sen t un develo ppement ration nel d u cheptel apiaire.
La d iversit e d e~ produits d e la ruc he (mie ls, pollen, gelée royale, propolis ... ),
leur techniq ue d e production et leur pot entiel thérapeutique , mis en evidence par
des rec herches scientifiques de plus en plus nombreuses, sont également presentés
dans l'ouvrage. Enfin, les aspects éco n o miqu e~ et les réglementations en vigueur
sont aborù6. ~a n~ négliger le particula rbrne des différents types d'exploitai ions
apicoles.
Apiculteur professionnel, impliqu e dan-. le ~yn d icalisme apicole depu rs de
nombreuses an nees, j'ai sollicité, pour la redaction de cet ouvrage, La collabo-
ration d e !>pec i a li~t es parmi les p lus e min en t ~ dans leur discipline respective.
j e les remercie pour leur adhésion spontanee c t la qualite de leur prestation.
Auss i serieu x c l d etai llé soit-il , un trait é doit être agréable à consulter.
La p résentati o n de celui -ci, abondamment illu<;tré par d es planches ct des
photographies, permet de compléter les inl ormations du texte eL concourt au
confort d e la lec ture. Q u e l'on soit neophy te , apiculteur experimenté ou
simplement d esireux de decouvrir le mond e de l'ap iculture, chacun trouvera, je
l'espère, dan!> cc Traité Rus tica de l'Api culture, à la fois des reponse<; à ses
besoins ct une mi ne de renseignemen ts sur l'umve r~ fascina nt des abei lles.

HetJri Clement

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SOMMAIRE

CHAPITRE Ill
SOIGNER ET PROTËGER
L'ABEILLE ET LA COLONIE LES ABEILLES
1< Ill •\1 ' ' b Il[). 11( 111

Û IAI'ITRI: J 1. i>tŒVr.l\ lit 1 1 T RAII I R


Il ~ '\IIJ\ L \ 1>1 L~
M IEUX CON N AÎT~E L 'ABEILLE
Pre' <·mr Ir ri'>quc .:;an Hain.· H6
1 r " 1 c Cn 1r
1.c varroa HH
l. L':\RI IllE.. ~ IIYI\1i::-<0P il.IU Les trai tement<; chitmqlJ(:S
1' \~ <0'1>1;\11 I l~ AU 1 Il l.~ contre 1,· 'arwa l)(1
1 '.tbciliL dan.;; ht clas~ificat 1on Des tranr mctHs altcrna tirs
d e~ uh..:ne~ 12 <.:ontrc le ,·arroa 92
Ahe1lk-. ..,o li tai iT~ Pcrspcct ive!> de la luuc
ct <t bei ll c~ ~l>< i n k~ 1-t conu·e le' arroa 94
l .t guq)e. <ou-..me clc 1ah~·1 lle 16 La loque américaine 96
1.a loque t' LifùiWI!nne '.>H
.?.. UIOI 0< , 11: Or I ' AIJLI I I I
l.a no<;émo<,c 102
Le c:n rp-; cie l'ahei1l<' 18
1 'a<.:aJ i o~c 1 0.3
L.: !>V!>Ll' llll' urcuhum re 10
Il Les mycose:-. 10-t
1..: '>y-;tenl e nen eux 21 CHAI'Ill\f
1 a rau.;<;c H' lg llt' 1l))
1e !>)''>lerne reo;p i.ra toJ IT 22 L A VIE SOCIALE
Le-> 'iru::. 106
1<' ~ys tt' ll ll chg~·-.t i f 23 DE LA COLO l E
L<t reglementai ion su1
1' ali nn n talion 1-l Yves l~;; Cont<>
les malatl tcs l.'OIIlagil'U~e:, 109
Oe-.. '>Ci l" dévC'lop pc-; 26
1' ud onll _,
)- 1. 1 L'> A('TEU R~ 0 1 L\ COLO~ II·
2. I l· ~ U\ , 1- t\11'> LI PllL0.\11-l.IR'-
1a ' ur 11e !>m.:iek lr6 :.tructurec 5-+ l>L l ' A BI I I I f
28
Le hHKher La JT inc 57 l es pctiLq prnlatcu r::. lll
3l1
Le gn üt 31
1 c faux bourdo n nO Les mammikrco:; 1 1-t
L.O U IC 1\HJvrie re 63 L' homme, ractcur de rbq uc 1 lf>
32
Le 'ol de-. a beille~ 33 2. 1 t~ :IU S', I ON~ Dr I ' OUVIUERE J_ P ROT f.CCR CO' fiU
L <lfÎl ntaLion 35 La nettoyeuse 66 I l_'> RI SQl l '> CI I'\IHTIQ l ~
I.e lu ngagl· des abeilles 3ï L1 nourrice 67 Les conditi uns duna tiquc:-.
3 ll '> R\C l'> 1)' \UU U ·~ L'architecte et la ma<; on nc os cbngereuses
Ll ''> ,,he ill,·., dan~ Ir 111ond!' l.a manutention na ire 70
-+0
Tntroduction a r\ pb mcllif,·w La w ntile usr 71
-+2
Ll''- ran·.., curnpccnnc:<; La gardienne 72
L a bu t in e u~c 73
d Ap" mdli{c1a -+-+
l.e'i rat c:' orit•ntal,•, l . 1 r C\''CLr 01.: L\ COLO tr
d'Api\ u~o:llifc, u -1-6 L ouvn ere d'h1ver 76
Le-. rac:c., :-~rrkai nc<> La l>ha::.c nuptiale 77
d Apl\ llldlif,·w -+H La ponte 79
Lco.; n hcJlJr<; t<.suc:-. l ·C!>saimagc 81
dt: dUI~Cil1l'll l ')( La colonie orpheline 83

6 Il

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2. 1 1 "> tlU<..I II '~

I.e~ tli lit'rl'11l ~ 1rre~ de ruc he~ 2 37


Le.; rudt-.::, ll.tditioH ndlc:, 240
i\dtLll'r de., ruche' vtdc., 2•1 1
L' APICULTURE
S. l i ( .Ill P I H
AUJOURD'HUI
,\ chctcr de<. rue hr<> pruplce-, 24)
AchL·tcl J-.:., paquet'> ù'abctlte:, 246
CHAPITRE IV
4 . I l 1\l t\ I I IUI I 1 1 1' 1 Q l d J> I.~I I "\ 1
PO LLINISATIO N , A ri CULTURE
Le-> outi l-. de bn ~r 247
ET ENVIRO NN EM ENT
L' cn l\ unu ir H~
1. LA I'OUINL':>.\T ION Le~ \l' lt' mc n t ~ 241.)
'3(.'rn.uc1 \ ,,,.,.,lwC' Le.;; ntL' I' '-'-ll Î rt·~ 2'50
Le., ~oulnL' Lll-. 251
I.e rùlr ùc l'abeille Le' nnurn.,<.tur-, 2'>2
dan~ la btodt\er/>tiC 122
Qu'c'>I-Cc que :>. L,\ \1JL 1 1 1 RU
l.t pollinisa1ion ? 124 ln!>Lalkt l.'t Cllll'l' ll'Hif
3. LES i\IIIII·UX Al'l ( 0 1 1')
le~ ap pons de la pollm1~a1 ion 126 tt mil' lk11 C' 253
( ,1thcli nc Rc <'l' La mklk rll' d'un
La pnll mhation de-, 11l r~ ntcs IX'IIl
~.H t vagc> 128 Les pay!>agc~ a 1>ic.:o lc~ l. 70 produl'll' l ll' 2"'i'3
Pnuiqucr la ro lli11i-;alion Le milieu de pl::tinc 17 2 La mi c li l' l h' d' 1u1 IHod uctcur
!.lr'> cultu res 130 l es plan lD de pl<li 11!.' 176 moyen 25()
L arboric ul ture IH Le milieu mo ntagnard 192 La mie lll•ril' d\tn gro.,
Le~ gran de~ cu !Lure:, 139 l es plan tes lnont;lgn:trele!> 196 pmdul!l'lll 25R
Le' cu hure-: m.tr.ucherco; I ·H Lem ilil'U med11e1 r.1ncen 200 Org.tn "l' f ll·-.p.tn
Le-. eu hures ponc-grJmc H7 l es plante:, m~tliterrancenne!> 20-f dl· la nucllc11c 260
1C' cuhurc'> ~nu~ ahn 132 Le milieu de grande euh ure 212
Le:, plante~ Ùl' grande culture 216 CIIAI'IllU: VI
2. \ I' IC llJ U Rl rT
I.NYIRO:'\ Nl:.Jil l:\'l' AGitl L O LL
Le milieu urbain 218 GUIDE DES TECHN IQU ES
Hem Cll'mC'm.
le:, plames urbain ~~ 222 DE L'APICULTEUR
je.m Mt~r il· Bürb.tncon llt•1 11i Cll·nwr 1
C~I I\I'IIIU V
<'t l'a.JI Bonn,1tfc l. l l\'> 1'"-1 11 H Il Ill'( I ll R
INSTALLER SON RUCH ER
Le rcmcmbrcmcn 1 1'36 ln.;la llc1 I ll tc 1udw 2M
E.T S'ÉQUIPER
Nou\'Ciles ev0 h.tti0 11~
Gille'> lert 2. L'I L M11t
agncolcs ct apiculture 158
Allumrr 1cnlu nHHr 266
I.e!> tranements 1. 1 ' 1 S l i\I IAIION Ot ltl C' lll lt
Ctlln IIH'nt t•nhlllll' l 2(18
plwto:.anitaircs 162 l 'en' ironnement hot.ll1 tque 226
Gaucho, un exem pit• Choistr un emplacement 230 3. \. 1')111 Jt l 'I l Ill ( Ill
ht>Hlriquc 164 Cc que dit la loi 23 1 ÜUVIIJ Ull l' l'llt'hl' 270
La reglementati on Amenager le terrain 232 1\lam puiL'I' Je.;; r.:nd rc:-. 27 1
des JraiLl' mcnLS 166 Mettre en place le~ TLH.: hc~ 234 Examiner k:-. rncln:-. 272
Paroles d'apiculteur:, 168 Entreteni r le rucher 236 fnmrr une l lll h(' 273

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CHAI'IrRE X 1'etiqut•tage 436
SANTÉ. , BIEN- t TRI, Le!> label~ de qualitt' ·D8
APITH ÊRAPIE 2. Q UE I.I .. (, t '> 1.1 0N POl lt
Roc l1 Dunlt rl.!.\40 Q UEl I'ROJE I ?
Le~ obligation'>
1. 1 \ \11'1>1(.ll\1 1>1S Alli lil l '>
L'ap11hcrapic a tr<l\·cr::. admin lo., tr.tllVt'S 446
les si<'r l.:s La gc::.ll ull financicrc ++8
190
ro nnc\1 ions. aide-; 1 l' miel d e l'nunbuisiCI <f8'5
Qu'c!.t-cc que l'apitht;rapic ? 392
ct <;uhvc nuons -t50 Le miel de ihHIX 48o
Les produits dt· l'ap1thcrapir 394
Le m1cl dt lavande mJ IIlllllC '187
1. ( ,I ·HI lt -;1 '>lW( Ill '~ A 0 1~ J,\ 1'.( 1.
2. L\ PHt\ J.:N riO "' LI 1 r L1' mtcl de l,tvancle 4H~
1RAil F~I (C\ 1 0 1.'> l'AlliO! ()(, lf •S Ulle.,f.(.lll<l
I l' mid d e lin re 490
l es Jl fcuions IC..,plratou c::. 398 1 cs tlmu•ccs cono., ultableo., I l' n11cl de luzcm e 491
Ll"> affccLion.., digc::.li\'e., 399 de lom 452 1 l' miel d e mclcalln 492
Le~ rh u mat i ~ m c::. 400 l.t• mk·l de pis.<.enlil 49 3
Le.., ufl'cctiolh -+. 1UU:It l' \lU I U 'I N II IL'\Il 1
1 c nucl ùc rhoJudcndmn 494
cardto-,asculmre~ -tOl Lee; Sltcc; gcncralic;tc-. 4'>-1
I l· tm d dr n• ma rin 496
Lr-, affcnim1::. de la peau 403 Le::. s itl·~ de::. pan i c uhc r~ -tS8 L~: miel de w ncc 497
La ciranisatiotl d e ~ p la i e~ 404 1,c:-; sile'> c0 1mnen: i:w x ·+59 Le miel dr -.;nn loin 49H
L.-~ <tflcction::. ophtahn 1que<> 40(1 I.e l'Ollrl'ltl clectrontquc -t60 Le nucl de .,;~ pm -t99
1 cs ,tffccuon::. ncurologtquc., 408 1 c miel de sa11 a'>ïn ïOO
Le-, affection~ gcnito-unn nirt·:, 4 10 CI IAI'IIIU Xli Le 111 icl dc :-.a uh.: 50 1
Les .tffcnio n ~ gynecologique::. l c m1cl de o;crpolet 502
ct ob'>tel rique<; 411 GU ID E D ES M IELS
1 c nud dl' Ill\ m 504
Htnr Cl~·mc·nt
Le'> affccuons <'O Urantc... Le 1nicl d r tilk ul 505
des enlants 4 11 I . I PS M lll !l U U t iH I'ROD UC l iO N l c miel de to urne::.ol 506
L'ap11hcrapic Vl'ltTmairc t l5 lnLroduciiOn 464 1r nncl de tn·Or 308
3. Nl MLDl lll\ 1 l}l Fl llllt Deux typl'::. d'apl< ulturc 465
J. Il ~ MILl '> I'O LYH O lt \ UX
La ... ana' pou1· Lou,., 4 16 Dl·s mi e l ~ va ries ·H17
Lr 1n1el de cau'->'ie 5 10
Dègusll.'r un miel 468
I.e nucl de fortL 5 11
2. LI '> '\.1111 <; M()'\101 1 ()ItAl '\ Ll' m1el dr garn guc 5 12
CIIAI'ITREXl Lr Ill ic 1cl'ncacia 470 I.e miel de ha u te monLagnr 5 14
BIEN GÉRER SON EXPLO ITATIO N LI' miel cl arbousH' I' 471 I.e miel de maquis '5 15
I.e mid d'nubcpinc 472 1 c miel de tnolllagnc '5 16
f\.l.i "><>Ill ~~ f>
Le nncl dr homdaim· 471 l..t• miel de Pl in lemp'-> '5 17
1. COMM ~R< 11\l l "il R I.e mid de bruyèrt• blanche 4H Les 111i d s de la l~ eun hm ·) IH
U .S I'ROD 11 !) OF l A RliC: II l Le miel dt· bruye rt• cal lune 475 Ll''> miels dr la Guadeloupe
La reglementation Le mid ch: bruyt· rc cendree 476 Cl de la \ 1aJ IIIlll)Ut' ') Il)
mtcrna11onalc -f22 1 c mtcl ck rerisir r 477
Le ma rche mo nd i:d 4 24 L~: mk l de chardo n <f78
Le marche du Ill icl cn r r.tm:c 426 1e m1d dr c hât<~Jglllrr 480 1ndn: 'H ll
L1 vente d11 etll' 42R L.: nnd J e chcm: 48 1 lh· n.,eigm· m ~·nb prat 1411<'S '52-+
Le t:J rtull co un +30 1 ~ m il'l dl· clr mentinitr 4R2 11i bi iogrfl ph ic '526
Le cirndtlong '-1-12 Lt miel de colza 48) Rl'lllcrcielnt•nt..; '527
Le cond1Lic>nncmcm ·134 1c miel cl rucal yptu., ·184 Cl edits ltOIIl>graph iqu~·., '528

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L ' ABEILLE DANS LA CLASSIFICATION


DES INSECTES
1 c-. in'>cctc'> ...ont caractctt'>C'> par la p rc-.cncc <k trois paire., de pattt·.,, generalement
dcu'\ paucs d'ailes. ct une rcc.,piratwn 1rachccnne. On le~ rencontre dan'> tOU'> k.., milieu x
a ut H'" que mat in s. Cht·z k-. mscc ll''>, l'ord re dt''> Il ) ménoplercs com p ren d plu-.
dt• rent mi lle e-.pcces. On trouve dan., ccl ordre k'> abcil k., d u ge n re \ pis.

tar et de po llen el un systèm e po ur m âle - le couvain est l'ensemble tl es


LES CARACTÉRISTIQUES stocke r le po llen s ur la patte a rri~ rc inun a tu rc!:. - sont plus grande:, que
DES HYMÉNOPTÈRES o u sur la face ventrale de l'a bdo- celles d'ouvrières, ct les cellules de
• une métamorphose complète ~ m en. On distingue les Apoïdes m fc- reines ~o nt ronde~ el pendent ind i-
• Je métathorax soudé au prem1e1' ri eu rs , qui som to u!> s olitaires. ct viduelle me nt du rayo n d e couva in.
segmen~ abdominal ;
les Apoides s u périeurs , q ui com -
• des ailes membraneuses avec
des nervat1ons formant des- prenn r n t la fami lle des Apidac ct A part les mâ les, qu i meu reni à la
dessins d'au max1mum se1ze unités possede nt tous un degre de sociallte . fin d e l'eté, l'ensemble:- d es individ us
dans l'aile supérieure ; v it d e raçon p erm a nente dan <; la
• d1x è cent tu5es de M alpign1,
Ac tue llement, la tribu des Api11i colonie, qui se mult iplie par d ivisio n
qui font partie du système digestif.
Et, chez l'abeille , on note : Lau·eil lc contient un o;e u l ge nre : au cou rs d e l'essaimage. La com -
• deux pa1res d'ailes membraneuses Aph. (c :,ont les abe illes d ites mel- mu n iCatio n imerind ividuelle est tres
couplées par des crochets • lifè res. [ Iles peuven t mesurer emre d évcloppcc et comprend , en part i-
• des p1èces buccales de type
9 et 19 111111 de long, :,ont rnodérémcnl culier, u n la ngage de recru tem e n1.
broyeur-lécheur ;
• un aspect très différent des velue..,, le urs yeux à facettes po rtent
indiVidus des deux sexes • d es soLes ct leurs mandibules so nt
• un cerveau bien développe, lisses. Les n ervure<; des a iles o n t
• une parthenogenese (reproduc-
des structu res sp l'cifiques en fo nn c
tion sans mâleD fréquente.
de cellule. Les feme lle:, son t sépartcs
e n ca!:>tes mo rpho logiquement di f
Les Apoïdes et fé rcnlc<;. l ' n endophallu s m em bra-
leurs subdivisions neux, elabore et de taille importa nte,
cons Lit uc l'o rgan e gé nita l m âle .
t.:cxi~ t c nce d'u n a igu illon e t cle
com p ortem ents cvolués (bâ tir u n Les ab eilles du ge nre Apis :,ont
nid o u cre us er u n e galerie avec des caractérisccs par un comporte ment
matériau x spécifi que:,) distingu ent h autc·mc n t social. 12llcs constru i-
cenai n~ hy méno pte rc~ classés da n ~ s ent d cc; ra yo ns consl iLUés d e
l'infra-o rdre des Acu léates (plue; d e cell ule-; hexagona le'> e n circ que le~
mille c~ pcces) . o u vri e reo; prodUisent avec lcu ro;
glan dco; cirières . Lee; cellules sonl
Les Apo1cles sont caractérisés par uti lisees pou r l'élevage d es i mm~turcs
la pré<,e nce d e no mb reux po ils ~u r c t le s tockage d e réserves nu triti
leur cutic ule ( la m embrane exter ne ' 'es. La nutr itio n des la rves se fait de
des in~cc tes), d' une lo ngu e la ngue, façon p ro g ressive Cl le nid c~l
par un e a limenta tio n à base d e nec- thermo régu lé. Les ccli ulcs de couvain

12 R\JTIRl"ll~Dll Pl< 1 1 • C HAr . t M 1rux CO 'I'IAITRL L ,, s r•u r

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Apis melllfera dans la classification systématique

Ordre: Hyrn~ n opt~res

Sous-ordN' : Apo<rites
1

Infra ordre :
l
Aculéates
1
Terèbrants
Jl Oit S f>S ("'
(' •p, ~fel

Super-famille ·
1
Pompi!oidoa
l
A poid ea
l 1
Spl>&coideo
l
r orrnfctc!ea
(elt :>emp " S) 'A.ontcfP .. < x ou,.,,~

Famille : MefliUidde AprdM M«;Jcl>llidac


supéneurs

Sous-famille:
1
Aptnar

Tri bu :
1
Apint
l
Euglossinl
1 1
a • or

Genre :
l
A p is

Esp~ce :
1

Race ou
sous-espèce :
1Apis mcllifera mellrlcra
l
Apis mel/ilera 1b-errca Apis me/J;fera ligust1ca
----- --9
etc.

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\ B 1 1 1 L l l ' JI ' \1 1 :-< () p 1 H 1 l' \ '> t_ t> \! \1 1 1 L ' \ 1 1 R 1 '>

ABEILLES SOLITAIRES ET ABEILLES SOCIALES


La di..,tinction entre abeilll'" « <;olitairc.., » ct abci!k-. << ~onalc~ » l''>t c~<;cnticlkmcnt
da..,..,iflcatricc car il C\.btc maints d~:g1-cs de ..,ocialitc entre les premil'll'"· qui con<>truiscnt
km nid seule-. nomrbscnt ks immatun''> et meurent <\\a nt la nai-..,ancc dl' leur
progenitun·. ct l'« l'USOcJalitè »,plus haut ckgre de ..,ocialitc.

Les sociétés d'abeilles do nnant des soins an nexes; elles so nt


cla%écs en es pèce-. su bso cii11es.
• L'c u~ociali t.é sc carac téri '>e par
la d ivision du trava il e n tre indivi- • Il exis te éga lement des colonies
d u ~ adult e~ . la coopé rai ion da ns di tes communale!> , do n t to us les
l'entre t ien du co u va in e t le ch e- ind i,i dus d e même caste sc partagcm
vau c he me n t des gé né ra lions . Les le même n id c t !>e eompo rtcnl de la
a be ill es e usocialcs. d o n t fa il parti e même façon, o;ans d ivisio n du lravatl.
k gen re /\ p is, vivent e n co lo n ies
po pu leuses, fo rm ée-. d ' in di,·idus • r n fi n. 0 11 tro uve d es regrou-
d e d e u x castes di ffé rc n1cs qui pe men ts d e nid s d 'abeilles. e n par-
passe nt l' h iver e n~c mble (colo n ie<; lie u\ ier sur le sol. C haq uc in d i\"id u
pé re nnes). c re u se ct d éve lo ppt so n pro pre
terr ie r a côté de ses co ngénè rcs : on
Une re ine p rod u it les <-rufs, e l de parle a lor.. d'agrega t io ns.
nom breuc;cs o uvricres vo n t assurer
differen tes tâc hes indispen<;ab les Les Apoïdes sociaux
à la ~un·ic de la colonie. l..a reine m el it te s p,t r la fo rm e d e leurs
est morphologiqucmcn l d iffe rente Ils son1 representes par les prin- n cn urt·~ a lai re'> ou la lo ngueur de
des ou' riè res ct inapte a ' i\ re <;cu le ; c ipa u x ge nres: le u r la ng ue. lo utcs ces abe illes
les ouvriè res so n t tncapablc:-. d e creuse nt d e~ galer ir<; d ans le sol en
copu ler. l.a colon ie se rep rod uit par • Apis. do nl fait pa n ic noire abeille ; agrégations plus o u rnoins d enses.
C!>~aim agc. • Melipona. q ui som d es a bei lles r: lles ~o nt q uclqu efoh inféodcô à
de pc li tc taille viva nt en Am.:riq uc u ne c~pèce vegé ta lc; ainsi, lvtcl iu a
Da n!. les !"o n n es i n t erm ~­ lroptcale t' t d ont k mie l est recolte hcet nt l>rrltn iâa /is '> (' no urr it exclus i-
cliai res e ntre e<; pëces e us ocialcs pa r les Ind ie ns; ve me n t d e n ectnr de campan u le, c l
c t s ulit ai res, on tro uve d es a heilles • Bot11bus. q u i co mpre nd les les m.dcs do n n ent d <1 nS ces fl eurs l
qu i .:;e regro u pen t e n petnrs colo bo u rdo ns.
n ies d '111d ivi c\u s d e la m ê m e • Da ns la ~o u s- fa m il lc d es
ge néralion dan~ le me me n id , par- Les Apoïdes solitaires Mëgachilinés, les feme l le~ pos:,èdem
tagean t les w chcs e ntre des indi vi- un ~ ys 1 è mc d e récolte d e polle n
dw; qui ponde nt ct des o uvrières qu i • Les collètes !.Uni des a beilles part ic u l in , la sco pa, con s t it uée
..,'occupcn l du n td e1 de !>on a p pro - pri mitives qu i tr,tns pon cnt le po l- d ' un e bross e d e poil-; raides !> Ur
vis ionnem e n l. Ces socié tcs s ont le n d a ns le u r jabo t o u c n1rc les la face ve nt ra le . Pa t m i ce lles -c i.
dltt'~ sem t·soc ialc~ . p oil-. d es pa lles pos1cr ieurcs . l e'> les os mics so n t des abe illes t ra-
a be ille!. des sables, comme les pues e1 n· lues d o n t cert a ines espè-
• Certaines es pcces solita ires an d r è nes, po~'>èd ent une brosse à ces pr uvent nidifi e r dans les ca vi lés
s'occu pe n t d es im ma tures e n Ire; pollen sur le!> pa ttes postérie ures ct du bois. du sol o u m êm t' cla n s
nourrissant clirectc me n l Cl en leur sc d is t ingue n t des halic tes c t de~ u uc coq utile d' cs<.:argot ! Cc n a ines

14 l t<\11 H l'IIC\) "'" 1 1 1 • C HAr. 1 Ml LUX CO'IN AiTR[ L ABEi t. l E

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osmics font volontiers leur nid dans con ique sa ns bro<;<;c n pollen, une
des liges creuses, cc qu1 permet leur pilosité peu dévcloppcc ct un com- le bourdon
«elevage }) dans des tiges de bambou ponemem de typ e "coucou » . Par Les bourdons (Bombus) vivent en
ou des pièces de bois percee~. La exemple, la femelle de Su·lis pullc- petites sociétés ini tiées par une reine
femelle organise une loge contenant tulatissima pénctrc subrepticement fécondée qu1développe seule la
une boule de pollen la%C sur dans un nid pendant l'absence d'une colonie en réalisant les d1fférentes
laquelle elle dépose un ccuf, puis femelle osmie pour y pondre u n tâch es nécessai res à l'émergence
d'une génération d'ouvrières.
elle scelle la loge avec de la glaise. Les oeuf. Celui-ci cclôt le premier, et la
Les tâches sont alors réparties
œufs qui don neront des mâles ont larve qui en émerge devore son hôte
en tre la fondatn ce et les ouvrières ,
une du rée de développcmcn l pl us et se no ur rit du pollen de la céllule. qui sont souvent très proches
courte que ceux d e femelles, Cl son t d'elle morphologiquement mai s qui
pondus en dernier. Cela evite trop de • l a sous-famill e des Anth o- d iffèren t sur le plan physiologique
« bousculade» lors de l'é mergence phorinés regro upe ega lement des et comportemental.
des adultes : les mCtles sortent en espèces majo ritairement parasites. A l 'automne, ces colonies produisen t
premier, puis les femelles. mais aussi de:. esperes comme les des reines et des mâl es en quantité.
xylocopes (abeilles charpcnticrcs). Les reines fécondées quittent le nid
l es espèces du genre des Méga- qui font leurs nidc; dans les bois et la colonie mère se désagrège.
chiles ont la capacite de retourner leur morts. Ces espèces sont mo rpholo- Ces abeilles son t classées comme
abdomen dorsalemcnt pour piquer. giqueme nt diffe rentes les unes des eusociales primitives (elles ne
pa ssent pas l'hiver en co lonie).
Un groupe d'espèce:. peu ve lues aut res et certaine-. peuve nt être
construisent leur niel avec des mor- confondues avec de'> gul: pc:..
ceaux de feuilles qu· elles deco upcnt
avec leurs mandib ules cl qu'elles
transportent à leur md. Un a ut re
groupe d'espèces velues le font ;nec
de la bouc ou des gra' iers. les Bourdon en bu linoge.
abeilles du genre des Anthidics
som trapues et gènéralemem
peu velues, avec des taches
colorées sur l'abdo men.
Ces espèces ont 1 ::~
panicula ri té de cons-
truire les cellulc:s de
leur nid avec des
poib végétau x ou de
la résme.

Enfin, il faut remar-


quer les abeilles du
genre Coelioxys,
morphologiq ue-
me nt différentes
des auu·es rnéga-
chilinés, avec un
abdomen

-- }
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\ 1 1 11 1 1 1 ~ 11 1 '1 1 ' o l' 1 1 " 1 r i " c o " \1 1 1 1 ., \ t 1 R 1 "

LA GUÊPE , COUSINE DE L'ABEILLE


Les guqw'> sc d isti n ~ut•n t des ahcilk~ par la posi t ion des ailes a nterieures,
qui sc replient au re po'> dans le "l'Il" de la longunu '>illl'> sc -.cparer des ailt-~
po-.tcricutT'i Elles <oon t ITtonnai-.-.,th ks par leur umk ur noire l'l jaune.
dont lc-. taches sont caracterist ique'> del cspccc.

Le comportement social co mmune ( n·~pu la ~~~~~Cil b ) cL la tltz,tincs a plu,icur::. centaine:. de


des guêpes gue pt· ge•m,mique ( \~ gcmwniw), cellules selon l'c'>pcce. Elle} pond
ct le genil' Dolic/w"c~pu la . ùont font ct accomplit le~ d il fcrcn t~ travaux
Les gutpr., cOJbt ituent k g1oupc parue les frclons ( \ h po CJ abro ); neces::.ai res au d t·,·doppc mcn l <les
le plus ancien de ~ l lymc uopt(·rc-;, œ u r~ . q ui, au debut, donneront de~
ancêtres de~ lourmis et des a be i l l e~; • la sous-fa mille d es Polistinés. <lll\ rien::,. ( cllc ~-c i rcmplaccro nL
o n situe l.t dtvcrgcncc gu q >e~ qui reg roupe le~ pol i '> ll"~ (guêpe!> progrc!>~Î\'cmcn t la lo ndatn cc dan.,
abô lles au mi heu du cret<~cc , il > a v1va n1 da n, un n1d de plein an les t <lche~ de conc;truction , de hull-
en vi ron cent m t l h o n~ d'an nee., f01 mc cf un ~cu l rayo n ck c el l u le~) . nage el de '>0111'> J U co u,·ain .

C'es t aux gur pcs ~ocialcs qu'il esL ;\ u pri ntemps, Lil l t'femelle so li- Les soc ie tes de guêpes ~o nt
k plus interc'>-.an t de co mparer ta ire lcco ndcc en ta me. da ns u n di tes annuell e : a l'au to mne. la
l'abulle. Elle'> '>Ont represcn~t·e-, par en d roll ab1i Lc (:,o u'> un .trb rc, dan!> colon ie p rod u i r,t d e~ mâles et de
u ne c,\, •t c ou d a n ~ la te rre) , la lut ures reine'> en quantite ; lc 111d
• la sou~- fami11 c d es Yc:spincs, c:o n::.t ruc tio n d'u n n id d' une sera clcse n c ct [c<; jeu nes fcmcll t·s
nvec le gen• c \h pula , dont le~ c~ pc ­ cl iza im· tk ce llules q ui, en fi n de l'tco nd éc~ h ilH.: ru cmnt cla ns un
ccs le:. plu:, 1epandue~ sontl.t gue pc sa i~oll , co m p rend 1a q u c l qu t:~ abri , genéralem..- nt seules.

LES DIFFÉRENCES ENTRE


GUÊPES ET ABEILLES
• Les n1ds. de guêpes sont faits d'une sorte de papier élaboré
avec desfib.- es végétales réCCitées et mélangées à de la
sa'~~~e. Les ceiUes des rayoos sont onentees vers le bas

• La diviSifu du trava 1et les systèmes de communïcatron


sont, plus développés chez les âbe1lles. Chez les polistes,
rous lesIndividus sont morph6Togiquement semblables et
capablesg assurer les différenœs tâches.
• les ~liOns d'abeilles sont perennes (eUes passent
lh!ver daqs.la co!onte d'aijne}. à l'irM!rse des'QUêpes
• Con!Tcifement aux abe1lles. les {]Ué!pes possèdent un
SIQUillon liSse qUI leur pem1ef de piquer plUSieUrs fOis leU!'
cible sanS:V perdre la VIO .
• Bien qûon la VOle prélever ou nectar la guêpe est'surtout.
œmNOI'a(iïsectes et leur larves. fragments de viande. etc.),
elle ne p:oéltJI.pas de mel et elle ne fat pas de prcMsions
pour l'flNer; à la différence dalabeille, consommatrice
de pollen et.du m1cl qu'elfe produit.

Cuépe poliste {gallicus)


sur son nid.

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Cuépe Vespula vulgaris.

Oumère butmeuse d'Apis mcllifcra.

17

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H l ll 1 (l (, 1 ~ 1> 1 \ B 1 1 l

LE CORPS DE L'ABEILLE
B1cn que 1 on pui.,.,t. quclqucfoi'> la confondre mec quC'Iqucs
TÊTE DE L'OUVRIÈRE
abeilles '>Ohtairec., l'abeille domc-.tique a une morphologie
ocelles
bkn a part des autrt''i m'>cttcs. a\l'c des ddlcrenrcs
marquee., entre le-. trois ul'>tcs : la reine , 1ouvrinc ct le male.

Le corps La tête

La cuticule e ntoure le corps de La tê te es t une ca ps u le


l'abe ille. Ccuc membrane exLcmc de 01 o tdc qui, extérieurement,
chili ne dure estrccouvcnc de poils, presente deux yeu x compo-
c L fo rm e un exosq ue lette en tro i::. sé:. ct trois ocelles, d e u x
parties : la tête. le thorax cl l'abd o an1en ncs cl le-. pièces bucca-
men. Les mu~cles, qu1 agissent les. Elle polle les princi paux
direc te ment sur les anir u latio ns d e organes Jcs se ns c l re nfer me
ces parties o u pa r défot ma tion d e u n çerveau d'un volume impor-
l'exosqucleue, ~ 1rouvenl a l'iméricur ta n i, ains1 que le., g la nde<;
d e celui-ci . hypopha ryngic nnes, la biales <' l
mandib ulai re:..
La tête ct le thorax ~olll reliés par
le cou. Il est conc;litué d'une mem- 1 \
brane exter ne Cl d e mu~des langue 'Z \
- - - ·~ palpes lab1aux
assoc1es aux mouvement e; de
la tele, qui proviennent d u
1ho ra x CL qu i 1u i p rocu rcnl
une grande mobtlite.

Le 1ho rax el l'a bdom e n ~ont


relies par un petiole situe emre le
premier segment "bdominal (qui CSI
e n fai t so ud é a u thora x ) c L le
deuxicme segment abdominal.
Le tube digestif, les systèmes
e ircu laLOi re, ne r ve u x et
respi ra10ire pa:.~cn t par le
cou et le pé1iole.

abdomen

CORPS DE L'OUVRIÈRE

18 1 K \Ill RI' Il( \ Ill 1 \1'1( 1 1 Il KI • CHAP . 1 M lt UX CONNAIT RE 1. A IH I L L E

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tergum
(•" tergitc de l'abdomen)

membrane
i ntersegrnentai re

glandes cirières

THORAX ET ABDOMEN DE l'OUVRIËRE

Le thorax avec ses cinq parties, dont la dem ière tergi tes et les s te rn ites a ins i que les
porte des g ri ffes c t u ne pelote di fférents segmen ts abdom ina ux.
Situé em re la tête ct l'abd omen , adh ésive. Le tho rax abrite a ussi les
le thorax est co ns t it ué d e trois g la ndes la biales thora c iq ues, q ui, C abdomen porte sept paires de
segments comrnuns à tous les inscc- con nectées aux canaux d es glandes s ti gmates. C hez l'ouvrière, il com -
tes, plus une extension du p remier la biales d e la tê te, s'ouvrent dans prend les plaques des g landes ciriè-
segment abdomi nal (spéci fklue d es la bouc he. res su r les s te rn itcs 4 à 7 e t la
hyménoptères) . 11 po rte les é lé- g lande de Nas anov, produc trice d e
ments locomo te urs d e l 'abeille : L'abdomen phé romo nes, s u r la me mbrane
deu x paires d 'ailes membraneuses im e rsegmemaire des terg ites 6 e t 7.
et trois paires de panes, et contie Ill Cabdome n co mp rend sept seg- Le d e rn ier segme nt s'ouv re vers
des muscles puissants pour les faire men ts reliés e nt re e ux par une l'appareil v ulnéran t, l'appa reil
fonctionner. Tro is paires d'orifices membrane in tersegmcntai re ct for- repro du cteu r e l le rectum.
respiratoires appelés s t igma tes més chacun d'u ne pa rtie supé ri eure,
débouc hent symé t:Ii qu cmcn t s ur le le tc rgitc, ct inférie ure, le stcrn itc. le l'i ntérieur de l'abdomen contie nt
côté du thorax. tergite recouv re e n partie le s ter- u ne g ra nde partie du système
n itc. La taille de l'abdomen peut resp irato ire trac héen, le s ys tè me
Les pattes som composées de piè- vari er grâce à un système muscu- d igestif ct reprodu cteu r, et l'o rgane
ces art iculées : la hanc he , le tro- laire pc rrncllanl l'extension o u le \'Cni me ux pour les rei nes c t les
chame r, le fémur, le ti bia et le tarse rep li de la m embrane qu i re lie les o uvr iè res.

19

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1 \) 1 () (, 1 1 1) ! \ 1 1 1

LE SYSTÈME CIRCULATOIRE
1 eS) ..,tt•mc circulatoire dt• 1abc1lk permt·t k tran..,port de.., dtllcrenh dement., ncccssain.'s
aux nllulc~ dan-; toute.., lt•.., part il''> du co1 P" de lïrhectc. l t'" l'changf.., ga::cux ..,ont rcali"c"
plus ">pccifiquemcnt park ..,ystcme respiratoire, qui amene diH'ttenu·nt l'air au' cclluk'>.

Un système ouvert D e~ musc les abdomi naux, aua-


Qu'est-ce que c hés aux diaphragmes ven tral ct
l'hérnolvmphe ? Le rôle du '>"-tcme citlttlatoirc dorsal. aide n r a la circulation ct au
L'hémolymphe est l'équivalent chez est de transron er. clans le~ d iffé rcn ret ou r cie l'hémnlymph e l ' C l"'> les
les insectes de la lymphe ct du sang tc~ part ies du co rp::. de l'a beille, vent ricule-. abdo mina ux. Cc mou-
des vertébrés. On y trouve des le<. clement<; nutritifs. le" produit<, ' emcn1 C<;l faci li re par les \'C'>tcttles
matériaux utilisés dans le métabo· de~ degradatton~ ccllulairl'" ct le'> de pompage, ~nuee;, aup re" des
lisme de l'insecte, mais, comme elle di ffé rcnrcs ho rm ones ,ti n~i que le:. a n t cn n('~ r t ii la ba<;c des ai le!-> ct
n'est pas impliquée dans le transport cc nm )' l C~. ccli u le., qui pan ic1pent a d e~ pauc..;.
actif d'oxygène ou de gaz carboniq ue,
la drll' n"e de 1o t gani<>me
elle ne contient pas de globules
rouges ni de pigments respiratotres P lacee.., entre l e~ ve ntr ku les.
comme chez les mammifères. nvcc ll ll
(' ' C'- l ltll o;yc; t (' llll' OltVCiï des valvule<; appc k rc; os tio le., per-
l'.ti~-.<·a u dor"al all nnt d e l'ntremitc mettent a l'hcmoh mphe d'ure
Sa couleur est transparente.
d e 1'.1hdomen a l.lr\'rc l'lwmolym- .l'>pinT pu1-. rcdtr i ~ec 1·cr::. l'.wrre.
C'est un réservoir d'eau (plus de 85 %)
et de glucose. Elle conltent aussi phc , prdn·ce dan ... l'abd,Hncn. c~ 1 Cc::. <h l 1olcs p o tt l r<lient an<>si
de nombreux constituants minéraux projclt:<.: par ci nq ,·c n tr icu l c~ d e l,t cmpfl· hc r le rcflu ' d e l'hc iiiO I}'m-
et organiques, am si que des protéines, ca1 ttc abdomtnalc dan., l'aorte th o p he lor" de la conlf,H uon du ven-
des enzymes et des acides aminés. ronque pme; d .t n~ la tête . ou dcbo n - t ricu le. pou;,;,ant ;tt n::.i le ltquid e
..:hc le ca nal d e: l'l1cmolympl1e. vers l'ao rt e.

d1aphragme dorsal

___
SYSTÈME CIRCULATOIRE
..........
DE L'OUVRIÈRE
1orte

Flux et retour
de l'hémolymphc

1·ésiwle
antcnnau~

20 l 11 r R ' 1 1 ) 1 1 1 1 1n H · CHAr. 1 Ml l ll X CONNtll tRt I'Asrllll

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LE SYSTÈME NERVEUX
Le système nerveux de l'ahei Ile est extrêmement complexe. li est le siège
de l'intégration des signaux des cinq sens, qui proviennent des différents recepteurs
scn<>orieb, en particulier des antennes, des yeux ct de la langue.

Le système nerve ux de l'abeille est Le cerveau contient de nombreu- SYSTÈME NERVEUX


constilllé de deux ensembles com- ses cellules productrices d'hormo nes, DE L'OUVRIÈRE
plémentaires : notamment deux glandes endocrines
- le système nerveux central, avec situées à la base du cerveau autour de
le cervea u et la chaîne nerveuse l'o::sophage : les corpora cwdiat<ret lobe optique

ventrale; les corp0ra a/laur.


- le système nerveux stomatogas-
trique, lié à l'activité et au fonction- Ces dernières déversent
nement des organes internes, est da ns l'hémolym phc des
l'équivalent elu systè me nerveux hormones très impor-
sympathique des mammi fères. Cc tan tes chez l'abei lle
système, présent chez les insectes, l'ecclysone, impl iquée
a été peu décrit chez l'abeille. da ns le développement
et la mue larvaire, et
Le système nerveux l'ho rmone j uvén ile,
central q ui gère le dévelop-
pement co mportemental
Le cerveau comprend trois des ouvrières acl ultcs.
parties :
- le protocérébron est la partie la • La chaîne nerveuse
plus développée, située en avanl et en centrale est formée
haut de la tête. li est connecté di rec- par le ganglion
tement aux organes de la vision par les 5ous-œsophagien,
nerfs optiques et ocellaires. li contient qui innerve les
deux corps pédonc ulés en forme de pièces buccales,
champignons dont l'extrémi té sc deu x ganglions
termine en une sone de calice; ils som thoraciques, qui
considérés comme le siège ck- l'inté- desservent les
gration des signaux nerve ux ; pattes et les ailes,
- en bas de cene structure se situe ct ci nq ganglions
le deutocérébron avec deux lobes ab do mi na u x,
antennaires ct leurs glomérules, relais d'oü partent des
entre les nerfs provenant de chaque ner fs en di rectio n
antenne et le protocérébron ; des segments abdo-
- le uitocérébron est constitué du nerf mi naux.
labial cl des nerfs paracarcliaq ucs,
qui contrôlent les glandes endocri nes
dont les sécrétions passent clans
l'hémolymphe.

21

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1 () 1 1 .... Il 1 \ r. 1 1 1 1 1

LE SYSTÈME RESPIRATOIRE
lt• .,, '>ll'll1l n:.,pn.ttllliC de 1alwilk doll < ......urt't k.., l'(h,m~c.., g.tzL·u~ : apporter
l"o-...ygL'nt' Jll"'l(ll.tll ni \ eaucdlulaitT L'l c~ r)ld ... t·t k gaz cat honiquc dt• 1organi..,t1H'.
l .t.1(MtTiltt'"'fllt,lloirc L'"'lcon~titm• dun rc..,c.tu de ""c"' .wr icns L'l d, tracht•t•.., qui '>Ont
1\·qtmaknt dt• nos ptnmHms ct qut .tpportcnt l'air dite< ltllll'lll ,m, cdlutc ... dt•<> li..,..,u....

SYSTl:ME RESPIRATOIRE
DE l'OUVRteRE
La structure du système

Le syo;tèmc rcspimtoirc prend cl r<.'Jelle l'ait


par de~ ori nees appele<, s tigmate<;, <, j tues dt•
c haque uHc dcc; o., q:: mcnt<; thoraciques ct
abdom ul.lu,. C e<o -.. m gt ~t igmal l'" formen t une
~tru c lllrc complexe ou un l' vnlvc ct u n ~) ste mc
mu.,culaire permettent la fermeture d'une cham-
bre mume dt• poils filtrant rmr.

stogmates Cette r h.tmbre c-;t re liee aux tt.ll'hccs, qui


forment un reseau tuhulmre de n'ic el eomple\ t'
ahoutl'o<o:tn t à de:-. <.ac, Ul'l"ll'll!> ou au\
trachcolc'>. Cc.., dcrntcrro., <oc ramiftcnt dc pl u<. r n
plue; finement (JU<;((tùt quelqurs nm:mmt•tn:-.) pour
pml\'oir ao...,u1 cr les el h.mge... gazcu' JU<>qu'au
ni,cau ce llulai re.

Lco, l111l hec<> etlco., Jl,tchcolcs ..,ont ('Onsidcn:c..,


commt' d e!- imag111.11tonc; dt· l:t cuttculc
1 cur 'ointe turc tubulait c C!>l formce par de-. CJXIL'>
_ _:.:...a:I\L- ~acaérien .., i <>~C llH'nl!> de t·cl le-ci, e n forme de o.,pirale'> ,
t'(' qui leut ·'""ure rigid itt· t'l souplt·..,.,c

Les dix paires de stigmates


sant reparties dans le thorax
(trois) et l'abdomen (sept).
(Trois patres ne peuvent étre vues
-
sur ce dessin en coupe.)

H ~~ ' lh ~ ' Il P ( 11 l ~ • CHAP. 1 M il IX CO'I"AI R l" AB[Iclt

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LE SYSTÈME DIGESTIF
Le système digestif permet à l'abeille d'utiliser les cléments nutritifs qu'elle ingère:
le miel, le nectar ct le pollen. Chez l'ouvrière, le jabot, organe de stockage des liquides
ct de transit de la nourriture,jouc un rôle particulièrement important.

SYSTÈME DIGESTIF
DE L'OUVRIÈRE
Les organes et
leurs fonctions glande hypophar;ngienne

Le système digestif de l'ouvrière


adul te est situ é ptincipa lement dans
l'abdo rn en. Il p rend naissance dans glande la biale
la bo uche, et se pro lo nge e n hypo- postcérébrale
pharynx p uis e n p harynx. Vien t
ensu ite un long œsophage, q u i
conduit., dans l'abdomen, au jabot.
glande labiale
fhoractque
Les substances nutritives pas-
sent, depuis le jabot, dans l e ven-
tricule il est le s iège de le ur
digestion et abso rptio n. Musc uleux,
il possède des membranes q ui orien-
tent le trans it des sucs digestifs et d es
produits de la diges lion.

Le ventricu le est séparé de l'intestin


antéri eur par Je pylore, do nt la base
porte les tu bes d e Malpighi, équ i-
valents de nos reins, qu i filtre nt les
déchets du mé tabolisme azoté de
l'hémolymphc ve rs l'intestin.

Les déchets solides de la digestion


transitent dans l'intestin et s'accu-
mulen t dans le rectum. ~arnpoulc
recta le est très extensible pour per-
rnetl re à l'abeille d 'accum ule r les
déchets, en particulier en hiver, avant
de les excré ter à l'exlérie ur d e la
colonie lors d'un vol<< de propreté». ventricule

23

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Il 1 ü l ,, 1 1 () 1 \ (t 1 1 1

L ' ALIMENTATION
1 t'" .thel Ill'""<' noun i"Sl'nt pnnnp,tlcmcnt th Ill Ill, tl.thorc ,, p.lrtir du IH.'llnt 011
du lllil'JI,U, dt• pollen lJil dJt•s l'l'colh Ill dan ... Ir ... nt'lll<;, t 1 d t'aU. lt• 1111d Cllll..,I!IIIC
l'aliment cnctp,ctiquc,le po llen, l'.dtnH nt ptoteimque t'l ltptdiqul·. L'ali ltll'lll,tlion
dt•<; lanu. c ... t dili( ll'llh' dt• cclk dt•.., .Hillltl·....

Ols-moi ce que tu
manges, je te dirai
qui tu es

1 l'" l,tn-cs '>0111 alimcatn·~ par les

nou11 ire.., (d ies-ci produi-.cnt un


l1qtude l'llll'>litue par le!> !>l'l'ICIion-.
de.., gl.mdc-. Il\ pophan.ngtenne ... t't
m.tmhhubn t'>, melange ,1\Tl' de!>
!. li l'<, UtgC.,III'>, de l'e~HI, du 1111d Cl du
J't'IJrn . lt'<, prop011ion~ de l'CS (Olh
titU <IIth \"an etll e n font'tion dr l'age
e t de la t .•I..,Ll' future de la lat vt'.

L...·... larve., d'ouvrir re-. t'l h:-. l,t r\r..,


de m.1k.., rl'ÇOI\CJ11 un e nOlll lllurc
qlll ulntl t'n t plu!> de mie t c t de pol-
len, moili'> de gelee royalt• au fur ct
a nw-.u1c q u \·llc~ gra nti i ~!>C IIl. Les
tant•<; dt• rei ne<; '>Ont nourries
l''-dU'>h cmcnt de ceue gelee JlCndant
tout e lt•un ie lan·airc. ( e!>t n· f.tc
lt'tll lJIIt dctnm ine, a p.1r11r dune
tnt lill' l.tnt•, l.t fonna1ion d" unc reine
Ouvrière s'alimentant de nectar.
1lll tl un e o unk rc. Le., rompthC'>
tmpl iqut·s res tent t·nrorc une
l'lllgmc poli! le!> ~c icnufiqut·~
Les Jland nnex au -ystème dig stif
• Les glandes salivaires sont cons tituées des glandes lab1ales de la tête et
Le rôle du miel du thorax. Les prem1ères prodUisent une substance huileuse com posée
et du pollen d'hydrocarbures sans doute 1mpliqués dans la s1gnature ch1m1que de la colonie;
les secondes sécrètent une salive aqueuse capable de d1ssoudre les sucres. Elles
possèdent un canal excréteur commun qu1 débouche à la base de la langue.
1 C:'- otl\ r ie n:., c t les m<iil-'> adulte-.
con'>tHnntcnt du m iclt• t du po llen, • La gla nde hypopharyngienne de la Jeune ouvrière est à l'o ri g111e d'une partie de
qu'i l-, aspul· nt mTc leur~ p1l'll', buc la gelée royale donnée aux larves. Chez l'ouvnère âgée, cette glande produ1t des
enzymes impliquées dans le métabol'sme des sucres pour l'élabo ration du m1el.
cako, <., i k miel e!>ttrop dlll il., 1'1111
b1ht'll l de !>ah'c avant dr 1a-.pin•t. • Enfin, les gla ndes mandib ulai res, Si tuées dans la tête JUSte derrière les
C'c'>l dan<, le<, !>UCre-, du mi cl t•t d u mand1bules, sécrètent des phéromones ainsi que certa1ns constituants
nectar qu' tl'> pui~c nt leur t•nergir èe la gelée royale et de la c re.

l4 1 \Ill 1!1 <lllll Il Ill ·(liA I' . 1 MI[UX CO NNA ITRt 1'A8 11ll(

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La butineuse peut par exemple uti-
liser le nectar prélevé sur les fieu rs
comme carburant pour rcw urner
à la ruche.

Pendant les premiers jours de


leur vie d'adulte, ouvrières ct mâles
sont alimentés par les nourrices.
À l'âge de 1 semaine environ, ils sont
autOnomes er se nounissent seuls
dans les cellules à miel Les ouvrières
adul tes échangent également de la
nourriture (trophallax ic). On pense
que de la gelée y est parfois i.ncluse.

Le pollen est une source de pro-


téines indispensable à l'ouvrière,
qui le consomme dans les premiers
jours de sa vic pour terminer le
développement de ses structures
internes. Les nou rriccs aussi u tili-
sent de grandes quantités de pollen
pour fabriquer les protéines de la
gelée royale.

Le métabolisme de l'abeille ne per-


met pas de transformer le pollen en
aliment énergétique, d'oü la nécessité
d'une alimentation mixte de pollen et
de miel pour assure r le développement
des larves. Alors qu'ils ne sunrivent pas
à un manque de nourriture énergé-
tique, les adultes supporten t une
alime!llation carencée en pollen, bien
qu'un tel régime réduise la longévité
des individus.

Les reines peuvcn t s'alimenter


elles-mêmes de miel (ou de candi
do nné par l'ap ic ulteur), dans la
colonie, mais pend ant toute leur
\~ Cel l es sont le plus souvent nour-
ries par les ouvrières, d'un mélange
de gelée royale et de miel. La reine
est alimentée au pro rata du volu me
de sa ponte.

25

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n 1 n 1 t' t, 1 1 1> [ \ H 1 1 1

DES SENS DÉVELOPPÉS


La dn crs iLé t l la compk xilé dcc.; tuchcs realisees pat l'alw ilk <,upptht'nt un
équi peme nt scn-.or icl riche, qu i puisse lui pcrm clll c d'ap precier ..,on cm ironm·ment
ct de tt•gulcr k m icroclima t de la colonie . ( ommc k s a nima u x s uperieurs, l'a beille u tili o.,c
les ci nq sens: k Loucbn , l'odorat , la guc.;tat ion, la ' i'>ion ct l'ouïe .

ment par l'an tenne, q\.li possède


diffcren ts type~ de recepteurs.
Parmi ceux-ci, des récepteu rs de
gaz ca rbonique. d'humidité ct de
temperature von t permettre aux
ouvricrc!> de reguler le microclimat
du nid.

• Les abeilles peuven t~· goûter»


grâce <1 des recepteu rs gustatifs
si tués su r d ifférentes pan ics du
corp....

• 1 C'> individ us adultes commu-


niquent grâce à Utl ~ystèmc auditif
qui leur permet de détecter les
vibrations ct le!> :,ons produ it!> par
leurs congenèrcs ou par rc nviro n-
nemcnl ex térieur.

Le développement de la
mémoire visuelle

Ouvrière venant de naître. Les abeilles nettoient leurs antennes très souvent. Dan'> la deux1eme parue de sa
vic, l'abei ll e doit realiser de!> tâc hes
d'ex térieur comme la défense du nid
Les besoins de la jeune sensoriel tactile. olfactif, gustatif ct le bu rinage. Clic utilise alors
ouvrière et auditif de\ eloppé. d'au u e-; <;tim uli . en particulier les
stim uli visucb.
Pendant la prc111 ière part ie de • Pour apprécier son enviro nne-
c;a vie, l'abeille- qui est nourrice - ment physique. elle po!>!>tde un sy!>- Elle doi t être capable de decouvrir
'>C déplace sur les rayons dan:, la tème sensori el tactile performant les so urces de nourriture ct de
pénombre de la ruche.: ct do it \' tTc con<;t il ué de poils mécano-récep- s'orienter pour ret rouver le chemin
capable de ICconnan re ses congc- teurs situés sur tOut son corps. de la ruche. C'e<.t notamment en
nères des différente~ castes t'l de mtcgrant ct en memorisant le~ mfor-
communiq uer avec eux , a ins i • Les odeurs ct les diverses phé- mations se nsorielles qu'elle pourra
qu'Hvec lee; immatures. Pour ce la, romones de so n environ nement renseigner ses congé n ère~ sur les
elle di!>po~e d'un equipement olfactif sont détectées principale- ressource~ melliferc~.

26 l lt \ l l f R L' 1t \Ill 1 \l'li L I T t Hl • C HA!'. 1 M !(liX CONNA i rRE L" A8[lL Lt

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L'oDORAT
le langage chimique est un vecteur essen tiel de communication chez l es abeilles.
Elles détectent de nombreuse<; odeurs dans la ruche ct à l'extérieur, en particulier celles
produites par un ennemi de la colonie ou cc llcs émises par les ncurs lors du but inage.
Elles peu,·ent même mesurer les proportions de plusieurs molecules dans un bouquet d'odeurs.

La simple observation d'une Les autres sens


abeille mo ntre l'importa nce d es d e l'a ntenne
antennes, sans cesse en mouve-
ment. Ce sont les organes centraux Les autres types de sensilles ont
pédicel le
de la perception de l'environne- également des formes spéciriques,
ment. Elles sont constituées d'arti- mais leur fonction n'est pas tOLyours
cles mo biles : le scape, rau.aché à bien connue. Les sensilles en
la tête, le pédicelle et le fl agelle, qu i ampoules détectent le gaz carbo-
lui-même comprend dix ani cles nique eLles scnsillcs cccloconiques
chez les femelles ct onze chez k mesuren t l'h umidité. Ainsi, l'abeille
mâle. Les antennes ponent des peur distinguer des différences de
organes sensoriels d'au moù1s sept teneur en gaz carbonique de moins
types différents ap pelés sensil les. de 1 % ct d'humidité relative de 5 %.

L'antenne, << nez ,, ·Mais l'antenne n'est pas seule-


de l'abeille UNE ANTENNE ment un organe olfactif : des scnsillcs
mécanoréccpr.riccs permettent à
Les scnsillcs placoïdcs, dont l'abeille de connaît re son environ-
le nombre varie de 3 000 par nement physique, et des sensilles
antenne chez l'ouvrière à 30 000 trichoiclcs ct campanifonncs seraient
chez le mâle, ont un e forme de sensille basiconique impliquées dans la réception des
plaq ue ct sont spécialisées dans vibrations. :Cantennejoue aussi un
la détection des odeurs. Les sen- rôle dans la perception du goût.
sillcs basiconiqucs, dom le nom-
bre est plus limité (environ 150 par Par ailleurs, il existe, à l'intérieur
antenne), sont également sensibles du pédicelle, un gro upe de cellules
aux odeurs et laissen t apparaître appelé organe de j ohnston, qu i ren-
extérieurement une terminaison en seigne l'abeille sur la position de
forme de poil dont la paro i est l'antenne et sur la vitesse en vol.
perforée pour permettre aux mo lé-
cules odoran tes d'accéder au liquidr
sensillaire, d'où partira l'infl ux
nerveux.
Odeurs attractives ou répulsives
Certaines odeurs sont attractives pour les abeilles, comme les odeurs de Aeurs ou celles
L'abeille utilise ses antenn es émises par la reine. Les mâles so nt attirés vers les reines lors du vol de fécondation
pour s'orienter vers une s ource grâce aux molécules qu'elles émettent à des concentrations très faibles.
d'odeur en comparant les informa- D'autres odeurs sont répulsives - par exemple celles émises par l'enfumoir de l'apicul-
tions olfactives provenant des deux teur - ou bien provoquent l'agressivité des abeilles, comme les molécules produites par
antennes. les gardiennes lorsqu'elles détectent un danger ou certaines odeu rs humaines.

27

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'· 1 u 1 u (, 1 1 D 1 \ Il l 1 1

LA VUE
Bien qm· fonde ... ur }e.., mêmes principe'> qm· celui <k l'homme , k..,~ '>tt·mc \ i-,ucl de ··abeille
adapte au mode de deplacement cl d 'alnncntation de l'alwilk adulte (elle-ci C'> l ainst
l''>l
dol l'l' de dt.'ux 1) pcs d') cu:x : d<.·u-x) CU"\ compo'>l''> ou a laccltcs, '>ilue'> de chaque côté
de la !l'Il', ct troi ... ocelle'>. yeux simples plact''> <.'n 11 iangk ... ut le haut de la tete.

l es ye ux composés : C haque o mmatidic ré pond incli-


u n trava il d e g r o upe vid ucl lc rnc nt a la lumière, c t des
La formation des images gro upes d'ommat idies so nt spécialises
Le pouvoir de résolution visuelle lb sont formés de 4 000 a 6 llOO dan.<. la perceptio n des couleurs cl de
de l'abeille est plus fa ible que celui de facettes hexagonales, ou Ollll nt\1 idics, la lumière polmisée, la reco nnaissance
l'homme; 25 ooo cellules visuelles qui sont chacune un œ il comple t de~ formes ou du mo uvement. Les
par centimètre carré contre 450 ooo avec une cornee e n l'o rme de lentille abe il l e~ o nt une bonne vis ion des
chez l'homme. conve rge nte, un ui::.talli n c l u ne l'ormes c t discriminent surtout le
En revanche, l'a beille a un pouvoir rétine de huiJ cell ules qu i pcrçoivclll carae te rc massif o u découpé.
de résolution plus rapide puisqu'elle la lumicre c t envoie nt un prok>ngc
peut enregistrer au moins men t ncn·cux dont l'ensemble con'>- La vitesc;e é levée de fusion des
dix fois plus de st1muli lumineux tituc k nerf optique. images fac ilite la d é tectio n des
par unité de temps. mo uve me nts ct , associee a un
Il exbte trob groupe'> de n·ll ull''> champ de 'ision tres large. proche de
rét i nienne~. '>Cll'>iblc., a
un '>(>CCli c de 3CJ()", confere a l'abeille une \'ision tres
couleurs (itfferent . lc \C tt , k hint t'l -.tauquc du J>a)'sage qui lui permet de
UN ŒIL COMPOSE
DE L'ABEILLE l'uhravrolct. Cc-; cellule" '>Oill au!>!>i '>e reperer ct de répondre rapide-
sens ible::. a la lumiere polarbc('. men! a d'e' emucls predateurs.

lent die cornéenne


- -- une ommatidie
vue en coupes longit udin ale
et t ransversa le

cellule rétinienne

ne rf opttq ue lr

28 1R\ \ Il ~ <l 1 l l • C H;• P. 1 M IEUX CO...,~>.AlTRE L'A BULlE

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les couleurs vues par l'homme et par l'abeille
480 nm

. LA PERCEPTION
-- - DES COULEURS
L'abeilië per çoit les couleurs-
dans un spectre situé entre
640nm
300 et=500 nanomètres
Cela signifie qu'elle oe peut
déteccer la couleur rouge.=
qui con'espond à env1ron
800 nanomètres.=
L'attraction des aoeilles pour.:
300 nm les fleurs..rouges s'explique
nm = nanornètre par le falc: que celles-cl sont
- perçues dans l'ultraviolet'
entre 300 et 390"11ano-
La taille des ye ux co mposés et en revanc he, ils so nt Lrès sen- mètres [ quT est 11ors
leurs types de récepteu rs variclll s ihlcs à la d irection ct a ux modi- de Aotre spectre).
selon les caste!> Ain si , la reine pos- fications de cla rt é, qui renseignen t
sède les yeux les plus petits. ave~:: la bu ti ne use sur l'augmentation
envi ron 3 500 ommatidico., et le ou la dimin uti on de lum iè re
mâle a les ye ux les plu!> gro!> ct dans le te mps. Celte carac-
globuleux, avec 7 500 ommatid ies. teristiqu e est pan i cul iè-
rc mcn t int éressan te
Les oc:.elles, mesureurs pour les ouv riè res
de lumière qui but ine nt o. ur
une longue dis-
Ils sont placés sou!> une proLU- ta nce au c repus-
bérance de la cuticule et compren- cule et peuvent
nent une lentille, un corp!> vitre u x ai nsi apprécier le
eLune rétine. Ils onL un lXl u,·oi r de tem ps don t ell es
resolution fa ible qui ne leur permet cl i!>pO!>Clll avan t
pas de former une image nette . la nuit.

Les soies de l'œil


composé permetten t
la perception
des flux d'air.

