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COURS OPERATIONS UNITAIRES ADSORPTION

ABSORPTION

L'absorption de gaz dissous dans un solvant liquide contenant un ou


plusieurs réactifs se rencontre dans quatre champs d'application industrielles :

 Lavage des gaz acides : CO2, H2S, CO, SO2, NO,… pour la fabrication des
gaz de synthèse et pour lutter contre la pollution de l'air etc…
 Fabrication des produits purs : H2SO4, HNO3, BaCl2,…
 Procédés biologiques : fermentation, oxydation des boues, fabrication de
protéines à partir d'hydrocarbures, oxydations biologiques etc…
 Procédés en phase liquide : Oxydations, hydrogénations, sulfonations,
nitrations, etc…

1. Rappels

1.1 Solubilité des gaz

Considérons le cas d'un système binaire gaz – liquide :

Si un gaz et un liquide non volatil sont en équilibre, alors la concentration


du gaz dissous dans le liquide est appelée solubilité du gaz dans ce liquide
aux températures et pression existants alors :
La principale caractéristique de la solubilité des gaz est qu'il est
nécessaire, pour le maintien d'une concentration donnée de gaz dans la
phase liquide, que ce gaz exerce dans la phase gazeuse située en contact,
une pression partielle dont la valeur absolue est bien définie. Inversement,
on peut dire que le gaz dissous exerce une pression partielle au dessus de
sa solution.
La solubilité des gaz diminue rapidement avec la température.

1.1.1 Solutions liquides idéales

Les caractéristiques d'une solution idéale sont :

a- Les forces d'attraction et répulsion intramoléculaires dans la solution


sont inter changées lorsqu'on mélange les constituants.
b- Le volume de la solution varie linéairement avec la composition.

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c- Il n'y a ni adsorption ni évolution de la chaleur de mélange des


constituants.
d- La pression de vapeur de la solution varie linéairement avec la
composition exprimée en fraction molaire.

Dans ce cas, on peut utiliser la loi de Raoult :

p*  p v x

avec p* pression partielle du gaz en équilibre avec le liquide


pv pression de vapeur du gaz soluté
x fraction molaire du gaz dans la solution

1.1.2 Loi d'Henry – Solution non idéale

Pour des solutions diluées non idéales, on peut considérer que la fraction
molaire du soluté y* dans le gaz en équilibre avec une solution dont la
fraction molaire en soluté est x, s'écrit :

p*
y*   mx
pt

1.2 Coefficient de conductances volumiques de transfert

Considérons l'absorption dans laquelle un gaz est dissous dans le liquide sans
qu'il y ait réaction. La représentation de base du transport du gaz soluté est
fondée sur le concept de l'additivité des résistances en phase gazeuse et en phase
liquide, on suppose de plus que la résistance interfaciale est négligeable.
Le flux global d'absorption par unité de volume d'absorbeur est alors :


  N A .a  k G .a  p G  p L   k L .a C *  C L 
Avec
a aire interfaciale entre le gaz et le liquide rapporté à l'unité de
volume
Na flux spécifique moyen d'absorption par unité d'aire
interfaciale
Pg, pi pressions partielles du gaz soluble respectivement au sein du
gaz et à l'interface
C* et CL concentrations du gaz dissous à l'équilibre respectivement à
l'interface et au sein du liquide.
kg coefficient de transfert de matière en phase gazeuse. On peut
le rattacher à une résistance d'un film gazeux stagnant

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d'épaisseur g à travers lequel le gaz est transporté


exclusivement par diffusion moléculaire, la composition au
sein du gaz étant uniforme.

Pour le transfert de matière en phase liquide, plusieurs modèles fondés sur


des hypothèses distinctes quand au comportement du liquide, conduisent à des
expressions différentes du coefficient de transfert de matière kL.

N A .a  K G .a  p G  p *   K L .a  C*L  C L   K G .a.P y  y *   K L .a.C x *  x 

KG et KL coefficients globaux de transfert de matière

La connaissance des coefficients volumiques est nécessaire pour le calcul


du dimensionnement des appareils. Malheureusement, à cause de la complexité
des variations de " a " et par la suite de celle du coefficient volumique, il a été
impossible jusqu'à maintenant d'obtenir une expression théorique pour les
coefficients. Il est donc nécessaire d'avoir recours aux expressions empiriques.

2. Contact continu des phases immiscibles

Les absorbeurs utilisés ont des formes très diverses :

 réacteurs tubulaires à bulles, à gouttes, à film tombant, à garnissage, à


plateaux, etc…
 réacteurs à cuve agitée mécaniquement,
 réacteurs de types jets ou venturis.

Ces différentes formes géométriques sont dues, à la compétition entre


phénomènes :

 de thermodynamique chimique (solubilité des gaz, diffusivité des


réactifs);
 de transfert de matière et de chaleur de chaque côté de l'interface gaz –
liquide (coefficients de transfert et aires interfaciales);
 de cinétique chimique (constantes cinétiques, ordre de réaction sélectivité,
etc…).

