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Qui était Louise Lamothe?

Martin Gladu

- née le 8 mai 1932 à La Tuque, Québec, d’Émile et de Blanche (née Trottier)

- décédée le 20 août 1999 à Montréal, Québec

- mère de Serge Dufresne et de Carole Dufresne

- en 1950, elle commence à travailler à Montréal comme disquaire chez Edmond Archambault
Inc.

- en 1956, elle ouvre son propre magasin de musique à La Tuque nommé le Centre de Musique
Enr.
- collaboratrice de CKTR dans les années 1960

- coanimatrice de l’émission de télé En primeur (RALT-TV) dans les années 1960

- produit une cinquantaine de spectacles de musique à La Tuque

- avec le soutien des chaînes de radio communautaire de Trois-Rivières, La Tuque et


Shawinigan, elle fonde une série de concours amateurs régionaux dont le premier prix est un
contrat d'enregistrement avec la compagnie de disques London

- créée le Disc-O-Logue en 1962, un catalogue répertoriant tous les disques d'expression


française, de France ou du Québec, ainsi que les différentes versions des chansons les plus
populaires. « Au début, toutes les compagnies de disques me donnaient un montant annuel
pour compiler ces données-là. Mais quand je me suis impliquée dans le droit d'auteur, il y a
quelques compagnies qui ont cessé de collaborer, me percevant presque comme une ennemie
par l'usage que je pouvais faire de ces informations. À ce moment-là, je devais me procurer
chaque nouveauté qui arrivait sur le marché. »

- en 1965, elle devient la représentante canadienne de la Harry Fox Agency

- en 1969, elle est nommée Directrice générale de la Société des droits de reproduction
mécanique du Canada Ltée (SDRM) par son président Jean-Loup Tournier. Elle assumera ce
poste jusqu’en mai 1985, soit jusqu’à sa fusion avec la CANAMEC (naissance de la SODRAC).
Elle travailla de près avec le chargé de mission de la SDRM Jacques Dupont. La SDRM perçoit
en 1971 150 000$. Elle continuera de représenter la SDRM après la création de la SODRAC.

« Nous souhaitons, explique M. Dupont, haut-fonctionnaire a la SDRM française, que le


gouvernement canadien change cette loi et fasse en sorte que les auteurs puissent toucher un
pourcentage sur la vente des disques, ce qui est une façon plus juste de calculer les droits
d’auteur. Un pourcentage équivalant à moins du dixième des profits...Nous comptons
également percevoir des droits de reproduction mécanique dans les stations de radio et de
télévision, ainsi que nous le faisons dans la plupart des pays européens. »

Mais la SDRM Ltée. a du chemin à parcourir avant d’en arriver là. Avant la création d’une
compagnie au Canada, l’agence américaine Harry Fox prélevait, pour les auteurs compositeurs
d’expression française, environ $100,000 par année. Depuis deux ans, depuis la nomination de
Mme Louise Lamothe-Dufresne au poste de gérant de la SDRM Ltée., les sommes d’argent
perçues auprès des fabricants de disques se sont accrues de 40%.

« (…) nous devrons intenter des poursuites contre les Pantis, Roman, Cloutier, l’Écuyer, Lazare
et cie, qui ont utilisé des œuvres de répertoire que nous représentons et qui n’acceptent pas
d’en payer le prix. En France, les producteurs non-sérieux doivent payer, avant le pressage des
disques, une partie des droits aux auteurs, sous peine d’amende. »

« La SDRM Ltée. n’est pas exclusivement un service pour les auteurs européens. Nous
rencontrons les auteurs canadiens depuis quelques temps et nous les invitons à profiter de nos
services. Jusqu’à maintenant, le seul canadien qui soit vraiment avec nous c’est Felix Leclerc. II y
a aussi Vigneault, qui a signé un contrat avec la SDRM pour tous les pays francophones, à
l’exception du Canada. Récemment, nous avons conclu des ententes avec les maisons d’édition
Leko (Claude Léveil1ée), Nutria-Experience (Charlebois, Mouffe et Marcel Sabourin), et nous
représentons également les intérêts de la maison Ed Archambault.” La Presse, 14 octobre 1971

- membre de la délégation canadienne aux congrès de la CISAC de 1976 et 1978

- prend part, en 1978, au Sommet des industries culturelles organisé par le Gouvernement du
Québec

En France avec Jacques Dutronc

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