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Terminale Professionnelle

o Afin d’obtenir l’adhésion des élèves au projet de séquence, l’enseignant devra les
conduire à soulever eux-mêmes le(s) questionnement(s) qui la sous-tendra, plutôt que
de le(s) lui proposer d’emblée.
« Ces questions ne sont en aucun cas le prétexte de trois exposés magistraux, de trois
"leçons", ni d'ailleurs d'une, de deux ou de trois. L'enseignement du français ne
procède pas par des leçons, il forme à la réflexion. Elles ne sont pas non plus un pur
ornement de nos programmes, dont l'enseignant pourrait se passer, et continuer à
enseigner en suivant les anciens programmes.*…+
Ces questions doivent exister, dans la classe, explicitement, ou dans les préparations
de cours (de progression, de projet de séquence) implicitement. »
(http://eduscol.education.fr/cid45847/presentation-du-nouveau-programme-de-
francais-dans-la-voie-professionnelle.html)

o Il s’agira de veiller tout au long des trois années à respecter la progression des
apprentissages proposée par le programme. A cet effet, les enseignants pourront
utilement consulter les documents d’accompagnement sur Eduscol :
http://eduscol.education.fr/pid23218-cid50211/ressources-en-francais.html.

o Quel que soit l’objet d’étude et l’époque étudiée, en supplément du groupement de


textes ou bien intégré, une association « texte d’hier/texte d’aujourd’hui » permettra à
l’élève de voir l’universalité et l’intemporalité de certains thèmes, textes, valeurs ou
sentiments.

o Cette liste n’est bien entendu pas exhaustive ! Certaines de ces ressources visent plutôt
votre propre réflexion, afin de vous aider à la recherche de ressources pour les élèves et
d’un questionnement propre à chacune des séquences.

Comme l’indique la DGESCO, en application de la loi n°2005-380 du 23 avril 2005


d'orientation et de programme pour l'avenir de l'École, «la liberté pédagogique de
l'enseignant s'exerce dans le respect des programmes et des instructions du ministre chargé
de l'Éducation nationale et dans le cadre du projet d'école ou d'établissement avec le conseil
et sous le contrôle des membres des corps d'inspection».
Les programmes sont, en conséquence, la seule référence réglementaire adressée aux
professeurs. Les ressources et documents proposés aux enseignants garantissent ce
principe, il revient à chaque enseignant de s'approprier les programmes dont il a la charge,
d'organiser le travail de ses élèves et de choisir les méthodes qui lui semblent les plus
adaptées en fonction des objectifs à atteindre.
Identité et diversité : XXe siècle, colonisation et décolonisation

- En quoi l'autre est-il semblable et différent ?


- Comment transmettre son histoire, son passé, sa culture ?
- Doit-on renoncer aux spécificités de sa culture pour s'intégrer dans la société ?

"Il y a des gens qui croient que ce qu’ils ne connaissent pas n’existe pas. » André Gide

Essais

- Déclaration universelle des droits de l'Homme, proclamée par l'assemblée générale des Nations-
Unies, le 10 décembre 1948.
- La France et l’esclavage in Le français dans tous ses états, n° 38 http://www.crdp-
montpellier.fr/ressources/frdtse/frdtse38a.html

- Un humanisme de la diversité : essai sur la décolonisation des identités, par Alain Renaut,
Flammarion, 2009
Elever la diversité au rang de concept philosophique pour échapper à ce qu'a trop souvent de confus et
d'idéologique le débat en cours, aussi bien en France qu'en Amérique du Nord : tel est l'objectif de ce livre,
dont l'enjeu est bien de savoir « comment vivre ensemble avec nos différences » culturelles, religieuses,
ethniques ou sexuées.

- Dossier de France Culture: http://www.franceculture.com/oeuvre-un-humanisme-de-la-


diversit%C3%A9-essai-sur-la-d%C3%A9colonisation-des-identit%C3%A9s-de-alain-
renaut.html

- Colloque sur l'Australie: http://sciences-medias.ens-lyon.fr/article.php3?id_article=72

- Blog Ballades et escales en littérature africaine : http://litteratureafricaine.unblog.fr/

- Dossier sur la littérature camerounaise:


http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=3502

- Sur le Québec: http://www.erudit.org/revue/cgq/1980/v24/n61/021465ar.pdf

- Chronologie de la colonisation: http://histoire-geo-


documents.blogspot.com/2006/03/dcolonisation-et-mergence-du-tiers.html

- Trois cartes pour comprendre l'indépendance de l'Inde et du Pakistan: http://histoire-geo-


remiremont.blogspot.com/2007/03/trois-cartes-pour-comprendre.html

- Blog sur la colonisation française: http://www.alain-barre.com/article-pourquoi-lacolonisation-


46631728.html

- Page du Scéren sur la différence: "L'étranger dans la littérature de jeunesse" http://www.crdp.ac-


creteil.fr/telemaque/comite/etranger.htm
- Conférence La colonie : une conjugaison kafkaïenne http://www.sens-
public.org/article.php3?id_article=396

Intégration : Du latin integrare : rendre entier, action de faire entrer une partie dans le tout.

En sociologie, selon Parsons, l’intégration constitue une des fonctions du système social, assurant la
coordination des diverses fractions de celui-ci, pour assurer le bon fonctionnement de l’ensemble.

En psychologie sociale, l’intégration s’exprime par l’ensemble des interactions entre les membres,
provoquant un sentiment d’identification au groupe et à ses valeurs.

D’après M. Grawitz, Lexique des sciences sociales, 7ème édition, Dalloz, 1999

L'intégration à travers romans, récits, autobiographies.

A.Begag, Béni ou le paradis privé


Ce roman autobiographique retrace les difficultés quotidiennes de Béni, jeune adolescent de seize
ans, d’origine maghrébine, mal dans sa peau et qui rêve de s’intégrer à la vie française (convaincre
ses parents de fêter Noël, pouvoir entrer au Paradis, aller dans une boîte de nuit). Avec humour,
l’auteur traite des thèmes qui lui tiennent à cœur : la discrimination raciale, la recherche d’identité,
l’école comme moyen de réussir.
Prix Radio Beur,1989. Prix Falep du Département du Gers, 1990.

A.Begag, Le Gone de Chaâba


Azouz, jeune « gone » (enfant à Lyon) algérien d’une dizaine d’années, narre sa vie au Chaâba, un
bidonville au Nord de Lyon. Azouz, tiraillé entre deux cultures, fait partager au lecteur ses émotions,
ses expériences parfois conflictuelles dans la société française et sa volonté de s’en sortir par la
réussite scolaire. Récit à caractère autobiographique qui raconte la vie des familles algériennes dans
un bidonville, avec humour et tendresse.
Prix de la meilleure nouvelle, en 1986, par les journalistes.
Prix des Sorcières en 1987, par l’association des Libraires spécialisés pour la jeunesse.

A.Begag, Les chiens aussi


Dans ce petit roman dérangeant, le narrateur est un chien. Ce conte métaphorique d’une « vie de
chiens » faite aux immigrés et à leurs enfants parle du racisme, du désespoir des jeunes, et du terne
univers métro-boulot-dodo. Mais la roue du destin tourne : un jour les chiens se révoltent.

F. Belghoul, Georgette
Une enfant d’immigrés est affublée du prénom Georgette par une vieille dame. Monologue sur le
monde plein de contradictions qu’elle vit et notamment la confrontation quotidienne de deux
milieux étrangers l’un à l’autre : la famille et l’école. Le discours délirant de l’enfant qui mêle rêve et
réalité, permet également de railler tous les clichés sur l’immigration et tous les stéréotypes qui
peuplent les propos des adultes.
Roman très littéraire.

T. Ben Jelloun, Les raisins de la galère


Nadia est née en France de parents immigrés algériens. Elle est donc Française : c’est écrit sur sa
carte d’identité. Mais, face à la galère des jeunes de sa cité, elle, la beurette de la deuxième
génération, elle a « la rage » et, rebelle, se révolte contre la double exclusion que vivent les jeunes
arabes ; celle de la terre d’accueil qui tue les rêves et ne sait offrir que la galère et celle de la terre
natale menacée par les fanatiques religieux. Lecteur confirmé.

T. Ben Jelloun, Les yeux baissés


Une jeune Berbère vit dans un village misérable du Sud marocain avec sa mère, son petit frère et son
horrible tante, tandis que son père est parti travailler pour un pays qu’elle appelle « Lafrance ».
Bientôt, le père revient et emmène sa famille à Paris. La petite fille aux yeux baissés découvre
l’enchantement de la ville, mais, très vite aussi, avec l’entrée dans l’adolescence, les désillusions, la
violence, le racisme. Interrogation sur l’identité et « l‘hospitalité française », ce livre mêle réel et
imaginaire caractéristique de l’écriture de Ben Jelloun.

M. Charef, Le thé au harem d'Archi Ahmed


Madjid vit dans une HLM à la lisière de Paris. Jeune adolescent, fils d’immigrés, il partage le béton
anonyme de cité et sa culture de l’exclusion avec ses copains (c’est Pat le copain livré à lui-même qui
transforme le théorème d’Archimède !). Dans la cité, rôdent l’échec, la peur, la violence et un avenir
plombé entre deux cultures.

D. Chraïbi, Les boucs


Yalann, un intellectuel marginal, découvre, dans la France des années cinquante, les « Boucs », les
travailleurs nord-africains vivant dans des conditions infâmes et hallucinantes. Il se consacre à eux et,
à son tour il va connaître humiliations, racisme, chômage et conditions de vie précaires.
Déracinement, critique de l’Occident qui n’accorde pas ses idéaux et sa réalité sociale dans ce roman
autobiographique : Driss Chraibi a connu volontairement avec les « Boucs », un « Ramadan éternel".

M. Desailly, P. Broussard, Capitaine


Joueur de renommée internationale, capitaine de l'équipe de France de football, l'auteur témoigne
des différentes étapes de son itinéraire personnel qui l'a mené de son Ghana natal à Nantes, Chelsea
et autres grandes de football. Au delà du témoignage sportif, c'est l'histoire d'une intégration réussie.

M. Féraud, Anne ici, Sélima là-bas


Sélima, née en France de parents algériens, désire ardemment se faire accepter par les Français de
son lycée. Elle se fait appeler Anne pour ne pas être différenciée. Mais, cette double personnalité est
difficile à vivre. Aussi décide-t-elle de retourner en Algérie chercher ses racines. Elle y affronte
d’autres contradictions.
Roman et réflexion sur les différences culturelles, le racisme, la recherche de l’identité.

L. Houari, Zeida de nulle part


Très jeune, Zeïda a émigré de Fès à Bruxelles avec sa famille. Ayant vécu les difficultés de
l’intégration, elle décide de retourner au Maroc pour retrouver ses racines et une paix intérieure.
Mais elle est devenue une étrangère pour son pays natal. Elle rentre donc en Belgique vivre la vie de
femme libre qu’elle est devenue.
Roman autobiographique de l’écartèlement entre deux cultures et de la recherche d’identité.

F. Kessas, Beur's story


Malika, jeune fille de la deuxième génération d’immigrés algériens, côtoie au lycée d’autres
adolescents. Sa vie partage alors en deux mondes : le lycée et la maison. Mais, au lycée, le silence est
fait sur la culture musulmane et familiale avec ses principes et ses contraintes si différents de la
culture occidentale. Roman de la "schizophrénie » culturelle.

Mousni, Territoires d'outre-ville


Mounsi, jeune adolescent Kabyle qui a immigré en France avec son père, connaît les drames d’un
certain nombre de jeunes des cités (délinquance, drogue… ). Emprisonné dans une maison de
redressement pour vol, il découvre la poésie de François Villon qui le conduit à la littérature,
l’écriture et la renaissance.

