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Chapitre 2

La nature du vivant :
une unité chimique et structurale

Objectifs généraux

Ce chapitre a pour principal objectif d’apporter des éléments en faveur d’une unité du
vivant aux échelles cellulaire et moléculaire et ainsi d’établir une parenté entre les êtres
vivants.
Il s’appuie sur des connaissances du collège en SVT et en physique-chimie : la notion de
cellule et ses principales caractéristiques structurales chez les animaux et les végétaux ; les
bases de la théorie de l’évolution et la représentation en groupes emboîtés ; les aspects
moléculaire et atomique de la matière.
Ces acquis sont réinvestis autour de la ligne directrice de ce premier thème : la théorie de
l’évolution. Il s’agit alors de mettre en évidence que :
– les êtres vivants partagent des structures cellulaires communes permettant de penser
qu’ils proviennent tous d’une cellule ancestrale. Par rapport au collège, la diversité des
types cellulaires abordés au cours du chapitre donne davantage de force à l’idée d’ancêtre
commun ;
– les cellules sont construites à partir de quelques catégories moléculaires communes
(glucides, lipides, protides) caractérisées par un nombre restreint d’éléments chimiques
différents, en faveur d’une unité du vivant à l’échelle moléculaire. Il n’est évidemment pas
question de développer la diversité et la complexité des molécules organiques mais
principalement de montrer le lien chimique qui relie les êtres vivants entre eux et avec le
monde inerte qui les entoure.
Enfin, tout au long du chapitre, les échelles des structures étudiées sont
systématiquement évoquées afin de favoriser chez les élèves l’émergence d’une
représentation plus juste des structures microscopiques.

Progression retenue dans le chapitre

L’ensemble de ce chapitre est volontairement orienté vers des activités expérimentales


réalisables en classe. Il doit permettre, en début d’année, une sollicitation positive des
élèves et l’acquisition de méthodes manipulatoires.
La première activité introduit le chapitre d’un point de vue chimique. Elle permet de
montrer que le monde vivant est indissociable du monde inerte tout en mettant en évidence
les principales caractéristiques de la matière vivante (une matière riche en carbone et en
eau).

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Dans un second temps, les activités 2 et 3 abordent la diversité structurale des cellules,
mettent en évidence les notions de cellules eucaryotes et procaryotes et aboutissent à l’idée
d’une origine commune de l’ensemble des cellules du monde vivant.
L’activité 4 est l’occasion de mettre en évidence expérimentalement la présence des
différentes catégories de molécules organiques dans les êtres vivants.
Enfin l’activité 5 renseigne sur la structure moléculaire de la matière organique et permet
ainsi de conclure le chapitre en retrouvant les conclusions énoncées lors de la toute
première activité.

Proposition de programmation hebdomadaire

La réalisation de ce chapitre peut être conduite en trois semaines.


L’activité 2 nécessite une prise en main correcte du microscope optique. Ainsi, lors de la
première semaine, il est possible de réaliser l’activité 1 associée à l’observation des cellules
animales et la réalisation de dessins d’observation (activité 2). Puis au cours de la deuxième
semaine, de réinvestir ces acquis par l’étude des autres types cellulaires (fin de l’activité 2
puis 3). Ce peut être l’occasion de réaliser une évaluation sommative sur l’utilisation du
microscope par exemple.
La troisième semaine sera consacrée à l’étude moléculaire du vivant par l’intermédiaire
de l’activité 4.

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Activité 1

Composition chimique du vivant


(p. 38-39)

◗ 1. Les instructions officielles prises en compte (notions et activités


envisageables)
Les êtres vivants sont constitués d’éléments chimiques disponibles sur le globe terrestre.
Leurs proportions sont différentes dans le monde inerte et dans le monde vivant. Les
êtres vivants se caractérisent par leur matière carbonée et leur richesse en eau.
> Travaux pratiques envisageables
Expérimenter, modéliser, recenser, extraire et organiser des informations pour
comprendre la parenté chimique entre le vivant et le non vivant.

◗ 2. La démarche des auteurs et le choix motivé des supports


Le premier objectif est de faire prendre conscience aux élèves de l’originalité de la
composition chimique des êtres vivants par rapport à leur milieu de vie, principalement
par la richesse en carbone.
Le second objectif de cette double page est aussi méthodologique, par l’analyse de
plusieurs tableaux de données.

