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Comment vivre sa vie ou sa foi chrétienne

dans la communauté et dans la société


1. il faut être un chrétien né de nouveau
Avoir reçu christ comme son seigneur et
sauveur personnel
2. connaitre l’importance de la personne
humaine
Toute personne humaine est créée à l’image
de Dieu1. Le respect de l’être humain doit
demeurer notre priorité.
L’être humain a non seulement des droits
mais aussi des devoirs envers la communauté.
Voilà pourquoi, en tant que chrétiens, nous
dévons travailler au bien commun et refuser
toute forme d’individualisme qui détruit le
vivre
3. Être serviteur
Nous sommes disciples de Jésus-Christ, qui a
été au milieu des hommes comme un serviteur
(Jean 13:14-15). C’est en serviteurs que nous
voulons prendre notre place dans la société
dont nous faisons partie, attentifs aux besoins
et aux détresses de notre monde.
Chrétiens et citoyens, nous sommes
convaincus que l’Évangile garde toute sa
pertinence pour la société d’aujourd’hui. Nous
ne voulons ni nous désintéresser de la cité, ni
lui imposer nos convictions, mais nous ne
saurions l’aimer et la servir sans dialoguer
avec le monde, faire entendre notre voix et y
prendre des responsabilités.
4. être appelés à être une lumière dans le
monde (Mat. 5:14 et 16; Phil. 2:15). Le sel de
la terre Mat 5. 1313. En outre, tous les
croyants sont exhortés à ne pas haïr tous (ou
du moins certains de) nos semblables (Mat.
5:43-44; Éph. 5:29; I Jean 2:9-11; 3:15; 4:20).
Bien sûr, il peut être nécessaire de marquer sa
différence avec le monde, là où le monde est
en totale opposition aux convictions
chrétiennes. Il y aura des situations où, sur
base de notre foi, nous nous opposerons contre
des tendances de la société, mais cela n’est pas
notre attitude de base : nous sommes des
‘étrangers et voyageurs sur la terre’ (Héb.
11:13), mais nous sommes engagés là où nous
sommes.
5. l’amour du prochain doit nous amener
. La justice et la paix que le Christ nous
demande de manifester est un engagement qui
peut prendre de multiples formes :

La paix est, elle aussi, au coeur de la volonté


de Dieu pour les hommes, et inséparable de la
Justice. On ne peut parler de paix là où il y a
oppression ou exploitation et sa recherche
pourra, paradoxalement, être source de conflit.
Appelés par le Christ à être ouvriers de paix,
les chrétiens portent dès lors la responsabilité
de ne pas fuir devant les conflits, mais de
travailler à leur résolution, par exemple en
refusant d’entrer dans le cycle de la violence.
De façon plus générale, parce que l’amour du
Christ nous pousse, nous voulons travailler à
améliorer la qualité des relations
interpersonnelles dans la société, tant au
niveau local que plus largement, par nos
paroles et nos actes, pour le bien de la
communauté humaine.

