Vous êtes sur la page 1sur 2025

GRAND

DICTIONNAIRE
UNIVERSEL
FRANÇAIS, HISTORIQUE, GÉOGRAPHIQUE, BIOGRAPHIQUE, MYTHOLOGIQUE
BIBLIOGRAPHIQUE, LITTÉRAIRE, ARTISTIQUE, SCIENTIFIQUE, ETC.

comprenant

LA LANGUE FRANÇAISE; LA PRONONCIATION; LES ÉTYMOLOGIES; LA CONJUGAISON DE TOUS LES VERBES IRRÉGULIERS;

LES RÈGLES DE GRAMMAIRE; LES INNOMBRABLES ACCEPTIONS ET LES LOCUTIONS FAMILIÈRES ET PROVERBIALES; L'HISTOIRE;

LA GÉOGRAPHIE; LA SOLUTION DES PROBLÈMES HISTORIQUES; LA BIOGRAPHIE DE TOUS LES HOMMES REMARQUABLES, MORTS OU VIVANTS;
LA MYTHOLOGIE; LES SCIENCES PHYSIQUES, MATHÉMATIQUES ET NATURELLES; LES SCIENCES MORALES ET POLITIQUES;

LES PSEUDO-SCIENCES; LES INVENTIONS ET DÉCOUVERTES; ETC., ETC., ETC.

PARTIES NEUVES

LES TYPES ET LES PERSONNAGES LITTÉRAIRES; LES HÉROS D'ÉPOPÉES ET DE ROMANS; LES CARICATURES

POLITIQUES ET SOCIALES; LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE; UNE ANTHOLOGIE DES ALLUSIONS FRANÇAISES, ÉTRANGÈRES, LATINES

ET MYTHOLOGIQUES LES BEAUX-ARTS ET L'ANALYSE DE TOUTES LES ŒUVRES D'ART.

PAR PIERRE LAROUSSE

« Le dictionnaire est à la littérature d'une nation ce que le fondement,


avec ses fortes assises, est à l'édifice.. DUPANLOUP.
« Fais ce que dois, advienne que pourra. DEVISE FRANCISE.
« La vérité, toute la vérité, rien que la vérité. DROIT CRIMINEL.
« Cecy est un livre de bonne foy. MONTAIGNE.

TOME DIX-SEPTIÈME

DEUXIÈME SUPPLÉMENT

PARIS
ADMINISTRATION DU GRAND DICTIONNAIRE UNIVERSEL
17, RUEMONTPARNASSE,
17

Tous droits réservés.


AVANT-PROPOS

Le premier Supplément au Grand Dictionnaire universel, publié en 1878, aussitôt après

l'achèvement de l'ouvrage de Pierre Larousse, avait pour objet de réparer certaines omissions,

de rectifier erreurs, et surtout de mettre à jour cet immense recueil pour tous les
quelques
faits qui s'étaient produits cans le cours de sa publication.

L'ensemble des seizo volumes ainsi constitués forme aujourd'hui un tout complet, unique

en son genre, qui peut être considéré comme le vaste compendium des faits de l'histoire

depuis les origines jusqu'en 1878.


rétrospective,

Ce deuxième Supplément est né des mêmes nécessités que son aîné. Il s'en distingue

cependant en ce qu'il enbrasse une période entière de dix années au moins, dont il fait l'histoire

à tous les points de vu3. A ce titre, il a une existence propre et forme à lui seul une Encyclo-

pédie générale des Fcits contemporains.


dans If même esprit que le Grand Dictionnaire et sur le même plan, il comprend
Rédigé
à la fois les Faits, Ifs Mœurs, les Hommes, les Œuvres, la Science et le Langage modernes.

N'ayant plus à se préoccuper du passé que pour combler certaines lacunes et signaler les points

d'histoire nouvellenent élucidés, il se consacre tout entier à ce qui vit et s'occupe surtout du

mouvement conte.nporain.
Aussi trouvera-t-on dans cet ouvrage beaucoup de mots nouveaux qui n'ont point la sanc-

tion académique et ne l'auront sans doute jamais. Toutefois ces néologismes sont nés des besoins

mêmes de notre société, si compliquée et si diverse elle les crée, les essaye, puis les adopte ou

les rejette suivint qu'ils sont bien ou mal venus. Quel que soit leur avenir, ils ont un instant

servi à traduire les idées, à peindre les mœurs de certains milieux; ils appartiennent donc à

l'histoire du langage, et nos arrière-neveux nous sauront gré de les leur avoir conservés.

Ajoutons que ce Supplément doit être considéré comme le point de départ d'une série

encyclopédique nouvelle, essentiellement vivante, dans laquelle seront consignés, au fur et à


mesure qu'ils se produiront, tous les événements importants de notre temps, toutes les manifes-

tations de ia vie moderne.

Ainsi continué et constamment mis à jour, le Grand Dictionnaire ne saurait vieillir.

C'est un organisme plein de vitalité, qui se développe normalement, s'accroît, se transforme


XVIT. 396 1
comme la science elle-même. Il marche avec le siècle, se modifie suivant les temps et selon les

milieux, reçoit toutes les impressions, se modèle sur la société contemporaine dont il doit

garder l'empreinte fidèle et durable son évolution gigantesque est la résultante de toutes les

évolutions.

Les volumes les plus récents présentent la science à son dernier degré d'avancement;
les volumes antérieurs permettent de remonter aux sources d'où elle découle et d'en reconstituer

l'histoire. La comparaison d'articles écrits sur les mêmes sujets à dix années d'intervalle donne

sûrement la mesure du chemin parcouru dans toutes les branches du savoir humain et met en
évidence le progrès réalisé.

L'œuvre géante de Pierre Larousse justifiera donc pleinement son titre et remplira le siècle

tout entier. Renfermant à la fois tous les mots de la langue et tous les faits humains englobant
dans son vaste ensemble tous les dictionnaires et toutes les encyclopédies, elle est et restera ce

que son courageux auteur désirait qu'elle fût la Grande Encyclopédie et le Grccnd Dictionnaire
universel du XIXe siècle.

Nous voudrions dresser ici-même, dès maintenant, la liste des lettrés et des savants

chargés de mener à bien ce grand travail de vulgarisation. Mais cette liste serait nécessairement

incomplète, et, d'autre part, nous ne pourrions signaler, comme nous le voudrions, les états

de service de chacun. C'est pourquoi nous attendrons la fin de l'ouviage pour nous acquitter
envers tous.

Disons simplement que nous avons eu la bonne fortune de retrouver parmi les anciens

collaborateurs de Pierre Larousse quelques-uns des plus méritants. Entièrement dévoués à

l'œuvre du maître, ils ont bien voulu former les cadres de nos jeunes ncrues et leur commu

niquer cet esprit de vaillance qu'ils tenaient de leur chef vénéré. Grâce à te précieux concours,
le succès du second Supplément est certain.