2.1 Appareillages utilisés lors des opérations gaz – liquide

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a- Appareils progressifs : Colonnes à garnissage

Gaz
Liquide

Gaz

Liquide

Le contact est continu entre le liquide et le gaz. Les pertes de charges sont
moins considérables et la rétention du liquide est moindre.

b- Appareils étagés : colonnes à plateaux

Liquide
Gaz

Gaz

Liquide

Le contact est discontinu, étagé.

c- Colonnes vides

Liquide
Gaz

Gaz

Liquide

2.2 Appareillages utilisés lors des opérations liquides – liquide

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a) Mélangeurs avec séparateurs

Liquide A

Liquide B

Liquide A

Mélange Liquide B

Séparateur
b) Colonne à garnissage avec un pulseur

Liquide B lourd
Piston
Cet appareillage
Permet d'accélérer
Pulseur le transfert de matière

Liquide A léger

Liquide B

En général A et B ne sont pas totalement immiscibles.

3. Colonnes à garnissage

Les colonnes garnies sont employées dans l'industrie lors des opérations
d'absorption, distillation et extraction.

Ces colonnes réalisent un contact continu à co ou contre courant des deux


phases gaz et liquide. L'échange entre les deux phases se fait d'autant mieux
qu'on a une grande surface de contact et une bonne turbulence.

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L'efficacité des colonnes garnies est fonction des paramètres


suivants :

 Les caractéristiques du garnissage.


 Les différents types d'écoulement.
 Les conditions hydrodynamiques.
 La rétention

3.1Choix du garnissage
Un garnissage doit être tel que :

 La surface spécifique (surface volume). Doit être la plus grande


possible.
 Il doit avoir un grand volume de vide avec une grande porosité afin
d'avoir une perte de charge la plus faible possible (la résistance à
l'écoulement la plus faible possible).
 Il permet une distribution uniforme du liquide.
 Il doit être de faible densité, pour les grandes colonnes garnies, le
poids du garnissage peut provoquer de sérieux problèmes de
support.
 Il doit être résistant à la corrosion et relativement peu coûteux.

Le garnissage joue un rôle important car :

 Il augmente l'aire de contact liquide – gaz.


 Il provoque des micro-tourbillons dans le film liquide, ce qui
permet de renouveler la surface et favorise le brassage et
l'homogénéisation locale de la concentration du liquide.
 Il empêche la formation de grands mouvements de convection
longitudinale dans la phase gazeuse, ce qui maintient une différence
de concentration entre l'entrée et la sortie de la colonne.

3.2 Différents types de garnissage

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On peut citer parmi les anneaux :


D
 Raschig (1830)

Céramique, porcelaine
Acier, plastique H
Hauteur = Diamètre
 Lessing : céramique, porcelaine

H=D D < 50 mm : vrac


D > 50 mm : empilement

 Pall : Céramique, acier,

porosité importante, bon


contact, augmentation de la
turbulence. Il comporte des
languettes repliées vers
l'intérieur ( 4 Languettes )

 Les Selles
o de Berl
o Intalox

 Billes sphériques :

Bon contact, la porosité faible et


grande perte de charge.
Il faut un support pour maintenir le
garnissage

Ag 6
ag  
Vg dg

Le choix du garnissage dépend :

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 Du système à étudier.
 Du coût.
 De l'efficacité.

Remarque
Si  on peut admettre un plus grand débit de gaz
3.3 Types d'écoulement

3.3.1 Écoulement arrosé

La phase gazeuse est continue alors que la phase liquide est discontinue,
ceci à co ou contre courant. La grille de support du garnissage est placée après le
distributeur du liquide.

Le liquide ruisselle sur le garnissage


Liquide il existe un film liquide, le diamètre
des pores diminue d'où la surface
Affectée à l'écoulement du gaz
Gouttelettes diminue ce qui entraînera une
vitesse de gaz plus grande.
Gaz

Si on maintient le débit de liquide L constant et on fait varier le débit de


gaz G, en augmentant le gaz G va refouler le liquide, le liquide va occuper tout
le volume du vide et le gaz ne peut plus passer, et on observe le phénomène de
l'engorgement.

3.3.2 Écoulement noyé

Dans ce cas : la phase liquide est continue, la phase gazeuse étant


discontinue à co ou contre–courant. Le liquide occupe toute la section offerte par
le garnissage et le gaz se disperse sous forme de bulles.

Si le débit G augmente, la taille des


Liquide bulles gazeuses va augmenter et créée
un chemin en refoulant le liquide qui
Bulles n'arrivera plus à passer et on observe
le phénomène d'engorgement.

Gaz

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Remarque : Dans les cas de l'écoulement à co-courant que se soit vers le bas ou
vers le haut, il n'existe pas d'engorgement.

3.3.3 Écoulement co-courant vers le bas

Si l'un des débits est augmenté, on atteint l'état de l'écoulement arrosé,


noyé ou pulsé caractérisé par un passage alterné de gaz et liquide, ou
l'écoulement en brouillard car le liquide va formé une couche très fine sur le
garnissage puis des gouttelettes très fines.

Liquide Bulles L
De gaz G
L

Arrosé Noyé Pulsé Brouillard


Transfert optimum

4. Hydrodynamique des systèmes solide-liquide-gaz

4.1. Pertes de charge du courant gazeux

La perte de charge dans une colonne garnie est influencée par les deux
débits de gaz et liquide.