Comment vivre notre foi chrétienne dans le


monde actuel ?
Le chrétien est envoyé par le Christ dans le
monde
S le chrétien, ou disciple de Jésus Christ, est
dans le monde parce qu’il y est envoyé pour
rependre l’amour de Dieu pour toute créature.
Le chrétien s’abstient de juger
Le disciple vit sa foi chrétienne dans le monde
actuel, comme dans les époques précédentes,
en suivant les commandements divins, en
s’abstenant de juger, en se montrant
miséricordieux comme le Père céleste est
miséricordieux, en priant pour tous les
hommes et pour la création entière, en
s’offrant continuellement en sacrifice de
louange à Dieu et au prochain ; par le jeûne
total ou par l’abstinence il contribue à la
libération du monde. Non seulement il
s’abstient de ce qui n’est pas nécessaire au
soutien du corps, mais il se montre libre à
l’égard des passions (= tendances à se préférer
soi-même à Dieu et au prochain) et du péché
(= ce qui sépare de l’amour de Dieu).
Le chrétien manifeste dans le monde la paix
divine
C’est par sa sainteté, que le chrétien vit dans le
monde de façon agréable à Dieu et qu’il aide
ceux qui l’entourent, les console par l’amour
divin et leur donne la joie du Christ. Cela
suppose que le chrétie n, homme de paix
divine, passe de longs moments de prière à
s’approcher du Christ et à se remplir de son
amour. Plus il sera uni à Jésus Christ et, par
lui, au Père, dans le saint Esprit, plus il sera
proche des autres humains, de leurs
préoccupations, de leurs joies et de leurs
peines.
Le chrétien témoigne du Christ par son
exemple
Le disciple du Christ vit sa foi dans le monde
en en témoignant à tout moment, par
l’exemple surtout, mais également par ses
paroles et les conseils qu’il prodigue avec
humilité à son entourage. Avec courage
charismatique (= inspiré de la grâce du saint
Esprit), il témoigne des grands faits divins : la
création (= commencement absolu voulu par
Dieu) du monde, l’incarnation (= Dieu devenu
chair, devenu homme) de la Parole (le Verbe,
le Fils unique du Père, Jésus Christ), la mort
volontaire et la résurrection de Jésus, sa
glorification à la droite du Père, son envoi du
saint Esprit sur ceux qui croient en lui, sa
venue glorieuse à la fin de l’Histoire.
Par son disciple le Christ se rend présent
dans son monde
Suivant les paroles de Jésus Christ, son
disciple n’est pas « du monde » (il prend son
inspiration, non dans la culture ambiante, mais
dans la sagesse de l’Eglise) : il est toutefois «
dans le monde », comme un ferment de la
sagesse divine. Cela veut dire qu’il agit, en
tant que citoyen du monde, pour faire valoir
l’enseignement de son Maître, dans le domaine
social, dans le domaine politique, économique
ou écologique : principalement en prenant la
défense de l’être humain considéré comme une
personne créée (= identité absolue totalement
unie aux autres personnes) à l’image de Dieu
qui est une personne incréée. Non seulement le
chrétien est dans le monde comme messager
de Jésus Christ, mais il porte le Christ en lui-
même : par lui le Christ se rend présent dans
son monde.
Le chrétien, sanctifiant sa vie par la Foi et
l’invocation du saint Esprit, et en faisant la
volonté de Dieu, est au service de tous les
hommes et de la création tout entière ; il est,
en ce sens, le plus utile des humains et des
citoyens.
.
D'autre part, il est juste que chaque
chrétien se considère comme ambassadeur
du Christ dans l'entier de sa vie et de ses
activités. Toute relation, tout cercle d'amis
peuvent être l'occasion de témoigner de la
foi, Comment vivre l’amour et la grâce en
famille, à l’église, dans la société?
N°1
Un vrai challenge à relever !

Comment ?

Amour et Grâce : voilà le fondement et le


moteur de toute bonne relation
Comme exemple dans la Bible nous trouvons

• l’image de la relation entre Dieu le Père et


Jésus, le Fils : " Dieu aime le Fils " (Jean
3,35),
• l’image entre Dieu et les peuples : " Dieu a
tant aimé le monde " (Jean 3, 16),
• l’image de la relation entre le Seigneur et
ceux qui croient " Christ nous a aimé, s’est
livré lui-même ".
C’est l’amour dont Dieu nous aime qui nous
appelle à l’aimer en retour et à aimer notre
prochain.

" …tu aimeras le Seigneur ton Dieu…, tu


aimeras ton prochain comme toi-même "
(Marc 12, 29-31).

1. Comment vivre pratiquement l’amour et


la grâce ?

Famille
Dans le couple, c’est l’amour et le respect
réciproques qui seront le fondement de la
relation mari et femme (Eph 5, 22, 25, 28, 33).
Quelques façons de se manifester
concrètement l’amour :

• passer du temps ensemble et avoir quelques


activités communes,
• se parler de son vécu au quotidien, de ses
soucis, de ses espoirs, de ses rêves,
• se réserver de temps à autres des soirées
privilégiées,
• rester attirant l’un pour l’autre,
• vivre joyeusement une vie sexuelle
harmonieuse qui répond aux désirs et besoins
de chacun,
• Se dire et se redire souvent « je t ‘aime ».

S’il y a des enfants c’est cette harmonie qui va


leur donner la sécurité nécessaire pour
construire leurs vies. Ils sont des êtres en
devenir qui ont des besoins fondamentaux
d’amour, de sécurité, d’appartenance.

Cela veut dire :


• accepter l’enfant tel qu’il est,
• l’aimer pour ce qu’il est et non pour ce qu’il
fait,
• passer du temps avec lui pour l’écouter,
• s’intéresser à ses centres d’intérêt,
• savoir aussi poser les limites.

L’enfant se sentira en sécurité, il sentira qu’il


compte, qu’il a de la valeur et cela
développera chez lui la confiance dans les
autres et en Dieu.

Eglise
Dans cette sphère, c’est l’amour fraternel qui
est le fondement des relations entre chaque
membre de l’Eglise. Relisons la 1er épître de
Jean .