LES ÉDI"EURS

AVIS AU LECTEUR

Les mots marqués d'un astérisque supérieur (*) figurent dans le corps de l'ouvrage (tomes I a XV)
d'un astérisque inférieur (*) — seulement au premier Supplément (tome XVI);
— de deux astérisques à la fois au Dictionnaire et au premier Supplément
(**)
AA, rivière de Russie (Courlande), qui i ses AACHEN, nom allemand d'Aix-la-Chapelle. Aahus se trouve sur la rive gauche de l'em-
I longé, navigable,
d'une longueur de 26 kilom.,
sources dans le gouvernement de Kowno, IENNE adj. bouchure de la rivière Helge, sur la plage de s'ouvrant sur le Cattégat par une bouche de
AACHÉNIEN, la baie d'Aahus, formée par la Baltique. En- 3 mètres de profondeur. L'entrée du détroit
à Muhs et à Laweno. Arrivé près du golfe de rad. Aachen, Aix-la-Chapelle Géol. Se dit—
(a-a-ké-ni-in cette partie de la Suède. se trouve entre les bancs de sable, le Nor.
Riga, à Schlock, l'Aa, ne pouvant s'ouvrir un d'un étage géologique qui a pour type le sol trepôt importantpour
chemin à travers les amas de sable, se rejette au N. et le Korsholm au S.
de la contrée où est bâtie Aix-la-Chapelle. AARIRKEBY, ville du Danemark (Ile de mandshage
brusquement à l'E. et coule parallèlement à Bornholm), à 16 kilom. S.-O. de Rœnne et à AALEN, ville du Wurtemberg, district
la mer, pendant environ 2o kilom., jusqu'à sa Encycl. L'aachénien est caractérisé par
8 kilom. de la pointe méridionale de l'île, par de lagz, à 77 kilom. N.-E. de Stuttgard
de vastes couches de sables assez fins, le plus
rencontre avec la Dwina occidentale au-des-
bien qu'on les rencontre 55°4' de lat. N. et 120 371 de long. E.; s3z hab. et à 25 kilom. à l'O. de la frontière bavaroise,
souvent rougeâtres,
sous de Riga. L'Aa déborde chaque année et ils sont composés de C'est la seule ville qu'on trouve dans l'in- par 480 49' de lat. N. et 70 46' de long. E.,
diversement colorés;
inonde les environs de Mitau, où elle devient térieur de l'île de Bornholm; elle est assise sur la Kocher et le chemin de fer de Stutt-
poussière et de débris de roches argileuses.
navigable. Son cours est de 203 kilom. et est sur une colline de granit de 88 m. d'altitude. gard-Nordlingen 6.659 hab. Tanneries, fabri-
Ce sable, de nature toute particulière,
son bassin a 337 kilom. carrés de superficie. sous le nom de la
Son église, la plus belle de l'Ile, est entière- ques de draps. Aalen estle centre d'un district
désigné par les géologues ment construite en ciment. Ses habitants s'oc- minier d'une grande Dans ses
AA, rivière de Russie (Livonie), qui a ses localité où il est le mieux caractérisé; toute- importance.
sources au plateau d'Aa, surnommé la Suisse cupent particulièrement d'agriculture et de environs se trouvent les grandes mines de
fois il pénètre aussi par couches épaisses sur
de Venden. L'Aa sort d'un petit lac, court commerce. 11 est fait mention de cette ville fer de Wasseralfingen et de Unterkochen, et
différents points de la Belgique et du nord dès 1150. la grande dont la pro-
de l'O. à l'E. jusqu'à Lahof, et, après de nom- de la France. Il s'étend sur les terrains cal- forge d'Abtsgemünd,
breuses duction annuelle est de 650 tonnes de fonte
sinuosités, passe, dans la dernière caires carbonifères de cette région. Dans les AALBÆK, grande baie du Danemark, dé-
brute. Il est faitmention d'Aalen, pour la pre-
partie de son cours, à Wolmar, Venden, Al- grandes et nombreuses exploitations houil- partement de Hjoerring, sur la côte orientale
mière fois en 1340. Elle devint ville impé-
asch, Kremon. L'Aa se jette à Zarnikau dans le lères de cette zone, ces puissantes couches du Jutland, entre le cap Skagen, la ville de
riale en 1360 et fut incorporée au Wurtem-
golfe de Riga, à 144 kilom. N.-H. de la Dwina sablonneuses interrompent fréquemment les Frederikshavn et les Iles de Hirsholmen.
occidentale. Ses vallées sont fertiles et bien travaux des mineurs, et elles rendent par- Devant la côte se trouvent trois récifs de berg en 1803.
peuplées. Son cours est de 331 kilom., et son fois très difficile le fonçage des puits de sable qui courent parallèlement l'un à l'au- AALÉNIEN, IENNEadj. et. s. m. (a-a-lé-ni-in
bassin a une superficie de 8.128 kilom. carrés. mine. Non loin de Bernissart, en Belgique, tre, à une distance de 200 à 400 mètres du -rad. Aalen). Géol. Terme emprunté aux
AA ou STRAET-VAN-AA, hameau de Bel- on a trouvé dans le sable aachénien de nom- rivage et sur lesquels on trouve de 2 4 mètres géologues allemands pour désigner un sys-
gique, commune d'Anderlecht, province de breux squelettes d'iguanodons; or, ce dino- d'eau. La côte de la baie est partout basse et tème de roches argileuses etquartzeuses,qui
saurien étant regardé comme caractéristiqpe sablonneuse. Malgré les travaux que l'on fait caractérisent les environs d'Aalen, petite ville
Brabant, est situé à 7 kilom. S.-O. de Bruxel-
les, sur la Senne, affluent du Ruppel. Aa a du wealdien anglais, plusieurs géologues ont, pour maintenir le sable que le ressac accu- du Wurtemberg. L'aalénien est intermédiaire
donné son nom à une des familles les plus depuis lors, attribué l'aachénien au système mule sur la côte ouest du cap Skagen, celui-ci entre le bajocien et le grès liasique.
illustres de Belgique, souvent mentionnée wealdien anglais. Toutefois c'est là, croyons- est porté dans la baie, et la côte tend ainsi à
AALESUND, ville de Norvège, district de
dans l'histoire du moyen âge. nous, une assimilation quelque peu arbitraire; gagner sur la mer. On trouve, dans la baie,
Romsdal, à 230 kilom. N. de Bergen, sur la
car il ya entre l'aachénien et le wealdien les bancs d'huttres de Fladstrand, dont on côte occidentale de la Norvège;
AACH, bourg du grand-duché de Bade, elle est bA-
des différences sensibles. pêche environ 200.000 par an. tie sur quelques Ilots situés dans l'embou-
à 45 kilom. N.-O de Constance, par 470 49' de
lat. N. et 60 34' de long. E. 1.200 hab. Ce AAHUS, port de Christianstad, dans le dépar- AALBORG, détroit du Danemark (Jutland), chure de Storfjord ou de Bredsund, par 62D 28'
bourg, très industriel, possède des papeteries, tement de Christianstad (Suède), à 14 kilom. dans la partie orientale du golfe de Limfjord, de lat. N. et 3° 45' de long. E.; hab. Aale-
des forges et des fonderies; dans ses envi- S. de la ville, par 550 550 de lat. N. et 11°'58' borné à l'O. par la ville d'Aalborg et à l'E. sund était, en 1793, un petit port sans im-
rons se trouvent de nombreuses tourbières. de long. E.; 2.618 bab. avec la commune. par le Cattégat. Le détroit est un canal al- portance sa position favorable développa.
4 AARH AASE ABAD ABAD
ses richesses, et elle reçut ses pri- AARIFI-PACHA, homme d'Etat ottoman, AASGAARDSRAND bourg maritime de de lat. N. et 46° 25' de long. E. Ce lieu est fré
rapidement
vilèges comme ville en 1848. C'est une des sta- né à Constantinople en 1819. Son père, qui Norvège déparement de Jarlsberg-Laurvik, quemment cité par les anciens auteurs arabes
tions les plus importantes de la Norvège pour l'at- sur la côe occidntale du fiord de Christiania,
occupait une haute position diplomatique,1 ABADEH, ville de Perse (Farsistan septen-
la pêche de la morue. Cette ville a donné le tacha aux bureaux du Divan, et, en 1847, à l'O. de la poi.te S. de Bastœ, à 58 kilom. à 100 kilern. d'Ispahan,
trional), par 310 12'
jour à Rollon, qui conquit la Normandie. l'emmena avec lui à Rome, où il était envoyé N.-O. de Laurvil et à 70 kilom. S. de Chris- de lat. N. et 50° 26' de long. E. hab.
en mission, puis à l'ambassade de Vienne. De tiania, par 59D 10 de lat. N. et 8° 2' de long. Cette ville, entourée de hautes murailles,
AALSMEER, bourg des Pays-Bas, province retour à Constantinople, Aatifi-Pacha se li- E.; 760 hal. Naviiation et pêcherie; commu-
de la Hollande sur la rive mérite bien son nom, qui signifié lieu de
septentrionale, vra assidûment à l'étude des langues euro- nication par bateu avec Christiania.
orientale du lac desséché de Harlem, à 14 ki- culture car les campagnes environnantes,
lom. S.-O. d'Amsterdam, péennes et fut, à divers titres, attaché au mi- AAST, vilage le France de villages et labourées avec
par 520 16' de lat. nistère des affaires étrangères, on ses services
(Basses-Pyré- parsemées
N. et 2D 25' de long. E.; 3.715 hab. Grande nées), arrord. de bu, à 9 kilmu. S.-S.-O. de soin, sont très productives. Abadeh possède
culture de fraises.
ne tardèrent pas à être appréciés. Il débuta Montaner, str le L'uet, affluent de l'Adour, une industrie spéciale, celle de la sculpture
danslacarrière diplomatique comme premier
de par 430 23' di lat. i, et 20 20' de long. E.; sur bois; ses habitants sont d'une extrême
AALTEN, bourg des Pays-Bas, province secrétaire d'Aali-Pacha, ambassadeur à 190 hah. Souice miférale froide. habileté pour tailler, dans le bois de poirier,
Gueldre, à 60 kilom. E. d'Arnheim, près de Vienne, puis occupa les mêmes fonctions à Pa- des étuis, écritoires, bottes, jeux
la frontière de la Prusse (Westphalie), par ris. Sa connaissance de la langue française lui AASVÆR, Ut de Norvège, département de cuillers,
Nordland par 160 de at. N. et 10° de long. E.; d'échecs, etc.
51° 56' de lat. N. et 4D de long. E.; valut, en 1858, le titre de premier drogman de
6.591 hab. Tissus, tanneries et tuileries. à l'O. de l'île dt Dynnes. Depuis quelques an- ABADESAS ou SAN-JUAN DE LAS ABADB-
la Sublime Porte, fonctions qu'il exerça jus-
nées, cette lle est déveque une des stations de SAS, bourg d'Espagne, province de la Gerona
bourg de Belgique. V. AELTRE. qu'en is72. Depuis cette date, il a été succes-
AALTERE,
sivement sous-secrétaire d'État aux affai- pêcherie les plut impotantes de la Norvège. ou Girone, sur la rive gauche du Ter, Îi 22 ki-
à Vienne Vers Noël, on y renconre jusqu'à 10.000 per- lom. N.-O. d'Olot, par 42° il' de lat. N. et
AAMAAL, ville de la Suède méridionale, dé- res étrangères (t872), ambassadeur
sur les côtes O. du lac sonnes occupées i la pê he du hareng. On ex- o0 0' 35" de long. E.; 550 hab. A 5 kilom. N., au
partement d'Elfsborg, (1873),ministredel'instruction publique(1874),
Venern et le chemin de fer de Gœtheborg- ministre de la justice (1874), président du sé- porte par an environ 20.000 tonneaux de ce pied des Pyrénées, se trouvent de riches mines
à 78 kilom. N..N.-E. de Venersborg, nat (décembre des affaires poisson, atteignant une aleur de 5.625.000 fr. de houille.
Carlstadt, 1876), ministre
par 590 3' de lat. N. et 10° 20' de long. E.; étrangères en remplacementde Safvet-Pacha AATVIDABBRG, ninesde cuivre en Suède, ABADIA, bourg d'Espagne, au N. de la pro-
2.454 hab. Aamaal reçnt ses privilèges comme (juillet 1877), ambassadeur à Paris, où il suc- département de Œstergotland, à 40 kilom. vince de Cacerès, près de l'Ambroz, affluent
ville en 1643. Exportation de céréales; navi- cédait à Khalil-Pacha, rappelé par suite d'une S.-O. de Norrkceping, sur e chemin de fer de de l'Alagon, par 40° 24' de lat. N. et 80 23'
gation animée sur le lac Venern. grave affection mentale (septembre 1877). Norshalm-Vestervik, Ces aines, les plus im- de long. O. Le duc d'Albe se retira à Aba-
A'AMÊR, nom que portent un grand nombre
De retour à Constantinople, il y fut président portantes de la Suède, étaimt déjà exploitées dia pendant sa disgrâce et y habita le fa-
de tribus dans le Hedjaz, dans le Nedjed, sur du conseil, après la démission de Khérédine dès le xive siècle, et rivalisaient avec celles meux palais des ducs d'Albe, construit sur
les bords de l'Euphrate, dans la haute Nubie, (28 juillet 1879), et quitta ces fonctions en de Falun. On n'y travaille plts que dans quatre les ruines d'une célèbre abbaye des templiers.
au Soudan, en Algérie, etc. octobre de la même année pour occuper la mines, dont la plus producive est celle de né à Paris
du conseil d'Etat. Le 3 décembre Bersbo. Ona extrait, en 1878,ies mines d'Aat- ,ABADIE (Panl), architecte,
présidence
AAR, rivière de la Suisse, affluent du Rhin. 1882, il reçut le portefeuille des affaires étran- vidaberg 4.392.100 kilogr. de uivre et de nic-
en 1812. — Frappé d'une attaque d'apoplexie,
— Hist. Le 17 août 1799, l'archiduc Charles, il est mort à Chatou le 2 août 1884.
gères dans le cabinet présidé parSaïd-Pacha. kel on y occupait 172 homme et 50 femmes.
à la tête de 40.000 hommes, tenta le passage le 16 avril 1884,
Remplacé par Assym-Pacha ABA, petite ville de Hongie, comitat de Abadie, Gllles, Knobtoch, Btrall, été. (AP-
de l'Aar à Dettingen, au-dessous de Baden il est entré, comme président du conseil d'E- Szek-Feher ou Stuhlweissengtrg, par 46° 58' FAIRE). Cette affaire, qui marqua parmi les
(Suisse). Dans la nuit du 16 au 17, il fit tat, dans le ministère de Kiamil-Pacha (25 sep- causes célèbres de 1880, fut surtout notable
commencer la construction de deux ponts de de lat. N. et 16° 15' de long. 1,; 3.000 hah.
tembre 1885), et il y a rempli pendant quelque Tisseranderies, sources minéraes. par la jeunesse et la perversité précoce des
bateaux. Un épais brouillard favorisait son de ministre des affaires
temps les fonctions rivière du Brésil, province de accusés. Le plus âgé, le chef de bande, Aba-
entreprise, et SS pièces de canon de gros ca- ABACAXIS,
étrangères par intérim. die, avait à peine vingt ans. Il avait rêvé de
libre, placées sur la rive droite de l'Aar, Aarifi-Pacha est un homme d'un caractère Para, affluent de droite de l'Amzone, entre
renouveler, au milieu du Paris du xixe siècle,
protégeaient les travaux en balayant en tous Rio Madeira et le Tapajos.
sens les plaines basses de la rive gauche.
doux et affable, plein d'idées libérales, qu'il a les exploits légendaires des Cartouche et des
puisées dans la fréquentation des hommes ABACISTE s. m. (a-ba-si-ste- du lat. Mandrin. Deux assassinats, commis avec une
Le mouvement que tentait l'archiduc était d'Etat avec lesquels ses fonctions diverses abacus, abaque, machine à calculer, et par singulière audace, lui valurent deux condam-
habile l'Aar franchi, il eût séparé les deux l'ont depuis longtemps mis en relations; c'est extension, Nom 'donné aux
arithmétique). nations à mort, dont aucune ne fut exécutée.
ailes de l'armée française, coupé à Masséna aussi un savant et un poète. mathématiciens de l'école indienlh qui s'oc-
toute communication avec Bille, Brugg, Aa- Le 3 janvier 1879, le garçon épicier Lecercle
bourg des Pays-Bas, cupaient presque exclusivement de proprié- était parti vers deux heures de l'après-midi,
rau, Olten, et eût enfin, par cette manœuvre AARLANDERVEEN,
tés des nombres. Ils ignoraient la progrès dans une tapissière, pour encaisser des fac-
hardie, forcé l'armée républicaine à évacuer province de Sud-Hollande, à 22 kilom. E.-S.-E. faits par les Grecs en géométrie et n'atta- tures chez différents clients de son patron,
de Leyde, par 52° 8' de lat. N. et 20 241 de
presque entièrement la Suisse
pour aller for- chaient peu à cette science. M. Martin, épicier, cours de Vincennes. A
mer ses lignes de défense dans tes long. E.; 2.9t7 hab.
montagnes ABACO s. m.-Minér. Auge qui brt dans sept heures, sa voiture, paraissant abandon-
du Jura. Le général autrichien prit toutes AARON, montagne d'Arabie (1.329 mètres
ses précautions dans la partie nord-est de la pres- les mines au lavage des minerais et gus spé- née, était rencontrée par le tramway de Vin-
pour assurer la réussite de d'altitude) cennes et ramenée chez M. Martin, dont elle
son projet. Il fit mettre le feu au hameau du cialement des minerais aurifères.
qu'île de Sinài, à 16 kilom. O. de la ville
Ma-an. C'estle 'ABACO ou LA GRANDE LUCAYE, kle an- portait la plaque, par un contrôleur de là
petit Dettingen pour masquer les travailleurs Dschebl-Nebi-Harûn, c'est-à-
Compagnie. Dans le premier moment, on crut
et détourner l'attention dire mont Aaron, où, d'après la tradition, le glaise la plus septentrionale de l'archpel de
des Français, qui, en que Lecercle avait laissé échapper son che-
très petit nombre en cet frère de Moise, Aaron, fut enterré. La mon- Bahama ou des Lucayes dans l'océan Alanti-
endroit, ne soupçon- val mais M. Martin, visitant la voiture, y
naient point les desseins du prince. Mais, tagne est un des lieux sacrés des musul- que, par 26° 30' de lat. N. et 79° 30'de log. O. trouva le cadavre de son employé étendu au
quoique bien étudiées, les dispositions qu'il
mans. Ses pentes ont un aspect rougeâtre et Sa superficie est de 2.020 kilom. carrts (la
fond et couvert d'un paletot; il avait au cou
avait prises ne furent pas heureuses les an- sont usées par de nombreux torrents. Sur le grande et la petite Abaco); la population est une
de nombreuses blessures ayant déterminé
cres des pontons ne purent mordre sur les point culminant de la montagne, les Arabes de 2.500 âmes, soit 1 hab. par kllom. carré.
abondante hémorragie, et la mort avait dû
roches du lit de la rivière, et lorsque, vers ont bâti une maison d'où l'on a une vue Abaco s'étend du N.-O. au S.-E. sa formi est les plus actives recher-
être rapide. Malgré
neuf heures du matin, le brouillard se dissipa, magnifique. celle d'une botte dont la tige est au S.-E et
les travaux n'étaient la pointe du pied au N.-E. L'lie est d'ii- ches, la police ne parvint à rien découvrir.
pas à moitié faits. Au AARON, presqu'île de France (Ille-et-Vi- Trois mois après, le 17 avril, un nouvel assas-
bruit de la canonnade, sée en deux par un petit calai
Ney avait quitté Nie- laine), sur laquelle fut bâtie au VIIe siècle la parties sinat était commis dans une localité voisine,
der-Frick et était accouru au plus vite; de ville de Saint-Malo. peu profond, et offre dans l'E. deux mas- à Montreuil-sous-Bois, dans un petit cabaret
son côté, Heudelet, sifs assez élevés. La pointe S.-E. de l'îl,
campé à Brugg, arrivait isolé, tenu par les époux Bassengeaud dans
en toute hâte. Les deux généraux AARWANGEN, ville de Suisse, ch.-I. de dis- le Flole in the wall (Trou dans la muraille, ci
français, trict du canton de Berne, à 50 kilom. N.-E. de la partie fort déserte de la commune qui
à la tête de 10 à 12.000 hommes, prirent po- Roche percée), par 25° 31' de lat. N. a
sition sur le plateau Berne et à 20 kilom. au N.-E. de Soleure, s'étend vers Rosny et Bagnolet. Bassengeaud,
de Boerstein et dans la 790 30' de long. O., forme d'un côté, avec l'île
forêt qui domine la sur la rive droite de l'Aar, sur le chemin de l'entrée du canal N.-E. ancien soldat, blessé durant la guerre franco-
plaine de Dettingen; en d'Egg, de la Pro- au dehors l'état de me-
même temps les fer de Burgdof à Aarburg, par 470 14' de et de l'autre, avec les Cayes (Ilots) allemande, exerçait
troupes de réserve, préve- videuce, le plus souvent
lat. N. et 5D 26' de long. E. Pont sur l'Aar; nuisier et ne rentrait que le
nues, arrivaient à leur secours. L'archiduc Stirrups, l'entrée orientale du canal N.-O.
toute la journée à la maison sa
de son entreprise; 1.800 hab. du même nom. A 600 mètres de la pointe, soir, laissant
comprit l'impossibilité il seule. Le cabaret n'était fréquenté
vit avec regret s'évanouir le plan qu'il avait AAS s. f. (a-ze); plur. AASAR (a-a-zar). par 25° 31' 30" de lat. N. et de 790 3' 4" de femme
si profondément long. E., s'élève le phare que par de rares clients, des maraîchers, des
médité et sur la réalisation Geogr. Un désigne sous ce nom, en Suède, un d'Abaco, dont
et aussi des vauriens de mauvaise
duquel il avait fondé les plus belles espéran- faîte, une colline, une levée ou un renfle- la base a 24 mètres d'altitude et la tour carriers,
mine, des rôdeurs de barrière. Malgré ses
ces. Il se retira sans combat, après avoir ob- ment, formant une chaîne continue de ma- 24 mètres au-dessus de sa base. L'extrémité infirmités
quarante-quatre ans et diverses
tenu la faculté de faire enlever ses tières meubles, graveleuses et sableuses, méridionale de l'lie forme un cap dont la entre
pontons. qui devaient la rendre peu attrayante,
remaniées et arrondies par les eaux. Ces configuration est analogue à celui du Hole in
A'ARAFAT, célèbre montagne à aitres une ophtalmie, la femme Bassengeaud
d'Arabie, levées à dos arrondi portent les noms de the Wall; tous deux semblent être le produit
25 kilom. vers le S. de La se choisissait des amants parmi ces rôdeurs
Mecque. A'arafat sandaasar (collines de sable), de rullesten- de convulsion, dont la côte entière Abadie en
est 1 objet de nombreux et pieux pèlerinages quelque qu'elle qualifiait de bons garçons..
saasar (collines de galets et de cailloux rou- porte, d ailleurs, les marques évidentes. Le mal
de la était un. Cela devait un jour ou l'autre
part des musulmans, qui regardent cet lés), ou tout simplement d'aasar. Les aasar rivage est couvert de débris de navires, de
endroit comme un des plus saints des envi- finir pour elle; le 17 avril, vers onze heures
principales se distinguent des latérales par màts, etc.; sa partie occidentale présente une
rons de la ville de Mahomet. du matin, on la trouvait étendue par terre
leur continuité relativement moins inter- barrière complete de pierre. Il existe des dans le et
dana sa cuisine, baignant sang
ARBBRG, ville de Suisse, ch.-l. de district rompue, par leurs dimensions plus gran- mouillages commodes et bien abrités de la
du canton de de treize coups de couteau, dont 1 un,
Berne, à 28 kilom. N.-O. de dioses et par ce caractère qu'ils se prolongent pointe méridionale d'Abaco à Rock-Point, sur frappée
absolument comme au malheureux Lecercle,
Berne, sur une lie de l'Aar, par 47° 3' de lat. N. quelquefois pendant plusieurs dizaines de les côtes orientales. L'lie repose sur des sub-
et 40 56' de long. E.; 1.000 hab. En de coraux. Ce sol calcaire avait presque entièrement coupé la carotide.
1814, les Au- myriamètres, sans jamais se réunir à l'une structions n'est
Les meubles avaient été fracturés et fouillés,
trichiensyconstruisirent un pont pour assu- ou à l'autre des aasar principales qui leur revêtu que d'une couche très mince de terre eurent parlé de
rer leurs communications sont parallèles. De leur côté, une partie des et, aussitôt que les journaux
avec l'Allemagne. végétale qui rend l'île très fertile, quoi- l'assassinat, une célébrité de la foire aux
aasar latérales se font remarquer par leurs qu elle manque d'eau potable. On exporte un
ÀÀRDENBURG, ville des Pays-Bas,
pro- embranchements ou nouvelles aasar, qu'elles de de et du pains d'épices, qui se tenait alors, la femme-
vince de Zélande, à 53 kilom. S.-O. de peu coton, l'indigo tamarin, besu- à la police la montre en
Berg- envoient à leurtour dans différentes direc- tarpille, rapportait
op-Zoom et à 158 kilom. S.-O. d'Amsterdam, coup de fruits, surtout d'excellents citrons, or de la victime elle la tenait d'un individu
tions. Ces aasar représentent l'ancienne plage des raisins, des oranges, des ananas, des ba-
près de la frontière de Belgique, par 5io 16' de la mer. Leur hauteur atteint dont elle ne savait pas le nom.
de lat. N. et lo 1T de long. jusqu'à à nanes, de l'écaille de tortue, de l'ambre gris, Les soupçons se portèrent sur deux jeunes
E.; 1.700 hab. Aar- 400 et 500 mètres. Les plus considérables des bois d'acajou, de campêche ou de fernam-
était avaient vu entrer, le
denburg jadis une grande ville mari- sont:l'aas d'Upsal, qui va de l'embouchure bouc. On y pêche une espèce d'épongé gens que des ouvrières
time elle a perdu son importance qui matin du 17 avril, au cabaret
par suite du Dalelf au N. à la partie méridionale du fournit un article de commerce important.
Bassengeaud,
des révolutions physiques de la contrée. et qui en étaient ressortis environ une demi-
Sœdertœrm (au sud de Stockholm), et a en- La ville de Carleton, chef-lieu de l'île, est
heure après. Au signalement, on reconnut
ÀÀRDORF, ville de Suisse, canton de Thur- viron 200 kilom. l'aas de Kœping, qui va le plus ancien des établissements anglais dans dans l'un Abadie. Celui-ci, en effet, avait été
govie, à 10 kilom. S. de Frauenfeld, par des environs de Nykœping jusqu'au Dalelf, l'archipel de Bahama.
47° 29' de lat. N. et 6° 32' de récemment employé à Montreuil comme
long. E., sur le che- et compte près de 240 kilom. J'aas d'Enkœ-
min de fer de Zurich ABACOCRINUS s. th. (a-ba-ko-kri-nuss garçon de lavoir et comme garçon boulan-
à Rorschach; 1.500 hab. ping, qui va des environs de Trosa en Suder- -du fleur de on savait ses relations avec la femme
manie jusqu'à ceux de Loos dans le Helsin- grec abax, tablette; krinon, ger
AARESKUTAN, montagne de la Suède sep- lis). Paléont. Genre d'échinodermes crinoïde et depuis qu'il avait été con-
gland, 340 kilom., et l'aas de Badelunda, en Bassengeaud,
tentrionale, province de Nordland, fossiles, appartenant au silurien supérieur. il ne cessait de rôder
ment de Jemtland,
départe-
Sudermanie, qui s'étend jusqu'à la paroisse gédié par ses patrons,
point culminant du Jemt-
de Rmttvik, en Dalécarlie, ABACOPTÉRIS s. f. (a-ba-kop-té-riss — dans lepays. Il fut arrêté le Bf avril, encore
land (1.472 mètres), par 63° 40' de lat. N. et après un parcours
100 10' de long. E. Aareskutan, de 300 kilom. du gr. abax, damier; ptéris fougère). Bot. porteur d'un pantalon taché de sang; un pa-
qui a la forme Genre de fougères créé par Fée aux dépens letot et une jaquette maculés furent trouvés
d'un cône assez irrégulier, est très boisé dans AASEN (Ivar-André), érudit et philologue dans une chambre qu'il avait occupée le soir
sa partie inférieure, des aspidiums, habitant les Indes et l'Océanie.
tandis que la partie su- norvégien, né à Œrsten le 5 août 1813. A ses même du crime, rue du Faubourg-du-Temple,
Leur nom rappelle la disposition en damier des
périeure est dénudée. Il est le centre d'un dis- travaux, cités au tome XVI du Grand Diction-
nervures des feuilles. avec un de ses amis, Gilles, qu'on arrêta aus-
trict où l'on exploite des mines de cuivre. naire, il faut ajouter les suivants en
Ervingen, sitôt. La femme-torpille qui reconnut
comédie mêlée de chants Symra, recueil ABAD, ville du Béloutchistan, située sur la
AARGAU, forme allemande du nom d'Argo- rive droite de la Nari, affluent du Sindh (rive
Abadie celui qui lui avait donné la montre, le
vie, canton et ville de Suisse. de chansons (1863); Dictionnaire de. noms po- força à faire des aveux.
pulaires des plantes de la Norvège (1866) droite), à 35 kilom. E.-S.-E. de Gandava, par Gilles et Abadie s'étaient connus en avril
AARHUS, baie du Danemark, sur la côte Mémoire sur le dictionnaire et la grammaire 28° de lat. N. et 66° de long. E. d'une instruction
orientale du Jutland. Elle est formée par la 1878; tous deux, pourvus
de la langue norvégienne populaire; Locu- ABÂDAN, localité sise sur la rive gauche assez étendue, mais doués d'instincts pervers
côte de la terre ferme et les lles Samsœ et tions norvégiennes (1878), etc. L'exemple du Chat-el-Arab ou Euphrate inférieur,dans et ayant le travail en horreur, ne vivaient
Tunœ. On y trouve les deux ports d'Aarhus donné par Aasen d'écrire en langue nationale une lie du delta, à 64 kilom. au S. de Bassora que de vols. Abadie, qui s'était ouayé à tous
et da Norsminde. a été suivi par plusieurs auteurs de son pays. à
et 30 kilom. du golfe Persique, par 300 15, les métiers, graveur, doreur sur bois, cise-
ABAD AÈAI ABAN ABAT a
leur, brossier, garçon de lavoir, garçon bon- qui auraient pu être commis par lui précé- ABAITE, rivière du Brésil, province de Minas nent de l'école ils se jettent dans les bras
langer, et qui s'était fait chasser par tous ses demment à sa condamnation. » Ce misérable Geraes, a sa source dans la Serra de Mata d'Ursule qui les embrasse tous avec une égale
avait déjà subi cinq condamnations, servit au moins à fixer un point de jurispru- de Corda, se dirige vers le N.-E. et se jette tendresse.
patrons, « Lequel des trois est mon tils?»
dont une avec Gilles, pour vol. Celui-ci était dence resté jusqu'alors indécis. dans le San-Francisco supérieur, rive gau- demande l'aventurière. Et l'autre de lui ré-
à peine âgé de dix-sept ans. Après avoir ruiné ABADIN ou SANTA, bourg d'Espagne, che, après un cours de 220 kilom. environ. Il est dans le tas, clrerchez 1 Mot
pro- pondre
son père, qui tenait une fabrique de fleurs ar- Cette rivière est située entre 18° et 190 de
vince de Galicia ou Galice, à 40 kilom. N. de superbe, bien en situation et qui porte coup.
tificielles, en lui emportant une dizaine de N. et 45' de lat. S. et par 430 de long. O. L'Abaite arrose Nanine se trouve fort embarrassée,
Lugo, par 43° 22' de lat. 90 long.O.; lorsque
mille francs, rapidement dissipés en débau- 1.800 hab. Commerce important de bestiaux. une des régions diamantifères les plus fé- survient Guillaume, auquel elle ne pensait
ches, il était entré dans une bande qu'Abadie condes du Brésil, et la richesse de ses rives à ce moment. Elle s'enfuit
guère épouvantée,
était alors en train de former et dont les sta- ABAGAÏTOUL, poste militaire de la Russie attire depuis longtemps les mineurs de tous tandis que le brave ouvrier s'abandonne à
d'Asie (Trans-Baïkal), sur la rive gauche de les pays. C'est vers le XVIIesiècle que furent
tuts, en 42 articles d'une sévérité remarquable une joie sans mélange, car il a tout entendu,
car la moindre infraction emportait la peine de l'Argoun, une des branches de l'Amour, et sur découverts les riches gisements de ces pa- et ses amers soupçons sur le passé de sa maî-
du chef. la frontière S.-E. du plateau d'Ablangan, au
mort, furent saisis sur la personne rages. tresse se sont évanouis. Tout finit par s'ar-
Les Mémoires, écrits, cela va sans dire, sans N.-E. de la Mongolie, à l'extrémité du grand
ABANDON s. m. —Sylvie. Ensemble des ranger le mieux du monde dans le meilleur
désert de Gobi ou Chamo, par 490 351 de lat.
style ni orthographe, par Abadie, après sa arbres d'une exploitation qui doivent être des mélodrames Nanine, pour pouvoir épou-
nous montrent comment ce N. et 115° 35' de long. E. ser le riche Anglais, tente de faire assassiner
condamnation, abattus.
misérable fut amené à se faire chef de voleurs ABAÏ, petit port de Bornéo, près de la pointe Guillaume, mais il arrive au contraire que
et contiennent de bien curieux N.-E. de l'île, par 6° 21' de lat. N. et 114° 15' de Abandonnée (L'), drame en deux actes et c'est elle quiesttuée
renseigne- en vers, par François du parun certain Moryane,
ments. J'allais souvent au bal le soir, pas- long. E. La mer, peu profonde à cet endroit, ne Coppée (Théâtre digne amant d'une telle maltresse. Le coup
ser mes dimanches, et la journée dans un pa- Gymnase, 13 novembre Julien, un étu- de poignard de ce coquin rend service à tout
permet pas aux grands vaisseaux d'entrer
diant, et Louise, une ouvrière, se rencontrent
tronage religieux. Je m'y fis remarquer par dans le port. le monde. Rien ne s'oppose plus à l'union lé-
mon entrain à tous les jeux et mon exac- au Luxembourg. Ils se racontent leurs jours
par ABAÏ, fleuve d'Abyssinie, une des branches leurs espé- gitime de Guillaume et d'Ursule qui se ma-
titude à tous les services. Le soir aussi j'étais laborieux, leurs nuits studieuses,
du Nil. Il nalt, sous 100 1F'de lat. rient, et lord Clifton retourne en Angleterre
exact à la première danse du bal, et au pre- principales rances, leurs rêves de tendressepartagée; et avec le petit Robert qu'il aime beaucoup et
mier coup d'archet N., à 2.670 mètres d'altitude, àGich Abaï près comme ils ont vingt ans, de cette causerie
j'étais en place pour le de la base N.-O. du Dengoûiya, à 100 kilom. qu'il rendra très heureux. Telles sont les
naît aussitôt un amour que tous deux croient
pas. Puis le bal fini, je me cherchais une com-
à peu près du lac Tana. C'est l'Astapus de grandes lignes du drame de M. Louis Davyl.
ne devoir jamais finir.
pagne pour la nuit et je choisissais toujours les Portugais établis en colonie Notre analyse toutefois demeurerait incom-
les girondes (belles). faut vous direque, pour Ptolémée; Moi, si j'aime une fois, ce sera pour la vie
dans cette région, à la fin du xvie siècle, vi- plète, si nous n'accordions pas une mention
faire ce manège. j'avais quitté ma pauvre Le temps fuit cependant et sépare les spéciale à certain personnage qui
sitèrent les sources d'Abaï; mais la première épisodique
mère, qui n'aurait pas souffert que je lui parle en fut donnée par le jésuite Paez. deux amoureux. Quand ils se rencontrent, fait la galté de la pièce. C'est un joyeux
dans la rue étant au bras de filles de bar- description ouvrier forgeron, doué d'un goût prononcé
D'après lui, les eaux de l'Abaï, suintant du douze ans après, il y a beaux jours que Ju-
rière. Donc, pour suffire à toutes ces dé- fond d'une prairie marécageuse, forment un lien, devenu un médecin a oublié pour le mélodrame et d'une mémoire très &
et toujours de l'ar- célèbre,
penses, il faut de l'argent Louise. Un matin, en arrivant à l'hôpital déle son plaisirfavori est d'appliquer a toutes
ressources sont épuisées, et il en petit lac d'eau limpide. Des exhalaisons de pour
gent. Mes gaz spontanément inflammables, sans doute y faire sa visite quotidienne, il y retrouve la les circonstances de la vie une tirade em-
tant quand même, ou l'amour de ces grues pruntée à quelque pièce à la mode d'hier ou
vont être des feux follets, que l'on voit au-dessus des pauvre a6andonnée. Elle se meurt de la poi-
peut se refroidir, les plaisirs c'est la misère et la débauche d'aujourd'hui, en imitant l'artiste qu'il a en-
abandonnés. II ne faut qu'un coup de mon- sources de l'Abaï, lui ont valu l'adoration des trine qui l'ont
conduite là; mais quel est le premier tendu. « Allons, va-t-en, lui crie son patron
indigènes, et maintenant encore on sacrifie coupa-
seigneur ou de caroublage pour me relever; des animaux aux génies de la rivière. Large ble ? celui qui, douze ans déjà passés, lui impatienté, retourne à la forge I-Chassé de
il en résultait de la prison; en sortant, je Gênes, déclame-t-il d'un ton pathétique, en
à peu près de 10 mètres, l'Abaî après un cours jurait un amour éternel.
recommençais avec plus ou moins de succès prenant une pose à la Mélingue, et forcé de
à de 110 kilom., péntère dans le lac Tana ou
et je passais mon temps ce jeu qui devait quitter le nom de Pietro, etc. Dîne avec
Tsana. Son eau, souvent trouble, a déposé
me conduire où je suis aujourd'hui. A cette nous, lui propose Mme Guillaume. Moi à
les débris de la bande dans le lac une longue péninsule d'alluvions, Julien essaye de lui rendre un peu d'espé-
époque, je trouve la table de mes mattres s'écrie-t-il. Ah 1 je
en moi un delta coupé de bouches errantes. En sor-
Chevalier et, réunis, ils reconnurent rance, mais toute la science humaine serait ne puis supporter ce bonheur.» Il flageole sur
tant du lac, l'Abat est d'un bleu pur et mérite
un garçon vif à prendre un parti, prudent impuissante à la sauver; il exprime éloquem- ses jambes et va tomber sur une chaise; la
bien son nom arabe, Bahr-el-Azrek, le fleuve
et assez sûr pour qu'ils dorment tranquilles, ment son désespoir, son repentir, et Louise, bonne Ursule s'y laisse prendre, et quand elle
bleu. II se dirige d'abord au S.-E. et forme
pourvu qu'ils soient là le jour où j'aurai
non loin de Woreb, à 8 kilom. du lac, une
demeurée bonne fille malgré tout, lui par- lui tape dans les mains pour le faire revenir
besoin de leur bras pour chasser une lourde donne dans un sourire, et meurt. à lui, iléclate de rireendisant:.N'est-ce pas
ou pour faire un coup de saute-dessus. Du première chute. Plus bas le cours d'eau, Tel est l'épisode mis en vers par M. Coppée.
que c'est bien fait? »
reste, ils n'en étaient pas à leur coup d'essai, large d'environ 200 mètres, serpente au mi-
L'histoire, quoiqu'elle ne soit pas des plus L'oeuvre de M. Louis elle
lieu des prairies, puis s'écoule soudainement Davyl est,
tant dans les fric-frac que dans les caroubles neuves, est touchante et elle a fait couler bien
par une cataracte de 25 mètres de hauteur. aussi, très bien faite, malgré quelques bana-
ou les bourses de Paris, et même à manier des larmes. Le drame eut le succès qu'il méri- lités a la fin, et une ou deux invraisemblances
C'est la chute de Tis Esat, ou Alata. Après
le couteau, le revolver et la corde à nœud
avoir décrit un demi-cercle
tait M. Coppée y faisait déjà pressentir qu'il inévitables, paraît-il, dans tout mélodrame;
coulant. L'argent vint un peu et l'on put vivre complet autour deviendrait un de ces maltres de la langue il a remporté un succès des plus légitimes.
comme cela. Je dus, pour faire exécuter mes du plateau d'Ethiopie, l'Abat entre dans la
théâtrale qui savent racheter la pauvreté d'une La portée sociale de son drame est assez
ordres et donner plus de sécurité à mes hom- Nubie en prenant la direction du N.-O. En action par la délicatesse ou l'éclat de la forme. évidente pour y ajouter un nouvel élément
quittant l'Abyssinie, il est profondément en-
mes, remettre en vigueur le règlement de
caissé et a 25 mètres de largeur. Après avoir ABANDONNER v. a. Zootech. Cesser d'intérêt, et en même temps assez habilement
Chevalier, en y ajoutant quelques articles dissimulée pour éviter au public l'ennui ordi-
parcouru la plaine de Sennaar, il se jette de soigner un animal malade, soit par éco-
qui devaient faire trembler ces jeunes gens
dans le Nil Blanc, en aval de Khartoum.
naire des pièces à thèse. Il se rencontre dans
et qui plus tard firent frémir les bons bour- nomie, soit parce qu'il est impossible de le
les Abandonnés plusieurs arguments eu faveur
Dans la partie supérieure de son cours, il guérir. g Abandonner un animal dans un
geois de Paris et de ses alentours. Il est évi- du divorce mais l'auteur ne les annonce ni
dent qu'à conduire une bande qui ne rêvait est bordé de magnifiques forêts vierges. Dans pâturage. L'y laisser en pleine liberté. ne les souligne, le spectateur les dégage lui-
la plaine, il acquiert jusqu'à 800 et 1.000 mè- S'abandonner v. pron. Ne plus obéir
que crimes pour de l'argent, et qui ne recu- même d'une très exacte et très attachante
lait pas de tuer pour 20 francs, il aurait fallu tres de largeur, et forme des lies parées d'une qu'avec mollesse aux commandements, en
luxuriante. Dans sa partie infé- peinture de mœurs, qui lui procure de bonnes
une grande force de caractère végétation des animaux de trait Un cheval s'A-
pour ne pas il traverse des forêts impénétrables.
parlant et fortes émotions.
les suivre, moi qui les commandaisl Ce rieure, BANDONNB lorsqu'il bronche, ralentit son al-
dernier mot n'est-il pas typique? Les hippopotames se montrent en troupeaux lure, s'abat. (BarraI.) ABANGOS, peuple du Congo français, sur la
dans ses eaux, et au S. des cataractes les rive gauche de l'Alima. Cnez les Abangos,
Gilles, quoique sans instruction Abandonnés
sérieuse, crocodiles abondent. Ses eaux sont extrême- (LES), drame en cinq actes, par les éléphants abondent en troupeaux; les in-
était un peu musicien, connaissait le solfège, Louis Davyl (Ambigu-Comique, 12 mai 1878). font un grand commerce d'ivoire.
ment riches en poissons, appartenant pour la digènes
le piano, jouait du cornet à piston; son ex- Guillaume, un brave serrurier, a épousé
térieur agréable l'avait fait accepter comme plupart au genre des Cyprins. La plupart des dans sa jeunesse une grisette, la jolie Na- ABANILLA, ville d'Espagne, province de
à l'Odéon où il portait un bel habit villes éthiopiennes du bassin de l'Abaî sont si- Murcie, à 25 kilom. N.N.-E. de Murcie, par
figurant tuées sur le plateau ou dans les larges plaines nine, si peu faite pour goûter les joies paisi-
de valet de chiens dans la Jeunesse de 38014' de lat. N. et 30 25' de long. 0. 5.689 hab.
la rive droite du fleuve. Koarata bles du mariage qu'elle ne tarde pas à fuir le
Louis XIV, puis à l'Ambigu dans l'Assom- qui bordent La ville est partagée en vieille ville, avec un
est la ville la plus commerçante;elle domicile conjugal. Au bout d'un certain
moir il y avait fait entrer son ami Abadie. est située château en ruine, et en ville neuve.
au bord du lac Tana, à 10 kilom. N.-E. de l'en- temps, Guillaume trouve la solitude pesante
Abadie et Gilles ayant avoué cet assassinat, et se met en ménage avec Mlle Ursule, blan- ABAPTISTA ou ABAPTISTON s. m. (a-ba-
comme nous l'avons dit, furent condamnés droit où l'Abaï s'échappe du lac. Mota est au
à chisseuse aimable et honnête, qui a recueilli ti-sta ou stonn du gr. a privatif; baptizein,
mort, mais ils bénéficièrent d'une commuta- pied du mont Talba; Waha est l'un des mar- Chir. Sorte de trépan pourvu d'une
chés les plus considérables du royaume de God- par charité un enfant abandonné. D'où vient plonger).
tion de peine. Ils allaient partir pour la Nou- ce petit Robert? Question qui reste sans ré- pointe conique qui l'empêche de s'enfoncer
velle Calédonie, quand les révélations inatten- jam. Au-dessous de Mota, on voit les ruines
d'un pont sur l'Abai, près duquel le voyageur ponse, problème qui tracasse fort le brave trop.
dues d'un nommé Knobloch vinrent jeter un Guillaume il se croit veuf, en effet, sur la
certain jour sur l'assassinat, français Petit fut dévoré par un crocodile. ABARCA s. m. (a-bar-ca-mot espagnol).
resté jusqu'alors foi d'un journal de San-Francisco; il voudrait
A la fin de 1883, un pont fut construit sur Cost. Grossière chaussure de cuir des pay-
mystérieux, du malheureux Lecercle. Ce Kno- épouser Ursule, dont il a déjà deux enfants,
bloch venant, on ne sait pourquoi, se consti- l'Abai entre le Godjam et le Goudron par un sans, en Espagne: Ces princes de la montagne
italien. Sur un promontoire de la mais il tremble que ce petit étranger prétendu toute leur vie à auivre l'ours et le
tuer prisonnier à raison de deux vols commis ingénieur paasaient
ne soit en réalité le résultat d'une première
rive occidentale se trouve la fameuse Mag- chamoia, chaussés de l'ABARCA ou pieds nus sur
par lui à Montreuil et à Saint-Mandé, et dont faute de sa maltresse. La vérité, la voici
on ne le soupçonnait même pas, fit connaître dala, où résidait Théodoros, qui aima mieux les rocs glissants; ils disputaient d'audace et
mourir que de se rendre aux Anglais (1868). Nanine n'est point morte; après sa disparition, de vivacité aux chasseurs béarnais, aux cou-
en même temps qu'il avait fait partie de la elle a fait la d'un riche Anglais,
Le cours de l'Abaï est de 3.280 kilom.; sa lar- conquête reurs basques. (Michelet.)
bande d'Abadie et donna à entendre qu'il sa- lord Clifton, et le petit Robert est le fruit de
vait comment Lecercle avait été assassiné. geur varie de 25 à 1.000 mètres; son débit est ABATAGE s. m. -Fig. Verte réprimande
de 5.005 mètres cubes par seconde. leurs amours. Nanine a quitté son amant
Sans d'abord désigner personne, il raconta comme elle avait abandonné son mari, elle a Voyons, maman, tu ne voudrais pas me flanquer
que le crime avait été commis par trois indi- Abailard, drame de M. de Rémusat. V. un ABATAGEla veille de mon mariage. (Gyp.)
emporté l'enfant avec elle, puis quand il est
vidus, dont l'un, connu du garçon épicier, ABÉLARD. devenu une gêne dans sa vie d aventures, Jeux. Au baccara, action d'abattre son
était monté dans la voiture, pendant que les de France (Meuse), elle s'en est débarrassée sans plus de forma- jeu: Supposons d'abord qu'il n'y ait pas d'ABA-
ABAINVILLE, village
deux autres suivaient à pied. A un signal à 3 kil. N.-N.-O. de Gondrecourt, lités, et c'est alors qu'Ursule, la TAGE. (Badoureau.) Série de cartes abat-
sur l'Or- aujourd'hui
convenu d'avance, ceux-ci s'étaient appro- de Guillaume, l'a ramassé au coin tues Pourquoi ne dirait-on C'est un bel
nain, qui se jette dans la Saulx, affluent de la compagne pas
chés, le premier avait arrêté le cheval par
Marne, par 480 33'de lat. N. et 30 12'de long. E.; d'une borne. Il arrive que le hasard établit ABATAGE? (Fr. Sarcey.)
la bride, le second, s'élançant dans la tapis- 800 hab. Hauts fourneaux, des rapports affectueux entre le père naturel
forges, laminoirs. -Encyet. Abatage des arbres par la dyna-
sière, avait frappé à coups de couteau Le- et le père adoptif de Robert, car l'ouvrier mite. L'art militaire et l'industrie privée em-
cercle que maintenait ABAISSEMENT s. m. Encycl. Astr.
par les bras le malfai- L'abaissement de l'horizon visible est l'angle sauve un jour la vie à lord Clifton, en arrê- ploient quelquefois la dynamite pour opérer
teur placé près de lui. Le meurtre accompli, tant ses chevaux des arbres. C'est un moyen expé-
que fait le rayon visuel rasant cet horizon au- emportés. L'unique préoc- l'abatage
le cadavre avait été fouillé, et les assas- de l'Anglais est maintenant de re- ditif et relativement car il
dessous de l'horizon rationnel du lieu. On ap- cupation économique,
sins s'étaient partagé l'argent volé. trouver son fils près il passe si sou-
pelle abaissement d'un astre ou d'un point du duquel épargne une main-d'œuvre longue et pénible.
Quelques jours plus tard, Knobloch avoua vent sans le savoir. L aventurière apparaît On entoure l'arbre à la hauteur voulue d'un
ciel l'angle qui mesure son rapprochement de
qu'il était l'un des trois et que les deux autres à son tour; elle vient proposer un marché cordon de pétards attachés à une ficelle; la
étaient Abadie et Kirail, ce dernier l'horizon. Ainsi le pôle subit, quand on va
déjà vers l'équateur, à son ancien amant elle lui promet de lui charge est un peu plus forte du côté où il doit
antérieurement condamné avec son chef de un abaissement égal à la rendre Robert s'il consent à l'épouser. Cette tomber. On amorce un seul des pétards, au-
bande pour le vol commis au cabaret Bassen- variation de latitude. Les planètes vues de
la surface de la terre paraissent union constituerait, il est vrai, un cas de quel on met le feu, son explosion provoque
geaud en 1878. Knobloch et Abadie furent plus bas sur
condamnés à mort, Kirail aux travaux l'horizon que si elles étaient vues du centre bigamie puisque, de par la loi, Nanine est tou- instantanément celle des autres. Quand la
forcés la femme du serrurier.
à perpétuité. de la terre; l'angle des deux directions mesure jours Mais l'astu- charge est assez forte, la section se fait d'une
La seule dénonciation de Kno- cieuse créature ne demeure pas embarrassée
bloch valut cette condamnation l'abaissement; il faut les observa- façon très nette et presque sans éclisses.
à Kirail, qui corriger
tions de cet abaissement dû à la parallaxe. pour si peu elle a dérobé autrefois les pa- Un autre procédé moins rapide, mais exi-
depuis n'a cessé de protester de son innocence.
piers d'une Américaine elle ne
assassinée, geant moins de matière explosive, consiste à
La peine de Knobloch fut commuée par le Phys. Se dit de la température pour si- s'appelle Mme Guillaume forer dans l'arbre trous disposés
de la République; sans doute à cause plus aujourd'hui plusieurs
président quant à Abadie, gnifierunrefroidissement, mais bien mistress Perkins. Lord Clifton comme les rayons d'une roue; la charge sa