LnP (1) (2) (3)


Garnissage sec

L G
(III)
B

(II)
A
L faible
L élevé

(I)
LnG

L'écoulement du gaz à travers une colonne garnie est en général turbulent


d'où la pente de la courbe (3) est égale à (II). (Prédiction de l'équation de la perte
de charge en régime turbulent).

Pour un débit constant de gaz G, la perte de charge augmente avec


l'augmentation du débit liquide.

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 Considérons la courbe (I), à débit de liquide L constant :


Jusqu'au point A, la perte de charge est similaire à celle du garnissage
sec (3).
 La perte est la même seulement la perte de charge est élevée.
 Au point A, un changement de pente a lieu indiquant une
augmentation plus rapide du gradient de pression avec la vitesse du
gaz.

Le point A est appelé point de charge.

Description des différentes zones

Zone I : Le courant liquide – gaz est faible d'où nous avons une faible
efficacité : l'interaction liquide – gaz est négligeable.

Pour un système eau – gaz, et pour des régimes inférieurs au point de


charge A Leva a établi la corrélation suivante :

P G2
 .10L.
Z g

L et G : flux massiques du liquide et du gaz (kg/m2. s).


,  : Constantes tabulées.
P
Z
: perte de charge par unité de hauteur de la colonne garnie
(mm Hg/m de colonne)

Cette équation est valable lorsque :

1- le diamètre des particules est au maximum égal à 1/8 de celui de la


colonne;
2- les empilages sont sans ordre; le degré de tassement peut avoir une
grande influence;
3- les débits de liquide inférieurs à ceux correspondant au point de
l'engorgement.

Zone II : Zone de chargement

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Au point A, on a un changement d'allure, le frottement ou freinage est


alors suffisant pour gêner la descente du liquide provoquant une rétention du
liquide, ce qui diminue l'espace libre offert au gaz, c'est le point de charge,
(difficile à observer expérimentalement).

Dans cette zone, on utilise l'équation d'Ergun appliquée à l'écoulement


monophasique.

P
 h  .G  h  .G 2
Z
P
Connaissant Z
dans le cas d'une colonne garnie (cas du garnissage sec), on
peut déduire la perte de charge pour un liquide L circulant :

 P  L , G  f L  P  0 , G

fL étant un facteur correctif fonction du débit L, il existe des abaques donnant :

f L  f  L  , garnissage

Zone III : Engorgement

Si on continu d'augmenter G, la rétention du liquide augmente rapidement


et l'on atteint le second point caractéristique B, où la perte de charge augmente
soudainement dans des proportions vertigineuses. La vitesse du gaz est
suffisamment grande à ce moment pour empêcher le liquide de s'écouler sous
l'effet de la pesanteur, et le forcer à s'accumuler en couches plus ou moins
épaisses à divers endroits de la colonne. C'est le point d'engorgement et la
colonne ne peut plus fonctionner. Il est important de noter que le point
d'engorgement est , non pas pour un débit ou une vitesse de liquide (ou gaz)
mais plutôt pour une association ou combinaison de deux débits G et L
produisant une augmentation verticale de la pression. Il existe une bonne
corrélation graphique des points d'engorgement :

L  Log B
En abscisse : A  G . G
L

2   0, 2
ap 1 L
En ordonnée : B  G . 3 L .  . . g
  G L c

engorgement

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Log A
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Où ap : surface spécifique
: porosité
L : viscosité du liquide

4.2 Rétention

La rétention est le volume de liquide retenu par m 3 de colonne garnie.


Cette valeur est importante dans le cas de l'absorption avec rétention chimique,
et en distillation.

On observe deux types de rétention statique et dynamique.

a- rétention statique

C'est le volume de liquide qui est emprisonné dans le garnissage à débit de


gaz nul, après établissement du régime.

b- Rétention dynamique ou opératoire

C'est le volume de liquide retenu par un certain débit de gaz. Grâce à des
mesures de volumes, on peut tracer deux diagrammes.

m 3eau
 L  
m 3colonne garnie

L L3 L2 L1 L G3 G2 G1

G(kg/m3.h) G(kg/m3.h)

L3 > L2 > L1 G , L

Corrélations
0, 6
 L 
eau  0,0011
 dp 

 

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61   
avec : dp  3
.N

L : débit de l'eau (kg/m2.h)


N : nombre d'unités ou éléments de garnissage par m3 de colonne garnie.
dp : diamètre (en mm) de la sphère équivalente à un élément de garnissage.

1   .V  N.V1

V : Garnissage total =1m3


V1 : Garnissage

61   
1     N. dp
3

 dp3 
6 .N

Si le liquide n'est pas de l'eau on utilise la corrélation suivante :


0 ,1 0 , 73 n
liquide    eau    
  liquide  .  . eau 
eau    
 eau   liquide   liquide 
avec :  : tension superficielle
eau : 73 dynes/cm
n: constante fonction du débit de liquide
n

L (kg/m3.h)

5. Bilans de matière

Soit une colonne à absorption représentée par le schéma suivant :


L2, x2
L et G sont des débits de liquide et gaz.

