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L’actif immobilisé : définition, calcul et utilité

Publié dans la catégorie Analyse du bilan


L’actif immobilisé est une rubrique particulière du bilan comptable. C’est une notion essentielle en matière
d’analyse financière puisqu’elle va permettre de déterminer de nombreux ratios et indicateurs, dont le fonds de
roulement. Compta-Facile répond aux questions : qu’est-ce que l’actif immobilisé ? Comment le calculer ?
Quelle est son utilité ?

Qu’est-ce que l’actif immobilisé ?


L’actif immobilisé comprend l’ensemble des biens destinés à être conservés de façon durable par une
entreprise et qui lui généreront en contrepartie des avantages économiques futurs. Ils peuvent revêtir l’une des
natures suivantes :
 actif immobilisé corporel : bien non monétaire ayant une substance physique comme le matériel industriel,
l’outillage, le matériel de transport, le mobilier, les installations et agencements ;
 actif immobilisé incorporel : bien non monétaire sans substance physique. Il s’agit principalement du fonds
de commerce, du droit au bail, des frais de recherche et de développement, des logiciels, des sites Internet,
des marques et des brevets ;
 actif immobilisé financier : bien monétaire représentatif d’une participation financière (parts sociales,
actions,obligations), d’un prêt (prêt au personnel, prêt aux entités liées) ou d’un dépôt de garantie.
Contrairement à l’actif circulant, l’actif immobilisé mais n’est pas détruit par l’exploitation lors du premier usage.
Sa perte de valeur (du fait de son utilisation ou de l’obsolescence technique) est constatée par le biais
d’amortissements et de provisions.
Les actifs immobilisés doivent être financés par des capitaux permanents. C’est un point important permettant
de s’assurer de l’équilibre financier de la structure de financement d’une entreprise.
Comment calculer l’actif immobilisé ?
L’actif immobilisé brut d’une entreprise est constitué par la somme des valeurs d’entrée de chaque bien
composant son actif (on parle de coût d’acquisition). Il est calculé depuis le bilan comptable.
Actif immobilisé brut = immobilisations corporelles + immobilisations incorporelles + immobilisations financières
L’actif immobilisé peut également être calculé pour son montant net, et ce afin de tenir compte de l’utilisation
des biens amortissables et de leur usure ou de leur obsolescence.
Actif immobilisé net = actif immobilisé brut – amortissements des immobilisations corporelles et incorporelles –
dépréciation des immobilisations
Quelle est l’utilité de l’actif immobilisé ?
L’actif immobilisé est une notion qui doit être relativisée compte tenu du type d’activité exercée. En effet, dans les
entreprises de production, l’actif immobilisé représente une part importante du total de l’actif alors que dans les
entreprises de services (prestataires informatiques par exemple), il ne sera pas significatif. Par ailleurs, dans les
sociétés holdings, le poste d’immobilisations financières occupera une place importante.
L’utilité de calculer un actif immobilisé réside ailleurs, et plus particulièrement dans la détermination
du fonds de roulement net global (FRNG). Il représente une étape intermédiaire au calcul de cette indicateur
financier primordial mettant en avant l’équilibre (ou non) de la structure financière d’une entreprise. En résumé, il
conviendra de veiller à ce que l’actif immobilisé soit financé au moins par des capitaux permanents (on parle de
ressources durables) comme les apports en capital, les réserves, les prêts bancaires de moyen et long terme.
L’excédent éventuellement dégagé permettra de financier le besoin en fonds de roulement (BFR) puis
la trésorerie nette (TN).
Ratios financiers calculés avec l’actif immobilisé
Enfin, l’actif immobilisé est une donnée utilisée dans de nombreux ratios financiers appelés ratios de structure.
Voici les principaux d’entre eux.
Taux d’usure = immobilisations nettes / immobilisations brutes
Ce ratio mesure le degré d’usure de l’outil industriel de l’entreprise. Plus il est proche de 1, plus il est récent. A
l’inverse, au plus il s’approche de 0, au plus l’appareil productif est vieillissant. Cela permet de donner une
indication sur l’horizon de leur renouvellement.
Financement des immobilisations = capitaux permanents / (immobilisations brutes – amortissements)
Ce ratio met en évidence le taux de couverture des immobilisations par les ressources durables à disposition de
l’entreprise. Il doit être au moins égal à 1. Cette notion est proche de celle du fonds de roulement et permet de
vérifier l’équilibre financier des investissements.
Intensité capitalistique = immobilisations corporelles, incorporelles ou financières / actif total
Ce ratio renseigne sur l’importance du poste « immobilisations » dans le bilan comptable. Comme nous l’avons
évoqué plus haut, les résultats doivent être nuancés et maniés avec précaution puisque leur cohérence avec la
norme dépend du type d’activité qu’exerce l’entreprise.
Exemple de calcul d’actif immobilisé
Considérons le bilan comptable suivant :
Actif Brut Amort Net Passif

