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Importance du développement dans le travail de l’ergothérapeute

 Répercussions sur l’engagement et le rendement occupationnel (AVQ, jeux et «travail»).


 Comment l’enfant effectue ses activités en fonction de son niveau de développement?
 Analyse des influences intrinsèques (corps et cerveau) et extrinsèques (objets humains et non humains)

Comprendre le développement
 Rôle des expériences précoces
 Contribution du contexte culturel
 Différences individuelles dans les trajectoires de développement

Évaluation, intervention, organisation des services et élaboration des politiques populationnelles

L’ergothérapeute doit :
 Utiliser de façon optimale les capacités personnelles de l’enfant pour la réalisation de ses activités signifiantes

 Utiliser l’activité pour le développement des capacités personnelles


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Problèmes de santé et troubles neurodéveloppementaux chez l’enfant

Au tout début
• Fécondation – implantation (J7) – Embryon (2e-8e SG) – Fœtus (9e-40e SG)
• Durée de la grossesse ≈280 jours (40±2 SG)

1er jour des DR


Âge gestationnel

Conception (implantation, fertilisation)


Naissance

Facteurs de risque durant la grossesse


• Autres que génétiques (700 maladies à transmission récessive)
– Exposition à des agents chimiques et physiques – Conditions de la mère (âge, santé, ...)
– Grossesse multiple
 – Habitudes de vie de la mère (alimentation, tabac, alcool)

Surveillance et dépistage anténatal


• Importance du suivi de grossesse. • Bas risque
– Échographies (1-3) : Ondes sonores à hautes fréquences émises par électrodes sur le ventre.
• Dépistage des anomalies avec manifestations évidentes

• Estimation de l'âge gestationnel

• Surveillance de la croissance

• Diagnostic des grossesses multiples

• Détection des anomalies placentaires
 – Prise de sang maternel (entre la 14ème et la 20ème semaine) • Recherche de
l’alpha-foeto-protéine


Surveillance et dépistage anténatal


• Haut risque
 – Examens biologiques et génétiques (amniocentèse, biopsie
chorionique, ponction du sang ombilical-cordocentèse)
• Techniques envahissantes et dispendieuses pour environ 20% de la population cible
• Risque d'avortement spontané entre 0.5 à 2%
 • Information sur la carte génétique et la présence
d’anomalies chromosomiques
 • Détection des infections
 • Diagnostic de certaines maladies métaboliques

À la naissance
• La grande majorité des nouveau-nés sont en santé.
• Entre 2 et 5% des nouveau-nés sont porteurs d’une anomalie génétique ou d’une pathologie dont la cause est une
exposition à un agent exogène.

Dépistage néonatal
• Deux tests proposés systématiquement
1.
Prélèvement sanguin au talon • 99% des bébés au Québec
• Dépistage de phénylcétonurie, hyperphénylalaninémie, hypothyroïdie, tyrosinémie
Échantillon d'urine à 3 semaines et à 6 mois • Participation volontaire (95% des bébés)
• Dépistage des troubles du cycle de l'urée, de l’acidurie méthylmalonique, du trouble du transport de l'urée, des troubles
métaboliques, de neuroblastome.
2.

Prématurité
• Environ8%desnaissancesvivantesauCanada (6000/an au Québec)
Prématurité modérée
Late-preterm

Âge gestationnel (semaines complétées)


Début des dernières menstruations
28 32 34
37 42

Prématurité extrême
Grande prématurité
Prématurité
Terme

Post-terme

Âge corrigé
Mortalité infantile (<1 an)
• Diminution importante dans les pays industrialisés depuis le début des années 60.

• Mortalité infantile de 4,7 pour 1 000 naissances vivantes au Canada – 4.4 pour le Québec (2014; 4.5 pour le Québec en
2016).
◦ – Malformationscongénitalesetanomalieschromosomiquescomme 1ère cause de décès infantile (34%).

◦ – 60%attribuablesàdesproblèmespérinatauxautresqueles malformations congénitales et chromosomiques
(complications durant la grossesse ou l’accouchement, prématurité et petit poids à la naissance,
évènements durant les premiers jours de vie)

• Moment du décès dans les 28 premiers jours de vie dans près de 78% des cas.

• Vulnérabilité plus grande chez les bébés mâles.
 Institut de la statistique du Québec,
http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/deces- mortalite/index.html
 Statistique Canada,
http://www.statcan.gc.ca/pub/84-215-x/84-215-x2012001-fra.htm?contentType=application%2Fpdf

Santé du jeune enfant
• Maladies aigues (rhume, grippe) reviennent de 4 à 6 fois par année.