G, y G2, y2 Indice 1 : bas de colonne


Indice 2 : haut de la colonne

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L, x y : fraction dans la phase gazeuse


x : fraction dans la phase liquide
G1, y1
Dans la cas de l'absorption G2 < G1
L1, x1 L2 < L1

Le bilan total donne :

G1 + L2 = G2 +L1
L1 – L2 = G1 – G2

Bilan sur le constituant actif :

G1. y1 + L2.x2 = G2.y2 +L1.x1

A un niveau quelconque :

G + L2 = G2 +L
G.y + L2.x2 = G2.y2 + L.x

L G .y - L2 .x 2
y x 2 2
G G

G  L2  G 2 G y  L2 x 2
y x 2 2
G G

L
Remarque : Ce n'est pas une droite car G
est variable et fonction de la hauteur.

Cette équation est le lieu des points dont les coordonnées sont les
concentrations des phases qui se croisent à un niveau quelconque dans la
colonne.
La présentation graphique porte le nom de ligne d'opération ou ligne
opératoire.

Dans la cas où L et G sont des inertes, donc des débits constants le long de
la colonne (y et x, étant des rapports molaires) alors la ligne opératoire est une
droite.

1 – G, Y1, X2, et X1 connues

La construction d'un pont X1 à deux inconnues, Y2 et L.

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a- Si Y1 = Y2
L
G
0  L=0

La droite opératoires AB est horizontale.


b- Si Y2 = Y2*

On a un équilibre gaz – liquide en haut de la colonne. La pente de la droite


L Y1  Y2*
opératoire    ceci implique que la colonne doit être infiniment
 G  max X1  X 2
haute en général L = a.Lmax, avec 0 < a < 1

Y L
 0
B G  A
Y1
L
 
 G  max

Y* X
X2 X1

2 – G, Y1, X2, et Y2 inconnues

Purification d'un gaz, L et X1 sont les inconnues.

Y1 B E
L Y1 = mX1* équilibre entre
L
     G  Les deux phases
G min

Y2 A Y*=mX

X
X2 X1*

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a-/ Si X1 = X2  droite BA

L
   L =  la ligne opératoire est verticale
G

b-/ Si X1 = X1*

  L Y Y
Le liquide est en équilibre avec la vapeur  G   X*  X  L min
1 2

 min 1 2

En générale L = a.Lmin avec a >1.

Le cas où L  Lmin, on a le liquide saturé. Si a est trop grand, le transfert est


mauvais, la solution est trop diluée.

Remarque : le cas ù la courbe d'équilibre est convexe.

 Le débit du liquide  L


     est déterminé graphiquement de telle sorte que la
 le débit du gaz  min  G  min
droite opératoire soit tangente à la courbe d'équilibre.
Y
L
Y1 Droit opératoire de pente  
 G  min
Courbe d'équilibre

Y2
X
X1 X2
3 - Problème de recyclage
Quelle est la quantité de liquide recyclé ?

L, x2 L' = L" +L

L', x2'
A l'intérieur de l'enveloppe
G, y2 en pointillés
L.x2 + G.y1 = G.y2 + L.x1

L" A l'intérieur de la colonne


L'.x2' + G.y1 = L'.x1 + G.y2
G, y1

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L, x1
 mélangeur à l'entrée du liquide

L + L" = L'
L.x2 + L".x1 = L'.x2'
L.x2 +(L' –L).x1 = L'.x2'
 L'  L'
x 2    1.x1  .x '2
L  L
L'
= taux de recyclage
L
L' x 2  x1 x1  x 2
 
L x '2  x1 x1  x '2
y

y1 Le taux de recyclage maximal

 L'  x  x2
   1
 L  max x1  x 2
*

y2
 L'   L' 
   b  avec b>1
L  L  max
x2 x2* x1 x

Domaine de variation de x2'

Le taux de recyclage maximal :

 L'  x  x2
   1
 L  max x1  x 2
*

 L'   L' 
   b  avec b <1
L  L  max

4- Dimensionnement, calcul de la hauteur d'un absorbeur

Le calcul de la hauteur d'un absorbeur dépend du type de contact :

 Les absorbeurs à étages (colonnes à plateaux)


 Les absorbeurs en continu (colonne à garnissage).

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L'efficacité de la colonne n'est pas calculée de la même manière du fait


que le contact est différent.
4.1- Absorbeurs à contact par étages

LA hauteur est égale au produit du nombre de plateaux réels par


l'espacement entre deux plateaux (e)

H  N Pr .e

Le nombre de plateaux réels est le quotient du nombre de plateaux


théoriques sur l'efficacité globale de la colonne

N Pt
N Pr 
E
Le nombre de plateaux théoriques est déterminé par la méthode graphique
de Mac Cabe et Thiele à partir des tracés des courbes.

 Courbe d'équilibre
 Droite opératoire
 Les triangles représentant les plateaux.

XN-1

YN
Les points (YN, YN+1); …; (Y0, X1) sont les
N de la droite opératoire.
XN YN-1
Xi+1 Yi (Y1, X1); (Y2, X2); (YN, XN) appartiennent
à courbe d'équilibre.
Xi Yi-1
X2 Y1
1
Y0

Y X1

Y0

1
Y1
On numérote les étages de haut en bas
(par convention)
2

Y2
X 18
YN
XN+1 X3 X2 X1
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On obtient donc une suite d'escaliers


entre les deux lignes opératoire et
d'équilibre.

Le nombre de marches donne le nombre


de plateaux théoriques.

