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Physique

MPSI – PTSI
TESTS DE COURS

Anne Muller-Clausset François Clausset


Professeur en PCSI au lycée Professeur en MP au lycée
La Martinière-Monplaisir Jean Perrin à Lyon
à Lyon
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© Dunod, Paris, 2011


ISBN 978-2-10-056990-8
Table des matières

PARTIE 1
O PTIQUE

CHAPITRE 1 • LOIS DE SNELL-DESCARTES, DIOPTRES ET MIROIRS . . . . . . . . . 2

CHAPITRE 2 • LENTILLES MINCES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

CORRIGÉS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

PARTIE 2
É LECTROCINÉTIQUE ET ÉLECTRONIQUE

CHAPITRE 3 • LOIS DE L’ÉLECTROCINÉTIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

CHAPITRE 4 • CIRCUITS LINÉAIRES EN RÉGIME PERMANENT . . . . . . . . . . . . . 32

CHAPITRE 5 • CIRCUITS LINÉAIRES EN RÉGIME TRANSITOIRE . . . . . . . . . . . . 36

CHAPITRE 6 • CIRCUITS LINÉAIRES EN RÉGIME SINUSOÏDAL . . . . . . . . . . . . . 41

CHAPITRE 7 • QUADRIPÔLES 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46

CHAPITRE 8 • QUADRIPÔLES 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51

CHAPITRE 9 • AMPLIFICATEUR OPÉRATIONNEL . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 55

CORRIGÉS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59

PARTIE 3
M ÉCANIQUE

CHAPITRE 10 • CINÉMATIQUE DU POINT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 104

v
Table des matières

CHAPITRE 11 • LOIS DE LA DYNAMIQUE EN RÉFÉRENTIEL GALILÉEN . . . . . . . 108

CHAPITRE 12 • ÉNERGIE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 113

CHAPITRE 13 • ÉQUILIBRES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 118

CHAPITRE 14 • OSCILLATEURS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122

CHAPITRE 15 • THÉORÈME DU MOMENT CINÉTIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126

CHAPITRE 16 • MOUVEMENTS DANS UN CHAMP NEWTONIEN . . . . . . . . . . . . 130

CHAPITRE 17 • CINÉMATIQUE DU CHANGEMENT DE RÉFÉRENTIEL . . . . . . . . 134

CHAPITRE 18 • RÉFÉRENTIELS NON GALILÉENS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 138

CHAPITRE 19 • SYSTÈME DE DEUX POINTS MATÉRIELS (MPSI) . . . . . . . . . . . . 143

CORRIGÉS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 147

PARTIE 4
T HERMODYNAMIQUE

CHAPITRE 20 • TEMPÉRATURE – GAZ PARFAIT – THÉORIE CINÉTIQUE . . . . . . . 218

CHAPITRE 21 • PRESSION – STATIQUE DES FLUIDES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 221

CHAPITRE 22 • PREMIER PRINCIPE DE LA THERMODYNAMIQUE . . . . . . . . . . 225

CHAPITRE 23 • SECOND PRINCIPE DE LA THERMODYNAMIQUE . . . . . . . . . . . 229

CHAPITRE 24 • CHANGEMENTS D’ÉTAT . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 233

CHAPITRE 25 • MACHINES THERMIQUES . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 237

CORRIGÉS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 242

vi
Table des matières

PARTIE 5
É LECTROMAGNÉTISME

CHAPITRE 26 • DISTRIBUTIONS DE CHARGES − CHAMP ÉLECTROSTATIQUE 276

CHAPITRE 27 • FLUX ET CIRCULATION DU CHAMP ÉLECTROSTATIQUE . . . . . . 280

CHAPITRE 28 • MOUVEMENTS DE PARTICULES CHARGÉES . . . . . . . . . . . . . . . 284

CHAPITRE 29 • CHAMP MAGNÉTOSTATIQUE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 288

CHAPITRE 30 • DIPÔLES (MPSI) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 291

CORRIGÉS . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 294
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

vii
Partie 1
Optique
1 Lois de Snell-Descartes,
dioptres et miroirs
Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• les lois de la réflexion et de la réfraction ;
• les notions de stigmatisme, aplanétisme, réalité, virtualité, foyers ;
• les formules de conjugaison des systèmes optiques simples (miroirs plans,
dioptres plans, miroirs sphériques) ;
• les constructions objet-image et rayon incident-rayon réfléchi ou émergent
pour ces systèmes.

Consignes

Vrai/Faux
Pour chacune des propositions suivantes, indiquer si elle est exacte ou non, en
rédigeant une courte explication.

1 Une source lumineuse ponctuelle est placée en un point A sur l’axe de symétrie
d’un système optique centré ; on constate l’existence d’un point de convergence
A des rayons lumineux après traversée du système optique.
❒ V ❒ F a. Le système optique est stigmatique pour le couple (A,A ).
❒ V ❒ F b. A est l’image de A par le système optique.
❒ V ❒ F c. Le système optique est aplanétique pour le couple (A,A ).
❒ V ❒ F d. Si on place la source lumineuse en A , les rayons convergeront
en A.

2 Un rayon lumineux passe de l’air (milieu homogène d’indice n0 = 1) à l’eau


(milieu homogène d’indice n1 = 1,33) ; l’angle d’incidence α0 est non nul.
❒ V ❒ F a. La lumière se propage en ligne droite dans chaque milieu.
❒ V ❒ F b. Le rayon réfracté s’écarte de la normale à l’interface air-eau.
❒ V ❒ F c. Pour certaines incidences, il peut y avoir réflexion totale de la
lumière.

2
1 Lois de Snell-Descartes, dioptres et miroirs Énoncés

3 Soit un dioptre plan de sommet O séparant deux milieux d’indices n1 et n2 .


❒ V ❒ F a. Le système est rigoureusement stigmatique pour tout point de
l’espace.
❒ V ❒ F b. Le système est rigoureusement aplanétique pour tout point de
l’espace.
❒ V ❒ F c. Dans les conditions de Gauss, la formule de conjugaison est
n1 OA = n2 OA .
❒ V ❒ F d. Le grandissement transversal est égal à 1.
❒ V ❒ F e. Le système est afocal.

4 Soit un miroir sphérique de centre C et de sommet S .


❒ V ❒ F a. Dans certaines conditions le système est stigmatique et aplané-
tique.
❒ V ❒ F b. A et A étant deux points conjugués sur l’axe, leurs positions sont
1 1 2
liées par : + =
CA CA CS
❒ V ❒ F c. A et A étant deux points conjugués sur l’axe, leurs positions sont
1 1 2
liées par : − =
SA  S A SC
❒ V ❒ F d. Les foyers sont symétriques par rapport au sommet du miroir.

Consignes

QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

Il sera utile de s’aider de constructions géométriques pour répondre aux ques-


tions.
On supposera que les miroirs sphériques sont utilisés dans les conditions de
Gauss.

5 Une source lumineuse ponctuelle est située sur l’axe d’un disque réfléchissant
de diamètre D, à une distance d du disque ; quelle est la relation vérifiée par
l’ouverture angulaire θ du cône lumineux réfléchi ?
D θ D
❒ a. tan(θ) = ❒ b. tan =
d 2 2d
D  θ  D
❒ c. sin(θ) = ❒ d. sin =
d 2 2d

3
Énoncés 1 Lois de Snell-Descartes, dioptres et miroirs


6 Deux miroirs plans font entre eux un angle de θ = ; un faisceau parallèle
4
π
frappe le premier miroir sous une incidence α = ; de quel angle β a tourné la
3
lumière après les deux réflexions ?
π π π 4π
❒ a. β = ❒ b. β = ❒ c. β = ❒ d. β =
4 3 2 3

7 Un rayon lumineux passe de l’eau à l’air ; son angle d’incidence est égal à 45°.
L’indice de l’eau vaut n1 = 1,33 et celui de l’air n0 = 1.
❒ a. Le rayon n’est pas dévié. ❒ b. Il y a réflexion totale.
❒ c. L’angle d’émergence vaut 32,1°. ❒ d. L’angle d’émergence vaut 70,1°.

8 Soit un dioptre plan séparant deux milieux successifs d’indices respectifs n1


(1er milieu) et n2 (2e milieu) ; n1 >n2 . Soit une source lumineuse placée en A
dans le milieu d’indice n1 à une distance d du dioptre.
❒ a. On peut observer une image A sur un écran situé après le dioptre.
n1
❒ b. L’image A est située après le dioptre, à une distance d = d.
n2

❒ c. On peut observer une image A sur un écran situé entre A et le dioptre.
n2
❒ d. L’image A est située avant le dioptre, à une distance d = d.
n1

9 Soit un miroir sphérique concave.


❒ a. Ses foyers objet et image sont réels.
❒ b. Son foyer objet est réel et son foyer image est virtuel.
❒ c. Ses foyers objet et image sont virtuels.
❒ d. Son foyer objet est virtuel et son foyer image est réel.

10 Soit une source lumineuse quasi ponctuelle située en A à 30 cm d’un miroir ; le


point de convergence des rayons réfléchis par le miroir est observé sur un écran
légèrement décalé par rapport à la source, situé à 30 cm du miroir.
❒ a. Le miroir peut être plan.
❒ b. Le miroir peut être sphérique concave.
❒ c. Le miroir peut être sphérique convexe.
❒ d. L’expérience décrite n’est pas réalisable.

4
1 Lois de Snell-Descartes, dioptres et miroirs Énoncés

 miroir sphérique concave de sommet S et de centre C a pour rayon R =


11 Un
S C  = 1 m. Un observateur situé à 75 cm du miroir se regarde dans le miroir.
❒ a. L’image est réelle et droite. ❒ b. L’image est réelle et renversée.
❒ c. L’image est virtuelle et droite. ❒ d. L’observateur ne peut pas voir l’image.

 miroir sphérique convexe de sommet S et de centre C a pour rayon R =


12 Un
S C  = 1 m. Un observateur situé à 50 cm du miroir se regarde dans le miroir.
❒ a. L’image est virtuelle et droite. ❒ b. L’image est à l’infini.
❒ c. L’image est réelle et renversée. ❒ d. L’observateur ne peut pas voir l’image.

13 Un miroir sphérique donne d’un objet réel situé à d = 1,5 m du sommet une
image virtuelle
  droite deux fois plus petite que l’objet. Déterminer la nature et le
rayon R = S C  de ce miroir.
❒ a. Le miroir est concave ; R = 1 m. ❒ b. Le miroir est convexe ; R = 1 m.
❒ c. Le miroir est concave ; R = 3m. ❒ d. Le miroir est convexe ; R = 3 m.

14 Soit un miroir sphérique concave tel que FS = 50 cm ; un objet AB est situé à


mi-distance entre le sommet et le foyer ; déterminer par construction la position
de l’image A B et le grandissement.
❒ a. S A = 0,25 m ❒ b. S A = 0,5 m ❒ c. γ = −2 ❒ d. γ = 2

15 Soit un miroir sphérique convexe tel que S F = 50 cm ; où est situé l’objet don-
nant une image réelle à d = 1 m du sommet ?
❒ a. S A = 33,3 cm ❒ b. S A = 1 m
❒ c. S A = −33,3 cm ❒ d. S A = −1 m
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16 La Lune est vue depuis la Terre sous un angle 2α = 0,5°.


Distance Terre-Lune : 3,8 · 108 m  
Le miroir sphérique concave de rayon R = S C  d’un télescope dont l’axe optique
est dirigé vers le centre de la Lune en donne une image :
❒ a. dans le plan central.
❒ b. dans le plan focal.
❒ c. de diamètre Rα (α étant exprimé en radians).
❒ d. de diamètre 2Rα (α étant exprimé en radians).
Voir corrigés page 10

5
2 Lentilles minces

Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• Les formules de conjugaison des lentilles minces.
• Les constructions objet-image et rayon incident-rayon émergent pour les len-
tilles minces.
• Les systèmes formés de deux lentilles minces, accolées ou non.

Consignes

Vrai/Faux
Pour chacune des propositions suivantes, indiquer si elle est exacte ou non, en
rédigeant une courte explication.

1 Résultats généraux pour les lentilles minces sphériques


❒ V ❒ F a. Les points F et F  sont conjugués.
❒ V ❒ F b. La formule de conjugaison avec origine aux foyers est
FA · F  A = f 2 .
❒ V ❒ F c. La formule de conjugaison avec origine au centre optique est
1 1 1
− = .
OA OA OF 
FO F  A
❒ V ❒ F d. Le grandissement transversal est donné par : γ = = .
FA F O

2 Soit une lentille mince convergente.


❒ V ❒ F a. Un faisceau incident parallèle à l’axe converge derrière la
lentille.
❒ V ❒ F b. Elle donne forcément d’un objet réel une image réelle.
❒ V ❒ F c. Si l’objet est situé entre le foyer objet et le centre optique, l’image
est agrandie.
❒ V ❒ F d. Un objet virtuel donne forcément une image réelle.

6
2 Lentilles minces Énoncés

3 Soit une lentille mince divergente.


❒ V ❒ F a. Un faisceau incident parallèle à l’axe converge derrière la
lentille.
❒ V ❒ F b. Elle donne forcément d’un objet réel une image réelle.
❒ V ❒ F c. Si l’objet est situé entre le foyer objet et le centre optique, l’image
est réelle.
❒ V ❒ F d. Un objet situé sur le foyer image donne une image à l’infini.

4 On accole deux lentilles minces de distances focales images f1 et f2 .


❒ V ❒ F a. L’ensemble peut être remplacé par une lentille unique.
❒ V ❒ F b. Les distances focales s’ajoutent.

Consignes

QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.
On supposera que les lentilles sont utilisées dans les conditions de Gauss.

5 Soit une lentille mince convergente. Soit un objet réel AB, tel que A est situé sur
l’axe en avant du foyer ; déterminer par le calcul si l’image est :
❒ a. réelle, droite ❒ b. réelle, renversée
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❒ c. virtuelle, renversée ❒ d. virtuelle, droite

6 Soit une lentille mince convergente de vergence V = 5 δ. Déterminer par


construction si l’image A B , correspondant à un objet AB transverse tel que
OA = 10 cm, est :
❒ a. réelle, droite ❒ b. réelle, renversée
❒ c. virtuelle, renversée ❒ d. virtuelle, droite

7 Soit un objet réel transverse AB ; déterminer grâce aux relations avec origine au
centre si une lentille mince divergente donne une image :
❒ a. droite, plus grande que l’objet. ❒ b. droite, plus petite que l’objet.
❒ c. renversée, plus petite que l’objet. ❒ d. renversée, plus grande que l’objet.

7
Énoncés 2 Lentilles minces

8 Soit une lentille mince divergente de vergence V = −10 δ. Déterminer par


construction l’image A B correspondant à un objet AB transverse, tel que
OA = 5 cm.
❒ a. OA = 3,3 cm ❒ b. OA = 10 cm
2
❒ c. γ = 2 ❒ d. γ =
3
9 Une lentille mince donne d’un objet AB situé dans le plan focal image (avec A
sur l’axe) une image réelle.
❒ a. La lentille est convergente. ❒ b. La lentille est divergente.
f f
❒ c. OA = ❒ d. OA = −
2 2
10 Un objet transverse lointain hors d’axe est vu sous l’angle α = 2◦ au-dessus de
l’axe optique d’une lentille convergente de vergence V = 10 δ.

❒ a. L’image se situe 10 cm derrière la lentille.


❒ b. L’image est droite.
❒ c. La taille de l’image est de 3,5 mm.
❒ d. La taille de l’image est de 2 mm.

11 Où faut-il placer un objet AB pour qu’une lentille convergente de distance focale


image f  en donne une image droite trois fois plus grande que l’objet ?
f f
❒ a. OA = − ❒ b. OA =
3 3
2f  2f
❒ c. OA = − ❒ d. OA =
3 3
12 Soient deux lentilles convergentes identiques L1 et L2 , de centres O1 et O2 , de
distance focale image f  , distantes de O1 O2 = 3 f  . On note Feq

le foyer image
du système global.

 = f
❒ a. O2 Feq ❒ b. O2 Feq  = f
2

 = 3f
❒ c. O2 Feq ❒ d. O2 Feq  = 2f
2

8
2 Lentilles minces Énoncés

13 Soient deux lentilles convergentes L1 et L2 , de centres O1 et O2 , de distances


focales image f  et 4 f  , distantes de O1 O2 = 5 f  .
4f
❒ a. La distance focale image de l’ensemble est .
5
❒ b. L’ensemble est afocal.
❒ c. Un faisceau cylindrique d’axe O1 O2 a son diamètre multiplié par 4 après
traversée des deux lentilles.
❒ d. Un faisceau cylindrique d’axe O1 O2 a son diamètre divisé par 4 après
traversée des deux lentilles.

14 Soient deux lentilles, la première convergente, de centre O1 et de distance fo-


cale image f  , la deuxième divergente, de centre O2 et de distance focale −3 f  ;
les deux lentilles sont accolées. L’ensemble donne d’un objet AB une image à
l’infini.
❒ a. L’objet est réel. ❒ b. L’objet est virtuel.
3f
❒ c. O1 A = − ❒ d. O1 A = 2 f 
2
15 Soient deux lentilles, la première convergente, de centre O1 et de distance focale
f
image f  , la deuxième divergente, de centre O2 et de distance focale image − ,
2
f
distantes de O1 O2 = . L’ensemble donne d’un objet AB une image à l’infini.
2

❒ a. O1 A = − f ❒ b. L’objet est à l’infini.
❒ c. L’image est droite. ❒ d. L’image est renversée.

16 On place derrière une lentille convergente un miroir plan ; un objet est placé dans
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le plan focal de la lentille. L’ensemble donne une image :


❒ a. dans le plan focal image. ❒ b. dans le plan focal objet.
❒ c. L’image est renversée. ❒ d. L’image est droite.
Voir corrigés page 17

9
Corrigés

1 Lois de Snell-Descartes, dioptres et miroirs


VRAI/FAUX
1 Une source lumineuse ponctuelle est placée en un point A sur l’axe de symétrie d’un
système optique centré ; on constate l’existence d’un point de convergence A des rayons
lumineux après traversée du système optique.
✗ V
❒ ❒ F a. Le système optique est stigmatique pour le couple (A, A ).
En effet tout rayon passant par A passe aussi par A , ce qui est la définition du stigmatisme
pour le couple (A, A ).
✗ V
❒ ❒ F b. A est l’image de A par le système optique.
C’est la conséquence directe de la proposition précédente.
✗ F c. Le système optique est aplanétique pour le couple (A, A ).
❒V ❒
Aucune information n’est donnée concernant l’image d’un point B tel que l’objet AB soit
transverse : on ne peut donc pas savoir si son image est transverse elle aussi, ce qui corres-
pondrait à la propriété d’aplanétisme.
✗ V
❒ ❒ F d. Si on place la source lumineuse en A les rayons convergeront en A.
Il s’agit de la loi du retour inverse de la lumière.

2 Un rayon lumineux passe de l’air (milieu homogène d’indice n0 = 1) à l’eau (milieu


homogène d’indice n1 = 1,33) ; l’angle d’incidence α0 est non nul.
✗ V
❒ ❒ F a. La lumière se propage en ligne droite dans chaque milieu.
Comme les milieux sont homogènes et isotropes, la propagation de la lumière y est
rectiligne.
✗ F b. Le rayon réfracté s’écarte de la normale à l’interface air-eau.
❒V ❒
D’après la loi de Descartes pour la réfraction, avec les notations utilisées : n0 sin i0 =
n1 sin i1 ; comme n1 > n0 , i1 < i0 : le rayon se rapproche de la normale.
✗ F c. Pour certaines incidences il peut y avoir réflexion totale de la lumière.
❒V ❒
Le premier milieu est moins réfringent que le second, il ne peut pas y avoir réflexion totale
π
puisque i1 < i0 < .
2

3 Soit un dioptre plan de sommet O séparant deux milieux d’indices n1 et n2 .


✗ F a. Le système est rigoureusement stigmatique pour tout point de l’espace.
❒V ❒
Pour différents angles d’incidence sur le dioptre, les rayons émergents se croisent en des
points distincts : on ne peut donc pas parler de stigmatisme rigoureux ; le système est en
revanche approximativement stigmatique, si on considère des rayons de faible incidence

10
Corrigés

sur le dioptre. Les différents points d’intersection des rayons émergents sont alors très
proches.
✗ F b. Le système est rigoureusement aplanétique pour tout point de l’espace.
❒V ❒

De la même façon, le dioptre plan est approximativement aplanétique pour des rayons de
faible incidence sur le dioptre.
❒V ❒ ✗ F c. Dans les conditions de Gauss la formule de conjugaison est :
n1 OA = n2 OA .

OA OA
La formule de conjugaison du dioptre plan est = ; en cas de doute, on peut s’aider
n1 n2
d’un schéma dans un cas particulier : si n1 < n2 , le rayon se rapprochant de la normale,
l’image (virtuelle) se trouve forcément plus loin du dioptre que l’objet et ce n’est pas le cas
avec la formule n1 OA = n2 OA .
✗ V
❒ ❒ F d. Le grandissement transversal est égal à 1.
On le trouve de façon évidente par translation de l’objet parallèlement au dioptre.
✗ V
❒ ❒ F e. Le système est afocal.
n2
D’après la formule de conjugaison, si OA → ∞, OA = OA → ∞ donc le foyer image
n1
est rejeté à l’infini ; par un raisonnement analogue il en est de même pour le foyer objet.

4 Soit un miroir sphérique de centre C et de sommet S .


✗ V
❒ ❒ F a. Dans certaines conditions, le système est stigmatique et aplanétique.
Il faut se placer dans les conditions de Gauss (rayons paraxiaux, point d’incidence sur
le miroir au voisinage du sommet, angle d’incidence faible ; deux de ces trois conditions
entraînent automatiquement la troisième).
✗ V
❒ ❒ F b. A et A étant deux points conjugués sur l’axe, leurs positions sont liées
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

1 1 2
par : + =
CA  CA CS
❒V ❒ ✗ F c. A et A étant deux points conjugués sur l’axe, leurs positions sont liées
1 1 2
par : − =
S A S A S C
Retenir que les formules de conjugaison au centre et au sommet sont similaires, en rem-
plaçant C par S ; la formule avec origine au sommet proposée présente une erreur de signe.
2
Les deux formules précédentes découlent de la formule de Newton FA · FA = FS .
A B CA
Attention cependant aux formules pour le grandissement transversal : γ = = =
AB CA
S A
− ; pour ne pas se tromper on peut s’aider d’une construction avec l’objet AB et l’image
SA

11
Corrigés

A B en traçant les rayons passant par le centre et le sommet, et appliquer les relations
géométriques dans les triangles CAB et CA B , puis SAB et S A B .
✗ F d. Les foyers sont symétriques par rapport au sommet du miroir.
❒V ❒
Les foyers sont confondus pour un miroir sphérique, et situés à mi-chemin entre le centre
et le sommet.

QCM
5 Une source lumineuse ponctuelle est située sur l’axe d’un disque réfléchissant de dia-
mètre D, à une distance d du disque ; quelle est la relation vérifiée par l’ouverture angu-
laire θ du cône lumineux réfléchi ?
D θ D
❒ a. tan(θ) = ✗
❒ b. tan =
d 2 2d
D  θ  D
❒ c. sin(θ) = ❒ d. sin =
d 2 2d

Construire les rayons réfléchis au niveau des bords du miroir et utiliser le triangle rectangle
OA’M où A’ est le symétrique de A par rapport à O et M le point au bord du disque.


6 Deux miroirs plans font entre eux un angle de θ = ; un faisceau parallèle frappe le
4
π
premier miroir sous une incidence α = ; de quel angle β a tourné la lumière après les
3
deux réflexions ?
π π π 4π
❒ a. β = ❒ b. β = ✗ c. β =
❒ ❒ d. β =
4 3 2 3

La réflexion est symétrique par rapport à la normale ; faire un schéma et reporter les diffé-
rents angles (comptés positivement dans le sens horaire).

12
Corrigés

Si α est l’angle d’incidence, lors de la 1re réflexion le rayon lumineux tourne de π−2α ; dans
le triangle formé par les deux points d’incidence et le point d’intersection des segments
représentant les miroirs la somme des angles vaut π ; on en  déduit que l’angle d’incidence
π π
γ sur le deuxième miroir est tel que : − γ = π − − α − θ soit γ = θ − α
2 2
Le rayon tourne de π − 2γ = π − 2θ + 2α lors de la 2 réflexion.
e

On somme les deux déviations qui ont lieu dans le même sens : β = 2(π − θ)

7 Un rayon lumineux passe de l’eau à l’air ; son angle d’incidence est égal à 45°. L’indice
de l’eau vaut n1 = 1,33 et celui de l’air n0 = 1.
❒ a. Le rayon n’est pas dévié.
❒ b. Il y a réflexion totale.
❒ c. L’angle d’émergence vaut 32,1°.
✗ d. L’angle d’émergence vaut 70,1°.

Il y a changement de milieu, en incidence oblique, donc le rayon lumineux est


dévié. D’après
  de Descartes pour la réfraction : n1 sin(i1 ) = n0 sin(i0 ) donc
la loi
n1
i0 = arcsin sin i1 = 70,1◦ .
n0
Le passage se fait d’un milieu réfringent à un milieu moins réfringent, il pourrait y avoir ré-
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

flexion totale pour un angle d’incidence trop grand, mais au vu de l’application numérique
ce n’est pas le cas ici.

8 Soit un dioptre plan séparant deux milieux successifs d’indices respectifs n1 (1er milieu)
et n2 (2e milieu) ; n1 > n2 . Soit une source lumineuse placée en A dans le milieu d’indice
n1 à une distance d du dioptre.
❒ a. On peut observer une image A sur un écran situé après le dioptre.
n1
❒ b. L’image A est située après le dioptre, à une distance d = d.
n2
❒ c. On peut observer une image A sur un écran situé entre A et le dioptre.
n2
✗ d. L’image A est située avant le dioptre, à une distance d = d.

n1

13
Corrigés

 
avec ici OA = d et
n2 OA
D’après la formule de conjugaison du dioptre plan OA =
  n1
OA  = d  . L’image, située avant le dioptre, est virtuelle : on peut l’observer à l’œil à
travers le dioptre mais on ne peut pas la recueillir sur un écran.

9 Soit un miroir sphérique concave.


✗ a. Ses foyers objet et image sont réels.

❒ b. Son foyer objet est réel et son foyer image est virtuel.
❒ c. Ses foyers objet et image sont virtuels.
❒ d. Son foyer objet est virtuel et son foyer image est réel.

Les foyers sont confondus pour un miroir sphérique, et situés à mi-chemin entre le centre
et le sommet ; dans le cas d’un miroir concave le centre est avant le sommet donc le foyer
est réel.

10 Soit une source lumineuse quasi ponctuelle située en A à 30 cm d’un miroir ; le point
de convergence des rayons réfléchis par le miroir est observé sur un écran légèrement
décalé par rapport à la source, situé à 30 cm du miroir.
❒ a. Le miroir peut être plan.
✗ b. Le miroir peut être sphérique concave.

❒ c. Le miroir peut être sphérique convexe.
❒ d. L’expérience décrite n’est pas réalisable.

Un miroir plan donne d’un objet réel une image virtuelle, dans le cas présent à 30 cm
derrière le miroir donc la proposition a. est impossible ; un miroir sphérique a pour points
invariants son centre et son sommet : pour les propositions b. et c., A pourrait être le centre
si le miroir a pour rayon de courbure 30 cm, mais l’objet étant réel il s’agirait forcément
d’un miroir concave.
 
11 Un miroir sphérique concave de sommet S et de centre C a pour rayon R = S C  = 1 m.
Un observateur situé à 75 cm du miroir se regarde dans le miroir.
❒ a. L’image est réelle et droite.
✗ b. L’image est réelle et renversée.

❒ c. L’image est virtuelle et droite.
✗ d. L’observateur ne peut pas voir l’image.

3
L’observateur constitue un objet réel, tel que S A = S C < 0 ; en appliquant les formules
4
1 1 2 2
de conjugaison avec origine au sommet =− + = < 0 ; l’image est donc
S A S A S C 3S C

14
Corrigés

réelle (elle est située avant le sommet) et SA = 1,5 m : elle est derrière l’observateur, qui
A B S A
ne peut pas la voir dans le miroir. Comme γ = = − = −2 < 0, l’image est
AB SA
renversée.

Toutes les valeurs utilisées dans les formules sont algébriques : il faut veiller à
utiliser le bon signe quand on part de données en valeur absolue. Pour un miroir,
un objet et une image réels correspondent à S A et S A négatifs, un objet et une
image virtuels correspondent à S A et S A positifs.

 
12 Un miroir sphérique convexe de sommet S et de centre C a pour rayon R = S C  = 1 m.
Un observateur situé à 50 cm du miroir se regarde dans le miroir.
✗ a. L’image est virtuelle et droite.

❒ b. L’image est à l’infini.
❒ c. L’image est réelle et renversée.
❒ d. L’observateur ne peut pas voir l’image.

1
L’observateur constitue un objet réel, tel que S A = − S C < 0 ; en appliquant à nouveau
2
1 1 2 4
les formules de conjugaison avec origine au sommet = − + = > 0;
SA  S A SC SC
l’image est donc virtuelle (elle est située après le sommet) et SA’ = 0,25 m ; comme
S A
γ=− = 0,5 > 0, l’image est droite.
SA
La remarque sur le signe des différentes distances algébriques est toujours d’actualité.

13 Un miroir sphérique donne d’un objet réel situé à d = 1,5 m du sommet une image
virtuelle
  droite deux fois plus petite que l’objet. Déterminer la nature et le rayon
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

R = S C  de ce miroir.
❒ a. Le miroir est concave ; R = 1 m. ❒ b. Le miroir est convexe ; R = 1 m.
❒ c. Le miroir est concave ; R = 3 m. ✗ d. Le miroir est convexe ; R = 3 m.

S A d 2 −1 2 1
S A = −d et γ = − = 0,5 > 0 donc S A =; par conséquent = + = donc
SA 2 SC d d d
S C = 2d = 3 m ; le miroir est convexe puisque C est après S.

14 Soit un miroir sphérique concave tel que FS = 50 cm ; un objet AB est situé à mi-
distance entre le sommet et le foyer ; déterminer par construction la position de l’image
A B et le grandissement.
❒ a. S A = 0,25 m ✗ b. S A = 0,5 m
❒ ❒ c. γ = −2 ✗ d. γ = 2

15
Corrigés

15 Soit un miroir sphérique convexe tel que S F = 50 cm ; où est situé l’objet donnant une
image réelle à d = 1 m du sommet ?
✗ a. S A = 33,3 cm

❒ b. S A = 1 m
❒ c. S A = −33,3 cm
❒ d. S A = −1 m

1 1 1 1 1
S A = −d < 0 puisque l’image est réelle ; = − + = + donc S A =
SA S A SF d SF
d.S F
; l’objet est virtuel, situé entre le sommet et le foyer, ce qu’on peut retrouver par
d +SF
construction.

16 La Lune est vue depuis la Terre sous un angle 2α = 0,5°.


Distance Terre-Lune : 3,8 · 108 m
 
Le miroir sphérique concave de rayon R = S C  d’un télescope dont l’axe optique est
dirigé vers le centre de la Lune en donne une image :
❒ a. dans le plan central.
✗ b. dans le plan focal.

✗ c. de diamètre Rα (α étant exprimé en radians).

❒ d. de diamètre 2Rα (α étant exprimé en radians).

La Lune peut être considérée comme un objet à l’infini, le rayon du miroir étant forcément
très inférieur à la distance Terre-Lune.
Par conséquent l’image est dans le plan focal ; pour déterminer sa taille il est utile de
construire les rayons extrêmes correspondant aux bords du disque lunaire et passant par le
centre du miroir.

16
Corrigés

FB D
On obtient alors, dans les conditions de Gauss, α(rad) ≈ tan α = =  R  où D est le
FS 2
2
diamètre de l’image.

2 Lentilles minces

VRAI/FAUX
1 Résultats généraux pour les lentilles minces sphériques
✗ F a. Les points F et F  sont conjugués.
❒V ❒
F est l’antécédent d’un point à l’infini sur l’axe, F  est l’image d’un point à l’infini sur
l’axe ; ils ne peuvent être conjugués que pour un système afocal, ce qui n’est pas le cas
pour une lentille mince sphérique.
✗ F b. La formule de conjugaison avec origine aux foyers est FA · F  A = f 2 .
❒V ❒
La formule présente une erreur de signe (attention à la confusion avec celle d’un miroir
sphérique).
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

La formule de Newton d’une lentille mince est FA· F  A = FO· F  O = − f 2 ; retenir plutôt
la formule FA · F  A = f f  valable aussi bien pour les miroirs que pour les lentilles.
❒V ❒ ✗ F c. La formule de conjugaison avec origine au centre optique est
1 1 1
− = .
OA OA OF 
1 1 1
Nouvelle erreur de signe : il faut écrire − = ; on peut vérifier qu’alors, si
OA  OA OF 
 
A est envoyé à l’infini, A = F ce qui correspond bien à la définition du foyer image ; de
même si A est envoyé à l’infini, A = F (définition du foyer objet) ; il faut penser à faire
ces vérifications simples en cas de doute sur une formule.
FO F  A
✗ V
❒ ❒ F d. Le grandissement transversal est donné par : γ = = .
FA F O

17
Corrigés

Pour la retrouver on peut s’aider d’une construction avec l’objet AB et l’image A B en tra-
çant les rayons passant par le centre et les foyers ; en appliquant les relations géométriques
dans les triangles semblables on trouve deux expressions du grandissement transversal. En
les combinant on arrive à la relation avec origine aux foyers.

2 Soit une lentille mince convergente


✗ V
❒ ❒ F a. Un faisceau incident parallèle à l’axe converge derrière la lentille.
Il s’agit d’un objet à l’infini sur l’axe ; l’image est le foyer F  . La vergence de la lentille est
1
définie par : = V > 0 pour une lentille convergente. Le foyer F  est réel.
OF 
✗ F b. Elle donne forcément d’un objet réel une image réelle.
❒V ❒
1 1 1
D’après la relation avec origine au centre, = + , somme d’un terme positif et
 
    OA OF OA
d’un terme négatif ; si OF   > OA la somme est négative, ce qui correspond à OA < 0 et
donc à une image virtuelle puisqu’elle est avant la lentille ; l’objet est alors entre le centre
et le foyer.
✗ V ❒ F c. Si l’objet est situé entre le foyer objet et le centre optique l’image est

agrandie.
C’est la situation évoquée à la question précédente ; le grandissement est donné par
FO
γ= ; grâce à l’étude précédente 1 < γ : l’image est plus grande que l’objet et dans le
FA
même sens ; la lentille convergente est alors utilisée en loupe (faire la construction pour le
vérifier).
✗ V
❒ ❒ F d. Un objet virtuel donne forcément une image réelle.
1 1 1
D’après la relation avec origine au centre, = +
, somme de deux termes
OA OF 
OA
positifs : alors OA > 0 : l’image est réelle puisqu’elle se situe après la lentille (faire la
construction pour le vérifier).

3 Soit une lentille mince divergente.


✗ F a. Un faisceau incident parallèle à l’axe converge derrière la lentille.
❒V ❒
Le faisceau diverge à partir du foyer image, virtuel pour une lentille divergente
✗ F b. Elle donne forcément d’un objet réel une image réelle.
❒V ❒
1 1 1
D’après la relation avec origine au centre, = +
, somme de deux termes
OA OA OF 
négatifs puisque F et A sont avant O : alors OA < 0 : l’image est virtuelle (faire la
construction pour le vérifier).

18
Corrigés

✗ V ❒ F c. Si l’objet est situé entre le foyer objet et le centre optique l’image est

réelle.
1 1 1 1 1 1 1
= + = − avec 0 < OA < OF donc > et OA > 0
OA OF  OA OA OF OA OF
✗ F d. Un objet situé sur le foyer image donne une image à l’infini.
❒V ❒
Il faudrait qu’il soit situé sur le foyer objet pour donner une image à l’infini et ce serait
obligatoirement un objet virtuel.

4 On accole deux lentilles minces de distances focales images f1 et f2 .


✗ V
❒ ❒ F a. L’ensemble peut être remplacé par une lentille unique.
L1 L2
Soit la suite des points conjugués sur l’axe : A −−→ A −−→ A
L1 L2
et des points dans les plans transverses correspondants : B −−→ B −−→ B .
En combinant les relations de Descartes avec O1 = O2 = O on obtient les relations :
1 1 1 1 A B OA
− = + = V1 + V2 et γ = =
qui sont les relations pour une
OA OA OF1 OF2 AB OA
unique lentille mince. On constate que les vergences s’ajoutent.
✗ F b. Les distances focales s’ajoutent.
❒V ❒
La distance focale équivalente, d’après la relation précédente, est donnée par
1 1 1 
f1 . f2
= + soit f =

feq f1 f2 eq
f1 + f2

QCM
5 Soit une lentille mince convergente. Soit un objet réel AB, tel que A est situé sur l’axe
en avant du foyer ; déterminer par le calcul si l’image est :
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

❒ a. réelle, droite ✗ b. réelle, renversée



❒ c. virtuelle, renversée ❒ d. virtuelle, droite
f 2
D’après la relation de Newton : F  A = − . Or FA < 0 donc F  A > 0 : l’image se situe
FA
après le foyer image de la lentille convergente, elle est forcément réelle et compte tenu du
FO
grandissement γ = < 0, elle est renversée, puisque FA < 0 et FO > 0.
FA

6 Soit une lentille mince convergente de vergence V = 5 δ. Déterminer par construction si


l’image A B , correspondant à un objet AB transverse tel que OA = 10 cm, est :
✗ a. réelle, droite
❒ ❒ b. réelle, renversée
❒ c. virtuelle, renversée ❒ d. virtuelle, droite

19
Corrigés

La distance focale de cette lentille est f  = 20 cm ; A est un objet virtuel situé à mi-chemin
entre le centre et le foyer image.

7 Soit un objet réel transverse AB ; déterminer grâce aux relations avec origine au centre
si une lentille mince divergente donne une image :
❒ a. droite, plus grande que l’objet. ✗ b. droite, plus petite que l’objet.

❒ c. renversée, plus petite que l’objet. ❒ d. renversée, plus grande que l’objet.

1 1 1 OA 1
D’après la relation avec origine au centre, = + ;γ= = avec
OA OF  OA OA 1+ OA
OF 
OA < 0 et OF  < 0 donc 0 < γ < 1. L’image est droite et plus petite que l’objet.

8 Soit une lentille mince divergente de vergence V = −10 δ. Déterminer par construction
l’image A B , correspondant à un objet AB transverse tel que OA = 5 cm.
❒ a. OA = 3,3 cm ✗ b. OA = 10 cm

2
✗ c. γ = 2
❒ ❒ d. γ =
3
La distance focale de cette lentille est f  = −10 cm ; A est un objet virtuel situé à mi-chemin
entre le centre et le foyer objet.

20
Corrigés

On obtient une image dans le plan focal objet, ce qu’on peut vérifier par application des
formules de conjugaison.

9 Une lentille mince donne d’un objet AB situé dans le plan focal image (avec A sur l’axe)
une image réelle.
✗ a. La lentille est convergente.
❒ ❒ b. La lentille est divergente.
f f
✗ c. OA =
❒ ❒ d. OA = −
2 2
1 1 1 2 1
Puisque A = F  , = − soit = > 0, l’image étant réelle. Il s’agit
OF  OA OF  OF  OA
OF 
donc d’une lentille convergente, avec un objet virtuel. Alors OA = .
2

10 Un objet transverse lointain hors d’axe est vu sous l’angle α = 2◦ au-dessus de l’axe
optique d’une lentille convergente de vergence V = 10 δ.

✗ a. L’image se situe 10 cm derrière la lentille.


❒ ❒ b. L’image est droite.
✗ c. La taille de l’image est de 3,5 mm.
❒ ❒ d. La taille de l’image est de 2 mm.

En considérant l’objet « à l’infini », l’image est dans le plan focal image ; compte tenu
A B
de la vergence, OA = 10 cm. Dans le triangle rectangle OA B , |tan α| = donc
f
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

|tan α|
A B = = 3,5 · 10−3 m
V

11 Où faut-il placer un objet AB pour qu’une lentille convergente de distance focale image
f  en donne une image droite trois fois plus grande que l’objet ?
f f
❒ a. OA = − ❒ b. OA =
3 3
2f 2f
✗ c. OA = −
❒ ❒ d. OA =
3 3
L’image étant droite, le grandissement est positif :
FO FO −2 f 
γ=3= donc OA = OF + FA = −FO + = .
FA 3 3

21
Corrigés

12 Soient deux lentilles convergentes identiques L1 et L2 , de centres O1 et O2 , de distance


focale image f  , distantes de O1 O2 = 3 f  . On note Feq

le foyer image du système global.
 =
f  = f
❒ a. O2 Feq ❒ b. O2 Feq
2
3f  = 2f

❒ c. O2 Feq = ✗ d. O2 Feq

2

Le foyer image est par définition l’image d’un point à l’infini sur l’axe ; par la première
lentille, l’image intermédiaire se situe au foyer F1 ; Feq

est l’image par la 2e lentille de
L1 L2
F1 : ∞ −−→ F1 −−→ Feq


− f 2 − f 2 − f 2
Par la relation de Newton, F2 Feq
 = = = = f
F2 F1 F2 O2 + O2 O1 + O1 F1 f − 3f + f
 = O F + F F = 2 f .
donc O2 Feq 2 2 2 eq

13 Soient deux lentilles convergentes L1 et L2 , de centres O1 et O2 , de distances focales


image f  et 4 f  , distantes de O1 O2 = 5 f  .
4f
❒ a. La distance focale image de l’ensemble est .
5
✗ b. L’ensemble est afocal.

✗ c. Un faisceau cylindrique d’axe O1 O2 a son diamètre multiplié par 4 après traversée

des deux lentilles.
❒ d. Un faisceau cylindrique d’axe O1 O2 a son diamètre divisé par 4 après traversée
des deux lentilles.

Les deux lentilles n’étant pas accolées on ne peut pas additionner leurs vergences.

Comme O1 O2 = 5 f  = f  + 4 f  les foyers F1 et F2 sont confondus ; on obtient alors que


L1 L2
les points conjugués sur l’axe sont : ∞ −−→ F1 = F2 −−→ ∞ ; l’ensemble est afocal.
Par construction :

22
Corrigés

D 4 f 
Par relation dans les triangles, =  =4
D f

14 Soient deux lentilles, la première convergente, de centre O1 et de distance focale


image f  , la deuxième divergente, de centre O2 et de distance focale −3 f  ; les deux
lentilles sont accolées. L’ensemble donne d’un objet AB une image à l’infini.
✗ a. L’objet est réel.
❒ ❒ b. L’objet est virtuel.
3f
✗ c. O1 A = −
❒ ❒ d. O1 A = 2 f 
2
La vergence de la lentille équivalente aux deux lentilles accolées est
1 1 2
Veq =  −  =  > 0
f 3f 3f
Elle est donc convergente ; l’image étant à l’infini, l’objet est au foyer objet, réel pour une
3f
lentille convergente et O1 A = O1 Feq = − .
2

15 Soient deux lentilles, la première convergente, de centre O1 et de distance focale


f
image f  , la deuxième divergente, de centre O2 et de distance focale image − , dis-
2
f
tantes de O1 O2 = . L’ensemble donne d’un objet AB une image à l’infini.
2

❒ a. O1 A = − f ✗ b. L’objet est à l’infini.

✗ c. L’image est droite. ❒ d. L’image est renversée.

f
L’écartement des lentilles est tel que O1 O2 = f  − = O1 F1 + F2 O2 donc F1 = F2 .
2
L’image étant à l’infini, son antécédent par les deux lentilles est aussi à l’infini (système
afocal, comme à la question 9).
Pour déterminer le sens de l’image, on construit un rayon passant par le centre de la 1re len-
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

tille :

23
Corrigés

Avant la 1re lentille, la lumière provient du bas, après la 2e lentille également, donc l’image
est droite. Elle est agrandie. Ce type d’association est réalisé dans la lunette de Galilée,
avec un plus grand rapport entre les distances focales des deux lentilles, pour augmenter le
grossissement.

16 On place derrière une lentille convergente un miroir plan ; un objet est placé dans le plan
focal de la lentille. L’ensemble donne une image :
❒ a. dans le plan focal image. ✗ b. dans le plan focal objet.

✗ c. L’image est renversée.
❒ ❒ d. L’image est droite.

L’image par la lentille se trouve à l’infini ; le miroir plan est afocal, l’image suivante est
aussi à l’infini ; la réflexion sur le miroir plan inverse le sens de propagation, donc le foyer
objet F devient foyer image et l’image se trouve dans son plan, c’est-à-dire dans le même
plan que l’objet : cette propriété est utilisée dans la méthode d’autocollimation.
La réflexion sur le miroir plan étant symétrique par rapport à la normale, l’image est ren-
versée par rapport à l’objet.

24
Partie 2
Électrocinétique
et électronique
3 Lois
de l’électrocinétique
Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• les lois de maille et de nœud ;
• les relations courant-tension pour les dipôles linéaires ;
• les associations de dipôles linéaires ;
• la puissance en électrocinétique.

Consignes

Vrai/Faux
Pour chacune des propositions suivantes, indiquer si elle est exacte ou non, en
rédigeant une courte explication.

