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La première Maison familiale

rurale en Ontario

Bonjour Timmins!
La foire des opportunités régionales

La Coopérative de Barrie
Printemps-Été 2008 • No12

Rencontres avec Michèle Guay et Denis Thibault


Destination Carrières Ontario
Gratuit

LE BULLETIN DU RÉSEAU DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET D’EMPLOYABILITÉ DE L’ONTARIO


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JEUNESSE
ADOS
SLAGUE GRINCEMENTS ET AUTRES BRUITS LIBÉRÉS SUR PAROLE… OZ
24 au 27 septembre 2008, 20 h 4 au 15 novembre 2008, 20 h 9 décembre 2008, 20 h 21 décembre 2008, 15 h
De Mansel Robinson. Mise en scène: Geneviève Pineault. De Paul Emond. Mise en scène: Anne-Marie White. Superstitions, De Mathieu Charette, Stéphane Guertin, Marcel De Marie-The Morin et Pier Rodier. Adaptation du conte
Traduction de Jean-Marc Dalpé. Le Théâtre de la Vieille 17 Théâtre du Trillium. Joseph et Mishka Lavigne. Mise en scène: Isabelle Bélisle. The Wizard of Oz de L. Frank Baum. Mise en scène: Pier Rodier
accueille une production du Théâtre du Nouvel-Ontario. Théâtre du Trillium. et Pierre Simpson. Cie Vox Théâtre.
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NACRE C LES MONOLOGUES DU VAGIN BAIN MAURE L’HONNÊTE HOMME / UN ONE WOMAN SHOW
21 au 24 janvier 2009, 20 h 24 au 28 février 2009, 20 h 7 mars 2009, 20 h 25 au 28 mars 2009, 20 h
10 anniversaire du Laboratoire de mise en scène. De Dominik
e
D’Eve Ensler. Mise en scène: Sylvie Dufour. Traduction de Louise Lecture publique. De Rayhana Obermeyer. Mise en lecture: De Marc LeMyre. Production de Poésie électrique. Projet développé
Parenteau-Lebeuf. Mises en scène: Kira Ehlers, Magali Lemèle et Marleau. Coproduction Théâtre du Trillium et Théâtre de l’Île.. Esther Beauchemin. Théâtre de la Vieille 17. en collaboration avec le Théâtre la Catapulte et le Centre culturel
Michel Tanner. Théâtre du Trillium. Frontenac. Soirée surtitres en anglais le 26 mars.
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JEUNESSE
JEUNESSE

LÉGENDES DE CRAPAUDS RAGE LA VUE D’EN HAUT LE GRAND VOYAGE DE PETIT ROCHER
3 avril 2009, 20 h 29 avril au 2 mai 2009, 20 h 22 au 25 avril 2009, 20 h 16 mai 2009, 13 h et 15 h
Mensonges ou vérités, de Nadia Campbell, Mathieu Charette, De Michele Riml. Mise en scène: Joël Beddows. Traduction de Sarah De James Long. Production du Théâtre la Seizième. Théâtre la De Chantal Lavallée, en collaboration avec Robert Bellefeuille.
Martin Laporte, Jean-Sébastien Rousseau, Catherine Rousseau, Migneron. Théâtre la Catapulte en coproduction avec la Scène Colombie- Catapulte (accueil) en collaboration avec la Scène Colombie- Mise en scène: Robert Bellefeuille. Théâtre de la Vieille 17.
Inouk Touzin et Marie-Thé Morin, avec la participation de Manon Britannique du CNA. Soirée surtitres en anglais le 30 avril 2009. Britannique du CNA. Soirée surtitres en anglais le 23 avril 2009.
Doran et Pier Rodier. Cie Vox Théâtre.

Cette année, en musique, avec la carte Liberté...


DU MONDE
ROCK
ROCK

ROCK
JAZZ

QUATUOR MARTINEAU-ALLAIN KARKWA KONFLIT DRAMATIK LA RÉVOLT MIGHTY POPO


3 octobre 2008 à 20 h 4 octobre 2008 à 20 h 9 janvier 2009 à 20 h 10 janvier 2009 à 20 h 18 avril 2009 à 21 h