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i/ 2 B 1 0 l ll ;_, 1 1 {) 1 \ Il 1 1 l 1 l

LE TOUCHER
Le sens du toucher e<>t assez comparable à celui de l'homme. T'antenne de l'abeille
peut être comparee à la main de l'homme, mais de nombreux récepteurs sensoriels,
l'équivalent de nos poils, sont aussi disposés su r le corps de J'abeille pour lui
permettre de percevoir son environnement physique.

Certa ines de ces soies so nt tes amen nes d'une ouv1ièrc sont très
regroupées pour donne r une infor- sollicitées, palpant et touchant sans
mation s pécifique à l'abeille. Ains i. cesse les objets qu i l'c lltourent.
les so ies se nsorie lles s ituées s ur
l'œil entre les o mmaticlies som Les abeilles ont aussi nombre
respo nsables de la pe rceptio n des d ac tivités qui irn ègre nt le sens du
flux d'air e t produisent des infor- to uche r. Elles ont la capacité de
mations utilisées pa r les buti ne uses pré hension . Avec leurs pan es, elles
pe ndan t le voL Des champs senso- prélèvent le pollen e t la propolis.
riels si tués dans ra rticu latio n du Avec leurs ma ndibules, elles peuvent
cou avec le pétiole permettent à malaxer la cire e t la propolis, saisir
l'abeille de s·orienter par rappo rt u n cadavre c t le so rt ir de la ruche,
à la pesante ur. mo rd re, e tc. Elles son1 a ussi capa·
bles de reco n naî t re la taille des
Les activités tactiles cellules des rayons.
de l'abeille
Exploration des bords d'une feuille
L'actio n vo lontaire d'exploration avec les antennes.

de l'environne ment physiq ue est


réa lisée g râce aux a ntennes, que
l'a bei Ile utilise un peu en
Ouvrières f ermant une cellule royale.
" tâLO nna nt >> comme le
bâton de l'aveugle.
Le sens du toucher
et ses récepteurs

Un ensemble de récepteurs sen-


soriels csl disposé s ur tout le corps
de l'abeille. Ce sont des sensilles
mécanoréceptr iccs qu i possèdcn1
un e soie aya nt la capacité de se
mouvoi r légè re me nt s ur sa base.
Des cellules sensorielles, s ituées à
la base de ces soies, cnregistrem leur
moindre mouvement et renseignent
l'a beille s ur so n e nviro nne me nt
physiq ue.

30 IRAI l i lh Sri<\ Dl 1 .\1'1< l i fi RI • CI~J\1'. 1M IE UX CONNA t TRE L'A~ E I L Lt

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LEGOÛT
Grâce a diffèrcn1!'> n·ccp1cur~ gustatif< l'ahei llc r-econmut ks l) pc~ de ~u<.:tT~ dan'>
une substance a ingcn:r. (.' 1 '>ait en apprccin la con(entration. Cc~t grace an· gout
de,cloppé qu'elit''> '>l'kc1innncnt les plan1e-. dont dies \Ont butinn k nt•rt.u·.

Trois sources
sensorielles

Des ex périe nce~ de comporte-


ment basées sur le dressage des
abeilles, au xquelles on a il ri buc une
recompense ou une sanc ti on, on t
mis en é,·idence tc rôle des antenne~.
de~ tarses (cinq petites panic;; au
bout des paues) ct des picccs buccalr!>
dans la gustation.

Ces trms organes différents por-


tent des réceprcurs gus1a1i fs :on
parle de goû t an tennaire, tar~a l
ct oral.

• Le goüt antcn nai re c~t as.,urc


par des récepteurs gustall{c, '> ilues
dans les huit der mers scgmcnlb du
nagelte (voir p. 27). C[lll repondent
au:-. substances sucrees.

• Les récepteurs des tar es, sur les


palles an térieures. sonl egalement
sensibles aux solution5 5uerccs.

• Grace au goût ora l, l'abeil il'


recon naît les aliments qu'elle avale
avant de les digérer ou de les stOcker
dans son jabot. C'est par ta houe he
qu'elle distmgue les ~ave urs fonda-
mentales qu'elle rencont rr au long
de sa \'ic.

Ouvrière nettoyant
son proboscis,
qui lui sert o goût er
les aliments.

31

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\~.1

lf\ 2
B 1 (î 1 tî l, n 1 \ R 1 1 t l [

L'OUÏE
Les abeilles sont non seulement très sensibles au'\. sons de l'exterieur, mais aussi
à ct'u" qu'elles produisent. Elles utilisent en particulie r ces dern iers pour
communiquer entre elles a l'in t<.Ticur de la ruche.

Ce qu'entendent entre elles clans les clilfére ntes tiers. Il s'agit des scnsillcs campani·
les abeilles danses qui inl'o nnent les congénères fo rm es, sensibles aux vibra tions,
de la ruche sur les rcs:,ourccs mel- ainsi que de deux groupes de scnsillcs
L'abeil le est d'autalH p lus capa- lifères repérées. trichoïcles (au total environ 8 500
ble d'entendre ct de percevoir des sur lts deux an tennes) .
vibrations que celles-ci sont trans- Les trois organes
mises par le suppon (les rayo ns, impliqués dans l'ouïe Les fréquences perçues
notamment) oü elle se trouve. i\ insi,
une reine mère détecte les chan t::> Le pre mier. :,ituc dans les patt es Co nsidé rée clans sa totalité, l'an·
des jeunes rcincc; prê tes à éc lore d e an té rieures, co ns i ~ tc en un e fine tcnne peut entrer en résonance avec
leur rdl ulcs. membrane interne qu i vibrt des sons d'une fréquence inférieure
l or~quc des <;ons ou des vibra tions ou égale à 20 hertz par seconde, telle
Le son qu'émetten t les abeilles so nt renvoyes pa r les raro ns cie la que celle u tili~ée lors de la danse
lorsqu'on heurte leur ruche est dü aux ruche. Cet organe est aussi sensible frétillante. La pan ic terminale de
ouvriè res, qui vibrent des ailes. De à la fréq uence a uditive correspo n- l'antenne, quant à elle, perçoit des fré·
telles vibrations sont aussi produites dant au« chant »des reines. que nces s i t uée~ de 250 à 300 hertz.
lors elu ,, ra ppel ". pendant l'essai-
mage, ou à la suite d'une ,·isitc pro- Les de ux autres organ es so nt Cependant, il a été dé montré
longée de l'apiculte ur. Les a bei Ile~ si tués da ns les antennes. 1 un j uste à <l l'aide de magnétophones que
com muniquent égalemen t ainsi leur base, l'autre cla ns leur dernier l'abeille est aussi sensible aux sons
entre 600 ct 2 000 henz.
D'autres sons frémissants
détectés par les abeilles.
produits par les fro tte·
ments alaires des ouwières
cl les m uscles tho ra·
ciques, correspondent
à une fréquence de 180
à 190 hertz . Chez les
colonies orphcli nes, cette
fréquence est déplacée de
175 à 240 hertz, comme
le remarquem les apicul·
teurs avertis.

Lorsqu'une butineuse danse


(au centre de la photo),
les suiveuses captent ses
vibrations à l'aide de trois
organes différents.

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LEVOL DES ABE ILLES
Contrairement aux fourmi'> l'laux termite-,- autre-. in-.c<:tc-. cusociaux -, ks ahdllt·-. ont nolue,
pour sc nournr, \'Crs u ne -.tr.ncgic de recolte de pollen ct de JH.'ctar, cc qui m·n·-.-.itc un moyen
d'accès aux 11eurs. Pm11 allt·t butiner, les abc il k-. utJh-.cnt unS) sterne clc 'ol pui-.-.ant qui C'>l
assure par deux rohu'>lt''> JMtrc.., d'ailee, mues par dt· pui-...,anl'> muscles thor,tdqu<'"·

D' étonnantes capacités


nerveuses Les crochets des ailes
Pendant le vol, les ailes antérieu res sont rattachées aux ai les postérieures
Chez J'abeille, les deux paires par un système d'accrochage : une ving taine de crochets (hamuli) situés sur
d'ailes sont rattachées au ~cgm cnt la partie antérieure de l'aile postérieu re viennent s'encastrer da ns une sorte
postérieur du thorax par un sys- de go uttière placée sur la partie postérieure de l'aile anté rieu re.
tè me d'articulation qui permet le vol Au repos, les deux paires d'ailes se décrochent et se désolidarisent.
et le repli vers l'arrière au repos. Elles Ce système possède l'avantage de rédu ire les phénomènes de turbulences
fonc tionnent ensemble. attachees. et de trainée inhérentes au vol.
mais les ailes amérieures ~o nt plus
dè\·cloppées que les mles poc;te-
ricurcs. Elles possèdent des nervu- A I LES DE L'OVVRIÈR~
VU ES DE DESSUS a1ie anténeure
res innervées et vascularisées qui
re nforcent leur structure .

Les ailes sont mues par des muc;-


c lc~ puissants qui occupent une
grande parùedu thorax. Ce.'> musclee;
transversaux et longit udina ux sc
contractent tour à tou r et deforment
le thorax \ erticalement puic; hon -
zontalement de sorte a orienter les
a1le~ \'ers le haut ou vers le bas. 1 cs
battements d'ailes s'effectuent ilia
frequence de 400 bau cmcnts par
seconde et les muscles se contrac-
tent plusieurs fois pour un seul
influx nerveux.

Vol et buti nage : aile posténcurc


un coût p hysique élevé

Pendant le vol, la temperatu re du


thorax peut atteindre 46 ° ( rt sc
propager rapidement à la tête. Pour
réduire cette température, l'nbcillc
peut utiliser des gouttes de liquide
qu'elle régurgite. l'équivalent de la
sueur des mammifères.

33

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j, j u 1 () (, !) 1 1. l 1 1

Avant de sortir butiner, l'ouvrière plusieu rs mois avec une ac tivité LE PROCESSUS DE VOL
ingère environ 30 mg de miel pour réduite dans la colonie, alors qu'au
assurer ses b esoins énergétiques printemps une ouvtière butine pen-
pendant le vol. Des estimations dant cinq jours enviro n, 23 j ours
montrent que cette énergie lu i après l'émergence, ce qui limite sa
donnerait une au tonomie de 60 km. durée de vie à vingt-hu il j ours.

La longévité de l'ouvrière est en Aune facteur déLerminant: l'état


rapport d irect avec le temps total phéromonal de la colonie. JI. inOuencc
consacré au vol pour le butinage. l'âge d'affectation au butinage, donc
Ainsi , une abeille d'hiver vivra la durée de vie de l'abeille.

L'EFFORT MUSCULAIRE DU VOL

muscles muscles
longitudinaux / ' transversaux

/
/;

D'autres muscles intervenant dans les battements son t reliés


à un système de levier à la base des ailes.

• La vitesse moyenne du vol des -ouvrières se situe entre 25 et 30 km/1'1


et dépend du fardeau de nectar et de pollen qu'elles port ent - il peut
atteindr e 70 mg (40 mg de nectar et 30 mg de pollen).
• Une butineuse fait en moyenne 1 0 a 1 5 voyages par jour,
mals les butineuses spécialistes du nectar peuvent- en faire jusqu'à 1 50.
Les ouvrières peuvent totaliser 800 l<m de vol d_ans leur 'iÎe .
t • Selon la configuration du paysage apicale français, en moyenne,
les abeilles bucinent dans un rayon compris entre 1 100 et 1 500 m .
- Cependant, on a pu observer des populations Import antes de butineuses
à une distance de 3 500 m du rucher, ce qui explique la recommandation
de transhumer les colonies dans un rayon minimal de 3 km, sinon les
butineuses retr ouvent J'emplacement initi al de la ruche . Des expér iences
de reC•'Utement vers des st ations de nourrîssement ont aussi été
réalisées avec succès à plus de 10 km . ..
En vol, les ailes antérieures et postérieures
sont a ttach ées.

34 T R.\ 11 1 Rt \I l< ' Ill t ' \ l' t < t 11 1 n • C I~Ar . 1M t r ux C ONN/dT RE L ' ,\ij U LL r

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L'ORIENTATION
l'orientation de~ ah<:i lk-. la<;nne encore nomhn: dt· -.cienti fiques.
l'orientation de la but ttH'LI'>t' \l'l''> une '>oun:c dt• JH>UtTitun· pui~ le retour
a l'e ndroit C:\a<:l ck la ruche implique la coordination de plu~icur ... 1) pc.., dt• ..,ign.tu:\
compln:cs : 'isuel ... , m.tgm·tiqtH.''> ct olfactif'>.

Cc~t Karl von Frisch C(UI a d ecou-


vert les bases des m écanism es d e
Les repères de l'abeille
l'oriematio n des abeilles, pu bliées
-
en 1967 clans son ouvrage s ur la
danse ct l'oriental ion des abeilles. . . .._.._;:r- _-- - -

lors de l'ori entat ion ct de la Lumière polarisée par Position du soleil p ar Ch amp magnétique
navigation, l'abeille repond à di f- couverture nuageure ciel découvert
importante
fcrcnts s timuli de types vis uels,
magnétiqu es e t olfactifs . Les sti-
mul i visuels associent les perce p-
tions de la lumiere polarisée, d es
co uleurs, des fom1cs Cl du mou ve-
ment. Les stimuli olJact ifs re nfor-
cent les sig na ux vis urls ; ils
proviennent des ressources flora les
ou sont prod u its par la colonie.
Repères terrestres
Les signaux visuels (paysages con trastés)

l'orientat io n par ra pport a la


posuion du soleil constitue le méca- en traversant l'atm osphère : lors d es
msme pri maire util ise par l'abe ille. vols d 'orie nta t io n , l'abeille d éter- Loin de là • che
f<lle possède un vé ritable c ompa'> m ine la posi tion d u soleil grâce au L'apiculteur peu t fai re l'expéri ence
~olai re qui lui permet d'intégrer ct d.: composant u ltrav iole t d e la lumière de déplacer une ruche de quelques
compenser le mouvement elu so le il po la risée. m ètres et s'étonner de voir les
par rapport à la d irection clc !>on vol. bu tineuses re tourner exactem ent à
C'est en fait l'azimut, ou la d i reel ion Des expérie n ces rca lisées dans son emplacement initial.
du compas, qui lui sert d e repère et d e mauva ises cond itio ns me teoro- Si la ruche n'est pas trop éloignée,
elles pourront finalement retrouver
non l'élévation du soleil dan~ le e tel . logiq ues ou mê me !.OU!> la pluie ont
leurs congénères, sinon elles seront
prou vé q ue les abeilles som encore
perdues.
En cas d e ciel n uageux , les capables d e s'orienter e n l'absen ce
Ceci montre que les capacités
abctllcs 0 111 la possi bilite d'u u hser d e lumière pola risee. Ces con d i-
d'apprentissage et de navtgation des
les uhraviolels ém is par le !>olcil , ti o ns exp é ri mentale!> o nt a idé à
abeilles sont fondées en grande
qui peuvent tra verser des ciel<; mon trer l'emploi d e re p è res t e r-
partie sur la vision.
1·gèrcmcnt cou verts. En cas d e restres par les abe illes. Accessoires
grosses masses rw age u~es , el les par beau te mps, i ls d cv·iennent
peuvent toujours s'o rie n ter g râce it indispensables lors d e con d itions
la lumière du so leil, q ui se polarise m o ins favorables .

35

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B 1 l) 1 0 (, 1 1 [) l \ ,, 1 1 1

L'équilibre du corps Le champ magnétique Les signaux olfactifs


La position du corps de l'abe1lle dans terrestre
'espace est basée sur sa sensib1hté L' aptnudc tk ., abctllcs a detecter
à la pesanteur. Elle peut s'orienter Certains faiiS prouYent l'ut ilisauon de~ ndClll'> '>Hl un e grande di'>t.mce
par ra ppo rt à la gravita ti on en du t· hnmp m agne t ique tcrrc~ trc c~L vc r i 1i Cl' dl'pu i'> que l'on a cons-
contrôla nt la position des axes du
pat le'> abei lles, en particulier pour t.ttc le rôle d t· cc sti mulus da n'i la
corps les uns par rapport aux autres.
., oru: nter pe nd<~ nt le \'OI. Bien que dan.,c de rel ru tcmcnt ' cr~ unt
Les nformations sur a pesanteu r
sont d 'ordre tactile et constituent le-. t d lulc., sen'>on ellcs imphquee!> '>ou rce d e huun.tgc. Les odeurs dts
un système de référence util•sé par n',\1ent pa., enco re cil' decom·e n ~. ncur~ que l'Olt\ ri ert~ a ouunec,
l'abeille, en particu lier lors de la o n .,,ut qu e l'abeille p ossede des 'icraicnt picgt·c<, da ns sn cuticulr
danse frétillante. p articule!> magné tique!> o rie ntees c t dctccLéc'> l or!> d e la da1m
Ces informations proviennent de tran'>\Crsa lemcnt au début de l'ab- Ccrtatn!. '>t'll'nll hquc<; o nt penx
d1fTérents mécanorécepteurs, dont domen ct dans des cellu les au tour que le5 !>igna u ' o lfacuf-. '>c ul., ' lA
certains sont organ sés en champs d e chaque !>cgmcnt abdom ina l. fisaicnt a <'' pl 1qucr l'o ncntalll)
sensoriels. Parmi ceux-ci, on Cc!> p.11 ucule!> po urr:u cnt renseigner d e., abeille., . l ' Il l.tit , c·c~t l'u tili<.J-
d1stingue les champs senso rie ls l':tht•t llc s ur sc~ c ha ngeme nts de Iton de~ od c ut~ rl o ralc ~ pa r les
d e l' articulatio n du cou et de po~ n i o n par rapport au c hamp abeilles qui 1cnkm:e l"app1l'ntb-..tg<
l'a rticulation du pétio le. magncttquc tcrrc<;trc. de la source de bu Image

36 Il c 1 Ill 1 '\ 11(1 1 1 1 · (HAP. 1 Mll li X CO NNA ITRf L ' Ail t l ll [

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LE LANGAGE DES ABEILLES
Che:: k., in-.cctes '>Ociau'\, la conununication, 11 cs cléHloppt'l' entre les difkn·nt...
indl\ tdu.,, permet d'harmoni-,cr ]c., compotlcmt'nl'> t llc c'>! rd in', chez Je., ahrilk.,,
a des comportements comme l'identification , k., '>OÎll'> ou la dathc de'> butmt'll'>l''>,
qui rcn'>dgnc les congt·m·re'> -,ur le lieu nact de recolte.

Les ,\bttllcs communiquent ent re


cll~ en morùonnam plusieu~ t\ pc-.
de signaux : tactile<;, chimique-; et
'.'ibratoircs.

Les signaux tactiles

Perçu~ par le-. antennes, tl'> per·


mcllcnl a l'.tbttlle de recon naitrc la
posiuon des congcnères, mai<; ,ont
aussi impliqucs dans des compmll'·
ments complexe'> comme l'echange
de nourriture, l,l tro phallaxic.

Les phéromones, des


stimuli très puissants

Chaque in dividu d e la colo n il'


peut é111cll re clcs subs ta nces chi-
miques qui, perçues par les con,_;l'·
ncrcs. dcd cncllcru nt chez ru x un
comportement s pecifique Cl''>
medtateur' chuniques -.ont dn.
phcromom·-., dncs i ncitauicr~ lor-.
qu'elle!> ~USCile n L un COill ))l) l [ l'
men\. D'au t re~ phero mone.;;, dit e<.
mod i fica t r i ce~. ~o nt capable::. de
mocltfier la phrswlogie de lï nd 1
ndu <.Jlli b petcoit. Cc-.t le l'a'>
des pheromones royale<;, t rt''>
impon,ulle!> tbn~ la rcgulau o n
sociale de l,t colonie.

Le couvain emet aussi ck!> phr -


romoncs, qui penncLLCnt aux Oll\' 1it·-
res d'apprcder son âge. sa t<l'>te, '>l'<;
besoms Il produit une pheromone

Ouvrières nourrissant des larves d'ouvrières.

17

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,. 1 l) l ll l• 1 1 l) L L \ Il 1 1 l

la danse en hu it

- 0
miellat de chêne

miellat de sapin necta r d'épi lobe

CD

CD
mochlicatricc qui ralentit le dé\'c- Les danses des abeilles
UN PRIX NOBEL GRÂCE loppemcnt componcmcntal des
AUX ABEillES nourrices : ccllc.:::.-cJ iro nt butiner La da n~c en rond ct la dan'><: lrl'·
plus l<trd ct passero nt plu::. de Lemps 1i liante, tou te~
deux realisees sur les
Les travaux du professeur Karl von
aux ~o i ns des irnlllaJ urcs. rayons, pcnncttcnt de renseigner les
Frisch et de ses collaborateurs ont
permis de décrypter l a s Jgntfication congeneres sur la position d'une
de la danse chez les abeîlles. Les ouvrières émcucnt dif- ~o u rce de nownturc ou des ~ne~ d(
Ce chercheur gémal a commencé férentes phéromones incitatrices. Les nich ficanon pendant l'essaimage.
l'expér imentauon sur les abeilles phcmmoncs de la glande mandibu-
dans les années 1920 et 11 a publié laire e l de la glande •t ven in produi- • La danse en rond est exécutée par
nombre de r echerches originales
sur la danse et l'orientation des tes par le~ gardienne::. provoquen t le::. butintu!:>C'- t(Lll om trouvé une
abeilles qu1lu' ont valu le pnx Nobel le recru tement de soldats pour la '>Ource de nourruu re à une dbt,mce
de physiologie et de médectne en dcfcn::.t de b colo n1t. Les phero- inferieure a 80 m de la ruchc.l::llt:!>-.:
1973, avec l<'onrad Lorenz mones de la glande de Nasa nov sont deplacent en pc:ti ls cercles ~ur les
et Nikolaas Tir1ber gen. deux
autr es spéctalistes du em ise~ à l'entrée de la colonie ou c:cllules des rayons, en changeant
com portem ent animal. lors de l'essaimage pour au irer e l de direction lou~ les deux ou tro6
orienter les abeilles. cercles. Elles ~ont suivies par les

38 I R\11[ R l'l <\Il l 1 .\I' I Cll l lR! · C HAr. 1 M ILUX CONNA I TR I· l 'ABE IL LE

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ouvriè res recrutées, q ui les LO uchen t La b arre d u hu i L donne la d irec-
de leurs antennes. Ce compon ement tion d e la s ource p ar r<tpp() rt a u Une phéromone
de palpation pem1et à ces de rni ères s o le il Si elle est o rientée vers le de la reine
d'intégrer l'odeu r de la plan te do n t haut, la sou rce es t clans la d irect ion La phéromone ma nd ibul aire de
la bu tineuse s'est imprégnée. La bu ti- elu soleil ; ve rs le bas, elle donne la la reine es t constituée de cinq
neuse peut aussi transmett re le nec- direction opposée a u soleil. La ng le composés prod uits par sa glande
ta r récolté aux abei lles sui ve uses q ue fa it la barre elu hui t par rapport mandibulai re:
par trophallaxie pou r les renseigne r à la verticale corres pond à la position -l'acide g-ceto-(E)-2-décènoïque
acide ou gODA ;
su r le type de nectar. du b ut in par rapport à la d roite q ue
-les deux énanti omères de l'acide
for men t la ruche c t le sole il.
g- hydroxy-2-décè noïque ou gHDA ;
La vigueur de cette danse est en - deux co mposés aromatiq ues,
rapport avec la concen tra tio n en suc- Lorsqu'elles pa rcoure nt la pa rt ie l'hydroxybenzoate de méthyle et
res du nectar découvert. Les info r- rectiligne du hu it, les bu t ineuses l' hyd roxyméthoxyphényléthanol.
mations ains i d ispensées concernen t effec tu e n t auss i des fré:Lil lcm en t.s Cette phéromone, qu i induit le très
la distance. l'odeur no ra le, la concen- dont la fr équ en ce ren seigne les beau comportement de cou r des
tratio n du necta r ou la qua ntité de a beilles recru tées s ur la distanc e ouvrières, est égaleme nt impliquée
pollen, rn ais pas la p osition pa r d e la ruc he a u butin . La fréqu ence dans l'attraction des ouvrières
rapport au soleil, qui est l'apanage de es t néga tivemen t co rré lé e à la lors de l'essaimage et dans la
la danse fréti llan te. dis tance : ne uf ou elix frét illements stabilisation de la gra ppe d'abeilles.
e n qu inze seco ndes correspo nd ent Elle stimule la production de la
• la da nse frétillan te, ou da nse à une distance d e l OO m, d eux phéromone de Nas anov, ains i
en huit renseigne les abeilles de la fré tillemen ts, à une d is ta n ce d e que le butinage chez les ouvrières.
et inhibe en pa rtie la construction
ruche su r la d istance. la di rec tio n e t 5 000 m environ.
des cell ules royales pou r régu ler
la qualité des ressou rces d ispo n i-
l' essaimage.
bles. Lorsqu'elles o n t trouvé u n • La «da n se tremb lée >• et un
butin à une d istance supérieu re à s ig nal vibra toi re perm ette n t égale- Mais c'est aussi un e phé romone
modificatrice : elle empêche en
80 m, les bu tine uses effectuent men t aux bu t ineuses d e mod u ler
partie le développemen t des ovaires
une danse en form e de h u it s ur le rec r ute men t d 'au tres o u vr iè res
des ouvri ères et mod ule le taux de
les cell ules du rayon qu i est en posi- en fo nction d es r essources d e l' ho rmone juvén ile, qu i, e ntre autres,
tion vert icale. l'en viro nne me nt . gè re l'évolut ion comportementale
des ouvrières adultes.
En résu mé, la phéromone roya le
est un im portant régulateu r de
la plasticité comportementale
au sei n de la colonie.

Rein e léchée par


sa <<Cour)) d 'ouvrières.

39

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H \ < \ n 1 1 1 l ...

LES ABEILLES DANS LE MONDE


l ' etude de la dnn~lle cl de l"évolutwn de .... c~pccc .... du genre Api::. a progH'..,'il'
('11 meme temps que k-. outils d'anal)"l' ..,ctctll i fiqm·.., , On admet mainten.tnt
qu'i l ex iste neuf c . . peccs d'abeilles du genre ,\pis.

• Api\ florca Fabriciw. et \ph Des espèces


ancl,cni{mmh Smith sont de:. e~pe­ d 'intérêt inégal
ces de pel itt' taille qui con-.1 rui'>en t
un 1<1)'011 tlltiq uc n o nt ln p;tl lH.: u- Des 11<.: uf l':-.pcccs, Apis mc/li{e111 C!l
laril l' de dan!>cr <>ur la part ie '-Upé- clai n:mcnl la plu'> i ntéressantc pour
rieure horizontale du nl\'on , 1\pb l'apicul ture ; c'est pourquoi elle J
flon:a. l' Il\ Iron trois roi<; plu-. petite été dL'><;emincc a traver; le monde Lt'
qu'Apl\ llld/ifcra , ec;L n.:p:III IC autres c~pen·.., -;ont aussi utih.,cc·
dano; I'A-..it• du Sud-[<;t ct Jll..,qu'a pour la recolte du miel.
500 m d'altitude.
• A ei~ C/T m lo c<>t cleYéc da ns dr·
• A pb dorsaw r abriciu:. Cl Apb rud1cs de plu-.. pcLilc Laille qu'en
labo1io\CI ~mi th so111 deux l'"Pl'cc<> Europe rtlc e-.sai mc ct déserte ~l'l'
gc.mtc'> qui b~tti!>..'>Cn t un ~cu l grand nid trc~ faci lt·ml'lll.
ra,·on et qui da nc;ent <>ur "" paroi
\Tl tkale lJ nc etude récente ..l l lhlll • Le mid d' \p b cloncllcr fau
Les abeilles tre que cc<. :~he i lles sonl capnhlc-. l'ohje l dr ull' il lcucs le long dt,
du genre Apis d e qu 11LC.:r k ur niel pou r migrer falaise:-. a bru plc., q u1 abritent parfo11
sur de longue<; cl i <> l ancc~. pui-. de le ur~ nids.
t'a1111 i le-.. ne uf cspccc~ d'abri I le~ rc' 'C iti r au ~i tc initial. Api' bingiiWHJ
d u genre t\ pis. huit <;ont 1épartics Cocl,ncll et \ pio; hrc-.:1ligula Maa • rn re \ nndtc. l'cxploit.llltln
dan-.. lt· Sud-Est asial ique . la neu- -.ont probablement cleu.-. -..ou-.-c-.p.: d'Apb f/ml'tll'"' anecdmiquc du fai•
' icmc. \pi\ mcllijcra. prl''>t'nlc a Cl''> d' \J' h c/01 sn ta do nt l'all e de de la peille tai lie de ces colome\.
1 ongint• en Europe cl en Afrique, rcpallllion -.c ... itue en A:,ic d u '>ud
a etc d io;per-..cc par l'ho m mL' da ns le l~<>l j u~qu·,, 2 000 m d·a lnt uclc.
mo nde c111icr depuis le sicele dernier.
L' A..,ic contient la plm grande d h'Cr- • I.e<. espèce:, de taille 1110\Cil nc l'abeille tueuse
'> ilc d ·e~pèees d'a be i l l e~. c'e:.t pour- sont rcp 1 c;,e 1 lll'C~ par Api) ccm11a
En 1956. le Brésd tmporta à des fins
quoi on la eono;idère comme le Fabnd u<; ct Api~ lw~chrwnilw\'i d'études des retnes d'Apis m. scuu/lotc
hnn·.tu du genre t\pi\ Buttci-Rl'l'JWn. ,unsi qu 1\.ph lllgro- originaires d'Afrique. Cette abeille
wtrl(t ~m i th Cl 1\pi~ 1111l11cmi~ ringel. agressive envahit le continent
I.e-.. et udcs mo il'utla ire., du Koe ni)!.r r c t l<ocniger. qui <.ont américatn jusqu'au sud des Éta ts·Ums.
gcnO il iC dr J'abeil le 11Hllll1Tnl que mai ntena nt con~ i d é rées cotnn 1c causant des morts humaines.
~·c~ cbpèces peuve nt <:tre da-.sécs rn deux c'>pcces cli iTéren tc<; d'A pi~ Les apiculteurs ont dû intégrer
qLtatrl' groupes <;elon leur.., ddkren- ccrww. ( e., abeilles eon~ tru i!>e nt ce facteur dans leur exploi tation.
ee'> gl'ntuques. Les abeil le.., d. \..,ie, leur nid d<tn'> des ca-..ités sur plu'>teu~">
<;elon leur laille, forment troio; grou- rayo nc; 1'Inde est le berceau d',\pi\
pc.... rt•présc més par Api\ fl<nca. ccrana. qu1 l''>l réparti e rn tn· le
A[lh dCll \ alli Cl Apl~ (Cl WICI. j apo n Cl l'Afg hanistan .

40 R Il Il Rt ' 1 t L \ Ill 1. \t't t t 1 1t ~ • C ~1 A P . 1 M 1t UX C 0 N NA 1TR[ L. A 8 [ 1L l (

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La répartition des espèces d'abeilles

;;:~~~:!~ ~=:~~~:=::~ ~=~=~1:=i~~--~c~C~ -~~}(~~-~!~le~ =i~;~=~ =~


.- ,- -=
!=!= -=-==
- Aprs m~11tfera
Aprs cerana
Aprs liJboriosa
"~;---iF-- ____
el~~"!------- Aprs dorsa ta
f1!J':r"~l;::.,__---- AptS andrentformis
'=,...,.,_ _ Aprs nigrocinta
:::.;~'--- Apts nuluens1s
~"""="-"';;._
Apts koschewnikovt

·H

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R \ < 1 <, l) \ 1 1 1

INTRODUCTION À APIS MELLIFERA


Api\ lllllliJna t•st l'cspece d ahl'ilk l,t plu" largeml'nt tqundut• dath lt· tnotuk
~on n olutHHI lui a permb dl· wloni.,l't 1'1 HIOIH' t'l l' \lriqut:.
~ut tous k.., conti m·n h , t•l k l'"' a hondammt' lll e:-. ploi tee par l'hom mt:

r-n t·ompkmcn t de ces caracte- • 1 c rameau C l''>l rcprt"'ent~ 112'


Les abeilles dans le nst ique~. 1.1 htologic molccul,ure c,t les ran·., dt· la p.u11e nord-est Q(
Nouveau 11'1onde emplo}'Ce da no, l'l·t ud~: de la vanabi- la ML·tltt ctranct• JUsqu'en ltahc
Les abeil les dites domestiques, lite el u genome. Applique<> a la clyna· ( /\ 111. mwto/iaca, cccropia, ccruca·

ou du genre Apis, n'existaient pas mique des popu lation'> d'a beille::., ~rw. IIW(Ctlmriw , wmiw et lig1111iw).
à l'o rigine sur les cont1nents les marque u1 ., molecu lai n:~ ont
américain et aus tral1en. Les Indiens pernu~ de comprendre l'c,olution • 1c rantt•au A,, C\ o luc 'cr.. k sud
d'Aménque prod u1sa1ent un miel iss u de'> dtflcrenl't groupe'> d'abcillt·'> cl <.le Cl CIW,thl l'i\l nq uc.
des abeilles mélipones, des abeilles pr~:ct::.cr la notion de ra(l: - La p<H llt' nord du rameau A
sans dard, dont la production et ,1 donm· \ 111 IIICIJOt, A. m. salwn<'l
l'élevage sont sans compara1son
Enfin. Il''> t'HZ) llll''>, legeremem ~" l' l \ 111 . tlllt'llliiSSa au \llaghrc
avec Ap1s mel/fera.
,·anahlc<> '>l'lun 1\·o,pece. la race ou la (l'Ill' dt' lntere race. qlll tcjuint
Les colons ont a1ors Introduit des populatHm , peu' cn t être utilise'> .,·hyhride avec le~ abeilles du rnmeau
abeilles européennes de d1 fféren tes clan'> tT'> di-.ct irnmat1ons. \1 au ~ud dr l'T o,pagnc, est gcneu·
origines puis les ont sélecti on nées
qucmcn r ltt' '> dtffc rcme de celle
efficace me nt sur des critères de
production et de douceur.
Histoire d'Apis melllfera du ra ml' :Ill M, cc qui confirme le
rail qu \ Ill. mdlifeta en f rance
Le groupe ICjH'l''>e ntc par Apb pm' tt•nt btcn d une •mgration a p. r
Les outils de mcllifcre~ .tura ttC\ oluc, .1 partir d'une 111 du nord ct non pas d'une migr
la phylogénie abn lle du \ lo) l'Il One nt ~uc d'Apt~ tion dA 111 mltfllm'>CI dcputs lc~u-.
<ncma, pour fonner trOt'> rameau,. - 1 a part tL' -.ud du rameau A
La ph} loge mc ct specialement Leo; population<> de ces trot::. a prov.rr!>'>l' JU'>lJU au bout du com~
l'histoire dco, ran."> d'·'\pt\ mcllrfna. rameaux aurmcnt progtc'>se separe- nent afttt':llll en donnant A m aclan·
a debute au mthcu du '\À '>ll.~cle , ment pou t ùontH' r le"> vingt-trob ~Cil til , molli 1wla, li11orea. ~c utrllma
a\'cc de::. etude::. de morplw mctnc races (ou o,ou-. e~pl'l'l''>) d'A. mcllifrra Ct <'CI/'(' 11\Î\,
ct de comportt·m t• nt a<,o,ocicc<; a la actuellemen t <k rrites. La presence
biOgéographie, po ur ,tboutir <1 la cl'oh'>tatil's geographiques (me r
caractcn::.,llion d'une vmgtatne de N1Jite, mer ca., p t ~:H IH' , chaute
race... dt rrcrcntc., al pi ne. CauC<l'>l' ) w n'> l ituc 1expli-
cation la plu., plllbahlt: de' d iret:-
Parmi les critcre'> morp holo- !ions d e n'lit' mtg1 .11mn
gtqucs, on trom-c cnt~ ,tutl'l.''>. la t,uUc
du co rp~. la colmatwn la pilo~i te • I r t,tmt·nu \ 1. d'ou prm iennent
• A. m. major est considérée comme.,.
mesuree sur le IOlllt'ntum (bande A mrlllfnamcllrfna ct A mdlifcra icotype (population adaptée ginttiquemtm
pileuse de'> '>t'gmcnl'. abdomi nau,). rl>c• iw rc-.ultc de la prov.n· ...-.wn des 6 des cond1tions écologiques partkul1rm
la longueur de la langue ct l'rn uex ct pouvant constituer une sous-espt«)
populatio~ au 1101tl de n·~ ob!.tacles,
cubital, qui Dt un rapplm dr t't'n,uneo; p uis Jll'iqu a l.t pen ithulc Iberique. De nom breuses formes locales se SON
développées avec une adaptation ej}Kocc
proportions da n ~ lt: ~ ce llu le~ des 11 aura i! l'll'lllll' migre ju::.qu'a la par exemple l'écotype des Londn
nervures alaire'>. mer Mc cl i ll'lr:IIH'l'. (Apis mellifera mcll1fera~

42 JR\ IH' C\ Il 1 \Pl Ill · CH Ar. 1 MI!UX CON~>AITRI t' ABllllt

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Grandes lignes de l'histoire
évolutive d'Apis mellifera

43

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R \ t .., n ' \ B 1 1 1

LES RACES EUROPÉENNES o' APIS MELLIFERA


(,race a leur~ capautrs cl adaptatiOn, k., race~ d' \ph ml llifCJa ont acqui'> dt''> caractènstiquc'
('Wlogiqucs ct comportcmentalcc; appmpriee'> a Jeure, conditrons climatrquc'> ct
t•rwironncmentak'>. C «.'!-.races évolm·nt .,ans cesse, sou., l'in nucnce des mutations de leur
environnement. mais aU'>'> i de leurs contacts avec d'autres races exportec'> a travers le monde

Apis melliferit
Caractéristiques Ava ntages 1nco nvénient s
Ap is mellifera mel lifera correspond 1 • Encore appel ée ! • Ada pt ée à son bi otope • Peut être agressive
au rameau qui s'est développé à 1 abeille noi re
partir d u Moyen-Orient vers le • Taille : 1· Peu essa imeuse • Langue co urte empêchant le
but inage des fleurs profonde;
nord de l'Eu rope, colonisant la moyenne à grande • Résistante à l'hiver
Russie vers l'est et l'Europe du • Tenue au cadre moyenne
• Développement rapide
Nord vers l'ouest, pour ensuite • Langue cour te
de la colon ie malgré • Production de m1el moyenll'
se diriger vers la France et la (5,7 à 6,4 mm}
un pri ntemps assez lent
péninsule Ibérique. • Abei lle velue, • Mauvaise capacité pour
La grandeur de l'aire de de co lorat1on fon cée • Longév it é l'élevage de reines et la
répartition explique les variations l gelée royale
morphologiques et physiologiques • Dérive assez importante
de cette ra ce.
• Peut être sensible aux
maladies du couvain

Apiç mellifer,'t.
,..,;, )'>liman .. Caractéristiques Avantages Inconvénients
Apis mellifera carn ica est issue • Encore appelée abeille
--t"'
• Abe• lie douce
----- • Essaimeuse
du rameau qui s'es t carniol·enne
• Langu e longue • Peu d'ardeur à
développé à partir du • Grande taille construire les rayons
Moyen-Orient vers l'ouest, • Résistante à l'hiver
remont ant ensuite le long • Coloration f oncée • Sens1ble à la nosémose
• Se développe et a l 'acar iose
de la Méditerranée pour se fixer . .
entre la moitié sud de l'A utriche 1 • Tome ntum gns f once rap idement au pri nt emps

et le nord de la Grèce et • Abeill e velu e • Consomme peu


migrer vers la Yougoslavie,
la Hongrie et la Roumanie. • Index cu b1ta l é levé • Peu sensible aux
b ien specifique ma.adies du couvai n

• Langue longue qu· lui • Propoltse peu


permet la récolte du
nectar de trèf le rouge

1 • Bonn e tenue au cadre LA SENSIBILITÉ AUX MALADIES


On ne sait pas encore si, lorsqu'une race
s'avère sensible à un 1/lrt.IS ou à un bac11le,
cola sign1f1e qu'elle a tendance à le contractlll'
ou bien qu'elle ne salt pas reSister à
1'1nfestabon On ne connaît pas les ra<sons
qu1l'empêchent de lulter efficacement

+f 1R 1 11 1 Rl ' 11< 1 lll l' 1 1Il Ill 1l 1< 1 · (HA r . 1 M 1f li X C0 r-. NA fT RE L • AU 1tl LI

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Apis melllfer&
L'abeille corse lù.... ~IC. cru~ Ht: Api s m elfifera ca ucasica est issue du rameau
qui s'est développé à partir du Moyen-Orient vers l'ouest et qui est remonté
Une étude btométrique réalisée su r pour se fixer dans les montagnes du Caucase jusqu'aux côtes de la mer Noire.
l'abeille corse a pu montrer qu'elle C'est une abeille assez semblable à la carniolienne.
se distingue nettement de l'abeille
ttahenne et de l'abeille noire. Caractéristiques A~ntages Inconvénients
Plus petite, cette abeille, q ui trava ille • Encore appelée ab ei lle • Abeille dou ce • Propolise beaucoup
toute l'année (climat, donc ressources, cau castenne
1 • Lan gue longu e • Sen sib le à la n osé·
oblige lj, possède une langue plu s
• Grand e taille m ose et à l'acariose
longue, un index cubital élevé et une • Résistante à l'hiver
pilosité plus courte q ue les deux • Coloration gris f oncé • Déve lo pp ement
• Faib le tend an ce à lent au printemps et
autres races.
• Tom entum large et l'essaimage momdre par rapport
Dans les années 198o, elle était gris formé de poils à d 'autres races
distribuée majoritairement d ans cou rts • Bon ne ten ue au cad re
1
l'ensemble de l'île. En 1g82, un arrêté • Bonne base pour
• Les poils du thorax des
mterdiEl'introduction d 'abeilles d u m âles sont noirs la réalisa tion d'hybrid es
continent, principalemen t pour des
raisons santtaires vts·à·vis du varroa. • Index cubital bien
Cet arrêté, toujours en vigueur, spéci f ique et pl us fa ib le
que la ca rnio lienne
contribue à la protection génétique
du cheptel.
Le conservatoire-
• Langue t rès long u e
(7,04 mm en moyenn e)
d~ouessant

Apis mellifera
Isti SplntJ '1
Ap is m ellifera li gustica est issue du ram eau qui s'est
développé à partir du Moyen-Orient vers l'ouest. Elle est répartie dans l'ensemble
de l'Italie. Les qualités de cette abeille en ont fait la plus exportée au monde,
notamment sur les continents américain et australien.

Caractéristiques Avantages Inconvénients


• Encore appelée abeille • Abeille très douce • Sensible au p. liage
1 italienne
1 • Pro po l ise peu • Hiverne sur de fortes
• Taille moyenne populations, d'où
• Dévelop pement très u ne consom mation
• Coloratton cuivrée ra pide d e la co lonie hiverna le important e
à jaune, bandes 1 au prt ntemps
abdomtnales jaunes • Développe
• Fa ib le t end ance 1 beaucoup de couvain
• Index cubital élevé 1 à l'essa ima ge
• Langue assez longue • Très bonne ca pacité
(6,3 à 6,6 mm) d' élevag e

• Fortes colonies • Bonne t e nue au cadre

1 • Sens de l'orientati on • Bo nn e ba se pour la


moins prononcé que les réalisation d'hybrides
autres races

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, "caractéristiques
----
Elle se rencontre en Arménie, où elle peut résister à
--,--
, • Abeille agressive, avec une
des hivers de cinq mois, à des altitudes de 1 500 à 2 ooo m. i mauvaise t enue au cadre
Morphologiquement très proche de l'anatolienne, 1 • Grande productr ice de couvain
l'abeille arménienne pourrait être considérée comme
la sous-population la plus à l'est de cette abeille. • Essa ime peu
Elle est en revanche très différente d'Apis m . meda. '
' • Sensible à la nosemose

L'apiculture au Moyen-Orient
!:apicul tu re t ra dit ion nelle au Proche et au
M oyen-Ori en t est encore largement représentée,
surtout dans les zones désertiques et
subdésertiques, où l' abeil le locale, en particul ier
Apis m. syriaca, est adaptée à la pauvreté des
re ssources necta rifères et poli in ifères de
la sa ison sèche.
Les co lon ies sont généralemen t placées dans d es
ruches fabr iquées à b ase de ma tériaux récupérés
su r place, et souvent po sées à m ême le soL
l a récolte annuelle de mi el excède rarement
10 kg par colon ie.

Avec le développement d' une agricu lture p lus


intensive d ans les périmè tres irri gués ou dans les
zones côtières, pl us arrosées, l'ap iculture
mod ern e apparaît avec ses ruches à cad res,
ses abeilles sélectionnées, ses transhumanees.
Tou tefoi s, les potenti alit és d'une apicu lture
intensive p euvent être co nt rebalan cées p ar le
Rucher en Turquie, où /'apiculture ù cadres s'est développée.
su rpâtu rage dans les zones favorables. Il s'agit
d'une apicu lt ure en m ut at ion, qui doit t rouve r
ATOUTS OE CES - RÂC~S -~"~~ so n propre m odèle de développem en t.
ORIENTALJ:S __ ;#h=~f~
Ces races sont avant tout- très adaptées .D.pl, mrl!iff"ra
aux conditions climatiques dans lesquelles
elles évoluent:- À ca11se de leur agressivité
:==e_·~ '-·. . -- ê!.;.u Caractéristiques
{en particulier, Apis m, syriaca), elles Cette abeille, dont l'aire de distribution • Peut êt re agressive
n'ont pas.été beaucoup utilisées dans les
se situe au nord de l'Irak, entre la partie
croisements inter'lëlciaux, contrairement • Assez essai meuse
à ligustfca nu caucastca est de la Turquie et la partie ouest de
l'Iran, ressemble étonnamment à • Résiste à de lon gs h ivers
En revanche.Jes qualités économiques
que présente A m. anato/iaca peuvent l'abeille italienne, alors que ce sont deux rigoureu x
la faire recfiercher pOUl' des croisements. groupes géographiquement différents.
• Élève peu de ce llules roya les
Certains caractéres, comme la quantité - On considère que cette race a
de cellules royales élevéesJ sont d'un beaucoup de qualités. • Propolise sans excès
grand intérêt chez des populations En 1985, six sous-populations locales
d'abeilles spécîalisées dans la production pouvaient être discriminées.
de gefée royale.

47

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1 .. \ !· 1 1 1 .,

LES RACES AFRICAINES o'APIS MELLIFERA


Les abeille., al ricaine'> '>l'raient originairc., du rameau provenant du \1oV< n Orient qui s'est
etendu a part li dunorcl-C'>l de 1',\friqur. 1'n.ten'>ion de l'cspecc .,c '>l'l'ali faitt· t•n contournam
le Sahara au 1101 d l't a l'est. On Ic., trouw dan.., dt·., cm ironncmcnh ln:.., dtfkrcnt..,
cc qui c:-;.pliqul.' une gt.tnde \ ariahilitc morpholngtqut· ct comportcmcnt.tlc '>l'lon les races.

Une invasion ravageuse Ap/ç mel/lfera


En Afrique du Sud, le s population s
scut " ·--' Caractéristiques
de scutellata sont envahies par des
ouvrières d'Apis m . capensis, l'abeille
Elle est répartie à l'est de l'Afrique, entre
l'Éthiopie et la province du Cap, et on la
1· Très agressive
.
du Cap, qui arrivent à s'introduire ·
trouve;usqu ,a· 2 400 m d'a1tttude.
· • 'dEssa1me
è f et. déserte
t son
. b . d . n1 1r s ac11emen
dans les co lonies et à sc substi tuer C'est une pettte a et 11e e cou1eu r;aune
à la reine scutellata. Ce phénomèn e, qui ressemble beaucoup à l itorea mais • Nidif ie dans des sites
qui abouti t à la mort de la colonie possède une langue beaucoup plus longue. très variés
en quelques années. semble
s'étendre vers le nord.

Apis meil/fera
CiipProc:l f d10 1 ,;.~ -
Caractérfstiques
L'abeille du Cap, de couleur noire, est une f Capacité extraord inaire. unique ch ez
abeille douce légèrement plus grande que Apis me/lifera, des ouvr ières orphelines à pondre
scutellata, à laquelle elle ressemble sur le des œufs diploïdes d'où naîtront d e~ fe ~e l l es .
plan morphologique. Elle est répartie Les larves de ces ouv~1 èr~s peu_vent etre elevees
dans l'extrême sud de l'Afrique en re1 nes qu1, une fo1s fecondees, assureront
. • . . ' normalement la descendance de la colome.
m als a eté mtrodutte ponctuellement Un gène récessif est à l'origine de ce phénomène.
dans l'aire de répartition de scutellata
par les transhumances.
Récolte d 'une ruche
dans les monts Oku, au Cameroun.

AtJis me111fern
d 1 m•-i 1 atr.,.:!l

C'est l'abeille qui possède • Très agressive : lorsqu'on enfume


la plus grande aire de la colon1e directement dans la
répartition en Afrique. ruche, un grand nombre d'abeil es
On la trouve en abondance dans sortent pour piquer
l'Ouest africain. • Déserte faci lement le nid pour
Cette petite abeille jaune est former des essaims migrateurs
morphologiquement proche de
litorea et de scutellata. • Moindres ca pacités de
thermorégulat ion du nid
1 que les abeille s européennes

48 1 \Il f Rt ~Il \ ) \Pl l Il " ' C HAP. 1 M l lU X CONN A 'R [ L. ABl iL LE

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Ani5 meiiife:a
J. ~.mr..:k.:; Cut.:,i-,: ii Caractéristiques
------<
Autrefois nommée 1 • Pe:u agressive
Apis m . fasciata, cette abeille l! A b . f' . .
. . • e111e, me, t res Jaune, avec
' egypttennedu nord-est de 1 des bandes de poils abdomin ales
I'Afnqu e habtte le long de la i qu i peuvent aller j usqu'au blanc
vallée du Nil, de l'Égypte , et qui lu i don nent un
jusqu'au Soudan. i aspect particu lier
Elle est très bien adaptée au ;
Ruche suspendue, au Kenya. . t chau d egyp
c1rma · t ren,
· et le s !, • Peu
. essaimeuse. elle est ca pa b le
. ,. . i d'elever un gran d nombre d e
tentatrves d mtroductron sous : cel lu les roya les ('usqu 'a p lus de
.
desc/tmats p1us mod'. eres ou !i t rois cents) J
froids ont été un échec. :
• Ryt hme de d anse t rès lent

• N'util ise pas de propolis

Apis meliiferr. A.;Jls mei!ifera.


intemûss.1 Buttel-Recpen r.uf•:.--a
-----r---~

Encore appelée tellienne, • Très agressive, nerveuse, Cette abeille jaune identifiée
cette grande abeille très noire t ient mal au cadre au Soudan, dans une région
se rencon tre au Maroc, située au sud de Khartoum,
• Essaime énormément,
en Algérie, et de même jusqu' à l'automne ressemble beaucoup à Apis ceran a.
la Tunisie jusqu'à la Libye. Elle serait la plus petite
• Produit beaucoup de couvai n et peut
abeille d'Afrique (longueur
const ru ire j usqu'à cent cel lules de reines
de la langue : 5.38 mm).
• Uti lise beau coup de propo l is On sait peu de choses sur elle,
hormis qu'elle
; • Bien adapté e pour survivre aux
est exploitée de façon
· condit ions climatiques souvent
traditionnelle.
: extrêmes d e l'Af riqu e du Nord

Apls t;teil~ferif . .
sah,;mensls 3r.wenSiJCrg~" Caractéristiques
L'existence de cette petite abeille • De couleur jau ne • Qualités économ iques qu i
a souvent été mise en doute. l'ont fa it rechercher pa r
Elle a été découverte au nord-ouest du ; • Doci le et peu essai meuse les apicul t eurs européens
Sahara, dans les oasis marocaines. • Élève u n nombre rest reint de d ans les années 1950
On l'a aussi trouvée vers l'est · ce llules royales. et les rei nes • Difficultés à su rvivre sous des
jusqu'à Figuig, près de /a frontière vi erges son t éliminées durant le cl imats t empérés, mais semble
algérienne, et à Ain-Sefra, p rocessus d'essa image exce llente pour l'hybridati on
en Algérie, ce qui correspond • Propolise peu
à une distance maximale
de Goo km. • Remarquable adaptat ion
à des températu res entre
- 1 o ·c et + so •c

49

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[) \ Il 1 1 1 .,

ii.pi:s mcl!Jferd
mont/ 1
r
Caractéristiques
C'est l'abeille des montagnes humides • Abeille foncee de ta ille • Pendant une période de
de l'Afrique de l'Est. On la trouve à des 1 moye nne, mais assez grande disette, elle est capab le de
altitudes de 2 ooo à 3 000 m dans 1 pour une ab eille africaine réduire rapidement la quantité
de couvain af1n de conserver
les montagnes de Tanzanie, du Burundi, de • A des poils plus longs que les
ses réserves
l'Éthiopie et du Kenya. autres races
Elle évolue sous des tem pératures 1
annuelles de la forét humide • Dou ce
(n •c environ). Il semble qu'elle • Vole à des températures plus
s'hybride avec scutellata dans basses que scute/lata
les faibles altitudes. ,

Apis meliifertt
unko/orlct Caractéristiques
Il existait deux écotypes de cette abeille • D'une co uleur uniformémen t
de Madagascar da ns les années 1')70. noire
L'un se développe près de la côte • Bien caractérisée sur le plan
et se comporte, comme les abeilles morphométrique comme membre
L'apicult ure e n Afrique tropicales, avec une tendance des races d'Afrique tropicale,
marquée à la désertion. i avec en part icu lier un proboscis
La diversité des races d'abeilles en Afrique
L'autre se distribue dans court et des ailes antérieures
es t liée à celle de leurs différents biotopes,
les montagnes et correspond longues
qui vont des oasis de la bordure du désert
plus au comportemen t des abeilles
aux montagnes humides.
européennes, douces et faciles !
t.:apiculture africaine es t sou ven t restée à élever, sans tendance
arti sanale. La cuei llette du miel des à la désertion.
colonies sauvages est très répa ndue,
et on voit de nombreuses ruch es
traditionnelles (tron cs d'arbres, ruches
en terre cu ite, etc.) explo1tées par
les apiculteurs. Api~ m IIJ!...ra
On pense que la cueillette a sélectionné
httnr: 1 l!t 1 Ca ra ctéristiques
l'agressivité de ces races d'abeilles. On trouve cette abeille sur • Peti te abeille à bandes jaunes
Cependant, dans certains pays, des le littoral de la Tanzanie et sur et à langue développée
ruchers modernes avec cadres sont aussi la côte est de l'Afrique tropicale,
• Agressive, el le peut déserter
développés avec succès. du Mozambique au Ken ya. le nid et m igrer faci lement si
Le caractère agressif et la facilité des les conditions de miellées sont
abeilles africaines à déserter leurs n1ds défavorables
ont souvent découragé l'apiculture
moderne. Peut-être une sélec tion qui
viserait à renforcer les qualités de ces
abeilles el à supprimer leurs défauts
devrait-elle être envi sagée, dans la me sure
où elles son t bien ad aptées à leur bioto pe.

50 II!II T I (~ 1 \I l l \ >1 1 \l' Il l l l l Hl • Ci i AP . 1 iVI I t UX CONNAIT RE L ' ASti LL E

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LES ABEILLES ISSUES DE CROISEMENT
Les cspcces d'abeilles prec.,entetlt une grande variabilite gt>nct iquc, qui sc rencontre
atl',si au sein de chaque race ct meme de chaque rucher. ( 'est pourquoi les apiculteurs
ont tOUJOurs essaye d'ame lwrcr lee., potentia lites de leur'> abeille'>.
1,t ..,eJection genetique compm te <lll<;<>i quelque<, innm' t'nient s.

• Il peut simplement chercher les caractérbt iqucs de certaines


i\ obteni r la vigueur hybrrde de la races pure~ l oca le~. qu'el l e~ pol-
l'insémination artificielle première génération ; pour cela, luent génétiqucmcn l, o u même
Ce mode de reproduction, où la reine il croi!->Cra plusieurs race::. , babilllcl- font dispa raTt rc.
et les mâles sont cho isis, a été une lcmcn t par insémina tion a rl ifi cicllc.
avancée majeure dans la sélection Il faut aussi noter que l'améliora-
des abeilles. En effet, les apiculteurs • Une troisième approche cnn.<.i-;tc tion des raœs pure!> par sélection
maîtrisent la fécondation des reines a croiser une ou plu::.teu r!> race<; aboutit, à terme, a un appauvris-
alors que dans la nature, puree; pour créer une abei lle rom- sement génétique de., populations.
elles sont fertilisées par huit à ponant les caractères les plu~ ml c- [n effet. da ns les par~ indu<mialisés,
dix-huit mâles d'origines différentes,
rcssants de chacune de'> races, les essaims satl\·ages disparaissent,
ce qui entre11ent une variabilité élevée
en cherchant a fi xer ecu x-u ~ ur ct la plus grande panic dcc; colonies
des populations.
le long terme. (exploitation intensive) csl iss ue
de sélection .
Les inconvénients
Les techniques de la sélection
de sélection LES ENJEUX DE LA
Il c~t aise de comprendre que de<> SÉLECTION
La génctique et la maHrisc clc races '>Oumises à une cueil lett e Les caractères génettques
l m~émi na t ion ont offen au>- aleatoire de l'homme (dans ccn ainc; sélectiOnnés par les apiculteurs
apLcultcurs deux a\·amages : pays d'Afrique, par exemple) vo nt sont" de type économrque
- d'une part, améliorer plus rapi- C\ Olucr en s'adaptant principale- (production de m1el, de gelée
royale , sensibilite aux malad1es,
dement les races pures, en sckc- ment a leur biolopc. Cela ne ::.er,1 etc.). ma1s auss1 comportemental
llonnan t les meilleures colonies pa!> fo rcément le cas des race~ ~c lt·c (essaimage. tenue au cadre ... ).
d'abeilles comme sources de rein cc; 1ion nées '>ans cesse, sur des c ri t tre~ Il est sur-prenant de vorr à quel
pofnt la sélection peut donner
ct de mii l ~s pour fo rmer les futu res variables ct fixés par les apiculteurs.
des résultats diffél'ents en fonction
CO[OII i e~ ; des priorités des aprculteurs
- d'aut re part, fabriquer des hyh ri- De plus, les mutations rapides Certaines des 111ngt tr'ois races
des interraciaux d'un bon ra ]JpOrt de l'cnvironnemcnl , en particulier d'Ap1s mellifera présentent des
apicale. l'industrialisation de l'agn culturc ct caractères d'tntérêt. particulier
Je_, differentes pollutions. imposent a pour t'apiculture, comme la
productiVité. la douceur,
Il existe plusieurs méthode-; pos- l'abeille une pression de selection de-. la précocité, la tenue des aberlles
sibb, ~lon les enjeux. gènes les plus adaptes aux nOU\ elles sur les cadres (au lieu qu'elles
'>ltuations. s>envoTent et se montrent
• l'apiculteur peut sélectionner agressives) lors etes v1sites
de l'apiculteur, la résistance
les meilleures co lon ies au sc 1n En fi n, l'utilisation ma%ivc d'hy- aux maladies, etc. D'autres races,
d'une populalion locale , afi n de brides inte rraciaux ct le commen.:c au contraire, sont proscrites à
les employer comme élémenb de ces abeilles à traver., le monde cause de leur agressivité, comme
reproducteurs. modi fient. parfoi!> p rofo ndement, A, m. scutellate.

51

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l (: ., A < r 1 R ' 1) 1 0 1 0 '\ 1 1

UNE SOCIÉTÉ TRÈS STRUCTURÉE


Une colon ie d'abl'illes c..,t rormce de troi~ ca..,lc~ a la morphologie el au' rôle'> distincts.
Le'> tache'> indi'>pcnsabkc; au de\ cloppcment de la colome ~ont '>Ï divero.,e~
qu'<.·lles nt•cessitcnt une organi'>ation stricte pour ct re accomplie'> au bon moment
ct Jl<lr un nombre optimal d'ml\ ricre ....

Un nid structuré Les trois castes Les m,tlc~ sont i!>sus d'o:ufs non
f'è~.:ondc..;
qui peuvent provenir de
Le nid est le centre vital de la t•olo- lJnc colonie d'abeille-. regroupe la reine ou des Oli\Tière!>. L1 rctll\
nic. 11 est forme de rayo ns cons- de'> indivtdus de trob castes dif- !>cule pond de!> œ ufs qui donne·
truits parallèlement ct dont le!> deux feren tes: au prin lemps, elle sc com - ron t de~ femelle!>. La différcnct
faces !>Ont con!>tituécs de cellule.;; pose d'une reine. de plusieur'> entre rei ne Cl OU\Tière pro,·ien·
hexagonales baties avec la cire que d izaines de milliers d'otlVTièrr<; ct uniquement de la nourriture, thl·
produ i'>cnt le!> ouvrière'>. Ces cc l- de que lques milliers de mülcs. fére ntc, qu'elles on t reçue à partu
Iules. ou ah eole-;, abntent les dif- du 3 j our de leur développcmem
ferents immatures (œufc;, l a n·c~ ct Les adttptations morphologiques, larvaire.
nymphes). dont l'ensemble, le cou- physio logiques ct componcmcnla-
vai n, est situe au centre du nid ct, lcs permettent aux indivtdus de En fonc tion de la tadle et du
dans une ruche, au centre des cadres. chaque cas1c de réalise r les d if- srade de developpement de la colo·
fe rente!> taches de façon optimale · nie. l'effectif d e ln populnnon pe11
L~ cellules situees autour du cou- - la reine pond lee; œuf., ct as un· la all er de 20 000 a 80 000 indivi
vain son t utiliser.., par le~ ouvrières descendance de la colonie ; duc;, d on t une (ou. temporaire·
pour stocker le pollen. I.e nectar - les ou' ri ères accomphc;-;cm toute" ment, plu..,icurs) reine(-.) ct entre
t ransformc en miel par les ouvnl'l'C!> k -. au trec; fonc tions néCCf.'>aires au 1 000 et 4 000 màles. Mni5, clans de
est clévcr-.(· dans les cell ulcs se 11 ou- cl 6vcloppcment ct il la survie de la fo rtes <.:oltmic!:>. en utili-;am de~
\ <tnt au dessus de'> réserve<; de pollen. colonie; cadres d'a h éole-. de mille<>, les ap1
- les mâlcc; ont pour tâche essent ielle cultcur:-. pcuvcnl en faire produire
Dans une ruche. pendant la sai~tm c0nnuc de féconde r les reines. pl u'> de 45 000.
plus prospere pour la colon1e,
1<'1
le volume occupe par le couvai n a
ln taille cl la forme d'un ballon de
rugby ; en hi' n , son 'olumc ;,c
reduit. ~ouven t jusqu'{l disparaltrc.

Avec l,t propolt'> , son e de gomme


ICco ll l'c essen tiellement sur les
bourgeon-. des arbres, le~ ouvnères
cal fe ut rent 1<-!:- i ntcr:-.tires d u nid
pour en assurer au max imum
1etancheite. Am;,i, elles peuvent en
réguler Ir elimai. En effet, latem-
pérature opti male au developpe-
ment du couvain sc situe vers 35 °C.

Reine entourée de sa "cour .. d 'ouvrières.

