Vous êtes sur la page 1sur 20

Introduction

:
S 1. Notions d’institutions internationales
L’institution :

• désigne un phénomène établit par l’homme par opposition à ce qui est établit par la nature

• sa caractéristique c’est qu’elle est susceptible d’une certaine permanence, d’une certaine
stabilité.

• Elle désigne également un régime juridique particulier régissant une situation donnée
d’institution du monde.

• Les principaux organes définis par le droit constitutionnel d’un pays et leur mode de
fonctionnement (les institutions de la république tunisienne)

Univerationels (ADJ) :

• Ce qui concerne le rapport des nations entre elles

• Ce qui ne relève pas de droit interne

Internationale :

• Elle a été inventé en 1789 par un philosophe et juriste anglais (J, Bentham) qui opposait dans
son ouvrage « an introduction to the principals of moral and legislation » ; institional law,
national law, municipal law.

• Il y avait avant Bentham d’autres expressions pour désigner le rapport entre les Etats :

• « le droit naturel / le jus gentam» en droit grecque

• en droit romain le changement de la terminologie s’explique par l’apparition de l’Etat
moderne, de l’Etat nation, de l’Etat qui se définit par sa base nationale qui est une nation.

• Les institutions internationales sont les règles juridiques ainsi que les
structures ou les organisations communes à plusieurs ou à tous les
Etats.

• Les institutions sont alors les éléments constitutifs de ce qu’on
appelle la société internationale
• Jean Charpentier « les institutions internationales désignent à la fois les organismes qui
composent la société internationale et les règles de droit qui régissent leurs rapports »

SS I. Délimitation du champ d’Etude
• Etude des normes instituant les relations internationales

Les relations internationales :

• Marcel Merle « les flux de toutes origines et de toute nature qui traversent ou qui tendent à
traverser les frontières »

• Rapports interétatique : mettant en rapport les Etats à travers leurs organes (rapport
diplomatique, traités...)

• Rapports transnationaux : des rapports internationales entre individus ou groupes qui relèvent
d’Etats différents mais qui n’empruntent pas les canaux interétatiques (relations commerciales,
échange intellectuels, circulations des infos...)

• Etude qui insiste sur la dimension juridique des relations
internationales

• C’est une étude juridique

• L’étude des institutions internationales regroupe le droit international qui a pour objet d’étudier
les règles juridiques applicables à la société internationale

• Ainsi le droit international détermine le contenu des règles, leur interprétation et dans quelle
mesure elles sont appliquées.

• Mais, à la différence du droit internationale, l’étude des institutions internationale ne porte
pas sur les règles de fondement des relations internationales, c’est plutôt un enseignement
d’initiation qui sert à repérer les grandes questions juridiques internationales.

nécessité d’intégrer une dimension relationnelle. • L’étude des institutions internationales insiste sur la dimension juridique des relations internationales • Une dimension qui se justifie en raison du développement constant du domaine matériel des relations internationales. sociales. Les caractéristiques des institutions internationales • Les institutions internationales s’insèrent dans une société internationale. • Mais la dimension juridique reste incomplète et partielle en raison de : • Chaque Etat cherche à exercer sa souveraineté dans sa plénitude et de supporter difficilement la contrainte extérieure : la société internationale est décentralisée • L’Etat est à la fois la source du droit international et son objet : une certaine précarité de cette soumission de l’Etat à l’ordre juridique international • La divergence des interprétations du droit international en fonction des intérêts étatiques • Lorsqu’un Etat estime qu’à la réalisation de la règle à laquelle il s’est engagé ne satisfait plus ses intérêts. mais également économiques.M Dupuy) Donc. historiques. soit à la contestation de son application à une situation déterminée : le droit international est subordonné à la politique et les rapports de puissance sont omniprésents (selon le professeur P. c’est-à-dire une approche d’une relation internationale ou d’une étude internationale • C’est-à-dire en revenant au fait à la réalité et pour appréhender les phénomènes internationaux. géographiques … S 1. ces approches pluridisciplinaires puissent dans différentes sources non pas uniquement juridiques. il a tendance notamment s’il s’estime puissant à faire recours soit à la réinterprétation du contenu de la règle. La société internationale : .