• Maladies chroniques (ex. allergie, asthme, sinusite...) touchent 1 enfant sur 10.

• Causes de décès (entre 1 et 19 ans = 0.1-0.3)
1. Accidents/blessures involontaires (22%) (ex. chute,
 coupure, empoisonnement, brûlure, noyade)

2. Tumeurs malignes (18%)

3. Malformations congénitales et anomalies chromosomiques (10%)

• Institut de la statistique du Québec, http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/population-demographie/deces-
mortalite/index.html
 Statistique Canada, http://www.statcan.gc.ca/pub/84-215-x/84-215-x2012001-
fra.htm?contentType=application%2Fpdf


Troubles neurodéveloppementaux
• Dysfonctionnement cérébral affectant le développement de l’enfant dans une ou plusieurs sphères (voir continuum)
 –
Motricité
 – Cognition
 – Langage
 – Habiletéssocialesetpersonnelles

• Causes multiples et origines dans la période prénatale, périnatale, ou le début de l’enfance

• Hétérogènes et persistants

• Mode d’expression des incapacités associées sous l’influence
 de la maturation cérébrale

• Degré de sévérité variable (mineur à sévère) (voir spectrum)


Troubles neurodéveloppementaux
Naissance
2 ans
préscolaire
scolaire
Performances développementales
Communication
Mémoire Attention Raisonnement Visuo-perceptuel
Performances intellectuelles
Habiletés visuo- motrices
Langage

Paralysie cérébrale
Retard global de développement
Déficience intellectuelle Atteinte neuromotrice légère Problèmes de langage
Difficultés d’apprentissage Quotient intellectuel limite Trouble d’acquisition de la coordination Trouble d’attention avec
ou sans hyperactivité
Tiré de : http://www.portailenfance.c a/wp/wp- content/uploads/2013/07/a bleau-2-Spectrum-selon-les- quatre-
principales-sphe_res- du-de_veloppement.jpg
Sphère Atteinte sévère Atteinte légère
Intelligence limite
Cognition Déficience intellectuelle
Slow learner
Maladresse motrice (clumsiness) Hypoto
Motricité Paralysie cérébrale
neurologiques légères (soft signs)
Langage Aphasie
 Autisme infantile précoce Retard du langage Difficulté d’articulati
Perception Dyslexie développementale Retard de lecture
 Surdité
 Cécité Difficulté d’apprentissage
Activité
Épilepsie Anomalies à l’EEG sans convulsion
électrique
Morphologi Malformation d’organe Anomalies chromosomiques Syndrome Dysmorphisme Microcéphalie
e génétique Syndrome malformatif
Tiré de Accardo, P. J., Accardo, J. A., & Capute, A. J. (2008). A neurodevelopmental perspective on the continuum of
developmental disabilities. Dans P. J. Accardo (dir.), Capute & Accardo’s neurodevelopmental disabilities in infancy and
childhood (3e éd., Vol. 1, p. 3-25). Baltimore: Paul H. Brookes Publishing Co.
Classifications
• Classification internationale du Fonctionnement, du handicap et de la santé
◦ – http://fr.wikipedia.org/wiki/Classification_internationale_du_Fonctionnement,_du_h
andicap_et_de_la_santé

◦ – http://apps.who.int/classifications/icfbrowser/Default.aspx

• Classification statistique internationale des maladies et des
 problèmes de santé connexes
 –
http://fr.wikipedia.org/wiki/Classification_internationale_des_maladies

• Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders - V
 – http://fr.wikipedia.org/wiki/DSM-5

• Classification diagnostique de zéro à trois ans (CD:0-3)
 –
http://fr.wikipedia.org/wiki/Classification_diagnostique_de_zero_à_trois_ans


Troubles neurodéveloppementaux
• Prévalence de 17% dans la population générale.

• Répercussions importantes dans le quotidien de l’enfant pouvant ultimement jusqu’à influencer sa réussite scolaire et
son intégration sociale.