54 I R\ITL ll t Hl<~ D l 1 o\P l ( l l l l R · CHAr. Il LA V l [ SOC IA L[ Dt LA C010'11E

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1 <, ' ( 1 1 R ., 1) 1 (010,11

Le cycle biologique 1 es ah ci Iles d 'hiver IHHssent .t .\u mm'> d'aou t, la ponte de h


de la co lonie J'aui.OIIl llC OU ,Ill debu t de l'h 1\ LI'. reine chute de façon important,
l· l le<; l)l'li\'Cil l vivre tOUL l'h Ï\ Cl Cl a c.: ausc de la chalc.:ur cl elu manq'
On .tppcllc " cycle biologtquc » JU'>qu·a .,., mot!> ...don l,t hui tutk. de fleur-. . Le temps plu~ deme
tc~ grand es l'tapes annuel le::. qui de '>C J)l CIIl brc permet un rcdentu·
dctcnnu1c nt le dcvcloppcmcu Lde r:n l 1a nct: . a 1.1 l'in de l'l11\'er. la rage de la ponte qui fourmra 1
la colon1e ( recolte-,, ponte'> de la colome pos!>nlr une n'mc ct une abeille::. d'hi\ cr
reine, c:s:-cnlicllcmcnL). Il cl cp.:nd cJUa n lllc lin1itec d'o uvru.'rc~ cl'h 1\'C r.
uuimcmc:m de' '>aison., cl de l'cil\ i- l .1 ponte de la rd ne reprend. ct, au Des cycles sous
ro n ncml'lll. L' Il parlll ultcr de debu t ùu printL'mp s, le-. ab eille>. influences
la quant lie ct de la qualite de!> lku r:. d'hiver me urent ct sont remplacee!>
mcllifC il'" dbpo111bh:~ r n fo ncll011 progre>..,l\'ement par k-. abc1 lk-. L'altitude ct la latitude C\erctn
de la ~a 1~nn, on dis1 ingue deux cat e- d c ie . l ;~ col o n ie :.c dcvdoppe alOI!> u n effe l i III JJOI'l<ll l l ::.ur le C)'de b10·
gorie~ d'abeilh:s . pour attc111dre un cllecti l ma:>-. 1111al logique de~ <~ht"i l le::.. Par C\emp~
au moi"> de j um, qu,md la reme pnn 11 ne cohullc ~illll't' pre!> de!> pol~
- Les abei lles d'e tc nabsc 111 a u poL1drc jusqu'a 2 000 œuf.., par JOur. <Hi fd un r nc l ivt i C' jour nalière plu1
pnntcmp::. et au cour<> de l'e te :leur ( e!:>t a <.CliC p CIJOde que >.e )l,I:.~C longue pendant l'etc, ct pa.., d'aCU\ll
\ïe e~1 courte (('Il\ iron troi!> ~cm,u­ l'e:.saimagc, pui'> Lt p01ll<' de la l l' i ne prndant l'h i,·cr , ,\ l'oppose. un.
nes) FIles son t très <K I ives. pa r- rc.:grc<;-.c en j uil let. probablctnt·nt colonie -.iwcc \'Cr~ l'équateur évolu:
llcipanl au dc,clop]Will\.'nt de la "tJll!>C (IL l.t bat'"' de la duree du jour a\l't' de pttllc'i .JOUrnee-. penda
colome et au '> lockagc de resc1vi.'!> <' 1 clf- b d iminu tion de:.., ~<'U l'te:. to ute 1annee.
po ur l'luvcr. nectarikrc'>.
Au plan gn1clique. le> rac,
d',,bei llc., onl de:, q •elcs biologique;
Rythme annuel de production du couvain gcncralcmem d•ffc rcrw•. Chacur
., ('t;t nt atLtptcc a un cm uo nnemcn
ct a ses variaLiOJh, ri les !>Otll devenue>
'>PL'etfiqut''> de cc., biotope!>. L'cxc.
pic de., abeille., l a ncla i ~r~ est b1en
Provence co nn u : le ur n cie de tb·elop·
Landes
Ile de France pcment -.c calque sur l.t Oora1son
()ç hl bruye re. Ce la opLinnse la
1ccoltc de ce m1el ct è\·ite a la col
mc le n-.quc de dl'>l'llC. On a olhme
que ce phenomene ~c perpetue
lllL'me '>1 on deplace cc>. abeille<
d a n~ un mure en' iron nc mcnt.

Cependant l'ecOt) pc landat;


dc.:v Jcnt de plu~ tn plus pollue gcn~·
tique ment par l'utilt..,ation d'hybride<
A M J A s 0 N D J F M

56 R\ lt '1< 1>[ 1 1 <li l • (HA P Il L A \Il SOCIAif Dl LA COLO'II

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LA REINE REINE ADULTE

Sa morphologie adaptée à la reprocluc1 ion la différencie


des ouvrières Cl des màks, cc qui l'acilitc son repérage
par l'apiculteur. Ses cleu:--. pnncipalcs fonctions consistent
à pondre des œufs ct a rC'gulcr par des phéromone'>
les aeth ités de la colonie.

Des particularités ses rivales sans perdre son da rd .


physiologiques contrairement à l'ouvrière, qui en
me urt.
Les glandes ciriè res et de Nasa nov
sont absentes chez la reine. Ses glan- Enfin , les glandes tergales,
des hypo pharyngiennes sont très orga nes de comm unicatio n
réduites. En reva nche, ses gland es chimique dont le rôle n'est pas
mand ibulaires sont hypertro- encore élucidé, situees sur
phiées. C'est aussi le cas des glandes la face su pé rie ure de !"abd o-
de Dufour et de Koschewnikov, cette men. sont égaleme nt prop res
dernière étant spécifique à la rei11e . ~~ la reine.

L'appareil vulnérant de la reine


est doté d'un aiguillon pra tiquement L" morphologie de la reine se
lisse, d'un système de fi xat i<Jn caractérise par un abdomen très
développé, un thorax plus vo lumineux
robuste et d' un sac à \'eni n très q ue celui de l'ou vriilre, ulle langue
développé. Elle peu t ainsi pique r de taille réduite.

DE L'ŒUF À LA REINE

2 4 6 7 8 9
stade_de l'œuf J s tade larvaire (8 jours)
{3 Jours} éclosion

16 jours

57

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1 ... \ ( l 1 R D 1 L ( \1 l 0 '\ 1 1

APPAREIL GÉN ITAL


DE LA REINE glande à
venin

ooche à ven111

burso copulatnx

Les aspects de la reine


Une morphologie de men. Il ~ ~o n t re hès a la chambrt
L:apparence de la reine varie en reproductrice ,·aginalc pa r l e~ oviductes. La pre·
fonction de son âge. Une jeune
sen ce d 'un e s pcrmath cq uc consn·
reine vierge est souve nt difficile à
reconnaître ta nt elle ressemble La tête po~~l'tk cie ~ mand ib ules tuc une particularité rondamcntale
aux ouvrières. De plus, son agitation tres développces et une langue d e Cett e pni tc nmpoulc reçoit les
la rend peu localisable. pe ti te ta ille.:. S o 11 tho rnx est plus spermatozoïde'> des différc nLS mâles
gros que celui dcc; ouvricrc<> (ce la 1ors de l'acco u plemcm et les stocke
Lorsqu'elle commence à pondre,
permet aux a p icu l teur~ d'ut il i~cr des pendanLLOutc la vic de la reine.
la jeune reine est plus tranquille,
elle se déplace moins rapidement grilles à reine au traver!> dc~que l les
sur les cadres ; il est aussi plus rare seules les ouvric re~ peuve nt passer). Les structure-.. de-.. pattes adap-
de la voir voler. La taille de son L'abdomen , paniculièn·ment en tées au ramas sage du pollen n'exis-
abdomen se développe periode de ponl<', pnu atte1ndre tent p~ chez la rei ne .
considérablement et les ouvrières deux fois le ' o lumc de celui d e
forment autour d'elle un cercle carac· l'ouvri t rc. L' emprise des
!éristique ap pelé « cour de la reine>>. phéromones
À mes ure qu'elle vieillit. la reine perd Son S)'Stemc reproducteur com-
sa pilosité, et l'extrémité de ses ailes pre nd deux ovaire'> hypc·rtwphiés Les p héromones roya les sont
s'abîme à cause des frottements qui produist.:nt les l'tufs c l qu i occu- prod uites en part ie par les glandes
répétés dans la colonie. pent une grande partie de l'a bdo- mandibulaires. Elles induisent chez

58 R\ 1 Rl ' 1{ ~ D 1 1 \1'1< 1 Il · C HAr. li LA VI[ S OCI A L[ D l LA COLO'I If

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les ouvricres de., comportements D'autres glandes de la reine
QUAND UNE REINE DOIT-
'pce~fîq ucset vont mochfirr pro- exercent aussi un eiTet phéromonal,
fondement lrur physiologie. mal connu et d om les composes ELLE ÊTRE REMPLACÉE ?
acti fs n'ont pas encore etc identi - - Lorsqu'elle est v1e1Jie. ce qui se
fiés. C'est le cas de l a glande de reconnaîl. à une ponte soit
Cinq composes actirs on t t'té
lacunaire, so1t de plus1eurs œufs
identifies, don t les majoritaires son 1 Dufo ur, si tuée près de l'o rifice par cellule, ou encore de seuls
l'acide 9-ccto-2-déctnoiquc ct l'a- génital ct qui pourrait o;cc rctn d1'S œufs non fecondés, signe d'une
Cide 9-hydroxy-2-décè no lquc . lis s ubs tances impliquées dans l a spermathèque vtde.
reconna issance des œ u fs par les t:apiculteur peut antïc1per ces
agissent sur la cohesion de la grap pe
dysfonctionnements par un
d"abcillcs cl ~u r le wmpuncmcnL de ouvrières. remérage (changement de l'eine).
cour ; ils stimulent la production de - Dans le cas d'une r eine morte,
circ eLinhibent la cou:.trucLion de cd- Les glandes tergales viendraient la stratégte des ouvrièr es est
Iule> rorales ainsi que le déve lop- également renforcer l'anion des plw- d'élever des cellules de survie,
pement ovarien; cnflll, ils i nn ucm sur romoncs mandibulaires. La glande de si la colon1e dispose d'œufs
femelles de mc)II)S de 3 jour s.
le taux d'hormone juvenile, qui C'> L Kosc.:hewnikuv produirait des !>ecre-
- Dans le cas d'une reine qui a
hé à l'activité de bu tinage. tions pour attirer le:, ouvriere!>.
essatmé, les ouvrtères ont anticïpé
Enfin , on a longtemps pense que cette absence en élevant des
les glandes tarsales ont un effet :>Ur cellules l'Oyales
la construction des ccli ule~ royale~.
sans que la preuve en ait etc verita-
blement apportée. Deux cellules royales operculées.
A la différence des alvéoles de mâles
et d'ouvrières, ce type de cellules
pend du cadre.

59

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1 ' 1 1 j) 1 l l' 1 " " 1 1
1 "

LE FAUX BOURDON MÂLE ADULTE

Appele f.m::--. bourdon pour ~a 1 e ...-.cmblancc a\ l'C


le bomdon (Bomhus). k mâle de l'abeille n·c.,t
present que tor ...quc ks rcssoliiH' S de l.t colonit '>ont
bonnes. On ne lui connatl qu'un rôle ck reproduction
cl son altitudl· de \OI au-dc~'>ll'- de 10 m
c n fait un animal discret.

Une vie brève Les ma les sont pre-


sents d a n ~ la c;o lnni e
ta fonction connue de~ mâles au printe mp~ cl a
e&L de feconde r ta reine. 11.., ne l'automne. Cl on
part icipent a ~mc u H travail dan-, la le~ trouve t ' Il plu::.
colonie. lb JOUe nt pcuH:tre un rôle ~-:• nnde quantite
dan-. l'éqmhhre phcromonal de la l'Il JUi n, au mome nt
co lon ie. mai-, cc la IÙ:t p;h encore t'Lé cie~ l'ssaimagcs. A la l'i 11
clemont ré. de celle periode. les
OU\ ricrest c..,..,cnl de le-,
1\p rcs a\'ll lr étc nour ri!:> par les II OUl'fir cl ('llllllllCllC.:t' ll l
OU\'ricrc'> ((:..,premier'> jour'> "lli\':lnt :.1 Ir~ dt<l'>-'-1.'1' de
t1 ntche.
l'emergence. tl.., deviennent capable~ 1 or::.quc Il'., re~!>O LI rc.:s
de '-L' IWUn i r "l'Ltls de 1111(.'1. De-. l'age din1inuent, l'I les pCti\Tnl
cl(' R jo u r~. il-. -.oncnt qudquc-, nti tlu- il''> tuer d 'un.: piqu 1T.
lt"> dl· la ruche pour efleu uer lem-. pre- On ne rc ncon1rr
mier" vob <Joncntalion. Au n·1our, gcncralcml'n t aucun
ils pcu,-ent -.c t rompl'r de colonie mülc en hl\ cr, ... a ur
ct -.ont fankmcn1 accepte-, -.1 le~ d~Hh le!> cokmie!>
re.,-.ou rces aluncnta ill'' '>ont bon ne<>. hou rd o nn cu~cs.

La morphologie du foux bourdon se caractérise


par un corps plus trapu et de taille plus gronde
DE L'ŒUF AU FAUX BOURDON q ue l'ouvrière; Je mâle possède aussi des yeux compom
de surface plus importante, mais pas de dard.

24 JOUrs

stade de l'œuf stade larvaire {10 jours) stade nymphal (n jours)


(3 jours)
:! 3 4 s 6 7 & 9 14 15 J6 17 18 9 :!0 21 22 23

1
éclOSIOn

r. ~1 ~ tJ rrrmmrrrrii1 J

60 1 1< \Il l R l ' I ll \ lll 1 \ 1 1( L LI l !<1 • CHA l'. Il LA VI l )ÛCIALE 01 LA COLONIL

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tes cellules de
milles, plus
grandes que
celles des
ouvrières,
possèdent un
opercule bombé.

jeune mâle parmi


des ouvrieres.

61

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1 1 IJ 1 0 1 () " 1 1

APPAREIL REPRODUCTEUR DU FAUX BOURDON

La morphologie d ' un
vésrcules
reproducteur sémmalcs

Le mâle qc carac tér ise par un


corps mas!> il. ~on poiclc; est d'environ
230 mg, contre 100 mg pour l'ou
vriere et 250 mg pour la rei ne

Ses ye ux c t son thorax trè:, d éve-


loppés lu i donne nt de bonnes apl i-
tudes à l'orienta ti on e t au vo l.
Il possede uu !>cgme nt s upplcmc n-
caire sur :,c~ an tennes. qu i portent
da\·antage de recepteurs scnsortd'>.

Il c:>t ckpourvu de dard, de


plaques cuicrcs c t de système ada pte
glandes~
à la récolte d u polle n. Sa la ngue c t mucus
ses pièces buccales sont plus pet ite~
que celle:, de l'ouv ri ère.

Il attc uu la maturite scxudk 1ENDOPHALLUS DU FAUX BOURDON


entre ses 12 ct 15 jours (a pree; <,on mucus
é m ergenct:) mal:> il ne peu t v rai-
m en! s'arcoupler qu'à parti r d e 30 sperme canal
éjaculatwr
à 40 j o u r:,.

Son apparei l reproducteur occupe


une g r<mdc partie de son abdomen.
Les tcsucule'> <,ont composes d 'envi-
ron 200 tubes c;èminifères qui pro-
du isent le:, spcnnatozolcles. Ceux ci
sont s tocke:-. dans les vésicules sl.'nli-
na les. qui co mm unique n t avec les
testicules par le canal déférent.

Le canal cjaculatcur débouche


ve rs le bulbe puis l'endoph al lu<,.
Cette part ic sc dévagine lo rs de
l'aecou p lemc nl e t le s perme es1
expulsé avec U ll muc us protecteur.
Le mâle mourra peu ap res, car la
copulation sc sold e p our lui par la
pene des organes dévaginés.
plaquettes d'ooturation

62 1 R \Ill R l 'Il< \ 1>1 L' \l'lt LI 11 lU • (Il l\ l' . Il L A VI l SOCI A L( OC L A COLON I E

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OUVRIÈRE ADULTE
L'OUVRIÈRE
Femelle a l'appareil génital at rophié, l'ou vrière possède
de grandes capacités d'adaptation physiologique et
comportementale, ainsi que de<> o rganes très specialises.

Les ouvrières n'ont pas toutes la Les glandes hypopharyngienncs


même parenté dans la colonie. En sécrètent dts substances destinées
eiTet, comme la reine est fécondée par à nourrir les larves. Chez les abeilles
plusieurs mâles et que le sperme est plus 1\gées, ces glandes produisent
mélangé au bout de quelques semai- aussi des enzymes impliquées dans
nes dans la spermathèque, la reine la rnatu ration du nectar. Elles pos-
produit des œufs qui peuvent être sèdent aussi des glandes labia-
fécondés par le sperme de mâles les et. mandibulaires, ces
différents. Ainsi, une ouvrière peut dernières sécréta nt notam-
avoir une pleine sœu r issue de l'œuf ment la phéromone d'alarme
de la reine et du même père, ou bien qui recrute les soldaL<; lors de dan-
une demi-sœur issue de la reine et gers potentiels. La glande de
d'u n autre père. Nasanov, située emre les deux
clernins sternites abdo minaux,
Les adaptations produit une p héromone utilisée
physiologiques entre autres lors de l'essaimage,
pour « bau re le rappel •> ct assurer la
Les ouvrières sont physiologique- cohésion de l'essai m en vol.
ment distinctes: pour réaliser leurs
diverses fonctions, elles utilisent des La langue très développée de l'ouvrière permet la récolte du
glandes spécifiques qui fo nctionnent nectar, et ses pattes arrière, celles du pollen et de la propolis.
Son appareil vulnérant sert à la défense de la colonie et ses
différemment de la reine et du mâle. plaques cirières produisent la cire pour const ruire les alvéoles.

DE L'ŒUF À l'OUVRI ÈRE

21 jours

stade de l'œuf
13 jours) stade latvaire (10 jou rs) stade nymphal (8 jours)
3 4 678 9~ 12, i3 1j ---. 6 17 18 19 20 21

1.
édoston
l prénymphe

juste avant sa nymphose, la larve remonte vers le haut de la cellule et produit un message p/Jéromonal
qui induit l'operculation de la cellule par les ouvrières au 9' jour.

63

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1) \ H l l Il
\1 1 "

LA NETIOYEUS E
( c sont generalement lee., lH'S jeunes abeilles qui pteparcntlcs cdlu\r.., pmu l.t ponte
de la reine. De<> om rie I l'" plu., age cs ..,·ocutpent de Il'\ .trual ion d<''> dehli'>
el de.., cadaHe-. de la colonie, ac;c;urant aino..,i un ct,\1 .,,unl.lirc optimal

Place nette pour la Débarrasser la ruche


prochaine génération des déchets

Prépare r des cellules à recevoir un Une aut re tâc ht: d e netto yage
œ uf ou à swcker la n ourritu re consiste à évacuer les débris amas·
consti tue la prem ière activit e de sés au fond de la ruche: morceaux
l'ouvrière quelques heure<; ap rès d'opercu lcc; d e couvai n tombés
:,On emergence. Elle pourra accom- lors d e l'emerge nce des abeilles
pltr celle tâche jusqu'à l'âge de 30 pelotes de pollen. mues d e nym·
a 50 JOUrs. phes, ecaille!> de circ. etc.

Comme la reine pond <;e, œufs uni- Cc sont de~ OU\ rièrcs plus âgées,
quement clans les cellules nettoyées, entre LO ct 15 JOUr5, qui remplissent
cc nctto)'age represente un 1ravail cc rô le. Ce rtaines d 'entre elles
important. La préparation d'unr cel- recon naisc;cn l très rapidement
lule prend environ quanu1t c minu- Ouvriere nettoyant une cellule. les cad<tvrcs , qu'e lle:-. sa isissent
tes <' l qu inze à lrt'nle ouvri ère~ y avec leurs mand ibule-;. Si la net·
participent successivement Les jeunes abe ille:, ncu oien t tOyeusc peut porter l'individu
generalement la zone ou rlleo; sont mon. elle empêche c;a putréfaction
Lllcs commencent par :,uppnmer nees, cc qui synchronbc la ponte dans la ruc h<· en 1 abandonnant
les dcblis (morceaux de circ, parties de la rei ne ct l'cntrcucn du cou\·am au-dehorc;.
d'abeille:,. grain de pollen, etc:.) ct les p,tr les nourrices.
fc:ccs laissées par les nymphes cclo- Ouvrières évacuant un cadovn.
'>e'>. Puis elles lèchent e L pol is!>c nt le
fo nd et la paro i des cell u les.

UN SIGNE DE BONNE
- - - - SANTÉ
- - ----- ~

t.:aptltude des abeilles à nettoyer


leur n1d révèle l'état de santé de
la colonJe car cette propreté est
fondamentale pour sa pérennité.
Il s'agJt en effët de hmoter lA multt-
pltcation des éléments pathogènes
qUI peuvent se reprodUire, comme
les loques ou les varroas en
dé~ectant très tôt les cellules
rnfestées et en les détruisant :
ces cellules soot désoperculées
et vidées de leur contenu, qui est
emporté hors de la ruche.

66 \ Tl l{l ' I l ( \ Il 1 \r l 1 • ( HAP. I l lA VIt SOCIAU 0( LA CO LONIE

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LA NOURRICE
1c<; OU \ ricrc., n outTKC~ as.., ume n t
les different., ... n in ., in dispr n.,abk ...
au developpeme nt du r oU\ ain.
rn particuli er, elle ... produi ~c n t
la nourri tu re m-cc.,._airc au :x l.tn l'" ct
l,t distribuen t .,rJccll\ c mcnt en (onet io n
dr leur âge ct d e k lll caste.

les phéromones
~" CO l'Va. l"
La reconnaissance des immatures
par les ouvrières se base en partie sur Cette tâche consiste à
les phéromones émises par les œufs, s'occuper des cliflcrcnts
les larves et les nymphes. immature!>, ct surtout à
Certaines d'entre elles ont été produire l'alimentation
tdenttfiées; elles forment un bouquet des larves. Sur la base de
de dtx composés dont les quantités signaux chimiques el
et les proportions varient en mecan iques, les no u rrices no urrissant
fonction de l'âge des larves. apprécient l'âge et la caste des une /orve royale.
Certains de ces composés ont larves pour les alimcnlcr sélecti-
également un effet stim ulateu r sur vement, utilisam des proport ions
les glandes hypopharyngiennes di l'fc rc n tcs de le u r~ -.ecre tions.
des nournces, et d'autres un effet ainsi que du pollen ct du miel Une attention constante
1nhibiteur sur :eurs ovalfes. qu'elle~ ingcrent.
Ce phénomène montre que les
Une œ llulc contenant une larve
larves influencent la phys1ologie
des nourrices pour optimiser les 1 c!. abeilles peuvcnL nourrir le est in::.pcctcc - par ch ffcren tcs
soins qu'elles leur prodiguent. couvain dès qu'elles sont âgées de a be ill e~ - beaucoup p lus :-.ouvcn t
3 j ours ctjusqu"à plus de 15 jo urs. qu'elle n'est no ur rie. Une larve
Mais on sai t aussi possible que peut ainsi être contrôlée jusqu'à
Les premiers jours après son de viei lle.;; abeilles rcckvicnnem 7 000 fois. pour un maximum de
tmergence,la jeune abcdlc se nour- physiologiquement notlii iCC.,, c'est- 1100 11 rcpa<; ». Au 1111Cux, pendant
m imensémcnt de pollen : ainsi , a-di re que leurs glande-. no urri- !>a pcnode de nourrice, une abei lle
elle finit de se former Cl permet c i rre~ soient à nonveau act ives c t peut sati!>fairc les besoin~ alimen-
aux glandes hy popha ryngie nnes produi!.c nt la nourriture larvaire taire~ de trois larves.
et mandibulaires de rabriquer en lonction des besoins de la colo-
la nourriture larvaire. La ta iIle nie. Ce rtaines nourrice, te ndent à 1'in~ pec t io n cl·une larve par une
de ces glandes alleint '>On maxi- sc <;pccialiser dans l'al imen tation nourrice dure vingt o;econdc~.
mum lorsque l'abcdlc a emre 5 ct de~ lan cs de reines. mms toULes Lor:.qu'il } a no urris~e mcnt , une
15 JOUrs - elle devient nourrice ~· occupent indifferemment des gouu e e!.l déposée ,w fond de la
l'Cr; l'âge de 6 jours. cliver!. stade!> larvaire!>. cellule, pres de la bouche de la larve.

67

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r ., \1 1 ... ., 1 0 "' '> n 1 ll 1 \ R 1 1 R 1

L'ARCHITECTE ET LA MAÇONNE
1 cs ti,I\ ,lllX d<.· COihtruct w n tcalt'>C'> JMI k "i ahc1 1lc-. ,, II n Lc. .I ·ut de la rm he ~on t de deux
l) pes . l es alvcol t'-. '>0111 d abortT '> par un groupe d 'mn r ie n ·.., t'l les rep.u.\lwns ult<'ril'urcs,
mod ili t<tl ion'> ct opcrcu lat io ns de relluks ron stitut Ill des .tl'IÏ\ il<.''> indi' idueJk..,.

Les rayo n ~ forment I r~ structure


phr'>ique du nid. l b :.ont éd ifie~
parallelemcnt les uns aux autres e t
leurs deux l'aces solll composées de
cellules hexago nales. Ce l lc ~-ci sonr
inclinées a J3° vers le haut afin de
permeure aux immam re<, de rester
au fond de la cel lule ct de pouvoir
<.tocker le miel.

Il existe deux tailles de cellules


~elon qu'y '>Ont eleve:. les ouvriere'>
(alvéol es le~ r lus pcli tc<,) ou les
ma les. Les quelque~ ce llules de
reines, placees généralement à la
peripherie des ra)'On~. reprDe ntent Ouvrières construisant un rayon.
u ne con-.truction u n pCLt a part
d<m!:> l'architecture de la colon ie. Pour co n-;truirc un rayon. des d'env iron '5 JOurs o pcrculcnt drs
abeille'>. :m-,~i nomh rcu,es que a l veole~ contenant des larves de
Le " gros œuvre "• re.,pacc dt'> po nible le p<?l llll'l. s"agt ip- 9 j our~. re que peuvent au~~i a~su­
un travail de groupe pcnt le'> une' aux .tu trC'>, forman! rer de~ abeil le-; âgee~ de 2 a 25 j our>.
une cha"i ne dans laquel lt: la tempe-
Les ouvt ierc'> qui con~tru i scn t lc~ ratu re alleint plue; de 35 ° ( . Guidel'" juste ma nt sa nymp hose. la lam
1aYons <,Ont agees de 1 a 50 jour:.. par les pheromo ne~ ::.tnnula1riec~ de remonte dans l,t cellule ct émet un
l'age moyen de ces <tbctllr-. o;c '> lluam la reine, elle-, elaborent de'> celluk-. signal pheromonal qui determine
''er<, 15 JOUI'>. Dans Cl' g1oupe au cJ'ouvricre..,, en pa n an t du haut la fermeture de celle cell ule (oper-
travail, le ~ :~c t iv ités ind i v i due ll e~ du rayon ver" le bas. l l'" moindre'> cu le permeab le à l'a ir) par les
-,ont coordo nnees. quamile., de cel te pheromone a la cir ières. Ce lles-ci <\\aient dqa
peripherie du nid peuvent C'\pliqucr depose de la cire à l'Interieur de la
Ce <;on t le'> g landt''> cirières, la [abricatiun de celluit:::. de mâles. cellu le de-. q ue l'œ u l avait ete
q uatre pa ire-, de p laque ~ c;i iuéc ~ pondu . Stockée au niveau de
c;ous les ~tc m ites abdomina ux. qui Le suivi et l'entretien l'ou vertu re . la circ con-;t i tuait une
produ1scnt la circ. allc1gnant leur d es cell ules '>Orte de renflement.
capacite m.tx imale lùr'>que rou-
vrière a entre 5 ct 20 j our::.. La ci rc Les pe t it~ travaux sont réalise<; Pour obturer l'a lveole elles uti-
c~ t émise !> Ou~ [orme d e petites par des abeille-. d"âges ''aries. Ainsi. l i~cnt cette cire. pu i::.. ::.i elles en
ecailles, auxq uelles l'abeille ajomc cc sont de<, bâtisseuse'> d'e nviron manquent. vo nt en grappiller emre
de la salh'l.' ct qu'elle m,tla'e avec 28 jours qui cohnatem les failles du les cellule!> ou rnëmc !>U r les cellu·
::.cs mand ibule!:>. nid a,·cc la pro po lis. Dl·~ ouvrières l e~ cléja operculées pour terminer

68 l ~ • CIIAP. Il L A V IL ~OC tALE DE 1 A C.O LO'I IE

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-il:- > 1 ' \l 1 '> <, 1 0 '\ -, D 1 11 1' \ R 1 1 1\ J

"'
LA MANUTENTIONNAIRE
1 or..,qucla hutlnrtt..,l' re' 1ent a la ruchl· mec son lankau. elle chcn·ht• ,\ -;\·n
(kdtargcr pour n .'JMrtir butiner. (l' .,ont les om rkn·.., lll<mULcnlionn.tirl'..,,
dont l'àgc moyt·n ..,c situe HT.., 1'5 jour.,, qui vont gerer le dc\Cnit
du butin, l'Il particulier k n11l'lct le pollen.

La minutieuse Cest aussi pendant cette phast


recette du miel de régurgitation que le butineuses
ajo uten t les en zy mes nécessaires
À son rcLO u r à la ruche, la buli- à la fabrication du mie l. L'éva·
ncusc de nectar c herche des abeil les porat ion peut du re r plus ieurs jou!l
receve uses po ur se d écha rger du c t dépe nd d es co nd itions elima·
fa rdeau qu'elle a accumulé dans son tiques à lïntcrieur ct a l'exterieur
jabot. Le trano;fen s'opere par lro- de la colonie. Les cellules contenant
phallaxic. Les deux ,,bei lies ont de du miel ne sont operculecs, ùsH·
nombreux contacts an te nnaires ct d ire fermées par une fin e pellicule
ma11dibu laircs, p uis la receveuse de circ, que lorsqu'e l le~ !.Ont remphts
as pire avec :,a langue le necta r de nectar s uffisam me n t déshydrate
régurgité par la but incuse au niveau
de ses pièces buccales entre ses man- La technique du pollen
dibules ouverte!>. ! ~ec hange dure
quelques secondes et la butincuc;c L'abeille qu i rev1cnt a la ruch:
re pète ce comportement plus ieur:, fob avec de~ pelotes de pollen les dé<:n:·
po ur vider le conte nu de sonja bot. che dans une cel lu le puis retourne1
~on bu tinage. Les ouvrières mano·
Dan<; la zone périphé r iq ue ten t ion naires malaxen t ces pelotes
du couvai n , l'abeille receveu!.e de pollen avec de la salive ct du utid
commence a regu rgiter le nec- regurgité et les tac;sent au fonddeb
tar su r ses picccs buccales. puis cellule à !"aide de leurs mandibulo.
lïngurg1te ,\ nou\'eau. Cc Lorsque celle-ci ec;t pleine. elles pen-
componcmcnt, qui vise ''ent d époser une fine couche c,
à d é-;h ydra ter le n ectar miel pour assu rer a u pollen stock
pour le tra nsformer une bonne conservai io n.
en m iel , est répétc
jusqu'a !"obtention LES MANUTENTIONNAIRES
d ' une conccmra DEPROPOUS
lion d·eau infé- les butlnetJses prélevant la prtl!)O>'s
rie ure à 18 <}o. avec leurs rnandtbules et la tranSjX:I'
tent sur leurs pattes postérieures
comme elles le font. pour le poUen,
Dans la ruche. elles en sont déchar-
gées par- des receveuses, qui pel!Veft
~change étre des ouvnères spéctaltsees (les
trophal/actique maconees) ou les manutenoonnares
entre ouvrières. Elles mélangent la propoliS avec de 13
cire et l'utilisent ausSitôt. Ce travs!
peut durer plusieurs heures.

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LA VENTIL EUS E
i l'" abeilles pratiquent la H'nt tl atwn pour gcret Il- minodimat de la colonie,
en particulier la temperature . Jlk" utilisent aus..,i n ' Ill' ll'lhniquc pendant le-;s,um.lgl',
lor., du rappel qui sert a !l'grouper Je., ahcille'> .

ouvrières se collent aux cellules de


couvain et font vibrer leurs muscles
thoraciques, q ui produ isent de la
c ha leu r. Ces mouvements thora-
ciques produisent u n mouvement
des ailes bien di ffércnL de la venti-
lation.

Lors de l'essaimage , de nom-


breuses abeilles ventilent sur leur lieu
de halte ou de clestinauon. Ce com-
portement a pour but de recruter
d'autres abeilles situées à proximité,
en les attiran t par ces vib rations et
par les phéromones de!> glandes
de Nasanov.

La thermorégulation
du COU"~:-
Le développement optimal du couvain
Posture coroctérislique des ventileuses. se fait entre 32 et 36 •c. Il arrive,
en particul ier par temps chaud
et lorsque la pop ulat1on d'abeilles est
La ventilation est assumre par Les fonctions importa nte, que les abeilles doivent
de~ ouvrières de tous âges, bien que de la ventilation refroidir la températu re du nid.
l'age moyen des ven ti leuses sc Pour cela, elles vont chercher de l'eau
sttue autour de 18 jours. Les abeilles Les abeilles ventilent pour créer à l'extérieur, la régurgitent sur leurs
se placem à la sonie de la ruche, un courant d'air et gérer le climat pièces buccales comme elles le font
tete tournée vers l'ouverture. Elles interne du nid. L'hygrométrie, pour déshydrater le nectar et ventilent
s'agnppent au support avec leurs le taux de CO, et la température la colonie. !:apport d'eau et le courant
palle; ct ballent des ailes dans un s'en trouvent diminués. C'est l'effet d'air abaissent la température.
bruts~cment caractéristique, tout en recherché pour favoriser l'évapora- Il existe une véritable coordination
pointant leur abdomen vers le haut. tion du nectar. entre les pourvoyeuses d'eau
Les tcrgitcs des deux derniers et les ventileuses.
5cgmcms abdominaux se disten- li ne faut pas con fond re cc com-
dent, laissant ap paraître la gia ncle pon cmcnt avec le cha u ffage du
de Nasanov. couvain. Dans ce dernier cas, les

71

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\1 1 ., 1 [) " Il 1 \ R 1 1

LA GARDIENNE
1 l''> gardictH1l''- ,t..,.,u, cnt un rote [ondamental de def( ll'-l. 1 n'enliant que ils .tbctllrs qu1
t'tltrcnt d,m.., l,t ruche font llll n part tc ck la colome c lies n itcnl k ptll.tge de lclll., rcscn C'>
l)Je., ont ,tll'>'>l pour 1111'>'>1011 dl prncn11 Je., <,n)d,tts de tout d.mgl rou Clllllllli de l.ttolomc.

D'efficaces vigiles en pa ri ic ck produi 1s culi cu lmres.


Le -;ystème vu!rérant C'est cc « code-barres » que les gar-
L'ouvrière possède un sys tème La d éfe nse du nid est assurée diennes inc;peelcnt. 1 e niveau de
vulnérant composé d'une glande par le~ gardie nne!> ct les solda!b. Les capacité à exercer cette c,u rvcilla ncc
acide, qui fabrique le venin stocké première~ . d'un n ombre limité, SOLI ! constiluc u ne p rcs~ 1on de c;élection
dans un rése rvoi r, d' une glande âgtes de 12 à 25 jour!> c i le ur fonc- naturelle tres importante. toute défi-
alcal ine dont le rôle esl mal connu, lio n represente une transition en tre cience pouvanl être fatale à la colonie.
d'un aiguillon et de pièces chitineuses. le!> act ivités d ' inl éricur ct d' ex le-
Le dard est formé de deux soies rieur. Ell e!> sc placent à l'e ntrée d e Impressionner avant
robustes, fines et barbelées, la ruche ct ob!>er vc nt les évc nwcls d'attaquer
comportant des petits canaux pour ennemis de la colonie. Il peut s'ag1r
assurer le passage du venin. d 'un mammifère (o ur.<. , fouine , 1\ l'a pproc he d' un d a nger po ten·
Elles sont placées sy métri quemen t
mulot), d' un oiseau (piw rt, bo n - t iti, le& gard ie nnes adoplcn t une
et glissent le long d'une gouttière,
dree a pivo rc . . . ), d 'in~cc tc~ ( frelon'> , p osture caraclcri<; t ique, cambrées
le gorgelet. Les pièces chitineuses
gucpe~. fourmis . .. ) . sur leurs quatre palle!> arr ière,
ct leurs muscles associés assu rent
la sortie de l'aiguillon ct l'inJection antcn nrc; re lev(·es c•t mancl 1bules en
du venin. Une alx· ilk d'une :1u1re colo ni e avant. S i le danger sc préc1sc, elb
venant sub tili!>er le miel , comme pourront attaquer l'ennem i a près
Lors de la piqûre, les deux soies
pé nètrent successivement dans souvent en penode de discuc, repré- avoir libcré de !> phéro m o nes
la peau de l'ennemi, et le venin est sente aussi un d a nge r. Dans cc ca.,, d'alarme q11i von1 recrut er les soldaiS
1njecté pa r les muscles du sac l'a beille pill a rde vole d ' une fa(on re ... te~ da Il!> la ruche. Ceux-ct
à venin, qu i agissent comme une paniculière, qui C011Slltue un '>tgnal viendront re nlorccr le<> rangs des
véri tab le pompe. pour les gardienn es. ( ellc.;-ci, p lu'> gardienne.., pom piquer l'i 1ll rus.
nombreu<.es penda n1 le~ période~
de ùi~C I Lc , véri fient e n p n rnanenee Les répon..,c!> de defense d'une
l'iden lite des abeille~ entrant d anc; colo ni e nuicnl en fon ction de fac·
la mchc. Le!> individus pos!>cdcnt tcurs cl im<lliqucs c l cnvirtmnc lltcn
une odeur« colon iale », cornposéc taux , a ins i q ue du type d 'abeille.

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LA BUTINEUSE
l c comportcnH'lll de huun.tgc c..,t de\ ( loppc
pa• Je.., ahciJk.., k.., plu.., agcc.., ct \'"'l'a rccoltt'l
le-. clement.. nutritif-. m:ccc,..,,un·.., .t l,t colonie:
ncu,u, pollen ct c.tu, ams1 que la propohs
utdt..,u dan ... la umstnt(tHm du nid.

Le destin d 'une
butine use

A'an t de deven 1r hulineu<;c ,


la Je un e abe ille effectue des vob
d'orientation, au cours desquels elle
va memori!>cr l'envi ro nne men ! pro-
che de la colonie. De même, elle
apprendra l'emplace ment de la
récolte <·n retenant de~ repères wpo
graphiques, la forme, la couleur ct
l'odeur des fle urs vic,itccs.
Butineuse sur une
fleur de lavande.
Quoique, selon l\·1n1de la colonie,
on pubse voi r des a bei Iles butiner
des l'âge de 7 jours ou au co ntra i re
aprts o0 JOUr~. en lllO)enne, c'c-.t
YCrs rage de 3 semamcs que l'ouvrir•'<'
commtncc cene ac tivi te. Le but i- dans la lie ur et allo nge r sa langue, déposé s ur les vcgétaux parasi1és
nage dure entre quatre ct cinq jou1:., ad apl cc a t:ct usagc. Elle y as pi re et rtcolté par l'abci llf: de la même
à 1~uc desquels l'aix·Hie meurt. le ncnar, par pompage et par façon que le nectar
eapillm1 tc , dans snn J:lbot. Lo~q ue
Cn realite, c'est la dis tance par- celu i-ci c->t ple in , elle ren tre a la
courue en vol par la butineuse qui ruche, ou elle lransfère son bul in Une bonne miellée
determine sa longevité. Il sembh: quc aux ou' rieres manuttntionnaire<;.
l'abeille u!>èc ne pubse pas survivre
avec des ailes déc huTc~ et cena i nt·~ Il arri ve que les abei Iles ne puis-
voies de métaboli!:>ation cnzyma- sent pas prélever le nectar de
uque bloquées. !leurs , p<tr exemple certains trèllc'>,
a cau~c de la longueur de la corolle.
la réc:olte du nec:tar C'est pourquoi la longueur d c la
lang ue peut être u n c ritère d e
Le nectar est produit par les ncc- sélcc11011 pour les a picu lteu rs.
~. glandes le plus •,ou vent place<..">
au fond de la corolle des Oeurs. Pour Le miellat , qui est un exsudai
y acml<.'r, la butinc u!'>c doit pcnct rer d'illscctc!'> commc le!-> pucero n~ . c-.t

73

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1 1 ' \1 1 " D l 01\RILRl

PATTE DE LA 3' PAIRE


devant et son corps velu se
charge de pollen. Avec la l "
et la 2• paire de pattes, elle face externe
rassemble le pollen fi xé sur la
tê te, le thorax et l'abdomen.

La 1.. paire de pattes nettoie


aussi le proboscis, c'est-a-dire corbeillt
l'ensemble des pieces bucca-
les ré tracti les, préleva nt elu
miel régurgité qui sert à com-
pacter la pelote de pollen. Le
pollen est transféré de la
2' paire de panes aux brosses
situées sur la face interne de
la 3' paire de panes. Le peigne
face interne
de chaque patte de cette paire
vient ens ui te racler la brosse
de la patte oppo ée et le
pollen s'accumu le auto ur
du « single hai r », dans le
bas des corbeilles situées
juste au-dessus des peignes.

Lorsque les pelotes sont


ainsi fo rmées, la butineuse
rentre a la ruche, s'accroche
sur le haut d'une cellule a
pollen avec sa l" paire de pat-
tes ct décroche les pelotes
avec un mo uvement de ses
2' et 3' paires. Le pollen face externe
ramassé re présent e 10 à
La récolte du pollen 30 mg par voyage, travail qui peut
être réalisé en di x min utes.
La dernière paire de pattes des
ouvrières est spécialement adaptée a Les butineuses peuvent être
la récolte du pollen. Son ubia est spécialisées dans la récolte du pol-
modifié en corbeille, avec un peigne len ou d u nectar, les butineuses
situé a son extrémité, ct le premier mixtes font les deux. La quanù té de
article du tarse en brosse. butineuses et le ratio buti neuses de
nectar/ butineuses de pollen sont
Lorsque l'abeille visite les fleurs, di rigés par la colonie. Le couvain, en
elle gratte vigoureusement les anthè- particulier, incite les abeilles à la
res d es fieurs avec ses pattes de récolte de poll en.

74 fR 1 Rt I <. ~ 0! 1 1 l 11 ~ • ( HAP. Il LA VIl SOCIAL( Ot LA COLON IE

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1: ; L f c \ L f J) 1 ( () 1 ~) "

L'ouvRI ÈRE o'HIVER


Le~ abeilles d'hin·r nais-,ent aprcs l'ctc.jusqu·cn noYcmbrc. ~'alimentant aux rcsencs
de miel stockees, elles assurent la perennite de la colonie pendant l'hi, cr.
Elles sont physiologiquement différentes des abeilles de printemps.

Courbes isothermes à l'intérieur d'une ruche


• Elles se regroupent en
g rappe , de p lus en plus
serrée s i la temp éra ture
ex té ri e ure d iminue, de
façon à limi.ter les courants
d 'a ir c t à co nserver au
max im um la chaleu r. Les
abeilles placées le p lus à
l'e xt érie ur de la g rappe
formen t une co uche pro-
tec tr ice d o nt la tempéra-
ture peut descend re jusqu·à
8°( Pé riod iq uement. les
abeilles de l'extérieur
Par température ext éri eu re de 29 •c Par tempé rature extérieu re de - 4 •c
e ntren t clans la g rappe
pour se réchau ffer.
La colonie e n hiver unes à côté d es aut res, en grap pe,
d ont elles assurem la the nnorégu - • Elles produisen t d e la chaleur.
Les abei lles d' hive r doivent être lalion. n est so uh aitable qu e la tem- en co n trac tan t leurs m usc les thora-
vigoureuses ct saines pour survivre jus- pérature extér ie ure pennette à ces ciqu~. 1.e rni el co nsommé leur four-
qu'a u primemps (leu r lo ngévité pe ut a be illes d'effect uer leu r vol de pro- nit l'éne rg ie nécessa ire à cet cffon
atteindre six mois) Or l'arrivée du froid pre té (d éféc<nio n hors de la r uche) .
et le manque de !leu rs limitent, vo ire
suppr iment le b ut inage . To u t cela La grappe d ' abeilles
entraîne une baGse de la qua ntité d e
couvain j usqu'à novembre-d écem- [hiver, lo rsq ue la température Les ouvrièr es d'hive1' possèdent
bre, période à laquelle on ne trouve ex tér ie u re es t in férie ure à 18 oc_ la des corps gras très développés,
tem p éra tu re du n id en p résence de arnas de petites boules situés
généraleme nt p lus de couvain dans
dans la tête et sur'tout dans
les co lonies. A la sortie d e l'h iver, ces couvai n d oit sc mai men ir vers 34 °C, t'abdomen. Ces r éserves hpidrques
vieilles abeilles d eviendront nourrices s up érieure à 30 ° ( en tout cas. Sans sont une source d'énergie.
ou buti ne uses pour fo urn ir les co uvai n, les a beilles pe uvent ~u rv i ­ L:horrnone JUVénile, quiréguleJe 0
p remières généra tions d'ahei lle~ de vre avec u ne lempérature mi nima le métabolisme et le comportement
p rinte mps, puis mo urront.. d e 13 °C au centre d e la grappe, des ouvrières adult es, incitant
en particulier aLr butinage.
ma is p lus souven t réellement vers est pratrquement rnexistante
Mais, ava n t janv ie r-févri er, les 20-25 oc_ Po u r ass ure r ces tempé- chez l'abeille d'hïver.
abe illes d 'hi ve r p assent une large ra !ures, les ou vr ière.:; d évelop p en t
par tie de leur temps serrées les d eux s tra tég ies.

76 1 R \1 Il th '1 Il\ Dl 1 II'IC l i l l R • ( HAP. I l L A V I( SOC IAL E DE LA COLON IE

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LA PHAS E N UPTIA LE
Dan~ le~ première'> semaine., apres son emergence,
la reine ~·accouple avec plusieurs màk<>.
Elle remplit ainsi sa spennathcquc de
spermatozoïdes qu'elle utilisera pen dant
le reste de sa\ ie pom féconder ses œuf'>.

L'au:ouplement

L'accouplement a lieu en vol, il


plus de dix mètres de hauteur. Avec
ses six pattes, le mâle agrippe la
reine. Celle-ci ouvre ses voies géni-
tales et. par réllexe, le mâle dévagi ne
son cndophallus, dont le bulbe s'en-
gage da ns la chambre de l'aiguillon
de la reine. Para lysé, il se penche-
en arrière er, sous la con trac tion
de son abdomen er la pression de l'he-
molymphe, le sperme est éjacLllé.

Le bul be ct ses plaq ues chili ne u--


ses se déchirent et res tent dans le~
voies génitales de la reine- c'est le
signe de féco ndatio n o bserv,l bk
chez la reine de retour à la ru che.

J:accouplement dure mo ins de


cinq secondes. Le couple tombe
géncralcmcnt par terre ct sc dé tache.
Le mâle meurt peu après.

Si le temps demeure L1Vorable, la


reine pourra s'accoupler avec d'au-
tres mâles; sinon elle rentre à la ruche
cl repart s'accoupler les jours suivants.
jusqu'à cc que sa s permat hèque
soit remplie.

Chaque nouveau prétendan t


doit arracher le sig11c de fécon-
dation de son prédécesseur

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l. \ ( !) 1 ') 1 () :-.J 1 1

Une fécondité programmée semaines s uivames car, ap rès, s o n trouver jusqu··à 2 à 3 k m de sa colo-
système reproductif rég resse et n'est nie. Lo rsqu'e lle a nive dans le nuage
Propulsé dans les ovid uctes de la reine,
le sperme migre vers la spermathèq ue plus réceptif. de mâles, ceux-ci la po ursu ivent,
grâce aux mouvements musculaires de attirés par sa fon ne et, à plus proche
l'abdomen et des oviductes. Ceux-ci, Les mâ les som sexuellement dis ta nce, par ses p hé romone~ man-
après l'ensemble des accouplements, mat ures trois semaines a près l'é- dibu h ires. Les mâles les plus rapides
contiennent environ 100 millions mergence, mais ils naissen t et so nt e t les plus vigoure ux la féco ndent.
de spermatozoïdes, alors que élevés avan t les re ines par la colonie.
la spermathèq ue de la reine peut Ainsi, il y a synchronisation de la
en accueillir en tre 5 et 7 millions. mat ur iu: sexuelle des deux sexes.
Or la reine es t fécondée par 8 à 18
mâles. Il y a donc une perte importante Après avoir élimi né les cell ules
de spermatozoïdes, ca usée par la ro>•ales et les rc ines rivales, la jeune
lenteur de la spermathèque à se remplir reine s ort de la ruche pour se faire
(une qu arantain e d' heu res). Mais le
féconder, incitée par les ouvrières,
sperme des différents fécondateurs,
stocké, sera utilisa ble durant
qui Iii mo rd illcm e t la poussenl La
quatre à cinq ans. mé téorologie doit re mpl ir des
cond itio ns de 20 °C a u mi n imum,
pe u de vent, cie.l b leu eL gra nde
Les conditions de la luminosité. En d fet, en cas de temps
fécondation défavorable. la fécondat io n réalisée
serait inco mplète; les pontes de la
La jeune reine est s exuellemen t reine seraienr anonnales, <lissérn inées
ma tu re ci nq à s ix jours a près son ct de d urée lim itée.
émergence. La féconda tion a lieu
généralement pendant les huitjo urs La reine rejoin t un lieu de ras-
s uivants, au maxi mum dans les trois semblement de mâ les qui peut se

SSi."(lJJ'l \1:_ - • • ,·. ::?


t~J·cp~-nd;•Lt.!C b 2;: cl~ nl i!licr.s ,ff..,.f:...:(l/u$
'--?~ nuAiea vu.;li:rn:~:; Ùcl.l,.,(..,n!> fot. t;_._

78 ltnttl Rl'IL( 1 llt t'lit< tlttlRI • Clü\ r . Il LA vtE soct >IL E or. tA COLONIC

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LA PONTE
La ponte est normalcnwnt rcali~ce pat la reine dan.., les ah t·oll''> de.., ra) ono., du nid.
Ob.,cnct ~a qualite ct..,,, quanti tt pnmct a l'api( ulteur de conn,utrc
l'etal de h1 reine d une C(llonk.

Une ponte saine ne présente pas de discontinuité et affecte un œ ufpar cellule.

Du " sur mesure » La rei ne recon naH la taille des Le vol um e de la pon te varie en
cel lu les à l'aide de sa p re mière ronclion de la sa ison et des récolt es
La pon te s'effectue dan~ le ce n- pai re d e pattes (le.., alvéoles de en nectar ct en pollen de la colonie.
tre du nid ct du centre du rayon cou\'ai n mâle o;ont pl us grande-; qui stim ule ph)·siologiqucment la
\·ers l'exterieur. La rci ne i n:, pecte que celle:, des ouvricre:,). Ain!>i. ponte. 'viais, lor!> de recoltes de nec-
la cellule, prealablemen t prepa- pour les cellules d'ouvrières, qui ! ar impo rtan tes, si les abeilk o; man-
rée par les ouvrières. Elle l'nl'i lc son re<;o iven t d es œu f:. l'écondès , un q uent de place elles utilisent les
abdomen au fo nd d e la ce llu le mou vcmcn t réflexe co n 1ra ete une cellules du nid à couvain pour stoc-
el y dèpo:,c un œ uf ,ï llo ngé \ akc située su r le canal de la ker leur necta r, ce qui bloque la
de couleur blanc nacre. de 1,5 x spcrmathèque. cc qu 1 hbè re u ne ponte. ne reine p eut pondre au
0,5 mm. Cet œu f est fix e avec une 1n hmc qua ntite de '>perme lor!> du maximum 1 500 à 2 000 œufs par
sécretion collan te. pa-.sagc d e l'œuf. jour, ct j usqu'f\200 000 en Lill an.

79

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() 1 d 1 (l ' 1 1

Une vocation de reine


Les pontes anormales
Seul indi.vidu lecond, la rei ne
peu t, jusq u'a 4 a '5 ans, pondre le:,
œufs, fecondés ou non, qu i d e\ icn-
dront respect ivcment le~ ouvnères ct
les mâles de la colonie.

La jeune re ine commence à po n-


dre environ d 1x jour~ ap rès sa na i ~·
sance. Pe nda n t les deux p remières
années de sa vic, die aura les meilleu-
res capacllc'> de ponte. Cest au
printemps que celle-ci est le plu!>
abondante, ptll!>, en fonction du cli-
mat. elle regrt~ en etc ct reconunencc
en au wmnc, pour s'arrêter pa rfob
complètement s i l' hiver est froid.

Enfi n, la fecondité de la reine


dépend de la quantité de sperme
s tockée dans sa spermathèque. 1,
pendant les quatre premières se mal-
nes de sa v1c, e lle n'a pu se fa ire
féco nder su rn s~l mm e n t po ur rem-
p lir sa spe rmathcquc, elle v ie nd ra
très tôt à 1n:mquer de sperme pour
produire les fc nwlles de la colon ie.
les OU\'rièrcs elaboreront alors des
cellules royales pour une no uvrlk
reine. qui la remplacera.

les cycles de ponte d'une reine


na1ssance de la re1ne
début de la ponte
essa1mage

moO ~;• " '00 l


,r ,r
(\ 1 \ "\

JFMAMJJASONOJFMAMJJASONOJFMAMJJASONOJFMAM/JASONDJIMAMJJASONDJFMAMJJASONO

80 1 \Ill 1(1 Il \ 1>1 1 \1 1 1 11 RI · CitA I'. Il LA VIE SOCIAl~ l.ll LA COLONII:

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l'ESSAIMAGE
Deptus dr~ million.., d'.uuwc:-., 1 e.,satmag(' a..,~llll'
la perenmtc de l'c<>plcC. Dan.., Utll' .tpp.~rcntc
cohC'>IOil, plusicur<; dizaine.., ch nulltcr.., d omnt re<.
gorget''> de miel.., Cil\ oknl autmu de la reine.
Cc phenomene com pk~c est prepare pl usicu1..,
scm<UilC'> .t l'a\ ance.

[essaimage est un proce~..,u~ de vain . C'est dans le., co~onies


dil•ision de la colon ic en deu x po1lU- co ntcnün t beaucoup de co u-
lations. 1<1 reine en place qui tte la va in , tlo1tl les abeil l e~ ~on t
mche. accompagnee par une grande jeum·-. rt manquent tk place,
panic de~ ouvnères de tou., üges, que Ir p1occs~us sc declenche le
pour former un c::.saim qui '>C met plu., facilement. Ccl[{>., qui "Ont
rapideme nt r n grappe. po urvue;. de je un e., rci JJcs sont
mo in.-. t'.,::.aimeusr., que t·clles con te-
Lessaim l.lisse dans la ruche nant de'> rei nes agee::.
initiale le md ,tvcc du cou,·ain nais-
sant, em~ ron un tiers de<> ouv1 icres Il C\ l!>te aussi une v;u iabilitc de la
et des cellules I'O)'ales prê Le~ a eclore. tendance a l'cs<>aimagc selon Ir~
Une jeune re mc rem placera l'an- r~t cr::. d'ahci lies.
cienne. et la colonie relormcc com-
mencera son developpement. 11 arri\C frcquc mmcnt que Le~
ouvri r res dé t ru be nt 1cs ecllulc"> Essaim en gra ppe
dans l'attente de sa
Les facteurs royales qu'elle::. eleve nt lo rsqu'elle.,
destination finale.
déclenchants ~c preparen t à cso.,ai mcr. r:n effet, si
le~ conditions climatiqul'!-> de' iem1ent
Lessaunage a lieu pendant la dcla,otablcs, i l c<ot plu., mantagcu' ou en bas dcc; cad res. Elles rom-
JOUrnee. gnu·ralcmcl1l cntr<' 10 ct pour le., OU\'rièrc'> tk tkmeurer a la mcncent aloi"> l'ckvage de 10 a 30 (ct
16 heures et dt> préférence en debut ruche c;ans risque de manquer de ju~qu'à 60) lrtl \CS ro yal es, qu'elles
d'aprcs-nudi. Le~ condition'> lll l' l eo- pwvi'> hln!>. Lautrc Gt u-;c d'u ne Lcllc nour rissent ô\V<'C de la gelee royale
rologi quc~ doivent être tre<; bonnes, desu·uclion peut être une maladie des pc1Jdan 1 to ut le ~tacle larvai re.
sinon il peut (· t n~ retarde. cd luit'., roya le~.
[ n tre-tcm p'>, la reine, nou rric
Une population nom b rtu~r . la Un processus anticipé moins inten-.emcnt par les ou"riercc;,
pénode entre av ril et ml-JUille t, des reduit sa pon te ct la tai lle de ::.on
cond ition~ cli m aliqu c~ qui onL t:e-.:,ai.mage est prepa re deu x a abdomen. 1\in<,i elle volera laci le-
favorise l e~ élevages du couv.lin quatre .,cmaines a l'av;u 1cc. Du fait Jilcnl pour c::.saimc r. Quant aux
et des ccllulô roya les, ct d es d'un grand n ombre d ' individus, la om rière.,, elle., '>C gorgent de miel
récoltes .tbondantes sont des pheromone royale n'es t plus cor- (plus de 30 mg par abeille) plu-.icurs
facteur~ favorbanLS. r cetc: m c nl d is tribu ee parmi le:, jours avant l'c'>'>aimagc afi n d'avo ir
ouvrières 1'1, par lll:l i K(ll~ d'inh ibition, suffisa mme nt d'energie po ur a~..,u rc r
!.:essaimage coïncide ge ne ralc- ccliL'.s-cJcommencent a consLruirc des la cons trunion du nouvc<~ u site
menl a\ CC le pic d'élevage du cou- cellu le~ royales- plutôt o;ur le cote d e md ific.ttio n.

81

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t \ ( L 1

La recherche d'un site

A la sortie de la ruchc, l'c<,c,aim se


' 'ec ~ft :_,age ser.c--...aft:..e
fixe sur un support - !>Ou,·cnt une
Dans l es colonies les plus fortes, branc he d'arbre - '> Îl liC d ans un
il arrive que les cellules royales ne perimetre de quelque!> dizaine!. de
soient pas détruites à l '1ssue de mètres. Des ouvn en''> eclmreuses
l'essaimage. Neuf à dix jours après, vo nt alo rs prospcctet d trfcrentes
la jeune reine vierge, âgée de 2 à
possi bili tés d'emplacement po ur
4 jours , peut essaimer à son tour,
l<t nouvelle colo nie. Cc travail
formant un essaim secondaire dont
la popula tion es t moins importante
peut être commencé nvant même
que celle du premier essaim, l'c<;saimage.
dit prim aire . Ce phénomène peut
se répéter pour produire un essaim Si ces abeilles ne trouvent pas un
tertiaire, etc. site abrité pour s'installer, elles
En cas de conditions climatiques deviennent vu lnerable'>. l lo rmis
défavorables, il se peu t que la reine dans les pays chauds - ou l'essaim
mère coha bite avec une ou plus1eurs est l'etat naturel de la colonie-. elles
reines vierges avant d 'essaimer. Elles !>C rOtH au plus tard dècimcc<; par Essaim en grappe après so sortie
essaim eron t alors en même tem ps. le prochain hive r, pur 111anquc de la r11che.
La reine m ère entraîne généralemen t d'energie, d e miel ou de co uva in
la majorité des ouvr ières, mais on pour se reno uveler, uu bien a dé[au t moyen de 10 111 ct orienté par les
peut voir une reine vierge former d'être assez n o mb i <: Lt:.e~ po ur 11 c éclaireuse'>, sc cléplace à une vitesse
un petit essaim secondaire avec
pa!> mouri r de froid. de 11 k m/ h et à u ne ha uteur
un groupe de buti neuses.
moyenne de 3 m. Pui'> les éclaireu-
Dans tous ces cas, la surv 1e des I.:emplacemcnt ideal C!.t une ses se fixe nt à l'entree du nouvel
essaims secondaires et tertia ires
cavite d'une quaran taine de litre:, habitat ct ' cntilcnl en prodmsant
est souvent limitée: e1 le dépend
J e 'olume. a' ct· une entree de 10 a les phéromone'> dt• a::.ano\', qui
beaucoup du climat au moment
de l'essaimage et du nombre
:w cm située a plu!> de 3 m de hau- attiren t le'> abeilles enviro nna ntes
de butmeuses émigrantes.
teur et à une d!'>tance dt• quelques a l'interieur.
centaines de met res de la culo nic
d'origine. En fon t· tion de l'intérêt
Ju site qu'elle!> trouvent, les éclai-
i les conditions clünatiques son reuses effectuent une danse com-
bonnes, l'essaimage a lieu huit a dix parable à la dan!>c e n huit, pour
jours après le début de l'elevage inviter d 'autres abeilles a explorer
royal, soit juste a pres l'opcrculauon le site en que!>tion. (elle tranc,mis-
de!. cellules (donc cinq a '>Cpt jour!. !>1011 d'information<; peut du rer plus
avant la naissance des jeune!> rei- de quinze mm ute'>
nes). Dans la colonie rc~ t<U1t r , la
prcmicre reine qui éclo t tuc le~ Plus il corrcspo nd m a l'endroit
au tres reines dans leu re; crl lulcc,; ct 1déal, plus la danse sera lrétillan te ct
si deux rei nes naissent en mémc recrutera d 'a be i l le~ . au po int que
temps, elles se bauent, se piqua nr a tout l'essaim <;'envole pour y aller.
mort de sorte qu'une seule c,ub'> i'>tc. Cc nuage d'abeille!>, d\m dia mctrc

82 Rt 1" Il • (liA P. tt L A V E SOC A LE DE lA COlO NIE

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LA COLON IE ORPHEL INE
[apiculteur peut découn ir des anomalies dans le déH~loppcmcnt ou l'état d'une colonie-.
Un des premiers réflexe<> est de vérifier l'existence ct la qualité de la ponte . En l'absence
d'œufs, il faut rechercher la reine, car la colonie, dite a lors orpheline, peut l'avoir perdue.

Les causes de mortalité d'un e


reine sont diverses • vieillesse, défi-
Elles agrandissent dts cellules
d 'ou vrières con tenant une j eune @§UtM•1;il=li'4B•'!eJ>~il t
cience physiologique, accident La larve et en font des cellules royales Lorsqu'une colonie or'pheline
rei ne âgée peut mourir pendant appelées cellules de survie. devient bourdonneuse, c'est:-à-d1re
l'hiver et ne pas être remplacée par les que setrles les ouvrières pondent
ouv1·ières; elle peut être supprimée par Ces jeu nes larves seront no ur- ; [des œufs qui donneront' des
elles à cause d'une délkience ou de mâlesj.,_elle se dêpeuple -
ries exclusivemen t de gelée royale
progressivement de ses ouvçières _,
maladie. Elle peul subi r un accident pour do nner naissance à de _jeunes
et finit par m onrir. J
lors de la visite de l'apiculteur ; ou bien reines et, à la na issance, l'une d'en -
être la proie d' insectes ou d'oiseaux tre e lles prendra la s up rémarie s ur
lors du vol de féconda tion. les am res.
de survie a donc plus de chances
La colonie aura ass uré sa péren- de ré ussir si elle sc déroule pendant
Une cohabitation limitée ni té si cette jeune reine a la possi- la bonne saison, c'est-à-d ire su rtout
Pour rem placer une mauvaise reine bilité de se fa ire féconder, cc qui au printemps.
(qui peut être une reine introd uite n'es t pas to ujours le cas lors de
par l'apiculteur et non accep tée par conclir ions climatiques défavorables, - Si la coloni e ne contient pas
la colonie), il existe une possibilité comme en hiver , ou lorsqu'i l n'y a d'œufs de moins de 3 jours, elJe est
appelée surpers.édure. plus de mâles prése nts. Cene stratégie vouée à sa perte.
les ouvrières construisent quelques
cellules royales et la nouvelle jeune Une colonie bourdonneuse ne produit que des m àles.
reine pourra cohabiter avec la vieille
jusqu'à sa fécondation, qui déclen-
chera l'élimination de la vieille reine.

la conditio n de survie

En cas de pen e acciden telle de la


reine. il ya deux possibi lités pour la
colonie •

- Si elle dispose de larves d'ou-


vrières âgées de moins de 3 jours
après l'éclosion de l'œ uf, les ouvriè-
res elabo rent des cellu les dont le
nombre ,·arie de quelq ues- unes à
plusieurs dizaines, selon le nombre
d'abeilles de la colonie.