c’est le cas de la société internationale. • Distinction entre institution interne et institution internationale : Critères de Institution Interne : Institution comparaison : Internationale : • Structure de • Structure hiérarchisée : la • Identification entre la société : distinction entre gouvernants et gouvernés gouvernants et gouvernés • Les gouvernés sont les • Les gouvernés sont des Etats et les organisations individus (personnes internationales qui sont physiques) et des nombreux d’où la groupements (personnes difficulté de leur appliquer morales) des règles uniformes. • La société internationale est « l’ensemble des sujets reconnues à une époque donnée par le droit internationale » (Bedjaoui) • Il existe une différence de nature entre cette société internationale et la société interne et c’est cette différence qui permet de percevoir la différence entre les institutions internes et les institutions internationales. certain ordre dans la • Les gouvernants sont société internationale. l’intérêt personnel. ils une minorité qui exercent leurs fonctions s’approprie la fonction via les traités de manière de commandement du qui servent leurs intérêts groupe et imposent un propres. internationales eux- • C’est-à-dire les mêmes qui se mettent gouvernants sont d’accord pour impose un soumis au droit. • Il n’a pas de distinction entre • Le pouvoir des gouvernants autorité constituante et .• La société est L’ensemble des individus entretenant des rapports qui peuvent être des rapports de lutte ou de coopération de conflit ou de solidarité • Toute société s’excrète du droit qui va la régir « ubi societas jus ». ordre social à la majorité • Ce sont les Etats qui créent les écrasante de la société normes internationales (la • Normalement ce groupe coutume ou de traités) et ce exerce ses fonctions dans sont les Etats qui sont les l’intérêt général et non dans destinataires. • Dans une société ces • résistance aux sanctions gouvernés représentent les • Les gouvernants sont les majorités gouvernées par Etats et les organisations une minorité.

ils édictent les règles de droit international par un accord des volontés. est répartit entre ces constituée. « autorité constituante » et « autorité constituée ». • Règle de • Selon Jean • Pour l’utilité : les règles droit : Charpentier : utiles à tous les Etats et • Fondement du • L’utilité de la règle : étant donc universelles rares. arrêt rendu élaboration) et de fond dans l’affaire du Lotus. • L’accord de volonté revêt deux formes : • Une forme écrite : le traité : un accord de volonté destiné à produire . il n’existe pas de • La constatation des hiérarchie entre les organes infractions est effectuée Absence législateurs. ce qui permet de limiter le • Le pouvoir est donc dispersé pouvoir entre égale souveraineté et il • C’est la distinction n’existe d’autorité centrale sur fondamentale entre tous les Etats. • Technique • L’élaboration des règles est • Elles restent « primitives » (Jean Charpent des mises en confiée au législateur (lois) ou • de législateur international qui œuvre à l’administration édicte la loi de manière (règlements) : unilatérale. législateur international • La validité de la règle : « les règles de droit liant étant élaborée par dans les Etats procèdent de la le respect des conditions volonté de ceux-ci » (Cour de forme (respect de la permanente de justice procédure de son internationale. (conformité aux règles de 7/1/1927). ce sont les Etats qui assurée par la force participent ensemble à son publique élaboration. • Soit conventionnelle par la voie de traités = elle ne s’impose qu’aux parties. droit supérieures) • La formation des règles est : • Soit spontanée par la coutume = difficile à connaitre + preuve difficile à rapporter. différentes titulaires selon • Participation de chacun des un ordre hiérarchisé Etats à toutes les fonctions de déterminé par la constitution la société internationale. par le juge • Une décentralisation • L’exécution des règles est normative. caractère basée sur la solidarité • Pour la validité de la règle : obligatoire unissant les gouvernés en l’absence d’un d’un même Etat.