613.241.2727 333, avenue King-Edward, Ottawa


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* Moins de 30 ans et 60 ans et + : assistez à 5 pièces ou spectacles pour 75 $, soit 15 $ chaque (au lieu de 21,50 $). Étudiants : 5 pièces ou spectacles pour 50$, soit 10 $ chaque (au lieu de 16,50 $).
L
e RDÉE Ontario fêtera son 10e anniversaire 4 Une Maison familiale rurale
l’année prochaine. Le temps était venu de faire franco-ontarienne
le point sur les nouvelles réalités du réseau et les
besoins des communautés francophones de l’Ontario.
Le RDÉE Ontario a travaillé dernièrement sur une 8 La Coopérative de
planification stratégique. Cette dernière présente les Barrie
objectifs à remplir de 2008 à 2013.
Au même moment de la rédaction de notre 9 Un projet spécial
planification stratégique avait lieu la remise du rapporte de
rapport final des résultats de notre réseau national. nombreux résultats
Ce rapport réalisé par Ronald Bisson et Associé.e.s inc. dans le Nord
présente une analyse globale des travaux effectués par
l’ensemble des RDÉE au Canada. Les résultats sont
fascinants. Le rapport démontre clairement l’importance 7 Destination
de notre réseau au sein de la francophonie canadienne. Carrières Ontario
Voici quelques points présentés dans le rapport :

• Les RDÉE ont réalisé 688 plans d’affaires / plans


10 Bonjour
Timmins!
stratégiques / plans communautaires durant l’année
2006-2007.
12 La foire des
• Chaque employé permanent des RDÉE provinciaux et
territoriaux génère, en moyenne 24,25 emplois indirects
opportunités
régionales fait des
11 Programme
Globe de « Junior
qui n’auraient pas été créés sans leur implication. heureux
Achievement »
• Chaque RDÉE provincial et territorial travaille, en
moyenne, avec 104,2 partenaires.
14 Projet Centre d’adaptation :
la phase 2 a pris son envol
• Chaque employé permanent des RDÉE provinciaux et
territoriaux travaille, en moyenne, avec 45,22 bénévoles 15 « Place Concorde – C’est à nous! »
activement impliqués dans les projets.

• Le parcours de réalisation d’un projet se situe


16 Économie et aînés
Rencontre avec Michèle Guay
généralement sur une période de 24 à 36 mois. Un nombre
important d’activités des RDÉE ne conduisent pas à un
effet économique ou communautaire immédiat. Les
effets sur le terrain de certaines initiatives d’envergure se
18 Le Centre de services
à l’emploi de Prescott-Russell
font sentir 3,5 et même 10 ans après.
célèbre ses anniversaires!
Dans la présente édition du Vox RDÉE, nous
retrouvons plusieurs articles sur des initiatives appuyées
par le RDÉE Ontario. La Maison familiale rurale franco- 19 Agrandir l’espace francophone en
ontarienne a été lancé cette année et le RDÉE Ontario Ontario
est fier d’avoir participé à ce projet depuis ses débuts.
Dans les pages qui suivent, Kathy Chaumont vous Le Groupe Agriva, hors des sentiers
raconte l’historique de cette première maison familiale battus
rurale en Ontario. Aussi, dans ce numéro, des rencontres
formidables avec Denis Thibault, de La Commission de
formation de l’Est ontarien et Michèle Guay, directrice
20 La Commission
de formation de l’Est
générale de la Fédération des aînés et des retraités ontarien - Rencontre
francophones de l’Ontario. avec Denis Thibault
Ernest Vaillancourt
Président du RDÉE Ontario
21 ÉCOÉQUITABLE
(COOP 301)
se positionne

Printemps-Été 2008 Vox RDÉE 3


La première Maison familiale rurale en Ontario
Une formation en entrepreneuriat rural
Par Kathy Chaumont