• Conséquences majeures d’ordre émotionnel, social et économique pour l’enfant et sa famille
 Impacts socio-
économiques


Retard VS troubles neurodéveloppementaux


Retard
Respect de la séquence Possibilité de récupération
Parfois, faux sentiment de sécurité
Trouble
Séquence désorganisée Persistance dans le temps et
chronicité
Transformation du tableau clinique avec la maturation cérébrale
Attention à la distinction pour le Retard global de développement (RGD)!!
Nomenclature
• Délai: retard important dans une ou plusieurs sphères du développement ou retard harmonieux dans toutes les sphères
(ex. Trisomie 21).
•Dissociation: différence entre les ratios de développement pour deux sphères, une étant significativement plus déficitaire
que l'autre ou les autres (ex. Paralysie cérébrale).
•Déviance: inégalité non-séquentielle des performances développementales (milestones) dans une ou plusieurs sphères du
développement (ex. Autisme).
Tiré de : http://www.portailenfance.ca/wp/modules/troubles-du-developpement/notions-essentielles/
Profil et étiologie
Tiré de Accardo, P. J., Accardo, J. A., & Capute, A. J. (2008). A neurodevelopmental perspective on the continuum of
developmental disabilities. Dans P. J. Accardo (dir.), Capute & Accardo’s neurodevelopmental disabilities in infancy and
childhood (3e éd., Vol. 1, p. 3-25). Baltimore: Paul H. Brookes Publishing Co.
Trajectoire développementale
Tiré et adapté de: Tervo...
Continuum et répercussions fonctionnelles
Tiré de Accardo, P. J., Accardo, J. A., & Capute, A. J. (2008). A neurodevelopmental perspective on the continuum of
developmental disabilities. Dans P. J. Accardo (dir.), Capute & Accardo’s neurodevelopmental disabilities in infancy and
childhood (3e éd., Vol. 1, p. 3-25). Baltimore: Paul H. Brookes Publishing Co.

Spectrum et continuum
• Spectrum
 – Sévérité dans une même sphère
• Continuum
– Trouble primaire et troubles secondaires (chevauchements)

Continuum
Tiré de Accardo, P. J., Accardo, J. A., & Capute, A. J. (2008). A neurodevelopmental perspective on the continuum of
developmental disabilities. Dans P. J. Accardo (dir.), Capute & Accardo’s neurodevelopmental disabilities in infancy and
childhood (3e éd., Vol. 1, p. 3-25). Baltimore: Paul H. Brookes Publishing Co.
Accardo VS Voigt

Tiré de : http://www.portailenfance.c a/wp/wp- content/uploads/2013/07/a bleau-2-Spectrum-selon-les- quatre-


principales-sphe_res- du-de_veloppement.jpg
Identification précoce essentielle
Mise en place des interventions nécessaires pour l’enfant et sa famille

Optimisation du potentiel de l’enfant


Amélioration de la qualité de vie de l’enfant et de sa famille

Problématique de l’identification précoce


• Moinsde30%desenfantsatteintsd’untrouble neurodéveloppemental sont identifiés avant leur entrée à la maternelle.

• Délaisdanslapriseencharge.

• Pressionssurlemilieuscolaire.
 Stratégie systématique essentielle

Tiré de Ricard, C. & Gosselin, J. Module troubles du développement. Portail Enfance et famille.
http://www.portailenfance.ca/wp/modules/troubles-du-developpement/surveillance-et-depistage/
Surveillance développementale
Processus continu et flexible permettant aux professionnels de la santé compétents et bien informés de réaliser les
observations pertinentes lors de leurs consultations auprès de l’enfant afin d’identifier des risques de présenter des
problèmes de développement en bas âge.

Signes d’appel
• Certains signes d’appel sont communs aux différents troubles de développement.

• Certains signes d’appel sont plus spécifiques à certaines pathologies.

• La présence de plusieurs signes d’appel dans une mem̂ e sphère est un motif valable de consultation chez un
médecin.


Signes d’appel précoces


• Histoire périnatale perturbée

• Alimentation difficile dans les premiers jours

• Poussées en extension ou hypotonie

• Irritabilité, léthargie, désordre du sommeil, trouble de régulation...


« Red flags »
• « Absence » de certaines étapes du développement considérées comme indication d’un retard potentiel.

• Surveillance additionnelle nécessaire ou motif de référence.

• Enfant et parent.


Dépistage
Utilisation d’outils standardisés pour préciser la probabilité de présenter un problème de
développement ou d’identifier des sphères de développement dans lesquelles les habiletés sont en retard en comparaison à
des normes établies.

