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9 Ao Sep Oct Nov

Les supports pédagogiques


Fort Moyen Faible

Les documents
Sommaire transparents

1. Les principes comptables.

2. Analyse des variations de la trésorerie dans une entreprise


saisonnière.

3. Les zones de risques.

4. Intérêt et limite des ratios.

5. Tableau Emplois / Ressources.

6. Objectifs et limites du scoring.

7. Croissance et crises d’entreprises.

8. Typologie de crises.

9. Les causes de défaillance des entreprises.

10. Effet de levier et croissance équilibrée.

11. Conduite de l’analyse financière.

12. Comptes consolidés : croissance externe et consolidation.

13. Évaluation d’entreprises.


Principes comptables

• Permanence des méthodes

• Indépendance des exercices

• Prudence

• Stabilité de l'unité monétaire (coûts historiques)

• Non-compensation

• Continuité de l'exploitation

1083 / FB1
Analyse des variations de la trésorerie
dans une entreprise saisonnière
Francs

70
BFR BFR BFR Evolution
décroissant croissant décroissant de BFR
60

50

40

30
Remboursement Réalisation Mise en place Distribution Evolution
d’un CMT d’un investissement d’un nouveau CMT de dividendes du FR
20

10

0
J F M A M J J A S O N D

- 10

- 20
Trésorerie Trésorerie Trésorerie Evolution
négative positive négative de la T.
- 30
BFR > FR BFR < FR BFR > FR

- 40

1095 / FB1
Les zones de risques

1. La structure du capital social (+ forme juridique de l’entreprise)

2. Les politiques générales de l’entreprise

3. Son secteur d’activité

4. Ses perspectives de développement

5. Les principes comptables suivis et leur bien fondé

6. La rentabilité de l’entreprise

...liste non exhaustive...

1100 / FB1
Intérêts et
limites des ratios

1104 / FB1
Ratios

Intérêt
• Mesure synthétique des performances et du risque

Du bon usage
• Analyse sur 3 ans minimum

• Analyse comparative par rapport aux concurrents ou au secteur

• Analyse en inter-action :

VA VA CI
Exemple = x
Effectif CI Effectif

Eléments pouvant perturber l’analyse


• Valeur historique des postes du bilan

X (compte de résultat)
améliore les rapports
Y (bilan)

• Notions : VA ?
MBA ?
Cash flow ?
Fonds propres

• Présentation des comptes (window dressing)

• Appartenance à un groupe

• Modalités spécifiques d’exploitation (franchise, façonniers, ...)

• Changements de méthode de comptabilisation.

1104 / FB1
Tableau
Emplois / Ressources

Objectifs :

• Comprendre comment la capacité d'autofinancement et les emprunts


nouveaux ont financé l'investissement

• Comprendre l'évolution de l'équilibre financier

1110 / FB1
∆ FR = B - A

EMPLOIS RESSOURCES

Dividendes versés. Capacité d'autofinancement.


Investissements: Cessions d'actifs.
• incorporels Remboursement de prêts.
• corporels Augmentation de capital.
• financiers Subvention d'investissement.
Remboursement d'emprunts. Emprunts nouveaux.
Augmentation de charges à répartir.

A B

∆ BFR = C - D

Augmentation d'actif circulant Augmentation de passif d'exploitation.


d'exploitation (stocks, créances). Diminution d'actif circulant
Diminution de passif d'exploitation d'exploitation.
(fournisseurs, dettes fiscales et
sociales, divers).

C D

∆ T = ∆ FR - ∆ BFR
=E-F

Augmentation d'actifs de trésorerie Augmentation de dettes financières à


(valeur mobilière placement, court terme (escompte, Dailly,
disponibilité,...). Diminution de dettes découvert,...).
financières à court terme. Diminution d'actifs de trésorerie.

E F

1110 / FB1
Tableau de flux

Objectifs :

• Suivre sur plusieurs années la rentabilité de l'investissement

• Coller à la logique interne de l'entreprise

Flux d'exploitation
Flux financiers
Flux exceptionnels

1110 / FB1
Objectifs et limites du scoring

Objectifs :
Utiliser une combinaison de ratios, ou de grandeurs qui permettent de
probabiliser le risque de défaillance.

z = an1 + bn2 + ...

Cette combinaison est fabriquée à partir de deux échantillons d’entreprises


(Saine / Défaillante). La meilleure combinaison est celle qui reclasse le plus
justement les deux populations dans leur groupe d’origine.

Intérêts :
• Rapide,

• Utilisé par les agences de renseignement,

• Détecte les « bonnes » entreprises.

Limites :
• Des tests statistiques montrent que de nombreuses entreprises classées
défaillantes vivent encore deux ans après.

• Toute la complexité des entreprises peut-elle se modéliser en quelques


ratios ?

⇒ s’analyse en tendance.
⇒ si possible, utiliser plusieurs scores simultanément.

1117/ FB1
Croissance et crises
d’entreprise
• Les situations de crises financières
• Les défaillances d’entreprise

1118 / FB1
1118 / FB1
Typologie de crises

1119 / FB1
Diagnostic - Cas 1 : Crise de croissance
Argent
Croissance trop rapide par rapport à la
rentabilité dégagée.

• Le Fonds de Roulement augmente


lentement par la mise en réserve de
bénéfices insuffisants (pertes / ou faibles
résultats).
• Le besoin de Fonds de Roulement FR Trésorerie < 0
augmente à la vitesse du chiffre
d’affaires. Trésorerie > 0
Effet d’un
REMEDES : emprunt ML
BFR
• ralentir la croissance,
• augmenter la rentabilité, Evolution du
• apporter des capitaux, chiffre d’affaires
• réduire le besoin en Fonds de
Roulement
Temps

1119 / FB1
Diagnostic - Cas 2 : Crise de gestion
Argent
Le besoin en Fonds de Roulement
augmente plus vite que le chiffre d’affaires.

EXEMPLE :
BFR
Stockage à la suite de ralentissements des
ventes, allongement des délais de Trésorerie < 0
paiement clients, etc. FR
FR
REMEDES : Trésorerie > 0

gérer les stocks et crédits clients,


plus généralement, réduire les actifs BFR Evolution du
circulants et accroître les passifs chiffre d’affaires
circulants.

Temps

1119 / FB1
Diagnostic - Cas 3 : Mauvaise politique financière
Argent
Investissements réalisés sans recours à un
financement à moyen ou long terme.

REMEDES :
FR
BFR
• faire le diagnostic de l’investissement,

• restructurer le Fonds de Roulement :


Trésorerie > 0
Trésorerie < 0
− soit par apport de capitaux
propres, FR
− soit par emprunt à moyen ou long BFR
terme, Evolution du
− soit par cession d’immobilisations.
chiffre d’affaires

Temps

1119 / FB1
Diagnostic - Cas 4 : Crise de rentabilité
Argent

Des pertes viennent réduire les capitaux


propres et diminuent donc le Fonds de
Roulement.
BFR
REMEDES : FR

• compenser les pertes par apport de


Trésorerie < 0
Trésorerie > 0
capitaux propres ou à défaut de long
terme (mais augmentation des frais
financiers), BFR FR

• restaurer la rentabilité. Evolution du


chiffre d’affaires

Temps

1119 / FB1
Diagnostic - Cas 5 : Baisse d’activité
Argent
Le chiffre d’affaires diminue ainsi que la
rentabilité qui devient négative.

Au début les créances clients diminuent BFR


alors que les crédits fournisseurs restent
identiques. La trésorerie s’améliore puis la FR
situation s’inverse. Trésorerie > 0 Trésorerie < 0
REMEDES : BFR

• réduire le besoin en Fonds de FR


Roulement en même temps que Chiffre d’affaires
l’activité,
• apporter des capitaux,
• redresser la rentabilité.
Temps

1119 / FB1
Les causes de défaillance
des entreprises

1120/ FB1
1. Causes de défaillance
"structurelles"

63,4 %

• Baisse tendancielle de la demande.

• Mauvaise adaptation du dirigeant a sa fonction.

• Choix stratégiques inadéquats

• Formation technique insuffisante du dirigeant.

• Mésentente de l'équipe dirigeante.

• Méconnaissance des prix de revient.

• Autres

− Outil de production obsolète


− Décès, maladie du dirigeant
− Développement concurrence
− Succession mal assure
− Sinistres
− Problèmes sociaux internes

1120/ FB1
2. Causes de défaillance
"conjoncturelles"

36,6 %

• Défaillance de clients importants

• Baisse accidentelle ou conjoncturelle de la demande

• Suppression des concours bancaires

• Frais de personnel trop importants

• Frais financiers trop élevés

• Stocks trop importants

• Malversations

• Sous-capitalisation face a une croissance rapide

• Raccourcissement crédits-fournisseurs ou allongement impose crédit-


clients.

• Autres

− Défaillance d'un sous-traitant ou d'un fournisseur


− Prélèvements excessifs dirigeants
− Pertes de change

1120/ FB1
La lente marche vers la
défaillance
Extrait d'une étude du crédit national
Par f. Mader

I. Ces entreprises ont connu une régression de leur marché

II. Elles parviennent difficilement a répercuter dans leurs prix de vente la


hausse des matières premières

III. 3 ans avant leur disparition, elles embauchaient encore

IV. Les frais financiers s'accentuent les 2 dernières années

V. Juste avant la faillite, ces sociétés passent d'importantes provisions

VI. Au total, ces sociétés enregistraient en moyenne des pertes depuis 5 ans

VII. Les sociétés défaillantes n'ont guère réduit leurs investissements

VIII. Le fonds de roulement net devient insuffisant les trois dernières années
(par rapport au besoin en f de r)

IX. Ces sociétés sont trop endettées, mais surtout les deux dernières années.

1120/ FB1
4 types de causes

• L'investissement n'a pas eu les résultats escomptes

• La mort lente par l'insuffisance de modernisation

• La disparition du marché

• La croissance trop rapide

1120/ FB1
L’effet de levier et
croissance équilibrée
• Le rapport entre risque et rentabilité
• L’analyse du risque de structure
financière
• Le niveau optimum d’endettement

1123 / FB1
Rentabilité du capital investi

Bénéfice net

Fonds propres

• Pour les actionnaires


B
> Inflation
FP

> Taux du marché + prime de risque intrinsèque

• Pour l’entreprise
B ∆ CA

FP CA

∆ FP B. en réserves + ∆ Capital ∆ CA
= ≥
FP FP CA

Remarque :

Limite de pertinence de ce ratio si bénéfice net «sous-évalué»

1124 / FB1
B B CA Passif
= x x
F.P. CA Actif F.P.

Rentabilité
d’exploitation
(marges)

Gestion
des actifs (rotation)

Rentabilité Politique financière


économique (indépendance
Effet de levier)

Responsabilité... Des managers... Des actionnaires


(centres de profits, du conseil d’adm.
Usines, filiales...) du D.F.

1124 / FB1
La contrainte de l’effet
de levier financier

Bénéfice net DT
__________ = RE + ___ x (RE - I) (1 - t)
Fonds propres FP

Où t = Taux d'IS
RE = Taux de rentabilité des capitaux investis
DT = Dette financière totale
FP = Fonds propres
I = Taux d'intérêt

Condition de l'effet de levier positif

Taux de rentabilité des capitaux investis > coût de la dette

1125 / FB1
Le recours à l’endettement financier amplifie les variations du taux de
rendement de l’actif (les capitaux investis) sur le taux de rentabilité des fonds
propres. Cet effet joue à la hausse comme à la baisse, on parle alors « d’effet
de massue ».

Conséquences
lorsque le rendement des actifs est faible, ou très fluctuant en raison du poids
de coûts fixes par exemple, le financement par fonds propres est préférable.

En revanche, lorsque l’exploitation est rentable, flexible (coûts variables


importants par rapport aux coûts fixes) et la visibilité est bonne, le recours à
l’endettement financier est souhaitable pour améliorer la satisfaction des
actionnaires ou propriétaires de parts sociales.

1125 / FB1
Conduite de l’analyse
financière et diagnostic
financier

1128 / FB1
Analyse financière - Démarche générale
A l'aide d'une Guidé par des données
Sur la base de… ➤ méthodologie propre… ➤ quantitatives et qualitatives ➤ Déboucher sur un avis

BILAN N
N-1
N-2

ÉQUILIBRE Perspectives
FINANCIER de l'entreprise

• Les zones
de risques

• Risque financier
RISQUE
➤ Traitements
spécifiques ➤ SOLVABILITÉ
QUEL JUGEMENT
PORTER SUR
• Risque de faillite
• Rentabilité des
+ L'ENTREPRISE fonds propres
COMPTE DE RÉSULTAT
19 N
19 N-1 • T.S.I.G.
• Ratios RENTABILITÉ Environnement
19 N21 • Analyse et mesure extérieur
de mouvements financiers
(Flux)
• mise en évidence de
• Situation des concurrents
données structurelles
• Perspectives du secteur
(FDR, BFR,…)
• Environnement
économique général

+
ANNEXE COMPTABLE

1129 / FB1
Une approche commune de base...

Examen des états financiers : lecture des documents

Des retraitements appropriés permettant de calculer le FR/BFR/T, les S.I.G.


puis les ratios et les tableaux de flux

La collecte de documents sur le marché, les produits , la concurrence...,


permettant de mettre en lumière les chiffres

... Pour une analyse différenciée.

1130 / FB1
Court terme : crédit client, crédit à court terme

On focalisera son attention sur :

- l'évolution de l'activité : C.A., valeur ajoutée


- les risques
- la gestion
- la situation financière prévisible à court terme
- la nature des garanties offertes
- le support qui doit être utilisé pour le financement
- la rentabilité du compte

1130 / FB1
On pourra définir une batterie de clignotants de risque reposant sur des critères quantitatifs
financiers ou non et qualitatifs

Exemple :

Critères financiers quantitatifs :


- Evolution de la valeur ajoutée, EBE/CA
- ratio d'autonomie financière, de capacité de remboursement, frais financiers/EBE
- solvabilité et fonds de roulement
- ratios de trésorerie nette
- ...

Critères quantitatifs non financiers


- Taille de l'entreprise
- nombre de client et ABC client
- appartenance à un groupe important
- ancienneté de l'entreprise
...

critères qualitatifs
- portefeuille produit et qualité des produits
- ambiance sociale
- outils de gestion
- qualité de la direction
- ...

1130 / FB1
Moyen terme : Crédit à moyen terme

Il faudra bien entendu que l'entreprise soit viable à court terme

L'attention portera plus particulièrement sur les capacités de développement


de l'entreprise, la rentabilité future des investissements et les conditions du
maintien de l'équilibre financier (effet de levier de l'entreprise et flexibilité de
l'entreprise aux aléas)

1130 / FB1
Long terme : Achat d'entreprise ou d'action

L'analyste s'interroge sur :

- la valeur réelle des actifs de l'entreprise,

- la capacité bénéficiaire et la rentabilité future : bénéfice anticipé par action,


taux de croissance des résultats, degré de risque financier

ses critères seront autant stratégiques que financiers

1130 / FB1
Plan d’analyse financière

(Exemple)

C
Historique
O
M
P
R Répartition du capital
Forme juridique
E Organigramme si groupe

H
E
N Les produits
Les métiers
S
La concurrence
I Le marché
O Les perspectives de l’entreprise
sur ses marchés
N

1131 / FB1
Les capacités de productions
A
Les hommes
Le cycle d’exploitation
N

La profitabilité de l’activité et
A rentabilité :

• Analyse des moyens/CA/VA


L • Analyse de la rotation des
capitaux investis
• Analyse de la productivité
• Analyse des flux de trésorerie Rentabilité
Y d’exploitation des fonds
propres et
sensibilité
S du résultat
• Structure financière
• Analyse de la solvabilité
E (tableau de flux, ratios)
• Analyse de la liquidité

1131 / FB1
P
E
R
Investissements à réaliser / Stratégie
S mise en œuvre

P
Tableau de financement prévisionnel
E
C Ratios prévisionnels
T
I
V
E
S

Evaluation
Crédit Décision
Prise ou renouvellement Avis
d’investissement
d’une quote-part dans la au capital
dette

1131 / FB1
Les spécificités de l'analyse des
comptes consolides

Intérêt = Mise en évidence de la véritable


structure financière et rentabilité du groupe
intégré.
Analyse Groupe

Inco
nvé = Comparaison difficile I secteur
nien options de consolidation et conglomérat des
t activités.

Par rapport à l'analyse des comptes sociaux.

• Apparition de postes Intérêts minoritaires


Ecart d'acquisition
Titres mis en équivalence

• Traitements comptables spécifiques.

• Devises: Bilan
Cours de clôture ou cours historique et
Cours clôture pour éléments monétaires
Compte de résultat
Cours de clôture ou cours moyen.

• Ecart de première consolidation : (traitement spécifique voir page suivante).

1134/ FB1
• Crédit-bail : Intégration en actifs immobilisés et dettes.

• Evaluation à leur valeur de remplacement des immobilisations corporelles


(réévaluation).

• Valorisation des stocks en valeur de remplacement, L.l.F.O., incorporation


des frais financiers.

• Inscription en capitaux propres de dettes ne prévoyant pas de


remboursement à l'initiative du prêteur et de rémunération obligatoire en
absence de résultat.

1134/ FB1
&URLVVDQFHH[WHUQHHWFRQVROLGDWLRQ
Impacts financiers de la survaleur

(1) DONT ACTIFS INCORPORELS SI IDENTIFICATION ET VALORISATION

Exemples : marque, réseau distribution, parts de marché, fichiers, clause de


non concurrence, ressources humaines...

1135/ FB1
13. Évaluation d’entreprise
Sommaire documentation

1. Les principes comptables : extrait du code de commerce


2. Bilan, compte de résultat.
3. L’image fidèle des comptes : la check-list d’audit financier.
4. L’approche par les ratios et ses limites.
5. Les approches en terme de flux.
6. Les méthodes d’analyse discriminante et de scoring : utilité et
degré de fiabilité.
7. Prévision financière.
8. Niveau optimal d’endettement et coût du capital.
9. Les comptes consolidés et la spécificité de leur analyse.
10. L’évaluation de l’entreprise.
11. Les progiciels d’analyse financière.
12. Bibliographie.
13. Lexique des abréviations.
Les principes
comptables

1082 / FB1
Extrait
« Code de Commerce »

1084 / FB1
Sous-sommaire documentation

2. Bilan, compte de résultat et annexe comptable.

2.1. Analyse des postes du bilan.

2.2. Présentation d’un bilan retraité.

2.3. Bilan patrimonial - Bilan fonctionnel.

2.4. Présentation financière du bilan et définition de base.

2.5. Analyses des postes du compte de résultat.

2.6. Tableaux Analyse de la rentabilité : SIG,


marge brute d’autofinancement et capacité
d’autofinancement.
Bilan,
compte de résultat
et annexe comptable

• Les retraitements à pratiquer


• Fonds de roulement, besoin en fonds de
roulement et trésorerie
• Le tableau des soldes intermédiaires de
gestion (T.S.I.G) et la mesure de la rentabilité

1085 / FB1
Analyse des postes du bilan

1086 / FB1
L'analyse financière permet d’étudier l’équilibre au sein du patrimoine d’une
entreprise entre ses emplois et ses ressources, et plus spécialement entre :

• les emplois et ressources à long terme,


• les emplois et ressources liés au cycle d’exploitation,
• les emplois et ressources court terme, hors exploitation.

Cette analyse se fait à partir du bilan, image du patrimoine de l’entreprise à


l’instant T.

Ce bilan est établi selon les principes d’une réglementation abondante et


complexe à caractère à la fois comptable et fiscale.

Avant toute analyse financière, il faut donc retraiter l’ensemble des rubriques
du bilan pour leur donner un caractère plus proche de la réalité.

Le retraitement sera de deux ordres :

• correction de valeur,

• classement selon la nomenclature suivante :


− long terme (ou actif ou passif immobilisé)
− cycle d’exploitation (ou actif ou passif circulant cyclique)
− court terme (ou actif ou passif circulant acyclique)

Commençons par examiner l’actif d’un bilan.

I - ACTIF ou (emplois ou utilisation des fonds)

11 - CAPITAL SOUSCRIT NON APPELE

Va en déduction du capital social au passif (c’est une non-valeur)

12 - ACTIF IMMOBILISE

Comprend les éléments du patrimoine destinés à servir à l’activité de


l’entreprise de façon durable.

1086 / FB1
121 - Immobilisations incorporelles

Frais d'établissements comprennent les frais de constitution de


l’entreprise, les frais de premier établissement et les frais
d’augmentation du capital et opérations diverses. Cette rubrique
n’est pas constituée des biens ou éléments du patrimoine, mais de
charges. Pourquoi ces charges sont-elles au bilan ?

Ces charges représentent des sommes importantes. Pour éviter de


pénaliser les résultats de l’exercice au cours duquel ces charges ont
été engagées, on peut les répartir sur plusieurs exercices, mais on
doit les amortir le plus rapidement possible et au plus tard dans les
cinq ans. Tant que les frais de constitution de société ne sont pas
amortis, on ne peut distribuer de dividendes.

En conclusion

a) On considère les frais d’établissement comme des non-valeurs et on


retranche la valeur nette des capitaux propres.

b) Les frais de recherche et développement comptabilisent des coûts générés


par des projets qui ont de sérieuses chances de réussite technique et de
rentabilité commerciale.

Par prudence, on considère souvent ces frais comme des non-valeurs, et on


retranche leur valeur des capitaux propres.

c) Concessions, brevets, licences, marques, procédés, etc ... ont leur valeur
fondée sur :

• un savoir-faire ou renom
• une protection juridique limitée dans le temps et l’espace.

Cette valeur est très difficilement appréciable pour un observateur extérieur.