Immobilisations 20 000 10 000 10 000 Capital 5 000


corporelles

Immobilisations 10 000 1 000 9 000 Réserves 90 000


incorporelles

Immobilisations 5 000 0 5 000 Dettes financières 10 000


financières

Stocks 15 000 0 15 000 Dettes 30 000


fournisseurs

Créances clients 80 000 30 000 50 000 Dettes fiscales 3 000

Disponibilités 50 000 0 50 000 Dettes sociales 1 000

Total 139 000 Total 139 000


L’actif immobilisé brut de l’entreprise s’élève à 35 000 euros (20 000 + 10 000 + 5 000) tandis que son actif
immobilisé net se monte à 24 000 euros (35 000 – 10 000 – 1 000).
Conclusion : l’actif immobilisé est une donnée issue de l’analyse financière du bilan comptable. Il permet
notamment de procéder au calcul du fonds de roulement d’une entreprise afin de vérifier si la structure
financière de ses investissements est saine et équilibrée.
Comment lire, comprendre et interpréter un bilan
comptable ?
Publié dans la catégorie Analyse du bilan
Savoir lire un bilan comptable est important ; le comprendre et l’interpréter est essentiel. Compta-Facile fait
un tour d’horizon complet du bilan comptable : de quoi se compose-t-il ? Comment procéder à une lecture
correcte d’un bilan comptable ? Comment l’interpréter ? Comment analyser la rentabilité d’une entreprise
avec son bilan ?

