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— Mongi Bourgou, Jean-Marie Miossec, Les littoraux.

Enjeux et
dynamiques, Paris, PUF, « Licence », 2010. —

Glossaire1

Accrétion : accumulation de matériaux meubles sur le littoral


entraînant un bilan sédimentaire excédentaire de cet espace.

Aléa : phénomène naturel pouvant représenter un risque pour les


hommes et les établissements humains.

Alluvionnement : accumulation d’alluvions liées aux eaux courantes.

Aquaculture : ensemble des activités concernant l’élevage et la


culture des animaux et des végétaux aquatiques, caractérisé par
l’intervention humaine sur le cycle biologique des espèces produites.

Armateur : personne ou société exploitant un ou plusieurs navires en


son nom.

Armement : ensemble de mesures pour armer un navire. Entreprise


de transport maritime (en anglais shipping company).

Arrière-pays : voir feedering. Espace terrestre avec lequel un port


commerce par modes terrestres, voire maritimes (en anglais
hinterland).

Atoll : ensemble récifal de haute mer, émergé à marée haute, avec


lagon central communiquant avec le large par une ou plusieurs passes.

Atterrissement : accumulation de sédiments par les vagues, les


courants littoraux et les cours d’eau.

Avant-pays : ports et espace maritime avec lesquels un port a des


relations entretenues, ainsi que l’espace terrestre en arrière de ces
ports (en anglais foreland).

Barkhane : dune libre, de profil transversal dissymétrique, en forme de


croissant, aux pointes allongées dans le sens du vent dominant.

Benthique (espèce, animal) : se dit d’un animal qui vit au fond des
mers.

Berme : escarpement sableux du haut de plage, au niveau des pleines


mers de vives eaux.

1
Source : F. Joly, 1997 ; R. Paskoff, 2001 ; R. Paskoff et C. Clus-Auby, 2007 ;
et J.-N. Salomon, 2008.
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Bio-érosion : érosion liée à l’action des êtres vivants.

BOT (Built Operate Transfert) : forme de partenariat public-privé (PPP).


Opération par laquelle plusieurs opérateurs privés vont s’associer dans
une société de projet autorisée par l’État d’accueil, par contrat, à
financer, construire et exploiter des ouvrages et équipements pendant
une durée suffisante pour rembourser les prêteurs, couvrir les coûts
d’exploitation et permettre aux investisseurs sur fonds propres d’avoir
un retour sur investissement convenable.

B.P. : avant le présent (before present), l’année de référence étant


1950.

Brise-lames : ouvrage implanté en avant de la ligne du rivage et


parallèlement à elle pour casser l’énergie des vagues et protéger la
plage.

Budget sédimentaire d’une plage : c’est le rapport entrées/sorties


des sédiments d’une plage.

Cabotage : navigation le long des côtes, de port en port.

Caoudeyre : mot d’origine landaise (caoudé : chaudron), signifie une


cavité de déflation, de forme plus ou moins ovale, ouverte par l’érosion
tourbillonnaire du vent dominant, dans une accumulation de sables.

CBD (Central Business District) : quartier central des affaires.

Cellule sédimentaire : c’est le bilan de la mobilité des sédiments mis


en mouvements par les multiples agents qui agissent dans le domaine
littoral et accumulés à proximité du rivage.

Chaîne trophique (ou alimentaire) : se dit de l’ensemble des êtres


vivants liés entre eux par des relations nutritionnelles considérées
comme des transferts d’énergie, depuis le phytoplancton jusqu’aux
prédateurs.

Chalut : engin actif de type filet-poche destiné à être traîné par le


navire.

Chartering : affrètement de bateaux à voile avec ou sans skipper.

Concession : forme de partenariat public-privé (PPP). Contrat limité


dans le temps qui charge un particulier ou une société d’exécuter un
ouvrage public, d’assurer un service public à ses frais et à ses risques,
qui se rémunère par l’exploitation de l’ouvrage ou l’exécution du
service, par le droit de percevoir des redevances sur les usagers de
l’ouvrage ou ceux qui bénéficient du service public.