L’apôtre affirme et insiste pour nous faire


comprendre que c’est vraiment le plan de Dieu
que nos relations soient basées sur " l’amour
que Dieu verse dans nos cœurs " et que nous
avons à nous manifester les uns aux autres. Il
dit même que l’amour entre nous est une
preuve que nous aimons Dieu (1 Jean 4, 20-
21).

Il est essentiel de vivre la grâce au sein de


l’église en pratiquons le pardon réciproque.
C’est une faveur non- mérité, que nous avons
tous reçue de Dieu.

Ephésiens 4. 7 : " Mais a chacun de nous la


grâce a été donnée selon la mesure du don de
Christ ".

C’est un manque de grâce qui divise nos


familles et nos églises.

Société
C’est un privilège que Dieu nous a donné de
transmettre cet amour-là où nous vivons dans
nos villages, nos villes, notre lieu de travail,
notre société toute entière.
Elle concerne toutes les relations de collègues,
voisins, amis, relations sociales, scolaires,
professionnelles, politiques.
Quelques exemples :
• pratiquer l’entraide avec les voisins,
• participer aux fêtes du village,
• s’intégrer dans une association laïque

Aimer son prochain reste toujours la norme


quelles que soient nos relations.

Toutes les relations, qu'elles soient, dans la


famille, dans l’église dans la société
s’inscrivent dans un cadre déterminé. Pour
fonctionner tout groupe possédé une
organisation dans laquelle le rôle, la fonction,
l’autorité, les responsabilités de chacun sont
clairement définis.

2. Responsabilité de chacun dans ces trois


domaines

Famille
Le mari est le chef du foyer.
La femme est son vis-à-vis, son aide, son
“Ezer”, mot hébreu, utilisé dans le texte de
Genèse 2.18 et dans le Psaume 46. 2.
Ensemble ils tracent les objectifs pour leur
famille et le mari a la responsabilité devant
Dieu de coordonner des régles de
fonctionnement claires pour qu’ils soient
atteints (Eph. 5).
L’un et l’autre ont une place, un rôle, des
missions différentes et sont responsables de les
remplir dans un respect mutuel (Tite 2, 1-8).
Les parents ont autorité sur les enfants. Ils ont
la charge de les éduquer, de les former, de les
enseigner pour les amener à être des adultes
libres, indépendants, responsables, confiants et
épanouis dans leur relation à Dieu et aux
autres. Ils posent les repères, les jalons et les
limites qui lui permettent de savoir comment
et où se diriger. C’est le premier sens de la
discipline.
Ils doivent veiller à ne pas user d’une autorité
mal comprise et abusive qui pourrait les
décourager (Col 3, 21).
Les enfants sous l’autorité des parents leur
doivent obéissance. Les enfants adultes sont
exhorter à honnorer et respecter leurs parents.
(Eph 6, 1-3).

Eglise
Les pasteurs et les anciens ont une grande
responsabilite devant Dieu.

“ Comme des bergers, prenez soin du troupeau


de Dieu qui vous a ete confie. Veillez sur lui,
non par devoir, mais de plein gré, comme Dieu
le ésire. Faites-le, non comme si vous y étiez
contraints, mais par dévouement. N’exercez
pas un pouvoir autoritaire, sur ceux qui ont
été confiés à vos soins, mais soyez les modèles
du troupeau.” 1 Pierre 5. 2-4
Quelle responsabilité d’être un responsable
dans l’église! L’autorité ne s’impose pas, elle
se gagne.
Ces relations voulues par Dieu ne peuvent
fonctionner que si elles se réalisent “dans la
soumission les uns aux autres dans la crainte
de Christ” (Eph 5, 21).

Société
Quant aux autorités qu'elles soient politiques,
sociales, scolaires, professionnelles, sportives,
associatives... la régle générale est de prier
pour eux, de les respecter; et de leur être
soumis, s’ils ne nous demandent pas d’agir en
contradiction avec ce que Dieu nous demande
(Ro 13, 1-7). L’écriture met une limite si les
autorités sont contre Dieu ; “obéïr à Dieu
plutôt qu’aux hommes” (Actes 5, 29).
Une précision quant au mot “soumission”
connoté très négativement, il doit être compris
non comme oppression, écrasement mais
comme respect de la position de l’autre.
Dans le cadre des relations scolaires, soyons
des modèles pour nos enfants en respectant
nous-mêmes le corps enseignant et en leur
apprenant dèjà à respecter cette première
autorité qu’ils rencontrent dans la société.
Les relations dans le travail, salariés et
dirigeants décrites par Paul dans les textes
d’Eph 6, 5-9 et Col 3, 22-25, nous rappelle que
nous devons bien faire notre travail.