Selon le cas, cette rubrique sera considérée comme une non-valeur ou
comme un actif immobilisé.

d) Fonds commercial comprend les éléments incorporels du fonds de


commerce et le droit au bail :

• la valeur d’un "fonds commercial" repose sur une multitude d’éléments :


emplacement, image de marque, le savoir-faire des dirigeants, clientèle,

• la valeur du "droit au bail" repose sur la modicité des loyers payés, ainsi
que sur le contrat établi entre le bailleur et le preneur, protégeant ce

1086 / FB1
dernier contre toute intention d’éviction (le droit au bail est en général
nul pour les sociétés industrielles).

La valeur de ces éléments est difficilement appréciable pour un


observateur extérieur, selon le cas, cette rubrique sera considérée comme
une non-valeur ou comme un actif immobilisé.

13 - IMMOBILISATIONS CORPORELLES

Il correspond à l’outil de travail pour une part, et à des actifs "hors


exploitation".

POSITIONNEMENT :

Cette rubrique est considérée comme un actif immobilisé. On peut toutefois


distinguer deux groupes :

• les immobilisations hors exploitation (ou improductives), qui ne


constituent pas des instruments de travail pour l’entreprise et peuvent
donc être cédées en cas de difficultés financières sans affecter l’activité
de l’entreprise (ex : immeuble d'habitation),

• les immobilisations d'exploitation qui forment l’outil de travail de


l’entreprise.

VALORISATION :

La seule correction à effectuer sur cette rubrique va être une correction sur
la valeur comptable des immobilisations : en effet, selon les principes du
plan comptable général, les biens sont évalués au "coût historique" c’est-à-
dire à la date à laquelle le bien est entré dans le patrimoine de l’entreprise.
Entre cette date et la date de l’analyse, ce bien aura peut être été en partie
amorti. La valeur du bien aura évolué.

Quelle sera sa valeur à la date de l’analyse financière ? Cela dépendra de


la personne qui analyse l’entreprise : valeur de liquidation, valeur de vente,
valeur de remplacement, valeur d’usage. L'analyste crédit n'intégrera
habituellement que la valeur nette comptable des immobilisations.

1086 / FB1
En conclusion :

Les valeurs des immobilisations prises en compte dépendront du point de


vue de l’analyste financier et pourront être inférieures ou supérieures aux
valeurs comptables. Les contreparties viendront en diminution ou en
augmentation des capitaux propres (ou fonds propres).

R emarques :

L’entreprise peut disposer de certains équipements par le biais du crédit-bail


ou leasing. Ces biens n’appartiennent pas juridiquement à l’entreprise qui,
néanmoins, s’est engagée à les racheter à l'issue du contrat. Une approche
satisfaisante consiste à ajouter aux actifs comptables la valeur comptable de
ces équipements pour 2/3 du crédit-bail mobilier et 1/2 du crédit-bail
immobilier, la contrepartie se situant dans le passif immobilisé en crédit à long
terme. Bien entendu si l’optique de l'analyse est de déterminer une valeur de
liquidation, il ne réintégrera pas le crédit-bail.

14 - IMMOBILISATIONS FINANCIERES

Les immobilisations financières comprennent :

• les titres de participation et les titres immobilisés (titres que l’entreprise


a l’intention de conserver durablement soit pour exercer une influence
sur la société émettrice des titres, soit en vue de placement à long
terme),

• les créances rattachées à des participations,

• les prêts et autres créances immobilisés.

POSITIONNEMENT :

En principe, les immobilisations financières sont considérées comme des


actifs immobilisés. Les deux dernières rubriques peuvent également
inclure des éléments du patrimoine d’une durée de vie inférieure à un an
(créance à court terme rattachée à des participations) ou prêts au
personnel (actif circulant acyclique).

1086 / FB1
VALORISATION :

Seule la valorisation des titres peut poser un problème :

• si la société est cotée en bourse, I’évaluation du titre se fait au prix du


marché,

• dans le cas contraire, la valorisation des titres se fait à partir de la


valeur du patrimoine des sociétés.

15 - ACTIF CIRCULANT

Il comprend des éléments qui sont destinés au cycle d’exploitation ou à


des emplois à court terme.

a) Stocks :

Selon les principes comptables, les stocks sont évalués à la date


d’arrêté du bilan, après un inventaire physique dénombrant les
quantités existantes. Ces inventaires ne sont pas faciles pour des
sociétés fabriquant et/ou commercialisant plusieurs centaines de
produits.

EVALUATION DES STOCKS :

Ce poste est soumis à des règles fiscales et comptables très précises.

Règles comptables :

• les valeurs d’exploitation acquises (marchandises, matières), sont


évaluées au coût d’achat moyen pondéré,

• Les valeurs d’exploitation créées (produits semi-finis et finis,


travaux en cours) sont évaluées au coût de production (coût
d’achat + frais de production),

• des provisions pour dépréciation sont constituées chaque fois que


la valeur vénale (en général prix du marché) est inférieure aux
valeurs définies ci-dessus.

Malgré ces règles, il n’est pas toujours possible de connaître la valeur


réelle des stocks.

1086 / FB1
L’examen critique de ce poste est assez délicat ; en particulier pour
un tiers extérieur à la société. L’analyste extérieur peut déceler des
anomalies en examinant l’évolution des stocks sur plusieurs exercices
par rapport au niveau d’activité (mesuré par le chiffre d’affaires), une
bonne connaissance de la profession et le sens psychologique sont
également des éléments précieux.

b) Avances et acomptes versés sur commandes (aux fournisseurs


d'exploitation) :

Ce poste est lié au cycle d’exploitation (actif circulant cyclique).

c) Clients et comptes rattachés :

Ce poste comprend les créances résultant des ventes et prestations


de services, c’est-à-dire les comptes-clients, au sens large.

POSITIONNEMENT :

Cette rubrique sera classée en actif circulant cyclique, sauf si ce


poste comprend des créances entre sociétés du groupe, non liées au
cycle d’exploitation.

VALORISATION :

Le poste créances-clients ne correspond pas à l’ensemble du compte


client. En effet, on n’y retrouve pas les créances clients matérialisées
par des effets escomptés non échus. Pourquoi ?

Une traite escomptée non échue est un effet de commerce payable à


date et vendue à la banque avant la date d’échéance. Cet effet
escompté appartient donc au banquier.

Les effets escomptés non échus n’apparaissent donc pas au bilan de


la Société, mais hors bilan dans le document DGI n 2058C sous la
rubrique "montant des engagements". En effet, au cas où cet effet
n’est pas payé à la date d’échéance, la banque extourne le montant
de la traite sur le compte de son client, comme si ce dernier en était
redevenu propriétaire. L’analyste financier considère donc que le
montant du crédit accordé aux clients correspond à la somme des
postes clients, et effets escomptés non échus. La contrepartie des
effets escomptés non échus apparaîtra en passif circulant acyclique
sous la rubrique crédit bancaire à court terme.

Ne doit figurer à ce poste que le montant net des créances réellement


recouvrables (déductions faites des provisions pour créances
douteuses).

1086 / FB1
d) Créances diverses :

Ce poste se décompose en :

• autres créances d’exploitation (état, personnel et organismes


sociaux),
• créances sur immobilisations,
• créances sur cessions de valeurs mobilières de placement,
• autres comptes débiteurs (ex : personnel - hors exploitation -
d’exploitation).

POSITIONNEMENT :

Cette rubrique contient à la fois des éléments liés :

• au cycle d’exploitation,
• à l’actif circulant acyclique (moins d'un an),
• à l’actif immobilisé.

En l’absence d’informations détaillées sur ce poste, l’analyste le


considère comme un élément d’actif circulant cyclique.

VALORISATION :

Aucune correction particulière.

e) Capital souscrit - appelé et non versé :

Le poste enregistre les appels successifs de capital non encore


versés par les actionnaires (actif circulant acyclique).

f) Valeurs mobilières de placement :

Ce sont les titres acquis en vue de réaliser un gain en capital à brève


échéance (actif circulant acyclique).

g) Disponibilités

Banques, établissements financiers et assimilés, caisse (actif


circulant acyclique).

1086 / FB1
16 - COMPTES DE REGULARISATION - ACTIF

Les comptes de régularisation actif ou passif sont utilisés pour assurer le


respect d’un principe essentiel en comptabilité "la spécialisation des
exercices" : ce principe postule la comptabilisation des produits et des
charges au fur et à mesure qu’ils sont acquis ou engagés et non de leurs
encaissements.

a) Charges constatées d’avance : ex : les primes d’assurances

Cette rubrique est liée au cycle d’exploitation (actif circulant cyclique).

b) Charges à répartir sur plusieurs exercices : ex : frais


d’enregistrement.

Ces charges représentent des sommes importantes. Pour éviter de


pénaliser les résultats de l’exercice, au cours duquel ces charges ont
été engagées, on peut les répartir sur plusieurs exercices.

Ces charges sont des non-valeurs, elles viennent en déduction des


capitaux propres.

c) Prime de remboursement des obligations :

Ce poste représente l’excédent du prix de remboursement sur la


valeur nominale de l’emprunt.

Les primes de remboursement sont des non-valeurs et vont donc en


déduction des capitaux propres.

17 - ECARTS DE CONVERSION ACTIF

Ce compte enregistre les différences de conversion sur opérations en


devises à la clôture de l’exercice.

Ce poste est une moins value qui a dû être provisionnée par une
provision pour risque (sauf si l’entreprise est déjà couverte contre le
risque de change). Il ne s'agit donc pas d'une non-valeur. On doit juste
corriger l'actif ou le passif concerné de l'écart.

1086 / FB1
II - LE PASSIF : L’ORIGINE DES FONDS

Les ressources de l’entreprise sont détaillées au passif du bilan qui nous


donne l’origine des fonds ainsi que leurs durées de mise à disposition.

C’est sur le plan de l’origine et de la durée que nous analyserons le Passif.

Le passif est, rappelons-le, hétérogène puisqu’il comprend d’une part les


dettes et d’autre part le patrimoine de l’entreprise.

Nous distinguerons au passif :

• le passif immobilisé (ou capitaux permanents) qui comprend les capitaux


propres (ou patrimoine) et les dettes à long terme,

• le passif lié au cycle d’exploitation ou passif circulant cyclique,

• le passif à court terme ou passif circulant acyclique ou hors exploitation

21 - CAPITAUX PROPRES OU FONDS PROPRES

a) Capital

C’est la mise de fonds de l’entrepreneur, soit au moment de la


constitution de l’entreprise, soit lors d’augmentation de capital
ultérieure. Ces fonds sont susceptibles d’accroissements par
incorporation de réserves ou de réduction à la suite de pertes.

Si le capital souscrit n’est pas entièrement versé, on dit qu’il n’a pas
été "appelé" en totalité ou encore qu’il n’est pas entièrement "libéré".

b) Primes de fusion, d’émission, d’apport

Ce poste représente l’excédent du prix d’émission sur la valeur


nominale des actions à l’occasion d’une augmentation de capital dans
les sociétés par action.

c) Ecarts de réévaluation

Ils constituent la contrepartie au bilan de corrections en hausse de la


valeur comptable antérieure d’éléments actifs ou de corrections en
baisse de la valeur comptable antérieure d’éléments passifs.

10

1086 / FB1
d) Réserves

Ce sont des bénéfices affectés durablement à l’entreprise jusqu’à


décision contraire des organes compétents, en application de
dispositions légales, réglementaires, statutaires ou contractuelles.

e) Report à nouveau

Ce sont des bénéfices en attente d’affectation (distribution ou


Incorporation aux réserves).

f) Le résultat de l'exercice

Les capitaux propres peuvent être calculés avant ou après répartition


des bénéfices. L’analyse financière se fait en général après répartition
des bénéfices.

Ces 6 premières rubriques constituent le patrimoine de l’entreprise ou


capitaux propres. Ils seront corrigés des non-valeurs repérées à l’actif
et des plus ou moins values latentes.

g) Subventions d'investissements

Ce sont les subventions accordées à l’entreprise en vue d’acquérir ou


de créer des immobilisations ou de financer des activités à long terme.

Pour éviter le double avantage fiscal, ces subventions doivent être


réintroduites en profits exceptionnels au fur et à mesure de la
dépréciation du matériel financé par ces subventions.

h) Les provisions fiscales réglementées

(Autres que les provisions pour risques et charges) sont des


provisions constituées en application de lois et règlements qui doivent
être, en général, réintroduites en profits exceptionnels.

Ces deux dernières rubriques seront considérées :

• comme des capitaux propres pour : 1 - Tx d'IS en vigueur


et
• % comme des dettes à long terme pour : Tx d'IS en vigueur

11

1086 / FB1
22 - LES PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

Permettent la constatation de charges dont l’évaluation est incertaine


mais I’existence probable,

ex : provisions pour risques, Iitiges, garanties données,

provisions pour charges, charges sociales sur congés payés, impôts


différés, retraite du personnel,

provisions pour grosses réparations.

Elles pourront donc être considérées comme des dettes à long terme, et
quelquefois comme des dettes à court terme.

23 - DETTES

On peut distinguer :

a) Les dettes financières

Dans cette section sont enregistrés les emprunts, les dettes


financières assimilées à des emprunts (dépôts de cautionnement,
participation des salariés, dettes rattachées à des participations,
comptes courants d’associés), concours bancaires courants, etc ...
Ces postes englobent les dettes à moyen ou long terme, et les autres
dettes à court terme. Il doit être éclaté en dette financière à moyen et
long terme (capitaux permanents) et dette financière à court terme
(trésorerie).

La part à moins d'un an des emprunts à l'origine à plus de 2 ans peut


être conservée dans les capitaux permanents.

b) Dettes d'exploitation subdivisées en :

• Avances et acomptes sur commandes en cours


• Dettes fournisseurs et comptes rattachés
• Dettes fiscales et sociales

c) Dettes sur immobilisations et comptes rattachés :

Si ces dettes sont à plus d’un an, elles seront assimilées aux dettes
long terme.

Si elles sont à moins d’un an, elles seront assimilées à l'actif


circulant acyclique.

12

1086 / FB1
d) Autres dettes

ex: Clients, avoirs, consignes


Dettes sur acquisitions de valeurs mobilières de placement
Charges à payer
Dividendes à payer.

Cette rubrique contient à la fois des éléments liés :

• au cycle d’exploitation (passif circulant cyclique)


• au passif circulant acyclique (moins d’un an)

En l’absence d’informations détaillées, I’analyste le considère comme


un élément du passif circulant lié au cycle d'exploitation.

24 - COMPTE DE REGULARlSATION PASSIF (cf : compte de régularisation actif)

Les produits constatés d’avance font partie du passif circulant cyclique.

25 - ECARTS DE CONVERSION PASSIF (cf : écart de conversion actif)

Ce poste est une plus value latente qui vient en augmentation des
capitaux propres si l'entreprise n'est pas couverte contre le risque de
change.

13

1086 / FB1
Présentation d'un bilan retraité
ACTIF PASSIF

ACTIF IMMOBILISÉ CAPITAUX PERMANENTS

Immobilisations incorporelles Capitaux propres


Immobilisations corporelles (y compris crédit-bail)
Immobilisations financières - Taux impôt sté x subventions d'investissements
- Taux impôt sté x provisions réglementées
+ contrepartie actif et passif corrigé

ACTIF CIRCULANT CYCLIQUE OU DETTES A LONG TERME


D'EXPLOITATION
Taux impôt sté x subventions d'investissements
Stocks Taux impôt sté x provisions réglementées
Avances et acomptes versés sur commande Provisions pour risques et charges
Clients + effets escomptés non échus Dettes financières à plus d'un an (y compris
Autres créances crédit-bail)
Charges constatées d'avance Divers

ACTIF CIRCULANT ACYCLIQUE : PASSIFS CIRCULANT CYCLIQUE OU


TRÉSORERIE D'EXPLOITATION

Divers actifs à court terme hors exploitation Avances et acomptes sur commandes en cours
Capital souscrit appelé non versé Dettes fournisseurs
Valeurs mobilières de placement Dettes fiscales et sociales
Disponibilités Autres dettes
Produits constatés d'avance

PASSIF CIRCULANT ACYCLIQUE : TRÉSORERIE

Dettes immobilisations et divers passif à court terme


hors exploitation
Dettes financières à moins d'un an
Effets escomptés non échus.

ACTIF FINANCIER PASSIF FINANCIER

Immobilisations Capitaux propres


- incorporelles
- corporelles Provisions
- financières Dette à long terme et moyen terme
- crédit-bail retraité (y compris crédit-bail)

Besoin en fonds de roulement Dette financière à court terme - liquidités

Capitaux investis Capitaux engagés

14

1086 / FB1
Bilan patrimonial
Bilan fonctionnel

1087 / FB1
BILAN PATRIMONIAL BILAN FONCTlONNEL

Critère exigibilité / liquidité • S'intéresse à la compréhension de


l'entreprise. Structure des emplois
Analyse du risque de faillite et des ressources.

• Optique décisionnelle (financement


d'origine à plus d'un an laissé dans
les capitaux permanents).

• Optique de continuité (retraitement


du CB, de l'affacturage et Dailly...)
plutôt que de propriété juridique.

Les retraitements des analystes financiers


sont souvent un amalgame de ces 2 visions.

1087 / FB1
Bilan fonctionnel

ACTIF PASSIF

Valeurs immobilisées brutes Fonds propres externes (capital)


(yc crédit-bail) Fonds propres internes dont:

autofinancements cumulés
réserves
provisions (-15 latents éventuellement)

Emprunts à long et moyen terme d'ori-


gine (dont CB).

Total A Total B

FdR Fonctionnel = B-A Ressources acycliques stables


- Emplois acycliques stables

1087 / FB1
BFR = Actifs circulants liés à l'exploitation (montants bruts)

- Passifs circulants liés à l'exploitation

Trésorerie = FdR - BFR

= Disponibilités + valeurs de placement + divers actifs courts

- Concours bancaires courants + divers passifs courts hors


exploitation

NB : la notion de BFR hors exploitation est égale à:

actif - passif hors exploitation, non stable

1087 / FB1
Bilan patrimonial

ACTIF PASSIF

Valeurs immobilisées nettes Capitaux propres


(capital + réserves + report à nouveau)
Actif circulant dont:
Dettes à long et moyen terme
• stocks (net) (exigibilité > 1 an)
• valeurs réalisables à court terme
(nettes) Dettes à court terme
• valeurs disponibles (exigibilité < 1 an) dont:

• Fournisseurs et autres dettes d'ex-


ploitation

• Emprunt à moyen et long terme


(part <1 an)

• Dividendes à payer

• Concours bancaires courants

Total Actif Total Passif

FdR Patrimonial = Actif circulant - Dettes à court terme


= Capitaux permanents - valeurs immobilisées nettes

1087 / FB1
Présentation financière du
bilan et définition de base

1093 / FB1
Analyse des bilans

KF 19… 19… 19… 19…

Capitaux propres dont résultat net


Comptes-courants
Prêts participatifs et av. conditionnées
Emprunts à moyen et long terme financiers
Autres dettes à long et moyen terme

CAPITAUX PERMANENTS

Immo. Incorporelles
Immo. Corporelles
Immo. Financières

IMMOBILISATIONS

FONDS DE ROULEMENT

Stocks
Clients (+ escompte)
Autres actifs d’exploitation

ACTIF D’EXPLOITATION

Fournisseurs
Autres passifs d’exploitation

PASSIF D’EXPLOITATION

BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT

TRÉSORERIE

Actif circulant hors exploitation


Disponibilités
Valeurs mobilières de placement
Passif circulant hors exploitation
Dettes financières à court terme

TRÉSORERIE

1093 / FB1
Tableau : Bilans

Présentation
Le tableau dégage les principaux éléments explicatifs de votre équilibre
financier : fonds de roulement, trésorerie.

Equations financières de base


Fonds de roulement = Capitaux permanents - Immobilisations nettes.

FR = CP - IN

Besoin en fonds de roulement = Actifs circulants cycliques - Dettes à court


terme d’exploitation cyclique.

BFR = AC - DCT

Trésorerie = Disponible - Exigible

Trésorerie = Fonds de roulement - Besoin en fonds de roulement.

T = DISP - EX. T = FR - BFR

Nous précisons dans la suite la signification de ces agrégats.

1093 / FB1
TRESORERIE NETTE
=
Fonds de roulement - Besoin en fonds de roulement

IMMOBILISATIONS FONDS
NETTES PROPRES

ENDETTEMENT FONDS DE
ROULEMENT
A TERME

STOCKS FOURNISSEURS

AUTRES DETTES A CT
CYCLIQUES
CLIENTS

BESOIN EN
AUTRES ACTIFS F.D.R.H.E.
CIRCULANTS
CYCLIQUES

DISPONIBLE

EXIGIBLES TRÉSORERIE

1093 / FB1
Définitions

LIBELLE DEFINITION FINANCIERE SIGNIFICATION ECONOMIQUE

FONDS DE = Capitaux permanents Différence entre les ressources


ROULEMENT permanentes et les emplois
permanents de l'entreprise.
- Immobilisations nettes

soit :

Fonds propres Trésorerie durable dont l'entreprise


+ endettement à terme va disposer pour alimenter son
exploitation et couvrir tout ou partie
- immobilisations nettes des besoins liés à son exploitation.

BESOINS EN = Actif d'exploitation Le BFR exprime le besoin de


FONDS DE trésorerie nécessaire à l'entreprise
ROULEMENT - Passif d'exploitation pour fonctionner normalement.

soit :

(BFR) = Stocks Il représente le décalage dans le


+ Clients temps entre le cycle de production
+ Divers actif d'exploitation (achats-production-vente) et le
cycle de paiements/fournisseurs
- Fournisseurs stockage-encaissements clients.
- Divers passif d'exploitation

= Fonds de roulement C'est de l'excédent (ou de


l'insuffisance) du fonds de
TRESORERIE - Besoin en fonds de roulement roulement par rapport au BFR que
résulte la trésorerie positive (ou
soit : négative).