◗ 3. Guide d’exploitation : productions élèves attendues


1. Les éléments majoritaires dans le monde inerte sont l’oxygène, l’azote, l’hydrogène
et le silicium. Chez l’être humain, ce sont l’hydrogène, l’oxygène, le carbone et l’azote.
2. La matière constitutive du vivant est constituée des mêmes éléments chimiques que
la matière minérale, mais dans des proportions très différentes. Il est important que
l’élève remarque que le carbone est particulièrement concentré dans la matière vivante
par rapport au monde inerte.
3. Le diagramme attendu est présenté dans le document 1 page 48. L’élève doit
remarquer que toutes les valeurs obtenues sont supérieures à 60%, ce qui fait de l’eau
un constituant majeur des êtres vivants. Il peut être intéressant de souligner la plus
grande richesse en eau des végétaux par rapport aux animaux.
4. L’élément ainsi mis en évidence est le carbone. Au-delà de l’expérience, l’élève doit
être en mesure de distinguer la matière organique carbonée combustible de la matière
minérale non combustible.
5. Le diagramme attendu est présenté dans le document 2 page 48. Le document 3b
fournit facilement la proportion de matière minérale, toutefois la proportion de matière
organique doit être déduite de l’étude des documents 2b et 3b.

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Aide à la réalisation expérimentale
Les expériences de déshydratation peuvent être réalisées dans une étuve sèche à 40 °C
pendant une semaine. Le choix de l’aliment à déshydrater devra prendre en compte la
masse parfois faible obtenue en fin d’expérience (une feuille de laitue déshydratée
pourra nécessiter une balance de précision pour obtenir un résultat fiable). De plus, il
est conseillé de découper les aliments en morceaux afin de faciliter la déshydratation :
des quartiers d’abricots ou des rondelles de pommes se prêtent bien à l’expérience
tout en évitant la pourriture.

Activité 2

Organisation cellulaire
(p. 40-41)

◗ 1. Les instructions officielles prises en compte (notions et activités


envisageables)
La cellule est un espace limité par une membrane […].
> Travaux pratiques envisageables
Réaliser une préparation microscopique et/ou utiliser des logiciels et/ou organiser et
recenser des informations pour distinguer les échelles : atome, molécule, cellule, organe,
organisme et les ordres de grandeur associés.
Comparer des ultra-structures cellulaires pour illustrer la parenté entre les êtres vivants.

◗ 2. La démarche des auteurs et le choix motivé des supports


Cette double page s’appuie sur les connaissances du collège pour enrichir la
représentation des élèves concernant les cellules. Elle permet d’appréhender la notion
d’organite, de distinguer une cellule animale d’une cellule végétale selon des
considérations purement structurales, donne l’occasion de réaliser quelques
préparations microscopiques et d’étudier des clichés de microscopie électronique afin
de mettre en évidence une organisation cellulaire commune chez les eucaryotes. Le
second objectif est d’aborder avec les élèves la notion d’échelle du vivant (organe,
cellule, organite).

◗ 3. Guide d’exploitation : productions élèves attendues


1. En ce qui concerne les cellules animales, une cellule buccale a un diamètre de l’ordre
de 30 µm et un lymphocyte 11 µm. Pour les cellules végétales, les dimensions des
cellules de l’apex d’élodée sont d’environ 60 x 50 µm et de 22 x 16 pour la cellule
chlorophyllienne du document 2b.

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2. La microscopie électronique permet d’étudier plus finement le contenu cellulaire, on y
met ainsi en évidence l’existence d’organites de petites tailles (mitochondries) ainsi que
l’ultra-structure fine des organites plus volumineux (noyau, chloroplastes…).
3. Dans le lymphocyte du document 1b, le diamètre du noyau est de l’ordre de 8 µm. Il
est d’environ 0,7 µm pour les mitochondries. Dans les cellules végétales du document 2,
la taille des chloroplastes est variable : entre 4 et 8 µm.
4. Le schéma attendu est présenté dans le document 3 page 48. La mise en page doit
clairement faire apparaître les points communs et les différences entre les deux types
cellulaires afin d’aboutir, lors de l’activité suivante, à la notion de parenté entre cellules
animales et végétales.

Aide à la réalisation expérimentale


Les cellules buccales sont petites, souvent très faiblement colorées et apparaissent peu
contrastées au microscope optique. Les élèves pourraient être mis en difficulté si cette
activité n’est pas accompagnée d’une prise en main détaillée du microscope optique
(utilisation du diaphragme, du condenseur…).