1. Qu’est-ce qu’un bilan comptable ?


A. Définition et composition du bilan comptable
En comptabilité, le bilan comptable est un document financier appelé état de synthèse. Il s’agit d’un tableau
récapitulant d’un coté tous les moyens de production d’une entreprise et de l’autre l’ensemble des moyens de
financement mis à sa disposition. Un bilan comptable représente, à un instant « t » donné, une photographie
du patrimoine de l’entreprise, c’est-à-dire :
 D’une part, ce qu’elle possède (des « actifs »)
Dans le lexique financier, ils sont également appelés « emplois ». Il en existe trois sortes : les emplois
permanents (détenus pendant un long moment par l’entreprise), les emplois temporaires (détenus pour une
période inférieure à 12 mois) et les ressources qu’elle a détruites (accumulation de pertes).
 D’autre part, ce qu’elle doit (des « passifs »)
Il s’agit des « ressources ». Il existe les ressources permanentes (qui sont laissées à la disposition de
l’entreprise de manière quasi-définitive), les ressources temporaires et également les nouvelles ressources
générées par l’entreprise : les profits qu’elle réalise.
Un bilan comptable regroupe tous les comptes du plan comptable de l’entreprise de la classe 1 à la classe 5.
B. Présentation du bilan comptable
Les postes du bilan comptable sont classés :
 Selon leur fonction dans le processus de l’activité de l’entreprise (financière, économique, etc.) ;
 par ordre de liquidité (pour l’actif) et ordre d’exigibilité (pour le passif).
Voici un exemple de bilan comptable – actif :
Voici un exemple de bilan comptable – passif :
Au sein des dettes, on distingue généralement :
 Les dettes à long et moyen terme (> 12 mois) qui se rapprochent plutôt des capitaux propres et constituent des
capitaux permanent (il en est de même concernant les comptes courants d’associés bloqués),
 Les dettes à court terme (< 12 mois) qui constituent des ressources temporaires.
Remarque : dans un bilan, le total de l’actif est toujours égal au total du passif. A défaut, la balance est
déséquilibrée et il convient d’en identifier la raison.
2. Pourquoi apprendre à lire et à comprendre un bilan comptable ?
La lecture et la compréhension d’un bilan sont essentielles pour de nombreux intervenants :
 Pour le chef d’entreprise lui-même ou les dirigeants d’une société,
Cet état financier va permettre d’apprécier les augmentations ou les destructions de valeur sur différentes
périodes (appelées exercices comptables) et de vérifier que les équilibres financiers soient bien respectés.
 Pour l’éventuel repreneur d’une entreprise,
Le bilan comptable donne à un éventuel repreneur d’entreprise une idée sur la puissance financière de sa
cible, sa notoriété ainsi que sur ses moyens d’action. Il permet également de porter un jugement sur
l’avenir de l’entreprise. Contrairement au compte de résultat, le bilan permet d’avoir une idée de ce qu’il s’est
passé antérieurement. C’est d’ailleurs sur cet état que va se baser, partiellement, un expert-comptable lors de
sa mission d’accompagnement à la reprise d’entreprise.
 Pour les organismes de financement,
Le bilan permet d’apprécier la structure financière d’une entreprise et donc d’analyser la composition de son
financement afin de procéder à un nouveau financement cohérent.
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2. Comment lire et interpréter un bilan comptable ?
La lecture en termes financiers d’un bilan permet d’aboutir à des analyses et des calculs de ratios financiers ;
dont les plus importants sont le Besoin en Fonds de Roulement (BFR), le Fonds de Roulement Net Global
(FRNG).
Dans certains cas, ces analyses nécessitent quelques retraitements du bilan comptable (on appelle cela le bilan
fonctionnel).
L’équilibre financier, la notion clé du bilan comptable
La première notion émergeant du bilan comptable, et non des moindres, est l’équilibre financier. Elle est très
simple à comprendre : à chaque emploi correspond un mode de financement approprié (c’est-à-dire un type
de ressources). En d’autres termes, les biens durables (c’est-à-dire l’actif immobilisé) doivent être financés par
des ressources à long terme (les capitaux permanents); et inversement. Cet équilibre se vérifie en consultant
un bilan en « grandes masses » que l’on appelle bilan fonctionnel.
Par exemple :
 les investissements (immobilisations) doivent être financés par des ressources à long terme (apport en capital
des associés, emprunts bancaires remboursés sur plus d’un an, etc).
 les créances clients doivent être financées par des délais de paiement fournisseurs.
Le Besoin en Fonds de Roulement (BFR)
La comparaison entre les actifs à court terme et les passifs à court terme fait naître une donnée fondamentale :
leBesoin en Fonds de Roulement (BFR). Cet indicateur financier traduit en termes chiffrés l’impact du décalage
dans le temps existant entre les flux de trésorerie entrant (encaissements) et les flux de trésorerie sortant
(décaissement).
BFR = actif circulant (stocks + créances clients) – passif circulant (dettes fournisseurs + dettes fiscales +
dettes sociales + autres dettes non financières)
Lorsque le BFR est positif, les ressources à court terme ne permettent pas de couvrir les emplois à court terme.
L’entreprise va devoir faire financer ses besoins à court terme soit à l’aide de son excédent de ressources à long
terme (fonds de roulement), soit à l’aide de ressources financières complémentaires à court terme (comme des
découverts bancaires). Dans la plupart des entreprises, le BFR est positif.
Lorsque le BFR est négatif, l’entreprise n’a pas de besoin d’exploitation à financer. En effet, le passif à court
terme excède les besoins de financement de son actif circulant. Dans certaines activités, le BFR est négatif. Tel
est le cas, par exemple, de la grande distribution, des cafés, des restaurants, des boulangeries, etc.
Dans la plupart des cas, le BFR doit être financé. En général, il l’est par le Fonds de Roulement.
Le Fonds de Roulement (FR)
Le fonds de roulement est l’excédent de capitaux permanents (capitaux propres) par rapport aux emplois
durables (actifs immobilisés). Il représente une ressource mise à la disposition de l’entreprise par ses associés ou
créée par elle-même grâce à son activité, et destinée à financer les investissements et le besoin en fonds de
roulement. A défaut, l’entreprise subira des problèmes de trésorerie.
Fonds de roulement (FR) = capitaux permanents – emplois stables
Un fonds de roulement largement positif n’est pas nécessairement un bon signal. Il peut notamment révéler un
déficit d’investissements dont les effets se feront ressentir sur l’activité à plus ou moins long terme.
La Trésorerie Nette (TN)
La trésorerie nette sert de variable d’ajustement : elle est considérée comme un excédent (ou une
insuffisance) du Fonds de Roulement sur le Besoin en Fonds de roulement. Elle peut donc être positive ou
négative
Trésorerie nette (TN) = Fonds de roulement (FR) – Besoin en Fonds de roulement (BFR)
Autres ratios financiers issus du bilan comptable
Il existe une multitude de ratios financiers dont le calcul est rendu possible grâce à l’exploitation d’un bilan, voici
les principaux :
 Ratios sur les actifs
 Intensité capitalistique = actif immobilisé brut / total de l’actif brut
 Ratio de vétusté (taux d’usure) = immobilisations corporelles nettes / immobilisations corporelles brutes
 Taux de croissance externe = immobilisations financières / total des immobilisations
 Ratio sur les capitaux propres
 Taux de solvabilité = capitaux propres / total du bilan (ou dettes financières)
 Ratios sur l’endettement
 Taux d’endettement = endettement net / capitaux propres
 Capacité d’endettement = capitaux propres – dettes financières
 Couverture des emplois stables = ressources stables / emplois stables
 Capacité de remboursement = dettes financières / capacité d’autofinancement
 Ratios sur la gestion des postes clients / fournisseurs (nécessite des données du compte de résultat)
 Durée du crédit clients = (créances clients – acomptes reçus) x 360 / chiffre d’affaires TTC
 Durée du crédit fournisseurs = (dettes fournisseurs – acomptes versés) x 360 / achats TTC
Conclusion : la lecture d’un bilan comptable est une discipline qui peut s’avérer compliquée mais elle
demeure essentielle. Comprendre et savoir interpréter un bilan est indispensable pour tout entrepreneur.