Conteneur : récipient, généralement une boîte métallique, conçu pour


contenir des marchandises en vrac ou emballées en vue de leur
transport sans manipulation intermédiaire ni rupture de charge (en
anglais container). L’unité de mesure normalisée du conteneur est
l’EVP (cf. ce terme). Les conteneurs ont 20, 35 ou 40 pieds, soit
respectivement :
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5,90 m x 2,35 m x 2,39 m et 33,1 m3,


10,54 m x 2,35 m x 2,39 m et 58,9 m3,
12,02 m x 2,35 m x 2,39 m et 67,5 m3.

Cordon littoral : bourrelet (dos) limitant du côté interne la ligne de


rivage et formé de dépôts de plage et d’autres liés au vent.

Corrosion : enlèvement de matière sur une roche par attaque


mécanique ou chimique.

Courant de marée : mouvements horizontaux et réversibles de


masses d’eau dus à la marée.

Croissant de plage : formes d’accumulation liée au va-et-vient du jet


de rive et de la nappe de retrait. Les croissants ont un aspect semi-
circulaire ou triangulaire et orienté vers la mer.

Déflation : mise en mouvement des particules, notamment des sables,


par le vent.

Démaigrissement : concept qui concerne les plages et signifie la perte


de sédiments.

Démersale (espèce) : se dit d’un animal vivant à proximité du fond des


mers.

Dérive littorale : courant engendré par les vagues obliques au rivage,


transportant des sédiments parallèlement à la côte.

Diffraction : changement de direction de la houle lié à un obstacle,


souvent un cap ou une île.

DPM (domaine public maritime) : partie du domaine de l’État concernant


les rivages. Inaliénable mais peut être concédé.

Eaux intérieures : eaux marines en deçà des lignes de base.

Eaux territoriales : cf. mer territoriale.

Écosystème : ensemble des interactions qui lient les organismes et


leur environnement.

Écueil : têtes de roches émergées ou à fleur d’eau.

Effort de pêche : mesure de l’importance du niveau d’exploitation d’un


stock de poisson.

El Niño : oscillation australe du Pacifique affectant les interrelations


océan-atmosphère (en anglais ENSO : El Niño South Oscillation).

Embruns marins : gouttelettes d’eau marines projetées par les


vagues ou soufflées par le vent depuis la mer.

Encoche : petite grotte au pied d’une falaise, due à l’attaque par les
vagues.
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Engraissement : concept qui concerne les plages et signifie le gain de


sédiments.

Éolianite : dune consolidée.

Épi : ouvrage de protection contre l’érosion marine, en bois, en


gabions, en pierre ou en béton, disposé plus ou moins
perpendiculairement au rivage pour piéger les sédiments en transit.

Estran : espace côtier alternativement couvert et découvert par la mer,


en liaison avec le balancement de la marée.

Eustatisme : variation planétaire du niveau des mers soit vers


l’élévation soit vers l’abaissement.

EVP (équivalent vingt pieds) : unité de mesure normalisée de base pour


les conteneurs (en anglais TEU : Twenty foot Equivalent Unit).

Falaise : escarpement côtier qui est au moins partiellement l’œuvre de


la mer.

Falaise morte : falaise ancienne située en retrait du rivage actuel et


soustraite à l’influence directe de la mer.

Feeder : navire collecteur ou navette reliant un port principal à des


ports secondaires

Feedering : pré ou post-acheminement maritime vers ou à partir d’un


port principal (hub, load centre) connecté aux lignes maritimes, à
destination ou en provenance de ports secondaires.

Flèche littorale : langue littorale de sables ou de galets, ancrée à la


terre ferme à une extrémité et se terminant par une pointe libre à
l’autre.

Flot : marée montante et courant de marée correspondant.

Flotte de service : voir pavillon de complaisance.

Front d’eau : ancien quartier d’entrepôts et d’équipements portuaires


ayant généralement fait l’objet d’une requalification urbaine avec
quatre finalités principales : activités tertiaires supérieures (bureaux),
galeries commerciales, récréation et loisirs, équipements culturels (en
anglais waterfront).