= Disponible
- Exigible

soit :

= Banque
+ Placements CT
- Crédits de trésorerie
+ ou - Divers hors exploitation

1093 / FB1
Analyse des postes
du compte de résultat

1096 / FB1
Les observateurs extérieurs (banquiers, fournisseurs, clients, acheteurs
potentiels, actionnaires) ne limitent pas l’analyse d’une société à l’étude de
l’équilibre de son bilan (équilibre entre ses emplois et ressources). En effet
pour survivre et se développer, toute entreprise doit dégager chaque année un
excédent financier qui lui permettra de rembourser ses dettes et d’investir.
L’analyste financier va donc essayer de mesurer l’excédent financier d’une
entreprise à partir du compte de résultat. Pour apprécier la rentabilité de celle-
ci l’analyste va comparer le résultat dégagé par l’entreprise avec les moyens
économiques et les moyens financiers mis en œuvre pour le réaliser.

Le compte de résultat regroupe l’ensemble des produits et des charges au


cours d’un exercice. Le solde des produits et charges est le résultat net
comptable, que l’on retrouve au bilan, comme mesure de la variation des
capitaux propres. Comme le bilan, le compte de résultat est établi à partir de
règles fiscales et comptables qui ne permettent pas de retrouver le résultat
économique ou réel de l’entreprise. L’analyste financier va retraiter le compte
de résultat, et déterminer une succession de soldes qui rendront l’interprétation
du compte de résultat plus aisé.

Le compte de résultat enregistre les charges et les produits hors taxes


déductibles. Il se décompose en :

• charges et produits liés à l’exploitation courante et normale passée ou


présente,
• charges et produits financiers,
• charges et produits exceptionnels.

1096 / FB1
1 - Charges et produits d’exploitation

11. PRODUITS D’EXPLOITATION

a) La « production vendue » est composée des ventes de produits et services


et des ventes d’activités annexes. Ces ventes sont valorisées au prix de
vente, déduction faite des rabais, ristournes et remises accordées.

b) La « production stockée » enregistre la variation de stocks des produits


intermédiaires, en cours de production et produits finis, la production
stockée est valorisée au coût de revient des différentes composantes.

c) La « production immobilisée » : ce compte enregistre le coût des travaux et


immobilisations faits par l’entreprise pour elle-même, valorisé au coût de
production.

d) Les subventions d’exploitation sont des subventions liées à l’exploitation,


elles sont souvent considérées comme un complément du chiffre d’affaires.

e) Les reprises sur amortissements et provisions, transfert des charges. Ce


compte enregistre :

• des reprises sur amortissements et provisions d’exploitation qui ont été


trop dotés au cours des années précédentes, ou dont le risque est
maintenant connu avec certitude,

• des transferts de charges qui s’imputent aux exercices à venir ou à un


autre niveau de résultat (financier ou exceptionnel).

Cette rubrique doit venir en déduction des charges concernées :

• dotations aux amortissements et provisions,


• ou autres achats et charges externes (transfert), habituellement.

f) « Autres produits » : ce poste comprend :

• les redevances, les revenus d’immeubles non affectés aux activités


professionnelles, les jetons de présence ou des produits divers,

Ces produits ne sont généralement pas liés à l’exploitation.

• Les produits nets partiels sur opérations à long terme.

1096 / FB1
12. CHARGES D’EXPLOITATION

a) Achat de marchandises et variation de stock marchandises.

La somme de ces deux postes donne le montant de marchandises


consommées au cours de l’exercice.

b) Achat de matières premières et autres approvisionnements et variation de


stock.

La somme de ces deux postes donne le montant de matières premières et


autres approvisionnements consommés au cours de l’exercice. A noter que
les variations de stocks peuvent être positives ou négatives.

c) Autres achats et charges externes

Ce poste inclut :

• les achats de sous-traitance,


• les achats non stockés de matières et fournitures,
• le personnel intérimaire,
• les loyers de crédit-bail,
• location, entretien et réparation,
• primes d’assurances,
• transports et déplacements etc.,
• rémunérations d’intermédiaire.

Ce poste va être soigneusement examiné et retraité :

• les achats de sous-traitance peuvent être très souvent assimilés à


des frais de personnel, tout comme le personnel intérimaire. Ces deux
rubriques seront donc traitées comme des frais de personnel,

• les loyers de crédit-bail matérialisent le financement et l’acquisition


d’immobilisations. Ces loyers vont donc être pour partie considérés
comme des charges financières et pour partie comme des dotations
aux amortissements.

Crédit-bail mobiliser : 1/3 frais financiers - 2/3 dotations aux


amortissements.
Crédit-bail immobilier : ½ frais financiers - ½ dotations aux amortissements

• Dans les honoraires et rémunérations d’intermédiaires, on peut


trouver des transferts de bénéfices versés à la maison mère ou toute
filiale du groupe. Par la liasse fiscale, on peut obtenir la valeur de ce
poste dans l’annexe 11.

1096 / FB1
d) Impôts, taxes et versements assimilés : ce poste comptabilise l’ensemble
des impôts payé par l’entreprise, à l’exception de l’impôt sur les bénéfices.

e) Salaires et traitements et charges sociales : ces deux postes enregistrent


l’ensemble des frais de personnel.

f) Dotations d’exploitation :

• sur immobilisations,
• sur actif circulant (clients et stocks),
• pour risques et charges : il s’agit par exemple de provisions pour
litige, pour perte de change, etc. (cf. : liasse fiscale DGI 2056).

Ces dotations d’exploitation sont des charges qui ne donnent pas lieu à des
décaissements immédiats.

On distinguera les dotations sur immobilisations qui ne seront jamais


décaissées des deux autres types de dotations qui seront décaissées ou qui
limiteront des encaissements prévus, dans un avenir proche. Les dotations
aux amortissements sont un des éléments qui forment la marge brute
d’autofinancement.

g) Autres charges : ce compte enregistre les redevances pour concessions,


brevets et licences, les jetons de présence payés, les pertes sur créances
irrécouvrables et les charges diverses de gestion courante.

13. RÉSULTAT D’EXPLOITATION

Il est égal à la différence entre les produits et les charges.

1096 / FB1
2 - Charges et produits financiers

Les produits et charges liés à la structure sont comptabilisés dans cette


rubrique quel que soit son caractère habituel ou exceptionnel.

21. PRODUITS FINANCIERS

a) Autres intérêts et produits assimilés : cette rubrique se décompose en


revenus des autres créances :

• revenus des valeurs mobilières de placement,


• escomptes obtenus,
• autres produits financiers.

b) Reprises sur provisions et transferts de charges financières. Ce compte


enregistre :

• des reprises sur provision qui ont été trop dotées au cours des
années précédentes, ou dont le risque est maintenu connu,

• des transferts de charges financières qui s’imputent aux exercices à


venir ou à venir ou à un autre niveau de résultat,

Le détail de ce poste se trouve dans les Annexes DGI n° 2055 et 2056 de la


liasse fiscale.

Cette rubrique doit venir en déduction des charges concernées :

• dotations aux provisions financières,


• intérêts et charges financières.

c) Produits nets sur cessions de valeurs mobilières de placement.

Ce poste comptabilise les plus-values réalisées sur des cessions de valeurs


mobilières de placement.

1096 / FB1
22. CHARGES FINANCIÈRES

a) Intérêts et charges assimilées

Ce poste comprend :

• les charges d’intérêts,


• les pertes sur créances liées à des participations,
• les escomptes accordés,
• et les autres charges financières.

b) Différences négatives de change

Ce poste comptabilise les pertes de change.

c) Charges nettes sur cessions de valeurs mobilières de placement

Cette rubrique enregistre les moins-values sur cessions de valeurs


mobilières de placement.

23. RÉSULTAT FINANCIER

Le résultat financier est obtenu par différence entre les produits et les charges
financières.

1096 / FB1
3 - Charges et produits exceptionnels

31. PRODUITS EXCEPTIONNELS

a) Produits exceptionnels sur opérations de gestion

Cette rubrique enregistre les produits exceptionnels liés au cycle


d’exploitation.

b) Produits exceptionnels sur opérations en capital

Cette rubrique enregistre :

• les produits de cessions d’éléments d’actif,


• les subventions d’investissements virées au compte de résultat.

c) Reprises sur provisions et transferts de charge

Ce poste enregistre :

• les reprises sur des provisions réglementées selon des règles fiscales
précises,
• les reprises sur des provisions exceptionnelles qui ont été dotées au
cours des exercices précédents,
• les transferts de charges.

Le détail de ce poste se retrouve dans les annexes DGI n° 2055 et 2056 de


la liasse fiscale.

Cette rubrique doit venir en déduction des charges concernées.

32. CHARGES EXCEPTIONNELLES

a) Charges exceptionnelles sur opérations de gestion

Ce poste enregistre les charges exceptionnelles liées au cycle


d’exploitation. Dans ces charges exceptionnelles peuvent se cacher des
charges courantes.

1096 / FB1
b) Charges exceptionnelles sur opérations en capital.

Ce poste enregistre :

• la valeur nette comptable des éléments d’actifs cédés. Pour connaître


les plus ou moins-value sur cessions d’actifs, il faut calculer la différence
entre les produits exceptionnels de cessions des éléments d’actifs, et la
valeur comptable de ces éléments cédés,

• d’autres charges exceptionnelles.

c) Dotations exceptionnelles aux amortissements et provisions

Ce poste enregistre des charges qui ne donnent pas lieu à des


décaissements (provisions réglementées) ou des risques non courants (ex. :
coûts de restructuration prévisionnels).

33. RÉSULTAT EXCEPTIONNEL

Le résultat exceptionnel s’obtient par la différence entre les produits et les


charges exceptionnels.

1096 / FB1
4 - Bénéfice ou perte

Cette rubrique s’obtient par différence entre la totalité des produits et des
charges (dont les impôts sur les Sociétés et la participation).

Conclusion :

Après avoir analysé le contenu de chacun des postes du compte de résultat,


l’analyste financier va présenter ce compte sous forme du tableau des soldes
intermédiaires de gestion.

10

1096 / FB1
Tableaux
Analyse de la rentabilité : S.I.G.
Marge brute d'autofinancement
et capacité d'autofinancement

1097 / FB1
Analyse de la rentabilité (S.I.G. retraités)

EXERCICE 19… % 19… % 19… %


Chiffre d'affaires
Ventes de marchandises
- coût d'achat
Marge commerciale
Production vendue
+ Production stockée
+ Production immobilisée
+/- Corrections
Production de l'exercice
- Achats matières premières et approv.
- Variations de stocks
+/- Corrections
Marge brute
- Autres consommations externes
+/- Corrections
Valeur ajoutée
+ Subvention d'exploitation
- Frais de personnel
+/- Corrections
- Impôts et taxes
Excédent brut d'exploitation
+/- Autres prod. & ch. d'exploitation
- Dotations aux amortissements
+/- corrections
- Dotations aux provisions exploitation
+ Reprise sur provisions, transfert
Résultat d'exploitation
- Charges financières
+ Produits financiers
+/- Corrections
- Dotations + reprises sur prov. fin.
Résultat courant avant IS
+/- Résul. except opér. de gestion
+/- Résul. except opér. de capital
+/- Var. de prov. et transf. de charges
- Participation des salariés
- Impôts sur les bénéfices
Résultat net
Résultat net
+ Dotations aux amortissements
+ Dotations aux provisions/reprises à
caractère de réserves
Marge brute d'autofinancement

1097 / FB1
MBA et CAF

19… 19… 19…

EXCEDENT BRUT D'EXPLOITATION

Transfert de charges (indemnité assurance)

+ autres produits

- autres charges

- résultat financier (1) (leasing inclus)

+ produits exceptionnels (2)

- charges exceptionnelles (3)

- participation des salariés

- impôts sur les bénéfices

CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT

Sauf dotations aux amortissements et aux provisions financières et reprises sur


provisions
Sauf produits des cessions d'immobilisations et reprises sur provisions
exceptionnelles
Sauf valeur comptable des immobilisations cédées et dotations aux amortissements
et aux provisions exceptionnelles

CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT

+ PLUS-VALUE SUR CESSIONS D'IMMOBILISATIONS

- VARIATIONS DE PROVISIONS S/ACTIF


D'EXPLOITATION

MARGE BRUTE D'AUTOFINANCEMENT

1097 / FB1
Capacité d’autofinancement

EBE

+ Transferts de charges
+ Autres produits d’exploitation
+ Quote-part de résultat sur opérations faites en commun
+ Produits financiers (sauf reprises sur provisions)
+ Produits exceptionnels (sauf produits sur cessions, reprises, quote-part
des subventions virée au résultat)
- Autres charges d’exploitation
- Charges financières (sauf dotations aux amortissements et provisions)
- Charges exceptionnelles (sauf dotations et charges sur cession, c-à-d
VNC des immobilisations cédées)
- Participation des salariés
- Impôts sur les bénéfices

CAPACITÉ D’AUTOFINANCEMENT

Résultat net

- Produits sur cessions d’éléments d’actifs


+ Valeurs nettes comptables des éléments cédés
+ Dotations aux amortissements et provisions exceptionnelles
+ Dotations aux amortissements et provisions financières
+ Dotations aux amortissements et provisions d’exploitation
- Reprises sur provisions (exceptionnelles)
- Reprises sur provisions (financières)
- Reprises sur provisions d’exploitation
- Subvention d’investissement virée au compte de résultat

CAPACITÉ D’AUTOFINANCEMENT

1097 / FB1
Solde intermédiaire de gestion :
Signification

1 - La marge commerciale :

Intérêt : c’est le 1er clignotant de l’activité des entreprises de négoce. C’est


pour celles-ci une première approche de la Marge sur Coûts Variables
(M.S.C.V.). Elle tend à être une constante en taux (%).

Son évolution dans le temps peut dépendre de plusieurs paramètres :

• des prix,
• des consommations de marchandises vendues,
• des coûts d’achat des marchandises vendues,
• de mix produits.

2 - La production de l’exercice :

Cette notion intéresse les entreprises de production de biens et de services


(hors négoce). Elle correspond à la création de richesses de l’entreprise, que
celle-ci ait été :

• vendue : le chiffre d’affaires,


• stockée ou déstockée,
• immobilisée.

Attention à l’hétérogénéité des informations :

• Le C.A. est en prix de vente H.T.,


• La production stockée ou immobilisée en coût de production.

Intérêt : elle permet le suivi de l’activité commerciale, mais renseigne


également sur la politique de stockage / déstockage suivie par l’entreprise.

1098 / FB1
2bis - La notion de marge brute :

Elle est un solde significatif pour les entreprises industrielles.

Détermination : Production
- achats de la période (matière et autres approvis.)
+/- stocks matières premières

= marge brute

Intérêt : elle indique le poids des achats de matières premières consommables


dans la production . Elle est donc principalement un indicateur de productivité
matière. Cependant, attention, l’évolution de la marge brute peut être due à
plusieurs phénomènes :

• des prix de vente,


• des prix matières,
• des quantités consommées,
• du mix vendu,
• dans la production de la proportion entre production vendue et
stockée ou immobilisée.

3 - La valeur ajoutée (produite) :

La valeur ajoutée produite est l’indicateur synthétique du poids économique de


l’entreprise : elle correspond à la valeur créée par l’entreprise lorsque l’on a
retranché de la production toutes les consommations intermédiaires (achats
externes).

A ce niveau, la valeur ajoutée est le résultat de la combinaison des deux


facteurs de production mis en œuvre : le travail, le capital.

Affectation de cette valeur ajoutée :

• Les frais de personnel : rémunération du travail,


• l’ excédent brut d’exploitation : rémunération de l’actif.

4 - L’excédent brut d’exploitation (E.B.E.) :

Une fois payé l’ensemble des charges de personnel et des prélèvements


obligatoires, il reste la ressource affectée au capital, celle qui sera nécessaire
pour assurer son développement et son renouvellement, c’est l’E.B.E.

1098 / FB1
Intérêt : L’E.B.E. traduit la richesse économique générée par l’exploitation : il
doit être considéré comme une rémunération du capital investi. Par ailleurs, il
est un résultat sur ventes avant toute politique financière, avant impôt, avant
prélèvements exceptionnels.

Dans une approche d’analyse financière, il nous sera utile de suivre l’évolution
de cet E.B.E. dans le temps ainsi que des charges salariales.

5 - Le résultat d’exploitation ou résultat économique

Il mesure le résultat lié à l’activité de l’entreprise après renouvellement des


immobilisations théoriques (dotation aux amortissements) et les provisions, ou
risques courants.

6 - Le résultat courant

Résultat courant = résultat d’exploitation + résultat financier

Il s’agit d’un indicateur censé représenter la marge normale résultant de


l’activité de l’entreprise, après imputation des charges financières résultant de
la politique de financement et avant prise en compte des éléments
exceptionnels, et l’impôt sur les résultats.

Le résultat courant représente finalement le résultat normal avant impôt


attribuable aux actionnaires.

7 - Le résultat exceptionnel

La détermination d’un résultat exceptionnel permet de séparer le résultat


provenant des opérations courantes et le résultat issu des opérations
exceptionnelles. Le P.C.G. 1982 ne donne pas de définition précise des
opérations exceptionnelles. Il s’agit normalement d’opérations non répétitives.
Notamment, on trouve dans ce poste le résultat des opérations de cessions
d’actifs.

8 - Le résultat net

Le résultat de l’exercice représente la mesure comptable du résultat


distribuable aux actionnaires. Il permet de déterminer le taux de rentabilité
comptable des fonds propres.

1098 / FB1
La capacité d’autofinancement - C.A.F.

On ne saurait trop souligner l’importance que revêt, dans l’analyse du compte


de résultat, la notion de capacité d’autofinancement. Comme précisé
précédemment, la dotation aux amortissements correspond à un prélèvement
sur les bénéfices mais pas à un décaissement effectif. Cette mise en réserve,
nécessaire pour le remplacement des biens immobilisés, n’en constitue pas
moins un bénéfice potentiel. Puisqu’il n’y a pas de sortie d’argent, on considère
que :

La capacité d’autofinancement est donc constituée par le résultat effectif et le


montant des amortissements et des provisions de l’année avant plus ou moins
value sur cession d’actifs.

Cette ressource mise en réserve constitue l’autofinancement de l’entreprise,


après la distribution éventuelle de dividendes ;

Marge brute d’autofinancement :

Cette notion n’est pas comptable. La M.B.A. est proche de la C.A.F. Elle est
constituée par le résultat et le montant des amortissements et des provisions à
caractère de réserve.

Ex. : Une provision sans caractère de réserve = provision sur créance client.

Une provision à caractère de réserve : amortissement dérogatoire, ou


encore la provision pour hausse des prix.

1098 / FB1
L’image fidèle
des comptes

La check-list d’audit financier

1099 / FB1
Analyse financière
Check-list « Audit financier »

1101 / FB1
L’approche par
les ratios et ses limites

1102 / FB1
Sous-sommaire documentation

4. L’approche par les ratios et ses limites.

4.1. Batterie de ratios financiers et grille d’auto diagnostic.

4.2. Les ratios de la Centrale de bilans de la Banque de France.

4.3. Statistique : évolution de quelques ratios financiers par


secteurs industriels et commerciaux.
Batterie de ratios financiers
et
Grille auto diagnostic

1092 / FB1
19.. 19.. 19..
0. ACTIVITE
01. CAn- CAn-1
CAn-1
02. VAn- VAn-1
VAn-1
1. PRODUCTIVITE
11. Production / Effectif (en KF)
12. Valeur ajoutée / Effectif (en KF)
13. Frais de personnel / Effectif (en KF)
14. Amortissements / Immobilisations brutes (en %)
15. Frais de personnel / Valeur ajoutée (en %)
16. Immobilisations corporelles brutes / Effectif
17. Investissements corporels / Valeur ajoutée
2. RENTABILITE D'EXPLOITATION (en %)
21. Marge brute / CA
22. Excédent brut d'exploitation / CA
23. Frais financiers / CA
24. MBA / CA
25. Résultat d'exploitation / CA
26. Résultat net / CA
3. RENTABILITE DES CAPITAUX INVESTIS (en %)
31. Résultat net / Situation nette
32. Résultat d'exploitation
________________________
Immobilisations brutes + BFR
4. ANALYSE DU BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT
41. BFR / CA x 360
42. Délais de stockage (en jours de CA H.T.)
43. Délais clients (en jours de CA T.T.C.)
44. Délais fournisseurs (en jours d'achat T.T.C.)
5. EQUILIBRE FINANCIER
a) Fonds de roulement (FR)
51. FR / CA x 360
52. Endettement à terme / Fonds propres
53. Fonds propres / Passif total (en %)
54. Frais financiers / Dette Financière (en %)
55. Endettement à terme + Prêts participatifs
Marge brute d'autofinancement
b) Trésorerie
56. (Dette bancaire à court terme - Disponible) x 360
CA
57. Frais financiers
( en %)
EBE
58. Dette bancaire CT
( en %)
Clients + EENE

1092 / FB1
Tableau : analyse des ratios

L'analyse des ratios, instrument de base de l'analyse financière, permet de


mesurer des grandeurs relatives et leurs évolutions.

Nous présentons successivement des ratios :

• de productivité,
• de rentabilité (d'exploitation et financière),
• d'analyse du besoin en fonds de roulement;
• de structure financière.

La grille d'auto-diagnostic vous permet d'évaluer l'évolution des ratios de


votre entreprise.

AUTO-
RATIOS DEFINITION ELEMENTS DE DIAGNOSTIC
COMPARAISON Favorable Neutre Défav.