Pour que le liquide soit en équilibre avec le gaz, il faut que le temps de
contact soit grand et la surface de contact soit grande aussi ceci n'est pas
possible en pratique.
G, Yi-1 G, Y1
Plateau i
L, Xi L, Xi+1

Si le plateau est théorique alors Xi et Yi sont en équilibre.

 Calcul de la fraction de plateau

Y YN 1  YN
fraction 
YN 1  YN'

Le nombre de plateau
N-1 théoriques sera fractionnaire
YN-1
mais le nombre de plateaux
YN réels est un nombre entier.
YN'
N Pt
X N Pr  et on arrondit.
E
XN+1 XN XN-1

4.2- Absorbeurs à contact continu (à garnissage)

Soit un élément différentiel de hauteur dh. Les transferts de matière dans


ce volume sont décrits par les bilans suivants :

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Gy

dm  d Gy   d  Lx    N A a  dV

dh
dm Gdy  ydG  Ldx  xdL

Lx
Pour de faibles transferts : dL = 0
dG = 0
y
yi  Gdy  Ldx
xi
x d Gy   ky y  y i  dA
d Lxy  kx  x i  x  dA

avec dA  a.Sdh

On suppose que le flux (NA.a) est constant en tout point de l'élément


différentiel.

S'il y a transfert d'une seule substance on aura de plus :

dG  dL   N A .a  S.dh

Le flux NA.a s'exprime en moles / unité de temps et de volume

dG  d  Gy   ydG  Gdy
dy
dG  G
1 y
G.dy
   N A .a  S.dh
1 y
L.dx
de même :   N A .a  S.dh
1 x

a étant la surface interfaciale de transfert de matière par unité de volume garni


(m2/m3)  a garnissage.

a = f(a garnissage sec, L, G et L).

a- Cas où le film gazeux contrôle le taux de transfert

Le taux de transfert est donné par :

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 N A .a   k G .a  P  Pi   k G .a.P y  y i 
 K G .a.P  y  y * 

 K G .a.P y  y * .S.dh
G.dy
1 y
y1 G 1 dy
 h  
y2 S K G .aP 1  y    y  y * 
y1 1 1 d Gy 
  
y2 S K G .a.P  y  y * 

b- cas où le film liquide contrôle le taux de transfert

Dans ce cas, on utilise une des équations contenant le potentiel exprimé en


unités de concentration en phase liquide.

 N A .a   k L .a  C i  C  K L .a  C *  C
 k L .a  x i  x   K L .a  x *  x 

L.dx
1  dx

 K L .a.C x *  x .S.dh 
x2 L 1 dx
h    
x1 S K .a.C 1  x    x *  x 
L
x2 1 d  Lx 
 
x1 K .a.C.S 1  x   x *  x
L  
C étant la concentration totale en moles par unité de volume.

c- Cas général où les deux résistances sont importantes

G L
y1
S dy x1
S  dx
h  
y 2 K .a.P 1  y   y  y
G
*
 
x 2 K .a.C 1  x   x *  x
L  
Ces équations sont valables aussi bien dans le cas d'une contre diffusion
équimolaire que dans le cas d'une diffusion à travers une phase stationnaire (non
diffusante).

Examinons ces équations plus en détail :

 Cas de contre diffusion équimolaire

( Ce cas a lieu lors de la distillation rectification où il y a un taux égal de


transfert du constituant le plus ou moins volatile entre les phases).

Dans ce cas :

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h y2 dy y2 dy
h 0
dh  G  
y1 k G .a.S.P. y i  y 
 G
y1 K
G .a.S.P. y  y
*
 
Le débit molaire G est considéré comme constant :

Pour les mêmes suppositions,

h x2 dx x2 dx
h 0
dh  L  
x1 k L .a.S.C. x  x i 
 L
x1 K .a.S.C. x  x *
L  
Dans le cas des gaz dilués, le composant qui est absorbé est présent dans
le gaz en faible concentration, même à l'entrée de la colonne et que les solutions
de ce composant qui se trouve dans la colonne sont suffisamment diluées, les
termes en (1-y) et (1-x) peuvent être considérés égaux à l'unité.

On peut utiliser d'autres coefficients Ky.a et Kx.a, à la place de kG.a et kL.a.

G G G
S dy S dy dy
 S 
y1 y1 y1
h   
y 2 K .a
y yy *
 
K y .a y 2 y  y *
 
K y .a y 2  y  y i 

 H G  N G  H OG  N OG

L L L x L x
S dx S dx S dx dx
 S  *
x1 x1
h    *  
1 1

x 2 k .a  x  x  x 2 K .a  x  x  k x .a x 2  x i  x  K x .a x 2  x  x 
x i x

 H L  N L  H OL  N OL

H = hauteur d'unité de transfert [m]


N = nombre d'unité de transfert [-]

G L
HG  S HL  S
k y .a k x .a

G L
H OG  S H OL  S
K y .a K x .a

y1 dy x1 dx
NG  y2 y  yi
NL  
x2 x x
i

22
COURS OPERATIONS UNITAIRES ADSORPTION

y1 dy x1 dx
N OG  
y2 y*  y
NL  x2 x x
*

k(x, y) : Coefficient partiel de transfert de matière (côté liquide, gaz)


K(x, y) : Coefficient global de transfert de matière
(ky.a) : Coefficient de transfert de matière volumique kmole/m3.s
(y-yi) et (xi-x) : Différence de potentiel d'échanges partiels côté gaz et côté
liquide
(y-y*) et (x*-x) :Différence de potentiel d'échanges globaux côté gaz et côté
liquide

Si la courbe d'équilibre est une droite


y* = mx
y* = mx . b

Les coefficients globaux :

1
Ky
1 m

ky kx Kx
Ky 
1 m
Kx
1 1

kx mky

Ces dénominateurs sont la somme des résistances au transfert en phase


gazeuse et liquide.