Front de mer : dans une station touristique, zone linéaire, en face de


la mer, à haute opportunité foncière et immobilière.

Full Container Ship : navire spécialisé exclusivement dans les


transports de conteneurs.

Ganivelles : palissades constituées par des lattes de châtaignier liées


par du fil de fer galvanisé et servant de fascines pour les sables
transportés par le vent.
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Géosystème : concept naturaliste permet d’analyser la structure et le


fonctionnement biophysique d’un espace géographique tel qu’il
fonctionne actuellement, c'est-à-dire selon son degré d’anthropisation.

GIZC (gestion intégrée des zones côtières) : procédure de gestion qui


se veut cohérente et globale, combinant aménagement,
développement, protection et gestion.

Grau : passe entretenue par la marée, faisant communiquer une


lagune avec la mer.

Habitat artificiel : construction placée en fond de la mer destinée à


restaurer, à maintenir et à développer la diversité des aires de pêche.
On utilise aussi le terme « récif artificiel ».

Halieutique (du grec halieutikos, « pêche ») : relatif à la pêche. On


parle d’espace halieutique et d’espèces halieutiques.

Halonitrophile : se dit d’une plante adaptée qui peut pousser en


bordure de mer et supporte le sel.

Halophytes : espèces végétales adaptées aux sols salés.

Haute mer : espace maritime situé au-delà de la limite externe de la


ZEE.

Herbier : prairie de graminées ou/et d’algues marins qui colonise


l’étage infralittoral et piège les sédiments transportés par les courants.

Holocène : partie de l’ère quaternaire correspondant aux 10 000


dernières années avant le présent.

Hub : plate-forme portuaire ou aéroportuaire d’éclatement de


distribution (port d’éclatement). Dans le domaine maritime, notamment
pour les conteneurs, plate-forme accueillant des navires-mères des
grandes lignes et des feeders faisant la navette avec des ports
secondaires.

Intertidal : espace compris entre le niveau des plus hautes mers et


des plus basses mers dans une mer à marée.

Isobathe : ligne reliant sur une carte les points d’égale profondeur.

Jusant : marée descendante et courant de marée correspondant.

Lagune : plan d’eau (marine ou saumâtre) peu profond, allongé


parallèlement au tracé du littoral et isolé de la mer par un cordon
meuble de sables ou de galets. Dans une lagune se déposent des
sédiments fins d’origine aussi bien continentale que marine.

Laisse de mer : dépôt de végétaux, de débris coquilliers et de détritus


divers laissés par la marée.

LASH (Lighter Aboard SHips) : porte-barges.


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Lège (navire) : navire sur lest, sans cargaison marchande.

Ligne de base droite : ligne qui délimite la mer territoriale côté terre
en cas d’indentation de la morphologie plane du littoral. Cette ligne, qui
ne doit pas excéder 24 mn de longueur, peut être tracée là où la côte
est profondément échancrée en baie ou si un chapelet d’îles existe à
proximité.

Ligne de base normale : ligne qui délimite la mer territoriale côté


terre. Cette ligne correspond à la laisse de basse mer.

Load centre : voir feedering.

LoLo (Lift on – Lift off) : manutention verticale

Lunette : dune d’argiles limitant une lagune.

Malaccamax : norme indiquant la taille maximale d’un navire capable


de franchir le détroit de Malacca, soit 19,8 mètres de tirant d’eau au
maximum

Mangrove : formation végétale de palétuviers sur estrans vaseux de


mers chaudes.

Manutention : activité qui consiste à transférer les marchandises d’un


véhicule à un autre ou un autre lieu. Souvent synonyme de
transbordement (en anglais througput).

Marais maritime : formation s’étendant en grande partie dans l’espace


intertidal, composée de sédiments fins et inondable par la marée,
souvent composée d’une partie nue et d’une autre végétalisée.

Marée : oscillation globale de la mer.

Marnage : amplitude verticale de la marée en un lieu donné.