Les immobilisations comptables


Publié dans la catégorie Les immobilisations
Les immobilisations comptables correspondent aux biens destinés à servir de façon durable pour l’activité de
l’entreprise.
On regroupe les immobilisations en 3 grandes catégories : les immobilisations incorporelles, les immobilisations
corporelles et les immobilisations financières. Ces dépenses ne sont pas déduites immédiatement du résultat de
l’entreprise et font l’objet d’un amortissement en fonction de leur durée d’utilisation.
Il s’agit ici d’un article de présentation des immobilisations et des amortissements, d’autres articles examinent
plus en détail chacun de ces points.

1. Généralités sur les immobilisations comptables


Une immobilisation est un bien physique, incorporel ou financier, d’une certaine valeur, que l’entreprise détient et
compte utiliser sur une durée supérieure à un an. C’est une valeur du patrimoine qui a une valeur économique
positive pour l’entreprise et qui est censée lui créer des ressources.
Les immobilisations comptables figurent à l’actif immobilisé de l’entreprise (que l’on retrouve en haut à gauche
dubilan comptable).
2. Les immobilisations incorporelles
Une immobilisation incorporelle est un actif de l’entreprise qui n’a pas de substance physique et qui n’est pas
monétaire (sinon il s’agirait d’une immobilisation financière).
On retrouve notamment en immobilisation incorporelle les éléments suivants : les frais d’établissements, les frais
de recherche et développement immobilisés, les brevets, les licences, les marques et autres droits similaires, les
logiciels, les sites internet, le fonds de commerce et le droit au bail.
Les biens d’une valeur unitaire inférieure à 500 hors taxes peuvent être comptabilisés directement en charges, ce
qui permet de déduire la dépense immédiatement du résultat imposable.
3. Les immobilisations corporelles
Une immobilisation corporelle correspond à un actif physique que l’entreprise entend utiliser au-delà de la
clôture de l’exercice comptable en cours et qui est destiné :
 soit à être utilisé par l’entreprise dans la production ou la fourniture de biens ou de services,
 soit à être loué à des tiers,
 soit à des fins de gestion interne.
Les immobilisations corporelles sont composées de plusieurs catégories : les terrains, les constructions,
l’agencement et les installations générales, l’outillage, le matériel, les véhicules, le mobilier et les équipements
informatiques.
Pour les immobilisations corporelles également, les biens d’une valeur unitaire inférieure à 500 hors taxes
peuvent être comptabilisés directement en charges.
4. Les immobilisations financières
Les immobilisations financières correspondent aux actifs monétaires de l’entreprise. Ces immobilisations sont
comptabilisées dans les comptes de classe 26 et 27.
On retrouve notamment en immobilisations financières : les titres de participation et les éventuelles créances
rattachées, les titres immobilisés, les prêts accordés par l’entreprise, les dépôts et les cautionnements.
Les immobilisations financières ne font pas l’objet d’un amortissement comptable. Une provision pour
dépréciation est toutefois constatée en cas de perte de valeur par rapport au prix de revient.
5. Amortissement comptable des immobilisations
Pour permettre aux entreprises de déduire de leur résultat imposable les dépenses liées aux immobilisations,
elles doivent pratiquer un amortissement comptable.
L’amortissement consiste à constater en comptabilité la dépréciation de la valeur d’une immobilisation au fil du
temps. Les biens sont amortis sur leur durée d’utilisation, fixée bien par bien.
Certaines immobilisations ne peuvent pas faire l’objet d’un amortissement, c’est le cas des terrains ou des
immobilisations financières par exemple.