1 Circuits linéaires
❒ V ❒ F a. L’intensité du courant est la même en tout point d’un circuit série
quelle que soit la fréquence.
❒ V ❒ F b. Un dipôle dont la relation tension-courant en convention récep-
du
teur est : i(t) = Gu(t) + C où G et C sont deux constantes est un dipôle
dt
linéaire.

2 Aspect énergétique
❒ V ❒ F a. Soit le dipôle symboliquement représenté par :
t2
L’énergie qu’il reçoit entre deux instants t1 et t2 s’écrit : W = u(t)i(t)dt
t1
❒ V ❒ F b. Un dipôle qui consomme de l’énergie électrique, comme un ré-
sistor, doit être orienté en convention récepteur.

26
3 Lois de l’électrocinétique Énoncés

❒ V ❒ F c. Le dipôle D dont la caractéristique est donnée ci-dessous fonc-


tionne en générateur :

Consignes

QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.

3 Écrire la loi des nœuds sachant que les intensités i et j sont positives, et que les
autres intensités sont négatives :

❒ a. i + j − k − l − m = 0 ❒ b. −i + j + k − l − m = 0
❒ c. −i + j − k + l + m = 0 ❒ d. −i + j − k + l − m = 0
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

4 Écrire la loi des mailles sachant que les tensions U1 et U4 sont positives et que
les autres tensions sont négatives :

27
Énoncés 3 Lois de l’électrocinétique

❒ a. U1 − U2 − U3 + U4 − U5 − U6 = 0
❒ b. U1 − U2 + U3 − U4 − U5 + U6 = 0
❒ c. U1 + U2 − U3 − U4 + U5 + U6 = 0
❒ d. U1 + U2 + U3 − U4 + U5 + U6 = 0

5 Déterminer la résistance équivalente à l’association :

R1 R2 R3 (R1 + R2 ) R3
❒ a. Req = + R4 ❒ b. Req = + R4
R1 + R2 + R3 R1 + R2 + R3
(R1 + R2 ) (R3 + R4 ) R1 R3 R2 R3
❒ c. Req = ❒ d. Req = + + R4
R1 + R2 + R3 + R4 R1 + R3 R2 + R3

6 Déterminer la résistance équivalente à l’association :

R + R R(r + R) R (r + R )
❒ a. Req = ❒ b. Req = +
2 r + 2R r + 2R
R(r + 2R) R (r + 2R ) R(2r + R) R (2r + R )
❒ c. Req = + ❒ d. Req = +
r + 4R r + 4R 2 (r + R) 2 (r + R )

7 Déterminer la capacité équivalente à l’association :

CC  + C C  + CC  CC 
❒ a. Ceq = ❒ b. Ceq =
C + C  + C  C 
C  (C + C  ) CC 
❒ c. Ceq = ❒ d. Ceq = + C 
C + C  + C  C + C

28
3 Lois de l’électrocinétique Énoncés

8 Écrire la relation u = f (i) :

❒ a. u = −E + E  − RJ − Ri ❒ b. u = −E + E  + RJ + Ri
❒ c. u = E − E  − RJ − Ri ❒ d. u = E − E  + RJ + Ri

9 Écrire la relation i = f (u) :

E r + R E r + R
❒ a. i = −J − + u ❒ b. i = −J + − u
R rR R rR
E r + R E r + R
❒ c. i = J −  + u ❒ d. i = J −  − u
R rR R rR
10 Déterminer le générateur de Thévenin équivalent en orientant la force électro-
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

motrice vers la droite :

❒ a. Eeq = E + R(K + J) ❒ b. Eeq = E + R(K − J)


R
❒ c. Req = R ❒ d. Req =
2

29
Énoncés 3 Lois de l’électrocinétique

11 Déterminer le générateur de Norton équivalent en orientant le courant électro-


moteur vers la droite :

E + E E + E
❒ a. Jeq = J − ❒ b. Jeq = J +
R R
❒ c. Req = R ❒ d. Req = 2R

12 Déterminer la tension U :

E (R1 + R2 ) ER
❒ a. U = ❒ b. U =
R + R1 + R2 R + R1 + R2
ER1 R2 ER1 R2
❒ c. U = ❒ d. U =
R (R1 + R2 ) + R1 R2 R (R1 + R2 + R)

13 Déterminer la puissance reçue par le résistor de résistance R.

E2  E 2
❒ a. P = ❒ b. P = r
R r+R
E2  E 2
❒ c. P = ❒ d. P = R
R+r r+R

30
3 Lois de l’électrocinétique Énoncés

14 Déterminer l’énergie WR reçue par le résistor pendant une durée T et l’énergie


WC reçue par le condensateur initialement déchargé pendant la même durée.

RJ 2 T
❒ a. WR = RJ 2 T ❒ b. WR =
2
2
J T 2
J T
❒ c. WC = ❒ d. WC =
C 2C
Voir corrigés page 59
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

31
4 Circuits linéaires
en régime permanent
Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• Les méthodes des mailles et des nœuds.
• Les transformations des circuits par associations et équivalences de généra-
teurs.
• Le théorème de superposition.

Consignes

Vrai/Faux
Pour chacune des propositions suivantes, indiquer si elle est exacte ou non, en
rédigeant une courte explication.

1 Méthodes des mailles et des nœuds.


❒ V ❒ F a. Si un circuit comporte 3 mailles indépendantes et deux nœuds,
il vaut mieux appliquer une méthode des mailles.
❒ V ❒ F b. Quand on choisit une méthode des nœuds, les inconnues sont les
intensités des courants.

2 Équivalences et associations de générateurs.


❒ V ❒ F a. Il est toujours possible de transformer les générateurs de tension
en générateurs de courant, ou réciproquement.
❒ V ❒ F b. Les associations « parallèles » sont plus commodes à traiter en
choisissant le modèle de Norton.

3 Théorème de superposition.
❒ V ❒ F a. Pour appliquer le théorème de superposition, on éteint un par un
chacun des générateurs.
❒ V ❒ F b. Pour éteindre une source de tension, on la débranche.
❒ V ❒ F c. Pour éteindre une source de courant, on la débranche.

32
4 Circuits linéaires en régime permanent Énoncés

Consignes

QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.

Le circuit d’étude pour les questions 4 à 12 est le suivant :

Le but est d’utiliser différentes méthodes pour déterminer le courant i circulant


de A à B à travers la résistance R.

4 Méthode des mailles : les générateurs sont en représentation de Thévenin. Écrire


deux lois des mailles faisant intervenir i et i1 .
❒ a. E1 = r1 i1 + Ri ❒ b. r2 J2 = r2 i1 + (R − r2 ) i

❒ c. E1 = r1 i1 − Ri ❒ d. r2 J2 = r2 i1 − (R + r2 ) i

5 En déduire le courant circulant de A à B à travers la résistance R.


© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

r2 E1 + r1 r2 J2 r1 r2 J2 − r2 E1
❒ a. i = ❒ b. i =
r1 r2 + r1 R + r2 R r1 r2 + r1 R + r2 R
r2 E1 − r1 r2 J2 −r2 E1 − r1 r2 J2
❒ c. i = ❒ d. i =
r1 r2 + r1 R + r2 R r1 r2 + r1 R + r2 R

6 Méthode des nœuds : les générateurs sont en représentation de Norton. Écrire la


relation vérifiée par la tension U AB (loi des nœuds en tension). Il sera pratique
1 1 1
d’introduire les conductances : G = , g1 = et g2 = .
R r1 r2
❒ a. g1 E1 + J2 = (G + g1 + g2 ) U AB ❒ b. g1 E1 − J2 = (G + g1 + g2 ) U AB

❒ c. J2 − g1 E1 = (G + g1 + g2 ) U AB ❒ d. g1 E1 − J2 = (G − g1 − g2 ) U AB

33
Énoncés 4 Circuits linéaires en régime permanent

7 En déduire la tension U AB puis le courant dans la résistance R.


g1 E1 + J2 g1 E1 − J2
❒ a. U AB = ❒ b. U AB =
G + g1 + g2 G + g1 + g2
g1 E1 + J2 g1 E1 − J2
❒ c. i = G ❒ d. i = G
G + g1 + g2 G + g1 + g2

8 Remplacer les deux générateurs par un générateur de Norton équivalent (orienter


la source de courant de B vers A.
E1 r1 r2
❒ a. Jeq = + J2 ❒ b. req =
r1 r1 + r2
E1 r1 r2
❒ c. Jeq = − J2 ❒ d. req =
r1 r1 − r2

9 Utiliser un diviseur de courant pour déterminer l’intensité dans la résistance R.


−r2 E1 + r1 r2 J2 r2 E1 + r1 r2 J2
❒ a. i = ❒ b. i =
r1 r2 + r1 R + r2 R r1 r2 + r1 R + r2 R
r2 E1 + r1 r2 J2 r2 E1 − r1 r2 J2
❒ c. i = − ❒ d. i =
r1 r2 + r1 R + r2 R r1 r2 + r1 R + r2 R
10 Éteindre le générateur de Thévenin et déterminer l’intensité i circulant de A à B
dans la résistance R.
r1 r2 J2 RJ2
❒ a. i = ❒ b. i =
r1 r2 + r1 R + r2 R r1 + R + r2
−r1 r2 J2 −RJ2
❒ c. i = ❒ d. i =
r1 r2 + r1 R + r2 R r1 + R + r2
11 Éteindre le générateur de Norton et déterminer l’intensité i dans la résistance R.
r2 E1 RE1
❒ a. i = ❒ b. i =
r1 r2 + r1 R + r2 R r1 (r1 + R + r2 )
−r2 E1 −RE1
❒ c. i = ❒ d. i =
r1 r2 + r1 R + r2 R r1 (r1 + R + r2 )

12 En déduire le courant dans la résistance R en présence des deux générateurs.


r2 E1 + r1 r2 J2 r2 E1 − r1 r2 J2
❒ a. i = ❒ b. i =
r1 r2 + r1 R + r2 R r1 r2 + r1 R + r2 R
R(E1 − r1 j2 ) R(E1 + r1 j2 )
❒ c. i = ❒ d. i =
r1 (r1 + R + r2 ) r1 (r1 + R + r2 )

34
4 Circuits linéaires en régime permanent Énoncés

Le circuit étudié pour les questions 13 à 15 est le suivant :


13 Calculer la tension U AB quand on garde le générateur de droite allumé, puis la

tension U AB quand on garde le générateur de gauche allumé.
 −Er  Er
❒ a. U AB = ❒ b. U AB =
r+R r+R
 −rE  rE
❒ c. U AB = ❒ d. U AB =
2(R + r) 2(R + r)

14 Calculer le courant circulant de A à B dans la résistance r.


−E E
❒ a. i = ❒ b. i =
2 (r + R) 2 (r + R)
−E E
❒ c. i = ❒ d. i =
r+R r+R
15 Transformer le circuit initial en faisant apparaître deux générateurs de Norton et
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

en déduire le courant k circulant de C à D.


E (2r + R) E (2R + r)
❒ a. k = ❒ b. k =
2r (R + r) 2r (R + r)
E (2R + r) E (2r + R)
❒ c. k = ❒ d. k =
2R (R + r) 2R (R + r)

Voir corrigés page 64

35
5 Circuits linéaires
en régime transitoire

Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• Circuits d’ordre 1 en régime libre.
• Circuits d’ordre 1 avec un générateur de tension ou de courant constant.
• Circuits d’ordre 2 : forme canonique, différents régimes.

Consignes

Vrai/Faux
Pour chacune des propositions suivantes, indiquer si elle est exacte ou non, en
rédigeant une courte explication.

1 Conditions initiales
❒ V ❒ F a. Pour déterminer les constantes d’intégration lors de la résolu-
tion de l’équation différentielle d’un circuit comportant un condensateur et une
bobine, on utilise la continuité de l’intensité du courant dans le condensateur.
❒ V ❒ F b. Pour déterminer les constantes d’intégration lors de la résolu-
tion de l’équation différentielle d’un circuit comportant un condensateur et une
bobine, on utilise la continuité de l’intensité du courant dans la bobine.

2 Circuits d’ordre 1 en régime libre


❒ V ❒ F a. Un circuit comportant en série une résistance R et un condensa-
teur de capacité C a pour temps caractéristique τ = RC.
❒ V ❒ F b. Un circuit comportant en série une résistance R et une bobine
R
idéale d’inductance L a pour temps caractéristique τ = .
L

36
5 Circuits linéaires en régime transitoire Énoncés

3 Circuits d’ordre 2 en régime libre


❒ V ❒ F a. Un circuit comporte en série une résistance R réglable, un
condensateur de capacité C et une bobine idéale d’inductance L fixes. Une
grande valeur de R permet d’observer des oscillations de la tension aux bornes
du condensateur.
❒ V ❒ F b. Le régime permanent  est atteint au bout d’un temps minimum si
L
la résistance a pour valeur R = 2 .
C

Consignes

QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.

4 Un circuit série comporte une source de tension E, une résistance R et un conden-


sateur C ainsi qu’un interrupteur :

À l’instant t = 0 où on ferme l’interrupteur le condensateur est chargé (charge


q0 ). Le courant i(t) circulant dans le circuit est alors :
E −t
q0 −t

❒ a. i(t) = 1 − e RC ❒ b. i(t) = 1 − e RC
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

R RC
E q0  −t E q0  −t
❒ c. i(t) = − e RC ❒ d. i(t) = + e RC
R RC R RC
5 Un circuit série comporte une source de tension E, une résistance R et une bobine
assimilable à une résistance r en série avec une inductance pure L ainsi qu’un
interrupteur.

37
Énoncés 5 Circuits linéaires en régime transitoire

À l’instant t = 0 on ferme l’interrupteur. Le courant i(t) circulant dans le circuit


est alors :
E −tR E −tR

❒ a. i(t) = eL ❒ b. i(t) = 1−e L


r+R r+R
E −t(r+R) E  −t(r+R)

❒ c. i(t) = e L ❒ d. i(t) = 1−e L
r+R r+R
6 Un circuit série comporte une source de tension E, une résistance R et une bobine
assimilable à une résistance r en série avec une inductance pure L ainsi qu’un
interrupteur. À l’instant t = 0 on ferme l’interrupteur. La tension aux bornes de
la bobine u(t) est alors :
−t(r+R) −tR
❒ a. u(t) = Ee L ❒ b. u(t) = Ee L

E  −t(r+R)
 RE −tR
❒ c. u(t) = r + Re L ❒ d. u(t) = eL
r+R r+R
7 Un circuit parallèle comporte une source de courant J, une résistance R et un
condensateur C ainsi qu’un interrupteur.

À l’instant t = 0 où on ouvre l’interrupteur K le condensateur est déchargé. La


tension u(t) aux bornes de la source de courant est :
−t −t

❒ a. u(t) = JRe RC ❒ b. u(t) = JR 1 − e RC


−t −t

❒ c. u(t) = −JRe RC ❒ d. u(t) = JR e RC − 1

8 Un circuit série comporte une source de tension E, une résistance R, un conden-


sateur C et une bobine de résistance négligeable assimilable à une inductance
pure L ainsi qu’un interrupteur.

38
5 Circuits linéaires en régime transitoire Énoncés

À l’instant t = 0, le condensateur est déchargé, on ferme l’interrupteur. Écrire


l’équation différentielle vérifiée par la tension aux bornes du condensateur u(t) et
la mettre sous forme canonique ; en déduire l’expression de la pulsation propre
ω0 et du facteur de qualité Q0 .
1 1
❒ a. ω0 = ❒ b. ω0 = √
LC LC
 
1 L C
❒ c. Q0 = ❒ d. Q0 = R
R C L
9 Dans cette question et les suivantes, le circuit est celui décrit à la question 8.
Écrire l’équation caractéristique puis déterminer la valeur du facteur de qualité
correspondant au changement de type de réponse du circuit.
1 1
❒ a. Q0 = 1 ❒ b. Q0 = 2 ❒ c. Q0 = ❒ d. Q0 = √
2 2

10 Soit Q0 = 0,25. Calculer les racines de l’équation caractéristique et en déduire


la forme de u(t) (α et β sont des constantes).
√ √
❒ a. u(t) = αeω0 (2+ 3)t
+ βeω0 (2− 3)t
√ √
❒ b. u(t) = E + αeω0 (2+ 3)t
+ βeω0 (2− 3)t
√ √
❒ c. u(t) = αe−ω0 (2+ 3)t
+ βe −ω0 (2− 3)t
√ √
❒ d. u(t) = E + αe−ω0 (2+ 3)t
+ βe−ω0 (2− 3)t

11 Soit Q0 = 0,25. En tenant compte des conditions initiales, déterminer α et β.


   
1 1 1 1
❒ a. α = E √ − ❒ b. α = E √ +
3 2 3 2
   
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

1 1 1 1
❒ c. β = −E √ + ❒ d. β = E √ +
3 2 3 2
12 Soit Q0 = 0,5. Sous quelle forme faut-il chercher u(t) ?
❒ a. u(t) = α + βte−ω0 t ❒ b. u(t) = α + βteω0 t

❒ c. u(t) = E + (α + βt) e−ω0 t ❒ d. u(t) = E + (α + βt) eω0 t

13 Soit Q0 = 0,5. En tenant compte des conditions initiales, déterminer u(t).



❒ a. u(t) = E e−ω0 t − 1 − ω0 tEe−ω0 t ❒ b. u(t) = E 1 − e−ω0 t − ω0 tEe−ω0 t



❒ c. u(t) = E 1 − ω0 te−ω0 t ❒ d. u(t) = E 1 + ω0 te−ω0 t

39
Énoncés 5 Circuits linéaires en régime transitoire

14 Soit Q0 = 1. Calculer les racines de l’équation caractéristique et en déduire la


forme de u(t)(α et ϕ sont des constantes).
⎛√ ⎞
−ω0 t ⎜⎜⎜ 3ω0 t ⎟⎟
❒ a. u(t) = αe 2 cos ⎝⎜ + ϕ⎟⎠⎟
2
⎛√ ⎞
ω0 t ⎜⎜⎜ 3ω0 t ⎟⎟
❒ b. u(t) = αe 2 cos ⎜⎝ + ϕ⎟⎟⎠
2
⎛√ ⎞
−ω0 t ⎜⎜⎜ 3ω0 t ⎟⎟
❒ c. u(t) = E + αe 2 cos ⎝⎜ + ϕ⎟⎠⎟
2
⎛√ ⎞
ω0 t ⎜⎜⎜ 3ω0 t ⎟⎟
❒ d. u(t) = E + αe 2 cos ⎜⎝ + ϕ⎟⎟⎠
2

15 Soit Q0 = 1. En tenant compte des conditions initiales, déterminer α et ϕ.


π 5π 2E E
❒ a. ϕ = ❒ b. ϕ = ❒ c. α = √ ❒ d. α = √
2 6 3 2
Voir corrigés page 70

40
Circuits linéaires 6
en régime sinusoïdal

Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• Impédance complexe.
• Lois et théorèmes.
• Résonances d’intensité et de tension.
• Puissance.

Consignes

Vrai/Faux
Pour chacune des propositions suivantes, indiquer si elle est exacte ou non, en
rédigeant une courte explication.

1 Valeurs efficaces
❒ V ❒ F a. La valeur efficace complexe associée à la somme de deux ten-
sions sinusoïdales de même pulsation est égale à la somme des valeurs efficaces
complexes de chaque tension.
❒ V ❒ F b. La valeur efficace réelle associée à la somme de deux tensions
sinusoïdales de même pulsation est égale à la somme des valeurs efficaces réelles
de chaque tension.

2 Impédances
❒ V ❒ F a. L’impédance
 complexe d’un circuit (R, L, C) série est égale à
1
Z = R + j Lω −

❒ V ❒ F b. L’impédance
 complexe d’un circuit (R, L, C) parallèle est égale
1 1
à Z = + j Cω −
R Lω

41
Énoncés 6 Circuits linéaires en régime sinusoïdal

3 Circuits linéaires
❒ V ❒ F Les lois et théorèmes en régime sinusoïdal sont les mêmes qu’en
régime permanent à condition de remplacer les résistances par les impédances
complexes, et les intensités et tensions réelles par les intensités et tensions com-
plexes.

4 ❒ V ❒ F Soit un dipôle soumis à une tension
√ sinusoïdale u(t) = U 2 cos ωt
et traversé par un courant d’intensité i(t) = I 2 cos (ωt − ϕ) (convention récep-
teur).

L’énergie reçue par ce dipôle au cours d’une période est W = UI cos ϕ.
ω
Consignes

QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.

5 Soit le dipôle d’impédance complexe Z constitué d’une résistance R, d’un


condensateur C, et d’une bobine d’inductance L, de résistance négligeable.

Déterminer l’expression de Z.

R + jlω jR LCω2 − 1
❒ a. Z = ❒ b. Z =
1 − LCω2 + jRCω 1 − LCω2 + jRCω
R (1 + jRCω) R
❒ c. Z = + jLω ❒ d. Z = + jLω
1 + (RCω)2 1 + jRCω

6 Soit le dipôle de la question 5 constitué d’une résistance R, d’un condensateur


C, et d’une bobine d’inductance L, de résistance négligeable. À quelle condition
le déphasage est-il nul entre l’intensité qui le traverse et la tension à ses bornes ?
1 R2 C
❒ a. L = ❒ b. L =
Cω2 1 + (RCω)2
R 1 + (RCω)2
❒ c. L =
❒ d. L =
ω 1 + (RCω)2 Cω2

42
6 Circuits linéaires en régime sinusoïdal Énoncés

7 Un circuit série comporte une source de tension sinusoïdale e(t) = E 2 cos ωt,
une résistance R et un condensateur C.


Déterminer la valeur efficace du courant i(t) = I 2 cos(ωt + ϕ) circulant dans le
circuit.
ECω E
❒ a. I =  ❒ b. I = 1 + (RCω)2
1 + (RCω)2 R
ECω E

❒ c. I = ❒ d. I = 1 + (RCω) 2
1 + (RCω)2 R

8 Un circuit série comporte une source de tension sinusoïdale e(t) = E 2 cos ωt,
une résistance
√ R et un condensateur C. Soit ϕ le déphasage du courant
i(t) = I 2 cos(ωt + ϕ) par rapport à la source de tension.
1
❒ a. tan ϕ = −RCω ❒ b. tan ϕ =
RCω
❒ c. i(t) est en avance sur e(t) ❒ d. e(t) est en avance sur i(t)

9 Un circuit série comporte une source de tension sinusoïdale e(t) = E 2 cos ωt,
une résistance R et un condensateur C. Déterminer la puissance moyenne P
fournie par la source de tension au reste du circuit.
(E)2 E2
❒ a. P =
❒ b. P =

CωR2 1 + (RCω)2 R 1 + (RCω)2


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CωE 2 R (CωE)2
❒ c. P = ❒ d. P =
1 + (RCω)2 1 + (RCω)2

10 Un circuit
√ parallèle comporte une source de courant sinusoïdale
j(t) = J 2 cos ωt, une résistance R, un condensateur C, une bobine d’induc-
tance L et de résistance négligeable.

43
Énoncés 6 Circuits linéaires en régime sinusoïdal


Déterminer la valeur efficace de la tension u(t) = U 2 cos(ωt + ϕ) aux bornes
du circuit.
 
 2  2
1 1 1
❒ a. U = J + Cω − ❒ b. U = J R2 + Lω −
R2 Lω Cω
J J
❒ c. U =  ❒ d. U = 
 2  2
1 1 1
R2 + Lω − + Cω −
Cω R2 Lω

√ le circuit de la question 10. Soit ϕ le déphasage de la tension


11 On reprend
u(t) = U 2 cos(ωt + ϕ) par rapport à la source de courant, avec LCω2 > 1.
R Lω 1
❒ a. tan ϕ = − RCω ❒ b. tan ϕ = −
Lω R RCω
❒ c. u(t) est en avance sur j(t) ❒ d. j(t) est en avance sur u(t)

12 Soit un circuit
√ (R, L, C) série soumis à une différence de potentiel sinusoïdale
u(t) = U 2 cos ωt de pulsation réglable.

❒ a. Il y a une résonance d’intensité si la résistance est suffisamment petite.


❒ b. Il y a une résonance d’intensité si la résistance est suffisamment grande.
❒ c. Il y a une résonance d’intensité quelle que soit la valeur de la résistance.
1
❒ d. Il y a une résonance d’intensité pour la pulsation ω = √ .
LC

13 Soit un circuit
√ (R, L, C) série soumis à une différence de potentiel sinusoïdale
u(t) = U 2 cos ωt de pulsation réglable. Si L et C sont fixées et que l’on fait
varier R :
❒ a. La résonance d’intensité est d’autant plus aiguë que R est grande.
❒ b. La résonance d’intensité est d’autant plus aiguë que R est petite.
R
❒ c. La largeur de bande passante est donnée par Δω = .
L
1
❒ d. La largeur de bande passante est donnée par Δω = .
RC

44
6 Circuits linéaires en régime sinusoïdal Énoncés

14 Soit un circuit
√ (R, L, C) série soumis à une différence de potentiel sinusoïdale
u(t) = U 2 cos ωt de pulsation réglable.
❒ a. Il y a une résonance de charge si la résistance est suffisamment petite.
❒ b. Il y a une résonance de charge si la résistance est suffisamment grande.

1 R2
❒ c. Il y a une résonance de charge pour la pulsation ω = − 2.
LC 2L

R2 1
❒ d. Il y a une résonance de charge pour la pulsation ω = 2
− .
2L LC

15 Soit un circuit
√ (R, L, C) série soumis à une différence de potentiel sinusoïdale
u(t) = U 2 cos ωt de pulsation réglable.
❒ a. Il y a une résonance de puissance si la résistance est suffisamment petite.
❒ b. Il y a une résonance de puissance si la résistance est suffisamment grande.
1
❒ c. Il y a résonance de puissance pour la pulsation ω = √ .
LC
❒ d. Il n’y a pas de phénomène de résonance de puissance.

Voir corrigés page 77


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45
7 Quadripôles 1

Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• Impédances d’entrée et de sortie.
• Fonction de transfert.
• Diagramme de Bode.
• Bande passante, pulsations de coupure.
• Fonctions de transfert d’ordre 1.

Consignes

Vrai/Faux
Pour chacune des propositions suivantes, indiquer si elle est exacte ou non, en
rédigeant une courte explication.

1 Impédances d’entrée et de sortie


❒ V ❒ F a. L’impédance d’entrée d’un quadripôle dépend du générateur
branché à l’entrée.
❒ V ❒ F b. L’impédance de sortie d’un quadripôle dépend du dipôle branché
côté sortie.

2 Fonction de transfert
❒ V ❒ F a. La fonction de transfert d’un quadripôle ne dépend que de la
structure du quadripôle.
❒ V ❒ F b. Une chaîne de quadripôle a pour fonction de transfert le produit
des fonctions de transfert de chaque quadripôle pris individuellement.

46
7 Quadripôles 1 Énoncés

3 Diagramme de Bode
❒ V ❒ F a. Le gain en décibels d’un quadripôle est défini par
Us
GdB = 10 log10 où Ue est la valeur efficace de la tension d’entrée et U s la
Ue
valeur efficace de la tension de sortie.
❒ V ❒ F b. L’argument de la fonction de transfert représente le déphasage
entre l’entrée et la sortie.
4 Bande passante
❒ V ❒ F La bande  passante à − 3 dB est identique à la bande passante définie
  H max
par le critère H   √ .
2
Consignes

QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.

5 Calculer la fonction de transfert du circuit (supposé non chargé) :

1
❒ a. H =
1 + jRCω
jRCω
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

❒ b. H =
1 + jRCω
❒ c. La pulsation de coupure à − 3 dB est ωc = RC.
1
❒ d. La pulsation de coupure à − 3 dB est ωc = .
RC
6 Soit le circuit de la question 5. Le tracé du diagramme de Bode pour le gain GdB
comporte :
❒ a. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente 20 dB/dec.
❒ b. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente −20 dB/dec.
❒ c. Une asymptote de pente −20 dB/dec et une asymptote de pente 20 dB/dec.
❒ d. Deux asymptotes horizontales.

47
Énoncés 7 Quadripôles 1

√ √
7 Si on pose ue (t) = Ue 2 cos ωt et us (t) = U s 2 cos (ωt + ϕ), le déphasage ϕ
vérifie :
1
❒ a. tan ϕ = ❒ b. tan ϕ = −RCω
RCω
❒ c. La sortie est en retard sur l’entrée. ❒ d. La sortie est en avance sur l’entrée.

8 On branche en sortie du quadripôle de la question 5 une résistance R identique


à la première. La tension d’entrée ue (t) est délivrée par√un générateur de Théve-
nin non représenté, de force électromotrice e(t) = E 2 cos ωt et de résistance
interne rg . Déterminer l’impédance d’entrée Ze et l’impédance de sortie Z s .

 
2 + jRCω 1
❒ a. Ze = R ❒ b. Ze = rg + 2R +
1 + jRCω jCω
1 rg + R
❒ c. Z s = rg + R + ❒ d. Z s =

jCω 1 + jCω rg + R

9 Calculer la fonction de transfert du circuit précédent et déterminer si :


❒ a. l’amplification statique en tension est égale à 2.
1
❒ b. l’amplification statique en tension est égale à .
2
1
❒ c. la pulsation de coupure à − 3 dB est ωc =
RC
2
❒ d. la pulsation de coupure à − 3 dB est ωc =
RC

10 Calculer la fonction de transfert du circuit (supposé non chargé) :

48
7 Quadripôles 1 Énoncés

1
❒ a. H =
1 + jRCω
jRCω
❒ b. H =
1 + jRCω
1
❒ c. ωc = est la pulsation de coupure basse à −3 dB.
RC
1
❒ d. ωc = est la pulsation de coupure haute à −3 dB.
RC

11 Soit le circuit de la question 10. Le tracé du diagramme de Bode pour le gain GdB
comporte :
❒ a. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente 20 dB/dec.
❒ b. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente −20 dB/dec.
❒ c. Une asymptote de pente −20 dB/dec et une asymptote de pente 20 dB/dec.
❒ d. Une asymptote horizontale et une asymptote verticale.

12 Soit le quadripôle comportant une bobine réelle modélisable par une inductance
pure L en série avec une résistance r et une résistance R.

Déterminer l’amplification statique en tension.


R
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

❒ a. H0 = 1 ❒ b. H0 =
r
R r
❒ c. H0 = ❒ d. H0 =
r+R r+R

13 Déterminer la pulsation de coupure du quadripôle de la question 12.


R r
❒ a. ωc = ❒ b. ωc =
L L
r+R rR
❒ c. ωc = ❒ d. ωc =
L (r + R) L

49
Énoncés 7 Quadripôles 1

1 + j ωω1
14 La fonction de transfert d’un quadripôle se met sous la forme : H =
1 + j ωω2
avec ω2
ω1 . Le diagramme de Bode asymptotique pour le gain a l’allure :

❒ a. ❒ b.

❒ c. ❒ d.

15 Pour la fonction de transfert de la question 14, le déphasage entre l’entrée et la


sortie est maximal si :
ω1 + ω2
❒ a. ω = 0 ❒ b. ω =
2

❒ c. ω = ω1 ω2 ❒ d. ω tend vers l’infini

Voir corrigés page 85

50
Quadripôles 2 8
Programme PTSI, approfondissement MPSI

Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• Fonctions de transfert d’ordre 2.
• Lien entre fonction de transfert et régime transitoire (PTSI).

Consignes

QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.

1 Calculer la fonction de transfert du circuit (supposé non chargé) :

1 1
❒ a. H = ❒ b. H =
1 + jRCω 1 + jRCω − LCω2
1 1
❒ c. H = ❒ d. H =  
R 1 Lω 1
1− j − 1+ j −
Lω LCω2 R RCω

2 Soit le circuit de la question 1. Le tracé du diagramme de Bode pour le gain GdB


comporte :
❒ a. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente − 20 dB/dec.
❒ b. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente − 40 dB/dec.
❒ c. Une asymptote de pente − 20 dB/dec et une asymptote de pente 20 dB/dec.
❒ d. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente + 40 dB/dec.

51
Énoncés 8 Quadripôles 2


3 Soit le circuit√de la question 1. Si on pose ue (t) = Ue 2 cos ωt
et us (t) = U s 2 cos (ωt + ϕ), alors le déphasage ϕ vérifie :
RCω 1 Lω
❒ a. tan ϕ = ❒ b. tan ϕ = −
1 − LCω 2 RCω R
RCω 1 Lω
❒ c. tan ϕ = ❒ d. tan ϕ = −
LCω2 − 1 RCω R
4 Calculer la fonction de transfert du circuit (supposé non chargé) :

1 1
❒ a. H = ❒ b. H =
R 1 + jRCω − LCω2
1+
jLω
1 1
❒ c. H = ❒ d. H =  
R 1 Lω 1
1− j − 1+ j −
Lω LCω2 R RCω

5 Soit le circuit de la question 4. Le tracé du diagramme de Bode pour le gain GdB


comporte :
❒ a. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente + 20 dB/dec.
❒ b. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente − 40 dB/dec.
❒ c. Une asymptote de pente − 20 dB/dec et une asymptote de pente 20 dB/dec.
❒ d. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente + 40 dB/dec.

6 Soit le circuit√de la question 4. Si on pose ue (t) = Ue 2 cos ωt
et us (t) = U s 2 cos (ωt + ϕ), le déphasage ϕ vérifie :
RCω 1 Lω
❒ a. tan ϕ = ❒ b. tan ϕ = −
1 − LCω2 RCω R
RCω 1 Lω
❒ c. tan ϕ = ❒ d. tan ϕ = −
LCω2 − 1 RCω R

52
8 Quadripôles 2 Énoncés

7 Calculer la fonction de transfert du circuit (supposé non chargé) :

1 1
❒ a. H =   ❒ b. H =
Lω 1 1 + jRCω − LCω2
1+ j −
R RCω
 
Lω 1
j −
1 R RCω
❒ c. H = ❒ d. H =  
R 1 Lω 1
1− j − 1+ j −
Lω LCω2 R RCω
8 Soit le circuit de la question 7. Le tracé du diagramme de Bode pour le gain GdB
comporte :
1
❒ a. Un maximum pour ω = ω0 = √ .
LC
1
❒ b. Un minimum pour ω = ω0 = √ .
LC
❒ c. Une asymptote de pente − 20 dB/dec et une asymptote de pente 20 dB/dec.
❒ d. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente + 40 dB/dec.

9 Soit le circuit√de la question 7. Si on pose ue (t) = Ue 2 cos ωt
et us (t) = U s 2 cos (ωt + ϕ), le déphasage ϕ vérifie :
RCω Lω 1
❒ a. tan ϕ = ❒ b. tan ϕ = −
1 − LCω 2
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

R RCω
RCω 1 Lω
❒ c. tan ϕ = ❒ d. tan ϕ = −
LCω − 1
2 RCω R
10 Déterminer la fonction de transfert et en déduire l’équation différentielle du cir-
cuit :

1
❒ a. H = ❒ b. H = 1 + jRCω
1 + jRCω
dus 1 dus 1 ue
❒ c. + us = 0 ❒ d. + us =
dt RC dt RC RC

53
Énoncés 8 Quadripôles 2

11 Déterminer pour le circuit de la question 10 la relation entre la pulsation de


coupure ωC et le temps caractéristique τ.
❒ a. τωC = 1

❒ b. τωC = 2
❒ c. Le circuit est rapide si la bande passante est large.
❒ d. Le circuit est lent si la bande passante est large.

12 Déterminer la fonction de transfert et en déduire l’équation différentielle du cir-


cuit :

1
❒ a. H =
(1 + jRCω)2
1
❒ b. H =
1 + 3 jRCω − (RCω)2
d2 u s 2 dus 1 ue
❒ c. + + u =
2 s
dt2 RC dt (RC) (RC)2
d2 u s 3 dus 1 ue
❒ d. 2
+ + 2
us =
dt RC dt (RC) (RC)2

Voir les corrigés 92

54
Amplificateur 9
opérationnel

Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• AO idéal en régime linéaire
• AO idéal en mode comparateur (Travaux pratiques).

Consignes

QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.
La question 8 n’est pas au programme de MPSI.

Dans tout le chapitre on considère un amplificateur opérationnel idéal, de tensions


de saturation symétriques ±V sat .

1 On dispose d’un amplificateur opérationnel idéal et de deux résistances


RA = 10 kΩ et RB > RA à choisir. On souhaite réaliser un circuit amplificateur tel
que la tension de sortie soit égale à 4 fois la tension d’entrée et de même signe.
Représenter le montage et en déduire la valeur de RB .
❒ a. RB = 20 kΩ ❒ b. RB = 30 kΩ

❒ c. RB = 40 kΩ ❒ d. RB = 50 kΩ

55
Énoncés 9 Amplificateur opérationnel

2 L’amplificateur opérationnel est supposé idéal. Déterminer la fonction de trans-


Vs
fert H = en régime sinusoïdal.
Ve

R r
❒ a. H = ❒ b. H =
r R
R r
❒ c. H = − ❒ d. H = −
r R

3 Soit le circuit comportant un amplificateur opérationnel idéal, un condensateur


et un résistor ; la tension d’entrée est sinusoïdale.

❒ a. Le montage est dérivateur.


❒ b. Le montage est intégrateur.
❒ c. Ve = − jRCωV s
❒ d. Ve = − jRCωV s

4 Déterminer la relation entre les tensions Ue , Ve et V s si R = 10 kΩ, R = 20 kΩ


et r = 100 kΩ.

❒ a. V s = 10Ve + 5Ue
❒ b. V s = −10Ve − 5Ue
❒ c. V s = 10Ve + 5Ue
❒ d. V s = −10Ve − 5Ue

56
9 Amplificateur opérationnel Énoncés

5 Déterminer la relation entre les tensions Ue , Ve et V s .

❒ a. V s = Ve + Ue
❒ b. V s = Ve − Ue
❒ c. V s = Ue − Ve
❒ d. V s = − (Ve + Ue )

6 Déterminer la fonction de transfert du montage ainsi que le déphasage de la sortie


par rapport à l’entrée, la tension d’entrée étant sinusoïdale :

1 − jRCω
❒ a. H =
1 + jRCω
1 + jRCω
❒ b. H =
1 − jRCω
❒ c. ϕ = −2Arctan(RCω)
 
1
❒ d. ϕ = 2Arctan
RCω

7 L’amplificateur opérationnel étant idéal, déterminer si :


© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

❒ a. V s = V sat pour Ve < E


❒ b. V s = V sat pour Ve > E
❒ c. Le montage est comparateur.
❒ d. Le montage est amplificateur.

57
Énoncés 9 Amplificateur opérationnel

8 Déterminer les valeurs de la tension d’entrée provoquant le basculement de la


tension de sortie entre les valeurs +V sat et −V sat .

R1
❒ a. Dans le sens montant, la tension de basculement est VB = V sat .
R1 + R2
−R1
❒ b. Dans le sens montant, la tension de basculement est VB = V sat .
R1 + R2
R1
❒ c. Dans le sens descendant, la tension de basculement est VB = V sat .
R1 + R2
−R1
❒ d. Dans le sens descendant, la tension de basculement est VB = V sat .
R1 + R2

Voir corrigés page 98

58
Corrigés

3 Lois de l’électrocinétique
VRAI/FAUX
1 Circuits linéaires
❒V ❒ ✗ F a. L’intensité du courant est la même en tout point d’un circuit série quelle
que soit la fréquence.
Pour pouvoir faire cette hypothèse, il faut être dans le cadre de l’approximation des régimes
quasi stationnaires. On peut alors négliger le temps de propagation du signal d’un point du
circuit à un autre. Il faut pour cela que la période du signal (ou le temps caractéristique de
variation si le signal n’est pas périodique) soit grande par rapport au temps de propagation
à l’intérieur du circuit. Qualitativement, il ne faut pas que les variations soient trop rapides,
c’est-à-dire que la fréquence soit trop élevée.
✗ V
❒ ❒ F b. Un dipôle dont la relation tension-courant en convention récepteur est :
du
i(t) = Gu(t) + C où G et C sont deux constantes est un dipôle linéaire.
dt
Un dipôle est dit linéaire si la tension à ses bornes et l’intensité du courant qui le traverse
sont liées par une relation différentielle linéaire : c’est bien le cas de la relation proposée
(qui pourrait caractériser un résistor en série avec un condensateur).

2 Aspect énergétique

✗ F a. Soit le dipôle symboliquement représenté par :


❒V ❒
t2
L’énergie qu’il reçoit entre deux instants t1 et t2 s’écrit : W = u(t)i(t)dt
t1
Le dipôle est orienté en convention générateur. Dans ce cas le produit u(t)i(t) correspond à
la puissance qu’il cède au reste du circuit, pas à la puissance reçue.
❒V ❒ ✗ F b. Un dipôle qui consomme de l’énergie électrique, comme un résistor,
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

doit être orienté en convention récepteur.


La convention d’orientation est complètement indépendante du fonctionnement réel du
dipôle ; une fois l’orientation choisie, le signe du produit u(t)i(t) indiquera quel est le mode
de fonctionnement du dipôle.
u
i D
E
❒V ❒ ✗ F c. Le dipôle D dont la carac- u
téristique est donnée ci-dessous fonctionne
en générateur :

0 J i

59
Corrigés

Le dipôle est orienté en convention récepteur. Il fonctionnera donc en générateur si la


puissance instantanée P(t) = u(t)i(t) est négative. Or ici i > 0 et u > 0 donc la puissance
est positive, le fonctionnement est donc récepteur.

Attention à l’erreur consistant à penser que si la relation tension-courant est de la


forme u = E − Ri le dipôle fonctionne automatiquement en générateur.

QCM
3 Écrire la loi des nœuds sachant que les intensités i et j sont positives, et que les autres
intensités sont négatives :
❒ a. i + j − k − l − m = 0
❒ b. −i + j + k − l − m = 0
✗ c. −i + j − k + l + m = 0

❒ d. −i + j − k + l − m = 0

Il n’est pas nécessaire de connaître le signe des intensités pour écrire une loi des nœuds, il
s’agit de tenir compte des orientations arbitrairement choisies pour chacune des branches
liées au nœud. Ici les flèches concernant i et k partent du nœud, celles de j, l et m arrivent
au nœud. La loi de nœud est par conséquent j + l + m − i − k = 0.

4 Écrire la loi des mailles sachant que les tensions U1 et U4 sont positives et que les autres
tensions sont négatives :

❒ a. U1 − U2 − U3 + U4 − U5 − U6 = 0
✗ b.
❒ U1 − U2 + U3 − U4 − U5 + U6 = 0
❒ c. U1 + U2 − U3 − U4 + U5 + U6 = 0
❒ d. U1 + U2 + U3 − U4 + U5 + U6 = 0

De même, il n’est pas nécessaire de connaître le signe des tensions pour écrire une loi des
mailles, il faut choisir un sens de parcours pour la maille et comparer le sens de chaque
flèche de tension au sens de parcours. Par exemple ici en prenant le sens horaire : U1 , U3 , U6
sont dans le sens de parcours, les autres sont en sens inverse. Donc la loi de maille s’écrit
U1 − U2 + U3 − U4 − U5 + U6 = 0.

5 Déterminer la résistance équivalente Req à l’association :


R1 R2 R3
❒ a. Req = + R4
R1 + R2 + R3
(R1 + R2 ) R3
✗ b. Req =
❒ + R4
R1 + R2 + R3
(R1 + R2 ) (R3 + R4 )
❒ c. Req =
R1 + R2 + R3 + R4
R1 R3 R2 R3
❒ d. Req = + + R4
R1 + R3 R2 + R3
60
Corrigés

R3 est en parallèle sur R1 et R2 qui sont en série, ce groupement a pour conductance


1 1 R1 + R2 + R3
G = + = puisque les conductances en parallèle s’ajoutent.
R1 + R2 R3 (R1 + R2 ) R3
1
Enfin R4 est en série sur l’ensemble donc Req = + R4 , les résistances s’ajoutant en série.
G

6 Déterminer la résistance équivalente Req à l’association :


R + R
✗ a. Req =

2
R(r + R) R (r + R )
❒ b. Req = +
r + 2R r + 2R
R(r + 2R) R (r + 2R )
❒ c. Req = +
r + 4R r + 4R
R(2r + R) R (2r + R )
❒ d. Req = +
2 (r + R) 2 (r + R )

Les différentes résistances ne sont pas associées en série ou en parallèle, mais compte
tenu de la symétrie du circuit, l’intensité du courant est la même dans les deux résistors
de résistance R donc ils sont soumis à la même différence de potentiel. La différence de
potentiel aux bornes de r est donc nulle : ce résistor n’est parcouru par aucun courant. Tout
se passe comme si on avait deux branches de résistance R + R en parallèle. Le circuit se
1 1 1
simplifie donc et la résistance équivalente Req est donnée par : = 
+
Req R+R R + R
2
= .
R + R

7 Déterminer la capacité équivalente Ceq à l’association :


CC  + C  C  + CC 
❒ a. Ceq =
C + C  + C 
CC 
❒ b. Ceq = 
C
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

C  (C + C  )
❒ c. Ceq =
C + C  + C 
CC
✗ d. Ceq =
❒ + C 
C + C
En série les inverses des capacités s’ajoutent donc la branche contenant deux condensateurs
1 1 1
est équivalente à un condensateur de capacité C1 telle que = + .
C1 C C
CC 
En parallèle les capacités s’ajoutent donc Ceq = C1 + C  = + C 
C + C

61
Corrigés

8 Écrire la relation u = f (i) :

❒ a. u = −E + E  − RJ − Ri
❒ b. u = −E + E  + RJ + Ri
✗ c.
❒ u = E − E  − RJ − Ri
❒ d. u = E − E  + RJ + Ri

v u − E + E
Écrivons une loi des nœuds : i + J + k = 0 avec k = =
R R
u − E + E
donc = −i − J d’où on tire u = E − E − R(i + J) = E − E  − RJ − Ri.