Mer territoriale (MT) : terme juridique couvrant initialement 3 milles


nautiques au droit d’un État, à partir des lignes de base, élargie
ultérieurement à 12 milles nautiques (mer territoriale élargie). L’État
exerce sa souveraineté exclusive sur la MT. Synonyme : eaux
territoriales.

MIDA (Maritime Industrial Development Area) : voir ZIP.

Mille nautique (mn) : 1,852 km.

Navire-usine : grande unité de pêche équipée pour transformer les


captures à bord. Le navire-usine peut capturer lui-même les espèces
qu’il traite, ou jouer le rôle de base de transformation pour une flottille.

Nebka : petite accumulation de sables liée au vent, de forme allongée


ou en monticule.

NGV : navire à grande vitesse.

OBO (Oil Bulk Ore) : navire mixte pouvant transporter des


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hydrocarbures, des marchandises en vrac, des minerais.

Oekoumène (ou écoumène) : terme dont l’usage en géographie


remonte à l’Antiquité et qui désigne la partie de la terre occupée par
l’homme.

Overfishing : voir surpêche.

Over-Panamax, over-Suezmax : supérieur à la norme spécifiée.

Pacage marin ou pâturage : technique d’aquaculture semi-extensive


qui consiste à lâcher en mer des juvéniles d’élevage d’espèces
migratoires qui grossiront puis reviendront à leur lieu de naissance
pour y être capturés (en anglais sea ranching).

Palangre : engin passif formé d’une longue ligne de surface ou de


fond, elle-même garnie à intervalles réguliers de lignes secondaires
munies chacune d’un hameçon.

Panamax : taille maximale d’un navire capable de franchir le canal de


Panama, soit 80 000 tjb, 52 500 tpl ou 5 000 EVP, et 12 mètres de tirant
d’eau.

Pavillon de complaisance : catégorie de pavillon apparue après la


Seconde Guerre mondiale apparentée aux flottes de service. Pays où
l’immatriculation autorisée à des non-résidents est facile à obtenir, qui
n’impose pas de contrôles importants, ni le respect des conventions
internationales, ni une forte charge fiscale, et attire aussi les armateurs
étrangers par des facilités de rapatriement ou de placements discrets
des bénéfices (en anglais flag of necessity, flag of convenience).

Pélagique (espèce) : qui évolue entre deux eaux. Les espèces


pélagiques (thons, harengs, maquereaux) vivent en pleine eau, mais à
des profondeurs variables en fonction du lieu et du moment, par
opposition aux espèces benthiques et démersales.

Plage : rivage où se déposent des sédiments dont la taille est


supérieure à celle des constituants de la vase.

Plage de poche : petite plage logée entre deux caps rocheux.

Plancton (du grec plagktos, « errant ») : ensemble d’organismes


vivants microscopiques, végétaux (phytoplancton) et animaux
(zooplancton), qui se laissent porter par la masse d’eau.

Plate-forme continentale : partie immergée de la bordure d’un


continent, à pente faible, d’une profondeur inférieure à 200 m, se
terminant par un talus marquant la limite avec les fonds marins.

Plate-forme d’abrasion (ou platier, ou surface d’abrasion marine) :


surface rocheuse aplanie par l’action érosive de la mer, en particulier
au pied d’une falaise.

PLU (plan local d’urbanisme) : en France, procédure de zonage et


réglementaire qui fixe, à l’échelon communal, les règles générales
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d’utilisation du sol qui s’imposent à tous. La plupart des pays ayant


adopté un urbanisme réglementaire par zonage ont des procédures
comparables.

Polder : terme néerlandais synonyme de terre endiguée. Zone gagnée


sur les mers ou les marécages. Le polder est protégé par une digue et
comprend des installations de drainage et de pompage.

POS (plan d’occupation des sols) : en France, procédure de zonage et


réglementaire qui fixait, à l’échelon communal, les règles générales
d’utilisation du sol qui s’imposent à tous. Remplacé, avec modification
par le PLU.

PPP (partenariat public-privé) : voir concession et BOT.

Progradation : avancée du trait de côte en direction de la mer, liée à


des dépôts de sédiments.