Il profita de la commutation de sa première du sens dans lequel se meutla colonne liquide
accepte le marché proposé- Nanine cher- bourre dans ces trous; l'explosion est simul-
peine, la cour de cassation décidé d'un thermomètre lorsqu'elle se refroidit. Par
ayant che et trouve, Ursule avoue 1 acte de charité tanée. Quand des arbres a pour but
• qu'un condamné à la se dit aussi du potentiel l'abatage
peine de mort, maxi- analogie, électrique. qu'elle a accompli en recueillant le petit la mise en culture d une forêt, il faut aussi
mum des peines édictées par la loi, purge En acoustique, il y a abaissement du son
par Robert. « C'est chez moi qu'est l'enfant, dit- extirper les souches, ce qui se fait en forant
l'effet de cette condamnation non seulement lorsque celui-ci devient plus grave. elle. Je suis sa mère, déclare Nanine. un trou vertical dans l'axe du tronc, trou
le crime pour lequel il a été condamné, mais ABAISSE-PAUPIÈRE s. m. Instrument df Vous, vous ne l'aimerez jamais l vous ne l'au- dans lequel on place et on fait détoner une
encore tous les crimes et délits antérieurs,
chirurgie qui sert à abaisser la paupière. rez pas 1 A ce moment les enfants revien- certaine charge. Ces procédés sont d'un
6 ABAT ABAT ABBA ABBA
emploi continu dans les forêts du Brésil. concerne le mode d'abatage, et qu'à Paris, tueuses des tueries particulières, établie% d'une lettre de créance pour le monarque
Suivantle système employé, la consommation notamment, te procédé Bruneau n'est em- même dans des villes d'une certaine impor- européen. Cet Anthony Shirley avait précé-
de dynamite est ployé que par son auteur et par un très petit tance, et demandait le remplacement de ces demment reçu du comte d'Essex la mission
nombre de bouchers. tueries par des abattoirs Le 22 mars de se rendre en Perse, à l'effet de demander
Pour un arbre de 0m, 10 de diamètre par le publics.
premier procédé, 100 grammes; par le se- Abatage des ueaua et des moutons. Pour 1881, le ministre de l'agriculture adressait au schah son adhésion à une ligue des
abattre les veaux, on les couche de flanc sur aux préfets une circulaire dans laquelle il chrétiens contre la Porte et l'éta-
cond, 100 grammes; princes
une table et on leur fait au cou une large en- rappelait que la santé publique est particu- blissement de relations commerciales et di.
Pour un arbre de 0m, 20 de diamètre par le entre la cour d'Angleterre
taille. Quant aux moutons, ils sont couchés lièrement intéressée à ce que l'état de choses plomatiques et la
premier procédé, 500 grammes; par le se- sur une table, le ventre en l'air et la tête cour persane; il était parti pour l'Orient en
signalé par le comité consultatif, prit fin; il
cond, 100 grammes;
Pour un arbre de Om,30 de diamètre pendante puis, le garçon boucher les égorge, disait: « La création d'abattoirs poblics,dana 1598, avec son frère Robert Shirley et vingt-
par le sans se laisser émouvoir par leurs bêlements. s'exerce une surveillance intelli- il avait vu le schah à
lesquels cinq compagnons
premier procédé, 1.000 grammes; par le se-
300 grammes; ABATANT s. m.-Techn. Organe dumé- gente et active, est le meilleur moyen à em- Kazbin,lorsque celui-ci revenait victorieux
cnd, du Khorassan, et il s'était d'abord présenté
Pour un arbre de 0m, 10 de diamètre tier à bas qui abaisse les platines. ployer pour sauvegarder la santé publique
par le et la seule garantie utile qu'on puisse donner au monarque comme un officier de fortune
premier procédé, 2.000 grammes; par le se- ABATIA s. f. (a-ba-ti-a du gr. abatos, à la consommation. » La cireu aire ministé- venant offrir ses services et ceux des gen-
cond, 500 grammes. inaccessible). Bot. Genre de plantes tropi- rielle invitait en conséquence les préfets à tilshommes d'outre-Manche qui l'avaient
des bœufs. Les procédés d'aba- cales de la famille des Samydées. Les aba- activement
Abatage j intervenir auprès des communes suivi. Secondé par Aly-Verdy, commandant
tage des bœufs sont au nombre de six 1° l'é- tias sont des arbustes ou des arbres à feuilles
I pour les décider a étudier la question On en chef de l'armée persane, il s'adonna
gorgement; 20 l'emploi du merlin ordinaire opposées ou verticillées, dont la fleur herma-
pourra, ajoutait le ministre, objecter le défaut d'abord tout entier à l'instruction d'un corps
30 l'énervation; 4° l'emploi du merlin an- phrodite est dépourvue de corolle et pos- de ressources mais l'expérience il introduisit la discipline dans
nécessaires d'infanterie;
glais 50 l'emploi du masque frontal à cheville sède un calice pétaloïde. Le fruit est une a démontré les troupes il
On en connalt huit es- qu'une ville est loin de compro- d'Abbas; apprit aux soldats
percutante; 6° la dynamite. capsule loculicide. mettre ses nnancesen créant ces sortes d éta- l'emploi de l'artillerie, et 1 armée persane se
L'égorgement n'est guère usité que chez pèces habitant l'Amérique. blissements. Elle ne tarde pas,au contraire,à trouva bientôt en mesure de tenir tête aux
les Israélites, qui se proposent, en employant ABATTOIR s. m. — Encycl. Les abattoirs trouver dans leur fonctionnement une source janissaires. C'est alors que Shirley avait pro-
ce procédé répugnant et barbare, d'être agréa- publics, rangés, par ordonnance du 15 avril de revenus qui lui permet de pourvoir à d'au- posé au schah une alliance défensive et
bles au Seigneur. Cinq sacrificateurs juifs, 1838, dans la première classe des établisse- tres besoins. offensive avec les princes européens contre
désignées par le grand rabbin, sont attachés ments dangereux, insalubres ou incommodes, Enfin la circulaire se terminait par une l'empire ottoman. Abbas vit du premier coup
à l'abattoir de La Villette, à Paris, où ils ont été maintenus dans cette classe par le invitation aux préfets d'avoir à dresser par quel parti avantageux il pouvait tirer de l'oc-
tranchent religieusement chaque matin un décret du 31 décembre 1866. Un décret du arrondissement la liste des tueries particu- casion qui se présentait; il accepta l'offre de
nombre de fanons proportionné aux besoins 1er août 1864 a, par son article ler, remis lières existant dans leur département. Les l'Anglais et désigna pour l'accompagner dans
de la population Israélite de la capitale. Ils aux préfets le soin de statuer sur les propo- propriétaires de tueries non autorisées étaient ses pérégrinations en Europe Husseïn-Al y-
doivent connaître à première vue la pureté sitions tendant à établir des abattoirs et mis en demeure de réclamer cette autorisa- Bey. Shirley vint donc en Moscovie, où il
ou l'impureté des animaux et les organes que décidé que les taxes d'abatage seraient cal- tion, et partant, de se soumettre aux règle- vit le grand-duc à Moscou. II passa ensuite
le Lévitique défend de manger. Au moment culées de façon à ne pas dépasser les sommes ments qui régissent la matière. à Prague, où la cour impériale s'était fixée,
de l'immolation, l'animal, dont les pieds de nécessaires pour couvrir les frais annuels Plusieurs communes se rendirent à l'invi- et fit si bien que Rodolphe II résolut d'aecré-
derrière sont liés, est amené près d'un treuil, d'entretien et de gestion, et pour assurer tation de l'administration préfectorale. Il faut diter un envoyé auprès de la personne du
dont un brusque mouvement le renverse sur le payement de l'intérêt et l'amortissement regretter; néanmoins, encore aujourd'hui, que schah il désigna pour remplir cette mission
le flanc droit, la gorge tendue. Le sacrifica- du capital engagé dans l'opération. L'ar- bien des villes de plus de trois mille habitants un conseiller provincial en Transylvanie,
teur se dirige vers la victime en prononçant ticle 6 de ce décret porte que, si des circon- se soient abstenues, et qu'on ne puisse es- nommé Etienne Kaknsch de Zalonkemeny,
ces paroles « Béni soit le Seigneur qui nous a stances exceptionnelles nécessitaient des pérer qu'elles prennent bientôt les seules dont M. Ch. Schefer a traduit, annoté et pu-
jugés dignes de ses préceptes et nous a prescrit taxes supérieures à celle de 0 fr. 02 par kilo- mesures propres à conserver en bon état les blié la relation de voyage. A la même époque,
l'égorgement. » Ensuite, il se baisse et coupe gramme de viande de toute espèce, l'im- viandes destinées à la consommation, à moins le grand-duc de Moscovie, à l'instigation de
la gorge de la bête il a eu soin de constater position de ces taxes ne pourrait être auto- qu'elles n'y soient contraintes par une loi. l'empereur, détermina Abbas rer à prendre
d'abord, en passant deux fois l'ongle sur le risée que par décret rendu en Conseil d'Etat. Si les communes françaises se sont mon- les armes contre les Turcs, ses mortels
tranchant de son damas, que cet instrument Une ordonnance, qui peut être considérée trées en assez grand nombre peu disposées ennemis. Le schah se prépara à cette expé-
n'est point ébréché car, s'il l'était, la tra- comme type, et qui au reste a guidé les mu- à créer des abattoirs publics, il nous sera dition par la prise de Nehavend, dont il fit
dition enseigne que le bœuf pourrait avoir nicipalités de province dans la réglemen- permis de constater ici que la question est en- raser les fortifications (1602); après quoi, il
peur et que son sang se coagulerait dans tation des abattoirs, a été prise, le 20 août core bien moins avancée sur un grande nombre réunit toutes ses forces sous prétexte d'une
le cœur sans pouvoir en sortir; or, l'Ecri- 1879, par le préfet de police. de points en Europe. C'est ainsi qu'à Berlin, expédition dans le Farsistan, mais en réalité
ture dit « Vous ne mangerez d'aucun sang Cette ordonnance interdit tout abatage des en 1876, il n'existait encore que trois abattoirs, pour entrer en campagne. Il marcha sur
En se relevant, le sacrificateur s'assure qu'il animaux de boucherie ou de charcuterie en tandis qu'on y comptait neuf cents tueries l'Azerbaïdjan, vainquit et fit prisonnier Aly-
n'a pas touché avec son damas'la colonne ver- dehors des abattoirs spécialement créés et particulières. Une loi du 18 mars 1868 avait Pacha, qui commandait l'armée turque dans
tébrale, ce qui rendraitla viande impure puis, autorisés à cet effet. Elle impose aux con- bien décidé que, dans les communes pourvues cette province. Après s'être emparé de
quand les aides ont ouvert l'animal, il regarde ducteurs de bestiaux l'obligation d'être munis d'un abattoir public, la municipalité pourrait Tauris, où il laissa une forte garnison, il s'a-
si les poumons, l'estomac, la vésicule du Bel et d'une médaille,qui doit être portée d'une façon exiger la fermeture des tueries particulières, vança à la conquête des autres localités
de la rate sont dans les conditions apparente et tixe le nombre d'animaux que mais il faut croire que ces municipalités ne occupées par la Porte, emmenant avec lui
exigée
par la loi religieuse; autrement, l'ammal chacun d'eux peut conduire. Elle règle les se pressèrent pas de se conformer au désir 120.000 hommes et toutes ses femmes, au
serait déclaré impur et refusé pour la bouche- conditions dans lesquelles les animaux morts du législateur, car en 1879, à la suite d'une nombre de 500. Les villes et les villages qu'il
rie juive. Lorsqu'on le merlin or- en route seront abattus; elle décide que les épizootie grave, de nombreuses pétitions vin- rencontra sur sa route, tels que Mervend,
emploie
dinaire, on frappe l'anima! entre les cornes inspecteurs de la boucherie devront être pré- rent solliciter du chancelier de l'empire la Nakhtchivan, Djulfa, se soumirent sans ré-
avec cette masse en fer, qui pèse 25 kilogr. sents à l'abatage et à la préparation de ces modification de la loi de 1868. Au mois de sistance partout le menu peuple venait au
et dont le manche est long de 0m, 90. Le animaux, qui ne pourront être livrés à la janvier 1880, un projet de loi fut déposé à la devant de lui, chantant et dansant au son
bœuf, violemment étourdi, tombe aussitôt si consommation que sur permis spécial délivré Chambre des dépu tés de Prusse, projet de loi du tambourin pour fêter son arrivée. A
le boucher est adroit; mais, dans le cas con- à cet effet. Les mêmes précautions qui imposait aux bouchers l'abatage dans les habitée
sont prises Djulfa, ville forte uniquement par
traire, il faut s'y reprendre à plusieurs re- en ce qui concerne les animaux déclarés abattoirs publics et créait un sérieux service des Arméniens, il reçut un accueil particu-
prises, et l'agonie est longue, horrible à voir, suspects de maladie par l'inspection ad hoc. d'inspection. liérement enthousiaste les habitants se
surtout lorsque le bœuf s'équasille. En An- L'abatage des veaux de moins de six se- soulevèrent à son approche, chassèrent les
ABATZKAÏA, ville de la partie occidentale
gleterre, on se sert d'un merlin spécial ter- maines est formellement interdit. Toutes les de Sibérie, gouvernement de Tobolsk, sur la fonctionnaires turcs et vinrent lui offrir le
miné par un emporte-pièce. Si le garçon bou- viandes provenant des animaux abattus se- rive d'IchTm affluent de gauche de l'Irtych, à trésor public. Des illuminations terminèrent
cher s'y prend bien, l'animal peut être tué ront visitées par les inspecteurs de boucherie. environ 200 kilom. S.-E. de Tobol.,k, par 560 de la fête, et un témoin oculaire raconte avec
du coup; quand il est novice dans son métier Toutes celles qui seront reconnues insalubres lat. N. et 670 20' de long. E. 1.669 hab. admiration que plus de 50.000 lampions brû-
et que le coup est mal donné, l'emporte-pièce ou impropres à la consommation seront sai- lèrent toute la nuit. De Djulfa,
pendant
reste dans la tête, et il faut le retirer pour re- sies. Au cas où leur propriétaire protesterait ABBADIA (Luigia), cantatrice italienne, il marcha contre Erivan, qu'il assiégea:
commencer, ce qui augmente et prolonge les contre la saisie effectuée sur l'ordre de l'in- née à Gênes en 1821. Son père, maître de les Turcs, enfermés au nombre de 40.000
souffrances de l'animal,-Le procédé de 1 éner- specteur, un sera chargé de statuer. chapelle, s'attacha à cultiver de bonne heure dans la forteresse, résistèrent un mois en-
expert
vation, qui consiste à sectionner la moelle épi- Toute viande saisie ou consignée par les ses grandes dispositions pour la musique. A viron, mais furent forcés de capituler parce
nière â l'aide d'un stylet qu'on enfonce entre inspecteurs de la boucherie restera à leur quinze ans, Luigia Abbadia débuta avec un de vivres et de munitions.
et la première succès sur le théâtre de qu'ils manquaient
l'occipital vertèbre cervicale, disposition et ne pourra être enlevée ou dé- plein Sassari (Sar- Abbas, averti de l'arrivée du roi de Géor-
abat l'animal instantanément; mais la mort truite que par leur ordre. Le soufflage des daigne). Elle parut successivement ensuite
ne se produit, en général, sur les de gie, qui venait le renforcer, rappela Aly-
qu'un quart d'heure viandes et toute autre manœuvre ayant pour principaux théâtres l'Italie et, par- alors occupé devant Bagdad, et
elle excita Verdy,
après. M. Bruneau, président de la com- but de donner à la viande une apparence de tout, l'enthousiasme par sa belle se disposa à livrer à ses adversaires une ba-
mission des abattoirs de LaVillette, a imaginé nature à tromper l'acheteur seront passibles voix de mezzo-soprano, par son jeu drama- taille définitive. Grâce à sa bonne organisa-
un procédé plus rationnel que les précédents des peines portées par la loi du 27 mars 1851. tique, par ses qualités de chanteuse et de tion, à sa nouvelle tactique, à sa discipline,
( v. ABATTOIRS, au tome XVI du Grand Liotion- Les chapitres IV et V de l'ordonnance dont tragédienne. On cite, parmi les opéras qui lui l'armée persane triompha sans peine de
naire); il consiste à emprisonner la tête de l'ani- valurent ses plus beaux triomphes la Saffo
nous donnons ici un court résumé, sont rela- troupes plus nombreuses (i6o3). Si l'on en
mal dans un masque, au milieu duquel, à hau- tifs aux fondoirs et aux ateliers de triperie. de Pacini, la Vestale de Mercadante, Maria croit Antoine de Gouvea, pendant qu'Abbas
teur convenable, est encastrée dans le cuir Le chapitre VI est relatif aux mesuresconcer- Padilla de Donizetti et Ernani de Verdi, s'enivrait avec ses officiers sur le champ de
une de fer adhérente au front et nant la sécurité des abattoirs et porte no- où elle se montrait d'une puissance incom- bataille pour célébrer la victoire, on lui pré-
plaque
percée d un trou en son milieu par ce trou, tamment interdiction de fumer dans les bou- parable. Vers 1859, elle quitta l'Italie pour se senta 20.545 têtes, et cette lugubre exhibition
on enfonce un boulon en pointe ou à veries, écuries et greniers. Le rendre en Allemagne. Elle se fit entendre à dura jusqu'au milieu de la nuit. Enhardi par
emporte- bergeries,
pièce d'un coup de maillet, le boulon pénètre VIII interdit l'entrée des abattoirs Hambourg et à Berlin, où elle obtint un suc- les Ottomans des bords
chapitre le succès, il chassa
de om,05 à 0m, 06 dans le cervelet du bœuf, aux marchands, musiciens, chanteurs ambu- cès éclatant. Peu après, elle renonça au théâ- de la mer Caspienne, de l'Azerbaïdjan, de la
dont la mort est instantanée. — En 1878, on a crieurs et distributeurs tre et, depuis, elle a vécu dans la retraite. de Bagdad, de Mos-
lants, saltimbanques, Géorgie, du Kurdistan,
fait, à l'abattoir central de Birmingham, une d'imprimés, ainsi qu'à tous individus qui ABBAS ler, dit le Grand, schah de Perse soul, de Diarbekir. La bataille de Shibleh
série d'expériences pour s'assurer exacte- exercent ordinairement sur la voie publique. et Tauris), gagnée par le gé-
(1585-1628), est le cinquième souverain de la (entre Sultaniéh
ment du moyen le plus rapide d'abattre les Le préfet de police se réserve d'accorder, des Sophis, fondée par le schah Is- néral Karachêb-Khan sur les Turcs unis aux
par dynastie
animaux de boucherie. « La Commission spéciale, l'entrée des abattoirs aux pour ainsi
permission maêl, et le Hls du schah Méhemmed-Konda- Tartares Kaptchaks, consacra,
d'examen, dit M. Henri de a donné industriels de l'entretien ou en
Parville, qui s'occupent Bendèh.-Du vivant même de son père, les dire, la ruine de la domination ottomane
la préférence à l'ahatage par la dynamite. de la réparation des outils employés par les nobles du Khorassan l'avaient Perse. Et comme les Uzbeks avaient cessé
Une faible dose de dynamite est posée sur le proclamé schah
ouvriers d'abattoirs. Tout individu en état de Perse (1582), et Méhemmed avait inutile- leurs incursions depuis leur défaite, la
front de l'animal. La substance explosive est d'ivresse sera immédiatement exclu, sans pré- ment essayé de rétablir son autorité dans royaume put enfin jouir d'une tranquillité in-
reliée par un ftl à une batterie électrique. On judice des poursuites qui pourront être exer- cette En 1585, accompagné d'un connue depuis bien longtemps.
province.
appuie sur une touche, et le bœuf tombe fou- cées contre lui. L'article 55 porte que tous puissant chef de tribus, il marcha sur Kazbin. C'est sous le règne de Schah-Abbas rer que
droyé. On a pu, avec la même batterie, abattre mauvais traitements envers les animaux se- Il y fit reconnaître son autorité, pendant que la puissance des Portugais en Orient reçut
à la fois plusieurs bœufs. La mort a lieu in- ront punis conformément à la loi du 2 juillet Méhemmed était abandonné un coup mortel par la perte d'Ormuz. Abbas
stantanément. par ses trou-
C'est la torpille appliquée à 1850. Enfin, et c'est par ce point que nous Devenu ainsi le maître de cette
des animaux,
pes. véritable du voyait d'un œil d'envie la prospérité
l'abatage comme elle avait terminerons ce résumé, il est interdit d'em- il s'occupa immédiatement de le lie stérile, mais avantageusement située au
royaume,
déjà été appliquée à l'abatage des arbres et ployer dans les abattoirs des garçons ou fllles pacifier. Il vainquit lui-même les Uzbeks qui, point de vue commercial, et qui, en effet,
des roches.
âges de moins de seize ans, sous les peines depuis des années, dévastaient le Khorassan, était devenue, depuis qu'Albuquerque l'avait
D'autre part, la municipalité de Samt- prévues par la loi du 19 mai 1874. en même temps que ses généraux réduisaient conquise, l'entrepôt de tout le trafic du golfe
Etienne ayant voulu prescrire l'emploi ex- Le nombre des abattoirs s'est singulière- les lies du golfe Persique et la province de Il se faisait une fausse idée de la
Persique.
clusif de l'appareil de M. Bruneau pour l'a- ment accru en France depuis une dizaine Lar; puis, il songea à taire une guerre im- source de cette prospérité, et il se figura
des grands animaux de boucherie, toutes les villes de quelque im- aux Turcs, dont les invasions sa
batage d'années; placable en que la conquête d'Ormuz augmenterait
son arrêté fut déféré au ministre de l'inté- se sont décidées à créer ces sortes Perse avaient Il fit part de ses des-
portance presque toujours été suivies gloire et sa richesse.
rieur, qui invita le préfet de la Loire à en d'établissements, qui seuls peuvent permettre de succès et qui détenaient une partie con- seins au gouverneur du Farsistan. En même
prononcer l'annulation pour excès de pou- une surveillance sérieuse des viandes livrées sidérable de ses propres Etats. On sait que, temps, il offrit à la Compagnie anglaise des
voir. Un des considérants de l'arrêté en à la consommation. dès 159!, la guerre s'était rallumée entre Indes un traité qui l'exempterait de payer les
question semble établir qu'en 1881 l'appareil Dans le rapport qu'il adressait au ministre l'Autriche et la Turquie les hostilités se droits de douane sur les marchandises im-
Bruneau ne s'était pas vulgarisé. Il porte, de l'agriculture et du commerce en 1880, le poursuivaient encore dans la région hon- portées par elle à Gomroun (plus tard Bender-
en effet, qu'à Paris, Lyon et dans les autres comité consultatif d'hygiène de groise, lorsque parut, en 1600, à la cour im- Abassi) et lui garantirait même une part dans
publique
grandes villes de France, la plas entière li- France appelait tout particulièrement l'atten- I périale
de Rodolphe II, sir Anthony Shirley, les taxes qu'acquitteraient les autres nations.
berté est laissée aux bouchemes en ce qui tion du ministre sur les conditions défec- par Schah-Abbas Ier, et porteur A ce prix, les Anglais consentirent à prêter
envoyé
VBBA ABBA ABBÉ ABBÉ 1
leur concours aux Persans ils fournirent au vènement d'Abbas II,les choseschangèrent: de Jourdan. Moreau crut prudent de battre n'a jamais été ni saltimbanque, ni écuyère,
schah les moyens d'accomplir une expédition on n'arriva plus aux emplois publics sans en retraite; le poste périlleux d'arrière- mais elle est immensément riche et elle
navale contre l'île, objet de sa convoitise, et être foncièrement, ou en apparence, pieux, garde, confié à Abbatucci, lui donna lieu de entend faire le bien autour d'elle dans la plus
Ormuz fut attaquée. Les Portugais se dé- sobre, rigide, honnête. Les lonctionnaires déployeriencore sa brillante valeur. large mesure possible « Voici, comme entrée
fendirent courageusement; ils ne se rendi- prévaricateurs furent révoqué, les juges re- Près de Neubourg, il par un de jeu, deux mille francs pour vos pauvres,
protégera,
rent qu'épuisés et affamés. Leur magnifique crutés parmi les sujets répétés pour leur combat opiniâtre, la retraite de 1 armée fran- monsieur le curé, et vous recevrez réguliè-
établissement fut dépouillé de ses richesse droiture. Malheureusement i mesure que le çaise et culbuta les régiments du prince de rement pour eux cinquante louis par mois..
mais, contrairement à ses calculs, Abbas ne
jeune
roi grandit, il cherchaje plus en plus Condé; il fut promu général de division pour Si Mme Scott est bonne et séduit l'abbé, sa
fut après la conquête ni plus riche ni plus a s'affranchir d'une tutelle gênante, et il sa belle conduite. sœur Bettina est délicieusement jolie et pro.
puissant, car Ormuz perdit toute son impor- abusa de la liberté morale ont il avait été En rentrant en France par Huningue, Mo- duit la plus vive impression sur le cœur du
tance en passant sous la domination si longtemps privé. On lui mait interdit l'u- reau choisit Abbatucci pour se maintenir lieutenant. Ici commence
persane l'idylle du roman,
(1622). Quant aux Anglais, ils durent se re- sage du vin il s'adonna l'ivrognerie, et dans la tête de pont de cette place. Le pre- idylle d'un charme discret et pénétrant,
pentir de leur sotte complaisance lorsqu'ils cela à un tel point que, niturellement doux mier soin de celui-ci fut de réparer cet im- faite de scènes d'une adorable simplicité,
virent le schah dénoncer sans délai la traité et humain, il en arriva savent, sous l'em- portant ouvrage, construit primitivement d'a- riche de détails ou attendris-
gracieux
dont il avait été le promoteur. pire de la boisson, à compettre les actes les près les dessins et sous la direction de Vau- sants. Un instant elle fait mine de tour-
Nous ne nous étendrons pas davantage sur plus barbares; c'est ainsi ]n'il convoquait les ban, mais qui avait été démantelé après le ner au drame. Jean Reynaud, en effet, ne
les actes militaires de Schah-Abbas Ier, et seigneurs à venir boire in sa compagnie et traité de Bade. Les travaux n'étaient pas tarde pas à constater qu'il est éperdument
nous nous occuperons maintenant de son qu'il les punissait cruellenent, lorsque, après encore terminés, lorsque le prince de Furstem- amoureux de Bettina, et il ne peut songer à
administration et de son caractère. Voici les avoir fait enivrer, il.esvoyait prendre la berg vint investir la place. Le général autri- l'épouser pour deux raisons d'abord un ma-
d'abord le portrait qu'a tracé de ce monarque moindre familiarité. Ce déplorables excès, chien proposa à Abbatucci de rendre la ville riage est impossible aux yeux de l'honnête
Antoine de Gouvea: Au temps que nous qui le transformaient par instant en un tyran avec des conditions honorable « Gagnez-la. garçon entre une jeune fille plusieurs fois
arrivâmes en sa cour, il était âgé de trente- dégradé et abêti par 'ivresse, n'étaient pas répondit laconiquement le jeune officier millionnaire et un officier de fortune, c'est-
deux ans, gai de visage, de petite taille, ro- connus du peuple, qu'aimait son souverain français. La tête du pont fut emportée par à-dire sans fortune; de plus, en admettant
parce qu'il ne le jupeait que d'après sa vie le prince, une attaque formidable. même que la question d'argent
buste, peu ou point curieux de ses vête- après ne rendit pas
accostable et pitoyable, aimé du et il est ortain que l'administra- Abbatucci se réfugia dans l'ouvrage à cornes, cette union impossible, il ne peut offrir à
ments, publique;
peuple, extraordinairement craint et redouté tion .d'Abbae II futle nature a lui concilier qu'il quitta bientôt pour reprendre l'offensive Bettina de devenir la femme d'un soldat or
des grands, sobre en son manger, excessif à toutes les sympathes. Lorsqu'il fit la con- chasser les Autrichiens et sauver la place. Il pour rien au monde il ne renoncerait à sa
boire de Kandahfr, prise autrefois par paya ce glorieux succès de sa vie; blessé car son père, un brave médecin,
(vice excusable entre les Persiens, quête carrière, a
puisque personne ne s'en abstient, quelque Abbas 1er, mais reombée depuis sous la do- mortellement, il expira peu après à Blotz- été tué par les Allemands à Villersexel, et il
défense mination mogole, les paysans furent bien heim, dans sa vingt-sixième année (8 dé- a joré de le vengeur un jour. Jean Reynaud,
qu'en fasse leur loi), auquel il est
tellement accoutumé que, pour quelque excès étonnés de voir es officiers préposés à la cembre 1796). dont les qualités maltresses sont la droiture
fourniture des vi'res payer convenablement Officier de la plus grande espérance, il était n'hésite pas: il demanderason
qu'il fasse, il n'en perd point le jugement. Il
ne laisser le soldat man- mo-
et l'honnêteté,
est superstitieux en sa secte, et fait tous les ce qu'ils achetaiert aussi recommandable par ses qualités changement, et, en l'attendant, il s'éloignera
quer de rien et bur éviter ainsi le pillage, rales que par ses talents militaires. Marceau sans retard.
jours cinq fois son oraison avec plus de loisir Son mérite est d'autant plus
Il a le jugement très bon, parle ce fléau inséparable de la Ce fut la et lui mouraient à peu près au même âge et grand, qu'il a reconnu à de certains indices,
qu'aucun. guerre.
seule expéditioi militaire d Abbas II qui sut à la même époque. Les alliés détruisirent, en
peu et hait tellement le mensonge, et est si auxquels le cœur ne se trompe pas, que Bet-
à châtier ceux qu'il surprend en entretenir avec la Porte des relations paci- 1815, l'humble monument que Moreau avait tina partage son amour. Heureusement le
rigoureux
menteries, qu'à plusieurs il a fait couper la fiques et gagner l'alliance des Uzbeks. Les fait élever à la place où était tombé Abba- douloureux sacrifice n'a pas le temps de s'ac-
nations européennes, les princes de l'Inde et tucci mais une statue, produit d'une sous- Bettina a pressenti
langue pour cela. Il est ennemi mortel des complir le coup de tête
de la Tartarie accréditèrent de lui cription nationale, fut élevée au jeune héros, de son ami, et, avec sa crânerie
voleurs, lesquels il châtie très sévèrement, auprès américaine,
au moyen de quoi il en a si bien nettoyé son des ambassadeurs. Son règne, en somme, fut à Ajaccio, en 1854.Cette statue estdue à l'ha- elle se présente elle-même au presbytère en
heureux peut la Perse. par son bile ciseau de Vital Dubray. disant « Monsieur
royaume, que je crois qu'il n'y a lieu au Encouragés Jean, voulez-vous être
monde où les voyageurs marchent avec plus affabilité de étrangers s'établirent en grand mon mari?. Répondre non devient difficile,
ABBATUCCI (Charles), homme politique
de sûreté. Il est convoiteux de gloire et de nombre dan: un pays où leur liberté de con- neveu du précédent, Bettina d'ailleurs a réplique à
français, né à Paris impossible;
ne se soucie pourtant science étai respectée. C'est à Dieu, di- d'un mot charmant
renommée, que de celle le 25 mars 1816. — II est mort à Paris le tout, aplanit toutes les
qu'il acquiert par les armes. Il n'est point sait-il, et n à moi de juger la conscience
29 janvier 1895. Aux élections de 1877, qui difficultés être la femme d'un soldat fran-
à cause que son royaume des homme, et je ne me mélerai jamais de ce çais ne l'épouvante eu aucune elle
libéral, peut-être suivirent la dissolution de la Chambre, il façon,
n'est pas riche et des grands frais qu'il a été qui appartînt au tribunal du grand créateur préfère de beaucoup son épaulette aux cou-
avait été élu député à Sartène: mais moins
contraint de faire en guerre ou peut-être et seignetr de l'univers. Entio, il donna des heureux aux élections du 21 août 1881, il fut ronnes de marquise, de duchesse, voire de
générosité: il renvoya avec des
pour ce que tous les rois mahométans sont exemplesle remplacé, comme député, par M. Bartoli, princesse, qu'on lui a offertes jusqu'alors, et
accoutumés à recevoir toujours et ne donner présents e prince de Géorgie, avec lequel il qui lui ont toujours paru fort mal portées.
candidat républicain. Il resta jusqu'à la fin
à personne, ce qu'il témoigne bien par la fa- avait toujours été en termes hostiles et qui
de sa vie un bonapartiste.ardent et toujours Jean Reynaud reste donc lieutenant, mais
cilité de laquelle il reçoit tout ce qu'on lui était par hasard devenu son prisonnier.
militant. -Son neveu, M. Jacques ABBATUCCI,
n'en obtient pas moins de l'avancementquand
Commeon l'a dit souvent, il ne fat injuste et même, puisqu'il devient le mari d'une femme
présente. » Nous ajouterons qu'Abbas 1er né le 26 décembre 1857, fut porté candidat
était enjoué, aimable parfois, mais méchart que dans ses heures d'ivresse; mais charmante, à laquelle, en somme, il ne sau-
spirituel, par les bonapartistes de la Corse aux élections
cruel dans ses vengeances, barbare dans les cet igmble vice ne paralt pas de nature à rait faire un crime de sa richesse; le moins
du 4 octobre 1885 et élu député par 26.367 voix
châtiments qu'il infligeait, soupçonneux à pallierses fautes, puisque la sobriété les lui
au scrutin de ballottage du 14 octobre. Les heureux de tous n'est pas l'abbé Constantin.
de tout sacrifier, même sa auraitépargnées. Il mourut tant des suites de Ce livre, dès son apparition, a joui d'une
l'excès, capable élections de ce département ayant été inva-
famille, même ses fils, à l'intérêt du trône. Et ses e:cès que de celles d'une maladie hon-
vogue immense, nous pouvons dire a été l'ob-
lidées par la Chambre, il ne fut pas réélu dé-
ses crimes, il fut adoré de teuse en 1666, à l'âge de trente-quatre ans. jet d'un engouement particulier, qu'il convient
pourtant, malgré puté le 14 février 1886.
ses sujets, qui demeuraient aux in- Son mccesseur fut Safi-Mirza. d'attribuer à des causes diverses. Sans doute
étrangers
ABBATUCCI (Antoine-Dominique),
trigues de la cour et ne jugeaient le souverain AIBATI-MARESCOTTI (Paul, comte), poète
géné- c'est justice de citer en première ligne l'ha-
ral français, né à Zicavo (Corse) en 1818, bileté et le rare talent de l'auteur; mais il
que d'après ses actes publics. Or, son admi- italèn, né à Modène en 1812. Lorsqu'il eut
nistration intérieure mort en 1878. Il était fils de J.-P.-Charles faut compter autre chose encore parmi ses
dépassa de beaucoup en terniné ses études au collège des nobles,
perfection et en sagesse celle de ses prédé- dais sa ville natale, il se livra à ses gotlts Abbatucci, qui fut ministre de la justicesous éléments de succès. Et d'abord le public,
cesseurs. choisie comme capitale, l'empire. Engagé volontaire au 20 zouaves dont le palais est journellement emporté par
Ispahan, litéraires et s'adonna pendant quelque temps
se remplit de merveilles dont les voyageurs à a poésie lyrique. Plus tard, il composa des en is4o, il devint capitaine en 1852, se distin- les épices de la littérature à la mode, se
Chardin et Tavernier nous ont laissé la des- gua à Laghouat, à la fin de cette même année, montre toujours d'humeur débonnaire et de
tragédies qui furent jouées avec succès,etdans
cription fidèle. Une chaussée fut construite il a fait preuve d'un talent vigou- puis fit la campagne de Crimée et fut blessé grand appétit, quand un écrivain a l'heureuse
lequelles deux fois devant Sébastopol. Lieutenant-co-
qui traversa le Mazenderan dans toute sa Yeux. Nous citerons de lui Galéas Sforza; idée de l'inviter à ce que nous serions tentés
et rendit cette province lonel en 1856, colonel en 1859, il eut un che-
longueur accessible. Childebert II; Pyrrhus; Clarisse Visconti d'appeler, pour continuer notre métaphore,
Des caravansérails s'élevèrent de tous côtés val tué sous lui à Solferino. Promu général un repas de famille; il se précipite alors avec
(1842); Ermenegilde (1842) et laVierge grecque de brigade en 1868, il servit, en 1870, à l'armée
et de nombreux travaux publics embellirent (1850). L'auteur a joint à cette dernière pièce avidité, sans trop regarder à la qualité des
la Perse; même reçut les en- du Rhin, fut blessé à Beaumont et fait pri- mets qu'on lui offre. Le menu de M. Halévy
l'agriculture quelques-unes de ses poésies lyriques.
couragements d'Abbas. Equitable et sévère, sonnier à Sedan. De retour en France, il n'est pas très varié, il faut en convenir il
il chassa des administrations et des tribunaux ABBATUCCI (Charles), général français, reçut un commandement dans l'armée de ne nous sert que des anges accommodés à la
les prévaricateurs et les gens tarés. Très le second et le plus célèbre des quatre fils Versailles, et devint général de division, le sauce vertu. L'abbé Constantin, Jean Rey-
attaché à la religion chiite, Abbas eut, enfin, de Jacques-Pierre Abbatucci, né à Zicavo, 24 juin 1871. Il était à la tête de la 9e divi- naud, M. Scott, Mme Scott, Bettina, sont
en Corse, le 15 novembre 1771, mort le 2 dé- sion militaire, à Nancy, mourut
l'esprit assez large pour laisser aux Armé. lorsqu'il tous dignes du prix Montyon; il n'est pas
niens le libre exercice de leur culte, et pou, cembre 1796. A l'âge de 15 ans, il entra à dans cette ville. jusqu'aux personnages épisodiques qui ne
se montrer bienveillant envers les chrétiens l'école militaire de Metz, et en sortit quelques fassent exactement la même figure dans cet
ABBÉ* pseudonyme de l'abbé Michon,
mois après avec le grade de sous-lieutenant étonnant: un bon notaire, la bonne
qui vinrent s'établir dans ses Etats. On hi auteur du Maudit, de la Religieuse, etc. ensemble
dans l'artillerie à pied. Nommé capitaine, il etc. Il y a bien,
reproche avec raison d'avoir fait assassiner in vieille servante Pauline,
de ses fils et crever les yeux aux deux autres. passa dans l'artillerie à cheval. Ses actions Aeoi Censtantin (L'), par Ludovic Halévy dans un coin, un jeune viveur mais lui-
Il mourut en dans son palais fawri d'éclat, pendant la campagne de 1792, lui va- (1882, 1 vol. in-18). Les propriétaires du même ignore jusqu'au nom de la méchanceté.
de Ferhabad, à l'âge de soixante-dix am et lurent le grade de lieutenant-colonel. Devenu château de Longueval, près Louvigny, sont Heureux le pays qui possède une si excep-
ans de règne. aide de camp du général Pichegru, Abba- morts, et l'immense propriété est en vente. tionnelle réunion de gens parfaits,
après quarante-trois pays qui
tucci prit une part glorieuse aux combats du Qui l'achètera? Grave question, dont la so- craint sans doute, et avec raison, 1 invasion
Bibliog. Kakasch de Zalonkemeny,lter de Landrecies et de Menin lution importe fort à l'abbé Constantin, curé
trad. par Ch. Schefer (Paris, 1877, Cateau-Cambrésis, des intrus, car il s'obstine à rester soigneu-
Persicum,
(1794). Après la défaite du général Clairfayt de la petite ville. Les anciens châtelains sement caché. Il faut dire enfin que ce qui
in 18); Antoine de Gouvea, Relation des à Hooglede, il fut nommé adjudant étaient les meilleures
et victoires obtenuer par général, gens du monde, secou- ajoute encore à l'attrait d'un tel régal, c'est
grandes guerres et c'est en cette qualité qu'Abbatucci se dis- rables aux malheureux, aimables pour le bon
le roy de Perse Châ-Abbas le nom même de l'amphitryon qui l'a offert
(Rouen, 1646, tingua, par tant de bravoure, au premier pas- pasteur; quels se montreront les nouveaux au public la surprise a été sans seconde,
in-4°); l'Ambassade de D. Garcias de Silva
sage du Rhin, qu'il y gagna le grade de Rencontre-t-on deux fois d'aussi
Figueroa en Perse, trad. de l'espagnol, par
acquéreurs? quand on a appris que l'historiographe de la
M. de Wicquefort général de brigade. Ce fut lui qui tira sur les aimables propriétaires? C'est invraisemblable, famille Cardinal était subitement devenu l'é-
(Paris, 1667, in-40) bords du fleuve les premiers
Pietro délia Histoire coups de canon et le bon curé éprouve de cruelles inquié- mule de Berquin, et chacun s'est empressé
Valle, apologétique
d'Abbas, roy de Perae, trad. de l'itaien qui ouvraient la campagne d'Allemagne. tudes, non pourlui-mème, mais pour ses pau- de constater de ses yeux un si merveilleux
par Le Rhin franchi, Abbatucci, qui faisait par- vres, unique objet de ses constantes sollici- aucun
J. Baudouin (Paris, 1631, in-12) Sir John prodige. M. Halévy n'avait cependant
Histoire de la tie de l'avant-garde de l'armée de Rhin-et-Mo- tudes. Il fait part de ses tourments à son besoin de cette métamorphose pour être digue
Malcolm, Perse, trad, de l'an-
selle commandée par le général Moreau, ne fllleul Jean Reynaud, lieutenant d'artillerie de s'asseoir sous la coupole de l'Institut.
glais par M. Benoist (Paris, 1821, 4 vol. cessa de combattre sa marche en garnison dans la ville voisine, qui vient
t. Stem- heureusement; Nous avons signalé ce qui nous a paru le
in-8o, II); Evelyn Philip Shir:ey de Rastadt à Augsbourg fut une suite de souvent le voir au presbytère. Justement une
mata Shirleiania, or the annais or the Shir côté faible de la composition du spirituel
succès. A Kamlach (13 août 1796), ses trou- mauvaise nouvelle arrive Longueval et académicien; mais il nous semblerait
ley family (London, 1841, in-4"); les Six injuste
de J.-B. pes se heurtèrent contre une division de toutes ses dépendances ont été achetés de ne pas terminer en disant que sa pasto-
voyages Tavernier, écuyer, baron J'armée ennemie, en bloc par une richissime
a fait (sic) en Turquie, en composée d'émigrés que Américaine, rale, délicieusement écrite, est une œuvre
d'Aubonne, qti commandait le prince de Condé. Un combat Mme Scott, sur laquelle on raconte les his-
Perse et aux Indes (Paris, 3 vol. in-4°). terrible s'engagea, au milieu d'une obscurité pleine de grâce et de délicatesse.
toires les plus extraordinaires. C'est jouer
'ABBAS 11, schah de Perse, de la dynastie profonde; la victoire resta à l'intrépide Ab- de malheur adieu les bonnes relations de Abbé Tigrane (L'),par Ferdinand Fabre(1873,
des Sopbis (1642-1666), monta sur le trône à batucci. la cure et du château, adieu les lar- 1 vol.). M. Fabre a entrepris d'écrire, à côté
partant
l'âge de dix ans.- Les ministres investis de Après cet engagement, le corps qu'il com- ges aumônes aux malheureux, car qui dit de la Comédie humaine, la Comédie ecclésias-
la régence étaient, au dire des contempo- mandait se réunit à l'armée qui avait pénétré Américaine dit protestante. Et celle-ci, qui tique. Dans ce volume, il nous montre, en
rains, pieux, austères, désireux d'acclimater en Bavière sous les ordres de Moreau. Au pis est, a été saltimbanque, écuyère dans un l'abbé Rufin Capdepont, Tigrane n'est
de nouveau à la cour la moralité et la retenue combatde Friedberg sait-on encore 1 Comme le curé qu'un surnom, dérivé de tigre, un farou-
(24 août) ce fut lui qui,au cirque, que
dont les grands s'étaient départis sous le rè- che représentant de l'orgueil sacerdotal
péril de sa vie, entraîna les bataillons au et son filleul vont se mettre à table, un lan- qui,
gne du triste Schah-Sephi, père d'Abbas II. passage du Lech et mit les Autrichiens en dau superbement attelé s'arrête devant le chez le prêtre, se complique presque toujours
En dépit des prescriptions religieuses, les déroute en leur enlevant leur artillerie. et deux femmes en descendent d'ambition.
presbytère,
souverains et leurs favoris, qui auraient dû Le 80 août, Abbatucci chassait de Mosach c'est Mme Scott et sa sœur Bettina, qui vien- « L'abbé Capdepont était un homme grand,
donner l'exemple desvertus, n'avaient jamais les ennemis établis sur la rive nent prendre langue et faire connaissance sec et maigre. Il avait cinquante ans envi-
avant-postes
pris la peine,même sous le grand Schah-Abbas, droite de l'Isar et refoulait les troupes du avec le pays. Du premier coup, elles con- ron. Ses yeux étaient profondément enfouis;
de commander à leurs appétits, à leurs ins- général Deway jusqu'aux portes de Munich. quièrent l'abbé Constantin, qui, de l'enfer des son nez, renflé comme celui de Pascal, avait
tincts ou à leurs vices 1 ivrognerie avait ac- La route de Vienne semblait ouverte, lorsque perplexités, monte jusques au septième ciel une ampleur monumentale; sa bouche, aux
quis droit de cité dans le palais royal. Dès l'a- de mauvaises nouvelles arrivèrent de l'armée Mme Scott est Canadienne et catholique, elle lèvres minces, sinueuses, était sévère. Unà
8 ABBÉ ABBE ABBE ABBO
abondante chevelure grisonnante et voir, à l'étonnement de tous, un visage tran- moitié. D'aileurs, soumise à la France depuis sout! » Mais le comte d'Arcy monte seul à l'é-
crépue,
où la tonsure blanche produisait l'effet d une quille, presque souriant Que vous ai-je 1847, la triburenonça peu à peu à ses habi- chafaud Julie est sauvée par un noble qui s'est
lune vue dans les nuages, enveloppait, pour fait pour me persécuter ainsi? de- tudes belliqumses d'autrefois et se livre au- enrôlé dans les armées de la République, et
ainsi parler, cette belle tête sculpturale, dont manda-t-il. » jourd'hui à l'pplication sur cuir ou sur étof- qui, l'ayant vue, au tribunal révolutionnaire,
le ton d'ivoire jauni rappelait les beaux por- L'abbé Ternisien, scandalisé, désespéré, fes de broderes d'or, d'argent ou de soie. se défendre avec tant de courage et de ma
traits d'ascètes que nous a légués le sombre part pour Rome c'est au pape lui-même jesté, a obtenu de faire rayer son nom sur la
Abbesse de Jouarre (L'), drame en cinq Julie, qui n a cédé h l'amour
génie des maîtres espagnols. » qu'il s'adressera et qu'il montrera le nouvel liste funèbre.
Voilà l'homme au physique; au moral, ins- évoque sous son véritable jour. Poverot il se actes, par M. Ernest Renan (1886, in-80). que parce qu'elle comptait mourir, ne veut
tincts dominateurs, tempérament violent et perd là-bas dans les intrigues du Gesù, car Comme Caliba, comme l'Eau de Jouvence et pas de sa grâce, elle repousse La Fresnais
colérique, qui n'exclut en rien une surpre- l'abbé Tigrane a des alliés partout, et son comme le Prétr- deNémi, cette nouvelle œu- et cherche à se tuer; on la secourt, et un
nante habileté à parvenir au gouvernement vre dramatique le l'auteur de la Vie de Jésus lui or-
voyage n'aboutit à rien. prêtre, qui l'entend en confession,
des choses de ce monde. Capdepont, né dans Pendant ce temps Mgr Capdepont courbe n'est guère qu'me suite de scènes dialo- donne de vivre. La Fresnais est retourné au
le petit village d'Harros, sur la frontière d'Es- sous son bâton un clergé dont guées. Les développements philosophiques camp et ne la retrouve qu'un an après, dans
pastoral
certainement de plaire au elle est pauvre et
pagne, est un montagnard d'une énergie sau- la majorité d'ailleurs se range promptement l'empêcheraient le jardin du Luxembourg;
vage, un ambitieux féroce il fut autrefois du côté de la force, de la pour em- théâtre, où l'actioi doit dominer; elle offre ce- vend des gâteaux pour vivre, pour élever
gardeur de pourceaux, et, lorsqu'il devint une expression de M. Fabre. Il peut pendant des situatons pleines d'intérêt. C'est aussi une petite fille, née de la suprême
ployer dans le collège di Plessis, annexe de la
prêtre, il était hanté par le souvenir de Sixte- bientôt dire ce que le cardinal archevêque de étreinte de d'Arcy. Sept ans se passent sans
Quint. Il nous le ditlui-méme, en nous appre- Rouen disait un jour dans le Sénat de l'em- vieille Sorbonne et transformé en prison du- qu'elle veuille écouter La Fresnais, qui ne
nant ce qui l'a le plus frappé dans l'histoire rant la Terreur, qui s'ouvre le drame.. Je sait que penser de son refus, et surtout de
pire:'Mon clergé est un régiment il doit mar-
