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²

Chapitre 6 Détermination des actions


Les actions agissant sur notre structure sont de trois types :
– Les charges permanentes constituées des poids propres des éléments.
– Les charges d’exploitation.
– Les charges dues au vent.
6.1 Les charges permanentes
Les charges permanentes seront évaluées à partir de la densité du bois
choisi.
Ici, nous allons déterminer le poids au mètre linéaire de chaque élément
de
structure ainsi que la densité surfacique de charge de ces éléments.
6.1.1 Détermination des densités linéiques
La densité linéique gkest obtenue en faisant le produit de la masse
volumique ρ et
de la A section de l’élément considéré.
Le tableau ci-dessous donne les densités linéiques des éléments dont les
sections sont disponibles sur le marché.

6.1.2 Détermination des densités surfaciques


En ce qui concerne la densité surfacique, elle correspond au poids d’un
élément de
structure par mètre carré. Pour l’obtenir on détermine le poids de
l’élément sur une
surface donnée de la toiture (en tenant compte de l’espacement) et on
divise ce
poids par l’aire de la surface.
Exemple : Cherchons la densité de charge surfacique des lattes.
²

Pour notre projet, les lattes sont réparties sous la toiture avec un
espacement
de 0 .4 m. Sur une longueur de 2 m, on retrouve alors 5 lattes.
Supposons que ces
lattes sont de 1 m longueur et de section 4 × 4 cm 2. Nous avons le
schéma suivant

Figure 6.1 – Schéma de détermination de la densité surfacique des


lattes.

Poids P de 5 lattes de longueur l = 1 m et de section S = 4 × 4 cm2


On prendra comme masse volumique du bois 640 kg/m 3
P = 5 × ρ × l × S = 5 × 640 kg/m 3 × 1 m × 0, 0016 m 2 = 5 ,12 kg
Densité surfacique des lattes ρs

Le tableau ci-dessous donne les densités surfaciques des éléments dont


les
sections sont disponibles sur le marché.
²

Eléments Lattes Chevrons Pannes


de structure
Section 4×4 4×6 6×8 8×8 10×10 15×6 15×8 15×15 23×8
disponible
sur le
marché
Espacement 0,40 1 2
(m)
Masse
volumique 640
3
(kg/𝑚 )
Densité 2,56 3,84 3,84 5,12 8,00 14,40 19,20 14,05 29,44
surfacique
(kg/𝑚2 )
Tableau 6.2 – Densité Surfacique.

En nous référant au tableau A.5, nous utiliserons des tuiles dont la


densité de charge surfacique est de 50 kg/m 2.
6.2 Les charges d’exploitation
Le tableau B.1 nous permet de déterminer les charges d’exploitation
relatives
aux toitures non accessibles en fonction de la pente α de la toiture.
Avec ce tableau, nous avons :
20° ⟷ 0 , 75 kN/𝑚2
40° ⟷ 0kN/𝑚2
La pente de notre toiture est α = 32° et est comprise entre 20° et 40°.
Procédons alors par interpolation de Lagrange pour déterminer la charge
d’exploitation correspondante.
20° ⟷ 0, 75 kN/𝑚2
32° ⟷qkkN/𝑚2
40° ⟷ 0kN/𝑚2
²


(40° − 20°) ⟷ (0 − 0, 75) kN/𝑚2
(32° − 20°) ⟷ ( qk− 0 , 75) kN/𝑚2
On tire alors :
(32°−20°)(0−0,75)
qk= 0,75 + = 0.3kN/𝑚2
(40°−20°)

Les charges d’exploitation sont alors qk= 0,3kN/𝑚2


6.3 Les charges de vent
Pression de référence qref
Nous conviendrons de prendre une vitesse de référence vref= 32 m/s
pour le
vent en supposant le bâtiment en bordure de mer. Ainsi,
2
𝑞𝑟𝑒𝑓 = 0,5𝜌𝑣𝑟𝑒𝑓 = 0,5 × 1,25 × 322 =640N/𝑚2 ou 𝑞𝑟𝑒𝑓 = 64kg/𝑚2

Pression du vent wk
wk=𝑞𝑟𝑒𝑓 × 𝐶𝑒 × 𝐶𝑝𝑛𝑒𝑡

• Détermination du coefficient Cr( Zw) :


Cr( Zw)= 𝐾𝑟 𝑙𝑛[sup(𝑍𝑤, 𝑍𝑚𝑖𝑛 ) / 𝑍0 ]

Les coefficients Kr, Z0 et Zmindépendent de la catégorie du terrain. En


supposant que nous somme dans la catégorie 2, le tableau B.3, nous
avons :
𝐾𝑟 = 0,19
𝑍0 =0,05m
𝑍𝑚𝑖𝑛 =4m

Par ailleurs, Zwest la somme de la hauteur sous plafond (3m80) et la


hauteur
de la toiture (2m60). On alors Zw= 6m40.
Par suite, nous avons :
𝑠𝑢𝑝(6𝑚40; 4)
𝐶𝑟 (6𝑚40) = 0,19𝑙𝑛 [ ] = 0.92
0,05

 Coefficient d’exposition Ce :
Ce=𝐶𝑟 2 (𝑍𝑤 ). 𝑐𝑡2 + 7𝐾𝑟 𝐶𝑟 (𝑍𝑤 ) . 𝑐𝑡
 Coefficient de turbulence
²

Le coefficient de topographie ou de turbulenceest généralement pris égal à 1.


Ainsi, nous avons
Ce(6m40)=0,922 × 12 + 7 × 0,19 × 0,92 × 1=2,07

• Coefficient de pression nette Cpnet:


Il dépend de la forme de la toiture et est déterminé par le tableau 10.3.1
de
l’Eurocode 5. En principe il faut déterminer d’abord le coefficient de
pression
externe et le coefficient de pression interne puis les superposer.
Cependant, comme
notre toiture est isolée, on détermine directement le coefficient de
pression nette.
De ce tableau, nous avons :
20°↔1 40°-20°↔ 1,2-1
32°↔ Cpnet ⇛ 32°-20°↔ Cpnet-1
40°↔1,2
On tire alors Cpnet :

(32°∗20°)(1,2−1)
Cpnet = 1+ =1,12
40°−20°

La pression wkdu vent est :