R

9 Écrire la relation i = f (u) :


E r + R
❒ a. i = −J − + u
R rR
E r + R
✗ b. i = −J +  − u

R rR
E r + R
❒ c. i = J −  + u
R rR
E r + R
❒ d. i = J −  − u
R rR

u v u u−E E r + R
Écrivons une loi des nœuds : i+ + J +  = 0 d’où i = − − J −  = −J +  −u
r R r R R rR

10 Déterminer le générateur de Thévenin équivalent en orientant la force électromotrice


vers la droite :

❒ a. Eeq = E + R(K + J)
✗ b. Eeq = E + R(K − J)

✗ c. Req = R

R
❒ d. Req =
2

On procède par transformations successives, en faisant le choix d’orienter les sources de


courant et de tension équivalentes dans le même sens que E et K.
Transformons le générateur de Norton (J, R) pour l’associer en série avec la source de
tension E : on obtient un générateur de Thévenin de force électromotrice égale à E − JR et
de résistance interne R. On le transforme en générateur de Norton de courant électromoteur
E
− J et de résistance interne R pour l’associer en parallèle avec la source de courant K. Le
R

62
Corrigés

E
nouveau courant électromoteur est égal à − J + K. Enfin, on passe à nouveau en modèle
R
de Thévenin. On arrive à une source de tension Eeq = E + R(K − J) dans le même sens
que E, en série avec R.

11 Déterminer le générateur de Norton équivalent en orientant le courant électromoteur vers


la droite :
E + E
❒ a. Jeq = J −
R
E + E
✗ b. Jeq = J +

R
✗ c. Req = R

❒ d. Req = 2R

Transformons le générateur de Thévenin (E, R) pour l’associer en parallèle avec la source


E
de courant J : on obtient un générateur de Norton de courant électromoteur J + en
R
parallèle sur la résistance R, que l’on transforme en modèle de Thévenin pour lui associer
en série la source de tension E  : la force électromotrice est égale à E  + E + JR en série
sur la résistance R. Enfin, on passe à nouveau en modèle de Norton. On arrive à une source
E + E
de courant Jeq = J + dans le même sens que J, en parallèle avec R.
R

12 Déterminer la tension U :
E (R1 + R2 )
❒ a. U =
R + R1 + R2
ER
❒ b. U =
R + R1 + R2
ER1 R2
✗ c. U =

R (R1 + R2 ) + R1 R2
ER1 R2
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

❒ d. U =
R (R1 + R2 + R)

Les deux résistances en parallèle peuvent être remplacées par une unique résistance Req
qui forme un diviseur de tension avec la résistance R :
Req E E E ER1 R2
U= = =
=
R + Req RGeq + 1 R 1
+ 1
+ 1 R (R1 + R2 ) + R1 R2
R1 R2

63
Corrigés

13 Déterminer la puissance reçue par le résistor de résistance R.


E2
❒ a. P =
R
E 2
❒ b. P = r
r+R
E2
❒ c. P =
R + r 
E 2
✗ d. P = R

r+R
Le courant qui circule dans la maille, orienté dans le même sens que la source de tension,
E
est égal à i = . La puissance reçue par le résistor est P = Ri2 .
r+R

14 Déterminer l’énergie WR reçue par le résistor pendant une durée T et l’énergie WC reçue
par le condensateur initialement déchargé pendant la même durée.
✗ a. WR = RJ 2 T

RJ 2 T
❒ b. WR =
2
J2T
❒ c. WC =
C
J2T
✗ d. WC =

2C
Les deux dipôles sont orientés en convention récepteur sur le schéma du circuit.
La puissance reçue par le résistor est alors P = uJ = RJ 2 . Elle est constante, et l’énergie
reçue pendant une durée T est égale à WR = RJ 2 T .

q 1 t Jt
La puissance reçue par le condensateur est P(t) = v(t)J avec v(t) = = Jdt =
 T  C C 0 C
1 T 2 J2T
donc WC = P(t)dt = J tdt = .
0 C 0 2C

4 Circuits linéaires en régime permanent


VRAI/FAUX
1 Méthodes des mailles et des nœuds :
❒V ❒ ✗ F a. Si un circuit comporte 3 mailles indépendantes et deux nœuds, il vaut
mieux appliquer une méthode des mailles.
On essaie toujours de choisir la méthode donnant les calculs les plus simples. Ici, une
méthode des mailles nécessitera d’écrire et de résoudre un système de trois équations à

64
Corrigés

trois inconnues, ce qui est beaucoup plus compliqué que l’utilisation d’une méthode des
nœuds (ici, deux équations si les nœuds sont indépendants, voire une seule si le circuit est
formé de branches en parallèle entre ces deux nœuds).
❒V ❒ ✗ F b. Quand on choisit une méthode des nœuds, les inconnues sont les inten-
sités des courants.
Quand on met en œuvre une méthode des nœuds, on écrit des « lois des nœuds en tension »,
c’est-à-dire que dans chaque loi des nœuds les intensités des courants sont exprimées en
fonction des tensions aux bornes des dipôles.

2 Équivalences et associations de générateurs :


❒V ❒ ✗ F a. Il est toujours possible de transformer les générateurs de tension en
générateurs de courant, ou réciproquement.
Il peut y avoir équivalence entre un générateur de tension et un générateur de courant si ce
sont des générateurs « réels », c’est-à-dire s’ils possèdent une résistance interne non nulle
et non infinie. Une source de tension (U = E quelle que soit l’intensité) ne peut pas être
remplacée par une source de courant (I = JN quelle que soit la tension).
✗ V ❒ F b. Les associations « parallèles » sont plus commodes à traiter en choisis-

sant le modèle de Norton.
En effet, le modèle de Norton, constitué d’une source de courant en parallèle sur une résis-
tance, permet de traiter les associations parallèles suivant des lois simples, puisqu’alors les
courants électromoteurs et les conductances s’ajoutent.

3 Théorème de superposition :
❒V ❒ ✗ F a. Pour appliquer le théorème de superposition, on éteint un par un chacun
des générateurs.
Non, on garde un par un chacun des générateurs, les autres étant remplacés par leur
résistance interne. Attention, c’est une erreur souvent rencontrée !
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

✗ F b. Pour éteindre une source de tension, on la débranche.


❒V ❒
Il faut la court-circuiter, c’est-à-dire la remplacer par un fil. Un générateur de Thévenin,
constitué d’une source de tension en série avec une résistance, sera alors remplacé par sa
résistance interne.
✗ V
❒ ❒ F c. Pour éteindre une source de courant on la débranche.
Ceci a pour conséquence qu’un générateur de Norton sera lui aussi remplacé par sa résis-
tance interne.

65
Corrigés

QCM
4 Méthode des mailles : les générateurs sont en représentation de Thévenin. Écrire deux
lois des mailles faisant intervenir i et i1 .
✗ a. E1 = r1 i1 + Ri
❒ ❒ b. r2 J2 = r2 i1 + (R − r2 ) i

❒ c. E1 = r1 i1 − Ri ✗ d. r2 J2 = r2 i1 − (R + r2 ) i

On transforme le générateur de Norton en


générateur de Thévenin et on satisfait à la
loi des nœuds en A.

Maille 1 : les résistances r1 et R sont en convention générateur dans le sens de parcours


arbitraire choisi sur la figure, la source de tension est dans le même sens que le sens de
parcours. La loi des mailles s’écrit donc : E1 − r1 i1 − Ri = 0.
Maille 2 : la résistance r2 est en convention générateur dans le sens de parcours arbitraire
choisi sur la figure, la résistance R est en convention récepteur, la source de tension est
dans le même sens que le sens de parcours. La loi des mailles s’écrit donc :
r2 J2 − r2 (i1 − i) + Ri = 0.

5 En déduire le courant circulant de A à B à travers la résistance R.


r2 E1 + r1 r2 J2 r1 r2 J2 − r2 E1
❒ a. i = ❒ b. i =
r1 r2 + r1 R + r2 R r1 r2 + r1 R + r2 R
r2 E1 − r1 r2 J2 −r2 E1 − r1 r2 J2
✗ c. i =
❒ ❒ d. i =
r1 r2 + r1 R + r2 R r1 r2 + r1 R + r2 R
On combine les relations précédentes pour éliminer i1 : par exemple on multiplie la pre-
mière par r2 et la deuxième par r1 et on soustrait.
r2 E1 − r1 r2 J2
On obtient alors i = .
r1 r2 + r1 R + r2 R

6 Méthode des nœuds : les générateurs sont en représentation de Norton. Écrire la relation
vérifiée par la tension U AB (loi des nœuds en tension). Il sera pratique d’introduire les
1 1 1
conductances : G = , g1 = et g2 = .
R r1 r2

❒ a. g1 E1 + J2 = (G + g1 + g2 ) U AB
✗ b.
❒ g1 E1 − J2 = (G + g1 + g2 ) U AB
❒ c. J2 − g1 E1 = (G + g1 + g2 ) U AB
❒ d. g1 E1 − J2 = (G − g1 − g2 ) U AB

66
Corrigés

En écrivant que la somme de courants arrivant en A est égale à la somme des courants qui
repartent, on obtient la relation : g1 E1 − g1 U AB = GU AB + J2 + g2 U AB .
Le circuit étant à structure parallèle, cette méthode est préférable à la précédente.

7 En déduire la tension U AB puis le courant dans la résistance R.


g 1 E 1 + J2 g 1 E 1 − J2
❒ a. U AB = ✗ b. U AB =

G + g1 + g2 G + g1 + g2

g 1 E 1 + J2 g 1 E 1 − J2
❒ c. i = G ✗ d. i = G

G + g1 + g2 G + g1 + g2

La tension U AB s’obtient directement à partir de la relation précédente, puis on multiplie


g 1 E 1 − J2
par G pour obtenir le courant soit : i = G . On pourra vérifier que le résultat
G + g1 + g2
est similaire à celui de la question 5 en multipliant le numérateur et le dénominateur de la
fraction par le produit Rr1 r2 .

8 Remplacer les deux générateurs par un générateur de Norton équivalent (orienter la


source de courant de B vers A).
E1
❒ a. Jeq = + J2
r1
r1 r2
✗ b. req =

r1 + r2
E1
✗ c. Jeq =
❒ − J2
r1
r1 r2
❒ d. req =
r1 − r2

En partant du schéma de la question 7, on associe en parallèle les deux générateurs de


Norton ; les courants électromoteurs sont en sens opposés donc Jeq = g1 E1 − J2 et les
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

1
conductances internes s’ajoutent : geq = = g1 + g2 .
req

9 Utiliser un diviseur de courant pour déterminer l’intensité dans la résistance R.


−r2 E1 + r1 r2 J2 r2 E1 + r1 r2 J2
❒ a. i = ❒ b. i =
r1 r2 + r1 R + r2 R r1 r2 + r1 R + r2 R

r2 E1 + r1 r2 J2 r2 E1 − r1 r2 J2
❒ c. i = − ✗ d. i =

r1 r2 + r1 R + r2 R r1 r2 + r1 R + r2 R

Le courant Jeq se partage entre les conductances G et geq en parallèle donc


G G (g1 E1 − J2 )
i= Jeq = ; on remplace ensuite en fonction des données de départ.
geq + G g1 + g2 + G

67
Corrigés

10 Éteindre le générateur de Thévenin et déterminer l’intensité i circulant de A à B dans la


résistance R.
r1 r2 J2 RJ2
❒ a. i = ❒ b. i =
r1 r2 + r1 R + r2 R r1 + R + r2

−r1 r2 J2 −RJ2
✗ c. i =
❒ ❒ d. i =
r1 r2 + r1 R + r2 R r1 + R + r2

Quand on court-circuite la source de ten-


sion, la résistance r1 se retrouve en paral-
lèle sur R et r2 . On obtient grâce à un divi-
seur de courant la relation :
G
i = (−J2 ).
g1 + g2 + G

Il faut faire attention aux orientations contraires de i et J2 d’où le signe « − »


dans l’expression.

11 Éteindre le générateur de Norton et déterminer l’intensité i dans la résistance R.


r2 E1 RE1
✗ a. i =
❒ ❒ b. i =
r1 r2 + r1 R + r2 R r1 (r1 + R + r2 )

−r2 E1 −RE1
❒ c. i = ❒ d. i =
r1 r2 + r1 R + r2 R r1 (r1 + R + r2 )
En représentant le générateur de gauche en modèle de Norton, le schéma du circuit devient :

La situation est similaire à celle de la


question précédente, mais avec des cou-
rants dans le même sens d’où : i =
G r2 E1
(g1 E1 ) = .
g1 + g2 + G r1 r2 + r1 R + r2 R

12 En déduire le courant dans la résistance R en présence des deux générateurs.


r2 E1 + r1 r2 J2 r2 E1 − r1 r2 J2
❒ a. i = ✗ b. i =

r1 r2 + r1 R + r2 R r1 r2 + r1 R + r2 R

R(E1 − r1 j2 ) R(E1 + r1 j2 )
❒ c. i = ❒ d. i =
r1 (r1 + R + r2 ) r1 (r1 + R + r2 )

D’après le théorème de superposition, on somme les deux résultats précédents pour obtenir
le courant i : i = i + i .

68
Corrigés


13 Calculer la tension U AB quand on garde le générateur de droite allumé, puis la tension

U AB quand on garde le générateur de gauche allumé.
 −Er  Er
❒ a. U AB = ✗ b. U AB
❒ =
r+R r+R
 −rE  rE
✗ c. U AB
❒ = ❒ d. U AB =
2(R + r) 2(R + r)

Quand seule subsiste la source de tension de droite, le circuit se ramène au schéma suivant :

En effet les deux résistors R sont alors en


R
parallèle et équivalents à une résistance
2
et de même, les deux résistors rsont équi-
r
valents à une résistance . Grâce à un di-
2
 Er
viseur de tension, U AB = .
r+R

Quand seule subsiste la source de tension de gauche, le circuit se ramène au schéma sui-
vant :
avec R1 correspondant à l’association en
parallèle de deux résistances r et d’une ré-
sistance R. Grâce à un diviseur de tension,
on obtient :
 ER1 E
U AB =− =−  
R1 + R 1 2
1+R +
R r
−E −rE
= =
2R 2(R + r)
2+
r
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

14 Calculer le courant circulant de A à B dans la résistance r.


−E E
❒ a. i = ✗ b. i =

2 (r + R) 2 (r + R)
−E E
❒ c. i = ❒ d. i =
r+R r+R

  Er Er
Par superposition, la tension U AB est égale à U AB + U AB = − .
r + R 2 (r + R)
Le courant circulant de A à B dans la résistance r est, en convention récepteur, égal à
U AB E
i= = .
r 2 (r + R)

69
Corrigés

15 Transformer le circuit initial en faisant apparaître deux générateurs de Norton et en dé-


duire le courant k circulant de C à D.
E (2r + R) E (2R + r)
❒ a. k = ❒ b. k =
2r (R + r) 2r (R + r)
E (2R + r) E (2r + R)
✗ c. k =
❒ ❒ d. k =
2R (R + r) 2R (R + r)

Le circuit devient après transformation :

En effet, les deux résistances r en parallèle


r
peuvent être remplacées par et les géné-
2
rateurs de Norton sont tous les deux bran-
chés entre les points C et D.

  1
E 2E R E (2R + r)
Par un diviseur de courant, k = + = .
R r 2 2 R (R + r)
+
R r

5 Circuits linéaires en régime transitoire


VRAI/FAUX
1 Conditions initiales
❒V ❒ ✗ F a. Pour déterminer les constantes d’intégration lors de la résolution de
l’équation différentielle d’un circuit comportant un condensateur et une bobine, on uti-
lise la continuité de l’intensité du courant dans le condensateur.
La grandeur considérée comme continue en électrocinétique est l’énergie (on néglige la
quantification de la charge qui en réalité est toujours multiple de la charge élémentaire).
1 q2
Or l’énergie emmagasinée dans un condensateur est de la forme WC = Cu2 = où
2 2C
udésigne la tension aux bornes du condensateur et q sa charge. Ce sont la tension et la
charge du condensateur qui sont continues et qui permettent d’écrire les conditions ini-
tiales. L’intensité, qui est la dérivée de la charge, n’est en général pas continue.
✗ V ❒ F b. Pour déterminer les constantes d’intégration lors de la résolution de

l’équation différentielle d’un circuit comportant un condensateur et une bobine, on uti-
lise la continuité de l’intensité du courant dans la bobine.
1
L’énergie emmagasinée dans une bobine étant de la forme WL = Li2 et étant continue,
2
l’intensité est elle-même continue.

70
Corrigés

2 Circuits d’ordre 1 en régime libre


✗ V ❒ F a. Un circuit comportant en série une résistance R et un condensateur de

capacité C a pour temps caractéristique τ = RC.
dq duC
La loi des mailles de ce circuit s’écrit uR + uC = Ri + uC = 0 avec i = =C en
dt dt
duC
convention récepteur soit RC + uC = 0.
dt
duC 1
En divisant par RC on obtient + uC = 0.
dt RC
 t 
La solution d’une telle équation est de la forme uC (t) = k exp − où k est une constante
RC
dépendant des conditions initiales.
Le temps caractéristique est lecoefficient apparaissant au dénominateur dans l’exponen-
t
tielle : τ = RC et uC (t) = k exp − ; ce coefficient est représentatif de la rapidité d’évolu-
τ
tion du circuit. Plus il est grand, plus la tension varie lentement.
duC uC
Finalement, l’équation différentielle sous forme canonique est : + = 0.
dt τ
❒V ❒ ✗ F b. Un circuit comportant en série une résistance R et une bobine idéale
R
d’inductance L a pour temps caractéristique τ = .
L
di
Dans ce cas la loi des mailles de ce circuit s’écrit uR +uL = Ri+L . Mettons-la directement
dt
di R di i
sous forme canonique en divisant par L : + i = 0 qui est de la forme + = 0à
dt L dt τ
L
condition de poser τ = .
R
L
On remarque au passage que et RC ont la dimension d’une durée, ce qui est un moyen
R
de vérifier l’homogénéité des expressions.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

3 Circuits d’ordre 2 en régime libre


❒V ❒ ✗ F a. Un circuit comporte en série une résistance R réglable, un condensateur
de capacité C et une bobine idéale d’inductance L fixes. Une grande valeur de R permet
d’observer des oscillations de la tension aux bornes du condensateur.
La loi des mailles du circuit conduit à l’équation différentielle :
d 2 uc duc
LC 2
+ RC + uc = 0.
dt dt
L’équation caractéristique associée a les mêmes coefficients : LCx2 + RCx + 1 = 0.
La forme des solutions dépend des racines x de l’équation caractéristique : si elles sont
complexes (cas d’un discriminant négatif) cela correspond à une solution du type oscilla-
toire amorti.

71
Corrigés


Or le discriminant
 est Δ = (RC)2 − 4LC. Il est négatif pour RC < 2 LC donc la condition
L
est R < 2 .
C
✗ V
❒ ❒ F b. Le régime permanent
 est atteint au bout d’un temps minimum si la
L
résistance a pour valeur R = 2 .
C
Cette valeur de R, que l’on appelle résistance critique, correspond à l’annulation du discri-
minant du polynôme caractéristique. C’est précisément pour cette valeur que la variation
de uC est la plus rapide. Pour R > RC , il n’y a pas d’oscillations et le retour au régime per-
manent est plus long (régime apériodique). Pour R < RC , d’après la question précédente,
le régime est oscillatoire amorti (régime pseudo-périodique).

QCM
4 Un circuit série comporte une source de tension E, une résistance R et un condensateur C
ainsi qu’un interrupteur :

À l’instant t = 0 où on ferme l’interrupteur le


condensateur est chargé (charge q0 ). Le courant
i(t) circulant dans le circuit est alors :

E −t
q0 −t

❒ a. i(t) = 1 − e RC ❒ b. i(t) = 1 − e RC
R RC
E q0  −t E q0  −t
✗ c. i(t) =
❒ − e RC ❒ d. i(t) = + e RC
R RC R RC
En écrivant la loi des mailles on obtient l’équation différentielle du circuit  t
du 1 1
+ u= E et en posant τ = RC, la solution est de la forme u(t) = k exp − + E.
dt RC RC τ

À ne pas oublier la solution particulière uP = E, qui est du même type que le


second membre, une constante ici.

Les conditions initiales sont à appliquer à la solution complète de l’équation.


q0
D’après ces conditions initiales, q0 = Cu(0) = C(k + E) d’où k = − E. Le courant i(t)
   C
dq du k t
s’obtient après dérivation : i = =C = C − exp − .
dt dt τ τ
   t 
1
Finalement i(t) = (CE − q0 ) exp − .
RC RC

72
Corrigés

5 Un circuit série comporte une source de tension E, une résistance R et une bobine assi-
milable à une résistance r en série avec une inductance pure L ainsi qu’un interrupteur.

À l’instant t = 0 on ferme l’interrupteur. Le cou-


rant i(t) circulant dans le circuit est alors :

E −tR E −tR

❒ a. i(t) = eL ❒ b. i(t) = 1−e L


r+R r+R
E −t(r+R) E  −t(r+R)

❒ c. i(t) = e L ✗ d. i(t) =
❒ 1−e L
r+R r+R

di
La loi des mailles du circuit est : E = Ri + ri + L . On divise par L et on pose
dt
L E di i
τ= pour obtenir : = + . La solution générale de l’équation est de la forme
r+R  −t  L dt τ
τE τE
i(t) = +k exp , et le courant étant continu dans la bobine, à t = 0, i(0) = 0 = +k
L τ L
τE E
donc k = − =− .
L r+R

6 Un circuit série comporte une source de tension E, une résistance R et une bobine assi-
milable à une résistance r en série avec une inductance pure L ainsi qu’un interrupteur.
À l’instant t = 0 on ferme l’interrupteur. La tension aux bornes de la bobine u(t) est
alors :
−t(r+R) −tR
❒ a. u(t) = Ee L ❒ b. u(t) = Ee L

E  −t(r+R)
 RE −tR
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

✗ c. u(t) =
❒ r + Re L ❒ d. u(t) = eL
r+R r+R

La tension aux bornes de la bobine, compte tenu de sa résistance r, est


 
di 1 E   −t   τE  E   −t 
u(t) = L + ri = L − − exp +r + − exp .
dt τ r+R τ L r+R τ

Après simplification
 −t   E  E   −t 
u(t) = E exp +r + − exp
τ r+R r+R τ
E  −t(r+R)

donc u(t) = r + Re L .
r+R

73
Corrigés

7 Un circuit parallèle comporte une source de courant J, une résistance R et un condensa-


teur C ainsi qu’un interrupteur.

À l’instant t = 0 où on ouvre l’interrupteur K


le condensateur est déchargé. La tension u(t)
aux bornes de la source de courant est :

−t −t

❒ a. u(t) = JRe RC ✗ b. u(t) = JR 1 − e RC



−t −t

❒ c. u(t) = −JRe RC ❒ d. u(t) = JR e RC − 1

du u
Grâce à une loi des nœuds, J = C + . En divisant par C et en posant τ = RC la solution
dt
−t 
R
est de la forme u(t) = JR + k exp .
τ
La tension est continue aux bornes du condensateur donc à t = 0, comme le condensateur
est déchargé, u(0) = 0 = JR + k.
−t

En reportant dans la solution générale, on obtient u(t) = JR 1 − e RC .

8 Un circuit série comporte une source de tension E, une résistance R, un condensateur C


et une bobine de résistance négligeable assimilable à une inductance pure L ainsi qu’un
interrupteur.

À l’instant t = 0, le condensateur est déchargé,


on ferme l’interrupteur. Écrire l’équation diffé-
rentielle vérifiée par la tension aux bornes du
condensateur u(t) et la mettre sous forme cano-
nique ; en déduire l’expression de la pulsation
propre ω0 et du facteur de qualité Q0 .

1 1
❒ a. ω0 = ✗ b. ω0 = √

LC LC
 
1 L C
✗ c. Q0 =
❒ ❒ d. Q0 = R
R C L

d 2 uc duc
La loi des mailles du circuit conduit à l’équation différentielle : LC+RC +uc = E.
dt2 dt
2
d uc R duc 1 E
En divisant par LC on obtient la forme canonique 2 + + uc = . On pose
dt L dt LC LC
1 ω0 R 1 Lω0 L 1 L
alors ω20 = et = soit ω0 = et Q0 = = √ = d’où
LC Q0 L LC R R LC R C
d2 uc ω0 duc
+ + ω20 uc = ω20 E.
dt2 Q0 dt

74
Corrigés

9 Dans cette question et les suivantes, le circuit est celui décrit à la question 8. Écrire
l’équation caractéristique puis déterminer la valeur du facteur de qualité correspondant
au changement de type de réponse du circuit.
1 1
❒ a. Q0 = 1 ❒ b. Q0 = 2 ✗ c. Q0 =
❒ ❒ d. Q0 = √
2 2

À partir de la forme canonique de l’équation différentielle, on obtient l’équation caracté-


ω0
ristique : x2 + x + ω20 = 0. Suivant que les solutions de cette équation sont réelles ou
Q0
complexes la réponse du circuit change de forme.
 2
ω0
Ceci dépend du signe du discriminant Δ = − 4ω20 .
Q0
1
Le changement de signe de Δ a lieu pour Q0 = .
2

10 Soit Q0 = 0,25. Calculer les racines de l’équation caractéristique et en déduire la forme


de u(t) (α et β sont des constantes).
√ √ √ √
❒ a. u(t) = αeω0 (2+ 3)t
+ βeω0 (2− 3)t
❒ b. u(t) = E + αeω0 (2+ 3)t
+ βeω0 (2− 3)t

√ √ √ √
❒ c. u(t) = αe−ω0 (2+ 3)t
+ βe−ω0 (2− 3)t
✗ d. u(t) = E + αe−ω0 (2+
❒ 3)t
+ βe−ω0 (2− 3)t

Pour cette valeur de Q0 , Δ = (4ω0 )2


− 4ω20 = 12ω
0 > 0,√donc
2

les racines sont réelles. Elles

ont pour valeurs x1 = ω0 −2 − 3 et x2 = ω0 −2 + 3 .
La solution générale de l’équation différentielle est alors u(t) = E +αe x1 t +βe x2 t . Là encore,
ne pas oublier la solution particulière de l’équation différentielle.

11 Soit Q0 = 0,25. En tenant compte des conditions initiales, déterminer α et β.


   
1 1 1 1
✗ a. α = E √ −
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

❒ ❒ b. α = E √ +
3 2 3 2
   
1 1 1 1
✗ c. β = −E √ +
❒ ❒ d. β = E √ +
3 2 3 2

Les conditions initiales sont, puisque le condensateur est déchargé au départ et que le
courant est nul, u(0) = 0 et i(0) = 0. Ces deux grandeurs sont continues puisqu’il s’agit de
la tension aux bornes du condensateur
√ et de √l’intensité dans la bobine. La solution étant de
la forme u(t) = E + αe−ω 
0 (2+ 3)t
+ βe −ω0 (2− 3)t
on obtient u(0) = 0 = E + α + β et après
du
dérivation i(0) = 0 = C = C (αx1 + βx2 ).
dt t=0

La deuxième relation revient à : α −2 − 3 + β −2 + 3 = 0



ou encore 2E + 3(β − α) = 0.

75
Corrigés




⎪ α + β = −E


Le système à résoudre est donc :⎪ ⎪ 2E

⎩α−β = √

3
⎧  



1 1

⎪ α=E √ −

⎨ 2
dont la solution est ⎪
⎪  3 


⎪ 1 1

⎩ β = −E √ +
3 2
On peut vérifier en reportant ces résultats dans u(t) et i(t) que l’on retrouve bien les condi-
tions initiales.

12 Soit Q0 = 0,5. Sous quelle forme faut-il chercher u(t) ?


❒ a. u(t) = α + βte−ω0 t ❒ b. u(t) = α + βteω0 t
✗ c. u(t) = E + (α + βt) e−ω0 t
❒ ❒ d. u(t) = E + (α + βt) eω0 t

Dans le cas où le discriminant de l’équation caractéristique est nul, il y a une seule racine
ω0
x0 = − = −ω0 et la solution de l’équation homogène prend la forme
2Q0
uH (t) = (α + βt) exp (x0 t) = (α + βt) exp (−ω0 t) .
On peut facilement vérifier que cette expression satisfait à l’équation différentielle homo-
gène pour Q0 = 0,5.
En ajoutant la solution particulière constante, u(t) = E + (α + βt) e−ω0 t .

13 Soit Q0 = 0,5. En tenant compte des conditions initiales, déterminer u(t).



❒ a. u(t) = E e−ω0 t − 1 − ω0 tEe−ω0 t ✗ b. u(t) = E 1 − e−ω0 t − ω0 tEe−ω0 t




❒ c. u(t) = E 1 − ω0 te−ω0 t ❒ d. u(t) = E 1 + ω0 te−ω0 t

Les conditions initiales sont toujours les mêmes. Elles conduisent au système :
⎧ ⎧


⎪ u(t) = 0 = E + α ⎪

⎨   ⎨ α = −E



⎪ du donc ⎪

⎩ β = ω0 α = −Eω0

⎩ i(t) = 0 = C = C (β − ω0 α)
dt t=0

14 Soit Q0 = 1. Calculer les racines de l’équation caractéristique et en déduire la forme de


u(t) (α et ϕ sont des constantes).
⎛√ ⎞ ⎛√ ⎞
−ω0 t ⎜⎜⎜ 3ω0 t ⎟⎟⎟ ω0 t ⎜⎜ 3ω0 t ⎟⎟
❒ a. u(t) = αe 2 cos ⎜⎝ + ϕ⎟⎠ ❒ b. u(t) = αe 2 cos ⎜⎜⎝ + ϕ⎟⎟⎠
2 2
⎛√ ⎞ ⎛√ ⎞
−ω0 t ⎜⎜⎜ 3ω0 t ⎟⎟⎟ ω0 t ⎜⎜ 3ω0 t ⎟⎟
✗ c. u(t) = E + αe 2 cos ⎜⎝
❒ + ϕ⎟⎠ ❒ d. u(t) = E + αe 2 cos ⎜⎜⎝ + ϕ⎟⎟⎠
2 2

76
Corrigés

Dans ce cas le discriminant est négatif : Δ = ω20 − 4ω20 = −3ω20 < 0, donc les racines sont
ω0 √
ω0 √

complexes. Elles ont pour valeurs x1 = −1 + j 3 et x2 = −1 − j 3 .


2 2
La solution uH (t) de l’équation homogène se met alors sous la forme
 −ω t  ⎛√ ⎞
⎜⎜ 3t ⎟⎟
cos ⎜⎜⎝ + ϕ⎟⎟⎠
0
uH (t) = α exp
2 2

et on lui ajoute la solution particulière constante uP = E.

15 Soit Q0 = 1. En tenant compte des conditions initiales, déterminer α et ϕ.


π 5π 2E E
❒ a. ϕ = ✗ b. ϕ =
❒ ✗ c. α = √
❒ ❒ d. α = √
2 6 3 2

D’après les conditions initiales,


⎧ ⎧


⎪ u(t) = 0 = u(t) = E + α cos (ϕ) ⎪
⎪ α cos (ϕ) = −E


⎨ √ ⎪


  ⎡  ⎤


⎪ du ⎢⎢ −ω0 3ω0 ⎥⎥ ⇔ ⎪

⎪ E

⎩ i(t) = 0 = C dt
⎪ = Cα ⎢⎢⎣ cos (ϕ) − sin (ϕ)⎥⎥⎦ ⎪
⎩ α sin (ϕ) = √
t=0 2 2 3

1 2E
On choisit de prendre α positif, alors α = E 1+ = √ (en élevant les deux expres-
3 3
sions au carré et en les sommant).
⎧ √


⎪ 3


⎨ cos (ϕ) = − 2 5π
Enfin en remplaçant α par sa valeur : ⎪ ⎪ donc ϕ = à 2π près.


⎪ 1 6
⎩ sin (ϕ) =
2
Un conseil : dans tous les cas, penser à vérifier à la fin du calcul que les solutions obtenues
vérifient bien les conditions initiales.
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6 Circuits linéaires en régime sinusoïdal


VRAI/FAUX
1 Valeurs efficaces
✗ V ❒ F a. La valeur efficace complexe associée à la somme de deux tensions si-

nusoïdales de même pulsation est égale à la somme des valeurs efficaces complexes de
chaque tension.
Soient deux tensions sinusoïdales u1 (t) et u2 (t) :
√ √ √
u1 (t) = U1 2 cos(ωt + ϕ1 ) est la partie réelle de u1 (t) = U1 2e j(ωt+ϕ1 ) = U1 2e jωt en
posant U1 = U1 e jϕ1 la tension efficace complexe associée à u1 (t).

77
Corrigés

√ √
De même, u2 (t) = U2 2 cos(ωt + ϕ2 ) est la partie réelle de u2 (t) = U2 2e jωt en posant
U2 = U2 e jϕ2 .
Leur somme u(t) = u1 (t) + u2 (t) est la partie réelle de u1 (t) + u2 (t) que l’on peut mettre sous
√ √

la forme U1 2e jωt + U2 2e jωt = U1 + U2 2e jωt donc U = U1 + U2 .

❒V ❒ ✗ F b. La valeur efficace réelle associée à la somme de deux tensions sinusoï-


dales de même pulsation est égale à la somme des valeurs efficaces réelles de chaque
tension.
 
 
La
 tension  efficace réelle étant le module de la tension efficace complexe, U = U =
U1 + U2  n’est pas la somme des modules de U1 et U2 (sauf cas particulier où u1 (t) et u2 (t)
seraient en phase).

2 Impédances
✗ V
❒ ❒ F a. L’impédance
 complexe d’un circuit (R, L, C) série est égale à
1
Z = R + j Lω −

Les impédances en série s’ajoutent donc l’impédance complexe de l’association série
résistance-inductance-condensateur est égale à Z = Z R + ZL + ZC avec Z R = R, Z L = jLω
1
et Z C = .
jCω
❒V ❒ ✗ F b. L’impédance
 complexe d’un circuit (R, L, C) parallèle est égale à
1 1
Z = + j Cω −
R Lω
Les admittances en parallèles s’ajoutent donc l’admittance complexe de l’association pa-
1
rallèle résistance-inductance-condensateur est égale à Y = = Y R + YL + YC donc
Z
1
Z =
. La formule proposée est celle de l’admittance et pas de l’impé-
R + j Cω − Lω
1 1

dance.

3 Circuits linéaires
✗ V ❒ F Les lois et théorèmes en régime sinusoïdal sont les mêmes qu’en régime

permanent à condition de remplacer les résistances par les impédances complexes, et les
intensités et tensions réelles par les intensités et tensions complexes.
C’est justement l’intérêt de l’utilisation des complexes en régime sinusoïdal forcé : on
retrouve ainsi formellement toutes les méthodes vues en régime permanent.

4 ✗ V ❒ F Soit un dipôle soumis à une
❒ √ tension sinusoïdale u(t) = U 2 cos ωt et tra-
versé par un courant d’intensité i(t) = I 2 cos (ωt − ϕ) (convention récepteur).

78
Corrigés


L’énergie reçue par ce dipôle au cours d’une période est WT = UI cos ϕ.
ω
La puissance instantanée reçue par le dipôle est P(t) = u(t)i(t). Il apparaît dans l’expression
un produit de cosinus que l’on linéarise : P(t) = u(t)i(t) = UI (cos (2ωt + ϕ) + cos ϕ).
L’énergie reçue au cours d’une période est
T T
2πUI cos ϕ
WT = P(t)dt = UI (cos (2ωt + ϕ) + cos ϕ) dt = UIT cos ϕ = (le premier
ω
0 0
T
terme en cosinus est de période et donne une intégrale nulle sur un intervalle égal à deux
2
W
fois sa période). On retrouve que la puissance moyenne P = est égale à UI cos ϕ.
T
QCM
5 Soit le dipôle d’impédance complexe Z constitué d’une résistance R, d’un condensa-
teur C, et d’une bobine d’inductance L, de résistance négligeable.

Déterminer l’expression de Z.

R + jlω jR LCω2 − 1
❒ a. Z = ❒ b. Z =
1 − LCω2 + jRCω 1 − LCω2 + jRCω
R (1 + jRCω) R
❒ c. Z = + jLω ❒✗ d. Z = + jLω
1 + (RCω)2 1 + jRCω
Les impédances complexes en série s’ajoutent : on a donc Z = Z L + Z1 = jLω + Z1 en
notant Z1 l’impédance du groupement parallèle condensateur-résistance.
Or les admittances complexes en parallèle s’ajoutent donc
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

1 1 1 + jRCω
= Y1 = YR + YC = + jCω = .
Z1 R R

R
Finalement, Z = + jLω.
1 + jRCω

6 Soit le dipôle de la question 5 constitué d’une résistance R, d’un condensateur C, et


d’une bobine d’inductance L, de résistance négligeable. À quelle condition le déphasage
est-il nul entre l’intensité qui le traverse et la tension à ses bornes ?
1 R2 C
❒ a. L = ✗ b. L =

Cω2 1 + (RCω)2
R 1 + (RCω)2
❒ c. L =
❒ d. L =
ω 1 + (RCω)2 Cω2

79
Corrigés

√ √
Soit u(t) = U 2 cos(ωt + ϕ) et i(t) = I 2 cos(ωt). La tension efficace complexe et
l’intensité efficace complexe sont liées par la relation U = ZI avec Z = Ze jϕ . Pour
que le déphasage soit nul il faut que Z soit réelle donc en utilisant le résultat précédent,
R (1 − jRCω) R2Cω R2 C
Z = + jLω. Il faut que = Lω donc L = . Alors
1 + (RCω)2 1 + (RCω)2 1 + (RCω)2
R
Z= : l’impédance est réelle et positive, le courant et la tension sont en phase.
1 + (RCω)2

7 Un circuit série comporte une source de tension sinusoïdale e(t) = E 2 cos ωt, une
résistance R et un condensateur C.

Déterminer
√ la valeur efficace du courant
i(t) = I 2 cos(ωt + ϕ) circulant dans le circuit.

ECω E
✗ a. I = 
❒ ❒ b. I = 1 + (RCω)2
1 + (RCω)2 R

ECω E

❒ c. I = ❒ d. I = 1 + (RCω)2
1 + (RCω)2 R
L’impédance complexe de l’association série résistance-condensateur est égale à
1
Z = Z R + ZC = R + . L’intensité efficace complexe I = Ie jϕ est liée à la tension efficace
jCω
E E jCωE
complexe E = E par la relation I = = = . L’intensité efficace réelle
Z R + jCω 1 jCωR + 1
 
est le module de cette expression donc I = I  = 
CωE
.
(CωR)2 + 1

8 Un circuit série comporte une source de tension sinusoïdale e(t) = E 2 cos ωt, une

résistance R et un condensateur C. Soit ϕ le déphasage du courant i(t) = I 2 cos(ωt + ϕ)
par rapport à la source de tension.
1
❒ a. tan ϕ = −RCω ✗ b. tan ϕ =

RCω
✗ c. i(t) est en avance sur e(t) ❒ d. e(t) est en avance sur i(t)

j
E I E e− jϕ R − Cω
I = Ie =

que l’on peut aussi écrire I = − jϕ = donc =
R + jCω
1 e R − Cωj I E
RI I
donc en séparant partie réelle et partie imaginaire on arrive à cos ϕ = et sin ϕ =
E CωE
1
soit tan ϕ = .
RCω

80
Corrigés


Dans l’expression i(t) = I 2 cos(ωt + ϕ), ϕ représente l’avance de phase de i(t) sur e(t).
π
Comme cos ϕ > 0 et sin ϕ > 0, 0  ϕ  . Le courant est donc réellement en avance sur la
2
tension.

9 Un circuit série comporte une source de tension sinusoïdale e(t) = E 2 cos ωt, une
résistance R et un condensateur C. Déterminer la puissance moyenne P fournie par la
source de tension au reste du circuit.
(E)2 E2
❒ a. P =
❒ b. P =

CωR2 1 + (RCω)2 R 1 + (RCω)2


CωE 2 R (CωE)2
❒ c. P = ✗ d. P =

1 + (RCω)2 1 + (RCω)2

La puissance moyenne consommée dans l’impédance équivalente au circuit est de la forme


E E E E
P = EI cos ϕ = Re(Z)I 2 . En effet Z = = jϕ = e− jϕ = (cos ϕ − j sin ϕ) donc
I Ie I I
2
E (CωE)
Re(Z) = cos ϕ. Ici Re(Z) = R et I 2 = . En remplaçant dans P = Re(Z)I 2
I (CωR)2 + 1
R (CωE)2
on obtient P = .
1 + (RCω)2

10 Un circuit parallèle comporte une source de courant sinusoïdale j(t) = J 2 cos ωt, une
résistance R, un condensateur C, une bobine d’inductance L et de résistance négligeable.

Déterminer
√ la valeur efficace de la tension
u(t) = U 2 cos(ωt + ϕ) aux bornes du cir-
cuit.

 
 2  2
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

1 1 1
❒ a. U = J + Cω − ❒ b. U = J R2 + Lω −
R2 Lω Cω
J J
❒ c. U = 
 2 ✗ d. U = 

 2
1 1 1
R2 + Lω − + Cω −
Cω R2 Lω

Les dipôles sont en parallèle, leurs admittances


 complexes  s’ajoutent donc
1 1 1 1
Y = YR + YL + YC = + + jCω = + j Cω − . La tension efficace complexe est
R jLω R Lω
J J
égale à U = ZJ = =   et la tension efficace réelle est le module de U.
Y 1 1
+ j Cω −
R Lω

81
Corrigés

11 √ le circuit de la question 10. Soit ϕ le déphasage de la2 tension


On reprend
u(t) = U 2 cos(ωt + ϕ) par rapport à la source de courant LCω > 1.
R Lω 1
✗ a. tan ϕ =
❒ − RCω ❒ b. tan ϕ = −
Lω R RCω
❒ c. u(t) est en avance sur j(t) ❒ ✗ d. j(t) est en avance sur u(t)

U J
À partir du résultat de la question 10, U = Ue jϕ =
donc
e− jϕ 1
+ j Cω − 1
R Lω
  
− jϕ U 1 1
e = + j Cω − .
J R Lω



⎪ U

⎪ cos ϕ = >0


⎨ RJ
En séparant partie réelle et partie imaginaire, ⎪
⎪  


⎪ U 1


⎩ sin ϕ = − Cω −
J Lω
 
1 π π
donc tan ϕ = −R Cω − . Comme cos ϕ > 0, −  ϕ  ; si LCω2 > 1, tan ϕ < 0
Lω 2 2
π
donc −  ϕ  0 alors que ϕ représente l’avance de u(t) sur j(t). On en conclut que j(t)
2
est en avance sur u(t) si LCω2 > 1.

12 Soit un circuit
√ (R, L, C) série soumis à une différence de potentiel sinusoïdale
u(t) = U 2 cos ωt de pulsation réglable.

❒ a. Il y a une résonance d’intensité si la résistance est suffisamment petite.


❒ b. Il y a une résonance d’intensité si la résistance est suffisamment grande.
✗ c. Il y a une résonance d’intensité quelle que soit la valeur de la résistance.

1
✗ d. Il y a une résonance d’intensité pour la pulsation ω = √ .

LC

L’impédance complexe de l’association série résistance-inductance-condensateur est égale


1
à Z = Z R + ZL + ZC = R + jLω + .
jCω

82
Corrigés

U U
L’intensité efficace complexe est I = =   et l’intensité efficace réelle
Z 1
R + j Lω −

 
est donnée par I = I  = 
U
. On parle de résonance si l’intensité passe
 2
1
R2 + Lω −

par un maximum pour une valeur particulière de la pulsation. Or ici l’expression sous la
racine est la somme de deux termes positifs, le premier indépendant de ω, le deuxième
1
s’annulant pour Lω = . Le dénominateur prend alors sa valeur minimale et l’intensité

1
efficace est maximale, il y a donc résonance pour ω2 = . La valeur de l’intensité à la
LC
U
résonance est Imax = . Il n’y a pas de condition sur la résistance pour observer cette
R
résonance.

13 Soit un circuit (R, L, C) série soumis à une différence de potentiel sinusoïdale



u(t) = U 2 cos ωt de pulsation réglable. Si L et C sont fixées et que l’on fait varier R :
❒ a. La résonance d’intensité est d’autant plus aiguë que R est grande.
✗ b. La résonance d’intensité est d’autant plus aiguë que R est petite.

R
✗ c. La largeur de bande passante est donnée par Δω = .

L
1
❒ d. La largeur de bande passante est donnée par Δω = .
RC

La bande passante correspond à l’intervalle [ω1 , ω2 ] des √ pulsations telles que l’intensité
soit au moins égale à la valeurmaximale divisée par 2. En appliquant cette définition,
 2
√ 1
on obtient l’équation 2R = R + Lω − 2 pour les deux pulsations limites ω1 et
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit


 2
1
ω2 appelées pulsations de coupure. ω1 et ω2 vérifient donc la relation R = Lω − 2

  Cω
1
donc R = ± Lω − . Cette expression revient à écrire deux équations du second de-

gré sur ω : LCω2 + RCω − 1 = 0 et LCω2 − RCω − 1 = 0. Ces deux équations ad-
mettent chacune une racine positive et une racine négative et elles ont le même discrimi-
nant égal à Δ = (RC)2 + 4LC. Seules√ les racines positives
√ ont une signification physique.
−RC + Δ RC + Δ
On obtient donc ω1 = et ω2 = . La largeur de bande passante vaut
2LC 2LC
R
Δω = ω2 − ω1 = .
L
On dit que la résonance est aiguë si la bande passante est étroite, il faut donc que Δω soit
petite : la résistance doit être faible.