• Ces infractions ne sont constatées par un juge que si l’auteur de l’infraction accepte de comparaitre devant lui (article 36 prg 2 du statut de la CIJ pour la clause facultative de la juridiction obligatoire) • Une base consensuelle au pouvoir des instances juridictionnelles comme pour l’arbitrage. c’est-à-dire la conviction que cette pratique correspond au droit et son non- respect constitue une violation d’une règle obligatoire. • Aujourd’hui : une prolifération . • Une forme non écrite : la coutume : • Un élément matériel qui procède de la volonté des Etats (une pratique répétée. ceux qui l’ont reconnu comme tel est accepté. • Ce qui explique l’égalité des sources (article 38 du statut de la CIJ) et l’égalité des règles en droit internationale • Faute de hiérarchie entre les organes législateurs. fréquente et constante) • Un élément psychologique ou « l’opiro juris ». • Absence de juge obligatoire chargé de réprimer les infractions aux règles de DIP. les règles du droit international ne sont pas hiérarchisées.

de rupture de la paix et d’acte d’agression (article 42 de la Charte) le Conseil de Sécurité peut infliger à l’Etat coupable des sanctions militaires si les sanctions militaires se sont avérées insuffisantes. la société internationale s’est dotée d’un système de sécurité collective. l’institutionnalisation de la société internationale est imparfaite • Cela veut-il-dire qu’il n’existe pas d’ordre juridique qui régit la société internationale ? . elle existe et agit par la volonté des Etats • Il existe donc une nette différence entre la société interne et la société internationale • Alors que l’institutionnalisation de la société interne est parfaite. centralisée autour des Nations Unies qui détiennent le monopole de la compétence de recourir à la contrainte. • Mais. CPI créée par le statut de Rome du 17/07/1998 • Des juridictions régionales permanentes : Cour européenne des droits de l’homme crée en 1950 Des juridictions ad hoc : créées pour juger les crimes contre la paix et la sécurité internationale (comme le tribunal pénal international pour le Rwanda) • Absence d’exécution forcée contre l’Etat. l’ONU n’est pas un sujet Etat. des juridictions internationale et une diversification de leurs champs de compétences : • Des juridictions universelles permanentes : CIJ créée en 1945. au moyen de forces militaires mise à leur disposition par les Etats. • En cas de menace contra la paix. sinon ce serait la guerre • Il n’existe pas un gendarme international chargé de prévenir les troubles à l’ordre publique et d’appliquer les lois et les jugements • L’application du droit international dépend de la volonté des Etats • Mais.

L’évolution des institutions internationales • L’histoire des institutions internationale s’est largement et pendant longtemps confondue avec l’histoire européenne. sa méconnaissance entraine des conséquences.M. = C’est en Europe qu’a émergé l’Etat moderne dans la deuxième moitié du Moyen-âge (au début du XII siècle) et que sont apparues les institutions internationales contemporaines. elles sont relativement peu appliquées = L’ordre juridique internationale est original. . • L’efficacité de l’ordre juridique interne tient à son intégration verticale garantie par l’autorité de l’Etat qui détient seul la puissance légitime et à la capacité de faire respecter les normes édictées. • La précarité de l’ordre internationale tient à l’absence d’autorité centrale sur les Etats : si la force obligatoire est attestée. qui est reconnue par les sujets. elle reste limitée et s’il existe des sanctions aux violations de ce droit. La naissance de la société interétatique : de la fin du Moyen âge à la révolution française • Une période de transition entre l’ordre transition entre l’ordre antique et médiéval et la naissance de l’ordre international européen. MAIS. • L’ordre juridique : « un ensemble coordonné de normes dotées de force obligatoire à l’égard des sujets déterminés et dont la méconnaissance entraine certaine conséquence définies » (P. SS I. c’est un ordre spécifique. Dupuy) • Ces éléments se trouvent en droit international : la simple observation peut de noter l’existence du droit international. les Etats. S 3.