Qu'est-ce que l'actif immobilisé ?


Définition et calcul
L’actif immobilisé correspond à l’actif destiné à rester durablement dans l’entreprise. On dit que
l'actif est immobilisé en opposition à l’actif circulant car il n’est pas aussi liquidable. L’actif
immobilisé est évalué par son coût d’achat ou de production (si l’entreprise le produit elle-même)
et certains actifs peuvent être amortis. L’actif immobilisé sera d’autant plus important que
l’entreprise aura des besoins en investissements.

L’actif immobilisé: qu'est ce qu'il comprend ?

L’actif du bilan d’une entreprise se compose de :

 L’actif immobilisé
 L’actif circulant
 Les comptes de régularisation

L’actif immobilisé représente l’actif destiné à rester durablement dans l’entreprise, autrement dit
il correspond à l’outil de travail de l’entreprise, ce qu’il y a de moins liquide dans l’entreprise. Une
immobilisation doit être un achat de plus de 500€HT.

L’actif immobilisé comprend :

 Les immobilisations incorporelles : le fonds de commerce, les brevets…


 Les immobilisations corporelles : les constructions, les équipements…
 Les immobilisations financières : participations dans d’autres sociétés,
filiales…

A lire aussi : Faire son bilan en 10 étapes

L'actif immobilisé : comment l'évaluer ?

L’actif immobilisé est évalué à son coût d’acquisition et il y a prise en compte de sa


dépréciation si l’actif s’amortit ou en cas de provision pour risques. Une immobilisation
amortissable demande trois écritures au bilan :

-la valeur d'acquisition

-la dépréciation cumulée constatée au cours des années

-la valeur nette comptable (valeur d'acquisition - dépréciation)

L’actif immobilisé : comment l'analyser ?


Lorsque l’actif immobilisé représente une part importante du total de l’actif, il s’agit d’entreprise
dont les besoins en investissements sont importants. Autrement dit les entreprises de production
vont avoir un actif immobilisé nettement plus important que des entreprises de négoce.

Les entreprises avec d’importantes immobilisations financières seront souvent des sociétés-
mères. Lorsqu’une société a de nombreuses filiales, le bilan de la société-mère ne suffit à donner
une véritable appréciation du patrimoine du groupe, il s’agira alors de réaliser un bilan consolidé.

Les immobilisations en comptabilité


Une immobilisation est un actif qui est utilisé durablement par une entreprise, c’est-à-
dire sur une durée supérieure à un exercice comptable.
Les immobilisations peuvent être classées en 3 catégories :

 Les immobilisations incorporelles,


 Les immobilisations corporelles,
 Et les immobilisations financières.

1. Les immobilisations

Les immobilisations sont présentes à l’actif du bilan de l’entreprise. La déduction de ces investissements du
bénéfice de l’entreprise s’effectue sur plusieurs années, en fonction de leur durée de vie.

Plusieurs conditions doivent être remplies pour qu’un bien constitue une immobilisation :

 être identifiable,
 procurer des avantages économiques futurs à l’entreprise,
 avoir une valeur économique positive.
Toutefois, lorsqu’un bien a une valeur unitaire inférieure à 500 euros hors taxes, il peut être comptabilisé
directement en charges.

2. Les immobilisations incorporelles

Les immobilisations corporelles sont des actifs non monétaires sans substance physique que l’entreprise
entend utiliser sur plus d’un exercice comptable, destinés à être utilisés par l’entreprise dans le cadre de son
activité, loués à des tiers ou à des fins de gestion interne.

On retrouve ainsi dans les immobilisations incorporelles : les logiciels, les brevets, les marques, les fonds de
commerce, les fichiers clients…

3. Les immobilisations corporelles

Les immobilisations corporelles sont des actifs physiques que l’entreprise entend utiliser sur plus d’un exercice
comptable, destinés à être utilisés par l’entreprise dans le cadre de son activité, loués à des tiers ou à des fins de
gestion interne.

On retrouve ainsi dans les immobilisations corporelles : les terrains, les constructions, l’agencement des
bâtiments, le mobilier, les machines, les gros outils, le matériel informatique…

4. Les immobilisations financières

Les immobilisations financières sont des actifs financiers durables.