La naissance dʼun projet taine période de temps pour les activités MOBILISER, CONCERTER, INFOR-
d’information et de sensibilisation de la MER, VALIDER, CONSULTER.
En 2004, le Secrétariat rural, dans collectivité. Mais les arguments étaient là : Oui, des défis! Le processus en-
le cadre du programme des modèles de dé- le concept fonctionne dans plusieurs pays, trepris pour l’implantation de notre MFR
veloppement économique des collectivités les retombées économiques sont nombreu- (et le développement de notre région) est
rurales, approche RDÉE Canada afin de ses, notre région a un grand besoin de relè- beaucoup plus qu’un processus de dévelop-
promouvoir le modèle MFR (Maison fa- ve, le secteur agricole nécessite une main- pement de projet, il fut un processus d’ap-
miliale rurale) auprès de la francophonie d’œuvre qualifiée, nos cerveaux prennent prentissage complexe auxquels plusieurs
hors Québec. Au cours des discussions le chemin de la ville, notre milieu rural acteurs ont eu la chance de participer et de
entre ces deux organismes, trois sites ont vieillit... Alors, quelle fierté de pouvoir cheminer. Coordonner ce projet fut une for-
été retenus à travers le Canada, pour voir à mation en soi.
l’implantation d’une MFR sur leur territoi- MFR - Maison familiale rurale Heureusement, plusieurs vision-
re, soit un site au Manitoba, un site dans le naires œuvrent au sein de notre communau-
Centre-Sud-Ouest de l’Ontario et enfin, un Maison : les élèves vivent ensemble, té. Ils ont su prêter main-forte, s’approprier
site dans l’Est ontarien. en résidence et participent à la vie de le projet et identifier clairement les besoins
Le RDÉE Ontario, appuyé du l’établissement. auxquels répondra notre projet de MFR, la
Campus d’Alfred de l’Université de Guel- première en Ontario. Nous avons choisi de
ph, s’est investi pour intéresser l’Est on- Familiale : les parents sont responsa- déblayer le chemin et nous réussissons, car
tarien, plus particulièrement la région de bles du fonctionnement de la coopéra- petits et grands objectifs sont atteints.
Prescott et Russell, à ce concept. À force tive et impliqués dans l’éducation de
d’études et de rencontres, nous avons dé- leur enfant et les familles accueillent Collaboration régionale
montré que ce concept répond aux besoins les stagiaires.
de cette région. L’applicabilité du concept MFR à
Renée Bergeron, directrice géné- Rurale : les MFR sont situées en milieu l’Ontario français nécessitait l’adaptation à
rale du collège mentionne que « pour le rural. notre réalité, à nos particularités sociales,
Campus d’Alfred, la MFR est un moyen économiques ainsi que politiques. L’enver-
privilégié d’intéresser les jeunes à l’agri- Une maison familiale rurale se veut gure du projet commandait de faire appel à
culture et au mode de vie rural. Malgré que avant tout une infrastructure établie en la collaboration entre plusieurs acteurs de
la production laitière soit une activité éco- région qui permet à des élèves de 10e, différents secteurs.
nomique importante de la région de Pres- 11e et 12e année désireux d’apprendre Après plusieurs mois, le concept
cott et Russell, la relève dans ce domaine autrement et de compléter leur DESO. est de mieux en mieux compris et appuyé
se fait plus en plus rare. » La MFR offre la possibilité aux jeunes par le Campus d’Alfred, mais demeure
Le concept des MFR repose sur de réussir autrement, dans un milieu toujours un concept très complexe pour le
l’approche distincte définissant une entre- non traditionnel. Les élèves demeurent milieu. Jusqu’à un moment tournant pour
prise d’économie sociale, d’un projet pour en résidence 50 % du temps pour le le projet : la première rencontre avec la
et par la communauté. Une initiative de ce volet académique et 50 % du temps en surintendante de l’éducation du Conseil
genre repose sur la mobilisation et la prise formation en milieu de travail. des écoles publiques de l’est de l’Ontario
en charge par la communauté. (CEPEO).
Une entreprise sociale est une en- Suite à une présentation très éla-
treprise qui génère des revenus avec des présenter un concept qui saurait répondre à borée du projet MFR, je m’attendais, en-
objectifs sociaux. Elle réinvestit les surplus ces défis de notre région, l’Est ontarien! core une fois, à devoir justifier les bienfaits,
générés par son activité économique pour les retombées de cette initiative et à dé-
la communauté. Modèle de développement montrer que le volet académique doit être
Je me souviens, aux premières livré par un conseil scolaire. J’attendais les
heures du projet, quel défi de vendre ce Le processus de développement questions... en vain. Madame la surinten-
concept! Il a fallu plusieurs rencontres pour économique communautaire (DÉC) n’est dante n’avait pas besoin d’être convaincue!
mobiliser les partenaires et convaincre tou- pas un processus mécanique. Chaque com- L’idée fut accueillie, même appuyée. Suite
tes ces personnes du potentiel du projet et munauté chemine différemment. Ailleurs, le à cette présentation, les actions concrètes
des retombées économiques pour la région projet fut poussé par une volonté populaire; s’enclenchent. Quelle rencontre fructueuse
rurale. chez nous ce fut une vision institutionnelle avec cette grande visionnaire qui a à cœur
De par sa nature complexe et in- qui a initié la démarche. Les étapes sont le développement local.
novatrice, le modèle a nécessité une cer- pourtant les mêmes : CONSCIENTISER, Le projet devient donc une colla-