• La formation de l’Etat moderne • Le monde Chrétien : communauté unie par la religion et la langue • Emergence vers le VIII siècle de monarchies distinctes mais instables du fait de la structure de la chrétienté : • Le démembrement du pouvoir entre les autorités politiques hiérarchisées : régime féodal • La suprématie de l’Empereur et surtout du pape qui entend exercer une autorité temporelle t non seulement spirituelle. la conclusion d’accords et échange de produits et de connaissances. • La formation de l’Etat moderne s’est faite par : • Sur le plan interne : conquête l’utilité du pouvoir par le combat conte la féodalité • La reprise du monopole de la force : le Roi est devenu souveraine lié à ses sujets par liens personnels = La transformation de ces liens en des liens abstraits entre l’Etat et les citoyens a permis la naissance de l’Etat moderne et donc la société interétatique. • La chute de l’Empire romain d’Occident en 476 a été suivie par la constitution de trois foyers importants : • L’Empire Byzantin • L’Europe romano-germanique (Europe actuelle) • L’Empire arabe • Division du monde civilisé entre le monde chrétien et le monde islamique : une alternance entre les guerres. • Sur le plan extérieur : conquête de l’indépendance de l’Etat : fin de la suprématie temporelle de pape + la fin de la tutelle de l’Empereur avec la fin de la guerre des Trente ans = traité de Westphalie .

• Développement des relations internationales • Double standards : • Recherche de règles communes entre princes chrétiens : principe d’équilibre • Relation de puissance avec le monde extérieur = Il faut empêcher qu’un Etat ne devienne assez puissant pour déclencher une guerre qu’il pourrait • Relation de puissance avec le monde extérieur : • Respect des sociétés lointaines (Inde. Les techniques juridiques • Techniques rudimentaires • Essentiellement la division entre le droit de la paix et le droit de la guerre • Dans le cadre du droit de la paix : . SS II.• Traité de Westphalie 1648 : • Eclatement de l’Europe en 355 Etats ou principales indépendants • Les premiers principes du droit européen : principes de l’égalité et de la souveraineté = ces traités constituent la base de départ de toute l’évolution du droit international contemporain. le développement de la colonisation dans un but d’évangélisation ou de commerce. Chine) • Arrangements précaires avec l’Empire Ottoman • Avec le reste.

= le révolution française : abolition des tyrannies et suppression des causes de la guerre. • L’arbitrage : pratique héritée de la Grèce hellénique • La pratique des ambassades permanentes nées en Italie au XV siècle • L’institution des conseils liés à la protection du commerce maritime • La diversification de l’objet des traités • Le principe de la liberté de la mer au XVIIème siècle (Grotius) • Le droit de la guerre : • La distinction entre : • Le Jus Ad Bellum. De la révolution française à la guerre mondiale • Sur le plan politique : en Europe : la quête de stabilisation des rapports internationaux avec de nouveaux principes de légitimité. le droit à la guerre = la guerre est légale = instrument normal de politique nationale • Le Jus In Bello = droit dans la guerre = humanisation de la guerre = premières règles vers le XIème siècle (Trêve de Dieu) puis après 1660 (inviolabilité des hôpitaux militaires) S 2. • Sur le plan économique : le bouleversement de l’industrie et des transports par les machines ainsi que l’aménagement des voies de communication (un régime international pour les grands fleuves européens : Danube (1856) = un développement des échanges et une recherche des débouchés considérables .