Constituent ainsi des immobilisations financières : les titres de participation, les cautions ou encore les prêts
accordés par l’entreprise.

5. Les amortissements

L’amortissement comptable d’un investissement d’entreprise consiste à étaler son coût d’acquisition sur sa durée
d’utilisation. Ainsi, au titre de chaque exercice, une quote-part du coût de chaque acquisition non amorties en
totalité est déduite du résultat comptable.

Toutefois, certaines immobilisations ne peuvent pas être amorties. Il en est ainsi pour les terrains et les
immobilisations financières par exemple.

En fonction de l’immobilisation, une durée d’utilisation est retenue pour le calcul des amortissements. Les
durées couramment utilisées sont les suivantes :

 20 à 50 ans pour les immeubles,


 10 à 20 ans pour l’agencement et les installations,
 5 à 10 ans pour les machines industrielles et les gros outillages,
 4 à 5 ans pour les véhicules,
 5 à 10 ans pour le mobilier de bureau,
 3 ans pour le matériel informatique

Qu'est-ce que l'actif immobilisé ?


Définition et calcul
L’actif immobilisé correspond à l’actif destiné à rester durablement dans l’entreprise. On dit que
l'actif est immobilisé en opposition à l’actif circulant car il n’est pas aussi liquidable. L’actif
immobilisé est évalué par son coût d’achat ou de production (si l’entreprise le produit elle-même)
et certains actifs peuvent être amortis. L’actif immobilisé sera d’autant plus important que
l’entreprise aura des besoins en investissements.

L’actif immobilisé: qu'est ce qu'il comprend ?

L’actif du bilan d’une entreprise se compose de :

 L’actif immobilisé
 L’actif circulant
 Les comptes de régularisation

L’actif immobilisé représente l’actif destiné à rester durablement dans l’entreprise, autrement dit
il correspond à l’outil de travail de l’entreprise, ce qu’il y a de moins liquide dans l’entreprise. Une
immobilisation doit être un achat de plus de 500€HT.

L’actif immobilisé comprend :


 Les immobilisations incorporelles : le fonds de commerce, les brevets…
 Les immobilisations corporelles : les constructions, les équipements…
 Les immobilisations financières : participations dans d’autres sociétés,
filiales…

A lire aussi : Faire son bilan en 10 étapes

L'actif immobilisé : comment l'évaluer ?

L’actif immobilisé est évalué à son coût d’acquisition et il y a prise en compte de sa


dépréciation si l’actif s’amortit ou en cas de provision pour risques. Une immobilisation
amortissable demande trois écritures au bilan :

-la valeur d'acquisition

-la dépréciation cumulée constatée au cours des années

-la valeur nette comptable (valeur d'acquisition - dépréciation)

L’actif immobilisé : comment l'analyser ?


Lorsque l’actif immobilisé représente une part importante du total de l’actif, il s’agit d’entreprise
dont les besoins en investissements sont importants. Autrement dit les entreprises de production
vont avoir un actif immobilisé nettement plus important que des entreprises de négoce.

Les entreprises avec d’importantes immobilisations financières seront souvent des sociétés-
mères. Lorsqu’une société a de nombreuses filiales, le bilan de la société-mère ne suffit à donner
une véritable appréciation du patrimoine du groupe, il s’agira alors de réaliser un bilan consolidé.

L’actif immoobilisé s'oppose, dans un bilan comptable, à l'actif circulant. Il est donc important de bien les
distinguer pour comprendre son bilan comptable. L'actif immobilisé représente les immobilisations d'une
entreprise, c'est-à-dire tout ce qui est pérenne au sein d'un établissement.

Les immeubles font partie de l'actif immobilisé.

1. Comprendre son actif immobilisé Au sein de la catégorie actif immobilisé, trois familles existent : les
immobilisations incorporelles. Ces actifs n'ont pas d'existence physique et ne sont pas monétaires. Il peut
s'agir de brevets, logiciels, droit au bail, fonds de commerce ou frais de recherche et développement ; les
immobilisations corporelles. Ces actifs physiques permettent de produire ou de fournir des biens et
services. Cela concerne par exemple les meubles et immeubles, le matériel industriel, logistique et
informatique ; les immobilisations financières : ces actifs peuvent prendre la forme de parts sociales ou de
crédits par exemple.

