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La comptabilité peut être définie comme étant «l'art de rassembler, d'interpréter et de

présenter sous une forme quelconque ( tableau, compte...), des informations


.«économiques ou financières

Le système d'information comptable repose sur trois sous-systèmes à savoir


la saisie et l'enregistrement, le stockage et le traitement, et enfin la
.sortie/mise en forme
Le premier sous-système « de saisie et d'enregistrement» des faits et éléments
comptables concerne le classement des faits à retenir ainsi que la base de leur
.évaluation

Le second sous-système «de stockage et de traitement» fait intervenir les techniques


d'utilisation des supports informatiques ainsi que la méthodologie à appliquer telle
...que la méthode de correction des amortissements, provisions

Et enfin, le troisième sous-système : la «sortie et la mise en forme» des données


recueillies sous la forme de documents comptables à l'exemple du bilan, du compte de
.résultat, de l'annexe, du journal ou de tout autre document de synthèse

Aussi le système d'information comptable doit remplir plusieurs missions dont les plus
importantes sont la mise en place d'une comptabilité «financière » orientée vers les
informations externes et la celle d'une comptabilité «de gestion » orientée, comme son
.nom l'indique vers la gestion des besoins internes

Ces deux principales missions ont pour objectifs de répondre aux exigences
comptables à savoir le respect des règles de normalisation, d'élaboration et de
présentation des comptes d'une part, et, l'élaboration d'un modèle comptable
.répondant aux besoins de gestion de l'entreprise d'autre part

Cependant, comment est organisé le système d'information comptable dans une


? entreprise

Le système d'information comptable dans une entreprise s'articule autour de


l'organisation matérielle c'est-à-dire des moyens et méthodes comptables
d'enregistrement des opérations respectant le principe comptable de l'«image fidèle»
.de la situation financière, économique et comptable de l'entreprise

Ce système d'information comptable doit assurer la saisie complète des documents de


base ainsi que leur conservation, rendre disponibles toutes les informations
nécessaires à l'établissement des documents de synthèse, contrôler l'exactitude des
.données ainsi que celle des procédures internes

Ainsi, les trois points essentiels à retenir concernant le système d'information


: comptable dans une entreprise sont les suivants
d'une part, le choix des supports à savoir les documents, livres et matériels
informatiques, d'autre part, l'adoption d'un plan comptable adapté à la nature des
opérations et de l'activité de l'entreprise
et enfin, la définition des procédures de traitement respectant la tenue des comptes
.et l'établissement des états

L’information comptable .1
.Les supports de l’information 1.1
Parmi les documents que l’entreprise manipule, certains constituent des pièces comptables et
.d’autres non
Seules les pièces comptables attestent de flux (servent de preuve) et sont traitées par la
.comptabilité financière
Les principales pièces comptables sont les factures (doit et avoir) les documents attestant de
.paiements (chèques, souches, pièces de caisse…), les livres de paie

Le traitement des pièces comptables 1.2


Toutes les pièces comptables sont soit émises par l’entreprise soit reçues par l’entreprise
.Elles sont la preuve d’une opération qui donne naissance à des flux physiques ou monétaires
Ces flux sont enregistrés en comptabilité suivant la technique de la partie double. Pour une
(opération, emploi = ressource (ou débit = crédit

.Les principales conventions d’évaluation et de présentation 1.3


,L’unité monétaire
,Le coût historique
,La continuité de l’exploitation
,(La séparation des exercices (périodicité
.La règle de prudence

Le plan comptable général 1.4


.La présentation et l’évaluation de l’information comptable font l’objet d’une normalisation
.C’est le plan comptable général (PCG) qui fixe ces normes
: Ces normes sont principalement constituées de
,Règles d’évaluation et de présentation
Un plan de compte : une liste de comptes que les comptables doivent utiliser. Chaque compte est
.caractérisé par un numéro et un intitulé

L’organisation du traitement de l’information .2


comptable
.L’organisation générale de la comptabilité 2.1
.(Tri des documents : pièces comptables ? (sinon, mise de côté
.Classement par ordre chronologique
?…Analyse des pièces comptables: achats, ventes
.Enregistrement au journal : partie double
.Report dans les comptes du grand-livre
.Vérification par la balance des comptes
.Elaboration des documents de synthèse : bilan et compte de résultat