83
Corrigés

14 Soit un circuit
√ (R, L, C) série soumis à une différence de potentiel sinusoïdale
u(t) = U 2 cos ωt de pulsation réglable.
✗ a. Il y a une résonance de charge si la résistance est suffisamment petite.

❒ b. Il y a une résonance de charge si la résistance est suffisamment grande.

1 R2
✗ c. Il y a une résonance de charge pour la pulsation ω =
❒ − 2.
LC 2L

R2 1
❒ d. Il y a une résonance de charge pour la pulsation ω = − .
2L2 LC
La charge du condensateur est proportionnelle à la tension uC à ses bornes ; or
U U
UC = ZC I = !
" = et la valeur efficace corres-
jCω R + j Lω − Cω 1 1 − LCω 2 + jRCω
  U
pondante est UC  = # . Pour déterminer s’il y a résonance, il faut
$ %2
1 − LCω + (RCω)
2 2

2
étudier le dénominateur. Soit f (ω) = 1 − LCω2 + (RCω)2 .
En dérivant :

f  (ω) = −4LCω 1 − LCω2 + 2ω (RC)2 = 2ω (RC)2 − 2LC 1 − LCω2 .

R2 C
La dérivée s’annule pour ω = 0 et pour LCω2 = 1 − . La deuxième possibilité n’existe
 2L
2L
que si R < .
C
2L
Donc soit R > : f  (ω)  0, le dénominateur est une fonction croissante de ω et UC
C
 décroissante de ω : il n’y a pas de résonance.
une fonction
2L R2 C R2 C
Soit R < : f  (ω) < 0 pour LCω2 < 1 − et f  (ω) > 0 pour LCω2 > 1 − .
C 2L  2L
1 R2
Le dénominateur passe par un minimum pour ω = − 2 et UC est maximale pour
LC 2L
cette valeur de ω. Il y a alors résonance de charge.

15 Soit un circuit (R, L, C) série soumis à une différence de potentiel sinusoïdale



u(t) = U 2 cos ωt de pulsation réglable.
❒ a. Il y a une résonance de puissance si la résistance est suffisamment petite.
❒ b. Il y a une résonance de puissance si la résistance est suffisamment grande.
1
✗ c. Il y a résonance de puissance pour la pulsation ω = √ .

LC
❒ d. Il n’y a pas de phénomène de résonance de puissance.

84
Corrigés

La puissance moyenne reçue par le dipôle est P = Re(Z)I 2 (voir question 9) avec
1
Z = Z R + ZL + ZC = R + jLω + donc P = RI 2 .
jCω
La résistance ne dépendant pas de la pulsation, la puissance est maximale quand l’intensité
est maximale : la résonance de puissance coïncide donc avec la résonance d’intensité et
1
comme elle, a lieu pour ω = √ quelle que soit la valeur de la résistance.
LC

7 Quadripôles 1

VRAI/FAUX
1 Impédances d’entrée et de sortie
❒V ❒ ✗ F a. L’impédance d’entrée d’un quadripôle dépend du générateur branché à
l’entrée.

Ue
L’impédance d’entrée est le rapport Ze = ; cette grandeur représente le comportement
Ie
du circuit vu par le générateur d’entrée, et ne dépend pas du générateur d’entrée, mais du
quadripôle ainsi de ce qui est branché côté sortie.

❒V ❒ ✗ F b. L’impédance de sortie d’un quadripôle dépend du dipôle branché côté


sortie.

L’impédance de sortie est l’impédance interne du générateur équivalent à l’ensemble qua-


dripôle + générateur d’entrée ; cette grandeur représente le comportement du circuit vu par
l’utilisateur, et ne dépend pas de ce qui est branché côté sortie, mais du quadripôle ainsi
que du générateur d’entrée.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

2 Fonction de transfert
❒V ❒ ✗ F a. La fonction de transfert d’un quadripôle ne dépend que de la structure
du quadripôle.

Elle dépend également de ce qui est branché côté sortie : ce n’est pas une caractéristique
intrinsèque du quadripôle.

❒V ❒ ✗ F b. Une chaîne de quadripôle a pour fonction de transfert le produit des


fonctions de transfert de chaque quadripôle pris individuellement.

Si plusieurs quadripôles sont branchés à la suite les uns des autres, il y a bien une factorisa-
tion des fonctions de transfert successives (H = H1 ∗ H2 ∗ H3 ...), mais pour le ie quadripôle
Qi , Hi dépend de Qi , Qi + 1 . . . et du circuit d’utilisation.

85
Corrigés

3 Diagramme de Bode
 
Us
❒V ❒ ✗ F a. Le gain en décibels d’un quadripôle est défini par GdB = 10 log10
Ue
où Ue est la valeur efficace de la tension d’entrée et U s la valeur efficace de la tension
de sortie.
 
Us
Le gain en décibels défini à partir des tensions est GdB = 20 log10 . Le gain en décibels
  Ue
Ps
pour les puissances, lui, est de la forme G P dB = 10 log10 . Le facteur 20 s’explique par
Pe
le fait que la puissance est reliée au carré de la tension efficace.
✗ V ❒ F b. L’argument de la fonction de transfert représente le déphasage entre

l’entrée et la sortie.
√ √
Soit ue (t) = Ue 2 cos ωt et u s (t) = U s 2 cos (ωt + ϕ), où ϕ est le déphasage de la sortie
Us U s e jϕ
par rapport à l’entrée. Alors la fonction de transfert est : H = = . D’après cette
Ue Ue
relation, ϕ est l’argument de H.

4 Bande passante :
✗ V
❒ ❒F  bande passante à − 3 dB est identique à la bande passante définie par le
La
  H max
critère  H   √ .
 2
  H   
 

En effet, H   √max correspond à 20 log10 H   20 log10 H max − 10 log10 (2) et
2
comme log10 (2) ≈ 0,3 l’inégalité revient à GdB  GdB max − 3.

QCM
5 Calculer la fonction de transfert du circuit (supposé non chargé) :
1
✗ a. H =

1 + jRCω
jRCω
❒ b. H =
1 + jRCω
❒ c. La pulsation de coupure à − 3 dB est ωc = RC.
1
✗ d. La pulsation de coupure à − 3 dB est ωc =
❒ .
RC
Le courant de sortie étant nul, les deux dipôles sont en série et on peut utiliser un diviseur
Us ZC 1
de tension : = = en multipliant le numérateur et le dénominateur par
Ue R + ZC RYC + 1
Us 1
YC . Donc H = = .
Ue jRCω + 1

86
Corrigés

⎛ ⎞
  ⎜⎜ 1 ⎟⎟⎟
Le gain en décibels vaut GdB = H = 20 log10 ⎜⎜⎜⎝ 
  ⎟⎟⎠.
1 + (RCω)2
Sa valeur maximale est  
1 1
GdB max = 0 pour ω = 0 et, pour ω = , GdB = 20 log10 √ = −10 log10 (2) = −3.
RC 1+1

6 Soit le circuit de la question 5. Le tracé du diagramme de Bode pour le gain GdB com-
porte :
❒ a. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente 20 dB/dec.
✗ b. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente −20 dB/dec.

❒ c. Une asymptote de pente −20 dB/dec et une asymptote de pente 20 dB/dec.
❒ d. Deux asymptotes horizontales.
⎛ ⎞
1 1 ⎜⎜⎜ 1 ⎟⎟⎟
Si ω , GdB ≈ 0 (asymptote horizontale) et si ω
, GdB ≈ 20 log10 ⎜⎜⎝  ⎟⎟⎠
RC RC (RCω)2
donc GdB ≈ −10 log10 (RCω)2 = 20 log10 ωc − 20 log10 ω qui est l’équation d’une droite
puisque l’abscisse en coordonnées logarithmiques est X = log10 ω. Le gain en décibel chute
de 20 dB à chaque fois que la pulsation (ou la fréquence) est multipliée par 10, ce qui est
la définition d’une décade, d’où l’unité « dB/dec ». Ce circuit, qui laisse passer les basses
fréquences (pour ω = 0, |H| = 1) et pas les hautes fréquences, est un circuit passe-bas.
√ √
7 Si on pose ue (t) = Ue 2 cos ωt et u s (t) = U s 2 cos (ωt + ϕ), le déphasage ϕ vérifie :
1
❒ a. tan ϕ = ✗ b. tan ϕ = −RCω

RCω
✗ c. La sortie est en retard sur l’entrée. ❒ d. La sortie est en avance sur l’entrée.

Us Us Us 1
Avec les conventions choisies, H = = = =
Ue Ue e− jϕ Ue (cos ϕ − j sin ϕ) 1 + jRCω
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

donc en séparant partie réelle et partie imaginaire on obtient − tan ϕ = RCω.


−π
Compte tenu de 0 < cos ϕ et sin ϕ  0,  ϕ  0 donc la sortie est en retard sur l’entrée.
2

8 On branche en sortie du quadripôle de la question 5 une résistance R identique à la pre-


mière. La tension d’entrée ue (t) est délivrée
√ par un générateur de Thévenin non repré-
senté, de force électromotrice e(t) = E 2 cos ωt et de résistance interne rg . Déterminer
l’impédance d’entrée Ze et l’impédance de sortie Z s .
 
2 + jRCω 1

❒ a. Ze = R ❒ b. Ze = rg + 2R +
1 + jRCω jCω
1 rg + R
❒ c. Z s = rg + R + ✗ d. Z s =

jCω 1 + jCω rg + R

87
Corrigés

Vu du générateur, le circuit est formé d’une résistance R en série avec l’association parallèle
1
(condensateur, résistance) soit Ze = R + donc
YC + YR
 
R R 2 + jRCω
Ze = R + =R+ =R .
YC R + 1 1 + jRCω 1 + jRCω

Vu de l’utilisation, et si on
transforme le circuit côté générateur, le condensateur et la
résistance série totale rg + R sont en parallèle donc

1 1
Ys = + jCω = .
rg + R Zs

9 Calculer la fonction de transfert du circuit précédent et déterminer si :


❒ a. l’amplification statique en tension est égale à 2.
1
✗ b. l’amplification statique en tension est égale à .

2
1
❒ c. la pulsation de coupure à − 3 dB est ωc =
RC
 2
✗ d. la pulsation de coupure à − 3 dB est ωc =

RC

1
Posons Y1 = + jCω l’admittance de l’association parallèle (résistance, condensateur)
R
1
côté sortie. On remarque alors un diviseur de tension entre Z1 = et R donc on peut
Y1
écrire la nouvelle fonction de transfert sous la forme
Z1 1 1 1
H = = =   = .
R + Z1 RY1 + 1 1 2 + jRCω
R + jCω + 1
R

1
Le gain statique s’obtient en faisant tendre ω vers 0 : alors H0 = , ce qu’on peut calculer
2
directement en faisant apparaître un pont diviseur de tension en très basse fréquence, où le
condensateur est équivalent à un coupe-circuit. Le circuit se ramène alors à deux résistances
identiques en série.

88
Corrigés

H0
En mettant la fonction de transfert sous forme canonique, H  = .
RCω
1+ j
2
2
La pulsation de coupure est alors au dénominateur de ω donc ωc = .
RC

10 Calculer la fonction de transfert du circuit (supposé non chargé) :


1
❒ a. H =
1 + jRCω
jRCω
✗ b. H =

1 + jRCω
1
✗ c. ωc =
❒ est la pulsation de coupure basse à −3 dB.
RC
1
❒ d. ωc = est la pulsation de coupure haute à −3 dB.
RC
Le courant de sortie étant nul, les deux dipôles sont en série et on peut utiliser un diviseur
Us R RYC
de tension : = = en multipliant le numérateur et le dénominateur par
Ue R + ZC RYC + 1
Us jRCω
YC . Donc H = = .
Ue 1 + jRCω
Le gain en décibel vaut
⎛ ⎞ ⎛ ⎞
  ⎜⎜⎜ RCω ⎟⎟⎟ ⎜⎜⎜ 1 ⎟⎟⎟
GdB = H  = 20 log10 ⎜⎜⎝  ⎟⎟⎠ = −20 log10 ⎜⎜⎜ 1 + ⎟⎟⎟ .
⎝ (RCω) ⎠
2
1 + (RCω)2
1
Sa valeur maximale est GdB max = 0 si ω tend vers l’infini et, pour ω = , GdB
RC

1
= −20 log10 1 + 1 = −10 log10 (2) = −3. En dessous de ωc = , le gain est plus
RC
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

petit que GdB max − 3, il s’agit alors d’une pulsation de coupure basse pour ce circuit qui est
1
un passe-haut (contrairement au circuit passe-bas pour lequel ω0 = est la pulsation de
RC
coupure haute).

11 Soit le circuit de la question 10. Le tracé du diagramme de Bode pour le gain GdB
comporte :
✗ a. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente 20 dB/dec.

❒ b. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente −20 dB/dec.
❒ c. Une asymptote de pente −20 dB/dec et une asymptote de pente 20 dB/dec.
❒ d. Une asymptote horizontale et une asymptote verticale.

89
Corrigés

⎛ ⎞
1 ⎜⎜⎜ 1 ⎟⎟⎟⎟
Si ω , GdB ≈ −20 log10 ⎜⎜⎝ ⎜ ⎟⎟ = 20 log10 (RCω). C’est l’équation d’une
RC (RCω)2 ⎠
droite de pente 20 dB/dec.
1
Si ω
, GdB ≈ 0 (asymptote horizontale).
RC

12 Soit le quadripôle comportant une bobine réelle modélisable par une inductance pure L
en série avec une résistance r et une résistance R. Le circuit est non chargé.
Déterminer l’amplification statique en tension.
R
❒ a. H0 = 1 ❒ b. H0 =
r
R r
✗ c. H0 =
❒ ❒ d. H0 =
r+R r+R
En très basse fréquence, l’inductance pure est équivalente à un court-circuit. Comme il
n’y a pas d’utilisation en sortie (circuit non chargé), le circuit se ramène à un diviseur de
R
tension entre deux résistances r et R et U s = Ue .
r+R

13 Déterminer la pulsation de coupure du quadripôle de la question 12.


R r
❒ a. ωc = ❒ b. ωc =
L L
r+R rR
✗ c. ωc =
❒ ❒ d. ωc =
L (r + R) L
R
La fonction de transfert complexe obtenue par un diviseur de tension est égale à H =
R+Z
en notant Z = r + jLω l’impédance de la bobine réelle. En faisant apparaître le gain statique
H0 H0
on obtient H = et par identification avec la forme canonique H = on
jLω 1 + j ωωc
1+
r+R
r+R
en déduit que ωc = .
L
ω
1+ j
ω1
14 La fonction de transfert d’un quadripôle se met sous la forme : H = ω avec
1+ j
ω2
ω1 . Le diagramme de Bode asymptotique pour le gain a l’allure : ω2

❒ a. ❒ b.

✗ c.
❒ ❒ d.

90
Corrigés

On cherche ici l’allure asymptotique de la courbe de gain.


En très basse fréquence ω ω1 ω2 , H ≈ 1 donc GdB ≈ 0.
 
ω2 ω2
Si ω1 ω2 ω H ≈ > 1 donc GdB = 20 log10 > 0.
ω1 ω1
Au vu de ces deux comportements limites, la réponse ne peut être que c.
ω
Vérifions le cas intermédiaire ω1 ω ω2 : alors H ≈ j et donc
  ω1
ω
GdB = 20 log10 = 20 log10 (ω) −20 log10 (ω1 ), qui est l’équation d’une droite de pente
ω1
+ 20 dB/dec. Ceci correspond bien à l’allure du c.

15 Pour la fonction de transfert de la question 14, le déphasage entre l’entrée et la sortie est
maximal si :
ω1 + ω2
❒ a. ω = 0 ❒ b. ω =
2

✗ c. ω = ω1 ω2 ❒ d. ω tend vers l’infini

ω
1+ j H1
ω1
H= ω est de la forme H = et le déphasage ϕ entre l’entrée et la sortie est donc
1+ j H2
ω2    
ω ω
ϕ = arg(H) = arg(H1 ) − arg(H2 ) = arctan − arctan .
ω1 ω2
1 1
Dérivons par rapport à ω : ϕ (ω) = ⎛  2 ⎞ − ⎛  2 ⎞ .
⎜⎜⎜ ω ⎟ ⎜ ⎟
ω1 ⎜⎜⎝1 + ⎟⎟⎠ ω2 ⎜⎜⎝1 + ω ⎟⎟⎟⎟⎠

⎟ ⎜

ω1 ω2
⎛  2 ⎞ ⎛  2 ⎞
⎜⎜ ω ⎟⎟⎟⎟ ⎜⎜ ω ⎟⎟⎟⎟ ω2 ω2
La dérivée s’annule pour ω1 ⎜⎜⎜⎝1 + ⎟⎠ = ω2 ⎜⎜⎜⎝1 + ⎟⎠ donc pour ω1 + = ω2 +
ω1 ω2 ω1 ω2
 
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

1 1 √
soit ω2 − = ω2 − ω1 qui conduit à ω = ω1 ω2 .
ω1 ω2
⎛  2 ⎞ ⎛  2 ⎞
⎜⎜⎜ ω ⎟⎟⎟ ⎜⎜⎜ ⎟
La dérivée est positive pour ω1 ⎜⎜⎝1 + ⎟⎟⎠ < ω2 ⎜⎜⎝1 + ω ⎟⎟⎟⎟⎠ c’est-à-dire
ω1 ω2
 
1 1 √
ω2 − < ω2 − ω1 donc pour ω < ω1 ω2 étant donné que 0 < ω2 − ω1 .
ω1 ω2
√ √
Comme ϕ (ω) > 0 pour √ ω < ω1 ω2 et ϕ (ω) < 0 pour ω > ω1 ω2 , la fonction passe par
un maximum pour ω = ω1 ω2 .

91
Corrigés

8 Quadripôles 2

1 Calculer la fonction de transfert du circuit (supposé non chargé) :

1 1
❒ a. H = ✗ b. H =

1 + jRCω 1 + jRCω − LCω2
1 1
❒ c. H = ❒ d. H =  
R 1 Lω 1
1− j − 1+ j −
Lω LCω2 R RCω
Les trois éléments sont en série en l’absence de circuit d’utilisation : grâce à un diviseur de
ZC Ue
tension, on obtient U s = Ue = donc après mise en forme :
R + ZC + ZL RYC + 1 + ZL YC
Us 1
H= = .
Ue 1 + jRCω − LCω2

2 Soit le circuit de la question 1. Le tracé du diagramme de Bode pour le gain GdB com-
porte :
❒ a. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente − 20 dB/dec.
✗ b. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente − 40 dB/dec.

❒ c. Une asymptote de pente − 20 dB/dec et une asymptote de pente 20 dB/dec.
❒ d. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente + 40 dB/dec.

1 1
La fonction précédente est de la forme H = avec ω = ω0 = √
ω2
ω LC
1− +j
ω20 Q0 ω0
1 Lω0
(pulsation propre) et Q0 = = (facteur de qualité).
RCω0 R
En très basse fréquence, c’est-à-dire pour ω ω0 , H ≈ 1, ce qui donne GdB ≈ 0. C’est
l’équation d’une droite horizontale.
1 ω20
En très haute fréquence (ω
ω0 ), H ≈ = − , ce qui donne
ω2 ω2
− 2
ω0
⎛ 2 ⎞
⎜⎜ ω ⎟⎟
GdB ≈ 20 log10 ⎜⎜⎝− 02 ⎟⎟⎠
 ω 

92
Corrigés

 
ω
donc GdB ≈ −40 log10 . C’est l’équation d’une droite de pente − 40 dB/dec avec la
ω0
variable log10 (ω). Il s’agit d’un filtre passe-bas (il atténue les hautes fréquences) du second
ordre (terme en ω2 ).

3 Soit le circuit de la question 1. Si on pose ue (t) = Ue 2 cos ωt et

u s (t) = U s 2 cos (ωt + ϕ), le déphasage ϕ vérifie :
RCω 1 Lω
❒ a. tan ϕ = ❒ b. tan ϕ = −
1 − LCω2 RCω R
RCω 1 Lω
✗ c. tan ϕ =
❒ ❒ d. tan ϕ = −
LCω2 − 1 RCω R

U s e jϕ Us 1
H= = = . On en déduit que
Ue Ue (cos ϕ − j sin ϕ) 1 − LCω2 + jRCω
Ue Ue −RCω
cos ϕ = 1 − LCω2 et sin ϕ = −RCω donc tan ϕ = .
Us Us 1 − LCω2

4 Calculer la fonction de transfert du circuit (supposé non chargé) :


1 1
❒ a. H = ❒ b. H =
R 1 + jRCω − LCω2
1+
jLω
1 1
✗ c. H =

R 1
❒ d. H =  
Lω 1
1− j − 1 + j −
Lω LCω2 R RCω

De nouveau, grâce à un diviseur de tension, on obtient :


ZL Ue
Us = Ue =
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

R + ZC + ZL RYL + ZC YL + 1

Us 1 1
donc après mise en forme : H = = = .
Ue R
jLω − 1
LCω2
+1 1 − j Lω
R
− 1
LCω2

5 Soit le circuit de la question 4. Le tracé du diagramme de Bode pour le gain GdB com-
porte :
❒ a. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente + 20 dB/dec.
❒ b. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente − 40 dB/dec.
❒ c. Une asymptote de pente − 20 dB/dec et une asymptote de pente 20 dB/dec.
✗ d. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente + 40 dB/dec.

93
Corrigés

1
La fonction précédente est de la forme H = avec les mêmes notations
ω20 ω0
1− +
ω2 jQ0 ω
que pour le premier circuit.
ω2
En très basse fréquence, c’est-à-dire pour ω ω0 , H ≈ − 2 , ce qui donne
ω0
⎛ 2 ⎞  
⎜⎜⎜ ω ⎟⎟⎟ ω
GdB ≈ 20 log10 ⎜⎝− 2 ⎟⎠ donc GdB ≈ 40 log10 . C’est l’équation d’une droite de pente
 ω  ω 0
0
+ 40 dB/dec avec la variable log10 (ω).
En très haute fréquence, c’est-à-dire pour ω
ω0 , H ≈ 1, ce qui donne GdB ≈ 0.
Il s’agit d’un filtre passe-haut du second ordre.

6 Soit le circuit de la question 4. Si on pose ue (t) = Ue 2 cos ωt et

u s (t) = U s 2 cos (ωt + ϕ), le déphasage ϕ vérifie :
RCω 1 Lω
❒ a. tan ϕ = ❒ b. tan ϕ = −
1 − LCω2 RCω R
RCω 1 Lω
✗ c. tan ϕ =
❒ ❒ d. tan ϕ = −
LCω2 − 1 RCω R
U s e jϕ Us 1
H= = = .
Ue Ue (cos ϕ − j sin ϕ) 1 R
1− − j
LCω2 Lω
Ue 1 Ue R
On en déduit que cos ϕ = 1 − et sin ϕ =
Us LCω2 Us Lω
R RCω
donc tan ϕ =   = .
1 LCω2 − 1
Lω 1 −
LCω2

7 Calculer la fonction de transfert du circuit (supposé non chargé) :

1 1
✗ a. H =
❒   ❒ b. H =
Lω 1 1 + jRCω − LCω2
1+ j −
R RCω
 
Lω 1
j −
1 R RCω
❒ c. H = ❒ d. H =  
R 1 Lω 1
1− j − 1+ j −
Lω LCω2 R RCω

94
Corrigés

R Ue
Avec le même raisonnement, on obtient : U s = Ue = d’où
R + ZC + ZL ZC ZL
1+ +
R R
1 1
H= =  .
1 jLω Lω 1
1+ + 1+ j −
jRCω R R RCω

8 Soit le circuit de la question 7. Le tracé du diagramme de Bode pour le gain GdB com-
porte :
1
✗ a. Un maximum pour ω = ω0 = √

LC
1
❒ b. Un minimum pour ω = ω0 = √
LC
✗ c. Une asymptote de pente − 20 dB/dec et une asymptote de pente 20 dB/dec.

❒ d. Une asymptote horizontale et une asymptote de pente + 40 dB/dec.

1
La fonction de transfert est de la forme H =  .
ω ω0
1 + jQ0 −
ω0 ω
 
Le module est égal à H  = 
1
. Il passe par un maximum quand le
  2
ω ω0
1 + Q0 −
ω0 ω
1
dénominateur de la fraction est minimal, donc pour ω = ω0 = √ .
LC
1 ω
En très basse fréquence, c’est-à-dire pour ω ω0 , H ≈  ω  = j , ce qui
jQ0 −
0 Q 0 ω0
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

  ω
 ω 
donne GdB ≈ 20 log10  .
Q0 ω0 
C’est l’équation d’une droite de pente + 20 dB/dec avec la variable log10 (ω).
1
En très haute fréquence, c’est-à-dire pour ω
ω0 , H ≈   , ce qui donne
ω
jQ0
  ω
 ω0 
0

GdB ≈ 20 log10   . C’est l’équation d’une droite de pente − 20 dB/dec avec la va-
Q0 ω 
riable log10 (ω).
Les deux asymptotes se croisent pour ω = ω0 et alors GdB = −20 log10 (Q0 ).
Il s’agit d’un filtre passe-bande, centré sur la pulsation propre ω0 .

95
Corrigés


9 Soit le circuit de la question 7. Si on pose ue (t) = Ue 2 cos ωt et

u s (t) = U s 2 cos (ωt + ϕ), le déphasage ϕ vérifie :
RCω Lω 1
❒ a. tan ϕ = ❒ b. tan ϕ = −
1 − LCω 2 R RCω
RCω 1 Lω
❒ c. tan ϕ = ✗ d. tan ϕ =
❒ −
LCω2 − 1 RCω R

U s e jϕ Us 1 Ue
H= = =   . On en déduit que cos ϕ = 1
Ue Ue (cos ϕ − j sin ϕ) Lω 1 Us
1+ j −
R RCω
Ue Lω 1 1 Lω
et sin ϕ = − + donc tan ϕ = − .
Us R RCω RCω R

10 Déterminer la fonction de transfert et en déduire l’équation différentielle du circuit :

1
✗ a. H =
❒ ❒ b. H = 1 + jRCω
1 + jRCω
du s 1 du s 1 ue
❒ c. + us = 0 ✗ d.
❒ + us =
dt RC dt RC RC

On retrouve ici la fonction de transfert classique du premier ordre fondamental


1
H= .
1 + jRCω
Pour en déduire l’équation différentielle du circuit, il faut utiliser l’équivalence entre la
Us 1
multiplication par jω et la dérivation par rapport au temps : = donc
Ue 1 + jRCω
du s
U s (1 + jRCω) = Ue d’où on tire l’équation u s + RC = ue .
dt

11 Déterminer pour le circuit de la question 10 la relation entre la pulsation de coupure ωC


et le temps caractéristique τ.
✗ a. τωC = 1


❒ b. τωC = 2
✗ c. Le circuit est rapide si la bande passante est large.

❒ d. Le circuit est lent si la bande passante est large.

96
Corrigés

1
Dans l’expression de la fonction de transfert sous forme canonique H = ω , la pul-
1+ j
ω0
1
sation de coupure est ω0 donc ici ωC = ω0 = .
RC
du s 1 ue
L’équation + us = a pour temps caractéristique τ = RC.
dt RC RC
1
On en déduit que ωC = .
τ

12 Déterminer la fonction de transfert et en déduire l’équation différentielle du circuit :

1
❒ a. H =
(1 + jRCω)2
1
✗ b. H =

1 + 3 jRCω − (RCω)2
d2u s 2 du s 1 ue
❒ c. + + us =
dt2 RC dt (RC)2 (RC)2
d2 u s 3 du s 1 ue
✗ d.
❒ 2
+ + 2
us =
dt RC dt (RC) (RC)2
Ue − V
Soit la tension intermédiaire V. Par une loi de nœud, = jCωV + jCωU s .
R
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

V
Par un diviseur de tension, U s = .
1 + jRCω
On élimine la tension intermédiaire :

Ue = V (1 + jRCω)+ jRCωU s = (1 + jRCω)2 U s + jRCωU s = 1 + 3 jRCω + ( jRCω)2 U s


d’où
Us 1
H= = .
Ue 1 + 3 jRCω − (RCω)2
Avec l’équivalence entre
la multiplication par
jω et la dérivation par rapport au temps la
relation complexe U s 1 + 3 jRCω + ( jRCω)2 = Ue conduit à l’équation différentielle :

du s d2 u s
u s + 3RC + (RC)2 2 = ue .
dt dt

97
Corrigés

9 Amplificateur opérationnel

1 On dispose d’un amplificateur opérationnel idéal et de deux résistances RA = 10 kΩ et


RB > RA à choisir. On souhaite réaliser un circuit amplificateur tel que la tension de
sortie égale à 4 fois la tension d’entrée et de même signe. Représenter le montage et en
déduire la valeur de RB .
❒ a. RB = 20 kΩ ✗ b. RB = 30 kΩ

❒ c. RB = 40 kΩ ❒ d. RB = 50 kΩ
Le circuit amplificateur non inverseur est le suivant :
L’AO étant supposé idéal, les courants d’entrée sont nuls. Les
résistances r et R sont donc parcourues par le même cou-
rant, elles forment un diviseur de tension et on a la relation
RV s
V− = . On peut supposer que l’AO fonctionne en mode
R+r
linéaire puisqu’il y a une liaison entre l’entrée inverseuse et
RV s
la sortie donc V + = V − = Ve . On arrive à Ve = et fi-
 +r
r
R
nalement V s = 1 + Ve . Il faut pour que V s = 4Ve choisir
R
r = 3R donc R = RA = 10 kΩ et r = RB = 30 kΩ.

2 L’amplificateur opérationnel est supposé idéal. Déterminer la fonction de transfert


Vs
H= en régime sinusoïdal.
Ve
R r
❒ a. H = ❒ b. H =
r R
R r
❒ c. H = − ✗ d. H = −

r R
L’AO étant supposé idéal, les courants d’entrée sont nuls. Les résistances r et R sont donc
parcourues par le même courant. On peut supposer que l’AO fonctionne en mode linéaire
puisqu’il y a une liaison entre l’entrée inverseuse et la sortie donc V + = V − = 0. On re-
marque donc une masse virtuelle sur l’entrée inverseuse et on peut repositionner les flèches
de tension comme sur le schéma :

Ve Vs
On arrive en appliquant une loi de nœud à = − soit
R r
Vs r
= − . Il y a amplification et changement de signe, il
Ve R
s’agit d’un montage amplificateur inverseur.

98
Corrigés

3 Soit le circuit comportant un amplificateur opérationnel idéal, un condensateur et un


résistor :
✗ a. Le montage est dérivateur. ❒ b. Le montage est intégrateur

❒ c. Ve = − jRCωV s ✗ d. Ve = − jRCωV s

La structure est la même que celle du montage précédent. Avec les mêmes hypothèses,
Vs R
la relation sur les tensions complexes est =− = − jRCω. La multiplication d’une
Ve ZC
tension complexe par le facteur jω revenant à la dériver, l’expression V s = − jRCωVe
signifie que la tension de sortie est proportionnelle à la dérivée de la tension d’entrée.

4 Déterminer la relation entre les tensions Ue , Ve et V s si R = 10 kΩ, R = 20 kΩ et


r = 100 kΩ.
❒ a. V s = 10Ve + 5Ue ❒ ✗ b. V s = −10Ve − 5Ue
❒ c. V s = 10Ve + 5Ue ❒ d. V s = −10Ve − 5Ue

Ce montage est du même type que l’amplificateur inverseur, avec une résistance sup-
plémentaire du côté de l’entrée. La loi des nœudssur l’entrée inverseuse s’écrit alors
Ve U e − Vs Vs Ve U e 
+  = i − = − d’où on tire V s = −r +  . Le résultat est une com-
R R r r R R
binaison linéaire des tensions d’entrées.
Si on choisit des valeurs de résistances toutes égales, V s = − (Ve + Ue ), c’est pourquoi on
qualifie ce montage de « sommateur ».

5 Déterminer la relation entre les tensions Ue , Ve et V s .


❒ a. V s = Ve + Ue ❒ b. V s = Ve − Ue
✗ c. V s = Ue − Ve
❒ ❒ d. V s = − (Ve + Ue )

Les courants d’entrée étant nuls pour l’AO idéal, on remarque un diviseur de tension
R Ue
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

sur l’entrée non inverseuse : V + = Ue = . L’AO est supposé fonctionner en


R+R 2
mode linéaire du fait de l’existence d’une liaison entre l’entrée inverseuse et la sortie donc
Ue
V+ = V− = . D’après une loi des nœuds sur les résistances liées à l’entrée inverseuse,

2−
Ve − V V − Vs Ue
= d’où V s = 2V − − Ve . Comme V − = on obtient V s = Ue − Ve . Le
R R 2
montage est soustracteur.

6 Déterminer la fonction de transfert du montage ainsi que le déphasage de la sortie par


rapport à l’entrée, la tension d’entrée étant sinusoïdale :
1 − jRCω 1 + jRCω
✗ a. H =
❒ ❒ b. H =
1 + jRCω 1 − jRCω
 
1

❒ c. ϕ = −2Arctan(RCω) ❒ d. ϕ = 2Arctan
RCω

99
Corrigés

Les courants d’entrée étant nuls pour l’AO idéal, on remarque un diviseur de tension com-
plexe sur l’entrée non inverseuse :
ZC Ve Ve
V+ = Ve = = .
ZC + R 1 + RYC 1 + jRCω
L’AO est supposé fonctionner en mode linéaire du fait de l’existence d’une liaison entre
l’entrée inverseuse et la sortie donc V + = V − . D’après une loi des nœuds sur les résistances
liées à l’entrée inverseuse,
Ve − V − V − − Vs
= , d’où V s = 2V − − Ve .
R R
− +
Comme V = V , on obtient
2Ve 1 − jRCω
Vs = − Ve = Ve
1 + jRCω 1 + jRCω
1 − jRCω
donc H = .
1 + jRCω
Le module de cette fonction de transfert étant égal à 1, il ne s’agit pas d’un circuit amplifi-
cateur. Par contre il introduit un déphasage entre l’entrée et la sortie.
$ %
En effet arg H = arg (1 − jRCω) − arg (1 + jRCω) donc l’avance de phase de la sortie sur
l’entrée ϕ est donnée par la relation :
ϕ = Arctan(−RCω) − Arctan(RCω) = −2Arctan(RCω).

7 L’amplificateur opérationnel étant idéal, déterminer si :


❒ a. V s = V sat pour Ve < E ✗ b. V s = V sat pour Ve > E

✗ c. Le montage est comparateur.
❒ ❒ d. Le montage est amplificateur.
Du fait de l’absence de liaison entre l’entrée et la sortie, le montage fonctionne en compa-
rateur.
Soit V s = V sat : c’est le cas si V + > V − donc pour Ve > E.
Soit V s = −V sat : c’est le cas si V + < V − donc pour Ve < E.
Le signe de sortie permet donc de savoir si Ve est plus petit ou plus grand que E, c’est
pourquoi on parle de montage comparateur.

8 Déterminer les valeurs de la tension d’entrée provoquant le basculement de la tension de


sortie entre les valeurs +V sat et −V sat .
R1
❒ a. Dans le sens montant, la tension de basculement est VB = V sat .
R1 + R2
−R1
✗ b. Dans le sens montant, la tension de basculement est VB =
❒ V sat .
R1 + R2
R1
✗ c. Dans le sens descendant, la tension de basculement est VB =
❒ V sat .
R1 + R2
−R1
❒ d. Dans le sens descendant, la tension de basculement est VB = V sat .
R1 + R2

100
Corrigés

Du fait de l’absence de liaison entre l’entrée et la sortie, ce montage fonctionne également


en comparateur. Le basculement de la sortie a lieu quand V + − V − change de signe.
Or en utilisant un diviseur de tension (les courants d’entrée sont nuls pour un AO idéal),
R1 R1
V + = Vs , donc V + − V − = V s − Ve .
R1 + R2 R1 + R2
R1 V sat
Soit V s = V sat : il faut que V + > V − ; c’est possible si > Ve .
R1 + R2
−R1 V sat
Soit V s = −V sat : il faut que V + < V − ; c’est possible si < Ve .
R1 + R2
R1
Soit VB = V sat . Pour une tension d’entrée vérifiant −VB < Ve < VB les deux
R1 + R2
états de la sortie sont possibles : pour savoir lequel sera effectivement observé il faut tenir
compte de l’évolution antérieure du système, en partant d’une valeur de la tension d’entrée
pour laquelle l’état de la sortie est parfaitement connu.
R1 V sat
Par exemple, si Ve > la seule possibilité pour la sortie est que V s = −V sat , et donc
R1 + R2
−R1 V sat
V + < V − . Quand Ve diminue, V + − V − reste négatif tant que < Ve . Le passage
R1 + R2
par cette valeur provoque le basculement de la sortie de V s = −V sat à V s = V sat donc
−R1
VB = −VB = V sat est la tension de basculement dans le sens montant −V sat → V sat .
R1 + R2
R1
On montrerait de même que VB = V sat est la tension de basculement dans le sens
R1 + R2
descendant V sat → −V sat .
Il s’agit d’un comparateur à hystérésis.
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101
Partie 3
Mécanique
10 Cinématique du point

Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• Les coordonnées cartésiennes et cylindriques.
• Les notions de trajectoire, de vitesse, d’accélération dans un référentiel
donné R.

Consignes

Vrai/Faux
Pour chacune des propositions suivantes, indiquer si elle est exacte ou non, en
rédigeant une courte explication.

− →

Notations. Dans tout le chapitre, on note O l’origine du repère, → ux , −


uy , →

uz les vec-
− →

teurs unitaires du repère cartésien lié au référentiel d’étude, →u ,−


ρu ,→
θ

u les vecteurs
z
unitaires du repère local cylindrique.

1 Soit un point matériel M en mouvement dans un référentiel R.


❒ V ❒ F a. Un point matériel est un système de petites dimensions.
❒ V ❒ F b. La trajectoire de M dépend du référentiel d’étude
❒ V ❒ F c. L’unité de vitesse est le kilomètre-heure.
❒ V ❒ F d. Si le mouvement est uniforme, l’accélération de M est nulle.
− →
− →

2 On considère dans le plan xOy les vecteurs de base →


ux , −
uy et →
uρ , −
uθ (ρ = OM
−−→
et θ est l’angle polaire entre Ox et OM).
❒ V ❒ F a. → xu = cos θ · →

ρ

u + sin θ · →
θ

u
❒ V ❒ F b. →

uy = sin θ · →

uρ − cos θ · →



− →
− →

❒ V ❒ F c. uρ = cos θ · ux + sin θ · uy
❒ V ❒ F d. →

uθ = sin θ · →

ux − cos θ · →

uy

104
10 Cinématique du point Énoncés

3 Soit un point matériel M en mouvement rectiligne dans le plan xOy lié à R.


❒ V ❒ F a. Les vecteurs vitesse et accélération de M ont une direction
constante.
❒ V ❒ F b. Les vecteurs vitesse et accélération de M ont une norme
constante.
❒ V ❒ F c. Si le mouvement est uniforme, l’accélération de Mest nulle.
❒ V ❒ F d. Au moment où M fait demi-tour, son accélération s’annule.

4 Soit un point matériel M en mouvement circulaire de centre O dans le plan xOy


lié à R.
❒ V ❒ F a. Si le mouvement est uniforme, le vecteur vitesse est constant.
❒ V ❒ F b. Si le mouvement est uniforme, l’accélération de M est centri-
fuge.
❒ V ❒ F c. Le vecteur rotation →

ω est perpendiculaire au plan de la trajec-
toire.
−−→
❒ V ❒ F d. Le vecteur vitesse est donné par →
−v = →

ω ∧ OM

Consignes

QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.

5 L’accélération de M est égale à →


−a = a −→
1 uy où a1 est une constante. À t = 0, la
v0 est parallèle à →
vitesse →
− −
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ux .
❒ a. Le mouvement est rectiligne. ❒ b. Le mouvement est circulaire.
&− &&
❒ c. Le mouvement est parabolique. ❒ d. &&→
v & = |v0 + a1 t|

6 Le point M est en mouvement dans le plan xOy ; les équations horaires du mou-
vement sont x(t) = A · cos(ωt) + x1 et y(t) = y0 avec x1 et y0 des constantes.
❒ a. La trajectoire est sinusoïdale.
d2 x
❒ b. L’équation différentielle du mouvement est + ω2 x = ω2 x1 .
dt2
❒ c. La trajectoire est rectiligne.
d2 x
❒ d. L’équation différentielle du mouvement est − ω2 x = −ω2 x1 .
dt2

105
Énoncés 10 Cinématique du point

7 Le point M est en mouvement le long de l’axe Ox ; sa vitesse initiale est


v0x = v0 > 0. Il se déplace avec une accélération constante jusqu’à l’instant t1
où sa vitesse a doublé, puis freine de façon uniforme jusqu’à s’arrêter à l’instant
final t2 = 2t1 . Quelle est la distance totale L parcourue ?
❒ a. L = 2v0 t1 ❒ b. L = 2,25 v0 t1
❒ c. L = 2,5 v0 t1 ❒ d. L = 2,75 v0 t1

8 Le point matériel A se déplace à vitesse constante de norme V vers la gauche sur


l’axe Ox, le point matériel B se déplace à vitesse constante de même norme sur
l’axe Oy ; initialement, B est à l’origine du repère, A est situé à droite de O, à
une distance L. Déterminer les positions de A et B à un instant quelconque et en
déduire la distance D minimale entre les deux points.
L L L L
❒ a. D = ❒ b. D = ❒ c. D = ❒ d. D = √
4 3 2 2

9 Le point M parcourt le cercle de rayon b = 10 cm à la vitesse v0 = 2m · s− 1 .


❒ a. La période de rotation est T = 100π ms.
❒ b. L’accélération vaut 6,4 m · s− 2 .
❒ c. La période de rotation est T = 10π s.
❒ d. L’accélération vaut 40 m · s− 2 .

10 Le point M parcourt le cercle de rayon b à la vitesse v = αt où α est une constante


positive. Soient vρ et vθ les composantes de la vitesse.
❒ a. vρ = αt ❒ b. vρ = 0 ❒ c. vθ = αt ❒ d. vθ = 0

11 Le point M parcourt le cercle de rayon b à la vitesse v0 = αt où α est une


constante. Soient aρ et aθ les composantes de l’accélération.
(αt)2
❒ a. aρ = α ❒ b. aρ = − ❒ c. aθ = α ❒ d. aθ = 0
b

12 Le point M se déplace sur une courbe plane d’équation en coordonnées polaires


dans le plan xOy : ρ = ρ0 · exp(−θ) avec θ = ωt. La norme de la vitesse vaut :
❒ a. v = 0 ❒ b. v = ω · ρ

❒ c. v = 2 · ω · ρ ❒ d. v = 2 · ω · ρ

106
10 Cinématique du point Énoncés

13 Le point M se déplace sur une courbe plane d’équation en coordonnées polaires


dans le plan xOy : ρ = ρ0 · exp(−θ) avec θ = ωt. Les composantes de l’accéléra-
tion sont :
❒ a. aρ = ω2 ρ ❒ b. aρ = 0 ❒ c. aθ = −2ω2 ρ ❒ d. aθ = 0

14 Le point M se déplace d’un mouvement uniforme (vitesse de norme v0 ) dans


−−→
le plan xOy, son vecteur vitesse faisant l’angle constant α avec OM ; à t = 0,
OM = ρ = b et θ = 0.
❒ a. ρ = b + v0 t sin α ❒ b. ρ = b + v0 t cos α
ρ v0 t sin α
❒ c. θ = tan α · ln ❒ d. θ =
b b
15 Le point M se déplace sur une parabole d’équation y = αx2 dans le plan xOy
(α constante positive). La composante de la vitesse v x = v0 > 0 est constante ;
à t = 0, M est à l’origine du repère. Calculer les normes de la vitesse et de
l’accélération.
❒ a. v = v0 + 2α v20 t ❒ b. a = 2α v20
#
4α2 v20 t
❒ c. v = v0 1 + (2α v0 t)2 ❒ d. a = 
1 + (2α v0 t)2

16 Le mouvement de M est étudié en coordonnées polaires dans le plan xOy ; la


vitesse angulaire est constante et égale à ω et l’accélération est orthoradiale ; à
t = 0, M est à l’origine du repère et v = v0 . On peut en déduire que :
v0 ωt
v0 ωt

❒ a. ρ = e − e−ωt ❒ b. ρ = e − e−ωt
2ω ω

ωt −ωt
❒ c. aθ = ωv0 e − e ❒ d. aθ = ωv0 eωt + e−ωt
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Voir corrigés page 147

107
11 Lois de la dynamique
en référentiel galiléen
Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• Les forces subies par un point matériel
• L’application du principe fondamental de la dynamique en référentiel galiléen

Notations. Dans tout le chapitre le référentiel d’étude est le référentiel terrestre, sup-
posé galiléen. Le vecteur →
−g désigne le champ de pesanteur, considéré comme uni-
forme et constant. − →

ux , −
On note O l’origine du repère, → uy , →

uz les vecteurs unitaires du repère cartésien lié
− →

u ,−
au référentiel d’étude, → ρu ,→

u les vecteurs unitaires du repère local cylindrique.
θ z

1 Un point matériel M de masse m décrit à vitesse constante de norme v une tra-


jectoire circulaire de rayon b ; déterminer la résultante des forces auxquelles il
est soumis.