𝑤𝑘 = 64 × 2,07 × 1,12 = 148,4 𝑘𝑔/𝑚2
𝑤𝑘 = 1484𝑁/𝑚2 𝑜𝑢 1,484 𝑘𝑁/𝑚2
Les charges dues au vent sont alors wk= 1,484 𝑘𝑁/𝑚2
6.4 Principe de la descente des charges sur les éléments de la
charpente
La descente des charges sur chacun des éléments de la charpente
s’effectue
du haut vers le bas. Le tableau suivant présente les charges supportées
par chaque élément.
²

Chapitre 7 Essence de bois et détermination de ses résistances de


calcul
7.1 Choix de l’essence du bois
L’essence de bois choisie pour notre projet est l’AFZERIA AFRICANA
communément appelé Doussié. Sa fiche de description
technique se trouve à la page suivante avec ses résistances
caractéristiques sous différentes modes de sollicitation.
7.2 Détermination des résistances de calcul
Servons-nous de la formule suivante pour déterminer les résistances de
calcul de cette essence de bois :
𝑘𝑚𝑜𝑑 × 𝑓𝑘
𝑓𝑑 =
𝛾𝑀
1. Détermination de kmod:
– La fiche technique nous donne une densité du bois à 12%
d’humidité. Nous
sommes alors dans la classe de service 1.
– De plus, le chapitre précédent montre que trois types d’actions
s’exercent
sur la charpente à dimensionner, lesquelles actions correspondent à
²

trois classes de
durée différentes (permanente, moyen terme et court terme).
ESSENCE :AFZELIA AFRICANA
Appellation courante :Doussié
Usage :bois d’œuvre rouge

Caractéristiques biologiques
Provenance-station : Afrique tropicale.
Principaux exportateurs : Cameroun, Nigéria, Côte d’Ivoire
Description de l’arbre : Muni de contreforts. Fût assez droit de 15 à
20 cm, diamètre moyen des rondins de 60 à 100 cm. Ecorce
granuleuse très adhérente.
Aspect du bois : l’aubier a une teinte blanchâtre. Bois parfait de
teinte brun rouge. Fil souvent irrégulier.
Caractéristiques physiques
Durabilité : Grumes et débits de bonne conservation. Bois
d’excellente durabilité, non attaqué par les lyctus
Séchage : lent mais facile. Rétractabilité faible, très stable une fois
sec
Usinages, propriétés : Bois dur et lourd. Très bonne résistance à la
compression axiale et à la flexion statique. Bois plutôt cassant au
choc. A scier avec un matériel très fort et puissant. L’usinage ne
présente pas de difficultés. Les clous et vis risquent de fendre le
bois. Le perçage d’avant-trous est recommandé. Se polit, se vernit
et se colle aisément.
Résistance aux termites : Très bonne
Résistance aux champignons : Très bonne
Caractéristiques mécaniques
Densité à 12% d’humidité : 0,79
Dureté : 7,03
Retrait volumique total (%) :7,53
Retrait tangentiel total (%) : 4,16
Retrait radial total (%) : 3,02
Module d’élasticité longitudinal (MPa) : 12204
Tableau : fiche technique De l’essence AFZERIA AFRICANA
(doussié)

Nature de la Contrainte Contrainte de Contrainte


sollicitation de base forfaitaire admissible
rupture (MPa) (MPa) forfaitaire
(MPa)
²

Compression 71,9 26,1 14


axiale
Traction axiale 6,0
Flexion statique 136,9 49,8 14,2
Cisaillement 8,2 3,0 1,4
longitudinal
Traction 2,2 0,8 0,5
transversale
Compression - - 3,0
transversale
Fendage 18,9 6,8 4,5
Tableau : Résistances caractéristiques de l’essence AFZERIA
AFRICANA

– En se reportant au tableau A.1 en annexe, on peut obtenir trois


valeurs de kmod: 0,6 correspondant aux charges permanentes (classe
de durée permanente), 0,8 correspondant aux charges d’exploitation
(classe de durée de moyen terme) et 0,9 correspondant aux actions
du vent (classe de durée de court terme).
On choisira
kmod= 0,9 correspondant à l’action de plus court terme (voir
section3.1).
2. Détermination de 𝜸𝑴 :
Le matériau utilisé pour la charpente est du bois massif. Nous
choisissons à 𝛾𝑀 =1.3 l’ELU et 𝛾𝑀 =1.0 à l’ELS et en se servant du
tableau A.4 en annexe.
En appliquant alors la formule précédente à chaque résistance
caractéristique définie dans le tableau 7.2 ci-dessus, nous obtenons
les résistances de calcul sous les différentes modes de sollicitation.
Les valeurs obtenues sont consignées dans le tableau suivant :
²

Nature de la Contrainte Contrainte de Contrainte


sollicitation de base admissible
rupture (MPa) forfaitaire forfaitaire(MPa)
(MPa)
ELU ELS ELU ELS ELU ELS
Compression 49,78 64,71 18,07 23,49 9,69 12,6
axiale
Traction axiale 4,15 5,4
Flexion 94,78 123,21 34,48 44,82 12,78 9,83
statique
Cisaillement 5,68 7,38 2,08 2,7 0,97 1,26
longitudinal
Traction 1,52 1,98 0,55 0,72 0,35 0,45
transversale
Compression 2,08 2,7
transversale
Fendage 13,08 17,01 4,71 6,12 3,12 4,05
Tableau : Résistance de calcul de l’AFZERIA AFRICANA

Chapitre 8 Dimensionnement des lattes


Fixons la section Al d’une latte à 4×6 𝑐𝑚2 et vérifions sa sécurité
structurale.
L’espacement SF entre deux lattes est défini par le plan de charpente
et est
de 0,4 m.
8.1 Descente des charges sur les lattes 4 × 6𝒄𝒎𝟐
Charges Permanentes
– Tuile :
50 kg/𝑚2 × 𝑆𝐹 = 50 × 0,40 = 20 kg/ml
– Poids propres des lattes :
640 kg/𝑚3 × 𝐴𝑙 =640× 0,04 × 0,06= 1,536 kg/ml
Soit une charge permanente gk= 21, 536 kg/ml.
Charge d’exploitation
qk= 30kg/𝑚2 × 0,4 = 12 kg/ml
Soit une charge d’exploitation qk= 12 kg/ml
Charge de vent
𝑤𝑘 = 148,4 kg/𝑚2 × 𝑆𝐹 = 148,4 ×0,4= 59,36 kg/ml
8.2 Combinaisons des actions
²