S. Nini, Ils disent que je suis une beurette


Samia, d’origine algérienne, vit dans une cité HLM de Toulon. Elle est élevée dans une famille aux
codes d’autant plus rigides et oppressants que la société « extérieure » est perçue comme une
menace pour les jeunes filles. Samia veut s’intégrer à la société française, mais en fait elle est
déchirée entre deux cultures qui partagent ici racisme et incompréhensions mutuelles.

On pourra consulter d'autres titres, d'autres approches :

J. Turin, O. Bréaud, Littérature de jeunesse et intégration : histoires de racines.


In TDC, 15 novembre 1999, n° 784.
http://www.cndp.fr/revuetdc/som784.htm

Les littératures du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie) en ligne sur le site de l'université de Lyon 2 :
actualités, bibliographies, bases de données documentaires, fiches biographiques d'auteurs …
http://sir.univ-lyon2.fr/limag/Default.htm

L'intégration à travers les films

Black mic-mac, de Thomas Gilou (1985)


Comédie satirique.
Un fonctionnaire de la Préfecture de Paris veut faire détruire un foyer africain insalubre. Il est
confronté aux pratiques d’un marabout.

Douce France, de Malik Chibane (1995)


Comédie.
Le butin d’un voleur est dérobé par deux copains, Moussa et Jean-Luc, qui l’utilisent pour réaliser
leur rêve. Ils courtisent deux sœurs, une voilée, l’autre pas.

Fish and chips, de Damien O’Donnell (1999)


Comédie dramatique.
Dans une communauté pakistanaise vivant au Nord de l’Angleterre, une famille de sept enfants. Le
père pakistanais veut les élever dans la tradition. La mère anglaise les veut heureux. Conflits de
générations et de cultures.

Les gens des baraques, de Robert Bozzi (1995)


Documentaire
1970 aux portes de Paris immigrés Portugais et Maghrébins s'entassent dans les bidonvilles. 25 ans
plus tard regard sur ces communautés et les cités où les HLM ont remplacé les baraques.

Le gone du chaaba, de Christophe Ruggia (1998)


Comédie dramatique d’après le roman d’Azouz BEGAG
Dans le Chaâba, bidonville de la banlieue de Lyon, vivent Omar, jeune garçon de 9 ans et une
communauté vingtaine de familles d’origine algérienne. Regard d’Omar sur le quotidien pénible de
cette communauté.
Une exploitation pédagogique, un dossier à consulter :
http://www.cndp.fr/tice/teledoc/dossiers/dossier_gone.htm

La haine, de Matthieu Kassovitz (1995).


Comédie dramatique.
Les banlieues françaises et leur dure réalité à travers la virée dramatique de trois copains qui traînent
leur ennui et leur désœuvrement.

Inch'Allah dimanche, de Yamina Benguigui (2001)


Comédie.
A l'époque du regroupement familial une algérienne arrive avec ses trois enfants à Saint-Quentin en
Picardie. L'action se déroule dans la maison familiale, lieu de toutes les frustrations, les violences, les
humiliations. Un personnage féminin qui se bat pour sa dignité.
http://www.arte-tv.com/emission/archive.jsp?node=6414&lang=fr

Le thé au harem d’Archimède, de Medhi Charef (1984)


Comédie dramatique tirée du livre de Medhi Charef : Madjij et son copain Pat partagent dans leur
cité bétonnée la même galère.

Mémoires d’immigrés, l'héritage maghrébin, de Yamina Benguigui (1997)


Documentaire.
Voyage à travers la mémoire collective de l'immigration maghrébine en France.

Samia, de Philippe Faucon (2000).


Drame d’après le roman de Soraya Nini « Ils disent que je suis une beurette ».
Samia, quinze ans, vivant à la périphérie de Marseille, étouffe dans sa famille d’origine algérienne,
sous le carcan des traditions dont le grand frère Yacine s’est fait le gardien. Elle décide peu à peu de
décider de sa vie.

Lire également
Ensemble, entretien de la réalisatrice par Thomas Lemahieu.
http://www.peripheries.net/g-beng.htm

Consulter dans Télédoc (citoyenneté) le dossier réalisé à l'occasion de la rediffusion du film sur
France 3 en octobre 2002.
http://www.cndp.fr/tice/teledoc/

L'intégration à travers la musique


L'immigration, la vie dans les banlieues… chez les chanteurs et groupes nés dans les banlieues et
ailleurs. Le site de Radio France Internationale propose une banque d'informations musicales.
Fiches biographiques détaillées de chanteurs, auteurs, compositeurs :
http://www.rfimusique.com/fr/index.html

Lire également
Le Guilledoux, Dominique. Rachid Taha : sa douce France. Le Monde, 23 février 2001.
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3230--149854-,00.html
©, CRDP de Bretagne, Thém@doc, Intégration, 2002. http://www2.ac-
rennes.fr/crdp/integration/pdf/pdbiblioart.pdf

Idées de séquences
- Excellent dossier réalisé par l'académie de Guyane: http://webtice.ac-
guyane.fr/histgeo/IMG/pdf/colonisation.pdf
- Séquence sur le roman de Yasmina Khadra Ce que le jour doit à la nuit :
http://webmoulin.free.fr/spip2/spip.php?rubrique34

Romans traitant de la question de l'exil et de l'identité afférente

- La Québécoite de Régine Robin


- Le figuier enchanté de Marco Micone
- Angela’s Goan identity de Carmo de Sousa
- Zeida de nulle part de Leïla Houari
- Le sourire de Brahim de Nacer Kettane

Colonisation, décolonisation africaine

- La négritude, courant littéraire et politique, créé après la Seconde Guerre mondiale, rassemblant
des écrivains noirs francophones, dont Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Léon Gontran Damas et
Guy Tirolien. Lié à l'anticolonialisme, le mouvement influença par la suite nombre de personnes
proches du Black nationalism, s'étendant bien au-delà de l'espace francophone. Le terme est forgé
en 1935 par Aimé Césaire dans le numéro 3 de la revue des étudiants martiniquais L'Étudiant noir. Le
concept est ensuite repris par Léopold Sédar Senghor dans ses Chants d'ombre, qui l'approfondit,
opposant « la raison hellène » à l'« émotion noire » :

« Nuit qui me délivre des raisons des salons des sophismes,


des pirouettes des prétextes, des haines calculées des carnages humanisés
Nuit qui fonds toutes mes contradictions, toutes contradictions dans l'unité première de ta
négritude. »

D'après Senghor, la négritude est « l'ensemble des valeurs culturelles de l'Afrique noire » et « un fait,
une culture. C'est l'ensemble des valeurs économiques, politiques, intellectuelles, morales,
artistiques et sociales des peuples d'Afrique et des minorités noires d'Amérique, d'Asie et
d'Océanie. » La négritude fut critiquée, parfois violemment, dès la génération d'écrivains africains
suivante, en particulier par les anglophones, mais son influence s'est poursuivie et est encore forte,
surtout chez les francophones.

- Aux Etats-Unis d’Afrique, de A. Waberi

Dans Aux Etats-Unis d’Afrique, Abdourahman Waberi met en scène un monde dans lequel les
rapports de forces ont été intervertis : ce sont les Etats-Unis d’Afrique qui dominent le
monde, l’Occident, déchiré par les guerres civiles, vit des aides humanitaires et émigre
clandestinement en Afrique. Le roman repose donc sur un principe du miroir dont il s’agit
d’interroger la fonction.

- L'Odyssée de Mongou de Pierre Sammy-Mackfoy

- Cette Afrique-là de Jean Ikelle Matiba

- Complaintes d'un forçat: Ndjock, Betare-Oya, Dizangue de Henri-Richard MANGA MADO

- Les jambes du fils de Dieu de Bernard Binlin Dadié (nouvelle)


- Les bouts de bois de Dieu, de Sembène Ousmane

- 20 contes du Niger, de Jean Muzi

- Littérature togolaise traitant de la différence

- COUCHORO, Félix. L’homme à la Mercedes Benz. Lomé : Editions Akpagnon, 1967.


- EDORH, Edwidge. La fille de Nana-Benz,Lomé : Editions Akpagnon, 1996.
- AGBA, Esso-Wêdéou. Et si l’idée ne germe…. Les Nouvelles Editions du Togo, 1999
- -----, Les germes étouffés. Eburnie : Graines de Pensées, 2005.
- KODJO, Edem. Au commencement était le glaive. Paris : TABLE RONDE, 2004.
- PEKPELI, Adjéna Pékpéli. La terre des prophètes, contes et récits 1. Editions Haho,
2003.
- -----, De perles et de cauris. Contes et récits 2. Editions Haho, 2003.

- Littérature africaine anglophone

- Le monde s'effondre, La flèche de Dieu, Le malaise de Chinua Achebe

- The Quiet Violence of Dreams (2001): sur les questions des privilèges et de l'identité et
Thirteen Cents (2000): sur les enfants des rues en Afrique du Sud, de K. Sello Duiker.

- Ways of Dying et The Heart of Redness de Zakes Mda. L'auteur dépeint des personnages se
battant pour sauvegarder les valeurs africaines traditionnelles face à la nouvelle politique
sud-africaine et au matérialisme occidental.

- The Famished Road, Cape, 1991 ; traduction : La Route de la faim, Robert Laffont,
2004, de Ben Okri

- L'ivrogne dans la brousse d'Amos Tutuola. Tutuola a été un des premiers auteurs africains à
ne pas écrire selon le modèle littéraire européen. Ses romans s'inspirent des contes
traditionnels yoruba. Ils sont écrits dans un anglais imparfait, très proche de l'oral. Cela a
d'abord valu à Tutuola une critique sévère de certains de ses compatriotes qui pensaient que
cela jetait un discrédit sur le Nigeria. Son succès l'a conduit par la suite à traduire ses
ouvrages en yoruba. Ce roman a été publié à Londres en 1952 et a été traduit en français par
Raymond Queneau en 1953. Son auteur était si peu connu à l'époque que certains ont cru
que c'était Queneau lui-même qui se dissimulait sous un pseudonyme.

- La Saison d'anomie (1973) et Aké (1982), de Wole Soyinka. C'est le premier auteur africain
et le premier auteur noir lauréat du prix Nobel de littérature, qu'il obtient en 1986.

Aké est un récit autobiographique. La Saison d'anomie : L'anomie, c'est l'anarchie, le chaos
où un Etat devenu fou peut entraîner une société. Inspiré par les massacres et les horreurs
du Biafra à la fin des années 60, ce roman se veut d'abord une dénonciation de la violence,
de l'injustice, du cynisme des puissants. Mais cet Ofeyi parti à la recherche de sa fiancée
enlevée, et qui traverse les cercles de la misère, de la corruption, du mal, est aussi un double
d'Orphée, le protagoniste mythique, éternel, d'une descente aux Enfers - ou d'une saison en
enfer.

Soyinka s'est essayé à toutes les formes d'écriture. Il a voulu rendre compte de la complexité
du continent africain dont il restitue, sur le plan littéraire, la grandeur ancestrale et « l'âme
noire ». Son œuvre, à la forme occidentale, est essentiellement rédigée en anglais et s'inspire
des mythes et du folklore yoruba dont il est issu. L'auteur a souvent recours à l'analepse (ou
flashback) et recherche dans sa prose un certain symbolisme. Son style est souvent enrichi
par des intrigues habiles. D'un pessimisme historique profond, ses textes tournent
essentiellement autour du thème de la liberté bafouée et du concept de « viol des nations ».