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l' R 1 \ f· '.J 1 R 1 R ·\ 1 l R l. \1 \ L \ D .1 1· ~

PRÉVENIR LE RISQUE SANITAIRE


Le vieil adage« mieux \élUt prènnir que guérir» s'applique parfaitement à l'abeille,
car les traitement<> de ses maladies. quand ils existent, sont loin d'être totalement efficaces.
[n l'absence de vaccination, les mesures de préYcnt ion relèvent donc
essentiellement de la technique apicole.

Choisir l'abeille qu i
peuplera les col on ies

Ac t uc llc mc n l , les mé thodes


d'élevage des reines et de sélection
s im pli fi ée sont à la portée de
celui q ui veut bie n s' y intéresser.
L'abe il le idéa le n'ex iste pas ct
n·existera jamais.

Chez l'abeille, la sélection né\tureUe


n·ajamais c u pou r but le rendement
en miel, mé\is a seulement cherc hé
la perpétua tio n de l'es pèce par une
bonne acl é1 pta tion à s on environne- Introduction d'une cellule royale
ment. Tl faut donc que l'éleveur, en en vue de remérage.
fonction de l'apic ulture pratiquée
(sédentaire ou t ransh uma n te) , Autre facteu r important à prendre
s ac he trouve r l'abe ill e la mieux en consid ération : l'âge des re ines du
adap tée à sa pra tique. r uche r ! Seules des mères jeunes,
par leur p ro li fi cité, so n t ga rantes du
L'apic ulte ur sédentaire choisira bo n d y namis me des colonies.
plu tôt u ne abe ille locale qui sera e n
phase avec les clillércntcs miellées que
lui offre la contrée. L'apic ulteu r le test du couvain
tra n~h u mal1l préfé rera sans do ute
congelé
Cépoque d e la cue illette elu mie l une a beille hyblick , qu i, moyennant
est ré vo lue. De la « cultu re » d es d es ~oi ns plus in tensifs , sera apte à C'est par ce test que l'on peut
abeilles. l'homme attend le plus sou- rrcolter sur une période plus large. sélectionner des abeilles à bon
ven t une récolte impo rtante de miel. comporte me nt hygiénique.
11 a appris. au fi l des siècles. que 11 s'agi t donc de sélection s ur le Il consiste à découper des carrés de
sans ruches s aines il n'y avait ras de re ndement, bie n s ür, mais, en couvain operculé (5 x 5 cm environ),
bo n nes récoltes . Les ap iculteu rs, matière d e prévent io n sani ta ire, une de les congele r et de les «greffer »
a ujourd'hui, sont aussi conscients selectio n sur le com pon eme nt hygié- da ns un cadre de couvain des
colonies à tes ter.
q u'u n certai n n iveau d e compétence nique est essentielle : on sa it que les
est requis po ur bien con naître les abeilles qui onL un bon comportement Ces dernières seront visitées après
p rincipales rnaladi cs apiai rcs ct les d e nettoyage se cl éfenden t mieux quarante-huit heures et les bonnes
colonies auront éliminé tout le
maî triser. lb peuvent inte rveni r à contre les malad ies du cou vain
couvain congelé.
clifférc n LS niveaux .. 111 yco~b, loques e t même varroasc.

86 1 R.\111 Rt '>Il< 1 1> 1 1 11' 1< 1 1 Il RI • Cil Ar . Ill SOi GNER ET I'ROT ËGE R LES ABEI LLES

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chalumeau est un outil indispensable à l'apiculteur.
fl<tmbÇJge est on très bor1 moyen de désinfection.
pour être efiicace il doic-im pérativem ent' être précédé
d'un bon nettoyage par grattage des pièces à désinfecter ~
Ce rucher restera suffisamment ensoleillé pour les abeilles
corps de rucheJ lève-cadre, et tous les outils utilisés.
si la végétation en est régulierement taillée.
Ensoite. à l'aide du chalumeau on passe à la flamm e
_les parties à stériliser en preoaot soin d'ins-ister sur le bois,
jusqu'~fobtent:ion d'une teînte pain brûlé.

• Avant d' installer un ruche r, s'assurer des ressources mellifères (en apiculture sédentaire).

• Respecter les mesures réglementa ires régissant l'implantation, la déclaration et le déplacement des ruchers.

• Choisir des emplacements abrités des vents dominants et bien exposés au soleil pour éviter l'humidité,
néfaste aux abeilles.

• Effectuer les visites des colonies quand elles s'imposent, pour veiller à l'état des provisions et à la qualité
du couvain. Couvain important, homogène: tout va bien, la reine est bonne; couvain faible en quantité: vieille
reine, à changer; couvain avec des trous, en mosaïque, signe d'une pathologie contre laquelle il faut réagir !

• Nettoyer et désinfecter les plateaux des ruches à la sortie de l'hiver.

• Renouveler chaque année environ trois cadres sur dix constitue une excellente mesure d'hygiène.

• Veiller à la qualité de l'habitat :ruches en bon état, bien protégées des intempéries par des peintures
ou t raitement s corrects, de t elle façon que les parois ne soient pas imbibées d'humidité.
Cont re cette humidité, on recommande d'incliner les ruches en légère pente vers l'avant pour permettre
l'évacuation des eaux de condensation durant l' hiver et pour que la pluie ne s'accumule pas sur le plateau.
Il est également bon d'isoler les ruches du sol en les disposant sur des supports
(évitez d'utiliser les vieux pneus, qui sont des réservo irs d'eau de pluie).

• Nettoyer et désinf ecter le matériel d'exploitation avant son réemploi. Pour le bois, la flamme du chalumeau
est souveraine. Pour les cadres bâtis, l'eau de Javel peut aussi rendre quelques services.

• Pratiquer d'une façon correcte les traitements acaricides contre la varroase, qui est une maladie incontournable.
le varroa, en affaiblissant les colonies, favorise le développement d'autres maladies.

• Profiter du repos hivernal pour parfaire ses compétences en assistant à des réunions de formation ou en lisant
des revues ou livres spécialisés.

87

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l' H 1 \ 1 r-. 1 R 1 1{ 1 1 l R \1 \ 1 \ IJ l 1 '>

LE VARROA
( c « 'am pire de 1.thcllk » hou ln cr<.c Ic.., p1 auqucs api< oies ct cont nhue a aJout du
le trm,ul des apiculteur<; ~u< 1 ne colome n'c< h.tppc a I'infe..,t<llJOn, tant 1.1 contctgion
t'..,t gr.mdc. 1 arr!\ CC du ,,trroa r n Europe ,t etc annoii(CC d.ms ks .mncc._ 1970.
111 lt.mce, elle .tl'll lieu en 19H2.

contre vingt ct un pour A. lll<'llifna.


C<:la explique pourquoi , chez
C'est le plus souvent en raison de leur A cerana, le" va1 roa~ ne pCU\ cnl
gravité qu'on inscrit certaines maladies cllcctucr leur cycle de rc produc1ion
(voir tableau p. 110) sur la liste des que dans le co uvain mâle.
maladies réputées légalement conta-
gieuses (MRLC). Elles font alors l'objet !out aurait pu <'11 rester La ... Mai.,
d'une réglementation sanita1re et sont 1\ crrana c~t u ne abeille peu
placées sous le contrôle des Directions
producrive. Alor~ des colonie'> d'Api~
des services vétérinaires, qui agissent
sous l'autorité des préfets. mei/Uà a, p l u~ rc lllables, sont illLro-
du iles dan<; le ',ud-Es t as·iatique.

Faire le diagnostic Cc rait a grandement con ni buc au


de •~ varroasP pa::.6agc in<;idicux, dans un prclllicr
1cmp , de vanort'> ~ u r!\. me//ifera, pro
En période de non-activité des abeilles,
pour savoir si une ruche l>ablcmcn t da ns le!> ann ées 1960.
est infestée par le varroa, il suffit, sans C es! seulcmelll en 1964 que le var- Femelles de Varroa jacobson i m ortes.
ma <.'!>l décoU\ ert '>Ur celle abe1llc en (taille réelle: '•' mm x 1,6 mm).
l'ouvnr, de glisser sur son
plateau une plaque graissée que l'on ~1bcne, ou, ()()UI la première foi'>, on
appelle lange. Ce dispositif consti tué de a..~oLie ~a prc..,cuce a des trouhlc~ dé trubant les colonie!> de~ leur
carton ou d'autre matériau rigide sert à palhologiques cie.., rolonics d'abeilles attein le par le parasilt. CeLait sans
recueillir tout ce qui tombe l'uropccn nes. comptrr ~ur la vdocr et i111pb cable
de la ruche, y compris, bien sûr, contaj),IO'>ite du' arroa Par la !>Uite.
les varroas morts naturellement. [nsuitc, grace aux tram.humancc.., different'> moyens de lutte chimique
Si les abeilles sont act1ves, il faudra pro· Cl aux écha nge., commerciaux , la ont etc m1" en œuvre I)()Ur C!:o!><\)'C rde
téger le lange du nettoyage des abeilles parasitose ~c pro page ra pidemcnl pré~ervn le~ cheptel., <~pico les.
par l'interposition d'une grille fine. un peu pan out clan<; le monde.
Une grande agilité
Oans de nombre ux pays, la va•-
Épidémiologie roa'>e est consl(lrrn· comme la plu., Cet aca1·icn est vi!>ible a l'œil nu,
grave maladie connue a cc jour chez et. seules les femellec; adu ltes sont
~ u r l'ill- dc j ava, .J aco b:,ontrouvc l'abei lle clomc..,tiquc. Elle a cau,<.' la commu 11 (·mcnt obse rvee~ . Elles
par h a~ard, en 190·+, un acarie n perte de ccnlairH:s de millier., dt sont de couleur marron ct presentent
para... ue <,ur Api:. ct'tww. Un équili- ruches. une coll\ c'llc sur la fact: dorsale.
bre entre l'hôte et le para~itc s'est
é1abli : A. crrana est douce d'u n bon A l'a n·i, cc du va rroa, certain~ Leur adaptation pou 1 parasiter
com port.e menl d'épo uillage, son pays ont cru pouvoir lutter contrc cc les afJ<' illc!> est parfaite : leur fom1e
cyc le de developpemen t de l'ou- !leau par la mt: lhode du ~tamp'mt!. plaie leur permet d'être <\l'aise aussi
vriere e'>t court : (hx .,qn jour!>, l-lk consiste a eliminer la maladie rn bien clan., le couvain opercule, entre

88 1 111 H t ~ 11 ' n 1 11 t'" · C ~1 Ar Ill SO IGN l R ( 1 I' KOT I (,LK L ES Auruu ~

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la nymphe et le'> p,troio; de l'alvéole, non pour ponctionner l hcmolymphc. 1'action vcctrice est la plu~ grave:
que sur les abe ill e~ adultt•<,, ou elles '>a duree de vie est d'env•ro n deux lors des p iqùres, le ' arroa peut
peuvent s'insinuer d:ms le<> moindres moi'> en période d'élevage du couvain injecter dans l'hémolymphe diffé-
interstices du corps. pour '> ix mois pendant l'hiver. Même rents agents pathogènes. Ainsi, on
la lo 1tgévité du parasite c~ t do nc obsc1ve ~cco nda ircm c nt à la varroase
Les femelles varro<t!> sont très adaptée au cycle bio logique de le developpement de ma lad ics :
agiles ct se maintiennent. accro- l'abe ille. - du couvai n, d'origine bacterien ne
ch ée~ aux abei ll e~ grâce a des ou \'traie ( loques, couvain <>acci-
\Cntouses situees a l'extrémité de Des e ffets dévastate urs formc. paralysie aiguë) ;
leurs huit palles. Le màlc, quam a lui, - de., abeilles adult e~ (pa ralysie
n'est jamais visible hors du couvain ; L' action spoliatrice, par les pré- aiguc, ailes difformes, etc.) .
il ~t blanc jaunâtre ct m ~ure 0,8 mm lcvcmcn l<> fréquents d'hémolyrnphe,
de diamètre. va l'ntraîncr des pe ne~ importantes Da ni> Ir!> co ndition~ nat ure iles,
de cellule<; sanguines ct de protéines le pillage, la déri ve et l'essnimagc
Un cycle adapté à cel u i chez l'abeille para~itec . Cela contri- favo ri<,ent la propagation rapide de
de l ' abeille bue a affaiblir globalement les colo- la maladie dans le ruc her ct les
n tc'>. Par exemple, le'> nourrices, rucher'> voisins. La tran<,humancc
Le varroa sc nourrit au détri ment amo;i privées d'une partie de leurs et les tchMgcs sont ausst des !acteurs
de~ la rves, des nymphes ou des prot éines, sécréteront une gelée mu lt ipl ica tcu r~.
abeilles adultes des trois castes. La nu1ri1i vc cie moindre quali lé, cc qui
nu trition est as~urée, après piqûre, ~,. rt·pcrcutcra sur le devc loppcment
par la succion de l'hcmolymphc. des larve<;.

La femelle lecondée du \'arroa,


fondatrice, ~c gli'isr dan<> le~ alvéo-
Cycle biologique d'une colonie infestée
les de couvain jusH' avant leur oper-
culmion. Si la colonie e~t fortement
infestée, plusieurs fond atrices peu-
vent être présente'> dan i> la même
cellule. La femelle pond de deux a c
.Q
hutt œufs qui vont donner naissance ~ pha>e cntique
successh·ement a un mùlc ct a plu- :;
c.
<.tcurs femelles. ~

Toutes ces jeunes f'cmclle:-. n'arri-


veront pas à maturi té, le nombre M A M A 0
\ariam en fonction du !>exc du cou-
lam parasité : le couvam mâle, à la
duree d'opcrculauon plu!. longue, À la fin de l'été, la population d'abeilles adultes et le couvain décroissent d'une fa çon
permet la sorti r de davantage de naturelle. Parai/element, les varroas sont nombreux car ils se sont multipliés durant
la saison a picole.
lcmcllcs matu res. Une même fo n- La " pression parasitaire» devient maximale: il y a plus de varroas par abeille ou
datrice peut eff'cctucr plusieurs par cellllle de couvain, on a atteint la phase critique pour la colonie. Il devient urgent
tvcles de ponte. de traiter.

Le mâle \arroa peut .,·accoupler


~\u~teurs fois. Sc., ptcccs buc ca les
lUI servent pour la reproduction, ct

89

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lt "' 1 1< I 1{ \ 1 1 \1 \ 1 \ 1> . t 1 '>

LES TRAITEMENTS CHIMIQUES CONfRE LE VARROA


A' cc 1,trnHc du \arro.t, um IM~c de 1apiudttu~ ...c tourne. IJl ,,tnt la nH.'n,tu.: pour leur
cheptel, k.., .q>kultcur'> lr.m<ai-;, comnH? 1ont l.utlcurs \ot..,lll'> de1.1 touche.., p.u k p.tta<'>ltc,
ont du.., cng.tgct o.,ur la HHl' de l.t lulle chumquc.

Les balbutiements Puis sont ét udié<; ct proposés des


dela l utte appare ils générateurs d 'aérosols :
Edar, Phagogen c, etc. Ces appareils
En 1982, la -.c ule '>pécia lité dispo- encom brants do iven t ê tre alimen-
n ible est le f-o lbex VA, à base de bro- tes en énergie :gaz ou électric ité. Les
mopropy late. Ce~ bandes de papie r aéroso ls permettent d 'introdu ire
imprégncc~ ~ont à fa ire consumer différe ntes matiè res act ives au sein
sans Oamme dan<, les mches a traiter des colonies. Camnraze a été le plus
afin de liberer la matiè re active sous c rn p loré. Les resu ltats som satisfai-
forme de vapeur~. Ce prod uit com- sants mais la durée d'actio n du pro-
pliqué à u1il i ~er !>C révèle rapidemclll d uit adminis tré d e cette façon est
inefficacc. co u rt e : ce tra itement ponctuel ne
d étru it pas les va1roa~ logés dans le
Larli~res imprégnées de jluvalinate.
couvain opercul(\ il e<;t do nc néces-
saire de repeter les a pplications. contact que par évapo ration. Elle
sc montre relat il emen t e ffi cace,
Un produit phy tosanitai re a condition d 'être rcalisée en l'ab·
( l<lartan) con ten ant du fluvalinare , ~cnce de couvain, d o nc en période
clilué dans l'cau c11 irriga uon entre les hive rn ale, ct d 'être reno uvelée.
cad res des ruche'>, c~t essayé par un
certa in no mbrt: d 'apic ulteurs. Le:. La lutte s'organise
reo;ultats, excellente,, prouvent le
g rand inté rêt ck celle subs tance, Puis arri\·e Apis tan. medicament
Traitement ovec un générateur d'aérosol Edar. mais celle u ti lic;a u on est illégale : \Ttcrinaire disposant d'u ne amon·
J<lanmtn'c!>t pas un mcdi- ::.atto n de mise s ur le marc hé.
camen t vete rina ire ! Il -,'agit d e lani è res e n p lastique
l'autori ~ati on dE' mise sur 1<> ma1·ché imprégnées de fluvalinatc, mo lécule
Pour pouvoir être employé, tout médicament, Prc-;quc s i muhané- d o nt l'in térêt ava it déjà été démon·
qu'il soit destmé à un usage vétérinaire ou ment, l'amitraze est utilise trc. Cc produit est u tilbe à raison de
humain, do1t disposer d'une autorisation de m1se selon la méthode dite d'é- dru x lanières par ru che, insérées
sur le marché (AMM). vaporation : le produit ec,t entre les cadres aussnot la dc rmère
Cette AMM es t accordée au laboratoire qui le ré part 1 c; ur d es langes, récolte de miel effectuée. et ce pour
fabrique à l'issue de vé ri fi cations. Le produit doi t plaq ue<> no n abso rbante~ :,i,x semaine::..
notamment être contrôlé sur son efficacité quant gra i s~éc!> A la vaseli ne ou
à son indicati on et sur son innocuité pour les autre corpe; gras. que l'o n Cc procédé perme t une libéra·
consommateurs de denrées issues des an1maux va gli!.~cr so us la grappe tion len te de la matitrc acti\'e, qm
tra1tés. Les apiculteurs doivent respecter les d'abeille'> hi vernante~ . va ag•r sur les varroa!> au fu r ct à
règles de la pharmac1e vétérinaire au même titre
Celle methode, a ussi mc~urc de leur sorlle du couvain. En
que les autres éleveurs.
po nctuelle. agit plus par raic,o n d e son confon cl'utihsation

90 1 R Il ll R 1 1( 1 " 111< 11' 1 • CI~ A I'. I ll S O IGNtR n rRoT fC. I· R Lts ABE I LLE S

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Irrigation d'une ruche avec du Périzin.

- une se ule app licati o n a n nu e lle, egalement so us forme d e la ni(:n::, en Peu a va nt qu'A pivar !>OÏ L dispo-
trè~ bo nne efficacité - , ce pro cl u i t a plastiq ue co nten a nt d e l'am itraze. nible, un p roduit di'>posant lui aussi
ètc c111ploye d u ra nt d e n o m brc Lt~e:. ~o tt mode d ' util isatio n est :,ctn b la- d' un e AMM a e te pro pose aux
a11nees, jusqu'au jour ou ... une blc a celui decrit pour Apt'> tan, sau l apic ulteurs pour diagnosnquer et
rc~btanec du parasite à la mo lecule peut-ê t re pour la duree de mi:,c en trai ter la varroa:,c. il ~·agit de Pcrizin,
N apparue. place, qui est pa sec au ltl de'> an-; dont la molecule ac th·e est le cou -
de six a dix semaine~. maphos (organopho p horc).
Apparition d ' une
résistance
-- ':'-'~~- UNE _STRATÉGI_E~DE LUn:_E - -:-::- -_
Il est etab li que l'uti lisation cl\tn Aurourd'hu17"à cause du phénomène de résistance. on ne peut se satisfaire
produit de lutte c hi m iq ue co n tre d'un seul traitement. Dans les déportements ocr fes médicaments
une pop ula tio n pa rasitaire do nnee autorisés posent des problèmes d'efficacité, une méthane de lutte
en deux phases est conseillée :
crée une press ion d e sélection per-
mettant frequemment l'appari tio n 11 un traitement d'attente.
ou mtermécf!aire. l'éalisé aussrtôt après la récolte du rn1el, a pour but
de phénomènes de résista nce d udi t d'abaiSSer le..seull d'infestation des colontes afïn d'éViter qu'elles ne s'écroulent ;
pamsitc. Une parade con:,ü.tc a
2] un traitement-radical,
alterner differents prodUits de lutte pratiqué-en l~bsence de couvain. dott. permettre de rédutre la population de
varroas à mOins de 50 1ndMdus car on a constaté qu·une colon1e mtse en
Un a ut re fabrican t a mi s au h1vernage avec plus de 50 varroas est condamnée pour la satson SUivante
pom t ct commercialise (avec au to- t:efficacité de cette stratégie est acc1'Ue par l'alternance
risation de mise sur le marche) u ne des molécules employées.
autre spécial ité vétérinai re à ac t ion
prolongée : Ap ivar. li se p rése n te

91

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l' l \ ' 1 1 r R \ 1 1 1 '1 \ l \ Il 1 ~ o;

DES TRAITEMENTS ALTERNATIFS


CONTRE LE VARROA
\rote de-, mO\ eno., chimiqUl'" «majeur'>», JI cxi..,ll· d'autre'> produit'> pout lutter
contre le' arma ( cttaltb d'entre eux -,ont qualilico., de 44 naturel<; >> car on le<> trom c
'>pontancmcnt dans Il'" 01 gan io.,mc<> ani mau" ou' l'!!,Ciaux {acide'> organique'>,
hmlco., c<;<>cnticlle.,, th) mol, menthol. etc.).

évent uels de ces ~ubs tan cc'i ne· pre- ploient d'une façou ponctuelle sur un
sentent pas de da nge r pour la santé carré d'epo nge en vi::.co::.c i111prégné
Le varroa est d'une gr ande agilité ;
cela ne l'empêche pourtant pas humaine. En offran t la p o~si b i l i té de 30 ml d' une ~olutio n à 65 %
de ch01r acctdentellernent. sur d'alterner les trai tements, ce., metho- (pour une ruche Dadant) Cl disposé
le plateau des r uches de~ pe uvent ralentir l'nppanuon de sur les cadres.
S1 ce dermer est entièrement resis tances aux prod uuc, majeurs.
mum d'un grillage dont tes mailles
laissent passer les vafT'Oas.
L' acide oxalique
ceux-c1 ne retrouvent pas le L'acide formique
chemin de la ruche Cet acide est <l'>'>CZ repandu dans
I.e miel en co n1icn 1 drJa d'une la natu re. Certain" \C)!.elaux corner
façon naLU rr llc. Da 1 1~ le!> ruches, lib les, l'o.,r d le en partlcul icr. en
con Lrc le varroa, on l'cm ploie l' Il eva- conti ennent des 1au x rcl:\l ivcment
poration lente grücc a de::. di ll'u~<.:urs. i mporta n t ~. Chez les mammifères,
Di fférents rn oclclc., -;on t p ro p o~ès en fonc tion ck' l•l do~e ingeree, il peul
s ur le marché. causer de~ troubl e~ grave.<, et même la
mort. Cc'> ! lh) urquni il est clas>e
Le p rincipal prohlcnu:, !>Uilout parmi le;, ::.ub ... tann''> ' eneneuscs de
pou r utiliser cc produu .,ur une lon- la p harmaw logu: europeenne.
gue duree. e~t lc controle ùc ~on eva-
poratio n, car el le pe ul ' an er en Sur ce lange retiré du plateau de detectio'l,
les varroas sont bien visibles.
lonclion de multiple~
paramètres : tempé-
rature extéricure,
s ituation du d iiTu-
~e u r dan::. la ruche,
1 cs méthoJes qui mc11 r nt en etc. T.;acide formique
œ uvre ces produit~ « biologique'> » est act if en presence
sont en genéral plus con t rmgnan tc~ de couvain , ct il agi-
que celles qui utilisent les principau' rait su r les varroa~
produit'> chimiques. O n con'> tatc qui y sont enferme!>.
aussi l'irreguladte de leur action et Pour ma ni puler cet
leu1 moind re efficacité. acide, il faut par pre
cauuon porter gants
Malgré ces inconvénients, ellc1> etlu ne ues. Ceux qui
interessent ceux qui travail lent t n api- ont le plus de s uccès
culture biologique, car les résidus avec cc prod uit l'ern-

92 1 1 • C ttA''. I l l S O IGN LR tT P RO lf C,f R ll~ AIIEILLES

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Traitement
d'une ruche
au thymol.

Cela interdit son emploi en api- l'em ploi par la stimulation des colo-
nùture, l)Our une raison de légis- nies et !"amélioration de leur résis-
lation. Ccst fort regrettable car les tance aux agressions. D u coup, le
chercheurs de différents pays on 1 thymol n'est pl us un médicament
montré l'intérêt de cc prod uit clan~ au :,en:, légal du terme ct il échappe
la lutte contre le varroa et o nt à la réglementation pharmaceutique.
defini ses conditions d'emploi : Mais cet usage n'est pas interd it car
horscouvain, en solution dans un la s ubs tance, non vénéneuse, ne
sirop 50/50 et en irrigation entre les labsc pas de rés idu:, rép utés
cadres. S'il est utilisé cie cene façon, toxiques da ns les aliments. Certains
Il n'est pas possible de détecter de apiculteu rs l'emploient donc à
residus dans le miel. l'état pur, sous forme de cristaux, 20 °C car l'évaporation du produi t
après l'avoir di~so u s dans de ~erai t.
t rop ralentie cL l'efficacité
Le thymol l'alc;oo l. Ils imprègne11 t ens uite amoi ndrie.
divers supports de cc uc solution.
Le thymol est proposé dans dif- Malgré cela, le th ymol, d ont l'ef-
férellles spécialités commerciale~ Le th ymol agi t surtout par éva- ficacité moyenne avoisine 80 %, est
ayant pour indication la lutte contre poration . Son haut pouvoir odori- un produit intéressant en tam que
le varroa : Apilife-Var, où il est asso- férant pertu rbe les abe ill e~, a us~ i traitement a effectuer tout de suite
cie à du menthol, du camphre et de fau t-i1 traite r toutes les colonies du après la récolte ; il permet de débar-
l'eucalyptol (ltalie) ; Thymovar rucher, sous peine de favoriser la ra:,scr les ruches d' un grand nom-
(Suisse); Apiguard, mis sur le mar- dérive ou le p illage. Certa ines bre de va rroas, e n attenda nt un
ché frança is en novembre 200 l. ruc h e~, gênées par l'odeu r, peuven t traitement complémentaire obliga-
Àcôté de ces médicamen ts, il y a la même déserter. t\ utre condition : toi re qui sera exécuté plus ta rd ,
possibilité d'utiliser le thymol à les t.empénH u res extérie ures ne quand il n'y au ra plus ou très peu
l'état pur. Les apiculteurs en justifient doivent p<1s descendre en dessous de de cou \'ain.

93

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l' R 1 \ 1 '< 1 R r R \ 1 1 1 R ,, \ 1 \ . ll 1

PERSPECTIVES DE LA LUTTE
CONTRE LE VARROA
P,umi le~ rcchcrclwo.; actuclh.., .,ur la lutte cont re le 'ar ro.t, deux pi..,tc.., ..,cmblcnt
JliOllll'tlCU'>t''>: la ..,election d abeilles toler,tntc<; au p.mt.,lll' et la lutte biologique
('On._,i..,tant a adm in istrer dan ... k.., ruche., de-.' irus p<Hhogencs pour le' arroa.

La r echerche d'abeilles Les mccanb 1 n c~ de Cl'llc to k - Quand il s'agit du va rroa, la dé~o·


tolérantes rancc so nt actuell ement etud ies pcruilation des cell ule-, :nrête son
dans différent., pays et repo,<,c nt '>lll' cycle de reproduction. Une sélection
Cette recherche sc fonde sur des partieulan tcs bio logique~ ou sur cc comportement a ete réali·
la \'trihcation chmc h ypothèse : comportementale-, de ces ~ouches see ct demontre tout l'interêt d'avoir
l'abeille mellifère po~scde rail le~ d'abeilles. dans ses ruches des abeilles hygie·
m oyens d e lutte r nique!>, d'autam
contre le paras ite. que cela n'affecte
Un equilibre hô te- en rie n leur
para~ne serait-il capacite a recolter
po'>siblc? du miel.

1 a rt ncontre du l~ n France.
varroaavec l'abeille 1'1n~ titutnational
mrlhferc est toute de la recherche
recente ct a etc ag• o n omique
grandt•mcnt favori- (eqwpc d'Yves Le
sée par !'ac tivi L ~ Conte, en Ari·
humaine. De plus, gnon) a collecte,
en recourant im '>Ur l'ensemble
mèchalcmcnt au" du tcrrllotrc. d~
moyen~ chimique,, colon 1 c~ de ces
l'hom me s'est privé a bei Ile:. qui sem·
d'observer à grande blc1tt resister au
echelle comment varroa.
l'abeil le aurait pu Ce plateau ~ienl d'étrc retiré. Il est propre: les abeilles de cette colonie
ont un bon comportement de nettoyage.
rcaw r lace à cc
p.t nt~ l lC , nouveau pour elle. Les lravaux le~ plu<; <ll'ance~ Co.:llc collecte vise a :.uivre ce~
concernent k comportement hygié- ruches de façon précise afin de
l leurcusemcnt, on a pu constater nique, souvent très développe chez mieux ana ly~er les dirfcrc nts méca·
que de-. colonies sau1 .tgc~ ou li \Tees certaines a bei Iles : elles sont capa- nismc-; im p h què~ d<lll'i les phéno-
a elle:.-memes du fai t de leur aban- ble:. de dctcctCI la prc~ncc d'dcmcnLs mcnc'> clc tolerance Parmi Je,
don ;wmcnt résiste cl ~ub~iste, en l'ah pathogenes 'iO Us les opercule.., de ruche-; recueillies. ccrtai nes subsiS·
~en ce de tout traitement : on parle couvain, de dc:-.o pcrculcr cc-. alveo- tcnl ::,<UI'> traitement co n 1re le ,·arroa
d'abc i Iles 1olérantcs au va rroa. le-; ct d'élimi ner le~ larves malades. dcpui!' plu<>ieurs anntcs.

94 Il \ ( 1 1 1 1 l ri • C HAP. Il l SOIGNE R l i PROTEGER lES A6tllltS

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Des virus pathogènes Cette découverte est
pour le varroa très in téressante. mais
bien des problèmes
Les virus sont très ré pandus. Ils restent à réso udre avant
sont souvent spécifiques, et tout êt re l'éventuelle application
vivant, animal ou végétal, a son ou généralisée de la mé-
ses vims pathogènes. C'est sur ce thod e. En tre au tres, il
principe qu'une équipe scienti fique va falloir apprend re à
intemationale, autour du P' Bengsch, cultiver artificiellement
a cu l'idée de chercher ct cJ"·idcntificr ct à gra nde échel le cc
les virus qui pourraient être nuisibles vi rus.
au varroa, afi n de pro téger l'abeille
d'une façon << biologique» contre son À court tenne, la lutte
parasite. Ce tte méthode est d éjà contre le varroa s'o rga-
employée pour la p rotectio n d e nise do nc autour d'un
certains végétaux , seul domaine repeuplement des ruches
jusqu'ici oü a été autorisée la co m- en abeilles tolérantes au
mercialisalion d'un produit de lu tu: varroa, ct de l'améliora-
biologique. tion des moyens « alter-
natifs» . L'aceroissemenL
Afin de trouver les virus utiles, des de leur usage permettra
chercheurs on t dû collecter des un abando n. o u au
varroas dans le monde entier pour moi ns un espace menl,
déceler la présence éventuelle de des traitements chi-
virus. De plus, il a fallu contrôler que miques, qui risquent à la
les virus en question étaiem bien lo ngue de 5'accumuler Des populations de cocot iers échap pent maintenant
responsables de lésions ou d'ano- dans les ruches. a leurs ravageurs, qui son t détruits par les baculovirus.
malies chez les varroas infectés.

Certains virus sont donc main- Un exemple de lutte par les virus
tenant recon nus pathogènes pour le L'utilisation de virus pathogènes des ravageurs de cultu res fait l'objet de
varroa et sans nuisance pour nombreuses recherches. Ces << biopesticides >> présentent un certain nombre
l'abeille: il s'agi t bien de virus spé- d'avantages par ra pport aux insecticides ch imiques. D'une part, ils sont
cifiquement parasites du varroa. Des spécifiques de l'insecte cible, donc sans danger pour l'entomofaune utile
essais prometteurs de limitation des (pollinisateurs et insectes ennemis de parasi te s). D'autre part, ils n' induisen t
populatio ns de varroas dans les pas de phénomène de rés istance chez l'hôte.
ruches ont été effectués en Sic ile, Des préparations à base de baculovirus , un type de virus très fréq uent dans les
dans la plaine de Catane, en février population s naturelles de parasites comme les lépidoptères, sont commerci ali-
2001, grâce à la pu lvérisation sur sées pour lut ter con tre les principaux rava geurs des cultures viv rières (maïs, riz,
les cadres d'abei Iles d'une solution pomme de ter re} ou industrielles (coton, tabac, palmier à huile}
contenant des virus. les abeilles, Quelques·uns de ces succès les plus remarquables : l' introduction dans les îles
par leur componemenL de nettoyage du Pacifiq ue du baculovirus d'Oryctes rhinoceros, qui a permis de contrôler les
mutuel, assurent leur propagation populations de ce ravageur des cocotiers, et l'utilisation d'un densovirus pour
lutter con tre les che nilles défoliatrices du palm ier à huile en Amérique du Sud.
dans toute la ruche.

95

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l' R 1 ' 1 1( 1 R \ 1 ~t \ 1 \ n 1 1 "

LA LOQUE AMÉRICAINE
La loque amencame c<;t une maladH· contagtcu<;c gra\(' qui aflcctc le.., lanes d'abeilles
operculees. 1 Ile e'>t duc a utw bacterie denommee Pcwnilwdllus lan ac ct '>t'caracterise
cliniquement par la morl, la pulrdàclion cl la dc'>siccatiou des lane'> a tteinte'>.

La prévention
• Au début, l'affaibfîssement des colonies est assez lent et l'activit;é.
du rucher semble normale. C'est pourquoC. dans les ruches mal Elle co nsiste à éviter la contami·
surveillées, la maladie n'est constaçée que lorsque le manque d'activité nation des ruches en surveillant les
devient évident. Maîs le mal a eu tout le temps de se propager 1 colonies ct en traitam ou suppri·
• À un stade avancé. on peut constater à l'ouvertur e des ruches mant rapidement celles qui som
atteintes qu'il s'en dégage une odeur de col[e forte assez nauséabonde. allcin tes. Les colonies no uvellemem
Si on examine les cadres, leur couvaîn présente un aspect irrégulier. acquises o u récupérées (essai ms
non homogène. dit en mosaïque. Un examen attentif per met de voir capturés) do ivent être isolées ou
un affaissement et" une teinte plus sombre des opercules sous lesquels bénéficier d'une surveil lance accrue.
se trouvent les larves mortes. Ces opercules peuvent-a ussi être
u·oués. déchirés ou r ongés por les abeilles. Enfin , évi1ez les nou rrissements
avec des miels de qualité sanitaire
• Bien que la maladie frappe les larves à tous les st.ades de leur
développement , le plus souvent les symptômes ne sont visibles incertai ne, qui pourraient contenir
qu'apr ès operculation. La couleur des larves, normalement' blanc des spores de loque.
nacré, vire au jaune, au jaune fonce pUis au brun et va vers le noir.
Parallèlement le corps de la lar ve se ramollit et s'affaisse sur la Faire le diagnostic
pami inférieure de l'alvéole. puis ii devient visqueu~ si bien que l'on
peut réaliser le test de l'allumette : une allumette (ou u ne brindille)
plongée dans une cellule rnalade pel'met l'étirement en filament l e d iagnost ic cl in ique se fait au
plus ou moins long de la matière gluante. vu des syrn ptô mes. Les apiculteurs
• Plus tard, avec la dessiccation, cette matièr e donne << l'écailla en diff iculté pou r ! établi r peuvent
laqueuse », très adhé1·ente Bux pai'OlS de la cellule et qui contient se faire assister par l'agent sanitaire
des milliers d'éléments de r ésistance du bacille : les spor es. apicole de leur secteur. l equeL en
À la phase terminale, les ruches malades, tr ès affaiblies, n'ont plus cas de doute, réalise un prélève·
d'activité et se laissent piller par de plus fortes colonies. qui vont ainsi
être contaminées. me nt de couvai n po ur que soi!
effectué en laboraLOi re le diagnostic
de la maladie .

Cette maladie à ca racl ère épidé- Les causes favorisantes Antibiotiques sous
mique doit son nom au fait que conditions
son agent a été icler11ifi é en Elles sont essentiellement liées aux
f\mérique, mais elle est répandue caratéristiq ues génétiques des abeilles Seu les les coloni es malades
dans le monde entier ct classée, en qui peuplent le rucher. Des abeilles à m ais encore fo rtes valent d'être
fra nce, parm i les maladies répmées bon comportement hygiénique ne 1raitées. Celles j ugées trop faibles
légalement contagie uses. La loque laissent pas la ma ladie sc développer sont asphyxiées par combustion de
américaine e 1 également nommée car elles éliminent rapidement les soufre et incinérées.
loque puante, loque fi lante o u larves malades. Les abeilles très piliar-
loque mal igne. Elle est beaucou p des courent plus de risques de trans- Retenez que l'élément de propa·
plus con tagieuse que la loque mettre la maladie à leur ruche à la suite galion du baei lie, la spore, est très
européenne. elu pillage de ruches malades. résistant aux agents ch imiques et

96 1 "1111 J(t "11 1 n1 1 1 'Il t 1 ' 1u • C HA r . Ill S O IGN ( R ET rRortGE R L ES A B[ I L L ES

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phy~~<.JUC:~ de dc:~111fcu i on et n ec;t j üurs dï ntervalle, dissou te da n., ck-, ,thc rlle... Dt'>pO'>CZ la ruc he vide
nullement ,lltcint p.tr Je., anllbio 0,5 il 1 1 de siro p 50/50 ( mo li re clc-,rnfcclee, avcr ~c~ cadre~ . a la
uque~ cule la forme hacillairc C!-.t .,ucre. moitié eau). plan· de l,t ruc he malade (pour la
détruite par ce~ dcrnirrc:, technique dt: tra n~vase mcnL, \·oir
Transvasement p. 307). Ftcndcz un grand papier
Un cadre de couvain lo4ucux obligatoire de vant la 1 uchc d'acc ueil afin de
contie nt de~ mi!liard-. de ~porcs ! ra mr1~~rr lacilcmcn t tou<; les débris
Ccci explique, lor., du traitement, Le tra nsvase ment consiste a cotllallri ne-; cl prcvnyez un grand
l'obligat ion de t ran ~' as<·men t en t ransfércr les a beiIles. Cl '>CU Ir 111 c n 1 sac poubelle. Secouez les cad res un
complement de l 'ant i b i uth~ra pi c . ces d e rn iè res. dans u ne ruc ht: il url :-.u r le papier. j etez cad res ct
désin fectée munie dt cad re::. gau- p;tpicr cl a n ~ le ::.:le poubelle, que
Utilisez les antibiotique!> seule- frés o u cons truits, indemnes de tt>ut vou!'> brule rez.
men! l or~quc c'c-;1 n ccc-;sai r c : agem i nfec ti e u x . Ce moye n de
qua nd le diagnostic c:~t certain. Ils lune cfri cacc à lui se ul remonte rait
n'agi~se lll pa~ com mc des vaccinc:, ct
La résistance
a plus de qua tre ccnl!> a n -;. E n effet,
des spores
n'on t pa~ d'action preve m ive. Un redu i tc~ à l'état cl'cs~a im !.an~
emploi abu'> d con<,liluc un nsquc couvai n, les abeilles ont le temp<;
de pollution de~ produ il'> de la de sc debarrasser des spores avant
mc he. q ue le couvain ne réapparaisse
d a ns la colonie.
:-..c le~ utili ~cz pas pendant une
miellee La do~c pout la let rand me Le trans,·asem em se fera j u..tc
N de 05 g de maucrc ac1rvc par :1\·ant la deuxième ad ministration
colonie, repetee llor'> fo r-. a sept an ti biotique. a une heure d'ar t" ne

Couvain atteint de loque américaine


à un stade avancé.

97

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!'R!-\1"-iH l 1{ -\ 1 1 \l A 1 Î> l 1 .,

LA LOQUE EUROPÉENNE
Excepté en :-.Jom ellc-Zclandc, la loque europeenne '>l'' it un peu partout dans le monde.
Les relat ives gnn ité ct contagiosité de cette maladie du couvain ouvert de l'abeille mel lifère
l'ont fait classer en france parmi ks maladies réputée<> legalement contagieuses.

La loque euro p éenne est un e ma- p ro téines u tiles à l'é labo ration de
LES SYMPTÔMES lache in fec Lie use ct con tagie use la ge lée royale. Or cette gelée esl
• Seulement dans les cas s'attaqu ant au x la r ves âgées de l'a liment d e la reine e t des jeunes
a vancés, on observe une bais se moi ns de q uarante-h uit heu res ct la rves d 'o uvr ières.
~ d'actîvité des colonies malades
ainsi qu'une dépopulation. provoqua nt c hez ces demières u ne
infecti on localisée a u tube d igestif. Au printem ps , périod e où l'éle-
• • À l'ouverture des ruches. vage du couvain est le p lus inten·
Elle est déclen chée p ar u n e bactér ie,
- on peut percevoir une odeur- aigre •
ou putride. -~ Me/Lssococcu8 plul011, puis, selon les cas, s i f, les besoins d es colo nies en

- ~
d ivers agents micw biens secondaires pro téines s ont les p lus importants.
• À l'examen des cadres . -
• on constate que le couvain =- __.=§ ~
von t pro fite r de l'occas io n pour sc Rie n d 'étO nnan t à ce que la loque
présente un aspect irt'égufier, : développer, notamm ent Paenibacillus e uro péen ne , la p lup art du temps, se
dit en mosaïque . alvei, Ach rom o/;acla eury d ice, ma n ifeste à cc momen t.
- Dans Je couvain ouvert, 51replococcu.s faecalis. Selon les germes
: les larves malades perdentleur _ _
• couleur blanc nacré pour devenir - ~ présents , le co uvain aura une od eur
ternes, puîs jaunes. grisâtres ou l et u ne consistan ce va ria bles. la javel à notre secours
brunâtres. " Le matériel contaminé et surtout
. - Elles ne sont plus enroulées au ~ L'agen t ca u sal est amen é p ar les cadres de hausses bâfis peuvent
• fond de leur alvéole mais adoptent- _
l'alimentalion. Les tro is castes de être désinfectés par trempage dans
• des positions anormales ~ cootor- ~
s ionnées ou même redressées . l la rves d'ab e ill es son t sensi bles un bain composé de 5,5 1 d'eau
- Leur consistance se modifie ; - à l'in fection , qui sc dévelop pe clans add itionné d'un berl ingot de 250 ml
elles deviennent' flasques, fragiles, de javel et de 30 ml de Teepol.
l' in testin moyen d es larves. Celles-ci
se déchirant facilement en laissant Tem ps de t rempage : trente minutes,
écouler un liquide non filant d'une meu rent avant l'o perc u la tio n , de
couleur variant du grîs a u brun. privatio n a limen ta ire, car elles ne dura nt lesqu elles il faut agiter les
- - Enfin. les larves mortes seiTans- rayons pour favoriser la pénétration
peu ven t plus d igérer.
• forment, du fait de la dessiccationJ du liqu ide dans les alvéoles.
en <( écailles laqueuses » qui ne , Après trem page, les cadres sont
• sont. dans le cas de la loque Les causes favorisante s
essorés à l'extracteur et mis à sécher.
européenne, jamais adhérentes
aux pai'Ois de l'alvéole, ce qui La p rinc ipa le cause favorisante
_ facilite l'extract1on des cadavres
ou des écailles par les abeilles j est la caren ce d e la colon ie en p ro -
téines. Ce d éficü peut être consécutif Diagnostic e t p ronostic
nett;oyeuses .
• Le plus souvent, la loque
J à de mau vaises cond itions mé téo-
ro logiq ues empêc hant les sorties Po u r les formes habi tuelles, le
européenne est donc une maladie
du couvain ouvert:' Cependant, d es b u tineuses d e po llen , o u à d es d iagn osti c se fa it pa r l'étu de des
des furmes atypiques peuvent être périodes pauvres en po llen . sym ptômes, mais pou r les cas aty·
observées, avec mortalité. des p iques, l'examen d'u n échantillon de
larves sous les opercules~ll fa ut' co uvain est vivem ent r econunandé.
se méfier de ces formes, d'autant " La pr ésen ce d e par asites tel le
• que cette maladie peut êt re vatToa, q u i sc no uni t d u «sang » de En outre, les ana lyses de laboratoi~
: as sociée à la loque américaine ou l'abei lle, l'h ém ol ym phe, p eut aussi d evicn nenr., au fil d es ans, de plus en
au couvain sacciforme. p ri ve r les nourrices des p récieuses plus précises.

98 lR\111 Rt'il<Alllt ' ll'll lllKI · C HAP .I IIS O IGN ER ETP RO T( GER LESA6E ILL(S

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Examen d'un prélèvement.

Generale men t, la loque e uro- ln traite m en t medicam ente u x Pa r mlleurs, l'Union europeenne
peen ne es t mom., !>evere que la à la tetracycline peut ê tre admi ::.'e!>t engagee d a n'> la lu tte co ntre
loque amer icaine c t p e ut mê me n is tre, c omme po ur la loque amc- la p res e nce de rés idus d'antib io-
dispa raître sponta né men t. De p lus , rica iuc, rmlis il n'a pas d'dkt tiques d a ns les produits des tines à
le} agen t:. pathogène:. n'ont pa~ la prC\'Ciltif. l'alimentation humaine o u animale.
rt~i~tancc des spore:. de loque :.Ilm'
ncat nc. Enfi n, les larves malade<; La stratégie de remérage
et les écailles l oqucu~cs sont plu'>
Le remplacement de la mère de la colonie ma lade pa r une reine provenant
faci lement é lim i ner~ .
d'une souche d'abeilles ayant un bon comportement de nettoyage est une
excellente mesure de lutte contre la loque européenne, surtout s 'il est
Un traitement approprié couplé avec un nourrissement assez important avec un s rrop 50{50.
En effet, pendan t q ue s'effectue le remérage, par cellule royale ou rei ne
Sauf cas v raime n t sévè re, le
vierge, il y a une interruption dans le cycle du couvain qui laisse le temps
tr,\11~\a~c mcn t n'c::.t pas uti le. Le~
aux abeilles d'intérieur de fa 1re le nettoyage des cellules contaminées.
cadr~~ de co uvarn malade doive nt Ce nettoyage es t encore renforcé par la nécessité de stocker le sirop.
neanmoins être c li minés.

99

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1 R \ 1 1 1 Il 1 1 <, ~~ \ 1 A Il 1 1 <,

LA NOSÉMOSE
1 a no<,<.'moc.,c l''>l unt· mal.1die p.tra'>itaire dt•c., .lht·ilk.., .Hlultcc.,. Flle c..,l dut·
a un protozoaiu· (.111imal unkcllulair<'). i'..t"cnw !IJIÏ\ , qui .,l.
dn cloppc d.m.., k
tube digc..,t il' dl' l'.lhdlk .1u niH'.tU d e 1 intt•..,tul llHlH'Il . ( r..,t une dt''> c mq
mal.ulie., reputee.., h g,akm(·nt umtagil'U'>l''> <.k l'.thlllk .

Diagnostic et abullc.., a111 ...i tuee ... ct le~ cadr('


LES SYMPTÔMES pronostic ~o uille~ ; le ll''>ll' du matl·ncl ~era
so1gm·u~emcnt dc .. inkuc.
o La maladie apparaît générale-
Le d iagno!->1ic !>l' vcli 1ic l'Il c \ pc·
mont au printemps. Une colome
aUetnte o une acttvtt(l rèdtlite. diant au lahora1n1rc Hll l'l'ha nlillon lc lum id il l~ (u n a ntr bwtique
Le planche d'envol et la parot d'abeille;, mo11 e;,. l c., 'porcs '>Ont est k :,eultr:utclllCIH. l l agit ~ur la
antérieure de la ruche sont rcchcn:he:. au mt t m'>copc dan~ tc~ forme \Cgl'taliH, l'l no n ~ur Je.;
souillees par les déjections mtc~t ms de.., .lbctllc'> '>porc::.. Prevoyez un il.tcon pour
o Les abeilles malades Ol"t; des tr;u tcr cinq rut he.., ct Il· diluer dans
1llffacultés pour voler. et on les Dans sa forme t•pidcmiquc , 20 1 de .... mp 50/50
retroùve traînantes devant le
c'c!> t une malad ie trc'> g1.1\C l a
ruche. accrochees par pet'tes
grappes aux herbes no:.cmo'oc e.,l cap.thk de llll'l rapi- Db!11bm·z 11 par <.·olnnie, quatre
dement le-. colonll''>, '> li no ut <oi elle fois'' um· .,emarnl' d'mten alle Par
o A l'ouverture de 'a l'l:Ch~ on
constate que cadres et est associel' a l,1 ch '>l'Il Il' fil' ou a preca uti on, d i.,.,olvez k f urnid1IB
couvre-cadres sont soUillés par 1acariosc de:, 1tac hec., dan <. un pl'll d'rau U\,tlll de le
les dé~Jections, ct on nbso•·ve melanger uu "" o p.
une réductton de la g•·al)pe Les mesures de
et du couvam.
prévention

Désinfectez lee, cad1 cc;,, l'acide


Celle maladie e'>l plu., fn·qucntr aceuq u e a 80% Il la ut 11 d 'acidc
dan., le<, region!> a luwr'> longs et acetique p.tr llll'lrl' tU hl· dl volume
humides. c'cc,t a-d arc k., zom·., dt ,1 u auer. Vcr...cz l'al 1dc dan., une
mon tagnc c t le nord l''>l de la :.oucoupc rt la l;,.,rz lc n apnrcr
ll:tn(.'l' pendant huit JOUI:. d.lll!> Il'" pile, de
hnuc,!>cc; n·co uve l ll''o par un fil m e n
l.a pn·c,ence elu para..,itc n'en p la.,Liquc. Aerez pendant quanm te-
1rounc pas fu rccmcnt la malad1c, o n huit heures avant d' ut'di <;t' r le-.
parle alor., de forme lalrntl Pour qm· ha us~c'>.
n'Ile drrn tere ~c d neloppc, tl t.wt
de'> factntrs fa, o n c,.mt .... trJ, qul' '\ ' hh·ern cz pa!> de colonie'> '>u r
l.t pn:... ence de m1ell.n dan'> le::. pro- miellat.
' 1~1on~ d hl\ cr.
l 'unique traiteme nt
l'mfc.,tation de 1ahc1lk '>Clan p,u
'oie huee ale, par mgl''ollon de 'lW ~c uir'> le.., colon il''> at tl\,•., rtl'l'-
re!> l~ n.,uitc , ,\ oscma <ot' rcp rodu11 ' ron 1 un trancn1l'nt medical Le'>
dan' le!> <.·dl u les de la muq uru'>C de ru <. he, trop rt fLublit''> '>l' IOill l' touf-
l' tntr<o lin tnO)'tn ct le~ dc11uit fl·cs Dtl l'll l'ot'Z par le leu re ..

102 R\1 1~1 'Ill' > \ '1 l i l l · C11.v. 111 SotGI\U tT rROHCEK lH 118tll lt5

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L'ACARIOSE
L'acario">l' de'> trachct''> t' '>t une maladie contagil'tt'>l' graYe prm oquee par un acarien, para'>Îh'
inleml' qui -.e local i-.t· dan-, le'> t 1at hec-. de Ltht·il k : Awmph 11 oodi. Cc p.ua-.He <attaque
au:x lrOÎ'> Gl'>ll'S d'abeille'> adulte-. : 1l'Îill', abeille-., rau\: bourdon-,

da n~ le'> trachées de~ jeunes abeille~. la propagation de


LES SYMPTÔMES Apre., cinq j our<.. lee; poils entou- la maladi
Us apparaissent é la ftn de ran t l'orifice de la trachee cmpc- Elle est liée à divers facteurs :
l'hivernage e~ au printemps, chent le parasite de pent't rer, mais pas
parfois en automne. = • à la dérive des mâles et
de rc~~n rt i r. 11 sc nourrit en pompant
Devant les ruches :
des butineuses ;
1 hemolym phe de l'nhc ille ap rès · au pillage ;
• présence de cadavres • a,·oi r perfore la paroi tracheale.
• abeU!es traînantes, 1ncapables de • aux abe1lles traînantes q01 se
vole~:qui s'accrochent; aux herbes tro mpen t de colonie;
et se groupent en peuts tas. Sepa re de son bOte, Acarapi~ • à l'essaimage ;
Certaines ont l'abdomen gonflé ; woocli ne vi t que quelque<; heure<;. • à la transhumance.
• abe1lfes aux ailes asymé~iq~•es
Dan~ le'> Œdan-es d 'abeil l e~. il meu rt
ou en pos1t1on anormale ~
• quelquefo1s, on wouve Qes en cleu' ou trois jour'>. La g ra,i te C'> l plus redoutabk a
traœs de d 'arrhèe.-c l'automne qu·Ju p1i memps. Maladie
Dans la colonie : Diagnostic et pronostic diffi cile a enl.l)'Cr, l"acariosc est une
• peu d'abeilles infestées, pas rie ca use no n negligea ble de pe rtes
symptômes (maladie latente) ; Au ruchn. b rccon ll ;~is<;a n cc de-. hive rnales.
• dêpopulatlon [cas gl'élve) : symptomes permet k diagnO'>tic cli-
• mortalité de la colonie {cas
extrême) niq ue. 1\lms le recour~ a u labora Traiter hors mi ellée
toirc c::.t indispe n..,abtc. Il faut
p rélever ct expédier enviro n deux Quand le.:~ hauc;scs s ont e nl e-
En f mncr. elle est classee maladic Ct: nts abeilles vivante!> c t 1raîna nte~ vées, on trai te toutes les co lonies
réputée legalement con tagiru-.c ct en cmbalhtge pcnneablc à l'air ct a du rucher, m alades ou non . 1 cs
cvit plus particuliercmcnl dans l'humidite. plus faibles auro nt ete detmile'> p,1r
les zones ou l'hh·cmage des colonies t'louffemc n t.
sc prolonge 1ardh cmcnt : region., fro i-
des, mo n tagne~. vall ées h Lll n i d c~. Le traitement Ir plus d assiqucmcm
emp loyé est le 1:o lbex VA ( bromo-
t.:agenl cau~,d est de couleu r propylate) : il ~·agit de 1 ickcts fu mi-
brune. Il n'a pa~ d'yeux cl pa'>'>C genes, à faire brülcr c;ans na mmc le
d'une abeille ,, t'autre avec beau- <;oi r, quand lO U ICS tes abeille-. ::.ont
coup d'agi lité. C cst un para~ ile ~ pé­ rc11lrées e t en li:> rm;;tnt le trou d'en-
cifique de l'nbcillc domestique. vol pendant une heure. l'a i tc~ une
fu m igation par ~cma i ne. penda nt
Il se locali~r dans r appardl respi- q uatre à SI X ~CIIt.~ inC!>.
ratoire, surtout dans la prrmicre
paire de trachérs thoracique:-<;, les D 'autre::. mo lécules sont inte-
plus développces. On peut au~si le ressantes, comme l'acide ro r miqur,
trouver sur k thorax à la hase des l'amitrazc en fwuiga1ions. le mcmilol
ailes. Le para~ile ne peul pcnet rer que Acarapis woodi dans une trachée d'abeille. ct le thymol.

103

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l' !{ '\ 1 1 R \ 1 1 1 R \1\1\llll"

LES MYCOSES
le'> 111\(oo.,c.;, .,ont oc-. maraaw'> duc<,,, dl'> <.h.unptgnon" pathogcnc-,. l.t pttnctpalc tn)<.o<.e
d C 1'abct llc a fiC< l(' le lOU\ cl Î Il. ( Ile l''>l l,t l'l..lllO.,C<j lii..'IH.T d li dcH loppt>lllllll dan o., Je., lat \l''>
d he o~plwcr cr "l'" qm prm oqnc leur mort ct 1.tpp.ml!on du lOU\ .1m pi.Itrc ou c.tloltc

Ce lle maladie d u couvain n·e~t rieur. Elle-. o nt une ll''>i'>tanee elevee Les mesures de
pas considércc comme une maladie (quinze an'> dans h:s latvcs 111lll nillécs. prévention
re putee legalement COil l agi cu~e ; troi'i a qu.urc an'> en milieu C '\I C-
pourtant, elle est e n C '<tc n ~io n nru r) ct ne '>Onl pa'> detru ite'> dan,., La pre' cntion e'>Limportan te car
depu 1:-. les a nnées 1960. 11 uc fau t k miel. i 1 n'exis te pas de ml' dicamcnl tres
donc pas la negliger. efficace a cc jour pour lu!ler conac
mycelium i'>'>ll dt'> '>po rC'>
[ C <TllC malndie. ll lnut donc l'mpëcher
."' - LES SYMPTÔMES- - traverse le~ 1i'>SUS de la larve l' l nnit l'appari1io n de~ ca u~cs fa\'lH bantc1.
• Sur le plateau et devant la ruche
par c rl\'ahn !out <,l)n organ ic;me. • Désinfectez l e~ plateaux a la sonie
on observe les << m om1es » 1.c., larve-. m l cstee~. d'abord molles de !'htvcr:
blanches ou noires do consistance c l d' un b la nc ja u 11atrc , vi n· n t au • iso lez les m chcs d u so l pour favo·
p1e1Teuse. jaune : kur con~t'>t a n ce :>l' rafl er- ri~cr l'anation :
• Sur les cadres. ê un stade avancé. luit. f_c 111\ cchum forme u n feutrage • mchncz lee, rud1cs ver~ l'<wanr
on observe du couvain en mosa'1que. blanc. Leau des t i~'>ll'> de la larve pour pcnnetl!T l'ccouJemc n t de J'cau
et dans certatnes cellules sont
visibles les larves mom1fiées non
..,·l·v.tporl· c l la momifica tion L0111- de condcn<>at ion ·
adhérentes aux paro1s. mcncc: c e..,tle ..:ou' am pla t re. • nitcz les cmplaeeml·nts trop
hu m ide~ ct tmp peu ensoleilles:
Le parasite Diagnostic et pronostic • rcm pl,tCl.'Z le" vint' rayons par des
gnufrc., . lee; cadn"' trop \'icux som
lomme 1nuc; le" chnmp ig no no;, 1 e d iagno:,tic C<;l l.tcile a hure. a pon e ur.., de ge rmes d e to ut e~ sor-
il '>C dewloppe grâce a une lol lllC l'observ:11 ion des -.ymptô mc'>. tes, no tamme nt d ',\ ~cosplrit cra 11pi1;
\Tgctafi \T d enommee myceliu m. • n~mp l.1cez la reine :
Da n'> le ca~ ti'Ascùspltw·ra upi~. la L'asco!.p lwcro<.c tuc rarement • clc\TZ :-u r de~ <.ouche~ a 1instinct
rc ncnn1rc de'> m ycel mm~ m:ilr cl lee; colonies. mais e lle e ntra'înc un de ne11on1gc eleve cL cxc111ptcs de
femelle aboutit a la fon nation de,., ~po­ alfaib!is,.,c mcnt de-. ruches. qu1 \'O nt lll)'COSe'>.
rc~ . Cc son! el l e~ qui' ont JS!.urct l;l rna nq Ltc 1 d a bei Ile., po ur la m icllee,
con~l· n·ati on ct la di c,~l· m i nati o n du d'ou des pc 11cs de produc uon no n Un nourrissement
champignon dans Ir mtlteu e\tC- nq~ligeab[c.,
tra1tant

Évitc7 to utes les manœuvres ap icolcs susceptibles d'entraîner


le refroidissement du couvain: visites trop longues, essaims
déséquilibrés formés avec trop de couvain par rapport au nombre
d'abeilles ad ultes.
Limitez les nourrissements liquides ai nsi que la distribution
d'antibiotiques au strict nécessaire.

104 1 \Il l R• ' l i t 1 Il 1 lllt l i l 1< 1 • CH t\ P, I l l SOIGNER F I PROTÉG ER ltS AS f llltS

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LA FAUSSE TEIGNE
IJ \ LI deux l,tll'>'>C'i IClgiH ..,, C'>ptTe.., \ 01..,11\C'i dt' (Mpi ll<llh
cap.thlc'> de par:.l'>Jtcr lt s rm he., ou Je., 1,,, on.., 'itockc c;
rnc . . ne '>0111 pac; (,\ll'>( de mortahtt durete lllaJ<; pmlncnt
de l'.tll.ti bli!-><.l'lllt'nt de.., (lllnnil'<. potu ..,,. de' rloppc1

Les dcu' c:.pccc:, :,ont (,allnw fin. et a u x ra)'Oib ..,lOcke..,, ,ur-


mellonne/la. ou grande fnu<>Se tout ..,'ib ont conten u du cou-
leigne. ct ,\cluoca grisclla, ou peti te \'ain {lU ~' i l s co nticnncm d u
fausse teigne. H ies ne ~c clc,·clop- pollen .
pclll pa~ a une altitude ~u pe ri curc
à l OOOm. 1 c papillon att~'>i c<;l nuisi-
ble : en' olant de rud1c en ruche,
LES SYMPTÔMES - - c il ri.,que de p ropager les maladies
Ruche envahie par les fa usses teignes,
La chenille de la petite fausse in k <.:tku<>es. dont on aperçoit les cil rysalides.
te1gne entraîne ce que l'on
denomme le « couva1a tubula1re >> Prévention e t
ou 1( couvam chauve ll _ en creusant
sa galel'le au fond des alvéoles traitement ;,u:>pcnsion d'un baci lle pathogcnc
de couva1n opercule, elle soulève pour tous le., pa pi llons, B(!( illrr.' thu-
les nymphes d'abeilles, L • protection de~ colon i.cs faibles 1i ng,ie11sis, est erficace.
quiepparaissent non operculées. es t a<;s urèc si on ne leur laisse que
le<> cadrco., qu'elles pcmcnl couvrit.
Comme pour tous le., IMplllonc;,
la forme hm aire est une chenille ct, Qu.tn t <lux cadre'> <.,llJckc!>, on les
dans le c.1~ th: la fausse tc1gnc. c est protege par differen t'> moye ns phy À la mo1t d'une colonie, ne laissez pa s
elle qui ca u~c les ravage~. Ell e C:>t ~iqu c.., , clllllliqucs o u biologiques. la ruche en l'état car elle constituerai t
dotée d'un lé roce appétit ct '>C nou r- Parmi le., c;ubs tancc~ ch imiques. un lieu d'accueil pour la fausse teigne.
nt de circ, de t·orons ct de pollen en le.., plu;, uo.,itèes sont le parachchlo- Emportez-la à votre domicile. Fondez
creusant des galerie., dan-. le-.. c.tdn:-;. les rayons et désmfectez les boiseries
rolwn::enc, l'an h) d n dc sul fureu '
au chalumeau. La ruche sera ains1
'>cs solide:> picccs bu ccale~ lm per- obtenu par co mbu:,tion d u ~oufrc
prête à accueillir un nouvel essaim.
mettent 111émc de creuser de'> (,\CH- cl ans le., piles de hau-;..,cs ou clans le
valions ou galnies da n~ le boi'i des local ferme qui les COillient.
cadres ou de~ rut hcs.
La congelation dctrui 1 toutes les
Elle s'attaque .Ill x colon ic<, .tffai- formes des parasites, } compris lee;
blics par d au t re~ cause~. co nt ri- œ uf:>. Un proJuiL bio logique. le
buant grandement à preci pi ter leur 8.40 1 de wa rn. q ui co ntie nt une

Chenille de Jousse teigne.