(cocher une case)


0. ACTIVITE
01. CAn- CAn-1 Taux de croissance des A comparer au secteur
__________ ventes en FF courant. et au principal
concurrent.
CAn-1 F N D
Taux de croissance de A comparer à (1) et à la
02. VAn- VAn-1 la richesse interne concurrence
__________ produite
VAn-1

1. PRODUCTIVITE
11. Production Production par A comparer
F N D
__________ personne éventuellement au ratio
des concurrents
Effectif
12. Valeur ajoutée Productivité du
____________ personnel : richesse Idem
Effectif créée par emploi F N D

13. Frais de personnel Rémunération Evolution à comparer :


________________ moyenne du personnel - A celle de la
y compris charges productivité du F N D
Effectif
sociales personnel
- Aux concurrents

1092 / FB1
AUTO-
RATIOS DEFINITION ELEMENTS DE DIAGNOSTIC
COMPARAISON Favorable Neutre Défav.

(cocher une case)


14. Amortissements Degré d'amortissement
_______________ des immobilisations
corporelles ; âge ou F N D
Immobilisations brutes obsolescence des
immobilisations
15. Frais de personnel Importance des frais de Dépend du secteur
_______________ personnel, dans la d'activité
valeur ajoutée F N D
Valeur ajoutée

16.Immob. corporelles Importance de - Dépend du secteur et


brutes l'équipement / salarié des modalités
d'activité F N D
_________________ - Evolution substitution
Effectif homme / outil
17.Investis. corporelles
de l'exercice Effort d'investissement Secteur et principaux
_______________ concurrents F N D
Valeur ajoutée

2. RENTABILITE
D'EXPLOITATION
Taux de marge - Surtout significatif
21. Marge brute
commerciale. pour les entreprises
______________
Degré d'intégration de négoce, F N D
Chiffre d'affaires ou commerce.
Production - Dépend du secteur
d'activité : activités
plus ou moins
transformatrices.
22. Excédent brut - En général 7 à 20 %.
d'exploitation Taux de rentabilité de - Très significatif pour
______________ l'exploitation courante les entreprises F N D
Chiffre d'affaires ou industrielles
Production
23. Frais financiers
______________ Importance des frais <3% 4%
financiers dans le CA. F N D
Chiffre d'affaires ou
Production
24. MBA Rentabilité globale de
______________ l'exploitation taux En général 3 à 10 %.
Chiffre d'affaires ou d'autofinancement F N D
Production dégagé (après IS).

1092 / FB1
AUTO-
RATIOS DEFINITION ELEMENTS DE DIAGNOSTIC
Favorable Neutre Défav.
COMPARAISON
(cocher une case)
25. Bénéfice
d'exploitation Rentabilité Comparaison avec les
______________ d'exploitation concurrents. F N D
Chiffre d'affaires ou
Production

3. RENTABILITE DES
CAPITAUX A comparer
INVESTIS - Au taux d'érosion
31. Bénéfice net - Rentabilité des fonds monétaire
______________ propres - Au taux de croissance F N D
- Rentabilité financières moyen du chiffre
Situation nette
d'affaires
- Au taux des
obligations de 1ère
catégorie
32. Résultat - Taux de rentabilité A comparer au taux
d'exploitation interne nominal de moyen du loyer de
______________ l'exploitation l'argent F N D
Immo. brutes + BFR (rentabilité
économique de l'actif
d'exploitation)

4. ANALYSE DU
BESOIN EN
FONDS DE
ROULEMENT
41.Besoin en fonds de - Besoin de trésorerie Analyse particulière à
roulement brut du cycle d'exploitation mener pour les
______________ (achat-production- activités saisonnières
Chiffre d'affaires vente) avant tout
financement F N D
bancaire.
- S'établit en % du CA
ou en nombre de
jours de CA (en
multipliant le ratio par
360) pour dégager la
durée moyenne du
cycle

42. Stocks globaux en - Délai moyen de


jours de chiffre stockage
d'affaires H.T. - Calcul F N D
360 x stock globaux
CA H.T.

1092 / FB1
AUTO-
RATIOS DEFINITION ELEMENTS DE DIAGNOSTIC
Favorable Neutre Défav.
COMPARAISON
(cocher une case)
43. Clients en jours de - Délai de - A comparer aux
ventes TTC recouvrement des conditions standard
créances de délai-clients de F N D
- Calcul l'entreprise
360 x clients
Ventes TTC
44. Fournisseurs en - Délai de paiement des - A comparer aux
jours d'achat TTC fournisseurs conditions standard
- Calcul de crédit-fournisseurs F N D
360 x fournisseurs de l'entreprise
Achat TTC

5. EQUILIBRE
FINANCIER
a) Fonds de roulement
51. Fonds de - Capacité de A comparer aux ratios
roulement financement du cycle 41 et 42.
______________ Achat-production-
Chiffre d'affaires vente.
- S'établit en nombre
de jours de CA (en F N D
multipliant le ratio par
360)
52. Endettement à Ratio d'indépendance - Pour la Banque de
terme financière ; poids de France MAX = 1
______________ l'endettement à terme - En moyenne, de 0,3 à F N D
Fonds propres par rapport aux fonds 0,8
propres
53. Fonds propres - Structure du passif - En général 20 à 40 %
______________ entre fonds propres et dans l'industrie <
Passif total dettes extérieures. commerce et services
- Tenir compte des F N D
éventuelles réserves
latentes de
réévaluation de l'actif
immobilier
54. Frais financiers Coût moyen de - A comparer au loyer
______________ l'endettement de l'argent.
Dette totale Note :DETTE TOTALE - A comparer au
= endettement à terme ratio 32 F N D
+ 100 % des prêts
participatifs
+ dette bancaire à court
terme

1092 / FB1
AUTO-
RATIOS DEFINITION ELEMENTS DE DIAGNOSTIC
Favorable Neutre Défav.
COMPARAISON
(cocher une case)
55. Endettement à - Capacité de - Norme bancaire < 3
terme remboursement des ou 5 maximum, si la
______________ dettes à moyen et dette est à long terme
MBA long terme F N D
Note : Les prêts
participatifs sont inclus
dans l'endettement à
terme pour 100 %.
b) Trésorerie - Importance de - Maximum 60 jours (lié
56. (Dette bancaire à l'endettement à court aux délais clients)
court terme - terme.
disponible) - Ratio établi en F N D
______________ nombre de jours de
CA (en le multipliant
Chiffre d'affaires
par 360)
57. Frais financiers - Ratio de trésorerie - < 30 % bon
______________ relative. - > 50 % risque
EBE - Indicateur de la
capacité à faire face F N D
aux échéances
bancaires à court
terme.
58.Crédit à court terme - Part de la mobilisation - Maximum 50 à 60 %
______________ du compte-clients par
(client + effets des financements F N D
bancaires courts
escomptés)
(mobilisables ou non)

TOTAL F N D

N.B. : Pour annualiser un ratio, on multiplie le ratio par le nombre de jours de


l'exercice, c'est-à-dire quand les exercices sont de 12 mois, on multiplie
par 365 ou 360 (1 mois = 30 jours).

1092 / FB1
Les ratios de la Centrale de bilans
de la Banque de France

(Note d’information n° 79 de Décembre 1988 - Banque de France)

1103 / FB1
Les approches
en terme de flux
• Tableaux de flux financiers
• Tableaux d’emplois et de ressources

1109 / FB1
Sous-sommaire documentation

5. Les approches en termes de flux.

5.1. Tableaux simplifiés de calcul des Emplois / Ressources.

5.2. TPFF : signification des soldes.

5.3. Tableau de flux de la Banque de France.

5.4. Une approche bancaire d’analyse en flux de trésorerie :


le FITREX.
&DV
SUDWLTXH

Tableaux simplifiés de calcul


des Emplois / Ressources

1111/ FB1
Tableaux simplifiés de calcul
des emplois / ressources

EMPLOIS N N+1 N+2

Distributions de dividendes

• incorporels
Investissements • corporels
• financiers

Réduction du capital

Remboursement des dettes financières

Dettes LMT
Leasings

Charges à répartir (augmentation)

TOTAL DES EMPLOIS (1)

RESSOURCES

M.B.A.

Corrigé des plus/moins-values sur cessions

Emprunts nouveaux

Emprunts à LMT
Autres financements LMT

Autres ressources

Cessions d'immobilisations
Cessions financières

TOTAL DES RESSOURCES (2)

(2) - (1) Variations du Fonds de Roulement Net Global

1111/ FB1
EMPLOIS N N+1 N+2

Accroissement des ACTIFS à Court Terme

Disponibilités
V.M.P.
Autres

Diminution des PASSIFS à Court Terme

Découverts bancaires et concours courants


Escomptes
Crédits de mobilisation
Autres (comptes courants associés…)

TOTAL DES EMPLOIS (1)

RESSOURCES

Diminution des ACTIFS à Court Terme

Disponibilités
V.M.P.
Autres

Accroissement des PASSIFS à Court Terme

Découverts bancaires et concours courants


Escomptes
Crédits de mobilisation (oblig. cautionnées)
Autres (comptes courants associés…)

TOTAL DES RESSOURCES (2)

(1) - (2 ) Variations de Trésorerie

1111/ FB1
EMPLOIS N N+1 N+2

Accroissement des ACTIFS d'EXPLOITATION

Stocks
Clients
Autres

Diminution des PASSIFS d'EXPLOITATION

Fournisseurs
Autres

TOTAL DES EMPLOIS (1)

RESSOURCES

Diminution des ACTIFS d'EXPLOITATION

Stocks
Clients
Autres

Augmentations des PASSIFS d'EXPLOITATION

Fournisseurs
Autres

TOTAL DES RESSOURCES (2)

(1) - (2 ) Variations du BESOIN en FONDS de


ROULEMENT d'exploitation

Variation de BFR hors exploitation

• Variation de dettes sur Immobilisations


• Autres variations de BFR

1111/ FB1
T.P.F.F.
Signification des soldes

1112/ FB1
T.P.F.F.
Signification des soldes
Activité économique
E < 0 E ∼ 0 E > 0
Activité financière
G ∼ 0 G > 0 G > 0
Forcing Financier. L’entreprise fait appel à L’entreprise finance sa croissance
Phase de démarrage, d’expansion. l’endettement pour se développer externe par ressources internes et
F > 0 Cette situation doit être temporaire. par croissance externe l’endettement.
(+ endettement). Temporaire.
Phase de restructuration.
G < 0 G ∼ 0 G > 0
L’entreprise finance son déficit Situation d’équilibre. L’exploitation génère des
d’exploitation par cessions d’actifs, C’est l’idéal si E est légèrement excédents, qui lui permettent des
opération en capital ... positif, F légèrement négatif. investissements financiers.
F ∼ 0 Situation qui peut devenir Temporaire.
préoccupante s’il n’y a pas de
rentabilité.
G < 0 G < 0 G ∼ 0
Situation de crise, de liquidation. L’entreprise ne génère pas Entreprise timorée.
F < 0 d’excédents. Elle finance le Phase de maturité.
remboursement de la dette par Risque de vieillissement, nécessité
cessions d’actifs, augmentation de d’investir.
capital.
Situation malsaine.

1112/ FB1
Le tableau pluriannuel est structuré en quatre parties.

1 - L’EXPLOITATION - CROISSANCE ET RESULTAT


Ce premier stade du tableau comprend un retraitement des flux de
l’exploitation et un certain nombre d’informations complémentaires.

1 - Retraitement des flux d’exploitation

Il s’agit essentiellement de la reprise des soldes intermédiaires de gestion

Ventes

+ ∆ des stocks de produits


________________________

Production (H.T.)

Consommations
Matières premières
+ Sous-traitance
+ Autres consommations intermédiaires
________________________________

Consommation intermédiaire
+ Redevances pour brevets versés

Production
- Consommations
(y compris impôts et taxes)
_____________________

Valeur ajoutée

1112/ FB1
Valeur ajoutée
- Salaires
__________________________

Résultat brut d’exploitation ou EBE

Cette dernière grandeur est très voisine de l’excédent brut d’exploitation tel
qu’il est défini dans le plan comptable 1982 : elle fait ressortir le flux
résiduel de trésorerie réelle ou potentielle qui est sécrété par l’exploitation
et qui va servir de base de départ au tableau proprement dit.

2 - Informations complémentaires

La première partie du tableau comprend :

• Des compléments classiques

− le taux de croissance apparente de la valeur ajoutée


(pourcentage de la variation de valeur ajoutée rapportée à la
valeur ajoutée produite de l’exercice précédent),

− le pourcentage moyen de la valeur ajoutée calculé pour


chacune des grandeurs inscrites (somme des montants
enregistrés pendant les quatre années divisées par la
somme des valeurs ajoutées de ces quatre exercices),

− le calcul de la marge sur valeur ajoutée (Excédent brut


d’exploitation rapporté à la valeur ajoutée).

• Une recherche originale

L’auteur fait ressortir le taux d’inflation enregistré pendant chaque


année, ce qui permet de corriger le taux de croissance apparente et
d’aboutir à une croissance réelle déflatée :

− année par année,

− globalement, par une moyenne sur les quatre exercices


considérés.

1112/ FB1
II - LE FINANCEMENT DE CETTE CROISSANCE PAR LE
RESULTAT
Cette seconde partie comporte deux phases successives, qui démarrent
avec le résultat obtenu à la fin de la première partie.

1 - Excédent de trésorerie d’exploitation

L’excédent brut d’exploitation fait ressortir le flux de trésorerie réelle ou


potentielle généré par l’exploitation. Pour appréhender la seule
trésorerie effective - donc réellement disponible - il faut tenir compte de
la partie qui demeure figée dans l’entreprise du fait des différés de
règlement des charges et des produits.

C’est pourquoi on corrige le résultat brut d’exploitation de la variation


des besoins en fonds de roulement, ce qui permet de dégager l’excédent
de trésorerie d’exploitation (E.T.E.) :

Résultat brut d’exploitation ou EBE


- Variation des besoins en fonds de roulement
________________________________________

Excédent de trésorerie d’exploitation = E.T.E.

2 - Solde d’exploitation

La deuxième phase consiste à calculer le solde de trésorerie


d’exploitation disponible après que les investissements auront été
financés.

Excédent de trésorerie d’exploitation


- Investissement, y compris acquisition en crédit-bail
____________________________________________

Solde d’exploitation = E ou Disponible après


financement
interne de la croissance = DAFIC

1112/ FB1
Cette approche, dans son second aspect, permet une vision globale des
financements purement internes de l’entreprise : le résultat brut
d’exploitation finance l’ensemble des besoins de l’exploitation, c’est-à-
dire les investissements corporel et incorporel et l’accroissement des
besoins de fonds de roulement induits par la croissance.

On estime que, pour assurer un équilibre convenable de la croissance,


le solde d’exploitation doit présenter un excédent.

3 - Endettement net et ses contreparties

Cette troisième partie est consacrée à la mise en évidence des


décisions financières de l’entreprise. Elle est indépendante des deux
premières.

∆ Nettes de l’ensemble des dettes bancaires


- Charges financières (y compris celles incluses dans les
redevances de crédit-bail)
- Impôts sur les bénéfices
- Participation des salariés
________________________________________________________________________________________

Solde financier = F

Le solde financier permet de mesurer les effets de la politique


d’endettement de l’entreprise. On estime qu’en raison de l’effet de levier
financier (qui permet d’améliorer le résultat brut d’exploitation par le jeu
de l’accroissement de la production permis par les investissements
supplémentaires financés grâce à l’endettement), ce solde peut se
révéler légèrement négatif.

4 - Autres flux financiers

Cette quatrième partie permet de calculer le solde courant, puis de le


corriger avec les autres flux.

1112/ FB1
1) - Calcul du solde courant

Solde d’exploitation
- Solde financier
________________________________

Solde courant

On estime que ce solde courant, qui résulte d’un solde


d’exploitation, doit normalement être positif et d’un solde financier
négatif, se situe à un niveau proche de zéro lorsque la gestion
financière de l’entreprise est saine.

2) - Eléments exceptionnels

Solde courant

- Dividendes
+ Revenus financiers
+ Produits de cession des actifs
+ Emissions de capital
+ Produits et charges exceptionnels
- Autres valeurs immobilisées acquises
____________________________________________________________
__

Variation du disponible et valeurs


mobilières de placement

1112/ FB1
III - REMARQUES CONCERNANT CETTE METHODE
1 - Avantages

Cette méthode est axée sur la trésorerie de l’entreprise dont elle vise à
expliquer les variations dans une vision globale.
Elle met bien en évidence les conséquences financières de la
croissance de l’entreprise sur l’augmentation des besoins en fonds de
roulement.
Elle s’efforce de traiter l’inflation et ses conséquences sur l’évolution des
besoins de l’entreprise, même si son niveau d’activité en volume ne
varie pas.

2 - Discussion

On peut contester certains classements, telle que la distinction entre les


investissements en immobilisations corporels et incorporels et les
acquisitions d’autres valeurs immobilisées (quatrième partie du tableau)
car l’achat de participation ou le versement de dépôts et cautionnements
s’apparentent aussi à des investissements. De même la séparation des
charges financières (solde financier) et des revenus financiers,
(quatrième partie du tableau) peut sembler peu pertinente, dans des
métiers qui génèrent structurellement des produits financiers.

On peut également discuter certaines affectations ou prises en compte :

• les impôts sur les bénéfices (sauf les acomptes versés), constituent
des flux de trésorerie de l’exercice suivant la période examinée et leur
impact ne se fait donc pas sentir sur la trésorerie de l’exercice,

• la participation peut engendrer des flux de trésorerie limités quand


elle est gérée dans l’entreprise (elle se retrouve alors dans la dette
financière).

Mais on peut se demander aussi si le correcteur d’inflation rend


effectivement compte des problèmes rencontrés par toutes les
entreprises au niveau des variations de prix qu’elles enregistrent :

• la concurrence ne met-elle pas obstacle à la répercussion de


l’inflation dans les prix de vente ?

• les matières premières utilisées n’ont-elles pas des variations de prix


autonomes (évolution des marchés et des cours de change) ?

• les gains de productivité ne permettent-ils pas de diminuer les coûts de


production ?

1112/ FB1
Cela dit, cette méthode permet de mettre l’accent sur le fait qu’une partie
seulement du résultat brut d’exploitation se retrouve dans la trésorerie et
que celle-ci est bien la résultante de toutes les opérations (gestion - capital -
finance) de l’entreprise et l’élément principal de la continuité ou au contraire
de la cessation de l’activité.

1112/ FB1
Tableau pluriannuel des flux
financiers

VENTES
PRODUCTION (H.T.)
CONSOMMATION INTERMEDIAIRE
Matières premières
Sous-traitance
Autres consommations intermédiaires
VALEUR AJOUTEE
Croissance apparente
Inflation
Croissance réelle
FRAIS DE PERSONNEL

A = RESULTAT BRUT D’EXPLOITATION


Marge sur VA

- Variation nette des STOCKS


B = EXCEDENT SUR OPERATION
- Variation de l’encours commercial
C = EXCEDENT DE TRESORERIE D’EXPLOITATION
D = INVESTISSEMENTS CORPORELS & INCORPOR.
E = C - D = DAFIC

VARIATION NETTE DE
à Long et Moyen Terme
LA DETTE à Court Terme
TOTALE
- Frais financiers (et leasing)
= Solde bancaire
- Impôt sur les bénéfices
- Participation des salariés
F = SOLDE FINANCIER

G = E + F SOLDE COURANT
- Distribution des dividendes
+ Revenus financiers
+ Produits de cession
+ Emissions de capital
+ Autres Produits et Produits exceptionnels
- Autres valeurs immobilières acquises
= VARIATION DU DISPONIBLE

10

1112/ FB1
Tableau de flux
de la Banque de France

1113/ FB1
Tableau de flux Banque de France

N-2 N-1 N

E.B.E.

+ Produits financiers
+ Autres Produits d'exploitation
+ Transfert de charges
- Autres charges d'exploitation
+ Produits exceptionnels
- Charges exceptionnelles
(à caractère de flux et non «calculés»)

A - EXCÉDENT BRUT GLOBAL


- ▲B.F.R.

B - EXCÉDENT DE TRÉSORERIE GLOBAL


- Prélèvements obligatoires
• I.S.
• Remboursement d'emprunt
• Intérêts
• Dividendes

C - FLUX DE TRÉSORERIE DISPONIBLE


- Investissements nets des cessions
• Investissements productifs
+ Subventions d'investissements
- Investissements nets des cessions
• Investissements financiers

+ Apport de ressources stables


• Augmentation ou réduction de capital
• Groupe et associés
• Emprunts obligataires et bancaires à long et
moyen termes

D - VARIATION DE TRÉSORERIE
= Variation des disponibilités
- Variation des crédits bancaires courants.

1113/ FB1
Une approche bancaire
d’analyse en flux de trésorerie
- Le Fitrex -
(Flux Internes de Trésorerie d’Exploitation)

1114/ FB1
I. Le pourquoi du FITREX
Tableau d'analyse d'origine bancaire, le FITREX répond à plusieurs
préoccupations dont certaines sont strictement bancaires :

• Le souci premier est de situer l'entreprise par rapport à ses engagements


financiers : le banquier a besoin d'analyser son risque-client.

• L'entreprise doit normalement autofinancer la variation de B.F.R.

• La logique de capacité de remboursement est dépassée : le banquier


souhaite prêter, ne souhaite pas nécessairement être remboursé, mais il
désire :

− que l'entreprise acquitte les frais financiers,

− que l'entreprise soit en situation de solvabilité, c'est-à-dire "capable" de


rembourser,

• Ceci est dû au fait que l'entreprise n'éteint jamais sa dette mais la


renouvelle.

• Le chef d'entreprise (Direction Générale - Direction Administrative et


Financière) doit pouvoir comprendre et anticiper le comportement de son
fournisseur de crédit.