Les associations ne peuvent fonctionner,


qu’avec un président ou un responsable qui
coordonne les activités et est garant de l’ordre
et de la place de chacun.

3. Dialogue et Ecoute sont les éléments


essentiels pour bien vivre ensemble dans la
famille, église et societé

Ce sont deux autres attitudes intimement liées


l’une à l’autre qui favorisent largement le bien
vivre ensemble. Se parler les uns les autres,
s’écouter, dialoguer, parler clairement des
situations vécues évite bien des “mal-
entendus”:

Voici les attitudes a développer pour garantir


les bonnes relations en famille, dans l’église et
en societé :

• se respecter,
• être compréhensif,
• écouter sans juger,
• lutter contre les préjugés,
• considérer l’autre “supérieur à soi-même”,
• désirer le bien de l’autre.

4. Résolution des Conflits et Pardon vont


determiner la qualité de nos relations

Notre égocentrisme nous pousse souvent à


penser à nous-même, à nos désirs égoistes, et
cela engendre les conflits dans nos relations
humaines (famille, église, societé) Jér 17, 9 et
Jc 4, 1.

Le non-respect des droits et des devoirs de


chacun, une mauvaise attitude de dialogue et
d’écoute, entrainent irritations, malentendus,
conflits, discordes, rivalités, jalousies, colère,
et un grand découragement.

S’il y a un chemin à suivre pour gérer la colère


(Eph 4, 26), il faut dialoguer et essayer de
trouver un compromis, puis décider de
pardonner réciproquement.

Dieu est un Dieu de pardon. Il l’a manifesté en


envoyant son fils Jésus-Christ, qui par son
sacrifice à la croix garantit le pardon de Dieu à
tous ceux qui mettent leur foi en Lui.
Le Seigneur nous demande de pardonner
comme nous avons été pardonnés (Co, 3, 13 ;
Ep 4, 32).

Quelques mots sur le processus du pardon :

• pardonner est tout d’abord un acte de volonté


• reconnaître l’offense qui nous a été faite, la
blessure, la perte que nous en éprouvons et la
nommer; ainsi nous savons ce que nous
pardonnons
• accepter la perte qui nous a été infligée et que
nous vivons (par exemple : perte d’un être cher
dans un accident de voiture, honneur bafoué
dans une situation de calomnie, amitié perdue,
biens matériels détruits, etc...)
• choisir de renoncer au droit de se venger et
décider de pardonner
• si possible se réconcilier, si l’offenseur ne s’y
oppose pas.

“ Autant que possible, et dans la mesure ou


cela dépend de vous, vivez en paix avec tous
les hommes.” ( Romains 12,18).