105

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r 1{ ' r ' 1 1. T 1 R A 1 1 ~ R 1- ' M v 1 ' n ,· 1 ..,

LES VIRUS
A ce jour, une' ingtainc de' Îlll'i '>Ont idcnlllic'> comme de pl>..,..,Jhk-, nHt <, l''i de maladu:.,
ch ez l'ahcîl k. Ces ' im.., sub'> i'>tcnt gcncrakm cnl a l'etat laten t dans Jc., rolonic<;
ct c·c.,t ....omentlcul a'i'>OCiation avec d .tunes factl' lll'i qui detlt-nchc la maladie \irak.

Le virus du couvain '>acci formc ne revêt pas la gravité ni


sacciforme la frcquenœ de!> loque~ ct de~ myco-
'>C'>. Sotl\ em . tl d ispar:ut '>pontane·
Le couvain ~accifo n nc C!>t une ment clumnt la m iellee, ;.,ans aucune
maladie conl agicLtSc cl u couvain. il inten ·cntio n de l'apiculteur.
doit son 11 0 111 a ra~pect paniculicr pri!J
Larves infectées par le SBV à différents
par les larY<:S m once; : stades de maladie
extraites raci lcment des cel-
lules, elles sc présent e nt
sous la lo rme d 'un pc ti 1 ~ac
rempli de liquide. L ana i}SC
cl un echantillon de couvain
au labo ra loire [Xil..ll sc révé-
le r utile pour savoir !>i la
maladie 'iralc n·est pas accompa- Le SBV (Sacbrood l3ee Virus) sc
gnee d'autre'> pathologie., comme la prc.,ente !>OU'> la fonne de corpuscu·
loq ue europ~.:c nnc , so uve nt a!>Sociec. lee; d'envi r,> n 28 m i Il i m1crons. La
maladie appara tt souvenl au prin·
L' origine 1 irak de celle malad ie temps . favorisee p ar de mauvaises
t'st connue depuis 191 7. 1 e couvain condition!> cl imatique!>. Certaines
!>Ouches d',tbcilles seraient plus sen-
~ i blcs que d'mitres à la vi rose. Enfin.
la varroa-;c, par l 'affa i b l i~scmcnt des
colonie., qu'elle entraîne ct !>On acuon
vcctnce de' tru'> par le., piqures des
varroas, contn buc au developpement
de l'infect ion.

En gênerai, c'est seulement une


seul e o u quelques colo n ies dans
u n ruche r qui son t allc intes. le
cou,•:li n apparaît en mosatque a1·ec
mortalite de larves a1·ant ct apres
operculation. Les lar\'eS, pleines de
liq uiclc, dcvicn ncnt jau nes, puis gri·
ses e t e nfi n brunes da ns leur partie
céphaliqu e

Pour le SBV, l'analyse de laboroloire


peut erre u tile.

l 06 1 \1 RL ' <\ 1 ' 1 Il R • ( HAP. Ill S OIG'IER f f PROTEGER llS ABEi ll ES

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Particules virales de DWV (f21• 28nm)

Le virus de la • Dans le couvain , la dispositia


paralysie a iguë en 111ll~;uque, des m o nali t ~s- brvai- -= Gare aux importations
res il tous les stades ct des larves d'abeilles !
L'APV (Acutc l'andy<;is Virus). dn:olorées pouvant être filanlcssonL Le Kashm ir Bee Virus (K BV) ou vi rus du
~a u f dans des con d i t i on~ ex pé ri- '>Yillptomntiques. _= Cachemi re a été isolé pour la première
mentale~. ne cree p<ls d e maladie a lui fois sur Apis cerana au Cachemire et,
'>(;lll. Il a ete decouvert en france bien h1 l'absence de traitement spé-"" depurs peu, sur A. mellifora aux Ëtats-
a~.m t l'ani,·œ de la' arroa~c mais c'est cillquc, il convient de bien corn- Unis et en Europe. Sa propagation est
l'infes tation par le varr·oa qui révèle bali re l'infestation du varroa. vrarsemblablemen t en rela tion avec les
échanges apicoles. Il es t présent dans
so n pouvo ir pat h ogè n e.
les abeill es de façon latente et pro-
Le virus d es ailes
voque des tro ubles chez l'abeille adulte
l:n présence du para!>itc, il s'en déformées seulement s'il est associé à Varroa
prend aussi bien au couvain qu'aux jacobsonr.
abeilles adultes. cc... t par ses piqü- On sait que le DWV (Dcform ed
Il serail , selon certains chercheurs,
rcs que le varroa inocule le \'irus Wing Virus) pcrsi~tc dans les colo-
le virus de l'abeille le plus virulent
dan~ l'hemolymphc de l'abeille eLle nie.:; grace a une infecLion latcntc, sans en laboratoire. Il cause des mortalités
rend dangereux, alors qu'i l nc l'est pas signe:. di niques. On a pu le retrouver importantes sans symptômes
par voie alimentaire. cl an~ de'> varroas . ck•nt 1\tction vee- particuliers.
l riec n'est plus à demon trer.
• Des abeilles tra1nantcs, incapables
de ,·oler, errant lom de lrur ruche 1 c nrus associe au \'arroa La pn.-~cncc d'abeilles aux ailes
a\ant de mounr peu\ cnt f<Hre soup- enu a mt· cleo., mortalite<; d<' cüuvam, dcfornwc.., t'O.,l donc à mettre en rcla-
çonner une ancinle p:u cc virus. cJ'abeiiJc.:S n ai ~santc<; , lllal" ,\LI~~i <fa- t ion ;1\'Cc.: l 'infc~La l ion par le va r roa,
• On peut observer un r ort anor- beille<, adultes. 11 est rr<,ponsable et c'e<.l bien 1:'1 varroase seule ' lu'il
mal des ailes, asym ét r i ques ou d e 111al formations morp hologiques raut t raite r.
ecartees. tH~ I tt• m t• n t visibles ~ ur les abeilles
n ai-,.,ante~. plus particul ierc.:mcnl
AUCUN TRAITEMENT au ni veau des ailes, d'ou le nom du
SPÉCIFIQUE DES VIRUS \it U'>. Cc~ a bei Iles ne ::.ont pas viables
t' t sont rapidement chmincec; de la
Actuellement, JI n'ex1ste pas de
tr<Jitel}1~t-spécifique contre les-
r Ltehe par les abeilles enco re -;aines.
affections virales dos abeilles.
L'actio n du vi rus , une
Pour le couvain sacciforme :
foi~ cleclenc hée pa r la
• en cas d'associat ion à la loque- prc.,cncc de varroas. ~cm
européenne un ttaitomen~ -
anti!JWI:Ique -peut être admmistré ::- hic pou' oir se pou rsui\ re
d'el le-même pendant encore
• dans les cas graves.
un ce rtain temp<; malg re
un transvasement des abeilles _
adultes sor cire gAukée e~ un l'cliu1in<t1 ion des parasite:-. poi r
nourrissement, sont u n tra iteme nt effi c:lCC. l.cs
recomrnaodés. lllOt'lalitc.:.,;, d'abeilles indu il(''> par
Le remplacement de la reine l'artion v.lrroas-\·iru<; peuvent abou-
est une bonne mesure tir .1 l'ecroulement de., rolonic~.
complément111re.

107

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P R 1 \ '< 1 R R \ 1 R
'' ' 1 ' n

Le virus de la paralysie Le pronos lic c-.t ::.ou vent [avorahk La cllLlll'l', comme il tÙ' xi~ tc p .1s
chronique, (g u e rison .,pon t:llHT de b r uch e a u ck traill'ment mcdit'a mcntcux
ou maladie noire cours de l'ete). tll:lÎ'> la maladtc peut la pré\ cntio n t u nsistc a ne pa\
s'aggrave• ju...qtùl la pc ttc d'une par hi verner les Ctlloni es avec des
La malad ie no n e e'>l une ma- Ile des colonies, 11t'tam nH' n t quand pro~i ion!> cons tituccs de mieUat ct
laclie inlcet ie usc, contagil'u~e, a11ci- les C:\USC.., ravoriSHillCS ÎII ICI\ ÎCll llC 111 a rechercher par la ~el ection des sou·
gnant k., a bei lle.., adult e-;, lice à la (age, hcn·d tt e . c,,lonics '> ur miella t. r hcs d'abeill e!> ttc prcstllla nL pa~
rn ultipltra tion du CP\' (Chroni c l'le). Llllddcncc econom iq ue l' ' ' une trop gr.mdc Sl'll'>tbilitl' .1 ce m.tl.
Paraly!:i i::. Virus) cla ns le t iss u nr r- impo rtante dan<. 1<:-, ruchers OLt la
vc ux ct l'i me5tin. mJladic '>t dc,·cloppc çhaquc antH.T.

Cell e malacl tc cos mopolite c'>l


<:onnue dcptll!> lo ngtemps !>OU<;
d ivers no me,, do nt cert ains
de::.tg nen t des faCLcurs favo r i san t<; :
mal d e ma t (sai'>on) , mal des forets
(al imentation d e miellat).

Le diag no~ t k ::.e fon de s ur les


.. ymp tômcs décrit'>, le<> de ux princi-
paux etant le tremblement des
abe illes malades ct leur rCJl' l
dcmnt la ruche. Il peut être utile d'en
referer olll laboral(ltre. ou une r<'c hcr- Abeille saine. Abeille atteinte
che spcr i fiq uc de ccli c vi ro..,c c::.t de la maladie noire.
maintenant ré:l li ~ah l e.

108 f 1 lt l \ 11 1 ' ( • CHAr. Ill SOI ( oN ER ET PROTEGE R LES A6 f ll LES

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LA RÉGLEMENTATION SUR
LES MALADIES CONTAGIEUSES
Letat sanitaire des ruchers depend aussi, en n· qui concerne les maladies cont~gieuscs,
du eomportemcnl de chaque apiculteur Si l'un d'etn. neglige sc'> ruches ou les abandonne ,
il risque fort de les transformer en resenoit de germe.., mfecticux pour le'> rucher<; "oi'>lll'>.
C'est pourquoi un certain nombre de rcglcmcnt., ollicids sont applicables à l'apiculture.

La législation sanitaire le rucher-hôpital


Le princ ip;;tl tex te de référe nce Le besoin de créer un rucher-hôpital n'existe que povr les exploitations
est l'arrêté du 11 aoür 1980 p ris d'une certaine importan ce. Les ruches qui y son t accueillies présentent
conjoinlcmc nt par l es m i nis! ères de des problèmes divers : elles sont faibles, orphelines de reines ou malades.
et el u Budger. D'autres
l'Agricul tu re
!.:emplacemen t choisi sera de préférence peu éloigné du domicile de
arrêtés ct décret:. le com p lèt en t. l'apicultevr, vu la fréquence des soins à accorder à ces colonies.
Ces différents règlements précisent En effet, il ne serait pas rentable économi quement de les effectuer
un certa in nombre de points : au sein des divers ruchers de production, surtou t s'ils son t éloignés.

• à des fins cle con trô le sanitaire. Dans le rucher·hôpi tal, toutes les mesures propres à stopper
les ruchers doivent être recensés. les risques de contagion sont prises. Certaines des colonies soignées
pourron t retovrner dans leur ru cher d'origine.
Aussi, le possesseur de rue hcs doit
obligatoiremen t déclarer les empla-
cements de ses r uc her:. à la
cas de besoin. fa ire app el à leurs
Direction des se rvices vétérinaires
co mpétences. lis agis:.ent :.ou::.
(DSV) du département de son domi-
l'autorité d u d irec teur des services
cile, chaque an née au mo is de
véterinairts.
décembre :
cs ''ge n ts so n t hab i li tés
• chaque exploita tion api cole se voit
a etablir des cc n illcats pe rmc L-
attribuer un numéro d 'immatricu- IanL à l'apicult e u r dési reux d e
lation permanent. qui doi t être affi -
d éplacer !:>cs ruc hes d'ob tenir
ché sur un pan neau dans chaqùe l a carte d'apicu lte ur paÔ> Loral.
rucher ou re produit sur toutes les
lls effectuent égal ement d es
ruches; p rélèvements de couvain ou
• un réseau de surveillance sanitaire d 'abei lles m alades à des fins
apicale est m i s en place dans d 'anal yses clans des laboratoires
chaque département. Il est consti- vétér inaires départemen taux
tué de spécialistes sanitaires a pico- agrees;
les. Chacun a la charge d'u n secteur
géographique.

Ces spécialistes sont fonnés pour Avant d'être intégré au


rucher de production, cet
bien connaître les pat hologics a pia i- essaim nat urel en ruché est
res, et chaque apiculteu r peut, en traité contre la varroase.

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" Il 1 ' 1 Il n ~~ \ 1 \ Il 1 1 "

• dan!> c haque d epartement de'> • les co n dition~ d'i nsta llat ion
g roupem e n t!> (G roupe mtr tt de de~ ruchers '>O nt prc\' ues par le Code
d cfcn.,c san itai re apico le) 0 11 r u ra l dan... les articles 206 c t Les maladies réputées
assoc iations (Association sanita11c ~ ui v<~nts : c'est par des a1rctés légalement contagieuses
apicolc dép art e me n ta le) de d éfense prel ec tora ux q ue les co ndi u o ns
Maladies du couvain
sanit,ti re a picole pCU\'Cil t être agree., d' i rn p la n ta li on so nt !lx ces: d i-; ta n-
par le préfet. Lis a ppo rtent le ur ce~ de la vo1c publrq ue, d cc; pro- - Loque américaine
- Loque européenne
co nco u rs à la Directio n des serviccc; pril:tc!> vo isines ct de-; etablis.scrt tcnts
- Varroase
veterinaires po ur luucr contre le!> co llect ifs.
ma ladie!> apiaircs ; Maladies des abeilles adultes
Pou r de'> re nseign emen t" p lus
- Acariose des t rachées
• les d éplace m e nts d e ru ch es, prctb le lecteur peu t s'ad rcs!>er à - Nosémose
no tamme nt à l'extérie u r du depar- la Direction des sen ire., vètèrina rres - Varroase
te ment, so nt r cglcme nt é!> . de '>011 d é partement .
L'a p icu ltcu r doit ê tre c 11 possc<;'iion
d'une carte pasto rale. ,mestec ou
contractuelle, acco rdee par la
Directio n de~ ~erv iccs vétéri naires
aprh ' rsite d u ruche r. Cette mesure
a evidemme n t po ur b ut d·évi tc r la
p ropagmion de certa ines malad ies
contagieuses ;

• e n ca!> de decouverte d'un foye r cie


maladi e réputec contagieuse, un rer-
tain nombre de mesure'> '>Ont adop-
tée:-.. Un a rrê te préfec toral porta nt
d écla rat ion d ' infecti o n peu t ê tre
p ris. Cet arrête defi ni t pou r chaque
foyer u ne zo ne d e séqu c trat ion, le
foyer, ct un e zo ne d 'obse rva ti o n
d 'un rayo n d e 5 km; il interdit ega-
leme nt à tou~ k:, api cu l teur~ con <:er-
nes par ces zones le deplaceme n t
des ruches. La levée de cet a rre te
ne peut être dfect uéc q u·a près reali-
sation des pre~cr ip t i ons san itai res
et medtcales reglementaires a l'inte-
rieur des zo n e~ et, s urto ut, a p rcs
disparition de la malad tc ct exécut ion
des mesu res d e désinfection ;

• les importations d'abci Iles o u de


prod u its de la ruche sont égalemen t
réglemente~ ;

11 0 1 RA Il l R I ' i Il 1 Ill 1 11'11 ' I l l Ill • (HAP . I ll SOI GNER tr PROT ÉC. f R 1. ($ t\6 E ILltS

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1 l' !{ i) \ 1 1) 1 \ Il J 1 l

LES PETITS PRÉDATEURS


L'abeille, comme toul être vi\ant, a nombre d'ennemis: des predateurs qui la cha'>scnt,
mais aussi des animaux vivant en parasites au detriment de la colonie en consommant miel
ou pollen. ou encore simplement des perturbateurs de la vic de la ruche .

Les oiseaux re ncontre surtou t clans le midi de elu mo indre effo rt , il les auaque en
la France. Il chasse les abeilles o u général au niveau des e ncoches d e
De nombreux oiseaux peuvem se au tres insec tes en vol, el il arrive p ré hens ion, là où le bois est le
comporter en prédateurs vis-à-vis de q u'un g roupe de guê p iers vie nne moi ns é pais, qu itte ensuite à élar-
l'abeille. Us appartiennent presque ch ercher sa provende au -dessus gir s u ffisamment l'orifice pour
to us à des espèces protégées. d' un ruche r, fa isant dis paraître accéder aux abeilles, sa nourriture.
Hormis que lques ra res cas, les ains i un grand nombre de bmi- O n pe ut essaye r de l'éloigner en
dégâts ca usés aux colonies par les neuscs . suspendant des sacs en plastique aux
oiseaux sont faibles. Le plus redou- cou le urs vives clans les ruc h ers
table de tous serait le guêpier, paré • Les hirondelles peuvent aussi cap- où il sévi t.
de couleurs c ha toyantes. Il vit nu·er quelques abei lles s i l'occasion
en colo nies cL o n le sc présen tc. • La bond rée apivo rc est un beau
rapace, mais malgré son nom elle
• Les m ésanges dé tr uise nt des ne consomme que peu d'abeilles, car
abeilles . mais c'est s urtout penda nt elle se no urrit des larves de guêpes
l'hiver qu'elles nuisent a ux colonies. c t de bourdons, qu'elle dé truit da ns
La més a nge cha r bon - les n ids. À la limite, elle ne dédai-
nière, notam ment, fail gnera pas les larves d' un essai m
Le temps du so rt ir les a be illes don t d'abei lles ins ta ll é à l'ai r li bre.
guêpier e ll e va sc no urrir en
frappant avec son bec les Les reptiles
Le guêpier est un oiseau
parois de la r uche, trou-
migrateur, qui arrive en
France au mois de mai
blant ai ns i le re pos de la • Les lézards gris ou verts sont de
pour ne repartir en grappe. Cette pert urba- grands croqueurs d'abeilles et on en
Afrique qu'en septembre. tio n est pl us préjudicia- rencontre fréq ue mment aux abords
il vient chez nous pour se ble à la r uchée que la des ruches. Il n'es t pas rare, e n
reproduire. Il installe son nid perte d' un pe tit no mbre s oulevant le toit d'une colonie, de
au fond de << terriers » creusés d'a beilles. vo ir sa uter un lézard gris qui avait
dans des talus ou pentes t ro uvé là un gîle à sa convenance,
sablonneuses. la nichée est de • Le pive rt, a rmé de so n e ntre couvre-cad res e t toit. Dans ce
cinq à sept petits, qui seron t puissant bec, est capable cas , pe1s de fourmis !
capables de prendre leur envol un pendant l'hi ver de« faire
mois après leur naissance.
ses courses » dans les • Les couleuvres peuvent a uss i, à
ruc hes. Pou r ce fai re, il l'occasion, ve nir déguster quelques
troue les parois des ruch es; partisan abeilles.

111

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J' 1( 1 ' \ 1 1 1) •1 • \ 1 1 1 l 1
1 " "' " f \1

Les insectes munies de grilles lem pcrmc uan t m c hcc; c t pe rt urbe nt le<. colonies.
de ~·accroc hl· r -.oltdement au' buti- au' que lle:, elles e5'>U) l'11l de \'Olcr
• I.e dairon des abeilles est un peut ne uses quelle/\ a tt e ndent '>lll les du miel C cnaincc; C'>pcce:, s'aua-
coleo ptere très \'elu . bleu-noir ct fle urs. Le~ triongulins rentrent ain'>i qucnt au bois de~ ruclw-., qu'elles
rouge qui sc tient a l'alfu t su r de~ dans les ruc he'>, o u ils vont ~c nour- ré du i~('ll l e n po u s~ i crc.
neur-. d\1 mbelli feres ou il cap ture rir d œ u fs . de cou va in . de miel c t de
le!> bu un cu~cs do nt tl ~t: no urri!. La pollen . • ( hez les lépidopll'rcs musibles
femt·llr p0nd genérakmrnt c;es œulc; aux abetlk'>. outre le~ fau;,...c., teignes.
da n~ le~ nids cl'abed le::. ::.olita tre!> • ,\ut res coleoptere-; à s ig mder: ks un magntfiquc et gro~ papillon noe·
mais pe ut également le:, de po<;er cetoin es. do nt d ifferente-. e:-. pcn:::. turne e::. L t res rriand de m iel
dans de~ ruches rai bk:-, O U négligée:, :-.' il tte rcssc nt au m icl de la ruclw. l x.., le s phi nx tê te-de-m o rt . JI pénètre
d'abeille'> domcc;t iquc-.. Les la rve'> ,1bc11les ~·en dcrcncle nt mal , car. dan ... le-; ru c h e~. ou i l e:,t capable,
engendree!:> :,'auaqm·nt au coll\·ain en h•cn protégec-; par leur épai<;..,r nu- quand le., a hei lles n'anh cnt pas à le
devorant lar\es et ll}mphc'>. ras'it: de c hit ine, le:, çctoi nc-. ~ont neutrah ... cr. d'ingurg iter de grosses
plu.., pub~a nte~ ct ob!:>tinécs. t:lle., quantlll''> de miel. Mai'>, en général.
fi nissen t par lranchir les red ucteurs il est pl us nu i::.ible pa r la perturba·
Apis cerana et les d'e ntrée en le-. <>o u levau t s'il., '>ont lion qu'il cause en exc itant les
r • ~.- . -(1 r - ,Q:"~ 1 -,impleme nt li,eo:; par de::. l)ito n'>. abeilll--,.
D<~n'> certa•nc ... rcgioib. o n en
Apis cerana possède un comportement trouve parfoh un nombre i mpre'>- • Deux in.,cnc::. som a ~ignalcr panm
de défense contre les attaques de
-;ionnam a l' 111 1crkur d es ruche'>. Le~ le.;; diplne:, : le pou des abeilles (ou
frelon s do nt Apis mellifera
ne dispose pas. cctoi nes 5C nourl'isse nt du 1nid des bran!<') c L une mouche: Sw otainia
rayo ns, dan.., k'>qurls elle., crcu - /IÎCiüJ1Î\.
Les abeilles d'Asie se mettent en -.eiH de veritable" tran chee ... t,tilkes
grappes serrées autour des
,\ la la rgelll de Ir u r corpb. Quelque-; - Le braulc mesure l .2 a 1.5 mm.
attaquan ts, ce qui fa it monter
la température du frelon à 45 •c ra re.;; fois, [(-.., ,\h e illes gagne nt la n'a pa.., d'ailes et \ i t da n'> la ntche
et le tue. Apis cerana ne h;llai ll c .lc~ la i::.snn t propoli ....:e-. ~u r accroche aux abeille<> o u a la reine.
mourrait qu'à partir de 48 •c ! le<> platea ux. il sc no un it de miel. JI t'S I considéré
cnmme inoffensif :,au f quand il
Dans les zones où les frelons
sont fréquents, on peut garantir • Parmi le<; h} nH'noptere<;. gucpe'> pulluk et '>e tro u,·e en gm nd nom·
Apis mellifera des attaques en inclinant Cl fre lonS ;.e C0111pOrlellt e n VC II W- bre !:>lll la rt·mc, qu'il fin il par gêner
devant la ruche une grille à rei ne. IJies prédat eur~. Dans certa1n., pays . co n ~id c ra bl e men t. I .e~ t raitements
Au Liban, les apiculteurs doivent l'Omme au Japon. les frelo n~ pcuwnl de la va rroasc l'tH i l fait quasiment
disposer des pièges à bourdons rau<;cr la perte d e col on i e~ d'a- clisparm 1n: Cl il ec;t dC\ cnu rare d'en
au milieu de leurs ruchers. bei lles curopt·.:nnc::. en moin'> de ob,cn·c•
deux heure<;
- Snwi((Îiricr. e lle. !>'attaque au\
• Les m éloés adulH''i ne sont pa<> • Le phila nte np ivo rc, ù l'all ure de b ut i n<·u -.e~ r t aux fa ux bourdons.
nui-.ibli:" pour [e., abeille'>. mai... re guépe. ::.'aua4 uc cxclu:,i\ c nl l' nt a à l'cJo.lcrie ur de la ruche. en sc pos·
n'est pa ... k cas de leur., laryc:,, appe- l'nhcill e. qu'il c-a pture pour n ourrir tant '>UI le to it de celle-cL La femelle
lt'l''> trio np.ulin<.. 1 a ft-melle peut .,,1 progeniture. logee dan::. de-. gale- drpo,c '>lll' l'abeille une minu~cul~
pondre j u~qu 'a q uaiiT mille u: ub n e<; c-reu;,ccs en o;ol sablonneu ' · larve qui la tuera apre'> qu'elle se sera
da n-., la terre, le::.qu r lo; von t donne r eleve 1<' ppcc.
nai-..,,tnce a des b rvc<o tres ag iles <1 • Les fourmi s c ta hlisscnt ~ouvcn t
gro-.~c tete et dont Il''> <.i' pau es ~ont leur campeml' llt -,ous le toit de-.

112 1 1{ 1 Il \ )1 tc 1 l ~ • C H>\ l ' . I ll SO IG'lER El l'ROH GER LES A~(ILJ f ~

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l ..,
j- " " 1 \1 l ' J' 1; 1 !) \ 1 1 n 1 L \ Il 1 l 1 1 1

LES MAMMIFÈRES
C crt.un" m.tmmikrcs sont de'> cnncnll.., on·.t.,ionnclo., dt.• l'abeille,
..,oit par]('.., perturbations qu'il'> caUM'Ill dan., \c., colo111cs JWndant l'hi\ cr,
'>oit p.1r l.t um'>o!llm,ttion de., aht.'ilko., ou dt.'> prm i~ions de., ruchees.

L'ours Pour acceder ;t son nu~I S favo ri, il csl


capable de de,•aster m ch es ct
1 oin de l'image ,·éhi cukc par rucher!>, prou'gc par o;on epaisse
l'animal en peluche, l'ours cM un fourmrc. Dans les pa}" ou il C'>l pre-
carnassier ct un predateur redOLttablc. sen t, notamment au Canada, les api- « Apiculteur professionnel dans les
Cours brun d'Europe csl omniYore ct culteurs ~c prmcgent de ses ra,•agc'> Pyrénées centrales, quelle ne fut pas
ma surprise à l'automne 2000!
il n'a pas usurpé sa réputation pa r des clô tu res electriq ue::..
J'avais transhumé une quarantaine
de mangeur de miel. de colonies en moyenne montagne,
Les souris à 1 200 mètres d'altitude. Lors d'une
visite, je trouve le rucher chamboulé,
Les S \Jlll'i!>, a in~ i que d'a utre~ sens dessus dessous, et 14 ruches
broyées.
pel IlS rongeur<;, peuvt nr. JX'ndanl Mon visiteur avait laissé des traces
l'hiver, penetrer dan~ les tuchc::.. de pattes griffues, des touffes de poil
Elles y 1rouvcn1 le gHc ct le couven. et des excréments contenant des
débris de cadres et du fil de cadres:
Les so uris detruisen t les rayo ns aucun doute, un ours était passé
par là. Après ma déclaration à la
en les rongeant. Lllcs sc nourrissent
préfecture de Perpignan,j'ai été
de la c irc, du pollen ct du mi el dédommagé par la Fédération des
ct amcnagcnl un md dotllllet a chasseurs! Avec un conseil: mettre
l'intérieur de la ruche: une sorte une clôture électrique, dont le coiit
de cavite qui occupe la largeur de s'élèverait à plus de 2 286,73 € . ,.
plustcu rs ra yons, ct don t les Yves Russilly
paro is sont tapis!>l'C!> de (Pyrénées-Orientales)
felllllcs mories, de mouSSt.'S ou
d' h erbe~ sèches. Cc o., div er!>
materia ux tres abso rbant'>
<>'i mprègnent de ~ déjec- ou mo ins rcs~c rréc selon la tempe·
tions des rongeurs e l , a rature. pour Tl.'<;l<;ter aux frotduresdl'
l'ouv.:nurc d'une ruc he l'hiver. Le u r vigilance vis-à-vis de)
« squattee » par le.., ~ou ris, agresseurs est relâchcc.
une ,)d eur pestilentielle
d'urine sc degage. Les souris presente., dans la rucht
p ertu rben t cette gn1ppc ct excitent
Le<; abc• Iles, confinee'> ks abeilles, ce qui augmente la
dans leur ruche, pa:,~cnt la co nsommatton des provisions. la
mauv,lisc o;aison sou'> présen ce de ces indésirables peut
forme d'une grappe plu~ pro,,oqucr la perte de la colonie

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La martr e annee» de puissamcs g rifk o., l'ai-
de nt à creuser so n terrier ct à
La martre est un pel il carnivore de cherc her S<l nourriture.
la fam ille des mustélidés. comme la
foui ne, sa cousine, ct le blairea u. Lorsque sc~ nou rrit ures ha bi-
Elle vil de préférence dans les forê1s, tue ll es sc fo nt rares . i 1 es t prêt à
oü elle trouve sa subsistance ct so n éc ha rper le btliS de~ ruche:, pour
logement : u n arbre creux lu i surri t. conso m mer abeilles c l miel.

Cet animal d'une agilité remar-


quable a un corps très allongé (envi-
ron 50 cm) pour un poids de 1,5 kg, La mart re 11'est plus classée
ct une longue queue de 25 cm. parmi les « nuisibles >>.

Son petit tou r cie taille lui pennet


de pénétrer clans des cavi tés par des
orifices d un d iamèi re d e 4 cm.
Aimi, profilant d'une zone de fai blesse
dans le bois d'une ruche ou de so n
plateau.. à l'a ide de quelques coups
de griffes elle aménage un passage
et s'introduit jusqu'aux provisions .

Le blaireau

Bien que cla'>Sé da ns la catégo rie


des carnassiers, il mange tou tes sor-
tes de petits anima ux (vipères,
insectes, grenouilles, lapereaux .. .) ,
des fruits et même du miel.

Son épaisse fourrure poivre ct se l


le protège efficace111cnt des piq ü rcs
d'abei lles ou de guêprs, dont il
déterre les nids. Ses pattes de devant,

Des grilles d'entrée


Pour empêcher que des hôtes
indésirables pénètrent dans les colonies
pendant l'hiver, on peut poser des
réducteurs d'entrée métalliques
au seuil des tUches.
Seule condition : qu' ils soien t
solidement fixés ...

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l l ., " ' 1 \1 t " Pt{liJ\fftR~ D • 1 \ 1- 1 t 1 l

L'HOMME, FACTEUR DE RISQUE


Pt·ndanl de'> mdlcn.lliT'>, 1 hm 1me na l'le q11un ch,t'>.,t'llt <.:ucdkur de miel.
Pttl'> il.t compri., qu'il ,n.til int<'H't a 111-.talkt k-. l'-...,aim-. \ag.dwnd-. a JHO,tmitt'
de -.on habit.tl. l\Jai-. l'c\olutü•n <k 1\tptculturc jn.,qu'a .tnjomd hm,, lait
de l'homme un facteur dt·tcJ n11n.ml dan-. l,t ... un ic de l'.tbcilk

L'étouffage,
f::?6YJK.k1' 6 IUU(, 7Jt bO une pratique cruelle
_: {i . . 50' , ~~r:~~~~ sw ~ ?Jl!:~m~ 50'' - r::~À;!fi Jusqu'au XIX' siècle, en Europe et

·~~-· 1ff. ~~ "'~


particulièrement en France,
pour récupérer dans les pan1ers,

'~'ttr- ~
ou bournacs, le miel stocké par les
1·;o. V 1"ftm4v.y c~;{nuntjlu,un
-
.~/V"'f!'r•w
abe1lles pendant la belle saison,
on étouffait les colomes par la
501\. i@~ 50" i ;;:tl".!-~
combustion de mèches soufrées.
Cela se prat1quait à une saison où
la reine avait cessé sa ponte, vers
la Saint-Martin, au mo1s de novembre.
Seules les colonies les plus lourdes,
contenant le plus de m1el, étaient
étouffées, les autres serva ient de
pép111ières d'essaims l'année su1vante
En revanche, les ru ches-troncs,
ou bruscs, pouvaient être « taillées"·
c'est-à-dire récoltées par le dessus.
!.:étouffage. qu i présentait des
Ce volet de timbres ukrainien représente des « arbres à abeilles». Il est inspiré d 'une
illustration dej.C. Krünitz (1774). Un apiculteur, suspendu à u ne branche, enfu m e avec avantages sur le plan sanita1re,
sa pipe les abeilles, qui so rtent d es ruch es cre usées ou accolées aux Iro n es. a fin i par être interdit en 1942.

L'apiculture de forêt k-. abcillco; ct on accrochait celle rn Fr,mcc, on connaît de:. sites
ruche-tronc dnns un Hu t rt <tr bre . nat ure ls ou les C'isa im ~ ai ment a
<,urveillec par de-. gardiens nom- De~ piège-, etaient ftxc<o <tmi-hautcur c;'in-.tallcr. par C\ Cmpl c dans de<
mG pnr 1',\ clministrm ion. l'apiculrurc tk•s arbrl'<; pour empêcher te~ ou r::. de falal:.l'"> pre..,cntant des a nfractuo:>~
de fo rêt s'c<;J pratiquee pendant de~ le-. cscaladcr. tés. ,\u tn: f,) ic;, les homme<, lcsaml-
::, i cclc~ clan-. les t e rrito ire~ situe~ nagc:ncnt, par exemple en plantant
em re la mer Baltiqu r et le-. !>tcppl'"> la cueillette du miel dcc; h:1t0 ns dan<; la la la ise pour fad·
de Ru~sic. lner r c...caladc.
Cene pr;.~t iq ue ne m enaçai t pas la
En Pologne Ukrai ne Cl Russie. c;urvie de l'espccc. ca r les colonie<> De no~ jours, cntaim peuples
lorsqu'un « arbre a abeille'>>>mou- inacCCS-">lblcs ou no n reperces ct:.uent pra11quen 1 encorr l,t chass.:
rait. o n coupai t la ~cct ion contcn.1n1 nombrcu..,cs. cut' i !lette du mid .

116 1 R 1 \ D Il< 1 W • (liAr. Ill S O IG'I tR El r ROTt GLR L tS A IH I LLES

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les bouleversements Jude de f.1etcur., ncfa..,tc::. : ch,tquc
de l'industrialisation loi<;, ccht lui a dc ma ndç beaucoup de
tcmp'i On pt·ut donc ôCt•mpter que
Le 11 11 cau de com pctcnct·~ requ1.., la rcncont re aheille-varroa ~c ;:;nldc par
de nos jours pour être un « hon api une 'iilu<Hion d'équilibre hillc-para-
cu heur>> est la cons(qucJH'C de nom- ~llc sur le long terme. Pour le court.
bleu cs tvol ul i1mS. La mod ification cl le moye n te rme. sans l'intcnen-
dt'> pra1iques ag n n1lcs a change tio n de l'homme, 1\tbcilk est gra-
l'em·ircHl iiCrnc nl de l'abeille : la ''e mcnt menacée.
modcrm'>alion du malhimsme agn-
cole a favo ri'>(' l'cx lcnsion de la Pa ral lèlcmcn l <1 celle lu1 t<: . la
monocuhure t'l , "''CC la di..,pariuon rl.'c herchc par la ~electi on d' une
du cheval de tr:lll, on t dis paru cga- abeille produi ~a n t de grandes quan-
lcmem du pa)~1ge de grande.., '>udacc.., lliCS de miel peut abou1ir a une abcHic
de prairies mllurc llc~ ct anilicicllc..,. tro p dc pcndanlc de l'ho mn1c. Ct' qui
Or ce~ herbages nécessaires a la me11rai1 en ciaL d'i nférionlé da ns
l'alimc ntalion des chevaux cons ti- l:1 luu e po ur la vic. l..n 5urvcnuc de
tuaient une source de nectar apprc- ma lache.., no tl\ elle'> rend manifcc;lc
m blc pour l'abei lle Cl conu ibuaicn t !'( tai de dependance des alw i lle~ .
au bo11 équilibre de .. co lon il''>.
-\u1 re poi 111 <.om bre ou l'ho mme
l'abeille en état clc\'ie nl u n grand dc!.l ruct cur
de dépendance d'abeille::.: l' util isalio n Cl l'épa n-
dage dans la nalu rc d'enormes
11 ~ a lieu (k '>uppo'>cr que, san., quantites d<· pesticides. ( l'rtain-, '>e
l'homme, la rcneonlr(' de l ';~hci l k t' l rcvè iCill tn:.., toxiques pou r t'Cl Épandage de p est icide.
du varroa ne sc serail pas produite tn..,euc c t de'> millkrs dl' ruchee;
Depm~ le debul ck ~o n C>-.l~tcnct· , ..,ont chaque :m n(·c mise., en peril
l'abeille a dü s'adapte• a une multi- ou dcci mee-..

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L l> <U'<IRI 1 1 '> Il 1 ' {) t 1 '- l l 1 \~ \ 1 Q 1 r s

LES CONDITIONS CLIMATIQUES DANGEREUSES


L'abeille""" mcllif«w c-.t repandue qu.to.,imcnt dan.., le monde rn11er. ';on ain· de
rcpmtition naturelle <etend de 1 \l"riqttl juo.,qu',m'\: pa)s nmdiqut.·~: c·c..,l dire <]uelleo., ont
clé ct sont '><''> capadtés d'adaptai ion ! ~lai" qu.mcl )(-..,co nd it ion.., climatique'> <,ont
n:t n·mcs. 1.theil le peul d i-.panutrc, cc q.ti s \·o.,t produit pendant le.., penodco., ck glacial wn.

Mesdemoiselles l'tflétéo
Quand le tem ps «menace» et que
l'orage arrive, on observe aux trous
de vol des ruches l'entrée précipitée
de gros bataillons de butineuses,
tandis que rares sont celles
qUI sortent.
L'instinct des abei lles n'est jamais
pris en défaut et l'apiculteu r qui
constate ce phénomène lo rs d'un
travail au rucher doit se dépêcher
s'il veut fl n~r son in terventi on
avant la pluie.

l .a colonie d'abei lle" e-.1 homc:o-


lhermc-, d ie cs1 donc capab k de
reguler"" temperature a un cen,un
n in~au . Parmi le-; 1cchniquc~ utili~éc~.
!('., dilat<ll io n~ ou t·ontraction~ de l,t L'inondation ahellles )' 0 111 acce..,, l'hiver ne com
gra ppe d'abci \lcc, <,ont bi r n connU{''> lll uc p:l'> u n l t..,que majeur
cko.; apk u lteurs. tvl aic, da ns de., l c" in ondat io n~ en t r: tlttcn l Ir P ,Htnan t , o n vo it des co lon ie~
condition~ clim,niquc'> 1.''\trêmc;.,, pitt., <;om·ent la pc• tc de<, colonie., perir d e froid , !>UrLOul quand
le~ mècani11n1CS de n:gulat 1on JJC U\'ent p:u noyade. Quand tl y a du cour:1111, eclu i-ci arri' ede façon '>Oudainc.
el re pri.., l'Il cléfaul. le<.. ruch{'" .:;on t c mpo rt t'cs o n alo r'> q u'e ll e~ o n1 encore des pro·
l'l'l rouvc q uelque fm!> de.., clement'> de ' i;.,wns. l 'apicultnn pn·, ovanl
Une pluie diluvienne ntc hes <;Hr les r ives de'> ri vièrt'"• aura do nne a ~c" colonies de~ pams
apre-; dec l lH' . Il c<..t do nc p lus pru de ca ndi . leq uel t'vite a u;~. abeilles
La pluie. en empcchan1 Ir!. sortie-, dt'Ill d'é,·itcr d'ill'>laller de-. colonie<, la ru p1u 1e de contact ,t\CC Je,
de butineuses . est s urtout gênante e n zone rep utéc ino ndable . rc ... crvcs en 1nicl.
pour les alxillcs quand elle dure. pnr
ltCLdiè rcmcnt en pe ri0dc d'cie' <Ige Le froid [)'autre'> colonie'> peu,·cnt se
du couvain. risquan t rapidemen t de lai<.,<.cr <; urprendre loin de leur~
pri,er k;., l"Oion tt'" d'apport<. en pol- Dan::. no~ conucc:.. lo in de., prO\ l'iioth 'li elles n'on! pas le
len ct en necta r. rapic ult cur dol! g1ands fm id., elu ( anacl,t o u de 1.1 l<'lllps de le'> rc JOilldrc. l't rien a
donc \Tiller à l'apprmisiOl111CillCnl par '>1beric, 'i le::. ruc hee<> -;ont hien colho mmer pour produire la cha·
d'e' en tueb no un i;.,scmcn t<.. pournte.., e n prO\ 1'>10n<. c t que le., leur 'iah a t rice. cl k., meu rent

118 l \Ill Rl<llt\ll '\P<ll ki • (tJAr.III$ 0JGNtRUrROTtGtRHSA6[JllfS

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L'hum idité enncigt·. Si le tcmp., demeu re lrnid d'cau. Quand le!> al)(·ll les uc peu
mab en..,okillè, la gt.tntle lununoslll' \'Cllt p .h agir ~lll cel e\.CèS de ICill-
Chumidite. qu1 regne sou\'~ n t qui <;'en<;ull lait ..,or11 r des :~lx-11le<; pcrat\\re elles prdrrent deserter leur
dans le:. cmplacc niC ill!> tro p ob!>- de la 1uc::hc, ma i~ elle;, :-.ont vite !>lOp- ruche. ( 'e..<;t asst:z frequemment le cas
curs. peu ensolei lle'>, est n é ras te p éC!> dan" leur envol par le lmid . de.., pl'tites colon ir:s comme k s
aux abei lles. Elle laHlri'ie le eleve On Le.., re trou,·e gbant dans la neige. nudci de fecondall011. JI faul OU\l'i r
loppemcnt de malnthec;. dn·a nt 1:1 ruche. largement les trous de vol pour
faci 1iter l'action des ,•cntileusc<;.
A l'l11stalla t io n, tc rta ins em pin- I c-. ge~ tes utiles ..,Oill de dégager
cernent!> ~ont correcL'> en l umino~i tt', les t rou~ de vol .,i la neige :,'c.,t Le vent, la tempête
mats a,·ec le tempe, la vegetauon Lransfor mec en glace ct. C\-cntuelle-
pous~c. SI rapicultcur n'y prend mcnt, pour que k.., abeilles ~0 1 ent Quand le vent c;ourne, les to i t~
garde et n'effectue pas les travaux moino; enclines à son ir, <l'obscurcir les s'envolent. Les apiculteurs le <;avent,
d'entretien, le rucher ::.c trouve' ile trOu!> de ,•ol en d i'> IXhant elevant eux c·e~l pourquoi on ' oit des caillou:-. !>Ur
a l'ombre. Par ailleurc;, il est bon une planchette inclinee. les 1uc he!>.
d LSoler les ruche!> dt· l'humidite <111
sol par des support"· Pa1 ;1illcurs, le confine ment pm- Fn ca:. de te m pete, les chutes
long<: de ... abeilles impose par la neige d'arbres risque nt d 'endommager
La neige fa\·orbl· <,OU\'elll le dcvcloppcmeut de ou de det ruire le~ ruches.
la n o~emose .
[n gcncrnl, la neige ne constitue pll'> ~LES RUëàES DU KOWEÏT
un gros risque pou r les co l o n i ;:~. De grosses chale urs Dans les pays arabes. le miel est
même quand elle s'acwmule devant particulièrement prisé. Les
le trou de' ol. car elle reste permea- Par gJO:>SC chaleur, les ahcillec; Kowc bens ont dû fare preuve
d'imagination pour pcuvotr installer
ble a )',m c;i elle Il C'>l pas tassee Oll sorten t de bruche ct s'accum ulent
des colonies d'abeilles avec de
tra~[o rmee par de!:> alternances gel- au tour du trou de vol : elles font la bonnes chances de viabilité. Pour
dégel. E'n re\'anchc, quelquefoi-., la barbe. Le<> ''cntilcu'ic~ <>r meLtcnl en contrecarre!' les effets de la chaleur
ne1gc fond tot<Üemenl ;,ur la plan- acuon ct tentent de ralraichi r r.un- tomde, 1ls creusent des tranchées
che d envol alors que le sol re~.tl' biance de la ruche par evaporation profond~ de plusteurs mètres.
- = tres ctrortes, au fond desquelles
,.,-=:;:Kr1cn1es ~''"'"'~'--"-" vent _ les ruches sont prolégées du soleil.

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l' 0 1 1 i\ 1 ... \ 1 1 li '\

L E RÔLE DE L' ABEILLE DANS LA BIODIVERSITÉ


\bcilft-.., t' t fleur~ sont indi-...,o~.:Tahlc'>. lcnr.., rd,ttion.., mutm·lkmcnt hcndiqm·-.
sont largl.'mcnt respon.,abk-, dl.' la biodi\n..,ih· \Cgctak que l'on umnall aujourd'hui:
les ahcilk.., contribuent a la reproduction '>t'">lll'l', donc a la '-Ltn ic ct à l'évolution ,
de plu'> dl· HO '}ode<> r<.,pt·ccs de plante<> a Ile til'>.

La decouverte du rôle dt!. Chez les plamcs il fleurs,


abei l l e~.
et plue; genéralemcnt dcc; le vent ne con<,lituc 1',1gcnt
insect e~. dan-. la pollinisatio n dr!> pollinisaLcur p rinci pal
plantes à fl eurs (angiosperme'>) l'"l que chez 10 % tk '> espè-
relativemen t recente C'est j oseph ces. qui sotll. qualifiees
Kôlreutcr ( 1733-1806), probscur d'a némophile<; ct que l'on
d ' liistoirc na1urcllc a l'uni,·r r~ile rcncomre plu:. particu-
de Karlsruhe. que ron crédite gene- lierement dan., les
ralement dr la demonstration de cr regions froide~ ct tcm pc-
phéno menc. C.h risti:.1n Sprcngc l re es. Leur<, caltee et
(1750-18 16) fut le prem ier a sc corolle sou 1 gcncralc-
consacrer a l'ét ude de la biologil' rncn t rédui ts r r pen colo-
de la pollin i ~a t ion. puis Darwin ré~ ; l e ur~ fl eur-. ::.o nt
(1809- 1882) publia de nombreu- in odores e t ne '>Ctrc tcnt
ses observation!> sur la polünisation pas d e n ectar . t:llc:. pro-
à partir de 1832. dUisent en ahonclf!ncc u n
pollen lisse t' l 1cur ~ ug­
Ai nc;i en I R38, un a n avant la matc es t de gr:mclc 1adlc.
publication de The Origin ofSJ!tci t'~,
Darwm monT ra chez plusieurs r'>p<' Le recour.:; à dr<; a n i-
ces de legumincu!>c!> que le'> fl eur.., maux pour assu rer la
recouverte<, d'un filet pour empr- pollinisation const i luc
c her la ' i<;ite de-. abeilles don naient une ca rac teristique
moins de gr.unc-. q ue le ~ fl eur<, maj e ure des nngio-
laissées en poll m isauon lihre. s perm es. Leur-. lieu r!>
mt ircnt ces vi!.iiCitrs
Le s vecteurs de polle n p ri ncipalemen t avec elu
nectar Cl du pollen,
Chez les espèces anémophiles, comme les Graminées,
O n en th.,t i n~?,ue classiqu.:mcnt c t elles favo ri-..l'llt leur les étamines, souvent pendontes,foc•litent
deux grand'> t) pc'>· fidclité mTc lr111 morpho- la dissémination du pollen.
- les vecteur-. abiotiques: le ' l' nt, logie.leur-. co uleur~' ives
reau. la gravitl· : ct leur parl'um . Certa ines plante-, Q uelq ues csptcc~o, comme les
- les vecte urs biot iques: les in-.cc- sont poll inistl''> pa r des oiseaux. magnol ias. ~ont poli in bec~ prinCI·
lcs ct les animaux. des c ha u \T~-~ou ri!->, de., marsur iaux paieme nT pa r d e-. coléoptères.
n u même de<.. ro nge u r:., mais cc D'aut res, comme les daTuras ou
Le ' 'C il t c-.1 l'apa nage de, con1 'iOnl de loi n les ill'>Cctcc; qui sont les Je.:; <;Jicncs, le sont p.1r de<; lépldop-
fère'> (g) mnoc;pcrmes). mms ces der· p lu<.. acu fs df!lh cette tâche. 1 t'> trre<, ( papillons). ct de nombreu· '
nicrs ne rcpre-.cnlcnt q ue quelque~ n:gc1aux que cc-. dcmicrs Yisitcnl '>CS om hcllifcrc~. par des dtpteres
centaines d\·'>pcces dans le monde. .,ont qualifies d't·ntornophiles. (rnouc hes).

122 1 ~\I ll RI" 1< 1 Ul 1 Ill<, 1 li RI ·CHAr . IV PO L LI N I SAT ION, APICULTUR E ET ENVIRONN f MEI'.T

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Un pollinisateur hors pair
Mais, les hymé noptères, et tout s ituat io n qui necessite des age n ts Les neurs son t généralement visi tées
particulicn:nlcn L les a be illes, occ u - poll in i!>ateu rs fid èles ct efficace~ par une fa une variée d' insectes.
pent la place p répo ndéra nte : les co mme les abeilles. La plup art s ont des com mensa ux,
abe illes inte rvienne nt dans la pol- voire des parasi tes, qu i co nsomment
linisati on d e p lus de 2 00 000 cspi·- Par aille u rs, la fidé lité des ab eilles pollen etjou necta r mais contribuent
ccs de plantes à fleurs, qualifiées de à un e espèce d e p lant ·' n'es t pas peu o u pas du tou t à la pol linisa tion .
mellitop hilcs. to tale, ct il a rrive que, au cours d'un Au contraire, les caractéristiques de
même voyage, les butineuses visitent l'abeille en font un age nt poll inisateur
L'abeille, clef de voûte p lusieurs es pècr s . Ces « er reurs >> . rema rq ua blemen t efficace pou r un
de la flore to ut comme les trans fcn~ de pollen grand nombre d'espèces végéta les,
emre ouvrières au sei n d'u ne colo nie, aussi bien sauvages que cultivées.
On considère a ujo urd 'hu i qu e Cünd uisent a d es d é pô ts d e pollen t:abeille se nou rrit excl us ivement
remcaciléde la poll inisa tio n réalisée de nectar et de pollen et, à l'échelle
de d iiTén:ntcs espèces s ur un même
d ' une colo n ie, ces ressources so nt
par les abe illes a joué un rôle d éte r- s tigmate et favorisent ainsi les croi-
b utinées su r u ne aire cons idé ra ble
minant da ns la d ivers ification des sements intcrspéci fi ques, a u t re e t sur un gra nd nombre d'es pèces.
plantes à fleurs. Les o rch idées illus- é lé m ent importan t de l'évolu tion À l'éche lle d e l' ind ividu, c haque
trent bie n ce phéno mè ne puisque, d es espèces végé ta les. ouvrière fai t preuve d' une grande
avec plus de 20 000 espèces, elles fidé lité à l'espèce butinée, ce qui
constilllen t la plus g ra nde famil le m axim ise les tra nsferts d e pollen
d'angios perm es e t el les som po l- entre neurs d'u ne même espèce.
linisées presq ue exclusivement pa r
Bombyliide prél'evant
des abeilles. du nectar dans
une fle u r entomo phile.
Deux types d'arg uments etaient le
rôle des abeilles dans l'évolution des
plantes à fleurs :
- elles ont permis la reproduct ion
sex'uée d ans d es e nvironnements
où le vent n'était pas un vecteur adé-
quat, comme les milieux trop icaux
hum ides. JI s'en es t ::.u ivi u ne explo-
sio n d'esp èces po u r occu p e r ces
nouve lles niches écologiq ues, avec
la biodi vcrsi té que l'on co n naY t
aujourd'h ui en forét amazonienne
exemple ;
- elles ont cons idérablem en t aug-
men té les ch an ces d e féconda t ion
croisée (lccondation d 'une p la nte par
une autre), en particul ier lo rsqu e
les plante::. som élo ig nées. La !>élec-
tion naturelle q u'el le perme t ne peut
avoir lieu que si le stigrn a te reçoit
suffisammen L de pol len d e la m ême
espèce, mais d'origines va riées, une

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l' 0 1 '1'-\IION

Qu'EST-CE QUE LA POLLINISATION ?


l'tl',tl.thlc a la kumdation. don< ,, la rqnodtKtton sc:--uec des plante~,, fleur".
1.1 pollini.,,tlion c'c..,ht-di rc le tl,lll'>IWII du pollen dcp111<; le.., .unhcrcs p10ducuice..,
Jll'><[ll au.,; ..,ttgm,ttt·.., du meme 1H1 dun a ut 1 l' tndl\ idu 1<'..,ll' .ttt)0\11 d !nu encore
lill phenomt'lll' lng.tcc, fa-,clll,\111 ct meconnu.

FLWR D'ABRICOTIER PËNttRATION DU PISTIL


AVANT POLLINISATION PAR LE POlliN GERMÉ

pollen germé
-c-·~- ,_~--
si)' le stigmate --~,.,-
tube pol lmrque

~
style ,
pétale (corolle) ~ ova re

ovule

sépale (calice)

1 a fecondation nc·cc.,.,ilc l'union ré ccp tif) de la rnê mc c~ p ccr q ue (t\ g;lon rd eo.;) . Chez ces l''>pcces.l'in·
d e~ cellulesreproclucl ri<.:c.,. o u gamc- t·t·llc dom le po llen c:,t issu, ct g<: nc- .,ce le 11a n ~ port c volo rltai rcrncm
tcs. L1 fccomlation crois(·c, nécessaire liqucmcnt conrpatiblc. Si lOUit''> eco:; le pollen .,ur les SI igrna1c~ pour assu-
a revolution des e-.pcccs. exige que condition-, -.ont rt·u nie.,. le po llen rer tl lrurt ification ca r il pondra
les gamctcs prm icnnent d'indi\'i- germera snr le '>tigmate. Il donner,l cn'>ullr dan<; le~ 0\airc<. de!> Oeuf\
duo; gcnctiqucmern d ifferents. nar.,:,ancc a un tuhc polliniqut'. qui pulln n -.cc~. Le fru11 ct -,e::. graine,
<,\:nl'onccra darl '> le <;tyle cl aehcrnr - fo trrni nm t a lors gît e el no urriture
La pol linisation est le tranSlJO rl ncra les 110) ~~ ux spe rmatique:, a ux larve'> de lïnscctc.
des grain'> de pollen depuis les ju~qu'a ux ovule~ c l aux ~.tc<;
anthe re<; ju qu'au'>tigmate. LI s'agit embryo n na ire-. p our que ., an:om
dom d'un phenomene phr~ique de plb~c la fu<;ron de~ gamelc<;.
tr.tn-.port de panicule, car le!> grain~
de pollen ne me.sw-rn l que quelque!> Du pollinisateur au
micrnmetres de d ianH' I re. pollinisé

M.u-. il.,'agtt aue;.<;\ d'tm phenomene LI exi5tr quelques rare<; cas


hiologrquc car J'objcnr f C!> l bien la de symbiose en liT une cspccr vege-
fecondai ion. Pou r cela, le grain de tale et son po ll inisate ur. r<1rnm c
pol kn doi t parve nir vivant s ur un c hez le" fi g uier'> ct l e~ minu'>-
stigmate app roprie (c'est-à-dire c u l c~ hymenl)ptcre<; c halci d il'n., Germination de pollen sur un stigmate
de trêjle blanc (microscopie à fluorescence).

12-f Ir \ RI ! \ 1>1 1 \Il< 1 R • ( IIAP. IV P OLLINI~AT I ON , A PICU L TUR E f f ENV IRO,N f M i t.. T

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I-ll effeL, dans le Ca .., de::. i1Cllb ct p is 1il lees cli.,u nc lcs . .sont p rt·.,cn-
Des fieu rs prêtes à tout he n11a phroditec; hornogamc<;. c·cst- te<; c;u r une meme plan te, comme
Acôté du nectar et du pollen, a-d m: chez lcsquclk-. la dehiscence che:: ce nai ne-. (_ ucurbitacce-. -.au-
certaines fleurs produisent des corps de-. anthcrec; et la tcccpttvitc du vages (conromhrc d'âne) ct culu -
gras que des abeilles récoltent cl stigm .\lc nllervienncnt en même vcc~ ( melon . pastcque). rlc urs
utilisent avec ou à la place du nectar. 1c m p~ . charge Cl <lcpôt de polle11 mâ les et. l'cmcl lcs peuvent auo;si :,c
Des halictes et des and rènes mâles pcuvt'tll avoir lieu ~ innt l ta ncmc nt. trouver sur de6 indi\idus differents
pollinisent les Ophrys (O rchidées), '\Jean moin'>, même dan'> Celle situa- (c::. p èccs diotq ucs), com m e la
dont les 'leurs constituent des tion. il-.'agtl ~ouvcnt d\·changes 101-. br) one ou k kt v\ 1.
leurres sexuels. D'autres fleurs
dr.,quclo; le pollen d'un individu C'>l - Chez Je<; c~pccc::. a fleurs ht: tllla-
livrent aux eugloss1nes mâles des
substances odorantes qu'elles d cpo-.l' ~u r le p i~t i l d'un alllre incli phrodi tes. la :-.cparatio n de~ ~cxcs
utilisent pour ma rquer leur territoire viclu. Donc de pol linisation croisee, peu t m·o ir lieu dan<; le tcmp:.. Les
et attirer les femelles. don t k propre est d'a-.-.u rcr la fecl)n- !leurs protand rcs libèrent kur pol-
d ation croisée indi.,pe u:,able a l,t len avant que le '> tigmate ne <,oit
En rég•ons froides. les abeilles
butinent les fleurs héliotro pes rcpt odut lion de beaucoup d'espece.... receptif (cao; de la plupart dt·'> char-
(qui s'orientent vers le soleil), pour donc;) , ct l'on oh'iervc la !>itLtat ion
s'y réchauffer. Enfi n, certaines fl eurs Les combinaisons de la in verse chez le-; esp èce~ proto gy-
ne sont visité cs que par erreur reproduction sexuée nes comme le plan tain ctl'avot·aticr.
(leu rres), grâce à leur ressembla nce - l:nfi n. tl c 'iste de nomhre uc;es
avec des fleurs qu i fourn issent un Pour favoriser cc brao;sagc d e~ e~pccc::. dom le~ fl eurs ::.olll ht·rnut-
butin. C'est le cas de beaucoup gene-. ct redui re la l'l)n<oanguinile. phrodites l' 1 homogames m.t i ~ au to-
d'orchidées et des fleu rs femelles a u x con~cqu c n cc~ ddt tères, le::. inc:ompatiblts : la réconcJatio n ll C
du concombre d'âne. plan te~ a fl e urs l' Ill dc,'Cioppc une peut avo ir lieu qu'avec le po llen
grande \'aricté de mecttni ... mes. i<.;.u d'un ind i' idu génetiqucmcnt
Dan_~ wu-. le<. autre~ ra-.. la rela- - Il pcm } avoir o:;cparat ion d cc; diffétTnt , comme chez de nom -
tion a \ "CC Ir polli nisatcu r c-.t plu::. sc-.:c ~ da ns l'espace . Chez les c::.pc- h reu.scs Crucifere::. ct Ro~at cc-,
lache. Ain!>i, avec les abeilk s, on ces monoiqu es, le-; !kure; stami nec~ fruitien~s .
parle de mu tualis me ca r elle.., v•~• ­
tent les Oeur-. a le~ recherche cl un butin
produn pm la pLmte ct la polhni~a­
tion n'est qu'une consequent·c lonuite
de CES V1SllC~.

Il en rc~ u l tc.:
une mu ltiLUde
d'adaptati on~
tres diverse:. chez les
abetllcs comme chez le:, llnu :,.

La morp hologie flo rale de::. c.:~ pc­


ces mellitoph il es est genéralement
telle que, lor!> de sa visite, une abcilie
dena entrer en contact avec les èta-
mmcs ct/ou la surface !.tigmaliquc
pour acceder au but in rec herché. Il
s'ensuivra une charge de pollc11 su r
le corp~ de l'a bei Ile. ou un dépô t de Tout le pollen de l'orchidée visitée est rassemblé en deux
pollen ~ur le '> ligmate. ou le-. deux. pollinies qui se collent sur la tête de l'abeille.