Activité 3

Unité et diversité des cellules


(p. 42-43)

◗ 1. Les instructions officielles prises en compte (notions et activités


envisageables)
Cette unité structurale […] commune à tous les êtres vivants est un indice de leur
parenté.
> Travaux pratiques envisageables
Comparer des ultra-structures cellulaires pour illustrer la parenté entre les êtres vivants.

◗ 2. La démarche des auteurs et le choix motivé des supports


Cette activité est l’occasion de remobiliser les connaissances d’ultra-structure cellulaire
de la double page précédente afin de mettre en évidence la distinction
procaryote/eucaryote, mais aussi organismes unicellulaires/pluricellulaires. L’objectif est
ensuite d’aboutir à la notion de parenté du vivant par le partage de caractères
cellulaires communs en s’appuyant sur la diversité des exemples étudiés.
Le premier document permet aussi d’introduire les notions de croissance et de
multiplication cellulaire qui seront développées au cours du chapitre 3.

◗ 3. Guide d’exploitation : productions élèves attendues

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1. Les cellules de levure doivent vivre une période de croissance avant de pouvoir se
diviser par bourgeonnement.
2. Il est important de mettre en évidence qu’une cellule de levure possède des
caractères communs à la fois aux cellules animales et aux cellules végétales et se
distingue donc clairement de ces deux types cellulaires.
3. Les bactéries se distinguent des levures par l’absence de noyau et autres organites.
L’information génétique est libre dans le cytoplasme.
4. L’ancêtre 2 est l’ancêtre commun aux eucaryotes, ses cellules possèdent une
membrane plasmique délimitant du cytoplasme et un noyau. L’ancêtre 1 est l’ancêtre
commun à tous les êtres vivants, ses cellules possèdent une membrane plasmique
délimitant le cytoplasme.
5. L’ensemble des êtres vivants actuels est constitué de cellules possédant au moins
deux caractères communs : une membrane plasmique et du cytoplasme. Cette unité de
structure est donc un argument fort en faveur de l’existence d’un lien de parenté entre
tous les êtres vivants.

Activité 4

Les molécules organiques dans la cellule


(p. 44-45)

◗ 1. Les instructions officielles prises en compte (notions et activités


envisageables)
Les êtres vivants se caractérisent par leur matière carbonée […].
> Travaux pratiques envisageables
Mettre en œuvre un processus (analyse chimique et/ou logiciel de visualisation
moléculaire et/ou pratique documentaire) pour repérer quelques caractéristiques des
molécules du vivant.

◗ 2. La démarche des auteurs et le choix motivé des supports


L’objectif principal de cette activité est de montrer que les aliments (dérivés d’êtres
vivants) possèdent tous, en quantités décelables aisément, au moins un type de
molécule organique. Les exemples pris dans cette activité ne sont pas exhaustifs. Le
second objectif est aussi de montrer que certains assemblages macromoléculaires sont
visibles en microscopie optique (comme les grains d’amidon), ce qui permet d’insister
davantage sur la notion d’échelle du vivant.

◗ 3. Guide d’exploitation : productions élèves attendues


1. L’observation en microscopie optique montre que ce sont en fait les grains d’amidon
qui se colorent en présence d’eau iodée et aucune autre structure cellulaire. Cette

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expérience permet de montrer que la pomme de terre est un assemblage de cellules très
riches en grains d’amidon, c’est un organe de réserve.
2. Une molécule d’amidon est un assemblage de très nombreuses molécules de glucose.
Les ramifications de la molécule d’amidon n’ont volontairement pas été indiquées dans
le schéma 1c afin de faciliter la compréhension de l’élève. Les grains d’amidon sont de
taille variable, entre 5 et 20 µm.
3. L’épaisseur de la membrane plasmique est de 7 nm. Il est important que l’élève
remarque à la fois la finesse de la membrane plasmique par rapport à toutes les
structures cellulaires vues précédemment, mais aussi sa fonction d’unique frontière
entre le cytoplasme et le milieu extérieur.
4. La noix est un aliment très riche en lipides. La marque observée ne peut s’expliquer
uniquement par la présence de membranes plasmiques cellulaires, mais par le stockage
de lipides en grande quantité dans le cytoplasme des cellules de noix.
5. On observe que le filtrat prend une coloration violette à l’issue de la réaction du
biuret, ce qui traduit la présence de protéines dans les haricots. Ces protéines sont
stockées sous forme de grains d’aleurone dont le diamètre est compris entre 3 et 15 µm.