− →

❒ a. Σ F est centripète. ❒ b. Σ F est centrifuge.
&& →
− && dv && →
− && mv2
❒ c. &&Σ F && = m ❒ d. &&Σ F && =
dt b
2 Un point matériel M de masse m se déplace sur une trajectoire elliptique de
centre O dans le plan xOy ; les équations horaires de son mouvement sont en
coordonnées cartésiennes : x(t) = α cos ωt et y(t) = α sin ωt où α, β et ω sont
des constantes.


Déterminer la résultante des forces Σ F subies par M.

− −−→ →
− −−→
❒ a. Σ F = mω2 OM ❒ b. Σ F = −mω2 OM
#

− − →
→ −
❒ c. Σ F = mω2 α2 + β2→ −
uρ ❒ d. Σ F = 0
3 Un point matériel M de masse m se déplace dans le plan xOy suivant les équa-
tions horaires en coordonnées polaires : ρ(t) = b cos ωt et θ(t) = ωt où b et
ω sont des constantes. Déterminer les composantes de la résultante des forces
subies par M.
❒ a. Fρ = −mω2 ρ ❒ b. Fρ = −2mω2 ρ
❒ c. Fθ = −2mbω2 sin ωt ❒ d. Fθ = 0

108
11 Lois de la dynamique en référentiel galiléen Énoncés

4 Une balle de masse m est lancée depuis le sol verticalement vers le haut avec une
vitesse initiale Vo ; on néglige la résistance de l’air. Déterminer la cote zmax du
point le plus haut de la trajectoire et la durée totale T du mouvement.
V02 V02
❒ a. zmax = ❒ b. zmax =
2g g
V0 2V0
❒ c. T = ❒ d. T =
2g g

5 Une balle de masse m est lancée horizontalement avec une vitesse initiale Vo
depuis un point situé à une hauteur H au-dessus du sol ; on néglige la résistance
de l’air. Déterminer la distance horizontale D entre le point de départ et le point
de chute.
 
H H
❒ a. D = V0 ❒ b. D = V0
2g g
 
2H H
❒ c. D = V0 ❒ d. D = 2V0
g g

6 Une bille de masse m est lâchée sans vitesse initiale ; on tient compte lors de


la chute de la résistance de l’air, supposée de la forme f = −α→ −v avec α une
constante positive. Écrire l’équation du mouvement et en déduire la vitesse li-
mite vl . Déterminer la durée T au bout de laquelle la vitesse est égale à la moitié
de vl .
mg mg
❒ a. vl = ❒ b. vl =
2α α
2m m ln 2
❒ c. T = ❒ d.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

α α

7 Une bille de masse m est lancée verticalement vers le haut ; on tient compte, lors


du mouvement, de la résistance de l’air supposée de la forme f = −α→ −v avec α
une constante positive. Déterminer le temps T mis pour atteindre le sommet de
la trajectoire, la vitesse initiale étant V0 .
   
m αV0 m αV0
❒ a. T = ln 2 + ❒ b. T = 2 ln 1 +
α mg α mg
   
m αV0 m αV0
❒ c. T = ln 1 + ❒ d. T = ln 1 +
α mg 2α mg

109
Énoncés 11 Lois de la dynamique en référentiel galiléen

8 Un palet de masse
& & m glisse
& &sur un plan horizontal ; il existe une force de frotte-
−&
&→ &−
→& −
→ →

ment telle que &&Rt && = f &&Rn && avec Rn la réaction normale au plan et Rt la réaction
tangentielle. Le coefficient de frottement f est une constante positive.
&− &&
À l’instant initial, &&→v & est égale à v . Déterminer la distance parcourue par le
0
palet avant qu’il ne s’arrête.
V02 V02
❒ a. L = ❒ b. L =
4fg 3fg
V02 V02
❒ c. L = ❒ d. L =
2fg fg

& α &par &rapport à


9 Un palet M de masse m est posé sur un plan incliné d’un& angle
−&
&→ &−
→& −

l’horizontale ; il existe une force de frottement telle que &&Rt && = f &&Rn && avec Rn


la réaction normale au plan et Rt la réaction tangentielle ; à quelle condition M
se met-il à glisser ?

❒ a. sin α > f cos α ❒ b. sin α < f cos α

❒ c. cos α > f sin α ❒ d. cos α < f sin α

& & α par& rapport


10 Un palet de masse m glisse sur un plan incliné d’un angle
−&
&→ & à l’ho-
&−
→& −

rizontale ; il existe une force de frottement telle que &&Rt && = f &&Rn && avec Rn la
→−
réaction normale au plan et Rt la réaction tangentielle.
&− &&
À l’instant initial, &&→
v & = v0 et le vecteur vitesse est orienté suivant la ligne de
plus grande pente, vers le bas.
&&→
− &&
Déterminer la réaction && R && exercée par le support et l’expression de la vitesse
en fonction du temps.
&&→ #
& − &&& &&→
&− &&&
❒ a. & R & = mg cos α(1 + f ) ❒ b. & R & = mg cos α 1 + f 2

❒ c. v x (t) = V0 + gt(cos α − f sin α) ❒ d. v x (t) = V0 + gt(sin α − f cos α)

11 Un point matériel M de masse m est accroché à un fil inextensible de masse né-


gligeable et de longueur L. L’autre extrémité du fil est accrochée à un point O
fixe. Le point M se déplace sur le plan xOy horizontal ; à t = 0 sa vitesse →

vo est

110
11 Lois de la dynamique en référentiel galiléen Énoncés

horizontale et perpendiculaire au fil tendu. On néglige les frottements. Détermi-


ner la nature du mouvement et la tension du fil sachant que le fil reste tendu.

❒ a. mouvement circulaire uniforme ❒ b. mouvement oscillatoire


&&→
− && v2 &&→
− && v2
❒ c. && T && = m 0 ❒ d. && T && = m 0
2L L

12 Un point matériel M de masse m est suspendu à un ressort de raideur k et de


longueur à vide lv dont l’autre extrémité
 est le point O fixe. L’axe Oz vertical
k
est orienté vers le bas. On pose ω0 = . Quelle est l’équation différentielle
m
vérifiée par z(t), le mouvement étant supposé vertical ?
d2 z d2 z
❒ a. + ω20 z = g + ω20 lv ❒ b. + ω20 z = −g + ω20 lv
dt2 dt2
d2 z d2 z
❒ c. 2 − ω20 z = g − ω20 lv ❒ d. 2 − ω20 z = −g − ω20 lv
dt dt

13 Un point matériel M de masse m est accroché à un ressort de raideur k dont


l’autre extrémité est le point O fixe. M glisse sans frottement sur l’axe horizon-
tal Ox. À l’instant initial le ressort a sa longueur à vide lv et la vitesse de M est


v0 colinéaire à Ox ; quel est l’allongement maximal du ressort ?

√ lv m mg
❒ a. 2lv ❒ b. √ ❒ c. v0 ❒ d.
2 k k

14 Un point matériel M de masse m est posé au fond d’une demi-sphère de rayon b ;


on lui communique à t = 0 une vitesse v0 horizontale ; quelle est à cet instant la
réaction du support sachant que M glisse sans frottement sur la sphère ?
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

&&→
− && &&→− && v2
❒ a. && R && = mg ❒ b. && R && = m 0 + mg
b
&&→ &
− && &
&&→ &
− && v 2
&
❒ c. & R & = 2mg ❒ d. & R & = m 0 + mg
2b

15 Un point matériel M de masse m est accroché à un fil inextensible de masse


négligeable et de longueur L. L’autre extrémité du fil est accrochée à un point O
fixe. M se déplace sans frottement sur un cône d’axe vertical Oz, de sommet O,
de demi-angle au sommet α.
En supposant que le fil reste tendu à tout instant et que la vitesse v est constante,
déterminer la réaction du support.

111
Énoncés 11 Lois de la dynamique en référentiel galiléen

   
v2 v2
❒ a. Rn = m + g sin α ❒ b. Rn = m − + g sin α
L tan α L tan α
 2   2 
v tan α v tan α
❒ c. Rn = m + g sin α ❒ d. Rn = m − + g sin α
L L

Voir corrigés page 154

112
Énergie 12
Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• Le travail d’une force
• L’énergie cinétique
• L’énergie potentielle
• L’énergie mécanique

Consignes

Vrai/Faux
Pour chacune des propositions suivantes, indiquer si elle est exacte ou non, en
rédigeant une courte explication.

Notations. Dans tout le chapitre le référentiel d’étude est supposé galiléen.



−g désigne le champ de pesanteur, considéré comme uniforme et constant.
− →

ux , −
On note O l’origine du repère, → uy , →

uz les vecteurs unitaires du repère cartésien lié
− →

u ,−
au référentiel d’étude, → ρu ,→

u les vecteurs unitaires du repère local cylindrique.
θ z

1 Notion de travail
❒ V ❒ F a. Le travail, comme la force, ne dépend pas du référentiel.
❒ V ❒ F b. Une force perpendiculaire à la trajectoire ne travaille pas.
❒ V ❒ F c. Le travail d’une force lors d’un déplacement d’un point A à un
point B ne dépend que de A et de B, pas de la forme de la trajectoire.
❒ V ❒ F d. Quand une même trajectoire est parcourue dans un sens, puis
dans l’autre, le travail des forces auxquelles le système est soumis change de
signe.
❒ V ❒ F e. 1 J = 1 kg · m2 · s−2

113
Énoncés 12 Énergie

2 Notion d’énergie
❒ V ❒ F a. L’énergie cinétique augmente quand la résultante des forces est
motrice.
❒ V ❒ F b. Toute force constante et uniforme dérive d’une énergie poten-
tielle.
❒ V ❒ F c. L’énergie potentielle de pesanteur diminue quand l’altitude croît.
❒ V ❒ F d. Si l’énergie potentielle augmente, l’énergie cinétique diminue.

Consignes

QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.

3 Soit un repère cartésien lié au référentiel terrestre ; l’axe Oz vertical est orienté
vers le haut. Un point matériel M de masse m se déplace sur une parabole d’équa-
x2
tion z = depuis l’origine du repère O jusqu’au point d’abscisse x = L. Calcu-
L
ler le travail du poids.
❒ a. W = mgL ❒ b. W = 2mgL
❒ c. W = −mgL ❒ d. W = −2mgL

4 Un homme de masse m = 70 kg monte du rez-de-chaussée au 5e étage en portant


un pack de 6 bouteilles d’eau minérale de 1,5 L (hauteur d’un étage : 2,50 m ;
g = 10 m · s−2 ). Déterminer la variation totale d’énergie potentielle et en déduire
la puissance correspondante si l’homme monte d’une marche par seconde à rai-
son de 18 marches par étage.
❒ a. 12,5 W ❒ b. 62,5 W ❒ c. 97 W ❒ d. 109,7 W

5 Un point matériel M de masse m est accroché à un ressort de raideur k et de


longueur à vide lv . L’autre extrémité O du ressort est fixe et M se déplace le long
de l’axe Ox. Déterminer le travail de la tension du ressort quand la longueur du
ressort passe de lv à 2lv .
❒ a. W = kl2v ❒ b. W = −kl2v
k k
❒ c. W = l2v ❒ d. W = − l2v
2 2

114
12 Énergie Énoncés

6 Un point matériel M de masse m se déplace le long de l’axe Ox avec une ac-


célération →

a0 constante ; il démarre à t = 0 et il subit une force de frottement
→−
fluide F = −α→ −v sur une distance L. Déterminer le travail de cette force lors du
déplacement de M.
 
❒ a. W = −α a0 L3 ❒ b. W = −α 2a0 L3
2α  3 α
❒ c. W = − a0 L ❒ d. W = − 8a0 L3
3 3
7 Une balle de masse m est lancée avec une vitesse initiale vo depuis un point situé
à une hauteur H au-dessus du sol. Son vecteur vitesse fait un angle α avec la
verticale. On néglige la résistance de l’air. Déterminer la vitesse de la balle à son
arrivée au sol.
# #
❒ a. v = v0 sin α + 2gH ❒ b. v = v20 cos2 α + 2gH
2 2

# #
❒ c. v = v20 tan2 α + 2gH ❒ d. v = v20 + 2gH

8 Un wagonnet de masse m se déplace sans frottement sur un rail incliné d’un angle
α par rapport à l’horizontale. Il est lancé vers le haut avec une vitesse initiale vo .
Déterminer la distance L parcourue avant de faire demi-tour.
v20 v20
❒ a. L = ❒ b. L =
2g tan α 2g cos α
v20 tan α v20
❒ c. L = ❒ d. L =
2g 2g sin α

9 Un palet glisse sur un plan incliné d’un angle α par rapport à l’horizontale le
long
&&→ && de la&&−
ligne
&& de plus grande pente ; il existe une force de frottement telle que
&&Rt && = f &&Rn && avec Rn la réaction normale au plan et →
− → −
→ −
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

Rt la réaction tangentielle ;
le coefficient de frottement f est une constante positive.
&À l’instant initial, le palet est lancé vers le bas avec une vitesse de norme
−v &&& = v .
&&→
0

Le palet parcourt une distance avant de s’arrêter. Utiliser le théorème de l’énergie


cinétique pour déterminer l’expression du coefficient de frottement.
v20 v20
❒ a. f = tan α − ❒ b. f = tan α +
2Lg cos α 2Lg cos α
v20 v20
❒ c. f = tan α − ❒ d. f = tan α +
2Lg sin α 2Lg sin α

115
Énoncés 12 Énergie

10 Un point matériel M de masse m est accroché à un fil inextensible de masse


négligeable et de longueur L. L’autre extrémité du fil est accrochée à un point O
fixe.
À l’instant initial, l’angle entre la verticale descendante et le fil tendu est α = 45◦ ,
la vitesse est nulle. Déterminer la vitesse v1 de M à l’instant où il passe au point
le plus bas de la trajectoire, ainsi que la tension du fil à cet instant.
# √ # √

❒ a. v1 = gL 2 ❒ b. v1 = gL 2 − 2
&&→
− && √
&&→
− && √

❒ c. && T && = mg 1 + 2 ❒ d. && T && = mg 3 − 2

11 Un anneau de masse m est enfilé sur un cercle de rayon b et de centre O dans le


plan xOz vertical, l’axe Oz vertical étant dirigé vers le bas. À t = 0 l’anneau est
lancé du point le plus bas du cercle avec une vitesse →−
v0 tangente au cercle. Il n’y
a pas de frottements. Déterminer l’énergie potentielle de l’anneau en fonction
  
−−→
de l’angle θ = Oz, OM et en déduire l’expression de sa vitesse. On prendra
l’énergie potentielle nulle pour θ = 0.
❒ a. E p = mgb(1 − cos θ) ❒ b. E p = −mgb sin θ
# #
❒ c. v = v20 + 2gb(cos θ − 1) ❒ d. v = v20 − 2gb sin θ

12 Un point matériel M de masse m se déplace sans frottement sur l’axe Ox horizon-


tal. Il est accroché à un ressort de raideur k et de longueur à vide lv dont l’autre
extrémité est fixée au point O. Déterminer l’expression de l’énergie potentielle
élastique en fonction de x, k et lv de façon qu’elle soit nulle pour le ressort àvide.
&− &&
En déduire la longueur maximale du ressort si à t = 0, x = 2lv et &&→
k
v & = lv .
m
1
❒ a. E p = kx(x − lv ) ❒ b. E p = k(x − lv )2
2

❒ c. lmax = 2lv ❒ d. lmax = lv 1 + 2

13 Un satellite de masse m assimilé à un point matériel est sur une trajectoire


plane dans le plan équatorial terrestre ; il est soumis à la force de gravitation

− mg0 R2T →

F =− uρ en coordonnées polaires dans ce plan (RT est le rayon terrestre,
ρ2
g0 est la norme du champ de gravitation à la surface de la Terre). Déterminer

116
12 Énergie Énoncés
→−
le travail élémentaire δW→− et en déduire l’énergie potentielle dont dérive F en
F
considérant qu’elle est nulle à très grande distance.
mg0 R2T mg0 R2T
− =−
❒ a. δW→ dρ ❒ b. δW→
− = dρ
F ρ2 F ρ2
mg0 R2T mg0 R2T
❒ c. E p = − ❒ d. E p =
ρ ρ

14 Le satellite de la question 13 est sur une trajectoire circulaire de rayon R. En


appliquant le principe fondamental de la dynamique, déterminer sa vitesse et en
déduire l’expression de son énergie mécanique.
 
g0 g0
❒ a. v = R ❒ b. v = RT
RT R
mg0 R2T mg0 R2T
❒ c. E M = − ❒ d. E M =
2R 2R
Voir corrigés page 163
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

117
13 Équilibres

Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• La détermination de la position d’équilibre d’un système
• L’étude de sa stabilité
• L’équation du mouvement au voisinage d’une position d’équilibre

Consignes

Vrai/Faux
Pour chacune des propositions suivantes, indiquer si elle est exacte ou non, en
rédigeant une courte explication.

Notations. Dans tout le chapitre le référentiel d’étude est supposé galiléen.



−g désigne le champ de pesanteur, considéré comme uniforme et constant.
− →

ux , −
On note O l’origine du repère, → uy , →

uz les vecteurs unitaires du repère cartésien lié
− →

u ,−
au référentiel d’étude, → ρu ,→

u les vecteurs unitaires du repère local cylindrique.
θ z

1 Conditions d’équilibre
❒ V ❒ F a. Si la somme des forces est nulle un système est nécessairement
en équilibre.
❒ V ❒ F b. Quand les forces sont conservatives, on peut déterminer la posi-
tion d’équilibre grâce à l’énergie potentielle.

2 Équilibre stable
❒ V ❒ F a. Un équilibre est d’autant plus stable que son énergie potentielle
est grande.
❒ V ❒ F b. Dans le cas de forces conservatives, si on écarte légèrement un
système d’une position d’équilibre stable, il tend à effectuer des oscillations au-
tour de cette position.

118
13 Équilibres Énoncés

Consignes

QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.

3 Deux points A et B de l’axe horizontal Ox sont distants de D. Un point matériel


D
M de masse m est relié à A par un fil inextensible de longueur L > et à B par
2
−→
un fil inextensible de même longueur L. On note T A la tension exercée sur M par
−→
le fil accroché en A et T B la tension exercée sur M par le fil accroché en B. On
suppose la masse des deux fils négligeable. À l’équilibre :
&&−→&& mg &&−→&& mgL
❒ a. &&T A && = ❒ b. &&T A && =
2
&&−→&& mgL &&−→&& 2D
& & & & mgL
❒ c. &T A & = ❒ d. &T A & = √
D 4L2 − D2
4 Un point matériel M de masse m est suspendu à un ressort de raideur k et de
longueur à vide lv ; déterminer la longueur du ressort à l’équilibre leq et la période
des oscillations autour de la position d’équilibre.
mg mg
❒ a. leq = lv − ❒ b. leq = lv +
 k 
k
k m
❒ c. T = 2π ❒ d. T = 2π
m k

5 Un point matériel M de masse m est posé sur un plan incliné d’un angle α par
rapport à l’horizontale. Déterminer les composantes de la réaction à l’équilibre.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

❒ a. |Rn | = mg sin α ❒ b. |Rn | = mg cos α


❒ c. |Rt | = mg sin α ❒ d. |Rt | = mg cos α

6 Un point matériel M de masse m est posé sur un plan incliné d’un angle α par
rapport à l’horizontale. Il est fixé au bout d’un ressort de raideur k et de longueur
à vide lv dont l’autre extrémité est le point O en haut du plan. Les frottements
sont supposés négligeables.&&→ &&Déterminer la longueur du ressort à l’équilibre leq et

le module de la réaction && R && exercée par le support.
mg sin α mg cos α
❒ a. leq = lv + ❒ b. leq = lv +
&&→ k k
& − &&& &&→
& − &&&
❒ c. & R & = mg sin α ❒ d. & R & = mg cos α

119
Énoncés 13 Équilibres

lv
7 Deux ressorts de masse négligeable, de raideur k et de longueur à vide sont
2
lv
fixés entre 2 points A et B de l’axe Ox horizontal d’abscisses respectives − et
2
lv
. On ajoute entre les deux ressorts un point M de masse m.
2
Pour quelle valeur de m la longueur totale du ressort à l’équilibre est-elle égale
3
à lv ?
2
klv klv
❒ a. m = ❒ b. m =
2g 3g
√ √
klv 5 klv 5
❒ c. m = ❒ d. m =
6g 5g
8 Un point matériel M de masse m peut se déplacer sur l’axe Ox horizontal. Il
est lié à un ressort de raideur k et de longueur à vide lv dont l’autre extrémité
est fixée en A sur l’axe Oz vertical, à une distance H au-dessus du point O. On
suppose qu’il n’y a pas de frottements. Déterminer la valeur xeq à l’équilibre dans
le cas où lv < H. Étudier la stabilité de l’équilibre à l’aide d’un raisonnement
énergétique.
#
❒ a. xeq = 0 ❒ b. xeq = H 2 − l2v
❒ c. L’équilibre est stable. ❒ d. L’équilibre est instable.
9 Un point matériel M de masse m peut se déplacer sur l’axe Ox horizontal. Il
est lié à un ressort de raideur k et de longueur à vide lv dont l’autre extrémité
est fixée en A sur l’axe Oz vertical, à une distance H au-dessus du point O. On
suppose qu’il n’y a pas de frottements. Déterminer la position d’équilibre stable
dans le cas où lv > H.
❒ a. xeq = 0 ❒ b. xeq = lv
# #
❒ c. xeq = l2v − H 2 ❒ d. xeq = l2v + H 2

10 Un point matériel M de masse m est fixé à l’extrémité d’un fil inextensible de


longueur L. Sa position est repérée grâce à l’angle θ entre l’axe Oz vertical des-
−−→
cendant et le vecteur OM. Le point M est lâché sans vitesse initiale. Déterminer
la fréquence f des petites oscillations autour de la position d’équilibre stable.
 
g g
❒ a. f = ❒ b. f = 2π
L L
 
g 1 g
❒ c. f = ❒ d. f =
2πL 2π L

120
13 Équilibres Énoncés

11 Un point matériel M de masse m est posé sur un plan incliné d’un angle α par
rapport à l’horizontale. Il est fixé à l’extrémité d’un fil inextensible de longueur L
dont l’autre extrémité est un point O en haut du plan. Les frottements sont sup-
posés négligeables. Déterminer la tension du fil à l’équilibre et la pulsation des
petites oscillations autour de la position d’équilibre.
&&→
− && &&→
− &&
❒ a. && T && = mg sin α ❒ b. && T && = mg cos α
 
g sin α g cos α
❒ c. ω0 = ❒ d. ω0 =
L L
12 Un point matériel M de masse
 x m peut se déplacer le long d’un profil ondulé
d’équation z = b 1 − cos 2π , l’axe Oz étant dirigé suivant la verticale as-
λ
cendante et l’axe Ox étant horizontal. Déterminer les valeurs de x correspondant
à des positions d’équilibre stables ainsi que la période T des oscillations autour
de ces positions. On supposera qu’il n’y a pas de frottements.
 
1
❒ a. x = nλ avec n ∈ Z ❒ b. x = n + λ avec n ∈ Z
2
√
bλ λ
❒ c. T = 2π ❒ d. T = 
g gb
13 Un point matériel M de masse m peut se déplacer sur l’axe Ox horizontal. Il n’y
k c
a pas de frottements. Son énergie potentielle est de la forme E p = 2 − où k
2x x
et c sont des constantes positives. Déterminer la position d’équilibre repérée par
xeq et étudier sa stabilité.
k k
❒ a. xeq = ❒ b. xeq =
2c c
❒ c. L’équilibre est stable. ❒ d. L’équilibre est instable.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

14 Un point matériel M de masse m peut se déplacer sur l’axe Oxhorizontal. Il n’y


1 c
a pas de frottements. Son énergie potentielle est de la forme E p = kx2 + où k
2 x
et c sont des constantes positives. Déterminer la position d’équilibre repérée par
xeq et la pulsation des petites oscillations autour de la position d’équilibre.
  13  c  13
2c
❒ a. xeq = ❒ b. xeq =
k k
 
2k 3k
❒ c. ω0 = ❒ d. ω0 =
m m
Voir corrigés page 170

121
14 Oscillateurs
Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• Oscillateur harmonique en régime libre.
• Oscillateur amorti en régime libre.
• Oscillateur en régime forcé.

Consignes

Vrai/Faux
Pour chacune des propositions suivantes, indiquer si elle est exacte ou non, en
rédigeant une courte explication.

Notations. Dans tout le chapitre, k est la raideur du ressort, lv sa longueur à vide.


1 Oscillateurs harmoniques
❒ V ❒ F a. Soit un point matériel de masse m suspendu à un ressort. Comme
pour le mouvement horizontal sur  un guide sans frottement, la période des oscil-
m
lations verticales est égale à 2π .
k
❒ V ❒ F b. Soit un point matériel accroché au bout d’un fil inextensible de
longueur L. Le point matériel est lâché sans vitesse initiale. On suppose que le fil
reste tendu et que la résistance de l’air est négligeable. L’équation différentielle
pour les petites oscillations au voisinage de la position d’équilibre stable est
d2 θ g
alors : 2 + θ = 0.
dt L
❒ V ❒ F c. L’énergie mécanique d’un oscillateur harmonique est proportion-
nelle à l’amplitude des oscillations.
2 Oscillateurs amortis
❒ V ❒ F a. L’amplitude des oscillations libres d’un oscillateur réel décroît à
cause des frottements.
❒ V ❒ F b. L’amplitude des oscillations forcées d’un oscillateur amorti est
maximale quand la force appliquée a pour fréquence la fréquence propre du
système.

122
14 Oscillateurs Énoncés

Consignes

QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.

3 Deux ressorts de même longueur à vide lv et de même raideur k sont mis bout
à bout. Le premier ressort est fixé au point O, origine du repère. Le deuxième
ressort est fixé au point A de l’axe horizontal Ox. La distance OA = L entre les
deux extrémités est fixe. Un point matériel M de masse m est accroché au point
de jonction
 des deux ressorts et se déplace sans frottement sur l’axe Ox. Soit
k
ω1 = . La pulsation propre de l’oscillateur harmonique obtenu est :
m
ω1 ω1 √
❒ a. ❒ b. √ ❒ c. 2ω1 ❒ d. 2ω1
2 2
4 Deux ressorts de même longueur à vide lv et de même raideur k sont mis bout à
bout. Le premier ressort est fixé au point O, origine du repère. Un point maté-
riel M de masse m est fixé à l’extrémité de l’ensemble 
et se déplace sur l’axe Ox
k
horizontal. Il n’y a pas de frottements. On pose ω1 = . La pulsation propre
m
de l’oscillateur harmonique obtenu est :
ω1 ω1 √
❒ a. ❒ b. √ ❒ c. 2ω1 ❒ d. 2ω1
2 2
5 Un point matériel M de masse m en mouvement sur l’axe Ox horizontal est
soumis à l’action d’un ressort de raideur k accroché en O. Sachant qu’à t = 0
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

l’allongement du ressort est égal à b et que le point matériel est lancé avec une
vitesse initiale v0 , déterminer l’amplitude A des oscillations.
v0
❒ a. A = b ❒ b. A =
ω0

 2
v0 v0
❒ c. A = b + ❒ d. A = b + 2
ω0 ω0
6 Déterminer l’énergie du système de la question 5 en fonction de l’amplitude A
des oscillations.
kA
❒ a. E M = 2kA ❒ b. E M =
2
1
❒ c. E M = kA2 ❒ d. E M = 2kA2
2

123
Énoncés 14 Oscillateurs

7 Un point matériel M de masse m en mouvement sur l’axe Ox horizontal est


soumis à l’action d’un ressort de raideur k accroché en un point A de l’axe Ox.
À t = 0 l’allongement
 du ressort est nul et le point matériel est immobile. On
k
posera ω0 = . Pour t > 0 le point A est animé d’un mouvement horizontal :
m
xA = b sin (ωt) avec par hypothèse ω  ω0 . Déterminer l’équation différentielle
du mouvement sachant qu’il n’y a pas de frottements.
d2 x d2 x
❒ a. + ω20 x = ω20 lv ❒ b. + ω20 x = ω20 (b sin (ωt) + lv )
dt2 dt2
d2 x d2 x
❒ c. + ω20 x = ω2 (b sin (ωt) + lv ) ❒ d. + ω20 x = ω2 b sin (ωt) + ω20 lv
dt2 dt2
8 En reprenant les hypothèses de la question 7, déterminer l’élongation du ressort
X(t) = x(t) − lv .
bω0 (ω sin ω0 t − ω0 sin ωt)
❒ a. X(t) =
ω2 + ω20

bω0 (ω sin ω0 t + ω0 sin ωt)


❒ b. X(t) =
ω2 + ω20

bω0 (ω sin ω0 t + ω0 sin ωt)


❒ c. X(t) =
ω2 − ω20

bω0 (ω sin ω0 t − ω0 sin ωt)


❒ d. X(t) =
ω2 − ω20

9 Un point matériel M de masse m en mouvement sur l’axe Ox horizontal est


soumis à l’action d’un ressort de raideur k accroché en O ainsi qu’à une force
→−
de frottement fluide f = −α→ −v . Écrire l’équation du mouvement, la mettre sous

km
forme canonique et en déduire suivant la valeur de Q0 = la condition pour
α
qu’il y ait des oscillations amorties.
1 1
❒ a. Q0 < ❒ b. Q0 >
2 2
1 1
❒ c. Q0 < √ ❒ d. Q0 > √
2 2
10 Un point matériel M de masse m en mouvement sur l’axe Ox horizontal est
soumis à l’action d’un ressort de raideur k accroché en O ainsi qu’à une force de
→−
frottement fluide f = −α→ −v avec α = √km. Sachant qu’à t = 0 l’allongement

124
14 Oscillateurs Énoncés

du ressort est nul et que le point matériel est lancé avec une vitesse initiale v0 ,
déterminer l’allongement du ressort en fonction du temps.
⎛√ ⎞ ⎛√ ⎞
2v0 − ω0 t ⎜⎜⎜ 3ω0 t ⎟⎟⎟ v0 − ω0 t ⎜⎜⎜ 3ω0 t ⎟⎟⎟
❒ a. X(t) = √ e 2 sin ⎝⎜ ⎠⎟ ❒ b. X(t) = e 2 sin ⎜⎝ ⎟⎠
3ω0 2 ω0 2
v0 − ω0 t √
2v0 − ω0 t √

❒ c. X(t) = √ e 2 sh 3ω0 t ❒ d. X(t) = √ e 2 sh 3ω0 t


3ω0 3ω0
11 Un point matériel M de masse m en mouvement sur l’axe Ox horizontal est
soumis à l’action d’un ressort de raideur k accroché en O ainsi qu’à une force de
→−
frottement fluide f = −α→ −v avec α = 4 √km. Sachant qu’à t = 0, l’allongement
du ressort est nulle et que le point matériel est lancé avec une vitesse initiale v0 ,
déterminer l’allongement du ressort en fonction du temps.
⎛√ ⎞ ⎛√ ⎞
2v0 −2ω0 t ⎜⎜⎜ 3ω0 t ⎟⎟⎟ v0 −2ω0 t ⎜⎜⎜ 3ω0 t ⎟⎟⎟
❒ a. X(t) = √ e sin ⎜⎝ ⎟⎠ ❒ b. X(t) = e sin ⎜⎝ ⎟⎠
3ω0 2 ω0 2
v0 −2ω0 t √
2v0 −2ω0 t √

❒ c. X(t) = √ e sh 3ω0 t ❒ d. X(t) = √ e sh 3ω0 t


3ω0 3ω0
12 Un point matériel M de masse m en mouvement sur l’axe Ox horizontal est
soumis à l’action d’un ressort accroché en O ainsi qu’à une force de frottement
→− −v et à une force → −
fluide f = −α→ F = F0 cos(ωt)→ −
ux . On pose X = x − lv et
X(t) = X0 exp( j(ωt + ϕ)) et X0 = X0 exp( jϕ). Écrire l’équation du mouvement et
en déduire la relation vérifiée par X0 .

❒ a. X0 k + ω2 m + α jω = F0 ❒ b. X0 k − ω2 m + α jω = F0

❒ c. X0 k + ω2 m + αω = F0 ❒ d. X0 k − ω2 m + αω = F0

13 Déterminer la condition de résonance d’élongation pour l’oscillateur décrit à la


© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

question 12.
 
mk mk
❒ a. α < ❒ b. α >
√ 2 √ 2
❒ c. α < 2mk ❒ d. α > 2mk
14 Déterminer la pulsation de résonance de vitesse ω1 pour cet oscillateur.
 
2k k
❒ a. ω1 = ❒ b. ω1 =
m m
 
k k α2
❒ c. ω1 = ❒ d. ω1 = −
2m m 2m2
Voir corrigés page 178

125
15 Théorème du moment
cinétique
Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• Moment d’une force
• Moment cinétique d’un point matériel
• Théorème du moment cinétique
• Application aux forces centrales

Consignes

Vrai/Faux
Pour chacune des propositions suivantes, indiquer si elle est exacte ou non, en
rédigeant une courte explication.

1 Moment d’une force


→−
❒ V ❒ F a. Le moment par rapport à un point A d’une force F appliquée à
−−→ −−→ → −
un point matériel M est défini par MA = AM ∧ F .
→−
❒ V ❒ F b. Le moment par rapport à un point A d’une force F appliquée à
un point matériel M ne dépend que de la norme de la force et de la distance AM.
→−
❒ V ❒ F c. Le moment par rapport à un point A d’une force F appliquée à
un point matériel M donne une indication sur le sens de la rotation autour de A
→−
induite par la force F .

2 Moment cinétique
❒ V ❒ F a. Le moment cinétique d’un point matériel M de masse m par

→ −v ∧ −
−→
rapport à un point A est défini par LA = m→ AM.
❒ V ❒ F b. Le moment cinétique d’un point matériel M de masse m par
rapport à un axe Δ de vecteur unitaire →
−u et passant par le point A est défini par
→−
LΔ = L A . u .

126
15 Théorème du moment cinétique Énoncés

❒ V ❒ F c. Le moment cinétique d’un point matériel M de masse m par


rapport à un axe Δ de vecteur unitaire →
−u ne dépend pas du point de l’axe choisi
pour effectuer le calcul.

3 Théorème du moment cinétique


❒ V ❒ F a. D’après le théorème du moment cinétique dans un référentiel
galiléen, la dérivée du moment cinétique par rapport à un point A quelconque est
égal à la somme des moments des forces par rapport à A.
❒ V ❒ F b. Si les droites d’action de toutes les forces appliquées à un point
matériel M passent par le point A fixe du référentiel d’étude galiléen, il y a
conservation du moment cinétique de M par rapport au point A.

Consignes
QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.

4 Déterminer en coordonnées cylindriques la composante Lz du moment cinétique


d’un point matériel M de masse m par rapport à l’origine O du repère.
dθ dθ
❒ a. Lz = mρ ❒ b. Lz = mρ2
dt dt
 2  2
dθ dθ
❒ c. Lz = mρ ❒ d. Lz = m ρ
dt dt

5 Un point matériel M de masse m est fixé au bout d’un fil inextensible de masse
négligeable et de longueur l. L’autre extrémité du fil est accrochée à un point O
−−→ →

fixe. Déterminer le moment MO par rapport à O de la tension T du fil et le
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

−−→
moment M  du poids m→
O
−g . On fera intervenir l’angle θ entre le fil supposé tendu
et la verticale Ox descendante.
−−→ → − −−→ &&&→
− &&
❒ a. MO = 0 ❒ b. MO = & T && l cos θ →

uz
−−→ −−→
❒ c. M  = mgl sin θ →
O

uz ❒ d. MO = −mgl sin θ → −
uz

6 Déduire des deux questions précédentes l’équation différentielle du mouvement


de M dans le cas d’un mouvement circulaire de rayon l.
d2 θ d2 θ
❒ a. l − g sin θ = 0 ❒ b. l − g cos θ = 0
dt2 dt2
d2 θ d2 θ
❒ c. l 2 + g sin θ = 0 ❒ d. l 2 + g cos θ = 0
dt dt

127
Énoncés 15 Théorème du moment cinétique

7 Un point matériel M de masse m est accroché à un fil inextensible de masse


négligeable et de longueur l. L’autre extrémité du fil est accrochée à un point O
fixe. M se déplace sans frottement sur un cône d’axe vertical Oz, de sommet O,
de demi-angle au sommet α.

On suppose que le fil reste tendu au cours du mouvement et que le point matériel
reste en contact avec le cône. Soit ω la vitesse angulaire de rotation de M autour
de l’axe Oz. Déterminer le moment cinétique de M par rapport à Oz.
❒ a. Lz = ml2 ω sin α ❒ b. Lz = ml2 ω sin 2α
❒ c. Lz = m (l sin α)2 ω ❒ d. Lz = m (l cos α)2 ω

8 Dans la configuration de la question 7, déterminer le moment Mz de la réaction


du support et le moment Mz du poids par rapport à l’axe Oz.
&&→
− &&
❒ a. Mz = 0 ❒ b. Mz = && R && l tan α
❒ c. Mz = 0 ❒ d. Mz = mgl sin α

9 Déduire des deux questions précédentes les caractéristiques du mouvement du


point matériel M.
❒ a. mouvement uniforme ❒ b. mouvement oscillatoire
❒ c. mouvement circulaire ❒ d. mouvement parabolique

10 Soit un point matériel M de masse m soumis à un ensemble de forces dont la ré-


→−
sultante F passe par le point fixe O. On suppose qu’à l’instant initial, la vitesse →

v0
−−−→
de M est perpendiculaire à la direction du vecteur OM0 , et on appelle xOy le plan
contenant ces deux vecteurs. Ultérieurement, on note r = OM, θ l’angle polaire
des coordonnées cylindriques et v la norme de la vitesse.
❒ a. la trajectoire est plane ❒ b. la trajectoire est circulaire
&&−−−→&& &&−−−→&&
&&OM0 && v0 & &
dθ &OM0 & v0
❒ c. v = ❒ d. =
r dt r2

128
15 Théorème du moment cinétique Énoncés

11 Déterminer l’énergie cinétique EC du point matériel décrit à la question 10.


 2 ⎡ 2 ⎤
1 dr 1 ⎢⎢⎢⎢ dr 2 (OM0 ) ⎥⎥⎥
2⎥
❒ a. EC = m ❒ b. EC = m ⎢⎣ + v0 ⎥
2 dt 2 dt r2 ⎦
⎡ 2 ⎤ ⎡  2 ⎤ & &
1 ⎢⎢⎢⎢ dr r2 ⎥⎥⎥⎥ 1 ⎢⎢⎢⎢ dr ⎥ →
2 ⎥⎥⎥ & −&
❒ c. EC = m ⎢⎣ + v0
2
⎥⎦ ❒ d. EC = m ⎢⎣ − v0 ⎥⎦ + && F && r
2 dt (OM0 )2 2 dt

12 Le point matériel décrit à la question 10 est soumis à une résultante des forces
−−→
→− OM
de la forme F = α 3 . Déterminer l’énergie potentielle E P de M en la prenant
r
nulle à l’infini par convention.
α α
❒ a. E P = − 2 ❒ b. E P = 2
2r 2r
α α
❒ c. E P = − ❒ d. E P =
r r
13 Déduire des questions 11 et 12 l’énergie potentielle effective E Pe f f du point M.
On posera OM0 = r0 .
r02α r02
α
❒ a. E Pe f f (r) = mv20 2
+ ❒ b. E Pe f f (r) = mv20 −
2r r 2r2
r
r 2 α r 2 α
❒ c. E Pe f f (r) = mv20 2 + ❒ d. E Pe f f (r) = mv20 2 −
2r0 r 2r0 r
−−→
→− OM
14 Dans le cas où F = α 3 avec α < 0 :
r
❒ a. La force est attractive. ❒ b. La force est répulsive.
❒ c. E Pe f f (r) présente un maximum. ❒ d. E Pe f f (r) présente un minimum.

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

|α|
15 À l’instant t = 0, v0 = . Déterminer l’énergie potentielle effective initiale,
mr0
l’énergie mécanique et la forme de la trajectoire de M.
α
❒ a. E M = 0 ❒ b. E M =
2r0
❒ c. trajectoire circulaire ❒ d. trajectoire parabolique

Voir corrigés page 186

129
16 Mouvements dans
un champ newtonien
Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• Force gravitationnelle et énergie potentielle de gravitation.
• Nature de la trajectoire.
• Trajectoires circulaires et elliptiques, lois de Kepler.
• Interaction coulombienne.

Consignes

QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.
Les questions 8, 10, 11, 12 et 13 ne sont pas au programme de PTSI.

Notations. Pour toutes les applications numériques demandées, on prendra les va-
leurs approchées : g0 = 9,81 m · s− 2 (accélération de la pesanteur à la surface de la
Terre), RT = 6 371 km (rayon terrestre), T 0 = 23 h 56 min (durée du jour sidéral).
On note G la constante de gravitation universelle et MT la masse de la Terre.
MPSI. On rappelle que l’équation d’une ellipse en coordonnées cylindriques est de
p
la forme ρ = avec e < 1, l’axe polaire Ox étant orienté du foyer O vers le
1 + e cos θ
périgée (p est le paramètre de l’ellipse, e est l’excentricité).
dθ 1
Si c = ρ2 est la constante des aires et u = , l’accélération radiale est égale à
dt  ρ
d 2u
aρ = −c2 u2 + u (formule de Binet pour l’accélération).
dθ2
1 Déterminer l’expression de l’énergie potentielle d’un point matériel de masse m
soumis à l’attraction d’une planète de masse MP. On notera r la distance entre le
centre de la planète et le point matériel.
GmMP GmMP
❒ a. E P = − ❒ b. E P =
r r
GmMP GmMP
❒ c. E P = − ❒ d. E P =
r2 r2

130
16 Mouvements dans un champ newtonien Énoncés

2 Un satellite est en mouvement circulaire autour de la Terre. Le rayon de son


orbite étant égal à R, déterminer sa vitesse v dans le référentiel géocentrique.
 
g0 g0
❒ a. v = RT ❒ b. v = RT
R 2R
 
g0 2g0
❒ c. v = R ❒ d. v = R
RT RT

3 Déterminer l’énergie E M d’un satellite de masse m sur une orbite circulaire de


rayon R autour de la Terre.
g0 R2T g0 R2T
❒ a. E M = −m ❒ b. E M = −m
2R R
2g0 R2T g0 R2T
❒ c. E M = −m ❒ d. E M = −m √
R 2R
4 Quelle est la relation entre la période de révolution T d’un satellite sur une orbite
circulaire autour de la Terre et le rayon R de cette orbite ?
 π 2 R3  2 3
T 2π RT
❒ a. T = 2
2
❒ b. T = 2
R g0 R g0
 2 3  2 3
π R 2π R
❒ c. T 2 = 2 ❒ d. T 2 =
RT g0 RT g0

5 Déterminer la période de révolution T et l’altitude h par rapport au niveau de la


mer d’un satellite géostationnaire.
❒ a. T = 24h ❒ b. T = T 0 = 23 h 56 min
❒ c. h = 35,8 · 10 m
6
❒ d. h = 42,1 · 106 m
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

6 D’où vaut-il mieux lancer un satellite artificiel ?


❒ a. d’un des pôles ❒ b. d’un des tropiques
❒ c. de l’équateur ❒ d. Cela n’a pas d’importance.

7 Quelle est, dans le référentiel géocentrique, la vitesse vl de libération d’un satel-


lite ?
❒ a. vl = 178 m · s−1 ❒ b. vl = 356 m · s−1
❒ c. vl = 7,9 km · s−1 ❒ d. vl = 11,2 km · s−1

131
Énoncés 16 Mouvements dans un champ newtonien

8 Un satellite est sur une trajectoire circulaire autour de la Terre. Que se passe-t-il
si on double sa vitesse sans changer sa direction au moment du passage en un
point M0 ?
❒ a. La trajectoire devient elliptique, de périgée M0 .
❒ b. La trajectoire devient elliptique, d’apogée M0 .
❒ c. La trajectoire devient parabolique, de sommet M0 .
❒ d. La trajectoire devient hyperbolique, de sommet M0 .