125

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P c• 1 t 1 "' 1 .., \ , 1 ~~ "

LES APPORTS DE LA POLLINISATION


La pollini.,,\l,on constilul' la contribution <'""cntiC'lk de., ahciJie.., tant aux l'to..,, '>tèmc..,
naturl'i'> qu'a l 'ag~ Jcultnrl'. 1 Ill' pcnlllt d'a.,..,urcr a tilrc t·xdusif ou principal
la ll'nmdation ck toult''i les l'"JH'CC'> nwllitophilc.,

L'ac th ile pollini5.<11 ri ce de<; Incidence de l'intensité de pollinisation


abeille<; est aujo urd'hu i fon d a- (sur 263 fraises Gariguette)
mentale pour la ~un·ie de la 'cgc-

•e • ••
talion naturelle . San.;; feconda tion,
la lieur mcun c1 il n'y a pa~ de deve- 30 ~

•• •
. - ..
loppement de 1'\l\ aire en frui t, 111 de

• • •••
l'o, ule en graine. 1 .~.:<; rare!> exceptions
~on t l e~ cs pcn:!> d iH·s part heno-
t'arpique <:. (cen,u ne<:. '.~rièle, de 2:
QI
.........
. . ·-
e
• • e eae
•• • • • • e e e
•• . .
•~

concolllblc), chez lr ~qu ellc~ on


oh.,enc le developpement de fruit!>,
ct les C'> pt:ccs apomictiqucs (ccrt;u -
ncs gramincc.,), qui produiscnl des
"'
~
Q)
c
;;)

'0
"'
20

. ... -....... . .
.._
ese

c::::lle8 e

• eese1...,e ~ ee
••


cc
• &s-. • $

37 grammes
catégorie extra

!-\mme<, '>an~ fecondation des O\ uk.,_


"0

...
'ë ••
San., abeille, c·e.,t do nc la repro-
duction '>eXUCl' de.;; e<.pt'l c<; melluo- 37 akènes
philc~. kur capacnc a pmduirc de., 8,5 gra mmes
déchet
fntil<; Cl, au final. leur ... urvic. qui
-.craie nt en pen) Ll ;,1 celte maJOI Ile
200 300 400
d'cs))Cl'C<; venai t a d ic;paraîll\', lc5.
Nombre d'akènes fécondés
animau' qui ~e nourn !>'>Cnt à lenrs
de pen'> en 'iLLbÎI aient les eon'>c-
quencc!>. leurs graines (arbmiculturc cl cultul'l'b n ir de la Ile ur, ai n~ 1 que ]c, caracte-
de plein champ cl mara1chcrcs) : t bliq u e~ d u fruit c t de la ou de,

L'objectif qualité les trc~ nombrcu!>CS cspeces rnclli- graines qut en sont issu~. Une fleu
to p hilc'> cultivé('.., pour leurs orga nes bi~n pol l i n ~ée aura u ne du rée de1~1
Sou,cnt '>0th-C5.timec, l'impor- \ cgctalif!> mai!, dom la production de cou ne car son OYaire évoluera rap:-
ta nce de l'abcilk en agneultun: r~t !>Cmenccs res te l'lroitcnlcnt lice a <.lcment en fr utl.
tout :lU'>si COihldé rabk car u ne l'actiYi tc polli n i:.at lice des abeille<;
bonne pollin1<.ation de~ cult ures (cu lture~ fourrageres, maraîchrrc;, Par atlleurs. au ~ ln d'une espcrr
melliloph iles c~ t n éce~::.a i re po ur ct Oo rale:,) la laille d'un fru it est generalement
obtenir une produetll)ll opt1111.1le bien corrcléc avec le no mbrc degw·
de fnut~ et de g r<un e~ de qual ite. Lï nt e n ~ i té de la pol linisation , nes qu'1l con tient ct, chez le melo-
O n d istingue: <le fin ie comme lt· nom br,.: de grain<; pa r exemple, on a mo ntré qu'une
-1~ cultures dom les rendement!> -.ont tk pollen dépo!>es s u1 le <;tigm:uc bonne pollinisatiOn se traduisaitp.u
directement affectes par 1'.tctivitc r ol- tl une fleur pendant sa periode de un fm il de plus bel aspect (formeblt'l!
hnisatricc des abeille:, ca1 <:es plantes 1cc~ pl iv i tc cl provenant de la même symet riquc) avec, pour la chair. une
c;onl etdti,·écs pour leur., fruit <> ou C'> pècc, affecte d m~Ciemcnt le dc\'C- teneur en .. ucre plus élevcc

126 \Il R ' 1 Il 1 Il ( 1 · C HAr I V Po1 LINISATIO'I. AI'ICuuuRE n E 'IVIRor-.r-. t ME "r

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Et les espèces
anémophiles ? L'efficacité réelle Ces rés ulta ts me ttem en re lief
d es a b eilles le rôle des abeilles comme faCicur
l'incidence du butinage des abeilles d e production à pan entière, dont
n'est sans doute pas limitée aux En mê me tem ps que les a bei Iles, l'ac t ion s c mes ure auss i bi.cn sur les
seules espèces entomophiles car elles d'aULres agen L'> (par cxernplc le vent) rendeme nts quantitatifs que s ur
visitent aussi beaucoup d'espèces
et l'autopo ll inisat io n pass ive contri- la qualité des product ions .
anémophi les, comme des graminées,
buent 1t la pollinisation. Il est possi-
et certaines essences forestières (chêne,
orme, noisetier) pour y récolter du
ble d 'éliminer ces agents ou de
pollen. Des résulta ts récents montrent quantifier leur act ion pour mesurer
que le butinage des abeilles contribue l'incidence des abeilles.
à mettre en suspension dans l'air du
pollen, qui peut interveni r de façon Ainsi, chez l'oigno n porte-graine
significative dans la pollinisation en p le in champ, la pollinisat ion
des espèces anémophiles. par les abeilles est à l'origine de 65
à 75% de la productio n de semence,
ra ndis que l'au ro po ll in isation pas-
Cet effet su r la qua lité d es p ro- s ive n'intervient que pou r 12 à 30%,
ductions se retrouve au n iveau d es et les nux po ll in iques atmosphé-
graines et des semences. Ainsi chez riques pour 5 à 10 %.
le colza et le tou rneso l, une bonne
pollinisatio n ent raîne u ne teneur en Des mes ures similaires effectuées
hu ile plus élevée da ns les graines. Et s ur fra is ie rs en cu lture s ous s erre
chez l'oignon porte-g raine, la q ua lité om montré que les abeilles éta ien t
germinative des graines issues d es responsables de 85 à 90 % des tra ns-
fleurs visitées par les a bei lles est fen s efficaces de po llen • en l'ab-
supérieure de plus de 10% à celle des sence d'abeilles, to u tes les fraises
graines produites par les fic urs don t. produites som défo rmées c t n on
les abeilles ont été excl ues. comme rcialisables.

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l' 0 l 1 1 " 1 ' 1 1 () '

LA POLLINISATION DES PLANTES SAUVAGES


1 1 ml peu oc choo.,c., '>lll la tcprodllCtwn '>CXli('C ct le molk de I)()IJam..,.tlion
Ihlftute de pl.mtes s,\ll\ ages. Den· lait, l'iiH itlcnce ecologique de l'abeilll·
~t d ff1 1le à C\,tlucr. m.li.., quclqul'" donnee., incill'nt a pen.,n
'il t.:ù lsldcr,tble

L'évolution se hematlque à cycle cou n , q ui sc d eveloppent • C ett e p re miè re phase de colo-


d 'un biotope rap idement ct d om la reproduction ni sation te nd a être remplacée par
sexuee ne fa it appel à aucun insecte. d es espèces perennes ct allogamcs,
Dans ];l fiore.'§'Spolltanée d'tm c'est-à-d ire dont la fécondation
lieu , on d is tingu e géncralcmcnt- Elles o nt recours esse ntiellemen t nécessite une pollinisation croisée.
plu~ieurl> cmmniüla.ut e~ vegetales a J'an npollin i'ialion passive Cl leurs
quLsc. succèd ent en fonctioiêdè ontles~nr fecondés par leur propre • Le renne fi nal d'une telle suc-
l'historique l't dtâlegre de pe nur: pol rn(espel.'c~ autogames). C'est cession vegétale est la vége tation&
ba lion du sol. le casgfu m ouron des champs. du rnaciquc , qui sc défin it comme une
-- séneçon , de nombreuses Crucifères, communauté végetale ayant aLteintun
• • ùlSi,lor...ttu\ mc-surfitt·t> de terre comm e la capsëlle bourc;c-ü-pa!.lcur, equilibre avec son en\'ironnement
labouree est laiSsfrcen ~ncüe;-ïes ct de_nO.n1hrcuseS"Gramintes. Cl qui, en l'ab~cnce de nouwlles per-
prem ieres es t- ees qtti§la turbations, ~c mamticnt da n~ unetal
= colonisentson t générale- Ces espëces om des D~ms à pen prè<> «table. Celle végétalion
ment. des- ec;p~es très=rre ti tc taille qm climaciquc mn lient essentiellement
-----==~r~ ne sont nesquc.Jamais d e<; plantes perennes, rnaJoruaire·
v ISII eeS lli!r le!. abeilles. menLstric tcrncnt allogamcs.
Cepe nehn t, q uelqu es
espeëës de ccue cato~ Beaucoup de ces rs prccs som
gotie;som mclhtoprules, largcmenl oUcce'l.clustvemenr
a11SSl
comme la moutardl&les me!Utoplnl<:!., edcs abeille~ som
ehamps:- la rave ne lle et alors indi!>pensablcs pour assurer
le C04,!!.dicoL. leur fél.'ondation. On peut citer des
essences forestières de la famtlledrs
Rosacées (alisier. mens1cr. sorbrer

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aubépine, rgl.~mi er. t'pi ne noire), t·omme plu-,icur!. e-.pcce., de nar- d'une colome - d'u n ravon qui
de~ Acéracecs (cr,lbl c) ou de<> ci'>-.c'> ou le cressa de Crète (C n:ssa allcin l 1réquemmc n1 10 l<m . !>Oi t
Cornacées (c:omoui llcr), des ~pèccs crctiw) . Leu r su n ·•c e~t a lor., étroi- plus dr 31 400 ha de surlacr , les
ligneuses de la famille de!> Cis wcées lemcn t liée à l'ac li vi lt· pol linbatrice hui inc uses von t rcncorllrc r de très
(ciste, hél ianthèmc) . de:-. L:ricacéc:, de-, ahei ile:,. nomh n:uscs espèce<> <>a u,·age~. On
(airelle, arbousier, bnt}'CIT, callune'\, evalue alor!> a quel point l"apieul-
d~ Lluniacée!> (romarin, th) m ) ct de!. La flore sauvage, un teur. k plus SO U\'Cnt incon!>ciem-
Fahacées (genêt a balai , genê t domaine méconnu m cnt, mtCr\'iem dans l'é\'olution de
d Lspagne). la llo re ~au ,•age des eCO'>) -.tc me~.
Malgré ces élément'>, l'incidence
C'est aussi le ca:-. de 1rès nom- eco logique de l'abeille do mestique
brcuses espèces herbacée.; pérennes de rne urc peu q uantifiHblc. D'un e OGM et plantes sauvages
appartenant aux fam illes c itées part, l'ecologie tloralr d'une majorité La plupart des OGM (organismes
ci-dessus et à beaucoup d'autres de plantes sau\·ages rC!>te mal génétiquement modifiés) construits
comme les Amarylhdacecs, Convoi- connue cl lïncidencc de l'acri\;ré et util1sés à ce jour sont des plantes de
' nlaeèes, Cucurbi tan'cs, 1ridacées. pollinisatricc des abeille!> est déjà grande culture comme la betterave, le
Liliacées, Malvacees. Onagracées, complexe à mesurer de façon precise colza, le cotonnier, le maïs et le soja.
Orch idacées, ::,crof\tl ariacées, ct !.ur une seule espèce. D\1utrc part, Les risques de contamination de la nore
Verbénacées. Dans la mesure où ces i1 n'exis te pas act udkment de sauvage avec des gènes issus de ces
espèces de la végétation clima<.iqu e méthode pour déterminer de faço n cultures résultent principalement de la
ne s'établissent qu'au terme
· l -
c"Jtau~uve., 1es p <l.Ulcs q ue 1es:=-
dispersron du pollen et des graines.
d'une évolution de la flore sur abe rlte!> d"unc:ocolonie om hut i né~
Or chez l'aberlle domest1que, entre
plusieurs dizaines d'am1ces et dans t.:apiculteur ne=dispose à ~jour ouvrières d'une même colonie, il ex1ste
un milieu 110n 11enu rbé, il n 51 d attclln moven nececm trüle suries::':_
des transferts de pollen responsables
==. .. -=- de fécondation. Cela signifie que le
pas surprenant qu'une maj orité espèces IIo.rales v rs11ées par ses d' d'OG M
. = l' . . po11en une cu1ture peut se
d'espèces rare<: soicn 1 meil itophiles. abct 1les ct Cl~ m re ci e buuna.ge re trouver ainsi sur le stigmate d'une
plante sauvage qui se trouve dans l'aire
de butinage. Il y a donc heu d'être
v1gilant quant aux gènes introdUits
dans les cultures mellitophiles,
en parhcuher celles qui ont des espèces
sauvages apparentées, comme le colza
et plus encore la carotte, la chicorée,
la laitue et le radis.

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1 1 l
1 '

P RATIQUER LA POLLINISATION DES CULTURES


L\tt1hsa11on l,u..,onncc dr colnnH'> d alwilk.., pmu pol11n1..,n d('s culture.., con..,tituc
une br.llH.hc de l"acti\lll' aptcolc .t JMtt cntll:l"l' ,1\ec de.., H:glc'> qu'tltmpoltc de ronnmt rc,
d.u!'> l'intcrl'l hien compri<., de l'allicultcmct de ..,c.., JMrll'll.lÏil.., agn n tltcnr<.,.

La pratique de la pollinisalion
Les abeilles ne sont nas dupes !
des cultures, concomitante du deve-
loppement de l'agriculture moderne, !.:homme essaie depuis longtemps de « dresser » les abeilles pour qu'elles
visitent une culture et améliorent la pollinisation. Les pulvérisations de sirop
date d'un siècle au plus. l:n outre, il
ont fa1t long feu depuis que l'on a montré que cette techn1que était
existe actuellement très peu de don-
efficace pour augmenter le butinage sur le s feu illes au détriment des fleurs!
nees, mëme empiriques, pour guider
Il en es t de même pour des produits comme Api-Fix• , Beelure' et Beeline3 ,
l'apicullt ur pol l ini~ate ur. De fait, la qui on t d'ailleurs presque tou s disparu du marché.
pollini::..nion des cultures a long-
ll existe maintenant des formulations à base de composés phéromonaux
temps été considérée comme une
d'abeille comme BeeScent® et Polli nu s>ll, dérivés de la phéromone
activite annexe que l'apiculteur rai-
de N asanov (ci tra l et geraniol principalement), et plus récemment
<>ail pour rendre service aux agricul- Frui tBoost" , dérivé de la phéromone royale.
teu rs du vobinage ou en échange
Hélas, l'effet de ces produits s'est avéré tout aussi 1lluso1re et,
d'emplacemen ts de rucher. ct les
dans le meilleur des cas, peu prévi sible et lim ité à des conditions
colonie::. utilisees ne f.-.i s;uentl'objet cl imatiques bien particulières.
cl'.-.ucunc allcntion particul ière.

Ceu e situ:ll ion a beaucoup évolué agriculteurs. Dans re con lexie, la 1:objcc1ir colllmu n est claire-
C t'~
vingt dernière:. annees ct de pollrnisa1ion des cultures contribue ment tl'optimber la pollinisation
nombreux apiculteurs 1irent main- à une meilleure cn tcnLe entre les d'une culiure, avec des rt:!> u l tat~
tenant de la pollini'iation des cultu- deux aC li\ ité<>. rïablc::. Cl ::,alb faiSHilb pour le~
res une pan ie non négligeable de de ux partenaire'>. Ccci est d'amanl
leurs reve nue;, ainc;i que l':lltcste L'enjeu commun a u x plu'> imponant que, en cas tl'cchcc,
Je GRA PP (G roupement régio nal p a rten aire s c'c::.t 1rès gt néralcmen l l'aplt ulteur
d'apiculteur!. poll i n 1~atcur~ profes- ct SC'> colon 1e., qui '>Onl mis en
sionnel<;) dan <; pluc;ieurs regions. La poll inisatil>n d'u ne culture rai t cau<>c.
intctYCillr deux partenaires : il C'> t
Par ailleur<>. les pratiques de pol- essentiel que chacu n mémorise les Les indices fonctionnels
lin isa tion des cultures d oi\Cnt re~ pons<~ bi lite'> ct objectifs des deux d e la pollinisation
s'adapt er en permanence pour parties.
répondre aux nou ve lle~ techniques - L'agticulteur e<>t rc<;pon!'.ahle de la • La masse n oralc est '>impie
agricoles , qui ne ~on t pa~ toujours, conduite de sa culture cLle!> colonies li1Cilt le 110111hre de Or urs épanouie~
loin s'en faut , ravorablc~ ·' l'acll vitc d'abeille-, 0 111 pour but d·optimi<>er la rapporte a une umtè de surface un
pollinbatricr des abei ll e<;. Fnfin. pl>ll inisation, donc le rrndcm r nL jour donne. l::llc va de quelques
aujourd'hui le::. agriculteurs connais- agricole a l'hectare cl la qualité de la milliers de rieur-, par hcctarr chez
'>Cilt souvent mal le-; abeilles r i leur produc tion. la co urgc ltc il pl usieurs dizaines
acLivite pollinbaLricc, tandis que les - L'apicul teur est, quant à lui. de million'> de Ot•urs dans 1 hectare
apiculteurs n'apprécient pas tou- re<;po nsable de la conduite de ses de ~a rra" i n , d e verger ad ul rc da·
jours a leur ju~te valeur le::. contralll- colonies ct son but c~t de maximi-,er mandiers, ou encore de lu:ernt
Lr'> auxquelles sont confrontée; les son revenu. pon c-grailtC.

130 1 ~~~ Rt' "A n1 t ''" •1 1 • C HAP. IV Pou N . SATtON . AriCU LTURE n ENV ROJ>,NEMEJ>. T

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• La densite de butineuses est le
nomb re d 'abe ill e~ qui but lno:nt,
rapporre ilia ma-;se florale. rnc s'ex-
prime communement en alx· i lle~
/ 100 fleur:;, ou Cil abeilles / 100 capi-
tules pour l e~ culLures qui ont une
inflorescence complexe CO illlll l' le
tournesol. ce,t un paramctre
essentiel car l'inte nsi té de la pol-
linisation (grat ns de pollen par
stigmate) c~ l en géné ral lice a la
densité de I>Ltt incuses.

• La periode effecti ve de polli-


nisation (PEP) est la duree pendant
ne
laquelle la ur peut èlre pollini<>ce
pour produire de~ rruib Olt de:-. gréli-
nes. Elle co mmence géncr:tlrml'll l Pollin isQtion man uelle d'un st igmate
a l"ouvcn ure de b Oc ur (a nt hcse) d'amQndier. Une base consensue lle
et dure de quelques hclll es chez d e t ravail
la courgcu c ct le sarra~ i n a plus
de cinq jou r<; chez le fraisier. Lorsq ue c'est possible, il est intc- Pour obt eni r le butinage d'une
rc<;:,ill1l d 'avoi r a u-;s i u n témo in population ... urlbante d'a bei Ile'> <>u r
• Lïntcn'ii tc de la po ll i ni~ation poo.,llif, obtenu par exem ple en pol- la cultu re\ i.,ce ct faire en sorte que
est preCI::.c mab peu facile,\ mc.,urcr. lnu::.ant man uellement lee; neurs a eco., butineuse'> atent une cfftcaette
Dans la prau que, on prckrc le satura tiOn, pour pou,·oi r relath·iscr pollinisatrice le plus élevée possible,
ni veau de pollinisation , qu t integ re le ni,·cau de polhni!>ation da ns la il est necessaire d'avoir une bonne
la réponse de la fleur, de la plante ou situai io n étud iée c t dé lenniner si eo n na is~ancc des caracté ri:;t iqucs
du peuplement , selon le nivc" u de la pollin isation con~t i tuc . ou non. un de la cuhurr rible. et de seo:; be~oins
mesure choisi, a la pollimo;mion. Cc facteur limitant de la production en poll inisatio11.
niveau de pollmtsalion C'>l l'value
comme le rendement en lnut~ ou
en graines obtenu dans la ~ i t ua tion Pourquoi déplacer les colonies
de pollinisation don née, C(1111 pn ré à
celui d'un temom negatif pour lequel
on a totalement chminc le buunage
des abeille~ l'n isolant de~ untte~ de
mesure (ncur. plante ou un ite de
surface) so u~ ~ac het ou ~o us cage
insectproof (c'est-à-di re empêcha nt
le passage de::. insectes. -;auf ecu"
d'une taille mtcroscopiquc).

La di ffé rence de productio n


dmme une mes ure du gain consccULif
a rac\iVllé pollinisalliCC de'> al)(• tl les.

131

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l' (1 1 1 "' 1 ... \ 1 1 l) "

'•:...(~
..
~ ~

Caracté ristiques Conduite


de la culture cible des colonies d'abeilles
Connaissant le cadre p hrsiquc
et biologique da n ~ lequel doit • Milieu (sous ab ri ou plein champ) • Taille (une ru che de pollinisation
s'cffccwc r la pollinbation, l'ap icul- compte entre 10 000 et 40 000
• Surface abeilles selon la période de l'année)
teur polli nisatcur peut orienter pa r
la conduite de ::.C'> colonies (nour- • Calendrier de f loraison • Structure de la population
nssement , trappe'> a pollen. etc.) la (période, durée) (couvain operculé ou non,
recolte de'> rc'>'>Ourcc~ (nectar ct/ou • Masse f lorale jeunes abeilles, butineuses)
pollen) en fonction de la culture (fleurs épanouies/ha/jour) • État sanitaire
cible (cf. tableau).
• Ressou rces disponibles (nectar • Âge de la reine
et/ou pollen) et compétition de la
En outre , apiculte urs ct agricul- f lore environnan te • Ét at des provisions
teurs doivent s'e ntendre sur qua tre (miel, pollen)
points de, : la charge en colonie..!> par • Morphologie florale
(proportion d e v isites efficaces) • Race d'abeilles (longueur de
hectare de culture cible, la dis po-
la langue)
sition des colonie::.. le calendrier • Biologie florale (efficacité pollini-
d·apport ct de retrait des colonies, satrice individuelle d es butineuses) • Conduit e et dispositifs pour orien-
et la conduite de la culture cible pen- ter les récolt es et le comportement
• M otif de plantation (distribution de butinage (grille à reine pour
dant la présence des ruches pour et abondance des fleurs sources de bloquer la pont e, nou rrissement au
tou te~ le., operai i o n::. s uscep tibl e ~ pollen) sirop ou au pollen, trappe à pollen)
d 'affecter l t·~ colome.; ou la pol lmi-
• Viabilité du pollen
sation (protection phytosanilairc en
particulier) ( l'~t -;ur la base de et'" • Intensité de pollinisation néces-
saire pour la f ructification (f onction
du nombre d'ov ules d ans l'ovaire)
rrl
• Durée de la période effective de
-':_; Paro les pollinisation
rl' api(· ulteur • Objectif de production (taux d e
fructificat ion, rendement et qualité)
" Il est souvent utile de formaliser Trappe 6 pollen.
la fourniture de colonies pour la
pollinisation par un contrat. Il en existe
de nombrewc types, qui abo rdent tous
les responsabilités de l'apiculteur et de clemen ts que de' ra s'engager celle des autre., plan tc::. dans l'aire
l'agriculteur. Le premier s'engage à la negociation du tarif' dr location dr~ dr butinage, ct aussi -;elon les popu-
livrer et à retirer ses colonies dans des colonies (ou ck lourni ture en ca<; lallo ns d'abeille., d omc~t iques ou
délais allant de vingt-quatre à aul re'> dej à p re~e nl cc; dans l'envi-
soixante-douze heures après l'appel de pene de cheptel) cl la signat ure
de l'agriculteur, à apporter des colonies d\m ewnluel CO lllf<\1 de poJiini.'>liiÎOll. ronnement de la culture. Ccst pour-
dont la taille minimale (souvent évaluée qum les charges 111clltJUCes dans les
en cadres de couvain) et la disposition Paramè tres d'une page~ ::.ui\·antc!:> ne ..,ont données
sur la culture cible ont été convenues. stratégie de p o llinisation qu'a Litre i ndica tif.
L'agriculteur se porte garant des
traitements appliqués dans toute
/'aire de butinage des colonies. La relation e n 1re charge en colo- Il fa udra plu<; de colonies par hec-
Beaucoup de contrats stipulent nie~ par hectare ct drnsité de buti- tare dans le ca~ d'un l'petite surface
le tarifdu service et le calendrier neuses s ur la c ulture cible csttrc!> de culture peu auraurH' entouree de
de paiement. >> ,·ariable selon l'au r,lcth ite de cette cultures atLracll,'C'> (kiwts entoures
culture pour l'abei lle , par rapport a de champ!> de melon par exemple
Claude /VERT (Bouches-du-Rhône)

132 1 H \Il R Il• ' " 1 \Pl 1 111 ' • CHAr. IV i" O LL IN ISA TIOI\, APICULrURt n ENV I I\ONNLM t " r

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ou. au cornraire. rie n laudra nroin~ la Oorar..,on , selon 1\·.,pl'<'l' c l la pt:c'> '>lll' l.t parcelle dan-. de., endmth
dans le cas d'une grande ~urfacc de ma-..,l' llorale. Pour le ~ culm reo;, peu laer le!-. d 'arce~ pour obtenu· la charge
tuhurc auracti\·c (verger de po m mier~ a il ract i\ cs, il e::.t i nt cr c.,~an t clr frac- en co l on i e~ par ha de culture ci ble
de plus de l 0 hcctar6). tio nner l'apport en d ew, t)LI mr mc 'ioubaitcr :il n'y a pas d'avantngr a
troi~ l'oi<; au cour<; d t· la flo raison les dbpn'icr indi vicludkmc 11 t dan~
La date d'apport dt· ~ colonies pour nrieux fixe r les b uti ll tu~cs. la culture.
c~t au~i importante · il fa ut qu'elle
pcrmeue de COU\ rir le maximum I l''- ruc hes ne de\ ro ut pa-. être Lor<,q uc le., ruches sont regrou-
de \,1 floraison mars die doit aussi cl r .,poscc~ n 'i mporte
ou t'l. en plein p ee:,, il e!>l !.Ouvcnt utile de facili -
n'intervenir que lor<.que la masse r h.unp comme en \ crgcr, lrs colonies ter le re perage d es abe illes en
nomic de la culture cible C!>l suffisante II C cloivc11t pas être di::.Lall tcs de oric ntallt les entrees de d i rl crc n tc~
pour fixer une populati.o n adequate plus de 200 à 2 50 mè tres les unes l'açons t'l en dfcctuan t d e~ marq Ill:!>
de butineuse::.. des a ut res. Cette lim ile !IJ<.ce, les de couleur a l'cmrce de-. ruch e~ pour
ruches peuYent en!:>u it ~ l'lf'e regrou- é\ i l t'r 1,, deri\'C des butincu-.c ...
Chez les espccC'> auw-i ncompa-
ubles ou di.oiques. c'c!.t la variété
de prodtl<'aon ou la lignee fem elle
Le comportement de butrnage dans la fleur' varte selon la ou les ressources
l:n I'OCOI~écs et i l affecte dii'CCLemenc- l'efficacité polhnisat.rrce.
Traditionnellement, la butrncuse qui l'écolte du pollen est vue comme l'abeille
polhnisatrice_ Ceci est VI'SI pour des plantes qui ne produisent que du pollen,
comme le krw1c ou dont le nectar est access1ble sans contacter les organes
reproducteurs [pommier Golden Oelicious) ou n'est pas attractif, comme
souvenl chez le porrJer Mars c'est !e pollen sur le corps de l'abellia qur assure
la pollrnrsation et n on celur des corbeilles
Dans bren des cas. les buuneuses qui r écoltent seulement le nectar onL une
eff1cacrtê pollinrsatnce similatre voire supérieure A celle des butineuses de
pollen. Ainsi, chez. les espèces monarques ou diorques et aussi en productron
de semences hybrides, les plantes femelles (ou mâle-stérile) ne proclwsent
gcnérfllement que du nectar et ce sont alors les butineuses de nectar qui
effectuent ressentrel de la pollinisation.

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l' ll l 1 ' 1 ...

L'ARBORICULTURE
Le'> l'<..,cmc., fnlltlcrc'> nwllllophdco;,, nomhn U'>l''>, mnbi!i.,l'lll le plu., grand nombre
de colonie., pmn letll pollini'>,ttion. lt> hc'>OIIl., en colonie'> dilh-tcnt
sui\'ant h·., l''>pccc'> ct le<. 'anctc'>, '>elon qu'd k., -.ont autocomiMtibk<.,
c\·...t a dill' autofcrtilc", ou 11011.

Les arbre fruitiers constituent Abrko.n:r Prunus r,.r;:nr-n .u.a céesl


un g roupe rel al ive ment homogene.
La masse florale c~ t consi- - Masse florale s 1 mil lion de fleursfha
dé rable ; la fl ora ic:o n d' u n - Floraison entre mi -février et mars,
verger d e ma r re t res vite durant une à deux semaines selon
et ne dure qu'une à deux les conditio ns météorologiques
-Fleur hermaph rodite avec un pistil
semaines. De plus, la
contenant 3 à 4 ovules et une trentaine
periode effective de poll i-
d 'éta mines (o,6 à 1,7 mg de pollen)
nisation ( PLP) c~t courte. ll - Sécrétion de nectar: 5 mg Jfteu rfjour
fau t donc a pporter tme avec 25 à 35% de sucres
charge imponanu: en colo- - Attractivité é levée (réco lte de nectar
nies très rap ideme nt. et pol len )
- PEP : troi s à quatre jours après anthèse;
Les ovai re!> des Rosa- objectif de fructificat ion : 15 à 40 %
Ruches avec distributeurs de pollen
cées fru itiere~ <:Oillcnant dons un verger d'abricotiers.
au plu~ d iJo. O\ ulc.,, une intensite dr
Variétés autocompatibles : françaises tradtttonnelles comme Bergeron
pollinisauon clc:,·ee n·c..,t pas ncn·~ cha rge recommand~e : 3 a 5 colo~•esfna
::.ai re. l.:objcct if e!>l la prod uctio n de Va riétés au to-incompatibles : américa•nes J gro~ frutt• comme Orangcrcd '
fruits d e qua li té, le calibre joua n t ct Tomcot•·; cha rge ' ccommandée . 8 à 10 colonicsfha.
un rôle partic ulièn.:mcnt déterminant
dans la rcnt<1bih te d e la cultun' . Amanrlier l'runus dulcis Ro~ ......:.c::\
C'est pourqu o i, sauf sur les aman-
diers c t le k i\\ 1, on ne reche rc he la - Masse florales plusieurs dizaines
de millions de fleursfha
po llinisation optimale q ue d ' u1H'
- Floraison entre février et avri l,
fraction de fleurs, qui produiro nt les dura nt une à de ux semaines
plus bea ux rrui t<;, selo n les cond itions météorologiques
- Fleur hermaphrodite avec un pistil
La qualite des nc urs est va r iabk contenant 2 ovu les et une vingtaine
selon les annte<; et les va ri ete~. d 'étamines (1,1 à z,o mg de pollen)
Ai nsi, c hez le., ('~prces à noy.tu - Sécrétion de nectar : 1,1 à 4,3 mgffleurfjour
(ceris ier ct abricotier, no tamme nt ), avec 29 à 35 % de sucres
L'amandier est l'essence en fleur - Attractivité élevée (récolte de nectar
plus de la moi tie de~ [leurs pe u- la plus précoce de l'année.
et po ll e n)
ve nL avoir un ovaire avo r té ou pas
- PEP : trois à q uatre jou rs a p rès anth èse ; objectif de fructification:
d'ovaire. 20 à 50 %, mais bon ne pollinisation d e toutes les fleurs recherchée car la graine
est consommée
E nfin , il faut ~·assu rer q ue le!>
produits phy to~anitanes emplo} cc, Variétés auto-incompatibles : francaises trdd,llonnelles comme Ferraduel• et Ferragnès•
dans les vergers son t compat ibles charge recommandée: 8 ~ 10 coloniesjna Variétés autocompatibles: nouvelles, comme
Lauranne• ; charge recommandée: 3 à 5 colomcsfh.t.
avec l'acti vité d es a hei lles.

134 \Ill Rt 'Il<~ Il 1 \PH t 1 Il 1< 1 • ( HAl'. IV i" OLLINISATI ON . Al' IC UlTURF. fT E NVIRONNCMENT

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Cerisiers Prunu-. avlum p,. n•ts cerasuç nsac e

- Masse florale s plusieurs dizaines de millions LES DISTRIBUTEURS


de fleursf ha DE POLLEN
- Floraison entre fin mars et mai, durant deux à trois À rentrée des ruches. on verse
semaines selon les conditions météorologiques plusoeurs fois par jour de beau
-Fleur hermaphrodite avec un pistil contenant temps une préparation pollimque
2 ovules et 15 à 20 étamines (0,2 à 2,0 mg de pollen) {pollen pur ou mélangé avec des
-Sécrétion de nectar: 2 à 5 mgffleurfjour avec spores de lycopodes) afin que les
20 à 6o% de s ucres butineuses se chargent de ce
- Attractivité élevée (récolte de nectar et polle n) pollen en sortant de la ruche et
améliorent leur efficacité
-PEP : deux jours après anthèse;
-polllnisatnce dans les vergers
objectif de fructification : 10 à 2 0 % d'espèces auto-incompatibles
Les essa1s réalisés à ce jour
Variétés auto-incompatibles : Prwws avtum comme Bu rl at• avoc ces dispositifs ont montJ'é
La masse florale d'un cerisier et NJpoléon• : charge recomma ndée pour obtenir une un effet nul ou très variable.
est considérable. den~•té de but.ncu~e~ de '5 à 35 abe llesfarbre 6 à 8 colo·
noesfha. Variétés autocompatibles : Prurws cerosiJS, comme
Montmorency: charge recommandée: 2 à 4 colonoesfha

(A t ni .:~ ~»~»"<

-Liane dioïque, c'est-à-d ire avec des individus pistillés (qui donnent les fruits) et des individus staminés
(qui produisent du pollen viable), d'où pollin isation nécessitant le passage des abeilles des uns aux autres
- Fleurs des deux types sans nectar mais avec 120 à 200
étamines; fleurs pistillées produisant du pollen stérile
et pratiquement vide, de faib le qual ité nutritive,
que les abeilles butinent activement néanmoins ;
pollinisation vibratile (voir p. 155)
- Masse florale < 200 ooo fleursfh a
- Floraison entre mi-mai et début juin durant
d nq à dix jours, selon les conditions
météorologiques
-Fleur pistillée avec plus de 1 ooo ovules ;
un kiwi de 100 g contient 1 ooo à 1 4 00 graines
qui requièrent 2 ooo à 3 ooo grains de pollen
- Attractivité limitée
-PEP : ci nq à six jours après anthèse; objectif
de fructification : 100 % car l'éclaircissage (retrait des fleurs
ou fruits en su rnombre) est généralement effectué sur les
boutons juste avant la floraison

Principale variété pistîllée cultivée à travers le monde: Hayward :


charge recommandée: 8 à 12 colonresfha. Il convrcnt d'apporter
des colonies en pleon développement avec beaucoup de couva n
non operculé pour ravo11ser .a récolte de pollen. Cette charge peut
être dom1nu ée si l'on sLomule encor<: la récolte de pollen des
colonocs a•ec une trappe à pollen. ou en les nourflssant au Slfop
de sucre tous les deux jOurs. De nouvelles variétés de kiwis à chJif
Jaune ct rssus de l'espèce AclinidtC• chmensts sont •ctuellenocnt cr Fleur d'une liane
dé\•eloppement. La conduote de leur pollonrsa110n obért aux mêmes staminée de kiwi.
principes que celle des vergers d'A. delicioso

135

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) 1 \ 1 1 Ll '

r cher Prut US per4iiCil ( o •:r •

- 2 • essen ce fruitière par la s uperficie de vergers


- Masse florale :s 1 million de fleursfha
- Floraiso n e ntre fin février et mars,
dura nt une à deux semaines selo n
les cond itions météorologiques
- Fl eur he rmaphrodite avec un pistil
conte nant 2 ovules et 15 à 30 étamines
(1,1 à 2,2 mg de pollen)
- Sécrétio n de nectar
- Attractivité é levée (récolte de nectar et pollen)
- PEP : trois à cinq jours après a nth èse;
s
objectif de fructification : à 20 %
- importante autopollinisation passive chez
d e nombreuses variétés :le retrait des fruits en
surnombre peut constitue r un problème chronique

Variétés autocompatibles: prat1quement toutes,


cha rge recomrnandtc 0,5 à 2,S COIOnlesfha.

Les vergers de péchers en fleur


se recon naissent à leur couleur
rose à rouge f oncé.

Incompatibilité et mun
1: t .-L'

- 3' essen ce fruitière par la superficie de vergers


Chez les a rbres fruitiers, chaqu e - Mass e flora le :s 5 à 10 m illion s d e fleurs fh a
variété est constituée d 'indiv1dus - Floraison e ntre mi-mars et mai , durant d ix jours o u moins
génétiquement identiques. selon les conditions mé téo ro logiques
Lorsqu 'une variété d e prod uction est - Fleur hermaph rodite avec 5 c arpe lles contena nt chacun 2 ovu le s
a uto-incompatible, il faut q ue le ve rger et une vin gta in e d 'étam in es (o,6 à 1,9 mg d e pollen}
soi t complanté avec au moins - Fa ible sécrétion d e nectar : o ,8 à 1,2 mgJfleurfjou r avec :s 25%
une autre variété pollmisatrice de sucres dont peu de saccharose, le sucre préféré d es abeilles
inter-compatible Cl à noraison - Attra ctivité so uve nt fa ible (récolte essentiellement de pollen)
synch rone. Une pollinisation efficace - PEP: tro is jours après anthèse ; objectif d e fru ct ification : 2 à 10 %
requiert que l'abeill e tra nsporte
le pollen des fleurs de la vanété Variétes auto-incompatibles : p-atqucrnent toutes. mais productton de ''uliS
polli nisatrice ve rs celles de la va rié té parthénocarpiques qut peut être tmportante chez des vanétés comme Conférence,
D'Guyot, Général Leclerc, Passe-Cra~~Jne ou W1lil.tms Selon l e~ vanétés,
de production.
l '~spect des frut ts 1ssu~ de neurs bien pol ltnisée~ constitue un atou t commerc1al plus
Dans le cas des variétés autofert1les, ou ,.-,oin~ marqué par rapport aux fru1t~ parthénocarpiques
tout pollen déposé pa r une abeille Du fait de la f;ub e atl'actiVIté du nectar. 1est souhaot.lble d'or enter le but•nage ver;
est potentiellemen t fécondant, la récolte du pollen et don~ d'apportt'r des colon1cs avec du couvam non operculé.
La charge rrcornmandée est de 4 à 6 colonies/ha pou1 obtcn 11· une densité de
qu' il provienne , ou non,
butineuses de 10 à 1~ abe11ies/arbre.
de la même variété.

116 • C IIAI' IV P OLL I N I ~Al'IO N. A I'ICll lTUR( (T E"V IRO "N [M( I'l

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L l' ,) t L 1 "\ 1 '> \ 1 1 0 r-;

n- çtJr~ iRo.sacee!t)

- 1'' essence fruitière par la superficie de vergers


- Masse florales s à 10 millions de fleursfha
- Floraison entre mars et mai, durant dix à quinze jours selon
les conditions météorologiques
- Fleur hermaphrodite avec s carpelles contenant chacun 2 ovules
et 20 à 25 étamines (o,6 à 2,0 mg de pollen)
- Sécrétion d e nectar : 3 à 7 mg/fl e ur fjour avec jusqu'à 55 % de s ucres
- Attractivité é levée (récolte de nectar et polle n)
- PEP : trois jours après anthèse; objectif de fructification : 2 à 10%

Variétés auto ·incompatibles : Galaxy . Granny Smith•. Pink Lady et prat•quemcnttoutes


Fécond ahon cro•sée nécessa1re pour obten11· un rendement com mercial , même s• une
fraction de fleurs peuvent donner un fruit après autofécondation, ou pa r parthenocarpie
Même isolé dans une prairie, chez cc•taines variétés comme Golden Dehcious.
un pommier ô cidre a besoin des obei/les Charge recommandée 1 à s colonies/ha pou r obteni r une dens1té de butineuses d'au
pour so fructifico tion. moms 1 abe•llefsoo fleurs. C~ez Golden De11cious, les but me uses de nectar part•c•~nt
peu à la pollinis<~tion car elles v•si tent les Acu rs sans entrer en con tact avec les ~tigmatcs;
Autres fruitiers dans cc cas, il est souha1table d'oncnter le but•nage •ers la récolte du pollen et donc
d'apporter des colon1cs avec du co uv am non operculé.
mellitophiles
Pruoi ·;~ Prunus df'n':~· t '""'· PpJn''5 sn/Jc.ln.l (Rosacees)
Les autre'> Rosacees fruilit'rcs q ui
bénéfi cient de l'ac tivité r o llitm atricr - Masse fl ora les plusieurs millions de fleursfha
des abeilles incluem le cognassier - Floraison entre mi-mars e t mi-avril, durant deux à trois semai nes selon les
Cydo11ia ol? lo11ga (a utocom pat ible ; cond itions météorologiques
Oeurs auracti\'e~) ct le loquat nu - Fleur hermap hrod ite avec un pistil contenant 2 ovules et une tre ntain e
nè Oc du Ja pon T-:t tobm rya japon iw d'étami nes (0,4 à 2,0 mg de pollen)
(niveau d'auto-incompatibilite varia- - Sécrétion de nectar: o ,8 à 3 mgffleurfjour avec 20 à 6o % de sucres
- Attract ivité moyenne, selon la con centratio n du nectar
ble; neurs s'e pan o u issan t en novem-
(récolte de necta r et poll en) ;
bre-decembre ct auractivcs car riche~ - PEP : trois à quatre jours après anthèse ; objectif de fructification : 10 à 20 %
e n necta r c t en po llen ).
Variétés auto-incompatibles : Reine Claude dorée, Valérie'.
Parmi les arbrrs fm iticrs de et presque la mo•tté des var êt6 ; charge recommandée
plantations plus modestes en 5à 7 colonies/ha. Il cx•ste des va riétés pa rtiellement autocom·
pabbles, comme M rabelle de Nancy. ct d'autres complète·
France , on trouve certains agn•- ment autocompat1blcs comme Quetsche d'Abace ct Re1ne
mes C itms w (Oeurs riches en Claude d'Oulins ; charge recommandée: 2.Sà scolonies/ha
necta r ct très a tLrac tives) Cl
l'avocatier Persect am et ica na.
dont les neurs réce ptives au pre-
mier jour d'anthè'>e se relenncnt
le soir c t. s'ouvren t à nouveau
le lendemain po ur libérer
leu r polle n. Dans cc GIS , les
butineuses de nec tar 'isitent
les de ux stade~ ct effectuent
resscmiel de la pollinisation ;
la c ha rge recomma nd ée de 2 a
8 colo nies/ha.

138 IK\111 R I ' I l l 1 Ill 1 Ill< l i Hl · CHAP. IV P OLL IN ISATION, APICUifURE tr El'.VIRONN fM EN T

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LES GRANDES CULTURES
1 co, grandl'" <ulturc-. mcllitopl11ks cnmpn.·nnl'lll c"'>l'llllcllcnwnt des< ulturcs okagmcthC">
(colza. tou1 nco.,ol) dco, cullun·., [H'Ott·.agincu"c" (1.1 lt•\Crolc) ct au.,.,i h· .... u rasin
Le rendement quantitatif const i tuc le facteur prin c i pal de rcntabi lit c.

Les gran de cultu rcc; sont d es


herbacées ann u elle~ culti vées p our - 1'• culture oléagineuse par sa su perficie en France et en Europe
leurs graines d e façon très mécanisée - Cultures de colza classique et de colza hybride
CL avec un m in im um de m a in- - Masse florale s 20 mill ions de fleursfha
d'œ uvre. E ll es occ u pe nt des su r- - Floraison indéterminée, durant de trois à cinq semaines, en avril-mai pour les
l'aces co ns ide ra bl e~ dan<; certaines variétés d'hiver (les plus courantes), en juin-juillet pour les variétés de printemps
regions. avec des parcelles un seu lcr - Fleur hermaphrodite chez le colza classique, avec un ovaire à 2 carpelles
contenant une vingtaine d'ovules
tenam qui atteignent plusieurs
- Sécrétion de nectar : 0,2 à 2 mgJfleurfjour avec 40 à 6o % de sucres
dtzames d'hcctart''>. 1c u r fl o raison
- Attractivité très élevée pour les abeilles (récolte de nectar et pollen)
s'l!talc sur plusieurs <;c maines d e - PEP :trois jours après anthèse; objectif de fructification : 100 %
faço n indétermi n ée ( tant que la
plante continue de· croî.tre) , à un e Variétés autocompatiblcs : colza classique cultivé; pollintsalion satisfaisante par
période oü les cond ilio ns météoro- autopolltrtisation passive en conditions de plein champ. Selon des résultats récents,
les abetlles permettent un peu plus de rendement, augmentent la vitesse de frutttfoca tton
logiques so nt generalemen t c lémen-
C't am<'ltorent la teneur des graines en hutle, charge recommandee : 2 à 4 colonies/ha
tes ct les colonies bien dcvcloppées. Variétés hybrides (mélange de 20% de colza male, hermaphrodite, et de 8o% de colza
femelle, mare-stér,le) · rnême~ avantages de la pré~ence des abetlles. ave< rendements
t.:objccl if est la product ion de très accrus; cnarge recommardée: 4 à 6 colonocsfha (bonne efficacité polltntsatnce
des obctlles domestique~).
graines et les contrain tes qua li tat ivts
panent p rinc ipale me n t sur lc.m
FfSvProie Vid.l f;tbit {fabaceesl
teneu r en matière '>p('ci nque (h ui le
ct/ou protéine._), de '>OrLe q ue l'on - Espèce cultivée pour ses graines riches en protéines (cult ure protéagin euse)
recherche un e poll inis a t io n opti- - Masse florale comprise entre 1 et 3 millions de fleursfha
male de toutes les fle urs. - Floraison en mai-juin, durant trois à quatre semaines
- Fleur hermaphrodite et homogame avec 10 étamines et un stigmate
enfermés dans la carène, et un ovaire avec 2 à 9 ovules

1
Par atllcurs, la va le ur
- Sécrétion de nectar: 0,5 à o,g mgffleurfjour au niveau des
nectaires floraux; des nectaires extraflo raux visités par les
abeilles commencent leur séc rétion avant la florai son, de sorte
qu'il ne faut pas apporter les colonies avant la floraison pour éviter

If.
que les butineuses ne se fixent sur eux au détriment des fleurs
- Attractivité moyenne (récolte de nectar et pollen, mais difficulté
es abeilles à ouvrir la carène, donc à polliniser)
- Objectif de fructification : 10 à 20 %

j ·
(_1. ~
,tl( ~ =.;
Selon les variétés, l'espèce présente divers degrés d'autofertthté,
de l'auto·tncompattbiltté stricte jusqu'à l'autocompatibihté ;
~, autopollintsation pa~sivc parfois très tm portante chez certames vartétés.
...._,.J,s§~- la pollmo~atton par les abeilles peut accroit re le rendement gr~onoer,
sot en facolitant l'autofécondat•on par déclenchement de la carène,
sott en permettant les fécondations cro sées. Sttmu cr la récolte de pollen en
La corolle contrastée des
fleurs de féverole attire les apportant des colon tes en pletn déve1oppement avec beaucoup de couvain non
insectes pollinisateurs. operculé ; charge recomm.1ndée: 2 à 4 colontesfha

l39

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\ L 1 ' 1

n rum c.s.c ona e-.


- Masse florale .s plusieurs millions de fl eursfha
- Floraison indéterminée, durant vingt-cinq à trente jours, au cours de l'été
- Fleur hermaphrod ite, à 8 étamines, ovaire à 1 ovule,
et sty le d ivisé en 3 branches distinctes
- Sécrétion d e nectar: 0,05 à 0,15 mgffleurfjour avec 20 à 6o% de sucres
-Attractivité é le vée (réco lte de nectar et,
dans un e moind re mesure, de pollen)
- Anthèse d urant un seul jour; PEP :quelques heures,
la pollinisation devant intervenir de préférence le matin

e sarns•n présente la parttcularoté d'être héterostyle,


donc auto-•ncompattble; charge recommandée 3 à 8 colon•esfha
(bonne emcaetté polhnisatricc des abctlles dome, tiqucs)

Les fleu rs de sarrasin sont rassemblées


en inflorescences compact es
ou-dessus d'une feuille triangulaire.

oi H • rthu-= a ....
- 2• culture oléagineuse par sa superficie en France et en Europe
- Masse flora le; 30 ooo à 8o ooo capitulesfha
Des partisans du - Floraison e n juill et-aoû t, durant d e trois à quatre semaines
momdr. effort - chez les variétés cultivées, un seul capitule par individu, .s 20 cm de diamètre,
avec 1 ooo à 4 ooo fleu rons insérés en cercles concentriques
- Floraison centripète; flo ra ison d ' un capitule dura nt entre cinq et d ix jours
selon les conditio ns météorologiques
- Fleu rons les plus externes stériles sans étamine ni pistil ; autres fleurons
hermaph rod ites avec 5 anthères soudées, sty le avec ovaire à 1 se ul ovu le;
ces fleurons sont protandres (mâle le premier jour, femelle ensuite);
au stade femell e ils peuvent rester réceptifs pendant plus de huit jours
s' ils ne sont pas polli nisés
- Production de pollen: 0,4 à 1,2 mgffleuronfjour; sécrétion de nectar:
0,1 à 0 ,6 mgffleuronfjour contenant 30 à so % de sucres
- Attractiv ité é levée (réco lte de nectar et, d ans une moindre mesu re, de pollen)
- Objectif de fructification : 100 %

Variétés au tocompatibles : vanélés courantes, en particulier lrs hybnd<'' F1 qut dominent


nnmtenant le marché. Actl\•lté polltn"atnce des abeilles nécessaue pour le rendement
r1 graines rt a teneur en huM (vent et autooolltn,~at,on ti"Wff•sants pour tous
lrs fleurons, ct fructtfkation améliorée en pollinisation cro1sée). avec mei11eure efficacité
des butinruses de nectar, qtJt visitent les fleuron~ à leurs stades mâle ct femelle.
Charge •e<ommandee . 1 à 4 colon esfha pour obterur une densoté dc butmeuses
de 5 à 10 .lbetllesfloo cap1tules.

l40 • CHAr. IV i"OLLtNtSATION . A r iCULHIRE u 1 NVIRO'Ir-.C 'lltN•

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\ p l' l 1 1 :\ 1 ... \ 1 1 0 "

L'.,étérostylie
Chez les espèces hétérostyles,
com me le sarrasi n,
la primevère ou certains
narcisses, li existe deux types
de plantes: celles qui portent
des fl eu rs avec des étamines
on gues et des styles courts
(dénommées brévistyles) ,
La fleur de lin n'a pas et celles qu i portent des
besoin des insectes fleurs avec des étam ines
pour fructifier. courtes et des styles longs
(lon gistyles) .

D'a utres cultures Pour toutes, la fécondat1on ne


me llltop hiles peu t avoir lieu que si le pollen
prov1en t d'un type de plante
différent de celui du stigmate
De cult ure<, oleagi-
sur lequel li se trouve. Les deux types de fleur chez la primevère.
n e use~ moin s répand ues
bcnéncient de l"activité
pollini~atriee des abei lles.
Le carthame (Cartlrcmws
ti11cLorius) e!>t auractif pour
elles ; '>0 11 nivc:1lt d 'auto -
pollmisation passive varie
::.elon les va rictés, ~an ~ d enll' ntir
rav<lnlagc du buunagc. :'\avcuc
( Bras~ ica cam pest ri~) ct mou tardes
(S11wpis alba et lhassiw 111,~ ra )
etant fortcnH'nt auto-incompat i-
ble-., les a bei lie.., leur ~ont lllcli'> pcn-
sablcs pour la poll inisation croisée
cl ln produc1i on de graine~ .

Au contraire, l'autopoll inisalion


pas<,Î\-c domine che= d 'autres gran-
des cultures comme le lin (Umun usi-
lall~~illllllll) . le pois ( Pisum ~at il um)
et le soja ( C h cine nta..x), peu ou pas
visite:, par les abeilles. Chez le pois
et k soja,l'autopoll inisation pas~ivc Malgré son osp«<
:.'accomp li! s pontanéme nt car les attrayant, la fltur
de pois n'attin
am hère'> sont de hic;centes (' l le pas les insecteJ.
pollen est t:n con1act avec le stig111atc,
réce ptif ,,,·ant même que la fl eur
ne s'ouvre.

142 1 R '1 R1 (\ )1 1 \Pl n • C IIAP. IV Pou N .SAliO'I. ArlcuuuRr tl t'IV I RONNEMtNT

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LES CULTURES MARAÎCHÈRES
Beaucoup de plant<''> 111.11 a tt ncn·c, cu Il Î\ C{ ... pour le ur<. lruih '>Onl mclli toph iks.
l eu t toul d e pro cht<:tion c~l dnc cl la qu,\lilc de., !nul" p10duih c"t primonliak.

L1 masse noralc d es cultures


mara1chèrcs tncllito phi lcs est gcné-
ralement faible, mab l'ovaire de ces
plantes contient un grand n ombre - Plantes herbacées annuelles comprenant Cucurbita pepo,
d'o, utes qui necessitent plusieurs Cucurbita moschata et Cucurbita maxima
visites d'abeilles avec une e!Tica- - Masse florale :s 5 à 10 o oo fleu rsf ha
- Floraison indéterminée, de juin à septembre, se prolongeant plusieurs mois
citc poll ini satTice élevée pour obte-
lorsque les fruits sont cueillis jeunes et régulièrement
nir une pollini'>ation op ti male. - Es pèces autocompatibles mais monoïques ; la proportion de fleurs mâles varie
de moins de 50 % à plus de 98% au cours de la saiso n
Ccci e~l d·autant plus 11nportant - Polle n de très grande taille (150 à 250 iJm de diamètre),
que l'objectif est ici de produi re des d'où le rôle indispensable des abeilles dans son tra nsport
fruit<> de qualite, en part iculicr au - Ovaire contenant plus de 1 ooo ovules pouvant donner
niveau du cali bre ct de l'as pect. des fruits > 10 kg (qui nécess itent des milliers de grains
de pollen déposés
_ su r le stigmate)
Ces deux caractéri~t iq uc!:>, au rôle
-= - Seules quelques fleurs
dete rminan t dans la re nt<!bi-
pistillées donneront un fruit
lite de ln culture, depen-
qui parviendra à maturité,
den t di rectem ent du sauf chez la courgette lorsque
nomhre ct de la rcpar- la récolte des très jeunes fruits
tit iün des graines da ns se fait régulièrement et l'objectif
le fruit, donc de l'intensité de fructification est alors de 100% des
de la pollinbation ct de fleurs pistillées
sa qua htc en t enm: ~ de - Sécrétion nectarifere: 25 à 50 mgjfleur
répartition du pollen <;ur avec 18 à 42 % de sucres
- Attractivité moyenne (masse florale
l'c n'>cmblc du ou des
faible et difficulté des abeilles à façonner
sugmatc'> (,oir gra- des pelotes avec le gros pollen pou rvu
pluque fraise p. 126) . de pointes)
- PEP : qu elques heures, le matin
De cc fa it. tuê mc c l1cz les c~pèce~ La fleur staminée de l'a nthèse (les fleurs se referment
hermaphrodites ct aUtocom pat ibles, de courgette peut définitivement ens uite)
atteindre plus de
l'activite po llinisatrir c (k!> abt illes 15 cm de diamètre. Les abeilles domestique~ qu1 r~coltent du nectar v1s1ten t les deux
e:.t sou,ent c'>sCntielle. [t la lu n e
types de fleurs et ont une bonn!' efficac1té polhnisatroce, rna1S ol fa ut
biologique apparaît nllllllll' son pen- compter •o à 20 vos1te5 pour ben polliniser une fleur femelle.
dant dans hien des ca.'> : gr:'icc à b pres- Il convoent don c d'a pporter d e~ colon1cs bi en pourvues en pollen;
sion des totlSOilllllatcurs la protee lion charge recommandée · 3 ~ 8 co oniesfha, du fdlt de l' mportante
qua ntité de pollen qu i do1t être déposée sur ch aque stigmate en
integrèe des cu l ture~ maraîchè re~ quelques ~cures
(c'est-à-dire l'utilisation rai.,onnec de
toutes les methode'> pour leur pro-
tccnon: hiologtquc, chimtque, va tic-
tes résistantes .. ) e<;t p l u~ avancée
que dans d'au tre!> secteur~.

143

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l' 0 l .., \ 1 ) '\

-Plante herbacée vivace, cultivée co mm e annuelle sous abri


- Masse fl orale :S 50 à 100 ooo fleursfha
- Flora iso n indéterm inée, du rant trois à quatre semaines
entre mai et juillet (avec une deuxième vague pour
les variétés re monta ntes)
- Fleurs hermaphrodites et homoga mes avec 20 à 40
anth ères et 150 à 350 pistils, chac un ayant un ovai re pourvu
d'un se ul ovule et d' un stigmate
- Sécrétio n de nectar: o ,6 à o,& mgJfleurfjour
avec 26 à 30% de s ucres
- Attractivité moyenne (récolte de nectar et pollen
faciles d'accès, mais sécrétion nectarifè re faible)
- PEP: cinq à six jou rs

Espèce autocompatible. En ple1n a1r, l' ,1ctlon mécan1que du


vent permet une autopollin1sation passive non négligeable
mais généralement 1nsuffisante pour obten1r des fra1scs b1en formée~.
Bonne efficaCité pollinisatn ce des abe1lles, mais plu~ 1eurs v1sites par fleur
peuvent etre nécessa.res pour obten r des fra •ses bien formées en début de sa1son.
lorsque s'épdnouissent les Acurs prima ~res avec les plus gro~ réceptacles ma os peu de pollen Une butineuse mi;rte
viable charg(' recommandél' · 2 à scolonies/ha. (n ectar et pollen)
sur fraisier.

L'akene du fraisier
- Plante herbacée annuelle
-Masse florales 100 ooo fleursfha
- Flo raiso n indéterm inée, durant trois
à quatre semaines, de mai à septembre
- Faible productio n de pollen, d'où
l'i ntervention nécessaire des abeilles
-Ovaire des fleurs pistillées avec
plusieurs centa ines d'ovules et pouvant
donner des fruits > 1 kg à condition que
plusieurs centaines de g ra ins de pollen
parviennent su r le stigmate
- Sécrétion de nectar : 1 à 2 mgJfleur
avec 20 à 40% de sucres
-Attractivité élevée (récolte de nectar
Fleur fe m elle de melon, recon naissable
et pollen très accessibles)
à son ovaire gonflé, sous la corolle. - PEP: q uelques heures (le matin
Des résultats récents on~ montre de l'anthèse)
que le niveau de pollinisation
affectait non seulemenL le cahb•'e Espèce autocompatible, ma1s var étés trad111onnelles presque toutes andromono ques
et la forme du melon, ma1s auss1 (avec fleurs hermaphrodite~ et stammées) et nouv!'lles va11étés hyb11des rnonoiques avec
la teneur en sucre et la qualité dan s les deux cas. une fort(' prépondérance des fleurs stammées.
gustaove de sa chair. SeuleS" Bonne efficacité polhn1satnce chez les deux types de va11étés car les abe Iles domcstoques
les premières fleurs pistillées VlSit<'nt les fleu rs d'abord pour leUI nectar, et récoltent ou non le pollen en même temps,
épanouies donneront un fruit. ma1s et elles bullnent sur les deux types de Aeurs Compter 4 à~ YI Soles d'abe1lle pour assurer
la plante peut porter plus1eurs une bonne pollinl~Jtlon, charge recommandée : 1 ~ 6 co omesf-la pour obten•r
vagues de fruits dans la saison. une densité de 1 abeillc/100 neurs

144 \ 1 R \ 1 1 \ 11 1 • C HAr. IV I'OLliN ISATIO 'I , AriClJL TU RI n E'I VIRO I\N t M ENl

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-Plante herbacée a nnuelle
-Masse florale :s 20 à 40 o oo fleursjha
- Floraison indéterminée, e ntre juillet
et septembre, durant t rois à quatre semaines
- Fleurs he rmaphrod ites et homogames ;
ovaire à plusieurs centaines d'ovules,
pouvant do nner des fruits > 200 g qu i
nécess itent le dépôt de plusieu rs centaines
de grains de polle n sur le s tigmate
- Sécrét ion de nectar: 2 à 10 mgffleur avec 5 à 25 %
de s ucres constitués
un iquement de glucose et de fructo se
- Attractivité moyenne (nectar et pollen faciles
d'accès, mais necta r peu appéta nt)
- PEP: quelq ues heures {anthèse : une journée)

Espèce autocompatible. Bonne efficacité poll inisatrice des abeilles


domestiques en plein air, mais l'actton mécantque du vent permet
une autopollinisation passive satisfa tsante pour obtenir de beaux fruits

La fleu r de poivron est


moyennement attractive
cor sotJ nectar ne contient
pas de saccharose.

- Plante herbacée annuelle


- Masse flo ra le :s 10 à 20 ooo fleu rsf ha
-Flo ra ison indéte rm inée, d urant trois à q uatre semai nes,
en juillet-ao ût p rinc ipalement
- Fleurs he rmaph ro d ites et homogames
- Ova ire à nombre d'ovules très va riable (pl usieu rs centa ines
chez les va riétés à fruits ;;:; 200 g)
-Attractivité nulle (absence de nectar ; pollinisation vibrati le, voir p. 155)
- PEP: au moins quat re jours (pollen libéré au premier jour d'a nthèse,
mais le stigmate est réceptif plus ieu rs jou rs)

Espèce autocompati ble. Dépôt nécessatre de plusieurs centaines de grains de pollen


sur le stigmate, mais aptitude impottante à produ tre des fruits parthénocarpiques
chez certaines variétés. En plein air. l'action mécanique du vent permet une
autopollinisation passive satisfaisante pour obteni r oe beaux fruits .

Chez la tomate, le cône des étamines e11toure complètement le pistil et le


polle11n'est libéré que par une min uscule ouverture à l'extrémité de /'anth~re.

145

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1 0 1 1'\l'-\llll'-

Sans abeilles,
Les p etits fruits 1 rambobicrs ct point de mùres !

ronces ont des fle u r~


Ces plantes perenne:., dont cer- proches d~ celles du rraisicr,
ta ines sont arbuc;t i,·cs. compren- mar., qui presentent un D 'autres cultures
ne nt de:; Rosac('C:o. co mme k~ degre variable d'auto- mellitophiles
frnmboi~., (Rubuç idaeus en Furope) incompat ibilité t l .,ecrè-
ct le~ mure~ (Ru bu~ Jruti(().~us ). de~ ll'lllun nectar facilement Plu-.ieurs autres
SaxifragrH·rcs co mme le cas~i-; acce%ible, beaucou p cultures 111a rakhèrcs de
(l~ibes IIÎJil w11) ct la groseille (Ri/ln plu'> abo ndant ct m oi nd re im portance béne-
tu/mol!), ct de:- f ricacecs con11nc artracti f (4 a 9 mg! fi cielll d e l'activite pollini·
la myrti lle ( \'acli utunr my uillus). flcurfjour avec 35 a sat ri ce de<; abeilles. Parmi
50~' de !>liCl'CS). CC'> elles. de::. Cucurbitacees
Tome'> ces ~pt'ces on t des fle ur-; {1 l' LI rs, Ln:;, a tt rac liVC'>, comme la pa~tèque
he rmaphrodi tes ct homogamcs, mai~. '>O nt vi!>itecs par les (Ci 11 11/lus lwuw• s). le
même chez les espcces autocompa- abeilles pour leur nectar n>rnichon et IN> variete:.
tiblcs, l'act ion du vent est 11cgligcablc ct pollen ; la charge non panhé n oca r p iquc~
et l'amopollinisation pa;,-,rvc insuf- recommandee est de 0.5 de concombre (Cucumil
fi;,a ntc, de sorte que l'act ivité pol a 2 colon lc.,/ha pour satn u~). qur ont toutes dt">
linisatrice des abeilles e:.t ts~enti cl lc allt'indre um· clt:n~ ité de carrtctcris li()lleS rJorales Cl
pour produire de;, fruits bren forme-.. huuncusc., d'au moine; 1 .theillc de-. bc;,om~ en pollimsation
pour lOO Oeurs. proche., de ccli re, d u melon.