2. Evaluer son actif immobilisé Au fil du temps, les immobilisations corporelles et incorporelles perdent
de leur valeur. Lors du bilan comptable, a alors lieu un amortissement. Les immobilisations financières ne
sont, quant à elles, pas soumises à l'amortissement comptable, mais éventuellement au provisionnement.
Afin d'estimer son actif immobilisé, il faut à la fois prendre en compte les prix d'acquisition et la
dépréciation, voire provision, de l'actif. Cela est représenté au sein du bilan comptable par : le coût
d'achat ; la dépréciation qui s'est accumulée depuis l'acquisition ; la valeur nette comptable,
correspondant au prix d'achat moins la dépréciation. 3. Analyser son actif immobilisé A la lecture de son
bilan comptable, le chef d'entreprise cherche à tirer des conclusions afin de pérenniser ou développer sa
société. Comprendre son bilan comptable permet donc de trouver les failles et les points forts de son
établissement. Analyser son actif immobilisé, c'est faire un point sur l'état de son entreprise. En le
comparant avec l'actif circulant, il est donc possible de déterminer les besoins en investissements.
Lorsque l'actif immobilisé est bien plus conséquent que l'actif circulant, cela peut signifier que l'entreprise
nécessite des investissements importants. Il peut aussi être utile de comparer l'évolution de son actif
immobilisé sur plusieurs années afin de ne pas laisser perdurer une trop forte dépréciation.

Pourquoi la structure financière de l'entreprise doit-elle


être équilibrée ?

De la même façon que pour le compte de résultat avec les soldes intermédiaires
de gestion (SIG), il est possible de reclasser le bilan afin de réaliser une analyse
patrimoniale de l'entreprise, et de même que pour détailler davantage le compte
de résultat, on calcule les SIG , pour obtenir un bilan fonctionnel, on retraite le
bilan.
Des comparaisons dans le temps et dans l'espace, avec un certain nombre de
ratios bilanciels, permettent de compléter cette analyse et d'émettre une
opinion sur la structure financière de l'entreprise.

1. Les cycles d'exploitation, d'investissement et de financement


1.1. Le cycle d'exploitation
Il correspond à l'activité normale d'une entreprise (bas de bilan : actif et passif circulant). Il
s'agit des :

 dettes fournisseurs (qu'il faudra payer), qui, à l'origine, sont des achats de
marchandises et/ou de matières premières, ainsi que les autres dettes ;
 créances clients (qu'il faudra encaisser), qui, à l'origine, sont des ventes de
marchandises et/ou de produits finis, ainsi que les stocks.
1.2. Les investissements
Les investissements sont primordiaux pour l'entreprise, car ils permettent son
développement (haut du bilan actif : actif immobilisé). Il s'agit des : investissements de
remplacement, d'expansion, d'innovation et de productivité.
Idéalement, il faudrait que l'entreprise puisse acquérir ses immobilisations grâce à ses
ressources propres, donc par autofinancement (capitaux propres).

1.3. Financement
Il serait préférable que l'entreprise puisse attendre d'encaisser les créances de ses clients afin
de disposer de la trésorerie nécessaire au paiement de ses dettes fournisseurs. Dans le cas
contraire, elle est obligée, pour financer son activité, de faire appel à des :

 ressources externes : la banque (sous forme de découvert) ;


 ressources internes : capitaux propres – immobilisations = haut de bilan (fonds de
roulement).

2. Le bilan fonctionnel
Il correspond à un reclassement des postes de l'actif et du passif du bilan selon le cycle auquel
il se rapporte (exploitation : bas de bilan, investissements : haut de bilan et financement pour
la partie trésorerie seulement).

Trois grandes masses divisent le bilan fonctionnel :

 les capitaux stables (passif) et l'actif immobilisé (actif) ;


 l'actif et le passif circulant ;
 la trésorerie active et passive.

Dans le bilan fonctionnel, l'actif est retenu pour sa valeur brute avant déduction des
amortissements ou des provisions (les amortissements et les dépréciations de l'actif comme
les provisions font partie des capitaux stables).

