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L'information n'est pas transcrite de la même façon dans les circuits analogiques et numériques.

Les systèmes numériques utilisent la quantification et un codage de l'information tandis que les
systèmes analogiques travaillent sur des valeurs à variation continue dont la richesse du contenu
n'est pas limitée par un échantillonnage quelconque.
Historiquement, les premiers systèmes électroniques étaient de type analogique. Ceux-ci avaient
en effet une structure plus simple. Une même fonction était réalisée avec moins de composants
en analogique qu'en numérique.
Les progrès de l'intégration et l'essor de la micro-électronique ont favorisé le développement de
l'électronique numérique. La plupart des systèmes électroniques actuels intègrent des systèmes
numériques et des systèmes analogiques. Si la part de l'analogique se réduit au profit du
numérique, l'électronique analogique reste cependant incontournable dans un certain nombre
d'applications, notamment pour les capteurs & transducteurs.
Le principal intérêt de l'électronique numérique est sa simplicité de fonctionnement qui rend son
comportement très prédictible. Les règles de quantification et le synchronisme (dans les
circuits synchrones) permettent de construire aisément des systèmes complexes et fiables.
L'intégration a rendu cela possible et peu coûteux.
Bruit et précision
Grâce à leur quantification, les circuits numériques limitent l'impact du bruit. C'est l'avantage du
codage par « tout ou rien ». Les signaux analogiques étant continus, ils sont obligatoirement
soumis à une incertitude due au fait que les signaux physiques sont convoyés par des charges
discrètes. Par contre, la quantité d'information convoyée sur un seul fil est plus grande (à
fréquence constante).
L'immunité au bruit des circuits numériques est très intéressante en traitement du signal. Elle
permet en particulier d'atteindre des dynamiques importantes puisque celle-ci n'est limitée que
par le nombre de « fils » utilisés pour convoyer le signal. En analogique c'est le ratio entre le
niveau de saturation et le niveau de bruit qui l'impose, nommé rapport s/b.
Le bruit étant un phénomène physique, il reste présent dans les circuits numériques. Il s'agit
même d'un problème important dans les circuits récents, qui combinent les difficultés : de petits
composants, de faibles tensions d'alimentations et des fréquences élevées. Le bruit est à origine
de phénomènes pouvant mettre en défaut les circuits numériques (gigue, glitches), là où les
systèmes analogiques ne subissent la plupart du temps qu'un dysfonctionnement passager ou
une dégradation de leur performance.
Intégration
Bien que les circuits numériques comportent un grand nombre de composants et de nœuds, ils
sont souvent plus petits que les circuits analogiques car ils se prêtent mieux à l'intégration. Dans
le domaine du traitement de l'information, il est moins exigeant pour un transistor de fonctionner
en binaire (bloqué/saturé c'est-à-dire commutateur fermé/ouvert) qu'en linéaire (amplificateur).
Les circuits numériques sont petits et plus faciles à concevoir que les systèmes analogiques.
L'électronique numérique permet la conception de circuits extrêmement complexes tels que
les processeurs à un coût modéré.

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