Aide à la réalisation expérimentale


L’observation en microscopie optique des grains d’amidon et de leur striation est
facilitée par une préparation d’eau iodée diluée. Il est aussi possible de mettre en
évidence leur biréfringence à l’aide d’un microscope polarisant, chaque grain
présentant alors un phénomène de croix noire.

Activité 5

Unité chimique des êtres vivants


(p. 46-47)

◗ 1. Les instructions officielles prises en compte (notions et activités


envisageables)
Les êtres vivants sont constitués d’éléments chimiques disponibles sur le globe terrestre.
Ces éléments chimiques se répartissent dans les diverses molécules constitutives des
êtres vivants.
L’unité chimique des êtres vivants est un indice de leur parenté.
> Travaux pratiques envisageables
Mettre en œuvre un processus (analyse chimique et/ou logiciel de visualisation
moléculaire et/ou pratique documentaire) pour repérer quelques caractéristiques des
molécules du vivant.

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◗ 2. La démarche des auteurs et le choix motivé des supports
Cette activité a pour objectif de montrer que les molécules organiques sont constituées
de l’assemblage d’un nombre restreint d’éléments chimiques différents. Elle établit un
lien avec la première activité du chapitre afin de permettre à l’élève de comprendre la
prépondérance de quatre atomes majoritaires dans la composition des êtres vivants.
Cette activité permet de plus d’introduire la notion de séquence afin de faciliter plus
tard la compréhension du message nucléotidique de l’ADN (chapitre 3).

◗ 3. Guide d’exploitation : productions élèves attendues


1. Les molécules organiques simples sont constituées de l’assemblage de cinq atomes
principaux :
➜ C, O et H pour les glucides et les lipides ;
➜ C, O, H, N et éventuellement S pour les acides aminés (protides).
2. La molécule simple dont l’assemblage constitue le glycogène est le glucose. Le
schéma attendu est comparable à celui présenté dans le document 4 page 49, il est
important que la production de l’élève distingue les acides aminés entre eux (couleur,
forme,…).
3. Contrairement aux protéines, le glycogène est constitué de l’assemblage d’une seule
unité. Il n’y a donc pas d’ordre apparent dans cet assemblage, par conséquent on ne
peut pas parler de séquence concernant le glycogène.
4. Le document 3 montre que les êtres vivants sont tous constitués de trois grands types
de molécules organiques dans des proportions variées. Ces molécules organiques
partagent toutes au minimum trois éléments chimiques qui sont le carbone,
l’hydrogène et l’oxygène. Cette unité du vivant à l’échelle moléculaire est un indice en
faveur de l’existence d’un lien de parenté entre les êtres vivants.

Bilan – Retenir : le schéma de synthèse


Le schéma de synthèse proposé met en relief la proximité entre monde inerte et monde
vivant par le partage de certains éléments chimiques. Ces éléments forment les
constituants communs à tous les êtres vivants : eau, éléments minéraux et matière
organique, ce qui permet d’aboutir à la notion d’unité chimique du vivant. Le schéma
met aussi en évidence que ces constituants chimiques participent à la construction de
structures cellulaires variées mais possédant toutefois des caractéristiques structurales
communes, permettant d’aboutir à la notion d’unité de structure. L’ensemble débouche
donc sur l’existence d’une parenté entre les êtres vivants, aux échelles cellulaire et
moléculaire.

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Évaluation des capacités expérimentales
Cette évaluation porte sur une pratique courante de nos travaux pratiques :
l’observation microscopique. Cet exercice peut être proposé en évaluation sommative,
car l’ensemble des compétences attendues a pu faire l’objet d’une évaluation
formative préalable.
Lors de cet exercice, il peut être intéressant de demander à l’élève de s’évaluer lui-
même à partir de la grille suivante, puis de comparer son évaluation avec la vôtre. Il ne
s’agit pas ici de marchandage, mais plutôt de faire prendre conscience à l’élève de ses
difficultés.