Psammophile : se dit d’une plante adaptée à un milieu dunaire.

Quota : tonnage maximal de capture d’une espèce, fixé par les


instances nationales ou supranationales chargées de la gestion des
stocks dans un secteur marin bien défini. Les quotas sont déterminés à
partir des TAC (voir ce mot), puis répartis entre les États, puis à des
niveaux de plus en plus fins : région, port, navire. La mesure des
quotas relatifs à la conservation et à la gestion des stocks de poissons
dont les déplacements s’effectuent tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de
la ZEE (stocks chevauchants) est délicate et controversée.

Rangée : sur un littoral, alignement des ports qui sont en interface


entre la même mer et le même espace continental, sinon le même
avant-pays et le même arrière-pays (en anglais range).

RBD (Recreational Business District) : quartier de commerce et de


loisir, adjacent au front de mer, dans une station touristique. Aire de
concentration des hôtels, restaurants, cafés, salles de spectacle, aires
de loisir, magasins de souvenirs et de vêtements de sports, agences
de voyage et de location de voiture, et autres commerces, services et
attractions destinés d’abord aux visiteurs.

Récif corallien : construction infratidale constituée par des colonies de


polypiers associés à d’autres organismes calcaires.

Réflexion : renvoi des vagues par un obstacle, souvent une falaise,


une digue ou un mur.

Réfraction : changement de direction progressif de la houle. En


s’approchant de la côte, les crêtes tendent à devenir de plus en plus
parallèles avec les isobathes.

Régression marine : événement planétaire majeur qui se manifeste


par une émersion étendue d’aires marines littorales.

Risque : événement dommageable, doté d’une certaine probabilité,


conséquence d’un aléa naturel survenant dans un milieu vulnérable. Le
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risque résulte donc de la conjoncture de l’aléa et d’un enjeu.

RoRo (Roll on – Roll off) : manutention horizontale par transroulage,


par une porte-passerelle.

Schorre : espace de marais maritime, végétalisé et limitant la slikke.

SCOT (schéma de cohérence territoriale) : en France, outil au service


de l’aménagement du territoire, à l’échelon supra-communal,
permettant de coordonner et d’encadrer les politiques publiques et les
projets d’aménagement. Se substitue partiellement aux SD.

SD : schéma directeur. Remplacé, avec modification, en France, par le


SCOT.

Sea ranching : voir pacage marin.

Sebkha : terrain plat et salé, couvert d’une végétation rase, inondé en


hiver, asséché en été dans les régions à tendance aride.

Siffle-vent : brèche taillée par le vent dans une dune ou dans une
avant-dune.

Skipper : capitaine.

Slikke : partie inférieure d’un marais maritime, nue et alternativement


émergée (pendant la marée basse) et immergée (pendant la marée
haute).

SMVM (schéma de mise en valeur de la mer) : procédure française


d’aménagement intégré d’une portion de zone côtière.

Société halieutique : société de pêcheurs (cf. halieutique).

Station touristique : localité à forte intensité touristique créée ex nihilo


dans ce but ou résultat de l’intensification touristique d’une ville (en
anglais tourism resort).

Subsidence : affaissement lent de la topographie.

Suezmax : norme indiquant la taille maximale d’un navire capable de


franchir le canal de Suez, soit 20 mètres de tirant d’eau. La norme
Suezmax tend à se rapprocher de la norme Malaccamax.

Superpétrolier : navire géant spécialisé dans le transport du pétrole


(en anglais supertanker).

Surpêche : exploitation des ressources biologiques d’une espèce au-


delà de la capacité de renouvellement (en anglais overfishing).

TAC (Total Allowable Catches) : prises maximales admissibles (d’où


l’emploi parfois du sigle PMA), soit la quantité de captures qu’un stock
de poisson peut tolérer sans être mis en danger.

Tectonique : ensemble des déformations qui affectent un bâti rocheux.


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Terminal : unité fonctionnelle d’un port, polyvalente ou spécialisée


(terminal pétrolier, minéralier…).