Procédures de dépistage
• Peu coûteuses
 • Peu de formation préalable
 • Faciles d’administration et d’interprétation • Application de masse

Niveaux de dépistage
1. Dépistagesystématique
• – Application à une grande population (9, 18 et 30 mois)

• – Utilisation d’un outil de dépistage normalisé

• – Identification des enfants présentant le plus de risques


Niveaux de dépistage
2. Dépistageciblé
• – Risque déjà identifié (surveillance ou inquiétudes)

• – Utilisation d’un outil spécifique (ex. M-Chat pour fratrie TSA)


Procédures diagnostiques
• Évaluation spécialisée visant le développement global ou encore certains aspects spécifiques du fonctionnement de
l’enfant.

• Formation préalable à l’administration des outil.


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Évaluation
• Démarchefaitepourmesurerunrendement,un produit, un résultat dans le but de porter un jugement sur une valeur
considérée en fonction de critères précis.

• Processusanalytiqueimpliquantunecollectede données et une synthèse de différentes sources et points de vue menant à
une prise de décision.


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Visées de l’évaluation
• Décrire les capacités et les forces actuelles de l’enfant.

• Déterminer le besoin pour une évaluation exhaustive.

• Déterminer l’éligibilité pour des services.

• Contribuer à la définition du diagnostic.

• Établir le potentiel de développement ou de récupération.

• Développer un plan d’intervention pour promouvoir la participation de l’enfant dans les occupations liées à ses rôles
sociaux et ce, dans son environnement propre.

• Évaluer l’évolution de l’enfant et juger si d’autres interventions sont nécessaires.

• Documenter l’efficacité d’un programme d’intervention.


Et dans le MCPP ?
Bottom-up vs
• Trajectoire ascendante

• Composantes physiques, cognitives, affectives, sensorielles

• Évaluation directe de l’enfant avec des outils standardisés

• Contexte-indépendant

• Cohérent avec un modèle biomédical et approche centré sur le problème de santé

• Peu d’accent sur l’interaction

Top-down
• Trajectoire descendante
 • Domaines d’occupation et
participation, environnement
• Évaluation/observation de l’enfant et répondants multiples
• Contexte-dépendant
• Cohérent avec un modèle de réadaptation (ICF, PPH) et approche centrée sur la famille
• Beaucoup d’accent sur l’interaction

Types d’évaluation
• Entrevue et questionnaire
• Observations cliniques ou dirigées
• Évaluations standardisées
 – Test avec référence à la norme
– Test avec référence au critère • Évaluation écologique

Évaluation standardisée
• Ensemble de procédures uniformes d’administration et de cotation.

• Mesure précise de la performance de l’enfant dans une ou plusieurs sphères (fonction spécifique VS développement
global) et décrit cette performance comme un score standardisé (normes).

• Caractéristiques
◦ – Manuel de l’évaluateur (but du test, population, informations
 techniques, histoire, processus de
standardisation, ...)

◦ – Nombre fixe d’items

◦ – Protocole d’administration fixe

◦ – Guide de cotation fixe


Test avec référence à la norme


• Test développé par l’administration d’items à un échantillon d’enfants (groupe normalisé) représentatif de la population
visée.

• Performance de l’enfant est comparée avec la performance moyenne des enfants ayant des caractéristiques
semblables.

• Groupe normatif n’inclut pas de délai de développement.

• Propriétés psychométriques établies (validité, fidélité).

• Connaissance de l’interprétation des scores standardisés est nécessaire.


Interprétation de la courbe normale


Statistiques descriptives
Scores standardisés (Standard scores)
• Scores Z : permet de situer à combien d’écart- type, au-dessus ou au-dessous de la moyenne
• Score T: dérivé du score-Z • QI: moyenne de 100
Interprétation de la courbe normale

Trouble ou déficience
Interprétation de scores
Statistiques descriptives
Scores «non-standardisés»
• Calculés directement à partir des résultats bruts (raw scores), ne tiennent pas compte de la tendance centrale et de la
variabilité
– Percentiles***
 • écarts variables
– Âge équivalent
 • non recommandé bien que facile à comprendre
Test avec référence au critère
• Inventaire d’habiletés dans des sphères fonctionnelles ou développementales regroupées par niveau d’âge.

• Performance de l’enfant est jugée sur la base d’un critère de passation.

• Items sélectionnés en fonction de l’importance de ceux-ci dans la vie de l’enfant. En raison de leur importance,
deviennent souvent des buts d’intervention.