En voie Non
Capacités testées Acquises
d’acquisition acquises
Prélèvement de l’échantillon
Prélèvement au niveau de l’épiderme
Prélèvement intact
Réalisation de la préparation microscopique
Prélèvement centré sur la lame
Prélèvement propre
Pas de bulle d’air dans la préparation
Observation microscopique
Choix correct du grossissement
Éclairage correcte
Choix de la zone d’observation
Rangement du matériel
Paillasse en ordre
Microscope correctement remisé

Cette manipulation peut aussi être réalisée avec de l’épiderme de poireau.

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Correction des exercices

Restituer ses connaissances

3 Organiser une réponse argumentée


Rédigez un texte d’une dizaine de lignes présentant les arguments permettant d’affirmer
qu’il existe une parenté au sein des êtres vivants.
Les êtres vivants sont tous constitués d’une ou plusieurs cellules partageant des
caractères structuraux communs : au moins une membrane plasmique délimitant un
cytoplasme. Trois types au moins de molécules organiques participent toujours à la
composition chimique des cellules : glucides, lipides et protides. Ces molécules
partageant toutes au moins trois éléments chimiques que sont le carbone, l’hydrogène
et l’oxygène.
L’ensemble de ces points communs aux échelles moléculaires et cellulaires sont des
arguments en faveur de l’existence d’une parenté au sein des êtres vivants.

4 Élaborer un texte illustré


À l’aide d’un court texte accompagné de schémas, comparez la structure des cellules
animales, végétales et bactériennes.
Les cellules animales, végétales et bactériennes possèdent toutes une membrane
plasmique et un cytoplasme. Les cellules animales sont des cellules eucaryotes, on y
observe aussi un noyau et des mitochondries. Les cellules végétales, eucaryotes elles
aussi, sont délimitées par une paroi et contiennent des chloroplastes lorsqu’elles sont
chlorophylliennes, ce que ne possèdent pas les cellules animales.
Les schémas attendus sont comparables à ceux du schéma bilan page 51, mais les
légendes doivent être judicieusement placées de façon à faire apparaître les structures
communes et les structures spécifiques à chaque type cellulaire.
Pour chaque schéma de cellule, un trait d’échelle peut être proposé.

Exercice guidé

5 Des « grains suspects » dans une cellule


1. La cellule a un diamètre d’environ 21 µm, les grains G ont des dimensions de l’ordre
de 3 x 1µm. La structure interne de cette cellule est clairement visible, les détails sont
nombreux et apparaissent en deux dimensions, l’observation a donc été réalisée en
microscopie électronique à transmission.
2. Le a correspond à un chloroplaste accompagné en b par le cytoplasme. La cellule est
délimitée en c par une paroi. Cette cellule possède des organites, c’est donc une cellule
eucaryote ; de plus elle contient des chloroplastes et est délimitée par une paroi, ce qui
correspond aux caractéristiques structurales de cellule végétale.
3. La molécule présentée dans le document montre l’association de nombreuses
molécules de glucose, il s’agit d’une molécule complexe. Ces grains, observés dans les
chloroplastes des cellules végétales chlorophylliennes, sont donc des grains d’amidon.

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Appliquer ses connaissances

6 La paroi des cellules végétales


1. Un protoplaste est une cellule sphérique d’environ 40 µm de diamètre. On y distingue
une membrane plasmique, du cytoplasme et des chloroplastes.
2. Dans le document 3, on observe une augmentation importante de la taille du
protoplaste (environ 70 µm). Les chloroplastes sont rejetés en périphérie d’un large
volume central correspondant à la vacuole. Le document 4 montre une rupture de la
membrane plasmique du protoplaste, libérant l’intégralité de son contenu dans le
milieu extérieur. On propose que l’éclatement de la cellule s’explique par une entrée
d’eau massive dans le cytoplasme, et plus particulièrement dans la vacuole d’après le
document 3.
3. La paroi des cellules végétales joue le rôle de squelette externe des cellules,
empêchant leur éclatement.

7 Échelles de taille chez les êtres vivants


Le tableau attendu est présenté ci-dessous :
Structure observée Dimensions (en µm) Échelle du vivant
Amibe 55 Organisme, Cellule
Mitochondrie 0,8 Organite
Coupe de feuille d’épine-vinette 950 Organe
Fourmi 3 500 (3,5 mm) Organisme
Grain d’amidon 27 Organite

8 Un exemple de virus : l’adénovirus


1. Le diamètre d’un adénovirus est de l’ordre de 160 nm ou 0,16 µm. Il est donc au
moins 100 fois plus petit qu’une cellule animale ou végétale moyenne.
2. On attend un tableau se basant sur des caractères simples, en adéquation avec les
notions vues dans ce chapitre :