D’après la combinaison des charges à l’état limite ultime pour les


situations de projet durables ou transitoires:
𝑞𝑢 = 𝛾𝐺 𝑔𝑘 + 𝛾𝑄 𝑞𝑘 + 𝛹𝑜 𝛾𝑄 𝑤𝑘
avec𝛾𝐺 = 1,35 ;𝛾𝑄 = 1,5 ;𝛹𝑜 = 0,6
Combinaisons des actions suivant l’axe des z :
𝑞𝑢𝑧 = ( 1,35𝑔𝑘 + 1,5𝑞𝑘 ) sin 𝛼
𝑞𝑢𝑧 = (1,35 ×21,536 + 1,5× 12)sin 32°
= 24,95 kg/ml
Combinaisons des actions suivant l’axe des y :
𝑞𝑢𝑦 = ( 1,35𝑔𝑘 + 1,5𝑞𝑘 ) cos 𝛼 + 0,6 × 1,5 × 𝑤𝑘
=(1,35 ×21,536 + 1,5× 12)cos 32° +
0,6×1,5×148,4
𝑞𝑢𝑦 = 173,48kg/ml

𝑞𝑢 = √𝑞𝑢𝑦 2 × 𝑞𝑢𝑧 2

𝑞𝑢 =175,26 kg/ml

8.3 Valeur de calcul des sollicitations


Moment fléchissant Muz et Muy
𝑞𝑢𝑧 𝑙 2 24,95×(1²)
Muz= = = 3,12 𝑘𝑔. 𝑚
8 8
𝑞𝑢𝑦 𝑙 2 173,48×(1²)
Muy= = = 21,69 𝑘𝑔. 𝑚
8 8
Effort tranchant Vuz et V uy
quz l 24,95×1
Vuz= = =12,475 kg
2 2
quy l 173,48×1
Vuy= = = 86,74 kg
2 2
Les efforts normaux sont nuls. Les moments fléchissants et les
efforts tranchants étant non nuls, les lattes sont alors sollicitées en
flexion déviée.
8.4 Vérification à la flexion déviée
Calcul des contraintes 𝜎𝑚,𝑧,𝑑 et𝜎𝑚,𝑦,𝑑
𝑀𝑢𝑧 6𝑀𝑢𝑧 6 × 3,12
𝜎𝑚,𝑧,𝑑 = = = = 0,13𝑀𝑃𝑎
𝑤𝑧 𝑏ℎ² 0,04 × 0,06²
𝑀𝑢𝑦 6𝑀𝑢𝑦 6 × 21,69
𝜎𝑚,𝑦,𝑑 = = 2 = = 1,36 𝑀𝑃𝑎
𝑤𝑦 𝑏 ℎ 0,04² × 0,06
Vérification
²

La vérification peut être effectuée, selon l’Eurocode5, par les


inéquations suivantes. Ainsi, a-t-on
𝜎𝑚,𝑦,𝑑 𝜎
𝐾𝑚 . + 𝑚,𝑧,𝑑 ≤ 1
𝑓𝑚,𝑦,𝑑 𝑓𝑚,𝑧,𝑑
{𝜎𝑚,𝑦,𝑑 𝜎 ?
+ 𝐾𝑚 . 𝑚,𝑧,𝑑 ≤ 1
𝑓𝑚,𝑦,𝑑 𝑓𝑚,𝑧,𝑑

𝑓𝑚,𝑧,𝑑 = 𝑓𝑚,𝑦,𝑑 = 12,78 𝑀𝑃𝑎


𝐾𝑚 = 1 (Section rectangulaire)
Nous avons donc :
1,36 0,13
1× + = 0,12 ≤ 1
12,78 12,78
1,36 0,13
+ 1× = 0,12 ≤ 1
{12,78 12,78

Les lattes sections de 4 × 6cm²résistent à la flexion déviée.


 Vérification vis-à-vis de l’instabilité
- Contrainte critique 𝜎𝑚,𝑐𝑟
0,78 × 𝐸 × 𝑏 2
𝜎𝑚,𝑐𝑟 =
𝑚 × ℎ × 𝑙𝑒𝑙
0,78×12204×0,04²
𝜎𝑚,𝑐𝑟 = =277,36 MPa
0,9×0,06×1
E : module d’élasticité longitudinal
h : hauteur
b : base
𝑙𝑒𝑙 : longueur de fibre(travée)
𝑚:facteur correspondant à la mesure de la distribution
𝑚 = 0,9 pour les charges réparties
- elancement relatif𝜆𝑟𝑒𝑙
𝑓𝑚,𝑘 14,20
𝜆𝑟𝑒𝑙 = √ =√
𝜎𝑚,𝑐𝑟 277.36

𝜆𝑟𝑒𝑙 = 0.22

-Coefficient critique 𝑘𝑐𝑟 à la résistance en flexion


²

Ici 𝜆𝑟𝑒𝑙 = 0.22 < 0.75 ⇒ 𝑘𝑐𝑟 = 1

Par ailleurs on doit vérifier la relation au déversement 𝜎𝑚,𝑑

𝜎𝑚,𝑑 < 𝑘𝑐𝑟 ∗ 𝑓𝑚,𝑑


𝑘𝑚𝑜𝑑 ∗𝑓𝑛 ∗𝑘
𝑓𝑚,𝑥,𝑑 = 𝑓𝑚,𝑦,𝑑 = 𝑓𝑚,𝑑 =
𝛾𝑛

𝑓𝑚,𝑘 = 14.2

0.9∗14.2
𝑓𝑚,𝑑 = = 9.83
1.3

𝑓𝑚,𝑑 = 9.83 𝑀𝑃𝑎

𝜎𝑚,𝑧,𝑑 = 0.13 𝑀𝑃𝑎 , 𝜎𝑚,𝑦,𝑑 = 1.3 𝑀𝑃𝑎

(𝜎𝑚,𝑦,𝑑 < 𝑘𝑐𝑟 ∗ 𝑓𝑚,𝑑 ) et (𝜎𝑚,𝑧,𝑑 < 𝑘𝑐𝑟 ∗ 𝑓𝑚,𝑑 ) Ok !

Il n’y a donc pas de risque de déversement latéral de latte.