Colonisation, décolonisation asiatique

- Littérature et histoire coloniale. Actes du colloque de Nantes, 6 décembre 2003, sous la


direction de J. Weber (2005)

- Immigrés de force, les travailleurs indochinois en France 1939-1952, de Pierre Daum

- Histoire de la colonisation, réhabilitations, falsifications et instrumentalisations Paris, Les


Indes Savantes, 2008:

- La « mission civilisatrice » en question. Le système éducatif indochinois (1862-1945)


est-il un échec programmé ? Trinh Van Thao, pp. 59-71

- La guerre d’Indochine revue et corrigée par le cinéma américain des années 1950.
Delphine Robic-Diaz, pp. 127-135

- L’Indochine racontée aux enfants. Une histoire mal ficelée en guise d’Histoire
officielle. Philippe Dumont, pp. 137-142.

- De la rizière à la montagne (1920) de Jean Marquet. Grand Prix de Littérature Coloniale et


Prix Corrard de la Société des gens de lettres en 1921. (Editions Delalain). Jean Marquet fait
partie des auteurs qui "témoignent d'une conscience réelle de la situation coloniale".

- Kim, de R. Kipling

- A passage to India de E.M. Forster

- Henry Daguerches Le Kilomètre 83 in La Revue de Paris, février-mars 1913

Henry Daguerches consacre ce récit à la construction d'un kilomètre de voie ferrée, au début
du siècle, dans la jungle indochinoise. "Vivant d’une vie de piège", la forêt vénéneuse du
Cambodge exerce un profond attrait sur le narrateur, un jeune ingénieur des Ponts et
Chaussées, qui tente de nous en restituer la splendeur et l'étrangeté. Engagé dans l'aventure
du "Kilomètre 83", le jeune homme témoigne de la complexité de la société dans laquelle il
évolue, aux intérêts et aux appétits contradictoires, et il met en relief toute l'ambiguïté d'un
monde colonial encore triomphant.

- Jean d'Esme Les Dieux rouges Plon, 1923

- Jean Cocteau Drame annamite

- L'amant de la Chine du Nord, de M. Duras

- Sud lointain, de Erwan Bergot


Des BD :

 Petite histoire des colonies françaises. Un regard décalé et décapant sur la colonisation
française. Une BD à ne surtout pas lire au premier degré !
 Esclaves sexuelles de l'armée japonaise par Jung Kyung-a. Un manhwa pour comprendre le
sort des femmes asiatiques dans les pays occupés par le Japon dans la première moitié du
XXème siècle.http://mondomix.com/blogs/samarra.php/2009/11/28/tintin-au-congo-ou-la-
mission-civilisatr
 "Tintin au Congo" ou la mission civilisatrice de la colonisation. (J.B.)http://histoire-geo-
remiremont.blogspot.com/2009/05/la-guerre-dalgerie-en-bd-tahya-el.html
 La colonisation et la Guerre d'Algérie en BD (1) : Carnets d'Orient de Ferrandez Un entretien
vidéo avec Jacques Ferrandez
 La Guerre d'Algérie en BD (2) Tahya El-Djazaïrhttp://histoire-
commune.blogspot.com/2009/12/la-guerre-dalgerie-en-bd-3-entretien.html
 La Guerre d'Algérie en BD (3) Entretien avec J. Howell Une chercheuse américaine nous
dresse un tableau de la Guerre d'Algérie à travers la BD francophone.
 Sur les aventures de Blake et Mortimer:
http://www.blakeetmortimer.com/spip.php?article48

En musique :

o La chanson coloniale 1 : la veine héroïque. (J.B.)


o La chanson coloniale 2: l'exotisme géographique. (J.B.)
o 122. "La Tonkinoise" (1906). Depuis "La casquette du père Bugeaud", la chanson coloniale a
fait son entrée dans la culture populaire, grâce à l'école en particulier. Mais au début du
XXème siècle, la chanson coloniale ne célèbre plus la conquête, elle véhicule l'exotisme,
l'érotisme, souvent sur un mode comique qui n'hésite pas à verser dans le racisme.
o Neil Young:"Cortez the killer". (1975) La conquête du Mexique par Cortès racontée par le
rocker Neil Young.

 La victoire en chantant. J.-C. Diedrich nous parle du film de Jean-Jacques Annaud de 1976 qui
évoque le contexte colonial.

Au cinéma

La Bandera, Julien Duvivier


. Tarzan the Ape Man, W.S. Van Dyke
. L’Atlantide, Jacques Feyder
. Les Hommes nouveaux, Marcel L’Herbier
. Pépé le Moko, Julien Duvivier
. Les Maîtres fous, Jean Rouch
. Moi, un Noir, Jean Rouch
. Adieu Philippines, Jacques Rozier
. Les Parapluies de Cherbourg, Jacques Demy

"Comment expliquerais-je l’ami à quelqu’un pour qui il n’est pas


l’ami ?"

(Sagesse soufi de Jalaluddin Rumi citée par Marguerite Yourcenar)


"Tout ce que nous pouvons faire est d'ajouter à la création, le plus que nous le pouvons, pendant que d'autres
travaillent à la destruction. C'est ce long, patient et secret effort qui a fait avancer réellement les hommes depuis
qu'ils ont une histoire."

Albert Camus

Récits de voyage

Voyageur-écrivain

André Suarès, Voyage du condottière

Albert Londres, Terre d’ébène

Blaise Cendrars, La Prose du transsibérien et de la petite Jehanne de France, 1913.

Nicolas Bouvier, Le Poisson-scorpion, 1990.

Nicolas Bouvier L’œil du voyageur Ed. Hoebeke 2002


Alexandra David-Néel Journal de voyage Ed ; Plon 1975
Alexandra David-Néel Voyage d’une parisienne à Lhassa Ed. Plon 1927
Charles de Foucault Esquisses Sahariennes, trois carnets inédits de 1885 Ed J Maisonneuve 1985
Paul Gauguin Noa- Noa Réédition A. Balland 1966
Victor Hugo Voyages Ed . R. Laffont coll. Bouquins 1987
Bernard Ollivier François Dermaut Carnets d’iune longue marche Ed Phébus 2005
Colin Thubron L’ombre de la soie Ed. Gallimard Coll. Folio2006
Michel Leiris L’Afrique Fantôme Ed. Gallimard 1981 1ière Ed 1931
Théodore Monod Les carnets de Théodore Monod Ed Pocket 1999 (courts textes à méditer)

Ecrivains voyageurs

JMG Le Clézio, Les Géants, L'Extase matérielle, Mydriase, Haï, Le Chercheur d'or, Onitsha ou encore
Poisson d'or.

André Malraux, La Voie royale et La Condition humaine.

Jack Kerouac, Sur la route.


Jules Verne, Le tour du monde en quatre-vingts jours.

Kenneth White , Un monde ouvert (poésie)

Kenneth White, Le Rôdeur des confins.

«Ce n’est pas seulement un question de géographie, c’est une question de paysage mental.»
«Il faut sortir, approfondir les lieux, ouvrir l’espace. Écrire la lumière qui passe.»

Paul Theroux, Patagonie Express


«C’est le voyage qui compte, non l’arrivée ; le périple, non l’atterrissage.»

Julien Gracq, Autour des sept collines et Promenades dans Rome de Stendhal.

Alphonse de Lamartine Voyage en Orient Ed. H Champion coll. textes de littérature contemporaine
2000

Pierre Loti Vers Ispahan réédition Ed. C.Pirot coll. Autour du monde, 2000

Théodore Monod Maxence au désert, Un voyage en Mauritanie, Arles Actes Sud coll. Terre
d’aventure 1995

Antoine de Saint-Exupéry Lettres à ma mère Ed. Gallimard coll. Folio 1997

Germaine Tillon Il était une fois l’ethnographie Ed. du Seuil 2000

Joseph Kessel Vent de sable

La bande dessinée en voyage Ed Casterman

Livres généralistes

Les plus beaux récits de voyage Roselyne de Ayala et Jean Guéno Ed. La Martinière 2003

Peuples Pierre de Vallombreuse Edgar Morin Ed. Flammarion 2006

Carnets de voyage
http://www.e-voyageur.com/carnet-voyage/

http://www.carnets-de-voyage.net/

Claude Lagoutte, Carnets du Tibet

Récits de filiation

«Faire sa propre histoire n'est possible qu'à la condition de l'héritage.»

Jacques Derrida, Spectres de Marx

Sur le plan poétique, le récit de filiation prolonge des formes auxquelles il emprunte et qu’il
transgresse : le roman familial (Freud), le roman des origines (Marthe Robert) et le roman
généalogique. Au premier cité, il emprunte un mode de narration qui reconfigure les rapports du
sujet au monde familial, entre trahison et transfiguration, entre réel et fiction ; au roman des
origines, il reprend un mode de composition marqué par l’entrecroisement de la mémoire familiale
et de la mémoire intertextuelle ; au récit généalogique enfin, il dérobe une intention : celle de tenir
compte de la longue durée. (cf. http://www.fabula.org/revue/document4455.php)

Séquence Identité diversité à partir de Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Kadra
http://webmoulin.free.fr/spip2/spip.php?rubrique34

Yasmina Quadra Ce que le jour doit à la nuit Audio lib lu par André Pauwels

Gérard Macé, Les Trois Coffrets


Pierre Michon, Vies minuscules
Yves Navarre, Biographie, roman
Pierre Pachet, Autobiographie de mon père
Pierre Bergounioux, Miette
Assia Djebar, Le Blanc de l’Algérie
Rachid Boudjedra, La Vie à l’endroit
Nina Bouraoui, La Voyeuse interdite
Jean Rouaud, Des hommes illustres et Pierre Bergounioux, L’orphelin
Claude Lanzmann le lièvre de Patagonie Ed Gallimard 2009
Albert Camus Le premier homme
Richard Wright Black boy
Richard Wright Une faim d’égalité (Suite de Black boy adolescence et âge adulte de l’écrivain dans l’Amérique
ségrégationniste et post ségrégationniste)
James Weldon Johnson The autobiography of an ex-colored man
Hannah Crafts Autobiographie d’une esclave Ed Petite bibliothèque Payot 2007
Ernest J. Gaines Autobiographie de Miss Jane Pittman Ed. Liana Levi 2010 (enfance d’une esclave noire
aux USA )
Patrick Chamoiseau Une enfance créole
François Cavanna Les Ritals
Karen Blixen Une ferme Africaine
Mandela Nelson Long Walk to Freedom : The autobiography of Nelson Mandela Back Bays Books
1995 Angela Davis Autobiographie Ed. Albin Michel 1975
Maya Angelou Tant que je serai noire Ed.Les Allusifs 2008 amie de Martin Luther King et de Malcom X en faveur
des droits civiques aux Etats Unis

Romans ou nouvelles

Jim Fergus Mille femmes blanches Ed Pocket 2002 (roman sous forme de journal traitant de l’intégration de
femmes blanches à une tribu amérindiennne)
Didier Daeninckx Cannibale Ed Magnard 2001 (exposition coloniale et Canaques)
Raphaël Confiant L’Archer du Colonel Ed. Mercure de France 2001 (roman mettant en scène la Martinique
et son histoire)
Patrick Chamoiseau Texaco (Prix Goncourt 1998 : histoire collective et particulière du peuple antillais, processus
d’aliénation, d’acculturation, d’assimilation du peuple créole)
Amadou Hampâthé Bâ Oui mon commandant! Ed Actes Sud 1993
Eliette Abécassis Clandestin Ed Albin Michel 2003 court roman qui explore la relation amoureuse qui
s’établit entre un clandestin et une femme énarque
James Baldwin Allez le dire sur la montagne en anglais Go tell it on the mountain 1953 traduit aussi par
la conversion (roman autobiographique) http://www.youtube.com/watch?v=uRTRScWaXiE panorama de
l’œuvre et de la pensée de J Baldwin
« Ce qui relie un esclave à son maître est plus tragique que ce qui les sépare. »
Alice Walker La Couleur Pourpre Ed R Laffont 1984 roman épistolaire
Ralph Ellison Homme invisible, pour qui chantes-tu ? Ed Grasset 2002
Daniel Guérin écrit dans les premières pages de son livre De l'Oncle Tom aux
Panthères (1973, éd. 10/18) : « Le destin du Noir, que la société blanche traite comme
un paria, quand elle ne se livre pas sur sa personne aux pires atrocités, a été dramatisé
par la littérature d'imagination contemporaine : personne n'a lu d'un cœur sec les
romans de Richard Wright, Chester Himes, Ralph Ellison, James Baldwin, pour ne citer
que quelques noms illustres. »