Arguments en faveur de l’affirmation : Arguments contre l’affirmation :


« les virus sont des cellules » « les virus sont des cellules »
Présence de matériel génétique Absence de membrane plasmique, cytoplasme,
organites (il n’est pas question ici d’aborder la
diversité des virus dont les virus enveloppés…)
Présence de molécules organiques sous forme Dimensions très inférieures à celles des cellules
de protéines connues, même procaryotes.
Incapacité à se multiplier seul

9 Une association cellulaire originale


1. La cellule 2 (en gris sombre) est ronde, elle possède un noyau (N2), des chloroplastes
et elle est délimitée par une membrane plasmique ; la paroi, très fine, n’est quasiment

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pas visible sur cette photographie. La cellule 2 est donc une cellule végétale. La cellule 1
possède aussi un noyau, des organites (les mitochondries sont bien visibles) et une
membrane plasmique. L’absence de paroi est évidente de par la forme de la membrane,
tout comme l’absence de chloroplastes, il s’agit donc d’une cellule animale.
2. Le schéma attendu doit mettre en évidence que la cellule végétale 2 est enfermée à
l’intérieur d’une cellule animale 1. Les principaux organites doivent être indiqués.
3. Lors d’un stress, les anémones expulsent des cellules de couleur verte : les cellules
végétales chlorophylliennes notées 2 sur le document 1 (présence de chloroplastes). Il
est indiqué qu’en absence de ces cellules les anémones ne peuvent plus survivre sans se
nourrir. On peut donc supposer que les cellules végétales chlorophylliennes sont
capables d’apporter des nutriments nécessaires à la survie des cellules de l’anémone
dans lesquelles elles sont enfermées.

La science autrement

10 Les pluies rouges de Kerala


1. Les particules mesurent environ 7 µm de diamètre. On observe sur la particule
présentée dans le document b la présence d’un noyau, de cytoplasme, d’une membrane
plasmique et d’une paroi très épaisse. Ces particules seraient donc des cellules vivantes.
De plus, leur composition chimique montre une richesse en oxygène, carbone,
hydrogène et azote typique de la présence de matière organique et est donc un
argument supplémentaire en faveur de l’appartenance au monde vivant de ces
particules.
2. Les grains de sable sont d’origine minérale, la structure et la composition chimique
des particules de Kerala sont donc incompatibles avec cette première hypothèse. À
l’inverse, la structure cellulaire observée dans le document b, malgré l’absence de
vacuole, peut correspondre à une cellule végétale non chlorophyllienne ou à une cellule
de champignon. La proximité de très nombreux champignons sur les arbres aux
alentours de Kerala rend l’hypothèse 2 plus probable.

11 Les volumes dans une cellule végétale


L’un des tableaux possibles est présenté ci-dessous :

Proportion par
Paramètre utile pour
Structures 3 Volume rapport au
mesurer le volume Volume (µm )
observées (µm 3) volume de la
de chaque structure
cellule (%)
Cellule Longueur =PUISSANCE (18 ; 3) 5 832 100,0
Noyau Diamètre =4 mars*Pi ()*PUISSANCE (5,25 ; 3) 606 10,4

Vacuole Diamètre =4/3*Pi ()*(PUISSANCE (2,1 ; 3) + PUISSANCE (0,9 ; 3)) 42 0,7

Chloroplastes Diamètre =4/3*Pi ()*PUISSANCE (0,9 ; 3)*4 12 0,2


Mitochondries Diamètre =4/3*Pi ()*PUISSANCE (0,5 ; 3)*7 4 0,1
Cytoplasme =C2- (C3 + C4 + C5 + C6) 5 168 88,6

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Une colonne a été ajoutée de façon à expliciter les formules qui peuvent être attendues,
ces formules fonctionnent aussi bien sous Open Office que sous la suite Office. Les
formules prennent en compte le nombre d’organites observés dans la cellule (4
chloroplastes par exemple).

Le graphique en secteur attendu est le suivant :

On remarque que dans la cellule prise en exemple, le cytoplasme est largement


majoritaire, les organites ne représentant que 11,4 % du volume cellulaire total.
À l’issue de cet exercice, il peut être l’occasion pour les élèves d’exercer leur esprit
critique vis-à-vis des résultats obtenus, considérant les très nombreuses approximations
de mesure…

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