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LA CRISE DES ANNEES 70 ET SES


REPERCUSSIONSc
Eric Le Barbu
Lycée Pierre Poivre, à Saint Joseph ( île de la Réunion)
Nouvelle adresse : eric.le-barbu@wanadoo.fr c

INTRODUCTIONcc

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Conjoncturelle, la crise devient structurelle c!"!
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UNE CRISE CONJONCTRELLE
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A/ Les chocs pétroliers et leurs effets économiques cc

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^ Un climat inflationniste dans les années ^cc


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- Un essor sans précédent du chômage à partir des années
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B/ Les conséquences sociales de la crise. cc

^ Une quadruple redistribution des richesses s'opère .cc

- Au plan international: de l'Occident vers les Etats producteurs de


pétrole notamment le Moyen Orient qui accumule les pétrodollars (
années 1970 ), puis vers les NPI d'Asie ( années 1980 / 1990
):Taiwan, Corée du Sud, Singapour...cc

- Au plan national : des travailleurs vers les rentiers. Les salariés qui
ne disposent que des revenus de leur travail s'appauvrissent. Au
contraire, ceux qui disposent d'une épargne ou d'un capital financier
s'enrichissent dans des placements boursiers ou monétaires. Les
bourses du monde entier sont florissantes dans les années 1980 qui
sont "l'âge d'or des rentiers". Mais la spéculation provoque, en Octobre
1987, un krach boursier qui secoue New York, Tokyo, Londres et Paris.cc

- Au plan industriel; des entreprises qui préservent l'emploi vers celles


qui délocalisent: pour échapper aux charges sociales qui doublent le coût
du salaire, les entreprises se partagent entre deux stratégies:cc

- Certaines choisissent de se maintenir en réduisant leurs coûts: elles


"substituent du capital au travail" ( investissement n nouvelles machines
) pour réduire leur personnel, donc leurs charges sociales. Elles
procèdent ainsi à des licenciements partiels.cc

- D'autres se délocalisent, c'est-à-dire transfèrent leurs unités de


productions dans les pays à faible salaire. Elles licencient leur
personnel, mais augmentent leurs marges bénéficiaires sans
investissement important et placent leurs excédents dans des
placements spéculatifs. De 1989 à 1994, l'investissement productif en
France baisse de 33 %.cc

- Au plan politique: des citoyens vers les administrations étatiques ou


supra-nationales ( dans les années 1990, le budget de l'Union
européenne de Bruxelles augme nte de 6 % par an, soit trois fois plus
vite que le PNB des Etats membres de l'Union. )cc

L'indemnisation des nouveaux chômeurs creuse les déficits sociaux ( "le


trou de la sécurité sociale" ); pour les combler, de nouveaux impôts
apparaissent: ainsi, en France: impôt sur les grandes fortunes instauré
en 1981 par le gouvernement Mauroy; cotisations sociales généralisées (
CGS ) et TVA sur les taxes locales ( un impôt frappant un autre impôt !
) établies par le gouvernement Rocard. Le poids des prélèvements
obligatoires des Etats et de l'Union européenne s'alourdit sans cesse;
en France, il dépasse 45 % du PNB.cc

- Une société à trois vitesses apparaît.c c

Le chômage creuse les inégalités sociales qui s'étaient résorbées dans


les années 1960 et 1970. Une nouvelle stratification sociale apparaît:
elle comporte 3 étages.cc

- Au sommet, les privilégiés ( lite du secteur privé, de l'administration,


classe politique, classe médiatique ): leur important capital financier,
culturel et relationnel leur permet de bénéficie r d'augmentations réelles
de revenus de 6 à 7 % par an.cc

- A l'échelon intermédiaire, les classes moyennes dont les salaires


stagnent ou progressent d'environ 1% par an. Une partie parvient à
arrondir ses e revenus par des placements ( SICAV monétaires... )
rapportant de 10 à 20 % de leur salaire.cc

- En bas, les exclus: ce sont des chômeurs, mai aussi des personnes
seules ou âgées dépourvues de ressources, des SDF... Ils constituent
"les nouveau pauvres" et ne survivent que grâce à l'aide sociale et aux
associations charitables. Le chômage entraîne une recrudescence des
sentiments identitaires et xénophobes et une montée du sentiment
d'insécurité.cc
Œ Un effondrement démographique inédit en temps de paix .cc

Dés 1975, les taux de fécondité chutent dans les pays occidentaux.
Une nouvelle baisse intervient dans les années 1990: 1,6 enfant par
femme en 1993 en France, 1,2 dans l'Europe du Sud. La langueur
démographique plusieurs effets.cc

- le renouvellement des générations n'est plus assurécc

- la consommation de biens domestiques fléchitcc

- le vieillissement de la population s'accentue cc

- le financement des retraites est compromis, d'où la nécessité de


reculer l'âge de la retraite ( le gouvernement Balladur, en, 1993,
recule de 3 ans l'âge de la retraite )cII/
LE DEFI DU
CHOMAGE: REPONSES ET INTERROGATIONS cc
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A/ Les réponses des années 1970 / 1980 cc

^ Les politiques keynésiennes montrent leurs limitescc

Toutes les tentatives de relance de l'activité par la consommation et la


revalorisation des bas revenus échouent:cc

Ainsi, la relance Ford-Carter de 1974-1980 aux Etats Unis, la relance


Fourcade de 1974-1975 et la relance Delors de 1981-1992 en France,
la relance Myazana au Japon en 1992. cc

- Les politiques libérales et monétaritescc

Elles sont préconisées par les économistes de l'école de Chicago (


autour de Milton Friedman ) recommandant d'assoupir les contrôles de
l'Etat ( déréglementation, privatisations ) et d'assurer une progression
modérée et régulière de la masse monétaire par le biais des taux
d'intérêts . Elles inspirent l'action de Reagan et Buch aux Etats Unis
(1980-1992 ), de Margaret Tatcher ( 1979-1990) en Grande Bretagne
et donnent des résultats mitigés:cc

Appareil industriel se restructure mais le retour au plein emploi reste


très partiel.cc

La déréglementation Nakasone ( 1982 -1988 ) au Japon réussit mais


débouche sur une "bulle spéculative" dangereuse. cc

Œ Les politiques monétaires soulignent les divergences d'intérêt des


pays occidentaux.cc

Dans les années 1980, la France espère redresser sa balance


commerciale en dévaluant le Franc à 3 reprises ( dévaluations Delors de
1981, 1982, 1983 ). C'est un échec. Son successeur Pierre Bérégovoy
adopte une politiques inverse de "franc fort" qui aboutit, en 1993, à un
nouvel échec ( chômage accru et lourd déficit budgétaire ).cc

Dans un monde ouvert ( libre échange mondial ), les politiques


monétaires des pays de stature moyenne son tributaires des pays
leaders:cc

Ainsi, dans les années 1990, les taux d'intérêts français doivent
s'aligner sur les taux allemands que la Bundesbank ( banque fédérale,
en abrégé "buba ") maintient délibérément élevés pour juguler les
menaces d'inflationnistes provoquées par la réunification allemande de
1990.cc

B/ Les interrogations des années 1990cc

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^ La politique mondialiste des dirigeants occid entauxcc

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!cLes accords de Genève ( 1993 ) et de Marrakech ( 1994 ) c!


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2/ Les réticences des opinions publiquescc

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Lycée Pierre Poivre, à Saint Joseph ( île de la Réunion)
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