 Vérification vis-à-vis de l’instabilité

 Contrainte critique 𝜎𝑚,𝑐𝑟

0.75 ∗ 𝐸 ∗ 𝑏 2
𝜎𝑚,𝑐𝑟 =
𝑚 ∗ ℎ ∗ 𝑙𝑒𝑓
0.75∗12204∗0.042
=
0.082

𝜎𝑚,𝑐𝑟 = 478.047 𝑀𝑃𝑎


²

 Elancement relatif
Vérification de calcul au cisaillement 𝜏𝑣,𝑑
3 ∗ 𝑉𝑚𝑎𝑥
𝜏𝑣,𝑑 =
2∗𝐴
3 ∗ 12.475
𝜏𝑣,𝑑 =
2 ∗ 0.04 ∗ 0.06

𝜏𝑣,𝑑 = 0.078 𝑀𝑃𝑎

Résistance de calcul au cisaillement 𝜏𝑣,𝑑


𝜏𝑣,𝑑 < 𝑓𝑓,𝑑 = 3.12 𝑀𝑃𝑎 Ok!

Donc la latte résiste au cisaillement

 Vérification de la déformée
Utilisons la méthode des paramètres initiaux pour déterminer les valeurs des
flèches, X et Y :
𝑧 3 𝑞𝑢 ∗ 𝑧 4
𝐸 ∗ 𝐼𝑥 ∗ 𝑌 = 𝐸 ∗ 𝐼𝑥 ∗ 𝑌𝑜 + 𝐸 ∗ 𝐼𝑥 ∗ 𝜃𝑧 ∗ 𝑧 + 𝑅0 ∗ −
3! 4!

Pour z=0, y=𝑦0 =0


𝑞𝑢𝑥 ∗𝑙 2 𝑞𝑢𝑥 ∗𝑙 4
Pour z=l, y=0 et 𝐸 ∗ 𝐼 ∗ 𝜃0 ∗ 𝑙 + + =0
2∗6 24

−𝑞𝑢𝑥 ∗ 𝑙 3
𝜃0 =
24 ∗ 𝐸 ∗ 𝐼

-La flèche à mi- portée (maximale)


²

Elle représente la flèche maximale et est obtenue comme suit :


−𝑞𝑢𝑥 ∗ 𝑙 3 1 𝑞𝑢𝑥 ∗ 𝑙 𝑙 2 𝑞𝑢𝑥 ∗ 𝑙 4
𝐸 ∗ 𝐼𝑥 ∗ 𝑦 = ∗ + ∗ +
24 2 2 806 24 ∗ 16

𝑞𝑢𝑥 ∗𝑙 4 −1 1 1
│y│= (48∗0.4 + 1616∗0.4 + 24∗16)
𝐸∗𝐼𝑥

173.48∗0.44 −1 1 1
= 0.04∗0.063
∗( + + )
12204∗ 48∗0.4 1616∗0.4 24∗16
12

│y│=0.24 mm
De manière analogue on a :
𝑞𝑢𝑥 ∗𝑙 4 −1 1 1
│x│= (48∗0.4 + 1616∗0.4 + 24∗16)
𝐸∗𝐼𝑦

173.48∗0.44 −1 1 1
│x│= 0.043 ∗0.06
∗( + + )
12204∗ 48∗0.4 1616∗0.4 24∗16
12

│x│=0.55mm

 Flèche admissible

𝑙 0.8
̅
𝑓= = = 1.6
500 500

̅ 1.6 mm
𝑓=
│y│< 𝑓 ̅ = 1.6 ok!
│x│< 𝑓 ̅ = 1.6 ok!

Verification

f=√𝑥 2 + 𝑦 2 = √0.552 + 0.242


f=0.6 mm < 𝑓 ̅
D’où on convient de retenir la section de 4*6 𝑐𝑚2 pour les lattes
²

9.Dimensionnement des chevrons


Prenons 8 × 8𝑐𝑚2 pour la section Ac d’un chevron et vérifions sa sécurité
structurale. L’espacement SF entre deux chevrons est 1 m.
9.1 Descente des charges sur les chevrons 8× 8cm²
Charges Permanentes
– Tuile : 50kg/m² × 𝑆𝐹 = 50 × 1 = 50kg/ml.
– Poids des lattes : 3, 84kg/m² ×𝑆𝐹 = = 3, 84 ×1 = 3, 84kg/ml.
– Poids propres des chevrons : 640kg/m3× Ac = 640× 0, 08× 0, 08 = 3,
072kg/ml.
Soit une charge permanente 𝑔𝑘 = = 56,912kg/ml.
Charge d’exploitation
𝑞𝑘 = = 50kg/m2 × SF = 50 × 1 = 50kg/ml.
Soit une charge d’exploitation 𝑞𝑘 = 50kg/ml.
Charge de vent
𝑤𝑘 = 148,4 kg/𝑚2 × 𝑆𝐹 = 148,4 × 1 = 148, 4kg/ml.
Soit une charge de vent 𝑤𝑘 = 148, 4kg/ml.
9.2 Combinaisons des actions
D’après l’équation 2.8, la combinaison des charges à l’état limite
ultime pour les
situations de projet durables ou transitoires est :
𝑞𝑢 =𝛾𝐺 𝑔𝑘 + 𝛾𝑄 𝑞𝐾 + 𝛹𝑜 𝛾𝑄 𝑤𝑘
avec 𝛾𝐺 = 1, 35 ; 𝛾𝑄 = 1, 5 et𝛹𝑜 = 0, 6
𝛾𝐺 𝑔𝑘 = 1, 35 × 56,912 = 76,8312kg/ml
𝛾𝑄 𝑞𝑘 = 1, 50 × 50, 00 = 75, 00kg/ml
𝛹𝑜 𝛾𝑄 𝑤𝑘 = 1, 5 × 0, 6 × 148, 4 = 133,56kg/ml
Schéma du chevron chargé à l’ELU
²

Figure 9.1 – Chevron chargé à l’ELU.


9.3 Valeurs de calcul des sollicitations
Traçons les diagrammes des moments fléchissants, des efforts
tranchants et des efforts normaux.
Les chevrons sont sollicités en flexion composée car les moments
fléchissants, les efforts tranchants et les efforts normaux sont non
nuls.