Quel est le devoir d'un vrai chrétien envers


son souverain ?
Il doit honorer le souverain et lui obéir avec
crainte, non seulement à celui qui est bon et
équitable, mais même à celui qui est dur. I
Pierre II.17-18, Ephésiens VI.5-7.
Quelles sont ses obligations envers ceux qui
sont chargés du gouvernement ?
Il doit être soumis aux puissances qui
gouvernent, non seulement par crainte, mais
aussi à cause de sa conscience. Romains
XIII.1-5
Comment doit-il se conduire envers ceux qui
dépendent de lui ?
Il doit par dessus tout prendre soin de leur
bonheur éternel, les élevant dans la crainte et
dans la doctrine du Seigneur; il est tenu de
maintenir parmi eux la justice et une égale
union; de leur témoigner de l'affection, de se
conduire envers eux sans dureté, sachant que
tous ont un maître commun dans le ciel,
devant lequel il n'y a point d'acception de
personne. Ephésiens VI.4-9, Colossiens IV.1.
Quelle doit être la conduite du vrai chrétien
avec les hommes en général ?
Il doit les aimer tous pour Dieu, leur souhaiter
à tous tout le bien en lui, et les secourir autant
qu'il le peut.
Dans quelles dispositions doit-il être à l'égard
de ses ennemis, envers ceux qui le haïssent,
qui le maudissent et le persécutent ?
Il doit aimer ses ennemis, bénir ceux qui le
maudissent, faire du bien à ceux qui le
haïssent, et prier pour ceux qui le persécutent,
et qui veulent sa perte. Matthieu V.44.
Est-ce qu'il ne suffit pas d'aimer ceux qui
nous aiment, nos parents, et de faire du bien
à ceux qui en seront reconnaissants, et de qui
nous pouvons en attendre la récompense ?
Quelle vertu y a-t-il à aimer ceux qui nous
aiment, à faire du bien à ceux qui nous en font,
à donner pour recevoir, ou en vue de la
reconnaissance, ou de quelque profit ? C'est ce
que font les hommes pécheurs qui ne suivent
que leur amour-propre, leur orgueil, leur
avarice; mais ceux qui aiment leurs ennemis,
qui font le bien sans espérer qu'il leur en
reviendra rien, ceux-là se comportent comme
de vrais enfants du Père céleste, qui est bon
envers tous; et ils l'imitent dans sa miséricorde.
Luc VI.32-36.
Comment le vrai chrétien doit-il se conduire
avec ceux qui viennent demander et solliciter
?
Il ne doit point refuser à celui qui vient pour
emprunter de lui, il doit donner à celui qui
demande; et, quand il fait l'aumône, il doit la
faire de manière que sa main gauche ignore ce
que fait sa main droite, c'est-à-dire sans aucune
vanité, avec toute la discrétion possible, et
avec un entier oubli de retour sur lui-même, la
faisant uniquement par un motif d'amour de
Dieu et du prochain.
Les vrais chrétiens doivent observer cette règle
dans toutes les bonnes oeuvres qu'ils font; ils
doivent aussi prier en secret, s'oindre la tête en
jeûnant et se laver le visage, comme il est dit
dans l'Evangile, et observer tout ce qui a passé
en usage dans la société, soit dans leur manière
de se vêtir, soit dans leur maintien, dans leur
manière de vivre, et dans toutes les choses
semblables, évitant jusqu'à l'apparence de
l'affectation. Matthieu V.42, VI.3-6.
Quelle conduite un vrai chrétien doit-il tenir
envers celui qui veut entrer en procès avec
lui, et le priver de ce qui lui appartient ?
Si quelqu'un veut lui intenter un procès, et lui
enlever son habit, il doit lui donner encore sa
chemise; et si quelqu'un désire de lui qu'il
l'accompagne une lieue, il doit en faire deux;
c'est-à-dire il doit, par l'esprit d'une humilité
sans bornes, sacrifier à la charité, lui, son être,
et tout ce qui lui appartient. Matthieu V.40-41
Que doit-il faire à celui qui l'outrage ?
Supporter l'offense avec une patience
inviolable, et être prêt à en souffrir une plus
grande encore, par amour. Matthieu V.39
Quelle est la règle que le vrai chrétien doit
suivre pour remplir ses devoirs envers la
patrie ?
Le vrai chrétien, qui sait que non seulement
toutes ses actions et toutes ses paroles, mais
chacune de ses pensées, chacun de ses regards
et de ses soupirs peuvent contribuer à étendre
le royaume de Dieu, ou lui porter obstacle, et
qui a sans cesse ces considérations devant les
yeux doit, dans tout ce qu'il fait, se souvenir
que par lui peuvent se manifester la justice ou
la miséricorde du Seigneur, dont la volonté lui
doit être plus précieuse que toute autre chose.
Quels sentiments doit-il avoir envers ses père
et mère ?
Il doit les respecter, leur obéir et les aimer
Ephésiens VI.1-2, mais d'un amour qui ne
l'éloigne pas de Jésus-Christ qui a dit : "Celui
qui aime son père et sa mère plus que moi n'est
pas digne de moi, et qui aime son fils, ou sa
fille, plus que moi n'est pas digne de moi"
Matthieu X.36-37.
 Comment rester pur dans le monde
d'aujourd'hui ?

 Comment le chrétien peut-il


rester pur dans le monde d'aujourd'hui ?
 Quelle sera sa position face à ce
que dit la Bible en ce qui concerne le
péché, la sexualité, la pudeur, le mariage ?
 Et que faire s'il s'est laissé
surprendre et peut-être entraîner par le
courant ?
 Dans cet article, des réponses
sont apportées à chacune de ces questions
en présentant très brièvement :
 - ce que le monde pense
 - ce qu'en dit la Bible
 - des objectifs à
atteindre avec le secours du Seigneur.

 « Je vous ai écrit, jeunes gens,


parce que vous êtes forts, et que la parole
de Dieu demeure en vous, et que vous
avez vaincu le Méchant. N'aimez pas le
monde, ni ce qui est dans le monde : si
quelqu'un aime le monde, l'amour du
Père n'est pas en lui » (1 Jean 2 : 14, 15).

 « Comment un jeune homme


rendra-t-il pure sa voie ? Ce sera en y
prenant garde selon ta parole » (Ps. 119 :
9).