de l'Eglise: cherche souvent, dit M. Renan dans sa pré- l'enfant qu'elle a toujours auprès d'elle. Enfin,
« Les papes, rois effectifs de l'u- cher, et il marche.'Le redoutable montagnard
nivers, donnant l'investiture des royaumes; ne sen tient pas à ce succès il face, à me représener les discours qu'ont au Consulat, les portes sont rouvertes aux
premier dû entendre ces cellùes, éventrées
les papes pétrissant en quelque sorte l'Europe monte toujours, il devient archevêque, il par les émigrés et le frère de Julie rentre en France;
touche au cardinalat mais ce n'est pas assez démolisseurs, ces preux dont les derniers il presse sa sœur d'épouser La Fresnais,
et tirant du type divin du gouvernement de l'E-
glise toutes les monarchies terrestres. Puis encore arbres viennent d'étreabattus. Je me figure mais l'idée d'avoir à lui révéler ce qui s'est
pour cet homme, qui rajeunit le quo
quel rêve Dire que jusqu'à ce trône de la non ascendam de un accès les conversations qui oit été tenues dans ces nuit de la Terreur
Fouquet, et, dans passé dans cette funèbre
le plus haut de tous et le plus' écla- de délire ambitieux, il lève les yeux jus- grandes salles du re-de-chaussée, aux suffit pour glacer la fière jeune femme.
papauté,
tant, Sixte-Quint, un simple gardeur de pour- qu'à la tiare l'ancien rêve de glis- heures qui précédaient 'appel, et j'ai conçu « D'Arcy a été votre époux dans la mort, lui
porcher
ceaux, avait pu s'élever un jour 1. ser à son doigt noueux l'anneau d'or du Pé- une série de dialogues que j'intitulerais, si je dit son frère; ce fut un sacrement, et le plus
Donc l'abbé Tigrane voit très loin et très cheur. comme Sixte-Quint 1 Il faut bien se les faisais, Dialoguts de la dernière nuit. le mystère de cette
Ce qui doit revêtir à l'heure de la mort un auguste de tous, que
haut. Il est devenu supérieur du grand sémi- garder de croire que M. Fabre ait fait de nuit où vous acceptâtes son amour une heure
naire de Lormières; mais qu'est-ce que cela P l'abbé Tigrane un mauvais l'auteur, caractère de sincérité absolue, c'est l'amour. avant de mourir. La Fresnais sait tout. »
prêtre
Il faut commencer par être évêque M. Fabre au contraire, Je m'imagine souvent que si l'humanité ac- L'officier républicain épouse donc l'abbesse
par un trait de profonde habi-
peint magistralement l'humeur sombre de ce leté, nousle montre bon quérait la certitude que 'e monde dût finir de Jouarre, non comme une coupable à qui
toujours prêtre, prêtre
dominateur en soutane, ses rages, ses déses- dans deux ou trois jours, lamour éclaterait mais comme une jeune veuve
croyant, prêtre se sentant élu de Dieu. en il pardonnerait,
poirs, ses bonds de bête, lorsque, confiné en- il est vrai, singulièrement aidé dans de toutes parts avec une s'rte de frénésie qui n'aurait rien à se reprocher, et certaine-
l'ayant,
tre les murs de son séminaire comme un loup l'élection. Parfois il parle au Seigneur avec car ce qui retient l'amour, \8 sont les con- ment il n'a pas tort de s élever ainsi au-des-
dans une cage, il guette de l'œil, du croc et une lueur de bon sens et une profonde humi- ditions absolument nécessares que la con- sus des scrupules vulgaires. Pourtant M. Re-
de la griffe, la crosse, la mitre et l'anneau lité servation morale de la socété humaine a nan, qui jamais n'émet une thèse sans pré-
Moi, né dans une hutte au hameau de
que l'Eglise est trop lente à lui jeter. Il va Harros, je pourrais gravir les marches du imposées. Quand on se verrat en face d'une senter sa contradictoire et laisser le lecteur
sans dire que l'abbé Tigrane renversera tous trône mort subite et certaine, la ntture seule par- même
pontificall. moi, pécheur (tu le juge entre les deux, n'abandonne, pas
les obstacles qui se rencontreront sur son sais, je péchai souvent en ta présence, lerait le plus puissant de sesinstincts, sans dans ce cas spécial, son procédé favori. C est
passage; fragiles obstacles d'ailleurs; malum coram le feci, comme dit le roi Da- cesse bridé et contrarié, reprendrait ses le confesseur de l'abbesse, dans la prison,
quels
sont, en effet, les adversaires un cri s'échapperait le toutes les qu'il a chargé de formuler la thèse contra-
que l'auteur vid.), » etc. N'importe 1 nous laissons Rufin droits
dresse en face de ce lutteur redoutable! Capdepont cardinal à un moment où il se poitrines, quand on saurait qu'on peut s'ap- dictoire « Vous avez eu tort de transiger
un évêque débonnaire, Mgr de Roquebrun recueille, où il se rassemble, comme on dit procher avec une entière légitimité de l'arbre avec le devoir, dit le prêtre; l'aspiration
l'abbé Ternisien, l'abbé Lavernède, deux d'une bête qui va bondir c'est la tiare que entouré de tant d'anathémes. Cette sécurité transcendante est mauvaise en tout..
humbles et doux comme l'évêque de conscience, fondée sur l'assurance esquissé que les situations
rétres Tigrane couve de ses yeux ardents.Qui sait?. que Nous n'avons
l'amour n'aurait aucun amène- n'a pas seulement
lui-même, enfin un vieux gentilhomme, M. de Telle est, rapidement analysée, cette lendemain, principales, mais l'auteur
Castagnerte. Contre ces faibles ennemis, œuvre nous n'y trouverions à rait des sentiments qui mettraient l'infini en exalté l'amour; les entretiens où, mettant en
magnifique
l'abbé Tigrane marche tantôt seul, tantôt avec critiquer que des détails insignifiants, quelques heures, des sensations auxquelles présence l'ancien régime et la Révolution, il
comme
l'appui de personnages officiels dont il asu se l'intervention malheureuse de la lune dans le on s'abandonnerait sans craindre de voir la fait saluer à d'Arcy l'aurore de ces temps
faire des alliés, tantôt sous l'égide de MmeThé- source de la vie se tarir. Le monde boirait à dont il est la victime, et absoudre
portrait de l'abbé Capdepont que nous avons nouveaux,
venot, femme d'un pair de France, qui s'est cité, la facilité invraisemblable avec laquelle pleine coupe et sans arrière-pensée un aphro- la Terreur, si elle a pour résultat la victoire,
attachée à lui avec les élancements et les ar- l'abbé Ternisien ouvre un cercueil qui a été disiaque puissant qui le ferait mourir de ont un grand souffle patriotique. Les scènes
deurs d'un cœur de dévote, et qui n'est à ses fermé pour un long voyage, etc. L'éloge est plaisir. Le dernier soupir serait conme un familières de la prison du P assis et du jar-
yeux qu'un escabeau de ses pieds, baiser de sympathie sdress6 à l'univers et sont traitées avec un en-
indigne plus facile profondeur et sincérité de con- din du Luxembourg
scabellum pedum tuorum. Dans une scène vio- à quelque chose d'au delà. C'est ce
ception, étonnante vigueur d'exécution, con- peut-être jouement délicat.
lente, il insulte son malheureux évêque, qui centration et lumière à la fois, tout ce qui qui arrivait aux martyrs de la prmitive
Etat de
la dernière nuit qu'is pas- ABBEVILLE, ville des Etats-Unis,
est frappé d'une attaque d'apoplexie. Le pré- constitue un roman très bien fait se rencontre église chrétienne;
saient ensemble dans la prison donnât lieu la Caroline du Sud (Amérique du Nord), ch.-l.
lat n'en meurt pas cependant, et aussitôt dans celui-là; M. F. Fabre a produit là une
à des scènes que les rigoristes du comté du même nom, à 160 kilom. à l'O, de
rétabli part pour Paris,où il va: dénoncer œuvre de maître, presque un chef-d'œuvre.. désaplrou-
Rufin Capdepont. ces funèbres embrassements Colombia, par 34° 12' de lat. N. et 840 32, de
Celui-ci l'a prévenu; non ABBEMA (Louise), femme peintre fran- vaient étaient
seulement il ne sera pas disgracié, mais on la conséquence d'une situation tragique et long. 0.; 2.58n hab.
ne parle que de lui comme successeur çaise, née à Etampes en 1855. Elle descend du bonheur qu'éprouvent des hommes etdes ABBIATEGRASSO, ville d'Italie, province
pos- de Louise Contât, la célèbre actrice de la
sible à Mgr de Roquebrun. femmes réunis à mourir ensemble pour me de Milan, à 24 kilom. au S.-O. de Milan, sur
L'évêque n'y Comédie-Française, et du comte Louis de
résiste même cause. 0 le bord droit du Naviglio Grande, canal
pas, il a une nouvelle attaque, et Narbonne-Lara, qui passait pour être un des du Tessin-Suisse à Mi-
cette fois il tombe foudroyé. On ramène son
bâtards de Louis XV et qui fut ministre de Ce sujet était digne de tenter un psyclo- qui relie le canton
corps à Lormières l'abbé Capdepont va le la guerre en 1791. Mlle Louise Abbema ha- logue comme M. Ernest Renan; il en a ti;é, lan, par 45° 25' de lat. N. et 6° 32' de long. E.;
recevoir, parce qu'il ne peut faire autrement; moins une explosion d'amour sensuel, comne 10.481 hab. La ville possède de belles églises.
bita avec sa famille l'Italie de 1862 à 1867,
mais il refuse de le laisser exposer dans la on aurait pu s'y attendre, qu'une émouvanb lacs du Canada, territoire du
et montra de bonne heure un goût très vif ABBITIBI,
cathédrale; le cercueil s'arrêtera à la porte, analyse de sentiments. Dans ce vieux col. Nord-Ouest du Nord). Les lacs
sur le gravier, sous l'inclémence pour les arts. Elle eut pour premier maître (Amérique
du ciel. Prê- lège du Plessis, où l'on n'entrait, en 1793, d'Abbittbi sont formés par la rivière de
tant avec impudence ses propres sentiments
Dévedeux; puis elle prit successivement des
leçons de Chaplin, de Henner et de Carolus qu'en venant du tribunal révolutionnaire et même nom, à 130 kilom au N. du lac Témisca-
au défunt, il s'écrie «Un évêque doit prêcher d'où l'on ne sortait que pour l'échafaud, se
Duran. Mlle Abbema débuta au Salon de 1874 mingue. Ils sont situés dans des plaines
même après sa mort, a dit saint Grégoire le trouve un chevaleresque gentilhomme, le
par le portrait de sa mère, et elle ne tarda immenses dont les légères ondulations mar-
Grand or, je vous le demande, que pour- marquis d'Arcy, qui doit mourirle lendemain
quent la ligne de partage des eaux des ver-
raient au peuple les traits boulever- pas à attirer sur elle l'attention par son ta- et qui envisage la mort avec calme et du bassin du
prêcher lent original et vigoureux.Elleaex posé suc- ily ren- sants de la baie d'Hudson
sés de évoque Roquebrun,sinon la violence, contre l'abbesse de Jouarre, la seule femme Ils sont entourés de vastes
cessivement la Duchesse Josiane (1875); le Saint-Laurent.
la colère, toutes les mauvaises passions dont qu'il ait véritablement aimée avant qu'elle de bouleaux, de pins et
portrait en pied de Sarah Bernhardt, d'une forêts de peupliers,
son âme était remplie ? ne renonçât au monde et quand elle était Leur est évaluée à
exécution très résolue et très libre, aux étof- le cèdres. superficie
Vous mentez, monsieur, vous mentez'1 1 la marquise de Saint-Florent. Elle le supplie ..E00 kilom. carrés environ.
fes peintes d'une main souple et virile (1876);
s'écrie l'abbé Ternisien révolté; et, se bais- de faire comme s'il ne la reconnaissait pas
sant avec vivacité, il repousse les crochets Déjeuner dans la serre, d'une couleur un peu et de lui laisser passer en repos les quelques ABBITIBI, poste de la Compagnie de la
le cercueil, crue, mais dénotant un véritable tempéra- biie d'Hudson, dans le Canada, territoire du
qui fermaient fait glisser le cou-
ment artistique
heures qu'elle a encore à vivre, car elle aussi
vercle de la bière, et la noble figure de (1877); le Lilas blanc, le por- doit être guillotinée le lendemain. Au mo- Nbrd-Ouest (Amérique du Nord) sur le bord
trait de Mme Doche (1878); les portraits de du lac Abbitibi supérieur, par 49° 10' de
Mgr de Roquebrun apparaît dans la se- Mlle Jeanne Samary et de Mme (1879);
ment où, dans sa cellule, elle s'applaudit de
lat, N. et 81° 30' de long. O. Il est désigné
reme majesté de la mort. L'abbé Tigrane son courage et de la discrétion du comte,
l'Amazone et le portrait de Mlle Baretta, de soin le nom de Abbitibi-Lake-House
lui-même est forcé de reculer. Mais qu'im- celui-ci, qui agagné un geôlier, se présente.
la Comédie-Française, au coloris harmonieux,
porte, en vérité, cet échec secondaire ? L'es- au modelé plein de finesse (1880); l'Heure de
C'est la scène capitale de l'ouvrage. L'ab- ABBITIBI, rivière du Canada, territoire du
sentiel pour lui c'est de devenir évêque à son besse crie à la trahison et se défend d'abord, Nort-Ouest (Amérique du Nord). L'Abbitibi
il le sera, il l'est, quelqu'un l'étude, le portrait de hfme F Martin (1881);
à son amant qu'elle pensait
tour; lui télé- les Saisons, suite de panneaux destinés au tout en avouant prent ses sources sur les pentes septentrio-
de Paris la nouvelle officielle. nales des ondulations son bassin
graphie Et
Théâtre-Français et représentant quatre ac- à lui; mais il lui remontre que si jamais il qui séparent
alors on assiste à une métamorphose n'aurait eu l'idée, autrefois, de la détourner de celui de l'Ottawa. Elle traverse les lacs
appa- trices de ce théâtre (1882); un très vivant
rente ou réelle, qui s'opère chez le fougueux de ses devoirs, s'il aurait cru alors commettre d'Abbitibi, qu'elle rèunitentre eux par un che-
portrait d'Auguste Vitu et le portrait de
lutteur; l'élévation lui procure l'apaise- un sacrilège, quoiqu'au fond il n'ait pas nal désigné sous le nom de détroit de Saint-
MIle Granier (1883); Ferdinand de Lesseps
ment, l'homme d'opposition, comme cela se grande rehgion, à l'heure présente, quand Germain La rivière coule d'abord vers l'O.,
(iBS4); Chanson d'après-midi, le portrait du
voit chez d'autres que des prêtres, devient demain le couteau tranchera leur vie, ils et sur ses bords vit la tribu indienne des Ab-
Comte de S. (1885); Comédie, Tragédie (1886).
soudainement un homme de gouvernement, n'ont plus, ni l'un ni l'autre, de scrupules à bitibi. Son cours accidenté, formant des lacs,
On doit encore à Mlle Louise Abbema le ri-
prudent et sage, presque un diplomate. Le de la Porte-Saint-Martin, avoir. « Les hommes n'existent plus pour des rapides et des cascades, tourne ensuite
deau du théâtre
clergé du diocèse ignore encore sa nomina- exécuté sous la direction de Mlle Sarah Bern- nous, lui dit-il; nous sommes seuls au monde, au N. pour se jeter dans l'embouchure du
tion signée la veille aux l'aumô- dans la situation où seraient deux naufragés fleuve Moose qui débouche dans la baie de
Tuileries; hardt un médaillon en bronze de Sarah Bern-
nier des prisons, qui ne voit toujours en lui sur une épave, assurés de mourir dans quel- James,partie S.-E. de la grande baie d'Hudson.
qu'un directeur de séminaire, lui lance d'in- hardt, exposé en 1878; des eaux-fortes, des
exécutées d'une touche virile, etc. ques heures. Pourquoi la nature a-t-elle
ABBOTABAD, ville nouvelle de l'Inde an-
sarcasmes lui se tient immobile et aquarelles
jurieux posé des freins mystérieux à l'attrait le plus
glaise, dans le Pendjâb,N.-O. de l'Hindous-
demeure silencieux. ABBENRODE, village de Prusse, province brûlant qu'elle ait mis en nous? parce que de la rive gauche du
« Quelle lutte, si le montagnard de Saxe, district de Magdebourg, à 45 kilom. l'avenir de l'humanité tan, sur un des affluents
de Harros, est à ce prix. Notre
un moment pacifié par le sentiment 0. de Halberstadt, sur les rives de l'Ocker, Sindh, à 291 kilom. au N.-O. de Lahore, par
de son amour, chère Julie, sera sans avenir. Le fré- 36o de lat. N. et 71° de long. E.; 4.483 hab.
ambition satisfaite, en arrivait à ne pouvoir affiuent de l'Aller, par 61e 52' de lat. N. et missement tendre que nous ressentirons, jus- Commerce florissant.
plus tenir en bride ses passions, 8° 15' de long. O.; 1.450 hab. Forges, huile-
qui s'élan- qu'à ce que la hache nous saisisse, en sera
ceraient pareilles à des bêtes féroces, gueule ries, papeteries. toute la suite. Un moment de bonheur, un ABBOTS BROMLBYou PAGET'S BROMLEY,
béante et griffes déployées. moment d'oubli ne nous est-il pas bien dû? villuge d'An;leterre, comté de Stafford, à
ABBÈS (AÏT-), tribu kabyle de la province
Il était manifeste qu'à cet instant même de Constantine, à l'E. du Oued-Meklou; elle Ma chère, ma chère, les heures passent; 207 kilom. N.-O. de Londres et à 16 kilom.
déjà
Rufin Capdepont livrait à ses instincts en ré- de villages, l'aube de notre dernier E. de Stafford, par 52° 50' de lat. N. et 4° 13'
occupe une quarantaine dont le jour commence à
marché de
volte la plus acharnée bataille de sa vie. Ses est Kela'a, situé kilora. en- laissez-moi un baiser sur de long. O.; 1.825 hab. Important
plus important poindre; prendre
si assurés, avaient vos lèvres.. bestiaux.
genoux, maintenant, sous viron au S.-O. de Bougie. Elle fut longtemps L'abbesse, qui résistait par vertu
la soutane, de petits mouvements convulsifs. à redouter; car, nombreuse et guerrière, elle et par orgueil, se laisse amollir, et finit par ABBOTSBURY, bourg d'Angleterre, dans
Ses deux mains s'étaient fondues par une pouvait lever 1.500 cavaliers et environ le s'abandonner. Bientôt on frappe à la porte, le Dorsetshire, à 13 kilom. S.-O. de la ville
étreinte nerveuse en un poing unique, quel- double de fantassins. En alliée aux les geôliers viennent chercher leurs victimes. de Dorchester, sur les bords de la Manche,
1871,
que chose de formidable comme une mas- tribus kabyles des bords de lOued-Sahel, Ah 1s'écrie Julie, la mort va m'être douce; par 500 40' de lat. N. et 4° 35' de long. O.;
sue. Sa tête, cette tête si fière, retombait elle prit part au siège de Bougie, qui fut vic- une heure avant de mourir tu m'as révélé la 1.065 hab. On y remarque un camp romain,
sur sa poitrine. torieusement défendue parla garnison fran- vie. Les hommes ne sauront rien de notre les restes d'une abbaye fondée en 1044 et
Enfin, il releva son beau front et laissa çaise. Ses forces sont aujourd'huiréduites de amour, et la nature, qui l'a voulu, nous ab- des cromlechs. Pèche du maquereau.
ABBS ABCÈ ABDA ABDE
ABBOTSHALL, bourg d'Ecosse, comté de hauteur de 93 mètres. Le cap forme l'extré- cependant de savoir les différencier les uns vous, ne vous en affligez pas; car si vous
Fif", sur le golfe de Forth, près de Kirk- mité orientale des monts Lammermuir. Les des autres; car, tandis que les premiers fi- jouissiez de sa faveur, il vous détournerait
coldy, par 560 1de lat. N. et 50 351 de long. Romains y établirent un poste. nissent par guérir au bout d'un certain temps, de l'acquisition des vertus et des belles con-
0.; 5.735 hab. Fabriques de toile pêcheries. les seconds occasionnent le plus souvent la naissances. » Mais ce qui a surtout porté jus-
ABCÈS s. m. — Encycl. Méd. On distingue mort par infection
écrivain né sortes savoir les abcès putride. qu'à nous le nom et la célébrité de ce savant,
ABBOTT (Jarob), américain, quatre d'abcès, Aussi le traitement n'est-il plus le même; ce sont ses études sur l'Egypte. Il a composé
à Hallowell (Maine) en 1803. —Il est mort le chauds les abcès froids, les abcés par coages-
il offre trois indications diverses 10 traiter deux ouvrages sur cette contrée. Dans lu
31 octobre 1879. tion et les abcès métastatigues. Les uns et
la lésion osseuse (V. OSTÉITE, CARIE, NÉCROSE, premier, divisé en treize livres, l'auteur avait
écrivain les autres présentent des symptômes locaux
ABBOTT (John-Stephens-Cabot), au Grand Dictionnaire); 20 traiter l'abcès qui condensé non seulement ce qu'il avait vu ou
rougeur, chaleur, douleur, gonflement, fluc-
américain, frère de Jacob, né à Hallowell ne doit être ouvert que si la lésion est guérie, appris de ce pays, mais encore tout ce que
tuation, et des symptômes généraux fièvre,
(Maine) le 18 septembre 1805, mort à Fair- à moins qu'il ne soit sur le point de se percer les anciens en avaient dit; son titre soûl,
Haven le 17 juin 1877. —Il étudia la théologie inappétence, insomnie, malaise, etc. de lui-même, dans lequel cas il est préférable de l'Egypte,
Description nous est parvenu.
à Anrlover, exerça le ministère —I. Abcès chauds ou phlegmoneux. Ils sur- de faire une incision sous-cutanée ou une Le second
protestante ouvrage, abrégé du précédent,
et fit des con- viennent le plus souvent à la suite de contu-
pastoral dans le Massachusetts, ponction aspiratrice pour éviter la résorption avait été intitulé par Abd-al-Latif Consi-
férences qui furent réunies en volumes sous sions, de violences, de corps étrangers péné- du pus; 30 agir sur les fistulespar des injec- dératiorts utiles et instructives tirées des choses
les titres de: la Mère de famille (1833) et l'En- trant dans les chairs ou dans les organes, et les tions antiseptiques et cicatrisantes. que j'ai vues et des événements dont j'ai été
fant dans la maison (1834). Le premier de ces irritant au point de produire une inflamma- Tous les os du squelette humain et prin- témoin en Egypte. Il est divisé en trois par-
eut un succès considérable et fut tion suppurative. Quelquefois ils se dévelop- les vertèbres, les côtes, l'omo- ties. Dans la première sont étudiés la situa-
ouvrages cipalement
traduit en un très grand nombre de langues, pent sans cause connue. Toujours leur mar-
plate, l'os coxal, le fémur, le tibia, peuvent tion et le climat de l'Egypte, sa flore et sa
notamment en français. Abbott fonda ensuite che est aiguë, rapide. Il faut donner issue au occasionner des abcès de cette nature. faune comme nous dirions aujourd'hui, ses
avec son frère Jacob, à Boston, l'école de pus de bonne heure, pour qu'il ne fuse pas IV. Abcès métastatiques. Ce sont des ab- monuments antiques, etc.; la seconde traite
Mount-Vernon, qui devint fameuse par son dans un organe important. à la suite de du Nil et de ses crues; la troisième donne
cès chauds qui surviennent
règlement fait par les élèves eux-mêmes, Le plus difficile est de savoir quand l'abcès plaies ou d'opérations chirurgicales Ils dé- des détails saisissants sur l'épidémie et la
chargés d'en surveiller l'exécution. Après est mur. S'il est superficiel, la chose sera famine qui firent périr tant d'Egyptiens dès
butent par des frissons répétés, siègent de
avoir pris part à la fondation, à New-York, simple. On se trouvera en présence d'une
dans le poumon, le fuie, les reins, le début du XIIIe siècle. Pocoke en commença
du Spingler Institute, tumeur rouge, lancinante, circonscrite, dure préférence
destiné à l'enseignement le cerveau, sont presque constamment mor- la traduction latine, mais mourut avant de
secondaire des femmes, John Abbott s'a- à la circonférence et molle au centre. Il suf-
donna fira de donner un coup sec avec la pulpe des
tels et sont toujours produits par l'infection l'avoirachevée; Hyde et Hundt ne menèrent
tout entier à des travaux littéraires pas non plus cette entreprise à bonne fin;
et historiques, avec les purulente.
principalement destinés à la doigts d'une main pour percevoir néanmoins il existe aujourd'hui plusieurs édi-
jeunesse. Il écrivit, avec son frère Jacob, un doigts de l'autre placés a une certaine dis- ABDA, province occidentale du Maroc, sur
tions de cet ouvrage. Les principales sont
nombre considérable de volumes,sous les titres tance la sensation de fluctuation qui annon- le littoral de l'Atlantique, au S. de la province
Relation de l'Egypte, édition de Paulus (Tu-
de Histoires illustrées et de Livres cera d'une manière évidente que le phlegmon de Dukkala; cap. Safi.
généraux bingue, 1789); édition arabe-latine de White
d'histoire de Harper. Enfin, seul, il fit pa- s'est abcédé et qu'il est temps découvrir.
ABD'-ALI, tribu de l'Afrique orientale, dans (Oxford, 1800, in-4o), édition arabe-latine de
raftre une série de biographies Rois et reines; Si l'abcès est profond, le diagnostic en de- le pays d'Afar ou des Danâkil. Elle occupe
viendra à peu près impossible. Il Mousley (Oxford, 1808, in-4o); édition fran-
Histoire de Napoléon Bonaparte (1855, 2 vol. parfois la côte depuis Ghubbel-Khorob jusqu'à l'en- çaise de Silvestre de Sacy, la plus complète
in-80), livre apologétique dans lequel il met faudra avoir recours à. une ponction explora- trée de la mer Rouge. Abd'-Ali est une tribu de toutes (Paris, 1810, in-4o).
en relief l'homme de génie, en passant légè- trice faite avec un trocart ou avec un bis- des Danâkil, dont Je territoire s'étend dans
rement sur les fautes du ;despote Napoléov fi touri à petite lame. Les quelques gouttes de l'intérieur des terres jusqu'aux limites du ABDANK-ABAKANOWICZ (Bruno), savant
pus qui sortiront seront l'indice de sa pré- de Suah, et dont la population, polonais, né à Wiikomir (Pologne), en 1852.
Sainte-Hélène Correspondance confidentielle royaume qui
de Napoléon et de Joséphine; Histoire de la sence dans la profondeur des tissus. Dès lors Sorti de l'Ecole polytechnique de Riga, il fut
sans crainte de dépasse le chiffre de 5.000 hab., se subdivise d'abord professeur de mécanique
Révolution française; Histoire de la guerre ci- on pourra ouvrir largement, en plusieurs savoir les Abd'-Ali, appliquée
un abcès avec tribus, à l'Ecole polytechnique de Lemberg
uile en Amérique; Histoire de Napoléon III se tromper et de confondre tribu principale, à laquelle appartient le sul- (Autri-
11868), etc. Ces ouvrages de vulgarisation sont un anévrisme, un cancer, un lipôme ou un che), puis il vint s etablir en F rance, où il
tan les Abli, les Debenk et les Rukbeh. Ils
écrits avec verve, ce qui en rend la lecture kyste. la religion mahométane, mais ils s'est fait connaître par de nombreux travaux
professent relatifs à l'électricité. Parmi ses inventions
agréable; mais ils manquent d'esprit critique. Quant au traitement, il doit être abortif ou ne sont pas très stricts observateurs de leur
curatif. dans ce domaine, il faut citer son vibrateur
ABBOTT (Henry), ingénieur né foi. Ils sont tous armés de lances, de bou-
américain, Le traitement abortif consiste à employer électrique, appareil très simple, destiné à
à Beverly (Massachusetts) le 13 août 1831. cliers et de kriss; quelques-uns ont des épées
les émissions sanguines (saignée, sangsues), supprimer, dans un grand nombre de cas, les
Bien jeune encore (1854 à 1857), il contribua et, près de la côte, on rencontre des indigènes
les cataplasmes, les onctions résolutives, les avec des armes à feu. Leurs voisins les repré- piles qui actionnent les sonneries, annoncia-
à l'établissement du chemin de fer du Grand
vésicatoires volants, la diète, les boissons sentent comme cruels, traîtres et inhospita- teurs, etc., et à les remplacer par un système
Pacifique. En 1861, il accompagna Humphrey dans lequel le travail
délayantes, les purgatifs, et encore parvient- mais les Européens magnéto-électrique
dans son exploration du Mississipi et fut on rarement à arrêter les progrès du mal.
liers qui ont visité cette nécessaire à la mise en action du signal est
chargé de rendre officiellement côte ont toujours été reçus avec urbanité.
compte des Le traitement curatif devient alors de ri- emprunté à l'énergie musculaire de l'opéra-
résultats de l'expédition; son rapport a été ABDALÎ ou AVDALÎ, la plus forte des tribus
gueur. On ouvre l'abcès avec un bistouri. On teur. Il a aussi créé un système de lampes
publié à Philadelphie, cette même année, introduit ensuite une mèche de charpie dans du Kandahar et du Khoraçân oriental (Afgha- électriques. Outre de nombreux mémoires
sous ce titre Physics and Hydraulics o/ the du pus.
la plaie pour favoriser l'écoulement nistan). C'est d'elle qu'est sorti Ahmed-Kllan, publiés dans les journaux spéciaux et dans les
Mississipi River. Après la guerre de séces- fondateur de la monarchie de ce pays (1747).
Mais on n'y réussit pas toujours. Il faut, dans «Comptes rendus de l'Académie des sciences",
sion, pendant laquelle il remplit des fonctions ce cas, pratiquer une nouvelle incision dans la Depuis cette époque les Abdalis s'appellent M. Abdank-Abakanowicz a publié Traité
diverses, il fut nommé directeur de l'Ecole
partie la plus déclive on fait alors passer une Dourânis, de Dourr-ad-Douràn (Perle du siè- de statique graphique (1876); l'Intégrateur
des torpilleurs.
bandelette de linge à travers les deux ouver- cle), surnom de leur prince. et la courbe intégrale (1880); les Intégruphes,
ABBOTT (Lyman), écrivain américain, né tures, et on ne la retire que lorsque les deux étude s»:r un nouveau système d intéyrateurs
ABD'-AL-LATIF (Seruiteur du Dieu bien-
à Roxbury (Massachusetts) le 18 décem- plaies sont à moitié cicatrisées. mécan ques (1886), œuvre capitule.
bre 1835, est neveu du précédent et fils de Rien de plus simple d'ailleurs ueillant), savant arabe, né à Bagdad en 1162
que les pan- de notre ère (557 de l'hégire), mort dans la ABO-AR-RHAMAN. V. ABD-UR-RAHMAN.
Jacob. Il étudia d'abord le droit, puis s'a- sements tenir des cataplasmes émollients
même ville en 1231.— Sa généalogie, ses titres
donna à la théologie et exerça le ministère sur l'abcès peudant les deux ou trois premiers ABD-EL-HALIM, prince égyptien, plus
et ses noms complets sont le cheik, l'in:an
pastoral. De 1865 à 1868, Lyman Abbott fut jours qui suivent l'incision; mettre plus tard cornu sous le Dom d'Halim-pacha. V. HALIM-
très distingué Mowoffik-ed-dîn-Abou-Moham-
secrétaire de la Freedmen's Commission, qui un linge troué trempé dans l'eau phéniquée, PAOHA.
med Abd-al-Lati/, fils de Yousouf, fils de Mo-
s'occupa de venir en aide aux nègres affran- un plumasseau de charpie, quelques com-
hammed, fils d'Ali, fils d'Abou-Saïd et il ABD-EL-KADER, émir arabe d'Algérie, Dé
chis. En 1869, il se démit de ses fonctions de presses, et maintenir le tout en place par
est particulièrement connu sous le nom d'Ela- près de Mascara en 1808. II est mort à Da-
pasteur à New-York pour s'adonner entière- plusieurs tours de bande. Tel est le résumé Allabad (le Fils du marchand de feutre). Sa mas le 24 mai 1883. Son père, Mahiddin ou Sy
ment à des travaux littéraires et théologi- du pansement qui doit être appliqué deux
jeunesse, extraordinairement laborieuse, s'é- Mahhi-ed-Dln, appartenait à la tribu impor-
ques. Il avait débuté par deux nouvelles fois par jour jusqu'à complète guérison. coula à Bagdad, où il étudia la grammaire, tante des Hachems et descendait des anciens
Couecut Corners et hfatthew Carnoby, qui pa- II. Abcès froids ou chroniques. Ces abcès la jurisprudence, la chimie, la poésie, la califes fatimites; son aïeul, Sy-Mustapha-ben-
rurent sous le pseudonyme de Benauly et s'observent chez les enfants
fréquemment science des traditions et des textes sacrés. Mohammed-ben-Mokhtar, avait transporté
qu'il avait écrites en collaboration avec ses les femmes, les individus doués d'un trempé- Quand il crut n'avoir plus rien à y apprendre son douar du Maroc dans la province d'Oran,
frères, Benjamin, né en 1830, et Austin, né rament lymphatique ou scrofuleux. Ils sur-
en 1831. Il avait travaillé, en outre, avec (1189), il partit pour Mossoul, où il fut pro- où il avait rapidement acquis une grande ré-
viennent tantôt d'emblée, tantôt à la suite fesseur au collège Moalloka et à l'école Dar- de sainteté et de générosité. Abd-
eux, à la rédaction de divers ouvrages de putation
d'une inflammation franche qui a passé à Alhadith. Il ne demeura qu'un an dans cette fils préféré de Mahhi-ed-Dîn, fut
En 1872, il devint un des édi- el-Kader,
jurisprudence. l'état chronique. ville, visita successivement Damas, Jérusa-
teurs du «Magazine» de Harper, dans lequel élevé, jusqu'à l'âge de quinze ans, sous les
Leur début est marqué par une tumeur in- lem, le Caire, et se rendit enfin au camp
il a fait paraître des articles littéraires. Il est yeux de cet homme vénérable, qui l'envoya
dolente, sans chaleur, ni changement de cou- de Saladin, devant Acca. Ce prince devint ensuite à Oran pour qu'il y perfectionnât son
directeur d'une feuille hebdomadaire illus- leur à la peau. Cela dure des semaines et
trée, le Journal chrétien. Outre une édition des
son protecteur et, à partir de cette époque, éducation littéraire. Le futur émir s'émut
des mois jusqu'au moment où un commence- le savant toucha de lui ou de ses enfants une des mœurs dissolues de la milice turque et
Sermons et Exercices du matin de H. Ward ment de fluctuation commence à paraître
pension mensuelle de 100 pièces d'or, sans du mépris avec lequel ces oppresseurs trai-
Beecher, on lui doit: Jésus de Nazareth, sa vie vers le point central. Dès lors la tumeur se les fournitures de denrées en na- taient la race arabe. Il revint attristé
compter près de
ramollit,la peau devientviolacée,une légère ture. Abd-al-Latif, qui avait l'humeur voya- son pere, dont l'influence sur les tribus en-
dows(1870); un Dictionnaire de la Bible, eic. douleur se fait sentir et l'ouverture du foyer bientôt pour le Caire; il y fut
geuse, repartit vironnantes grandissait à tel point que Mahhi-
ABBOTT (Edwin), écrivain et érudit an- s'opère seule, si l'on n'a pas pris la précaution témoin de la peste et de la famine qui déso- ed-Dîn jugea prudent de s'éloigner. Pour ne
glais, né à Londres en 1838. Il prit ses grades de la prévenir par une incision méthodique. lèrent de 1200 à 1201, et sur les- les soupçons de Hassan,
l'Egypte point éveiller bey
à l'université de Cambridge, C'est ainsi que les choses se passent dans quelles il donne d'émouvants détails dans sa
puis devint suc- d'Oran, il annonça publiquement sa résolu-
cessivement au collège du roi les adénites scrofuleuses, les tumeurs blan- Relation de l'Egyple. isa 1207, il revint à Da- tion de faire le pèlerinage de La Mecque
professeur
Edouard, à Birmingham (1864-1865), direc- ches, les engorgements ganglionnaires où le mas. C'est durant son second séjour dans cette (1827). Il s'embarqua à Tunis pour Alexan-
teur de l'école de la Cité à Londres, profes- pus est beaucoup plus aqueux que dans les ville qu'il se consacra avec ardeur aux scien- drie de là il se rendit au Caire, où Abd-el-
seur à l'université de Cambridge abcès chauds. ces médicales. Célèbre comme se rendit compte,
et prédica- jusqu'alors Kader, qui l'accompagnait,
teur l'université d'Oxford (1877). En 1872 Ici le traitement doit être à la fois local il ne tarda pas à acquérir non sans admiration, de l'importance des ré-
grammairien,
il avait reçu le diplôme de docteur en théo- et général. comme médecin une égale réputation, et de formes politiques accomplies
Dans le premier cas, il est indiqué d'ouvrir par Méhémet-
logie. Edwin Abbott a publié, dans des re- nombreux disciples se grouperent autour de Ali. Les pèlerins visitèrent successivement
cueils périodiques, des études fort estimées l'abcès par ponction, par incision ou avec les lui. De Damas, Abd-al-Latif se rendit à Alep, La Mecque, Au bout de
Médine, Bagdad.
sur l'ancien saxon et sur l'anglais du temps caustiques, tels que la potasse ou la poudre où il continua l'enseignement de la méde- deux ans, ils se décidèrenl à revenir dans le
de Shakspeare. Parmi les ouvrages de ce de Vienne, et, si la suppuration ne tarit pas, cine et de diverses autres sciences. Il entre-
de faire des injections avec la teinture d'iode, beylik d'Oran, et Mahhi-ed-Dîn constata que,
genre qui ont fait la réputation d'Abbott, nous prit en dernier lieu le pèlerinage de La Mec- durant son absence, il n'avait rien perdu de
citerons ta Shakspearian l'eau phéniquée, etc. Dans le second
Grammar (1870), puis cas, que et voulut passer par Bagdad qu'il avait la considération dont on l'entourait au mo-
une éoition des Essais de Bacon (1876), ac- il faut réconforter les malades à l'aide des mais il ment de son départ.
quitté depuis quarante cinq ans;
compagnée de notices et enfin toniques et des dépuratifs dont les tisanes tomba malade dans sa ville natale et s'y étei- Peu après, Alger tomba au pouvoir de la
intéressantes,
l'étude très remarquable intitulée Bacon et amères, les solutions d'iodure de potassium
gnit le premier jour de la semaine douze de France. ne se sentant
ou d'arséniate de soude, les sirops d'iodure Hassan, bey d'Oran,
Essex (1877). Ses principaux ouvrages théo- inoharram 629 (8 novembre 1231). plus en sûreté dans sa capitale, fit demander
logiques sont: Leçons de la Bible (1872); Ser. de fer, de raifort iodé, le vin de quinquina, Abd-al-Latif a composé un nombre consi- à Mahhi-ed-Dîn de lui donner l'hospitalité.
mons (1875); Suda nature du Christ (1877); etc. les eaux minérales, sulfureuses, les bains de dérable tels
d'ouvrages, que le Recueil des Mahhi-ed-Dîn et les principaux membres de
On lui doit aussi deux romans anonymes: mer, le régime, l'exercice et le grand air termes obscurs employés dans Les traditions, sa famille furent unanimes à reconnaître
forment les principaux. qu'il
Philochrist, mémoires d'un disciple de Notre- et un abrégé de ce même travail sous le titre était difficile de répondre par un refus aux
Seigneur (1878), et Onésimus, mémoires d'un III. Abcès par congestion ou ossifluents. de Modjarrad; Traité sur l'article al et sur sollicitations de Hasaan; mais Abd-el-Kader,
disciple de saint Paul (1882). On appelle ainsi des abcès qui ont pour point la particule robba; Traité sur l'essence de d'une voix forte et animée, combattit vigou-
de départ une lésion osseuse que ce soit Dieu et sur ses attributs essentiels, etc. lbn- reusement de ses aînés. « L'asile
ABBOVILLE, bourgade d'Algérie, départe- l'opinion
ment d'Alger, sur la rive gauche et près de l'ostéite, de matière nécrose, ou bien la Abou-Ossaybieh cite les titres de 136 écrits donné au représentant d'un systeme tyran-
production de matière tuberculeuse. S'ils se dont un quart environ con-
l'embouchure de l'Oued Sebaou, à 12 kilum. d'Abd-al-Latif, nique, dit-il, au bey méprisé et exécré, serait
S.-O. de Dellys, par 36° 45' de lat. N. et 1° 30' développent au voisinage de l'os malade, on sacré à la médecine. Voici deux pensées ex- les Arabes comme une
considéré-par appro-
de long. E. les appelle sessiles; s'ils fusent au contraire traites des œuvres de cet auteur Ne vous bation donnée à sa coiiduite passée. Par con-
dans une région plus ou moins éloignée, on élevez pas vous-même au point de vous nous ferions des ennemis de
séquent, nous
ABB'SHEAD, cap et presqu'ile d'Ecosse, leur donne le nom de migrateurs. Ce sont rendre insupportable mais gardez-vous aussi tous ceux qui ont eu à se plaindre de Has-
sur la coin orientale, à 20 kilom. N.-O. de des abcès froids dont le diagnostic avec les de vous abaisser au point qu'on vous méprise san, c'est-à-dire de tous les Arubes de ta
Berwick et à l'E. d'Edimbourg. Abb's-Head abcès froids idiopathiques devient quelque- ec qu'on ne tienne pas compte de vous. ·- Et le conseil du jeune homme fut
province.
est une presqu'tle escarpée qui s'élève à une fois d'une difficulté extrême. Il est urgent « Si le monde et ses biens s'éloignent de écouté. le général Damremon
Cependant,
XIII. 3 93 2
10 ABDE ABDE ABDE ABDU
était entré h Oran le 4 janvier 1831, et il Beikani l'ordre d'envahir la plaine de la llfé- de l'Isly obligèrent le sutan marorain à ré- préparait à asservir la Frauce, venait do ren-
y avait renversé le pouvoir beylical; mais tidjah par l'O. et par le S., tandis que les pudier l'alliance d'Abd-el-Kader (1844). Ce- dre la liberté au grand vaincu, qui lui jura
notre domination ne dépassait pas encore contingents de Beni-Salem s'y précipitaient lui-ci, qui était rentré en Algérie, ne cessa de ne jamais remettre les pieds en Algérie.
les murs de cette ville. Le pays était livré par l'E. Alors commença cette lutte passion- cependant point d'exciter les tribus. Dans Venu à Paris, il visita l'Imprimerie nationale.
à l'anarchie, les tribus rivales se faisaient une née où vainqueurs et vaincus firent des une reconnaissance du côté de Sidi-Brahim, Lorsqu'il fut dans l'atelier des machines et
guerre meurtrière et, des brigands coupant prodiges d'héroïsme et dont la défense de le colonel de Montagnac le rencontra et suc- qu'il se fut convaincu de leur merveilleuse
les routes, les marchés demeuraient déserts. Mazagran est le fait le plus mémorable (1840). comba sous ses coups avec la plupart de ses puissance, il demeura tout étonné; puis, après
Les gens de Tlemcen et les Beni-Amer com- En 1841, Bugeaud remplaça Valée dans le hommes. A Aïn-Tmouchent, la garnison dut un moment de réflexion « J'ai vu hier,
prirent tout de suite la nécessité de se grou- gouvernement général de l'Algérie. A peine se rendre et, au bout de six mois de capti- dit-il en parlant du Musée d'artillerie, la mai-
per autour d'un chef. Ils en demandèrent un s'est-il rendu compte de la situation, qu'il vité, l'émir la Ht égorger pour n'avoir plus à son des canons avec lesquels on renverse
au sultan du Maroc, Muley Abd-ur-Rahman, adopte une nouvelle tactique. Il va s'appuyer la nourrir. Enfin, le 23 décembre 1847, cette les remparts; je vois aujourd'hui la machine
qui leur envoya comme lieutenant un de ses sur Médéah et Milianah, qu'il garnira de guerre, devenue atroce de part et d'autre, avec laquelle on renverse les rois. Ce qui en
neveux. Celui-ci commençait A rétablir l'or- troupes suffisantes, non pas seulement pour se termina par la soumission d'Abd-e1-Kader sort ressemble à la goutte d'eau venue du
dre, lorsqu'il fut rappelé par son oncle, garder ces villes, mais pour inquiéter l'en- qui remit son épée n. Lamoricière. Le général ciel si elle tombe dans le coquillage entr'ou-
auquel le gouvernement français avait adres- nemi qui se trouvera placé entre les colonnes lui promit de le laisser se retirer à Alexan- vert, elle produit la perle; si elle tombe dans
sé des représentations comminatoires. De mobiles et les principaux points d'occupation drie ou à Saint-Jean-d'Acre, mais le gouver- la bouche de la vipère, elle produit le ve-
leur côté, les Hachems prièrent Mahhi-ed- fixe. De Milianah, il s'avancera par la plaine nement, au lieu de ratifier cette promesse, nin.. En quittant ia France, Abd-el-Kader
Dîn de se mettre à leur tête avec le titre du Chelif dans la direction de Mostaganem; fit interner le vaincu au fort Lamalgue, puis alla s'étublir successivement à Brousse et à
de sultan. Le vieux marabout refusa à plu- à Pau et ensuite Amboise. Prisonnier, dit Damas. « Il y vécut très à l'écart, dit M. La-
sieurs reprises; seulement, il consentit à de la division d'Oran, poursuivant Abd-el- Jules Claretie, Abd-el-Kader accepta l'é- nier, retiré dans un quartier de la ville, dont
donner pour chef aux Hachems son bien-aimé Kader de montagne en montagne, de vallée preuve sans murmurer. A Pau, à Amboise, il acheta successivement pour lui, pour sa
fils Abd-el-Kader, âgé de vingt-quatre ans, en vallée, ne lui laissant aucune trêve, au- tl y a sous l'herbe de petits monticules que famille et pour ses serviteurs, toutes les
dont le courage s'était manifesté déjà en cune relâche, il le traquera dans toutes les le temps et les pluies ont aplatis lentement maisons. La plus vaste avait été transformée
plusieurs rencontres et qui fut également positions jusqu'à ce qu'il ait détruit ses éta- avec les années. Ce sont des compagnes ou en mosquée; les plus petites logeaient les
reconnu par les Beni-Amer et par Mascara. blissements et peut-être son armée. Dans ce des enfants de l'émir qui dorment dans ces 300 ou 400 Algériens qui l'avaient accompa-
A peine arrivé dans cette place qui devint système, un certain nombre de tribus se trou- cimetières oubliés. Ces pauvres Africains gné dans l'exil. Il vivait au milieu d'eux en
en quelque sorte sa capitale, Abd-el-Kader veront placées en arrière de nos colonnes; il souffrirent de dures journées, même sous le patriarche et en souverain. »En 1860, quand
se hâta de proclamer la guerre sainte et les organisera en courant, leur donnera des doux ciel de Touraine ou le chaud soleil de eurent lieu les massacres des Maronites par
donna rendez-vous aux chefs de la province chefs nouveaux, établira ainsi une rivalité Pau. Pendant une excursion que nous fîmes les Druses musulmans, celui qui avait fait en
pour le Premier jour de janvier 1833, sous les profitable entre ceux qui l'étaient et ceux il y a quelques années à Amboise, le guide Algérie une guerre si acharnée aux chré-
murs d Oran. Ceux-ci refusèrent de lui obéir; qui le sont devenus, et sur toutes ces divi- nous donnait, sur leséjour de ces malheureux, tiens prit le parti des Maronites, leur ouvrit
il marcha contre eux, mais il dut battre en sions, sur cet amas de pouvoirs naissants et de curieux détails. Ces Arabes étaient fiers, son palais, les protégea contre les assassins,
retraite. La guerre sainte commençait mal. de pouvoirs détruits, il établira le pouvoir silencieux, à la fois bonnes gens et dédai- les vêtit et les dirigea lui-même sur Beyrouth
puisque l'autorité de celui qui la dirigeait de la France. » Ce système, perfectionné par gneux. Tout leur semblait dû. C'est fort pour les y mettre en sûreté. A cette occa-
était méconnue. Sur ces entrefaites, le gé- Lamoriciére, produisit de tels résultats que, étrange, cet Orient s'implantant dans un châ- sion, il reçut le grand cordon de la Légion
néral Desmichels fut désigné pour succé- dès 1843, Bugeaud ne songea plus qu'à s'em- teau où tout évoque le xvie siècle. Les d'honneur, et jamais récompense ne fut mieux
der, à Oran, au général Boyer. Le nouveau parer de l'émir Ini-même la plupart des tri- femmes, voilées, avaient leurs appartements méritée. Depuis sa délivrance, pas un acte,
commandant, voyant qu'Abd-el-Kader voulait bus avaient, en effet, demandé l'aman, et Abd- séparés. Pour les soigner, comme les hommes pas un mot ne nous donna le droit de l'accu-
réduire la ville par un long blocus, résolut el-Kader ne nous faisait plus qu'une guerre ne peuvent les approcher, on leur avait donné ser de perfidie. Certes, les tribus arabes d'Al-
de se donner de l'air et y réussit en partie; de partisans; il errait de côté et d'autre avec deux aeeurs de charité qui rendaient compte gérie, si souvent insurgées, l'auraient ac-
mais il eut le tort immense d'offrir iudirec- sa smalah, forte de 12.000 ou 15.000 person- aux médecins de l'état de leur santé. Les clamé encore comme libérateur et comme
tement à son adversaire de signer un traité nes. Pour éteindre les derniers foyers de malheureuses étaient dévorées par des mala- vengeur, et elles auraient recommencé la
de paix. Ce traité, origine véritable de la l'hostilité à la domination française, on donna dies de peau. Tout d'abord, les médecins guerresainte à la voix du fils de Mahhi-ed-Dln
puissance du sultan algérien, reconnut la aux opérations deux formes bien distinctes. d'Amboise, qui ne connaissaient point ces mais le fils du désert, qui avait été glorieux
souveraineté d'Abd-el-Kadar sur un grand D'un côté, on disputa pied à pied aux Kabyles tempéraments d'Orientaux, se livrèrent à des dans lalutte,futconstamment,dansla retraite,
nombre de tribus (26 février 1834), et le gé- leurs âpres montagnes; de l'autre, on pour- expériences in anima vili. Il fallut faire ve- grand et généreux; etquand des émissaires