Figure 9.2 – Diagramme des moments fléchissants pour le chevron


chargé à l’ELU.
²

Figure 9.3 – Diagramme des efforts tranchants pour le chevron chargé à l’ELU.
9.4 Vérification à la flexion composée
Contrainte de compression
𝑁𝑑 142,41
𝜎𝑐 ,0,𝑑 = = 0,08∗0,08 ∗ 10−5 =0,22MPa
𝐴

Contrainte de flexion
𝑀𝑢𝑦 6𝑀𝑢𝑦 6∗102,73
𝜎𝑚,𝑦,𝑑 = = = = 1203867,188𝐾𝑔/𝑚2
𝑤𝑥 𝑏ℎ² 0,083

𝜎𝑚,𝑦,𝑑 = 𝜎𝑚,𝑧,𝑑 = 12,04MPa


Vérification
La vérification s’effectue en utilisant les conditions des inéquations 4.30. ainsi,
a-t-on
²
𝜎𝑐,0,𝑑 𝜎𝑚,𝑦,𝑑 𝜎𝑚,𝑧,𝑑
( ) + (𝐾𝑚 . + ) ≤1
𝑓𝑐,0,𝑑 𝑓𝑚,𝑦,𝑑 𝑓𝑚,𝑧,𝑑
²
𝜎𝑐,0,𝑑 𝜎𝑚,𝑦,𝑑 𝜎𝑚,𝑧,𝑑
( ) + ( + 𝐾𝑚 . ) ≤1
{ 𝑓𝑐,0,𝑑 𝑓𝑚,𝑦,𝑑 𝑓𝑚,𝑧,𝑑

Nous avons :
𝑓𝑚,𝑧,𝑑 = 𝑓𝑚,𝑦,𝑑 = 12,78 MPa
²

𝑓𝑐,0,𝑑 = 9,69𝑀𝑃𝑎
0,22 ² 12,04
(9,69) + 12,78 = 0,9426 ≤ 1
{
0,22 ² 12,04
(9,69) + 12,78 ≤ 1

Les chevrons 8x8cm2 résistent en flexion


0,78 ∗ 𝐸0,05 𝑏 2
𝜎𝑚,𝑐𝑟 =
ℎ ∗ 𝑙𝑒𝑓
𝑙𝑒𝑓 = 𝐿 ∗ 𝑘𝑙𝑒𝑓 avec 𝑘𝑙𝑒𝑓 = 0,9
𝑙𝑒𝑓 = 1,77 ∗ 0,9 = 1,593
0,78 ∗ 12204 ∗ 0,082
𝜎𝑚,𝑐𝑟 =
0,08 ∗ 1,593
𝜎𝑚,𝑐𝑟 = 478,047𝑀𝑃𝑎

𝑓𝑚,𝑘 14,2
𝜆𝑟𝑒𝑙 = √ =√
𝜎𝑚,𝑐𝑟 478,047

𝜆𝑟𝑒𝑙 = 0,17 Donc 𝑘𝑐𝑟 = 1


𝜎𝑚,𝑑 = 12,04 < 1 × 12,78 OK !
Donc il n’y a pas de risque de déversement latéral
 vérification au cisaillement
- Résistance de calcul au cisaillement
𝑓𝑣,𝑑 = 3,12𝑀𝑃𝑎
Contrainte de calcul de cisaillement
3 𝑉
𝜏𝑣,𝑑 = ×
2 𝐴
𝑉𝑚𝑎𝑥 = 232,15kg
3 × 232,15
𝜏𝑣,𝑑 =
2 × 0,08²
𝜏𝑣,𝑑 = 0,54 𝑀𝑃𝑎
𝜏𝑣,𝑑 = 0,54 < 𝑓𝑣,𝑑 = 3,12 𝑀𝑃𝑎
Donc pas de risque de cisaillement des chevrons
 Vérification de la déformée
²

- La déformation à mi- portée des chevrons est


5𝑞𝑢 𝑙 4
𝑓=
384𝐸𝐼(cos 𝛼)2
5 × 262,32 × 1,54
𝑓=
384 × 12204 × 4,27. 10−5 (cos 32)2
𝑓 = 46,18. 10−5
𝑏ℎ3 0,08 × 0,083
𝑁𝐵: 𝐼 = =
12 12
−5 4
I= 4,27.10 𝑚

- La flèche admissible
1
𝑓̅ = × 1,5 = 0,005
300
𝑓 ̅ > 𝑓 OK !
D’où la section 8× 8𝑐𝑚2 convient définitivement aux chevrons.

10- Dimensionnement des pannes


 Porté de la panne L=2,5m
 Porte à faux L=0,50m
 Largueur reprise Sf=1,5m
 10-1 : Descente des charges sur la panne

__ Charge permanentes
Tuiles : 50*1,5=75kg/ml
Lattes :3,84*1,5=5,76kg/ml
Chevrons :5,12*1,5=7,68kg/ml
Pannes :14,05*1,5=21,075kg/ml
Gk=109,515kg/ml
_ Charge d’exploitation
Q=50*1,5=75kg/ml
_ Charge due au vent
Wk= 148,4*1,5*cos(32°)
=188,78kg/ml
²

 10-2 : Combinaison des charges


Qu=1,35 Gk +1,5Q+0,6*1,5Wk
=1,35*109,515+1,5*75+0,6*1,5*188,78
Qu =430,25kg/ml
EPURE
Qux= 430,25*sin(32°)
Qux =237,25kg/ml
Quy=430,25*cos(32°)
Quy =284,37kg
Rax=284,37kg
Rbx=427,05kg
Ray=430,704kg
Rby=646,056kg
EPURE
Mx=170,42kg.m
My=581,45kg.m
 10-3 : Verification en flexion déviée
𝑀𝑥
𝜎m,x,d =
𝑊𝑥
6∗170,42
=
0,153

𝜎m,x,d = 3,03Mpa

𝑀𝑦
𝜎m,x,d =
𝑊𝑦
6∗581,45
=
0,153

𝜎m,x,d = 10,34Mpa
²

𝜎𝑚,𝑥,𝑑 𝜎𝑚,𝑦,𝑑
+ 𝐾𝑚 < 1
𝑓𝑚,𝑥,𝑑 𝑓𝑚,𝑦,𝑑
{ 𝜎𝑚,𝑥,𝑑 𝜎𝑚,𝑦,𝑑 ? A vérifier
𝐾𝑚 + < 1
𝑓𝑚,𝑥,𝑑 𝑓𝑚,𝑦,𝑑

𝑓𝑚,𝑥,𝑑 = 𝑓𝑚,𝑦,𝑑= 12,78


3,03 10,34
+ 0,7 ∗ < 1
12,78 12,78
{ 3,03 10,34 condition vérifiée
∗ 0,7 + < 1
12,78 12,78

𝐿𝑎 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑟é𝑠𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑛 𝑓𝑙𝑒𝑥𝑖𝑜𝑛 𝑑é𝑣𝑖é𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖é𝑒