 « ...Que vous ne marchiez plus


comme marche le reste des nations, dans
la vanité de leurs pensées : ils ont
l'intelligence obscurcie, ils sont étrangers
à la vie de Dieu... » (Eph. 4 : 17, 18).

 « Votre adversaire, le diable...


rôde autour de vous, cherchant qui
dévorer. Résistez-lui, étant fermes dans la
foi » (1 Pier. 5 : 8).

 « Toi donc, mon enfant, fortifie-


toi dans la grâce qui est dans le Christ
Jésus » (2 Tim. 2 : 1).


 La position du chrétien dans le monde

 Un guide : la Parole de Dieu


 Nous vivons dans une


société où règne une grande ignorance de
la Bible. Celle-ci est souvent assimilée aux
écrits des fondateurs de « religions ». On
en parle à l'occasion, on fait des films de
scènes bibliques mais, pour la plupart de
nos contemporains, la Bible a perdu le
caractère sacré de Parole de Dieu. Elle est
considérée comme un livre d'histoire
ancienne ou même comme un recueil de
légendes. Ayant mis de côté la Bible, notre
civilisation est-elle encore chrétienne ?

 Oui, la Bible parle elle-


même. Elle affirme que toute Ecriture est
inspirée de Dieu, et qu'elle est utile (2 Tim.
3 : 16). Le Saint Esprit la rend vivante et
efficace pour le croyant (1 Cor. 2 : 14)
comme aussi pour toucher un inconverti
(Act. 8 : 35). Ainsi on constate que
quelqu'un de droit et d'honnête, en lisant la
Bible sans préjugés, ressent que Dieu
l'interpelle personnellement ; il l'amène à
se reconnaître coupable devant lui et à
accepter le salut par la foi en Jésus Christ.
Convaincue, cette personne croit, se
repent, naît de l'Esprit elle est chrétienne.
Ensuite, la Bible est son guide sûr dans les
petites et les grandes choses (Ps. 119 : 9,
105), plus fiable que la sagesse et
l'expérience humaines (1 Cor. 1 : 25).

 - Lisons chaque
jour une portion de la Bible avec prière,
pour la recevoir comme venant de Dieu
pour nous, avec le désir de la mettre en
pratique.
 - Commençons
par les évangiles pour connaître la vie et
les paroles du Seigneur Jésus, ce qui ne
manquera pas de nous attacher à
Lui. Lisons aussi les épîtres pour saisir la
grâce de Dieu qui nous enseigne à vivre
dans le temps présent sobrement, justement
et pieusement (Tite 2 : 11, 12).
 - Avec l'aide de
Dieu, et conscients d'être ses enfants,
« tenons le cap » sur les valeurs bibliques,
au milieu d'une génération qui perd tous
ses repères moraux.

 Le péché

 L'idée que l'on puisse


pécher contre Dieu s'affaiblit dans le
monde occidental, et elle est même absente
de la conscience de beaucoup. La ligne de
démarcation entre le bien et le mal, aux
yeux de Dieu, n'est plus connue. Les
repères, les normes morales tendent à
disparaître. On entend dire que le mal
commence dès que l'on nuit à autrui ; mais
ce n'est pas ce que la Bible enseigne. Elle
est, et elle seule, la norme divine.

 La Bible déclare que


les hommes ont péché dès le
commencement de l'humanité (Gen. 3 : 1-
19). Qu'est-ce que le péché d'après la
Bible ?
 Tout péché est d'abord
contre Dieu. C'est vivre sans tenir compte
qu'il est notre Créateur, sans lui rendre
l'honneur qui lui est dû, c'est-à-dire agir en
contradiction avec sa Parole.
 Pécher contre son
prochain fait à l'image de Dieu, ce n'est pas
seulement le faire souffrir ; c'est aussi lui
nuire ou ne pas l'aider, de façon directe ou
indirecte, à court ou à long terme. Ces
aspects échappent souvent à la morale
humaine.
 Enfin nous pouvons
pécher contre notre corps ; or, acheté à
prix, il est devenu pour le croyant le
temple du Saint Esprit (1 Cor. 6 : 19).

 - Dans nos
pensées, dans nos paroles, et dans nos
actes, plaçons-nous sous le regard de Dieu
que nous connaissons comme Père.
 - Soyons
toujours convaincus que les instructions
que Dieu a données, Il les a établies selon
sa sagesse pour notre bien, pour notre
équilibre physique, psychique et spirituel,
et celui des personnes qui nous entourent.
Même si nous ne comprenons pas tout,
ayons confiance en la volonté de Dieu ;
soumettons-nous avec joie.
 - A l'image du
Seigneur Jésus, trouvons notre joie à faire
la volonté de Dieu, à avoir son
approbation, à honorer son nom et à faire
briller sa lumière autour de nous en
pratiquant le bien.