Essais

Tahar Ben Jelloun Le racisme expliqué à ma fille bestseller 4ième édition 2009
Claude Lévi- Strauss, Triste tropiques Ed Plon coll. terre humaine 1955
Léoplod Sedar Sengor Le dialogue des cultures 1992
Pascal Blanchard, Nicolas Bancel De l’indigène à l’immigré Ed. Gallimard Coll. Découvertes 1998
Aimé Césaire Discours sur le colonialisme (mouvement Négritude qui met en valeur les origines africaines des
peuples vivant hors de l’Afrique) http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article554 Site très riche concernant
la colonisation du continent africain, asiatique et américain, ses origines et ses effets partie de discours sur
le colonialisme oralisé par Antoine Vitez
Stuart Hall Identités et cultures Ed Politiques des Cultural Studies Amsterdam 2008
Jean Loup Anselle L’Occident Décroché. Enquête sur les postcolonialismes Ed Stock 2008
Raphaël Confiant et Patrick Chamoiseau Eloge de la créolité 1989 (mouvement Créolité en réaction au
mouvement Négritude mettant l’accent sur la diversité antillaise et son patrimoine)
Gérard Noiriel Gens d’ ici venus d’ailleurs La France de l’immigration 1900 à nos jours Ed du chêne 2004
Laurent Dornel La France hostile Socio-histoire de la xénophobie Hachette 2004
Schnapper Dominique La France de l’ intégration Sociologie de la nation en 1990 Gallimard 1991
Odile Tobner Du racisme français. Quatre siècles de Négrophobie Ed. Les Arènes 2007 (lutte en vue de
reconnaissance)
George Breitman le Pouvoir Noir Ed. La Découverte Poche 2008
Conférences déjà en ligne et à venir programmation 2010 11 Université populaire Musée du Quai Branly
http://www.quaibranly.fr/fr/programmation/l-universite-populaire-du-quai-branly/conferences-2010-2011-en-ligne.html

Exil et constructions de la mémoire généalogique : L’exemple des Pieds- Noirs Michèle Baussant
http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=PSUD_024_0029

Poésie

Leopold Sedar Sengor Ethiopiques Ed le Seuil 1955

Mohammed Iqbal écrivain et philosophe de l’ère indiennne coloniale, œuvres écrites en ourdou anglais
et persan
Rudyard Kipling Le fardeau de l’homme blanc : poème écrit à l’occasion du jubilé de la reine Victoria

Rudyard Kipling Prix Nobel de littérature http://www.poetryarchive.org/poetryarchive/singlePoem.do?poemId=1691

Arts plastiques
Ousmane Sow Sculpteur Sénégalais
« La démarche d'Ousmane Sow est celle du chroniqueur relatant un épisode glorieux mais bientôt fatal de cette
histoire des premières nations américaines qui, comme le ressent l'artiste, rejoint souvent celle de
l'Afrique.../... » Germain Viatte

http://www.ousmanesow.com/mac/fr/index.htm?mid=0&sid=0 Site officiel de l’artiste

http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-AfricaRemix/ENS-AfricaRemix.htm#identite exposition temporaire AFRICA


REMIX 2005
CENTURY one hundred years of human progress, regression, suffering and hope Bruce Bernard Ed Phaidon 2002

http://www.guimet.fr/Ouvrages Photographies époque de la colonisation Musée Guimet


Cinéma
Laurence d’Arabie de David Lean 1962
Persépolis de Marjane Satrapi 2007 tiré de La bande dessinée du même nom
L’Immeuble Yacoubian 2006 Egypte moderne post coloniale tiré d’un roman homonyme
Gran Torino de Clint Eastwood 2009 Un américain voisin d’une communauté Mong du Laos: de
l’hostilité à l’amitié …
A bord du Darjeeling Limited de Wes Anderson 2008 Voyage initiatique en Indepar trois frères
Invictus de Clint Eastwood 2010
Vénus Noire de Abdelatif Kechiche Octobre 2010
Gandhi de R Attenborough 1982
Out of Africa de Sydney Pollack 1985 une danoise propriétaire terrienne au Kenya
The Terminal de Steven Spielberg 2004 avec Tom Hanks et Catherine Zeta-Jones Comédie inspirée de faits réels
: un homme se voit refuser l’entrée sur le sol américain à cause de son identité
La Couleur Pourpre de Steven Spielberg 1984
Welcome de Philippe Loriet 2009 avec Vincent Lindon un jeune migrant Kurde tente de regagner la Grande
Bretagne

Arts graphiques
La bande dessinée part en voyage collectif Ed Géo Casterman
Hugo Pratt Corto Maltese
Bandes dessinées autobiographiques
Art Spiegelman Maus Ed Penguin 1987
Marjane Satrapi Persepolis Ed L’association 2001

Au XXe siècle, l’homme et son rapport au monde à travers la littérature et les


autres arts : XXe siècle, expression du doute face au monde moderne
- En quoi le XXe siècle a-t-il modelé l’homme moderne ?
- Les mythes appartiennent-ils seulement au passé ?
- Comment la lecture d’œuvres littéraires permet-elle de s’interroger sur le rapport de l’homme au
monde ?

"On mesure l'intelligence d'un individu à la quantité d'incertitudes qu'il est capable de supporter."
KANT
"Avec des certitudes, point de style."
CIORAN
"Doutez de tout, et surtout de ce que je vais vous dire"
BOUDDHA
"Le philosophe fait bien son travail s'il parvient à faire naître de véritables doutes"
MORRIS RAPHAEL COHEN, Voyage d'un rêveur
"Le doute est le commencement de la sagesse"
ARISTOTE, Ethique à Eudèmes
"La pensée naît du doute"
LAURENT GENEFORT, Rézo

Littérature
Les représentations de l'homme ont beaucoup évolué depuis le XVI ème siècle (naissance du roman
moderne, avec Cervantès et Rabelais, qui représente l'homme à la différence des mythes et de
l'épopée qui représentent les dieux et les héros). Ainsi les géants de Rabelais représentent d'une
manière burlesque les idéaux de l'humanisme de la Renaissance. Les héros de Zola ou de Balzac
évoluent dans un monde qui ressemble au réel des lecteurs de l'époque, etc. Dans le roman
moderne, à la différence de l'épopée et des mythes, l'homme est ancré dans le monde dans lequel il
vit. Pour mesurer le chemin qui va être parcouru jusqu'à la fin du XXème siècle, c'est-à-dire jusqu'au
XXIème, disons tout de suite que cette illusion va s'évanouir, emportant avec elle dans sa disparition
l'identité du personnage romanesque. Le XXème siècle, bouleversé par les séismes des deux guerres
mondiales (qui entraîneront chacune derrière elle une moisson de romans) est une période de doute
sur le monde et sur les valeurs qui l'organisent. Les romanciers s'interrogent sur les séismes
politiques (la révolution chinoise dans La Condition humaine de Malraux). Au XXème siècle, l'homme
se définit par ses actions (chez Sartre, Camus, Malraux, on trouve des héros engagés dans l'action, y
compris terroriste) ou par son langage (Bardamu dans Voyage au bout de la nuit de Céline).
- cf. Le magazine littéraire n° 499 de Juillet-Août 2010
- Parce que ça nous plaît, L'invention de la jeunesse, de François Bégaudeau et Joy Sorman, éd.
Larousse

- Article scientifique in Pour la Science N° 388 Février 2010 Pierre qui tourne n'amasse que doute
http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/e/espace-numerique-detail.php?art_id=24232
- L’engagement politique de l’écrivain
o Sartre affirme que l'écrivain doit toujours et pleinement assumer sa responsabilité
dans l'histoire; mais Alain Robbe-Grillet, vingt ans plus tard, ironise sur ce schéma
idyllique: « l'Art et la Révolution avançant la main dans la main. »
o Soljenitsyne et Camus veulent faire prévaloir une vision universelle de l'homme à
travers la littérature.
o Camus souhaite résister à toutes les formes d'oppression.
o Italo Calvino croit au pouvoir qu'à la littérature d'imposer de nouveaux « modèles de
langage, de vision, d'imagination».
o Milan Kundera voit dans « l'esprit de complexité » du roman un moyen de lutter
contre les simplifications excessives du monde moderne.
- Proust voit le monde à travers la question de la mondanité, de la mémoire et de la vérité dans l'art.
- Sartre et Camus cherchent à savoir ce qu'est l'être de l'homme.
- L'homme sans qualités, de Robert Musil (opposition du sens du réel à un sens du possible).
- Aux dieux ultérieurs, de Giorgio Manganelli
- Le procès, de F. Kafka
- En attendant Godot, Fin de partie et Oh les beaux jours de S. Beckett
- L'étranger de A. Camus
- Shutter Island, le film de Martin Scorsese et surtout le magistral roman noir de Dennis Lehane, nous
entraîne dans les méandres extrêmes des incertitudes humaines, aux confins de la paranoïa, là où les
théories du complot prospèrent.
- BD : Voutch, Le doute est partout
- Le doute, de D. Cuche : Le témoignage poignant du skieur suisse Didier Cuche
- Ubu roi de A. Jarry
Le Nouveau Roman
Le roman post-moderne

- Sketch de R. Devos :
On dit parfois que j'extravague...

Que je délire...

Pourtant, il n'y a pas plus raisonnable que moi !

Il n'y a pas d'esprit plus cartésien que le mien !

Je ne fais que rapporter les faits tels que je les observe.

Il est évident qu'il y a observer et observer !

Cela dépend du sens que l'on donne au mot "observer".

Exemple:

Quand on demande aux gens d'observer le silence...

Au lieu de l'observer, comme on observe un éclipse de lune,

Ils l'écoutent...

Et tête baissée, encore !

Ils ne risquent pas de le voir le silence.

Ils le redoutent !

Alors, dès que le silence se fait, les gens le meublent.

Quelqu'un dit :

- Tiens ? Un ange passe !

Alors que l'ange, il ne l'a pas vu passer !

S'il avait le courage, comme moi, d'observer le silence en face, l'ange il le verrait !

Parce que, mesdames et messieurs, lorsqu'un ange passe, je le vois !

Je suis le seul, mais je le vois !

Evidemment que je ne dis pas que je vois passer un ange,

Parce qu'aussitôt, dans la salle, il y a un

Doute qui plane !

Je le vois planer, le doute !...

Evidemment que je ne dis pas que je vois planer

Un doute parce qu'aussitôt, les questions:

- Comment ça plane un doute ?

- Comme ça ! (geste de la main qui oscille)

- Comment pouvez-vous identifiez un doute avec certitude ?

A son ombre !

L'ombre d'un doute, c'est bien connu... !


Si le doute fait de l'ombre, c'est que le doute existe... !

Il n'y a pas l'ombre d'un doute !

Et l'on sait le nombre de doutes au nombre d'ombres !

S'il y a cent ombres, il y a cent doutes.

Je ne sais pas comment vous convaincre ? !

Je vous donnerais bien ma parole, mais vous allez la mettre en doute !

Le doute... je vais le voir planer...

Je vais dire:

- Je vois planer un doute.

Aussitôt, le silence va se faire...

Quelqu'un va dire :

- Tiens, un ange passe !