 Contrainte critique
0,78∗12204∗0,152
𝜎𝑚,𝑐𝑟 =
0,15∗2,5∗0,9

𝜎𝑚,𝑐𝑟 = 634,608𝑀𝑝𝑎

Elancement relatif 𝜆𝑟𝑒𝑙𝑎𝑡𝑖𝑓


𝑓𝑚,𝑘
𝜆𝑟𝑒𝑙𝑎𝑡𝑖𝑓 = √
𝜎𝑚,𝑐𝑟

14,2
𝜆𝑟𝑒𝑙 = √
634,608

𝜆𝑟𝑒𝑙 = 0,15 < 0,79 ⟹ 𝐾𝑐𝑟 = 1


Vérification
σm,x,d <Kcr*fm,x,d ? A vérifier

(𝜎𝑚,𝑥,𝑑 = 3,03) < 1 ∗ 12,78


𝜎𝑚,𝑦,𝑑 <Kcr*𝑓𝑚,𝑦,𝑑 ? 𝐴 𝑣é𝑟𝑖𝑓𝑖𝑒𝑟

(𝜎𝑚,𝑦,𝑑 = 10,34) < 1 ∗ 12,78


Il n’y a donc pas risque de déversement latéral
 Vérification de la déformée
𝑧3 𝑧3 𝑧4 𝑅𝐵𝑥 (𝑧−2,5)3
𝐸𝐼𝑥 =𝐸𝐼𝑥 𝑦o+𝐸𝐼𝑥 𝜃𝑧 +𝑅𝐴 - 𝑞𝑢𝑥 - 𝑞𝑢𝑥 +
6 6 24 3!
²

Pour z=0 on a y=o ; donc y0=0


Pour z=l=2,5m on a y=0 ; soit
𝑙3 𝑙4
𝐸𝐼𝑥 𝜃0 𝑙 + 𝑅𝐴𝑥 − 𝑞𝑢𝑥 =0
6 24
𝑙3 𝑙2
𝐸𝐼𝑥 𝜃0 = 𝑞𝑢𝑥 − 𝑅𝐴𝑥
24 6

𝐸𝐼𝑥 𝜃0 = −141,759
−141,759
𝜃0 =
𝐸𝐼𝑥

𝑧3 𝑧4 (𝑧−2,5)3
𝐸𝐼𝑥 𝑦 = −141,759𝑧 + 𝑅𝐴𝑥 − 𝑞𝑢𝑥 + 𝑅𝐵𝑥
6 24 6

Pour z=1,25 on a :
𝐸𝐼𝑥 𝑦 = −177,19875 + 92,56836 − 24,13432 − 139,01367
247,77838∗12
|𝑦| =
12204∗0,154

|𝑦| = 4,81𝑚𝑚
358,92∗2,53 430,704∗2,52
𝐸𝐼𝑦 𝜃0𝑦 = −
24 6

𝐸𝐼𝑦 𝜃0𝑦 = −214,978125

𝑅𝐴𝑦 ∗𝑧 3 𝑞𝑢𝑦 ∗𝑧 4 𝑅𝐵𝑦 (𝑧−2,5)3


𝐸𝐼𝑦 𝑥 = −214,978125𝑧 + − +
3! 4! 3!

|𝑥| = 7,29𝑚𝑚
2,5
𝑓̅ = = 8,33𝑚𝑚
300

(|𝑥| = 7,29𝑚𝑚)<(𝑓 ̅ = 8,33𝑚𝑚)


(|𝑦| = 4,81𝑚𝑚)<(𝑓 ̅ = 8,33𝑚𝑚)
La section peut donc résister à la déformation
 Vérification
²

𝑓𝑣,𝑑 = 3,12𝑀𝑝𝑎
Contrainte de calcul
3𝑉
𝜏𝑣,𝑑 =
2𝐴
3∗308,755
𝜏𝑣,𝑥,𝑑 = = 0,2𝑀𝑝𝑎
2∗0,152

3∗466,596
𝜏𝑣,𝑦,𝑑 = = 0,31𝑀𝑝𝑎
2∗0,152

(𝜏𝑣,𝑥,𝑑 = 0,2)<(𝑓𝑣,𝑑 = 3,12𝑀𝑃𝑎)

(𝜏𝑣,𝑦,𝑑 = 0,31)<(𝑓𝑣,𝑑 = 3,12𝑀𝑃𝑎)


Alors la section 15x15cm2 convient pour les pannes.

Dimensionnement
des fermes
3.1. Hypothèses de calcul

Le calcul des éléments de la ferme sera fait sur la base d’hypothèses


simplificatrices à savoir :
– Les barres sont considérées comme rigides et indéformables. En fait, les
déformations des barres prises individuellement sont très faibles.
– Les barres seront considérées comme articulées sans frottement aux
nœuds.
En fait, les assemblages aux nœuds se feront généralement par boulons ou
broches. Leur plus ou moins grande rigidité correspond normalement à des
²

encastrements plus ou moins parfaits. De ce fait, les calculs qui prennent en


compte des articulations, garantissent la sécurité et conduisent à surestimer
les efforts, et par conséquent les sections des barres.
– Les axes neutres des barres seront supposés concourants aux nœuds où
elles convergent.
– Les charges extérieures sont supposées être situées dans le plan de la
ferme, et appliquées aux nœuds, ce qui conduit à des efforts normaux
exclusivement dans les barres (Traction ou Compression).
La portée des fermes est de 6m. L’espacement St entre deux fermes est égal
à 3,2 m également. Vérifions leur sécurité structurale.

3.2. Descente des charges sur les fermes

Charge surfacique de la ferme= 0.150+(l-15)/200 = 0.150+(2,5-15)/200 =


=0.0875KN

Nature des charges Coefficient Calcul de charges Valeur de la Unité


charge

Charges Tuiles 1,35 50x2,5=125 204,4xcos32°=


Permanentes 173.34
G Lattes 1,35 3,84x2,5=9,6
Chevrons 1,35 5,12x2,5=.12,8
Pannes 1,35 14,05x2,5=35,12 Kg/ml
5
ferme 1,35 8.75x2.5=21,875
²

Charges 1,5 50x2,5= 125 125xcos32°=


d’exploitation 106
Q

Charges dues Partie au 0,6x1,5= 2,5x148,4= 371 133.56


au vent vent 0,9

3.3. Combinaisons des actions

A l’état limite ultime pour les situations de projet transitoires, la combinaison


des actions se définit comme suit :
qu = (1, 35gk + 1, 5qk) cosα+ 0, 6 × 1, 5 wk
= (1, 35 × 173,34+ 1, 5 × 106) + 133,56
= 526,569 kg/ml

3.4. Schématisation de la ferme et calcul des réactions aux appuis


²

2.1
P1=526.57 ∗ = 652𝐾𝑔 = 6,52𝑘𝑁
2∗𝑐𝑜𝑠32°
3
P2=P3=526.57 ∗ = 9,31𝑘𝑁
2∗𝑐𝑜𝑠32°
3,5
P4=526.57 ∗ = 10,87𝑘𝑁
2∗𝑐𝑜𝑠32°

P5=6,21kN
H1=3,46kN
H2= H3=4,93kN
H4=5,76kN
H5=3,29kN
²

3.5. Détermination des efforts dans les barres

Nous utiliserons la méthode des nœuds pour la détermination des efforts


dans les barres. Mais avant représentons la ferme avec les angles
nécessaires au calcul des efforts.