néral Desmichels, poussant jusqu'au bout sa suivit dans le désert les tribus nomades res- nir des chirurgiens militaires d'Algérie. Ceux- prussiens tentèrent, dit-on, en 1870 de l'entraî-
malheureuse politique, aida l'émir à triom- tées fidèles à l'émir et groupées autour de ci déclarèrent qu'ils voulaient voir les ma- ner en Algérie, il les écarta sans hésiter. Un
pher des chefs arabes, ses compétiteurs, no- lui. Cette dernière mission fut confiée aux lades, qu'ils ne pouvaient les soigner sans de ses fils s'étant mêlé à des intrigues contre
tamment des Douairs et des Smélas. Lorsque troupes parties de Mascara, sous les ordres cela. Ce fut toute une négociation. On va notre domination dans l'Afrique septentrio-
le gouvernement français reconnut l'erreur de Lamoricière, et de Médéah sous ceux du trouver l'émir, on lui expose que le mal dé- nale, il le désavoua énergiquement. Dans une
dans laquelle il était tombé en ratifiant la duc d'Aumale, maréchal de camp. Le 10 mai cime les femmes, qu'il faut absolument voir lettre au gouvernement de la Défense na-
convention Desmichels, il rappela le mala- 1843, la colonne du duc d'Aumale quitta Bo- de près la maladie pour la combattre. « Eh tionale, en janvier 1871, il s'exprimait en ces
droit négociateur et le remplaça par Trézel ghar, où avaient été concentrés des appro- « bien, dit Abd-el-Kader, nous demanderons termes
qui perdit contre Abd-el-Kader, le 26 juin visionnements considérables et 800 chameaux 'aux femmes si elles consentent à se mon- « Louange à Dieu unique. A Leurs Excel-
1835, la bataille de La Macta. A Trézel suc- ou mulets. On savait que la smalah avait trer 1. Une seule y consentit; mais pour fuir lences MM. les membres du gouvernement
céda Clauzel, qui marcha contre l'émir, le passé l'hiver au ksar de Gonsilah; il impor- le regard du médecin, dans la salle où on la de la France, résidant à Bordeaux. Que Dieu
battit, lui enleva Mascara et débloqua Tlem- tait donc d'atteindre ce point le plus promp- mena, elle se jeta sur les rideaux, les en- les aide et leur donne victoire. Vous m'avez
cen mais pendant un voyage politique que tement possible, en évitant les lieux mo- roula autour d'elle, s'en couvrit des pieds à informé que des imposteurs se servaient de
fit le maréchal à Paris, le général d'Arlanges mentanément occupés par les tribus et en la tête et ne laissa passer que son bras nu, notre nom et de notre cachet pour soulever
essuya une défaite près de Sidi-Yacoub. Une s'efforçant de dérober à l'ennemi la direction taché de psoriasis. Les pauvres Arabes se le Sahara de l'Est et pour exciter les mécon-
fois encore, l'émir triomphait, et les Arabes de notre marche. On arriva, le 14, à la pointe tuaient, pour ainsi dire, eux-mêmes. Ils cou- tents à porter les armes contre la France.
oranais se levaient en masse contre la France. du jour, au pied de la montagne escarpée chaient en plein air, sous les arbres, sans « Quand un grand nombre de nos frères
Bugeaud, qui arriva alors en Afrique avec la que dominait Gonsilah. Là on apprit que la vouloir rentrer, comme si l'herbe de Touraine (Dieu les protège!) sont dans vos rangs pour
mission de vaincre ou de négocier, eut avec smalah se trouvait à Oussek ou Rekaï, à en- était aussi chaude que le sable de leur Sa- repousser l'ennemi envahisseur, et quand
Abd-el-Kader l'entrevue de la Tafna. Abd-el- viron 15 lieues dans le S.-O., et l'on se mit en hara. Aussi les plus robustes, bientôt perclus vous travaillez à rendre les Arabes des tri-
Iiader s'y montra hautain, dédaigneux, en- route dans cette direction. Informé par un ou étiques, succombaient-ils. Ils jetaient, bus libres comme les Français eux-mêmes,
touré d'une brillante cavalerie; il parla de enfant de la tribu des Harrar que l'émir était d'ailleurs, par la fenêtre les potions et les re- nous venons vous dire que ces tentatives in-
la paix comme un homme qui ne demande en route pour le Djebel-Amour, le duc d'Au- mèdes. Leur cimetière est dans le jardin, et sensées, quels qu'en soient les auteurs, sont
qu'à continuer la guerre. L'entretien fini, male, subdivisant sa colonne en deux batail- un marabout de pierre, sans inscription et faites contre la justice, contre la volonté de
raconte Louis Blanc, le général Bugeaud s'é- lons, piqua droit sur Taguin, se lança sur une sans nom, a longtemps marqué leur passage Dieu et la mienne nous prions le Tout-Puis-
tait levé et l'émir restait assis. Blessé au vif, fausse piste, rebroussa chemin et se trouva et doit encore .indiquer leurs tombes. Quelle sant de punir les traltres et de confondre les
le général français le prit alors par la main, par hasard juste en face de l'adversaire in- destinée pour ces pauvres gensl ennemis de la France.
et l'attirant à lui d'un mouvement brusque: saisissable qu'il cherchait. Abd-el-Kader sortait peu; il enseignait à « Le 2o de schawel1287 (de L. S.),
Mais relevez-vous donc! » Les Français fu- On sait ce que désigne ce terme arabe lire à ses enfants, autour d'un poêle, il priait, « Le sincère ABD-HL-KADER.»
rent charmés de cette inspiration d'une âme smalah. Lorsque Abd-el-Kader avait vu ses à midi et à minuit, dans une chambre à l'o- Pendant l'année des voyageurs
terrible,
impérieuse et intrépide, et les Arabes laissè- établissements fixes successivement envahis rient, qui donne sur la Loire. Sa mère était vinrent le visiter à Damas, et, dans l'espoir
rent percer leur étonnement. Quant à l'émir, et détruits par nos soldats, lorsqu'il s'était là, et ses femmes, toutes empressées et res- de lui être agréable, lui racontèrent avec
saisi d'un trouble involontaire, il se retira sans vu pressé entre le désert et nos colonnes, il pectueuses, auprès de la sultane favorite. On une méprisable nos désastres
complaisance
proférer une parole, sauta sur son cheval et avait compris que, pour sauver les plus pré- prenait mille prétextes pour le faire sortir, le
Abd-el-Kader sortit et revint quel-
répétés.
les siens. En même temps on enten- cieux débris de sa puissance, il ne lui restait forcer à respirer l'air, à se rendre en prome-
regagna ques instants après portant les insignes de la
dit une puissante clameur que les échos pro- d'autre moyen que de les rendre mobiles et nade mais lacuriosité des paysans, l'escorte
Légion d'honneur. Il mourut en obscu-
longèrent de colline en colline. Vive le sul- de dérober à nos armes, par des marches et qui ne le quittait jamais, attristaient l'émir; rément, presque oublié, mais jusqu'au bout
tan 1 criaient avec enthousiasme les tribus. des contrernarches rapides, ce qu'il ne pou- il aimait mieux demeurer seul. Peut-être
fidèle à la parole jurée.
Un violent coup de tonnerre vint ajouter à vait plus leur disputer par des combats. Il songeait-il à ce livre qu'il écrivit plus tard
avis à l'indifférent, ABD-EL-OUADH, tribu arabe d'Algérie,
l'effet de cette étrange scène et, se glissant organisa donc la 8malah, sorte de capitale Rnppel d l'intelligent, d'Oran elle habite les plaines
dans les gorges des montagnes, les Arabes ambulante, d'où partaientses instructions, où qu'a traduit M. Gustave Dugat, et dont l'émir département
des Beni-Zéïân fut
ses parents et ses partisans, de Mascara. L'empire
disparurent. Le traité de la Tafna (30 mai se ralliaient où disait, en envoyant le manuscrit à la Biblio-
se traitaient les affaires importantes et au- fondé à Tlemcen par les Abd-el-Ouadh.
1837) donnaità Abd-el-Kader l'administration thèque nationale C'est une flèche au mi-
de la province d'Oran, de celle de Tittery et tour de laquelle les tribus formaient dans le lieu des flèches! » ABD-ÈN-NOUR, confédération arabe d'Al-
d'une partie de celle d'Alger; en échange de désert comme un rempart'immense. Le cam- A Pau, Abd-el-Kader était, comme à Am- gérie, formée d'une trentaine de petites tribus
certaines conditions acceptées par l'émir, ce- pement de cette population nomade se com- boise, l'objet de sollicitations incessantes. On ou ferkas de Kabyles, de Berbers, etc. Au
lui-ci obtint la cession de Rachgoun et de Tlem- posait de quatre enceintes circulaires et con- voulait le voir. Il s'y refusait Plus heureux nombre de 9 à 10.000, ils habitent à 70 kilom.
cen et devint, en réalité, le véritable mettre centriques où chaque douar, chaque famille, que le lion captif derrière ses barreaux et S.-O. de Constantine.
des deux tiers de l'Algérie. Il organisa tout la chaque individu, avait sa place fixée suivant que les sots ou les lâches insultent du bout
ABDOMINO-SCROTAL adj. (ab-do-mi-no-
pays arabe soumis à ses lois en huit calialiks le rang ou le poste qu'il occupait. La tente de leur canne, il pouvait rester seul dans sa et scrotum). Anat.
scro-tal rad. abdomen
ou gouvernements Tlemcen, Mascara, Mi- d'Abd-el-Kader se dressait au centre. En geôle. Mais il savait qu'on l'aimait, à Pau. et au scrotum.
Qui a rapport it l'abdomen
lianah, Hamza, Medjana, Zâb, etc. Chaque tout, la smalah comprenait, lorsqu'elle fut Bien souvent les dames de la ville lui en-
— Nerfs abdomino-scrotaux. Les deux pre-
califalik fut divisé en agloaliks, et les agha- attaquée par le duc d'Aumale, 368 douars de voyaient un album pour qu'il y inscrivit quel-
mières branches collatérales du plexus lom-
liks comprirent un certain nombre de tribus 15 à 20 tentes chacun. Le 16 mai au matin, ques-unes de ses poésies. Il répondait parfois
baire, dont quelques rameaux vont inner-
commandées par des calds, ayantsous leurs notre cavalerie se déploya brusquement sur non seulement par quelques fragments d'une
et d'autres
ver les muscles de l'abdomen la
ordres des cheiks pour les représenter auprès le mamelon pierreux qui surplombe la source grandeur digne du Coran, mais par quelque
tourné, à la française, peau du scrotum ou des grandes lèvres.
des fractions de tribus. Tous les postes su- de Taguiu, pendant que les Arabes s'écriaient: madrigal fort joliment
Muscle abdominc-scrotal. V.CREMASTER.
périeurs furent occupés par des marabouts, Er Roumil Er Roumil (le Chrétient). Sans et même digne d'un Français du xvme siècle.
donner le temps à l'ennemi de se remettre C'est que ce guerrier, ce prophète, ce soldat,
par des hommes de noblesse religieuse, peu ABD-UL-AZIZ, sultan de Turquio.— Malgré
suspecte de sympathie pour les chrétiens. de sa surprise, le duc forma rapidemeut sa pe- fut avant tout, lui aussi, et par-dessus tout, le certificat des médecins, attestant que le
Outre les contingents des tribus, l'émir créa tite troupe et, malgré l'infériorité du nombre, un philosophe, un savant et je dirai volon- sultan Abd-ul-Aziz, trouvé mort sur un sopha,
une armée permanente de 10.000 hommes, il s'empara de la smalah. Abd-el-Kader, sa tiers un homme de lettres. Après la prise de les veines ouvertes, le 4 juin 1876, s'était cer-
dont 2.000 cavaliers, et un corps de 240 ar- femme et sa mère réussirent à prendre la Mascara, on lui disait Que regrettes-tu tainement, ou tout au moins vraisemblable-
tilleurs. ll acheta de la poudre dans le Maroc, fuite, mais ses drapeaux, ses munitions, ses 'le plus dans ta ville? L'émir répondit ment suicidé, des doutes s'étaient immé-
et il en fit fabriquer à Tlemcen, L Mascara, tentes, ses trésors, sa correspondance, tom- « Mes livres! » diatement élevés sur cette fin aussi inopinée
à Milianah. Enfin, pour exciter l'émulation bèrent entre nos mains, ainsi que 3.000 pri- Il a écrit un jour « Le kalam (la plume), qu'improbable. Le suicide est, en effet, très
des soldats, il alla jusqu'à créer une décora- sonniers. L'émir gagna le Maroc. Loin de se depuis qu'il a été taillé, a pour esclave le rare chez les musulmans; ils l'ont en horreur,
tion militaire. Aussi, lorsque le maréchal décourager, il surexcita le fanatisme des con- sabre,depuis qu'il a été. affilé. Lorsqu'il dut tamlis que l'assassinat est, pour ainsi dire, de
Valée lui soumit un article rectificatif du fréries religieuses au point d'obliger le sul- quitter la ville de Pau, il fit demander le pré- tradition dans la politique turque. Une grande
traité de la Tafna, Abd-el-Kader ne put ou tan Muley Abd-ur-Rahman à lui obéir en fet et lui donna une somme considérable obscurité continua d'envelopper ce lugubre
ne voulut point s'entendre avec le aveugle, sous peine de soulever ses sujets pour les indigents en disant « Le prisonnier événement durant tout le règne, assez court
négo-
ciateur français. Valée résolut d'effrayer 1 A. contre lui. Cette politique adroite et insi- prend sur sa part pour la part du pauvre. » d'ailleurs, de Mourad V, qui ayant, selon toute
rabe par une démonstration militaire, et il dieuse réussit à merveille. Muley Abd-ur- Il ajouta Maintenant, puisque les riches apparence,ordonné le meurtre, ne tenait pas
franchit le défilé des Portes de Fer (octo- Rahman nous déclara la guerre. Mais l'oc- me veulent voir,je vais les saluer tous à la à ce que la lumière fût faite des bruits accu-
bre 1839). Abd-el-Kader y répondit en pro- cupation d'Ouchda, le bombardement de fois. » Et il parcourut en calèche les rues sateurs n'en circulaient pas moins. Trois in-
clamant la guerre; il donna à Ben-Allal et à Tanger, la ruine de Mogador et la victoire pleines de curieux, Louis-Napoléon, qui se fimes domestiques du palais attiraient sur eux
ABDU ABDU ABDU ABDU il
les soupçons, par l'exageration de leurs ap- le sein gauche; parmi les pièces à conviction nement avait pourtant été satisfaisant, fut plitnents d'usage au nom du gouverneur gé-
mensuels de 200 livres turques, et figurait une heurka ou veston, en indienne bientôt dissous et l'on revint aux antiques néral, M. Strouvé annonça au khan que le
potntements
l'on disait touchaient ainsi le prix de l'as- doublée de soie blanche, que portait le sultan traditions de l'empire (14 janvier 1878), c'est- général Kaufmann avait ordonné de lui re-
sassinat d qu'ils
Abd-ul-Aziz. Une jeune femme, le jour du meurtre, et qui était percée d'un à-dire qu'au lieu de songer uniquement à la mettre pour les premières dépenses de son sé-
qui était alors Kalfa-Nanoum, c est-à-dire sur- trou à la hauteur du sein gauche et de la Turquie, le sultan se considéra comme le jour mille demi-impériaux. « Et rien de plus?
veillante du harem du sultan, racontait blessure signalée par le laveur du corps. Il chef spirituel du monde musulman: de là son demanda Abd-ur-Rahman. — Mais que dé-
qu'elle avait vu un des assassins s'échapper ne fut pas question de cette circonstance ca- attitude en Tunisie, en Egypte, partout, en un sirez-vous ? Des armes, de la poudre,
Ja fenêtre, et qu'elle le reconnaissait dans pitale qui était en désaccord avec le témoi- mot, où se trouvèrent aux prises l'islam et la des canons, et au moins un régiment de sol-
ar
l'un des trois domestiques. Abd-ul-Hamid, gaage de Mustapha-Pehlevan. Un des eunu- chrétienté. A l'extérieur, la guerre d'Orient data pour me mettre en campagne contre
dès son avènement, ordonna qu'il fût fait ques noirs vint affirmer qu'il avait va la scène (v. TURQUIE) fut défavorable à la Porte, qui mon oncle.. Nous répondîmes que ces ques-
une enquête rigoureuse. Elle aboutit à la du meurtre, telle que la décrivait Mustapha, vit son territoire démembré et son prestige tions ne nous regardaient pas, qu'il pourrait
constatation des faits suivants. par la porte entrebâillée de la salle; et d'a- amoindri par le traité de Berlin (v es mot). en parlerdans sa première entrevue avec le
Dès la déposition d'Abd-ul-Aziz, par iradé près le même témoignage du principal assas- Abd-ul-Hamid II aurait pu faire de grandes gouverneur général, lequel ne pourrait pas
impérial de Mourad, il avait été formé, en sin, la porte était gardée en dehors par deux choses et continuer l'œuvre d'Abd-ul-Medjid; probablement lui donner de réponse positive
dehors du conseil des ministres, une commis- officiers. Aucune remarque ne fut faite sur mais il n'eut pas l'énergie nécessaire pour avant d'avoir communiqué avec Saint-Péters-
sion exécutive, pourvue de pouvoirs illimités. ces contradictions. On ne demanda non plus résister à son entourage et persévérer dans bourg.. Oh mais c'est une longue chanson.
Elle était composée en grande partie des à aucun des témoins, si affirmatifs en ce mo- ses premières intentions. C'est en se mettant Je supposais que les choses se passaient autre-
mêmes personnages qui avaient arraché de ment, pourquoi ils avaient gardé le silence à la tête du parti de la jeune Turquie, qu'il ment chez vous, que le Iarim-Padischah
force à Abd-ul-Aziz l'acte d'abdication. Elle pendant cinq longues années. L'un des assas- aurait enrayé, peut-être, la décadence de (vice-roi, comme on appelle dans l'Asie le
comprenait le grand vizir Méhémet Rus- sins subalternes, Mastapha-Djezairli, qui avait l'empire fondé en Europe par les armes de gouverneur général du Turkestan) avait des
chdi Pacha Midhat-Pacha, président du tout avoué dans l'instruction, se rétracta à Mahomet II. pleins pouvoirs plus étendus. Je vois que je me
conseil; Hussein-Avni-Pacha, ministre de l'audience et dit n'avoir été placé par Nourri- suis trompé.. En prenant congé, M. Strouvé
la guerre; vieux ABD-UL-KÉRIM-PACHA, général ottoman,
Ahmet Kaiserli-Pacha, Pacha près d'Abd-ul-Aziz que pour le gar- né à Tschirhan en 1811, mort à proposa au khan de lui envoyer des tailleurs,
soldat qui depuis s'illustra dans la guerre der. Ce fut à peu près le seul incident des (Ronmélie) des cordonniers et des marchands de drap.
Rhodes en février 1885. Dès l'âge de dix-sept Celui-ci accepta cette offre avec empresse-
contre les Russes le cheik-ul-islam ou débats. Tous les autres accusés persistèrent ans il prit part à la guerre contre la Russie
chef suprême de la religion, Kairoullah- dans l'attitude qu'ils avaient prise d'abord ment. Quelques jours après, le général Kauf-
et s'y de telle sorte, le sultan
Effendi enfin deux beaux-frères du sultan ac- le chambellan Fakri-Bey, les deux officiers distingua que mann rendit visite à Abd-ur-Rahman et le
Mahmoud 1 envoya completer a Vienne son
tuel,Abd-ul-Hamid: Méhémet-Nourri-Pacha- du corps de garde, nièrent énergiquement le
instruction militaire. pria à dtner. Ainsi commencèrent entre le
Damat, et Mahmoud-Djemal-ed-dîn-Pacha-Da- meurtre. Nourri-Pacha et Mahmoud-Pacha Après son retour en khan et le gouverneur russe du Turkestan
Turquie, il servit successivement en Méso- des relations
mat. (Damai est un titre générique signifiant affirmèrent n'avoir point paru ce jour-là à qui ne cessèrent jamais d'être
potamie, dans le Diarbekir et reçut pendant la
beau-frère», que l'on donne à tous les person- Ortakeuï, ni au palais de Férié; le dernier nia de Crimée un commandement en
cordiales et même affectueuses. Un jour, le
guerre
nages quiépousentune princesse de la famille même l'existence de la commission exécutive
où il organisa des recrues et fut général fit dire à Abd-ur-Rahman qu'il dé-
Nourri-Pacha avait épousé Fatimi- les autres, Anatolie, sirait s'entretenir sérieusement avec lui.
impériale. qu'avouaient mais en assurant élevé à la dignité de muchir, Sous le ministère
Sultane, fille d'Abd-ul-Medjid, et sceur con- qu'elle n'avait été instituée que pour l'apure- « Je voudrais, dit le Moscovite, connaître
de Hussein-Avni-Pacha, Abd-ul-Kérim s'oc-
sanguine d'Abd-ul-Hamid; Mahmoud-Pacha ment des comptes du palais et que jamais on les intentions du khan. On a fait pour lui pres-
était le mari de Djémilé-Sultane, cupa activement de réorganiser l'armée.
que tout ce qu'on pouvait faire. On lui a ac-
également n'y avait résolu la mort 'd'Abd-ul-Aziz. Mid- En 1866, il prit part la guerre du Mon-
fille d'Abd-ul-Medjid.) Or, l'enquête démontra hat-Pacha présenta lui-même sadéfense avec cordé des subsides, et il peut vivre tranquil-
ténégro, dans laquelle par une marche sa- lement, soit à Samarkand,
que la commission avait ordonné le meurtre et beaucoup de sang-froid et d'adresse. vante il fit sa jonction avec Omer-Pacha,
soitàTashkend.
que les deux pachas-damats dont l'un était Nos relations avec l'Afghanistan sont satis-
Après deux jours de débats, le président
Après la mort d'Aali-Pacha (1871), il re-
grand maréchal du palais, s'étaient spécia- les déclara clos. La sentence ne fut pronon- faisantes jusqu'à présent. Nous sommes en
lement chargés de l'exécution. Arrêtés et çut le portefeuille de la guerre. Investi
bons termes avec Schir-Ali. Nous souhaitons
cée que le lendemain. Les neuf principaux du commandement du 2- corps d'armée
pressés de questions, les trois domestiques y persévérer.. Le khan se troubla. a Je
accusés étaient condamnés à mort; deux en 1875, il fut chargé peu après de com-
soupçonnés, Mustapha-Pehlevan, Mustapha- un second chambellan du sultan ne croyais pas que le gouverneur général
autres, primer l'insurrection bulgare. Le 5 mai 1876,
Djezairli, deux anciens lutteurs, hommes à Mourad, et le colonel qui com- envisagerait ainsi la situation. Je supposais
Seydif-Bey, Abd-ul-Kérim remplaça Dervich-Pacha
figures bestiales et de corpulence athlétique, mandait au corps de garde d'Ortakeuï, Izzet- qu'il regardait Schir-Ali comme un usurpa-
comme ministre de la guerre pour la seconde
plus un veilleur de nuit, du nom de Hudji-
Bey, à dix ans de travaux forcés, comme con- fois. Nommé, au mois de juillet suivant, ser-
teur, qu'il me donnerait les moyens de faire
Ahmet, avouèrent immédiatement leur parti- vaincus d'avoir prêté assistance au complot. valoir mes droits comme héritier du trône de
dar-ekrem ou généralissime des trois corps et qu'il m'y aiderait
cipation au crime. On acquit de plus la cer- Aucun des condamnés ne fut exécuté. Pour d'armée contre la Serbie, il pro- Mir-Afzoul-Khan, par son
titude envoyés comme représentant d'un puissant
que cette commission avait décidé les hauts dignitaires, Midhat-Pacha, Nourri céda dans ses opérations avec une extrême influence,
non seulement la mort d'Abd-ul-Aziz, mais et Mahmoud-Damat, leur peine fut commuée empire, ainsi que par un secours matériel en
lenteur, qu'on attribua au mauvais état
celle de presque tous les princes de la fa- en un exil perpétuel à Taif, dans l'Hedjaz, armes et en argent. Je ne sais maintenant
de sa santé. Après avoir son temps
mille impériale ils devaient être empoi- où les rejoignit peu de temps après le cheik- à Kuiajevatz
perdu
et autour d Alexinatz, il finit par quoi commencer.—Commençons par mon
sonnés dans un banquet. Au dernier mo- condamné influence. Je suppose que le prestige du
ul-islam, Kairoullah-Effendi, par tourner les positions ennemies. Pendant
ment, Mourad, effrayé d'une telle série de un autre tribunal. Traités d'abord assez con- par
e cours de ces opérations, il avait été rem-
nom russe n'a pu pénétrer dans l'Afghanis-
meurtres, aurait dissuadé sescousinsd'assis- ils furent ensuite de tan. Mon influence n'aurait pas de prise sur
venablement, privés placé par Rédif-Pacha comme ministre de
ter au repas et s'en serait tenu au seul assas- tous soins médicaux et réduits à la ration des les Afghans, et même, si je voulais 1 essayer,
la guerre (septembre 1876). Lorsqu'en 1877 comment — Très
sinat d'Abd-ul-Aziz, l'unique personnage simples soldats; Nourri-Pacha devint fou, devrais-je m'y prendre ?
éclata la guerre entre la Russie et la Nous n'avons des
qui, en réalité, pouvait lui porter ombrage. Midhat-Pacha et le cheik-ul-islam moururent bien qu'impotent au point de ne simplement. qu'à envoyer
Quand l'enquête s'ouvrit, deux des membres Turquie, dans le Turkestan afghan,
en 1884. monter à cheval, Abd-ul-Kérim proclamations
de la susdite commission, Hussein-Avni-Pa- pouvoir vous de votre côté, moi du mien. Je suis
cha et Ahmet-Kaïserli-Pacha étaient morts; ABD-UL-HAMID reçut le commandement en chef de l'armée
que le pays se lèverait tout en-
Il, sultan de Turquie. du Danube. Au lieu de se porter en avant, il persuadé
le procès de Ruchdi-Pacha, malade en pro- La guerre turco-serbe ayant fourni à la Russie tir pour moi. Mais que signifie un soule-
laissa les Russes passer le Danube (juin) et
vince, fut remis, et Kairoullah-Effendi, le un prétexte d'intervention dans les affaires ot- vement sans troupes ni armes? Qu'Abd-
les Balkans (juillet), prendre Sistova et Ni-
cheik-ul-islam, alors en pèlerinage à La Mec- tomanes, Abd-ul-Hamid II résolut de prévenir et compromit
ur-Rahman m'expose en détail ses prétentions.
copolis, gravement, par son
que, dut à sa situation particulière de compa- l'immixtion de l'étranger en prenantl'initia- Je désirerais que le tsar blanc recon-
raltre plus tard devant un tribunal spécial. tive des réformes. inertie, le sort de la campagne dans la Tur-
nût mes droits au trône de mon père et me
Se rapprochant du parti Destitué et remplacé par Mé-
On s'assura de tous les autres accusés. Mi- de la jeune quie d'Europe. donnât les moyens matériels de les faire va-
Turquie, il remplaça le grand- hémet-Ali-Pacha il fut conduit à
dhat-Pacha, de Syrie, essaya de vizir Ruschid et dix (21 juillet), loir par les armes, de la poudre et des trou-
gouverneur par Midhat-Pacha, où l'on instruisit son procès,
se réfugier au consulat de France, dont l'ac- jours après (83 décembre 1876), alors que les
Constantinople,
pes. Combien de troupes vous faut-il? —
ainsi que celui du ministre de la guerre, Ré- Mais c'est presque
cès lui fut refusé, et dut se rendre prisonnier puissances se réunissaient à Constantinople Un seul régiment.
dif-Pacha, dont il avait exécuté les ordres.
à Constantinople. Tous les pachas et autres pour délibérer sur les affaires d'Orient, un 4.000 hommes, et cela serait une immixtion
Mais le sultan ordonna de surseoir à la pro-
personnages de quelque importance, impliqués hatti impérial promulgua une constitution directe dans les affaires de l'Afghanistan.
cédure et Abd-ul-Kérim-Pacha fut envoyé à la première,
dans faffaire, nièrent jusqu'au bout y avoir portant indivisibilité de l'empire, irres- L'Angleterre, s'y opposerait.
Lemnos. Depuis cette époque, il ne fit plus
eu la moindre participation; on ne put con- ponsabilité du sultan, égalité devant la loi Dieu est haut et l'Angleterre est loin,
naltre les détails du meurtre parler de lui. Il passa les dernières années
fit en souriant Abd-ur-Rahman. au
que par les de tous les sujets de l'empire et admissi- de sa vie, exilé à Rhodes, où il s'éteignit au Quant
agents subalternes qui l'avaient exécuté. bilité des chrétiens eux-mêmes aux em- Pendjab, il sera tout entier pour moi après
commencement de février 1885.
Aussitôt après son abdication forcée, Abd- plois publics, inviolabilité de la liberté in- mon premier succès et la nouvelle que la
ul-Aziz avait été interné au palais de Top- dividuelle et du domicile, abolition de la ABD-UR-RAHMAN ou ABD-AR-RHAMAN- Russie est avec moi. Un clairon russe n'a qu'à
Capou, puis de là dans celui de Férié, dé- confiscation, de la corvée, de la torture et de KHAN (Seruiteur du Dieu miséricordieux), donner le signal sur les monts Himalaya et
pendance du grand palais de Tchéragan. la question, liberté de l'enseignement, indé- emir actuel d'Afghanistan, né en 1830. Ce toute l'Inde se soulèvera.—Quant aux soldats,
Une partie de sa maison et de son harem y pendance des tribunaux, réforme du budget, prince est le fils de Mohammed-Afzoul-Khan, je les refuse au khan. II n'a qu'à recruter tant
avait été transférée avec lui. Au palais de décentralisation provinciale, sous réserve des fils alné de Dost Mohammed. Il avait, pen- qu'il veut des Kirghis. En ce qui touche les
Férié attient un corps de garde, appelé Orta- intérêts supérieurs du pouvoir central. Le dant sa jeunesse, conspiré et pris les armes, armes, je puis lui prêter des canons et des
keul, où le 3 juin 1876, à la nuit tombante, fu- système représentatif, dit M. de la Jonquière, avec son père Afzoul et son oncle Azim, fusils pris chez les Bokhariens. De la poudre,
rent introduits, — par un des chambellans du prenait triomphalement sa place en Turquie contre l'émir Schir-Ali. La lutte dura cinq tant qu'il voudra, mais pas un sou pour con-
sultan Mourad,Fakri-Bey, agissant selon toute par l'institution d'un Sénat, dont les membres ans, avec des alternatives de succès et de duire l'affaire. C'est mon dernier mot. » Le
apparence, sur les ordres des deux damats, étaient nommés à vie par le sultan, et d'une défaites pour les révoltés. Un instant, Abd- visage du khan se rembrunit. Il se fit un
Mahmoud-Pacha, et Nourri-Pacha, les Chambre des députés élue pour quatre ans, ur-Rahman put se croire victorieux en effet, long silence. « Les circonstances peuvent
trois domestiques dont ils s'étaient assuré le au scrutin secret, à raison d'un député pour au mois de mars 1866, il s'empara de Kaboul, changer, reprit le général d'un ton radouci,
concours, accompagnés de quatre 50.000 Ottomans. Les Chambres avaient droit et fit proclamer émir son et si un veut plus favorable souffle pour Abd-
eunuques j renversa Schir-Ali,
noirs. Ces hommes passèrent la nuit au corps de contrôle sur tous les actes du gouverne' père d'abord, puis, après la mort de celui-ci, ur-Rahman, tout ce que je lui refuse mainte-
de garde et les deux pachas-damats et les ministres étaient son oncle Azim. Mais, en 1868, Schir-Ali nant lui sera donné au centuple. Il ne faut
y furent ment, responsables
vus en longue conférence avec Fakri-Bey; devant elles; mais l'initiative des lois appar- recommença lalutte, et, puissammentsecondé pas se décourager. En politique, il faut sa-
celui-ci, le lendemain, conduisit les assassins tenait au gouvernement seul, et le sultan, en par son fils Yakoûb-Khan, il l'emporta défi- voir attendre le moment favorable. »
dans l'intérieur du palais. Mustapha-Pehlevan, vertu de l'article 44, était libre d'avancer ou nitivement sur Azim et sur Abd-ur-Rahman. L'heure si impatiemment espérée par le
le principal agent du meurtre, en décrivit de retarder l'époque de l'ouverture, de pro- i Ce dernier se réfugia alors sur le territoire prince sonna en 1879. Sir Louis Cavagnari
ainsi la scène Nous nous sommes jetés longer ou d'abréger les sessions. Midhat ne russe. C'est au milieu de l'été de 1869 qu'il ftt venait d'être massacré à Kaboul avec pres-
sur le sultan à nous quatre, dit-il, Fakri-Bey, jouit pas longtemps de sa victoire et ne vit son entrée à Tashkend, accompagné de trois que tous les membres de la légation britan-
mes deux compagnons et moi. Nous l'avons nique. Les troupes anglaises aussi-
pas fonctionner l'œuvre qu'il avait créée; le cents Afghans. Les Russes lui allouèrent une partirent
étendu sur le divan malgré sa résistance 5 mars 1877, il était renversé par une intri- pension annuelle de 25.000 roubles, et prépa- tôt de l'Inde pour tirer vengeance de ces as-
Fakri-Bey le maintenait par les épaules. gue de palais, arrêté, jeté à bord d'un vais- rèrent à Samarkand, pour le recevoir, une sassinats. Le E4 décembre, Kaboul était
Mustapha-Djezairli et Hadji-Ahmet s'étaient seau, exilé sans jugement. Il faut dire aussi maison très vaste, où M. Strouvé, employé pris, l'Afghanistan investi, et l'émir Yakoub-
emparés chacun d'une jambe, et moi, armé qu'il avait profondement blessé le sultan par de la chancellerie du gouverneur, alla lui Khan fait prisonnier. Deux de ses fils préten-
d'un canif, j'ai coupé les veines des deux bras. ses allures autoritaires et l'espècede tutelle 1 rendre visite avec un interprète. Celui-ci a dirent alors à sa succession Mousa-Khan,
Deux officiers, Aii-Bey et Nedjid-Bey, gar- qu'il prétendait lui imposer. En outre, cer- laissé de l'entretien qu'il eut avec Abd-ur- le plus jeune, et Ayoub-Khan, né en 1851.
daient en dehors la porte de la chambre. tains familiers du sultan, intéressés à la Rahman un récit intéressant qu'a publié la Un des généraux de Yakoub, Mohammed-
Nous avons ensuite transporté le cadavre chute de Midhat-Pacha, ne cessaient de le «Novoïé Vrérmia» en 1885. « Quand nous en- Djan, ayant réussi à provoquer une insur-
au corps de d'Ortakeui.. comme regrettant Mourad V et trames, dit-il, nous vîmes un homme d'une rection, fut assez heureux pour s'emparer à
garde représenter
Les débats s ouvrirent à Constantinople, le ne cherchant qu'une occasion de le remettre élevée, d'un léger embonpoint, avec son tour de Kaboul, chassa les Anglais et fit
taille
27 juin 1881, devant un tribunal composé de sur le trône. II est certain que le sultan I uue belle barbe noire et des mèches de che- proclamer Mousa. Mais l'armée anglo-in-
trois musulmans et de deux chrétiens et pré- déchu conservait de nombreux partisans, qui veux qui sortaient de dessous son turban. Il dienne ne tarda pas à reprendre le dessus et
sidé par un ulema, Sourrouri-Effendi, ne craignaient avait un sir de santé et de fralcheur, de rentra victorieuse dans la c'est à
premier pas, au mois de décembre 1877, capitale
président de la cour d'appel. Ils ne révélè- d'afficher, dans plusieurs quartiers de Stam- grands yeux noirs, un nez droit, des lèvres ce moment qu'Abd-ur-Rahman apparut pour
rent rien que l'enquête n'eût boul, des placards demandant la démission bien dessinées, en faveur d'une faire valoir ses droits. Trois compétiteurs se
déjà appris et qui parlaient
mirent seulement en lumière l'inexpérience du Mahmoud-Pacha, beau-frère et favori du origine aryenne. Les autres Afghans, par trouvaient donc en présence Mousa, Ayoub,
des juges turcs, très embarrassés des formes sultan, et que ce personnage avait tout inté- leurs traits irréguliers, faisaient songer au Abd-ur-Rahmau et il était évident que
de la justice française, et ne sachant pas poser rêt à maintenir Abd-ut-Hamid dans une sorte type sémite. Abd-ur-Rahman se leva et nous celui-là triompherait qui aurait la protection
les questions propres à éclairer le débat. de terreur constante pour assurer sa propre salua en portant la main au cœur et la tête, de l'Angleterre. Elle accorda la préférence
ce qui signifiait qu'il nous aimait avec le cœur au prétendant qui revenait à l'ami
Ainsi, de la déposition de l'homme qui avait influence. Depuis ce
temps,
Abd-ul-Hamid re- d'exil,
lavé le corps d'Abd-ul-Aziz il résultait nonça, sous l'empire de la peur, aux mesures et nous honorait avec l'esprit. Il portait par- du général Kaufmann; par ce choix im-
qu'outre les coupures au poignet te cadavre libérales qui avaient signalé le début de son dessus ses vétements une magnifique pelisse prévu, elle se proposait d'atteindre un double
règne. Le parlement perse doublée de fourrure. Après les com- but détacher des Russes un homme qui
portait la trace d'un coup de poignard sous turc, dont le fonction-
12 ABEC ABEI ÂBEK ABEL
paraissait leur être dévoué et rester mal- entraînantes, peut-être, que celles du corres- des œufs par parthénogénèse, ou de vieilles d'arrondissement en 1858, conseiller à la
tresse du pays, par l'intermédiaire d'un pondant du « Daily-News », furent néanmoins reines épuisées, ou enfin d'autres qui ont cour d'appel de Dresde en 1863, et, en 1866,
prince dont elle serait le principal appui. très remarquées par leur tournure martiale été blessées à l'abdomen. Le même auteur conseiller secret au ministère de la justice et
Le caractère de l'émir et l'organisation mê- et l'exactitude des faits qu'elles contenaient. ajoute que le phénomène de l'arrénotokie est membre de la commission d'examen.
me de l'Afghanistan n'ont pas permis que A son retour Londres, après la guerre, dû à la disparition des filaments séminaux de Lors du renouvellement partiel du minis-
ce plan si profond portât tous ses fruits, A'Beckett devint secrétaire du duc de Nor- la spermathèque ou à la paralysie des mus- tère saxon, en 1871, il obtint le portefeuille
ou du moins il serait téméraire de préjuger folk; mais deux ans plus tard, il renonçait cles du col de celle-ci, ou encore à l'atrophie de la justice (9 octobre) et fut doté de la no-
ce qu'il donnera dans l'avenir. Abd-ur- à cette situation pour s'adonner entièrement de la spermathèque (Berlepsch), ou au man- blesse héréditaire. De février 1873 à no-
Rahman monta sur le trône le 22 juillet à des travaux littéraires. On lui doit, entre que de spermatozoïdes dans celle-ci (Leuc- vembre 1878, il a été député de la Saxe à la
1880. C'est un prince intelligent, brave et autres romans Tombé parmi les voleurs kart). « Chez les reines arrénotoques la vé. première assemblée de l'empire allemand.
courtois, mais par-dessus tout énergique. (1870); Nos vacances dans les montagnes sicule copulative est toujours vide. » (id.)
ABEL (Charles), écrivain et archéologue
Depuis son élévation au pouvoir, il n'a cessé d'Ecosse (1874); les Modernes hlille et une L'arrénotokie peut être produite artificielle-
de faire les plus vigoureua efforts Nuits (1876), ouvrage finement illustré ment français.— Après avoir fait son droit à Paris
pour par par la compression traumatique du
donner à son royaume l'unité et l'indépen- le Spectre de Greystone- dernier segment abdominal. (Donhof.) Dans et pris le grade de docteur en droit en 1847, il
Linley Sambourne
plaida it Paris d'xbord,puis à Metz, où il soutint
dance, pour établir sa domination sur les Grange (1877), et le Mystère du château de l'arrénotokie des ouvrières fertiles, la sper-
tribus éparses et turbulentes Mostyn (1878). A'Beckett a publié deux autres reste aussi rudimentaire que chez
avec succès plusieurs procès de presse, no-
qui constituent mathèque tamment de la Moselle»
la nation afghane tâche presque impossible romans en collaboration avec Francis Bur- les neutres ordinaires; dans les croisements pour le Républicain
et pour le «Courrier de la Moselle » en rem-
à réaliser. Il s'est emparé, à vrai dire, de la mand la Rviue de Sainl-Querec (1875) et des deux races (abeille italienne et abeille
forteresse cette clef de l'Afghanis- l'Ombre comme témoin (1876). A'Beckett a les mères italiennes donnent tou- placement de Me Grévy, empêché. Endécem-
d'Hérat, ordinaire), hre 1851, il osa défendre
brisant ainsi la puissance plusieurs bourgeois
tan septentrional, écrit aussi plusieurs pièces de théâtre qui jours des mâles italiens purs. « On voit donc, de Metz qui, revêtus de l'uniforme de garde
en apparence formidable de son cousin et ont eu du succès. Sa comédie Près de la dit Girard, que le père ne fournit jamais rien,
rival mais son autorité dans la pro- national, avaient couru en armes à l'hôtel de
Ayoub ville, (1873) a eu cent cinquante représen- dans ces croisements, à la progéniture mâle ville pour lutter contre le coup d'Etat. La
vince n est pas absolue; on ne saurait dire tations les deux autres pièces, En grève elle reste véritablement sans père, prov enant
procureur général, après l'avoir menacé d'ex-
si, dans les complicationsde l'avenir, elle lui (1873) et les Fleurs fanées (1876), ont eu de la femelle seule.. D'autre part, Pérez dit de
fidèle, ni si elle maintiendra pulsion, le fit traduire devant le conseil
demeurera son également une grande vogue, et elles sont que c l'influence fécondante du père se pro-
l'ordre
alliance politique du Sud. donner qui lui infligea un avertissement.
avec l'Afghanistan jouées encore très souvent. A'Beckett est un duit aussi sur les œufs devant des
Curieux retour des choses d'ici-bas, ce même
Déjà, pendant l'automne de 1881, Abd-ul- des principaux rédacteurs du « Punch ». mâles ». Siebold a observé que les œufs des
d'Hérat a tenté mâles ne présentent magistrat (M. de Gérando), expulsé par la
Kudus-Khan, gouverneur ABÊCHER, ville du Sahara oriental, ca- jamais de spermatozoïdes en novembre 1870 se ré-
de s'arroger un pouvoir sans contrôle; Abd- des micropyles, alors qu'on en trouve police parisienne
pitale du Ouadai, à l'O. du Darfour par près clama de M. Abel, qui avait un certain as-
ur-Rahman a rapidement rétabli sa suzerai- 140 de lat. N. et 18° 40' de long. E. Elle autour de ceux des œufs femelles. En règle
cendant sur les vainqueurs, comme ancien
neté d'émir; mais en ne destituant pas l'am- est située dans une plaine qui est limitée à générale, il semble établi que les ouvrières
chef d'état-major de la garde nationale de
bitieux général, il a mécontenté Isa-Khan, l'O. et au N. par les monts Kondongo, à l'E. fertiles sont toujours arrénotoques.
autre chef influent, qui convoitait Hérat pour Metz pendant le siège. A dater de 1852,
par les monts Kelingen. Grand trafic avec Parthénogénèse. La reproduction sans M. Abel ne plaida plus que des affaires civiles
son frère Mohsin. Les deux grandes divisions
de l'Afghanistan du Nord se trouvent ainsi l'Egypte et la Tripolitaine, par le Darfour fécondation par des femelles vierges a lieu ou commerciales. Il collabora à la « Revue
et par l'oasis de Djalo. Le voyageur Nach- souvent chez les abeilles; mais, à l'inverse de de Nice en 1862, époque à laquelle une affec-
gouvernées par deux hommes qu'un orgueil tigal est le premier qui ait mentionné cette ce qui se produit chez les autres insectes tion du larynx le força de renoncer au bar-
froissé et une ambition déçue ont rendus prêts ce phénomène, les abeilles femel-
ville (1873). reau, puis à la Revue d'Austrasie et à
à Ia trahison. L'influence grandissante de la présentant
les ou ouvrières ne pro-
parthénogénésiques l'Umon des arts du pays messin il fonda
Russie trouve là un champ tout préparé. AB-ED-DINE ou ABEDDYN-PACHA, homme
d'Etat turc, né à Prévésa (Albanie) en duisent que des mâles. On pense générale- avec M. Poulet un nouveau Jtecueil des ar-
Dans l'Afghanistan du Sud, l'émir n'a pas ment que toutes les ouvrières ou neutres, qui
1838. Il fit ses études au gymnase grec de sa réts de la cour de Metz, et avec M. de
réalisé des progrès beaucoup plus considé-
ville natale et apprit avec le grec la langue pondent des œufs féconds, le font sans fécon- Bouteiller la Société d'histoire et d'ar-
rables. Sans doute il règne à Kaboul et il tient dation préalable « les ouvrières fertiles sont de la Moselle, dont il est resté
Kandahar main assez ferme turque et le français. Après avoir rempli chéologie
d'une mais toujours bourdonneuses. (Girard), c'est-à-dire
l'ordre dans des divers emplois à Smyrne et à Varna, il entra le président, pour résister aux envahisse-
autre chose est de maintenir ne produisent que des mâles. En nourrissant ments de la Verein für Erdkunde. Il devint,
villes occupées par de fortes garnisons, autre dans la garde du sultan Abd-ul-Aziz, puis
devint commissaire à la Bourse de Galata. des neutres ordinaires avec du miel et de en 1858, membre de l'Académie de Metz,
chose est de conquérir et de grouper sous l'albumen, Dœnhof a vu les tubes ovariques en 1871 et président en
son pouvoir le peuple afghan tout entier. En 1876, après l'avènement d'Abd-ul-Ha- puis secrétaire
du conseil réuni à Con- se développer comme chez les neutres ferti- 1575. M. Abel a continué à habiter Metz
C'est moins une nation, en effet, qu'une réu- mid, il fit partie les sans que, cependant, les germes soient ar-
Midhat-Pacha et contribua à malgré l'annexion de 1871. Il a été nommé,
nion de clans ne connaissant d'autre organi- stantinople par
faire rejeter les décisions rivés à maturité, ce qui conhrme que le dé- en 1874 et en 1877, député au Reichstag
sation sociale celle de la tribu; ils ne adoptées par la des organes féconds
que conférence des plénipotentiaires des puis- veloppement génitaux d'Allemagne, par les arrondissements de
consentiront à s unir sous l'autorité d'un seul est produit par une nourriture plus substan- Thionville et de Boulay,
sances, ce qui précipita la guerre avec la et, en 1874 et en
chef que le jour où il s'agira de repousser tielle des larves. de Metz au Landesauschuts
une invasion étrangère. Russie. Après la guerre, il alla rétablir la 18S0, député
En 1883, la tribu des d'Alsace-Lorraine.
Les miellats des arbou-
Shinwarris s'est révoltée; Abd-ur-Rahman paix parmt les tribus révoltées du Diarbekir Empoisonnement.
Outre un grand nombre d'articles
(1878). En 1879, Ab-ed-Dine-Pacha devint siers et des eucalyptus enivrent les abeilles publiés
a soumis les rebelles, mais il s'est aliéné à dans des recueils d'archéologie et d'histoire,
cette occasion l'affection des deux tribus voi- gouverneur général de la province de Sa- et les font souvent mourir dans des convul-
et Girard); on a observé notamment dans la « Revue historique du
sines, les Afridis et les Momounds. lonique et, le 9 juin 1880, il fut nommé mi- sions (Laboulbène
A ce moment, les Anglais voyant l'autorité nistre des affaires étrangères dans le cabinet les mêmes phénomènes produits par les fleurs droit français et étranger », on doit à
Le sultan l'avait de sarrasin; ces accidents ne se M. Abel une soixantaine d'études, de disser-
de l'émir très compromise au nord et mena- présidé par Kadri-Pacha. paraissent
appelé à ce poste, afin qu'il défendit l'inté- produire que pendant les fortes chaleurs. tations, d'ouvrages historiques, archéologi-
cée au sud, spéculant sur l'épuisement du
trésor dont ils l'avaient doté trois ans au- grité de l'Albanie contre les Grecs et qu'il Feuillebois a observé l'effet toxique des fleurs ques et autres sur la Moselle, la Lorraine, etc.
usât de son influence sur les Albanais de l'eucalyptus redgum sur les abeilles et les Les principaux sont les Anciens Sceaux de
paravant, pensèrent que le moment était pour
les dissuader de chercher l'appui de l'étran- guêpes, en Kabylie. la commune de Metz, gravures (1852, petit
venu de lui lier les mains ils lui votèrent
un subside annuel de 120.000 livres sterling ger. En ce moment la situation était des Maladies. Parmi les plus répandues il in-fol.); Ancieas Usages du pays messin (1853,
les Russes dans la valiée de la Mo-
(3 millions de francs), et en 1885 cette pen- plus tendues. Par une note collective, les faut citer la dysenterie, due surtout au renou- in-8°)
demandaient à la Porte selle (1856, in-80); Du passé, du présent et de
sion a été portée à 250.000 liv. sterl., soit puissances d'accepter vellement imparfait de l'air dans les ruches
la ligne de frontières établie par la confé- l'avenir de la législation militaire en France
6.250.000 francs, quand, après l'engagement pendant les températures humides, mais se
rence de Berlin, en ce qui concernait la (1857, in-8o); les Voies romaines dans le
du 30 mars entre les Russes et les Afghans, présentant aussi à la suite d'un hivernage
Grèce et le Monténégro. Après une département de la Moselle (1859); les An-
l'émir se rendit dans l'Inde auprès du vice- réponse prolongé, et pouvant être causée par un miel
dilatoire qui équivalait a un refus, Ab-ed- de mellose incris- ciennes Institutions communales dans le dé-
roi. A cette même occasion on lui conféra composé principalement de la Moselle, 6 fascicules
Dine-Pacha se montra disposé à donner sa- « Les abeilles nourries partement (1859
le grand cordon de l'Etoile des Indes. L'or
tisfaction touchant le Monténegro, et il en-
tallisable. principale- à 1876, in-8°); le Mystère de Saint-Clément,
a toujours été entre les mains des Anglais ment au sucre incristallisable sont plus expo.