Et il faudra tout recommencer !

A propos de l'ange, aussi, on m'en pose des questions insidieuses:

- Dites-moi, votre ange là, de quel sexe est-il ?

Alors là ... (geste de la main qui oscille)

Je suis obligé de laisser planer un doute,

Parce que je n'en sais rien !

- D'où vient-il ?

Il va vers sa chute !

Parce que l'ange, attiré par la lumière des projecteurs s'y précipite...

Ebloui, l'ange s'y brule les ailes et l'ange choit !

Et un ange qui a chu est déchu !

Mesdames et Messieurs... à la mémoire

De tous les anges qui sont tombés dans cette salle,

Nous allons observer une minute de silence...

(L'artiste voyant "passer" un ange, les gens rient)

(L'artiste avec un geste de la main qui oscille)

Il n'y a que les doutes qui planent.

Raymond Devos

- Wittgenstein, dans De la certitude, §310 à 312, si l'élève se mettait à interrompre sans cesse le
maître en exprimant des doutes, par exemple quant à l'histoire (genre : comment savez-vous que
Louis XIV a réellement existé?), alors, il se mettrait en position de non-apprentissage. "Un tel doute,
dit Wittgenstein, est comme creux", ie : il n'a aucun sens.
- Popper dans Conjectures et réfutations : tout ce que nous pouvons assurer, c'est qu'une théorie
scientifique n'est pas encore fausse.
- Le droit au doute scientifique, par Claude Allègre :
http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&task=view&id=1196

- Alain, dans Minerve ou de la sagesse, montre le doute, non plus comme une conclusion
(scepticisme) ni comme un moyen provisoire que l'on utilise une fois puis que l'on abandonne dès
que l'on a trouvé ce que l'on cherchait(Descartes), mais comme un travail constant de l'esprit. Sa
conception du doute repose sur une certaine idée de la vérité. La vérité est toujours complexe, par
conséquent, il faut sans cesse douter, sans cesse mettre en question son opinion, sans quoi on perd
de vue la complexité des problèmes et l'on caricature. Le fanatisme est une forme de dogmatisme. Il
croit avoir trouvé la vérité, et ne la met plus en question. C'est une "pensée raidie", figée,
immobilisée, alors que la pensée doit toujours être vivante, doit être animée par le doute. La pensée
fanatique est unilatérale, elle ne voit qu'un côté, alors qu'il faut penser en se mettant à la place des
autres, en essayant d'adopter aussi le point de vue de l'adversaire. Ainsi, quand on explique un texte,
il ne s'agit pas de le contredire, mais de faire sienne la pensée de l'auteur, ce qu'on appelle
comprendre. La pensée doit toujours être vivante, en mouvement. Si elle s'immobilise, elle devient
une pensée morte, usée, elle se schématise. Elle devient caricaturée, elle perd sa nuance. On n'a plus
une "pensée vivante" mais un "cadavre de vérité" (Gide). Le fanatique, reconnaît Alain, défend
parfois de belles idées.

Extrait 1

« On a vu des fanatiques en tous les temps, et sans doute honorables à leurs propres yeux.
Ces crimes sont la suite d'une idée, religion, justice, liberté. Il y a un fond d'estime, et même
quelquefois une secrète admiration, pour des hommes qui mettent en jeu leur propre vie, et sans
espérer aucun avantage; car nous ne sommes point fiers de faire si peu et de risquer si peu pour ce
que nous croyons juste ou vrai. Certes je découvre ici des vertus rares, qui veulent respect, et une
partie au moins de la volonté. Mais c'est à la pensée qu'il faut regarder. Cette pensée raidie, qui se
limite, qui ne voit qu'un côté, qui ne comprend point la pensée des autres, ce n'est point la pensée.
(...) Il y a quelque chose de mécanique dans une pensée fanatique, car elle revient toujours par les
mêmes chemins. Elle ne cherche plus, elle n'invente plus. Le dogmatisme est comme un délire
récitant. Il y manque cette pointe de diamant, le doute, qui creuse toujours. Ces pensées fanatiques
gouvernent admirablement les peurs et les désirs, mais elles ne se gouvernent pas elles-mêmes. Elles
ne cherchent pas ces vues de plusieurs points, ces perspectives sur l'adversaire, enfin cette libre
réflexion qui ouvre les chemins de persuader, et qui détourne en même temps de forcer. Bref il y a
un emportement de pensée, et une passion de penser qui ressemble aux autres passions. »

Alain, Minerve, 75

Extrait 2

« Le doute est le sel de l'esprit : sans la pointe du doute, toutes les connaissances sont bientôt
pourries. J'entends aussi bien les connaissances les mieux fondées et les plus raisonnables. Douter
quand on s'aperçoit qu'on s'est trompé ou que l'on a été trompé, ce n'est pas difficile : je voudrais
même dire que cela n'avance guère ; ce doute forcé est comme une violence qui nous est faite ; aussi
est-ce un doute triste : c'est un doute de faiblesse ; c'est un regret d'avoir cru, et une confiance
trompée. Le vrai c'est qu'il ne faut jamais croire, et qu'il faut examiner toujours. L'incrédulité n'a pas
encore donné sa mesure. Croire est agréable. C'est une ivresse dont il faut se priver. Ou alors dites
adieu à liberté, à justice, à paix. La fonction de penser ne se délègue point. Dès que la tête humaine
reprend son antique mouvement du haut en bas, pour dire oui, aussitôt les rois reviennent. »
o Le doute de Cézanne de Merleau Ponty
o Parallèles avec Descartes (Méditations métaphysiques : groupement d’extraits) et Montaigne
(Essais, groupement d’extraits). Le doute cartésien est dit « hyperbolique ». Il se distingue du
doute des sceptiques ou de celui de Montaigne, et ne repose pas sur la mise en question de
l'objet lui-même (de son existence) mais du rapport du sujet à l'objet. Chez Descartes, le doute
ne consiste donc pas en la suspension du jugement, mais il consiste au contraire à juger comme
faux ce qui apparaît comme seulement probable. Chez Montaigne, le doute est un instrument
qui nous prévient contre les croyances naïves et les jugements hâtifs. Il a donc sa place dans les
sciences comme dans la vie morale et sociale des gens ordinaires.
"Il n'y a que les fols certains et résolus" : Montaigne (Essais, I, 26)

La métalepse en littérature ou la remise en cause du récit et du monde réel


- Un cabinet d'amateur, de G. Perec
- Le Chiendent, de R. Queneau
- The Kugelmass Episode, de W. Allen
-Tigre en papier, d'O. Rolin
- Des hommes, de L. Mauvignier
- Jan Karski, de Y. Haenel
- Portrait du joueur, de P. Sollers
- Dernier royaume, de P. Quignard
- Les Années, d'A. Ernaux
- Les Onze, d'E. Chevillard
- Courir, de J. Echenoz

Cinéma
- La rose pourpre du Caire de W. Allen
- L'ombre d'un doute d’A. Hitchcock

- 4 mois, 3 semaines, 2 jours de Cristian Mungiu, prix de l’éducation nationale et palme d’or du
festival de Cannes en 2007.

- Interview de JL Godard http://simpleappareil.free.fr/lobservatoire/index.php?2007/11/25/43-


ranciere-cinemaction « Jean-Luc Godard, La religion de l'art ».

Art
- Tableau de Ben "Et si je me trompais"
- L'incrédulité de Saint-Thomas, Le Caragave http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.repro-
tableaux.com/kunst/michelangelo_caravaggio/der_unglaubige_thomas.jpg&imgrefurl=http://www.repro-tableaux.com/a/caravaggio-le-
caravage/incredulite-de-st-
thomas.html&usg=__MawnbjzzCd6zl6s1QbYBXnC_cYo=&h=440&w=600&sz=58&hl=fr&start=7&zoom=1&um=1&itbs=1&tbnid=4h17zJcrlg2
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- Escapando de la critica de Pere Borrell del Caso
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- Contemplation irrationnelle de P. Ramette
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- La Reproduction interdite de Magritte
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- http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.implications-philosophiques.org/wordpress/wp-content/uploads/2009/10/dossier-
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- Dada (le dadaïsme) doute de tout et surtout de l’objet d’art. Il remet en cause, à la manière de la
table rase, toutes les conventions et contraintes idéologiques, artistiques et politiques.
Malgré la Première Guerre mondiale, Dada connut une rapide propagation internationale.
Ce mouvement a mis en avant l'esprit d'enfance, le jeu avec les convenances et les conventions, le
rejet de la raison et de la logique, l'extravagance, la dérision et l'humour. Ses artistes se voulaient
irrespectueux, extravagants, affichant un mépris total envers les « vieilleries » du passé comme celles
du présent qui perduraient. Ils recherchaient la plus grande liberté de créativité, pour laquelle ils
utilisèrent tous les matériaux et formes disponibles. Ils recherchaient également cette liberté dans le
langage, qu'ils aimaient lyrique et hétéroclite.
o Ben et sa galerie « Ben doute de tout » : http://www.ben-vautier.com/
o Expo A l’ombre d’un doute Centre Pompidou Metz
http://www.fraclorraine.org/explorez/artsvisuels/38
o Séquences Histoire des Arts http://www.ac-grenoble.fr/lettres-hg-
lp/file/file/bacpro3HDAsec/le%20corps%20Histoire%20des%20arts.pdf
o Centre Pompidou :
http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/0/5d26e522a2159933c125775a0053ae
50!OpenDocument&L=1&Click=

ARCHITECTURE
Deux séries de projections présentées les 4, 5, 13, 14, 22, 23 août et les 1er-2 septembre.

Introduites par Architekturkongress Athen - journal cinématographique de Laszló Moholy-Nagy


relatant le Congrès International d'Architecture Moderne de 1933 - les « figures de l'architecte »
apparaissent ici comme des figures éminemment actives, transformant, empreignant
durablement ou fugacement l'espace public. L'architecte – Renzo Piano, Richard Rogers, ou Rem
Koolhaas – expose ses réalisations, avant que le plasticien, ayant revêtu les habits de l'architecte,
ne tente de s'adonner, sur des modes très différents, au même type d'intervention : il suffit alors
à Imi Knoebel de projeter une découpe lumineuse en X sur la ville, engloutie dans la nuit, pour
en redessiner l'architecture.

Il s'agit aussi de « penser l'espace ». L'architecte et l'artiste se retrouvent à nouveau,


commentateurs et contemplateurs de la matière architecturale. L'architecte réfléchit à sa
pratique et cherche à la théoriser – lors de conférences extraites du colloque « Enjeu capital(es)
», donnant notamment la parole à Peter Eisenman. L'artiste aussi, décrivant l'espace, ou bien le
documentant : Jean-Luc Godard interroge une enfant sur sa perception de l'espace urbain,
Michael Klier déplace longuement, lentement, mais par saccades, sa caméra à travers la ville.
Enfin, puisque penser l'espace, c'est aussi réfléchir aux « architectures mentales », il faut se
replier vers l'intérieur, et voir comment le corps – le soi ? – l'habite. Le Film de Samuel Beckett,
ou les vidéos « claustrantes » d'Absalon en fourniront l'occasion.