Figure 11.4- Représentation de la ferme avec les angles entre les barres.
Calcul des réactions d’appui :

∑ 𝐹𝑖𝑥 = 0

∑ 𝐹𝑖𝑦 = 0

{∑ 𝑀/𝐴 = 0
Après calcul on a :
𝐻𝐴 = 22,37𝑘𝑁
{ 𝑅𝐴 = 28,15 𝑘𝑁
𝑅𝐵= − 14,07𝑘𝑁

La détermination des efforts dans les barres est effectuée par la méthode des
nœuds ou méthode analytique de CREMONA. En effet, après avoir numéroté les
barres et les nœuds, nous déterminons l’ordre de résolution des nœuds, en
considérant que la résolution n’est possible que si à un nœud au plus deux efforts
sont inconnus (donc deux équations de la statique par nœud pour deux inconnues
possibles seulement).

Les efforts dans les barres seront donc obtenus deux par deux de proche en
proche. Une bonne connaissance de la trigonométrie nous a permis de calculer les
efforts dans les barres.

On vérifie que la ferme est isostatique intérieurement et extérieurement.


Tableau récapitulatif des efforts
Les efforts internes dans les barres sont regroupés dans le tableau suivant :
Après calcul, nous avons :
²

Eléments de la Effort interne


Barre Etat de la barre
ferme (kN)
5-4 3,8795 traction
4-3 4,0310 compression
Arbalétrier 3-2 1,7823 traction
2-1 18,5132 traction
1-11 55,8463 traction
1-10 14,07 Traction
2-9 10,9456 compression
Montant
3-8 12,3906 compression
4-7 13,2061 traction
Poinçon 5-6 8,2658 compression

6-7 9,9015 compression


7-8 1,0975 compression
Entrait
8-9 15,2861 compression
9-10 59,1664 compression
10-11 59,1664 compression
1-9 45,2443 traction
Diagonales 2-8 18,8373 traction
(contre-fiche) 3-7 15,8717 compression
4-6 23,4701 compression

3.6. Dimensionnement des éléments de la ferme

3.6.1. L’arbalétrier

Il est globalement sollicité en compression axiale.


• Résistance de calcul en compression axiale :
fc,0,d = 14MPa
• Effort de compression maximale :
N =55.8463kN
Le principe de dimensionnement en compression repose sur la condition
imposée par l’équation 4.10. On a alors :
²

σ c,o,d ≤ 𝑘𝑐 𝑓𝑐,𝑜,𝑑
1
𝑘𝑐 =
2
 { 𝑘+ √𝑘 −𝜆𝑟𝑒𝑙 2

𝑘 = 0,5[1 + 𝛽𝑐 (𝜆𝑟𝑒𝑙 − 0,5) + 𝜆𝑟𝑒𝑙 2 ]


𝑓 𝜋2 𝐸0,05
 𝜆𝑟𝑒𝑙 = √ 𝑐,𝑜,𝑑 , 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝜎𝑐,𝑐𝑟 =
𝜎 𝑐,𝑐𝑟 𝜆𝐾 2

𝑙𝑓 𝑎2
 𝜆𝐾 = avec 𝑖𝑚𝑖𝑛 = √
𝑖𝑚𝑖𝑛 12

L’arbalétrier étant supposé articulé à ses deux extrémités, on lf = l0 = 1,77m.=


𝜋2 𝐸0,05 𝑎2
12𝑙0 2

12𝑓𝑐,𝑜,𝑑 𝑙0 2
𝜆𝑟𝑒𝑙 =√ 2 2
𝑎 𝜋 𝐸0,05

𝑙0 12𝑓𝑐,𝑜,𝑑
𝜆𝑟𝑒𝑙 = √
𝜋𝑎 𝐸0,05

1,77 12∗14
𝜆𝑟𝑒𝑙 = √
𝜋𝑎 12204

0,208
𝜆𝑟𝑒𝑙 =
𝜋∗𝑎

 𝜎 𝑁 55.8463. 10−3
𝑐,𝑜,𝑑= 𝑚𝑎𝑥 = 2
𝐴 𝑎

Choisissons différentes sections et vérifions la condition de résistance


à la compression axiale. Soit le tableau suivant :

a=8cm a = 7cm
𝜆𝑟𝑒𝑙 0,828 0.95
K 0.876 0.996
𝑘𝑐 0.861 0.77
𝑘𝑐 𝑓𝑐,𝑜,𝑑 12.054 10.78
𝜎𝑐,𝑜,𝑑 8.73 11.39
²

Condition Condition
Conclusion de de
résistance résistance
vérifiée non vérifiée

Retenons alors une section de 8×8 cm2 pour l’arbalétrier.

3.6.2. Le poinçon

Il est sollicité en compression axiale :


 Résistance de calcul en compression axiale :

𝑓𝑐,𝑜,𝑑= 14 𝑀𝑃𝑎

N=8.2658 kN

Les formules utilisées sont identiques à celle utiliser dans le cas d’un
dimensionnement de l’arbalétrier

12𝑓𝑐,𝑜,𝑑 𝑙0 2
𝜆𝑟𝑒𝑙 =√ 2 2
𝑎 𝜋 𝐸0,05

𝑙0 12𝑓𝑐,𝑜,𝑑
𝜆𝑟𝑒𝑙 = √
𝜋𝑎 𝐸0,05

4.44 12∗14
𝜆𝑟𝑒𝑙 = √
𝜋𝑎 12204

0,521
𝜆𝑟𝑒𝑙 =
𝜋∗𝑎
 𝜎 𝑁 8.2658 . 10−3
𝑐,𝑜,𝑑= 𝑚𝑎𝑥 = 2
𝐴 𝑎

a=8cm a = 7cm a = 6cm


𝜆𝑟𝑒𝑙 2.07 2.37 2.76
²

K 2.79 3.5 4.53


𝑘𝑐 0.21 0.16 0.12
𝑘𝑐 𝑓𝑐,𝑜,𝑑 2.94 2.24 1.68
𝜎𝑐,𝑜,𝑑 1.29 1.68 2.29
Condition Condition Condition
Conclusion de de de
résistance résistance résistance
vérifiée vérifiée non
vérifiée

Retenons alors une section de 7×7 cm2 pour le poinçon.