 La sexualité

 Il n'y a rien de nouveau


sous le soleil. Le monde contemporain
rejoint la civilisation de Noé où « toute
chair avait corrompu sa voie » (Gen. 6 :
12) ou encore celle de Sodome et de
Gomorrhe qui avait sombré dans
l'homosexualité (Gen. 19). N'oublions pas
que l'une fut engloutie par le déluge
et l'autre détruite par le feu.
 En rejetant Dieu, le
monde actuel se dévoie et pervertit ce don
merveilleux de Dieu qu'est la sexualité. Il
l'exploite à des fins commerciales, la
placarde (films, romans, pornographie), la
galvaude (infidélité, prostitution...), en un
mot la rend vulgaire et flétrie.

 La Bible montre que la


sexualité a été donnée à l'homme avant que
le péché n'entre dans le monde.
Souvenons-nous de l'exclamation d'Adam
lorsque Eve lui a été présentée (Gen. 2 :
23). Tout était si beau ! Dieu a donné le
lien du mariage pour le bonheur et la
bénédiction de l'homme et de la femme
(Gen. 2 : 24).
 Dieu a toujours défendu
et réprouvé toute forme de déviation
sexuelle : fornication, adultère, inceste,
prostitution... (Ex. 20 : 14). Ces interdits
sont repris dans le Nouveau Testament
(Act. 15 : 29 par ex.) avec un
enseignement plus exigeant sur le divorce
(Matt. 5 : 27-32 ; 19 : 9).
 Pour le chrétien
l'alternative est la suivante :
 - ne pas se
marier et alors rester vierge
 - se marier pour
être uni de corps, d'âme et d'esprit avec son
seul conjoint.

 - Pour ne pas
émousser notre sensibilité et notre
capacité à être fidèle, ne jouons pas avec
le feu en recherchant des conquêtes sans
lendemain.
 - Restons vierge
jusqu'au mariage : réservons notre intimité
pour la femme (pour l'homme) de notre
vie, en vue de la lui offrir comme un jardin
secret.
 - Acceptons
d'être différents : peu importe ce que les
autres font et ce qu'ils pensent de nous.
Cherchons seulement l'approbation de
Dieu, demeurons dans son royaume
d'amour, de justice, et de paix. C'est là
qu'est la vraie liberté et le vrai bonheur !

 La pudeur

 Par les films, les


revues, la mode, et la publicité, les notions
élémentaires de pudeur s'estompent de plus
en plus. Chacun se croit obligé de se
distinguer, d'attirer les regards sur soi, et
cela, par sa tenue vestimentaire ou des
comportements indécents. Les relations
que chacun entretient normalement avec
l'autre sexe, au lieu d'être vécues dans le
respect mutuel, ont tendance à se
développer dans un climat de provocation
sensuelle. Comment s'étonner de la
progression alarmante des crimes sexuels ?
Un haut fonctionnaire de police lançait
récemment cet appel : « Jeunes filles, ne
cherchez pas les problèmes, habillez-vous
décemment ! ».

 La Bible enjoint aux


chrétiens, aux chrétiennes, de porter des
vêtements décents (1 Tim. 2 : 9). Cela
n'implique nullement d'être démodé. La
Bible condamne toute atteinte à la pudeur
soit par ses vêtements, soit par des actes,
soit par des situations. Elle range
l'impudeur parmi les oeuvres de la chair
(Gal. 5 : 19).

 - Recherchons
l'enseignement du Seigneur dans les
épîtres. Laissons-nous diriger par amour
pour Lui, non par des règles humaines
dictées par la mode.
 - Faisons
attention à ne pas provoquer quelqu'un à
pécher dans ses actes ou même dans ses
pensées.
 - Recherchons
une tenue sobre et seyante. Pour rendre
notre compagnie agréable, cultivons aussi,
et avant tout, la beauté... du coeur (1 Sam.
16 : 7). Cette beauté cachée, se voit aussi à
l'extérieur (exemple de Moïse en Ex. 34 :
29).

 Le mariage

 Dans la société
actuelle, l'engagement des époux dans
l'union du mariage n'a souvent plus le
caractère sacré qu'il avait autrefois. Ce
n'est pas surprenant à l'heure où Dieu est
mis de côté, oublié, méprisé. Aussi voit-on
l'union libre entrer dans les moeurs, et le
changement de partenaire être considéré
comme normal.
 La fidélité n'est plus
une qualité hautement prisée, et la
tolérance devient très grande vis-à-vis de
l'adultère et même parfois de la bigamie.