Figures de l'architecte
László Moholy-Nagy, Architekturkongress Athen, 1933, 29'
Renzo Piano & Richard Rogers, 2007, 1h20
Richard Rogers, 2008, 1h10'14'
Daniel Libeskind, 2007, 50'
Rem Koolhaas, 2007, 1h
Franck Hammoutène, 2008, 39'35
Dan Graham, Two-way Mirror Cylinder Inside Cube and a Video Salon, 1992, 19'32
Gordon Matta-Clark, Open House, 1972, 41'
Mike Kelley, Testroom Containing Multiple Stimuli Known to Elicit, 2000, 59'50
Denis Oppenheim, Star Exchange, 1971, 27'19
Roman Signer, Fontana di Piaggio, 1995-1997, 2'20
Boris Achour, Actions-peu, 1995-1997, 8'
Gordon Matta-Clark, Office baroque, 1977, 44'
Cyprien Gaillard, 2008, 31'
Imi Knoebel, Projektion X, 1972, 40'

Penser l'espace
Enjeu capital(es) : P-V Aureli, 2009, 24'
Enjeu capital(es) : Peter Eisenman, 2009, 25'
Enjeu capital(es) : Vittorio Gregotti, 2009, 26'
Enjeu capital(es) : Bernard Tschumi, 2009, 28'
Vito Acconci – Julie Loktev, Buildings and Streets and Plazzas, 2004, 20'
Vito Acconci – Julie Loktev, Parks and outlands, 2004, 20'
Peter Greenaway, Inside Rooms: 26 Bathrooms, 1986, 28'16
Jean-Luc Godard – Anne-Marie Miéville, France tour détour deux enfants, Troisième mouvement,
1980, 26'
Jean-Luc Godard, Lettre à Freddy Buache, 13'
Peter Hutton, Portraits de New York III, 1990, 16'24
Michael Klier, Der Riese, 1983, 1h24
Peter Downsbrough, Occupied, 2000, 18'37

Architectures mentales
Jean Genet, Un chant d'amour, 1949-1950, 25'11
Samuel Beckett, Arena Quad I + II, 15'00
Samuel Beckett, Film, 1965, 20'24
Bruce Nauman, Pacing Upside Down, 1969, 60'
John Baldessari, 6 Colourful Inside Jobs, 1977-1997, 32'53
Absalon, Proposition d'habitation, 1990, 3'50
Absalon, Solutions, 1992, 7'25
Lucy Gunning, Climbing Around My Room, 1993, 8'
Jordi Colomer, 2008, 1h40

Mettre en regard des essais, des œuvres littéraires et artistiques et les questions posées au
moment de leur création sur le rapport de l’individu au monde.

o Le groupe de Bloomsbury : l'un des plus célèbres groupes littéraires et artistiques de


l'Angleterre du XXe siècle est celui de Bloomsbury : il serait même réducteur de
considérer qu'il s'agissait uniquement d'un salon littéraire, puisque économistes,
peintres, sculpteurs, poètes ou romanciers s'y retrouvaient pour échanger, créer, aimer
et vivre.... ce groupe a enfanté ou réuni l'élite intellectuelle et artistique anglaise et ses
influences se font encore sentir aujourd'hui. Virginia Woolf, mais aussi l'économiste J.M.
Keynes ou le peintre Duncan Grant ont en commun leur appartenance à ce groupe qui a
toujours une influence déterminante.
Le groupe de Bloomsbury, créativité et intuition: Parmi les cénacles artistiques et littéraires, un cercle original
http://www.suite101.fr/content/le-groupe-de-bloomsbury-creativite-et-intuition-a9772#ixzz10RqMRkNE
o Le cubisme : il se développe à partir de 1908 sous l’impulsion de Braque et Picasso. Il
s’inspire des préceptes de Paul Cézanne qui voyait dans la nature un assemblage de
formes. Les artistes cubistes s’attachent à rendre le point de vue en trois dimensions. La
figure se fragmente jusqu’à définir une nouvelle création, reposant sur la démarche
intellectuelle de l’artiste. Les artistes brisent les carcans entre les différentes disciplines:
collage, matérialité… Picasso, Braque, Gris, Brancusi, Archipenko, Apollinaire, Max Jacob.
o L’art abstrait ne cherche pas à rendre une reproduction réaliste d’un modèle, mais à se
libérer des objets extérieurs et ambitionne de rendre l’essence et l’esprit de création.
Artistes: Kandinsky, Arp et la poésie de René Char, Henri Michaux
o Art déco et Bauhaus : Les années 20 marquent l’âge d’or des arts décoratifs et de
l’architecture. Le style peut paraître confus mais véhicule des lignes forces: exotisme,
féminité, opposition des courbes et des lignes droites, recherche de l’élégance.

Cassandre (peinture), Van Alen (architecture), l’aviation intercontinentale avec Charles


Lindbergh et Jean Mermoz, l’automobile, le téléphone, la théorie de la relativité d'Albert
Einstein, etc. La littérature avec Jean Cocteau, André Breton et le surréalisme. Freud, qui
découvre l'hystérie, auprès du Docteur Charcot (neurologue français), et jette les bases
de la psychanalyse.

Le Bauhaus fondé en 1919, ambitionne de rétablir l’harmonie entre les différentes


formes d’art. L’école du design entend abattre les cloisons qui séparent l’art de
l’artisanat. Gropius, Klee, Muche…
o Le surréalisme : cf. ressources de Première
 Breton, Duchamp, Cocteau et son cinéma, Robert Desnos… Jasper Johns et le
système qui ferait langage et la présence « têtue » des choses. Pour la France,
Duchamp, le Grand Verre et les ready-made, ou, chez Aragon, les reliefs du
quotidien et, dans le même Paysan de Paris, telle description des Buttes
Chaumont. « Des deux côtés curvilignes de cette figure, le septentrional convexe
vers le nord-ouest est formé par la rue Manin, le méridional concave vers le sud-
est, etc. »)
 Ponge, Robbe-Grillet et le monde des objets in Le Français dans tous ses états,
n°41 http://www.crdp-montpellier.fr/ressources/frdtse/frdtse41f.html
 Le groupe CoBrA : le poète Christian Dotremont, l'un des fondateurs du groupe
(mouvement créé en 1948, regroupant des artistes issus de Copenhague,
Bruxelles et Amsterdam, qui préconise un retour à un art plus provocant, agressif
et audacieux. Le rôle capital que joue le mouvement CoBrA tient autant aux
personnes qu'aux idées défendues : spontanéité sans frein dans l'art, d'où rejet
de l'abstraction pure et du « réalisme socialiste », refus de la spécialisation.
Alechinsky et Hélène Cixous : « En-mouvement des êtres, des figures, des suites
dans les prédelles, en-mouvement d’Alechinsky dans sa pra que picturale – sa
découverte de l’usage de l’acrylique, l’estam- page. En-mouvement du Nord au
Sud, d’un atelier à l’autre, d’une lumière à l’autre, d’un nouveau mouvement de
la main, de l’imaginaire du peintre. Il y a beaucoup à voir à Aix. »
o Le Pop art : né en Angleterre au milieu du 20e siècle, le Pop art se développe aux Etats-
Unis et entreprend de magnifier l’objet commun. Le simple objet ou la figure médiatique
est agrandi, répété en série ou bénéficie d’une mise en couleur variée. La bande dessinée
entre dans la peinture par Lichtenstein. Hockney, Warhol, Lichtenstein, Rauschenberg …
o Art cinétique (naissance dans les années 20): les artistes rejettent l’idée que seule
l’œuvre statique puisse être qualifiée d’art. Au contraire, ils estiment que le rythme saisi
dans l’instant fait partie intégrante de l’œuvre d’art. Calder, Tinguely…
o Land art et Hyperréalisme : l’artiste utilise dans le land art le paysage comme matériau
pour créer son œuvre. Dès lors, celle-ci est appelé à être éphémère. La photo constitue la
trace pérenne de l’œuvre. Christo, Long…
L’Hyperréalisme constitue la forme la plus extrême du réalisme. Les créations de ce
courant, ne sont pas exemptes de volonté critique. Hanson…
o Les années d'après-guerre sont marquées par de nouveaux courants nettement
désillusionnés. On entre alors dans ce que Nathalie Sarraute appelle l'"ère du soupçon".
Parce que le recours à l'arme nucléaire a, pour la première fois dans l'histoire de
l'humanité, montré que l'espèce pouvait s'anéantir, les écrivains sont davantage
préoccupés par la situation de l'homme dans l'univers. Et, parce que tout semble tendre
vers l'absurde, l'homme est tenu d'agir pour acquérir une certaine densité. C'est le cas,
par exemple, dans l'existentialisme de Jean-Paul Sartre, ou dans la littérature de
l'absurde d'Albert Camus, de Samuel Beckett et d'Eugène Ionesco.

o Le mouvement Fluxus, mouvement musical : à la fin des années 1950, de jeunes artistes,
influencés par Dada, par l'enseignement du musicien John Cage et par la philosophie Zen,
effectuèrent un minutieux travail de sape des catégories de l'art par un rejet
systématique des institutions et de la notion d'œuvre d'art. (Le mot « fluxus » signifie en
latin « flux, courant ».) Durant vingt ans, malgré les scissions et les exclusions, Fluxus
restera fidèle à son utopie de départ : par un humour dévastateur et provocant, faire
littéralement exploser les limites de la pratique artistique, abolir les frontières entre les
arts et construire un lien définitif entre l'art et la vie.

Joseph Beuys, Robert Filliou, Yoko Ono, Dick Higgins, Wolf Vostell, Charlotte Moorman,
Bazon Brock, Henry Flynt, George Brecht, Marcel Alocco, Serge Oldenbourg (dit Serge III),
Ben Vautier, Ben Patterson, Geoffrey Hendricks, Charles Dreyfus, Eric Andersen, Jean
Dupuy, Daniel Spoerri, Vytautas Landsbergis (ex-président de la République de Lituanie
de 1990 à 1992). On peut associer à la danse avec Merce Cunningham.

Mythes et figures mythiques.


« Le mythe est le rien qui est tout », Fernando Pessoa, tiré du poème « Ulysse » (Mensagem, 1934)

Figures mythiques – Fabrique et métamorphoses, études réunies et présentées par Véronique


Léonard-Roques, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal, coll. « Littératures », 2008.
EAN 9782845163843. : http://www.fabula.org/revue/document5160.php

Séquence Figures de jardins mythiques : http://www.lettres.ac-


versailles.fr/spip.php?article117#sommaire_5

o Pourquoi certains mythes ou certains "personnages mythiques" continuent d'inspirer les


créateurs et d'intéresser leur public longtemps après leur apparition ?
- Si Molière a repris la figure mythique de Don Juan, en littérature, il est le seul qui ait
fait une pièce vraiment talentueuse, jouée encore aujourd'hui régulièrement (Dom
Juan ou le festin de pierre
- En 1944, Anouilh s'interroge sur l'attitude à avoir pendant l'Occupation et c'est la fille
d'Oedipe qui lui paraît le meilleur porte-parole. Des siècles après son modèle,
Anouilh invente un autre langage théâtral, adapte ses personnages mais fait se
dresser la jeune Antigone clamant sa loi de l'amour supérieure à toutes les autres
lois - ce qui la conduit, elle le sait, à la mort => Mythe et pièce de l'Antiquité (monde
du théâtre) mais écrite en réaction au régime de Vichy. L'Antigone d'Anouilh
est plus représentée aujourd'hui que celle de Sophocle. Idem pour Électre de
Giraudoux.
- Séquence en ligne http://lettres.ac-aix-marseille.fr/lycee/moliere/don%20juan.htm

o Epopée de Gilgamesh : Gilgamesh part en quête de la plante d'immortalité. À mi-chemin