• Les notions de cash-flow, M.B.A., sont souvent peu utiles pour l'actionnaire
et le banquier :

− l'actionnaire va raisonner en flux après financement de la croissance (∆


BFR), le solde d'E.T.E (Excédent de Trésorerie d'Exploitation)
correspondant à (EBE - ∆ BFR) fournit la mesure de la richesse
générée par l'entreprise,

− le banquier fait abstraction des éléments exceptionnels pour mesurer si


l'entreprise est capable - compte tenu de son niveau d'activité - de
payer le coût des ressources que son activité mobilise (frais financiers -
crédit bail - versements aux actionnaires).

1114/ FB1
II. Le comment du FITREX = Construction pratique du tableau
Note : Les lignes entre parenthèses en majuscules correspondent à la
liasse fiscale et permettent la construction sur tableur.

Pour construire ce tableau, il convient de procéder en deux étapes :

• déterminer le FITREX,

• déterminer le flux de trésorerie disponible.

1. Calcul du FITREX

• Il convient de partir de l'Excédent Brut d'Exploitation (E.B.E) corrigé du


crédit-bail qui correspond à une donnée que le banquier déduit du fitrex.

L'E.B.E tel qu'il apparaît dans les tableaux de Soldes Intermédiaires de


Gestion (S.I.G) correspond à cette notion puisque les charges de crédit-bail
(lignes HP HQ) incluses dans les autres achats et charges externes (ligne
FW) sont reventilées :

− en dotation aux amortissements


(2/3 C. Bail mobilier / 1/2 C. Bail immobilier)

− en frais financiers
(1/3 en C. Bail mobilier / 1/2 C. Bail immobilier).

• A l'E.B.E on ajoute ou déduit les soldes suivants :

+ les autres produits d'exploitation (ligne FQ)

- les autres charges d'exploitation (ligne GE)

+ la quote-part des opérations en commun (lignes GH - GI)

+ le solde des dotations et reprises de provisions d'exploitation (lignes FP


- GC - GD)

+ le résultat financier hors dotations / reprises aux provisions financières


et hors intérêts (lignes GV - GR + GQ - GM)

- impôt sur les bénéfices (ligne HK)

➠ On obtient le solde intitulé Autofinancement Brut d'Exploitation (cf.


Guillou et Charreaux).

1114/ FB1
• On corrige l'A.B.E du montant net de la variation du B.F.R d'exploitation
(Stocks + clients (+ Escompte) + charges constatées d'avance + avances et
acomptes versés) - (Avances et acomptes reçus + dettes fournisseurs +
dettes fiscales et sociales + produits constatés d'avance) - (Escompte +
autres crédits de mobilisation).

2. Calcul du Flux Disponible

Le flux disponible correspond au FITREX duquel l'on retranche :

- Les intérêts et charges assimilés (ligne GR)

- Les charges de crédit-bail (lignes HP + HQ)

- Les dividendes servis aux actionnaires (Annexe 11 ligne ZE)

= Flux de Trésorerie Disponible

3. Interprétation du FITREX et du flux de trésorerie disponible

1ère règle : L'A.B.E est nécessairement positif faute de quoi, l'entreprise


ne peut générer sur son exploitation les moyens de couvrir le
coût de sa croissance.

2ème règle : L'A.B.E. > Æ B.F.R.


C'est la condition pour que le FITREX soit positif.

3ème règle : Le FITREX > (Frais financiers + charges de crédit-bail +


dividendes).

Cette exigence correspond à la nécessité pour l'entreprise


de générer un flux lui permettant de couvrir le coût de ses
ressources bancaires sur sa seule exploitation.

La stricte couverture des frais et charges financiers par le


FITREX (Flux de Trésorerie = 0) interdit :

• aux actionnaires de se servir une rémunération,

• à l'entreprise d'accroître son volume d'endettement et le


poids de ses charges financières.

1114/ FB1
4. Le flux "d'ajustement" = le flux de trésorerie global

Dès lors que le FITREX < charges financières ou que le flux de trésorerie
disponible est insuffisant, l'entreprise ne va pas être en mesure de financier
ses investissements et emplois productifs.

C'est la raison pour laquelle elle devra trouver des ressources "d'ajustement" :

• cessions d'actifs,

• accroissement du crédit des fournisseurs d'immobilisations,

pour financer ses investissements de maintien et de croissance.

Le flux de trésorerie global dépasse les seules considérations bancaires


(charges financières) et correspond à la philosophie classique des tableaux de
flux.

1114/ FB1
N N-1 N-2

1 Production

2 Consommations externes (y compris impôts, taxes et


versements assimilés)

3 Valeur ajoutée (3 = 1 - 2)

4 Frais de personnel

5 E.B.E (5 = 3 -4)

6 Produits et charges d'exploitation

7 Impôts sur les bénéfices

8 Autofinancement brut d'exploitation (8 = 5 - 6 -7) (> 0)

9 Variation des stocks

10 Variation des en-cours clients et comptes rattachés

11 Variation des en-cours fournisseurs et comptes rattachés

12 Variation des autres décalages d'exploitation


> frais financiers et
13 F.I.T.R.E.X (13 = 8 - 9 -10 + 11 + 12)
dividendes
14 Frais financiers

15 Dividendes

16 Flux de trésorerie disponible (16 = 13 - 14 - 15) (minimum 0)

17 Cessions d'actif

18 Eléments exceptionnels

19 Investissement en immobilisations (crédit-bail inclus)

20 Variation des décalages de paiement sur immobilisations

21 Flux de trésorerie globale (21 = 16 + 17 ± 18 - 19 + 20)

Grille préconisée par GUILLOU et CHARREAUX

1114/ FB1
Les méthodes d’analyse
discriminante et
de scoring : Utilité et
degré de fiabilité

1115 / FB1
Sous-sommaire documentation

6. Les méthodes d’analyse discriminante et de scoring :


utilité et degré de fiabilité.

6.1. Les méthodes financières traditionnelles.

6.2. Le modèle de Collonges.

6.3. Le modèle de Conan et Holder.

6.4. Les modèles de Holder.

6.5. Tableau d’analyse des scores.

6.6. La méthode de détection de la Banque de France.

6.7. Le Score AFDCC de défaillance à 2 ans.


Le scoring
Les méthodes financières traditionnelles

1116/ FB1
L'objectif des méthodes de crédit-scoring est d'établir une cotation des
entreprises permettant de les noter par rapport au crédit qu'elles pourraient
obtenir : crédit bancaire, crédit fournisseur... Le crédit scoring a donc pour but
d'exprimer, par une note synthétique, le risque de non remboursement d'un
crédit.

Il repose sur l'étude statistique de séries d'entreprises débouchant sur leur


séparation en 2 populations ; une bonne et une mauvaise.

La logique de ces méthodes de crédit-scoring est celle des analyses


discriminantes.

L'analyse discriminante fait partie des méthodes d'analyse de données. Il s'agit


de comparer deux populations qui présentent un caractère opposé : les bons et
les mauvais. La comparaison s'effectue suivant un certain nombre de données
(variables). Dans le cas de la séparation des entreprises saines des
entreprises défaillantes, on considère comme variables les ratios financiers.

Ainsi, lorsqu'on exprime deux populations par 2 nuages de points "clairs" et


"foncés", les nuages s'entrecoupent dans la plupart des cas (en abscisses et
en ordonnées on a deux ratios quelconques). La fonction discriminante est
justement la combinaison linéaire qui définit l'axe qui permet de séparer au
mieux les deux populations (voir illustration géométrique page 3).

Le point Y sert de repère. En effet, si on considère maintenant un individu qui


appartient au groupe étudié (une entreprise par exemple), en lui appliquant la
fonction, c'est-à-dire en remplaçant dans la fonction Z les R1 et R2 par les
ratios correspondants de l'entreprise, on pourra le classer dans l'une ou l'autre
des populations.

En réalité, le nombre des variables (ratios) qui composent la fonction est


supérieur à deux. La construction de la fonction se fait suivant un processus
itératif : on considère d'abord le ratio qui sépare le mieux les deux populations
ensuite on introduit un deuxième ratio qui, en principe, améliore la séparation.
Le processus s'arrête quand l'introduction d'un ratio supplémentaire détériore
la qualité de la fonction.

Cette séparation est plutôt brutale : en principe, ce qui intéresse le plus un


dirigeant est de savoir quelle est la probabilité de défaillance de son client ; ou,
si on veut, quelle est la probabilité d'appartenance d'une entreprise au groupe
des "mauvais", sachant qu'elle a obtenu un certain score.

Cette probabilité est déterminée à partir des données de chaque groupe.

1116/ FB1
Nous avons donc choisi des fonctions discriminantes connues, qui ont été
construites à partir de groupes d'entreprises françaises, en prenant soin de les
compléter par un tableau qui retrace les probabilités de défaillance
correspondant aux différents scores.

La présentation des fonctions s'effectuera dans l'ordre chronologique où elles


ont été mises au point.

1116/ FB1
Illustration géométrique

Il est possible de donner une représentation géométrique du problème dans le


cas simple de deux groupes d'entreprises (A et B observées) à partir de 2
ratios R1 et R2

La logique de la méthode est la suivante : déterminer une combinaison linéaire


(fonction assez simple appelée Z) de ratios financiers (dans cette
représentation : 2 ratios) discriminants qui sépare le mieux les entreprises
défaillantes des entreprises saines, c'est-à-dire qui minimise, par projection, la
zone de chevauchement des 2 populations.

Insérer image 1116

1116/ FB1
Le modèle de Collongues

Il a été construit en 1976 sur un échantillon de 35 entreprises défaillantes et


autant d'entreprises saines. De nombreux secteurs d'activité sont représentés
allant de la confection jusqu'au BTP. Par contre, ont été éliminées les
entreprises de très petite taille (moins de cinq millions de chiffre d'affaires) et
les très grandes, afin d'éviter les phénomènes de groupe.

Les ratios utilisés sont issus des documents financiers traditionnels de l'ancien
Plan Comptable, c'est-à-dire du bilan, du compte d'exploitation générale et du
compte des pertes et profits.

L'auteur propose la fonction discriminante suivante :

Z2 = 4,983 R1 + 60,0366 R2 - 11,8348 R3

ou

R1 = Frais de personnel
Valeur ajoutée

R2 = Frais financiers
Chiffre d'affaires H.T.

R3 = Fonds de roulement
Total du bilan

Règle de décision : si Z est supérieur à 5,455, l'entreprise est déclarée


mauvaise ;si Z est inférieur à 5,455 l'entreprise est déclarée bonne.

1116/ FB1
Si l'on veut prendre comme seuil de décision le chiffre 1, il suffit d'écrire :

Z2 = 0,9135 R1 + 11,0058 R2 - 2,11695 R3

Pour vérifier l'exactitude de cette fonction, COLLONGUES a considéré un autre


échantillon de 27 entreprises défaillantes et de 21 entreprises saines.

Après comparaison des résultats, il a retenu la fonction suivante :

Z3 = 4,6159 R4 - 22 R5 - 1,9623 R6

R4 = Frais de personnel
Valeur ajoutée

R5 = Résultat d'exploitation
Chiffre d'affaires H.T.

R6 = Fonds de roulement net


Stocks

Règle de décision : si Z est supérieur à 3,0774, l'entreprise sera


déclarée mauvaise ; si Z est inférieur à 3,0774, l'entreprise sera
déclarée bonne.

Si l'on veut ramener le seuil de décision à l'unité, on obtient :

Z3 = 1,5 R4 - 7,1489 R5 - 0,6376 R6

1116/ FB1
Analyse des résultats
Si dans le cas d'une entreprise étudiée, Z2 et Z3 donnent un résultat
concordant (faillite ou bonne santé), on peut raisonnablement prendre une
décision avec le sentiment de diminuer le risque.

Si les deux scores donnent un diagnostic opposé, une étude plus poussée du
dossier s'impose. Il ne faut pas oublier, en outre, que les scores sont souvent
très proches des seuils de décision.

Prendre une décision sur la base d'un seuil fixe et invariant peut être
dangereux. Aussi, l'auteur conseille-t-il de retenir un intervalle de pertinence
qui peut être, par exemple de 0,95 à 1,05.

Si le résultat obtenu se situe entre ces deux intervalles, un examen plus


approfondi du dossier s'impose également.

1116/ FB1
Le modèle de Conan et Holder

L'étude a été réalisée en 1978 et elle porte exclusivement sur les Petites et
Moyennes Entreprises industrielles. Elle considère un échantillon de 95 PMI
défaillantes et autant de saines. Les auteurs ont pris le soin d'équilibrer les
populations étudiées afin que, pour un secteur donné, il y ait un équilibre, en
nombre, entre les bons et les mauvais. Les mêmes précautions ont été prises
en ce qui concerne l'année de défaillance et la taille des entreprises.

La fonction discriminante obtenue est la suivante :

Z4 = - 0,16 R1 - 0,22 R2 + 0,87 R3 + 0,1 R4 - 0,24 R5

où :

R1 = Réalisable et disponible
Actif total

R2 = Capitaux permanents
Passif total

R3 = Frais financiers
Chiffre d'affaires HT

R4 = Frais de personnel
Valeur ajoutée HT

R5 = Excédent brut d'exploitation


Dettes totales

La probabilité de défaillance associée à chaque valeur du score déterminé par


la fonction Z4 figure dans le tableau page 9.

1116/ FB1
Les modèles de Holder

Appliquant la même méthode d'analyse que pour les entreprises industrielles,


HOLDER détermine trois fonctions discriminantes pour les secteurs du
Bâtiment et Travaux publics (BTP), du Commerce de Gros et des Transports.

Bâtiment et travaux publics


La fonction discriminante est la suivante :

Z6 = 3,5 R1 + 0,14 R2 + 1,16 R3 + 0,15 R4 - 2,38 R5 - 10,74 R6 - 0,92

R1 = Situation nette (Taux d'indépendance financière)


Total du bilan

R2 = Actif circulant (taux de solvabilité)


Dettes à court terme

R3 = Dettes fournisseurs (poids du crédit fournisseurs)


Achats

R4 = EBE après frais financiers (capacité brute de remboursement)


Endettement global

R5 = Créances clients (poids du crédit-clients)


CA HT

R6 = Frais financiers (poids des frais financiers)


CA HT

1116/ FB1
Les ratios R1, R3 et R5 sont les plus significatifs et la fiabilité de la fonction est
satisfaisante.

La distribution des probabilités de défaillance est donnée dans le tableau page


9.

Commerce de gros

La fonction discriminante proposée est :

Z7 = 1,97 R1 + 1,36 R2 + 3,41 R3 + 1,85 R4 - 1,58 R5 - 1,22

où :

R1 = Réalisable et disponible (mobilité ou rigidité des actifs)


Total du bilan

R2 = Capitaux permanents (stabilité du financement de l'entreprise)


Total du bilan

R3 = Situation nette - Immobilisations nettes


Total du bilan
(ratio d'autonomie financière et stabilité des actifs)

R4 = Excédent brut d'exploitation (rentabilité des capitaux investis)


Total du bilan

R5 = Besoins en fonds de roulement


Chiffre d'affaires HT (ratio de besoin en fonds de roulement)

La fonction est assez fiable. La distribution des probabilités de défaillance est


donnée dans le tableau page 9.

10

1116/ FB1
Transports
La fonction discriminante établie pour ce secteur d'activité, est la suivante :

Z8 = 0,98 R1 + 1,77 R2 + 4,96 R3 - 1,81 R4 - 17,35 R5 - 0,62

R1 = Réalisable et disponible
Total du bilan (indice de mobilité ou de rigidité des actifs)

R2 = Capitaux permanents (stabilité du financement de l'entreprise)


Total du bilan

R3 = Excédent brut d'exploitation (indice de rentabilité économique)


Chiffre d'affaires HT

R4 = Besoins en fonds de roulement


Chiffre d'affaires HT
(ratio de besoin en fonds de roulement)

R5 = Frais financiers (poids des frais financiers dans la valeur ajoutée)


Valeur ajoutée

La fonction est fiable. La distribution des probabilités de défaillance suivant le


score, est donnée dans le tableau ci-dessous.

11

1116/ FB1
Tableau d'analyse des scores

Valeur du score Z Probabilité de


P.M.I. B.T.P. Commerce de Transports défaillance
gros
4 ou plus 4 ou plus 3 ou plus 0
- 0,164 2 2 2,5 10 %
- 0,131 1 0,7 0,9 20 %
- 0,107 0,65 0,4 0,4 30 %
- 0,087 0,30 0,2 0,15 40 %
- 0,068 0 0 0 50 %
- 0,30 - 0,2 - 0,30 60 %
- 0,026 - 0,70 - 0,4 - 0,50 70 %
+ 0,002 - 1 - 0,6 - 0,70 80 %
0,048 - 2 - 0,9 - 1 90 %
0,210 - 4 ou moins - 2,5 ou moins - 2 ou moins 100 %

12

1116/ FB1
Banque de France (1)

La méthode de détection élaborée par la Banque de France repose sur une première
fonction Z, commentée lors de la journée de la Centrale des bilans du 16.06.1983 (B.
MICHA et J. GHESQUIERE) complétée par 2 fonctions supplémentaires Y1 et Y2 (M.
BARDOS : cahiers économiques et monétaires de la BDF N° 19).

Constitution de l’échantillon
La Banque de France a mené ses travaux à partir de 6 échantillons
d'entreprises défaillantes pour 6 années et un sous-échantillon de 83
entreprises normales sur la période 1972 - 1979. Les entreprises concernées
appartiennent au secteur de l'industrie, sont soumises à l'impôt sur les sociétés
et emploient moins de 500 salariés. Elles sont classées en trois catégories :

• Les entreprises défaillantes : sont celles dont les difficultés ont été
sanctionnées par une procédure judiciaire, une disposition ou un
changement de personne morale. Elles sont observées pendant les 3
années précédant leur défaillance.

• Les entreprises normales : présentes dans l'échantillon de la Centrale des


Bilans depuis 1971 ; elles sont caractérisées par un comportement moyen et
stable dans l'ensemble.

• Les entreprises vulnérables : également présentes sur toute la période,


marquent un écart défavorable par rapport au point moyen annuel de
l'industrie une année au moins, trois années consécutives au plus. En effet,
peuvent être considérées comme à haut risque, non seulement les
entreprises dont les difficultés ont abouti à une défaillance, mais aussi celles
qui ont été temporairement handicapées puis se sont redressées, ou encore
celles qui se sont maintenues malgré des signes certains de faiblesse.

Fonctions obtenues
Le système de détection comprend 3 fonctions : Z, Y1 ou Y2 selon la valeur du
ratio FF/REB. Elles sont utilisées selon le schéma suivant :
_________________________________
(1) Voir note d'information N° 65 de la Banque de France de Septembre 1985 "La détection
précoce des difficultés d'entreprise par la méthode des scores".

13

1116/ FB1
- 0,25 < Z < 0,125 Z > 0,125
la situation de l'entreprise CALCUL DE Z l'entreprise a de forte chance
est incertaine d'être normale

Z < - 0,25
L'entreprise semble en difficulté

(Parmi ces entreprises, on estime que


12 % sont des défaillantes
88 % sont des vulnérables ou des normales)

EXAMEN DE FF/REB

REB <0 0 < FF/REB < 215 %


ou
FF/REB > 215 % (parmi elles
(parmi elles 10 % de défaillantes 13 % sont des défaillantes
90 % de vulnérables) 87 % sont des vulnérables ou des
normales)

CALCUL DE Y1 CALCUL DE Y2

Y1 < 0 0,375 < Y1 Y2 < 0,375 0,125 < Y2

0 < Y1 < 0,375 - 0,375 < Y2 < 0,125

l'entreprise l'entreprise l'entreprise l'entreprise


manifeste zone manifeste manifeste zone manifeste
des signes d'incertitude des signes des signes d'incertitude des signes
de de de de
défaillance vulnérabilité défaillance vulnérabilité

14

1116/ FB1
Utilisation
Le système de détection de la Banque de France comporte 2 étapes :

1ère étape : calcul de fonction Z composée de 8 ratios

100 Z = somme 4ème colonne


Coefficients Valeurs des ratios Contribution
N° des ratios des ratios
des Ratios de la De Valeur au score
ratios fonction l'entreprise pivot 1 x (2 - 3)
-1- -2- -3- -4-

R1 Frais financiers / REB - 1,255 62,8


R2 Couverture des capitaux investis - 2,003 80,2
R3 Capacité de remboursement - 0,824 24,8
R4 Taux de marge brute d'exploitation - 5,221 6,8
R5 Délai crédit-fournisseurs - 0,689 98,2
R6 Taux de croissance de la valeur ajoutée - 1,164 11,7
R7 Délai découvert-clients + 0,706 79,1
R8 Taux d'investissements physiques + 1,408 10,1

100 Z =
Z=

plus la valeur de la fonction est négative, plus l'entreprise risque d'être défaillante.

2ème étape : elle a pour ambition de déceler parmi les seules entreprises à mauvais
score (Z < - 0,25) celles qui iront jusqu'à la défaillance.

∗ La fonction score Y1 a été constituée par le groupe des entreprises caractérisées


par REB < O ou bien FF / REB > 215 %.

Y1 = somme termes 4ème colonne


Coefficients Contribution
Ratios des Valeurs des ratios des
N° ratios ratios
des Année antérieure Année de la De Valeur au score
ratios au mauvais du mauvais fonction l'entreprise pivot 1 x (2 - 3)
score Z score Z -1- -2- -3- -4-

R 10 Tx marge br. d'exploitation + 0,11071 - 2,8


R 19 BFR/Production - 0,0272 22,1
R 10 Tx marge br. d'exploitation + 0,07512 3,4
R 6 Tx croissance de la V.A. - 0,0167 5,8
R 15 Délai découvert clients + 0,01057 81,0
R 2 Couverture cap. investis + 0,01415 77,1
R 11 Rent. économique brute - 0,01976 - 5,3

Y1 =

• un risque élevé de défaillance si elle est négative,


• une forte probabilité de vulnérabilité si elle est supérieure à 0,375, mais ne donne
aucune conclusion nette entre 0 et 0,365.