le Perse.SS I. La société interétatique. La Tunisie. Congrès de Berlin en 1885) • Avec les autres entités c’étaient des rapports de domination. • La classification : • Etats civilisés : Etats européens et Etats d’origine européenne • Etats demi-civilisés organisés en Etats mais sans être capitalistes. Le libéralisme pour idéologie et la nation pour base sociale. société des nations les plus civilisées • Les seuls acteurs de la société internationale étaient les Etats européens qui se sont nommés civilisés • Le critère de la classification : Le degré de civilisation = Est civilisé le peuple organisé en Etat qui a le capitalisme pour système économique. l’Egypte …) • Peuples non-civilisés ou entités barbares ou sauvages qui ne sont pas organisés en Etat (tribus qui se définissent par un lien de sang) II – Les relations internationales • Entre les Etats européens : des rapports de concurrence régis par le principe d’équilibre traduit intentionnellement avec la création de la Sainte Alliance avant de prendre la forme du Concert Européen. libéraux ni Etats – nations (des Etat multi ethniques : Le Japon. l’Empire Ottoman. illustrés par l’essor de la colonisation III – Les techniques juridiques • Le développement du contenu de droit international . ou la gestion de l’équilibre passe par de vastes congrès diplomatiques entre grands (Congrès de Vienne en 1815.

= (La limitation du conflit à la lutte entre les armes. la codification du droit humanitaire par les conventions de la Haye de 1899 et 1907. légalisation des institutions dominatrices • Les rapports étaient basés sur le principe de l’inégalité juridique . l’interdiction d’employer le poison ou les armées empoisonnées …) • Avec les autres entités. • Le droit de la paix • La réglementation du statut des agents diplomatiques par l’Acte de Vienne de 1815 • L’accroissement du nombre des conventions multilatérales ayant désormais une fonction législative (Conventions de la Haye sur le droit de la guerre …) • Le développement de l’arbitrage comme mode de règlement pacifique des différends entre Etats vers la fin du XIX siècle (création de la Cour Permanente de l’Arbitrage en 1899) • Le droit de la guerre • Maintien de la légalité de la guerre comme mode normal du règlement des différends + Les premières tentatives de développement du droit international humanitaire ou le Jus In Bello : création de la Croix Rouge (CICR) par Henri Dunant. la protection des civiles des neutres. • Le perfectionnement des techniques des relations interétatiques entre les Etats civilisés • C’est le « droit public de l’Europe » basé sur le principe de l’égalité souveraine • Maintien de la distinction de l’état de paix et de l’état de la guerre. = Plus tard.

la colonisation en Afrique et en Asie • Le traité de protectorat par lequel l’Etat renonce à sa souveraineté internationale : • Le principe de la porte ouverte : quand un Etat semi-civilisé ouvre ses frontière aux ressortissants s’un Etat civilisé. assurant le concert européen • Il y a quatre conférences capitales : • Le Congrès de Vienne 1815 • Le Congrès de Paris en 1856 (dans lequel l’Empire Ottoman a été admis au sein du Concert européen) • Le Congrès de Berlin en 1878 • Le Congrès de Berlin de 1885 • L’apparition des premières organisations internationales • Les germes d’organisation politique . d’où la théorie des territoires sans maitres ouverts à l’occupation • L’apparition de nouvelles structures • L’apparition des conférences internationales • De 1815. ils sont objet de droit et les territoires sur lesquels ils se trouvent ne leur appartiennent pas. • Avec les peuples semi-civilisés : conclusion d’accords inégaux organisant leur domination.-à-d. il doit les ouvrir aux ressortissants de tous les Etats civilisés • Avec les peuples non-civilisés (entités sauvages). date du Congrès de Vienne. les grandes puissances prennent l’habitude de tenir des conférences internationales régulières réunissant les ministres des affaires étrangères. c. à 1914.