entre le merveilleux et le sacré, le mythe de Gilgamesh évoque les « premières fois du
monde », le moment où l'univers s'organise et où apparaissent les espèces, mais aussi celui
où elles peuvent s'éteindre.
A adapter : http://crdp.ac-paris.fr/parcours/fondateurs/index.php/category/gilgamesh/
o La Fantasy. Cf. programme de Première. C. N. Manlove écrit : « La fantasy est une forme de
fiction qui provoque l'émerveillement, et qui contient un élément substantiel mais
irréductible de surnaturel ou de mondes impossibles, des êtres et des objets que les
personnages mortels du récit ou les lecteurs reconnaissent jusqu'à un certain point comme
étant familiers. »
o Faust : plus qu'un personnage littéraire du passé, Faust est sans doute la figure mythique la
plus souvent reprise dans les littératures modernes – en fait le seul mythe, peut-être, où
l'homme contemporain reconnaisse volontiers son image. Tout le monde connaît l'opéra de
Gounod ou le drame de Goethe. Mais on ignore généralement combien le personnage et son
histoire résument ou symbolisent l'homme du XXe siècle, l'homme occidental du moins. Ne
parle-t-on pas aujourd'hui d'un « art faustien », d'une « foi faustienne », de l'« État
faustien », en attendant l'« univers faustien » du physicien Stannard ?
o Frankenstein : C'est le propre des mythes d'être sans cesse réinterprétés. Celui de
Frankenstein, qui trouve son origine dans le récit de Mary Shelley (Frankenstein, or the
Modern Prometheus, 1818), s'y prête tout particulièrement en ce qu'il joue sur le thème du
double. Le savant Frankenstein tente de créer un homme, mais cette créature lui fait bien
vite horreur et le monstre sans nom est condamné à la solitude, à la vengeance et à
l'anéantissement final dans les glaces. Le passage, à partir de 1931, à un langage
cinématographique, fait constitutif du mythe, accentue et précipite les distorsions apportées
à l'histoire.
o A adapter : séquence sur les mythes fondateurs et leur représentation dans la publicité :
http://webetab.ac-bordeaux.fr/Pedagogie/Francais/telech/SeqGenesePub.pdf
o Séquence Les mythes et les savants grecs http://histoire-geographie.ac-
dijon.fr/spiphistoire/IMG/pdf/Mythes_Savants1.pdf
o Le mythe d’Er et le mythe de Gigès chez Platon http://www.implications-
philosophiques.org/implications-de-limaginaire/philosophie-et-recits/platon-le-mythe-der/

La parole en spectacle : XXe et XXIe siècles


- Dans le dialogue, utilisons-nous seulement des mots ?
- Comment la mise en spectacle de la parole fait-elle naître des émotions (jusqu’à la manipulation) ?
- Qu’apporte à l’homme, d’hier et d’aujourd’hui, la dimension collective de la mise en spectacle de la
parole ?

Etudier une pièce de théâtre : http://www.etudes-litteraires.com/etudier-piece-de-theatre.php

Théâtre de l’absurde
Cette conception trouva appui dans les écrits théoriques d'Antonin Artaud, le Théâtre et son double
(1938), et dans la notion brechtienne de l'effet de distanciation (Verfremdungseffekt). La
particularité de Eugène Ionesco et Samuel Beckett est qu’ils ont exposé une philosophie dans un
langage lui-même absurde qui réduit les personnages au rang de pantins, détruit entre eux toutes
possibilités de communication, ôte toute cohérence à l’intrigue et toute logique aux propos tenus sur
scène. Ils introduisirent l'absurde au sein même du langage, exprimant ainsi la difficulté à
communiquer, à élucider le sens des mots et l'angoisse de ne pas y parvenir.
L’absurdité des situations mais également la déstructuration du langage lui-même ont fait de ce style
théâtral un mouvement dramatique à part entière. Ce type de théâtre montre une existence dénuée
de signification et met en scène la déraison du monde dans laquelle l’humanité se perd.

o Beckett, Fin de partie et En attendant Godot. Ce théâtre nie le pouvoir de communication du


langage pour le restreindre à une fonction purement ludique.
o Ionesco, La cantatrice chauve
o Jean Vauthier, Capitaine Bada
o Adamov, La Parodie
o Jean Genet, Les Bonnes
o Boris Vian, Les Bâtisseurs d’empire
o Harold Pinter, La Mort aux naseaux
o Jean-Michel Ribes, Musée haut, musée bas, Pièces détachées et Théâtre sans animaux

o Séquence sur le théâtre de l’absurde : http://www2b.ac-


lille.fr/weblettres/tice/beckett/index.htm
o Le mensonge théâtral in Le Français dans tous ses états, n° 42 http://www.crdp-
montpellier.fr/ressources/frdtse/frdtse40c.html
o

Mise en scène et dimension scénique


La mise en scène est selon la définition d’André Antoine (considéré en France comme le premier
metteur en scène) « l’art de dresser sur les planches l'action et les personnages imaginés par l’auteur
dramatique ». Elle construit également un sens et s’affranchit de la tutelle du texte. Roger Planchon
revendique l’invention d’une écriture scénique. Jean-Louis Barrault redonne à la mise en scène son
autonomie. Il distingue le langage scénique du langage littéraire.
Ecrite dans le souci de la scène (ou au moins dans la conscience qu'elle existe
fortement), l'étude de cette littérature suppose des exercices d'approche simples - mise
en espace, lecture à haute voix, travail d'imagination à partir d'images.

La mise en scène du pouvoir politique est la façon dont ses détenteurs donnent à voir la nature de
ce pouvoir aux yeux de ceux qu'ils gouvernent, de leurs pairs ou leurs rivaux (cf. le Story telling et les
spin doctors).

ŒUVRES DRAMATIQUES ET ROMANESQUES


Théâtre
 KOLTES Quai Ouest
 HARROWER Des couteaux dans les poules
 LAGARCE J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne
 LEMAHIEU Entre chien et loup
 MINYANA Chambres / Inventaires
 Drames brefs
 La maison des morts (Théâtrales 1996)
 Habitations / Pièces (Théâtrales 2001)
 NOVARINA Le repas
 VINAVER Les travaux et les jours
 WENZEL Loin d'Hagondange

Romans
 BECKETT L'innommable (Minuit 1953)
 BERGOUNIOUX La mort de Brune (1996)
 B-17G (Les Flohic, 2002)
 BON Mécanique (Verdier 2001)
 DES FORETS Le bavard (L'imaginaire 1978 / écriture 1946)
 DURAS L'amante anglaise (L'imaginaire / écriture 1967)
 FAULKNER Tandis que j'agonise (1930, Folio ) et Les palmiers sauvages (1939, L'imaginaire)
 MC CARTHY Suttree (1979, Actes Sud 1994) et L'obscurité du dehors (1968, Actes Sud 1991)
 MUNOZ-MOLINA Le royaume des voix (1991, Actes Sud 1994)
 PINGET L'inquisitoire (Minuit 1962)
 TABUCCHI Pereira prétend (1974, C. Bourgois 1995)

Œuvres théoriques

- VINAVER Ecritures dramatiques (Actes Sud "Répliques" 1993)


- "C'est d'abord en s'éloignant d'une signification trop précise, unique, que, par ricochet,
obscurément, des significations multiples se manifestent, le spectacle se gonfle de substances qui
restent inexprimées – tout est là, travaillé, disponible, explosif, mais caché, suspendu, avec effet
retard *…+"Un mot d'interprétation et la fête est finie". Si le spectateur prend la décision que ce qu'il
voit ou entend – équivalence du mot ou du geste – n'a qu'un seul sens – ce que nous avons essayé de
ne pas faire – alors il détruit à la fois la richesse et le secret, la complexité, la contradiction."
Claude REGY Espaces perdus (Plon, 1991)

Brève histoire de l’espace scénique : http://www.lycee-chateaubriand.eu/article882.html

Théâtre de rue
http://www.aurillac.net/
http://www.frequence-sud.fr/article.php?id=4187

Article Wikipédia
Le théâtre de rue est une forme de spectacle et de représentation théâtrale exécutée dans un
espace public, généralement extérieur. En principe, les artistes jouent avec la rue, l'utilisent comme
décor et incluent dans leur prestation les impulsions venant de l'extérieur.

La plupart du temps, les spectacles de rue sont gratuits pour le public. Le lieu de leur représentation
peut se trouver dans tout espace public, y compris des centres commerciaux, parkings etc. Ils sont le
plus souvent organisés dans des espaces extérieurs où il y peut y avoir un grand nombre de
spectateurs. Les acteurs du théâtre de rue vont des simples bateleurs aux compagnies de théâtre, de
danse, de musique constituées. Il existe de nombreuses troupes et des dizaines de festivals
spécialisés dans ce type d'art. Les spectacles de pyrotechnie sont parfois considérés également
comme du spectacle de rue (par exemple les spectacles du Groupe F).

Les troupes sont souvent rémunérées par la municipalité ou une autre structure culturelle qui
organise un festival, une exposition ou un défilé, mais de nombreux interprètes de théâtre de rue ne
sont payés qu'en faisant la manche ou en passant le chapeau après leur prestation pour recueillir
quelque monnaie du public.

La logistique du théâtre de rue impose généralement des costumes et décors simples, et peu ou pas
de matériel d'amplification du son. Cependant, certaines troupes (telles que la Compagnie off, la
Compagnie Oposito, Royal de Luxe ou Generik Vapeur) ont développé des formes de spectacle
complexes, techniquement exigeantes, et se sont équipées en conséquence ou demandent aux
organisateurs de leur fournir le matériel nécessaire .

Sans recourir à cette complexité technique, d'autres compagnies (telles que les 26000 Couverts ou le
Théâtre de l'unité) requièrent quant à elles une adaptation spécifique du lieu, de l'organisation et/ou
du public à leur propos particulier.

D'un point de vue général, le théâtre de rue s'est singularisé par le fait que le "quatrième mur", bien
connu dans le théâtre traditionnel, n'y existe pas, ce en quoi il commence cependant à être rejoint
par certains metteurs en scène de salle.

o Sur le théâtre de rue

Le théâtre de rue , Etudes théâtrales n° 41-42/2008


http://www.fabula.org/actualites/article24289.php
Si les arts de la rue forment un genre singulier et identifié, particulièrement en Europe ces trente
dernières années, ils relèvent avant tout du théâtre. Or, il paraît essentiel de considérer que le
théâtre n'existe que dans l'échange avec la vie, avec la ville, avec le public. Le théâtre de rue en est
une bonne démonstration, qui questionne en retour l'état du théâtre.
Au fil des entretiens avec des figures du théâtre de rue et des considérations d'observateurs avertis,
le lecteur notera les mots, les motifs, les expériences, les trouvailles qui aident à définir le paysage
d'un théâtre de rue qui se transforme devant nos yeux.
Ce numéro se situe dans une double perspective. D'un côté, il prolonge l'ensemble des réflexions
ouvertes par la revue Études théâtrales ces dernières années à partir des mutations actuelles du
théâtre, en considérant ses évolutions en matière de dramaturgie, de mise en scène, de jeu de
l'acteur, de scénographie, d'architecture. De l'autre, il prend appui sur un des festivals les plus
importants en Europe en matière de théâtre de rue, le festival d'Aurillac.

o http://histoiredelartdelteil.artblog.fr/r27350/THEATRE-DE-RUE-5eme-2010/

Théâtre de marionnettes
Extrait d’un article de Wikipédia

De la marionnette à l’espace dramatique


Objet et illusion
Chacun sait qu’un objet ne peut s’animer par lui-même et lorsque cela se produit devant nos yeux,
d’emblée nous avons conscience que l’on cherche à nous duper. Ainsi, lorsqu’on livre un tel «tour»
aux regards de tiers, en première instance, l’illusion piège l’observateur, lui faisant croire que l’objet
manipulé s’anime et décide lui-même de ses mouvements. En seconde instance, il saisit l’existence
d’une astuce. Si on réitère cette expérience face au même public, en ayant préalablement révélé le
« secret » de cette animation, l’illusion produite n’est pas anéantie. L’illusion persiste malgré le
phénomène de conscience d’incrédulité, établissant ainsi une relation directe avec l’activité
psychique indépendante. La liberté de mouvement étant proportionnelle à l’activité psychique.