L’enregistrement des pièces comptables au journal et dans le grand-livre 2.2


.Pièce comptable = une écriture
.Écriture = respect de la partie double
.Le journal décrit les opérations une par une et chaque écriture met en jeu plusieurs comptes
Les comptes à utiliser sont listés par le plan comptable général (PCG) et portent un numéro et un
.(intitulé. Ils appartiennent en outre à une classe de comptes (classes 1 à 7
Le grand livre présente les comptes un par un et chaque compte contient une partie de plusieurs
.opérations
Les systèmes informatiques évitent le report des écritures dans les comptes une fois l’opération
.(enregistrée au journal (report automatique

La vérification de la partie double 2.3


Pour vérifier qu’aucune erreur de partie double n’a été commise, les entreprises établissent
.périodiquement une balance des comptes
La balance est un document qui présente pour chaque compte classé par numéro du PCG : le
.total débit, le total crédit et le solde
Si aucune erreur de partie double n’a été commise, on doit vérifier les égalités : total débit = total
.crédit et total des soldes débiteurs = total des soldes créditeurs

.L’établissement des documents de synthèse 2.4


.Le bilan et le compte de résultat sont établis à partir d’une balance à une date donnée
Le résultat est reporté au bilan dans les capitaux propres, si c’est une perte, il est précédé du
.« - » signe

Des progiciels spécialisés 2.5


Les éditeurs de logiciel ont développé des bases de données spécialisées dans le domaine de la
(…gestion comptable (Ciel comptabilité, Sage, Bilan plus
NEW

Les informations jouent un rôle déterminant dans les processus de gestion. Elles trouvent, pour la
plupart, leur origine
dans les activités de l'entreprise. Parmi ces informations, celles qui sont exprimées en termes
monétaires permettent une
.évaluation synthétique de la situation financière et des performances de l'entreprise

La présentation des notions relatives à la comptabilité financière et à la comptabilité de gestion a


pour but de permettre
: aux élèves de comprendre, dans l'optique d'un utilisateur de l'information
,les bases du traitement des données comptables -
,la structure des documents de synthèse -
.les processus de calcul des coûts -

L'information financière
Les différents rôles de l’information comptable sont présentés rapidement en rappelant que si la
comptabilité a pour
fonction de garder la trace des événements, elle répond aussi à des finalités qui ont évolué dans
le temps. Celles-ci
pourront être présentées en même temps que les utilisateurs de l'information comptable. Il
: convient de
; souligner qu’au-delà des destinataires traditionnels, le champ des utilisateurs s’est élargi -
montrer l'utilité de l'information comptable dans le domaine commercial (par exemple, pour -
le suivi des comptes
clients), dans le domaine financier (suivi de la trésorerie) et dans le domaine administratif
(aspects financiers de la
.(gestion du personnel, par exemple
Les bases du traitement des données comptables sont présentées sous une forme schématique.
Les écritures comptables
.ne sont pas nécessaires
En ce qui concerne le bilan et le compte de résultat, il s’agit de donner une vue d’ensemble
simplifiée des documents
comptables qui assurent une représentation synthétique de la vie économique de
l’entreprise. L'interprétation de
l'information comptable de synthèse s’appuie sur l’analyse des activités. Pour le
bilan, on met en évidence la
.signification des principaux postes
Pour le compte de résultat il convient d’étudier les soldes intermédiaires de gestion
,suivants : marge commerciale
.valeur ajoutée, résultat d'exploitation et résultat de l’exercice

III. Le système d’information comptable

« La comptabilité est un système d’organisation de l’information financière


permettant de saisir, classer, enregistrer des données de base chiffrées et
présenter des états reflétant une image fidèle du patrimoine, de la situation
financière et du résultat de l’entité à la date de clôture.
La comptabilité permet d’effectuer des comparaisons périodiques et d’apprécier
l’évolution de l’entité… » § 120-1 du Plan Comptable Général.

Le Plan comptable général 1999 (PCG99) précise les modalités de tenue et de


fonctionnement du système de traitement. Les différents points ci-dessous sont
repris du chapitre concerné dans le PCG99.
1. L'organisation de la comptabilité :