 La Bible déclare, dès
ses premières pages, que le mariage est une
institution divine. C'est Dieu qui a institué
le mariage et sa pensée est : « un homme –
une femme – une vie commune » dans
l'amour et le respect mutuels (Gen. 2 ; 1
Cor. 7 : 2-5).
 Bien vite, Lémec ne
respecte pas les dispositions divines en
prenant deux femmes (Gen. 4 : 19) et à sa
suite, l'humanité en fait à sa guise.
 Quand le Seigneur
Jésus est venu, il a rappelé le plan initial de
Dieu en déclarant : « L'homme quittera son
père et sa mère et sera uni à sa femme, et
les deux seront une seule chair » (Marc
10 : 7-8).

 - Préparons-
nous à une union stable en renonçant au
flirt.
 - Ne prenons pas
de décision à la légère. Par-dessus tout, ne
nous engageons pas avec un non-croyant
(2 Cor. 6 : 14). Recherchons la compagnie
d'autres chrétiens. Avoir avec eux des
relations sur un plan fraternel sera aussi
d'une grande aide.
 - Le bon choix :
c'est celui que le Seigneur a prévu pour
nous. Demandons-Lui de nous guider pour
être conduits à faire cette rencontre
souvent mystérieuse, toujours
merveilleuse !

 Ce que présente la Bible : un


chemin de repentance

 On dira peut-être : Oui,


mais le péché est si attrayant, le courant est
si fort... pourrons-nous le remonter ?

 Le roi David entraîné


comme dans un « gouffre » par sa propre
convoitise, nous indique le chemin du
retour vers le Dieu qui pardonne. Il lui
déclare :

 - « Contre toi,
contre toi seul, j'ai péché, et j'ai fait ce
qui est mauvais à tes yeux » (Ps. 51 : 4)
 - « Je t'ai fait
connaître mon péché, et je n'ai pas
couvert mon iniquité ; j'ai dit : Je
confesserai mes transgressions à
l'Eternel ; et toi tu as pardonné
l'iniquité de mon péché » (Ps. 32 : 5).

 D'autres textes de la
Bible invitent le croyant à reconnaître ses
fautes devant Dieu et devant ceux à qui il a
fait du tort.

 - Si nous
confessons nos péchés, il est fidèle et
juste pour nous pardonner nos péchés et
nous purifier de toute iniquité » (1 Jean
1 : 9).
 - « Confessez
donc vos fautes l'un à l'autre, et priez
l'un pour l'autre, de sorte que vous
soyez guéris. La fervente supplication du
juste peut beaucoup » (Jac. 5 : 16).

 Que faire ?

 - Connaissons
profondément dans notre coeur les deux
pensées contenues dans ce verset afin de
les vivre : « Il y a pardon auprès de toi
(Dieu), afin que tu sois craint » (Ps. 130 :
4).
 - Recevons pour nous-
mêmes ces paroles du Seigneur Jésus qui
allait payer la dette de tes péchés à la
croix : « Je ne te condamne pas ; va,
dorénavant ne pèche plus » (Jean 8 :
11).Fuyons sans hésitation toute situation
qui engage les convoitises de la chair.
 - Souvenons-nous de
David qui, pleinement convaincu du
pardon de son Dieu, a retrouvé « la joie de
son salut » (Ps. 51 : 12) et la communion
de son Dieu. Et si nécessaire, acceptons
comme lui de porter, avec ce Dieu
miséricordieux qui nous a relevé, les
conséquences de ce que nous
reconnaissons « avoir semé » (Gal. 6 : 7-
10).
 Et n'oublions pas ceci :
« Celui qui cache ses transgressions ne
prospérera point, mais celui qui les
confesse et les abandonne obtiendra
miséricorde » (Prov. 28 : 13).
Le sel et la lumière
Matthieu 5:13-16 , 2 images pour parler du
rôle de l'Eglise( les chrétiens) dans le monde
Le sel empêche la décomposition de la
matière. Le chrétien est appelé à avoir un
impact positif sur le monde . S'engager
socialement est donc un devoir pour partager
ses idées sur la famille , l'éthique, la justice
sociale etc...) . Nos convictions peuvent
changer le monde.
La lumière révèle la présence et la couleur
réelle des choses. Le sel ne suffit pas , il faut la
lumière de l'Evangile.