Objet et marionnette
Initialement inerte, «sans vie», l’objet-marionnette ne peut être confondu avec toutes les
manifestations en rapport avec la matière vivante. Les mouvements induits par son animateur et
l’interprétation qu’en fait son auditoire, lui attribuent son identité de marionnette en tant que telle ;
elle perd alors sa neutralité originelle d’objet.
Marionnette et communication
Cette nouvelle dimension s’inscrivit naturellement en plein dans la communication et par voie de
conséquence dans l’échange dynamique, exclut toutes formes de passivité entre le manipulateur, la
marionnette et le spectateur. À la fois signifiant et signifié, elle possède donc son expression
sémiologique. On peut désormais parler de langage.

L’expression dramatique
A travers ses multiples et riches possibilités de représentations plastiques, elle accède à ses propres
constantes esthétiques. De la même façon, il existe des constantes dans son expression dramatique
qui la différencient du jeu théâtral de comédiens.

Le jeu de marionnette, phénomène théâtral


Le mode d’existence du jeu de marionnette possède à travers son expression plastique, la facture des
sujets, son système spécifique de signes. Ces signes théâtraux se complètent, se renforcent et se
précisent mutuellement apportant un langage exclusif au théâtre de marionnettes.

Théâtre de comédiens, théâtre de marionnettes


Les personnages sont représentés visuellement par des marionnettes, la parole provenant d’un
acteur, visible ou non. Les mouvements de la marionnette engendrés par le dialogue indiquent le
personnage donnant la réplique et suggère qui « parle ». Un pont s’établit entre la source vocale et le
sujet animé. L’élément distinctif entre le théâtre de marionnettes et les autres expressions théâtrales
réside dans la division entre le personnage parlant et la source physique de la parole. Parfois, il existe
une segmentation supplémentaire, entre le personnage animé, le manipulateur, source physique de
l’animation, et le récitant, source physique de la parole. Henryk Jurkowski apporte une nouvelle
définition quant à l’expression théâtrale de la marionnette : « Le théâtre de marionnettes est donc
un art théâtral avec ceci que le trait principal et fondamental qui le distingue du théâtre d’acteur
vivant est que le sujet parlant et agissant bénéficie de sources d’énergie articulatoire et motrice qui
lui sont extérieures et qui ne lui sont que prêtées.»
Conventions esthétiques
L’esprit humain adhère pleinement au monde de la convention théâtrale, admettant sans critique un
nouveau système. Un contrat tacite s’établit spontanément entre scène et salle… « Le choix fait par
le théâtre de marionnettes de tenter de représenter la réalité par la manipulation de personnages
fabriqués le place d’emblée dans une position de décalage par rapport au réel »... Dr R. Schon.

La marionnette n’a de réalité que celle qu’on lui prête, contrairement au comédien qui possède et
conserve en tant qu’être humain sa réalité même lorsqu’il incarne un rôle. Cette illusion de réalité
produite par le jeu de marionnette implique une adhésion totale et complice du spectateur à ces
nouvelles conventions esthétiques. ... « Le jeu de la marionnette se situe dans l’illusion, il exige une
puissance créatrice, une faculté de transposition, de transfiguration »... A.C. Gervais. Dans sa réalité
d’objet plastique, elle transfigure l’être humain, dans des dimensions et des proportions qui lui sont
propres. Ainsi, l’expression du visage simplifiée sans nuance, une interprétation astreinte à l’essentiel
permettent une outrance du comportement physique et psychologique du personnage qu’un
comédien ne pourrait rendre sans détruire l’expression dramatique du rôle qu’il incarne. Cette
obligation de transposition et de stylisation de la réalité humaine nous emmènent vers une forme
signifiante. Son morphotype se définit comme une synthèse de «caractères». M. Temporal décrit
trois caractères dramatiques principaux : les mous, les voraces et les durs. A leurs côtés, un caractère
subsidiaire : les coriaces. Attribuant à chaque classe une morphologie primaire pour la tête : « Dur :
sourcils contractés vers le centre, bouche haute, menton épais. Mou : sourcils ouverts au centre,
bouche basse, peu de menton. Coriace : sourcils horizontaux reposant sur un long nez, pas de
bouche. Vorace : sourcils contractés vers le centre, fermant le front, ouvrant les yeux.» Le choix des
couleurs intervient lui aussi pour affirmer ou diversifier le caractère. Le rouge pour la violence, le vert
pour la traîtrise, le bleu ou le rose pour la douceur. La synthèse des sentiments passe uniquement
par l’interprétation et non par la plastique de l’objet. Si ce n’est pas le cas. La représentation d’un
sentiment : peur, tristesse, colère ou joie, fait perdre une partie importante du mode d’expression
spécifique des marionnettes. Renforçant et élargissant le champ d’illusion qu’il engendre, l’univers
de la marionnette possède son propre système de symboles et de signes dans la représentation de la
réalité... « Le paradoxe du marionnettiste est dans la tension qu’il doit s’imposer d’être réaliste avec
une poupée qui, par sa conformation et son parti pris esthétique, transpose immédiatement ce
réalisme en signes et symboles »...- A.C. Gervais -.

L’action dramatique dans le théâtre de marionnettes


L’existence de constantes esthétiques propres au théâtre de marionnettes implique, par conséquent,
un espace dramatique spécifique, espace où évoluent des personnages qui n’ont rien de réel, où tout
est “faux”, mais où, malgré tout, une expression de la réalité émerge. Comme nous l’avons vu
précédemment, la marionnette-objet, inerte, n‘incarne rien. À l’occasion du jeu, elle donne l’illusion
de la vie. La réalité est représentée à travers un système symbolique subissant des contraintes de
lisibilité et de simplification. Ce système s’attache désormais aux caractères fondamentaux des sujets
et de leurs actions, en accentuant leur intensité expressive. Ceci contraint, bien entendu, à une
schématisation du sujet et de son action dramatique dans un monde réel restructuré. En imposant
son irréalité, comme réelle, par la simplification de la forme et du mouvement, la marionnette
transpose les actions humaines à leurs lignes essentielles. Chaque mouvement, chaque sentiment
doit être exprimé de façon dramatique à l’extrême, pour être visualisé et entendu. Les gestes fins, les
murmures n’ont pas leur place.

La marionnette et son public


Comme le font remarquer, et ce à plusieurs reprises, de nombreux auteurs, les théâtres de
marionnettes exercent sur leur public un véritable effet psychique. Et ceci même s’il reste
remarquablement difficile d’entrer dans une analyse des mécanismes psychiques permettant
d’accéder à l’illusion. De façon empirique, l’existence du théâtre de marionnettes depuis des
millénaires, en tant que véritable phénomène collectif, tient plus du jeu dramatique, source de
mécanismes psychiques réels que de la création esthétique produite.

Ainsi, mise à part l’obligation faite au spectateur d’adhérer au système de conventions esthétiques
spécifiques au jeu de marionnettes lui permettant “d’être dans le jeu”, les marionnettes animées
produisent de véritables effets psychologiques sur leur auditoire. Ceux-ci étant de l’ordre de la
suggestion, de la fascination, elles peuvent devenir de cette manière support de phénomènes
projectifs et lieu d’identification.

En rapportant sa propre expérience de spectateur, A-C Gervais souligne les mécanismes de


dédoublement de l’individu spectateur : « Je puis jouir du spectacle en m’oubliant en lui. » Il met ici le
doigt sur le phénomène d’incarnation de l’illusion par la projection d’un schéma imaginaire sur un
schéma esthétique. Le spectateur accède ainsi à sa propre activité créatrice. De son côté, le Docteur
Schohn dit : « ...de temps à autre l’esprit reprend ses droits… le spectateur se regardant
s’illusionner. » Cette attitude ambivalente du spectateur à l’égard de lui-même, la prise de
conscience de la fragilité de l’illusion entraîne une volonté accrue dans la projection, et lui permet de
jouer avec lui-même. Pr R.-D. Bensky : « Il participe à la création véritable d’un personnage, né d’une
collaboration secrète entre sa personnalité propre et une matière sans esprit. »

Ne pas oublier les thèmes de la chanson, de l’humour, du one-man show :


http://www.illycom.fr/wordpress/2010/09/16/humour-et-prise-de-parole-fabrice-luchini-et-les-
ruptures/

Les dix commandements de la prise de parole en public :


http://www.illycom.fr/wordpress/2010/11/08/les-dix-commandements-de-la-prise-de-parole-en-
public/

Mise en scène du discours :


http://www.unige.ch/lettres/framo/enseignements/methodes/srhetorique/rdintegr.html

Le texte et le spectacle. Rapport entre la mise en scène et la parole de Tadeusz Kowzan. Texte en
ligne : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/caief_0571-
5865_1969_num_21_1_926

Séquence sur la mise en scène de la parole (à adapter pour les Bac Pro) : http://disciplines.ac-
bordeaux.fr/lettres/?id_category=2&id_rubrique=3&id_page=27

Leçon Le texte théâtral : La parole sur scène


http://www.espacefrancais.com/theatre/parole_scene.html

L a parole pour défendre… un point de vue, une personne, une cause

Emission « Faites entrer l’accusé » : http://programmes.france2.fr/faites-entrer-laccuse/index-


fr.php?page=toutes-les-affaires&id_rubrique=221
Télé-réalité ou télé-irréalité ?
«Les couleurs de la vie paraissent vraiment vraies quand on les voit sur un écran» Stanley Kubrick

La téléréalité ou télé-réalité (en anglais : reality TV) est un genre télévisuel dont le principe est de
suivre, le plus souvent sur un mode feuilletonnant, la vie quotidienne d'anonymes ou de célébrités.
Les émissions de téléréalité empruntent souvent à d'autres genres télévisuels tels que le
documentaire, le jeu, la variété ou la fiction.

 2 Types d'émissions
o Jeux avec éliminations
 « Cage à rats »
 Télé crochet
 Environnement de vie
 Séduction
 Sensations
 « Poupées de milliardaire »
o Modes de vie
o Expérience de vie
o Rénovation
o Rencontres
o Canulars

Les émissions ont un côté voyeuriste: le spectateur peut avoir l'impression d'observer secrètement
l'intimité d'une personne, alors que les personnes se livrent volontairement en spectacle. De la part
des acteurs, il y a donc un côté exhibitionniste.
Par ailleurs, on peut s'interroger sur le côté « réel » de ce type d'émission. D'une part, les personnes
filmées étant informées de la démarche, on se retrouve dans l'oxymore « soyez naturel » (act
naturally) : si l'on donne des consignes, des injonctions à une personne, elle n'agit plus
spontanément. D'autre part, il y a une véritable mise en scène : personne ne vit volontairement
plusieurs mois dans un appartement sans en sortir, et le metteur en scène de l'émission organise des
défis, des thèmes, on n'est donc pas dans la spontanéité. Il y a une sélection sur la personnalité des
personnes, il ne s'agit pas d'un tirage au sort, il y a même une véritable composition de l'équipe en
fonction des caractères, voire du politiquement correct. Le plus souvent, les gens filmés sont dans
une situation économique de subordination avec la production et souhaitent obtenir une meilleure
situation sociale grâce à leur passage devant la caméra, d'où un comportement non naturel et plus
proche de la fiction. Un terme plus exact serait donc « improvisation par des acteurs amateurs », ou
« réalité-fiction « .

o Une analyse économique de la télé-réalité : http://www.ecogesam.ac-aix-


marseille.fr/revue/N3/tvrea/index.htm
o Un article du Nouvel Obs :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/opinion/20100330.OBS1479/que-revele-la-tele-
realite.html
o Un article de l’Express : http://www.lexpress.fr/culture/tele/quand-la-tele-realite-vire-au-
trash_855423.html

Elisabeth LECA-JARDON avec la collaboration de Marie-Jo TAWIL


2010-2011