ACTIF PASSIF

CAPITAUX STABLES
ACTIF STABLE EN BRUT Capitaux propres
Immobilisations incorporelles brutes Provisions
Immobilisations corporelles brutes Amortissements et dépréciations de tout l'actif
Immobilisations financières brutes Dettes financières (sauf concours bancaires
courants)
ACTIF CIRCULANT EN BRUT PASSIF CIRCULANT
Exploitation : Exploitation :

 Stocks bruts  Avances et acomptes reçus


 Avances et acomptes versés  Dettes fournisseurs
 Créances clients brutes  Dettes fiscales et sociales
 Autres créances  Autres dettes d'exploitation
 Charges constatées d'avance  Produits constatés d'avance

TRÉSORERIE ACTIVE TRÉSORERIE PASSIVE

 Disponibilités  Concours bancaires


 Valeurs mobilières de placement  Soldes créditeurs de banque

Exercice n°1

3. La notion de fonds de roulement


Le fonds de roulement net global (FRNG) = capitaux stables – actif immobilisé brut.

Le fonds de roulement représente la part des capitaux propres (donc les capitaux propres
sont supérieurs à l'actif immobilisé) qui peut financer le cycle d'exploitation (dans ce cas, le
passif circulant est supérieur à l'actif circulant, il a donc besoin d'être financé).

Le besoin en fonds de roulement (BFR) permet d'analyser le bas de bilan = actif


circulant (exploitation et hors exploitation) – passif circulant (exploitation et hors
exploitation).

La trésorerie nette = trésorerie active – trésorerie passive.

La définition fondamentale qui relie ces trois éléments du bilan est : fonds de
roulement net global = besoin en fonds de roulement + trésorerie nette.

On peut aussi contrôler ce calcul en reprenant la définition du FRNG = capitaux stables –


actif immobilisé brut.

En principe, le fonds de roulement doit pouvoir financer non seulement le besoin en fonds de
roulement, mais il doit aussi permettre à l'entreprise d'obtenir une trésorerie nette positive.
Néanmoins, ce jugement est à nuancer dans l'espace (en fonction du secteur de l'entreprise),
du contexte propre à chaque société et du contexte économique plus général dans lequel cette
dernière est amenée à travailler.
4. Calcul de ratios
4.1. Définitions
De la même façon que pour l'analyse du compte de résultat, il existe un certain nombre de
ratios qui permettent d'approfondir l'analyse du bilan et la qualité de la structure financière
de l'entreprise.

PRINCIPAUX
CALCUL SIGNIFICATION
INDICATEURS

RATIOS DE
STRUCTURE
FINANCIÈRE

En principe > à 1. Les


Couverture de l'actif Capitaux stables/valeurs
ressources stables doivent
immobilisé immobilisées brutes
financer l'actif immobilisé.

(Dettes financières +
En principe < à 1. Évaluation
Indépendance CBC*)/(Capitaux propres +
des possibilités d'emprunter
financière provisions + amortissements) * CBC
pour l'entreprise.
= découvert bancaire.

RATIOS DE L'ACTIF
ET DU PASSIF
CIRCULANT

(Stocks moyens de matières


Durée moyenne de Stock moyen = (stock initial
premières/coût d'achat des matières
stockage + stock final)/2
utilisées) × 360

Durée de crédit
(Clients/CA TTC) × 360
Pour les clients
(Fournisseurs/achats et charges
Pour les fournisseurs
externesTTC) × 360

4.2. Recommandations
Le calcul des différents ratios doit amener le comptable à émettre un certain nombre de
recommandations pour améliorer la situation de l'entreprise :
 agir sur la durée des crédits, clients et fournisseurs : en augmentant la durée du crédit
fournisseurs et en faisant « jouer la concurrence » (payer plus tardivement les
fournisseurs pour garder la trésorerie plus longtemps) ; en diminuant la durée du
crédit clients en leur demandant de payer leurs créances plus vite (récupérer plus
rapidement la trésorerie, mais c'est une donnée souvent contractuelle) ;
 agir sur la durée de stockage en diminuant la période de stockage de l'entreprise. Le
stockage a un coût, mais il faut aussi éviter que le niveau des stocks passe en dessous
du seuil de stock d'alerte, ce qui peut amener une rupture de stock et entraîner la
perte de clients

L'image patrimoniale de l'entreprise peut être analysée à travers ses différents cycles
d'exploitation : activité, investissement et financement. L'analyse par le haut du bilan (fonds
de roulement) et par le bas du bilan (besoin en fonds de roulement) permet de mettre en
évidence les capacités de financement et la trésorerie de la société.
Les ratios de l'actif et du passif circulant sont à comparer à ceux des entreprises du même
secteur. Cela permet d'identifier les points forts et les points faibles mais aussi de dégager
d'éventuelles marges de manœuvre pour optimiser la trésorerie de l'entreprise (jouer sur la
diminution du crédit clients et l'allongement du crédit fournisseurs).