voya Riza-Pacha à Duleigno, afin de pré- d'après un manuscrit inédit du xve siècle,
une arme redoutable cependant, soit mauvais sées à la dysenterie. » (Girard.) Les remèdes avec frontispice Un
venir la démonstration navale annoncée sont une bonne aération et un rationnement gravé (1861, in-4°);
vouloir, soit impuissance, Abd-ur-Rahman inédit de l'Histoire de la comtesse
n par les puissances, dans le cas où la Porte du miel pendant l'hivernage, ou son chapitre
pas mis, comme ils l'espéraient, l'Afgha- refuserait de céder cette ville aux Monténé-
judicieux Mathilde (Metz, 1861, in-8o); Histoire des
nistan sous la dependance de leur patrie. remplacement par du sirop de saccharose de
rues de Nice (Nice, 1862, in-8°) Cèsar dans
Cette entrevue solennelle de Rawulpindi grins. C'est en ce moment même, le 12 sep- bonne qualité. La loque est une maladie plus
tembre 1880, que Ab-ed-Dine-Pacha dut le nord-est des Gaules (1863, in-8°); Louis XI
entre lui et le vice-roi (avril 1885), n'a pas redoutable et on n'en connaît pas les moyens
quitter le ministère, où il fut remplacé par et les bouryeoia de Metz (Paris, 1864, in-So);
donné les résultats qu'on en attendait. L'émir, curatifs; cette affection, qui amène la pour-
Assim-Pacha. Du monnayage des Gaulois, lith. (Metz,
il est vrai, a dit, en recevant une épée d'hon- riture du couvain (ou larves), est éminemment
ce fer il espérait **ABEILLE s. f. aussi doit-on détruire toute ruche 1865, in-8°); Séjour de Charles IX à Metz
neur, qu'avec frapper tout Encycl. Apic. Accou- contagieuse;
(Paris, 1866, in-8°); les Premiers Essais de
ennemi de l'Angleterre; mais d'un autre côté plement. Les renseignements les plus pré- qui en est atteinte; les abeilles d'ailleurs
navtgation à la vapeur dans l'est de la
nous relevons dans un livre de M. Arminius cis ont été fournis, il y a quelques années, quittent généralement avec leur reine les ru-
France (Paris, 1866, in-8°); la Forteresse de
Vambéry, Thecoming struggle for India (Lon- par les observateurs américains, qui ont ches infectées on a employé contre la loque
2 grav. (Metz, 1867, in-8o); avec
dissous dans de l'alcool Rodemnck,
don, Casseland Co,1885), cette question judi- mis hors de doute les circonstances de l'ac- de l'acide salicylique
E. de Bouteiller, la Chronique deJean Beau-
cieuse « Aquoi bon donner chaque année tant couplement. Langstroth a vu un groupe à 8°. (Hilbert.)
chet avec préface et nombreuses
d'argent à 1 émir, si, même maintenant, il re- de mâles ou faux bourdons suivant une Parasites. En dehors des nombreux en- notes (Metz, 1868, in-8°); Louis IX et le Luxem-
fuse de recevoir un ofticier anglais comme re- reine, et Carrey a été témoin de l'acte nemis qui vivent dans les ruches aux dépens
bourg (Paris, 1869, in-8°); Rabelais, médecin
présentant du vice-roi? Entre la Russie qui copulateur le mâle vole vers la femelle du miel ou de la cire, ou qui dévorent les
stipendié de la cité de Mets (1870, in-8°);
touche aux portes de l'Inde, et l'Angleterre et la saisit rapidement entre ses pattes; larves (teignes des ruches, clairons, etc.), ou la Bulle d'or à Metz (étude sur le droit pu-
qui s'efforce de lui barrer le passage, l'Af- la copulation dure peu de temps. Au mo- encore de ceux ui vivent en parasites sur les
blic d'Allemagne au moyen âge (Metz, 1872,
ghanistan forme ce qu'on a appelé un Etat ment de la séparation, on entend une petite abeilles mêmes (poux d'abeilles, braulacæca), in-80); lesNouveaux tribunaux d'échevins en
tampon » se bornera-t-il toujours à ce rôle explosion distincte, puis le mâle tombe sur le il faut citer les larves de coléoptères hélé-
il ne tarde à tandis Lorraine (Thionville, 1874, in-80): De la mis-
passif? s'il en sort, de quel côté se range- sol, où pas périr, que la tromères vésicants, les melof, voisins des can- sion remplie
à la ruche, em- par l'académie de Metz (1876,
ra-t-il ? Autant de questions que l'avenir seul femelle fécondée retourne tharides. Ces petites larves ou triongulins, et le château de Colombey,
in-80); l'Eglise
peut résoudre. Ce qu'il y a de certain, c'est portant avec elle le pénis du mâle, adhérant blotties au milieu des tleurs, se cramponnent
a son abdomen et dont les ouvrières la dé- grav. d'après L. Simon (Nancy, 1876, in-8°);
qu'Abd-ur-Rahman augmente chaque jour après les abeilles qui viennent butiner et s'in-
Origines de la commune de Briey et sa charte
ses forces et discipline davantage son armée. barrassent. est produite
L'explosion par le sinuent entre les anneaux de l'abdomen ou
d'affranchissement (Metz, 1876, in-so); Ex-
Il est aimé de la plupart de ses sujets, qu'il trop-plein des ampoules aériennes de 1 abdo- les articulations de la tête ou du corselet, et ir-
men du mâle; au moment où elles éclatent, plication Aistorique des antiquités trouvées à
séduit par sa valeur personnelle, et l'habi- ritent les abeilles au point de les faire mou-
leté dont il fait preuve dans le gouvernement l'air comprimé détermine du pénis. convulsions. V. CANTHA- Merten, 9 lith. (Metz, in-4°); Etudes archéo-
l'expulsion rir dans de violentes
de son pays vient peut-ètre ne dure que quelques mi- logiques sur la Cathédrale de Sainl-Etienne
de sa profonde L'accouplement RIDISNS, dans ce volume. de Metz (Metz, Cri d'alarme
1885, in-80);
connaissance de l'histoire d'Orient. Il ne se nutes, le temps pour le mâle de faire péné-
Astron. Petite constellation de l'hémis- poussé par un alambiqué lorrain (1886, in-8°);
montre impitoyable qu'envers ses ennemis, trer dans le vagin le spermatophore; il à
et il est d'un abord facile pour tous ceux qui toujours lieu en l'air, parfois à une petite phère austral, à peu de distance du pôle. Elle Mammouth fossile déterré près de Thion-
s'étend du 62% au 78e parallèle en déclinai- uille [1886); Monographiedes anciens vitraux
veulent l'approcher. distance du sol. « L'expulsion des parties gé-
son et de 12 heures sidérales à 14 heures de la cathédrale de Metz, 30 photogr. et
A'BECKETT (sir William), nitales du mâle restées dans le vagin et se trouvant ainsi pla-
magistrat et en ascension droite, chromolithographies (1886); Sigillographie
écrivain l'introduction des spermatozoïdes dans la
anglais, né en 1806. —est mort le cée au S. du Centaure et de la Croix, entre des villes libres impériales parlant française,
spermathèque a lieu à l'aide de muscles par-
juin 1869. le Caméléon et Apous ou l'Oiseau de Pa- grav., lith. (Metz,
ticuliers, dont l'action est encore fort obs-
A'BECKETT littérateur radis. Elle figure pour la première fois dans
ABEL (Charles), né
(Arthur-William), cure. » (Girard.) philologue allemand,
ué à Hammersmith, l'atlas de Bayer (1603). Elle ne renferme pas à Berlin en 1839. Il suivit tes cours des uni-
anglais, près Londres, le Arrénotoque (femelle). La reine ou fe- elle en compte deux
25 octobre 1844. Lorsqu'il eut terminé ses d'étoile très brillante;
melle fécondée peut pondre, à sa volonté, des versités de Tubingue, de Munich et enfin de
de troisième et trois de quatrième.
études, il entra comme employé au ministère ceufs de femelles, d'ouvrières ou de mâles, grandeur Berlin, où il s'est fixé. Il n'avait que quinze ans
de la guerre Elle ne s'élève pas au-dessus de l'horizon de
(1861), qu'il quitta au bout de selon qu'elle retient ou laisse sortir sur eux lorsqu'il publia en anglais un Essai sur la laa-
trois ans pour s'adonner au journalisme. Il Paris.
les spermatozoïdes contenus dans la sperma- gue copte, dont il avait puisé les éléments dans
fonda un journal humoristique, le Ver lui- les Actes de la société syro-égyptienne
thèque. Les reines à ailes atrophiées, qui n'ont ABEKEN (Christian-Guillaume-Loms D'),
sant, puis dirigea « le Tomahawk pu sortir de la ruche, ni, par conséquent, être homme d'Etat saxon, neveu de Bernard- M. Abel a écrit un assez grand nombre d'ou-
Pendant lu guerre franco-allemande, fécondées, ne produisent jamais que des œufs Rudolphe Abeken, né à Dresde le 21 no- vrages et de mémoires estimés. Nous citerons
A'Beckett remplit les fonctions de corres- mâles et sont dites arrénotoques ou vulgaire- vembre 1826. Il fit son droit de 1845 à 1848 à
pondant militaire du «Stanuard» et du «Globe», ment reines bourdonneuses. Ce sont, suivant LeipzigetàHeidelberg, et entra dans la ma- mode de penser d'une nation (Berlin, 1S69);
Ses lettres, bien que moins animées et moins Girard, tantôt des reines vierges produisant gistrature. Il devint conseiller de tribunal Sur la position des mots en latin (1870); Let-
ABÉL ABÉL ABÉL ABEN i3
Ires sur les relations internationalea (1871, tant bien dramatique. C'est Anselme qui a la porte un brasier 1 qu'on y brûle ses li- déterminations particulières que l'équation
2 vol.) Sur l'idée de l'amour dans les langues prétention de convertir Abélard; mais peu à vres 1 » Et il fait ouvrir les portes pour qu'on d'où dépend y admet de racines, est une in-
ancieunes et modernes (1872); Sur la possi- peu, grâce à l'ascendant d'un esprit supé- voie Abélard humilié. Une femme se détache tégrale abélienne.
bilité d'une écriture commune pour les Slaves rieur, d'une volonté plus nette et plus ferme, de la foule et vient le consoler c'est Hé- 20 On peut développer les quantités x"
(1876); Recherches coptes (1876); Sur les mé- c'est Abèlard qui prend le dessus et confesse Jolse. Abélard la serre dans ses bras, puis X2.xn en fonction explicite des intégrales
thodes philologiques (1877); les Termes de le théologien. Ce revirement, exécuté avec se redresse, honteux d'avoir failli un in- u1, u2.un qu'on appelle les arguments des
commandement en anglais (1878) Etymo- une extraordinaire habileté de main, est une stant « Fuyez, fuyez, s'écrie-t-il. Votre pré- quantités z" x2.xn; ce sont les racines
logies égyptiennes (1878); Critique égyptienne des choses les plus intéressantes que j'aie sence m'est un supplice; qu'ai-je besoin d'une équation de degré n qui, en ramenant
(1878), etc. vues en art dramatique. a d'être aimé? Je n'ai besoin de personne au le coefficient du premier terme à l'unité, prend
Voilà Abélard au comble de la renommée, monde » Et Héloïse va pleurer dans son la forme
ABEL DE PUJOL (Adrienne-Marie-Louise
il ne paraît qu'au milieu d'un cortège de dis- monastère. Le dernier acte nous montre
GRANDPIERRE-DEVERZY, dame), femme pein- Abélard
tre. Elle est morte à Paris en 1873. ciples et d'admirateurs. Les dames se le font mourant, désespéré, pendant que
montrer, se font présenter à lui les grands son ennemi, Bernard, prêche la croisade.
Abel, statue d'Antonin Carlès, qui a figuré « Ce pouvait être moi 1 » dit-il mélancolique- où N, Mu Ma. Mn sont des fonctions
seigneurs le recherchent et essayent de com-
au Salon de 1881. Cette figure est d'un mou- ment à un de ses anciens qui lui
prendre ce qu'il dit. La confiance qu'il avait disciples
vement gracieux et sculptural. Les formes en lui-même n'a fait que s'accroltre; et lui raconte les prédications du saint, l'enthou-
en sont fines, élégantes, comme il convient siasme des croisés; et il croit avoir manqué
qui, dès la première leçon, disait à un écolier sont des fonctions abéliennes. Plus généra-
à un adolescent. Elles sont absolument « Je ne suis le camarade de personne, se sa vie. Un autre remords aussi l'étreint, ce- lement, toute fonction rationnelle et symè-
vraies, sans aucune recherche d'idéalisation. croit maintenant le maître de tous. La grande lui d'Héloïse, à qui il ne peut dire pourquoi,
Cette réalité, trique des variables x1, x,xn est une fonc-
qui est de mise ici et qui est adresse de l'auteur consiste à avoir en ma- tout d'un coup, il a renoncé à son amour. tion abélienne des arguments u1, u2.un.
même une des grandes qualités de l'œuvre, Pierre le Vénérable vient l'assister durant
été fort déplacée jeure partie rempli ces deux actes de discus- On voit qu'il y a entre les fonctions abé-
aurait dans un Cupidon; sions abstraites, sans que le lecteur s'aper- son agonie et veut s'assurer s'il meurt en liennes et les intégrales abéliennes une rela-
mais l'artiste a considéré Abel comme un chrétien. Après avoir vainement essayé de
çoive un moment de leur aridité, tant il a su tion de même genre, quoique beaucoup plus
personnage historique et n'appartenant pas les rendre attrayantes elles-mêmes et les en- lui faire formuler quelque affirmation ortho- les intégrales
générale, qu'entre elliptiques
à la mythologie: c'est ce qui expliqùe le ca- treméler de scènes joyeuses, doxe au moins à Jésus-
qui nous mettent Croyez-vous et les fonctions elliptiques.
ractère de vérité auquel il s'est surtout at- sous les yeux la vie des écoliers d'alors. Christ ? lui demande-t-il. Je ne sais La propriété fondamentale des fonctions
taché, sans toutefois laisser aucune place à C'est le moment où apparaissent dans le pas, répond Abélard. Le mot n'est certai- abéliennes est qu'une fonction à n arguments
la trivialité. drame Héloïse, dont l'amour vaudra à Abélard nement pas historique, mais M. de Rémusat, a 2n périodes.
Abélard, drame philosophique, par M.Char- les plus cruelles infortunes, et Bernard de ayant fait d'Abélard le champion de la libre Les intégrales abéliennes se ra-
peuvent
les de Rèmusat (1877). L'ouvrage avait été Clairvaux, le rigide croyant, qui le fera con- pensée, devait logiquement le conduire jus- mener à trois espèces:
écrit dès 1836, et son auteur en avait fait damner et aura avec lui le dernier mot. Le qu'à ce doute suprême.
plusieurs fois la lecture dans les salons. Sou- troisième acte est intitulé l'Amonr. M. de Tel est ce beau drame. « C'est, dit M. Ja-
vent invité à le publier, il s'y refusa con- Rémusat ne pouvait ici que mettre en scène net, la peinture profonde d'une âme de phi-
stamment, et le garda en portefeuille jusqu'à les épisodes si connus, mais il ne lui en a losophe, et en même temps la peinture ani-
la fin de sa vie. Sun fils n'était pas retenu pas moins fallu inventer tous les détails la mée et vivante de la vie philosophique et I.
par les mêmes et les éloges una- première rencontre, l'invasion chez le philo- scolastique au moyen âge. L'ivresse de la
scrupules,
nimes qui ont accueilli cette œuvre re- sophe et le théologien, jusqu'alors occupé dialectique, l'orgueil et la vanité de la
marquable ont pu lui prouver qu'il avait eu seulement d'abstraction, d'un sentiment nou- science d'école, l'insolence de la jeunesse
raison de n'en pas priver plus longtemps le veau auquel son coeur était resté fermé. jetant à bas le vieux maître et le foulant aux II.
public. Mais est-ce bien vraiment l'amour qui le pieds sans respect et sans pitié, l'égoïsme
Le drame remplit un gros volume in-8o de pousse à entrer, pour voir Héloïse, chez le implacable du penseur abstraic pour qui l'a-
500 pages c'est assez dire que, comme le bon chanoine Fulbert? Non; ce n'est que la mour n'est qu'un jeu d'un instant tous ces
Cromwell de Victor Hugo, il n'est pas des- curiosité et aussi l'orgueil de séduire la plus traits sont saisis et dessinés dans le person- I III.
tiné à la scène. Et cependant, dit M. Fr. belle, comme dans les actes précédents c'é- nage d'Abélard avec une vérité profonde.
il est étonnant Un autre trait non moins remarquable, 1 et 2 sont des fonctions entiéres de x et y,
Sarcey, de voir comme cet tait l'orgueil de vaincre par le raisonnement c'est la première peut être ramenée au degré n-3,
Abélard, qui s'espace dans ce gros volume, les plus renommés qui lui donnait son au- l'affaissement subit d'Abélard lorsque, après
avoir triomphé dans les luttes de la
l'autre au degré n-2; f(x) est une fonction
qui se répand sur tant de pages, est de l'un dace. La scène de séduction est bien con- partout d'x seulement, (y) une fonction d'y seule-
a l'autre bout animé d'un souffle dramatique forme à ce qu'on peut attendre de ces deux parole, il se trouve tout à coup dompté, de- ment, enfin X'y(x,y) est la dérivée par rap-
puissant. La conception en est une; les ca- amants, dont les lettres mêlent à doses égales vant le concile, par un pouvoir qu'il ne cou-
port à y du premier membre de l'équation
ractères se soutiennent jusqu'à la fin et sont le pédantisme et la passion. C'est en expli- naissait pas, celui de la force matérielle. La
vie des écoles est également qui détermine y, le second membre étant ra-
marqués des traits les plus caractéristiques quant à Héloïse l'héroïde d'Ovide, Héro et représentée mené à zéro. Ces fonctions peuvent être
par-ci, par-là, éclatent des scènes merveilleu- Léandre, qu'Abélard lui fait entendre ce qu'il d'une manière intéressante le pédantisme
sement bien faites, de vraies scènes de théâ- et la licence, le mélange exprimées par des quotients de certaines
veut d'elle. Il lui montre Léandre traversant des syllogismes et fonctions transcendantes comme les fonc-
tre, qu'il ne faudrait que resserrer un peu l'Hellespont pour rejoindre sa maitresse des filles de joie nous offre un tableau plein tions elliptiques
de couleur et de vérité. Il fallait un philo- s'expriment par des quotients
pour les transporter toutes vives derrière la Jamque fatigatia humero sub utroque lacertis des fonctions 0 de Jacobi.
rampe. » Le premier acte est intitulé Philo- Fortiter in summas erigor altw aquas. sophe pour sentir aussi vivement toutes ces
On appelle encore fonctions abéliennes des
sophie; il nous montre Abélard, tout frais ar- Ut procul adspexi lumen choses, pour y mêler le langage de la scolas- fonctions plus générales de la forme
rivé de la Bretagne, curieux d'entendre les tique sans contresens et sans exagération.
maltres de ces écoles de Paris, si renommées Arrivé à ce vers, il s'interrompt. « Héloïse, Sans doute de tels tableaux ne peuvent pas
dans le monde entier. Il va dans la cour du lui dit-il, croyez-vous donc que moi aussi je être mis au théâtre; on n'y supporterait pas
cloître Notre-Dame assister à la leçon d'un n'aie pas eu mes efforts à faire, mes fiots à des discussions logiques aussi abstraites;
vaincre, mon bras de mer à traverser? Rien mais c'est là qu'éclate le talent de l'auteur F et étant des fonctions entières; elles
des plus célèbres, Guillaume de Champeaux,
ont été étudiées dans le cas où F se réduit
et quand le maître a fini de parler, ne m'a manqué, ni le travail, ni le péril, ni il sait animer la mort elle-même en y mêlant
quand, ixune fonction d'x seulement et à la racine
suivant la vieille habitude scolastique, il de- la tempéte, ni la passion qui sait tout vain- les passions humaine.
cre. Il ne m'a manqué que la lumière sur la carrée d'une fonction entière.
mande si on l'a bien compris, si personne n'a ABELASIE s. f. (a-be-la-zl de l'égypt.
à lui faire, question à laquelle ne tour et la douce main dans mes cheveux. »
d'objection abelasis). Bot. Nom que portent à Alexandrie
répond jamais qu'un silence respectueux, Héloise, rêveuse, prend le livre et essaye de de petits tubercules alimentaires, oléagineux,
voici qu'un des auditeurs lève la main. La lire, mais à un Passage trop ardent « Ah 1
vraisemblablement du cyperus
provenant
surprise est grande. C'est Abélard. Mais il je ne veux pas hre cela, dit-elle, c'est mal.
esculentus L.
est sûr de son fait, il connaît la question Comme vous êtes émue 1 comme votre
mieux que le maître, et voici qu'il le réfute, coeur sait tout deviner et tout sentir N'est-ce ABÉLIEN, ENNE adj. (a-bé-li-in, è-ne hyperelliptiques par Jacobi. Les fonctions
pas qu'il y a dans l'amour un charme atten- rad. Abel). Math. Se dit de certaines ex- qui en dérivent ont reçu le nom de fonctions
qu'il l'enlace dans les plis de son argumen-
une langueur On dirait pressions et transcendantes hyperelliptiques.
tation, qu'il le force à balbutier des explica- drissant, pénétrante? algébriques qui
abéliennes. Groupe remar-
tions, à se rétracter. Les écoliers, qui d abord que le cœur se gonfle et veut se répandre ont été introduites dans l'analyse mathéma- 2° Equations
murmuraient,sont maintenant gagnés à Abé-
dans le cœur qu'il aime. Un nuage est autour tique par le mathématicien Abel. quable d'équations étudiées par Abel et suscep-
lard. A bas Guillaume s écrient de nous et vos yeux ne voient plus que les -Encycl. 10 Intégrales et fonctions abélien- tibles d'une résolution algébrique, bien qu'elles
quel-
le nouveau maî- miens, Héloïse, n'est-ce pas? — Laissez. lIes.Découvertes par Abel, qui en fit l'objet d'un soient d'un degré supérieur au quatrième.
ques-uns. Non, reprend de la division de la
tre. Je ne suis pas venu pour forcer personne Qu'avez-vous? — C'est comme le parfum de très remarquable mémoire présenté à l'Aca- Le problème général
à se taire, mais pour rendre à tous le droit l'encens, cela enivre. C'est la poésie, » dèmie des sciences de Paris en 1826, les in- circonférence en un nombre quelconque
Héloïse succombe, et c'est de son côté seul et les fonctions abéliennes ont été de parties égales conduit toujours à une
de parler. Je rouvre le combat des intelli- tégrales
qu'est la vraie passion, l'abandon, le dévoue- ainsi dénommées de la propriété suivante
gences. Garde ton école, rassemble tes dis- par le mathématicien Ja- équation jouissant
en s'adressant à celui qu'il ment. Abélard n'est toujours que l'orgueil- cobi. Ce sont les fonctions et intégrales ellip- une racine peut s'exprimer rationnellement
ciples, ajoute-t-il de
vient de terrasser, mais souffre qu'un nouvel leux dialecticien, fier d'éprouver sa puis- On sait qu'en désignant en fonction d'une autre racine quelconque
tiques généralisées.
s'élève en face du tien. N'est-il sance. L'amour d'Héloïae le rend encore par X une fonction entière du troisième ou l'équation. Or, Abel a démontré que, quand
enseignement une racine peut s'exprimer rationnellement
pas écrit Dieu a livré le monde à leurs dis- plus vain qu'il n'était, il néglige son école, du quatrième degré de la variable x, on ap-
sa maîtresse, leurs ten- en fonction d'une autre, l'équation est sus-
putes ? Guillaume de Champeaux, je te dispute compromet divulgue pelle iutégrale elliptique l'intégrale
ceptible d'abaissement. Dans le cas de la di-
le monde. Et vous, a mes chers auditeurs. dres entretiens, que l'on commence à mettre
en chansons, et la catastrophe arrive. Abé- vision de la circonférence en p parties, l'é-
dirai-je à mes disciples, choisissez; qu'on se on est conduit peut même
sépare. Que les uns restent au pied de cette lard fuit entrer Héloïse au couvent d'Argen- quation à laquelle
chaire de doute et d'ignorance; teuil, afin que, ne pouvant plus être à lui, elle se résoudre algébriquement lorsque p est
que les au-
tres viennent avec moi chercher la vérité. ne soit du moins à personne, et il reprend ses premier. Ce sont ces équations qui ont été
Si l'on suppose l'équation (1) résolue par nommées par Krœnecker équations abéliennes.
La vérité, qui l'aime me suive -En avant anciennes luttes.
rapport à x, ce qui donne en
et du nouveau', s'écrie le plus fou de la bande, Les deux derniers actes nous font assister, Bibliog. 1° Abel, Œuvres complètes,
donnant le signal de la désertion. Le vieux au milieu de scènes très mouvementées, à sa (2) x=(U), français (Christiania, 1835 et 1881); Her-
maître est abandonné tous suivent Abélard, condamnation, à son déclin, puis à sa mort. la fonction o(U) est une fonction elliptiques. mite, « Mém. des savants étrangers » (1855);
Rosenhain, ibid, (1856); Riemann, « Journ, de
pour voir et entendre du nouveau. Il ne reste On le voit d'abord au Paraclet, n'ayant rien Sa propriété fondamentale est d'être double-
à Guillaume que deux fidèles, dont le carac- perdu de son ancienne audace, et rêvant, au ment périodique. En désignant encore par x Crelle » (1857); Clebsch et Gordan, Traité
tère s'esquisse dans les scènes suivantes. contraire, l'empire du monde pour ses idées, une variable et en appelant y une racine (z866); Jordan, « Ann. de mathématiques
Albéric etLotulfe,qui,toutle long du drame grâce aux nombreux disciples qu'il groupe d'une équation algébrique d'un degré quel- (1869) et « Acad. des sciences.(1870). 2oAbel,
comme dans l'histoire, car ils appartiennent autour de lui,grâce à la cour même, où il croit Œuvres complètes; Serret, Algèbre supérieure.
conque en x, si l'on veut intégrer une diffé-
à l'histoire, seront les ennemis résolus de avoir des appuis dans le roi et dans les sei- rentielle de la forme f (x, y) dx, f étant une
ABENBBRG, ville de la Franconie Moyenne
son rival en vrais cafards, ils devinent d'in- gneurs. A leur défaut, il compte sur le peu- fonction rationnelle en x et y, on est conduit à 8 kilom. O. de Roth, sur la
(Baviere),
stinct qu'il vaut mieux se placer du côté de ple que son ardente parole soulèvera. Il veut à intégrer un système d'équations diffé- se à affluent du
Rezat, qui joint la Regnitz,
l'autorité, que du côté de la liberté. provoquer la réunion d'un concile où il ter- rentielles du premier ordre de la forme
Mein, par 490 15' de lat. N. et 8° 40' de long.
Dans le second acte, intitulé Théologie, rassera ses ennemis et dont les décisions
Abélard joue le même rôle vis-à-vis du fa- consacreront définitivement ses doctrines. f1(x1,y1)dx1. +f1(xn,yn)dxn=du1 E.; 2.490 hab. La ville possède un château,
f1(x1,y1)dx1. +f2(xn,yn)dxn=du1 le Marienbourg, et des verreries, fabriques
meux théologien Anselme. « C'est la même Mais ce n'est plus à Guillaume de Cham- de
de glaces, fabriques d'aiguilles, fabriques
scène, dit le critique que nous citions plus peaux, ni au vieil Anselme qu'il a affaire, dentelles noires.
haut, mais renouvelée avec un art infini. c'est à saint Bernard. La cour l'abandonne,
Chumpeaux est un indécrottable pédant, or- le peuple ne se soulève pas, ses disciples f., f2. fn sont des fonctions rationnelles *ABENCÉRAGESs. m. pl.—Hist. Famille ou
gueilleux et maussade. Anselme est une sont repousses à coups de pique de la porte différentes, le nombre n des équations et des faction qui, dit-on, aurait exercé une influence
âme noble, virginale et tendre. Il ne voit du concile et c'est en accusé qu'il y paraît variables dépend d'ailleurs uniquement de la considérable dans le royaume de Grenade,
forme de l'équation dont y est racine. On mais sur laquelle on ne sait
pas sans épouvante et sans tristesse l'ardeur c'est ta contre-partie des premières scènes, au xve siècle,
brouilionne de ce jeune homme, qu'il croit en où il triomphait la revanche peut exprimer le résultat de l'intégration de rien de positif. Son nom paralt dérivé de
si hautainement,
la liberté. Il se trouve deux manières: chef de tribu du temps
proie aux suggestions de Satan. La douleur dé l'autorité contre Yussuf Ben-Serragh,
de sa défaite douleur non d'amour-propre seul en face des évêques, à qui Bernard dé- 10 On peut développer les intégrales u1, de Mohammed VII, qu'il aida puissamment à
blessé, mais de charité inquiète, le conduit fend toute discussion avec un herétique il Un U. en une somme d'intégrales reconquérir sa couronne. La rivalité de ce
au tombeau. Avant de mourir, il fait venir veut parler, on lui impose silence. On extrait clan et de celui des Zegris, l'amour d'un
Abélard, afin de le ramener à la voie droite. de ses livres diverses propositions et on les Abencérage pour la femme du Zaquir Boab-
La scène est une des plus curieuses qui soient condamne. — « J'en appelle au saint-siège, dil, le procès de la reine et le massacre des
au théâtre; elle n'y pourrait pas être mise, dit Abélard. -L'appel ne suspend rien, ré- principaux Abencérages à l'Alhambra, dans
car la censure s'y opposerait, elle est pour- plique saint Bernard à genoux 1 qu'on ap- Chacune de ces intégrales, qui a autant de la cour des Lions, passent, sinon pour let
14 ABÉO ABER ABER ABER
causes, du moins pour les accessoires de la soixantaine de quartiers, portant les noms ABERGAVBNNY, ville d'Angleterre, comté d'abord, aux infiniment petits près, d'ordre
chute du royaume de Grenade (1480-1492). des villages d'origine, aujourd'hui réunis de Monmouth, sur la rive gauche de l'Usk, supérieur au second,
Mais ces épi-odes appartiennent bien plus sous l'autorité supérieure d'un Alaké ou chef au confluent de la Gavenny, près du canal
au roman qu'à l'histoire; ils ont été recueil- commun, élu à vie. Ces nègres, très acces- de Brecon; à 22 kilom. O. de Monmouth, par
lis, peut-être même inventés, par les auteurs sibles à la civilisation, firent d'abord le meil- 51° 491 de lut. N. et 5° 22' de long. O.; d'autre
des romances moriscos. La rivalité des deux leur accueil aux missionnaires de l'église an- part,
7.285 hab. Mines de charbon, forges, laines;
tribus est racontée tout au long dans l'His- glicane, qui parvinrent à y réunir plusieurs château en ruine.
toire des factions des Zégris et des Aben- milliers de prosélytes; mais, à la suite d'une
chevaliers maures de Grenade, des en 1867, ils furent chassés. Abéo-
.ABERGELE, bourg d'Angleterre, pays de
cérages, révolution, sur la mer d'Ir- Si l'on prend pour axe des x la tangente MT
Galles, comté de Denbigh,
guerres civiles qu'il y eut en celle-ci, et des kouta sut résister aux guerres que lui tirent à 33 kilom. N.-O. de Ruthin,
combats lande, par et pour axe des y la normale
singuliers qu'il y eut en la plaine des voisins envieux de sa prospérité, notam- 53° 22' de Fat. N. et 5° 55' de long. O. MN,
AM-BN/2
entre les Maures et les Chrétiens, par Ginès ment le roi de Dahomey. En 1851, la ville fut 3.194 hab. Bains de mer très fréquentés. Près est la demi-somme des x des deux
Perez de Hita, écrivain espagnol du xvie siè- attaquée par le roi Gezo, de Dahomey, avec algébrique
du bourg se trouve une caverne du nom de points A et B qui onl meme ordonnée. En
cle. Cet ouvrage eut une vogue immense, et 16.000 hommes et amazones; mais la popula-
il inspira une quantité notam- tion repoussa victorieusement les assauts
Cefes Oge, devenue célèbre par le refuge appelaat s l'arc de courte compté a partir du
d'imitations,
ment en France l'Hisloire des guerres ci- furieux des amazones. Une attaque des Da- qu'y chercha Richard IF, et dans laquelle il point M, on a s2=x2+y2, et en développant
tomba au pouvoir de Bolingbroke, en 1399. x et y par rapport aux puissances de s par la
viles de Grenade, par MIle de la Roche- homeys, en 1864, fut également repoussée.
'ABERRATION s. f. Math. Aberration de formule de Maclaurin, un a
Guilhem les Galanteries grenadilles. par Depuis, la prospérité de la ville a été de plus
Mme de Villedieu; courbure. Angle caractéristique de la cour-
l'Almahide par MIle de en plus florissante. On exporte de l'ivoire, de
bure formé par la normale en un point d'une
Scudéry; Zayde, par Mme de Lafayette l'or, de l'huile de palmier, des peaux et du bois.
Gonzalve de Cordoue, par Florian, et le Der- courbe avec la droite issue de ce point et
nier des Abencérages, ABERCORN (James HAMILTON, marquis, en deux parties égales une corde
par Chateaubriand. partageant
Le roman primitif lui-même a été traduit en puis duc D'), homme politique anglais, né à 1 parallèle à la tangente et infiniment voi-
Londres en 1811, mort le 31 octobre 1885. sine. Il Axe D'ABERRATION, droite dont l'angle
français par Sané (1809). Son père, issu d'une ancienne famille écos-
mais on remarque qu'a l'origine s=0, x0=0,
avec la normale constitue l'aberration de
*Abencérages (AVEB/tYRES DU DERNIER DES). saise élevée à la pairie en 1786, avait reçu, courbure. Centre D'ABERRATION, centre de
V. AVENTURES, tome Ier du Grand Dictionnaire. en 1790, le titre de marquis d'Abercorn. la conique ayant un contact du quatrième on a, en outre les
James Hamilton fut élevé à Oxford et porta ordre avec la courbe au point considéré il
ABENDBERG, montagne de la Suisse, dans le titre de vicomte Hamilton jusqu'à la mort relations générales
les Alpes bernoises, à l'extremité S.-H. du lac est situé sur l'axe d'aberration.
de son père. Il prit alors le nom de marquis
de Thoune. Elle est célèbre par la vue ma- d'Abercorn et il alla siéger plus tard à la Encycl. Soit un arc de courbe BMA, (1)
gnifique dont on y jouit. Altitude, 1.829 metres. Chambre haute, dans les rangs du parti tory. MT la tangente en M, MN la normale, AB
une corde parallèle à la tangente et infini-
Abea-Hamet, opéra en quatre actes et un En 1832, il épousa une fille du duc de Bed-
ment voisine. Par le point M menons la droite (2)
prologue, paroles (en italien) de MM. L. Dé- ford et il eut de ce mariage dix enfants.
MC qui partage la corde AB en deux parties
troyat et de Lauzières, musique de M. Théo- Eu 1846, il fut nommé lord lieutenant du d'où on tire, en différenciant
dore Dubois, représenté le 16 décembre 1884 comté de Donegall. Attaché, deux ans plus égales au point C, et supposons que AB se la première,
au Théâtre-Italien de Paris. Le livret en a été rapproche indéfiniment de MT, l'angle CMN
tard, au prince Albert, comme gentilhomme esc l'aberration de courbure en M, la droite (3)
tiré de la nouvelle de Chateaubriand, le Der- de la chambre, il devint membre du conseil
nier des Abencérages. MC l'arc d'aberration. Pour justifier ces dé-
Tout le monde connalt privé. Il fut en outre nommé capitaine des
nominations, que dans le cercle
l'histoire de ces deux amants qui se sont pro-
mis une fidélité éternelle
volontaires écossais de Londres. En 1856,
dont la courbure
remarquons
est constante,les droites (4)
et qu'un obstacle, l'université d'Oxford lui conféra le grade de
la religion de leurs pères, separe à jamais. MC et MN sont confondues et que l'angle a
docteur en droit, et, vers la même époque, la en différenciant (2)
« Sois musulmane, est nul; dans une courbe quelconque l'angle a
» dit le Maure. « Sois chré- reine le nomma chevalier de la Jarretière.
est d'autant
tien., dit l'Espagnole. Et quand, à la fin, l'A- Appelé en 1866 au poste de vice-roi d'Irlande, plus grand que la courbure varie (5)
hésitant s'écrie « Prononcez, le marquis d'Abercorn plus rapidement aux environs du point M,
bencérage remplit ces difficiles
Bianca. Que faut-il que je fasse?.» elle lui ré- fonctions jusqu'en 1869, puis de 1874 au 12 oc- c'est-à-dire que l'arc s'éloigne plus de la Ces relations à l'origine,
forme circulaire. Dans le cas d'une conique, appliquées en te-
pond simplement « Retourne vers Carthage.. tobre 1876. Il fut alors remplacé par le duc nant compte des valeurs en ce point des dé.
Telle est la donnée. Mais en la transportant à de Marlborough, et M. Disraeli, devenu lord l'axo d'aberration n'est autre chose que le
rivées premières donnent
la scène, les auteurs ont ajouté des incidents lui fit donner le titre de duc. diamètre du point M, et l'aberration de cour-
Beaconsfield,
qui la dénaturent et n'en font Depuis cette époque, il ne fit plus que siéger bure, son inclinaison sur la normale.
dramatiques (2)'
plus qu une aventure banale, pouvant se à la Chambre haute, où il soutint par ses
passer partout et à n'importe quelle époque. votes la politique du parti conservateur.
Aben-Hamet est devenu le fils de Boabdil, C'est son fils cadet, lord George Hamilton,
de celui-là même qui fit massacrer, sur une qui est entre, en 1885. comme premier lord (3)'
dénonciation perfide, trente de l'amirauté, dans le cabinet Salisbury.
dans l'Alhambra.
Abencérages
C'est une sorte de Don Qui- (4)'
chotte maure quittant Carthage, refuge des
ABERCROMBIE, bourg du Bas-Canada, à
60 kilom. N.-O. de Montréal, par 450 40' de
vaincus, après avoir juré d'exterminer tous
lat. N. et 760 35' de long O. Scieries,
les Espagnols, et oubliait son serment aus- fabri-
(5)'
sitôt qu'il est à Grenade, devant deux beaux ques de potasse.
Les développements de x et y se réduisent
yeux noirs et une mantille. Sa mère, Zuleima, ABERCROMBIE, rivière d'Australie (Nou- alors à
et une jeune fille, Alfaïma, qu'en secret elle velle-Galles du Sud), affluent de droite de la
lui destine pour femme, viennent le rejoindre, Narrawa. Elle a sa source dans les monta- (6)
sous un déguisement de bohémiennes, lui re- gnes Bleues, dans la chalne de Boularin;
prochent sa conduite, soulèvent les Maures coule du S. au N. et se jette dans la Narrawa
restés dans la ville. L'émeute éclate. Aben- après un cours de 50 kilom. environ, pour for- (7)
Hamet est blessé et vient expirer au dernier mer avec celle-ci le Lachlan, grand affluent
tableau sur le mont Padul, à l'endroit d'où de droite du Murray. MA implicitement néga-
Appelons s'l'arc
Boabdil, son prétendu père, avait adressé un tif, s' l'arc MB, x' et z" les x de A et de B.
ABERDARE (Henry-Austin BRUCE, lord),
touchant adieu à l'Alhambra et à ses tours L'eapression cherchée est
homme d'Etat anglais, né à Duffryn (Gla-
vermeilles.
La partition de M. Dubois est l'œuvre d'un morganshirej, le 16 avril 1815. Il étudia le
droit, suivit la carrière du barreau, puis en-
compositeur expérimenté, qui sait écrire pour tra dans la magistrature.
les voix et conduire habilement l'harmonie. Elu, en 1852, mem- Considérons maintenunt une courbe quel- s' étant l'infiniment petit du premier ordre,
bre de la Chambre des commuues à Merthyr- menons une conique tangente en M
Mais l'intérêt ne s'y soutient pas; les pre- conque s'3+s"3 est au moins du troisième et l'on a,
miers actes sont les meilleurs. On y trouve Tydvil, M. Bruce alla siéger dans les rangs à cette courbe et passant par les points A et aux infiniment petits, près d'ordre supérieur
des libéraux, prit une part active aux débats
plus d'une inspiration délicate ou gracieuse. B; cette conique a même axe d'aberration, au second
parlementaires et devint successivement et par conséquent même aberration de cour-
Dans le prologue, d'une jolie couleur orien-
sous-secrétaire d'Etat de l'intérieur dans le bure en M que lu courbe proposée
tale, le chœur du commencement encadrant or, A et
cabinet Palmerston-Russel (nov. 1862 à B sont des points indéfiniment voisins du
un duettino de femmes A te del cielo; quel- avril 1864), vice-président de la Société d'é- Ecrivons que l'y est le même aux extré-
ques accents d'Aben-Hainet et de sa mere ducation point M et à la limite se confondent avec lui.
le terzetto: (1864-66), commtssaire des biens de Le contact déjà à deux points
mités des deux arcs s' et s", il vient
Ah! perché lontano. et membre du conseil privé.
équivalant
Dans l'acte suivant, qui se passe à Grenade, l'Eglise Aux d'intersection, la courbe et la conique ont
l'air d'Aben-Hamet élections de 1868, il rentra à la Chambre en M un point d'intersection c'est-
Salve, nobile Granata; quadruple,
la rencontre comme député de Renfrew. Au mois de dé- à-dire un contact du troisième ordre et lesj
du Maure et de l'Espagnole
cembre de cette année, M. Gladstone appela centres de toutes les coniques satisfaisant à ou, en faisant passer les termes du deuxième
Dolce è il sorriso, mais surtout le duettino M. Bruce à faire partie de son ministère, cette condition sont situés sur la même ordre seuls dans le premier membres,
ravissant de Zuleima et d'Alfaïma arrivant comme secrétaire d'Etat à l'intérieur. En droite qui est l'axe d'aberration. Si on assu-
en bohémiennes: A Granata iusiem n'andiamo,
1873, cet homme d'Etat quitta le ministère la conique à une nouvelle
page exqube que Mozart eût signée et qui de l'intérieur, le titre jettit condition,
soulevait des bis unanimes. reçut de lord Aber- elle sera complètement si on
Le reste, lan- dare avec un siège à la Chambre haute, déterminée
et à prendre un contact
guissant et sans originalité, est remplit d'ef- fut désigné pour remplacer lord Ripon comme l'astreint, par exemple, d'où, en divisant les deux membres par s'-s"/po
fets de voix à l'italienne, du cinquième ordre en hi avec la courbe, son
qui sunt bien usés, lord president du conseil. Il remplit ces fonc-
et que ne relève pas l'orchestration. centre K est le centre d'aberration de la
tions jusqu'à la chute du ministère Glads-
L'accueil du public ne répondit courbe en M; il coincide avec la limite du
pas aux tone en fevrier 1874. Un discours qu'il pro-
espérances que M. Maurel avait fondées sur point d'intersection de deux axes d'aberra-
A la limite s'=-ds, s"=ds aux infiniment
nonça, en octobre 1875, sur la criminalité et tion consécutifs. Inversement la conique est
cet ouvrage, monté avec soin et bien inter- les réformes pénitentiaires, eut un grand déterminée on donne petits près par rapport sx ds, en sorte que la
prêté. (Maurel Ed. de Reszké, MIles Calvp, complètement quand se réduit i1 de', ce qui donne
et retentissement. son centre et qu'on l'astreint à passer en M parenthèse
Janvier Lablache.) Après quatre repré-
le Théâtre-Italien, aux prises ABERDEEN (George Hamilton-Gordon, avec une courbure égale à celle de la courbe,
sentations,
avec des embarras d'argent et des difficultés comte DE), homme politique anglais, né à car on peut dès lors déterminer le diamètre 2b
de tout genre, fermait ses portes, et M. Bal- Edimbourg le 28 janvier 1784.— Il est mort à conjugué du diamètre 2KM=2a; en effet, et par suite, e. n'étant autre que le du
lande, le titulaire du bail, reprenait son théà- Londres le 13 décembre 1860. désignons par p le rayon de courbure, par d
tre pour y réinstaller la perpendiculaire KP abaissée du centre poiut M,
le drame. ABERDEEN, ville des Etats-Unis, Etat de
La partition d'Aben-Hamet a paru à sur la rive du Tombigby, affluents d'aberration sur la tangente, le demi-diamètre
Paris, Mississipi,
chez Heugel, texte italien et traduction fran- de l'Alabama, à 225 kilom. N.-E. de Jackson b est donné par la relation
çaise de J. Ruelle. et à 362 kilom. au N. de Mobile, par 34° 40' de
lat. N. et 91° de long.0.; 8.460 hab. Cette ville,
ABÉOKOUTA, ville d'Afrique (Guinée orien- Carnot s'est servi de l'aberration de cour-
fondée en 1836, est en communication avec la
tale, Côte des Esclaves), dans l'EtatYorouba, bure conjointement avec le rayon de cour-
sur la rive gauche de la rivière mer par bateau à vapeur et avec Jackson et bure On remarque 10 que 3 tga est
d'Ogoun à pour écrire l'équation f(,)=0 d'une dq/ds
95 kilom. N. de Logos, par 7°8'de lat. N. et 1°25' 1\lobile par chemin de fer. Grande exportation courbe plane, indépendamment de tout sys-
de coton, de bois et de froment. Le climat est l'inverse de ce que Newton appelle la qua-
de long. E.; 130.000 hab. Abéokouta fut fon- téme de coordonnées arbitraires. Ce système
dée en 1825, dans une contrée agréable et salubre. Température moyenne de de coordonnées absolues est curieux, mais lité de la courbure ds/dq2o que la différentielle
salubre, sur un l'année 1805; soitau
plateau de 167 mètres printemps 18°6, en été fort incommode dans la pratique. Pour re-
d'altitude, par des es- 26° 5, en automne 18°6 et en hiver 10° 2. Il dp du rayon de courbure étant égal à la diffé-
claves fugitifs, que vinrent rejoindre des passer de ce système aux coordonnées car-
hommes libres, principalement tombe annuellement im, 360 d'eau. fut à rentielle da de l'arc de la développée et les diffé-
de la nation tésiennes, Carnot conduit calculer l'ex-
des Egbas. Ils formèrent a rentielles des arcs ds et du étant proportion-
d'abord plusieurs ABERFFRAW. bourg d'Angleterre, pays de pression de en fonction de x et y.
nelles aux rayons de courbures p et 1, ona
villages au pied du mont Olumo plus tard, ces Galles, sur la côte S.-O. de l'île d'Anglesey, Cherchons donc l'expression analytique de
villages reconnurent un seul gouvernement par 530 12' de lat. N. et 6° 15' de long. 0,; l'aberration de courbure ou plutôt de sa tan-
se confédérèrent, et, pour leur sécurité, 1.5&4 hab. Capitale du royaume de Gwynedd, gente.
élevèrent un rempart unique autour de l'em- On a
qui était le plus important de la confédération ce qui permet de construire
placement où ils s'étaient d'abord dea Galles avant sa réunion avec la Grande- géométrique-
C'est une véritable groupés. ment le rayon de courbura de la devo-
république, formée d una Bretagne au xive siècle.
loppée.
ABIM ABIO ABOR ABOR 15
ARERSYCHAN, ville d'Angleterre, dans le poète étudie tour à tour le Facies humain, où tisme indigène. Toutefois, pour montrer qu'il le jour des boules, de la même grosseur que
pays de Galles, comté de Monmouth, assise il cherche à trouver des indices de ce qu'est n'était guidé par aucun esprit d'hostilité con-. les précédentes; seulement elles doivent être
dans une contrée riche en mines de fer et en l'homme en soi, de ses habitudes, de ses vi- tre une forme quelconque du culte musulman, à une distance d'au moins lm,82 les unes des
houille, par 51' 44' de lat. N. et 5° 25' de ces, de ses projets, de ses faiblesses et de le colonel fit recueillir les ossements de Sidi- autres; de plus, il faut que le feu ou la boule
Jong. O.; 13.491 hab. ses grandeurs; les Regards, éminemment ré- Cheikh,lesquels, enfermés dans une caisse, du milieu soient de couleur blanche, que les
vélateurs, etc. On voit à quelle analyse te- furent transportés à Géryville et déposés feux ou les boules de côté soient de couleur
ABERT (Jean-Joseph), compositeur alle-
nue il s'est assujetti. Dans la pièce intitulée dans la mosquée. L'acte du colonel Négrier rouge. Toutes les fois que les feux de côté,
mand, né à Kochowitz (Bohême) le 21 sep-
il refait à sa manière l'é- fut diversement apprécié,
tembre 1832. Il étudiade bonne heure la mu- les Antagonismes, et le gouvernement, rouge et vert, ne peuvent pas être fixés à
ternel débat de l'âme et du corps; dans l'E- craignant qu'il n'eût de graves conséquences leur poste, ce qui arrive à bord des petits
sique dans un couvent d'augustins, à Laipa,
nigme, il rajeunit le vieux mythe oriental de en excitant davantage le fanatisme musul- navires par les mauvais temps, on tient ces
qu'il quitta à quinze ans pour se rendre à dans l'Ajournement, il montre la per- man, donna des ordres pour qu'on reconstrui- feux sur le pont, à leurs côtés respectifs,
où un de ses oncles le fit entrer au Satan;
Prague,
Conservatoire; au bout de trois ans, il était pétuelle remise au lendemain de ce que con- sît la koubba et qu'on y déposât de nouveau allumés et prêts à être montrés. Si on ap-
et un com- seille le devoir; dans l'Argent, le souci « qui les restes de Sidi-Cheikh. proche d'un autre bâtiment, ou si on est ap-
devenu un habile instrumentiste
et une sur tous les autres s'incruste.; dans l'Artiste,
ABOMA, plateau dausla partie orientale proché, on doit montrer ses feux à leurs
positeur de talent. Deux ouvertures
l'énervante contention de l'esprit à la pour-
du
bords respectifs, les placer de manière qu'ils
borné au N. par la rivière
symphonie qu'il fit exécuter à cette époque
suite d'un idéal qu'il n'atteint dans
Congo français,
soient le plus visibles possible, et de telle
jamais; ou à l'E. par le Congo, au S.
par ses camarades attirèrent sur lui l'atten-
le levain de pessimisme qui
Mpama Mpaka,
sorte que le feu vert ne puisse pas s'aperce-
tion et le firent attacher, comme contrebas- l'Empoisonneur, par le Lofini, le Lawson de Stanley, et à l'O.