15

1116/ FB1
La fonction score Y2 a été élaborée sur le groupe des entreprises, caractérisée
par 0 < FF/REB < 215 %.

Y2 = somme termes 4ème colonne

Coefficients Contribution
Ratios des Valeurs des ratios des
N° ratios ratios
des Année antérieure Année de la De Valeur au score
ratios au mauvais du mauvais fonction l'entreprise pivot 1 x (2 - 3)
score score -1- -2- -3- -4-

R8 Part d'autofinancement + 0,0212 6,4

R7 Taux d'investissements + 0,05525 8,1


physiques

R15 Délai découvert clients + 0,00736 80,9

R14 FF/REB - 0,00379 76,7

R4 CBT/Production HT + 0,04892 16,3

R12 Rentabilité financière + 0,01764 2,6

R17 Délai de rotation des


stocks d'approvision- + 0,00312 102,2
nement

R9 Capacité de + 0,00089 35,4


remboursement

R14 FF/REB - 0,00769 69,8

R2 Couverture des capitaux + 0,0164 68,8


investis

R16 Délai crédit fournisseurs - 0,004 120,4

R5 Taux de croissance du CA + 0,009 18,1

R11 Rentabilité économique + 0,014 11,9


brute

Y2 =

La fonction Y2 indique :

• un risque élevé de défaillance au-dessous de - 0,375

• une forte probabilité de vulnérabilité pour une valeur supérieure à + 0,125

• une situation indéterminée dans l'intervalle - 0,375 à + 0,125

16

1116/ FB1
Les ratios de la centrale des bilans de
la banque de France (*)

N° Ratios Définitions (**)

STRUCTURES FINANCIERES

R1 Couverture des valeurs immobilisées % Ressources stables


Valeurs immobilisées

R2 Couverture des capitaux investis % Ressources stables


Capitaux investis

R3 Taux d'endettement global % Endettement global


Ressources propres

R4 Importance des concours bancaires CBT


de trésorerie % Production

DYNAMISME

R5 Taux de variation du chiffre d'affaires % CAn - CAn-1


CAn-1

R6 Taux de variation de la valeur ajoutée % VAn - VAn-1


VAn-1

3
R7 Taux d'investissements physiques % 1 (investissements physiques) n-1+1
3

i=1
Valeur ajoutée

R8 Part d'autofinancement % Autofinancement


Revenus répartis

(* ) Note d'information N° 65, Septembre 1985, pour bien saisir les modalités de calcul des
ratios. Voir également la note d'information N° 43 "Les ratios de la Centrale des Bilans de
la Banque de France".
(* *) Voir le tableau suivant.

17

1116/ FB1
N° Ratios Définitions (**)

RESULTATS

R9 Capacité de remboursement % Capacité d'autofinancement


Endettement global

R10 Taux de marge brute d'exploitation % Résultat économique brut


Chiffre d'affaires HT

R11 Rentabilité économique brute % Résultat économique brut


Capital économique

R12 Rentabilité financière % Capacité d'autofinancement nette


Ressources propres

R13 Taux d'intérêt apparent % Frais financiers


Endettement global

R14 Part des frais financiers dans le résultat Frais financiers


économique brut % Résultat économique brut

GESTION COURANTE

R15 Délai découvert clients jours Stocks de travaux en cours - Avances + Créances
Production

R16 Délai crédit fournisseurs jours Dettes commerciales


Achats TTC

R17 Délai de rotation des stocks Stocks approvisionnement


d'approvisionnement jours Achats HT

R18 Délai de rotation des stocks de Stocks produits finis


produits finis jours Ventes HT

R19 Importance des besoins en BFR


fonds de roulement % Production

18

1116/ FB1
Détermination des agrégats
nécessaires au calcul des ratios des
fonctions scores
à partir de la liasse fiscale 2050 et s.
BANQUE DE FRANCE - Note d'information N° 65 - Septembre 1985

N° Agrégats nécessaires Informations utilisées Références à la


au calcul des ratios liasse 2050 et s.

1 Achats TTC et sous- + Achats de marchandises 2052 FS


traitance + Achats de matières premières 2052 FU
+ TVA déductible sur charges 2058 YZ
+ Sous traitance 2058 YT

2 Capacité + Résultat économique brut (15)


d'autofinancement + Participation des salariés 2053 HJ
+ Reprises sur amortissements et provisions, 2052 FP
transferts de charges (exploitation)
- Reprises de provisions (exploitation) 2056 7E
+ Autres produits (exploitation) 2052 FQ
- Autres charges (exploitation) 2052 GE
+ Bénéfice attribué ou perte transférée, opérations 2052 GH
en commun
- Perte supportée ou bénéfice transféré 2052 GI
- Total des charges financières 2052 GU
+ Dotations financières aux amortissements et 2052 GQ
provisions
+ Total des produits financiers 2052 GP
- Reprises de provisions (financières) 2056 7G
+ Produits exceptionnels sur opérations de gestion 2053 HA
+ Reprises sur provisions et transferts de charges 2053 HC
(exceptionnels)
- Reprises sur provisions (exceptionnelles) 2056 7J
- Total des charges exceptionnelles 2053 HH
+ Dotations exceptionnelles sur amortissements et 2053 HG
provisions
+ Valeur comptable nette des éléments d'actifs sortis 2054(OK-2E)-
2055 OQ
- Participation des salariés 2053 HJ
- Impôt sur les bénéfices 2053 HK

3 Capital économique + Immobilisations corporelles d'exploitation 2050 (AN+AP +


AR+AT+AV+ AX)
+ Besoins en fonds de roulement d'exploitation

19

1116/ FB1
N° Agrégats nécessaires Informations utilisées Références à la
au calcul des ratios liasse 2050 et s.

4 Capitaux investis + Total actif immobilisé 2050 BJ


- Amortissement des frais d'établissement et RD 2050 (AC + AE)
+ Valeurs mobilières de placement 2050 CD
+ Charges à répartir sur plusieurs exercices 2050 CL
+ Ecart de conversion d'actif 2050 CN
+ Besoins en fonds de roulement d'exploitation
+ Stocks 2050(BL+BN+BP
)
+ Avances et acomptes versés sur commandes + BR+BT)
+ Clients et comptes rattachés 2050 BV
+ Effets escomptés non échus 2050 BX
+ Personnel et comptes rattachés 2058 YS
+ Sécurité sociale et organismes sociaux 2057 7P
+ TVA 2057 7R
+ Autres impôts et taxes, versements assimilés 2057 VB
+ Charges constatées d'avance 2057 7T
- Avances et acomptes reçus sur commande 2050 CH
- Dettes fournisseurs et comptes rattachés 2051 DW
- Personne et comptes rattachés 2051 DX
- Sécurité sociale et autres organismes sociaux 2057 8C
- TVA 2057 8D
- Obligations cautionnées 2057 8F
- Autres impôts et taxes assimilées 2057 8G
- Produits constatés d'avance 2057 8H
- Provisions pour congés payés 2051 EB
2056 5U

5 Chiffre d'affaires HT + Chiffre d'affaires net


2052 FL

6 Concours bancaires de + Concours bancaires courants et soldes créditeurs


trésorerie de banques 2051 EH
+ Effets escomptés
2058 YS

7 Découvert clients + Stocks encours production biens


+ Stocks encours production services 2050 BN
+ Clients et comptes rattachés 2050 BP
+ Effets escomptés non échus 2050 BX
- Avances et acomptes reçus sur commandes 2058 YS
2051 DW

8 Dettes commerciales + Dettes fournisseurs et comptes rattachés


2051 DX

21

1116/ FB1
N° Agrégats nécessaires Informations utilisées Références à la
au calcul des ratios liasse 2050 et s.

9 Endettement + Emprunts obligataires convertibles 2051 DS


+ Autres emprunts obligataires 2051 DT
- Primes de remboursement nettes 2050 CM
+ Titres participatifs 2051 DM
+ Avances conditionnées 2051 DN
+ Emprunts et dettes auprès des établissements de 2051 DU
crédit
+ Emprunts et dettes financières diverses 2051 DV
+ Effets escomptés non échus 2058 YS
+ Groupe et associés 2057 VI

10 Frais financiers + Intérêts et charges assimilés 2052 GR

11 Investissements + Autres immobilisations incorporelles 2054 KF


"physiques" + Immobilisations corporelles 2054 LP
- Virement d'immobilisations en cours 2054 (MY + NC)

12 Production HT + Chiffre d'affaires net 2052 FL


+ Production stockée 2052 FM
+ Production immobilisée 2052 FN
+ Subventions d'exploitation 2052 FO

13 Production TTC + Production HT (12)


+ TVA collectée 2058 YY

14 Ressources stables + Ressources propres


+ Capitaux propres 2051 DL
- Capital non appelé 2050 AA
+ Provisions pour risques et charges 2051 DR
- Provisions pour congés payés 2056 5U
+ Amortissements autres immobilisations 2055 PH
incorporelles
+ Amortissements immobilisations corporelles 2055 QX
+ Provision dépréciation d'actifs 2056 UA
+ Ecart de conversion passif 2051 ED

+ Emprunts et groupe et associés


+ Endettement (9)
- Concours bancaires courants 2051 EH
- Effets escomptés non échus 2058 YS

22

1116/ FB1
N° Agrégats nécessaires Informations utilisées Références à la
au calcul des ratios liasse 2050 et s.

15 Résultat économique + Valeur ajoutée HT (18)


brut - Salaires et traitements 2052 FY
- Charges sociales 2052 FZ
- ∆ Provisions pour congés payés 2056 (5S - 5T)
- Personnel extérieur à l'entreprise 2058 YU
- Participation des salariés 2053 HJ

16 C.A.F. nette + Capacité d'autofinancement (2)


- Variation des provisions pour dépréciation
- Dotation de l'exercice 2056 TY
+ Reprises de l'exercice 2056 TZ
- Dotation aux amortissements :
. immobilisations 2055 OP
. charges à répartir 2055 D3
. primes de remb. d'obligations 2055 D3

17 Stocks approvisionne- + Stocks approvisionnements et marchandises 2050 (BL + BT)


ments et marchandises

18 Valeur ajoutée + Production HT (12)


- Achats de marchandises 2052 FS
- Variation de stocks 2052 FT
- Achats de matières premières 2052 FU
- Variation des stocks 2052 FV
- Autres achats et charges externes 2052 FW
- Impôts et taxes versements assimilés 2052 FX
+ Personnel extérieur à l'entreprise 2058 YU

23

1116/ FB1
Observations :

• Le score ne doit pas être calculé sur des entreprises affectées par des
opérations de restructuration qui perturbent trop les flux de l'exercice.

• Le nouveau plan comptable 1982 a modifié le contenu de certains agrégats


nécessaires au calcul des ratios. Il ne devrait pas, sauf cas particulier,
introduire de biais. Les frais financiers retenus, par exemple, n'incluent plus
les frais de banque incorporés dorénavant dans les autres achats et charges
externes sans possibilité de les isoler.

• Dans certains cas, l'insuffisance d'information dans la liasse fiscale peut


affecter quelque peu le calcul des agrégats :

− BFR d'exploitation : la TVA déductible sur immobilisations n'a pu être


dissociée de la TVA sur biens et services et peut gonfler le montant des
BFR. Par ailleurs, les subventions d'exploitation à recevoir, les
emballages et matériels à rendre et les ristournes, rabais et remises à
obtenir n'ont pu être incorporés aux BFR. De même, n'ont pu être
retranchés les comptes associés - dividendes à payer, les emballages et
matériels consignés et les ristournes, rabais et remises à accorder.

− Les achats et sous-traitances TTC variable N° 11 incluent à tort la TVA


déductible sur les autres achats et charges externes qu'on n'a pas pu
isoler de la TVA figurant au 2050 YZ.

• Les opérations de crédit-bail ne figurent pas dans le calcul proposé.


Cependant, lorsqu'elles sont d'un niveau significatif pour l'entreprise, il
convient de les réintégrer en supposant qu'elles concernent des
immobilisations financées par emprunt avec les conséquences logiques qui
en découlent, selon l'échéancier retenu, au niveau :

− des résultats,
− des investissements,
− des structures financières.

• Le retraitement est celui adopté pour les adhérents de la Centrale de Bilans


dans l'édition de leur dossier individuel.

24

1116/ FB1
Eléments d'analyse complémentaire
tires de l'analyse Banque de France

L'objet essentiel (ou l'utilité essentielle) de l'analyse financière est de déceler


un processus de dégradation (dans l'optique entreprise en difficulté).

Il s'agit donc d'apprécier une évolution entre deux positions :

• Une position de départ qui est la bonne santé ou le départ des difficultés.

• Une position d'arrivée qui est l'embarras de trésorerie.

L'objet même de la recherche met bien en relief l'aspect évolutif de cette


analyse, et donc la nécessité de dégager des tendances :

a ) - Dans le temps.

b) - Par comparaison avec l'environnement économique.

Sur cet aspect évolutif, l'analyse de la Banque de France est intéressante,


dans la mesure où elle définit la fonction discriminante pour chacune des trois
années précédant la défaillance. Et il apparaît que ces fonctions ne sont pas
les mêmes suivant que l'on se situe à 1, 2 ou 3 ans de la défaillance.

L'analyse ayant été conduite sur une période de 8 ans (de 1972 à 1979) a
permis de tester 6 échantillons d'entreprises, chacun sur 3 années, soit au
total 18 fonctions discriminantes.

Il est naturellement exclu de bâtir un outil d'analyse sur 18 fonctions !


Toutefois, le nombre d'échantillons testés et leur échelonnement dans le temps
fournit une certaine richesse dans l'analyse, qui va au-delà d'une simple
fonction discriminante globale.

Le nombre important des fonctions a permis d'opérer un classement des


différents ratios, fondé sur leur fréquence d'apparition.

25

1116/ FB1
1. L'observation (ou la définition) de ratios
omniprésents
Cette catégorie comprend les ratios qui sont apparus quels que soient la
conjoncture et le stade du processus de dégradation.

a) - Frais financiers = 18 fois


Résultat d'exploitation brut

b) - Ressources stables
Capitaux investis (couverture des capitaux investis) = 13 fois

c) - Dettes commerciales
Achats TTC (délai crédit fournisseurs) = 12 fois

d) - Capacité d'autofinancement
Endettement global (capacité de remboursement) = 10 fois

e) - Stock produits finis


Ventes hors taxes (rotation de stock de produits finis) = 9 fois

26

1116/ FB1
2. L'observation de ratios spécifiques du processus de
dégradation
Les ratios les plus discriminants ne sont pas les mêmes selon le délai séparant
la date de l'analyse de celle de la défaillance.

a) - à 3 ans de la défaillance

Investissements (taux d'investissement physique)


Valeur ajoutée

Excédent brut d'exploitation (taux de l'excédent brut d'exploitation)


Chiffre d'affaires H.T.

Le flux d'excédent brut d'exploitation devient insuffisant, ce qui entraîne une


limitation des programmes d'investissements.

b) - à 2 ans de la défaillance

Dettes financières (taux d'endettement)


Capitaux propres

Les structures financières se dégradent.

c) - à 1 an de la défaillance

On observe une forte dispersion des ratios : tous les clignotants commencent à
s'allumer. On note en particulier l'apparition de deux nouveaux ratios
symptomatiques :

• Taux de variation de la valeur ajoutée,

• Rotation des stocks d'approvisionnement.

L'activité décline.

Les fréquences d'apparition des années, en fonction du délai précédant la


défaillance, sont résumées dans le tableau ci-après.

27

1116/ FB1
Fréquence d'apparition des ratios par
année
Ratio précédant 3 ans 2 ans 1 an Total
la défaillance
Ratio

Frais financiers
Excédent brut d'exploitation 6 6 6 18

Ressources stables
Capitaux investis 5 5 3 13

Dettes commerciales
Achats TTC 2 5 5 12

Capacité d'autofinancement
Dettes financières 4 4 2 10

Stocks produits finis


Ventes hors taxes 3 3 3 9

Investissements
Valeur ajoutée 4 1 1 6

Excédent brut d'exploitation


Chiffre d'affaires H.T. 4 1 1 6

Dettes financières
Capitaux propres 1 4 3 8

∆ Annuel valeur ajoutée %


VA 1 3 4 8

Stock matières premières


Achats H.T. 2 2 4 8

28

1116/ FB1
Le score AFDCC de défaillance
a 2 ans

Constitution de la base de données


Pour la construction du score AFDCC une base de données d’environ 1 000
entreprises défaillantes et 1 000 entreprises saines a été constituée à partir
des grilles de sélection de Diane (SCRL). Seules les formes juridiques de type
SA et SARL ont été retenues. Les 1 000 entreprises défaillantes sont des
entreprises déclarées en cessation de paiement au cours de l’année 1993 par
opposition aux entreprises saines pour lesquelles aucune procédure de
règlement judiciaire n’est intervenue sur l’ensemble de la période 1991-1993.

Les contraintes
Afin d’optimiser l’utilisation de cet outil, le groupe de travail constitué par
l’AFDCC et rassemblant crédit managers, banquiers et étudiants d’universités
spécialisés en statistiques s’est fixé les contraintes suivantes :

• Utiliser le bilan et le compte de résultat seuls sans les annexes car celles-ci
sont souvent incomplètes.

• Etablir un score de probabilité de défaillance à 2 ans ; une probabilité de


défaillance à 1 an est nécessairement moins fiable.

• Réaliser un test significatif sur un échantillon multisectoriel

• Valider les résultats sur une population de 50 000 entreprises.

29

1116/ FB1
La formule du score AFDCC
La formule score de l’AFDCC est établie à partir du bilan et du compte de
résultat de l’entreprise, sans utilisation de l’annexe.

La technique de l’analyse discriminante a permis de sélectionner 6 ratios. La


combinaison linéaire de ces 6 ratios a optimisé le classement entreprise
saine/entreprise défaillante.

L’AFDCC propose donc aux entreprises un outil simple qui permet de classer
leur clientèle en fonction du risque qu’elle présente. Les clients potentiellement
dangereux peuvent ainsi être rapidement identifiés et la politique crédit
adaptée à leur situation peut être mise en oeuvre sans délai.

La formule de ce score est la suivante :

30

1116/ FB1
Score AFDCC = Constante + Somme (Coefficient x Ratio borné)

Coefficient Ratio Borne Borne


inférieure supérieure

0,57 Constante - -
- 0,0635 FFI / EBE 0* 100
0,0183 (Créances + Disponibilités)/Dettes 0 200
0,0471 CT - 25 100
- 0,0246 Capitaux permanents/Passif 0 100
0,0115 VA / CA - 100 100
0,0096 Trésorerie nette / CA (j) - 100 150
FDR / CA (j)

(*) Les valeurs négatives sont ramenées à la borne supérieure.

Cotation au seuil d’erreur 5 %

Score > 2 SAIN

2 > Score > -1 INCERTAIN

-1 > Score DEFAILLANT

31

1116/ FB1
Comment calculer le score AFDCC

Documents requis
Il suffit d’obtenir les quatre premiers tableaux de la liasse fiscale (tableaux
n° 2050, 2051, 2052, 2053).

Démarche pratique
Les formules de ratios ont été déterminées à partir des lignes de ces liasses
fiscales.

Formules des agrégats de ratios (1)


Ratio 1 : FFI / EBE

FFI =

GR Frais financiers

EBE =

FL Chiffre d’affaires net


+ FM Production stockée
+ FN Production immobilisée
- FS Achats de marchandises
- FT Variation de stock de marchandises
- FU Achats de matières premières et autres approvisionnements
(MP & A)
- FV Variation de stock de MP & A
- FW Autres achats et charges externes
- FX Impôts, taxes et versements assimilés
- FY Salaires et traitements
- FZ Charges sociales
+ FO Subventions d’exploitation

(1) Lorsque la ligne est composée de trois lettres dont la dernière est un N, cela signifie qu’il
convient de prendre le montant net.

32

1116/ FB1
Ratio 2 : (créances + disponibilités) / Dettes CT

Créances + Disponibilités =

BVN Avances et acomptes versés


+ BXN Clients et comptes rattachés
+ BZN Autres créances
+ CBN Capital souscrit, appelé non versé
+ CHN Charges constatées d’avance
+ CDN Valeurs mobilières de placement
+ CFN Disponibilités

Dettes CT =

DW Avances et acomptes reçus


+ DX Dettes fournisseurs et comptes rattachés
+ DY Dettes fiscales et sociales
+ DZ Dettes sur immobilisations et comptes rattachés
+ EA Autres dettes
+ EH Concours bancaires courants

Ratio 3 : Capitaux permanents / Passif

Capitaux permanents =

DL Capitaux propres
+ DO Autres fonds propres
+ DR Provisions pour risques et charges
+ ED Ecarts de conversion passif
- AA Capital souscrit non appelé
- CN Ecart de conversion actif
- CM Primes de remboursement des obligations
+ DS Emprunts obligataires convertibles
+ DT Autres emprunts obligataires
+ DU Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit
+ DV Emprunts et dettes financières divers
- EH Concours bancaires courants

Total passif =

EE Total passif
- AA Capital souscrit non appelé
- CN Ecart de conversion actif
- CM Primes de remboursement des obligations

33

1116/ FB1
Ratio 4 : VA / CA

VA =

FL Chiffre d’affaires net


+ FM Production stockée
+ FN Production immobilisée
- FS Achats de marchandises
- FT Variation de stocks de marchandises
- FU Achats de matières premières et autres
approvisionnements (MP & A)
- FV Variation de stock de MP & A
- FW Autres achats et charges externes

Ratio 5 : TRS / CA (j)

TRS =

CDN Valeurs mobilières de placement


+ CFN Disponibilités
- EH Concours bancaires courants

Ratio 6 : FDR / CA (j)

FDR =

DL Capitaux propres
+ DO Autres fonds propres
+ DR Provisions pour risques et charges
+ DS Emprunts obligataires convertibles
+ DT Autres emprunts obligataires
+ DU Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit
+ DV Emprunts et dettes financières divers
- EH Concours bancaires courants
+ ED Ecarts de conversion passif
- BJN Actif immobilisé net
- AA Capital souscrit non appelé
- CL Charges à répartir sur plusieurs exercices
- CM Primes de remboursement des obligations
- CN Ecart de conversion actif

34

1116/ FB1
Résultats : Ils peuvent être synthétisés dans le tableau suivant :

Classes de score Probabilité de Conclusions


défaillance (%)

S < - 4,01 > 12,70


- 4,01 < S < - 2,57 6,00 Risque élevé (taux de défaillance > 10 %)
- 2,57 < S < - 1,00 4,96

- 1,00 < S < 0,28 3,29


0,28 < S < 1,26 2,15 Risque normal (taux de défaillance = 3 %)
1,26 < S < 2,10 1,57

2,10 < S < 2,86 1,06


2,86 < S < 3,68 0,64 Risque faible (taux de défaillance < 1 %)
3,68 > S < 4,83 0,38
4,83 < S < 0,42

Conclusion :
Avec un score à - 3, on aboutit à une probabilité de défaillance de 6 %.
Sachant que le risque normal se situe à 3 %, c’est donc un risque deux fois
plus élevé que le risque normal. Ce résultat n’implique pas automatiquement le
refus d’un tel client. Il est plutôt à interpréter selon le type de portefeuille clients
que gère le crédit manager et la politique générale de l’entreprise. Pour une
meilleure compréhension de ce résultat, l’AFDCC présente les diverses
utilisations de ce score.