Cas de la diffusion à travers un composant stationnaire

Les opérations de transfert de matière, où a lieu ce cas sont l'absorption de


gaz, extraction liquide – liquide, l'échange d'ions et l'absorption.

Le débit molaire de gaz inerte V '  1  y   V

 y 
d  Vy   V '  d
dy dy
  V '   V
1 y  1  y  2
1  y 
d  Vy   V
dy
 k y  a  y i  y  S  dh
1 y
 
 K y  a y *  y S  dh
h y2 G dy

0
dh  
y1


S  K y  a 1  y   y *  y 

23
COURS OPERATIONS UNITAIRES ADSORPTION

G
y2
S  dy

y1 k y  a 1  y    y i  y 

En terme de phase liquide :

L L
h x2
S  dx x2
S  dx
 dh  
0 x1

k x  a  1  x    x i  x  x1 K x  a  1  x   x *  x  
y2 y2
 
y1
H G  dN G  
y1
H OG  dN OG

x2 x2
  x1
H L  dN L  
x1
H OL  dN OL

1 y  Lm
On peut multiplier et diviser par yi
l'équation
G
y2
S  dy

y1 k y  a 1  y    y i  y 

G
S 1  y  Lm  dy où k y  a 1  y  Lm  k 'y  a
  qui est indépendant de la
k y  a 1  y  Lm  y i  y 1  y 
concentration.

h  G  y 2 1  y  Lm  dy
h  0
dh    
 k y  a  S1  y  Lm  moy 1 1  y  y i  y 
y

h  G  y 2 1  y  Lm  dy
h 0
dh    
 K y  a  S1  y  Lm m  moy 1 1  y  y  y
y *
 

de même pour la phase liquide :

h  L  x 2 1  x  Lm  dx
h 
0
dh  
   x1
 k x  a  S 1  x Lm  moy 1  x  x i  x 

h  L  x 2 1  x  Lm  dx
h  0
dh    x1
 K x  a  S1  x  Lm  moy 1  x  x *  x  

L'indice Lm est la moyenne logarithmique :

24
COURS OPERATIONS UNITAIRES ADSORPTION

1  x 2   1  x 1  x1  x 2
1  x  Lm
x2
 
x1 1 x2 1 x2
Ln Ln
1  x1 1  x1

y1  y 2
1  y  Lm
y2

de même pour y1 1 y2
Ln
1  y1

7- Le concept de l'unité de transfert

Les équations utilisées pour le calcul de la hauteur d'une colonne garnie


peuvent être réarrangées pour permettre l'introduction d'un concept qui jette une
lumière nouvelle sur le fonctionnement de l'échangeur de matière. Colburn et
y1 dy
Chilton (1935) ont proposé d'appeler l'integrale y 1  y   y  y *  le "nombre 2

d'unité de transfert".

7.1 Détermination du nombre d'unités de transfert NUT

NUT représente le pouvoir séparateur d'un absorbeur. Il est déterminé en


utilisant le diagramme opératoire.

y
Courbe d'équilibre

y1 Courbe opératoire

Pente
yi

Y2

x2 x xi x1 x

G  dy  L  dx  k y  y  y i   k x  x i  x 

k x y  yi
 
k y x  xi

25
COURS OPERATIONS UNITAIRES ADSORPTION

Pour un point de colonne (y, x) on peut déterminer les concentrations à


kx
l'interface (yi, xi) grâce à l'intersection de la droite de pente  passant par
ky
(y,x) et la courbe d'équilibre y*=f(x).

Dans un problème d'absorption d'un gaz, le nombre d'unités de transfert


est :

y2 1  y  Lm  dy y2 1  y  Lm  dy
N OG   1  y   y NG  
y1 *
y  y1 1  y  y i  y 

Cette intégrale peut être simplifiée : (1-y) Lm peut être approximée par la
moyenne arithmétique entre (1-y) et ( 1-y*).

y2 dy 1 1 y2
N OG  
y1
  Ln
y y 2
*
1  y1

Démonstration :
1  y  Lm 
1  y   1  y *   1   y  y * 
2 2

y2 dy 
 1  y   1  y *  
N OG   1  y   y
y1 * 
y   2

1 y 2 dy 1 y 2 1  y * dy  
2 y1 y *  y 2 y1 1  y  y *  y
 
 
1 y 2 dy 1 y 2 1  y  y  y * dy  
2 y1 y *  y 2 y1 1  y  y *  y
 
 
y2 dy 1 y 2 dy y2 dy 1 1 y2
     Ln
y1 y  y 2 y1 1  y
* y1 y  y
*
2 1  y1

y2 dy 1 1 y2
NG    Ln
y1 yi  y 2 1  y1

x2 dx 1 1  x1
NL    Ln
x1 x  xi 2 1 x2

x2 dx 1 1 x2
 
x1
 Ln
x  xi 2 1  x1

26
COURS OPERATIONS UNITAIRES ADSORPTION

x2 dx 1 1  x1
N OL    Ln
x1 xx *
2 1 x2

En terme de rapports molaires :