gâte chez l'homme moderne toutes ses joies. voir de bâbord, ni le feu rouge de tribord.
siste, à la chapelle du roi de Wurtemberg par les affluents supérieurs de Mpaka et de
Citons cette courte pièce, qui donnera une Afin de rendre plus facile et plus sûr l'emploi
(1852). Abert produisit partir de ce moment Lofini, qui se confondent presque. Le plateau de ces feux portatifs, les lanternes sont
idée des sutres est fertile et bien peuplé. On trouve sur la
plusieurs œuvres remarquables, des mor- de la couleur
L'homme est le timoré de sa vicissitude; rive du Congo le village de Mpuya. peintes extérieurement des
ceaux de concert, des ouvertures, des lie-
Creuseur méticuleux de ses mauvais effrois, feux qu'elles contiennent, et munies d'écrans
ders, des quatuors, des symphonies, notam- ABONDANCE (BAIE D'), en anglais Bay o/ convenables. Tout navire doit, lorsqu'il est
ment sa Symphonie en ut mineur, exécutée à Il s'invente un calvaire, il se forge des croix,
Plenty, dans la Nouvelle-Zélande. Large au mouillage, avoir un feu blanc, dans une
en 1853, et sa Symphonie en la Et reste prisonnier de son inquiétude.
Stnttgard échancrure sur les côtes septentrionales de lanterne sphérique d'au moins Om,20 de dia-
majeur (1856). Trois ans plus tard, il fit re- C'est pourquoi sa détresse emplit sa solitude; l'île du Nord, comprise entre la baie de Mer-
mètre, placé le plus en vue possible, avec
présenter un opéra, Anna von Landskron, Il opprime l'espace avec son propre poids, cury au N.-O., par 36° 48' 44" de lat. S. et une lumière claire, uniforme et sans inter-
qui fit peu de bruit. Il en fut de même, en Et dans l'immensité, comme dans de la poix, 173- 24' 27" de long. E., et le cap Runaway,
1862, d'un nouvel opéra, le Roi Enzio; mais, Tratne son infini dont il a l'habitude. ruption, visible tout autour de l'horizon à une
par 37- 30' 45rr de lat. S. et 175° 40' de
distance d'au moins 1 mille. Les bateuux-pi-
eu 1864, son poème symphonique Colombus
long. E. La distance entre ces deux points
eut un succès éclatant rendit rapidement Contagieux d'ennui, de fiel et de poison, lotes, quand ils ne sont ni sur leur station de
qui Il insuffle son Ame au ciel, à l'horizon, est de 222 kilom., tandis que la baie s'enfonce
son nom populaire en Une nou- pilotage ni en service, ne doivent pas porter
Allemagne. Qui deviennent un cadre où vit sa ressemblance, jusqu'à 74 kilom. dans les terres. Cette vaste les mêmes feux que les autres navires; ils
velle partition, à Stuttgard
Astorga, jouée baie, la plus grande de la Nouvelle-Zélande, ont à la tête du mât un feu blanc, et montrent
en 1866, étendit encore sa réputation. Vers Et, retrouvé partout, son fantôme qu'il fuit, reçoit les eaux de nombreuses rivières. La
Contaminant le jour et dépravant la nuit, à de courte intervalles, ne déliassant jamais
cette époque, il fit un riche et brillant ma- baie d'Abondance renferme de nombreuses
en Allemagne, en Angleterre, frissonner le calme et grincer le silence. quinze minutes, un ou plusieurs feux inter-
riage, voyagea Fait îles et rochers les principales îles sont le mittents. Les embarcations non pontées et
en Hollande, et fut désigné, en 1867, pour « D'autres dit un critique, s'em- d'Alderman, les lies de Soulier, de
pièces, groupe les bateaux de pêche de moins de 20 tonneaux
remplacer Eckert, maître de chapelle du roi montrantdes nuances Motiti et de Whale.
branchent surcelles-là, (jauge nette), étant en marche, sans avoir
de Wurtemberg etchefd'orchestre du théâtre de pensées, des ébauches de gestes. Des per-
de Stuttgard. *ABONDANT adj.-Algèbr. Se dit d'un sys- leurs filets, chaluts, dragues ou lignes à
Depuis lors, Abert n'a guere sonnages peu définis circulent avec des des équations distinctes
tème où le nombre l'eau, ne sont pas obligés de porter les feux
produit qu'un opéra intitulé Ekkehard (1873), pantomitnes excessives, des figures de ma- est supérieur à celui des inconnues. V. su- de couleur de côté; mais, dans ce cas, chaque
tiré d'un roman de Scheffel. Il s'est consacré à ou se dressent dans des postures
ses nouvelles fonctions et il passe pour un des
niaques, RABONDANT. embarcation doit, en leurs lieu et place, avoir
figées, surpris dansl'exercice d'un vice, dans
prêt sous la main un fanal, muni sur l'un des
meilleurs chefs d'orchestre de l'Allemagne.- le défi d'une révolte, dans la prostration de ABONNEMENT s. m. Adm. Fonds d'a-
côtés d'un verre vert et sur l'autre d'un verre
Sa symphonie Colombus a été exécutée avec l'indifférence. Tels sont les Deux Solitaires, bonnement. V. FONDS.
succès à Paris, aux concerts Pasdeloup. rouge. Si elle approche d'un navire, ou si elle
le Blafard, le Sceptique, l'Automate. Un ABONY, ville de Hongrie, comitat de Pesth, en voit approcher un, elle montre ce fanal
à 85 kilom. E.-S.-E. de Budapest, sur le che-
ABERTGAM, village d'Autriche (Bohême), pistolet décroché du mur adresse un dis- assez à temps pour prévenir un abordage, et
cours d'un comique funèbre à l'homme irré- min de fer de Debreczin, par 47° 10' de lat.
près de la frontière du royaume de Saxe, à de manière que le feu vert ne soit pas vu sur
6 kilom. S. de Joachimsthal et à 135 kilom. solu devant le suicide. Ce comique froid et N. et t7- 41' de long. E.; II. 186 hab. La po- le côté de bâbord, ni le feu rouge sur le côté
est une des notes particulières pulation est surtout composée de Madgyars
N.-O. de Prague, au pied du Plœssberg, par pénétrant de tribord. Les bateaux de pêche naviguant
d'agriculture.
50° 15' de lat. N. et 10°34' de long. E.;2.792 hab. du livre. Le sarcasme est souvent mêlé à s'occupant au large de la côte d'Europe, dans le nord
minière produisait autrefuis de l'éloquence des dissertations. L'unité artis- ABORDAGE s. m. — Encycl. Jurispr. du cap Finistère, sont astreints à des pres-
L'exploitation
l'argent; à présent on n'extrait plus que du zinc. tique est d'ailleurs remarquablement obser- Chacun est responsable du dommage qu'il a Quand ils sont en pêche
criptions spéciales.
vée. On peut suivre, page par page, le travail causé, non seulement par sa volonté expresse, avec des filets flottants ou dérivants, ils doi-
ABÉVAGUATION s. f. (a-bé-va-cu-a-cion de creusement, de construction, de conden- mais encore par sa négligence ou par son vent montrer deux feux blancs très visibles,
-de ab, etrad. évacuation). Méd. Evacuation sation auquel s'est livré,avec une véritable Ce principe général, si simple
imprudence. écartés verticalement de im,so au moins,
d'une matière qui quitte un organe pour pas- l'être double qui habite en apparence, donne lieu dans la pratique à
rage intellectuelle, et de 3 mètres au plus. Le feu inférieur
ser dans un autre. en Rollinat, comme en tout poète supérieur des applications fort complexes. En ce qui
doit être plus sur l'avant, et tous deux doi-
ABGARRIS, petit groupe d'Iles de l'Océanie, à la banale fabrication. L'homme qui pense, concerne notamment les abordages en mer vent pouvoir être aperçus à une distance de
au N. des Iles Salomon et à l'E. de la Nou- qui réfléchit, a trouvé les remarques domi- et leurs suites, la question n'était qu'insuffi- 3 milles au moins. Les mêmes prescriptions
velle-Irlande, par 3° 27'20" de lat. N. et 1520 nantes, les thèmes à développer; puis l'ar- samment réglée par l'article 1383 du code sont applicables à ces bateaux pêchant à la
26' de long. E. Ces îles sont basses, boisées tiste est venu et a proscrit impitoyablement civil et l'article 407 du code de commerce.
de récifs. essais de législation ont été tentés ligne et ayant leurs lignes dehors. Si un ba-
et entourées tout pittoresque, toute recherche d'enjolive- Plusieurs teau en pèche devient stationnaire par suite
ment. Le vers est employé avec une dexté- vainement pour y suppléer. C'est ainsi, par de son appareil de pêche
ABICH (Guillaume-Hermann), naturaliste d«un engagement
allemand, né à Berlin le II décembre lso6. rité suprême, mais il n'est pourtant pas ici exemple, que le projet de loi de 1874, que dans un rocher, ou pour tout autre motif, il
En 1877 il s'était fixé à Vienne, où il est l'enveloppe ajourée et ciselée; il est l'épa- nous avons donné au tome XVI du Grand doit montrer un feu blanc et faire le signal
mort le 3 juillet 1886. Le 7 avril 1879, Abich nouissement propre de la pensée en des mots Dictionnaire, n'a pas été voté. D'autres ont de brume d'un bâtiment au mouillage. Les
précis, ajustés, inattendus, encore été proposés depuis, mais sans abou- bateaux peuvent toujours, en dehors des feux
avait été nommé membre correspondant de caractéristiques,
l'Académie des sciences de Paris. C'est en son souvent forgés à l'instant même. En aucune tir non plus. Il existe un important pro- ordinaires, faire usage d'un feu intermittent.
honneur qu'on a donné le nom d'abichite à un livre peut-être on n'a vu surgir une telle pous- jet de loi du 31 juillet 1882, réglementant Tous les feux intermittents, montrés par un
minéral formé d'arséniate de chaux. Abich a sée de néologismes expressit's et clairs mais si les accidents et collisions en mer, Îes juridic- bateau qui chalute, drague ou pêche, doivent
l'on applaudit le poète qui se batavec la phrase tions qui ont à en connaître, la procédure à
inventé un petit mortier, dont on se sert dans être montrés de l'arrière du bateau, à moins
rebelle, on en arrive aussi, en quelques en- suivre, les délits et les peines qui leur sont
les épreuves minéralogiques et qui porte son
ce projet n'a pas encore reçu que celui-ci ne soit tenu à l'arrière par son
nom. droits, à regretter que le but soit dépassé. » applicables; appareil, auquel cas il montre le feu par l'a-
la sanction du vote de la Chambre. Seul, bateau de pêche ou embarca-
Outre les ouvrages que nous avons cités, on ABIODH-SIDI-CHEIKH, koubba d'Algérie,
du 1er septembre
vant. Chaque
doit à ce savant géologue Sur une île apparue un règlement t884, prescri- tion non pontée doit, entre le coucher et le
département d'Oran, à 386 kilom. S.-E. d'O- à employer
dans la mer Caspie»ne et sur les volcans de boue vant les mesures pour éviter les lever du soleil, montrer un feu blanc visible
ran et à 63 kilom. S.-O. de Géryville. Abiodh-
de la région caspienne (1863); Observations géo- abordages, est définitivement acquis. de 1 mille au moins. Par temps de brume, les
Sidi-Cheikh s'élève au milieu d'une légère dé-
Avant d'en donner une analyse succincte,
lagiques faites pendant des voyages dans les ré- pression du sol, dans une plaine, sur le bord de dire 1° que ce règlement
bateaux qui se servent de leurs appareils
il convient de tous les feux, à
gions du Kur et de l'Araxe (1867); Sur la solfa- de l'Oued-Abiodh ou l'Oueu-R'aris, au pied
celui du 4 novembre
doivent, indépendamment
tare de Tandurek dans le plateau arménien au de la pente méridionale des montagnes de abroge 1879, qui régis- intervalles de deux minutes au plus, sonner
sait précédemment la matière 2° que, dans du cornet de brume et de la
sud-ouest du grand Ararat (1870). Cette solfa- Larouat-el-Ksel, à 861 mètres d'altitude. Au- alternativement
les règles qui suivent, tout navire à vapeur cloche. Enfin, tout navire
tare, découverte par lui, est le volcan Sunder- tour de la koubba, sont groupés, sur de petites rattrapé par un
qui ne marche qu'à l'aide de ses voiles est doit montrer au-dessus de sa
likdagh, trouvé plus tard par l'Anglais Taylor. buttes, cinq ksour, deux à l'E., Ksar-ech-
considéré comme bâtiment à voiles, et tout
autre bâtiment
Mentionnons encore Recherches géologiques Chergui et Ksar-Sidi-Abd-ur-Rahman; trois à poupe un feu blanc ou un feu intermittent,
dans la région du Caucase (1878); Sur la gréle navire à vapeur dont la machine est en action destiné à avertir le navire qui approche.
l'O., Ksar-el-Kebir ou Sidi-el-hadj-Hamed,
est considéré comme navire à vapeur, qu'il se
cristallisée dans le Caucase (1879), etc. Abich Ksar-ouled-bou-Douaîa et Ksar-Abid-R'eraba.
serve de ses voiles ou qu'il ne s'en serve pas, Signaua phoniques. Indépendamment de
a publié en outre un grand nombre de mé- La population totale de ces cinq ksour, ren- à feux que nous avons
— Règles concernant les (eux. Les feux tous les appareils
moires dans les. Annales de Putfendorff., le fermant cent et quelques maisons, est d'en- un navire à vapeur doit être
Journal de la Société géologique allemande., dont il est question ci-après doivent être te- mentionnés,
viron 2.000 âmes. Sidi-Cheikh, qui vivait au muni: 1° d'un sifflet à vapeur ou de tout au-
le « Bulletin de la Société des naturalistes de xvne siècle, descendait de Sidj-Mâmmar, le nus allumés tous les temps, depuis le
par tre système efficace de sons produits par la
Moscou », les Mémoires de l'Académie des fondateur des Arbâouat; il était fils de Sidi- coucher du soleil jusqu'à son lever. Tout na-
sciences de Saint-Pétersbourg ». Mohammed et de Cherifia, fille de Sidi-Ali- vire à vapeur de mer, quand il est en mar- I vapeur, placé de manière que le son ne
soit gêné par aucun obstacle; 20 d'un cornet
ben-Sald, dont la koubba est à Rassoul. Pur che, doit porter sur le mât de misaine, à
ABID, nom générique donné à plusieurs
une hauteur d'au moins 6 mètres, un feu blanc de brume d'une sonorité suffisante, et qu'on
tribus arabes de l'Algérie; son esprit de conciliation et son adresse,
notamment à celles à tribord, un feu vert; à bâbord, puisse faire entendre au moyen d'un soufflet
Sidi-Cheikh sut se créer une si grande in- brillant;
qui habitent sur les deux rives de la Makta, un feu rouge. Tous ces feux doivent avoir ou de tout autre instrument; 30 d'une cloche
dans le département fluence que les ksour et les tribus au Sahara, assez puissante. Sur les navires ottomans, la
d'Oran, aux Gharabas, une lumière uniforme et sans interruption,
aux Cheragas du Sahel de la province d'Oran, de la province d'Oran, des Harar, des Lar'ouat cloche est remplacée par un tambour. Les
enfin à différentes tribus de la Grande Ka- du Ksal, des Hamian et du Djebel-Amour, ayant une portée, le premier de 5 milles de navires à voiles sont pourvus d'un cornet et
sont communément regardés comme faisant distance, le second et le troisième de 2 milles,
bylie et du Haut Tell (prov. d'Alger). d'une cloche analogues. En temps de brume,
partie des Oulad-Sidi-Cheikh. par nuit noire, mais atmosphère pure. Tout
ABILO s. m. Bot. Nom donné communément navire à vapeur qui remorque un autre bâti- de brouillard ou de neige, soit de nuit, soit
La koubba de Sidi-Cheikh peut avoir en de suivants doivent
à un arbre des Iles Philippines, appartenant hauteur une dizaine de mètres, dont un tiers ment doit porter sur ses côtés deux feux jour, les avertissements
à la famille des Géraniacées, sous-famille des blancs brillants placés verticalement être employés par les bâtiments. Tout na-
Anacardiacées. Cet arbre a été rapporté ré- pour la partie basse ou cubique. Aux quatre à 0m,91
vire à vapeur, lorsqu'il est en marche, fait
coins de la terrasse au moins au-dessus l'un de l'autre.
cemment au genre Canarion commun ou ré- sontdes coupoles plus pe- entendre un coup prolongé de son sifflet à
tites. A la distance de quelques mètres se Signaux dejour et de nuit à bord des
sine élémi par MM. Bentley et Trimen. trouve un mur d'enceinte de 1 mètre d'élé- navires qui ne sont pas maitres de leur ma- vapeur, ou du système qui le remplace, à
des intervalles n excédant pas deux minutes.
Abtme (L'), par Maurice Rollinat (1886, vation. On entre par la partie vestibulaire, nœuvre. Tout navire se trouvant dans cette
Les navires à voiles en marche font avec
in-18). La critique n'a pas fait un accueil très d'où l'on pénètre à droite dans la chambre condition, si c'est pendant la nuit, met à la
leurs cornets, à des intervalles de deux mi-
favorable à ce recueil de vers, dont l'auteur funéraire. Au milieu s'élèvent quatre piliers, place du feu blanc du mât de misaine trois un coup,
nutes au plus, les signaux suivants:
semble avoir voulu bannir exprès tout ce se raccordant en arcades; dans l'intervalle, feux rouges placés dans des lanternes sphé-
fait ordinaire la lorsqu'ils sont tribord amures deux coups,
qui l'agrément de la poésie. au-dessous de grande coupole, est le tom- riques d'au moins om,25 de diamètre, dispo- l'un après l'autre, quand ils sont bâbord amu-
Rien que de la psychologie dans ces pièces beau de Sidi-Cheikh, recouvert d'un cata- sées verticalement à une distance l'une de
d'une tristesse noire, mais dont la forme sa- sur lequel sont tendues l'autre d'au moins 0m,91, et visibles à au res trois coups, l'un après l'autre, quand ils
falque, tabout, de ont le vent de l'arrière du travers. Les na-
vante dissimule la monotonie inévitable du riches étoffes de soie. De beaux tapis cou- moins 2 milles de distance, par nuit noire,
fond. L'abîme le a voulu vrent le soi et de lucarnes mais atmosphère vires, à voiles ou à vapeur, qui ne font pas
que poète sonder, petites laissent pure. Si c'est le jour, il route, doivent sonner la cloche à des inter-
c'est l'homme lui-même et ses principaux pénétrer une faible lumière. Pendant l'msur- porte en avant de la tête du mât de misaine valles n'excédant pas deux minutes. Pendant
mobites l'Hypocrisie, l'INtérêt, l'Egoisme, le rection du S.-O. oranais, au mois d'août trois boules noires de om,61 de diamètre cha-
les temps de brume, de brouillard, ou de
Soupçon, la Haine, la Colère, l'Orgueil, l'En- 1881, le colonel Négrier fit détruire lakoubba, cune, placées comme il a été dit pour les
le Mépris, le Doute, l'In- devenue un foyer permanent de révoltes, feux. Tout navire employé soit à poser, soit neige, il faut diminuer la vitesse et n'aller
nui, l'Ingratitude,
qu'à une allure modérée.
quiétude, la Vanté, tels sont les titres d'un afin d'empêcher les exaltés d'y venir, sous à relever un câble télégraphique, doit avoir
certain nombre de pièces. Dans d'autres, le prétexte de pèlerinages, entretenir le fana- pendant la nuit des lanternes, et pendant Règles relativea à la roule et à la ma-
16 ABOU ABOU ABRA ABRÉ
nlère de gouverner. Quand deux navires à « une grande hauteur »; il s'est appliqué à 1 vain français, né à Dieuze (Meurthe) le 14 fé- V. ÉLÉOCOQUE, aux tomes VII et XVI da
voiles font des routes qui les rapprochent l'un d'autres montagnes. Ptolémée en mentionne vrier 1828.— En il fit, dans le « XIXeSiè- Grand Dictionnaire.
de l'autre, au point que le risque d'abordage une à J'O. du bas Indus, pic volcanique de la cle., une campagne des plus brillantes contre ABRAXAS s. m. — Encyci. L'hébraïsant
soit à craindre, l'un des deux doit s'écarter partie orientate de l'île de Sanghir, dans le le gouvernement du 16 mni. L'année sui- italien J. Barzilaî, auteur d'une étude sur les
de la route de l'autre d'après les règles sui- grand Archipel asiatique. vante, la Société des gens de lettres choisit estime que ces amulettes ont été
abraaas,
vantes le navire qui court largue s'ecarte Edmond About pour la présider. Bien qu'il
ABOUAM, village du Tsfilet, sur le Zig, fabriquées par des juifs, et il en trouve la
de celui qui est au plus près; le navire qui consacrât à la direction du « XIXe Siécle. la
est au plus près bâbord amures s'écarte de la grnnd centre commercial du Sahara mar"- preuve dans les mots iao, adonat, sabaoth, fré-
cain vers le S.-E. de Fez, par 310 de lat. N. plus grande partie de son temps, il ne se dé-
quemment graves sur les abraxas, et qui sont
route de celui qui est au plus près tribord et 50 40' de long. 0. Là se rencontrent les tachait point entièrement de la littérature, des appellations de la Divinité. Il
hébraïques
amures. Si les deux navires courent largue qui avait été pour lui uns bonne mère et qui
marchandises du Maroc et de l'Algérie, les
l'avait rendu célèbre. Il publia, en 1880, le pense que la fameuse formule Abracadabra
ayant tous deux le vent du même bord,celui qui produits de l'Oued-Draa, du Touat et du Sou- est composée de lettres initiales et finales
est au vents'écarte de la route de celui qui est dan. Il n'y a pas de spectacle plus varié, plus noman d'un brave homme (1 vol. in-18), œuvre à la célèbre
empruntées prière Ana behoah,
sous levent.Le bâtiment qui arrive vent ar- touchante et savante, véritable manuel de pa-
animé que celui du grand marché qui s'y tient attribuée au rabbin Ben-Akana.
rière doit faire de même. S'il s'agit de deux na- trois fois par semaine. Les dattes du Tafilet
triotisme et de morale démocratique. Quatre
vires à vapeur courant l'un sur l'autre, cha- ans plus tard, le 23 janvier 1884. l'Académie ABREU (Antonio LIMPO DE), homme d'Etat'
cun d'eux devra venir sur tribord, afin de passent pour les meilleures du désert; elles
ouvrit les portes de l'Institut à ce brésilien, né en 1797, mort a Rio-de-Janeiro
forment un important de française
laisser l'autre navire objet d'exportation, en octobre 1883. Très attaché aux idées libé-
passer à bâbord cette
même que les peaux tannées qui s'expédient
maître styliste, que l'on a justement appelé
prescription ne s'applique que dans le casoù le petit-fils de Voltaire et qui, le lendemain rales, il prit une part active aux événements
surtout à Fez et à Tlemcen. On voit encore qui suivirent la proclamation de l'indépen-
les deux navires ont le cap l'un sur l'autre. sur ce marché des plumes d'autruche, des
même de son élection, justifiait ce glorieux
Dans le cas où un navire à voiles et un na- surnom dans le spirituel récit d'un voyage dance du Brésil, et fut, en 1831, un des signal-
esclaves venus du Soudan parole Touat, de la taires de l'ultimatum adressé à l'empereur
vire à vapeur se croisent, c'est à ce dernier fait à Constantinople De Pontoise à Stam-
à se déranger de la route du premier. Il doit, poudred'or,etaussitouslesproduitspossibles don Pedro 1er pour l'amener à abdiquer. Pen-
de l'industrie Les marchandises boul (1884, in-18). Il mourut le 16 janvier 1885,
en outre, le cas échéant, diminuer de vitesse, européenne. avant d'avoir prononcé son discours de ré- dant la minorité de don Pedro II, il siégea à
françaises commencent à en chasser les an- la Chambre des députés, où il acquit une
stopper, ou même marcher en arrière. D'une ception. Ses derniers jours avaient été at-
glaises. Depuis qu'ils possèdent l'Algérie, les influence. En 1841, il prit part au
façon générale, tout navire qui en rattrape tristés par la maladie et surtout par des dé- grande
Français ont appris à connaître les goûts, les mouvement révolutionnaire
un autre doit s'écarter de celui-ci. En chan- mêlés regrettables avec la Société du journal qui éclata dans
préférences des musulmans pour tels ou tels diverses provinces, dans le but d'établir une
geant sa route, un bâtiment à vapeur peut « le XIXe Siècle ».
objets, et ils ontsu en profiter; ainsi l'Algérie
fédèrative, et se joignit au séna-
indiquer ce changemeut à tout navire en vue
envoie à Abouam autant de coton et de sucre
Un célèbre critique a, le lendemain de sa république
au moyen des avertissements suivants don- ainsi apprécié le talent d'Edmond teur Feliciano qui continua la résistance
elle-même. De même, en fait mort,
nés avec le sifflet à vapeur un coup bref que l'Angleterre About vient de perdre dans le Minas-Geraës jusqu'en 1842. Banni
de monnaies,la L'esprit français
pièce française de 5 francs rem- après la victoire de Caxias à Santa-Lucia, il
pour dire je viens sur bâbord; trois coups place peu à peu le douro espagnol dans le l'un de ses représentants les plus séduisants,
signifient je vais arrière à toute vitesse. un écrivain de race que l'on a pu justement put revenir au Brésil quelques mois après. Il
Tafilet, et même dans tout le Maroc. alla siéger bientôt à la Chambre, qu'il quitta,
L'emploi decesavertissements est facultatif;
appeler
l'héritier direct de Voltaire, car nul
mais si on s'en sert, il faut que les mouve- ABOU-ARICH, ville d'Arabie (Yémen), ch.- n avait retrouvé àee degré les dons de clarté, en 1854, pour entrer au Sénat. Appelé à di-
ments du navire soient d'accord avec la si- lieu d'un district; par 16048'de lat. N. et 40°43' de souplesse vive et ferme qui verses reprises à faire partie du ministère, il
de vivacité,
gnification des coups de sifflet. En suivant de long. E. Elle est assise dans une plaine, font de la langue de ce grand homme le ra- prit le portefeuille des affaires étrangères et
les prescriptions qui précèdent, on doit tenir sur les bords de la mer Rouge; 8.000 hab. goût éternel des délicats. A ce point de vue, fut, en 1854, président du Conseil. Lorsqu'il
C'est le marché principal de la contrée. quitta le pouvoir, il présida pendant long-
compte de tous les dangers de la navigation, son début par la Grèce contemporaine et les
ainsi que des circonstances particulières qui Mariages de Paris fut un événement dont les temps la Chambre haute. M. Limpo de Abreu
ABOU-CHÂRIB, grande tribu aborigène resta constamment fidèle aux idées libérales
peuvent forcer de s'écarter de ces règles dilettxntes gardent encore la sensation; et
de l'Afrique septentrionale, dans le Ouadâi et contribua aux réformes qui ont été accom-
pour éviter un danger immédiat. Rien d'ail-
oriental. depuis lors,quel feu d'artifice d'œuvres lu-
leurs ne peut exonérer celui qui commande mineuses dans tous les genres! CarAbout se plies au Brésil sous la règne de don Pedro II.
un navire des conséquences d'une négligence ABOU-GIRGÈH, ville d'Egypte, à 200 kilom. avec une agilité merveilleuse et un Abréviations
portait (DICTIONNAIRE DES) latines
Rien non plus, dans les règles S.-S.-O. du Caire, à 3 kilom. de la rive gau- égal bonheur sur les sujets les plus variés et françaises,
quelconque. par M. L.-Alph. Chassant
ne doit entraver des che du Nil,par 280 30' de lat, N. et 280 35' de et les plus dissemblables il semblait né aussi
générales, l'application (1846). Les abréviations constituent la prin-
règles spéciales dûment édictées par une auto- long. E.; 10.000 hab. Ville importante sur
pour l'économie politique et les sciences cipale difficulté de la lecture des manuscrits
la ligne du chemin de fer du Caire à Siout. bien
rité locale, relativement à la navigation dans exactes même que pour le roman et la sa- du moy en âge et même des premiers pro-
une rade, dans une rivière, ou enfin dans une rivière du Kordofan, dans 1 tire, car rien ne l'étonnait et tout se trans- duits de l'imprimerie. Pour ce qui regarde
ABOU-HABLÉ,
itendue d'eau intérieure quelconque. Ces mê- la région du Nil. Elle a sa source dans le formait avec lui en un palais enchanté aux les textes anciens, nos savants commenta-
mes règles générales ne doivent en rien ge- et coule à l'E. et au N.-E. pen- abords faciles et aux murs transparents. Il teurs du xvie et du XVIIe siècle déclaraient
Djebel-Nouba,
ner la mise à exécution de toute prescription dant 300 kilom. avant de disparaître dans le était donc fait pour être l'honneur et la joie être plus effrayés des abréviations dont ils
faite par un gouvernement quant à un plus sable. On dit que, dans les années pluvieuses, des lettres françaises, et la muse qui l'inspi- sont remplis que des caractères, quoique
grand nombre de feux ou de signaux à mettre l'Abou-lIublé se déverse dans le Nil. Sur le rait nous eût encore valu bien des œuvres pourtant ceux-cifussent souvent fort péni-
à bord des bâtiments de guerre, lorsqu'ils sont de la rivière, l'eau surabondante charmantes, s'il ne se fût jeté dans la litté- bles à déchiffrer. Assez rares dans les ma-
parcours
deux ou davantage, ainsi qu'à bord des bâti- forme, pendant les mois de juin-octobre, des rature politique, qui est, il ne nous en coûte nuscrits antérieurs au vie siècle, elles com-
ments a voiles naviguant en convoi. Lors- pas de le dire, une forme inférieure de l'art. mencent à abonder dans le vue, et se multi-
nappes d'eau temporaires, désignées ordinai-
qu'un bâtiment est en détresse, et demande rement sur les cartes comme des lacs, sous Assurément il y montra des qualités rares, plient au txB; le xa enchérit encore sur les
des secours à d'autres navires ou à la terre, les noms d'EI-Birkel, El-Rabad. Il est rare mais y eût-il réussi cent fois plus, que cette précédents, et, au xie, il n'y a pas de ligne,
il doit faire usage des signaux suivants, en- dans ces réservoirs i dispersion des idées les plus fines et des traits dans les manuscrits ou les charte, qui ne
que l'eau se maintienne
semble ou séparément. Pendant le jour la tin de la saison sèche; mais, en les I,lus perçants dans cette mêlée du jour- présente huit ou dix abréviations. Au xue
jusqu'à
10 coups de canon tirés à un intervalle d'une creusant le sable du fond à 2 ou 3 mètres, on nalisme quotidien n'en devait pas moins af- et au XIIIe siècle, ce système jouit d'une telle
minute environ; 20 le signal de détresse du recueille encore assez de liquide pourque les fliger et irriter ses admirateurs; il renonçait, faveur chez les copistes, qui visaient surtout
code international indiqué par N. C.; 30 le animaux et les hommes s'y désaltèrent. en effet, aux suffrages de la meilleure partie à une économie de temps et de parchemin,
signal de grande distance, consistant en du public pour rechercher les applaudisse- les manuscrits de cette époque sont à
ABOU-HAMET, marché arabe de Nubie, à que
un pavillon carré ayant, au-dessus ou au- ments ou essuyer les brutalités de la foule; demi indéchiffrables. Nos premiers typogra-
dessous, une boule ou quelque chose ressem- 240 kilom. au N. de Berber, par 190 20' de lat. sa fortune, sa situation ont pu y sa
gagneur, phes suivirent les mêmes errements, et pour
blant à une boule. Pendant la nuit: to coup N. et 31° de long. E. C'est le rendez-vous gloire ne pouvait qu'y perdre. Ce n est pas la même cause. Jeanson, dans son Essai sur
de canon, comme pendant le jour; 2o flam- des caravanes, qui partent pour Kochrosko. nous entendions
que répudier ou méconnaître l'origine de la gravure en bois, cite une chro-
mes sur le navire, telles qu'on peut les pro- Abou-Hamet occupe une position impor- son œuvre de journaliste, qui est de premier nique imprimée à Lubeck, en 1475, sous le
duire au moyen d'un baril à goudron ou à huile tante c'est à cet endroit que le Nil cesse de
ordre; on se souvient encore et on n'oubliera titre de Rudimentum novitiorum, où il est
en combustion, couler au N.-O. pour se rejeter
etc. 3° bombes ou fusées, de brusque- pas la bravoure, l'entrain, la bonne humeur dit expressément qu'on a inséré le plus d'a-
quelque genre ou couleur que ce soit, lancées ment au S.-O. et décrire sa grande courbe
1 qu'il mit à poursuivre avec nous tous cette bréviations possible, afin de pouvoir réduire
une à une, à de courts intervalles. qui s'achève à 400 kilom., près d'Abdoum. Il
campagne du 16 Mai, qui lui a fourni la ma- tout l'ouvrage en un seul volume et en ren-
Louis Caffarena, n'y a pas de magasins pour entreposer les tière de ses polémiques les plus brillantes dre ainsi l'acqui,ition plus facile. L'Alle-
— Bibliogr. Etude critique marchandises; les Arabes déposent leurs bal-
sur les abordnges (1876, in-su). et les plus terribles. Au milieu de ces luttes mand Jean Walther songea le premier à
lots dans le sable, et, quand ils reviennent de tous les jours, il trouvait encore le moyen dresser une table des abréviations les moins
ABORS, tribu barbare d'Asie, à l'extrémité après un temps plus ou moins long, ils d'écrire une œuvre, le Roman d'un braue compréhensibles; son ouvrage fut imprimé à
orientale de l'Himalaya, au N. de l'Assam. trouvent leur propriété comme ils l'ont lais-
homme, où il a mis ce qu'il avait de mieux Gœttingue, en 1746, sous le titre de Lexicon
Elle s'étend de Soubhanchiri au Dihong, au- sée, à l'ombre d'un tombeau respecté. en lui l'amour du foyer, la passion de la fa- in-folio contenant cent vingt-
dessus de la vallée de Brahmapoutra. diplomaticum,
Les ville d'Afrique mille, la foi dans l'effort viril et honnête pour cinq planches d'abréviations figurées. Rien
Abors se font craindre des tribus environ- ABOU-HARAZ, (Kordofan),
à 5o kiloin. S.-O. d'Obeid et à 300 kil. S.-O. la conduite de la vie dans notre pays et dans de semblable ne fut tenté chez nous, sauf
nantes etlesdominent parleurcaractère guer- de Khartoum, par 130 25' de lat. N. et 270 43' notre temps. C'est ce côté qui a fait l'unité, quelques listes partielles dressées en appen-
rier et leur nombre. la noblesse, la pureté, la paix de cette exis- dices à divers de diplomatique ou
de long. E.; 7.000 hab. Située dans une large ouvrages
le regret-
ABOU, montagne de l'Inde occidentale tence si agitée et en apparence si contra- de paléographie. Les bénédictins
vallée, au milieu de jardins, elle est le point
(Radjpoutana), à 1.500 mètres d'altitude et de départ de toutes les caravanes dictoire. taient, mais ils n'entreprirent pas d'y remé-
qui se ren- (Ed. Schérer.)
109 kilom. O. d'Oudeïpour, par 240 481 de lat. dent a Gadarif ou à Gallabat, et son impor- Mentionnons enfin, parmi ses dernières dier, rebutés sans doute par ce que cette tâ.-
N. et 700 26' de long. E. C'est un massif tance est telle qu'on y a établi une ligne té- œuvres le Décaméron du Salon de peinture che avait de fastidieux. « Notre litterature,
qui
est le point culminant et forme en même pour l'année 1881 (1882, in-18), et Quinze jour- manque d'un ouvrage de ce genre,
légraphiq ue. Abou-Haraz se compose de huttes disent-ils,
temps l'extrémité méridionale de la chalne de paille. Son commerce est considérable; la nées au Salon de peinture et de sculpture dont la nécessité se fait pourtant sentir à
des monts Aravali. Le massif d'Abou, pres- en 1883 (1883, in-18). ceux qui veulent déchiffrer les anciennes écri-
quantité de bestiaux réunis en cet endroit est
que insulaire, domine de ses roches de gra- ville de la haute Egypte, à tures. Au moyen d'un dictionnaire des abré-
quelque chose d'inconcevable chèvres, bœufs, *ABOUTIG,
nit les plaines basses du Goudzerat et du chameaux fourmillent autour de la ville. viations, fait sur les manuscrits et sur les
30 kilom. S.-E. de Siout, sur la rive gauche
Marwar; à l'O., la profonde vallée de Banas chartes de la France, on surmonterait sans
ville de la basse Egypte, du Nil, par 270 2' de lat. N. et 290 3' de
sépare le mont Abou de la rangée des Ara- ABOU-HÉBIR, peine bien des difficultés.
vaki. La partie supérieure dans la partie orientale du delta du Nil, à 57 ki- long. E.; 10.772 hab. Près d'Aboutig s'ouvre
de M. Chassant comble la la-
du massif est assez L'ouvrage
vaste pour former un plateau lom. à l'O. du canal de Suez, sur le chemin une gorge visitée par les pèlerins adorateurs
accidenté de du serpent sacré. Abouti- est la siège d'un cune signalée par ces savants diplomatistes;
collines riantes et de vallées gracieuses, avec de fer et à mi-route de Zagazig à Salahieh, on a désormais un guide sûr pour déchiffrer
évêche copte c'est la région de la haute
une riche végétation. Le lac de Nakhital, à 80 kilom. au S.-O. de Port-Saïd et à 87 ki- les manuscrits. L'auteur, tout en profitant
d'iles boisées et désigné sous le nom lom. au N.-E. du Caire, par 300 50' de lat. N. Egypte où la langue copte s'est le plus long- du travail de J. Walther, ne s'est pas as
parsemé
de lac de la Pierre-Précieuse et 29o 40' de long. E. temps conservée. L'opium produit par les
treint à le suivre en tout; ainsi il a négligé,
1, occcupe pavots récoltés dans les environs de la ville
une des cavités du plateau. Le mont Abou ABOULLIONTE, ville de l'Asie Mineure avec raison, de marquer le siècle où chaque
est couronné des sanctuaires les plus célè- à 23 kilom. S. de la mer de Mar- jouit d'une grande renommée. abréviation était employée, du vtne au XVIe,
(Anatolie),
bres de l'Indoustan. Cette montagne est, de mara, sur une île du lac Aboullionte, ABOUTOUAS, peuple du bassin inférieur ce qui encombrait inutilement le dictionnaire,
par du Zambèze Les Abou-
temps immémorial, un objet de vénération re- 400 7' de lat. N. et 26° 15' de long. E. La ville (Afrique australe). attendu que la même forme abréviative tra-
ligieuse et un but de pèlerinage pour les Hin- est aujourd'hui conccutrée dans l'île, qui touas occupent la contrée située entre 170 et verse souvent plusieurs siècles sans recevoir
dous. Les temples de Dewalra, 18° de lat. S. et entre 290 et 300 de long. E. modifications
situés à prés autrefois n'était occupée gue par la forte- d'autres que celles qui provien-
de 2 kilom. au N., sont des sanctuaires djaïma resse. On croit que c'était 1 emplacement de ABRA, rivière de l'fle espagnole de Luçon nent du changement de l'écriture. De plus, il
d'une singulière richesse; deux surtout, cons- l'ancienne Apollonia du Rhyndaque. des Philippines). Elle prend sa ne s'est pas contenté de dresser le tableau
truits en marbre blanc, du XIe au XIIIe siècle, (archipel latines qu'offrent nos char-
ou ROUFAH, tribu arabe de source dans la Cordillera de Caballeros et va des abréviations
sont des merveilles ABOU-ROF
d'ornementation, et nulle se jeter dans la mer par plusieurs bras sur la tes et manuscrits, et de les ajouter à celles
l'Egypte, qui peuple, à l'O. de Sennaar, une
part on ne voit la pierre plus délicatement côte occidentale de l'île. Ce cours d'eau, pres- que Walther avait déjà relevées, il y a joint
ouvragée. La splendeur des monuments, la grande partie de la Mésopotamie des deux Nil.
celles que lui fournissaient les inscriptions
que entièrement navigable pour des barques
beauté des sites, la pureté de l'air qu'on res- ABOU-SAÏD, île d'Afrique (Obock), dans et les manuscrits Mais
légères, donne son nom à une des provinces lapidaires français.
pire dans le village du mont Abou, lui ont le golfe de Tadjoura. Quelques pécheurs y de l'île de Luçon. là encore, ajoute-t-il dans la préface de son
valu d'être, pendant l'été, une station fré- habitent. Le « Seignelay prit possession de
ABRAHAMS (Nicolas-Christian), archéo- livre, ne devait pas se borner notre travail;
quentée par les Anglais de toute la contrée l'île, au nom de la France, en octobre 1884. car ne faire que réunir, dans un ordre plus
de Radjpoutnna. Dans la pointe au S.-O. logue danois, né à Copenhague en 1798. —.
ou moins méthodique, des abréviations de
ABOU-SIMBEL, village et monument célè- Il est mort dans cette ville le 26 janvier 1870.
du mont Abou, s'élevait jadis l'une des tout genre, quelque étendu qu'en fût le nom-
bres de la basse Egypte. V. EBSAMBOUL, au
principales cités de l'Inde, Tchandra vati; ABRASIN s. m. Bot. Nom sous lequel bre, c'eût été rendre un bien faible service
tome VII du Grande Diclionnaire.
maintenant on n'y voit plus que des amas Kæmpfer désigne l'elæococca cordata de Jus- et n'améliorer en rien les travaux déjà pro-
de décombres. Le mot Abou derive d'un ra- ABOUSSENNA. V. MOUCENNA. duits sur cette matière. En effet, qu'est-ce
sieu. C'est un arbre de la famille des Eu hor-
dical sanscrit qui, originairement, désignait **ABOUT (Edmond-François-Valeutin), icri. biacées, dont la graine fournit une huile âcre. que donner un recueil ou dictionnaire d'abre-
ABRO ABSI ABSI ABSO 1
Vtalions sans rien dire de leur mécanisme, à 370 mètres de 1'lle Santa-Barbara; elle est caisne. Il a etè, en outre, reconnu dissout à froid sans donner d'acides sulfocon-
sans les expliquer que l'alcool
par leurs principes? C'est haute de 7 à 8 mètres. Ces cinq lies forment et l'huile essentielle d'absinthe, l'absinthol, sont jugués; l'acide nitrique l'oxyde en le résini-
forcer les personnes qui le consultent d'y un petit bassin de 800 mètres de diamètre, les deux éléments actifs du poison constitué fiant, au lieu de donner de l'acide campho-
revenir à chaque abréviation qui se pré- dans lequel on trouve un bon mouillage de par la liqueur les essences d'anis, de ba- rique comme le camphre; l'acide carbonique
sente. Il nous restait donc à expliquer la 15 mètres, à fond de sable et de corail brisé, diane, d'angélique, de calamus aromaticus, de en présence du sodium ne le transforme pas
méthode brachygraphique, à l'aide de la- bien abrité et de très facile accès. Les mélisse et de fenouil qui entrent dans sa en acide camphocarbonique comme le cam-
quelle les graveurs en lettres, les scribes et navires de commerce n'y ont ni droits à composition, n'ont déterminé aucun accident phre.
les copistes du moyen âge rendaient leur payer, ni formalités de douanes et de po- chez des chiens, même ingérées à la dose Les alcalis en dissolution sont sans action
écriture si brève, si serrée et quelquefois si lice on peut aisément y relâcher, soit pour considérable de 20 grammes. Voici les effets sur l'absinthol; la chaux potassée sèche agit
énigmatique. En faisant connaître les divers réparer des avaries, soit pour attendre la fin particuliers propres à chacun des deux à chaud en charbonnant une partie de l'ab-
modes abréviateors dont se compose cette de quelque mauvais temps. On a construit, agents dangereux l'alcool provoque de la sinthol pendant que le reste distille.
méthode, en expliquant les signes qu'elle sur le mamelon E. de l'île de Santa-Barbara, titubation avec paralysie des membres infé- L'acide phosphorique lui fait perdre les
emploie et les règles observées dans la for- un phare, par 17°57' 51" de lat. N. et 400 59' 16" rieurs, de l'anesthésie, quelquefois des trem- éléments de l'eau et le transforme en un car-
mation de chaque genre d'abréviation, nous de long. O. C'est une tour en tôle de 17 mè- blements, mais jamais de convulsions épilep- bure C10H14 isomérique et peut-être identi-
avons, ce nous semble, répandu quelque lu- tres de hauteur, portant un feu tournant de tiques au contraire, l'essence d'absinthe à que avec le cymène ou camphogène dont il
mière sur le point le plus obscur des écritures 49 mètres d'altitude et visible à 44 kilomè- faible dose détermine des contractions muscu- a l'odeur.
anciennes. On concevra alors que notre dic- tres de distance. Ces Iles, élevées d'une qua- laires brusques, saccadées, comme à la suite Le chlorure de zinc le résinifie en déga.
tionnaire n'ait plus besoin, une fois les règles rantaine de mètres au-dessus du niveau de d'une décharge électrique; elles commencent geant du cymène.
connues, d'être grossi des abréviations sim- la mer, sont arides et couvertes de maigres par les muscles du cou, gagnent successive- Le pentasulfure de phosphore le trans-
ples et régulières qui s'expliquent aisément; broussailles. Le sol, comme celui de tous ment ceux des épaules, du dos, et donnent forme partie en cymène, partie en thiocymol
il ne contient que les mots abrégés qui sont les îlots que l'on rencontre sur la côte du lieu alors à des secousses brusques soulevant C10H14S.
d'une construction trop brève ou qui échap- Brésil, est une roche blanchâtre qui se désa-
la partie antérieure du corps du sujet, qui se C'est à l'absinthol que l'on attribue les ef-
pent aux règles générales. L'ouvrage se grège facilement dans l'eau. Elles servent blottit, se ramasse sur lui-même comme pour fets physiologiques de l'absinthe. V. ABSIN-
compose donc d'une savante introduction où de refuge à une multitude d'oiseaux de mer résister. On observe souvent chez le chien un THISME.
sont expliquées et accompagnées d'exemples de diverses espèces pétrels, paille-en- étut vertigineux l'animal s'arrête tout à coup
ces règles générales de la brachygraphie, et ABSOLU s. m. Encycl. Philos. La dis-
queue, frégates, etc., qui y pullulent et y vi- pendant une période variant de trente se-
tinction
de cent quarante-deux où sont vent en bonne intelligence condes à deux minutes, puis reprend son allure du relatif ou conditionné et de
pages gravées avec une grande l'absolu n'est autre que celle qui a été établie
reproduites, dans l'ordre alphabétique des habituelle. Dans ces derniers temps, l'absin-
quantité de gros rats et de lézards. Après des
lettres conservées, les abréviations relevées thisme chronique et l'absinthisme par Kant entre le phénomène et le noumène.
pluies assez prolongées, on trouve quelques aigu ont Le phénomène, c'est le relatif; le noumène,
sur plusieurs milliers de manuscrits et d'im- petits fllets d'eau douce filtrant à travers les fourni à M. le docteur Lanceraux le sujet
c'est l'absolu. Kant se bornait à cette dis-
primés. En appendice, l'auteur a ajouté les roches de la partie orientale de la grande tle; d'intéressantes études. Le premier se carac-
selon lui nécessaire; il voulait que
sigles romains usités dans les épitaphes chré- mais on n'en recueille térise tinction,
cependant pas assez 10 par des troubles graves de la sen-
derrière les phénomènes il y eût une réalité
tiennes antérieures au vue siècle, et une ta- pour les besoins des trois ou quatre individus sibilité picotements et fourmillements à la
ble des mots latins d'une orthographe bar- sensation de brûlure à la plante des nouménale, absolue. Mais il tenait que cette
chargés de l'entretien du phare; ils sont peau,
bure ou vicieuse, réalité est que c'est l'm éternel
dont les abréviations sont obligés de remplir leur citerne avec de l'eau pieds et aux articulations, élancements dans inaccessible,
naturellement d'une interprétation d'autant les muscles, constriction devant lequel s'arrête 1 esprit impuissant. La
de pluie recueillie sur les toits de leurs mai- à l'épigastre, hyper- réserve philosophique de Kant n'a pas été
plus difficile. C'est le travail le plus complet sons. Les bancs des Abrolhos sont très pois- algésie en divers points, surtout dans le voi- imitée par ses successeurs allemands.
etle plus judicieux qui ait été entrepris sur sonneux on y vient pécher, pendant trois ou sinage de la colonne vertébrale; 20 par des
de la critique de Kant avait été de montrer
L'objet
la matière; pour en apprécier l'excellente quatre mois de l'année, une grande quantité troubles de la motilité; ce sont les contra- à la connaissance les limites qu'elle ne peut
méthode et l'utilité, nous dirions presque l'in- de garupa, espèce de saumon, que l'ou sale et ctions que nous avons déjà signalées; 3o par
les troubles franchir, de l'enfermer dans le relatif. Après
faillibilité, il suffit d'avoir eu besoin de s'en que l'on expédie aux ports du Brésil. On y des fonctions affaiblissement
Kant sont venus Fichte, Schelling et Hegel,
servir. pêche également la baleine. Les Abrolhos de la force musculaire, de la force géné-
le point de la côte du Brésil où qui ont essayé de franchir ces limites, qui ont
sont peut-être sique, de la vue, etc.; 40 par des troubles soutenu
ABROLHOS ou SANTA-BARBARA, îles il existe le plus grand nombre de ces cétacés, mentaux: perte de la mémoire, hallucina- que la philosophie manquerait à sn
et récifs de l'Atlantique (Brésil), à plus de à cause de l'abri qu'ils trouvent au milieu des tions effrayantes, tristesses, ca- tâche, abdiquerait, pour ainsi dire, sa royauté,
inquiétudes, sielle renonçait son point de départ