• Une documentation décrivant les procédures et l'organisation comptables est


établie en vue de permettre la compréhension et le contrôle du système de
traitement.
L'organisation du système de traitement permet de reconstituer à partir
des pièces justificatives appuyant les données entrées, les éléments des
comptes, états et renseignements, soumis à la vérification, ou, à partir de
ces comptes, états et renseignements, de retrouver ces données et les
pièces justificatives.
L'organisation de la comptabilité tenue au moyen de systèmes informatisés
implique l'accès à la documentation relative aux analyses, à la
programmation et à l'exécution des traitements, en vue, notamment, de
procéder aux tests nécessaires à la vérification des conditions
d’enregistrement et de conservation des écritures.
• Toute donnée comptable entrée dans le système de traitement est enregistrée,
sous une forme directement intelligible, sur papier ou éventuellement sur tout
support offrant toute garantie en matière de preuve.
• Toute entité tient un livre-journal, un grand livre et un livre d’inventaire.
Le livre-journal et le livre d’inventaire sont cotés et paraphés. Des
documents informatiques écrits peuvent tenir lieu de livre-journal et de
livre d’inventaire s’ils sont identifiés, numérotés et datés dès leur
établissement par des moyens offrant toute garantie en matière de preuve.
Les écritures du livre journal sont portées sur le grand livre, ventilées
selon le plan de comptes de l’entité.
Le livre-journal et le grand livre sont détaillés en autant de journaux
auxiliaires et de livres auxiliaires que l’importance et les besoins de l’entité
l’exigent.
Les écritures portées sur les journaux et livres auxiliaires sont
centralisées au moins mensuellement sur le livre-journal et le grand livre.
• Toute entité contrôle au moins une fois tous les douze mois les données
d'inventaire. L'inventaire est un relevé de tous les éléments d'actif et de passif,
au regard desquels sont mentionnées la quantité et la valeur de chacun d'eux à la
date d'inventaire. Les données d'inventaire sont conservées et organisées de
manière à justifier le contenu de chacun des postes du bilan.
Les données d’inventaire sont regroupées sur le livre d’inventaire.
Les comptes annuels sont transcrits chaque année sur le livre d’inventaire,
sauf lorsqu’ils sont publiés en annexe au registre du commerce et des
sociétés.
2. L'enregistrement des opérations :

• Les écritures sont passées selon le système dit "en partie double". Dans ce
système, tout mouvement ou variation enregistré dans la comptabilité est
représenté par une écriture qui établit une équivalence entre ce qui est porté au
débit et ce qui est porté au crédit des différents comptes affectés par cette
écriture.
• Tout enregistrement comptable précise l’origine, le contenu et l’imputation de
chaque donnée, ainsi que les références de la pièce justificative qui l'appuie.
• Chaque écriture s’appuie sur une pièce justificative datée, établie sur papier ou
sur un support assurant la fiabilité, la conservation et la restitution en clair de
son contenu pendant les délais requis.

IV. La normalisation du système comptable


Le processus de normalisation comptable oppose, en simplifiant, deux acteurs : les
pouvoirs publics et les professions comptables. Les premiers prennent en charge
les intérêts de la société dans son ensemble, alors que les seconds défendent les
aspirations du monde des affaires. Les deux points de vue ne s'opposent pas
systématiquement.

Cette normalisation se justifie par la nécessité :

o de satisfaire les obligations légales ;


o l’amélioration de la comptabilité ;
o la compréhension des comptabilités et de leur contrôle ;
o permettre d’effectuer des comparaisons dans le temps et dans
l’espace pour mesurer des évolutions au sein d’une même entreprise,
voire pour réaliser des comparaisons entre entreprises au sein d’un
même secteur et élaborer des statistiques.

1. Les sources du droit comptable


1. Les directives La 4° directive du 14 août 1978 est destinée
européennes
à harmoniser les dispositions nationales
relatives au contenu et à la présentation des
états financiers.

La 7° directive du 13 juin 1983 concerne la


présentation des comptes consolidés, ainsi
que leurs annexes pour les sociétés faisant
partie d'un groupe.

2. La "norme" internationale Il n'existe pas encore dans les faits une

véritable norme comptable internationale.


Cependant l'IASC publie des normes que les
organisations professionnelles françaises
reprennent souvent.
3. Les textes légaux
Les articles L.123-12 à L.123-28 du Code de
commerce fixent le cadre des règles comptables
applicables à toute personne physique ou morale
ayant la qualité de commerçant.
"Loi comptable"
Le décret comptable du 29-11-83 (art. D1 à D27)
w w w .minefi.gouv.fr w ww .legifrance.gouv.fr

4. Les textes réglementaires


Le Plan comptable général, applicable par toutes
les entreprises, résulte de l'arrêté ministériel du
22 juin 1999. (sommaire en annexe)
w w w .minefi.gouv.fr
Le Conseil national de la
comptabilité Le CNC est un organe consultatif qui a pour
mission d'émettre des avis et des
recommandations dans le domaine comptable.
w w w .minefi.gouv.fr/CNCompta
Le Comité de la réglementation
comptable Le CRC adopte des règlements (ayant force de
obligatoire d'application), au vu des
recommandations et après avis du CNC.
w w w .minefi.gouv.fr

5. La jurisprudence
Elle émane de certains arrêts du Conseil d'État
ou des cours administratives d'appel, mais
concerne moins la comptabilité que la fiscalité.