35

1116/ FB1
Comment utiliser les
probabilités de défaillance

Evaluer les probabilités de défaillance de sa clientèle


La première utilisation que l’on peut faire de ce score est la cotation de sa
clientèle en nombre et en montant d’encours. On observe en effet souvent que
de nombreux clients sont situés dans une classe risquée. Cependant, lorsqu’on
analyse les montants des concours correspondant à ces clients, on observe
que les concours importants sont réalisés par des sociétés classées saines.
Une analyse de ce type permet donc de connaître la répartition de son
portefeuille de clients en nombre mais aussi et surtout en montant.

Il est possible d’approfondir cette analyse en utilisant les probabilités de


défaillance.

Déterminer le risque potentiel du portefeuille clients


Il est possible d’effectuer la répartition des encours suivant les classes de
risque définies par les déciles. Les probabilités de défaillance associées à
chaque classe de risque permettent de calculer un risque potentiel.

De classe en classe, on peut ainsi définir la totalité du risque potentiel que


recèle le portefeuille clients.

En comparant ce risque potentiel au chiffre d’affaires, on obtient une grandeur


comparable au taux de perte du secteur (Taux de provisions/chiffre d’affaires).

36

1116/ FB1
Mettre en place des règles de décision
La dernière utilisation des probabilités de défaillance que l’AFDCC propose est
la mise en place de règles de décision mettant en relation le score de
l’entreprise et le montant de l’encours envisagé avec le client (tableau ci-
après). Lorsque le score de l’entreprise est très bon et que donc sa probabilité
de défaillance est très faible, on accorde automatiquement le crédit sans autre
analyse du dossier. Lorsque le dossier est moyen, on accorde
automatiquement les petits encours tandis qu’une analyse plus poussée sera
réalisée pour les encours plus élevés.

Il est également possible d’effectuer la répartition des encours selon la classe


de risque.

Déciles 1 et 2 3 et 4 5 et 6 7 et 8 9 et 10
Probabilités
de défaillance 9,35 4,125 1,86 0,85 0,4
Valeur du
score S < - 2,57 -2,57 < S < 0,28 0,28 < S < 2,10 2,10 < S < 3,68 3,68 < S < 4,83
Encours
prévu
0 - 50 KO KO R1 OK OK
51 - 100 KO R2 R2 OK OK
101 - 150 R2 R2 R2 R1 OK
> 151 R2 R3 R3 R2 OK

OK : Acceptation du crédit
R1 : Prendre un renseignement base de données
R2 : R1 + analyse de bilan
R3 : Enquête d’investigation
KO : Refus de crédit

Ainsi, en fonction du taux de perte que peut supporter l’entreprise et du degré


d’agressivité commerciale qu’elle se fixe, elle peut déterminer des règles de
décision plus ou moins élaborées. Le score permet ici de refuser
automatiquement les très mauvais dossiers ou d’accepter les très bons. Il reste
au crédit manager à analyser les dossiers plus délicats en fonction du risque et
des encours demandés. Les utilisations du score et des probabilités de
défaillances qui viennent d’être présentées permettent de fixer la politique
crédit, mais aussi de construire des budgets et de déterminer quelle est la
structure de service crédit la plus adaptée à l’entreprise.

37

1116/ FB1
Prévision financière
Le besoin en fonds de roulement normatif et
les fonds propres normatifs

1122 / FB1
Sous-sommaire documentation

7. Prévision financière.

7.1. La logique des prévisions.

7.2. Évaluation du fonds de roulement normatif.


La logique des prévisions

1121/ FB1
Les logiques de prévisions

- Prévision à long terme

. Stratégie
. Structures
GLOBALE
Rarement quantifiée

- Prévision à moyen terme


2 axes Création de rentabilité C-R

T-E-R
Utilisation des ressources BILANS

- Prévision à court terme ou budgétaire

Centrée sur l'exercice COHE-

RENCE
. compte de résultats

. approche en terme de MARGE


par activité

1121/ FB1
Prévoir

POURQUOI ? Penser environnement et définir les objectifs d'action


Mieux gérer
Assurer un meilleur financement
Mieux communiquer

POUR QUI ? Dirigeants


Actionnaires
Banquiers
Etat → législation rendant la prévision obligatoire
Salariés

SUR QUOI ? Vente, production


Marges, résultats
Politique de financement
Trésorerie

QUELS DOCUMENTS ? Compte de résultat prévisionnel


Plan de financement
Budget de trésorerie

COMMENT ÉLABORER ? Première phase


→ diagnostic
→ stratégie et politiques
Deuxième phase
→ chiffrage des hypothèses
→ cohérence globale
→ scénarios

1121/ FB1
• Prévision à long et moyen termes :

Objectifs :

− chiffrer les implications des stratégies possibles

∗ . en quantité
∗ . en valeur

– aider à retenir une stratégie (ou un éventail) de portefeuille


d'activité et de leur financement

• Prévision à court terme :

Objectifs :

− décider, trouver les moyens de financement nécessaires à la


stratégie et aux hypothèses d'activité,

− maximiser le rendement (minimiser le coût financier) sous


contrainte de risque.

• Budget d'exploitation et d'investissement.

• Plan de trésorerie.

1121/ FB1
Les étapes

LA DÉTERMINATION DE LA STRATÉGIE :

• Collecte d'information interne/externe

• Points forts / Points faibles - Opportunités.


Menace de l'entreprise sur ses produits,
ses marchés, ses technologies, ses
hommes, ses finances, ...

CHIFFRAGE ET CHOIX DES INVESTISSEMENTS :

• immatériels
Budget
corporels

1121/ FB1
Elaboration des comptes de résultat prévisionnels
(Résultat d’exploitation)

Frais financiers / Produits financiers

Frais financiers
Produits financiers à court terme

Tableau de flux prévisionnel


Simulation de financements
(Ratios normatifs),
Placements

Révision des
choix en amont NON OUI Bilan prévisionnel
ou apport de OK Compte de résultat
capitaux propres prévisionnel

1121/ FB1
Evaluation du fonds de
roulement normatif

1166/ FB1
La méthode normative

La méthode des experts comptables consiste à mesurer la valeur moyenne des


différents éléments du BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT, de manière
normative, et à les exprimer dans une unité commune qui est la JOURNÉE DE
CHIFFRE D'AFFAIRES HORS TAXES.

Ce calcul est effectué à partir des délais d'écoulement physique des postes
circulants du bilan, obtenus par enquêtes statistiques, mesures physiques,
sondages, interviews, etc…

Stock = délai moyen entre l'entrée en stock des marchandises et


leur sortie

Clients = durée moyenne des crédits consentis aux clients

Fournisseurs = durée moyenne des crédits consentis par les fournisseurs

etc …

Ces délais qui expriment la durée d'écoulement de quantités mesurées dans


des unités différentes sont rendus homogènes par l'application de coefficients
de structure :

DÉLAIS D'ÉCOULEMENT BESOIN EN FONDS


actif et passif x = DE ROULEMENT

1166/ FB1
Exemples

1 - Les stocks

Admettons que la durée normale de rotation des stocks, déterminée après


enquête auprès des différents responsables, soit de 55 jours. Le compte
d'exploitation montre, quant à lui, que le chiffre d'affaires HT est de 200 pour
des achats (HT) de 120.

Le coefficient de structure applicable à la durée de rotation des stocks sera


égal (1) à :

Achat HT
= 0,6
CA HT

Le stock représente donc : 55 x 0,6 = 33 jours de CA HT.

2 - Les créances clients

Admettons que l'entreprise consente à ses clients un crédit dont la durée


moyenne est de 50 jours (délai moyen entre la vente et l'encaissement du prix).

L'entreprise, d'autre part, est assujettie à la TVA au taux de 20 % et ne réalise


aucune vente HT.

Le coefficient de structure sera égal à :

CA TTC
= 1,2
CA HT

et les créances clients représenteront donc :

50 x 1,2 = 60 jours de CA HT.

(1) dans l'hypothèse où ces stocks sont évalués au prix d'achat.

1166/ FB1
3 - Le crédit fournisseur

Admettons que l'entreprise bénéficie de la part de ses fournisseurs de crédits


dont la durée moyenne est de 90 jours.

Admettons d'autre part que tous ses achats supportent la TVA calculée au taux
de 20 %.

Le coefficient de structure sera égal à :

Achats TTC Achats HT x incidence TVA 120 x 1,2


= = = 0,72
Ventes HT Ventes HT 200

et le crédit fournisseurs représentera donc :

90 x 0,72 = 64,8 jours de CA HT.

On procédera ensuite à l'addition

• d'une part des postes de l'actif,


• d'autre part des postes du passif.

La différence entre le total obtenu à l'actif et celui du passif donnera une


première estimation du besoin en fonds de roulement, le besoin en fonds de
roulement brut.

Par exemple, si l'on suppose que l'entreprise évoquée précédemment n'a pas à
financer à l'actif d'autres postes que «stocks» et «clients» et ne bénéficie
d'aucune autre ressource cyclique que le crédit fournisseurs, son besoin en
fonds de roulement sera :

• stocks 33,0
• clients 60,0
• fournisseurs 64,8

• BFR 28,2 jours de CA HT

1166/ FB1
N.B. : Bien entendu les postes peuvent indifféremment être exprimés en
pourcentage du CA HT. Ici :

• stocks 9,0
• clients 16,5
• fournisseurs 17,8

• BFR 7,7 % du CA HT

Il convient ensuite de tenir compte des sources de financement à court terme


dont l’entreprise peut disposer quasi automatiquement et dont le montant varie
en fonction du chiffre d’affaires : crédits de mobilisation de créances et
similaires.

Après avoir pris en compte ces possibilités, on obtient une évaluation du fonds
de roulement dont doit disposer l’entreprise pour rendre sa trésorerie nulle en
moyenne, ou besoin en fonds de roulement net.

Dans certains cas, le calcul peut conduire à un besoin en fonds de roulement


négatif (rotation rapide des stocks, paiements comptant de la clientèle et crédit
fournisseurs important : cas de certaines entreprises de distribution), ce qui
signifie que l’entreprise peut théoriquement financer une partie de ses
immobilisations nettes par des ressources à court terme tout en conservant une
trésorerie nulle ou positive : en fait, une telle situation entraîne une grande
sensibilité aux variations conjoncturelles du niveau d’activité, ce qui doit
conduire l’entreprise à prévoir une marge de sécurité pour y faire face.

1166/ FB1
Modulation du fonds de
roulement

La méthode des experts comptables : permet d'apprécier et de mesurer une


contrainte essentielle de la structure économique et financière d'une
entreprise, le besoin en fonds de roulement.

Le niveau du fonds de roulement lui-même dépend en revanche principalement


de la politique financière de l'entreprise : sa fixation est un choix essentiel que
chaque entreprise doit éclairer et expliciter en fonction de sa situation
particulière et de ses objectifs.

Il convient toutefois dans tous les cas de tenir compte de trois points :

1 - Facteurs saisonniers

Le calcul du besoin en fonds de roulement doit être réalisé pour les périodes
de pointe et celles de creux : le choix de fonds de roulement tiendra compte
ensuite notamment :

• de la durée relative des périodes de pointes et de creux,

• de la comparaison entre le coût des crédits de campagne et la rentabilité des


placements de trésorerie d'une part, et le coût du fonds de roulement d'autre
part.

2 - Risque conjoncturel

Certaines entreprises ont une activité qui peut varier brutalement et sensi-
blement. Il est donc nécessaire dans ce cas de prendre une marge de garantie
supplémentaire pour couvrir ce risque.

3 - Relations bancaires

Le niveau du fonds de roulement a une incidence directe sur l'utilisation des


crédits bancaires et, par suite, sur «l'image bancaire» de l'entreprise.

1166/ FB1
Utilisation de la méthode normative
comme un outil de gestion

1 - Le fonds de roulement réel correspond rarement au fonds de roulement


optimum déterminé à partir du besoin en fonds de roulement.

L'entreprise doit donc mettre en œuvre les mesures qui lui permettront de se
rapprocher de cet optimum :

FR < FR optimum Augmenter FR


trésorerie insuffisante
• crédit de restructuration du fonds de roulement
• apport des associés
• désinvestissement
• report de bénéfices
• etc.

Diminuer BFR

• accélération des rotations d'actifs


• allongement du crédit fournisseurs
• abandon de certaines activités à BFR élevé
• meilleure utilisation des crédits bancaires
• etc.

FR > FR optimum Diminuer FR


trésorerie trop importante
• remboursement de crédits à terme de comptes
courants d'associés, etc.
• investissements
• etc.

Augmenter BFR

• Sous-utilisation des crédits bancaires à court


terme
• paiement comptant des fournisseurs
• etc.

1166/ FB1
2 - A chacun des principaux éléments qui constituent le besoin en fonds de
roulement on doit normalement pouvoir faire correspondre le nom d'un
responsable : il est donc possible de fixer des objectifs qui permettront de gérer
efficacement les composantes du besoin en fonds de roulement.

3 - La prise en considération du besoin en fonds de roulement est un point


essentiel de la gestion financière prévisionnelle.

Pour aborder une nouvelle activité, ou lancer de nouveaux produits, ou


simplement pour développer son chiffre d'affaires, il faut - ce qui est trop
souvent oublié - intégrer dans le volume des investissements nécessaires le
fonds de roulement complémentaire dont devra disposer l'entreprise, l'équation
fondamentale de l'équilibre de trésorerie devenant

∆ T ≥0 ↔ ∆ FR ≥ ∆ BFR

1166/ FB1
Niveau optimal d’endettement
Coût du capital

1127 / FB1
Niveau optimal d'endettement -
coût du capital

Un investisseur demande :

• Un rendement minimum des fonds propres par rapport au risque.

• Il cherche à valoriser au maximum son apport

Rappel : 1) RN DT
= RE (RE - I) (1 - 1S)
CP CP

RE = Rendement économique des capitaux investis

DT
= Ratio d'endettement, levier financier
CP

I = Coût de la dette financière

Fluxi
2) Valeur d'un actif : ∑ n
i=l
(1 + t)i

➠ = Taux d'actualisation des flux futurs générés par


l'investissement : taux de rendement demandé par le marché

1127 / FB1
1ère conclusion :

Plus le taux d'endettement est élevé, plus la rentabilité des capitaux propres
est forte si RE > I.

2ème conclusion :

Plus le ratio d'endettement est élevé, plus le risque de fluctuation du résultat


net est important.

1127 / FB1
Question : Y a-t-il un rapport endettement / capitaux propres optimal

1) Le coût des fonds propres :

taux de rendement demandé par le marché

Théorie du MEDAF :

E (Ri) = RF + ( E (Rm) - RF ) x ßi

RF = Taux de rendement sans risque

E (Rm) = Espérance de rendement du marché

ßi = le bêta représente la sensibilité d'une valeur par rapport au


marché. Le bêta augmente avec le niveau d'endettement.

2) Coût de la dette :

Un banquier "raisonnable" demandera une prime de risque plus élevée


pour un niveau d'endettement supérieur (Junk bonds émis aux USA).

3ème Conclusion :

L'investisseur actions et les partenaires financiers demandent une prime de


risque supérieure pour un endettement supérieur.

NB : Le coût de la dette est déductible fiscalement.

3) Modigliani et Miller

Sous certaines hypothèses (marché financier parfait, absence


d'imposition du résultat, possibilité de financement au taux sans risque,
sans limite…).

On démontre que :

Le coût des capitaux (Fonds propres et dettes) est indépendant du


ratio d'endettement.

1127 / FB1
En effet, un investisseur rationnel ayant le choix entre acheter des actions
d'une société non endettée ( R = RE) ou une société endettée (effet
CP
levier), pourrait s'endetter à titre personnel de telle façon que le
rendement qu'il tirerait de l'une ou de l'autre entreprise soit identique.

4) Dans le cas où les intérêts de la dette sont déductibles fiscalement


pour l'entreprise (et non pour le particulier), l'entreprise endettée a un
coût moyen pondéré des capitaux inférieur à l'entreprise non endettée.

L'investisseur rationnel aura un meilleur rendement de ses capitaux


dans une entreprise endettée (RE > I).

5) Structure du financement et coût de la faillite

Valeur de l'entreprise
Levier

Valeur à dette
nulle

A B Ratio d'endettement

Si l'on intègre les probabilités de défaillance d'un endettement mené trop loin,
l'entreprise doit alors faire un arbitrage entre :

• Les gains procurés par les économies d'impôts sur frais financiers

• Les pertes entraînées par les coûts de faillite.

1127 / FB1
Les comptes consolidés
et la spécificité
de leur analyse

1132 / FB1
Sous-sommaire documentation

9. Les comptes consolidés et la spécificité de leur analyse.

9.1. Entreprise concernées.

9.2. Processus de consolidation.

9.3. Périmètre et méthodes de consolidation.

9.4. Pourcentage de contrôle et pourcentage d’intérêt.

9.5. Intégration globale.

9.6. Intégration proportionnelle.

9.7. Mise en équivalence.

9.8. Principes généraux d’établissement des comptes consolidés.

9.9. Règles et méthodes d’évaluation.

9.10. Retraitement des comptes annuels.


Entreprises concernées

• Toute société commerciale doit établir et publier des comptes consolidés


dès lors qu'elle contrôle de manière exclusive ou conjointe une ou
plusieurs autres entreprises ou qu'elle exerce une influence notable sur
celles-ci.

• Certains établissements publics de l'Etat qui ont une activité industrielle


ou commerciale sont tenus également d'établir des comptes consolidés
(article 13 de la Loi).

• Etablissement de crédit (Loi bancaire du 24 janvier 1984).

• Assurance et capitalisation (statut de société commerciale) (code des


assurances).

• Réassurance (objet exclusif) (décret article 9 et 10).

1133 / FB1
Entreprises concernées

EXEMPTIONS (article 4 de la Loi)

• Sociétés émettant des valeurs mobilières inscrites à la côte officielle ou


des billets de trésorerie : Aucune.

• Autres sociétés commerciales :

- Sous-groupes à la condition qu'un ou plusieurs actionnaires


représentant au moins 10 % du capital ne s'y opposent pas.

- Petits groupes dont taille ne dépasse pas pendant deux exercices


successifs, 2 des 3 critères suivants : total bilan > 100 MF,
CA net > 200 MF, effectif > 500 Salariés.

• Une société est exemptée de l'obligation d'établir des comptes consolidés


et un rapport sur la gestion du groupe lorsqu'elle est elle même "sous
contrôle d'une entreprise qui l'inclut dans ses comptes consolidés et
publiés". Par conséquent, si les comptes du sous-groupe n'étaient pas
inclus dans la consolidation de la société holding, il y aurait obligation de
consolider pour la société mère du sous-groupe.

• Entreprises publiques :

- Petits groupes : mêmes règles que autres sociétés commerciales :

◊ Total bilan : 100 MF


◊ CA Net : 200 MF
◊ Effectif : 500 Salariés.

1133 / FB1
Processus de consolidation

1. Détermination du périmètre et choix des méthodes.

2. Homogénéisation des comptes annuels :

- Retraitements

- Conversion

3. Elimination des comptes et opérations intra-groupe.

4. Traitement des titres de participation (calcul écart de première


consolidation).

5. Partage entre groupe et minoritaires des réserves et du résultat de


chaque société consolidée.

6. Etablissement des comptes consolidés.

1133 / FB1
Processus de consolidation
(suite)

• En principe, par paliers :

Conséquences :

- Pour les intégrations proportionnelles, constatation, le cas échéant,


des intérêts minoritaires indirects dans les entreprises.

- Pour la mise en équivalence :

◊ Mise en équivalence des "sous-groupes consolidés".

◊ Constatation des intérêts minoritaires sur les participations de


second niveau.

• Consolidation directe possible.