3.6.3. Les contrefiches

Il est sollicité en compression axiale :


 Résistance de calcul en compression axiale :

𝑓𝑐,𝑜,𝑑= 14 𝑀𝑃𝑎

N=45.2443 kN

Les formules utilisées sont identiques à celle utiliser dans le cas d’un
dimensionnement de l’arbalétrier

12𝑓𝑐,𝑜,𝑑 𝑙0 2
𝜆𝑟𝑒𝑙 =√ 2 2
𝑎 𝜋 𝐸0,05

𝑙0 12𝑓𝑐,𝑜,𝑑
𝜆𝑟𝑒𝑙 = √
𝜋𝑎 𝐸0,05

3.77 12∗14
𝜆𝑟𝑒𝑙 = √
𝜋𝑎 12204

0.442
𝜆𝑟𝑒𝑙 =
𝜋∗𝑎
 𝜎 𝑁 45.2443. 10−3
𝑐,𝑜,𝑑= 𝑚𝑎𝑥 = 2
𝐴 𝑎
²

a=10cm a = 9cm
𝜆𝑟𝑒𝑙 1.41 1.56
K 1.59 1.82
𝑘𝑐 0.364 0.36
𝑘𝑐 𝑓𝑐,𝑜,𝑑 5.096 5.04
𝜎𝑐,𝑜,𝑑 4.52 5.58
Condition Condition
Conclusion de de
résistance résistance
vérifiée non vérifiée

Retenons alors une section de 10× 10 cm2 pour les contrefiches.

3.6.4. Les montants

Ils sont globalement sollicités en traction axiale.

 Résistance de calcul en traction axiale

𝑓𝑡,𝑜,𝑑 = 4.15 𝑀𝑃𝑎

 Effort de traction maximale


N=14.07 kN

150 0.2
 𝑘ℎ = 𝑚𝑖𝑛 {( ) ; 1.3}

150 0.2
 𝑘ℎ = 𝑚𝑖𝑛 {( ) ; 1.3}
𝑎
²

En considérant une section carrée 𝑎2

𝑁𝑚𝑎𝑥 14.0710−3
𝜎𝑡,𝑜,𝑑 = =
𝐴𝑛𝑒𝑡 𝑎2

On a tableau suivant :

a = 6cm a = 5cm
𝑘ℎ Min (1.90;1.3) Min (1.97;1.3)
𝑘ℎ 𝑓𝑡,𝑜,𝑑 5.395 5,395
𝜎𝑡,𝑜,𝑑 3.90 5.63
Condition de Condition de
Conclusion résistance résistance
vérifiée non vérifiée

Retenons alors une section de 6×6 cm2 pour le montant.

3.6.5. L’entrait

Il est globalement sollicité en traction axiale.


 Résistance de calcul en traction axiale

𝑓𝑡,𝑜,𝑑 = 4.15 𝑀𝑃𝑎

 Effort de traction maximale


N=59.1664kN

150 0.2
 𝑘ℎ = 𝑚𝑖𝑛 {( ) ; 1.3}

150 0.2
 𝑘ℎ = 𝑚𝑖𝑛 {( ) ; 1.3}
𝑎
²

En considérant une section carrée 𝑎2

𝑁𝑚𝑎𝑥 59.1664. 10−3


𝜎𝑡,𝑜,𝑑 = =
𝐴𝑛𝑒𝑡 𝑎2

On a tableau suivant :

a = 11cm a = 10cm
𝑘ℎ Min (1.69;1.3) Min (1.71;1.3)
𝑘ℎ 𝑓𝑡,𝑜,𝑑 5.395 5.395
𝜎𝑡,𝑜,𝑑 4.89 5.91
Condition de Condition de
Conclusion résistance résistance non
vérifiée vérifiée

Retenons alors une section de 11 × 11 cm2 pour l’entrait.

En résumé nous avons :


Arbalétrier : 8 × 8 cm2
Poinçon : 7×7 cm2
Contrefiche : 10 × 10 cm2
Montants : 6 × 6 cm2
Entrait : 11 × 11 cm2
²

Conclusion
Le matériau bois est un matériau anisotrope dont les propriétés
dépendent de son taux d’humidité et son sens de sollicitation. Pour sa
durabilité, il s’avère indispensable de bien choisir le sens de sollicitation et
prendre des dispositions adéquates telles que la préparation du terrain et le
traitement du sol, adopter des dispositions constructives, utiliser les produits
huileux naturels, les produits de synthèse en solution organique, les produits
²

salins, etc. Il est de tout temps le matériau par excellence qui permet de lutter
contre la pollution atmosphérique due à l’émission de dioxyde de carbone
(CO2). Il est alors indispensable de maîtriser le comportement du bois dans
différentes conditions et s’habituer à l’utiliser en cette ère où la crise des
matériaux classiques que sont le ciment et l’acier est d’actualité.

Les règles de dimensionnement des structures en bois sont


principalement au nombre de deux : on distingue les règles CB71 et
l’Eurocode5.

Notre projet ainsi conçu sur la base du règlement Eurocode5 est


réalisable et offre la sécurité nécessaire pour une construction destinée à
l’habitation.

Bibliographie
Mémoire de fin de formation de MM. Jean-Yves ASSOGBA &
Sètondji ADJAITODE.
NATTERER, Julius, Construire en bois : Matériaux, Technologie
et Dimensionnement, Edition 2004, Paris.
Document Sujet STEP A2, H.J. Larsen, Danish Building, Research
Institute.
²

Document «Hypothèses de charges », conçu et rédigé par la


promotion GC-BTP4 (EPAC 2008-2009).
Guide de conception et de dimensionnement des charpentes en bois.
Présentation PowerPoint Master CREAB 2 – Règles de vérification
et de dimensionnent des structures.