Groseilliers ct ca;,;,issier-:. ~crctcnt Che= Je, concombres p.utheno·


1,•1·a 2.7 mg de nectar/lleur/ll>Urawc carpiques, il existr mai ntenant de~
->culrmen t 15 a 25 % cl ~: ::.ucrc..,. varie tés g\ n o·r que~ - c'c~t-a-dirc
Comme lrur-, Ocu~'> produr'>cnt au"-'>t qUI ne produisent que dt''> Oeut'>
peu de pollen, el le!:. nc ~o n t que fcurclles - . ù proteger absolument des
marginalement au racti\('<; pour le" abeilles pour e\'Î ter toute pollinisa-
alxd le!>. ct on n·co nuna nde une tion ca r l e~ fruits issus de Oeur;
cha rge de 1 à 8 colonicc;/ha pour pol liniséc'> -;o m drfonnè.s il l'cmpla-
.t.,.,urer la prc::.enn- d'une population cenu.·nt de:. graine;., ct invendables
-,ulfic;an te de butmcuscs.
L:nfin, o n peut. citer des Sola·
Les fleur de myrtille '>()nt maJO- nacccs comme le piment ((apsicwn
ritaire mc nt auto-incompar iblcs ct b ft lllr~ccll~). aux carm:teris tiqucs pro·
pollinisation par les in-.ectes e<.t che" de celle., du piment doux. et
mdi.,pens,tble pour obtenir des bail''> l'aubcrgi ne (Solammr mclongena).
de qualirc qu i peuvent con rcnir cl0nt les fl eurs ~ lH11 p roches de
ju.,qu'à 6'5 graines. 1e~ Ocur..,, moyen celles de la tomate mai<> qui sont
Ill' Ille nt .111 racti\('!>, prod ubent du parfois vi~i tees par les abeilles pour
nectar avec 2 1 % de sucres. Le~ leur pollen.
ah~.: l lles Je-. vic;itc nt pour leur nectar
Cl ln u· polkn, et la charge recom
Comme chetla tomate, le pollen des fleurs mandée C\ L de l .1 3 coloni.:<Jha.
d'aubergine est libéré par une mmuscule
ouverture à l'extrémité des antllères.

1-+6 !1 Il • CHA l'. IV P OLLH\ 15Ar101'.. APICULTURE Er (N\ IROI\,( Ml i'. T

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L ES CULTU RES PO RTE-GRAINE
En plu~ de'> plantes de grande culture cl maraîchère~, (c.., culture'> porte-graine mcllitophilc'>
comprennent oeaucou p d'autres e~ pecc~ cult i véc'> pour l'ali mc nlalion animale
(luzerne, trefle hlanc cl trèfle violet ), l'alimentation humaine (plantes potagcres),
ou comme p lantes ou lleurs d'ornement (plantes horticoles).

La po ll inisation pour produire


des semences, c'est-à-dire des grai-
nes destinées à la reproduction de
l'espèce, présc nt.e des s pécifi cilés.
Cette production doit être d 'une
qualité germinat ive unifonnément
élevée. avec un patrimoine géné-
tique le plus proche possible des
souhai ts de l'établissement obren-
te ur ou muh iplicateur.

Une inte ns ité de pollinisation


élevée donne des semences qui ger-
ment mieux . Par ailleurs, chez les
espèces auto-incom patibles, seu l
le pollen issu d'individ us génét i-
quemem cli ffércnts participe à la
Fleur de luzerne « d éclen chée »
féconclauon. Il importe donc que le par l'a beille; les étam in es
stigmate en reçoive beaucou p, ct sont exposées.
elu plus grand nombre d'individus
possible.
- Plan te herbacée vivace
- 1.. 1ég u min euse fo urragère en France et en Europe par sa su pe rficie
Ccci implique des besoins en pol-
-Fle urs hermaph rodites et homogames
linisation géneralemem plus impor-
- Masse flora le :s plus ieurs d izaines de mill io ns d e fleu rs jha
tants que ceux des cultures - Floraison indéte rminée, durant trois à quatre semaines e ntre juill et et septembre
evoquées dans les pages précédentes - Ovai re avec 10 à 12 ovule s
car, pour prod ui re des graines de - Polli nis ation possib le a u seu l mom e nt d u d éclencnement de la c arè ne
qualité, il faut que la sélection gamé- - Autopo ll inisatio n pas s ive rare
tiquc au nivea u des pistils puisse - Sé<:rétio n necta rifere trè s va ria ble s elo n la te mpérature et l'a lime ntation
jouer pleinement so n rôle. e n eau d e la pl ante: 0 ,2 à 1,2 mgffle urfjo ur contenant 20 à 8o % de s ucres.
- Attra ctivité élevée (récolte de n ecta r e t, dans une mo indre mes ure, de poll en)
Le coüt de prod uction d es - PEP: prè s d ' une s e mai ne ap rès anthès e
semences est élevé : la conduite de Es pèce majoritairement auto·incompatible, avec des niveaux d'auto-incompati bil oté
la pollinisalion doit être gérée avec selon les variétés. La féco ndation croisée multiploe par plus de 2 le taux de fructification
soin pour obtenir la densité de buti- et le nom bre de graines par gousse. par ra pport à l'au tofécondation.
neuses et le niveau de compétition Même en conditions optimales. seule une mootoé des Oeurs fructofle.
Le taux de déclenchement des butineuses de nectar n'étant que de 0-4 à 2 %,
capables de garanti r une dis persion ol est souhat tabl e d'apporter des colonoes en pleon développement avec beaucoup
satisfa isallle elu pol len dans la de couvain non operculé et de placer des trappes à pollen pour stomuler la récolte
culture cible. de pollen. Charge recommandée: 8 à 15 colon iesjha pour ob tenor une densoté de
butoneuses de 4 à 9 abeilles fm

147

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1 '\ 1 ' \ l f tl "'

Des postures
déterminantes - Plante herbacée vivace et rampante
-1 ~ légumineuse des herbages pâtu rés
Chez la luze rne, la ca rène enserre et - Fleurs hermaphrodites et homogames
maintien t sous tensio n la colonne -Masse flo rale :5 20 à 35 m ill ions de fleurs j ha
sexuelle regroupant le pis ti l et les - Floraison indéterminée, durant trois à quatre
10 étamines. Son déclenchement semaines de ma i à juillet
projette la colonne sexuelle avec force - Ovaire avec 5 à 7 ovules
contre l'étendard : c'est le seul - Déclenchement de fai ble ampleu r de la
moment possible pour la pollinisation carène qui ne semble pas gêner les abeilles;
ca r ensuite la su rface stigmatique la colonne sexuelle re prend sa place
est plaquée contre celui-ci. dans la carène après le départ d'un insecte
- Autopollinisation passive fréquente ma is
La pollini sation croi sée ne peut
interven ir que si les fleurs son t inefficace car le trèfle blanc est presque
tot alement auto-incompatible
déclenchées par des insectes porteurs
- Sécrétion de nectar: 0 ,1 à 0,4 mgffleu rjjour
d u pollen d'une autre plante.
contenant 26 à 51 %de sucres
Mais leur efficacité pollinisatrice
- Attractivité très élevée (nectar et pollen
dépend du co mporteme nt de
facilement accessibles)
buti nage ca r, lors d u déclenchement,
- PEP: plusie urs jou rs après anthèse
la colonne sexuell e heu rte la tête de
l'abeille, or les bu tineuses essaient t.:cfficacité pollin1satrice de~ abeilles domestiques
d'éviter ce phénomène. est élevée, ma1s plusieurs v1s1tes sont nécessa1res
Les butineuses de pollen, q ui o nt pour obtenir une pollinisation croisée optimale:
charge recommandée: 3 à 6 coloniesfha pour
besoin d'accéder aux anthè res, L'inflorescence du trèfle blanc
compte J O à plus de 200 atteindre une densité de butineuse5
déclenchent dans 20 à 8o% des cas. de 2,5 abeilles/m'.
fl eurons, dont une d iza ine
Mais, ho rs des climats chauds
s'épanouissent chaque jour.
et arides {Afriq ue d u No rd, Califo rn ie,
1sraël) cette récolte es t très

s po rad ique. Parmi les bu tineuses


de necta r, souvent très nombre uses,
ce so nt principalemen t les jeunes - Plante her bacée vivace
abeilles inexpérimen tées qu i - 2' légumineuse fourragère en France
déclenchen t les fleurs ; elles - Fleu rs hermaphrodites et homoga mes
apprennent ensui te à visiter les fl eurs - Masse florale :5 1oo à 130 m ill ions de fl eu rsj ha
latéralement, en raiso n d' une - Floraiso n indéterminée, d urant qu atre à cinq semaines en juillet-août
meilleure accessibilité du necta r - Ovaire contenant 5 à 7 ovules
et sans déclencheme nt de la fleur. - Espèce auto-incompatible
C'es t aussi de l' accessi bilité des - Sécrétion de nectar: 0,2 à o,s mgffleurfjour avec 20 à 70 % de sucres
resso urces que dépe nd l'attractivité - Attractivité très variable
d'une plante. Par exemple, si chez le -PEP : trois jours ap rès anthèse
trèfle violet le poll en es t d' un accès
La capaCité à butiner le necta r de trèfle violet dépend de la longueur de la langue
facile pour les butineuses,
des ouvrières. Ai nsi, dotée d'une langue de 5.7 à 6,3 mm, Apis rnellifera mellifem visite
l'accessibilité de son nectar va rie selon peu ces fleurs ou emprunte les trous des bourdons pour accéder facilemen t au nectar
la profondeur de la coroll e et selon la Au contraire, A rn. caucasica et les hybrides caucasites on t une langue mesurant
sécrétion nectarifère. Il en résul te une entre 6,8 et 7,1 mm qu,lcUI' permet un accès plus faci le. Seule cette plante a pu mettre
attractivité variable selon la longueur en évidence des d,fférences d'efficacité pollm1satnce en tre les races d'abeilles
de langue des abeilles. domestiques. Charge recommandée : 3 à 10 colonies d'abei lles caucasiennes
ou caucasitesfha pour atte1ndre une dens1té de butineuses de 10 abeil les/ rn·.

148 1 ~lill R t 'l" '" ' 1 ' " " t i l l KI , (~1 ,\P . IV PO I L INI ~ .U I O N . 1\ PI C LILT UR r FT f. NVI RO N NHH N T

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Les semences potagères

De nomhreusc'> c~pt·ccs mcllito-


philcs sont cult i vée~ pour leur racine
ou bulbe (carotte, oignon. rad is) ou
leur partie acrienm· (a~pe rge. chou ,
cndh c. poireau sal:lde)

Parmi elles. des 13ra ~~ieacées : le


radb (R(.lphww.~ ~ali vu~) ct les choux
( ll)(.(SSica olcracccl) sont auto-incom-
patibles ct n ct:e~!>itc nt clone une
fecondation c roi ~ee 1 euro; ncurs, qui
dure m trois jour-.. !>Ont aLLraclivc<;
pour les ahc •ll c~ . die!> y trouvent
nectar Cl pollen ct le~ polliniscn t
cfficilccmcnt (charge n'commandée: Akènes de feno uil.
3 à 8 colonie:Jha de culture porte-
graine). omlx·ll c~ sont genet alctltcnt pro- po llen de~ plante'> ~ ta n liucc'> aux
t.tndres Cl leu r poll tn isa1io n plante'> pm i liées. Cc <,ont Il'~ buti-
Les Apiaccc!>, dont la carotte implique lïntcn-c ntio u de'> insee- neu~c'> de ncc1ar qui cffectuenll'C'>-
Daucu, wrota). le cricri (Apwm tee; 1 cs abeille" Je.., hu tincm pour '>Cll ll rl de 1.1 polli n i"<lll()n, sur lee;
gravcolcns). le fc nou1 l ( focn iwlum le ur nectar et leur polkn, <'1 Je.., pol- dcu' type'> de llcuf!> . ou k lll'Ciar est
1 tdgare) ct lt pc r~ il (Pt(loselinum hn i..,ent t.Jficacemcnt. m:-tlgré une fac îlemcn1 accessible. Matit, a cr~u<;c
nispwn) sont aulOClHnpatihlcs, mais a11ractivllc moyen ne (t k trgc recom- de l'atl ntctivité très mo ye nne de
leu r~ petite!> fl eur" regroupées en mandee 5 ;, 10 colonies/ha pour ce tte plante. on reco mmande une
obll'nir une d c n~nc tk but i neu~c~ charge de 2 a 6 colonic:-./ha.
cil' 6 a 8 ahei lles/m ).
rnfm. parmi le:, Ao,taatTC~ . on
lt.'" Al liacées comprennent l'ot- di<;ttng uc le~ scarole" Cl fri<.ce<>
gnon (Allium t.cpa ) l'l le poireau ( Cie lwr lUtH cndivicr). dont k-., lkur-.,
(1\l/itlllt fl<ltmm). CciJc..,-ci portent de<> sont nu toco mpat ihlcc; ct chez
lk ur., hcrma phro<i itl''>. autLlCo mpa- qu i l'autopollinisatio n pa:-.<.,ivc est
l i hlc~ ct protand rc.:;, clottl l.t po llin i- .:;ati..,fal<.,,tnLc, Cl' l'endive (Ca ltor iwtr
-.ation c~1 1re~ ncll entl'lll .tmcliorec i•H~·im\), auto-incomp.111b le. qu i
par l'mt cr\'Cntîon de-., in.,ectcc;. Les nccc'><.,Îic l'acti,;u• pollml'>,lll îcc des
a beil le~ les vi~i tc nt pOUl leur nectar i11'>l'l'll'~. Le~ Oeurs de~ deux c~p<.'ccs
cl ku r pollen bien a ct·c..,~l b lc'>, ct produi-.,clll nectar ct pollen ai'>l'mcnt
c:l lc~ le~ po llin iscn t ef fi cacement acl·c~c, i blcs ct elle::. sont an rac tives
(charge r-ccommarttler : l il 6 colo- pour k .'- ~ he i l l es . qui le~ pol l ini~c n t
nic.Jha). dlinKc mcnt. L apport de 1 uchc" est
C'>.'>enlicl pour assure• l.t pollini<oation
Parmi les Liliaccc'>. 1a ... pergc de l'endive pone-gr~une m,n., il n\ a
Chparagus offic irwfi,) c<;pècc pa~ de recommandai ion de charge en
Ombelle de corolle. din H.Jli C, ncces~i t c le tra n..,fcn du colon irvh;l.

l --19

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p 0 1 1 ' 1 '- \ T 1 1.l ~

La production de rnâlcs d'une lignee ct de poll inise r les ralement a u ne .,cule, il laquelle elles
semences hybrides lleu rs fe melle<; par le pollen d'une restent fid ele~. Oc plus, kt cultu re des
.tutre lignée pour obtemr le<; <.cmen- parents mâle ct kmcllc en rangs
Les ~cmenccs hybrides sont obte- ccs hybrides. Chez lco; C'>pcce~ mcl- dGtincts renforœ cc comportement
nues par croisement de cleu' lignees litophiles hermaphrodites, la -Le parent femelle ne produit pas
dont les caractères sont lhe<.. Ccltt' production de ;.emcnce<, Il\ bride~ de pollen ct l'attract ivite de ses
methode permet d\uiliscrau miCll'\ constitue un progmmmc beaucoup n eurs s'en trou ve profondément
la \'igue ur hybride, d'obtt•nir dt''> plus complexe qu i n'aboutit pas mocJi fiée , 'oUrtoul '> 1 le:, ne ur~ etaient
plantes d' une gmncl c unifonn itc. ct de toujou rs. En dfc t, il faut cl'alwrd il l'origine hermaphrodites. Ceue
combiner rapidement le-. camt:tèrc::. trou ver deux lignees -;ta b l e~ t:l à dif[crcm:e d'attractivitc renforce la
qui intéressent (résiswncc ~lune •nal- lloraisons s i m ulta n ~.·c s qu i. pa r fi déli té des but ineuse'> n une lignée
adir rt un caractère agronomique, fécondation cro i~ée, donneront un t l il ~·ensuit que le nectar rc~tc la seule
par exemple la précocitc). h)·bricle aux performance!' agrono- ressou rce hut innblc comm une aux
miques superieure!.. FJhuitl' il faut deux lign ee~ parentale~. De cc fait.
f cs premières <;emcncc:-. h) bri pan·enir à éliminer la production de ce sont donc prcc;quc exclusi\'cment
de., ont etc produites chez le 111<11'>. pollen de rune de cc~ ltgnc~ pour que les hutineu~e;, de nectar qui ùsitcnt
culture mon01quc ct ant·mophik .,a pollinisation ne plll!>'>t' :1\oir lieu lee; n e ur~ dt•<, de ux parents. effec-
chez laquelle il était rclam·cment qu'a\ Cl le pollen de l'autre lign~:c. tuant le tran!>fcrt de pollen du parent
aise d'elim iner les inflo rc-.cc n ce~ mâle au parent feme lle.
Chez les espcees a haute vale ur - Enfin . la recolte d e semences
c~Olltée comme la tomate, on procède h y brid e~ sc fa it sur le scttl parent
par castration ct po llini!>ation fem elle et la tt: nda nce est souvem de
ma nuelles. Mai<;, en general, on u ti- rédu ire le no1nhrc de rangs du
lise comme parent femelle une lignee parent male , dont le ~eul rùle est de
de plames mâlcs-<;ténlc-., Ù''> t a dire fourni r le pollt·n .
qui ne produit pa-. de pollen v1ablc.
Ces plantes ~ont dispoc;ce<; en rangs . \insi, pour polliniser les cultures
alternes a\·ec le part• nt male, c e!>t- porte-graine en production de
a-chre la lignee dont le.., lieur., four- semences h ybrides, l'apiculteur
ni<,sent le pol len. de \Ta fournir de~ colonies fortes et
bien pourvues en pollen a11n de favo-
La polli nisa tion p<ll' le~ abeilles riser la recolte du nct·t.t r ct de mini-
c1·un tel d ispo~ i t if and rod w •quc, mise r la rée0 lt r de pollen (le pollen
C<)llSt itué de plan t e~ lcmc llrc; en du parent mf1lc recol te pur les abeilles
rangs alternes a\ cc de., plan tee; her- est rappo1te il la ruche ct perdu pour
map hrodite<; ou .,,,,m inces, pose la polliniS<llion) Pat ailleurs, une
'>ouvcm de ~rieux probkmr~ . Trois ch,ugc élr\ cc en colonie~ par hec-
facteurs sont de terminant'>. tare est oblig:.u oirc pour obtenir le
-Les abeilles domestiques ont une niYcau de compcttt 10n necessaire qm
bonn e capacité de clic;criminat ion. faYOiise le P•~'>'-<l).\1.' des butineuses
qui leur permet '>ouve I ll de di'>tmgucr d·unc lignee a une au tre. Les charges
k-. lieurs des deux lignt'l's. dr ~one recommandee~ en colonies par hec·
q uc les bull nc uo,e~ '>C 1i 111 itcnt ge né- tare sont de l'ordre de f ,5 à 2 fois
celles ut i li~cc'> pour la pollinisation
Une ombelle d'oignon compte entre des l ignee~ tradition nelles.
plusieurs centaines et deux m ille fleurs .

150 Il R • (H AP. IV P OLL "I SATIO!'., APICU LT URl ET ENVIROI>.N (ME I>.T

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L-\ I'OILII\IS\IIù'\

LES CULTURES SOUS ABRI


1 es .1hrt<; comprennent Je., c;ernc; en \CliC ou en l'oi)Caroonatc,lcs tunnel~ ct chcnillec;
recou' ens de film plasttque ou de 'olle inscctp1oof, et les <;Ir ucturcs mixte
comme les r res urst lpmof Ils condrlronncnt consrdcrablcmcnt les bcsmns
en polhnrsalron des cultures et! act" n polhnr atncc des abcrllcs.

Cultures de melon sous tunnels en plastique (plusieurs hectares d'un seul tenant dans l'Hérault).

Les c ultures sous a bri sc sont prooj). Dans le second cas, il s'agit L'activité pollinisatrice des a bei li~
dé\•eloppées de façon considérable ces d'isoler le'> plantes pour éviter les devient de cc fait encore plus impor-
vingt dernières années. Cc mode de contaminations ct proteger contre la tante, avec des resultats souvent spec-
c ulture reste marginal en arbori- pluie le semences à maturite. taculaires sur les rendements ct la
culture fntitit rc ou, en vue d'une qualité. L'atmosphcrc des serres est
production tr~ précoce, quelques ser- Des conditions parfois enric hie en gaz carbonique
res et tunnels abritent des cultures spécifiques pour a mé lio rer la photosynthèse,
à haute valeur ajoutêe comme ceri- mais cela ne semble pas affecter les
siers ou abricotiers. Mais c'est s ur- L'action pollinisatricc du \'ent est abeilles, habi tuees à cette situation
tout pour les cultures maraîchè res minime sous abri , aussi bien en ter- dans la ruche. En milieu totalement
et porte-graine que la production mes de Oux de pollen que d'agitation clos (serres ct abris inscctproof ou ser-
sous abri s'est ré pandue. mécanique des Oc urs. Il s'ensuit que res fermées), l'aire de butinage sc
l'autopollinisation passive devient réduit à la surface de l'abri cL la com-
Dans le prcma~r cas, l'objecuf est totalement négligeable, même chez petition de la nore envi ronnante esl
d'avoir des fruits hors saison ct de des cspcces pour lesquelles en plein éliminée. Le butinage peut alors ètrc
mieux répondre a ux exige nces du air elle j oue un rule important modifié au point que certaines fleurs,
marché en terme de qualité (culture comme le colza, la fra i!.c, le poivron totalement délais.sées en plein air, sont
sans insecticide, sous serre insee/- et la tomate. visitées (tomate, par exemple).

152 11 Rt l l • CHAP. IV POLLINISATION. APICULTURt ET ENVIRONNEMENT

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L'utilisation des bourdons
Sans agitation de la fleur, de tomate sous serre s'est répandu contiennent généralement
la pollinisation de la tomate s'effectue très rapidement. Aujourd 'hui, du sirop en libre accès
mal ou pas du tout et, sous serre, les bourdons ont tota lement remplacé pour assurer leur survie et
il s'ensuit des fruits difformes ou des les vibreu rs électriques en métropole favo ri ser la récolte du pollen
fleurs avortées (coulures). et les éleveurs de bourdons (les serres de tomate constituent
L'abeille domestique ne vibre pas les recherchent activement d'autres encore le principal marché des
fleurs, contrairement aux bourdons, débouchés pour leurs colonies. éleveurs de bourdons).
et les maraichers ont d'abord eu
recours à des vibreurs électriques Le suroutmage Mais lorsque ces colonies sont en
etfou à des pulvérisations de des bourdons manque de pollen,les bourdons
phytohormones sur chaque bouquet vibrent tous les types de fleurs.
pour obtenir une bonne fructification. Lorsqu'ils visitent des fleurs à Cela peut entrain er le flétrissement
pollinisation vibratile (kiwi, tomate), partiel ou total des pistils.
L'élevage de colonies de Bombus les bourdons les vibrent de façon C'est le cas pour la fraise,
rerrestris a été mis au point à la fin des réflexe pour récolter leur pollen. dont le surbutinage des fleurs
années 1990 et l'usage de ces insectes Ces fleurs ne sont pas nectarifères et cause la déformation des fru its ou
pour polliniser les cultures les colonies livrées commercia lement la coulure des fleurs.

153

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l' 0 1 0 N

La survie de la co lonie dans les Un enviro nn ement


milieux do-. dépend tot<~ le ment des particulier
ressource:, d1sponiblts dans la ruche
ct sou., l'abri. Il est essentiel que l(·s La lumière est gcnéralcmcnt
abeilles aient accès a un point d'cau 1ransformée de faço n très sen ible
ct à un nOIIITisse m c n t au po llen ~ i par le matériau de couvert ure ct la
ron \"CUl éviter que le peu de pollen struct ure de l'abri. [Ile peut dewnir
disponible da ns les fl eurs sous l'ahri un racleur limitnnt elu butinage. 11011
aille a la ruche plutôt que sur le::, pas à cause de sa plus faible intc:nsité,
s tigmates (cc dern ier point est cru- mais surtout du fait de sa qualite. Les
cial en culture porte-grai ne pour la couver! ures pb~ tique s double paroi
production de seme nces hybridee;). aiTectemla polarisation de la lumière
ct peuvent inhiber IOLlte activité à
1 nfin. le confinement de l'espace l'extérieur de la ruche. Attenti on
peut modifi er l'impact des trai te- aussi aux effet ~ !>U r le butinage des
Ruche à double entrée pour la pollinisation
ment!> phytosanitaires. Une pulve- nouveaux pla ~ti qucs anti- V. q ui d e cotonniet porte·graine sous abri insectproof.
risation peut correo;pondre a u1H' ab:,orbenr le!> uhrav10lcts (reperes
véritable fum igatio11 ct décimer rapi- d'orientation pour l'a beil le), pa rti - n ·est pas le cas pour les colonie!> de
dement de'> colonie!> entii'rcs. culièrement par tcmp'> couvert. bourdons. qui reduisent considéra-
blemcm leur butinage au-dela de
Les amplitud es ther- 33 °C. Quant à l'humidité. elle est
miques ~o nt '>Ouven t soll\·cnt plus devce sou~ abri, du
co nsi d é rable ~ souo.; abri fait du confi nem e nt. Une humidne
froid. avec des temperatu- trop forte peut retarder, \'Otrc arrêter.
res proches de cd les a l'ex- b dehiscence dt''> antheres er la
térieur au petit matin. qui liberation du pollen.
dépil!>!>Cill cn-.uitc 30 °C ct
plus en mi lieu de journée Adapter l 'apport aux
par temps clai r. Le~ tem- conditions locales
pératures elevees o nt un ~
action favorable !>ur la Le-; abn~ !>On t souve111 dépounu~
!>écrét ion nlèctarifèn:, mms, clï n'>ec tc~ polli nbateur.., ~aU\·agcs.
trop chaude!>, el l e~ peu- en particu li<·r pour les cuhures hors
\·ent cirC nefaste<; à la 5<'1 1'>011 <[lll fleuri'>'>Cilt Cil hi\'Cr OU
g e nn inati 011 du pollen ct trè~ tôt a u printem ps. Lïntroducnon
a la ft·condauon . d e colonie-, d'abeilles est alor'
indic;pcns::thlc pour assurer la poll1·
l es temp e rature~ élc- ni'>ation. '>ous les cheni lle~. il faut
vees ne -.emblclll pa'> appo rter les mches en bordure de la
gênc 1 les a be ill es. qui culture (o u au milieu pour le;
thcrmoregulcnt bien leur surfaces > 7 ha d'un seul tenant), afin
colo m e j usqu·à 4 5 oc ct de reduire le traJet des butmeusc)
plu!>. poun·u qu'elle'> qui doivent ali cindre les OcurSSOU·
Bande de filer insectproof sur l'o uvrant d 'un aient acccs a de l'cau. Cela wn t par temps peu clénu·nt.
tunnel plastique pour e mpêcher l'entrée
d 'insectes ravageurs (pucerons, aleurodes...).

154 1 11 R • CH Ar. IV PO LliNI SA TION. AriCUlTURl [T lNVIRO">INlMLNT

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Pollinisa tion de tomates sou s serre
avec un vibreur élect rique.

Qu'est-ce que la
pollinisation vibratile ?
Chez la toma te not amment, les
anthères. réunies en tube aut our du
pistil, libèrent le pollen à leur
extrémit é lorsque la fleur est agitée
par le vent ou vi brée par un insecte,
comme un bourdon ou une abeille
charpentière (.xylocope).
Les abeilles domestiques ne son t
pas ca pables de vibrer les fleurs
et elles ne visit en t pas du tout les
fleurs de tomate en plei n air.

Sous grands ab ris (serres ct tu n - On con s idère q u 'u ne ruchet te l'objet d'un su ivi régu lie r ( un e visite
nels), on préférera de p etites colonies d e 4 000 à 8 000 a bei lies p e ut tou tes les de ux à quat re sema ines au
en ruchcues o u bie n , en cultu re polliniser une s u rface de 1 000 à m inimum ), a vec un nour risseme nt
maraîchère, des colo nies s ta nda rds 2 000 m 1 de euh ure s ous s erre. Au- a pp ro prié en sirop o u e n mie l, et
en ruches à dou ble emrée ( un e d clà . il convie nt d 'introd uire u ne a ussi en pollen. l\ien ~o u ven t, il ne
orientée vers l'extérie u r et l'autre r uche o u p lus ie urs ru c hc ttes e n s'agit plus a lo rs de location de colo-
sur la fa ce opposée, d isposée ve rs rapport avec la masse flo rale ct les n ies, ma is p lutô t d e fo urn itu res
l'intélieur de l'abri). Dans lOUS les cas, besoins en pollinisation d e la cul ture. d'abeil les.
il conviem d'i ns ta lle r une colonie Le m a intien d 'une colon ie en a bri
par ab ri p o ur pouvo ir ass u re r le fe rmé penda n t plus ieu rs semai nes,
butinage même par mau vais temps voire plusieurs mois, est possible,
prolongé à l'extérieur. mais il faut qu e la colo ni e fasse

t es cOlonies sont mises en place pendant la jour née car


l'essentïel du butina9e dans les abris pmvient des jeunes
Tôt en saison. chaque ruchette est surélevée
proximité de la paroi, de préférence au
de l'abri (dans l'hémisphère Nord) en veillant;
""~''"""'" d'ombre portée (haie. mur).
l'ëntrée de la rucn ette est or ientée vers l'intérieur de
~u<o::v:t: est=ménagée dans la paroi, à environ 1 m de l'entrée,
ulatibl~~2b~i!J!Wver'S-1':e~X"It'é'lr"l§"1J
"t;"'+-· les courant s d'ai r à l'entrée de l a ruchette. Les
structures simila1res côte à côt e, if est utile de
le repér age des butineuses.

155

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-\ l' 1 ( R 1 "> \ t !{ () '\i '- 1 \l L '- \ (, )~ 1 ( L' 1 1

LE REMEMBREMENT
Alors ql(tls uvmenl lre~ peu nohtc au cours des ~icdcs precedents, le~ pay!)agc!>
des campagnec;; françaic;es ont connu, apres la fin de la S(.·condc c.unre mondiale.
des hou ln crscmcnh considérah le-, cngcnd res par les nom elle<> orientations
de la politique d'amenagement du territoire.

r
F 1
Les objectifs
-':; ..p· aro l es du remembrement
la g uerre pa r les Éta ts -Unis ct
I'U RSS. Lu sage de tracte urs de plus
d~apiculteur e n plus puissan ts, de systèrncs
À la rin de la Seconde G ue rre d'irrigation de p lus en p lus com-
« Avec Je remembrement, la pratique
de l'apiculture a complètement
mo ndiale, l'Eu ro pe , ct la forancc en plexes, d'éno r mes mo isson nc uscs-
changé. Avant la guerre, part ic uli e r, d evaie nt re lever l e baueuses, nécessitai t l'é merge nce
mon beau·père effectuait des récoltes défi de l'auto no mie alimenta ire. de g ra nds c~paccs.
successives tout au long du printemps L'exploila tion des petites parce lles
et d e l'été. Ce n'est plus le cas tradition ncllcs, mo rcelées c t sépa- Les pa rce lles on t clone é té, sou-
aujourd'hui. Par ailleurs, pour les
rées par d es haies resse r rées, ne ven t no111 sans mal, échangées et
implantations de ruchers,
nous d evons rechercher po uva it pcnncttrc d'i n tégre r les reg roupées e nt re propriétaires, ct les
les derniers bosquets. » mut at io ns du mac hi nis me agri- haies arrac hées. 'Lagriculture inten·
cole moderne, déve loppé dès avant s ivc pouvait prendre s on ess or.
Maurice MARY (I ndre)

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Les mutation s entraÎnées

Les paysages d e monocu lture


se généra lisen t. On voit fl eur ir d e
t rès g ra nds champs ja u nes. Colza
et w u rnesol remplacent sai nfoin,
luzerne , trèfle hla nc o u inca rn at. La
culture d es o léag ineux d étrô ne
cel le d es plan tes fo u rragèl'cs.
Paysage de bocage en Vendée.
Dep uis, au fil des a ns, les o bser-
vate u rs se son t aperçu q ue ces Les incidences Cependan t, l'implantatio n ma:,-
bouleversemen ts engendraien t des sur l'apiculture s ive elu colza et el u LOurnesol a été
incidences fâc heuses sur l'environ- perçue com me u ne vé ritable aubaine.
nement. Lo rs des g randes pluies, les Très ra pid emen t, avec l'arrac hage Très nectar ifères, ces deu x p la ntes
précipitations ne son t plus retenues des haies, o n a vu disparaître les végé- ont permis une augmenta ri on incom-
par les haies, les inonda tions sc rnul- ta u x qu i géné ra ie nt d es appo rts r arable d es re nde ments d e mie l
rip lient. La hmne s au vage souffre de régu lie rs e n poll en e t e n nectar à la ruche. Forts de ces récoltes régu-
la disparit ion d e refuges nat urels . d urant to ute la saison apico le • pru- lières et inespérées, un certain nombre
ne ll ier, ronce, aubé pine, lierre, d'apiculteu rs son t deve nus prol'cs-
acac ia. d iverses cs peces d e pom- sion nels. Une eu phorie q ui a d uré
miers sauvages . .. La m ultiplicité des j usq u'aux hécatom bes cl'abc illcs
pa rcelles favorisait une d iversi té dues aux in toxicatio ns par d es
de cult ures, contraireme n t à l'agri- trai temcms ph ytosani~<lircs ...
culture intens ive.
Le retour des hai es
I§UPll s$~1Rl;.j3ailâi;Ji$11
Depu is les an nées 1990, cons-
Entre 19 4 5 et 19 9 3 , 14 ,7 millions
d'hectares ont: été ,·emembrés cien ts de l'impact du reme mb remem
sans que so1enc-pris en compt.e sur l'e nviron nemem, les techniciens
vér itablement les rôles des chambres d'A gricult u re ont fai t
agr onomiques et
de la replantalion des haie:, u n axe
environnementaux des éléments
da l'espace. Sur ce sujet, I'Ètat p rior itai re des aménage ments pay-
et l es collectivit és ter r itoriales ont" sage rs. Oc:, c o n trats territo ria u x
pr éfér é sensibilise!' les déci deurs d'ex plo ita tion o n t ensui te été m is
locauxlJlutôt que de r églementer, en place. Ai nsi, c haq ue a nnée, des
ce qui a engendré des l'éalisations
très hétérogènes sur le1:err ain. kilom èt res de ha ies s o nt plantés
1 30 000 hectar es de haïes ct constituent. de no uveaux ta illb
et cl'iem1n enherbés ont été à intérêLmellifère CLcynégétique.
supprimés de 1 89 1 à 19 9 5 et
5 3 0 000 kilomètres de haies ont Néa nmoins , depuis q u o n cons i-
dispar u entre 1970 et 1991 .
d è re l'au bépine, élémen t majeur de
la haie trad itio nne lle . comme un
Cult ures et haies vecte ur d u feu bacté rien, sa ré im-
dans le Berry. plan ta tion n'est plus au torisée.

157

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\ p 1 ( '- \ 1 R 0 ' \i 1 \! f '\ ,\ v K 1 ( ,) l

N OUVELLES ÉVOLUTIONS A GRICOLES


ET A PICULTURE
Parrallclemcnt au remembrement, Jc., agriculteurs ont t ransforme leurs methodes de t ravail.
Le choi\. dcc.; semence<; ou dcc.; ec.;pèccs cultivée<;, notamment en arboriculture, a souvent
desservi les intérêts de l'apiculture. Certaines tendances plus favorables apparaissent,
bien que les procedures d'homologation des produit c.; phytosanitaire.s
n'evaluent toujours pas assez les dkts sur l'abeille.

Le décl in de la diversité
des végétaux

En rdison de la disj:laritîon • En agriculture


de nombreuses
Depuis la Seconde G u e r re mon-
exploitations agricoles.
beaucoup de t erres sont diale, un certain nombt·e de plantes
abandonnées et o n t quas iment c ess é d 'être culti-
ret ournent en friche ou se vé es. O n a ain si vu disparaître
conver t;lssent en forêt. En
les imme nses é te ndues d e sa info in
France, 50 000 hectares
per'Cient cliaque année qui avaie nt rait no tammen t la
leor st atut de terr·es re nommé e du m iel d e Gâ tina is .
agNC:oles [soit 6 millions Récemmen t, d es c he rc h eurs de
d'hectares depuis 1950)
sur une surface agricole
l'I NRA o n t déc o uve rt les qua l i t~s
utilisable (SAUJ estimée à de cette pla me pour l'alime n tation
30 m tllions d'hectares. des anim aux, s upé rieu res, semble-
Plus de 3 millfons t-il , au soja. Elle conn aîtra p eut-être
d'hectares ont notamment
u n nouve l esso r. . .
été transformés en forêts.
Pour les apiculteurs, ces
vastes ét endues. même En Bretagn e, la cul ture d u sarrasin
peu mellifères, constituent deve nai t l'apanage d e quelques
des zones protégées des o r ig ina ux j us qu'à ce s de rnières
pr odu1ts phytosanitaires..,
années, oü sa culture paraît s'étendre.
otl les abe1lles peuvent
butiner des plaQteS Le trèfl e cr la luze rne om souvent
sauvages et récupérer dü céd er la place au x cu ltures deve-
du miellat, parf6ïs d'une nues dom.i nantes : tournesol, colza et
abondance excepl:ionnelle,
maïs ... Très so uvent, il est vrai, les
lorsque res par amètres
indispensables varia lions d es aiclt.:s e uro péennes
(tempér ature chaude, déterminen t le choix de l'agriculteur.
hygrométrie suffisante
et pucer ons) sont réunis.
• En arboriculture
Cependant, les plantations
de conifèr es, en croissant, En arboric ul ture , le n ombre de
asphyxient les sousrbois. v ari é t és ex p l o itées s'est réduit
Les surfaces de br'uyère connue pea u d e chagri n. À la fln
callt..rne se sont-ainsi d u XIX' siècle, on rép ertoriait en
considérablement
réauites. France p lus de 2 000 variétés de
pommes . Cela pe rm ettai t u n appro-

158 1 R \111 RI' 1< 1 Ill 1 \1'1< l 1 Il Ill • (!I AP . JV P O L LINISt\ T ION , A P IC U LTURE ET EN VIRONNF oVI EN T

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vi~ i o nn e m c n t des marches en fruits
cta lé da ns le te mps et des ap ports en
nectar et pollen prolongés pour
lc<o abeilles, un échelonnement de
rc!>iStance:> dive rses aux aléas cli-
m<J tiques, une dive rsi té de go üts
offerts aux consommateu rs et
d'au tant plue; de produ!lo., dem·és
possibles (jus de fruit, cidre. confi-
ru re, pi\Le de frui t. )
Dans les vergers de pommiers, on
ne cultive aujourd'hui qu'une
dizaine de va riétés . qui ctH rt'> pon-
de nt aux critè res de renta bil ite opti-
ma ux ct a une unifo rmi'>ation du
goin des cono;ommateurs. 1 c suc-
cc~ de la Golùl'n Deliciou<; e:>t reve-
late ur. Elle rep résen te e nc<H"C les
deux lie rs de la procluct io n.
Ce phénomène de réd net ion s'est
etendu à l'cn!>cmble des fruits :
poires, pêches, cerises . .. , p1ivant les Le coquelicot s'est raréfié dans les champs.
abeilles de lougues période.., <k buti-
nage. Des con<;en a lOire'> s'efforcent agncuheurs mai<> pour le plu<; grand prairies avant la fioraison . Cen e
de sauvegarda le patrimoine bota- ph11:>lr des pt•mt rcs ct de-. prome- he rbe "Crtc C'-ot broyee pui-; emma-
nique, qu·une nouvelle mode pour- neurs. Coquelicots, bleuets, mdi lots, gasinée cl tas-,ec sous de-; envelop-
rait remettre a l'ho nneur, pour le t rèllcs ct raH ne Iles au ira icnL les pe-. étanche-., ou elle gl'llCre une
plus grand bonheur de-, apicul- ,tbcille<;, qui pl elevaient en quantite ferme nta! 1011 lactique
teur~ ... De nouvelle~ esp('('Ç'> ::.ont pollen ou nerl.tr. Avec l'emploi des
au~si cul ti\' Cc~, en pa rti culie r le ck-,lwrbants ::.électifs, qui llC laisscJH Cette met hode ne nrcc.,~lla nt pa~
kiwi, don t la bonne pol linbation cro1tre que la plante cult ivéc. ces de bâti ment '>)l('Cifique, :-.u<;citant une
necessite la prc'>Cnce de nomhrcu- e'>peces ont quao.,iment d is paru. bonne appetence du bctad ct éùta nt
'>ô colonie!>. )c., souci<> du scd1age de-. fourrage-;,
[nfi n, dans les prairie-; de mon- qui dépe nd des cond itiOn!> clima-
De nouvelles méthodes tagne. 011 nll1unence a ut 1liser de tiques, s'est rapidement illlposée. A u
de travail agricoles nottveaux produits chnniqucs qu i grand dc~c.,po i r des apiculteurs
pcrmeuem d'eliminer Je.., plantes a leurs abci lk-, ne pouv;11cnt plue;
• !:emploi de désherbants s electifs fleurs corn mt· les pisscnlJlo.;, pour ne profite r de!> miellees gcncJcuses des
Si les gra nde~ ~tu·faccs de ccn:alcs ne laisser poussc1 que les Gram inées .. plantes des prairies.
présenten t aucun intérêt pour l'api-
culture à r c\.cCpLion de trc~ rare'> • L'ens ilage Depuio., rt·c-cmment. t·cnains fabri-
mtellats, ju~que da ns )c., nnnécs Dan<; les annel''> 1980. une nOU\Tlle c<tn ts de
fro111agcs AOC penalisent le:>
1970, de nombreuses plantes ach en- technique appara ît : l'e nsi lage . producteur' de lait qui nourrissen t
lices y pous~a i c n t . au grand clam des l.' ag ricul trur co upe l'herbe des leur bétail avec l'herbe Cll<;i lcc.

t 59

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\ l' 1 ( R ~
' \
R 0 ê'< '1 1 \1 1 1\ \ ',, 1\ 1 l 0 1

FFI
-0 Paroles Urban isation et tourisme ,
d'; apiculteur des catalyseurs
« Depuis une quinzaine d'années, notre
• l?urbanisation
production de miel de montagne s'est
fortement réduite. Auparavant, avec le Avec l'explosion démograph ique de
tracteur, la faucheuse, le rateaufaneur l'après-guerre , les agglomé ra tions
et la botteleuse, les fenaisons duraient on t connu une expansio n sans pré-
plus d'un mois Aujourd'hui, avec cèdent. Dans les a nnées 1980, en
les nouveaux matériels et la technique hance, elles croissaient de 6 J 0 k n1
d'ensilage, les agriculteurs ont tout
coupé en quelques jours. Les abeilles ne a n nuelle ment. Un cerLa in nomb re
peuvent plus en profiter. D'autant plus d'apiculteurs s itués en périphérie
qu'ils fauchent de très bonne heure, juste des villes sc s onl soudai n 1.muvés
avant que les fleurs n'éclosent. au cœur de nouveaux q ua rti ers. Dans le square Georges·Brassens (Paris).
Il y a bien une repousse à la fin juillet Certain~ o nt d û déménager à cause
mais ce n'est plus pareil.
C'est dommage. Après la floraison de pro blèmes de vois inage s uscités par des esprits curieux. Paris n'a,
du pissenlit, certains collègues pa r l'ac1ivi1é ap icolc (phobie des sc mblc-1- il, jamais connu aur.am
ne laissent plus les ruches. Ils préfèrent piqü res ... ) . D'autres ont d ù déplacer d'abeilles butinant les nombreuses
les déplacer sur le châtaignier en leurs ruc hes. fl eurs de ses parcs ct. ja rdins 1 Er,
Ardèche. Nous, maintenant, chaque printemps, les pompiers de
on se contente d'une petite hausse. •>
Parallèlcmcnl, une aelivité apicole Jo utes les grandes villes reçoivent
urbaine se cléveloppJb certes rédu ite v lus d'appels pour retirer les
(deux ou trois rude~ mais exercée breux essai

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rF1
_r,P. ;...J aro 1es
d'apicuJu~ur
<<Depuis que nous avons mis en
place un point de vente et que nous
adhérons au réseau Bienvenue à la
ferme, nous avons considérablement
augmenté notre vente directe au détail.
Cela prend du temps mais jamais
nous n'aurions eu sans cela
un tel contact avec les gens.
Ils peuvent ainsi comprendre
ce qu'est l'apiculture.
C'est fou le nombre de
question qu'ils posent!
Certains reviennent chaque année
et plusieurs nous demandent,
en hiver, de leur envoyer du miel
par la poste parce qu'ils n'en ont plus
et qu'ils ne veulent plus que celui-là.
Dans la région, il y a be.aucoup
de marcheurs et de promeneurs
à cheval : il faut être très prudent
pour l'implantation des ruchers. »

É. BARTHÉLEMY (Lozère)

Rucher en moyenne
montagr~ e.

• Le to uris me rural, une chance citadi ns amo ure ux d e la na tu re ct Des contraintes pour
pour les apicu lteur s -.rnsibilisés a la qua lilé d e l'envi 1'apiculture
Jusqu'alo rs. les bord'> de mer d rai- 1011 ne men1.
naient l'immense foule des vacanciers Le!> che mins d e gra n d e~ ran d o n-
deJuillcl-ao CtL. Ces de rnières décen- C u r ie u x cu ve r!> les produc tio ns n ée~ ~e niLI Ii iplien t c L b satisfac tion
nies o n t vu se dévelop per u n artisan a les d e la régio n, les v J<;I- d es promen eu rs cx 1gc q ue les
engouement sans preced ent p our le tcurs apprécien t la dégustatio n d es r isque.\> soien t très lim ites. Auss i un
tounsmr rural. m1cls du cru '>li T l'e tal du marche ou certa in nombre de pn:cauu ons do i-
a la fer me. Les points d e ve n te , ven t-e lle!> é l re pr i~e~ p a r les api-
Avec les gî tes rura ux , les fer- ag rém en tés d' u ne expos it io n p éd a- c u lte urs afin d'évite r le<; inciden LS.
mes-auberges et l'accueil à la fcnnc, g og iq u e, d 'une d é mons t ra t io n Une s igna lisation vo ya ntc ~·avère
les agriculteurs proposent un service d'ex trac tion ou d es e x p licati o n s indis pensable et les ruch ers s itués
de logement ct de no urritu re à bas e d e l'a p ic u lt eu r, sc d éveloppe n t. à proximil é immed iate des ch e-
des produits de l'ex ploitati on, q u'i b Ils p erm etten t d e com me rcia h <;cr mins d o ive nt ê tre r ecul és, voi re
vendcn1 egale me nt en d irect. La sans m termcd ia irc ct a u n prix cor- déplacé~ , même s'ils res pec tent les
moyenne cl la ha ute m o ntagne rec t u n e p a ri con '> éq uente d e la d istan ces minimales imposées pour
atllrcnt tout au lo ng de l'année les p rud uclion de l'exploita tion. le départeme nt.

t61

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\ l' R r " \
' l 1 N T \ f', R i t P L

LES TRAITEMENTS PHYTO SANITAIRES


1 .1hcilk C'>t un 'l' nt ah le temoin de la <kgradalion de lt·m mmnemrnt. 1\t ,d hcurrusrmcnt ,
pom l'homologation dt· ~ produit-. pin to-..m itairc ... on.., c<;t longtcmp., <:on tente de' erilic r
~..,.,unie en rudwth''>n.pcrimcntak .... De., effet-. pcrH'I" du .. a la .,,.,lcmic , l'ellct lani<:idc
ou l'action de do"c" .. ublrtaks ont t'Il' ignoré~ o u nq~ligc ....

Les catégories d e -divers : carbinols, formamidin cs, de nombreuses années. Les organo-
pesticides s ulfones, etc ; phosphorés sont moins rémanents.
- insecticides récents : néonicoti-
Pour protéger leurs cultures, les noides (imidaclopride) ; phénylpy- Deux types d'Intoxications
agriculteurs usent de dilTércnts types razoles (fipronil).
de produits phyLOsanitaires, encore Les intoxications d'abeilles sont le
appelés pesticides : les lnsecùcidcs, les Des ef fets pernicie ux plus souvent non intentionnelles,
acaricides, les fongicides, les néma- et résu lte nt d'un mauvais emploi
tîcidcs et les herbicides... Ces produits Ces s ubstances se divisent en des pesticides : usage de produits
peuvent êrre utilisés seub ou en asso- adulticides, ovicides et larvicides. non agréés lors de la floraison,
ciations. Ce sont surtout les insec- Certaines sont exclusivement larvi- non-respect des doses, association
ticides qui sont en cause dans la cides, d'aut res agissent à différents dangereuse (ex : pyréthrénOJde +
plupart des intoxications d'abeilles. stade!> ~ur les insectes. fongicide) , etc. Les observations cli-
niques distinguent de ux catégories.
Majoritai rement, les insccricides Les insecticides pénètrent dans
sont employés pour la protect ion le corps des insectes soit par contact, • Des intoxications avec effets
des cultures, mais ils ont aussi un soit par inges tion , soit encore par létaux, c'est-à-elire e ntraîna n t des
usage de lune d'ordre vetérinaire et les voies respiratoires. Les Sites mortalités
environnemental contre les mous- d'action sont variés mais le système Ces effets ont pour o rigine des
tiques, poux, puces, etc. nerveux est le plus souvent atlei nt. intoxications aiguës (dose unique)
ou des im oxica t ions chronique~
On connaît depuis longtemps de Malheureusement, rarement (doses faibles mais répétées).
multi ples substances << nat urelles » sélectifs sur les animaux ciblés, ces
aux vertus insecticides :sels d'arse- produits se sont rapidement révé- - Les intoxications aiguës
m c. produits fluorés et produits lés toxiques pour les insectes utiles,
d'origine végétale (nicotine, pyrè- c'est-a-chrc les prédateurs naturels Elles sont consécutives à l'emplm
thre, roténo ne, sébadille, etc.). Mais des ravageu rs (coccinelles ct aut- d'insecticides rortement toxiques.
à partir de 1942, l'usage des insec- res) et les pollinisateurs (abeilles, L' apiculteur observe une morta-
ticides organiques de synthèse sc bourdons). lité soudaine ct mass ive: en gêné·
répand . On les classe, selo n leur rai, toul le rucher est atteint.
structure chimique, en : La persistance dans l'environ- De nombreux cadavres d'abeilles
-organochlorés: DDT, lindane, etc.; nement de certains insecticides en gisent devan t les ruches et parfoiS
- organophosphorés : parath ion, accroî t encore le danger. Des molé- s'entassent à l'intérieur au pomt de
malathion, parathion-méth yl, etc. ; cul es comme celles des o rgano- condamner les trous de vol. La mon
- pyréthrénoïdes (dérivés de syn- chl o r~s sont d'une tell e stabilité n'étant pas immédiate, on peut
thèse du pyrèthre) : deltaméthrine, chimique qu'elles résistent à une constater des troubles nerveux sur
acrinathrine, fiuvalinate, etc.; très longue exposition aux fac teurs les mourantes : excitation, impossi·
- carbamates : carbaryl , fénoxycarbe ambiants, ne se dégradent pas ct bilité de vo ler, paralysie et mort
(lnségar) ; conservent leurs propriétés pendant apparente (lmoc/1 down).

162 ' 11 Rt \ I l< 1 u1 1' 1 • 111 1 1•• ·CHAr. IV P O LL I N I SA TIO N , AriCULTURt n t NV I RONNtME N T

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Les butineuses so nt les plus Les nouveaux
expos~es; certaines meurent avant lnsec:tlcldes
leur retour à la ruche. Le couvain n'est Ce phénomène définit le mode
d'action du produit. La substance
pas atteint, mais il n'y a plus assez Depuis les années 1990, de nou- peut pénétrer dans la plante par
d'ouvrières valides pour s'en occuper. velles substances, non sélect ives, les graines. les rac1nes. les feuilles.
agissent sur le système nerveux des et même à travers l'écorce.
- Les intoxications chroniques inseCles : o n les dit neurotoxiques. Elle est ensuite transportée par la
sève dans les organes du végétal.
Cc qui les différencie des anciennes, où elle subsiste en quantité et en
Elles apparaissent à la s uite c'est leur pouvoir systémi<Jue, temps suffisants pour protéger
de l'application de produits moi ns ajo uté au fai t q u'elles agissent à ce dernier de divers ravageurs.
violents que précédemment, mais des doses très faibles ct avec une Des fongic1des ou des désherbants
peuvent aussi avoir une
souvent rémanents (ex. : deltamé- act ion particuliè re s ur les cellules action systémique.
thri ne). Deux cents butineuses peu- nerveuses. Elles son1 deux à être
ve nt rapporter à la ruche de quoi utilisées actuellement.
intoxiquer 2 000 à 10 000 congénè- après avoir présente des symptômes
res. l:évolution de ce type d'intoxi- • L' imidaclopride est conte nu tels qu'incoordination motrice, Lrem-
cations est lente e t insidieuse, et dans les produits: ble ments généralisés et prostration
aboutit à une dépopulation telle q ue - Gaucho : en enrobage ou pdliculagc intense. Au niveau des ruc hes, les
la colonie devient une non-valeur. des semences de betterave, d'orge, apiculteurs constatent des dépopu-
de blé ; son autorisation est provi- lations ct des baisses considérables
• Des intoxications avec effe ts soirement sus pendue sur tournesol ; de production de miel.
sublétaux - Confidor : en pulvérisai io n
Dans cc cas, il n'y a pas de mortalité aérienne ne clevanL pas être effectuée Des essa i.s scie ntifiques (du
mais des troubles d'ordre compor- dans les quinze jours qui précèden t C RS, de l'INRA, entre autres) d'in-
temental, physiologique ou biochi- la floraison des vergers ; toxicatio n d'abeilles, en laboratoire
mtque. Par exemple, une substance - Advantage : produit vetérina1rc et sous tunnel. ont été réalisés
agissant s ur les mécanismes contre les puces des chiens et chats. avec les molécules d'imidaclopride
d'o rientat ion des butin euses va les et de fi pronil. Ils d émo nt rent que,
empêcher de retrouver leur ruche, • Le fipron il sc trouve dans les à partir de très faibles doses d'imi-
d'ou un effet délétère sur les colonies produits: daclopride, une toxicité sublétale
se traduisant par un dépeuplement. - Régent TS : en enrobage des semen- apparalt, causant divers troubles
ces de riz, de ma1s et de tournesol ; des comportements:
L'observation de ce type d'intoxi- - Métis, Texas, Jumper, Zoom : en - d'appremissage (0, 1 nanogramme),
cations est plus fréquen te dep uis les enrobage des semences de céréales; - de la reconnaissance des congénères
années 1990 et semble correspondre - Schuss . Régent MG : e n traite- apparentés (entre l2. et 60 ppb),
a l'utilisation des nouveaux insecticides ment des surfaces agricoles ; -du réflexe d'extension de la langue
(néonicotinoides et phenylpyrazole). - Frontline : produit véterinaire (entre 6 et 12 parties pour billion),
contre les puces des chiens et chats. -du butinage (emre 3 et 6 ppb),
La DLso - de l'o rie ntation (en tre 10 e t
Toxiques à dose Infime 20 ppb) .
Autrement appelée dose létale médiane,
elle désigne le niveau de toxicité
Ces produits se fixent de façon Avec le fipronil , les doses sublé-
d'un produit lorsqu'il entraîne la mort
irréversible sur certains récepteurs tales annoncées par cen.ai ns cher-
de so% des individus soumis à
une expérimentation.
précis des cellules ne rve uses, cheurs seraient encore plus basses et
Cette notion ne s'applique qu'aux empêchant la lransmission de l'infl ux les premiers troubles apparaîtraient
études de toxicité aiguë. nerveux. !..:insecte intoxiqué meurt, entre 0,75 ppb e t 2 ppb.

163

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\ l' 1 ( 1 l' !{ J f\:\ T RO'.:-.lf'Mf'.l \ tr .R 1 ( 0 l

GAUCHO, UN EXEMPLE HISTORIQUE


Jusqu'aux années 1990, l'épandage, a l'aide de pulvérisateur-. portables, tractés ou
installes sur engins volants (helicopteres, L,Ll\,1), constituait le principal mode d'emploi
des pesticides . Depuis, l'enrobage des semence<; a ré\ olu1ionné leur efficience,
mais semble causer de.:; troubles nouveau" chez le<> abeilles.

Un nouveau type - cette m o lécule agit à des d oses p récéden te o u même d eu x ans
d'intoxi cation infinitésimales : quelques diza ines de a uparava n t.
gra mmes s uffisen t à protéger un
Les premi ères in toxications hectare de tO urneso ls . 1l en resson q ue l'imidaclop ri de
graves d 'abeilles su rviennent en présente un e ré mane nce impo r-
fra n ce dans les an nées 19 50 , jusq u e- là , les labo ratoires tante dans les sols : sa demi-vie (le
consécutivement à l'usage intensif du dosa ie nt les divers résidus en ppm te m ps au bout duquel il ne res te
linda n e et d es o rga no phos phorés (panic po ur m illion) . Les très peti- qu e 50 % du produit) de pers istance
dans les zo nes de grandes cultu res. tes d oses de ma tiè re act ive utilisées est co mp rise e ntre s ix e t ne uf mo is .
Ainsi, en 1954, enviro n 20 000 colo- po ur l'enro bage ont remis e n ques- Une norme euro péenne p révo it que,
n ies d e la région pa risienne o nt ti on la sensib i.lité de d é tectio n au-d e là d e trois mois d e de mi-vie,
été décimées s u ite aux traitements et de quantificat ion d es anal yses le fabricant doit apporter la preuve
des colzas . Certain es ex plo itatio ns scienti l"iques. Dès lors, il a fa ll u d e l'innocuité toxico-écologique du
apicoles ont é té r u in ées e t d es d escend re à la panic po ur bi llion produit po u r l'environ ncmc nt
ap ic u lteu rs o nt mê m e bénéficié ( p p b) , so it un millia rdi èm e d e (directive n° 9 .1 4 14 CEE) Or, l'en-
d 'aid es po u r s'installer clans des grammt', ou l m icrogramme par kilo, robage é tam pratiqué s ur la graine,
zo nes à mo indre risqu e. c'est-à-J ire l'éq u ivalen t d' une cuillè re don c lo in de la flo raison, le prod uit
à café dans u n camio n c ite rne ! Ga uc ho n' a pas été so umis à
À par ti r des an n ées 1994-95 , l'appréciation d u «grou pe Abeilles>>
les apiculteurs exploitant les miellées La bataille des de la Commission des toxiques.
de to urn esol dans le centre et l'ouest arguments scientifiques
d e la rra nce constatent des dépeu - La firme inn ocente évidemment
pleme nts rap ides de leurs colonies Les pro b lèm es nouvea ux re n- son p rod uit, prétenda nt qu e seules
et/ou des pen es importantes de contrés par les apiculteurs leur font des pathologies som responsables
récolte, les abeilles restant à la ruche. accuser Gaucho : les tro ubles observés des troubl es observés. Cette attitude
Ces o bserva tions coincident avec sur les ruches et inédits jusqu 'alo rs est fac il itée par le fait que les symp-
l'e m plo i d 'un no uvel insecticid e , so n t c oncom itants de l' utilisat ion tô mes exp rimés par les abeilles dans
Ga ucho (Bayer), util isé en enrobage de ce p rod ui t, et les résultats d es ce ty pe d ï nLO x ica tio n n' on t rien
d es semences. a na lyses TNRA cl CN RS e ntre 1998 de caractér istique ct p euve nt êt re
et 2000 m ontre nt que l'abeille est retro uvés da ns l'ex pression de cer-
L'enrobage des semences semb le exposée au risq ue, car la mo léc ule ta ines malad ies de l'abeil le adulte.
cons tituer un progrès considérable res te biodisponible. Mais ce qu i est vrai a u ni veau de
dans le processus de traitement l'abeille ne l'est p lus au niveau de la
des cultures : J:imidac lop r id e est retrouvé colonie (d épopula tio ns brutales ct
- la su bs tan ce ac tive n 'est pas dans le poll en (3 ppb e nviron) d es p ertes d e récoltes).
gasp illée, contrairem e nt aux épan- p lant es traitées. Mais aussi dans
d ages par pulvérisateurs, o ù l'on celui de tourn esols issus de g ra ines Un au tre fai t observé par les api-
estime à environ 25% la qua ntité de non e nro bées, poussant s ur des so ls culteurs les a confortés dans l'idée
produit a t te ig nan t s a cible ; o ù les c u lt u res l'é taient l'ann ée d' une ca usalité tox ique : lorsqu'un

164 1 R\LI( ({l > L!t 1 Ill 1 AI'L< lIll RI - CHA r . IV PO LLINLS ATLON, A r i C U LTU RE ET ENV IRON N EM CNT

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ru che r b ien po nan1 f'Sl div1sé en l' Agr ic ulture la sus pen s ion d e La firme Baye r, co nfort ée par
de ux lots avant les miellées d'été. en tre l'u ti lisat ion de Ga uc ho sur tourne- Monsa nto, Novartis :,eeds, Pioneer,
celu i qui part en mon tagne c t cel ui sol. Le m in is tre, s'a ppu ya n t su r etc ., cu mcs tc cette d éc is io n ct
qui émigre en zo ne de grande culture r a,•is scie nt ifiq ue e mis pa r la de po"e une req uête de' ant le
sur tourn esol o u mab, c'c~t wujou r~ Commission d es toxiq ues, pre nd Co n~c i l d ' Etat. do n t elle es t d ébou-
chez le second que des proble mes le 15 janv ier 1999 la déc isio n de tée en décembre 1999.
sc déclarent, da ns un délai de hui t re tire r po u r d eux ans l'a u torisatio n
à d ixjoms. de mise sur le marc hé de Gauc ho {- LE PRINCIPE DE- -
e n t ra itement des ::.c mcnccs d e ~-- PRÉCAUTION-_-
La mobilisation sur tourne~o l.
D'après la loi Barnîer de 1995r il
Je tournesol s'agit d'« un prinCipe selon lequel
Ccue m es ure es t reco ndu i te l'absence de certitudes, compte
Des 1997, les apicu ltc JHS des po ur d eu x ans e n j am·icr 2001. tenu des connaissances scientt-
diverses str uc tu res sy ndi cales fiques et techniques du moment,
ne doit pas retarder !'.adoption de
sc rcgro u pcm en un e Coo rdi na- C'est la premiè re appl icat io n mesures effectives et proportion-
tion natio nale des ap i cu l!c ur~ . du principe d e précaution à la nées visant à prévenir un risque de
qu i de ma nd e a u m in is t re d e protection de l'envi ron ne ment. dommages graves et rrréversibles
à l'environnement à un coût
économïquement acceptable ».

Récoltes en miel de tournesol dans le « Grand Ouest >>


(indice 100 : moyenne de 1988 à 1994)

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r 1 R 1 ' \
R 0 ', N 1· \i f '\ 1 " ){ 1 ( l) l

LA RÉGLEMENTATIO N DES TRAITEMENTS


Parallclcment au de\·e loppement de l'indust rie agrochimi4uc, la reglementation des
produits phvtosan itaires a beaucoup evolue depuis 1991 l't surtout depuis 1994.
Elle tente de contenir. par de., '>}ste me'> d'autorisations prealables.
les dangers de ces substances pour la hiosphere.

Le Co mi té d'homologation est
c omposé de fonc tionnai res des
m inis1t res de l'Ag ric ultu re e t de
1'1nclus trie. Il s'assure de la confor-
lnité des dossiers retenus en Com-Tox
a ux no rmes éta blies pa r la
Co mmissio n des pro d uits a ntipara-
s itaires à usage agricole.