9 Déterminer le rapport des masses MT de la Terre et MS du Soleil, sachant que


la période de révolution de la Terre autour du Soleil est T 1 = 365,25 jours et
que celle de la Lune autour de la Terre est T 2 = 27,32 jours. On considérera des
trajectoires de rayon moyen R1 = 149,6 · 106 km pour la Terre autour du Soleil
et de rayon moyen R2 = 384,4 · 103 km pour la Lune autour de la Terre.
MS MS
❒ a. = 1,1 · 105 ❒ b. = 2,2 · 105
MT MT
MS MS
❒ c. = 3,3 · 105 ❒ d. = 4,4 · 105
MT MT
10 L’orbite terrestre autour du Soleil est une ellipse d’excentricité e = 0,0167. Dé-
terminer le rapport des vitesses de la Terre vP au périhélie (point de l’orbite le
plus proche du Soleil) et vA à l’aphélie (point le plus éloigné du Soleil) dans le
référentiel héliocentrique.
vP vP
❒ a. = 1,068 ❒ b. = 1,034
vA vA
vP vP
❒ c. = 1,017 ❒ d. = 0,967
vA vA
11 Un satellite artificiel de masse m est lancé depuis un point M0 tel que OM0 =
r0 ; sa vitesse dans le référentiel géocentrique est orthoradiale et de norme v0
égale à la moitié de celle qui lui donnerait une trajectoire circulaire à partir de la
même position initiale. Déterminer l’énergie mécanique et le moment cinétique
du satellite dans le référentiel géocentrique.
3 g0 7 g0
❒ a. E M = − mR2T ❒ b. E M = − mR2T
8 r0 8 r0
√ m √
❒ c. L0 = mRT r0 g0 ❒ d. L0 = RT r0 g0
2
12 Déterminer le paramètre p de la trajectoire du satellite décrit à la question 11.
r0
❒ a. p = r0 ❒ b. p =
2
r0 r0
❒ c. p = ❒ d. p =
4 8

132
16 Mouvements dans un champ newtonien Énoncés

13 En utilisant les caractéristiques de la vitesse au périgée et à l’apogée d’une tra-


jectoire elliptique, établir la relation entre l’énergie et le demi grand axe pour un
satellite de masse m en mouvement autour de la Terre.
mg0 R2T mg0 R2
❒ a. a = − ❒ b. a = − √ T
2E 2E

mg0 R2T 2mg0 R2T
❒ c. a = − ❒ d. a = −
E E
14 Soient deux particules chargées : la première fixe, de charge Q > 0, située à
l’origine O du repère, la deuxième mobile, de charge q > 0. À l’instant initial,
la charge mobile, située sur l’axe Ox à une distance D de la charge fixe, a une


vitesse V0 parallèle à Ox et dirigée vers l’origine. Déterminer l’énergie E M de la
charge mobile et la nature de la trajectoire.
1 qQ 1 qQ
❒ a. E M = mV02 − ❒ b. E M = mV02 +
2 4πε0 D 2 4πε0 D
❒ c. trajectoire rectiligne ❒ d. trajectoire hyperbolique

15 Avec les hypothèses de la question précédente, déterminer la distance minimale


d’approche dm .
D D
❒ a. dm = 2πε0 D
❒ b. dm = 4πε0 D
1+ qQ mV0
2 1+ qQ mV0
2

D D
❒ c. dm = πε0 D
❒ d. dm = πε0 D
1+ 2
qQ mV0 1+ 2
2qQ mV0

Voir corrigés page 193


© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

133
17 Cinématique
du changement
de référentiel
Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• Les notions de référentiel absolu et de référentiel relatif.
• Les lois de composition des vitesses et des accélérations.

Consignes

Vrai/Faux
Pour chacune des propositions suivantes, indiquer si elle est exacte ou non, en
rédigeant une courte explication.

Notations. Dans tout le chapitre, on notera Ra le référentiel absolu (supposé fixe) et


Rr le référentiel relatif, en mouvement par rapport à Ra .
→− →− →−
OXYZ est un repère orthonormé direct lié à Ra (vecteurs de base I , J , K ), O xyz est
→− →− → −
un repère orthonormé direct lié à Rr (vecteurs de base i , j , k ).
On étudie le mouvement d’un point matériel M par rapport à l’un et l’autre de ces
référentiels.
On note P le point coïncidant au point M.
On appelle vitesse → va (accélération →
− −
aa ) absolue la vitesse (l’accélération) par rapport
à Ra .
On appelle vitesse → vr (accélération →
− −
ar ) relative la vitesse (l’accélération) par rapport
à Rr .

1 Composition des vitesses et des accélérations


❒ V ❒ F a. Le point dit « coïncidant » P est un point fictif immobile dans
le référentiel absolu et dont la position à un instant donné est la même que celle
de M.

134
17 Cinématique du changement de référentiel Énoncés

❒ V ❒ F b. Quand Rr est en translation, le point coïncidant P est forcément


en mouvement rectiligne dans Ra .
❒ V ❒ F c. La vitesse absolue de M est la somme de sa vitesse relative et de
la vitesse absolue du point coïncidant (vitesse d’entraînement).
❒ V ❒ F d. L’accélération absolue de M est la somme de son accélération
relative et de l’accélération absolue du point coïncidant (accélération d’entraîne-
ment).

2 Référentiel relatif en translation par rapport à Ra


❒ V ❒ F a. La vitesse d’entraînement est la même pour tout point en mou-
vement par rapport à Rr .
❒ V ❒ F b. L’accélération d’entraînement est la même pour tout point en
mouvement par rapport à Rr .

3 Référentiel relatif en rotation autour d’un axe fixe dans Ra


❒ V ❒ F a. La vitesse d’entraînement est la même pour tout point en mou-
vement par rapport à Rr .
❒ V ❒ F b. L’accélération d’entraînement est la même pour tout point en
mouvement par rapport à Rr .

Consignes

QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.

−−−→ →

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

4 Rr est en translation rectiligne accélérée par rapport à Ra et OO = αt2 K où


α a une valeur constante positive. On choisit les mêmes vecteurs de base dans


les deux référentiels. La vitesse relative vaut →

vr = at I avec a une constante.
Déterminer la vitesse absolue et sa norme.

− →
− →− →

❒ a. →va = at I + αt K ❒ b. →
− −
va = at I + 2αt K

❒ c. va = (a + α) t ❒ d. va = t 4α2 + a2

5 Pour le mouvement décrit à la question 4, déterminer l’accélération absolue et sa


norme.

− →
− →
− →

❒ a. →

aa = 2α K + a I ❒ b. →

aa = α K + a I

❒ c. aa = a2 + 4α2 ❒ d. aa = a + 2α

135
Énoncés 17 Cinématique du changement de référentiel

6 Un point matériel M se déplace dans le sens trigonométrique sur un cercle de


centre C et de rayon R à la vitesse v0 constante par rapport au cercle. Le cercle

→ →−
se translate le long de l’axe OZ à la vitesse V1 = α1 t K , α1 étant une constante.
−−→
Le plan du cercle reste à tout instant parallèle au plan XOY. On notera →−u = C M
R
→− →− → −
et w = K ∧ u . Déterminer la vitesse absolue et sa norme.
❒ a. → va = v0→
− −u + α t→

❒ b. →−
va = v0→− →−
w + α1 t K
1 K
&&→ && # &− &&
❒ c. va & = (v0 )2 + (α1 t)2 ❒ d. &&→
& − va & = |v0 + α1 t|

7 Pour le mouvement décrit à la question 6, déterminer l’accélération absolue et sa


norme.
− v − − v −
2 2
→ →
❒ a. →aa = α1 K − 0→
− u ❒ b. →

aa = α1 K + 0→ w
R R
  
&&→ & v4 &&→ &&  v20 
❒ c. &−aa && = α21 + 02 −
❒ d. &aa & = α1 − 
R  R


8 Rr est en rotation d’axe OZ par rapport à Ra de vecteur rotation →

ω = ω K où
→−
ω a une valeur constante. L’axe Ox lié à Rr est perpendiculaire à K . La vitesse


relative vaut →

vr = (v0 + at) i avec v0 et a deux constantes. À t = 0, le point M
est sur l’axe Ox à une distance
 D du→ point
 O. Déterminer les composantes de la
→ − −
− →
vitesse absolue sur le repère i , j , k .

❒ a. vax = v0 + at + ωD ❒ b. vax = v0 + at
 

at2
❒ c. vay = D + v0 t + ω ❒ d. vay = v0 t + at2 ω
2

9 Pour le mouvement décrit à la question 8, déterminer les composantes sur le


→ − →
− → −
repère i , j , k de l’accélération absolue.
 
at2 2
❒ a. aax = a + 2ω(v0 + at) ❒ b. aax = a − D + v0 t + ω
  2
at2 2
❒ c. aay = − D + v0 t + ω ❒ d. aay = 2ω(v0 + at)
2

10 Un cerceau de centre C et de rayon R roule sans glisser sur le plan horizontal


XOY, C décrivant une trajectoire circulaire de rayon b à vitesse VC constante
dans le sens trigonométrique direct par rapport à l’axe Oz. Soit B le point de
contact avec le plan OXY. Le cerceau reste à tout instant dans un plan vertical.

136
17 Cinématique du changement de référentiel Énoncés

On choisit comme référentiel relatif un référentiel en rotation uniforme d’axe


−−→
VC →
− OB → − → − → −
OZ, de vitesse angulaire Ω = . On notera i = et j = K ∧ i . Soit D le
b b
point du cerceau diamétralement opposé à B.
❒ a. le mouvement relatif de D est circulaire de rayon b.
❒ b. le mouvement relatif de D est circulaire de rayon R.
VC
❒ c. la vitesse angulaire du mouvement relatif est égale à
R
VC
❒ d. la vitesse angulaire du mouvement relatif est égale à
b

Les questions 11 à 13 utilisent les hypothèses de la question 10.

11 Déterminer les composantes de la vitesse absolue de D.


 
→− →− →−
❒ a. →

va = 2VC j ❒ b. →

va = VC j + K
  →−

− → −
❒ c. →

va = VC j − K ❒ d. →

va = 0

12 Déterminer les composantes de l’accélération absolue de D.


3V 2 → 2
− V →− V → 2

❒ a. →

aa = − C i − C K ❒ b. →

aa = −4 C i
b R R
→− 3V 2 → 2
− V →−
❒ c. →

aa = 0 ❒ d. →

aa = − C i + C K
b R
13 Déterminer les composantes de l’accélération absolue de B.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit


− VC2 → 2
− VC → − →
− VC2 → 2
− VC → −
❒ a. aa = i + K ❒ b. aa = i + K
b R R b
→− 2VC2 →

❒ c. →

aa = 0 →

❒ d. aa = i
b
Voir corrigés page 199

137
18 Référentiels
non galiléens
Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• Les référentiels en translation ou en rotation à vitesse angulaire constante par
rapport à un référentiel galiléen.
• Les forces d’inertie d’entraînement et les forces d’inertie de Coriolis.
• Le référentiel terrestre.

Consignes

Vrai/Faux
Pour chacune des propositions suivantes, indiquer si elle est exacte ou non, en
rédigeant une courte explication.

Notations. Dans tout ce chapitre, sauf indication contraire, le référentiel galiléen sera
noté R et le référentiel en mouvement R .

1 Généralités
❒ V ❒ F a. Dans R en translation rectiligne uniforme par rapport à R, les
forces d’inertie sont nulles.
❒ V ❒ F b. Dans R en rotation par rapport à R, la force d’inertie d’entraîne-
ment est centripète.
❒ V ❒ F c. Dans R en rotation par rapport à R, tous les points subissent la
force d’inertie de Coriolis.
❒ V ❒ F d. Le référentiel géocentrique a un mouvement de rotation par rap-
port au référentiel héliocentrique.
❒ V ❒ F e. C’est Léon Foucault qui a mis en évidence expérimentalement
que le référentiel terrestre n’est pas galiléen.

138
18 Référentiels non galiléens Énoncés

Consignes

QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.
Les questions 9 à 13 seront traitées comme un approfondissement du cours.

2 On considère un wagon (référentiel R ) auquel est lié le repère (O, x, y, z) avec


le plan Oxy horizontal et l’axe Oz orienté vers le haut. Le référentiel R se dé-
place avec une accélération constante → −a = −a→ −
ux par rapport au référentiel R.
Une personne fixe en O dans R lance une balle (masse m) verticalement depuis
le point O avec une vitesse initiale →v0 = v0→
− −
uz . Déterminer la force d’inertie d’en-

→ −

traînement fie et la force d’inertie de Coriolis fic s’exerçant sur la balle dans R .

→ −

❒ a. f = −ma→
ie

u x ❒ b. f = ma→
ie

u x

→ → − −

❒ c. fic = 0 ❒ d. fic = −2ma ẋ→

uy

3 Établir les équations x(t) et z(t) du mouvement pour la masse précédente dans R.
at2
❒ a. x = 0 ❒ b. x =
2 2
gt2 gt
❒ c. z = − + v0 t ❒ d. z = −
2 2
4 Un ressort (k, 0 ) est attaché à un point O fixe. Un point M de masse m est attaché
à l’extrémité libre du ressort. L’axe Ox est en rotation à la vitesse angulaire ω
constante autour d’un axe Oz vertical. On note R le référentiel lié à Ox et Oy
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

(troisième axe du trièdre direct).


→ −

Les forces d’inertie d’entraînement fie et de Coriolis fic s’exerçant sur M dans R
sont :

→ −

❒ a. fie = −mω2 x→ −
ux ❒ b. fie = mω2 x→−
ux

→ →
− −

❒ c. fic = −mω ẋuy ❒ d. fic = 2mω ẋ→−
uy

139
Énoncés 18 Référentiels non galiléens

5 Déterminer la position d’équilibre de la masse M dans R .


k0
❒ a. xe = ❒ b. xe = 0
k − mω2
−k0
❒ c. xe = ❒ d. Il n’y a pas de position d’équilibre.
k + mω2
6 Établir l’équation du mouvement pour la masse précédente dans R et l’expres-
sion de la pulsation ω0 des oscillations.
❒ a. m ẍ + kx = kxe ❒ b. m ẍ + (k − mω2 )x = (k − mω2 )xe
 
❒ c. ω0 = k/m ❒ d. ω0 = (k − mω2 )/m

7 On étudie un sismographe constitué d’une tige O X, sur laquelle est monté un


point M de masse m relié à un ressort (k, 0 ). L’axe Oz fixe est lié au référentiel
galiléen R et l’axe O X est lié au référentiel R . Le point O a un mouvement
oscillatoire dans R : zO = a cos ωt. D’autre part, le point M subit une force de


frottement visqueux f f = −hẊ −u→ −
→ 
X où uX est un vecteur unitaire de l’axe O X. La
mg cos α
position d’équilibre lorsque O est immobile est Xe = 0 + . On note
k
η = X − Xe , l’écart par rapport à l’équilibre.
Déterminer l’équation différentielle vérifiée par η.

❒ a. mη̈ + hη̇ + kη = 0
❒ b. mη̈ − hη̇ − kη = maω2 cos α cos ωt
❒ c. mη̈ + hη̇ + kη = maω2 cos α cos ωt
❒ d. mη̈ + hη̇ + kη = −maω2 cos α cos ωt

140
18 Référentiels non galiléens Énoncés

8 On cherche des solutions au régime forcé de la forme η


= η0 cos(ωt+φ). En utili-
sant les complexes, et en posant η = η0 eiωt et η = Re η , déterminer l’amplitude
complexe η0 = η0 eiφ et son module η0 .
aω2 cos α aω2 cos α cos ωt
❒ a. η0 = ❒ b. η0 =
m − ω + imω m − ω + imω
k 2 h k 2 h

aω2 cos α aω2 cos α cos ωt


❒ c. η0 = #
2
2 ❒ d. η0 = #
2
2
m −ω
2 + hω
m −ω
k k 2 + hω
m m

9 On se place dans le référentiel terrestre non galiléen R en rotation autour de


l’axe des pôles à la vitesse angulaire Ω par rapport au référentiel galiléen géo-
centrique R. On étudie le mouvement d’un point M, de masse m, en un lieu de
latitude λ repéré par les axes Ox (vers l’est), Oy (vers le nord), Oz (verticale du
lieu passant par le centre de la Terre). On note →−g l’accélération de la pesanteur
et H, le projeté du point M sur l’axe des pôles. Faire le bilan des forces s’exerçant
sur M dans R .

❒ a. Poids, force d’inertie d’entraînement, force d’inertie de Coriolis.


❒ b. Poids, force d’inertie de Coriolis.
❒ c. Poids, force d’inertie d’entraînement.
❒ d. Poids
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

10 On tire le projectile M à la verticale avec une vitesse →



v0 depuis le point O. Écrire
les équations du mouvement en projection sur (O, x, y, z).
❒ a. ẍ = 2Ω(ẏ sin λ − ż cos λ) ❒ b. ÿ = 2Ω ẋ sin λ
❒ c. z̈ = 2Ω ẋ cos λ − g ❒ d. z̈ = 2Ω ẋ cos λ
11 Après intégration des équations projetées sur Oy et Oz, écrire l’équation diffé-
rentielle pour x.
❒ a. ẍ + 4Ω2 x = 2Ω cos λgt
❒ b. ẍ + 4Ω2 ẋt(cos λ + sin λ) = 2Ωgt cos λ
❒ c. ẍ + 4Ω2 x = 2Ω cos λ(gt − v0 )
❒ d. ẋ = 2Ω(−z cos λ + y sin λ)t − 2Ωv0 cos λ

141
Énoncés 18 Référentiels non galiléens

12 En négligeant le terme en Ω2 , déterminer les expressions de ẋ et x en fonction


du temps.

 
gt2
❒ a. ẋ = 2Ω cos λ gt − v0 t
2
❒ b. ẋ = 2Ω cos λ − v0 t
2

 3 
gt
❒ c. x = 2Ω cos λ gt3 − v0 t2 ❒ d. x = Ω cos λ − v0 t 2
3

13 L’instant de retour au sol est ts = 2v0 /g ; en déduire la déviation xs suivant Ox et


celle ys suivant Oy en négligeant les termes en Ω2 .
4 v0
3
❒ a. xs ≈ 0 ❒ b. xs  − Ω 2 cos λ
3 g
16 2 v0
4
❒ c. ys ≈ 0 ❒ d. ys  − Ω 3 cos λ sin λ
3 g

Voir corrigés page 205

142
Système de deux 19
points matériels
(MPSI)
Thèmes abordés

Avec ce questionnaire, vous évaluez vos connaissances sur les sujets suivants :
• Les systèmes de deux points en interaction isolés ou non.
• La notion de référentiel barycentrique.
• La notion de forces intérieures et extérieures.
• Le travail des forces intérieures.
• L’énergie d’un système de deux points et l’énergie potentielle d’interaction.
• La notion de particule fictive permettant l’étude du mouvement relatif des deux
points.

Consignes

Vrai/Faux
Pour chacune des propositions suivantes, indiquer si elle est exacte ou non, en
rédigeant une courte explication.

Notations. Le référentiel galiléen R est repéré par (O, x, y, z).


Dans tout ce chapitre les deux particules seront M1 et M2 , de masses respectives m1
et m2 , de vitesse →

v1 et →

v2 , d’accélération →

a1 et →

a2 . . . dans R. On notera m = m1 + m2 la
masse totale, vG la vitesse du centre de masse G et −

− a→
G son accélération dans R.
−−−→
La force exercée par Mi sur M j est notée fi→ j .
Dans le référentiel barycentrique R∗ , toutes les grandeurs auront une étoile en
exposant.

1 Propriétés du référentiel barycentrique


❒ V ❒ F a. Le référentiel barycentrique peut avoir un mouvement de trans-
lation ou de rotation par rapport à R.

143
Énoncés 19 Système de deux points matériels (MPSI)

❒ V ❒ F b. Le référentiel barycentrique est galiléen.


❒ V ❒ F c. Dans le référentiel barycentrique, la quantité de mouvement to-
tale est nulle.
❒ V ❒ F d. Dans le référentiel barycentrique, le moment cinétique total est
indépendant du point par rapport auquel on le calcule.
❒ V ❒ F e. Dans le référentiel barycentrique, l’énergie cinétique totale est
nulle.

2 Les forces intérieures :


❒ V ❒ F a. La résultante des forces intérieures est nulle.
❒ V ❒ F b. Le moment des forces intérieures n’est pas nul.

Consignes

QCM
Il peut y avoir, pour certaines questions, deux propositions exactes.

3 Quelle(s) relation(s) vérifie(nt) le centre de masse G ?


−−→ −−−→ −−−→ −−→ −−−→ −−−→
❒ a. OG = OM1 + OM2 ❒ b. (m1 + m2 )OG = m1 OM1 + m2 OM2
−−−→ −−−→ → − −−−→ −−−→ →−
❒ c. GM1 + GM2 = 0 ❒ d. m1GM1 + m2GM2 = 0



4 Exprimer la quantité de mouvement totale P et l’énergie cinétique totale Ec
dans R.

− − →


v1 + −
❒ a. P = m → v2 ❒ b. P = m−

vG
1 1 1 2
❒ c. Ec = m1 v21 + m2 v22 ❒ d. Ec = mvG
2 2 2

5 Déterminer l’expression du travail des forces intérieures δWint :


−−−→ −−−−−→ −−−→ −−−−−→
❒ a. δWint = f2→1 · d M1 M2 ❒ b. δWint = f1→2 · d M2 M1
−−−→ −−−−−→ −−−→ −−−−−→
❒ c. δWint = f1→2 · d M1 M2 ❒ d. δWint = f2→1 · d M2 M1

144
19 Système de deux points matériels (MPSI) Énoncés

6 On note δWext , le travail élémentaire des forces extérieures. Le théorème de


l’énergie cinétique dans R s’écrit :
 
1 2
❒ a. dEc = δWint + δWext ❒ b. d mvG = δWint + δWext
2
⎛ 2 ⎞
⎜⎜⎜' 1 ⎟⎟⎟
❒ c. dEc = δWext ❒ d. d ⎜⎜⎜⎝ mi v2i ⎟⎟⎟⎠ = δWint + δWext
1
2
−−−→ −−−−−→ −−−→ −−−−−→
7 Les forces f1→2 = −k M1 M2 et f2→1 = −k M2 M1 dérivent d’une énergie poten-
tielle. On note E p,int l’énergie potentielle d’interaction entre M1 et M2 et E p,ext
l’énergie potentielle des forces extérieures. Définir E p,int et écrire l’expression
de l’énergie mécanique du système Em .
1 1 1
❒ a. E p,int = k (M1 M2 )2 ❒ b. E p,int = k (OM1 )2 + k (OM2 )2
2 2 2
❒ c. E M = Ec + 2E p,int + E p,ext ❒ d. E M = Ec + E p,int + E p,ext

8 On note →
−v la vitesse relative →
−v = →

v2 − →

v1 . Exprimer l’énergie cinétique totale
dans le référentiel barycentrique en fonction de →
−v :
1 1 m1 + m2 2
❒ a. Ec∗ = (m1 + m2 )v2 ❒ b. Ec∗ = v
2 2 m1 m2
m1 m2 2 1 m1 m2 2
❒ c. Ec∗ = v ❒ d. Ec∗ = v
m1 + m2 2 m1 + m2
−−→ −−−−−→
9 On définit la particule fictive M dans le référentiel R∗ par GM = M1 M2 . Quelle
est la masse équivalente μ de cette particule ?
1 1 1
❒ a. μ = m1 + m2 ❒ b. = +
μ m1 m2
m1 m2 m1 + m2
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

❒ c. μ = ❒ d. μ =
m1 + m2 2
→−
10 La force f s’exerçant sur la particule fictive est donnée par l’expression sui-
vante :
→− −−−→ −−−→ → − →
− −−−→
❒ a. f = f1→2 + f2→1 = 0 ❒ b. f = f1→2
→− −−−→ −−−→ →− −−−→
❒ c. f = f1→2 − f2→1 ❒ d. f = f2→1

11 Le mouvement de M a les propriétés générales suivantes :


❒ a. Il est à force centrale. ❒ b. Il est rectiligne.

❒ c. Il est plan. ❒ d. Il est elliptique.

145
Énoncés 19 Système de deux points matériels (MPSI)

−−−→ k −−−−→
12 Dans le cas d’une force du type fi→ j =
3 Mi M j , montrer que l’on peut
Mi M j
définir une énergie potentielle efficace Ee f f pour l’étude du mouvement radial
−−→
de M, où intervient la constante des aires C = r2 θ̇, avec →
−r = GM et θ̇ la vitesse
angulaire de M dans la plan du mouvement. Établir son expression.
k μC 2 k μC 2
❒ a. Eeff = − + 2 ❒ b. Eeff = + 2
r 2r r 2r
k C 2 μC 2
❒ c. Eeff = + 2 ❒ d. Eeff = 2
r 2r 2r
Voir corrigés page 210

146
Corrigés

10 Cinématique du point
VRAI/FAUX
1 Soit un point matériel M en mouvement dans un référentiel R.
✗ F a. Un point matériel est un système de petites dimensions.
❒V ❒
La notion de point matériel n’a rien à voir avec la taille ; il s’agit d’un système dont la
position dans l’espace est parfaitement définie par 3 coordonnées seulement, par exemple
un solide en translation dans R.
✗ V
❒ ❒ F b. La trajectoire de M dépend du référentiel d’étude.
De manière générale, il faut avant de démarrer l’étude d’un mouvement, préciser dans quel
référentiel on l’effectue : la notion de mouvement et les caractéristiques de ce mouvement
changent d’un référentiel à un autre.
❒V ❒ ✗ F c. L’unité de vitesse est le kilomètre-heure.
⎛ −−→ ⎞
⎜⎜⎜ d OM ⎟⎟⎟
→−
La vitesse est définie par v = ⎜⎜⎜⎝ ⎟⎟⎟ c’est donc du point de vue des dimensions une
dt ⎠
R
longueur sur une durée : le kilomètre par heure est une unité usuelle de vitesse, pas le
« kilomètre-heure » (faute de langage couramment entendue. . . )
✗ F d. Si le mouvement est uniforme, l’accélération de M est nulle.
❒V ❒
La vitesse d’un mouvement uniforme a une norme constante, mais sa direction peut varier,
donc sa dérivée est non nulle (sauf cas particulier).
− →
− →

2 On considère dans le plan xOy les vecteurs de base →


ux, − uρ , −
uy et → uθ (ρ = OM et θ est
−−→
l’angle polaire entre Ox et OM).
❒ V ❒ F a. →
✗ −
u = cos θ · →
x

u + sin θ · →
ρ

u θ
− →
− →
π
Faire un schéma avec les vecteurs → uy et →
ux, − uρ , −
uθ dans le cas simple où 0  θ  ;
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

−
−
π 2
θ est l’angle entre →

u x et →
− ux, →
uρ , → −
uy = →uρ , →

uθ = :
2

d’où →

u x = cos θ · →

uρ − sin θ · →

uθ ; en cas de doute, vérifier pour les cas particuliers θ = 0 et
π
θ= .
2

147
Corrigés

✗ F b. →
❒V ❒ −
uy = sin θ · →

uρ − cos θ · →

Erreur de signe : →

uy = sin θ · →

uρ + cos θ · →


❒ V ❒ F c. →
✗ −
u = cos θ · →
ρ

u + sin θ · →
x

uy

✗ F d. →
❒V ❒ −
uθ = sin θ · →

u x − cos θ · →

uy

Erreur de signe : →

uθ = − sin θ · →

u x + cos θ · →

uy

3 Soit un point matériel M en mouvement rectiligne dans le plan xOy lié à R.


✗ V
❒ ❒ F a. Les vecteurs vitesse et accélération de M ont une direction constante.
Dans le cas d’un mouvement rectiligne ces vecteurs sont tous les deux colinéaires à la
trajectoire donc de direction constante.
❒V ❒ ✗ F b. Les vecteurs vitesse et accélération de M ont une norme constante.
&− &&
Non, il s’agirait de mouvements particuliers
&&→ & (rectiligne uniforme pour &&→
v & constante ou
&− &
&
rectiligne uniformément accéléré pour a constante et non nulle).

✗ V
❒ ❒ F c. Si le mouvement est uniforme, l’accélération de M est nulle.
C’est vrai ici, puisque le mouvement est rectiligne et uniforme.
✗ F d. Au moment où M fait demi-tour, son accélération s’annule.
❒V ❒
Quand la vitesse varie, l’accélération est non nulle : c’est précisément le cas lors du demi-
tour.

Ne pas croire que si la vitesse s’annule à un instant donné, l’accélération aussi,


sauf s’il y a arrêt définitif du mobile.

4 Soit un point matériel M en mouvement circulaire de centre O dans le plan xOy lié à R.
✗ F a. Si le mouvement est uniforme, le vecteur vitesse est constant.
❒V ❒
Lors d’un mouvement circulaire, la vitesse change de direction, sa dérivée n’est donc pas
nulle.
❒V ❒ ✗ F b. Si le mouvement est uniforme, l’accélération de M est centrifuge.
 2

Lors d’un mouvement circulaire uniforme, aρ = −ρ < 0 et aθ = 0 : le vecteur
dt
accélération est donc dirigé de M vers O, l’accélération est centripète et non centrifuge.

148
Corrigés

✗ V
❒ ❒ F c. Le vecteur rotation →

ω est perpendiculaire au plan de la trajectoire.

Par définition, →

ω= →
dθ −
uz est parallèle à l’axe de symétrie de la trajectoire, donc perpendi-
dt
culaire au cercle.
−−→
❒ V ❒ F d. Le vecteur vitesse est donné par →
✗ −v = →
−ω ∧ OM


− −−→ dθ→−
uz ∧ Rc→−
u ρ = Rc →
dθ −
ω ∧ OM = uθ qui est bien l’expression du vecteur vitesse d’un
dt dt
mouvement circulaire de rayon Rc en coordonnées cylindriques.

QCM
5 −a = a −
L’accélération de M est égale à → → →−
1 uy où a1 est une constante. À t = 0, la vitesse v0
est parallèle à →

ux.
❒ a. Le mouvement est rectiligne. ❒ b. Le mouvement est circulaire.
&− &&
✗ c. Le mouvement est parabolique.
❒ ❒ d. &&→
v & = |v0 + a1 t|


( ⎪

⎪ x = v0 t
v x = v0 ⎪

En intégrant par rapport au temps puis ⎪
⎪ t2 x2 en choisissant la
vy = a 1 t ⎪

⎩ y = a 1 = a 1
2 2v20
position initiale comme origine du repère, on obtient l’équation d’une parabole.

Il y a deux composantes
# perpendiculaires pour la vitesse, sa norme n’est pas
|v0 + a1 · t| mais v0 + (a1 t)2 .
2

6 Le point M est en mouvement dans le plan xOy ; les équations horaires du mouvement
sont x(t) = A · cos(ωt) + x1 et y(t) = y0 avec x1 et y0 des constantes.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

❒ a. La trajectoire est sinusoïdale.


d2 x
✗ b. L’équation différentielle du mouvement est
❒ + ω2 x = ω2 x1 .
dt2
✗ c. La trajectoire est rectiligne.

d2 x
❒ d. L’équation différentielle du mouvement est − ω2 x = −ω2 x1 .
dt2

Le mouvement se fait parallèlement à l’axe Ox, il est rectiligne (c’est l’équation horaire
d2 x
qui est de forme sinusoïdale). Si on dérive deux fois x(t) on obtient 2 = −Aω2 cos(ωt)
dt
d’où l’équation différentielle, qui correspond donc à un mouvement oscillatoire autour de
la position repérée par x = x1 ; il s’agit de l’équation d’un oscillateur harmonique, comme
on le verra plus loin en Dynamique.

149
Corrigés

7 Le point M est en mouvement le long de l’axe Ox ; sa vitesse initiale est v0x = v0 > 0.
Il se déplace avec une accélération constante jusqu’à l’instant t1 où sa vitesse a doublé,
puis freine de façon uniforme jusqu’à s’arrêter à l’instant final t2 = 2t1 . Quelle est la
distance totale L parcourue ?
❒ a. L = 2v0 t1 ❒ b. L = 2,25 v0 t1
✗ c. L = 2,5 v0 t1
❒ ❒ d. L = 2,75 v0 t1

Pendant la 1re phase du mouvement (0 < t < t1 ) l’accélération est constante et


2v0 − v0 v0
ax = = .
t1 t1
0 − 2v0 −2v0
De même, pendant la 2nde phase (t1 < t < 2t1 ), ax = = .
t1 t1
v0 t
Donc, pour 0 < t < t1 , v x = v0 + et en prenant la position initiale comme origine de
t1
v0 t 2 v0 t 2 3
l’axe, x = v0 t + ; à t1 , x1 = v0 t1 + 1 = v0 t1 .
2t1 2t1 2
2v0 t
Pour t1 < t < 2t1 , v x = − + v avec v une constante telle qu’à t = t1 , v x = 2v0 , soit
t1
2v0 t v0 t 2
v = 4v0 donc v x = − +4v0 ; par intégration, x = − +4v0 t+ x , x étant une constante
t1 t1
3 v0 t 2 3
telle qu’à t = t1 , x = x1 d’où l’équation : v0 t1 = − 1 + 4v0 t1 + x donc x = − v0 t1 .
2 t1 2
4v0 t12 3 5
On en déduit qu’à t = 2t1 , x2 = − + 8v0 t1 − v0 t1 = v0 t1 qui est la distance totale
t1 2 2
parcourue depuis le démarrage.
Il faut faire attention aux conditions initiales de chaque phase du mouvement pour déter-
miner les constantes d’intégration.
Pour arriver plus simplement à la réponse, on peut s’aider du graphe v x = f (t) ; l’accéléra-
tion étant constante par morceaux, la courbe est formée de segments de droite (voir figure
ci-dessous).

La distance parcourue correspond à la surface sous la courbe (interprétation géométrique


3 1 5
d’une intégrale), avec une surface totale : S + S  = v0 t1 + · 2v0 · t1 = v0 t1 = x2 .
2 2 2

150
Corrigés

8 Le point matériel A se déplace à vitesse constante de norme V vers la gauche sur


l’axe Ox, le point matériel B se déplace à vitesse constante de même norme sur l’axe Oy ;
initialement, B est à l’origine du repère, A est situé à droite de O, à une distance L. Dé-
terminer les positions de A et B à un instant quelconque et en déduire la distance D
minimale entre les deux points.
L L L L
❒ a. D = ❒ b. D = ❒ c. D = ❒✗ d. D = √
4 3 2 2
D’après la description du mouvement, vAx = −V et vBy = ±V. Par intégration, compte tenu
des conditions initiales, xA = L − Vt et yB = ±Vt (yA = xB = 0).
#
La distance entre les deux points est égale à D(t) = (L − Vt)2 + (Vt)2 ; la dérivée par
−2V(L − Vt) + 2V 2 t V (2Vt − L)
rapport au temps est égale à D (t) =  = 
2 (L − Vt) + (Vt)
2 2
(L − Vt)2 + (Vt)2
L
Elle s’annule pour t1 = (en étudiant le signe de la dérivée on vérifie qu’il s’agit bien

2V
 L 2  L 2 L
d’un minimum) ; D(t1 ) = + = √ .
2 2 2

9 Le point M parcourt le cercle de rayon b = 10 cm à la vitesse v0 = 2 m · s− 1 .


✗ a. La période de rotation est T = 100 π ms.

❒ b. L’accélération vaut 6,4 m · s− 2 .
❒ c. La période de rotation est T = 10 π s.
✗ d. L’accélération vaut 40 m · s− 2 .

2πb 2πb
La vitesse étant constante, v0 = soit T = .
T v0
 2
dθ v20
L’accélération d’un mouvement circulaire uniforme est centripète : aρ = −b =− ;
dt b
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

pour l’application numérique prendre b en mètres.

10 Le point M parcourt le cercle de rayon b à la vitesse v = αt où α est une constante


positive. Soient vρ et vθ les composantes de la vitesse.
❒ a. vρ = αt ✗ b. vρ = 0
❒ ✗ c. vθ = αt
❒ ❒ d. vθ = 0

Les composantes de la vitesse en coordonnées cylindriques sont : vρ = = 0 sur un
dt

cercle où ρ est constant, et vθ = ρ qui est donc la seule composante non nulle.
dt

11 Le point M parcourt le cercle de rayon b à la vitesse v0 = αt où α est une constante.


Soient aρ et aθ les composantes de l’accélération.
(αt)2
❒ a. aρ = α ✗ b. aρ = −
❒ ✗ c. aθ = α
❒ ❒ d. aθ = 0
b

151
Corrigés

Les composantes de l’accélération en coordonnées cylindriques sont :


 2  2   
d2 ρ dθ dθ d2 θ dρ dθ d2θ
aρ = 2 − ρ = −b et aθ = ρ 2 + 2 =b 2.
dt dt dt dt dt dt dt

dθ dθ dθ αt d 2 θ α
D’après la question précédente vθ = αt = ρ donc αt = b soit = et 2 = .
dt dt dt b dt b
On remplace alors les dérivées de θ dans les composantes de l’accélération.

12 Le point M se déplace sur une courbe plane d’équation en coordonnées polaires dans le
plan xOy : ρ = ρ0 · exp(−θ) avec θ = ωt. La norme de la vitesse vaut :
❒ a. v = 0 ❒ b. v = ω · ρ

✗ c. v = 2 · ω · ρ
❒ ❒ d. v = 2 · ω · ρ
#
dρ dθ
vρ = = −ωρ0 · exp(−ωt) = −ωρ et vθ = ρ = ωρ ; v = (ωρ)2 + (ωρ)2 .
dt dt

13 Le point M se déplace sur une courbe plane d’équation en coordonnées polaires dans le
plan xOy : ρ = ρ0 · exp(−θ) avec θ = ωt. Les composantes de l’accélération sont :
❒ a. aρ = ω2 ρ ✗ b. aρ = 0
❒ ✗ c. aθ = −2ω2 ρ
❒ ❒ d. aθ = 0
 2
d2 ρ dθ
aρ = 2 − ρ = ω2 ρ − ρω2
dt dt
  
d2 θ dρ dθ
aθ = ρ 2 + 2 = 0 − 2ωρ · ω
dt dt dt

14 Le point M se déplace d’un mouvement uniforme (vitesse de norme v0 ) dans le plan xOy,
−−→
son vecteur vitesse faisant l’angle constant α avec OM ; à t = 0, OM = ρ = b et θ = 0.
❒ a. ρ = b + v0 t sin α ✗ b. ρ = b + v0 t cos α

ρ v0 t sin α
✗ c. θ = tan α · ln
❒ ❒ d. θ =
b b

= v0 cos α, α étant l’angle entre → −


uρ et →−

vρ = v0 . En intégrant avec les conditions
dt
initiales, ρ = b + v0 t cos α.
dθ dθ
Si on remplace ρ par b + v0 t cos α dans vθ = v0 sin α = ρ = (b + v0 t cos α) on obtient
dt dt
dθ v0 sin α
= ; on intègre :
dt (b + v0 t cos α)
t
v0 sin α ) $ %*
θ= dt = tan α ln b + v0 t cos α t0 = tan α (ln (b + v0 t cos α) − ln(b))
(b + v0 t cos α)
0

152
Corrigés

15 Le point M se déplace sur une parabole d’équation y = αx2 dans le plan xOy (α constante
positive). La composante de la vitesse v x = v0 > 0 est constante ; à t = 0, M est à l’origine
du repère. Calculer les normes de la vitesse et de l’accélération.
❒ a. v = v0 + 2α v20 t ✗ b. a = 2α v20

#
4α2 v20 t
✗ c. v = v0
❒ 1 + (2α v0 t)2 ❒ d. a = 
1 + (2α v0 t)2

Compte tenu des conditions initiales, x(t) = v0 t et donc y(t) = α (v0 t)2 .
# #
Par dérivation, vy = 2αv20 t et donc v = v2x + v2y = v0 1 + (2αv0 t)2 .

En dérivant à nouveau : ay = 2αv20 (seule composante de l’accélération puisque v x est


constante).

Ne pas dériver le module de →


−v pour déterminer celui de →
−a !

16 Le mouvement de M est étudié en coordonnées polaires dans le plan xOy ; la vitesse


angulaire est constante et égale à ω et l’accélération est orthoradiale ; à t = 0, M est à
l’origine du repère et v = v0 . On peut en déduire que :
v0 ωt
v0 ωt

✗ a. ρ =
❒ e − e−ωt ❒ b. ρ = e − e−ωt
2ω ω

ωt −ωt
❒ c. aθ = ωv0 e − e ✗ d. aθ = ωv0 eωt + e−ωt

 2
dθ d2 ρ dθ
D’après les données, = ω est une constante et aρ = 2
−ρ = 0 puisque
dt dt dt
l’accélération n’a pas de composante radiale.
d2 ρ
En combinant les deux relations −ρω2 = 0 ; l’équation caractéristique de cette équation
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

dt2
différentielle linéaire est r2 − ω2 = 0 d’où r = ±ω et donc ρ(t) = αeωt + βe−ωt avec α et β
deux constantes.
dρ v0 ωt

Compte tenu des conditions initiales (ρ(0) = 0 et v0 = ), la solution ρ = e − e−ωt


dt 2ω
convient et c’est la seule.
L’accélération orthoradiale est alors donnée par :
    

d2 θ dρ dθ dρ
aθ = ρ 2 + 2 =0+2 ω = ωv0 eωt + e−ωt .
dt dt dt dt

153
Corrigés

11 Lois de la dynamique en référentiel galiléen

1 Un point matériel M de masse m décrit à vitesse constante de norme v une trajectoire


circulaire de rayon b ; déterminer la résultante des forces auxquelles il est soumis.

− →−
✗ a. Σ F est centripète. ❒ b. Σ F est centrifuge.

&& →
− && dv && →
− && mv2
❒ c. &&Σ F && = m ✗ d. &&Σ F && =

dt b


D’après le principe fondamental de la dynamique en référentiel galiléen, Σ F = m→
−a .

Lors d’un mouvement


 2 circulaire uniforme, l’accélération est radiale et en coordonnées
dθ v2
polaires aρ = −b = − (voir le cours de Cinématique) ; maρ < 0 donc la résultante
dt b
des forces est centripète.

2 Un point matériel M de masse m se déplace sur une trajectoire elliptique de centre O


dans le plan xOy ; les équations horaires de son mouvement sont en coordonnées carté-
siennes : x(t) = α cos ωt et y(t) = α sin ωt où α, β et ω sont des constantes.
→−
Déterminer la résultante des forces Σ F subies par M.

− −−→ →
− −−→
❒ a. Σ F = mω2 OM ✗ b. Σ F = −mω2 OM

#

− − →
→ −
❒ c. Σ F = mω2 α2 + β2→ −
uρ ❒ d. Σ F = 0



⎪ d2 x


⎪ a = = −αω2 cos ωt = −ω2 x

− →
− ⎨ x
dt2
Σ F = m a avec en coordonnées cartésiennes : ⎪



⎪ d2 y

⎩ ay = 2 = −βω2 sin ωt = −ω2 y
dt


donc les composantes de Σ F sont ΣF x = −mω x et ΣFy = −mω2 y.
2

3 Un point matériel M de masse m se déplace dans le plan xOy suivant les équations
horaires en coordonnées polaires : ρ(t) = b cos ωt et θ(t) = ωt où b et ω sont des
constantes. Déterminer les composantes de la résultante des forces subies par M.
❒ a. Fρ = −mω2 ρ ✗ b. Fρ = −2mω2 ρ

✗ c. Fθ = −2mbω2 sin ωt
❒ ❒ d. Fθ = 0


De même, Σ F = m→−a avec en coordonnées polaires :
⎧  2


⎪ d2 ρ dθ


⎪ a ρ = − ρ = −bω2 cos ωt − (b cos ωt)ω2 = −2bω2 cos ωt

⎨ dt 2 dt





⎪ d2 θ dρ dθ

⎩ aθ = ρ 2 + 2 = −2 (bω sin ωt) ω
dt dt dt

154
Corrigés

4 Une balle de masse m est lancée depuis le sol verticalement vers le haut avec une vitesse
initiale Vo ; on néglige la résistance de l’air. Déterminer la cote zmax du point le plus haut
de la trajectoire et la durée totale T du mouvement.
V02 V02
✗ a. zmax =
❒ ❒ b. zmax =
2g g
V0 2V0
❒ c. T = ✗ d. T =

2g g

La seule force appliquée à la balle est le poids.


En coordonnées cartésiennes, l’axe Oz étant dirigé suivant la verticale ascendante, les pro-
jections du principe fondamental de la dynamique donnent :



⎪ d2 x


⎪ m =0


⎪ dt2




⎨ d2 y


⎪ m 2 =0


⎪ dt





⎪ d2 z

⎩ m 2 = −g
dt
d’où par intégration, avec une vitesse initiale parallèle à Oz :
⎧ dx




⎪ =0


⎪ dt




⎨ dy

⎪ =0


⎪ dt





⎪ dz

⎩ = −gt + V0
dt

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit



⎪ x=0





⎨y = 0
et en prenant l’origine du repère au niveau du sol : ⎪
⎪ .





⎪ t 2
⎩ z = −g + V0 t
2
dz
Le demi-tour a lieu pour = 0 = −gt + V0 . Alors
dt
 2
V0
V0 g V0 V02
t= et zmax = −g + V0 = .
g 2 g 2g

t2 2V0
Le retour au sol a lieu pour z = 0 donc 0 = −g + V0 t soit T = .
2 g

155
Corrigés

5 Une balle de masse m est lancée horizontalement avec une vitesse initiale Vo depuis un
point situé à une hauteur H au-dessus du sol ; on néglige la résistance de l’air. Déterminer
la distance horizontale D entre le point de départ et le point de chute.
 
H H
❒ a. D = V0 ❒ b. D = V0
2g g
 
2H H
✗ c. D = V0
❒ ❒ d. D = 2V0
g g




⎪ d2 x


⎪ m =0


⎪ dt2



⎨ d2 y

De même qu’à la question précédente : ⎪
⎪ m 2 =0


⎪ dt





⎪ d2 z
⎩ m 2 = −g
dt




dx

⎪ = V0


⎪ dt



⎨ dy
mais la 1re intégration donne, en tenant compte des conditions initiales : ⎪
⎪ =0 .