1133 / FB1
Périmètre et méthodes de
consolidation

Relation entre société Méthode

Contrôle exclusif Intégration globale

Contrôle conjoint Intégration proportionnelle

Influence notable Mise en équivalence

1133 / FB1
Périmètre de consolidation et
méthode à utiliser
Tableau récapitulatif des critères pour inclure une entreprise dans le champ de la consolidation.
Critères applicables aux Entreprises à inclure dans le Méthode à utiliser
entreprises liées à champ de la consolidation
la société-mère
Entreprises contrôlées par la
mère directement ou
indirectement ou avec
d'autres actionnaires :
• détention majorité capital Oui Intégration globale
• disposition majorité droits
de vote (contrôle de droit) Oui Intégration globale
• désignation pendant deux Oui Intégration globale
exercices successifs de la
majorité des organes
d'administration, de
surveillance ou de direction
(contrôle de fait) (*)
Entreprises sur lesquelles est
exercée une influence Oui Mise en équivalence
significative, ou pour
lesquelles au moins 20 % des
droits de vote sont détenus
par la mère
Société communautaire d'intérêts
(société sous contrôle conjoint Oui Intégration proportionnelle
avec nombre d'associés restreint)

- Entreprise d'importance Exclusion possible


relative négligeable.
Exclusion possible Si consolidation, application
- Participations détenues en vue
de l'une des méthodes ci-
d'une cession ultérieure.
Exclusion possible dessus.
- Coûts disproportionnés
d'obtention des informations
comptables, ou délais trop
importants.
- Restrictions sévères et durables Exclusion obligatoire
à l'exercice des droits de la
société-mère ou les possibilités
de transfert de fonds.

Secteurs d'activité tellement Oui (sauf dérogation dans l'un Mise en équivalence des
différents que l'intégration des cas visés ci-dessus) sociétés du secteur d'activité le
globale fausserait l'image moins important, avec
fidèle de l'ensemble. présentation dans l'annexe
consolidée des comptes
individuels de ces sociétés, ou
d'une sous-consolidation de ce
secteur si l'importance le
justifie.
(*) Cette désignation est présumé si la consolidation dispose au cours de cette période, d'une fraction supérieure à 40 % des droits de vote et
qu'aucun autre associé ou actionnaire ne détenait, directement ou indirectement une fraction supérieure de la sienne.

1133 / FB1
Pourcentage de contrôle et
pourcentage d'intérêt entre M et
F1 et F2

N.B. : On supposera pour simplifier que le contrôle exclusif s'établit à 50 %


des droits de vote. Les pourcentages indiqués représentent
simultanément les pourcentages de capital détenus et les
pourcentages de droits de vote contrôlés.

1133 / FB1
Intégration globale

MODALITES

• Cumul des postes de bilans retraités des sociétés consolidantes et


consolidées.

• Eliminer les opérations et comptes les concernant réciproquement (en


particulier les titres des sociétés consolidées).

• Répartir les capitaux propres et le résultat entre les intérêts de l'entreprise


consolidante et les intérêts des autres associés ou actionnaires, dits
"intérêts minoritaires".

• Le compte de résultat consolidé s'obtient en cumulant les postes de


charges et de produits des sociétés consolidante et consolidée, une fois
les retraitements effectués. Le résultat global est scindé en deux
composantes : la part revenant à l'entreprise consolidante et la part
attribuée aux intérêts minoritaires.

10

1133 / FB1
Intégration proportionnelle

CONTROLE CONJOINT

• Partage du contrôle d'une entreprise exploitée en commun par un nombre


limite d'associés ou d'actionnaires, de sorte que les décisions résultent de
leur commun accord.

MODALITES

• On substitue à la valeur comptable des titres de participation détenus par


la société consolidante, la fraction représentative de ses intérêts dans les
éléments d'actif et de passif de la société contrôlée. Les principes de
construction du bilan et du compte de résultat consolidés sont similaires à
ceux de l'intégration globale, mais on ne retient les postes du bilan et du
compte de résultat de la société consolidée que proportionnelle aux
intérêts de la consolidante.

• Eliminer les opérations et comptes les concernant réciproquement.

• Pas de part hors groupe.

11

1133 / FB1
Mise en équivalence

INFLUENCE NOTABLE

• Présumée si la société consolidante dispose, directement ou


indirectement, d'une fraction au moins égale à 20 % des droits de vote.

MODALITES

• Au bilan consolidé est substituée à la valeur des titres de la société, la


part des capitaux propres correspondant à ces titres (y compris le résultat
de l'exercice déterminé d'après les règles de consolidation).

• Le compte de résultat consolidé reprend :

◊ soit les intérêts directs ou indirects de la société consolidante,

◊ soit les intérêts de la société ou des sociétés détentrices.

12

1133 / FB1
Principes généraux
d'établissement des comptes
consolidés (suite)

• Ils sont établis à la même date que les comptes annuels de la société
consolidante et concernant la même période.

◊ Date différente possible (justification dans l'annexe).

• Si la date de clôture d'une société consolidée est antérieure de plus de 3


mois à la date d'arrêté des comptes consolidés :

◊ Etablissement de comptes intérimaires pour cette société.

◊ Contrôle par commissaire aux comptes ou, s'il n'en existe pas, par
un professionnel chargé du contrôle des comptes.

13

1133 / FB1
Règles générales d'évaluation

• Comptes consolidés doivent être établis :

◊ En respectant les règles d'évaluation du Code de Commerce


(et PCG 1982)

◊ En faisant éventuellement usage de méthodes d'évaluation


complémentaires, méthodes permises par la 4ème directive
européenne mais non retenues en France pour l'établissement des
comptes annuels.

• Existence d'une notion de "liste de règles d'évaluation". Ces règles :

◊ Sont applicables à l'ensemble des sociétés consolidées quelle que


soit la méthode de consolidation.

◊ Ne peuvent être modifiées d'un exercice à l'autre.

14

1133 / FB1
Méthodes d'évaluation
complémentaires susceptibles
d'être utilisées

1. Les comptes consolidés sont évalués en considérant le pouvoir d'achat


du franc français à la fin de l'exercice (méthode du coût historique
indexé).

2. Evaluation à leur valeur de remplacement des :

◊ Immobilisations corporelles amortissables.

◊ Stocks.

3. Evaluation selon la méthode L.I.F.O. des éléments fongibles de l'actif


circulant.

(Limitation possible - à une branche d'activité

- à certaines zones géographiques)

4. Les intérêts des capitaux empruntés pour financer la fabrication d'un


élément de l'actif circulant peuvent être inclus dans son coût lorsqu'ils
concernent la période de fabrication.

5. Inscription à l'actif des biens dont les entreprises consolidées disposent


en vertu d'un contrat de crédit-bail.

15

1133 / FB1
6. Les biens mis, par les entreprises consolidées, à la disposition des clients
par contrat de crédit-bail peuvent être traités comme s'ils avaient été
vendus à crédit (si la réalisation de la vente future peut être considérée
comme raisonnablement assurée).

7. Inscription au compte de résultat consolidé des écarts de conversion,


ainsi que de la provision pour risques afférente aux écarts d'actif
(étalement possible pour les éléments à plus d'un an).

8. Inscription dans les capitaux propres des capitaux reçus en application de


contrats d'émission ne prévoyant ni de remboursement à l'initiative du
prêteur ni de rémunération obligatoire en cas d'absence ou d'insuffisance
de bénéfice.

9. Maintien des biens détenus par les organigrammes qui sont soumis à des
règles d'évaluation particulières à la valeur qui résulte de l'application de
ces règles (SICAV, fonds communs de placement, SCPI).

16

1133 / FB1
Retraitements des comptes
annuels
(pour les sociétés intégrées et
mises en équivalence)

• Homogénéité dans la présentation des comptes (plan comptable groupe).

• Homogénéité dans les règles d'évaluation.

• Eliminations des écritures fiscales :

◊ Subventions d'investissement

◊ Provisions réglementées

◊ Amortissement des immobilisations

• Elimination des comptes et résultats entre sociétés consolidées.

• Constatation des impositions différées, y compris élimination de


l'incidence de l'impôt sur les distributions (c'est-à-dire que les
accroissements et les allégements de la dette future d'impôt liée à la
situation fiscale latente doivent être comptabilisés).

17

1133 / FB1
Règles particulières

• Conversion des états financiers libellés en monnaies étrangères :

- Décret n'indique aucune méthode particulière

- Décret indique que l'écart s'inscrit distinctement selon la méthode de


conversion retenue :

◊ Soit dans les capitaux propres consolidés.

◊ Soit au compte de résultat consolidé.

- Le CNC 86 indique deux méthodes :

◊ Cours historique pour les filiales qui constituent un simple


prolongement des activités de la société française.

◊ Cours de clôture pour les filiales ayant une certaine autonomie


économique et financière vis-à-vis de la société française.

- Pour un pays à monnaie fondante :

◊ Soit cours historique.

◊ Soit correction de l'inflation et cours de clôture.

18

1133 / FB1
Règles particulières (suite 1)

• Ecart de première consolidation.

- Réparti dans les postes appropriés du bilan

- Partie non affectée est inscrite à un poste particulier d'actif


(immobilisation incorporelle) ou de passif (provision pour risques).

- Partie non affectée est rapportée au compte de résultat


conformément à un plan d'amortissement ou de reprise de provision.

- Si l'écart n'a pu être ventilé, il est porté pour la totalité de son


montant soit à l'actif soit au passif.

- Dans les cas exceptionnels (dûment justifiés à l'annexe), l'écart de


première consolidation non affecté peut être inscrit dans les capitaux
propres ou imputés sur ceux-ci.

19

1133 / FB1
Règles particulières (suite 2)

• Les impôts différés résultant :

- Du décalage temporaire entre la constatation comptable d'un produit


ou d'une charge et son inclusion dans le résultat fiscal d'un exercice
ultérieur.

- Des retraitements apportés aux comptes annuels.

- Des déficits fiscaux reportables dans la mesure où leur imputation


sur des bénéfices fiscaux futurs est probable.

- De la constatation de charges lorsque les impositions afférentes à


certaines distributions prévues entre entreprises intégrées ne sont
pas récupérables.

- De la prise en compte de réduction d'impôts lorsque des


distributions prévues en font bénéficier des entreprises intégrées.

Sont à enregistrer au bilan et au compte de résultat.

20

1133 / FB1
L’évaluation de
l’entreprise

1136 / FB1
Sous-sommaire documentation

10. L’évaluation de l’entreprise.

10.1. Une évaluation pourquoi ?

10.2. Éléments de base d’une évaluation.

10.3. Formules d’évaluation.


Elément de base d’une
évaluation formule
universelle d’évaluation
d’un contrôle majoritaire

1137 / FB1
Les progiciels
d’analyse financière

1138 / FB1
1 - Les principaux logiciels
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1139 / FB1
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1139 / FB1
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selon trois hypothèses (optimiste, probable, pessimiste) ou sur 3 ans .

1139 / FB1
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en exergue les conséquences économiques du choix des décideurs et suggère
des alternatives stratégiques.

Le rapport d’expertise d’une quinzaine de pages fournit une analyse complète


sur l’exploitation (rentabilité) et sur la structure du bilan (solvabilité, structure,
rentabilité des capitaux).

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Analyse les trois dernières liasses fiscales de l’entreprise dans une perspective
financière, en retraitant les soldes intermédiaires de gestion, les masses
économiques du bilan, le plan de financement et une batterie complète de
ratios.

Cet historique permet également d’alimenter préface tableur pour assurer la


continuité avec le prévisionnel stratégique.

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balance comptable ou d’un bilan simplifié.

Produit les tableaux, bilans et comptes de résultat retraités, FR/BFR, plan de


financement, analyse de la rentabilité et divers ratios.

Mémorisation de 6 exercices.

Chaque ligne d’un tableau est expliquée et peut être visualisée sous la forme
d’un graphe d’évolution.

Un module expert génère un rapport d’analyse.

1139 / FB1
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Droits d’usage : 14 900 F HT - Intégrateur : 6 500 F HT - Editeurs états :


4 600 F HT - Maintenance : 12,5 % par an du montant HT des droits d’usage.

Modélisation des prévisions financière, suivi des budgets, édition des états
financiers.

Création de flux d’encaissement et de décaissement avec TVA et lois de


trésorerie.

Prévisions sur 5 années dont les premières mois par mois.

Editions des comptes de résultat, bilans, plan de financement, TVA, budget de


trésorerie, point mort, rentabilité.

Suivi des réalisations et calcul des différences avec les prévisions.

Analyse et synthèse des chiffres obtenus avec DECIGRAF.

1139 / FB1
2 - Les banques de données
Liste non exhaustive

MINITEL
AGL & DUN : 08 36 27 00 00
KOMPASS : 08 36 28 12 34 ou 3617 KOMPASS
SCRL PLUS : 08 36 28 19 97
EURODUN : 08 36 29 07 07
INFOGREFF : 08 36 29 11 11
SCRL Entreprises : 08 36 29 19 93
SCRL Finances : 08 36 29 50 00
3617 BIL
3617 BOTTIN
3617 EURIDILLE
3617 LESECHOS
3614 ORT (accès restreint)
3614 SCRL (accès restreint)

Agence de renseignements commerciaux


DUN & BRADSTEET FRANCE Tél. : 01 41 35 17 00
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1139 / FB1
Bibliographie

G. CHARREAUX • Gestion financière - LITEC

B. COLASSE • Gestion financière de l'entreprise - P.U.F.

P. CONSO • La gestion financière de l'entreprise -


DUNOD

P. VERNIMMEN • Finance d'entreprise : analyse et gestion -


DALLOZ

• Finance d'entreprise : logique et politique


- DALLOZ

P. VIZZAVONA • Gestion financière - ATOL édition

J. MARGERIN / JC MALLARD • Analyse financière - LES EDITIONS


D'ORGANISATION :
Collection pédagogique multimédia

B. MEHEUT • Analyse financière - Edition DELMAS

J. PEYRARD • Analyse financière - Edition VUIBERT


GESTION

RECTA ENTREPRISE • Dictionnaire d'analyse financière

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Lexique des abréviations

A.N.C. : Actif net comptable


B.F.R. : Besoin en fonds de roulement
C.A. : Chiffre d’affaires
C.A.F. : Capacité d’autofinancement
D.C.T. : Dettes financières à court terme
D.A.F.I. (C) : Disponible après financement interne (de la croissance)
D.L.M.T. : Dette à long et moyen terme
E.B.E. : Excédent brut d'exploitation
E.E.N.E. : Effets escomptés non échus
E.T.E. : Excédent de trésorerie d'exploitation
F.P. : Fonds propres
F.R. : Fonds de roulement
I.S. : Impôt sur les sociétés
IMMO : Immobilisation
M.B.A. : Marge brute d'autofinancement
M.P : Matière première
P.F. : Produit fini
R.B.E. : Résultat brut d'exploitation
R.N. : Résultat net
T: Trésorerie
T.P.F.F. : Tableau pluriannuel des flux financiers
V.A. : Valeur ajoutée
V.M.P. : Valeur mobilière de placement

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A

ACTIF :

Immobilisations + stocks + valeurs réalisables et disponibles.

ACTIF NET COMPTABLE (A.N.C.) :

Il représente la voleur comptable des actifs moins les dettes exigibles. C'est le
patrimoine non réévalué de l'entreprise.

ACTIF NET CORRIGE :

L'actif net comptable est corrigé des non valeurs, des plus ou moins values latentes
afin d'évaluer la valeur du patrimoine de l'entreprise.

ACTION A DIVIDENDE PRIORITAIRE (A.D.P.) :

Action dépourvue de droit de voter et de participer aux assemblées générales des


actionnaires. En contrepartie les actionnaires reçoivent un dividende prioritaire.

BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT <B.F. R.) :

Besoin (ou excédent) de financement de l'activité lié aux décalages de paiement de


l'exploitation.

Les postes principaux concourant au besoin sont:

Stocks + clients et rattachés (+ effets escomptés non échus)


- Fournisseurs - dettes fiscales et sociales.

BESOIN DE FONDS DE ROULEMENT HORS EXPLOITATION :

Certains analystes font la différence entre besoin de fonds de roulement hors


exploitation et trésorerie.

Il s'agit des actifs et passifs à court terme. non financiers, et non liés à l'exploitation.

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C

CAPITAUX INVESTIS :

Il s'agit de la somme des capitaux dont dispose une entreprise pour faire "tourner" son
entreprise.

On calcule habituellement les capitaux investis ainsi:


Immobilisations
+ Besoin en fonds de roulement.

CAPITAUX PERMANENTS :

Les capitaux permanents sont la somme des capitaux propres et des financements à
moyen ou long terme dont dispose une entreprise.

CAPITAUX PROPRES :

Il s'agit du capital social, des primes d'émission, fusion, des réserves, du report à
nouveau du résultat, des provisions réglementées et subventions d'investissement,
Ce solde apparaît au passif du bilan.

CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT (C.A.F.) :

Solde calculé à partir du compte de résultat résultant des flux d'exploitation, financiers
et exceptionnels (hors plus ou moins values sur cession d'actifs). Il s'agit d'un
potentiel global de ressources propres. La capacité d'autofinancement n'est pas un
flux de liquidité.

CASH-FLOW :

Flux de trésorerie, parfois assimilé à la capacité d'autofinancement ou à la marge


brute d'autofinancement.

CREDIT-BAIL :

Mode de financement d'un bien qui n'appartient juridiquement pas à l'entreprise, mais
dont l'entreprise peut devenir propriétaire au terme d'un contrat prévoyant une option
d'achat à prix déterminé.

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D

DISPONIBLE APRES FINANCEMENT INTERNE. (D.A.F.I.) :

Il s'agit du solde des encaissements nets des décaissements liés à l'exploitation


auquel on retire les investissements de l'entreprise. Ce solde doit être, sur moyenne
période, positif.

EXCEDENT BRUT D'EXPLOITATION (E.B.E.) :

Solde calculé à partir du compte de résultat et représentant la rentabilité courante de


l'entreprise avant impact du coût de la structure financière et imputation des charges
calculées (amortissements, provisions).

EXCEDENT DE TRESORERIE D'EXPLOITATION (E.T.E) :

Solde de trésorerie lié à l'exploitation calculé soit par différence entre les
encaissements et les décaissements d'exploitation (tableau de flux de trésorerie) soit
par la différence entre l'excédent brut d'exploitation et la variation du besoin en fonds
de roulement.

FONDS PROPRES (F.P.) : Voir capitaux propres

FONDS DE ROULEMENT (F.R.) :

Matelas de sécurité assurant la solvabilité de l'entreprise calculé par différence entre


les capitaux permanents et les immobilisations ou les actifs circulants et les dettes
exigibles à moins d'un an.

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G

GOODWILL (ou survaleur) :

Valeur attribuée aux actifs incorporels qui peut être calculée en capitalisant le super-
bénéfice défini comme la différence entre la rentabilité de l'entreprise et le rendement
normal de l'actif net de l'entreprise.

HOLDING :

Maison mère d'une ou plusieurs sociétés ayant mission de gérer des participations.

IMMOBILISATIONS :

Immobilisations: Immobilisations incorporelles


+ Immobilisations corporelles
+ Immobilisations financières

Biens durables (non immédiatement consommables) acquis ou conçus par l'entreprise


pour elle-même en vue de produire des biens et/ou services.

L.(M).B.O. : Leverage (Management) Buy Out :

Rachat des titres d'une entreprise par création d'un holding qui aura recours à
différents modes de financement:

• Dette financière à long et moyen terme


• Capitaux propres des repreneurs
• Capitaux propres (ou quasi-fonds propres) provenant d'investisseurs financiers.

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M

MARGE BRUTE D'AUTOFINANCEMENT :

Notion proche de la capacité d'autofinancement calculée suivant les modalités


suivantes:

Résultat net
+ Dotations aux amortissements
+ Dotations aux provisions ayant un caractère de réserve.

NON VALEUR :

Elément d'actif comptable considéré par les financiers comme ayant une valeur nulle
ou aléatoire.

Ex. : Frais d'établissement, charges à répartir.

OBLIGATION CONVERTIBLE (O.C.) :

Obligation donnant le droit d'obtenir par conversion des actions de la société


émettrice à un prix déterminé à l'avance.

Le taux d'intérêt que porte l'obligation est avantageux mais la possibilité de


transformation en action peut générer pour l'actionnaire d'origine perte de pouvoir et
dilution du bénéfice par action.

OBLIGATIONS A BONS DE SOUSCRIPTION D'ACTION (O.B.S.A.) :

Obligation à laquelle est attachée un ou plusieurs bons donnant le droit de souscrire à


des actions à un prix déterminé. Le titre obligatoire est remboursé normalement à
échéance et l'exercice du bon permet de réaliser parallèlement au financement des
augmentations de capital.

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Q

QUASI-FONDS PROPRES :

Titre difficilement classable ni en fonds propres dont les droits attachés sont le droit
de vote et le droit au dividende, ni en dettes dont les caractéristiques sont le paiement
d'intérêt et le remboursement suivant des règles définies.

Ex : T.S.R. être subordonné remboursable).

RESULTAT D'EXPLOITATION :

Solde du compte de résultat, lié aux activités courantes de l'entreprise calculé avant
impact de la structure de financement. Il est censé mesurer la rentabilité nette des
activités (après imputation des amortissements et provisions).

RESULTAT COURANT :

Résultat d'exploitation + Résultat financier.

SITUATION NETTE :

= Capital social
+ Réserves
+ Report à nouveau
+ Résultat de l'exercice

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T

TITRE DE CREANCE NEGOCIABLE (T.C.N.) :

Titre négociable dont les caractéristiques sont les suivantes:


Montant minimum:1 MF
Durée : 10 jours /7 ans

• Permet aux entreprises par l'émission de billets de trésorerie de se financer sur le


marché monétaire.
• Permet aux banques par l'émission de certificats de dépôt de se financer
(placement en SICAV ou en direct)
• Permet à l'état par l'émission de bon du trésor de se financer.

Valeur ajoutée (V.A) :

Production
- consommation
- autres charges externes (éventuellement retraites)

Solde de compte de résultat mettant en évidence la création de richesse d'une


entreprise grâce à la mise en oeuvre de moyens industriels, techniques (les
immobilisations) et humains (le personnel).

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