Y2 dY 1 1  Y2
NG    Ln
Y1 Yi  Y 2 1  Y1

Y2 dY 1 1  Y2
N OG    Ln
Y1 Y Y 2
*
1  Y1

Dans le cas des concentrations diluées, l'équation NOG est réduite à :


y2 dy
N OG  
y1 y y
*

Si on suppose en plus que les courbes d'équilibres et opératoires sont des


droites :

y*  m  x  b
L
y  x  x2   y2
G

y2 dy
N OG   y1 y y
*

y  y*  q  x  s

L x 2 dx L y  y*
G x1 qx  s Gq
N OG   Ln 1

y  y* 2

y1  y1 y y
N OG   1 2
  
y 1  y1  y 2  y 2
* *
 y Lm
Lm : moyenne logarithmique
y y *
Ln 1 1*
y2  y2

Si Y* = mx

R  y  mx 2  1  1  L
N OG  Ln  1 1     avec R  G rapport des pentes des droites
R  1  y 2  mx 2  R  R 
m
opératoires et d'équilibre.

27
COURS OPERATIONS UNITAIRES ADSORPTION

R est le facteur d'extraction absorption.

7.2 Détermination des coefficients de transfert de matière

G
La hauteur de la colonne h  
y1
S  dy .
y2 k  a y  y
y i

Les corrélations ont été établies pour le calcul des HUTG et HUTL partiels,
on accède aux HUTO,G,L globales par les relations :

1 L
HUTOG  HUTG  HUTL
R R G
HUTOL  HUTL  R  HUTG m

La hauteur h = NOG . (HUT)OG = NOL . (HUT)OL


= NG . (HUT)G = NL . (HUT)L

La hauteur de l'unité de transfert (HUT) est une moyenne pour toute la


colonne. Les relations entre les coefficients et les HUT sont :

G L
 HUT  OG  S  HUT  OL  S
K y .a K x .a

G L
 HUT  G  S  HUT  L  S
k y .a k x .a

On a les relations suivantes :

1 1 P
 
K y .a K y .a k x .a.C

G G L
S  S  S  pG
K y .a K y .a k x .a. C L

28
COURS OPERATIONS UNITAIRES ADSORPTION

 HUT  OG   HUT  G   HUT  L  m  G


L
1
 HUT  OG   HUT  G    HUT  L
R
 HUT  OL   HUT  L  R   HUT  G

Ky et Kx sont les coefficients de transfert de matière globaux déterminés


soit expérimentalement ou à partir d'équations empiriques.

Sh  A  Re   Sc 

D
où Re = nombre de reynolds = 

Sc = nombre de Schmidt =   DG
KC
Sh = nombre de Sherwood = D
G

Où D : diamètre de la colonne
DG : coefficient de diffusivité
KC : coefficient de transfert de matière
 : viscosité
µ : vitesse

On peut définir la hauteur équivalente à un plateau théorique et le nombre


équivalent de plateaux théoriques.

Z = HEPT . NEPT = NOG .HOG


HEPT N OG log R
 
H OG NEPT 1
1
R
hauteur de la colonne
N OG 
hauteur d ' unité de transfert

Dans le cas particulier où la ligne d'équilibre et la ligne opératoire sont


des droites, l'équation de Kremser – Brown – Souders est appliquée :

y1  y 2 R n 1  R
 n 1
y1  m  x 2 R 1
où n est le nombre d'étages théoriques
R est le rapport de la pente de la droite opératoire sur la droite
d'équilibre.

29
COURS OPERATIONS UNITAIRES ADSORPTION

x1  x 2 R n 1
 n 1
y1 R 1
 x2
m

Colburn a démontré que l'on pouvait la transformer et obtenir :


x2

y2
 y  m  x2  1  1 
Ln  1 1    
 y2  m  x2  R  R 
n  NEPT 
LnR

y1

x1

En changeant les indices :


X0

Y1

 y  m  x0  1  1 
Ln  N 1 1    
 y1  m  x 0  R  R 
n  NEPT 
LnR
YN+1

XN

 kx 
Les corrélations suivantes nous permettent de calculer le rapport  
 k :
 y 

Equation de Pratt
0 , 25

1   dc
G G  0 , 67
 G 
S   HUT
G     S    
k y .a C a  G    G  DG 
 
4
dc 
a

Equation de Sherwood Holloway

30
COURS OPERATIONS UNITAIRES ADSORPTION

0, 25
L  4L   L 
0 ,5
S   HUT 
L  119     S    
k x .a   L .a   
 L LD
 

1
 2  3
avec    2 L  épaisseur du film liquide.
 L  g 

8- Efficacité des plateaux de Murphree

En réalité sur un plateau réel, l'équilibre n'est pas atteint y i  y *i et x i  x *i


on définit.