• Niveau de compétence de l’enfant est décrit sans le comparer avec d’autres enfants.

• Habiletés que l’enfant maîtrise ou non sont décrites; forces et faiblesses.

• Pas sujet à des analyses statistiques.


Qualifications requises
• Niveaudeformationrequispourl'administrationet
l'interprétation des résultats.
 – Certains outils fournissent des renseignements très précis
qui n'exigent que très peu d'interprétation.
• Niveaudeformationprofessionnellerequise(ex. échelles d'intelligence)

Qualités d’un bon test


• Standardisationdel’instrument
• Fidélité(>0,80)
• Validité
 – sensibilité (>80%) – spécificité (>90%)
• « Fardeau »
 – Qualifications des utilisateurs et besoins en
formation
– Autres: réutilisation des grilles de cotation, références qui en découlent, explication des résultats.

Évaluation standardisée
• Forces ?
 • Faiblesses ?

Devenir un bon évaluateur


• Lirelemanuelattentivement
• Porter une attention particulière à l’échantillon
• Modifications/adaptations permises – interprétation des résultats prévue?
• Observer, discuter avec un expert • Se pratiquer ++
– considérations éthiques, entre autres • Sefilmer
• Choisirlecontexteapproprié • Se préparer à l’avance
Éthique de l’évaluation
• Impact des résultats et des “étiquettes” qui peuvent en découler.

• Attribution des ressources.

• Impact sur les proches.

• Compétencedel’examinateur.

• Représentativitédufonctionnementréel?

• Communicationetconfidentialitédesrésultats.

• Considérations ethniques (biais culturels).


Défis de l’évaluation pédiatrique


• Langage et expérience limités de l'enfant, surtout d'âge préscolaire.

• Instabilitérelativedelapersonnalitédel'enfant.

• Timiditéounégativismedel'enfant.

• Persévérancedanscertainesactivités.

• Hyperactivitédel'enfant.


Concepts développementaux utiles en thérapie

• Just right challenge (défi approprié) • Expérience-flux (théorie du flow)
 • Zone proximale de développement •
Affordance
• Goodness of fit (cohérence réciproque)

Théorie du flow

Concepts développementaux utiles en thérapie


• Just right challenge (défi approprié) • Expérience-flux (théorie du flow)
 • Zone proximale de développement •
Affordance
• Goodness of fit (cohérence réciproque)
Approche acquisitionnelle
Notes de cours adaptées de G. Nadon, 2017.
Luebben, A.J. & Royeen, C.B. (2010). Chapitre 14 – An acquisitional frame of reference. Dans P. Kramer & J. Hinojosa
(dir.), Frames of Reference for Pediatric Occupational Therapy (3e éd., pp.461-488). Philadelphia, PA: Wolters Kluwer/
Lippincott Williams & Wilkins.

Le schème acquisitionnel
• L’objectif principal
 – Apprentissage d’habiletés précises pour être fonctionnel dans un
 environnement spécifique.

• Bases théoriques tirées de nombreuses théories de l’apprentissage (3 domaines: behaviorisme, sciences cognitives et
neuroscience)

• Dans ce schème, l’apprentissage n’est pas: – propreàunniveaudéveloppemental;
 – séquentiel;
 – cumulatif.


Le schème acquisitionnel
• L’acquisitiondecompétencesrésultedel’interaction de la personne et d’un environnement renforçateur.

• L’apprentissagesedécomposeenpetitesunités (étapes).

• L’acquisition et la coordination de toutes ces unités = habileté complexe.

• L’interventiondoitseréaliserenmilieuxnaturels.


Nicolas et Rachelle doivent mettre seuls leur habit de neige


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Le schème acquisitionnel
• À qui s’adresse-t-il?
 • Pour quels types de problèmes? • Top-down ou Bottom-up?
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L’évaluation

Continuums de fonction-dysfonction
• Dichotomiques • Individualisés
– définis en fonction des habiletés nécessaires pour l’acquisition d’un comportement fonctionnel spécifique, dans un
environnement donné
• Reposentsurl’analysedel’activité

Photo: http://psychorganisons.files.wordpress.com/2012/03/oui-ou-non.jpg
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Continuums de fonction-dysfonction (exemple tiré du chapitre 14, p.474)
Continuums de fonction-dysfonction (exemple tiré du chapitre 14, p.475)

Autonomie à la toilette
Autonomie à la toilette
Indicateurs de fonction et de dysfonction pour l’autonomie aux toilettes du Pavillon Parc
Autonome pour les urines N’est pas autonome pour les urines
Indicateurs de fonction Indicateurs de dysfonction
•• •• •• •• •• •• •• •• •• •• •• ••
Nadon, G. ERT2420 - Université de Montréal
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Postulats de changement généraux
• Silethérapeutedonneunrenforcementpositif spécifique à l’enfant et à l’environnement, alors l’enfant a plus de chance
d’acquérir les composantes des habiletés visées.