Par ai lleurs , l'a rrê té d u 25


févr ie r 1975, m od ifié par l'arrêté
Atomiseur de f ongicide sur pommiers. du 5 j uillet 1985 , interd it, q uel
q u'en soit le mode d'ap pl icatio n,
l a procédure d ' AMM L' AMM es t p rise par le minis tre LOUl t rai tement en pé riode de fic-
de l'Agriculture , qu i, e n o ut re, est raison des cultures et de procluct ion
Pour. chaq ue produiL des tiné à une te n u de re li re r une AMM a ccord ée d u miellat, sauf par les produits
ap plication par ticuliè re, le fabri- s'il s'avère que le prod uit a utorisé ne me ntio n na n t << e mploi a utorisé
cant soumet un dos sie r démontran t j us tifi e pas de so n in noc uité . du ran t la fl oraiso n >>. ll prohibe
l'e fricacité c ulturale, ai nsi q ue l'in- d o nc la mise en ccuv re des produ its
nocu.ité pour l'homme, les animaux La Commissio n des tOxiques est s ystémiqu es si elle implique une
cL l'environ neme nt ( ma tière active, composée de c inquan te memb res co ntin uité du t rai te ment en <.:o urs
résidus, rémanence .. .), en conf01milé dés ig nés pour trois ans • des re pré- de Il o ra ison .
avec les légis la tio ns européenne cL senta nts des exploita nts agricoles
na tionale. e t des minis tè res de l'Agric ult ure et Une a pplication
de l'Envi ron ne ment, a ins i q ue de problémati que
Ces dossie rs sont ins tr uits au l'Unio n des indus tr ies de la pro tec-
ministère de l'Agriculture par la so us - tio n des plantes. Elle se s ubd ivise en La dema nde d'homo logation est
direction de la Protection des végétaux groupes d e travail, par.m.i lesq ue ls raite, no n seu lemem pour la matière
(d irectio n généra le de l'Alimen- le <<grou pe Abeilles » . active elle-mê me, mais aussi pour
tation). Celle-ci coiffe d ivers orga- c hac une des spécia lités ou formula-
nismes inLervcnant dans la procéd ure La « Corn-Tox » est c ha rgée tions la co ntena nt. De plus, depuis
d'autorisation de mise sur le marché d'examine r les prod uits présentés 1995 , la r églem en ta tio n euro-
(AMM) • la Commiss io n d'é tude de à l'ho mologa tion du point de v ue péenne éd icte une liste de produits
la tOxicité, puis le Comité d'homo- de leur toxicité d irecte ou ind i- au totisés po ur c haque type de pro·
loga tion exa minen t les d oss iers. recte pou r l' ho mme o u les ani- d uc tio n (cé réa lière, arboricole,
Cc dernier ne vise que les produits rete- m au x , e t d'apprécie r les dangers ma raîc hère o u pé pin iè re) et chaque
n us et propose a u minis tre, éven- de d is pe rs io n cla ns l'e nviron ne- pla nte. Ainsi, un a ntipucero ns pour
tuellement après des essais, d'au toriser ment. Elle ne réa lise pas de con tre- le me lo n n'est pas rorcérnent amorisê
le produit ou de rejeter la demande. exper tise . s ur la co urgette.

166 l R \Il~ RL \I l< \ Ill 1' \I'IC LI I l RI • ( Htd ' . IV POL L IN I SA T IO N , A PI CU LT U RE U ENV IRON NEM EN T

·- ---· -·--- -·---~--- -- ---- -- ~ - ..

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Ce principe, e xcellent s ur le reste souhaita ble. les premiers do i- Que faire en cas
fond, pose des problè mes aux vent davan tage communiq ue r s ur d'intoxication ?
petites productions de plantes. En l'utilisa tio n des produ its de dernière
effet, le bénéfice esco mp té de ces géné ration , aux molécules très puis- Fait es con stater le problèm e par une
dossie rs est peu alléchant. pour les tierce personne. !.:agent sanitaire de
santes à très l~1 ibles doses, et mieux
votre secteur peut être un bon relais.
fabricants de phytOsanitaires. Par connaître les d isp osi tions régle-
Notez le maximum d' in forma tions
exemple, si les cultu res de pomme, menta ires. Les seco nds do ivent et alertez simultanément votre
d'abrico t o u de fra ise paraissent respecter les doses d'e mploi et les assurance et votre groupement
porteuses, celles des petits frui ts consignes d'applicatio n. syndical pour faire remonter les
(myrtilles, framboises) le sem blent dossiers. Le réseau de surveillance
moi ns. de niveau national (CNDA) ne pourra
Le prix du dangec:u.
se développer que si les api culteurs
la réglementation doit donc être lui co mmuniquent des informations,
améliorée. Il est pro ba ble q ue qu' il y ait ou non indemnisation
l'évo lution de la société civile l'y du sinistre.
incitera. En a ttendant, une bonne Qu ant aux assurances , il faud ra leur
concertation ent re distribute urs de apporter de plus en plus de preuves
produitS phytosanitaires et utilisateurs et de dossiers (voire un « coupable>>
(agriculteurs et jardiniers amateurs) identifié) et il y a fort à cra ind re
qu'elles deviennent de plus en plus
réticentes à assurer ce risque.

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.!. " l' 1 ( '\\IRU'-I'IIIM.'\ \ ' Il i ' 0 1

PAROLES o' APICULTEURS


Les ( ~ffPts d'un
lar v i('i<le
" En 1994, après la floraison des cerisiers et des pommiers,
les ruches s'étaient bien développées, avec des populations
abondantes. Mais un contrôle systématique du
couvain avant la pose des hausses a révélé qtJe toutes
les larves et nymphes âgées de 8 à 10 jours
étaient inertes (voir photo).
Les ouvrières de la ruche s'occupaient uniquement
à les évacuer. Il s'agissait d'une intoxication avec lnségar.
Co mme ce produit est un larvicide, les individus adultes
ne sont pas touchés. Les larves détruites correspondent
à l'ensemble du couvain ouvert au m oment du traitem ent. Ce genre d'intoxicatio n
particulièrement pernicieuse ne peut se constater qu'entre le If et le Td jour après
le traitement. Avant, rien n'est visible et, quinze à vingt jours plus tard, le couvain
est nettoyé, mais il manque une génération d'insectes. Quant au produit incriminé,
il n'est bien sur pas répertorié comme dangereux pour les abeilles. ''

Paul BONNA FFÉ (Vaucluse)

rr;
_ri
f)p la d{~moustication
agr•')ssive

«Ces quarante dernières années, en


Languedoc-Roussillon, les choix de
développement touristique et de
confort pour la population résidente
ont entraîné des opérations
d'assainissement. Les pouvoirs publics
et les promoteurs ont pratiqué des
démous tications énergiques.
Il y a divers moyens de lutte contre
les moustiques, mais l'altern ative
est simple:
- soit on essaie de limiter la gêne réelle
que représentent les moustiques tout
en respectant la faune de leur biotope Traitement aérien sur
(insectes, oiseaux, animaux aquatiques...) ; les techniques employées une culture en Camargut.
n'étant pas radicales, il faut bon gré mal gré apprendre à vivre avec les moustiques;
- soit on vise l'éradication complète des moustiques et les produits utilisés sont
extrêmement toxiques (entre autres pour les abeilles). Pour la région d'Arles, si les produits
violents ne sont plus officiellement à l'ordre du j our, ils restent encore largement utilisés
par des particuliers en toute illégalité. Le traitement au BTI, un insecticide biologique
un peu moins efficace et un peu plus cher que les insecticides classiques, mais beaucoup
moins toxique, pourrait se poursuivre. Une question d'argent et de choix d'environnement. "

Pierre AUBEL (Bouches-du-Rhône)

' " 111 r Rt " H ' n1 ' ' " " ' 11 IU • C HAP. IV P olL "I ~ Al iO N . A PICU LTURE n f NV I RO NN EM Et-. T

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s•~curitè alimentairt-.
pour les abeilles ...
Le produit Penn capM est mondialement reconnu
comme dangereux pour les abeilles depuis les travaux am é-
ricains des années 1980. Cela n'a pas empêché Pomanjou,
un groupement de producteurs de pommes,
d'en préconiser l'usage sur pommiers en avril2oo1.
Le parathion-méthyl, substance active de ce produit,
est enfermé dans une enveloppe se désagrégeant
progressivement. Il est donc ramen é à la ruche,
où il se révèle toxique durant sept à
quatorze mois. En 2001, plus de
350 ruches de pollinisation
ont ainsi été détruites.

Alain DAVID
(Maine-et-Loire)

La pression des consomm ateu rs fait respecter la législation du


traitement sur les pommes; les abeilles butinant les fleurs de pomtmers
ou de frui tiers ne bénéfient pus toujours d'un tel respect des interdictions.

,.._.ri
-0 !)eux forrnr-s
tle df('irna1ion
" Le 1'' mai 1973 reste une date noire dans ma carrière a picole.
Ce jour-là, un très beau temps succéda à une longue période de froid.
La floraison de colza explosa et de nombreux agriculteurs pulvérisèrent
sons précaution. Des milliers de ruches furent décimées.
On ramassait les abeilles mortes à la pelle devant les planches d'envol.
J'ai perdu 7oocolonies ce jour-là. Ces tra itements étaient inutiles:
le ravageur visé, le méligèthe, pouvait attaquer quelques boutons avant
floraison, mais ne faisait plus de dégâts ensuite. Aujourd'hui, on ne le traite
plus sur les floraisons de colza. A la suite de ces hécatombes,
l'arrêté du 25février 1975. puis celui de 1985, ont été promulgués.
Les insecticides organophosphorés utilisés alors avaient une action limitée
dans le temps, contrairement aux produits systémiques employés auj ourd'hui,
où la mortalité s'exprime de façon plus insidieuse :
les abeilles, désorientées, disparaissent dans la nature. Cependant,
le!> dépopulations de ruches sont massives lors des floraisons de tournesol."

Maurice MARY (Indre)

169 -·
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\

LES PAYSAGES APICOLES


Alor., qnJI'> a\,IJCilllH''> peu nolnt .lU COlll'> de'> "Il'Cte<; pH·culcnh, le'> pa)'>.tgc'>
de Jl(l<, lcllllpagnc<, fr cllll,_aÎ<,C<, Olll tOilllU durant Je., alllH'e" )l)60, de., houJn CJ<,l'l11Clll'>
ulll<,Idcrabk~. engendre-. par le., nom cl h., orient at ron.., de l.t polit iquc
d',lllll'l1.1gcmcn t du lerr itoirc, not.unnll'nt k remembrt·nwnt.

Des milieux et À cet ensemble d 'intcracl ions h u maine pèse de plus en plus . Sans
des plantes s'ajoute le poids de l'histoire (pra- elle, la !-rance aurait le visage d'une
tiques agneolcs, u rban isation, ete.). immense foret dom inée par les
C haque espèce ,·égétale est capa- C haque milieu possèd e une fl ore chênes a feui lles caduques et les
ble de viv re. grace à ses adaptatio ns relativement s pcc irïque , do nt la hêtres en régio n::. de plaine non
specifiques, a u sein d'un ir11crvalle fl onlison ~>'e t al e ra s ur une pniod e méditerraneenne , les c hênes vc rrs
plus ou moins large pour c haque variab le en fo nctio n des cond itio ns e n Médite rra née, les hê tres ct les
facteu r ecologique ( te mperature, cli mat ique'> ct d es pan icu britcs conifère~ en montagne.
dispombilite en eau, pollution etc.). biologiques de!> espëcc::..
Ccrtmncs plantes supportent les les paysages rrançais actuels som
fones ir rad iations des hautes altitu- Au plan d e l'a piculture, on dis- bien loin d 'une telle ho mogéncitc,
des, d'autres les embruns salé!> des tingue cinq gra nds typ es régiona ux altemanL milieux boisés, de prai-
bords d e me r, d 'alll res d es condi- d e milieux e n F rance : les milieux ries, de landes ct d e cultures. Même
tio n-; moins extrêmes. Ennn, les rela- d e plai ne, montagnard, méd iierra- le mil ieu urbain est loin d'être pau-
t io ns en tre orga nismes , n0tam ment néen, de grande culture ct urbain. Le5 vre en plantes mellifè res : d es végc-
la compet ition pour les rc<;sources facteurs c limatiques sont dé tenm- taux indigtnc5 ou imroduits s'y
(cau, lumîere .. .), expliquent aussi nants pour leur répartition en epanoui<;sent ct font le bonheur de!>
l'organisation fine des communautes. France ma ts , sur tous, l'influe nce ruchers urbain<, c t periurbainc;.

Un paysage a picole étonnant : le causse Méjean.

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Qu'appelle-t- on
" plantes non mellifères >> ?

Au sens strict, une plante mel-


lifère sécrète du nectar ou est à
l'origine de miellat. Cette notio n a été
élargie à quelques plantes uniquemen t
productrices de po llen. En effet, non
seulement le pollen est nécessaire aux
abeilles, mais celui q ui est d is poni-
ble en hi ver, comme celui du no ise-
tier, leur est souvent vi tal

• Toutes les plantes à Oe urs Chez la


produisent du pollen , qu i véh ic ule et le lilas, les
pla cés au fond du
leu rs cellules sexuelles mâles. En d e la corolle, sont inaccessibles
revanc he, toutes ne p roduisent pas à nos abeilles.
de nectar. Lorsq ue seul le pollen
est prélevé par les ouvtières et s'il n'est les nectaires du lilas ct des pervenches
pas en qua ntité représentative, il som placés au fond d'étro its et
n'appa raît pas dans les cri tères rete- profonds tubes de la corolle ; seuls
nus par l'apiculture. C'est le cas des des papillons aux longues tro mpes
mi mosas et des roses. peuvent le butiner. Ceux des
tuli pes sont insérés entre les loges
d e l'ova ire. Pourtant, les races
d'abeille pourvues d'une langue de
longueur s uffisante peuvent buti-
ner le t rèfle incarnat.

• D'au1res plantes
sont parfois vis itées
par les abeilles mais
ne présentent pas
d'intérêt pou r l'apicu lture.
Leur nectar est soi.ttoxique pour
l'abeill e (cas de certains tilleu ls),
soit produ it e n très faible q uan tité,
soit d'une faible concentration e n
s ucres (cas des frit ill aires)

• Enfin, on ne connaît pas tou-


tes les ra ison s qui fon t que les
• On sait par a illeurs que le nec- abe illes délaissent certaines plantes,
tar de certai nes p lan tes es t inac- ni l'iden tité de tou tes les plantes
cessible aux abeilles. Par exernp le, don t elles aspirent le nectar.

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.) \1 1 1 1 r t \ \ l' l ( () 1
,.. "

LES PLANTES DE PLAINE


Cet arbrisseau h élissé d'épines se reconna1t à
la forme de ses feuilles en <<V >>à la base et décou-
( nltacgus 1110110g) 1w pées de lobes plus ou moins pro fo nds. Les fleurs
1 am illc des Rth.HTCS en bouquets, blanches et odorantes, sont portées
pa r de pel its rameaux. Elles sont surtout visitées
FLORAISON : avril à j uin lorsque les autres sources de nectar s ont rares.
INT f;R I'T i\PI(.O l.l: : *** Elles permenem la production d'un miel très prisé
NLCTAR : 2 et donnent d es fruits ovoiJes, rouges, qui font la
POLLE~ : 3 joie des oiseaux.
COUI.f:L I~ DL POU F~: brun-vert
I'ROI'O LIS : non Ceu e espèce s'adap te à tous types d e sols et
su ppon e aussi bien la 1um ière que la mi-ombre.
Elle fo rme l'ossature d e nombreuses haies sau-
vages o u d 'orneme n t, e t des lisières fo restières.

Ces h autes et robus tes plantes , qui peuvent


atte ind re 1 m , se reconnaissen t d e loi n à leur
aspect élancé, compact et duveteux . Elles se dres-
1amdk de-. "nolula n acct<. sent comme des cierges le lo ng des vo ies ferrées,
des friches, des tai us pierreux.
f-LORAISON :juin à septembre l .es fle urs jaunes a ux p étales étalés en roue
INTtRI'T AI'I(.Ol.lo : ** se serrent le long d ' une hampe florale allongée
NLCTAft : Û
et les feu illes ovales, assez épaisses, prennent une
PO LLCI- : 3
<.OUL~L R DU l'O LtEN : j a une cl:ti r co uleur ven -blanc à ca use des poils duveteux
PROI'OLIS : no n q ui les reco u vrem. C'est u ne source de pollen
intéressante en fln d 'été, a u momem oü les
floraiso ns se fo nt p lus rares.

Arbrisseau atte ig nant 5 m , la bou rd aine pos-


sède des feu illes ovales alternes dont chaque ner-
fumgulc1 a/nus vu re s'arq ue à son extrémité pour se refermer
1amillc des Rh ,mm.HTt·s sur la suivante. Les rameau x ne sont pas épineux
c t ils po rtent des p e tites fl eurs ve rtes qui don-
n eront des fru its r ou ges à noyau .
FLORAISO'l : mai à ju i n
IN r CRf 1 APl COLl- : * On rel ro uve la bourdaine aussi b ien sur sols
NI:C1i\ R: 2 acides e t humid es qu e su r sols calcaires et secs.
POLltl\: 2
Cet ar buste était très utilisé en vannerie et pour
COU I EU!l OU I'OLl.F.I- : bleuté
PROI'O U S : non la fabrication d es balais. Le n ectar contient de
la rhamnine, qu i re nd l e miel laxatif, ma is l'ef-
fet est limité car il est le plus so u vent en mélange
avec d'a u tres necta rs (sai nfoi n, tilleu l. .. ).

IMfJ;S•iii • Moyen .. Bon ... fm•llent ID&iij•llli§iiiij!Gf#i 0 :-.Jul l F~1blc 2 Bon 3 lxcellent

176 fR ·\11! R t\11(\ 1>1 1' \ l ' l < l l l l Rf • C H A P. l V P OLLINISATION, AP ICU LT UR< ETEN VI RONN<MENT

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les feuill es opposées et la tige carrée parse-
mées de poils, les f1eu rs grou pées en une inflo-
rescence termina le ovale ou presque sphérique
Prune/la Htlgari!;
donnent son port particulier à la brunelle.
1 amillc <le~ J am l <I<Tt'~
les fle urs possèdent de ux lèvres émergeant de
la base de la corolle ; la lèvre inférieure sert aux
fLOR,\ ISON : j uin à sep tembre abeilles de piste d'atterrissage confortable.
INTËRl:T t\l'l CO I L : *
NECTAR: 3 Cette plante conunune des bords de chemins,
POLLE!'.: 3 des pelouses, des co upes fo restières se p laît
COUI.FUR DU POLLF!\ :
sur les sols riches plutôt secs et en situation enso-
indücrminéc
leillée. Utilisée en rocaille, elle est bien visitée
no n
PROPOI.IS :
par les abeilles.

la callune se différencie des bruyè res vraies


par sa Oeur dont les sépales libres et membraneux
sont colorés en rose, les pétales vrais formant une
fam ille dr'> i lll"<tn'l'~
petite cou ronne rose beaucoup plus courte que
le calice. Une fois fanées, les !leurs restent s ur
FLOI\A!SON : ju illet à septembre la pla nLe et prennent une co uleur grisâtre.
I NTËR~T AI' ICOLL : **
N~CIAR: 2
les feuilles, petites, sont groupées par quatre,
POU I'N:] en croix.
COU LEUR OU POLLl.:l'. :
Elle est largement répandue jusqu'à 2 500 m
beige verdâtr e
dans les landes ou les sous-bois clairs, s ur
PROPOLIS : non
sols acides et secs voire légèrement humides.
Son nectar épais donne un miel fo rt, vendu
à un prix élevé.

Voilà une planLe offrant aux abeilles « un


panier garni >> composé d'une multiwde de
Ccntmnca jacca petites Heurs tubulaires lilas regro upées en u ne
t- am illr dr<, "\stu.<u·l·, in!lorescence globuleuse, ou capitule, souvent
prise pour une lleur unique. Elle est en tourée
r-1 O RAISON : j uin il sep tembre à sa base d'un assemblage de minuscules
l 'fi f:R~T ,\1'1(0 1 E: •·• bractées membraneuses brunes.
:-!ECTt\R : 2
l'O U EN: 1 Les cet1laurées jacées colonisent les prés, les
CO\:I. EUR DU POLLtt' : bru n pâle friches et les chemins herbeux s ur sols frais.
PROPOLI S : non D'autres centau rées, tel le bleuet, reconnais-
sable à la couleur bleu vif des fleurs, sont éga-
lement visitées par les abeilles. Sensibles aux
herbicides, certaines espèces sont. en régression.

I!Q§Jijij(i.l!i • Moyen •• Bon ' " Lxccllcnt I@Dii;.J!!Mhllij@J 0 ~u t f,ublc 2 Bon 3 Excl'ill'm

177

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\[ 1 l \ 1' 1 t) 1

LES PL ANTES DE PLAIN E Les cerisiers fournissent un apport essentiel


aux abeilles au dém arrage de la r uche, per-
itUr!Sll~~i 1 mettant parfois une récolte de miel précoce. Les
f1eurs blanches en bouquets sont portées par de
P1 LlllHS Cl rÎ (1 fll
petits pédoncules attachés au ra meau en un
Prunus rtTCIS!Is
même point.
lami lk I"R""·ttu'
Les merisiers, o u cerisiers sauvages ( Prunus
I· LORAI~0:'-1 : marS à .m a i
li'TFRI' I AI'I(QI.I· : .-..~
avium) poussent spontanément e n Europe tem-
1'-IU /d( : 2 pérée dans les taillis, les haies et les lisières, s ur
1'01 1 1.'. : 3 sols plutô t doux, argileux ou calcaires. Ils ont
(.QUI l·.l R Ill f'OI 1 1 "\ : donné une multitude de variétés cultivées pour
ven orange leur fruit. Le me risier porte à la base du limbe
I'ROPOI 1 ~ : Ou i de chaque feuille deux glandes nectarifères rou-
\111, 11 ,, 1 :oui
ges. Le griottier (Prunus cerasus) n'en possède pas,
Prunus O\IÜHJJ
et ses fruits à saveur acide ne sont jamais noirs.

41a De forme ovolde, hérissé de soies, le bouton


du coqu elicot se d égustai t jadis e n salade.

~
Quatre pétales ro uges c hiffonnés et entourés de

74') I'LORMSO'~ : m a i à juill e !


***
nombreuses étamines s'épano uissent ensuite. Les
abeilles, aveugles au Touge, sont guidées par les
fortes odeurs émises par la fl eur.

~~
11'- lTRrl ,WICOU· :
Compagnon indissociable d u bleuet eL de la
N~CIAR : Û
POLLbl\ : 3
margue1i t.e, le coquelicot, originaire de l'Asie du
C0\11 l'l R Ol 1'01 1 f '. : Sud-Est, est arrivé avec les céréales cultivées. On
bleu-gri s fo n<.:(· le trouve dans les champs, les friches, le bord

~- I'RQI'QI I ~ : non des c hemins ensoleillés, sur sols assez riches;


il est sensible aux he rbicides.
;

Tous les érables ont une ramifica tion, des


feuilles opposées et un fruit typique où les
Cllii!J'CSl re de ux graines sont en tourées d'une aile mem-
1 .unillt th--. \< ll,ll I T ' bra neuse facilitant leur dispers io n par le vent.
l:érable champêtre est le plus mellifère. Il
F I.ORA I~O'- : a vr il à mai se reconnaît à ses fe uilles à cinq lobes, à ses
INfFRËT !d ' ICO I E : *** nervures partant tou tes du même point (ce qui
NFCT;I R : 3
le différencie du pla tane). Les ailes du fr uit
I'OI.I.I' N :2
COIJLEliR OU l'OLLE!'- :
sont alignées sur une seule ligne dro ite. Les fleurs
ver t-j a un e il bn1n sont en bouquets terminaux, de couleur ven-
I' ROI 'O LI~ : non jaune. Apprécia nt les expositions ensoleillées
~Ht LLI 1 : o ui ou de mi-ombre, cet arbre colonise les bois, les
lis ières forestières, les chênaies, les channaies ..

I@§Jiiijrce!ii · Moyen •• Bor1 ... Lxccll '11 'dii4-l"'t1JhAMI 0 Nul 1 1.tl ble 2 llur 3 r X< 0iffiQ
178 1 R \1 r l Rt' 1< 1 Ill 1 11'1! 1 1 Tl RI • ( H AP. IV P OlLINISATION. A PIC U LTURE ET ENVI RONN[M[NT

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\ l' I ( 1) 1

LES PLANTES DE PLAINE

.11®.1Mf!•)~11-~ Cet a rb risseau, très proch e d es ro nces, a été


Rubus idacus naturalisé cla ns les j a rù ins pour l'utilisation de
famille des Rosacee., ses fruits . Les liges s ont faib lement é pineuses
et naissent it parti r des sou ch es. Les ramea ux de
deux ans po rten t des grappes d e pe tites fleurs
FtORMS0:-.1 : mai a j u illet
J;-.T ERFT ,\ I'ICOJJ·. · ·H·.<·
blanc hes qui donne ron t les l'ru its Cl mo ur ront.
:-- rCTA R : 3 ens uite.
PO LLEN: 2 Les frambo is iers se rencontre nt dans les
cocu:un ou rou FN : one ve n
clairières, les 1is ièrcs, les jardins ct les vergers.
PRO PO l iS : tl('lt1
lis a iment les so ls frais et r iches . Lls produisent
un necta r importa nt, qu i donne u n agréable
parfum au miel.

Ses l'cuillcs possèdent de tro is à cinq lobes.


ftett·~~~-~~~~R I Des g ra ppes de fle urs ven jaunâtre pendent
Ribes 1 u/;, tmi à l'aisselle des feuilles ; elles do nneron t des baies
hunillc de~ G ro~sul.macce., acides, les groseilles rouges, utilisées pour les confi-
tu res ou en distillerie. Le g roseillier à maquereau
et le cassissier, eux aussi mellifères, s'en dinerencient
1 LORA ISO!\' : av ril à mai
INH RÈT M ' ICO LF. : * l'un par les épines à trois pointes ornant ses tiges,
N ECTA R : J. l'aut re par ses grosses baies n o ires.
I'OLLI:l\: 2
/\ rb risseau d au plus 2 m, le groseillier aime
COULI.:LR Dl PO U C'l : ocre
I' ROPOI 1> : n o n les terrains Irais et humides el préfère la mi-ombre
de~ bois e t des forêts p rès d es cours d'eau. Il est
cultivé clans les jardins. Sa florais on précoce peut
en fair e u ne source d e nectar pour les abeilles.

Arbrissea u d'enviro n 2 à 10 m , le hou x est


(;@lt<1 aisémen t reconna issa ble en h iver ; ses feuilles
Tle.x aquifolium co riaces, lu isan tes, piqua n tes et ses fru its rou-
1 a111dlc de' \quiloliaccrs ges orncmlcs tab les d e fin d'année.
En mai ct juin, de petites fle urs unisexuées
FLO iü \1 50 :-.1 : ma i à j uin ( fl eurs mâles et femelles séparées) Il emissent en
ll\' T ~R(I APICOLE : '" " de nom breu x peti ts bo uquets.
J\t(l,\~ : 2
PO LLE :\' : 2 Son écorce était u ti lisée autrefois pour fabri-
CO LLC UR OU PO LLI:N : ocre jaun e qu er d e la glu cL s on bois reste t rès apprécié en
r•ROPOI 1 ~ : non ébénis terie . 11 p réfère la mi-om b re des sous-
bois c L d es haies s ur sols secs ou frais, mais on
le trouve égaleme nt d ans les parcs comme
a rbus te d'ornemen t.

1!3ft!JiUR•lW · Moyt'n .. Bon . .. Emlknt 1 if:Uiijjij•ll!!;lj@l$ïifJ@ 0 Nul l Faible 2 Bon 3 Excellent

180 llt\111 Rl' l i L l lll: L' ·ll'lt l Lll RI • ( HAP. IV POLLIN I SATI ON . API CUl TURE ET ENVIRONNEMCN T

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Cene plan te grimpante à feui Iles persistan-
tes est très fréquen te dans de nombreux bois,
parcs, haies. Elle présente deux t}1)es de feuilles,
Hec/cm l!dix to utes co riaces ct luisantes d'une part, des
1 amillc de~ \ ra1 1 .JUT~
feuilles palmées portées pa r les rameaux stér i-
les poussant à terre o u sur les troncs en condi-
FI ORAI~Of'. : tions peu lumi neuses; d'autre pan , des feu illes
se ptembre à octobre ovales, entières, s ur les ramea ux fertiles di ts
1 Nri'R ~T 11'1( 01 r · ***
<< de 1umière >> Ces dern iers portent les fl eurs
NI'CTA1l : 3
qui sont visitées à l'au tomne par les abeilles.
POLI fN: 3
C.OU l.l UR OU POU Et-- : Les fl eurs sont petites, verdâtres, et présen-
orange à brun tent. sur le réceptacle de nombreuses glandes ncc-
PRO PO U S : OU i
tarifêres qui se couvrent de gouttelettes d e
nectar dès que le temps devient hum ide.

Plante de 30 à 80 cm, aux feuilles à trois fol io-


les allongées, elle présente une !leur caractéris-
1\lec/iw.go '>Oiiwt tique • un pétale supérieur dressé, l'étendard, deux
l·.unilk dl'~ 1ahatt'C> pétales inférieurs soudés ct deux pétales latéraux
li bres, lesai les. Les fleurs violettes ou bleuâtres sont
t·J OR,\1~0'1 : ju·in à sep tembr e.
regroupées en in florescences allongées. Toutes les
se lon les regains luzernes forment, après la 11oraison, des gousses
1'\'TtllfT AI'IC.O I I· · **" enroulées en spirale, li SC!:. chez cette espèce.
:-.,(( [;\1\ : 3
POtt.r'< : l Elle préfère les terrai ns argileux ct sc rencon-
COl U UR D!J l'O U CN : ll<;r C gr iS tre à l'état spontané dans les te rrai ns vagues,
I'RO P OLI~ : non les friches, le borel des chemins. Elle dorme un c.'Xccl-
lent miel il condit ion de ne pas être fauchée avant
la pleine floraison.

C'est une planLc de 10 à 30 cm à port souvc11L


couché au sol. Ses minuscu les fleurs jaunes
\1cd1wgu lupt!lina
(2 à 3 mm) son t regroupées en têtes s phériques
1 anu lk dl"' 1ahaccc..,
ou un peu allongées, denses. l a corolle caduque
ct la for me s piralée de la gousse d istinguent la
rLOR!I I~or-. : av ri l à nuob rc
lupuline des trèfles dont la corolle fanée persiste
LNTÉ RET AI' ICOLC : **
'IECTAR : 3 sur la pla nte. Les feuilles possèdent troi.s
POLUN:] folioles à ext rémi té légèrement dentée.
COL Ltl'R OU POLLEf'. : ocre
On peut la cultiver comme plante fourragère
PJWPO I 1~ : 11 011
mais elle se rencont re s urtout aux bords des
chemins ct des cultures. Sa lloraison courte
n'enlève rien à la qualité du miel récolté.

181

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\1 1 1 1 1 \. \ l' 1 ll 1 1

lES PLANTES DE PLAINE

La mauve affectionne les bords de route::., fri -


che , remblais et terrain!> vagues aux sols tas.<;és.
\laha ~"\t <il li\
1 am1liL d, \1.11\. "'., cs grosses fleurs nai s!>cnt par deux a <;lx,
à l'aissl'lle de feuilles as~cz longuement pétio-

1· ll)RAI~ON : Ill ai a OC! nb !'C


lées. 1 es cinq pétales pré<;entent une peti tc
l "'llTRI 1 \Pl( 01 1 . A
échancrure concave a leur ~o rnmct et som ~trié~
'H( 1 Ill: 2 de ligne<; roses plus foncée<;. les nombreuc;cs
I'Ollll' : 1 etami ne!> sont soudées en colonne par leurs
<.OL·ll l R Ol 1\l! I l ' : )..tUne leÎllll' filet!> , offrant aux butineuses une gerbe com-
de violet pacte d'anthères jau nes. Ces fleurs se fermcm
I'RO I'ù LI ., : non ~ l a 1ombée du jour ou par mauvais temps, cc
qui protège pollen et n<'Cl<\1'.

D'une hauteur maximale de 1 m, les mélilot<>


:,c reconnaissent à leur port ramifié et à leurs
1 .umllc .J,' 1 lt.11',., 1iges qui portent de longues grappes ( 4 ~ 6
cm) denses de tleurs papilionacées, blanches chez
11 01{_\I~ON : jui llt· t a ~cp tc mbre
le me lilot blanc . Les feuilles sont à trois
IN TI RL I \Pl( 11 11 • fo liole!> allongée:, ct de ntees.

,
' f C I \1( : 3
Le nom « mélilot » vient du lalin meli. qlll
. 1'\.)111' : 1
( O l I l l R Ill 1'\11 1 1 N:
ocre orange ,, l ' l ' rl ora nge
signifie« miel », tcmmgnagc de l'importance
melli fère historique de ce11c plante. Elle
1'1{01'01 1\ : 11(111 sc re ncontre sur les taluc; de ro utes, le bord des
chemins, les ballasts de voies !errées.

Son autre nom, « l'herbe à mille trous ~.


evoque l'aspect des feu iIles qui , à con1re-jour,
c;emblcnt percées de petit:> trous translucidc5.
llvpn 1111111 pcï Jomllllll l i ~·ngi 1 de gland es à e~::.e n ces qui confère ni au
l.umllr d" h lt 1< Hf,.,
111 ilie pertuis des prop rietc~ calmantes.

1 LORAN!' : JLulkl a ~cptcmhre Les uges sont dressées, à feuilles opposée!>.


1 1 ~ RI 1 \ Pl( P li Clporte ni deux côtes. Le!> ne urs jaunes a cinq
'f( 1 IR : 0 petales possèdent de nombreuses étannnes
I'OI IL' . 2
((1 L I I· l R Dl 1'1111 1 N : Présen t dans tous les lieux incultes sur sols
cll·an gc à jaLUH' a!:>scz secs ct frais, b ien que sans nectar, il est
I'ROI'OI I ~ : l lUi l une sou rce de pollen pour les abeilles.

l@iDIIJij(S•]!i · INTtRtT POlllN tT NECTAR 0

182 I l Il 1 lt l,ll< 1 1> 1\1 clll Il · (HA P . IV PO L LIN IS AT ION, Ar i CULTURt LT tNVIRON NEMtNT

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Voilà une des pla ntes do nt les graines sont
utilisées pour fabriquer la mou ta rde. Sa tige de
'-.inap:~ <tll,ct 20 à 70 c m est dressée, ses fe uilles sont alter-
1 1111tilt <J.o'-!li,ISSI<,llll"
nes, à lobes dentés bien découpés, et ratta-
c hées à la tige par un pétiole. Les fle urs
possèdenl q uaire pétales jaunes et six étamines.
FI O RMSO'- : ma i ,:, sep te mb re
l.e fruit, o u silique, hérissé de poils blancs,
1--.:Tr Rr T APICOII· · ***
'\LCI,\ 1( : 3 ressemble à une go usse d ivisée e n de ux à
POl 1 f'\1 : 2 l'inté rieur par une cloison membraneuse.
\01 1 f li R Dll 1'01 1 1 \1
:
La mou tarde se rencontre clans tous les lieux
jaune pàlc à ve rt boute il k
PROPO I 1 ~ : 11011
c ultivés et dans les décombres, plutôt s ur sols
calcai res. Elle es t très sensible aux ins ecticides
ct est t raitée comme le colza.

~C•l~1#ïït:4a 1 Le noisetier est l'un des premiers arbustes à


Con /tu~ m cl lana fleurir, bien avant l'éclosion des bourgeons . Tl
porte sur le mê me pied des fl eurs mâles en
1·'""""de'(_ 111' l.t<'T'
chatons pendants et des fleurs femelles dom seuls
é me rgent les s tigma tes ro uge vif. Les feuilles
F 1.0 RAf~0" :jan' ier i\ mars
I'ITFR I' T ;\ Pl( Oll' : *" alternes, de ntées, o m une fo rme un peu en
'\t:C . l ;\ ll : 0 cœur et une consistance finement velo utée.
POL LL:'-1 : 2
On le rencontre cla ns tou te la Fra nce. Sa
cot l i 'l ill Dl POl i r\1 :jaun e ocre
I'ROI'O LI~ : non
floraison très précoce en fa it une importante
\ tllLLAJ : oui source de pollen dès janvier, e t il est à l'origine
d e miellat après émergence d es feuilles.

Les fle urs d'origan, petites, s 'épanouissent en


[j):!@faJ ) nombreux bouq uets portés chacu n par un
()J igmlfllll 'ul;.;w wH pédoncule. Chaq ue fleu r a de ux lèvres et des
Lnmlh d,' 1 .. n11.1rt r-. é ta mines et s tigmates saillants qui favorisent
la pollinis ation de la plante par d'autres in-
1·1.<1 RA I\ON : juille t à ~c ptcm brc
sectes q ue les abeilles : en effet, seu l le nectar
l '\ 1 ERC1 API(OI.~ : k·., s emble être uti lisé pa r celles-ci.
"\ f (Tt\R : 2
Les feu illes, ovales et opposées, dégagent
I'O I. LI.N : 1
COl LL LIR Oll POL LIN : marron une odeur caractéris tique à la froiss ure, clue aux
PROP() I I ~ : non huiles essentielles syn t hétisées par la plante.
Assez comm un , l'o rigan affectionne les tal us et
les coteaux secs s ur sols calca ires. On l' utilise
e n condiment dans les pays m édi terranéens.

'*''k·'''fÜ+MIJ•tJ+ 0 N

183

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\1 1 1 ! 1 \

lEs PLANTES DE. PLAINE


Le peuplier tremble est largeme n t planté
pour l'utilisatio n de son bois (pâte à papier, allu-
mettes, poteaux .. .). Ses feuilles som presque ron-
des, réguliè rem en t ondul ées su r les bords. Le
p éti ole pe rpend iculai re au limbe pe rme t un
mouvement de la feu ille a u moind re sou !He d'ai r,
f·tO I~A I SON : mars a ;\vril d'où son nom de<< trem ble» .
1\ITPRI'T tiPK OI 1 · ***
'>: FCIAR : 0 L' aspect co llant des bourgeons est dù à la
PO!.I.FN: 2 sécrétion d'une rés ine, récoltée par les abeilles,
COL l r uR nu rot I I·N : ocre gris qui la transforment en propolis. Les cha1o ns de
PR01'01 1'>: oui fleurs mâles apparaissent avant les feuUles et clon-
\H EI I.AT: oui nenl à l'a rb re des re fle1s g ris e Lsoyeux. Cet arbre
aiTectionne les milieux humid es : berges d e ru is-
seaux, cha mps inondables, graviers des rivières.

Des fleurs jaunes en la nguettes, po rté par une


tige creuse produisa nt un lai t blanc à la cassure,
1(frm:(fcum l1Jicinctlc d es fe u illes toutes en roselle à la base, pl us ou
mo ins p rofo ndémen t d ivisées e n lobes t rian-
1 ,mullc dt.., \..,(<'' "'"""
g ula ires caracté risent le pissenli t. Ses fruits
som surmontés d' un p etit << parachute >> faci-
fi.OR,\ ISO i'> : m ai-j uin
INTF'R t. T ;\PI CO! f : *** litan t leu r d is persion par le ven t.
NF.(I A n:3
Les pisse n liLS sont t rès vi si tés elans les
POLlEt\ : 3
m ilieux ouverts sur so ls r ic hes, neu tres ou
COU ! El n Dl · 1'01 1 r :-; : o ra ngé
P ROPOU~ : IIOil
légèremen t acides: jardins, bois cla irs, décom-
bres, talus ... Au p rin te mps , su r les p rairies de
montagn e, ils permette nt la produ ct ion d'un
miel original.

C'est un arb re o u un arbus1e à écorce lisse et


lil•Jml~~ verdâtre dans le jeune âge, qui vire ensui te au brun
J>\ 1 U\ JJ} J"C/S/t 1 et se fissu re d'écailles. Les rameau x, dont les plus
1 ,11\IJ 1!t de... Ro,,H n ' jeunes peuvent se terminer par une épine, portent
des feuil les alternes ovales, longuement pélio-
lées, lu isan tes et plus foncées s ur le dessus.
1 LOnAL~û:"' : m i-mars à ma i
1:---TJ:R I' T APICOI r : ** Les fl eu rs sont gro upées en bouque1s de dix
!\LCL\ R:2 à do uze. Leu rs no mbreuses étamines pourpres
I'OLLl \1 : 1 les d istinguen t des !leu rs de po mmier.
(OUI I-L Il Dl POl l i \1 : gri s-,·err
I' RO POLIS : non Le poirier a une large amplitude écologiq ue mais
M l ~ ! L \ 1 : t>U i affection ne les m ilieux bien écla irés ou la
mi-ombre. Lors de s a llo raison , les abeilles lui
préfèrent s ouven t le colza ou l'acacia.

IJijUJ~JIW.JI!!ijiiifij•§ij 0 ~ t ~~1 b t 2 B 3 F c Ile 1 r J


184 1 nIl 1 1(1 '1 ( 1 n1 ,. 11'1< 1 1 1 RI • (HA P. IV P O L LI N I SATI ON , AP I C U LT U R.E ET ENV I RONNEMENT

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L'écorce écailleuse du pommier t!>t brun-rouge
et ses rameaux peuvent porter quelques épines.
Les feuilles alte rnes sont plus longues que le
petiole. Le'> !leurs blanche~. parfois rosées, aux
étamines jaunes se regroupent par quai re ou huit
1·1OIV\I<;0\1 : llla r~ <1 n wi en pe t i t ~ bouquets.
1\l l ( ltl l .\Pi tOLI:' '
Cet arbre est très tolérant mais préfère la
\IH 1 \R : )
lumicre ou la mi-ombre. Sa Oorai!>on plus lon-
ro 1 r": 1
< Olll tl R Ot l't)l 1 1 ' :
gue, Id dcn<;ité des plantation!> ct son nectar
ocre a otre \Trt plus abondant le rendent plus intéressant
I'RO I'Oll~ : non que le poi rier pour le~ abei lles. Même le~
M ll:l l A l : ou i co lzas voisins d'un verger ~on1 délaissés au
profil de~ pommiers en Ile urs.

i\rbri!>!>Cau tres épineux a écorce gris-noir,


le prunellier drageonne intensement et forme
1'1111111'> '>fllii(J\(1 de~ peuplements denses ct impéné trables
1.llllllh <k.., Ro..,,tlU:.., dans 1es 1isières forestières, les haies, les pelou-
·-J:'/" ses sèche!>, les friches .

.... J'~~" I l Olt \ISO' : mar;. :1 il\ r i!


es lcu1llb alternes sont ovales, fin ement den-
..1 •__'.. 1' n RC l
'1( 1 IR:
.'d'tt
2
<'1 t
tées. de forme allongee a el liptique. A\·ant le-;
feuille-. s't·panouissent de petite'> fleurs (em;-
1'{11 11 ' : 2
C0 1 1 1 l R Dl 1\)1 1 1 \1 ron l cm de diamètre) c;olitaires ou groupées par
ocre o rang,· deux le long des rameaux. il tolère u ne grande
l'llOrO il ~ : IH11"1 variete de conditions m<Jb affecti onne les sols
rich e~ ct calca ires.

Le robi n1er est l'un de'> rare!> arbres de la


famill e dcc; fabacées sou-; noe; climats. Dès sa
cinquit'mc an née. il offre de~ grappes de fleur'>
blanche<; odo ra ntes en q u<m li té. cs feuilles
1 ,liJlllk dt· ... 1 ·'" " ( ' l ~
pos~èd e n t j u~qu'ù elix paire~ de folioles et deux
fo rtes épines marquen t la base du pétiole .
ILOR\IS0\1 : llld l a juin
1\ITfR I 1 •\1'1( Oll .• * Il tOlere aU'>!>i bien les sol'> riche" que pauvres.
'1(1\R:) sur tout type de substrat. Tres resistant à la
1\)11 1": 3 poil uuon, Il est !>Ouvent plante en \'ille.
cm 1 n R Ol 1'0111' : ' '<' rdâtr c
I'IHJI'OU<; : 11 0 11
Le robini er est à l'origine d'un miel réputé,
très doux, bien connu sous le nom de « miel
d'acacia >>.

INltRtT rOLLlN LT NECTAR 0

185

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\1 1 l l 1 \ !' J ( ()

LES PLANTES DE PLAINE

Les tiges de ro nces, armées de cruels


aiguillons, ont un port d ressé la première année
Ru}JI!\ /11111< ost~s puis s'enracine n1 la deuxiè me année par
l .mlllk dt' Hn,<HT<' marcouage. Les feuilles sont composées de
trois fol ioles gross ièrement d entées. Des
grappes de fle urs à cinq pétales blancs ou
roses ornent le s ommet des rameaux et don-
FLORAl~() ' : juin à anùl neron! les mûres .
IN T f lli r \ 1'1( 01 1" : **"'
'Il:( 'I AR: 2 En f-rance , on trouve une soixantaine
PO LL( :-1 : 2 d'espèces de ronces, t rès d iffic ile ment iden-
COll 1 UR Il li 1'011 F N : verd â tre tifiables. Elles poussent en lisière des bois.
PRO POl l""" : non clans les haies, tes friches ct sont très visitées
par les abeilles.

Au trefois largement cu ltivé comme fo ur-


rage et à l'origine d'un miel réputé, le sainfoin
s'est raréfié, sauf e n mo ntagne, oü il pousse
f mnlle uc' 1 1h cre, s pontanément (Hedysarum hedysaroi.des).
Les fleurs d'Onobrychis vicifolia sont d'un rose
f i ORAI'>O'I : mai à aoüt soutenu, s o uvent striées de rouge, insérées
lt-- 1LRL 1 .\1'1(01 l'
en grappes te rminales allongées qu i dépassent
NlTTA il : 2
I'OLU·N : Û
les feu illes. Cétendard , les deux ailes et tes
COL LI Ull Il li I'Ul.l.l·.t-- : deux pétales inférieurs sont caractéristiques
bord eaux clair des Fabacées.
l'R(li'O I IS : non
Le sainfoin aime les terrains p lutôt secs et
calca ires, les co teaux ensoleillés. Le sainfoin
d' Es pagne, typiquemem m éditerranéen, est
également mellifère.

Plante affectionnant les milieux humides,


ly t /n um 1
\If Il m ia les borels de ruisseaux, la salicaire se distingue
1 .lllllit dt' l'Ill ''' r' par ses fleurs à six pétales rose vif insérés en petits
g roupes compacts, ou glomérules, à la base
des feui lles, et sa tige à quat re angles.
n O IV\ " O r-- : j u i11 à <;c ptemb re
1'111: 1(~ 1 ·\PICOII Les feuilles sont lancéolées, souvent encœm
' re ,,,R: 3 à le ur base, les inférieures opposées par deux
1'01 11· '1 : 2
ou trois puis devenant alternes vers le ha u1
CO! li El R Dl . 1'011 l '1 :
ven. blcuatrc de la tige.
PROPOI I) : non

liijllj~jii.J!!JfiJI§!Afii 0 N lent

186 1 N \111 Rl ' I l l \ Ill 1 \J'(( l lll J(L- 0


(HAl'. IV PO Lll N ISi\T ION, AI'ICU LT U R~ ET ENVI NO N NEM~NT

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r .., \1 1 1 1 1 \ \ l' \) 1

L ES PLA NTES DE PLAINE

La scabicu-;c est une plame \'Î\·ace porlant de-.


capitules l c rm in au x d e neurs lilas \ io lacé.
Sca/Jio\at olulllhw w Chaque fl eur est [o l'lll CC d'um: .:orol k a pé ta -
Famille de~ Dl JI'·''·''"' le'> soudee; cl inegaux d'ou emergent quatre
c1ami n.:s. l c~ feuille:, o.on1du' ctcusco. ct decou-
pees en lobe<> assf'z t' l ro iIS.
f LOR I I'll' :jui ll et a tlCtob t c
l'Il R( [ IPI(.('ll : • • Les scabieuses peuvent éli e conrond ucs avec
'\~( 1 I R : 3 ](', knautie:,, dont elle'> se dillcreneient par la pré-
I'Ol l i·N : J
seltee de pc1i1cs paillettes membra nc u ~c'> sur le
( ()Lill l R DL PO l i 1\1 :
rose ' a tllllOn
receptacle des neurs. La scabieuse se n~n comre
PROI'OI I' : llOil au ~-;i bien <,ur terrains chauds ct ca lra ire~ l.JUC
s ur te rrain~ ac i de~ a '>Ols p lu~ p rofond<;.

MJlMEI~II.1 f Arbres a grande longevite (Jw,qu'a 1 000 ans


pour T. plm' phy llo\ ). les tillcu ls posseden t des
filia co1dc11a feuilles alternes, prc=-quc rondes, en cœur a la
Tilw J'lat\t'lrdlo.'> ba<;e ct temt inees f1ll r u ne l)(l in tc lcgèrcmcnl
Lnmllt dt • lth,tll't-.. a-;ymétriquc. Les fl eurs sont petites. blanches.
reguliere-; a cinq petales et a no mbreu'>cs éta-
f ll' ll \1 '0" : juin a juille t mines. E ll e~ donncl1l des frui t!> secs qu i resten t
INTFRI· I /\ PICOt 1
altachés a la bractee qui ]c <; po rtail.
l'. r (. JAK: )
POU ~'1. 2 1 cs ulleu l ~ aiment l,t mi-otnbrc. La !:>ccrcnon
( 0\ l l l ll l)l 1'0111' :
tk nectar peut êtr e tres im porlame pa r tcmp~
j aune· vcrd ;Hrc
p eu humide ct a~sc z chaud . Les nectars
I' ROI'('I l ' : 1101\
\111 1 1 11 : oui d e Ti lia olive ri, Ti lia e ue hom, 1ilia tmnenrosa
cl l'ili a dasy sti/(1 sont consid érés comme
tox iques p0ur l e~ abei lles.

Cette plante sc caracterGe pm sa tige couchée


em ena n t reguhèremcnt des 1 acmes, '>C'> fleurs
b lanchàlrc-; en l ê tc~ glo buk u~cs (30 a 250
1 .tlllll ll' dt·, I ,Jir.tn'' nelll·s pa r tete) te rm inan t le pedoncule Ooral.
Les fleurs fa nee~ r<''>Lent sur l,l plan1 c ct pren-
FI OJt \1'0" : ma i a j uillcl
ncnl un po rt rcLOmbant ap rts la po ll ini ~ati o n.
pu b , c utl c.:c, j u<,qu'c n no\'1' 111 brc Le'> feu ille" <,OJ1l a 1rob fo l i o le~ .
1 tf RI 1 \1'1( 0 11
Le trefle blanc rorme d'ahondams pcuple-
'<E< I \ H : 3
P'O lii 'N: 2 mcllls, trc:- visi tés par les abeil les cla ns les prai-
COL Il l R Dl l'Ill 1 '\ · LIC'> naturelles, les gazons. le bord d es chemins
bnm ' (Tl el des euh ures, ct auc;si en molll.tgne. Il est une
I'RO Pl)ll \ : 11Cl tl des plantes les plus mellifères , surtoul dans
la m oitié nord de la France.

l@§ilf@3e]il Moy<'"" Bon·· · fx<r ent INTtRtT roLLEN ET NECTAR

J88 TF\ If Rt 'Tl \Ill 1 1 < 1 lM • C HA P. IV P OLliNIS A IIO I\ . A P ICU l TU R( tT tNVI II.O NN(M ( 'IT

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\1 1 1 \ \ l' i l 0 l

LES PLANTES DE PLAINE

Trèfl e d'assez grand e taille (j usqu'à 50 cm),


Trifo/irmr ittUIIlwlum
peu ramifié e t velu, il se d istingue pa r ses
1 amdlr dr<. htbacccs
inllorescences cylindriq ues e t allongées , aux
fl e urs d' un beau rouge car min .
FWRAI'O'I : m ai à j u ille t
11\TC HC r Al'IC.O t.E : *** On le rencontre da ns les prés, les décom-
1 1\CCT/d\: 3 bres et es t c ultivé c omme plan te fourragère.
PO l 1 r'l : 1 La flo raiso n pe uLsc prolonger deux sema ines
COULLI H D l " 1'011 1 \1:
s i la plante n'a pas é té fécond ée. Les abeilles
brun-vert fonce
sc nourrissent de necta r le mati n et butinent
non
PHO I' OI IS :
le pollen l'après-midi.

Arbrisseau ne dépassa nt pas 3 m, le troène


se reco nnaît à s o n éco rce beige, s es fe uilles
Ligtt~lt um ndgl1rc opposées. luisantes et allongées, qui se rattachem
f amilk ck~ Olcacu:s au ramea u par un court pé tio le.
Les fle urs blanches, odorantes , sont regrou-
FLO ilAISO'< : mai :'t j uin pées e n g rappes te rminales; leurs quatre péta-
11\ 1 ŒC 1 AI'IU l l l: : ** les sont soudés à la base puis d ivisés en qua tre
J\ 1 Clt\ R : 2 lobes étalés. Les baies noires, de la ta ille d'une
POII f'l : 1
groseille, persistent une partie de l'hiver.
<OUI f L.Il DU I"O LLLN :
jaune citron Le troène préfère les sols riches, calcaires et
P ROI'O I I ~: 110 11
un peu secs mais tolère l'humid ité. li es t. h·équent
da ns les bois tempérés, les haies, les friches.

- "il~lt:.tml
russilago jmjc11 a Une des rares plantes dont les fleu rs appa-
l anulk de'> hlt"J,tnT'> nüssen t. avant les feui lles dès le mois de février
e n p laine. Des capitules so litaires de Heurs
fLORA ISO ' : fevrie r à avril jaunes (en tube et avec des lig ules) sont por-
INT I~ Ri'"T ,\PJCO I F : '* tés par des tiges assez épaisses. Les feuilles
NLC L\ R : () sont de grande taille, ovales et en cœur à la base.
Pü l l l '- : 1
Ullll El Il D L. 1'0 1 1 f \1 : Affectionnant les tenains vagltes, les remblais
orangé à brun e t les sols nus , le tussilage est un apport inté-
I'RO PO I IS : non ressant au démarrage d e la ruche.

11§@141)113-111 · f\1oy<'n • • Bon ... Em>li<w 1Niliijilije11!!§1jl;tj•fJM 0 f\ul t Faible' 2 Bon 3 lxcellent

190 l n \Ill Rt ~li< 1 nr 1 \Pre 1 1 Tl Rr • CHA r . IV PO l LI N ISATI O N . A PIC U LTURE ET EN V IRO N N EMENT

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Plante haute de 20 a 120 cm, la verge d'or
possède des feuil les alterne:. ovales plus o u
~o l iâago \ ' .1-:<1111 w moin!> a llo ngées ( lancéolées), réparties le
1 mlle J l , h l l.llt~ long de la tige. Des ramea ux dressés portent
les inflorescences, semblables à celles des
l·l lllti\1\0'-: juil lei a nctobrc marguc ril cs, mais dont les fle urs centra les
l'I l Il l i -\PIC llll en tubes et les fleur<> externes en langueues
I C 1 IR : 1. sont toutes jaunes.
1'0 11 1 \.: l
COll LL R Dl 1'0 1 1 1 \, : On 1rouve la verge d'or au :.ei n des forêts
h run o range clai res, des cou pes, des déco mbres e t des
PRll PO U ~ : IH>II remblai!>. Cene p lante est utilisée dans la
ruche comme provisio n d' hiver,le miel pur,
de couleu r verte, po-;scdant un fo rt goû t.

Décorant souvent les façades ct les murs,


·SI la vigne vierge pos.'>èdc des feuilles alternes,
luisantes, prenant une couleur rouge a l'autOmne.
Les fl eurs, minuscules, se rép<~rt i ssent sur
une grappe insérée à l'opposé d'une feuille .
Des vnlles naissent s ur la tige également
à l'oppo~c des feui lle~ c t se terminent par une
ventonsc pe rmettant l'ancrage a u s ubs trat.
Les fru its bleus, semblables au raisin, ne sc
I'Ol l l· K: 0
<OL LL l R Dl 1'\1111': jaune consomment pas.
I' RO l' lli i S : non Elle est très vis it ée aux heures les plus
chaudes, s urtout lorsqu'i l n'y a pas d'autres
plantes mellifères dans le voisinage.

La v1pé rine est hérissée de poils ra ides,


presque piquants. ~es neu rs passe nt souven t du
rose au bleu et leurs lobes inégaux evoquent des
1 mdl d lk r •m. mâchoires de vipère, d'où son nom. Elles sont
regroupees en une inOo rescencc s'enroulan t
1·1 ORAISON : mai rtjui llc t en crosse à l'aisselle des [euilles supérieures. Les
INT ( Il( 1 \1'1( 01 1 ' * feuilles inférieures ont un pétiole, contrairement
'Il< 1 Ill : 3 aux supérieures.
l'tll l f \, : 1
c 01 1 r l 1: Dll 1'<111 1 N : grio.-vt·rl La viperine aime les sols legcr5. acides ou
1'1101'0 1 1.::0 : 1\() 11 basiques, da ns des milieux secs ct c hauds :
décombres, gravière ..., bords de chemins .. . Elle
peut être une ressource non négligeable mais est
très en ible aux desherban ts selectifs.

l@t!i+UB·'Ii · ,~ov I@Ji4·lBijiji311Jibii o

191

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'1 l l 1 l li \ APitOTI<.,

LE MILIEU MONTAGNARD
Les espèces adaptées aux condition'> climatiques momagnardes ne sc retrouvent pas, pour
la plupart, en plaine ct procurent donc des ressources mellifères originales. De plus, la
richesse de la flore montagnarde fournit aux abeilles un approvisionnement prolonge au
cours de l'année , snnout si l'on pratique l'apiculture pastorale.

L'altitude, facteur crucial L'étage montagnard : à partir


Une différence marquée de 500-800 m, précipi ta tions el gel
entre les versants L'élévation en altitude crée des augmentent, brumes et broui llards
Une nette di fférence de cond itions conditi.o ns de plus en plus défavo- favorisent l'installation des hêtraies,
climatiqu es règn e e ntre les versa nts rables à la vie végétale et animale: d es sapi niè res et d es peissiè res
exposés a u nord (u bacs} e t a u sud diminution de la te mpéraLUre (en (forê ts d'épi céas) j us qu'à 1 300-
(ad rets). À altitudes égales, moyenne de l oc tous les l OO m l 800 m. Des zones de pâtures, des
o n o bserve e n généra l une remontée d'élévatio n) , accenwée par les cultures fourragères, voi re cé réa-
des lim ites entre étages e n ad ret. ven ts forts s ur les crêtes e t les liè res , o nt é té mai nt en ues dans
jusqu'à 1 30 0 -1 8oo m , l'homme ver~anLs les plus exposés, augmen- celte zone, s urtout s ur les versa ms
a façon né le paysa ge. r.atio n des précipita tions neigeuses s ud . Plantes de p laines et pre miè-
Sa ns lui , de no mb re uses zones (non assimilables par les végétaux). res espèces d'a ffin ité mo ntagnarde
cultivée s ou en pâture se ra ien t La couche neigeuse protège néan- s'y côtoie nt.
nat urellement couve rtes de forêt, moins les plan tes vivaces pendant
ce qu i d iminuera it la d iversi té des
l'hive r, les soustrayant aux rigueurs Cétage s ubalpi.n : la tem pérature
milieux donc des espèces végétales
des grands froids grâce au main- moyenne chute à 5-8 ° ( avec s eu-
accessibl es a ux abeilles.
tien d' une tempé ra tu re autour de lem ent ci nq mo is de végéta tion et
Les adrets, m ie ux expos é s , o nt é té 0 ° C au niveau du sol. des écarts therm iq ues importants
plus défrichés que le s ubacs,
ent re nui t et jour. C'est le domaine
occupés plus fréquemment
Le rayonnement solaire s'in te n- des fo rê ts de co nifères : pins mo n-
par les fo rê ts.
sifie égaleme nt avec l'alti tude, et tag nards au nord , associés a ux
les ultraviolets donnem aux Heurs une mélèzes dans le s ud des Alpes. Sa
flore et nature coloratio n plus vive, les re nda nt très li mite supé rieure, 2 000 à 2 400 m,
de la roche auraCLives pour les insectes e t a ut- est celle de la disparitio n des arbres,
res pollinisa re urs. relayés par une zo ne d e lande riche
En momagne pl us qu'ailleurs, en a rbus tes très mellifères (rhodo-
la natu re de la roche sur laquelle les Un paysage de nd rons, e tc.). Dans les zo nes les
so ls s'é tabliss ent détermine les végétal étagé plus humides croissent des forma-
espèces végétales. Le j ura cL le sud lions de ha utes herbes (les méga-
du Massif central s ont cons ti tués La pé riode de végétation dimi- pho rb iaies) , riches en p la mes
principalement de roches calcaires. nuant de 6-7 jours par élévation mellifères (épilobes .. .) . Pâtures et
Les Vosges, le nord du Massif central, de 100 m, Ics végétaux s'étagent, ce p rai ries de fauc he pe uven t être
la mon tagne Noire ct les Pyrénées som q ui a des conséqu ences directes intéressan tes pour les abeilles,
plutôt conslitués de roches siliceuses sur la pratique apico le. i\vam 500- si la fauc he n'in te rvie nt pas a vant
(dites acides), de grani tes, schistes ou 800 m, à l'étage collinéen, seules les la floraiso n.
roches volcaniques. Les Alpes sont pentes modifie nt l'aspec t. du pay-
plus complexes : zo nes calcaires ct sage végétal c t les espèces so nt Cétage alpin : de ra res espèces
siliceuses y alternent en fonction des les mêmes qu'en plai ne : g ra ndes (plan tes de pelouses alpines) sur-
événements géologiques passés. cultures, c hênaies el flore associée. vivent a ux t ro is mois de période

192 lR ·\1 1 1 R lS LIC \ DL 1 '·\1'1< li ll RI ' (~IA P . IV P O LLINI S ATIO N . AP IC U LT URE ET ENV IRO N N EME N T

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de vcgc talL(111. l.cs noraisons :.on t
la rd ives c t Ire; po pulalio ns p lutôt Cycle biologique en zone de montagne
c la irsemee:.. i\ u-dcla. ne subsr:.tcm
- - M•I
que quelques lichens reco u\Trt~ de Potentiel mellifère
neige la p lu part d e ra nnéc. _ _ Abeilles d'été
Abeilles d'hiver
80000
ATOUTS ET CONTRAINTES
70000
POUR ~APICULTURE
60 lAA)
En montagne. la press1on agricole
est moindre et l'uolisatron- de
pesticldes et d'engrais plus limitee 4C 0
<j!J'en pla1ne Les flor·atsons sont
souvent intenses, mais cfe courte 30'00
durée. Cependant, les abeilles 20000
bénéficienL d'enchaînements
réguliers de floraisons j usqu'aux 10 r:oo
premières netges.
F M A M s 0 N 0
la transhumance des roches
permet d'opttmtser les çourtes
pênodes de vegétation en altitude. Particularités de ce cycle: une récolte brève et des hivers longs.
de paher le ,,sque de basses
températures,y compris..en été,
et d'exploiter au mieux l es
ressources montagnardes
or iginales et diversifiées.

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~1 1 1 1 1 LI \ ·\ P l CO L L'>

LES PLANTES MONTAGNARDES


Bru}'è rc typiquement alpine , Eri.ca hcrJ)(rcea
(ancienneme nt Erica camea) se rencon tre dans
Et i1a hn lwrca les bo is d e conilhcs, les rocailles ct les landes,
1 arni llc de-. lrican'C~ sur tous types de sols, jusqu'à 3 000 m. Ses feuilles
solll ve rticillées pa r quatn:, en aiguilles longues
FLO RA I~ON: mar !> à j uillet de l cm au max imum e t t rès étroites.
1:-ITÉRÈT APtCOLt: .. , .•
Les rieu rs e n g re lots roses se répa rtissent
:" F(.; !',\ R : 2
d 'un seul côté elu rameau ; elles possèdent un
I'OLLL~ : 2
COl.LlU R DU POLLEN :
a n neau nccta r ifè rc à la base de l