Terminal dédié : terminal attribué à un manutentionnaire qui en est


propriétaire ou gestionnaire, et qui peut l’affecter en priorité à un seul
armement.

Terrigène : qualifie des sédiments provenant de l’érosion des terres


émergées.

TEU (Twenty foot Equivalent Unit) : voir EVP.

Thermocline (du grec thermos, « chaud » et klinein, « incliner ») :


couche d’eau marine située à des profondeurs variables et
caractérisée par une variation rapide de température. Elle constitue un
front hydrothermique, véritable barrière pour de nombreuses espèces
de poissons. Il existe des thermoclines permanentes et des
thermoclines saisonnières.

Tjb (tonneau de jauge brute) : volume intérieur compris entre la coque


et le pont augmenté du volume intérieur des constructions existant sur
ce dernier.

Tjn (tonneau de jauge nette) : volume utilisable à des fins


commerciales pour les passagers et les marchandises (à l’exclusion
des volumes affectés aux machines, au service de l’équipage et à la
conduite du navire).

Tombolo : flèche simple, double ou triple, formant un isthme reliant


une île.

Tonneau : unité de volume qui correspond aujourd’hui à 100 pieds


cubes ou 2,83 m3. Le terme vient d’un usage ancien qui consistait à
mesurer la capacité d’un navire par le nombre de barriques qu’il
pouvait transporter.

Tpl (tonne de port en lourd) : charge maximale qu’un navire est


autorisé à porter. La tonne est une unité de poids de 1 000 kg (tonne
métrique), de 970 kg (short ton des États-Unis), de 1 016 kg (long ton
des Britanniques). Ne pas confondre tonneau (volume) et tonne
(poids).

Trait de côte : ligne qui marque le contact entre la mer et la terre.

Transbordement : transfert de marchandise de navire à navire.


Souvent, par extension, synonyme de manutention (en anglais
transhipment).

Transgression marine : événement planétaire majeur qui se


manifeste par une submersion étendue d’aires continentales.

Transgression post-glaciaire : avancée planétaire de la mer, liée à


une élévation de son niveau de l’ordre de 120 m, à la fin de la dernière
période glaciaire. Commencée il y a 15 000 ans environ, elle s’est
terminée il y a environ 6 000 ans.
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Triptyque portuaire : avant-pays maritime/port/arrière-pays terrestre.

ULCC (Ultra Large Crude Carrier) : navire géant de plus de 300 000 tpl.

Upwelling : remontée d’eaux profondes en compensation d’un déficit


superficiel provoqué surtout sur les façades orientales des océans, par
les alizés qui repoussent les eaux littorales vers le large. La remontée
des sels minéraux nutritifs rend les secteurs d’upwelling fertiles en
plancton et en petits pélagiques planctoniques (anchois, sardines…).

VLCC (Very Large Crude Carrier) : navire géant d’environ 200 000 tpl.

ZEE (zone économique exclusive) : secteur maritime situé au-delà de la


mer territoriale et adjacente à elle, s’étendant jusqu’à deux cents milles
nautiques des côtes de l’État riverain. À l’intérieur de cette zone, l’État
possède des droits souverains en matière de gestion des ressources
(vivantes ou non) des eaux, du fond et du sous-sol marin.

ZIP (zone industrialo-portuaire) : espace portuaire qui accueille, sur de


vastes superficies aménagées, des industries (généralement lourdes)
dites « sur l’eau » (en anglais MIDA, Maritime Industrial Development
Area).

Zone contiguë (ZC) : terme juridique. Bande maritime s’étendant au-


delà de la mer territoriale (MT) sur laquelle l’État côtier exerce des
droits justifiés par ses impératifs de sécurité douanière, fiscale,
sanitaire, militaire. La ZC a été fixée à 12 mn au-delà de la mer
territoriale.

Zone de protection de la pêche (ZPP) : zone où l’État côtier exerce


uniquement les droits relatifs à la gestion et à la conservation des
ressources biologiques.

Zone de protection écologique (ZPE) : zone où l’État côtier exerce


uniquement les droits relatifs à la protection et la préservation des
milieux marins.