• Silethérapeutedonneun«renforcementnégatif» spécifique à l’enfant et à l’environnement, ou s’assure de ne pas donner
de renforcement, alors les comportements inadaptés seront plus susceptibles d’être éliminés.


Postulats de changement spécifiques


Pour acquérir un comportement (habileté):
• Renforcement spécifique à l’enfant et à l’environnement.

• Fréquences de renforcement variées, spécifiques à l’enfant et à l’environnement.

• Renforcement pour toutes les tentatives.

• Renforcer les composantes d’une habileté afin de façonner
 les comportements.

• Renforcement constant/cohérant dans les divers milieux

• Doit devenir auto-renforcées et ainsi se généraliser à d’autres situations.


Entendons-nous sur les termes!


• PST 1964
Ça me donne le goût de
recommencer!

Ça m’enlève le goût de
recommencer.

Ajout +
Renfo. +
(ex: félicitations)
Punition +
(ex: douleur)
Retrait -
Renfo. -
(ex: retrait d’une obligation)
Punition –
(ex: perte d’un privilège)
Extinction/ Ignorance
Théories du conditionnement opérant (Thorndike, Skinner)

Dans votre chapitre...


• Renforcement positif: encourager/favoriser le comportement en récompensant le comportement désiré.
• Renforcement négatif: éliminer les comportements non-désirés/non-adaptés (ignorance).
• Punition: utilisation d’actions physiques ou verbales pour éliminer des comportements non appropriés; peut être
renforcement + également.
Renforcements: types et fréquences
• Intrinsèque

• Extrinsèque
 - Tangible
 - Non-tangible

• Vicariant ou par observation (modèle)

• Par façonnement (shaping)

• Continue à intermittent (fixe ou variable) à partiel (aléatoire)


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Peut-on donner trop de renforcement positif?
Nadon, G. ERT2420 - Université de source: http://www.imaygine.com/2012/11/06/trop-de-
Montréal
renforcement-positif-tue-le-renforcement-positif/ 88
Références
• Accardo, P. J., Accardo, J. A., & Capute, A. J. (2008). A neurodevelopmental perspective on the continuum of
developmental disabilities. Dans P. J. Accardo (dir.), Capute & Accardo’s neurodevelopmental disabilities in
infancy and childhood (3e éd., Vol. 1, p. 3-25). Baltimore: Paul H. Brookes Publishing Co.

• Amiel-Tison, C., & Gosselin, J. (2010). Pathologie neuromotrice: définitions, incidence et prévalence (Chapitre 18).
Pathologie neurologique périnatale et ses conséquences (pp. 290): Elsevier Masson, Paris.

• CHU Sainte-Justine, & Équipe naître et grandir. (2008). Santé: Le suivi médical de
bébéhttp://naitreetgrandir.com/fr/MauxEnfants/Sante/Fiche.aspx?doc=naitre-grandir-bebe-pediatre-medecin

• Luebben, A.J. & Royeen, C.B. (2010). Chapitre 14 – An acquisitional frame of reference. Dans P. Kramer & J.
Hinojosa (dir.), Frames of Reference for Pediatric Occupational Therapy (3e éd., pp.461-488). Philadelphia, PA:
Wolters Kluwer/ Lippincott Williams & Wilkins.

• Martini, R., St-Pierre, M.-F., &Wilson, B.N. (2011). French Canadian cross-cultural adaptation of the Developmental
Coordination Disorder Questionnire ’07:DCDQ-FC. Canadian Journal of Occupational Therapy, 78, 318-327.

• Portail enfance et familles: www.portailenfance.ca

• Tervo RC. Identifying patterns of developmental delays can help diagnose neurodevelopmental disorders.
 Clin
Pediatr. 2006;45:509-17.

• Tervo, R. C. (2009). Red Flags and Rules of Thumb: Sorting Out Developmental Delay. Gillette Children’s Specialty
Healthcare: A Pediatric Perspective, 18(2), 1-5.