appauvrissement reél enrichissement reél


G  L 
appauvrissement max enrichissement max

a/ Cas idéal
Y
Yi Xi+1
Yi-1

i G=1

L=1
Yi=Yi*
Yi-1 Xi
X
Xi+1 Xi=Xi*

Yi = Yi*(Xi)
Xi = Xi*(Yi)

b/ Cas réel

Y
Yi Xi+1
Yi-1

G=1

Yi
L=1
Yi*
Yi-1 Xi
X
31 Xi+1 Xi Xi*
COURS OPERATIONS UNITAIRES ADSORPTION

Yi 1  Yi X i  X i 1
G  L 
Yi 1  Yi* X *i  X i 1

Sur un plateau, on obtient une variation de concentration de yi-1 à yi

 La variation reélle est yi-1-yi


 La variation idéale serait yi-1-yi*

Ainsi l'efficacité Murphree EM :

y i 1  y i
EM 
y i 1  y *i

9- Absorption non isotherme

Plusieurs absorbeurs fonctionnent avec des mélanges gazeux et liquides


dilués et satisfont dans ces cas la supposition que l'opération est isotherme.
Cependant l'opération d'absorption est généralement exothermique et lorsque de
grandes quantités de gaz soluté sont absorbées pour former des solutions plus
concentrées, les effets de température ne peuvent plus être ignorés. Si, à cause
de l'absorption la température du liquide augmente, la solubilité du soluté peut
être grandement diminuée et la capacité de l'absorbeur diminue (ou un débit de
liquide plus élevé est requis). Si la chaleur dégagée est très grande un circuit de
refroidissement doit être placé à l'intérieur de l'absorbeur ou le liquide peut être
renouvelé, refroidi puis renvoyé vers l'absorbeur.

Lors de l'étude de l'absorption isotherme, la courbe d'équilibre Y * = m.X


est une isotherme. Si la chaleur d'absorption n'est pas à négliger la courbe
d'équilibre n'est plus isotherme et on définira une hauteur Z qui correspondra à
une augmentation de la concentration Z.

On pourra considérer que le procédé est isotherme dans Z.


X2

T0
XZ Y2
T1 à Z  X  T
T2

La chaleur différentielle d'absorption


Y2

32

X1
COURS OPERATIONS UNITAIRES ADSORPTION

dT
q X  
dX
Y
Y1 Droite opératoire

Courbe d'équilibre

T4

T3
Y2 T2

T1

T0

X
X2 X1
X

A partir du point (X2, T0) on absorbe X, la température augmente de T1,


on obtient le point (X2+X, T0+T1=T1).
Une deuxième fois on obtient le point (X 2+2X, T0+T2=T2), (T1  T2) car la
variation de la température n'est pas linéaire avec X. etc…

On obtient une nouvelle courbe d'équilibre non isotherme et son allure n'est plus
propre au système, mais dépend du point X2.

Considérons une colonne où QY est la quantité de chaleur par unité de


temps dégagée de telle sorte qu'un bilan d'énergie donne :

L O .H LO  G N p 1 .H G N  L N p .H L N  G 1 .H G1  Q Y
p 1 p

H représente l'enthalpie molaire.

On se réfère à la température de base T0 où chacune des substances a une


enthalpie nulle, à T0 et 1 atm.

L'enthalpie liquide H L  C L  T  T0   H S ; HS étant la chaleur


intégrale de solution ou l'enthalpie molaire de mélange.

33
COURS OPERATIONS UNITAIRES ADSORPTION

Dans le cas d'une opération adiabatique Qy est nulle et la température à


l'entrée de l'absorbeur est supérieure à celle de la sortie.

L N  G N p 1  L N p  G n 1
G1

L0 L N  x N  G N p 1  y N p 1  L N p  x N p  G n 1  Yn 1
1
Ln-1 Gn
Le bilan enthalpique :
n

L N .H L n  G N p 1 .H G N  L N p .H L N  G n 1 .H G n 1
p 1 p

Ln Gn+1
Gp n+1
Np

L
Les températures
N P
des courants L0 et GNp+1 sont connues. Il est nécessaire
d'estimer la température T1 du gaz G1 (qui est celle de la température de l'étage
1) et qui est utiliser dans l'équation du bilan global pour déterminer la
température du liquide sortant LNp.

Pour des solutions idéales HS pour un mélange de liquide est nulle et
l'enthalpie est égale à la somme des enthalpies des différents constituants.

Exemple des procédés d'absorption non isothermes :

Pour obtenir du H2SO4, on utilise l'absorption du SO3 par l'eau pour


obtenir du H2SO4 à 70%. Pour obtenir du H2SO4 à 98% on utilise l'absorption de
SO3 par H2SO4 à 70% car c'est un mélange qui ne dégage pas de la chaleur à
l'inverse du mélange SO3 +H2O qui a un effet très important au point de
déterminer la solubilité de SO3 dans l'eau.

10. Désorption

Un gaz dissous dans un liquide se dégage et passe dans la phase gazeuse.


Le procédé de calcul est identique mis à part une seule différence, la ligne
opératoire est en dessous de la ligne d'équilibre.
y y*
yi
x y2
y yi
*
y
xi
xi y1

34
x
*
x x1 x x2
COURS OPERATIONS UNITAIRES ADSORPTION

Désorption y < y*
x > x*
XI- Cas de l'écoulement à co-courant

Y2 Absorption
Absorption

Y2 > Y1
Y1 X2 < X1

Désorption

Y1
Désorption
Y2 < Y1
X2 > X1
Y2

X2 X1 X1 X2

35