6. La doctrine
Elle trouve son origine dans deux organismes
nationaux :

L'Ordre des experts


comptables L'OEC publie des recommandations et des avis
relatifs à l'application des règles comptables.
w w w .experts-comptables.com

La Compagnie nationale des


commissaires aux comptes La CNCC donne son avis au Garde des Sceaux
sur les problèmes de contrôle des comptes et
peut lui soumettre des propositions,
w w w .cncc.fr

2. Les organisations internationales et communautaires


voir annexe

V. La documentation comptable
1. La documentation de base

 Le Plan Comptable Général (PCG) : classeur imprimé par l’Imprimerie


nationale
(tél. 03-27-93-70-70).

 Le Groupe Revue fiduciaire édite mensuellement la Revue Fiduciaire


comptable (RF comptable) qui contient diverses informations d’actualité
intéressant la comptabilité et un dossier approfondi sur une question
particulière (tél. 01-41-83-52-52).

 Les Editions Francis Lefebvre éditent le mémento FL comptable (ou sous


forme d’un CD-ROM) qui est l’ouvrage de référence qui présente, de
manière exhaustive et approfondie, l’ensemble de la réglementation
française applicable à la comptabilité financière. Les règles y sont
expliquées dans plus de 4 000 articles avec de multiples renvois au droit
fiscal, au droit des sociétés, au droit pénal des affaires. Il est publié
chaque année au 1er septembre (01-41-05-22-00).
Les Editions Francis Lefebvre éditent aussi un bulletin mensuel qui permet
l’actualisation du Mémento FL comptable.

2. Les sites Internet

 Conseil National de la Comptabilité : par le site du ministère des finances


on accède
à celui du CNC qui permet de consulter le Plan Comptable Général.
www.minefi.gouv.fr/reglementation/avis/avisCNCompta/pcg

 Le Groupe Revue fiduciaire donne accès gratuitement aux articles des


revues
éditées par le groupe.
www.grouperf.com
www.revue-fiduciaire.fr

 Les Editions Francis Lefebvre ne donnent que des informations juridiques,


fiscales
et comptables à condition d’être abonné.
www.efl.fr
 Le conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables
www.experts-comptables.com

VI. Le traitement des informations


comptables
1. L’information comptable

L’information comptable externe comporte :


• la date (le jour de l’événement comptable)
• la nature (le type d’opération : vente, achat, règlement…)
• le montant (francs, euros…)
• le tiers ou la contre partie concernée (client, fournisseur, banque, salarié,
services fiscaux…)
• le document justificatif (facture, avoir, reçu, relevé, ticket…)
• l’activité de l’entreprise qui est à l’origine de l’opération.

2. La preuve en comptabilité

« La comptabilité régulièrement tenue peut être admise en justice pour faire


preuve entre commerçants, pour faits de commerce. Si elle a été
irrégulièrement tenue, elle ne peut être invoquée par son auteur à son profit.
La communication des documents comptables ne peut être ordonnée en justice
que dans les affaires de succession, communauté, partage de société et en cas
de redressement ou liquidation judiciaires.» Art. L.123-23 du Code de commerce.

« Tout enregistrement comptable précise l’origine, le contenu et l’imputation


de chaque
donnée, ainsi que les références de la pièce justificative qui l’appuie » § 420-2
du Plan
comptable général.

« Chaque écriture s’appuie sur une pièce justificative datée, établie sur papier
ou sur un support assurant la fiabilité, la conservation et la restitution en clair
de son contenu pendant les délais requis… » § 420-3 du Plan comptable général.