le Pacte de Briand Kellogg de 1928 marque un tournant : l’interdiction du recours à la guerre • Le pacte. etc. ancêtres des institutions spécialisées : groupements administratives (Union télégraphique internationales en 1865. tout comme le deuxième guerre mondiale • Entre les deux guerres. L’Autriche.) SS III. 1856) certaines fonctionnent encore • Les Unions internationales. Union postale universelle en 1874. élaboré par et pour « Le club des nations le plus civilisées » basé sur l’égalité souveraine des Etats européens ou d’origine européenne • Cette guerre s’est déroulée sur des champs des batailles européennes et a entrainé le destruction collective de l’Europe. La Prusse. La Grande Bretagne et la France) • L’Union panaméricaine créée en 1899 à l’initiative des Etats-Unis • L’origine de l’actuelle organisation des Etats américains • Le succès des organisations techniques • Les commissions fluviales internationales (Commission européenne du Danube. tout comme la paix organisée à la suite du premier conflit mondial n’a pas réussi à éviter la deuxième guerre mondiale • La fin de la deuxième guerre mondiale marque le début d’une période décisive dans la société internationale : la période 1945 – 1990 • Cette période s’ouvre et se termine par deux dates symboliques : • le 8 mai 1945 date de la capitulation de l’Allemagne • le 30 octobre 1990 la réunification de l’Allemagne . • La Sainte Alliance conclue par un traité du 20 novembre 1818 (La Russie. De 1919 à nos jours • La première guerre mondiale marque la fin du l’ère du droit international classique.

la Yougoslavie …) • En 1913. ils étaient 53 Etats • Aujourd’hui ils sont 197 Etats (reconnus par l’ONU) • Des acteurs diversifiés • Acteur : entité qui exerce une influence sur le cours des relations internationales • Sujet : entité à laquelle l’ordre juridique international accorde des droits et/ou impute des obligations • Les acteurs ne sont pas nécessairement des sujets • L’Etat demeure l’acteur principal et privilégié de la société internationale contemporaine .= L’équilibre des puissances a été bouleversé mais la société internationale a gardé sa principale caractéristique de l’après 1919. on comptant 43 (Etats européens et Etats américains) • En 1945. à savoir être basée sur un système juridique international et non pas un droit international interétatique européen • Une société hétérogène (tech) • Une société internationale universalisée = Elle a résulté de l’éclatement du cadre européen : • Destruction interne à la suite des deux guerres mondiales • Destruction externe à cause de la décolonisation = Une généralisation du phénomène étatique avec la formation de nombreux Etats nouveaux • Phénomène accentué à partit des années 90 avec l’éclatement de certains Etats (l’Union soviétique.

les contradictions de la phase 1945 -1990 a. • Mais. il y a une opposition complète : Bloc Ouest Bloc Est Idéologique Démocratie politique Parti unique Economie libérale Economie collective Militaire avec la création OTAN Pacte de Varsovie d’alliance symétrique Economique avec des OCDE COMECON organisations de coopération économique . Le conflit Est/Ouest • Après la seconde guerre mondiale. l’Etat est d’abord concurrencé par d’autres acteurs : Les Organisations Non gouvernementales. 179 ONG. symbolisés par les Etats Unis et l’Union Soviétique • Entre les deux blocs.000) = Elles jouent le rôle de groupes de pression • Les sociétés transnationales • L’Etat est ensuite menacé par d’autres acteurs : c’est le cas notamment des peuples qui sont responsables des grands changements internationaux du 20éme siècle : • Les révolutions (Bolchévique. • En 1909. le monde était partagé en deux pôles : le bloc Est et le bloc Ouest. aujourd’hui elles se comptent par milliers (plus de 25. il n’est plus le seul acteur. 1917) • Le mouvement de décolonisation • La décomposition d’Etats (l’ex Yougoslavie) • des relations internationales intensifiées • des relations de coopération 1.