⎪ dt





⎪ dz
⎩ = −gt
dt



⎪ x = V0 t


⎨y = 0
En plaçant l’origine à la verticale de la position initiale, ⎪



⎪ t2
⎩z = H −g
2
 
2H 2H
Pour z = 0 (point de chute), t = et x = D = V0 .
g g

6 Une bille de masse m est lâchée sans vitesse initiale ; on tient compte lors de la chute


de la résistance de l’air, supposée de la forme f = −α→ −v avec α une constante positive.
Écrire l’équation du mouvement et en déduire la vitesse limite vl . Déterminer la durée T
au bout de laquelle la vitesse est égale à la moitié de vl .
mg mg
❒ a. vl = ✗ b. vl =

2α α
2m m ln 2
❒ c. T = ✗ d.

α α

L’équation du mouvement est m→ −a = m→ −g − α→−v . Quand la vitesse limite est atteinte,



− →

−a = d v = 0 donc →
→ −
vl =
mg
. Cette vitesse est verticale et dirigée vers le bas ; elle est
dt α
d’autant plus grande que la masse est grande et que les frottements sont faibles.

156
Corrigés

En coordonnées cartésiennes, l’axe Oz étant dirigé suivant la verticale descendante, les


projections du principe fondamental de la dynamique donnent :




dv x

⎪ (1) m = −αv x


⎪ dt



⎨ dvy


⎪ (2) m = −αvy


⎪ dt




⎪ dv
⎩ (3) m z = g − αvz
dt
dv x 1 m
L’équation (1) est de la forme + v x = 0 avec τ = . Par intégration, v x (t) est de la
 −t  dt τ α
forme v x (t) = v0x exp et avec une vitesse initiale nulle, v0x = 0. Le raisonnement est le
τ
même pour l’équation (2), donc la vitesse est à tout instant colinéaire à Oz.
dvz 1
L’équation (3) est de la forme + vz = g. Par intégration, vz (t) est de la forme
 −t  dt τ
vz (t) = k exp + τg et comme la vitesse initiale est nulle, k = −τg = −vl .
τ
  −t 
Finalement, vz (t) = vl 1 − exp ; la moitié de la vitesse limite sera atteinte quand
  τ
1 −t m
= 1 − exp soit pour T = τ ln(2) = ln(2).
2 τ α

7 Une bille de masse m est lancée verticalement vers le haut ; on tient compte lors du mou-
→−
vement de la résistance de l’air, supposée de la forme f = −α→ −v avec α une constante
positive. Déterminer le temps T mis pour atteindre le sommet de la trajectoire, la vitesse
initiale étant V0 .
   
m αV0 m αV0
❒ a. T = ln 2 + ❒ b. T = 2 ln 1 +
α mg α mg
   
m αV0 m αV0
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

✗ c. T =
❒ ln 1 + ❒ d. T = ln 1 +
α mg 2α mg

Comme à la question 5, la vitesse est à tout instant colinéaire à Oz, le mouvement se fait
suivant la verticale ; la condition initiale sur vz étant modifiée, on choisit d’orienter l’axe Oz
dvz
vers le haut : alors l’équation (3) devient m = −g−αvz et a pour solution, avec les mêmes
 −t  dt
notations, vz (t) = k exp − τg.
τ
 −t 
À t = 0, V0 = k − τg d’où vz (t) = (V0 + τg) exp − τg ; le point le plus haut de la
τ
trajectoire est atteint à l’instant où la vitesse s’annule.
   
V0 m αV0
T = τ ln 1 + = ln 1 + .
τg α mg

157
Corrigés

8 Un palet
&&→ de masse m glisse sur un plan horizontal ; il existe une force de frottement telle
&− &&& &&−
& →&&& −→ →

que &Rt & = f &Rn & avec Rn la réaction normale au plan et Rt la réaction tangentielle. Le
coefficient de frottement f est une constante positive.
&− &&
À l’instant initial, &&→
v & est égale à v . Déterminer la distance parcourue par le palet avant
0
qu’il ne s’arrête.
V02 V02
❒ a. L = ❒ b. L =
4fg 3fg

V02 V02
✗ c. L =
❒ ❒ d. L =
2fg fg

Les forces subies par le palet sont le poids et la réaction du support. D’après le principe
fondamental de la dynamique, m→ −g + →
−a = m→ −
R = m→−g + −→ → −
Rn + Rt .
&&−
→& & →&&
&&−
En projection sur la verticale ascendante, 0 = −mg + &&Rn && d’où on tire &&Rn && = mg puis
&&→ &&
&&−
Rt && = f mg.
On choisit l’axe Ox colinéaire à la vitesse initiale ; suivant Oy perpendiculaire à Ox il n’y
a pas de mouvement compte tenu des conditions initiales et du bilan des forces.
d2 x &&→
− &&
En projection sur Ox, m 2 = − &&Rt && = − f mg ; on intègre deux fois par rapport au temps
dt
en prenant la position initiale comme origine du repère :
dx
= V0 − f gt
dt
f gt2 V0
puis x(t) = V0 t − ; la vitesse s’annule pour τ = et la distance parcourue est
2 fg
 2
V0
fg
V0 fg V02
L = V0 − = .
fg 2 2fg

9 Un palet M de masse m est posé sur un plan incliné& d’un angle α par rapport à l’ho-
− &&
&→ →&&
&&− −

rizontale ; il existe une force de frottement telle que &&Rt && = f &&Rn && avec Rn la réaction
→−
normale au plan et Rt la réaction tangentielle ; à quelle condition M se met-il à glisser ?
✗ a. sin α > f cos α
❒ ❒ b. sin α < f cos α

❒ c. cos α > f sin α ❒ d. cos α < f sin α

158
Corrigés

Les forces subies par le palet sont le poids et la réaction du support. D’après le principe
fondamental de la dynamique, m→ −a = m→−g + →

R = m→
→ →
−g + − −
Rn + Rt .

&&−
→&&
En projection sur la direction Oz perpendiculaire au support, 0 = −mg cos α + &&Rn && d’où
→&&
&&− − &&
&&→
on tire &&Rn && = mg cos α puis &&Rt && = f mg cos α.
On choisit l’axe Ox colinéaire à la direction de plus grande pente ; en projection sur Ox,
d2 x &&→
− &&
m 2 = mg x − &&Rt && = mg sin α − f mg cos α = mg(sin α − f cos α) ; le palet se met à glisser
dt
d2 x
si 2 > 0 donc si sin α > f cos α.
dt

10 Un palet de masse m glisse sur un plan incliné


&&→ d’un&angle α par rapport à l’horizontale ;
&− &&& →&&&
&&− −

il existe une force de frottement telle que &Rt & = f &Rn & avec Rn la réaction normale au


plan et Rt la réaction tangentielle.
&− &&
À l’instant initial, &&→
v & = v0 et le vecteur vitesse est orienté suivant la ligne de plus
grande pente, vers le bas.
&&→
− &&
Déterminer la réaction && R && exercée par le support et l’expression de la vitesse en fonc-
tion du temps.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

&&→ #
− && &&→
− &&
❒ a. && R && = mg cos α(1 + f ) ✗ b. && R && = mg cos α 1 + f 2

❒ c. v x (t) = V0 + gt(cos α − f sin α) ✗ d. v x (t) = V0 + gt(sin α − f cos α)


&&−
→&& &&→
− &&
Comme dans la question précédente, &&Rn && = mg cos α puis &&Rt && = f mg cos α.
&&→ # #
− &&
Alors && R && = R2n + R2t = mg cos α 1 + f 2
On choisit l’axe Ox colinéaire à la vitesse initiale ; suivant Oy perpendiculaire à Ox il n’y
a pas de mouvement compte tenu des conditions initiales et du bilan des forces.
d2 x − &&
&&→
En projection sur Ox, m 2 = mg x − &&Rt && = mg sin α − f mg cos α = mg(sin α − f cos α) ;
dt
on intègre par rapport au temps : v x (t) = V0 + gt(sin α − f cos α).

159
Corrigés

11 Un point matériel M de masse m est accroché à un fil inextensible de masse négligeable


et de longueur L. L’autre extrémité du fil est accrochée à un point O fixe. Le point M se
déplace sur le plan xOy horizontal ; à t = 0 sa vitesse →

vo est horizontale et perpendiculaire
au fil tendu. On néglige les frottements. Déterminer la nature du mouvement et la tension
du fil sachant que le fil reste tendu.
✗ a. mouvement circulaire uniforme
❒ ❒ b. mouvement oscillatoire
&&→
− && v2 &&→
− && v2
❒ c. && T && = m 0 ✗ d. && T && = m 0

2L L

Le fil étant inextensible, le mouvement est circulaire de centre O et de rayon L. Les forces
subies par M sont le poids, la réaction du support et la tension du fil.
Le poids (vertical) et la réaction du support (les frottements sont négligés) sont perpendi-
culaires à xOy.
Dans le plan xOy on utilise les coordonnées polaires ; la seule force dans ce plan est la
→−
uρ et →
tension T . En projection sur →
− −
uθ :
⎧  2 &&→ &&




⎪ = −mL

= = − &&− &&



ma ρ
dt
T ρ T





⎪ d2 θ

⎩ maθ = mL 2 = 0
dt
puisque ρ = L est une constante.

D’après la 2e équation la vitesse L est constante : le mouvement est circulaire uniforme.
dt
&&→  v 2
dθ − && v2
= v0 et par conséquent && T && = mL
0
On a donc L = m 0.
dt L L

12 Un point matériel M de masse m est suspendu à un ressort de raideur k et de longueur à


vide lv dont l’autre
 extrémité est le point O fixe. L’axe Oz vertical est orienté vers le bas.
k
On pose ω0 = . Quelle est l’équation différentielle vérifiée par z(t), le mouvement
m
étant supposé vertical ?
d2 z d2 z
✗ a.
❒ + ω20 z = g + ω20 lv ❒ b. + ω20 z = −g + ω20 lv
dt2 dt2
d2z d2 z
❒ c. 2 − ω20 z = g − ω20 lv ❒ d. 2 − ω20 z = −g − ω20 lv
dt dt

Les forces subies par M sont le poids et la tension du ressort ; le principe fondamental de
la dynamique s’écrit m→
−a = m→−g + →
− →−
T avec T = −k(z − lv )→−
uz .
d2 z d2 z k k
En projection sur l’axe Oz, m = mg − k(z − lv ), soit + z = g + lv .
dt2 dt2 m m

160
Corrigés

13 Un point matériel M de masse m est accroché à un ressort de raideur k dont l’autre


extrémité est le point O fixe. M glisse sans frottement sur l’axe horizontal Ox. À l’instant
initial le ressort a sa longueur à vide lv et la vitesse de M est →

v0 colinéaire à Ox ; quel est
l’allongement maximal du ressort ?

√ lv m mg
❒ a. 2lv ❒ b. √ ✗ c. v0
❒ ❒ d.
2 k k

Les forces subies par M sont le poids, la tension du ressort et la réaction exercée par
le support ; le principe fondamental de la dynamique s’écrit m→
−a = m→ −g + →
− → −
R + T avec


T = −k(x − lv )→−
ux.
La seule force horizontale est la tension  du ressort. En projection sur l’axe Ox,
d2 x k
m 2 = −k(x − lv ) ; posons ω0 = : l’équation se met sous la forme canonique
dt m
2
d x
+ ω20 x = ω20 lv de solution générale x(t) = A cos ω0 t + B sin ω0 t + lv .
dt2
dx v0
À t = 0, x = lv donc A = 0, et = v0 donc B = .
dt ω0
v0
L’allongement est donc x(t) − lv = B sin ω0 t = sin ω0 t, sa valeur maximale est
 ω0
v0 m
= v0 .
ω0 k

14 Un point matériel M de masse m est posé au fond d’une demi-sphère de rayon b ; on lui
communique à t = 0 une vitesse v0 horizontale ; quelle est à cet instant la réaction du
support sachant que M glisse sans frottement sur la sphère ?
&&→
− && &&→
− && v2
❒ a. && R && = mg ✗ b. && R && = m 0 + mg

b
&&→− &
& &
&→
− &
& v2
❒ c. && R && = 2mg ❒ d. && R && = m 0 + mg
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

2b
Le point M est soumis à son poids et à la réaction de la sphère ; le mouvement est circulaire.
Le principe fondamental de la dynamique s’écrit m→ −a = m→−g + →− →

R avec R perpendiculaire à
la sphère en l’absence de frottements.
−g et →
À l’instant t = 0 les vecteurs →

R sont colinéaires et verticaux ; l’accélération est donc
suivant la même direction : elle est radiale, et pour un mouvement circulaire elle est cen-
 2
&&→
− && dθ v2 v2
tripète, de norme & a & = b = = 0 ; en projection sur la verticale ascendante,
dt b b
v20 &&→
− && &&→
− && v20
m = && R && − mg donc && R && = m + mg.
b b

161
Corrigés

15 Un point matériel M de masse m est accroché à un fil inextensible de masse négligeable


et de longueur L. L’autre extrémité du fil est accrochée à un point O fixe. M se déplace
sans frottement sur un cône d’axe vertical Oz, de sommet O, de demi-angle au sommet α.
En supposant que le fil reste tendu à tout instant et que la vitesse v est constante, déter-
miner la réaction du support.

   
v2 v2
❒ a. Rn = m + g sin α ✗ b. Rn = m −
❒ + g sin α
L tan α L tan α
   2 
v2 tan α v tan α
❒ c. Rn = m + g sin α ❒ d. Rn = m − + g sin α
L L

Le point M se déplaçant sur un cône à distance fixe de son sommet, décrit un cercle centré
sur l’axe Oz et de rayon L sin α. Sa vitesse étant constante, le mouvement est circulaire
uniforme.
Les forces subies sont le poids, la tension du fil et la réaction exercée par le cône.
D’après le principe fondamental de la dynamique, m→ −a = m→ −g + →
− → −
R + T = m→ −g + −→ → −
Rn + T .
Pour déterminer la réaction, on projette la relation sur la normale → −n au cône : la tension est
perpendiculaire à cette direction, donc sa composante est nulle.
v2 → −
On obtient : −m uρ · →
−n = m→
−g · →
−n + R avec →
n

uρ · →
−n = cos α et →
−g · →
−n = −g sin α. On
L sin α
v2
en tire Rn = −m cos α + mg sin α.
L sin α

162
Corrigés

12 Énergie
VRAI/FAUX
1 Notion de travail
❒V ❒ ✗ F a. Le travail, comme la force, ne dépend pas du référentiel.
− →
→ − →−
Le travail élémentaire a pour expression δW = F ·d l où d l est le déplacement élémentaire
qui, lui, dépend du référentiel. Le produit scalaire dépend par conséquent du référentiel.

✗ V ❒ F b. Une force perpendiculaire à la trajectoire ne travaille pas.



→− → −
δW = F · d l donc si la force est perpendiculaire au déplacement, le travail est nul.

❒V ❒ ✗ F c. Le travail d’une force lors d’un déplacement d’un point A à un point B


ne dépend que de A et de B, pas de la forme de la trajectoire.
Ce n’est vrai que pour les forces conservatives, dérivant d’une énergie potentielle ; alors le
travail de A à B est WAB = E p (A) − E p (B). Mais ce n’est pas vérifié dans le cas général.

❒V ❒ ✗ F d. Quand une même trajectoire est parcourue dans un sens, puis dans
l’autre, le travail des forces auxquelles le système est soumis change de signe.
C’est faux en général ; certaines forces, comme les frottements, sont toujours résistantes et
ne changent donc pas de signe quand le système fait demi-tour.

✗ V
❒ ❒ F e. 1 J = 1 kg · m2 · s− 2
L [M] [L]2
En utilisant les équations aux dimensions : [W] = [F] [L] = [M] [L] = où
T2 [T ]2
M désigne une masse, L une longueur et T un temps.
On a bien dans le système MKSA : 1 J = 1 kg · m2 · s− 2 .
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

2 Notion d’énergie
✗ V
❒ ❒ F a. L’énergie cinétique augmente quand la résultante des forces est motrice.
D’après le théorème de l’énergie cinétique, ΔEc = W→− et quand la résultante des forces est
F
motrice, W→− > 0 donc l’énergie cinétique augmente.
F

✗ V
❒ ❒ F b. Toute force constante et uniforme dérive d’une énergie potentielle.
Si l’énergie potentielle existe, la relation entre le travail élémentaire et la différentielle de


l’énergie potentielle est δW = −dE p ; si on choisit l’axe Ox parallèle à la force F ce qui
→−
est possible si F est uniforme et constante, dE p = −F x · dx avec F x constante. Alors par
intégration, E p = −F x x + c, c étant une constante. On en conclut qu’il existe bien une


fonction énergie potentielle dont dérive la force F .

163
Corrigés

✗ F c. L’énergie potentielle de pesanteur diminue quand l’altitude croît.


❒V ❒
Considérons le champ de pesanteur comme uniforme et constant : on est alors dans le cas
→−
& →
− && Oz vers le haut, étant donné que g est dirigé
de la question précédente ; si on oriente& l’axe
vers le bas, E p = −mgz z + c = +m & g & z + c. Donc l’énergie potentielle de pesanteur
augmente quand l’altitude croît.

✗ F d. Si l’énergie potentielle augmente, l’énergie cinétique diminue.


❒V ❒
Pour que ce soit vrai, il faudrait que toutes les forces soient conservatives, alors l’énergie
mécanique E M = Ec + E p serait constante, ce qui n’est pas précisé.

QCM

3 Soit un repère cartésien lié au référentiel terrestre ; l’axe Oz vertical est orienté vers le
x2
haut. Un point matériel M de masse m se déplace sur une parabole d’équation z =
L
depuis l’origine du repère O jusqu’au point d’abscisse x = L. Calculer le travail du
poids.
❒ a. W = mgL ❒ b. W = 2mgL
✗ c. W = −mgL
❒ ❒ d. W = −2mgL

Le travail élémentaire a pour expression δW = m→ −g · →



dl = −mgdz puisque l’axe Oz est
orienté vers le haut. En intégrant, W = −mg (z(L) − z(0)) = −mgL.

4 Un homme de masse m = 70 kg monte du rez-de-chaussée au 5e étage en portant un pack


de 6 bouteilles d’eau minérale de 1,5 L ( hauteur d’un étage : 2,50 m ; g = 10 m · s− 2 ).
Déterminer la variation totale d’énergie potentielle et en déduire la puissance correspon-
dante si l’homme monte d’une marche par seconde à raison de 18 marches par étage.
❒ a. 12,5 W ❒ b. 62,5 W ❒ c. 97 W ✗ d. 109,7 W

En utilisant le résultat précédent W = −Mg (z(H) − z(0)) = −MgH en notant H la hauteur


totale et M la masse totale avec M = m + meau . La puissance est le travail par unité de
|W| (m + meau )gH
temps soit P = = avec T = 90 s et |W| = MgH = 9875 J.
T T

5 Un point matériel M de masse m est accroché à un ressort de raideur k et de longueur


à vide lv . L’autre extrémité O du ressort est fixe et M se déplace le long de l’axe Ox.
Déterminer le travail de la tension du ressort quand la longueur du ressort passe de lv
à 2lv .
❒ a. W = kl2v ❒ b. W = −kl2v
k 2 k
❒ c. W = l ✗ d. W = − l2v

2v 2

164
Corrigés

− →
→ −
Le travail élémentaire de la tension est δW = T · dl = −k(l − lv )→

u x · dx→

u x = −k(x − lv )dx.
k! "2lv kl2
Par intégration W = − (x − lv )2 =− v.
2 lv 2

6 Un point matériel M de masse m se déplace le long de l’axe Ox avec une accélération → −


a0
→− →

constante ; il démarre à t = 0 et il subit une force de frottement fluide F = −α v sur une
distance L. Déterminer le travail de cette force lors du déplacement de M.
 
❒ a. W = −α a0 L3 ❒ b. W = −α 2a0 L3
2α  3 α
❒ c. W = − a0 L ✗ d. W = −
❒ 8a0 L3
3 3
Le travail élémentaire de la force de frottement est δW = −α→ −v · →

dl = −αv x dx.

t 2
2x 
Or v x = a0 t et x = a0 . On en déduit que v x = a0 = 2a0 x
2 a0

et donc δW = −α 2a0 xdx.
L 
  2
L
α
Par intégration W = −α 2a0 xdx = −α 2a0 x3/2 = − 8a0 L3/2 .
3 0 3
0

7 Une balle de masse m est lancée avec une vitesse initiale vo depuis un point situé à une
hauteur H au-dessus du sol. Son vecteur vitesse fait un angle α avec la verticale. On
néglige la résistance de l’air. Déterminer la vitesse de la balle à son arrivée au sol.
# #
❒ a. v = v20 sin2 α + 2gH ❒ b. v = v20 cos2 α + 2gH
# #
❒ c. v = v20 tan2 α + 2gH ❒ ✗ d. v = v20 + 2gH
La balle est soumise uniquement à son poids, force conservative. L’énergie potentielle dont
elle dérive est telle que dE p = −δW = −m→ −g · →

dl = mgdz si l’axe Oz vertical est orienté
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

vers le haut. On en déduit que E p = mgz + c, c étant une constante (que l’on peut choisir
nulle pour simplifier l’expression).
L’énergie mécanique se conserve. En plaçant l’origine O au niveau du sol :
#
1 1
Em = Ec + E p = mv20 + mgH = mv2 donc v = v20 + 2gH.
2 2

8 Un wagonnet de masse m se déplace sans frottement sur un rail incliné d’un angle α par
rapport à l’horizontale. Il est lancé vers le haut avec une vitesse initiale vo . Déterminer
la distance L parcourue avant de faire demi-tour.
v20 v20
❒ a. L = ❒ b. L =
2g tan α 2g cos α
v20 tan α v20
❒ c. L = ✗ d. L =

2g 2g sin α

165
Corrigés

Le wagonnet est soumis à son poids et la réaction du support, qui ne travaille pas en l’ab-
sence de frottements. Comme dans la question précédente, le poids dérive de l’énergie
potentielle E p = mgz + c en orientant l’axe Oz vertical vers le haut. La conservation de
1
l’énergie mécanique conduit à Em = Ec + E p = mv20 + mgz0 = 0 + mgz1 si on note z0 la
2
z1 − z0
cote initiale et z1 la cote au moment du demi-tour. Or géométriquement, sin α =
L
1 2 v20
donc mv0 = mgL sin α donc L = .
2 2g sin α

9 Un palet glisse sur un plan incliné d’un angle α par rapport à l’horizontale
&&→ le long de la
&− &&& &&−
& →&&&
ligne de plus grande pente ; il existe une force de frottement telle que &Rt & = f &Rn & avec

→ →−
Rn la réaction normale au plan et Rt la réaction tangentielle ; le coefficient de frottement
f est une constante positive.
&− &&
À l’instant initial, le palet est lancé vers le bas avec une vitesse de norme &&→ v& = v . 0

Le palet parcourt une distance L avant de s’arrêter. Utiliser le théorème de l’énergie


cinétique pour déterminer l’expression du coefficient de frottement.
v20 v20
❒ a. f = tan α − ✗ b. f = tan α +

2Lg cos α 2Lg cos α
v20 v20
❒ c. f = tan α − ❒ d. f = tan α +
2Lg sin α 2Lg sin α
Le palet est soumis au poids et à la réaction du support. Les forces qui travaillent sont le
poids et la réaction tangentielle due aux frottements.

En projetant le principe fondamental


&&− de la dynamique sur la direction Oz perpendiculaire
& →&&& &&−
& →&&& &&→
& − &&&
au support, 0 = −mg cos α + &Rn & d’où on tire &Rn & = mg cos α puis &Rt & = f mg cos α ; on
− &&
&&→
remarque que &&Rt && est constante. D’après le théorème de l’énergie cinétique :
1
0 − mv20 = W→
− + Wm→
Rt
−g = − f mg cos αL + mgL sin α
2
1 2
v0 + gL sin α v20
d’où f = 2 = + tan α.
g cos αL 2g cos αL

166
Corrigés

10 Un point matériel M de masse m est accroché à un fil inextensible de masse négligeable


et de longueur L. L’autre extrémité du fil est accrochée à un point O fixe.
À l’instant initial, l’angle entre la verticale descendante et le fil tendu est α = 45◦ , la
vitesse est nulle. Déterminer la vitesse v1 de M à l’instant où il passe au point le plus bas
de la trajectoire, ainsi que la tension du fil à cet instant.
# √ # √

❒ a. v1 = gL 2 ✗ b. v1 = gL 2 − 2

&&→
− && √
&&→
− && √

❒ c. && T && = mg 1 + 2 ✗ d. && T && = mg 3 − 2


Le point matériel M est soumis à son poids et à la tension du fil ; tant que le fil est tendu,
le mouvement, compte tenu des conditions initiales, est circulaire et la tension est perpen-
diculaire à la trajectoire, donc elle ne travaille pas ; le poids dérive de l’énergie potentielle
E p = −mgz + c avec c une constante.

La verticale étant orientée vers le bas, dE p = −δW = −mgdz.


© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

L’énergie mécanique se conserve : à t = 0 Em = Ec + E p = −mgz0 et pour le passage au


1
point le plus bas Em = mv21 − mgz1 avec z0 = L cos α et z1 = L.
2

On obtient v21 = 2g(z1 − z0 ) = 2gL(1 − cos α) = gL 2 − 2 .


La tension se détermine en appliquant le principe fondamental de la dynamique :
−g + →
− v2
m→−a = m→ T avec pour le mouvement circulaire de rayon L, → −a · →uρ = →
− −a · →−
uz = − 1 lors
L
du passage en bas de la trajectoire puisque le vecteur →

uz est orienté vers le bas.
mv2 &&→− && &&→
− && mv2
En projection sur Oz la relation s’écrit m→
−a ·→

uz = − 1 = mg − && T && donc && T && = mg + 1
&&→
− && √
L L
et finalement && T && = mg + mg 2 − 2 .

167
Corrigés

11 Un anneau de masse m est enfilé sur un cercle de rayon b et de centre O dans le plan xOz
vertical, l’axe Oz vertical étant dirigé vers le bas. À t = 0, l’anneau est lancé du point
le plus bas du cercle avec une vitesse →−
v0 tangente au cercle. Il n’y a pas de frottements.
  
−−→
Déterminer l’énergie potentielle de l’anneau en fonction de l’angle θ = Oz, OM et en
déduire l’expression de sa vitesse. On prendra l’énergie potentielle nulle pour θ = 0.
✗ a. E p = mgb(1 − cos θ)
❒ ❒ b. E p = −mgb sin θ
# #
✗ c. v = v20 + 2gb(cos θ − 1)
❒ ❒ d. v = v20 − 2gb sin θ

Le point matériel M est soumis à son poids et à la réaction du support ; le mouvement


est circulaire et la réaction est perpendiculaire à la trajectoire, donc elle ne travaille pas ;
comme dans la question précédente le poids dérive de l’énergie potentielle
E p = −mgz + c avec c une constante et z = b cos θ soit E p = −mgb cos θ + c. Avec la
condition imposée, c = mgb et donc E p = mgb(1 − cos θ).
Le poids étant une force conservative, l’énergie mécanique est constante
# donc :
1 2 1 2
Em = Ec + E p = mv0 + 0 = mv + mgb(1 − cos θ) d’où on tire v = v20 + 2gb(cos θ − 1).
2 2

12 Un point matériel M de masse m se déplace sans frottement sur l’axe Ox horizontal. Il


est accroché à un ressort de raideur k et de longueur à vide lv dont l’autre extrémité est
fixée au point O. Déterminer l’expression de l’énergie potentielle élastique en fonction
de x, k et lv de façon à ce qu’elle soit nulle pour le ressort
 à vide. En déduire la longueur
&&→&
maximale du ressort si à t = 0, x = 2lv et &−v && = lv
k
.
m
1
❒ a. E p = kx(x − lv ) ❒ ✗ b. E p = k(x − lv )2
2 √

❒ c. lmax = 2lv ✗ d. lmax = lv 1 + 2


168
Corrigés

Le point matériel M est soumis à son poids, à la tension du ressort et à la réaction du sup-
port ; le mouvement est horizontal, le poids est vertical donc il ne travaille pas, la réaction
est perpendiculaire au support donc elle ne travaille pas non plus.
− →
→ −
Le travail élémentaire de la tension est δW = T · dl = −k(l − l )→
v

u · dx→
x

u = −k(x − l )dx. La
x v
tension dérive d’une énergie potentielle E p calculée à partir de dE p = −δW = k(x − lv )dx.
1
On obtient E p = k (x − lv )2 en faisant le choix d’une énergie potentielle nulle pour le
2
ressort à vide.
L’unique force qui travaille dérive d’une énergie potentielle donc l’énergie mécanique est
1 1 1
constante ce qui conduit à Em = Ec + E p = mv20 + k (2lv − lv )2 = 0 + k (lmax − lv )2 .
 2 2 2
k 1 2 1 2 1
En remplaçant v0 par lv on arrive à lv k + klv = k (lmax − lv ) soit finalement
2

m 2 2 2
lmax = lv 1 + 2 , seule solution positive.

13 Un satellite de masse m assimilé à un point matériel est sur une trajectoire plane dans
→− mg0 R2T →

le plan équatorial terrestre ; il est soumis à la force de gravitation F = − uρ en
ρ2
coordonnées polaires dans ce plan (RT est le rayon terrestre, g0 est la norme du champ
de gravitation à la surface de la Terre). Déterminer le travail élémentaire δW→ − et en
F


déduire l’énergie potentielle dont dérive F en considérant qu’elle est nulle à très grande
distance.
mg0 R2T mg0 R2T
✗ a. δW→
❒ − =− dρ ❒ b. δW − =
→ dρ
F ρ2 F ρ2
mg0 R2T mg0 R2T
✗ c. E p = −
❒ ❒ d. E p =
ρ ρ


En coordonnées polaires, le déplacement élémentaire d l est égal à dρ→ −
uρ + ρdθ→−
uθ dans
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

le plan polaire que l’on choisit confondu avec le plan équatorial terrestre donc le travail
élémentaire a pour expression

→− → − mg0 R2T →
− →− →−
mg0 R2T
δW→
− = F ·d l =− u ρ · dρu ρ + ρdθ u θ = − dρ.
F ρ2 ρ2

mg0 R2T
L’énergie potentielle a pour différentielle dE p = −δW→
− = dρ et par intégration
F ρ2
mg0 R2T
Ep = − + c. La constante c doit être choisie nulle pour que l’énergie soit nulle à très
ρ
grande distance.

169
Corrigés

14 Le satellite de la question 13 est sur une trajectoire circulaire de rayon R. En appliquant


le principe fondamental de la dynamique, déterminer sa vitesse et en déduire l’expres-
sion de son énergie mécanique.
 
g0 g0
❒ a. v = R ✗ b. v = RT

RT R
mg0 R2T mg0 R2T
✗ c. E M = −
❒ ❒ d. E M =
2R 2R
Le principe fondamental de la dynamique appliqué au satellite s’écrit en référentiel gali-
−a = →− mg0 R2T →
léen : m→ F =− −
uρ .
ρ2
 2
→− dθ v2 mg0 R2T
Pour un mouvement circulaire, en projetant sur uρ : −mρ = −m = − .
 dt ρ ρ2
g0 R2T g0
Comme ρ = R on arrive à v2 = donc v = RT .
R R
En utilisant l’expression de l’énergie potentielle de la question précédente :
1 g0 R2T mg0 R2T mg0 R2T
Em = Ec + E p = m − =− .
2 R R 2R

13 Équilibres
VRAI/FAUX

1 Conditions d’équilibre
❒V ❒ ✗ F a. Si la somme des forces est nulle un système est nécessairement en
équilibre.


D’après le principe fondamental de la dynamique, Σ F = m→ −a = →

0 ⇒→ −v constante ;
le système est en mouvement rectiligne uniforme dans le cas général ; il est en équilibre
uniquement si à l’instant initial il est déjà immobile. Il s’agit d’une condition nécessaire,
mais non suffisante.
✗ V ❒ F b. Quand les forces sont conservatives, on peut déterminer la position

d’équilibre grâce à l’énergie potentielle.
Les extrema d’énergie potentielle correspondent aux positions d’équilibre. En effet
− →
→ −
dE p = δW = − F · dl ; par exemple pour un point mobile sur l’axe Ox, dE p = −F x dx.
dE p
La condition nécessaire d’équilibre étant F x = 0, = 0 à l’équilibre.
dx

2 Équilibre stable
❒V ❒ ✗ F a. Un équilibre est d’autant plus stable que son énergie potentielle est
grande.

170
Corrigés

Pour qu’un équilibre soit stable, il faut que le point, légèrement écarté de cette position,
tende à y revenir. En reprenant l’exemple précédent, si le point est déplacé vers la droite
de long de Ox (dx > 0), il faut que la force soit dirigée vers la gauche (F x < 0) et inverse-
ment. Donc, dans tous les cas, dE p > 0 en partant de l’équilibre, c’est-à-dire que l’énergie
potentielle augmente quand on s’éloigne d’une position d’équilibre stable. Elle y est donc
minimale, et non maximale.

✗ V ❒ F b. Dans le cas de forces conservatives, si on écarte légèrement un sys-



tème d’une position d’équilibre stable, il tend à effectuer des oscillations autour de cette
position.
Qualitativement, le système est soumis au voisinage de cette position à une force de rappel ;
en linéarisant l’expression de cette force, on obtient l’analogue de la tension d’un ressort.
La solution de l’équation différentielle du mouvement est alors de type oscillatoire.

QCM

3 Deux points A et B de l’axe horizontal Ox sont distants de D. Un point matériel M


D
de masse m est relié à A par un fil inextensible de longueur L > et à B par un
2
−→
fil inextensible de même longueur L. On note T A la tension exercée sur M par le fil


accroché en A et T B la tension exercée sur M par le fil accroché en B. On suppose la
masse des deux fils négligeable. Déterminer si à l’équilibre :
&&−
→&& mg &&−→&& mgL
❒ a. &&T A && = ❒ b. &&T A && =
2 2D
&&−→ && mgL &&−
→ && mgL
❒ c. &&T A && = ✗ d. &&T A && = √

D 4L2 − D2

Le point M est soumis à son poids et aux tensions des deux fils ; à l’équilibre

−g + −
→ − → → −
m→
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

TA + TB = 0 .

Les deux fils ayant la même longueur, le triangle ABM est isocèle. Soit α l’angle BAM.
Projection sur Ox : −T A cos α + T B cos α = 0 donc T A = T B
mg
Projection sur Oz : T A sin α + T B sin α − mg = 0 avec T A = T B donc T A = .
2 sin α

D  D 2
Or cos α = donc sin α = 1 − . En remplaçant on obtient
2L 2L

mg mgL
TA = #
2 = √ 2 .
2 1 − 2L
D 4L − D2

171
Corrigés

4 Un point matériel M de masse m est suspendu à un ressort de raideur k et de longueur à


vide lv ; déterminer la longueur du ressort à l’équilibre leq et la période des oscillations
autour de la position d’équilibre.
mg mg
❒ a. leq = lv − ✗ b. leq = lv +

k k
 
k m
❒ c. T = 2π ✗ d. T = 2π

m k
Le point M est soumis à son poids et à la tension du ressort.
−g +→− → −
À l’équilibre m→ T = 0 . En projection sur l’axe Oz orienté vers le bas mg−k(leq −lv ) = 0
mg
donc leq = lv + . Le ressort est allongé à l’équilibre, ce qui paraît réaliste.
k
L’équation du mouvement est m→ −a = m→−g + →−
T . En plaçant l’origine de l’axe à l’extrémité
d2 z d2 Z k
du ressort m = −k(z − lv ) + mg = −k(z − leq ). On pose Z = z − leq : alors + Z = 0.
dt2  dt2 m
k
Cette équation a pour solution, si on pose ω0 = , Z(t) = A cos(ω0 t + φ). Il s’agit
m
2π m
d’oscillations sinusoïdales de période T 0 = = 2π .
ω0 k

5 Un point matériel M de masse m est posé sur un plan incliné d’un angle α par rapport à
l’horizontale. Déterminer les composantes de la réaction à l’équilibre.
❒ a. |Rn | = mg sin α ✗ b. |Rn | = mg cos α

✗ c. |Rt | = mg sin α
❒ ❒ d. |Rt | = mg cos α

Le point M est soumis à son poids et à la réaction du support. La condition nécessaire


→− −g = →
d’équilibre est R + m→

0.
En projetant sur la normale au plan : Rn − mg cos α = 0.
En projetant sur la ligne de plus grande pente : Rt +mg sin α = 0. Rt < 0 donc la composante
tangentielle est dirigée vers le haut, c’est elle qui empêche le point M de glisser.
On remarque la nécessité de l’existence de frottements pour maintenir l’équilibre.

6 Un point matériel M de masse m est posé sur un plan incliné d’un angle α par rapport
à l’horizontale. Il est fixé au bout d’un ressort de raideur k et de longueur à vide lv dont
l’autre extrémité est le point O en haut du plan. Les frottements sont supposés négli-
&&geables.

− && Déterminer la longueur du ressort à l’équilibre leq et le module de la réaction
&& R && exercée par le support.

mg sin α mg cos α
✗ a. leq = lv +
❒ ❒ b. leq = lv +
&&→ k k
&− &&& &&→
&− &&&
❒ c. & R & = mg sin α ✗ d. & R & = mg cos α

172
Corrigés

Le point M est soumis à son poids, à la réaction du support et à la tension du ressort. La


réaction est perpendiculaire au plan en l’absence de frottements.
→− − →
−g + → −
La condition nécessaire d’équilibre est R + m→ T = 0.
&&→
− &&
En projetant sur la normale au plan : && R && − mg cos α = 0.
En projetant sur la ligne de plus grande pente : mg sin α − k(leq − lv ) = 0.

lv
7 Deux ressorts de masse négligeable, de raideur k et de longueur à vide sont fixés entre
2
lv lv
2 points A et B de l’axe Ox horizontal d’abscisses respectives − et . On ajoute entre
2 2
les deux ressorts un point M de masse m.
3
Pour quelle valeur de m la longueur totale du ressort à l’équilibre est-elle égale à lv ?
2
klv klv
❒ a. m = ❒ b. m =
2g 3g
√ √
klv 5 klv 5

❒ c. m = ❒ d. m =
6g 5g


→ − →
Le point M est soumis à son poids ainsi qu’aux tensions T A et T B des deux ressorts ; à
−g + −
→ − → → −
l’équilibre m→ T A + T B = 0 . Compte tenu de la symétrie, l’allongement des deux ressorts
est le même et &&− & & →&&  
&&T→A &&& = &&&− &
T B& = k
3lv lv
− =
klv
.
4 2 4
On projette sur la verticale pour obtenir la relation donnant la masse :
&&−
→&&
−mg + 2 &&T A && cos β = 0

en notant β l’angle de chaque ressort avec la verticale.


© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

lv √ √
#
AO 2 5 klv 5
sin β = = 2 = d’où cos β = 1 − sin2 β = et enfin mg = .
AM 3lv 3 3 6
4

8 Un point matériel M de masse m peut se déplacer sur l’axe Ox horizontal. Il est lié à
un ressort de raideur k et de longueur à vide lv dont l’autre extrémité est fixée en A sur
l’axe Oz vertical, à une distance H au-dessus du point O. On suppose qu’il n’y a pas
de frottements. Déterminer la valeur xeq à l’équilibre dans le cas où lv < H. Étudier la
stabilité de l’équilibre à l’aide d’un raisonnement énergétique.
#

❒ a. x eq = 0 ❒ b. x eq = H 2 − l2v
✗ c. L’équilibre est stable. ❒ d. L’équilibre est instable.

173
Corrigés

Le point M est soumis à son poids, à la tension du ressort et à la réaction du support.


La réaction et le poids sont perpendiculaires à l’axe Ox et n’interviennent donc pas sur
la condition d’équilibre. La tension du ressort est une force conservative, on peut utiliser
l’énergie potentielle pour trouver la position d’équilibre et déterminer si elle est stable ou
non.
1
L’énergie potentielle élastique peut être mise sous la forme E p = k(l − lv )2 avec
2
√ 1 √

l = H 2 + x2 donc E p = k H 2 + x2 + l2v − 2lv H 2 + x2 .


2
Dérivons pour déterminer s’il
 existe
 un extremum d’énergie potentielle : √
dE p x lv
= k x − lv √ = kx 1 − √ = 0 pour x = 0 ou lv = H 2 + x2 .
dx H +x
2 2 H + x2
2

Or lv < H donc la seule solution est x = 0.


   
lv lv
Comme 1 − √ > 0, pour x < 0, kx 1 − √ <0
H2 +  x
2
 H 2 + x2
lv
et pour x > 0 kx 1 − √ > 0, l’énergie potentielle est donc décroissante puis
H + x2
2
croissante, il s’agit d’un minimum et l’équilibre est stable.

9 Un point matériel M de masse m peut se déplacer sur l’axe Ox horizontal. Il est lié à
un ressort de raideur k et de longueur à vide lv dont l’autre extrémité est fixée en A sur
l’axe Oz vertical, à une distance H au-dessus du point O. On suppose qu’il n’y a pas de
frottements. Déterminer la position d’équilibre stable dans le cas où lv > H.
❒ a. xeq = 0 ❒ b. xeq = lv
# #
✗ c. xeq = l2v − H 2
❒ ❒ d. xeq = l2v + H 2

L’analyse du problème est similaire à celle de la question 8 mais cette fois-ci, l’équation
dE p #
lv
= kx 1 − √ = 0 a deux solutions : x = 0 ou x = H 2 − l2v .
dx H 2 + x2
 
lv
Comme 1 − √ < 0 la solution x = 0 correspond maintenant à un équilibre
H 2 + x2
instable.
# dE p
Au voisinage de xeq = l2v − H 2 > 0, > 0 pour l2v < H 2 + x2 c’est-à-dire x > xeq
dx
dE p
et < 0 pour x < xeq .
dx
L’énergie potentielle est donc décroissante puis croissante, il s’agit d’un minimum et
l’équilibre est stable.

174
Corrigés

10 Un point matériel M de masse m est fixé à l’extrémité d’un fil inextensible de longueur L.
Sa position est repérée grâce à l’angle θ entre l’axe Oz vertical descendant et le vecteur
−−→
OM. Le point M est lâché sans vitesse initiale. Déterminer la fréquence f des petites
oscillations autour de la position d’équilibre stable.
 
g g
❒ a. f = ❒ b. f = 2π
L L
 
g 1 g
❒ c. f = ✗
❒ d. f =
2πL 2π L
On suppose que le fil reste tendu au cours du mouvement, le point M se déplace alors sur
un cercle. La seule force qui travaille est le poids puisque la tension est perpendiculaire au
cercle. La position d’équilibre stable correspond au minimum d’énergie potentielle.
Le poids dérive de l’énergie potentielle E p = −mgz + c avec c une constante (la verticale
étant orientée vers le bas, dE p = −δW = −mgdz).
L’équilibre stable correspond au point le plus bas du cercle, soit θ = 0.
dE M dEc dE p
L’énergie mécanique se conserve donc =0= + avec pour le mouvement
 2 dt dt dt
1 dθ
circulaire Ec = m L et E p = −mgL cos θ + c.
2 dt
dθ d 2 θ dθ
Après dérivation par rapport au temps mL2 + mgL sin θ = 0.
dt dt2 dt
d2 θ g
Au voisinage de θ = 0, sin θ ≈ θ donc l’équation du mouvement est 2 + θ = 0 ; en
 dt L
g
posant ω0 = les solutions sont de la forme θ(t) = θ0 cos(ω0 t).
L

1 ω0 1 g
La fréquence des oscillations est f = = = .
T 2π 2π L
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

11 Un point matériel M de masse m est posé sur un plan incliné d’un angle α par rapport
à l’horizontale. Il est fixé à l’extrémité d’un fil inextensible de longueur L dont l’autre
extrémité est un point O en haut du plan. Les frottements sont supposés négligeables.
Déterminer la tension du fil à l’équilibre et la pulsation des petites oscillations autour de
la position d’équilibre.
&&→
− && &&→
− &&
✗ a. && T && = mg sin α ❒ b. && T && = mg cos α

 
g sin α g cos α

❒ c. ω 0 = ❒ d. ω0 =
L L
Comme dans la question précédente, le point M se déplace sur un cercle. La seule force
qui travaille est le poids, la position d’équilibre stable correspond au minimum d’énergie
potentielle, c’est le point le plus bas du cercle.

175
Corrigés

Dans le plan de la trajectoire, la composante


&&→ « utile » du poids est mg sin α ; la relation

− &− &&&
d’équilibre projetée sur uρ s’écrit 0 = − & T & + mg sin α et, par analogie avec la question

g sin α
précédente, E p = −mg sin αL cos θ + c donc ω0 = .
L

12 Un point
 matériel M de masse m peut se déplacer le long d’un profil ondulé d’équation
x 
z = b 1 − cos 2π , l’axe Oz étant dirigé suivant la verticale ascendante et l’axe Ox
λ
étant horizontal. Déterminer les valeurs de x correspondant à des positions d’équilibre
stables ainsi que la période T des oscillations autour de ces positions. On supposera qu’il
n’y a pas de frottements.
 