50 kilom. de la côte, entre Bahia et le récifs. Lo climat y est généralement bon. Il ractère querelleur. L'absinthisme a cela de àprendre
dans l'absolu, à spéculer, à dogmatiser sur
cap Saint-Thomé, par 170 57' 51" de lat. N. y pleut rarement. Les vents de l'E. y règnent commun avec l'alcoolisme qu'il atteint la
et400 59' 16" de long. O. On comprend sous fonction et qu'il se termine très l'absolu.
le plus fréquemment; mais, comme on appro- digestive
le nom général d'Abrolhos (Ouvre les yeux) che déjà de la limite S. de ces vents, ils y su- souvent par un effondrement des forces de L'absolu dans la philosophie de Fichte.
cinq groupes de coraux qui s'élèvent dans la bissent de grandes perturbations, et les mous- nutrition conduisant d'une manière fatale à La seule nécessité avouée par Fichte est
mer et dont les principaux sont: les Abrolhos, sons de N.-E. et de S.-E. y sont bien carac- la tuberculose; l'homme adonné à l'absinthe celle du moi il en tire toute sa philosophie.
les Paredes, les Timbelas et les Corva Ver- térisées. Les Abrolhos causé est toutefois plus facile à corriger non en psychologue, par l'analyse de la
ontdetouttemps que le bu-
melha. Ils sont d'inégale dimension, mais de grandes inquiétudes aux navigateurs, et veur d'eau-de-vie. Dans les crises d'absin- conscience, mais en métaphysicien, par une
ils présentent certains caractères communs toutes les instructions recommandaient de se thisme aigu, les malades connais- sorte de dialectique fondée sur l'idée générale
perdent
de formation. Tous ces coraux partent d'un tenir à 200 kilomètres de la terre quand on sance tout eu gardant les yeux ouverts; ils du moi. C'est dans le moi que Fichte placo
fond à peu près constant de 20 à 22 mètres; ils de leur sont étrangers à ce qui se passe autour d'eux. l'absolu. Cette théorie du moi absolu a-été
approchait parallèle.
s'élèvent perpendiculairement du fond de la Ces écueils, qui n avaient encore été vus de Il se produit des accès convulsifs, très bien exposée par M. Ducros, dans sa
séparés
mer et sont complètement accores, de sorte par des intervalles thèse sur les origines de la métaphysique de
près que pardeux caravelles envoyées de Por- inégaux de repos, et,
que l'on peut quelquefois échouer par le centre tugal pour les explorer en 1605, sont restés dans ces accès, M. Lanceraux distingue Schopenhauer. Nous reproduirons ici cette
de la quille sur l'un d'eux et trouver 12 à deux phases la première, exposition en l'abrégeant.
presque inconnus jusqu'en 1861. A cette épo- qu'il nomme té-
20 mètres de fond le long du bord tout autour que, par ordre du gouvernement le tanique, est caractérisée parla contracture Fichte, s'attachant à découvrir avant tout
français,
du navire. Dans chaque groupe, les coraux capitaine de frégate E. Mouchez, sur l'aviso des muscles de la poitrine et du cou; la le principe premier du savoir, la faculté
sont d'autant plus serrés et plus élevés qu'on le d'Entrecasteaux tête est rejetée en arrière, vraiment trouve celle-ci dans la
àvapeur », en a fait une comme dans l'o- primordiale,
approche davantage du centre, où ils décou- reconnaissance pisthotonos, le bassin projeté en avant comme spontanéité, qu'il déclare infinie, absolue, et
complète.
vrent généralement de 0m,50 à 1 mètre à la dans l'hystérie. La seconde phase est clo- qui est, pour lui, non pas l'être, mais la vie,
ABROPHYLLUM s. m. (a-bro-fil-lomm —
basse mer. Sur les limites extérieures, ils nique les mains battent la poitrine, les bras non la pensée, mais le penser pur, l'activité
du gr. abros, mou; phullon, feuille). Bot.
sont, au contraire, de moins en moins serrés
Genre de plantes de la fnmille des Saxifra- se lancent en avant avec force, le malade se pure. Mais cette activité pure ne peut avoir
et plus profonds, de telle sorte qu'il peut tord, sa bouche écume, il pousse des cris et Un objet quelconque ne être
gacées. On n'en connaît qu'une espèce l'a- d'objet. peut
arriver qu'entrant dans ces limites sans s'en cherche à mordre. Enfin la crise disparaît, pensé ni vu que s'il est déterminé, c est-à-dire
on soit tout à coup entouré de brophyllum ornans, petit arbre de la Nou-
sans être suivie de coma. M. Lanceraux
apercevoir, velle-Galles du Sud (Australie). com- limité; or, un tel objet, J'activité infinie ne
coraux.La construction de ces coraux n'est pas bat l'opinion de ceux qui veulent reconnal. peut le trouver hors d'elle, puisqu'il n'y a
moins remarquable que leur disposition on ABROTHALLUS s. m. (a-bro-tal-luss — du tre des analogies étroites entre la crise épi- rien en dehors d'elle, ni en elle, parce que
pourrait les comparer à de vastes forêts sous- grec abros, mou thallos, pris dans l'accep- leptique et celle de l'absinthisme aigu. Il y sou unité et son infinité même repoussent
inarines, dont les arbres, hauts de 20 à 25 mè- tion de thalle). Bot. Cryptogame parasite de aurait plutôt lieu de faire un rapprochement toute limitation intérieure, c'est-à-dire toute
tres, sont pétrifiés et se terminent à la partie la classe des Champignons, ordre des Ascomy- avec les phénomènes de l'hystérie. Le doc- détermination. Une telle activité ne saurait
supérieure par des branches, des feuilles, des cètes, famille des Discomycètes, suivant un teur n'est pas éloigné de croire que la plupart être que subjective, réfléchie en soi et sans
fleurs d'une variété de couleurs infinies. Un grand nombre d'auteurs; d'autres, au con- des cas signalés comme des cas d'hystérie objet. Le concept seul d'une activité objec-
échouage contre ces coraux est rarement traire, prétendent que l'abrothallus n'est autre chez l'homme (si toutefois on admet cette -tive implique que quelque chose lui est
dangereux quand on les aborde avec peu de chose qu'un organe supplémentaire des espè- manière bizarre de
parler,attribuant à un opposé, qu elle est donc limitée une telle
vitesse et que la mer est belle. Comme ils ces sur lesquelles on l'aperçoit. Toutefois individu l'affection d un organe qui lui man- activité ne peut par conséquent se trouver
sont extrêmement les couches su- des observations toutes récentes
faibles, permet- que) seraient simplement des faits à ratta- que dans un moi fini. Il faut donc que l'activité
perficielles se brisent facilement et amor- tent de rejeter cette dernière opinion. cher à l'absinthisme. Disons enfin que ce absolue se limite elle-même, qu'elle consente
tissent le choc. Ils forment sur l'eau de gran- dangereux état a des conséquences funestes à être un moi fini, si elle veut acquérir
des taches très appa- ABRUDBANYA, ville d'Autriche (Transyl- au point de vue de l'hérédité, car activité
jaunes verdâtres et que des pa- quelque objectivité, objective et
surtout vanie, comitat Also-Feher), à 45 kilom. N.-O.
rentes, quand la mer n est pas trop de Carlsbourg, rents atteints d'absinthisme chronique, s'ils activité qui se limite, c'est une seule et même
par 46° 14' de lat. N. et 20° 43'
agitée et qu'on a le soleil par derrière. Plus
de long. 4.200 hab. se engendrent des filles, les procréeront hysté- chose. Des lors, la vie absolue et absolument
on est haut E.; Abrudbanya
placé dans la mâture, mieux trouve dans un district minier; c'est le siège riques. une à l'origine, qui s'échappait et se répan-
on les aperçoit. L'eau est fort limpide, et Pour finir cet article sur une note moins dait à l'infini, se ramène en soi, se resserre
des deux tribunaux royaux des mines Oe
quand on passe au-dessus d'un corail, situé
Bucsum et de Bœrœspatak. Elle possède de triste,nous citerons un curieux sonriet, dû à sur un point déterminé, et, par un acte d'in-
même à 15 mètres de profondeur, on en dis- M. Louis de Saint-Lou, et qui donne, dividuation, elle se contracte et s'exprime en
riches mines d'or et d'argent. pour
tingue tous les détails. préparer l'absinthe, une méthode que nous un moi fini et concret. Alors seulement elle
La plus grande ABSCONSE adj. (ab-skon-ce — du lat. abs-
de ces cinq îles, et en recommandons tout particulièrement à nos peut dire moi, car le moi n'est qu'en tant
même temps la plus du groupe cousus, part. passé du v. abscondere, cacher). lecteurs qu'il est limité.
septentrionale Doctrine ABSCONSE.
est Santa-Barbara; elle a 1.500 mètres de Abstrus, mystérieux
Sciences ABSCONSES. Versez avec lenteur l'absinthe dans le verre, Ainsi, ce qui limite le moi apparalt au moi
longueur de l'E. à l'O., et 300 mètres de limité,qui lui est contemporain, commequelque
du N. au S. Elle présente ABSIDIA s. f. (a-bsi-di-a du gr. apsis, Deux doigts, pas davantage; ensuite saisissez
largeur plu- chose qui lui est opposé, comme un non-moi.
sieurs mamelons de 30 à 40 mètres de hau- arceau de voûte). Bot. Genre de champi- Une carafe d'eau bien fraîche puis versez,
Versez tout doucement, d'une main très légère. Quant à l'activité absolue, elle n'est plus
teur. Vue à une distance de 20 kilom. dans gnons de la famille des Mucorinées, tribu des désormais enveloppée en elle, elle s'est
le N. ou dans le S., elle parait séparée Mucorées, dont le thalle progresse en for- donné un objet; c'est en se l'opposant
en deux parties Que petit à petit votre main accélère qu'elle
par une dépression du ter- mant des arcades verticales régulières. La verte infusion; puis sugmentez, pressez prend conscience d'elle-même, et en opposant
rain. L'île Redonda, située à 400 mètres à ce moi empirique, dans lequel elle est
ABSINTHÉMIE s. f. (ab-sin-té-ml Le volume de l'eau, la main haute, et cessez
à l'O. de la pointe occidentale de Santa-Bar- rad. absinthe, des limites toujours elle
et du gr. aima, sang). Méd. Quand vous aurez jugé la liqueur assez claire. entrée, nouvelles,
bara, est de forme à peu prés circulaire et Etat du crée le monde extérieur, le monde des sens
a 200 mètres de diamètre. sang qui contient de l'absinthine ou
Cette lie a des d'autres Laissez-la reposer une minute encor: et de la conscience. Cette objectivation étnit
falaises accores sur une grande partie de son principes de l'absinthe.
Couvez-la du regard, comme on couve un trésor. nécessaire pour produire la connaissance,
contour; elle a 40 mètres de hauteur. L'île ABSINTHISME s. m. (ab-sin-ti-sme
Aspirez son parfum qui donne le bien-être car le moi fini ne peut se connaltre qu'en
Seriba, la troisième du groupe, est située au S. rad. absinthe). Etat maladif causé par l'abus de à un non-moi,
opposition si bien qu'on peut
de la précédente; elle n'a que 25 mètres de la liqueur nommée absinlhe, et affectant d'une Enfin, pour couronner tant de soins inouts, dire il n'y a pas de moi sans le monde, ni
haut. Sa forme est celle d'un coin de mire, façon plus particulière le cerveau de l'homme Bien délicatement prenez le verre, et puis de monde sans le moi. Le problème de la re.
avec une falaise à pic à l'E. et une partie et son appareil locomoteur Les troubles de Lancez, sans hésiter, le tout par la Ceaétra
présentation se résout alors de la manière
basse à l'O. Sur cette extrémité occidentale l'ABSINTHISME sont attribués à l'huile essea- suivante le moi limité se sont non pas
et presque au niveau de la mer, se trouve un tielle de l'absinthe. On distingue l'ABSIN- ABSINTROL s. m. (ab-sin-tol rad. ab-
seulement actif, mais passif; il n'agit pas
THISME chronique et l'ABSINTHISME aigu. sinthe). Chim. Huile oxygénée contenue dans
seriba, unique arbuste qui existe dans tout d'absinthe. seulement, il subit; il faut donc qu'il y ait
le groupe d'lies et dont la présence, sur un tel (Acad. de méd.) l'essence
au dehors de lui quelque chose d'agissant
rocher, n'est pas sans exciter quelque surprise. Encycl. Les effets de l'absinthe sur le Encycl. L'abainthol C10H16O, obtenu en qui le modifie; et ou placerait-il ce quelque
Roussin avait déjà signalé ce fait en 1820. système nerveux sont plus marqués rectifiant plusieurs fois l'essence brute sur la chose si ce n'est dans l'objet, dans le non-
que
L'Ile a pris le nom de l'arbre. L'lie du Sud- ceux de l'eau-de-vie, et ressemblent à l'in- chaux vive, est isomérique avec le camphre, moi ? La limite même que cet objet lui im-
dst n'a que 600 mètres de long de l'E. à l'O. toxication un acre. mais il n'en a pas les propriétés. C'est un li-
par poison narcotique pose fait naltre en lui le sentiment do
sur 150 mètres de large du N. au S. son Des expériences faites par quide d'une odeur pénétrante, d'une saveur
physiologiques nécessité qui est le caractère propre de l'ex-
altitude est de 15 mètres au-dessus du uiveau M. Magnan, dans des conditions variées, sur alcoolique. brûlante, dextrogyre; densité, C'est ainsi que s'explique la genesu
périence.
de la mer. Enfin, l'lie Guarila, qui doit plutôt différents groupes d'animaux, ont pleinement 0,973 (à 240); point d'ébullition, 200° environ; du monde extérieur et de la chose en soi
être considérée comme un rocher, est située confirmé cette opinion, émise par M. E. De- densité de vapeur, 5,3. L'acide le dans la conscience c'est ainsi que
sulfurique populaire;
XVII. 5 93 1
ls ABSO ABSO AB?0 ABSO
naît la perception externe ou sensible. En n'existent que dans leur rapport réciproque. cune autorité hors du sujet et du moi indivi-
quoi celle-ci a-t-elle raison ou tort dans ce veau de l'homme, qui est comme la synthèse Ils ne peuvent aboutir en morale qu l'in- duel. Si elle restait à l'état de substance non
qû elle affirme du monde extérieur? Si, définitive de cette série de progrès et le térêt, en esthétique qu'au plaisir, en reli- manifestée, elle serait comme si elle n'était
purlant du monde des sens, on le décrit tel dernier terme où s'achève son évolution. gion qu'au fétichisme et à l'anthropomor- pas pour le moi. qui ne se connaîtrait pas lui-
qu'on l'a vu ou touché on exprime une simple L'absolu dans la philosophie de Hegel. phisme. Voilà Dieu ramené à la mesure du même. Il faut donc que la substance intelli-
perception et on est dans son droit. Mais si relatif et du fini. Au-dessus de ces deux élé- gente se manifeste et cette manifestation est
Schelling plaçait l'absolu au-dessus de la
on le représente comme quelque chose qui ments, le moi et le non-moi, il faut donc en l'apparition de la raison dans la conscience.
pensée et de la nature; Hegel demande à
existe en soi, alors on exprime, non plus une admettre un troisième, l'absolu, qui est le La raison est donc à la lettre une révélation,
mais une pensée quoi sert ce principe, qui est hors des choses, fondement et la raison ontologique des deux une révélation nécessaire et universelle,
perception indiscutable, et s'il n'est pas en elles, leur développement qui
qu'on a formée soi-même et qui renferme autres. Ce troisième élément n'est pas seule- n'a manqué à aucun homme et a éclairé tout
c'est une contradiction même, le mouvement par lequel elles de- ment nécessaire
une contradiction;car viennent. pour fonder la morale, l'art homme à sa venue en ce monde Illuminat
manifeste une chose existant
L'absolu, pour lui, n'est pas au- et la religion; il l'est encore pour rendre omnem homiaem venientem in hune mundum.
que d'imaginer dessus de la réalité, il est la réalité elle-
en dehors de la conscience et du moi, et possible la .connaissance, et même la connais- La raison est le médiateur nécessaire entre
connue. Nous ne saisissons dans même, non pas double, comme Schelling l'a
sance du fini. Sans doute il est vrai de dire et de
cependant la Dieu et l'homme, ce logos de Pythagore
la conscience nous ne conçue, mais simple, unique pensée, l'idée, avec Fichte Sans moi, pas de non-moi.
et, par conséquent, seule essence et seule force, dont les divers Plnton, ce verbe fait chair qui sert d'inter-
connaissons que nos propres modifications; mais ces deux formules sont insuffisantes, il prète à Dieu et de précepteur à l'hommp,
processus expliquent la nature et l'esprit.
la conscience populaire ajoute donc à une faut ajouter Pas de relatif sans absolu et homme à la fois et Dieu tout ensemble. » Et
En un mot, le principe de l'univers n'est pas
science qu'elle a, celle du monde sensible, a transcendant', de nous et du réciproquement.. On voit que, pour Cousin, dans son Cours de 1828, leçon VI « Kant,
au-dessus
une science qu'elle ne saurait avoir, celle du comme pour les philosophes allemands après avoir arraché au sensualisme les caté-
monde, il est immanent., présent à l'homme la connaissance de
monde en soi. La réflexion philosophique, au et à l'univers et le fond de leur être il n'est successeurs de Kant, gories, leur a laissé ce caractère de subjecti-
contraire, nous enseigne que ce que nous et pensée; il est simple- l'absolu est l'essentiel objet et la condition vité qu'elles ont dans la réflexion. Or, si elles
c'est toujours et unique- pas double, nature essentielle de la philosophie. vous
voyons et savons, ment esprit, raison, idée. L'idée seule est la sont purement subjectives, personnelles,
ment nous-mêmes. Cousin a essayé de montrer comment on n'avez pas le droit de les transporter hors de
force latente sous toutes les actions physi-
En résumé, le noumène de Kant, l'absolu, peut atteindre l'absolu par la méthode d'ob- vous, hors du sujet pour lequel elles sont
ques et intellectuelles; et sa doctrine se ré-
en
ne saurait être, selon Fichte, extérieur au sume par cet aphorisme a Tout ce qui est servation psychologique. C'est surtout faites. Après avoir commencé par un peu
moi. C'est le moi lui-même, mais le moi saisi rationnel est réel, tout ce qui est réel est quoi il se distingue des philosophes alle- d'idéalisme, Kant aboutit au scepticisme. Le
dans son activité pure, d'où sortent à la fois mands. Il compte quatre degrés différents à problème contre lequel ce grand homme a
rationnel. Par conséquent, la science mal-
le moi déterminé et le non-moi déterminé, travers lesquels l'observation arrive à l'ab- fait naufrage, est le problème que la philo-
tresse est la logique, la science de l'idée,
d'où se déduisent les lois mêmes de la con- solu. D'abord nous découvrons, dans la i sophie moderne trouve encore devant elle.
c'est-à-dire de l'être ou de l'absolu, identique
naissance, le temps, l'espace, les catégories. à la métaphysique. Les lois de la pensée sont sphère rationnelle, des principes auxquels il J'en ai donné autrefois une solution que le
nous est impossible de refuser notre assen- temps n'a point ébranlée. Cette solution est
Fichte, dit très bien M. Ducros, a lu la cri- celles de l'existence, les manifestations de
tique de Kant avec les verres de Spinoza; il sont aussi celles de la les timent, et dont le contraire implique contra- la distinction de la raison spontanée et de la
l'esprit nature, et la métaphysique,
voit, dans le moi primitif, une vraie subtance différences des idées sont les diversités de la diction. Les mathématiques, raison réfléchie. Si Kant, sous sa profonde
absolue; et tandis que Spinoza donne à sa matière. la morale et la physique générale nous offrent analyse, avait vu la source de toute analyse,
substance première les deux attributs de des exemples de ces principes. A ce premier si, sous la réflexion, il avait vu le fait primitif
Fichte avait distingué trois moments du
l'étendue et de la pensée, Fichte semblable- degré l'absolu est une loi de l'esprit humain, et certain de l'affirmation pure, il aurait vu
moi; Schelling, trois moments de la nature; une forme, une catégorie, un la raison,
ment, dérive de son moi absolu le non-moi et une croyance, que rien n'est moins personnelique
Hegel distingue, à son tour, trois moments de de l'affirmation
le moi.. trois phases toute principe nécessaire. Mais la nécessité détruit surtout dans le phénomène
l'idée, par où passent l'absolu qu'elle prétend fonder, en lui impri-
L'absolu dans la philosophie de Schel- pensée et toute chose thèse, antithèse, syn-
thèse. La thèse et l'antithèse, d'abord en
mant un caractère de rêflexivité, et par con- subjectif, et que les vérités qui nous sont
ling. Fichte plaçait l'absolu dans le moi, qui, séquent de subjectivité, de relativité et d'in- ainsi données sont des vérités absolues, sub-
dans son système, se détermine, se crée pour contradiction, se concilient, s'identifient en-
suite dans la synthèse. Cette loi s'applique à dividualité, par le rapport qu'elle lui impose jectives, j'en conviens, par leur rapport an
ainsi dire lui-même, en créant le monde avec le moi, siège de l'individualité et de la moi dans le phénomène total de la conscience,
de là le nom d'idéalisme donné à la plus haute notion de la raison, celle de
subjectif réflexivité, de la subjectivité et de la rela- mais objectives en ce qu'elles en sont indé-
ce système. commence l'être indéterminé. Cet être n'est pas telle ou
Schelling par établir tivité.
pendantes.
La raison n'est pas subjective;
la réalité du monde, comme nécessaire au telle chose, il n'a aucune détermination, Non seulement nous sommes dans l'im- le sujet, c'est moi, c'est la personne, la li-
sinon, il ne serait pas l'être en général, et on
moi, qui sans le monde n'arriverait jamais à possibilité de ne pas croire aux divers prin- berté, la volonté. La raison n a aucun carac-
la conscience. Le moi, ne se posant que dans peut dire également de lui qu'il est tout et mais en outre nous sommes et de liberté. Qui a jamais
cipes rationnels, tère de personnalité
une relation avec la nature, ne saurait être qu'il n'est rien, qu'il est l'être et qu'il est le dans l'impossibilité de ne pas croire dit ma vérité, votre vérité?. Quand nous
c'est un pur néant. Si l'on qu'ils
l'absolu. D'autre part, cette nature elle-même non-étre;
dit Hegel, l'être comme un des
sont vrais en eux-mêmes, indépendamment parlons du monde, nous n'en parlons pas sur
n'est pas le principe premier; car, si elle n'est considère, de la vérité que notre esprit est forcé de leur la foi du sujet que nous sommes, car nous en
pas peusée, elle n'est rien. Donc, l'absolu ne prédicats de l'absolu, on aura la définition et incom-
attribuer. C'est le second degré de l'absolu. parlerions sur une autorité étrangère
doit être placé ni dans le moi ni dans le non- l'absolu est l'être; c'est la définition la plus
Mais ici même, dit Cousin, nous ne sortons pétente, mais nous en parlons sur la foi de la
moi, puisqu'ils sont déterminés l'un par l'au- élémentaire, la plus abstraite et la plus vide.
de la nécessité de Dieu,
C'est la définition des Eléates, et aussi la que par la nécessité; l'absolu raison en soi. Quand nous parlons
tre, nécessaires l'un à l'autre, mais non pro- est encore réflexif, c'est-à-dire rapporté au nous avons le droit d'en parler, parce que
duits l'un par l'autre. L'absolu est leur source délillition fameuse par laquelle Dieu est re-
moi, c'est-à-dire subjectif, c'est-à-dire relatif. nous en parlons d'après lui-même, d'après la
il règne au-dessus au- présenté comme l'essence da toutes les réa-
commune, d'eux, Après avoir considéré l'absolu comme idée, raison qui le représente..
dessus de toute relation, en dehors de toute lités. Cet être pur n'est que l'abstraction
comme principe rationnel, nous le tirons de
condition. Telle est la conception de l'absolu pure, et, par conséquent, la négation abso- de l'absolu. Les
cet état d'abstraction pour le rattacher à la —Critique des philosophies
lue, qui, considérée dans son état immédiat, diverses de l'absolu ne sauraient
que nous offre la philosophie de Schelling. substance qui le constitue et du sein de la- philosophies
L'harmonie du moi et du non-moi ne peut est le non-être. De là on tire cette seconde à la raison. tenir devant le principe de la subjectivité ou,
définition de l'absolu l'absolu est le non-être. quelle il apparaît En d'autres
de la relativité de
s'expliquer, selon ce philosophe, que par un nous rapportons les vérités absolues comme on dit aujourd'hui,
Au fond, c'est là ce que veulent dire ces pa- termes, la connaissance. Kant a, le premier, déve-
principe commun où ils sont identiques et à l'être absolu, à la substance unique, uni-
qui est l'absolu.. On ne saurait, dit-il, con-
roles que la chose en soi est indilerminée et
éternelle. Mais l'axiome qui loppé ce principe. Hamilton, en ce siècle, l'a
entièrement verselle, infinie,
cevoir en même temps comment le monde dépourvue de formes et de contenu, fonde l'absolu à ce troisième opposé à Schelling et à Cousin, établissant,
ou bien degré est sub-
objectif subit en nous l'influence des repré- que Dieu est la plus haute essence et lui-même, étant encore un principe par une argumentation décisive, qu'il frappe
jectif
sentations, et comment nos représentations qu'il n'est que cela; car, de cette manière, on
nécessaire, une loi, une forme, une catégorie. de nullité et détruit, pour ainsi dire, à la ra-
obéissent à l'influence du monde objectif, se représente Dieu comme une négation. Le cine toute prétention à la connaissance de
Nous montons plus haut et nous atteignons
s'il n'existait entre ces deux mondes, le néant des bouddhistes, qui est le commence- l0 quatrième Toute relativité, toute l'absolu. Voici comment peut se résumer cette
ment et la fin des choses, exprime la même degré.
monde ¡dé il et le monde réel, une harmonie toute réflexivité dans critique.
abstraction. » Mais la contradiction intime subjectivité, expire
préétablie. Mais on ne peut concevoir cette l'intuition spontanée de la vérité absolue, C'est un fait de la dernière évidence que
harmonie si l'activité, qu'enferme l'être pur se résout dans le deve- l'essence de la pensée en acte est la détermi-
preétablie, qui produit sans'croyance nécessaire, sans aucun mé-
le monde objectif, n'est pas primitivement nir:être et n'être pas, c'est devenir; ce qui de- nation. d'un ne
vient existe déjà et n'est pas encore, comme ce lange de personnalité que la conscience pure L'intelligibilité objet consiste,
identique avec celle qui se manifeste dans de l'aperception pure de la raison pure. Ce si on peut le dire, que dans sa déterminabi-
la volonté, et réciproquement.. qui est en mouvement est ici et n' y est déjà lité. Penser, en général, c'est limiter. Com-
sont les termes mêmes de Cousin.
L'absolu de Schelling, plus. « Que l'ou analyse, dit Hegel, l'idée de c'est voir un terme en rapport avec
est, comme on le on y trouvera la détermination de
De ces quatre degrés de l'absolu, les trois prendre,
devenir, un autre, c'est voir comme un ce qui est
voit, une sorte de raison impersonnelle, en-
comme de son le premiers rentrent les uns dans les autres, et
le moi et le non-moi, l'être, aussi contraire, néant; donné comme multiple. Juger, c'est unir ou
veloppant qui sont en on accordera ces deux déterminations présentent tous les caractères communs de
elle une seule et même chose; on peut donc que réflexivité et de subjectivité. Ils se ramènent séparer; c'est-à-dire ramener à l'identité le
se trouvent réunies dans une seule et même re-
dire qu'il est l'indifférence, c'est-à-dire l'ab- donc à deux degrés: celui de la réflexivité, divers, ou voir le divers comme tel. Dans tous
sence de différence; présentation. » L'être réel, l'absolu vrai, c'est ces cas, l'acte a pour base et pour condition
ou, en d'autres termes, donc le devenir, le développement des choses,
c'est-à-dire de la croyance, et celui de la
l'identité des contraires. De là le nom de ou de l'aperception absolue. Le une pluralité de termes. Toute conception,
d'uue première contradiction spontanéité
philosophie de l'identité. De cette source produit qui se sens commun s'arrête au premier degré; il tout jugement, toute pensée enfin, ne se réa-
renouvelle à tous les degrés de l'existence et lise que par la position de termes distincts,
unique étoanent la nature, qui est la réalité, se borne à la croyance nécessaire, mais rela-
la raison et la pensée, de la pensée. c'est-à-dire par une limitation. La pensée
existante; qui est tive au moi; la philosophie s'élève au second;
L'absolu dans la philosophie de Cousin, pure et indéterminée est non seulement im-
l'idéal, la raison pensante elles ne peuvent il ne lui suffit pas de croire elle demande à
se contredire, et se développent toutes deux Avec Victor Cousin, l'absolu, dont ne s'était la spontanéité le savoir absolu. possible, mais encore inconcevable, car toute
suivant la même loi. La science se divise ni occupée ni souciée l'école de Condillac, Cette distinction de la raison réfléchie et pensée a un objet, et l'objet, en tant qu'exis-
donc en philosophie de la nature et philo- fait son apparition dans la langue philo- de la raison spontanée ou impersonnelle pa- tant ou pensable (ce qui est ici la même chose)
sophie de esprit son unité et sa perfection sophique de la France. L'absolu, selon Cou- rait être la doctrine fondamentale de Cousin. n'existe ou n'est objet qu'autant qu'il est ceci
seraient dans la fusion des deux éléments, sin, est connu par la raison. La raison n'est C'est par là qu'il se flattait à ce ou cela, ou non ceci, non cela. Mais, sous la
d'échapper
du réel et de l'idéal, de la nature et de la pas seulement, comme le veut Kant, la rai- le scepticisme de Kant, et de forme positive comme sous la forme priva-
qu'il appelait
pensee. Cette fusion se réalise dans l'art. son humaine c'est puremept et simplement passer de la psychologie à l'ontologie. « Plus tive, la pensée contient toujours nécessaire-
L'art est, en quelque sorte, le témoin de la raison. C'est parce qu'elle est imper- que jamais fidèle à la méthode psychologique, rement une relation.
l'identité essentielle de l'esprit et de la na- sonnelle, qu'elle peut connaître l'absolu. En dit-il dans la préface de ses Fragments phi- L'œil de l'esprit est comme l'œil du corps,
ture. L'activité esthétique sertde trait d'union analysant l'esprit humain, on y distingue losophiques (édition de 1828), au lieu de sortir et l'objet intelligible est comme l'objet visible.
entre eux. Le monde objectif nous apparaît trois facultés la seusibilité, l'activité et la de l'observation, je m'y enfonçai davantage, L'objet matériel ne peut être vu, c est-à-dire
comme la poésie primitive de l'esprit, qui n'a raison, qui, dans leurs combinaisons, com- et à un degré où Kant n'avait pas pénétré; être objet pour la vue, qu'en tant qu'il est
pasencore conscience. C'est pourquoi Schel- prennent et expliquent tous les faits psycho- sous la relativité et la subjectivité apparentes circonscrit et limité par des différences; la
ling considère la philosophie de l'art comme logiques. Dans l'activité seule réside le moi des principes nécessairus, j'atteignis et dé- complète uniformité de couleur, qui n'est que
l'organe général de lit philosophie, et la clef prmpretnent dit, la personne, le sujet; à la mêlai le fait instantané, mais réel, de l'aper- la complète privation de différences, rend
de voûte de tout l'édifice. On s'explique ainsi sensibilité appartiennent les sensutions; à ception spontanée de la vérité, aperception toute perception visuelle impossible, en ôtant
très bien le rôle que joue l'imagiuation dans la raison les principes universels, les idées qui, ne se réfléchissant point immédiatement la condition essentielle de l'opération, la limi-
la philosophie naturelle de Schelliug. On y nécessaires de causalité, de substance, elle-même, passe inaperçue dans les profon- tation de l'objet, ou mieux l'objet. Les ténè-
voit la uature se développer parallèlement à toutes les notions absolues enfin. Les sensa- deurs de la conscience, y est la base véritable bres complètes en donnent un exemple. De
l'esprit, dont elle est l'image. On la voit, une tions et les faits rationnels ont cela de de ce qui, plus tard, sous une forme logique même, l'objet intellectuel ne peut être pensé,
fois tombée de l'absolu, passer, comme l'es- commun qu'ils sont involontaires, et que et entre les mains de la réflexion, devient une c'est-à-dire être objet pour l'entendement,
prit, à travers trois moments la thèse où nous ne nous les imputons pas ils n'appar- conception nécessaire. Toute subjectivité avec qu'en tant qu'il a des termes idéaux distincts;
elle est simplement matière, s'affirmant elle- tiennent donc pas au moi; ils ne sont pas toute réflexivité expire dans la spontanéité de la complète indétermination, ou la complète
mime par la pesanteur; l'antithèse où elle subjectifs dans la sens rigoureux du mot. La l'aperception. Mais l'aperception spontanée suppression des éléments de relation, anéan-
se nie en devenant forme et lumière la syn- raison donc, bien qu'unie au moi, au sujet, est si pure qu'elle nous échappe c'est la lu- tit la possibilité de la pensée, en détruisant la
thèse où la matière et la forme, c'est-à-dire n'en dépend pas; elle est essentiellement mière réfléchie qui nous frappe, mais sou- condition fondamentale de l'acte. C'est ce
la négation et faffirmation, se concilient impersonnelle. C'est une lumière dont tous vent en nous offusquant, de son éclat infidèle, qui a lieu dans le sommeil profond. Il faut
dans le corps organisé. Telle que nous la sont pourvus, mais qui n'appartient à per- la pureté de la lumière primitive. La raison qu'un bâton ait deux bouts. Essayez de sup-
connaissons, la matière est toujours une sonne. Les vérités nécessaires qu'elle en- est, en quelque sorte, le pont jeté entre la primer les deux bouts ou même un seul, et
synthèse, c'est-à-dire une organisation elle seigne sont donc soustraites à ce caractère et l'ontologie, entre la conscience aussitôt l'objet devient inintelligible, ou plu-
psychologie
est vivante dans ses moindres parties, comme de subjectivité qui leur ôte toute autorité et l'être; elle descend de Dieu et s'incline vers tôt disparaît il n'y y plus d'objet. Aucun
dans ses manifestations. La dans les systèmes idéalistes, et dans celui de elle apparaît à la conscience comme objet de la conscience,aucun objet des sens,
plus prodigieuses homme
vie est dispersée partout le grain de sable, Kant en particulier. Du moi et du non-moi un hôte qui lui apporte des nouvelles d'un aucun objet delà raison n'échappe à cette
le globe terrestre et tous les astres du ciel réduits à eux seuls on ne peut faire sortir monde inconnu, dont il lui donne à la fois et nécessité. L'absolu se résout donc pour l'en-
en sont animés elle monte de la pierre, où ni une morale, ni une esthétique, ni une re- l'idée et le besoin. Si la raison était person tendement humain à l'indéterminé. Mais l'in-
elle est comme endormie, au végétal, à ligion. Ce sont deux éléments relatifs qui nelle, elle serait de nulle valeur et sans au- détermination n'est qu'une possibilité logique
puis
ABSO ABSO ABSO ABSO 19
essentiellement vide, et la notion même de exact, nul scrupule sur la valeur fixe des si- tion s'opère le plus rapidement possible. La férentes. Une solution de potasse ou de sonde
l'indéterminé est, au sens rigoureux, une idée gnes employés, pas d'habitudes scientifiques ouate est un absorbant précieux qu'on uti- en excès absorbe entièrement l'acide carbo-
contradictoire qui se détruit en se posant. c'est le trait qui frappe quand on lit les écrits lise avec avantage dans le pansement des nique, il se forme un carbonate. Si on rem-
Nous ne réfuterons pas ici les diverses phi- de Cousin et de ses disciples. Il a pris chez plaies ou des brûlures. On la laisse en place place la solution alcaline par de l'eau de
losophies de l'absolu qui se sont succédé en ses maîtres allemands le goût des grands deux, trois ou quatre jours consécutifs, et chaux, l'absorption n'est pas absolument to-
Allemagne. Nous nous bornerons à montrer substantifs abstraits. Il n'a pas appris des phi- quelquefois davantage. Par ce moyen, le pro- tale et l'acide carbonique restant conserve
les contradictions vraiment prodigieuses de losophes français et anglais du XVIIIe siècle à fesseur Alphonse Guérin, de Paris, obtient une force élastique constante tant que la
la doctrine de Cousin, laquelle a régné long- lestraduire etàles réduire en propriétés etat- des guérisons si rapides, que la presque to- température demeure invariable et qui aug-
temps dans notre Université. tributs. Comme les philosophes des premiers talité des chirurgiens imitent son exemple, mente en même temps que la température
La subjectivité ou relativité de la connais- temps, il en fait des êtres métaphysiques, dé- et aujourd'hui on ne pratique guère d'ampu- s'élève. Le bicarbonate de chaux est, en effet,
sance consiste en ceci, que l'objet de la tachés et indépendants des réalités, qu'il tations, de résections ou de désarticulations, à l'état de dissociation et la tension croit
connaissance est nécessairement déterminé substitue, sans s'en apercevoir, aux réalités. sans mettre parmi les pièces du pansement avec la température.
comme tel par les facultés du sujet connais- Pour un analyste, la conscience n'est pas au- une assez forte couche de ouate. On évite C'est à ce phénomène qu'or. attribue an-
sant, par la constitution de l'esprit, que nos tre chose que le nioi conscient, la raison n'est ainsi la septicémie, la pourriture d'hôpital, jourd'hui la constance de la proportion d'a-
jugements quelconques, particuliers ou uni- pas autre chose que l'esprit saisissant les l'infection purulente, qui emportaient autre- cide carbonique dans l'air, imputée autrefois
versels, dépendent de notre nature mentale principes et les rapports généraux. Cela est fois un si grand nombre de malades. Quant à la compensation entre le dégagement de
et n'ont pas, ne peuvent pas avoir, en tin de simple et clair. Cousin réalise ces abstractions à l'amadou, c'est un absorbant qu'on utilise ce gaz par les animaux et les combustions
compte, d'autre garantie. Il n'y a pas à dis- et nous jette dans l'obscurité. La Conscience assez souvent, non seulement pour arrêter lentes on vives, et son absorption par les
tinguer entre l'affirmation primitive et spon- enveloppe le moi, mais le moi n'en remplit les piqûres de
sangsues, mais encore pour plantes. La mer contenant du carbonate de
tanée et l'affirmation réfléchie. La première pas la capacité; la Raison s'y trouve unie à favoriser la cicatrisation des plaies. Enfin chaux dissous, et ayant une température qui
est subjective, comme la seconde, puisqu'elle la personne, mais elle est distincte de la per- les oudres de ris, de lycopode, d'amidon, varie peu, est le grand régulateur d'acide car-
est, comme la seconde, un produit du sujet sonne. Puis viennent les expressions mysti- rendent tons les jours les plus grands ser- bonique, absorbant l'excès ou comblant le
connaissant. N'est-ce pas en vertu des lois ques naturellement empruntées à la religion vices en applications topiques contre l'érysi- déficit suivant le cas; ce qui n'empêche pas
de notre esprit, de notre nature mentale, que par cette espèce de poésie métaphysique. La pèle, l'intertrigo, les rougeurs, et la plupart les combustions, les animaux et les végétaux
nous apercevons, que nous jugeons, que nous Raison descend du ciel et s'incline vers des maladies rebelles de la peau. d'avoir une influence locale sur la proportion
affirmons, dans le premier moment, dans le l'homme; elle découle du sein même de la Les absorbants internes utiles contre la gas- d'acide carbonique.
moment de l'intuition spontanée, comme dans substance éternelle; c'est un hôte qui apporte trite chronique, la gastralgie, les éructations, — 2° Absorption des gaz par les solides.
celui de la réflexion Ce sont ces lois de l'es- à la conscience des nouvelles d'un monde in- les renvois, les vomissements, la Les solides absorbent les gaz en proportions
comptent
prit, de la nature mentale, ce n'est pas l'in- connu c'est le Verbe qui éclaire tout homme craie préparée, le charbon de bois, la magné- très variables non seulement suivant la sub-
tervention de la volonté et de la réflexion à sa venue en ce monde. sie, Je sous-nitrate de bismuth parmi les plus stance du corps solide, mais aussi suivant sa
qui détermine la forme de la pensée et qui Ce qu'il y a de fâcheux, c'est qu'avec toute connus. Ils forment sur les parois du tube texture. Cette absorption a tantôt le carac-
donne à nos connaissances le caractère sub- cette éloquence, Cousin ne parvient pas à se gastro-intestinal un enduit isolant qui ab- tère d'une simple condensation du gaz, tan-
jectif dont parle Kant. C'est donc à cette débarrasser du fantôme de la subjectivité. sorbe les gaz, concrète les liquides, arrête tôt celle d'une combinaison
chimique possé-
nature, à ces lois qu'il faudrait soustraire L'absolu qu'il poursuit lui échappe et il se tous les flux, qu'ils soient de nature séreuse dant une tension de dissociation. L'absorption
cette raison spontanée qu'on va chercher au trouve, comme le lui dit un jour Schelling,
1 ou muqueuse. par le charbon, l'une des plus remarquables,
fond de la conscience; et il ne sert à rien de n'avoir mis la main que sur un relatif. Par- rentre dans la première espèce.
ABSORBEMENT s. m. (ab-sor-be-man — Elle est uti-
dire qu'elle échappe à l'action de la volonté. tout il laisse voir la faiblesse et l'indécision lisée pour débarrasser les voies digestives
Ces lois de l'esprit, la réflexion les analyse, de la position doctrinale rad. absorber). Etat d'un esprit absorbé Dans
qu'il a prise et sur son AHSORHEMENT il ne vit rien de ce qui se
des gaz carbonés ou sulfurés qui peuvent
s'y
les formule, les classe, mais ne les crée pas; laquelle il lui était difficile de s'entendre avec
développer. Les gaz les plus absorbables
pasaait auprès de lui. par
elle ne crée pas davantage, mais se borne à lui-même. Cette raison qui descend de Dieu le charbon sont aussi les plus solubles dans
saisir et à constater le caractère subjectif de et s'incline vers l'homme, il faut bien qu'elle ABSORPTIOMÈTRE s. m. (ab-sor-psi-o- l'eau et les plus facilement Voici
liquéfiables.
la connaissance. Cousin veut à toute force s'unisse à la personnalité, qu'elle se mani- mè-tre rad. absorption et mètre). Chim. d'après Th. de Saussure les volumes des dif-
qu'elle le crée, confondant ainsi, ce qui sem- feste au moi, car « elle restait à l'état de
Appareil pour mesurer l'absorption des gaz férents gaz absorbés par un volume de char-
ble à peine croyable, la subjectivité de la substance non manifestée, elle serait pour le par les liquides dans les analyses chimi- bon sous la pression atmosphérique.
connaissance avec la connaissance de la sub- moi comme si elle n'existait pas ». Ce sont ques.
jectivité. ses propres expressions. Elle n'existe donc
Tout l'effort de Cousin, et rien n'est plus pour le moi que dans la mesure où elle entre ABSORPTION s. f. Encycl. Chim.
embarrassé et plus malheureux 1o Absorption des gas par les liquides. Quand
que cet effort, en rapport avec le moi, c'est-à-dire dans la
est de justifier la restriction un gaz est mis en présence d'un liquide sans
qu'il lui plaît mesure où elle sort de l'absolu, où elle devient
au sens kantiste des mots sujet, relative et personnelle. Ce n'est plus la rai- action chimique sur lui, il est partiellement
d'imposer
Il faut que la raison son en soi, la raison infaillible et divine absorbé et la quantité de gaz absorbée est
subjectif, subjeclivité. que
nous donne toute sûreté contre le scepti- je trouve dans la conscience, c'est une raison proportionnelle à la masse du liquide et à la
cisme et c'est on veut qu'elle at- pour le moi, il faut bien dire le mot, une rai- pression finale du gaz, du moins pour les gaz
pourquoi car Bunsen a démontré
teigne l'absolu, 1 existence en soi, le noumène; son subjective. peu absorbables, que
et c'est pourquoi on ne peut souffrir qu'elle l'absorption croit plus rapidement que la
Disons, eu terminant, que les diverses phi-
soit subjective, personnelle. Mais le moyen losophies de l'absolu, qui ont été en grande pression pour les autres; elle diminue géné-
de mettre la raison hors du moi, hors de la faveur dans la première moitié de ce siècle, ralement quand la température s'élève et
en avait trouvé ont perdu, surtout depuis 1870, presque toute elle devient nulle à la température d'ébulli- Le charbon absorbe aussi la vapeur d'eau
personne ? Schelling un,
vraiment la dis- influence et toute autorité sur les esprits. tion du liquide. et une foule d'autres
Schelling auquel appartient gaz. Cette condensation
tinction de l'intuition intellectuelle et de la L'empire, dans le monde intellectuel, a passé Quand on peut admettre la loi de propor- du gaz dans les pores du solide est accom-
réflexion. Il déclarait l'intuition intellectuelle au positivisme, à l'associationnisme et au cri- tionnalité à la pression, on appelle coeffi- pagnée d'un dégagement de chaleur sans
et supérieure à la conscience; il ticisme. cient d'absorption ou de solubilité d'un gaz qu'il y ait nécessairement combinaison et la
étrangère
l'attribuait à une faculté spéciale de l'absolu, dans un liquide, à une température don- mise en liberté du gaz exige une dépense de
ABSOLUTION s. f. —Encycl. Jurisp. L'ab- née, le volume de gaz absorbé, à cette chaleur. C'est ce qui explique le fait suivant
dans l'acte duquel disparalt toute différence
entre le sujet et l'objet, toute opposition en- solution, en droit criminel, résulte d'un arrêt température, par l'unité de masse du li- qui paraît extraordinaire au premier abord.
tre l'existence et la connaissance. Il ajoutait rendu, après délibération par la cour d'assi- quide lorsque le gaz non absorbé a une Si dans une cloche contenant de l'hydrogène
ses, en faveur d'un individu, bien qu'il ne de 1 atmosphère, ou, ce qui re-
que nous sortons de l'intuition intellectuelle
soit pas innocent. Ce dernier membre de
pression on introduit un charbon imprégné de chlore, il
comme d'un état de mort pour nous éveiller vient au même, le rapport entre le volume y a formation d'acide chlorhydrique avec ab-
à la conscience et à la réflexion. Dans sa phrase est fait pour étonner au premier abord, du gaz absorbé par unité de masse du li- sorption de chaleur (Melsens), bien que la
et l'on peut se demander dans quels cas les
pensée, la conscience etla réflexion n'étaient quide et la force élastique finale du gaz non
magistrats sont appelés à rendre une telle absorbé (le volume du gaz absorbé étant
que le même état, un état avec lequel l'intui- gement de chaleur quand les gaz sont libres.
sentence. Ces cas sont au nombre de trois censé mesuré sous la pression du MM. Berthelot
tion n'avait aucun rapport. Il est facile d'ob- toujours et Guntz (1884) ont fait re-
1er cas le jury admet en faveur du coupable gaz non absorbé). Ainsi défini, le coefficient
jecter à Schelling que si entre l'intuition et
l'existence d'une excuse absolutoire 2e cas marquer que la réaction est accompagnée de
la réflexion il n a aucun est une quantité bien détermi- la mise en liberté d'une partie du chlore con-
lien, aucun pas- le fait incriminé ne présente
d'absorption
pas la réunion née et caractéristique du gaz. Etant donné ce qui absorbe
sage, nous ne pouvons, dans le second de ces de tous les éléments reconnus nécessaires
densé, de la chaleur.