Pièces justificatives d’origine interne : doubles des factures de ventes et des


bons de commandes émis, talons de chèques, bordereaux de cartes de crédit,
pièces de caisse, effets de commerce émis, livre de paie et double des bulletins
de paie, double des déclarations fiscales et sociales, double de toute la
correspondance envoyée à des tiers…

Pièces justificatives d’origine externe : les bons de commande et les factures


reçus, les photocopies des chèques reçus et les reçus des carte bancaires, les
reçus pour les
paiements par caisse, les effets de commerce acceptés, les relevés de banque
et
d’opérations financières, la correspondance reçue…

3. L’archivage des pièces justificatives

Chaque pièce doit être datée et classée (ordre chronologique, ordre


alphabétique, ordre par nature, ordre numérique...).
Il est recommandé de numéroter chaque pièce lors de la comptabilisation.
Les pièces justificatives comptables doivent être conservées 10 ans.

www.france-revision.fr/archives.htm

4. Le principe de la partie double Art. 420-1 du PCG

Pour chaque opération, la comptabilité doit enregistrer un emploi (« J’ai pu »


ou DEBIT) qui doit être égal à une ressource (« Grâce à » ou CREDIT).

5. Le journal, le compte et la balance

• Saisie des données :


Le journal enregistre les opérations comptables par ordre chronologique.
Un
enregistrement s’appelle une écriture.
Le journal doit respecter le principe de la partie double :
Total des débits = Total des crédits

• Stockage des données :


Chaque écriture entraîne la mise à jour de chacun des comptes concernés.
L’ensemble des comptes d’une entreprise s’appelle le Grand-livre.
• Contrôle de cohérence :
La balance reprend tous les comptes de l’entreprise en indiquant :
- le montant total des sommes inscrites au débit
Mouvements
- le montant total des sommes inscrites au crédit
- le solde débiteur (si débit > au crédit)
- OU le solde créditeur (si crédit > au débit).

La balance permet de contrôler le respect du principe de la partie


double :
Total des débits = Total des crédits
Total des soldes débiteurs = Total des soldes créditeurs

6. Les documents de synthèse (PCG)

• Le compte de résultat est un tableau (voir annexe) qui, à une date donnée,
regroupe toutes les charges (emplois consommés définitivement) et tous
les produits (ressources définitives produites par l’entreprise). Il fait
apparaître par différence le résultat soit un bénéfice (si les produits > aux
charges) soit une perte (si les charges > aux produits).

• Le bilan est un tableau (voir annexe) qui, à une date donnée, représente le
patrimoine de l’entreprise. L’actif représente ce que possède l’entreprise
et le passif ce que doit l’entreprise.
Le bilan comptable est un des documents (avec le compte de résultat et les
documents de l’annexe) que les entreprises doivent établir à la clôture de
chaque exercice. Sur le plan fiscal, le bilan fait partie intégrante de la
liasse fiscale présentée lors de la déclaration des résultats. Les différents
éléments du bilan sont évalués selon la méthode des coûts historiques,
c’est-à-dire à leur valeur d’origine (par exemple, coût d’acquisition pour les
biens achetés). Lors de la présentation du bilan (à la fin de l’exercice), un
inventaire est effectué qui consiste, en particulier, à comparer cette valeur
d’origine à la valeur actuelle du bien concerné. Les moins-values constatées
feront l’objet d’un amortissement ou d’une provision selon les cas. Par
contre, dans un souci de prudence, les plus-values constatées mais non
réalisées sont ignorées.
Le PCG a normalisé la présentation du bilan. En réalité trois modèles
(systèmes) de bilan sont proposés : bilan du système abrégé, bilan du
système de base, bilan du système développé.
 Le bilan du système de base est celui qui s’applique à la généralité des
entreprises.
 Le bilan du système abrégé est réservé aux entreprises qui peuvent
présenter des documents simplifiés.
 Le bilan du système développé permet, aux entreprises qui le
souhaitent, une analyse plus détaillée des créances et des dettes en
distinguant les éléments d’exploitation et les éléments hors exploitation.
Remarques : Les amortissements et les provisions figurent à l’actif du bilan
dans une colonne spécifique afin de mettre en évidence la valeur nette de
l’élément considéré.
Par ailleurs, les données de l’exercice comptable précédent sont reprises
dans une colonne spécifique afin de faciliter les comparaisons.
• L’annexe regroupe diverses informations (PCG art. 531-1 ; 531-2 ; 531-3) :

- Les règles et méthodes comptables


- Compléments d’informations relatifs au bilan et au compte de
résultat (tableaux des immobilisations, des amortissements et
des provisions ; état des échéances des créances et des dettes à
la clôture de l’exercice…).
- Autres éléments d’information.
Ces trois documents font partie des documents de synthèse établis une fois
par an en fin d’exercice comptable.