1
✗ a. x = nλ avec n ∈ Z ❒ b. x = n + λ avec n ∈ Z

2
√
bλ λ
❒ c. T = 2π ✗ d. T = 

g gb
La seule force qui travaille est le poids, qui dérive de l’énergie potentielle E p = mgz+c avec
c une constante (la verticale étant orientée vers le haut, dE p = −δW = mgdz).
La position
 d’équilibre
 x  stable correspond au minimum
 x d’énergie potentielle xsoit
z = b 1 − cos 2π minimum, donc pour cos 2π = 1 c’est-à-dire 2π = 2nπ avec
λ λ λ
n ∈ Z. Par exemple pour x ≈ 0,
 x 1  x 2  x 2
cos 2π ≈ 1 − 2π =1−2 π
λ 2 λ λ
 x 2
donc E p ≈ 2mgb π .
λ
⎛ 2  2 ⎞  x 2
m ⎜⎜⎜⎜ dx dz ⎟⎟⎟⎟
L’énergie cinétique est égale à ⎜⎝ + ⎟⎠ avec z ≈ 2b π x donc on néglige
2 dt dt λ
le déplacement vertical.
D’après la conservation de l’énergie mécanique, E M = Ec + E p est une constante donc
⎡  2  x 2 ⎤⎥
⎢⎢ m dx ⎥⎥⎥
d ⎢⎢⎢⎣ + 2mgb π ⎥
2 dt λ ⎦
=0
dt
soit   2   
dx d x π2 dx
m + 4mgb 2 x =0
dt dt2 λ dt
 2 
d x π2
qui donne après simplification + 4gb x = 0 ; la pulsation des oscillations est ω0
dt2 λ2
π2 π2 λ
telle que ω20 = 4gb 2 = 4 2 donc T =  .
λ T gb

176
Corrigés

13 Un point matériel M de masse m peut se déplacer sur l’axe Ox horizontal. Il n’y a pas
k c
de frottements. Son énergie potentielle est de la forme E p = − où k et c sont
2x2 x
des constantes positives. Déterminer la position d’équilibre repérée par xeq et étudier sa
stabilité.
k k
❒ a. xeq = ✗ b. xeq =

2c c
✗ c. L’équilibre est stable. ❒ d. L’équilibre est instable.

dE p k c
On étudie la fonction énergie potentielle : sa dérivée est = − 3 + 2 . Elle s’annule
dx x x
k dE p c k
pour xeq = . On détermine ensuite le sens de variation : > 0 pour 2 > 3 donc si
c dx x x
x > xeq .
La fonction est décroissante pour x < xeq et croissante pour x > xeq , elle passe par un
minimum à l’équilibre qui est donc stable.

14 Un point matériel M de masse m peut se déplacer sur l’axe Ox horizontal. Il n’y a pas
1 c
de frottements. Son énergie potentielle est de la forme E p = kx2 + où k et c sont des
2 x
constantes positives. Déterminer la position d’équilibre repérée par xeq et la pulsation
des petites oscillations autour de la position d’équilibre.
  13  c  13
2c
❒ a. xeq = ✗ b. xeq =

k k
 
2k 3k
❒ c. ω0 = ✗ d. ω0 =

m m

dE p c  c  13
On utilise le même raisonnement : = kx − 2 . Elle s’annule pour xeq = . On
dx x k
dE p
détermine ensuite le sens de variation : > 0 pour x > xeq .
dx
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

La fonction est décroissante pour x < xeq et croissante pour x > xeq , elle passe par un
minimum à l’équilibre qui est donc stable. On dérive par rapport au temps l’équation de
conservation de l’énergie mécanique :
⎡  2 ⎤
d ⎢⎢⎢⎢ m dx 1 2 c ⎥⎥⎥⎥
⎢ + kx + ⎥=0
dt ⎣ 2 dt 2 x⎦
    
dx d2 x dx c
soit m + kx − = 0.
dt dt2 dt x2
Au voisinage de la position d’équilibre, x = xeq (1 + ε) avec ε 1 donc
c c
kx − = kxeq (1 + ε) −
2 ;
x2 xeq (1 + ε)

177
Corrigés

c 2cε
en approximant (1 + ε)−2 par 1 − 2ε au premier ordre en ε, kx − 2
≈ kxeq ε +
2 .
x xeq
 
d 2 xeq ε 2cε
L’équation du mouvement devient si ε 1 : m 2
+ kxeq ε +
2 = 0. Après
dt xeq
⎛ ⎞
  ⎜⎜⎜ ⎟
2
d ε 1 ⎜⎜ 2c ⎟⎟⎟⎟
simplification par mxeq : + ⎜
⎜k +
3 ⎟⎟⎟⎠ ε = 0.
dt2 m ⎜⎝ xeq
 c  13  d 2 ε  1
Comme xeq = , + 3kε = 0, l’équation est donc de la forme
k dt2 m 
 2 
d ε 3k
+ ω20 ε = 0 en posant ω0 = .
dt2 m

14 Oscillateurs
VRAI/FAUX
1 Oscillateurs harmoniques
✗ V ❒ F a. Soit un point matériel de masse m suspendu à un ressort. Comme pour le

mouvement horizontal
 sur un guide sans frottement, la période des oscillations verticales
m
est égale à 2π .
k
L’équation du mouvement vertical, en projection sur l’axe Oz orienté vers le bas, est
d2 z
m 2 = −k(z − lv ) + mg.
dt

k d2 z
Si on pose ω0 = elle devient 2 + ω20 z = ω20 lv + g et a pour solution générale
m dt
g
z(t) = lv + 2 + A cos (ω0 t + ϕ).
ω0

2π m
Le système oscille donc avec la période T 0 = = 2π .
ω0 k
Par rapport à un mouvement guidé horizontal, la position moyenne autour de laquelle se
font les oscillations est décalée vers le bas, mais la période est identique.
✗ V ❒ F b. Soit un point matériel accroché au bout d’un fil inextensible de lon-

gueur L. Le point matériel est lâché sans vitesse initiale. On suppose que le fil reste
tendu et que la résistance de l’air est négligeable. L’équation différentielle pour les pe-
d2 θ g
tites oscillations au voisinage de la position d’équilibre stable est alors : 2 + θ = 0.
dt L

178
Corrigés

Repérons la position du point matériel par l’angle θ entre la verticale descendante et le


fil supposé tendu. La vitesse initiale étant supposée nulle, la trajectoire est une portion
de cercle. La conservation de l’énergie mécanique du système se traduit par l’équation
 2
1 dθ
E M = Ec + E p = m L + mgL(1 − cos θ) en prenant l’énergie potentielle nulle au
2 dt
point le plus bas de la trajectoire.
En dérivant par rapport au temps l’énergie mécanique,
 2  qui se conserve
  et donc est une
dθ d θ dθ
constante, on obtient l’équation 0 = mL2 2
+ mgL sin θ qui après simplifi-
 2  dt dt dt
d θ
cation donne : 0 = L + g sin θ.
dt2
La position d’équilibre stable θeq correspond au minimum de l’énergie potentielle soit
mgL(1 − cos θ) minimal : ceci correspond à θeq = 0.
 2 
d θ
Au voisinage de zéro, sin θ ≈ θ d’où 0 = L + gθ.
dt2
❒V ❒ ✗ F c. L’énergie mécanique d’un oscillateur harmonique est proportionnelle à
l’amplitude des oscillations.
Prenons pour modèle un oscillateur constitué d’un point matériel lié à un ressort, en mou-
vement guidé sur un axe Ox horizontal. L’équation horaire de ce mouvement est de la
forme x(t) = lv + A cos (ω0 t + ϕ). L’énergie cinétique du système est
 2
1 dx 1 1
Ec = m = mA2 (−ω0 sin (ω0 t + ϕ))2 = kA2 sin2 (ω0 t + ϕ)
2 dt 2 2

et son énergie potentielle est


1 1
Ep = k (x − lv )2 = kA2 cos2 (ω0 t + ϕ) .
2 2
1
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

L’énergie mécanique est donc égale à E M = Ec + E p = kA2 , elle est proportionnelle au


2
carré de l’amplitude des oscillations.

2 Oscillateurs amortis
✗ V ❒ F a. L’amplitude des oscillations libres d’un oscillateur réel décroît à cause

des frottements.
Les frottements introduisent dans l’équation différentielle un terme supplémentaire en
dx
−α si on prend le modèle du pendule élastique avec frottement linéaire. Le coefficient α
dt
est d’autant plus grand que les frottements sont importants. L’équation caractéristique as-
d2 x dx α k
sociée à l’équation m 2 +α +k(x−lv ) = 0 est alors r2 + r+ = 0, et son discriminant
dt dt m m

179
Corrigés

 α 2 k
vaut Δ = − 4 . Les racines sont complexes dans le cas où le discriminant est négatif,
m m √
−α j |Δ|
de la forme r = ± . Elles sont réelles et négatives dans le cas où le discriminant
2m 2 √
−α Δ
est positif, de la forme r = ± . Il apparaît donc toujours dans la solution un facteur
αt
2m 2
− 2m
multiplicatif en e correspondant à un amortissement des oscillations.

❒V ❒ ✗ F b. L’amplitude des oscillations forcées d’un oscillateur amorti est maxi-


male quand la force appliquée a pour fréquence la fréquence propre du système.
Si on procède par analogie avec ce qui se passe en électricité pour un circuit RLC série, la
résonance d’élongation correspond à la résonance de tension aux bornes du condensateur.
Celle-ci, quand elle existe, est décalée par rapport à la résonance d’intensité, qui elle a lieu
pour la fréquence propre du système.

QCM
3 Deux ressorts de même longueur à vide lv et de même raideur k sont mis bout à bout.
Le premier ressort est fixé au point O, origine du repère. Le deuxième ressort est fixé
au point A de l’axe horizontal Ox. La distance OA = L entre les deux extrémités est
fixe. Un point matériel Mde masse m est accroché au pointde jonction des deux ressorts
k
et se déplace sans frottement sur l’axe Ox. Soit ω1 = . La pulsation propre de
m
l’oscillateur harmonique obtenu est :
ω1 ω1 √
❒ a. ❒ b. √ ✗ c. 2ω1
❒ ❒ d. 2ω1
2 2


→ − →
Le point M est soumis aux tensions T 1 et T 2 des deux ressorts, seules forces ayant une
composante horizontale non nulle.
d2 x
En projection sur l’axe Ox, m = T 1x + T 2x = −k(l1 − lv ) + k(l2 − lv ) où li est la longueur
dt2
du ressort n° i. Or l1 = OM = x et l2 = MA = L − x donc l’équation différentielle s’écrit
d2 x d2 x
m 2 = −k(x − lv ) + k(L − x − lv ) = −2kx + kL est après simplification : 2 + 2ω21 x = ω21 L.
dt dt
d2 x 2L L
En posant ω0 = 2ω1 , on arrive à 2 + ω0 x = ω0 de solution x(t) = A cos (ω0 t + ϕ) +
2 2 2
dt √ 2 2
donc la pulsation des oscillations est ω0 = 2ω1 .

4 Deux ressorts de même longueur à vide lv et de même raideur k sont mis bout à bout. Le
premier ressort est fixé au point O, origine du repère. Un point matériel M de masse m
est fixé à l’extrémité de l’ensemble et se déplace sur l’axe Ox horizontal. Il n’y a pas

180
Corrigés

k
de frottements. On pose ω1 = . La pulsation propre de l’oscillateur harmonique
m
obtenu est :
ω1 ω1 √
❒ a. ✗ b. √
❒ ❒ c. 2ω1 ❒ d. 2ω1
2 2

Soit N le point de jonction des deux ressorts. Il subit des tensions de normes égales de la
part de chacun des ressorts. Or l1 = ON = xN et l2 = N M = x − xN
x
donc k(xN − lv ) = k(x − xN − lv ) d’où on tire xN = .
2
Le principe fondamental de la dynamique appliqué à M, en projection sur Ox, s’écrit alors :
d2 x x  k
m 2 = −k − lv = − (x − 2lv ). Les deux ressorts sont par conséquent équivalents à
dt 2 2 
k k
un unique ressort de raideur et de longueur à vide 2lv . En posant ω0 = on obtient :
2 2m
2
d x
+ ω20 x = 2ω20 lv , dont les solutions sont de la forme x(t) = A cos (ω0 t + ϕ) + 2lv . La
dt2
ω1
pulsation des oscillations est donc égale à ω0 = √ .
2

5 Un point matériel M de masse m en mouvement sur l’axe Ox horizontal est soumis


à l’action d’un ressort de raideur k accroché en O. Sachant qu’à t = 0 l’allongement
du ressort est égal à b et que le point matériel est lancé avec une vitesse initiale v0 ,
déterminer l’amplitude A des oscillations.
v0
❒ a. A = b ❒ b. A =
ω0

 2
v0 v0
❒ c. A = b + ✗ d. A = b +
❒ 2
ω0 ω0

Par analogie avec la question 4, l’équation différentielle du mouvement est 


d2 x d2 x k
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

m 2 = −k(x − lv ) qui se met sous la forme 2 + ω20 x = ω20 lv en posant ω0 = .


dt dt m
Les solutions sont de la forme x(t) = A cos (ω0 t + ϕ) + lv et compte tenu des conditions
initiales on obtient le système suivant :



⎪ xt=0 = lv + b = A cos ϕ + lv 

⎪  2

⎨  v0

⎪ d’où on tire en éliminant ϕ : A = b +
2 .



dx ω0

⎩ dt = v 0 = −Aω 0 sin ϕ
t=0

6 Déterminer l’énergie du système de la question 5 en fonction de l’amplitude A des os-


cillations.
kA
❒ a. E M = 2kA ❒ b. E M =
2
1
✗ c. E M = kA2 ❒ d. E M = 2kA2

2

181
Corrigés

L’énergie du point M est la somme de son énergie cinétique et de son énergie potentielle
1 1
élastique, avec Ec = mv2 = mA2 ω20 (sin (ω0 t + ϕ))2
2 2
1 1 1
et E p = k (x − lv )2 = kA2 (cos (ω0 t + ϕ))2 . Or mω20 = k donc E M = kA2 . L’énergie est
2 2 2
donc proportionnelle au carré de l’amplitude des oscillations.
kA
Remarque : les propositions E M = 2kA et E M = ne sont pas homogènes (le produit kA
2
a la dimension d’une force) donc ne peuvent pas être justes.

7 Un point matériel M de masse m en mouvement sur l’axe Ox horizontal est soumis à


l’action d’un ressort de raideur k accroché en un point A de l’axe Ox. À t = 0l’al-
k
longement du ressort est nul et le point matériel est immobile. On posera ω0 = .
m
Pour t > 0 le point A est animé d’un mouvement horizontal : xA = b sin (ωt) avec par
hypothèse ω  ω0 . Déterminer l’équation différentielle du mouvement sachant qu’il n’y
a pas de frottements.
d2 x d2 x
❒ a. + ω20 x = ω20 lv ✗ b.
❒ + ω20 x = ω20 (b sin (ωt) + lv )
dt2 dt2
d2 x d2 x
❒ c. + ω20 x = ω2 (b sin (ωt) + lv ) ❒ d. + ω20 x = ω2 b sin (ωt) + ω20 lv
dt2 dt2

Le point M est soumis à la tension du ressort, au poids et à la réaction de l’axe. En projec-


d2 x

tion sur l’axe Ox, m 2 = −k(l − lv ) = −k AM − lv = −k AO + x − lv donc l’équation


dt
d2 x
différentielle du mouvement est m 2 + kx = k (b sin (ωt) + lv ) et après mise en forme :
dt
d2 x
+ ω0 x = ω0 (b sin (ωt) + lv ). C’est une équation d’oscillateur harmonique forcé.
2 2
dt2

8 En reprenant les hypothèses de la question 7, déterminer l’élongation du ressort


X(t) = x(t) − lv .
bω0 (ω sin ω0 t − ω0 sin ωt) bω0 (ω sin ω0 t + ω0 sin ωt)
❒ a. X(t) = ❒ b. X(t) =
ω + ω0
2 2 ω2 + ω20
bω0 (ω sin ω0 t + ω0 sin ωt) bω0 (ω sin ω0 t − ω0 sin ωt)
❒ c. X(t) = ✗ d. X(t) =

ω2 − ω20 ω2 − ω20

L’oscillateur étant non amorti, il faut tenir compte à la fois de la solution homogène et de
la solution particulière.
La solution de l’équation homogène est de la forme xH (t) = A sin(ω0 t + ϕ) et une solu-
tion particulière est x p (t) = lv + B sin ωt. En reportant x p (t) dans l’équation, on arrive à
bω2
B = 2 0 2.
ω0 − ω

182
Corrigés

bω2
La solution générale est donc x(t) = A sin(ω0 t + ϕ) + lv + 2 0 2 sin (ωt). D’après les
ω0 − ω



⎪ lv = A sin(ϕ) + lv


conditions initiales, à t = 0 : ⎪ ωbω20 ce qui conduit à


⎪ 0 = Aω cos(0 + ϕ) + cos (0)
⎩ 0
ω20 − ω2
bωω0 bωω0
ϕ = 0 et A = 2 , ou ϕ = π et A = − 2 . Dans les deux cas cela revient à
ω − ω0 2 ω − ω20
bωω0 bω20
écrire X(t) = x(t) − lv = 2 sin(ω 0 t) + sin (ωt).
ω − ω20 ω20 − ω2

9 Un point matériel M de masse m en mouvement sur l’axe Ox horizontal est soumis


à l’action d’un ressort de raideur k accroché en O ainsi qu’à une force de frottement


fluide f = −α→ −v . Écrire l’équation du mouvement, la mettre sous forme canonique et

km
en déduire suivant la valeur de Q0 = la condition pour qu’il y ait des oscillations
α
amorties.
1 1 1 1
❒ a. Q0 < ✗ b. Q0 >
❒ ❒ c. Q0 < √ ❒ d. Q0 > √
2 2 2 2

d2 x dx
En projection sur l’axe Ox l’équation du mouvement est : m 2 = −α − k(x − lv ).
dt dt
 √
k km ω0 α ω0
Si on pose ω0 = alors α = =m donc = .
m Q0 Q0 m Q0
On retrouve en posant X = x − lv et en divisant l’expression par m la même équation
d 2 X ω0 dX
canonique que pour le circuit RLC en régime transitoire : 2 + + ω20 X = 0. On
dt Q0 dt
remarque au passage l’analogie entre un système électrique et un système mécanique. Dans
le premier cas, les pertes énergétiques sont dues à la résistance, dans le deuxième cas elles
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

sont dues aux frottements.


d 2 X ω0 dX
Les solutions de l’équation caractéristique 2 + +ω20 X = 0 sont de type oscillatoire
dt Q0 dt
ω0
amorti si l’équation caractéristique r2 + r + ω20 = 0 a des racines complexes, donc si le
Q0
discriminant est négatif.
 2
ω0 1
Δ= − 4ω20 < 0 si Q0 > .
Q0 2

10 Un point matériel M de masse m en mouvement sur l’axe Ox horizontal est soumis à


l’action d’un ressort de raideur k accroché en O ainsi qu’à une force de frottement fluide


f = −α→ −v avec α = √km. Sachant qu’à t = 0 l’allongement du ressort est nul et que le

183
Corrigés

point matériel est lancé avec une vitesse initiale v0 , déterminer l’allongement du ressort
en fonction du temps.
⎛√ ⎞ ⎛√ ⎞
2v0 − ω0 t ⎜⎜⎜ 3ω0 t ⎟⎟⎟ v0 − ω0 t ⎜⎜⎜ 3ω0 t ⎟⎟⎟
✗ a. X(t) = √
❒ e 2 sin ⎝⎜ ⎠⎟ ❒ b. X(t) = e 2 sin ⎝⎜ ⎠⎟
3ω0 2 ω0 2
v0 − ω0 t √
2v0 − ω0 t √

❒ c. X(t) = √ e 2 sh 3ω0 t ❒ d. X(t) = √ e 2 sh 3ω0 t


3ω0 3ω0

En reprenant les mêmes notations qu’à la question 9, Q0 = 1,√Δ = −3ω20 et donc l’équation √
−1 + j 3 −1 − j 3
caractéristique admet deux racines complexes r1 = ω0 et r2 = ω0 .
2 ⎛√ 2 ⎞
ω t ⎜⎜⎜ 3ω0 t ⎟⎟
La solution de l’équation différentielle est de la forme X(t) = Ae − 20
sin ⎜⎝ + ϕ⎟⎟⎠.
2
imposent que Xt=0 = 0 = A sin ϕ,
Les conditions initiales √ √
 
dX Aω0 3 Aω0 A 3ω0 2v0
et = v0 = cos ϕ − sin ϕ donc ϕ = 0 et v0 = soit A = √ .
dt t=0 2 2 2 3ω0
⎛√ ⎞
2v0 − ω0 t ⎜⎜ 3ω0 t ⎟⎟⎟
L’allongement du ressort est donc X(t) = √ e 2 sin ⎜⎜⎝ ⎟⎠.
3ω0 2

11 Un point matériel M de masse m en mouvement sur l’axe Ox horizontal est soumis à


l’action d’un ressort de raideur k accroché en O ainsi qu’à une force de frottement fluide


f = −α→ −v avec α = 4 √km. Sachant qu’à t = 0, l’allongement du ressort est nulle et
que le point matériel est lancé avec une vitesse initiale v0 , déterminer l’allongement du
ressort en fonction du temps.
⎛√ ⎞ ⎛√ ⎞
⎜⎜ 3ω0 t ⎟⎟⎟ v ⎜ 3ω0 t ⎟⎟⎟
⎟⎠ ❒ b. X(t) = 0 e−2ω0 t sin ⎜⎜⎜⎝
2v0 −2ω0 t
❒ a. X(t) = √ e sin ⎜⎜⎝ ⎟⎠
3ω0 2 ω0 2
v0 −2ω0 t √
2v0 −2ω0 t √

✗ c. X(t) = √
❒ e sh 3ω0 t ❒ d. X(t) = √ e sh 3ω0 t
3ω0 3ω0
1
En reprenant les mêmes notations qu’à la question 10, Q0 = , Δ = 12ω20 et donc l’équa-

4 √

tion caractéristique admet deux racines réelles r1 = −2 + 3 ω0 et r2 = −2 − 3 ω0 .


 √ √ 
La solution de l’équation différentielle est de la forme X(t) = e−2ω0 t Ae 3ω0 t + Be− 3ω0 t .
Les conditions
 initiales imposent que Xt=0 = 0 = A + B,
dX √ √ v0
et = v0 = −2ω0 (A + B) + 3ω0 (A − B) donc v0 = 2A 3ω0 et A = √ .
dt t=0 2 3ω0
v0 −2ω0 t √

L’allongement du ressort est donc X(t) = √ e sh 3ω0 t .


3ω0

12 Un point matériel M de masse m en mouvement sur l’axe Ox horizontal est soumis à




l’action d’un ressort accroché en O ainsi qu’à une force de frottement fluide f = −α→
−v
→− →

et à une force F = F0 cos (ωt) u x . On pose X = x − lv et X(t) = X0 exp ( j(ωt + ϕ))

184
Corrigés

et X0 = X0 exp ( jϕ). Écrire l’équation du mouvement et en déduire la relation vérifiée


par X0 .

❒ a. X0 k + ω2 m + α jω = F0 ✗ b. X0 k − ω2 m + α jω = F0


❒ c. X0 k + ω2 m + αω = F0 ❒ d. X0 k − ω2 m + αω = F0
Le principe fondamental de la dynamique projeté sur l’axe Ox donne l’équation :
d2 x dx d2 X dX
m 2 = −α − k(x − lv ) + F0 cos(ωt) donc m 2 + α + kX = F0 cos(ωt). X(t) est
dt dt dt dt
2
d X dX
solution de m 2 + α + kX = F0 exp( jωt). La dérivation par rapport au temps revient
dt dt
à une multiplication par jω donc −ω2 mX + α jωX + kX = F0 exp(
jωt). Après factorisation
et simplification par exp( jωt) on arrive à X0 −ω2 m + α jω + k = F0 .

13 Déterminer la condition de résonance d’élongation pour l’oscillateur décrit à la question


12.
 
mk mk
❒ a. α < ❒ b. α >
2 2
√ √
✗ c. α < 2mk ❒ d. α > 2mk

L’élongation du ressort a pour amplitude le module de l’amplitude complexe :


  F0
 X0  = # . Il y a résonance si cette amplitude passe par un maximum
$ %
k − mω2 2 + (αω)2
 
pour une pulsation ωr . Il faut pour répondre à la question étudier le dénominateur de X0 

2
et plus précisément f (ω) = k − mω2 + (αω)2 . En dérivant par rapport à ω on obtient

f  (ω) = 2 k − mω2 (−2mω) + 2α2 ω.



 k α2
f (ω) s’annule pour ω = 0 et ωr = − . La deuxième solution n’existe que si
√ m 2m2
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

α < 2mk et l’étude des variations de f (ω) montre alors que l’extremum est un maximum,
comme pour l’étude de la tension aux bornes d’un condensateur dans un circuit RLC série
soumis à une tension sinusoïdale de fréquence variable.

14 Déterminer la pulsation de résonance de vitesse ω1 pour cet oscillateur.


 
2k k
❒ a. ω1 = ✗ b. ω1 =

m m
 
k k α2
❒ c. ω1 = ❒ d. ω1 = −
2m m 2m2

La question 12 a permis de montrer que X(t) est solution de l’équation :


F0 exp( jωt)
−ω2 mX + α jωX + kX = F0 exp( jωt) donc X(t) = et comme la vitesse est
k − ω2 m + α jω

185
Corrigés

la dérivée de la position, la vitesse complexe a pour expression


jωF0 exp( jωt) F0 exp( jωt)
V(t) = jωX(t) = = .
k − ω m + α jω
2
k − ω2 m


  k − ω2 m
On en tire V  = #
F0

2 , qui passe par un maximum pour = 0
ω
+ α2
2
k−ω m
ω 
k
(le dénominateur est alors minimal) et donc ω1 = . Cette pulsation est indépendante
m
des frottements, de même que la pulsation de résonance d’intensité dans un circuit RLC
série ne dépend pas de la résistance.
On a ainsi analogie entre le comportement d’un oscillateur électrique et un oscillateur
mécanique.

15 Théorème du moment cinétique


VRAI/FAUX
1 Moment d’une force
→−
✗ V ❒ F a. Le moment par rapport à un point A d’une force F appliquée à un point

−−→ −−→ → −
matériel M est défini par MA = AM ∧ F .
Il s’agit de l’application directe de la notion de moment d’un vecteur par rapport à un point.

→−
❒V ❒ ✗ F b. Le moment par rapport à un point A d’une force F ne dépend que de la
norme de la force et de la distance AM.
Le moment dépend aussi de la distance entre le point A et la droite d’action de la force
(« bras de levier »).

186
Corrigés

&&−−→&& &&→  
−−→ − && −−
→→ −
Le vecteur MA a pour norme &&AM && . && F && . |sin α| en notant α l’angle AM, F . Or
&&−−→&&
&&AM && . |sin α| = AH = d qui est le bras de levier de la force.


✗ V ❒ F c. Le moment par rapport à un point A d’une force F appliquée à un point

matériel M donne une indication sur le sens de la rotation autour de A induite par la


force F .
−−→ −−→ → −
Le sens du vecteur MA = AM ∧ F donne, en suivant la règle « du tire-bouchon » ou « des


doigts de la main droite », le sens dans lequel la force F tend à faire tourner M autour
de A. Sur le schéma précédent, le produit vectoriel serait dirigé vers nous (pouce de la
main droite), ce qui correspond à une rotation dans le sens trigonométrique direct (autres
doigts de la main droite).

2 Moment cinétique
❒V ❒ ✗ F a. Le moment cinétique d’un point matériel M de masse m par rapport à

→ −v ∧ −−→
un point A est défini par LA = m→ AM.
Par définition, le moment cinétique est le moment de la quantité de mouvement :

→ −−→ − −−→
LA = AM ∧ → p = AM ∧ m→ −v .

Quand on permute l’ordre des deux vecteurs d’un produit vectoriel, ce produit
change de sens (contrairement au produit scalaire).

✗ V ❒ F b. Le moment cinétique d’un point matériel M de masse m par rapport à



−u et passant par le point A est défini par L = −
un axe Δ de vecteur unitaire →
→−
LA .→
u.
Δ
Le moment cinétique par rapport à l’axe Δ est la projection orthogonale du moment ciné-
tique vectoriel sur Δ.
✗ V ❒ F c. Le moment cinétique d’un point matériel M de masse m par rapport à

un axe Δ de vecteur unitaire →−u ne dépend pas du point de l’axe choisi pour effectuer le
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

calcul.
 −→ −−−→

→ −−→
Soient A et A deux points de Δ : LA = AM ∧ m→−v = −AA + A M ∧ m→ −v = −−→ −v + −
AA ∧ m→
−→
L A .
−−→ →− −−→
Or  vectoriel AA ∧ m v est perpendiculaire à AA donc à Δ et par conséquent
le produit
−−→
AA ∧ m→ −u = 0. Il reste donc −
−v · → → − −−→ →
LA · →
u = LA · −u .

3 Théorème du moment cinétique


❒V ❒ ✗ F a. D’après le théorème du moment cinétique dans un référentiel galiléen,
la dérivée du moment cinétique par rapport à un point A quelconque est égal à la somme
des moments des forces par rapport à A.
Le point A doit être fixe dans le référentiel d’étude.

187
Corrigés

✗ V ❒ F b. Si les droites d’action de toutes les forces appliquées à un point maté-



riel M passent par le point A fixe du référentiel d’étude galiléen, il y a conservation du
moment cinétique de M par rapport au point A.
Cette propriété résulte directement de l’application du théorème du moment cinétique : les


d LA → −
moments de toutes les forces sont alors nuls et = 0.
dt

QCM
4 Déterminer en coordonnées cylindriques la composante Lz du moment cinétique d’un
point matériel M de masse m par rapport à l’origine O du repère.
dθ dθ
❒ a. Lz = mρ ✗ b. Lz = mρ2

dt dt
 2  2
dθ dθ
❒ c. Lz = mρ ❒ d. Lz = m ρ
dt dt

−−→
En coordonnées cylindriques, OM = ρ→ −
uρ + z→

uz et →
−v = dρ →−
uρ + ρ →
dθ − dz→
uθ + − uz d’où, puisque
dt dt dt
 

− −−→ − →
uz = →
− uθ , OM ∧ →
uρ ∧ →
− v ·−

uz = ρ2
dt
 
−−→ − →
et donc Lz = m OM ∧ → v ·−

uz = mρ2 .
dt

5 Un point matériel M de masse m est fixé au bout d’un fil inextensible de masse négli-
geable et de longueur l. L’autre extrémité du fil est accrochée à un point O fixe. Détermi-
−−→ →− −−→
ner le moment M par rapport à O de la tension T du fil et le moment M  du poids m→
O O
−g .
On fera intervenir l’angle θ entre le fil supposé tendu et la verticale Ox descendante.

−−→ → − −−→ &&→− &&


✗ a. MO = 0
❒ ❒ b. MO = && T && l cos θ →

uz
−−→ −−→
❒ c. MO = mgl sin θ →

uz ✗ d. MO = −mgl sin θ uz
❒ →−

188
Corrigés

→−
La droite d’action de la tension T passant par le point O, son moment par rapport à O est
nul.
−−→ −−→ −−→ −
−−→ −−→
Le moment du poids MO  se calcule par MO  = OM ∧ m→ g = mOM ∧ g→ −
u x donc MO  =

mlg→−
uρ ∧ cos θ→

uρ − sin θ→−
uθ = −mlg sin θ→

uz

6 Déduire des deux questions précédentes l’équation différentielle du mouvement de M


dans le cas d’un mouvement circulaire de rayon l.
d2 θ d2 θ
❒ a. l − g sin θ = 0 ❒ b. l − g cos θ = 0
dt2 dt2
d2 θ d2 θ
✗ c. l 2 + g sin θ = 0
❒ ❒ d. l 2 + g cos θ = 0
dt dt

En appliquant le théorème du moment cinétique dans le référentiel supposé galiléen,


−→  
d LO −−→ −−→ d dθ
= MO + MO d’où en projection sur l’axe Oz horizontal : mρ2 = −mlg sin θ
dt dt dt
avec ρ = l. L’équation différentielle du mouvement est donc après simplification :
d2 θ
l 2 = −g sin θ.
dt

7 Un point matériel M de masse m est accroché à un fil inextensible de masse négligeable


et de longueur l. L’autre extrémité du fil est accrochée à un point O fixe. M se déplace
sans frottement sur un cône d’axe vertical Oz, de sommet O, de demi-angle au sommet α.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

On suppose que le fil reste tendu au cours du mouvement et que le point matériel reste
en contact avec le cône. Soit ω la vitesse angulaire de rotation de M autour de l’axe Oz.
Déterminer le moment cinétique de M par rapport à Oz.
❒ a. Lz = ml2 ω sin α ❒ b. Lz = ml2 ω sin 2α
✗ c. Lz = m (l sin α)2 ω
❒ ❒ d. Lz = m (l cos α)2 ω

189
Corrigés

Le fil restant tendu, la trajectoire de M est un cercle de centre A et de rayon ρ = l sin α


dans un plan Axy perpendiculaire à l’axe Oz. En utilisant le résultat de la question 4 en

coordonnées cylindriques, Lz = mρ2 = m (l sin α)2 ω.
dt

8 Dans la configuration de la question 7, déterminer le moment Mz de la réaction du sup-


port et le moment Mz du poids par rapport à l’axe Oz.
&&→
− &&
✗ a. Mz = 0 ❒ b. Mz = && R && l tan α

✗ c. Mz = 0 ❒ d. Mz = mgl sin α

La réaction étant perpendiculaire au cône en l’absence de frottement, le produit vectoriel


−−→ −−→ → −
MO = OM ∧ R, perpendiculaire aux deux vecteurs, est dirigé suivant le vecteur → −
uθ des
coordonnées cylindriques. Sa projection sur l’axe Oz est donc nulle.
−−→ −−→ −
Le moment du poids M  = mOM∧→
O g lui est perpendiculaire, il n’a donc pas de composante
sur Oz.
Finalement Mz = Mz = 0.

9 Déduire des deux questions précédentes les caractéristiques du mouvement du point


matériel M.
✗ a. mouvement uniforme ❒ b. mouvement oscillatoire

✗ c. mouvement circulaire ❒ d. mouvement parabolique

Les trois forces s’exerçant sur M (poids, réaction du support, tension du fil) ont toutes un
moment par rapport à Oz nul. L’application du théorème du moment cinétique par rapport
dLz
à l’axe fixe Oz conduit donc à l’équation = 0 soit Lz = m (l sin α)2 ω égal à une
dt
constante. Comme m, l et α sont des constantes, il en est de même pour ω.

10 Soit un point matériel M de masse m soumis à un ensemble de forces dont la résul-


→−
tante F passe par le point fixe O. On suppose qu’à l’instant initial, la vitesse →

v0 de M
−−−→
est perpendiculaire à la direction du vecteur OM0 , et on appelle xOy le plan contenant
ces deux vecteurs. Ultérieurement, on note r = OM, θ l’angle polaire des coordonnées
cylindriques et v la norme de la vitesse.
✗ a. la trajectoire est plane
❒ ❒ b. la trajectoire est circulaire
&&−−−→&& &&−−−→&&
&&OM0 && v0 & &
dθ &OM0 & v0
❒ c. v = ✗ d.
❒ =
r dt r2

D’après le théorème du moment cinétique par rapport à O en présence d’une résultante des
−→
−−→ d LO −−→ → − →−
forces parallèle à OM : = OM ∧ F = 0 . Le moment cinétique se conserve donc et
dt
−→
reste égal à sa valeur initiale, soit LO = mOM0 v0→

uz .

190
Corrigés

−→ −−→ −
Quel que soit l’instant considéré, LO = OM ∧ → v = mOM0 v0→ uz donc le vecteur →
− −
uz est
−−→
toujours perpendiculaire à OM, ce qui implique que M se déplace dans le plan xOy.
dθ dθ
En utilisant la conservation de Lz = mρ2 = mr2 pour le mouvement dans le plan xOy
&&−−−→&& dt dt
& &
dθ &OM0 & v0
on obtient la relation = .
dt r2

11 Déterminer l’énergie cinétique EC du point matériel décrit à la question 10.


 2 ⎡ 2 ⎤
1 dr 1 ⎢⎢⎢⎢ dr 2 (OM0 ) ⎥
2⎥
⎥⎥⎥
❒ a. EC = m ✗
❒ b. E = m ⎢ + v
2 ⎣ dt r2 ⎦
C 0
2 dt
⎡ 2 ⎤ ⎡ 2 ⎤ & &
1 ⎢⎢⎢⎢ dr r2 ⎥⎥⎥⎥ 1 ⎢⎢⎢⎢ dr 2⎥
⎥ &→ −&
❒ c. EC = m ⎢⎣ + v0
2
2
⎥⎦ ❒ d. EC = m ⎢⎣ − v0 ⎥⎥⎥⎦ + && F && r
2 dt (OM0 ) 2 dt

En coordonnées cylindriques et pour un mouvement dans le plan xOy, les coordonnées de


dρ dr dθ dθ
la vitesse sont vρ = = et vθ = ρ = r . L’énergie cinétique est par conséquent
⎡ dt2 dt  2 ⎤ dt dt
1 ⎢⎢⎢⎢ dr 2 dθ ⎥
⎥⎥ dθ
égale à EC = m ⎢⎣ +r ⎥⎥. En remplaçant par son expression en fonction des
2 dt dt ⎦ dt
⎡ 2 ⎤
1 ⎢⎢⎢⎢ dr 2⎥
2 (OM0 ) ⎥⎥⎥⎥.
conditions initiales : EC = m ⎢⎣ + v0
2 dt r2 ⎦

12 Le point matériel décrit à la question 10 est soumis à une résultante des forces de la
−−→

− OM
forme F = α 3 . Déterminer l’énergie potentielle E P de M en la prenant nulle à l’infini
r
par convention.
α α
❒ a. E P = − 2 ❒ b. E P = 2
2r 2r
α α
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

❒ c. E P = − ✗ d. E P =

r r
→−
La force centrale F et l’énergie potentielle sont liées par la relation dE P = −δW→
− donc
F
αr α α
dE P = − 3 dr = − 2 dr et par intégration E P = .
r r r

13 Déduire des questions 11 et 12 l’énergie potentielle effective E Pe f f du point M. On


posera OM0 = r0 .
r02 α r02 α
✗ a. E Pe f f (r) = mv20
❒ + ❒ b. E Pe f f (r) = mv20 −
2r2 r 2r2 r
r2 α r2 α
❒ c. E Pe f f (r) = mv20 2 + ❒ d. E Pe f f (r) = mv20 2 −
2r0 r 2r0 r

191
Corrigés

⎡ 2 ⎤
1 ⎢⎢⎢⎢ dr 2⎥
⎥⎥⎥ + α . Elle se
2 (OM0 ) ⎥
L’énergie mécanique est égale à E M = EC + E P = m ⎢⎣ + v0
2 dt r2 ⎦ r
 2
1 dr
met sous la forme E M = m + E Pe f f (r) ce qui permet de se ramener à un problème
2 dt
r2 α
à un degré de liberté. On pose donc E Pe f f (r) = mv20 02 + .
2r r
−−→

− OM
14 Dans le cas où F = α 3 avec α < 0 :
r
✗ a. La force est attractive.
❒ ❒ b. La force est répulsive.
✗ d. E Pe f f (r) présente un minimum.
❒ c. E Pe f f (r) présente un maximum. ❒

→−
Dans le cas où α est négatif, il s’agit d’une interaction attractive puisque le vecteur F
est tourné vers le point O. Pour étudier les variations de E Pe f f (r), dérivons l’expression
r2 α 
r2 α |α| r2
E Pe f f (r) = mv20 02 + par rapport à r : E Pe 2 0 2 0
f f (r) = −mv0 3 − 2 = 2 − mv0 3 . La dérivée
2r r r r r r
2
r 0  
s’annule et change de signe pour r1 = mv20 . E Pe f f (r) < 0 si r < r1 et E Pe f f (r) > 0 si
|α|
r > r1 donc il s’agit d’un minimum : il a un puits de potentiel. La valeur minimale de
α2
E Pe f f (r) vaut alors E Pe f f (r1 ) = − .
2mv20 r02

|α|
15 À l’instant t = 0, v0 = . Déterminer l’énergie potentielle effective initiale, l’éner-
mr0
gie mécanique E M et la forme de la trajectoire de M.
α
❒ a. E M = 0 ✗ b. E M =

2r0
✗ c. trajectoire circulaire ❒ d. trajectoire parabolique

L’énergie potentielle effective pour la position initiale est :


r02 α |α| α α
E Pe f f (r) = mv20 + =m + =
2r2 r 2mr0 r0 2r0
L’énergie mécanique est, en sommant à t = 0, l’énergie cinétique et l’énergie potentielle :
m |α| α α
EM = + = . On constate que E M = E Pe f f (r0 ). Comme de façon générale,
2 mr0 r0 2r0
E M  E Pe f f (r0 ), la seule possibilité est que r = r0 . La trajectoire étant plane, c’est donc
un cercle de rayon r0 . Le mouvement est de plus uniforme puisque le moment cinétique se
conserve.

192
Corrigés

16 Mouvements dans un champ newtonien


1 Déterminer l’expression de l’énergie potentielle d’un point matériel de masse m soumis
à l’attraction d’une planète de masse MP . On notera r la distance entre le centre de la
planète et le point matériel.
GmMP GmMP
✗ a. E P = −
❒ ❒ b. E P =
r r
GmMP GmMP
❒ c. E P = − ❒ d. E P =
r2 r2 →− Gm1 m2→
La force de gravitation entre deux particules matérielles est de la forme : F = − −u ,
r2
→−
m1 et m2 étant les masses des particules.
 Gm m L’énergie
 potentielle dont dérive F se calcule en
1 2
intégrant l’expression dE P = − − dr.
r2
Gm1 m2
En prenant par convention l’énergie potentielle nulle à l’infini, E P = − .
r
Dans le cas d’un point matériel de masse m soumis à l’attraction d’une planète de masse
MP et en faisant l’hypothèse d’une répartition sphérique des masses, l’expression pour
deux masses ponctuelles est valable (voir le théorème de Gauss en électrostatique) et donc
GMP m
EP = − .
r
2 Un satellite est en mouvement circulaire autour de la Terre. Le rayon de son orbite étant
égal à R, déterminer sa vitesse v dans le référentiel géocentrique.
 
g0 g0
✗ a. v = RT
❒ ❒ b. v = RT
R 2R
 
g0 2g0
❒ c. v = R ❒ d. v = R
RT RT
Soit G la constante de gravitation universelle et MT la masse de la Terre.
En appliquant le principe fondamental de la dynamique en projection sur → −
uρ en coordon-
 2
dθ GMT m
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

nées cylindriques : −mR = − dans le cas d’une trajectoire circulaire. La


dt R2
dθ GMT
vitesse radiale vρ étant égale à R , la norme de la vitesse vérifie la relation v2 = .
dt R
Enfin, en assimilant le champ de gravitation à la surface de la Terre
 d’une part, et la pesan-
MT G g0
teur d’autre part, l’expression de g0 est g0 = 2
donc v = RT .
RT R

3 Déterminer l’énergie E M d’un satellite de masse m sur une orbite circulaire de rayon R
autour de la Terre.
g 0 R2 g0 R2T
✗ a. E M = −m T
❒ ❒ b. E M = −m
2R R
2g0 R2T g0 R2T
❒ c. E M = −m ❒ d. E M = −m √
R 2R

193
Corrigés

1 2 1 g0
On somme l’énergie cinétique Ec = mv = mR2T et l’énergie potentielle E p =
2 2 R
mMT G g 0 RT
2
g0 R2T
− = −m = −2EC . Le résultat est donc E M = −m .
R R 2R

4 Quelle est la relation entre la période de révolution T d’un satellite sur une orbite circu-
laire autour de la Terre et le rayon R de cette orbite ?
 π  2 R3  2 3
2π RT
❒ a. T = 2
2 T
❒ b. T =2
R g0 R g0
 2 3  2 3
π R 2π R
❒ c. T 2 = 2 ❒✗ d. T 2 =
RT g 0 RT g 0
 2
dθ GMT m
On réutilise la relation −mR =− trouvée à la question 2. La vitesse angulaire
dt
 R2
  2 3
dθ GMT 2π g0 2π R
est constante et égale à = donc = RT et finalement T =
2
.
dt R 3 T R 3 RT g 0
On trouve que le carré de la période est proportionnel au cube du rayon de la trajectoire, ce
qui constitue la 3e loi de Kepler pour une trajectoire circulaire.

5 Déterminer la période de révolution T et l’altitude h par rapport au niveau de la mer d’un


satellite géostationnaire.
❒ a. T = 24h ✗ b. T = T 0 = 23 h 56 min

✗ c. h = 35,8 · 10 m
❒ 6
❒ d. h = 42,1 · 106 m

Par définition un satellite géostationnaire est fixe dans le référentiel terrestre, sa vitesse
angulaire de rotation dans le référentiel géocentrique est donc la même que celle de la
Terre, et sa période est égale à T 0 = 23 h 56 min (durée du jour sidéral). On note que
T 0 < 24h : la raison est qu’il s’agit de la période de révolution par rapport aux étoiles
« fixes » et non par rapport au Soleil. Quand la Terre a tourné de 360° par rapport aux
étoiles lointaines, elle s’est déplacée sur son orbite autour du Soleil, et il lui faut encore
tourner d’environ 1° pour se retrouver orientée de la même façon par rapport au Soleil.
 2
2π (RT + h)3
En appliquant la relation trouvée à la question précédente, T 2 = .
RT g0

3
 T R 2
T
On en tire l’altitude h = g0 − RT = 35,8 · 106 m.

6 D’où vaut-il mieux lancer un satellite artificiel ?


❒ a. d’un des pôles ❒ b. d’un des tropiques
✗ c. de l’équateur
❒ ❒ d. Cela n’a pas d’importance.

194
Corrigés

Lancer un satellite en partant d’un point le plus proche possible de l’équateur permet de
« bénéficier »