Tiers-Monde. Etats libéraux à économie de marché. • Le clivage Nord/Sud se situe essentiellement dans le domaine économique ou on constate des inégalités de dévéloppement • Pendant la phase 1945-1997. • L’ordre politique entre 1945 et 1990 était un ordre bipolaire basé sur la rivalité entre les deux blocs • Cette bipolarité avait des règles : • Le non intervention dans les affaires de l’autre et dans sa zone d’influence • La règle d’équilibre dont la source est l’équilibre de la terreur ou la dissuasion nucléaire née en 1953.Clivage Nord/Sud • Le Nord regroupe les pays industrialisés développés et riches. il s’agit donc de pays occidentaux • Le Sud apparait comme un ensemble hétérogène et fragile regroupant les pays décolonisés. situés en dehors de l’Europe et de l’Amérique du Nord. Elle se base sur la neutralisation de toute tentative de première frappe • La concurrence acharnée pour rallier des pays non engagés dans les deux blocs • La politique des blocs est caractérisée par une alternance • Phases de guerre froide (succession d’épreuves de force sans aller à déclencher une guerre mondiale violences verbales. pays pauvres. le Sud a tenté d’organiser da défense • L’organisation politique Tiers-Monde : Le Mouvement des pays non alignés regroupant des pays qui se réclament au Tiers-Monde (né au sommet de Belgrade en 1961) et qui ne veulent pas . pays exploités ou dominés. pressions économique ou militaire • Phases de détente (le ralentissement de la course aux armements avec la signature des accords SALT1 en 1972 et SALT2 en 1979 sur la limitation des armements stratégiques) B . Etats nouveaux.

les Etats du Tiers-Monde créent au sein de l’Assemblé Générale des Nations Unies un groupe qui les représente afin qu’ils puissent parler le même langage.. puis organisation pendant l’autonome de 1989 d’élections libre en Pologne. et disposant de la majorité automatique. en Tchécoslovaquie et en Hongrie (perte du parti communiste) • Réunification allemande (lancée avec la chute de mur de Berlin) • Fin des institutions internationales du bloc de l’Est avec la dissolution du pacte de Varsovie le 25 février 1991 et la disparition COMECON le 25 juin 1991 • Le démembrement de l’URSS (les accords de Minsk conclus le 8 novembre 1991) • L’effondrement du bloc de l’Est et la fin de la bipolarité ont posé un problème d’équilibre pour la société internationale • On constate aujourd’hui l’existence de plusieurs pôles indépendants : . ils vont essayer d’adopter des résolutions favorables à leur intérêt pour formuler leur principale revendication : Le développement (création de la CNUCED en 1964 et du PNUD en 1966) = Progressivement le groupe va revendiquer un nouvel ordre économique international impliquant la nécessité de changer les règles du droit économique international qui sont injustes (La résolution 3201 : Déclaration relative à l’instauration d’un NOEI..) • Les transformations post-bipolarité • La décennie 90 constitue un tournant dans les relations internationales • Principaux évènements : • L’effondrement de l’URSS et du camp socialiste : échec de la politique de Gorbatchev (1985 – 1990). • Profitant du poids du nombre. s’engager dans la confrontation Est/Ouest mais dans une action positive en faveur de la coexistence pacifique • L’organisation économique de Tiers-Monde : le groupe des « 77 » • En 1963.

il y a trois pôles de richesse : l’Amérique du Nord. un seul pôle : c’est l’hyper puissance américaine permettant à l’armée américaine d’intervenir partout dans le monde • Sur le plan idéologique. la domination de l’idéologie libérale • Sur le plan économique. l’Europe et l’Asie du Sud Est • La contribution de l’ONU au cours des relations internationales et à la prévention et à la solution des conflits reste secondaire. • Sur le plan militaire. le Conseil de Sécurité a été débloqué et les grandes puissances votaient ensemble pour la première fois dans l’histoire de l’ONU une résolution destinée à lutter contre l’agression (c’est la résolution n°678 du 29 novembre 1990 qui fixait à l’Irak un ultimatum pour retirer ses forces du Koweït) • Seulement la gestion des conflits récents montre que le Conseil de Sécurité reste instrument des politiques des grandes puissances • Après le 11 septembre 2001 intervention des Etats Unies en Afghanistan en 2001 et en Irak en 2003 en obtenant l’autorisation du Conseil de Sécurité . même s’il y a eu déblocage du Conseil de sécurité et de l’usage du veto • Il est vrai qu’à partir de l’affaire du Golfe.