4 Vox RDÉE Printemps-Été 2008


boration régionale selon le modèle de par-
tenariat public et privé. Les acteurs s’ap- Un mouvement à la dimension du monde
proprient le projet et identifient leur place.
Nous avons rejoint les producteurs agrico- 1937 : 1ère MFR en France
les, les commerçants, les élus municipaux, 1962 : 1ère MFR en Afrique
provinciaux et fédéraux, les organismes 1968 : 1ère MFR en Amérique latine
communautaires à but non-lucratif, les 1975 : Création de l’AIMFR
conseils scolaires et institutions d’ensei- 1988 : 1ère MFR en Asie
gnement, les bailleurs de fonds, les médias 1996 : Reconnaissance officielle de la Fondation des MFR
et la population en général. 1999 : 1ère MFR au Canada

Concrétisation Aujourd’hui, on compte plus de 1 300 MFR dans une quarantaine de pays à travers
le monde.
Un autre moment décisif pour no-
tre MFR fut l’étape où nous avons plongé
dans le développement organisationnel. À
cette étape, le projet se concrétise davanta- est soutenue par un conseil d’administra-
ge. Les consultants de Lalande et Associés tion provisoire dont un représentant de Avenir
ont fait un travail d’Hercule afin de structu- l’Union des cultivateurs franco-ontariens
rer cette immense plateforme. Ils présentent (UCFO), monsieur Luc Morin, assume la Ce projet rassembleur et englo-
un plan d’implantation et en orchestrent la présidence. Des ententes de partenariats
bant est avant tout un outil de développe-
mise en œuvre. signées entre le RDÉE Ontario et l’UCFO
ment local. Depuis avril 2008, un conseil
La gouvernance, le volet acadé- permettent à cet organisme de mobiliser le
d’administration formel gère le projet. Une
mique, le marketing, l’aspect financier, secteur agricole, d’en faire la promotion
campagne majeure de collecte de fonds est
les ressources humaines, la localisation, et d’appuyer le développement. À cette
en branle pour amasser le fonds d’encaisse
sont soutenus par des comités dynamiques étape, l’implication de l’UCFO a solidifié
nécessaire à l’opération de la MFR de l’Est
composés de représentants des organis- le momentum créé par l’engagement du ontarien. Le poste de direction générale de-
mes partenaires, de bénévoles du milieu CEPEO. vrait être comblé d’ici l’été pour prendre en
agricole et commercial. Cette structure main les activités courantes. Les bailleurs
de fonds sont à étudier les demandes
déposées. Les rénovations de la rési-
dence débutent ce printemps. Les en-
tentes avec le Campus d’Alfred et le
CEPEO s’officialisent, une formation
agricole qui répond à nos besoins est
développée. Les inscriptions des élè-
ves sont amorcées et la moitié des ef-
fectifs nécessaires sont déjà inscrits!
L’avenir est prometteur non seule-
ment pour notre MFR, mais il semble
que le concept fera son chemin... Et
oui, il y a un intérêt d’autres commu-
nautés en Ontario français à implanter
le modèle. La loupe à l’œil, ils nous
observent à débroussailler le concept
et son implantation. Qui sait?
Pour moi, la formation se poursuit,
les tâches y sont toujours nombreuses,
mais avant tout, j’ai la chance de cô-
toyer et de travailler auprès d’experts,
de visionnaires et de gens passionnés
par le développement de notre région,
de nos jeunes et de la francophonie
Le 10 janvier 2008 a eu lieu la conférence de presse pour le lancement ontarienne!
de la MFR. Durant la conférence de presse, des représentants des trois
paliers gouvernementaux, incluant le député fédéral Pierre Lemieux, la
ministre des Services sociaux et communautaires et des Affaires francophones Madeleine
Meilleur, le député provincial Jean-Marc Lalonde, ainsi que le président des Comtés unis
de Prescott-Russell Ken Hill, confirmaient leur support au projet.
Historique de la MFR
franco-ontarienne RÉDACTEUR EN CHEF
2003 Roch Archambault
Les discussions sur l’initiative des Maisons familiales rurales débutent
entre les partenaires du milieu rural. ÉQUIPE DE RÉDACTION
Killy-Ann Brunet, Kathy Chaumont, Ethel Côté, Mylène
2004 Feytout-Eward, Marie-Eve LaRocque, Francine Lecours,
Le Secrétariat rural approche RDÉE Canada, par son réseau national Eddy Lukuna, Lynne Maher, Yollande Dweme M. Pitta,
francophone, afin de promouvoir le modèle des MFR auprès de la fran- Martine Plourde, Rachel S. Quesnel, Guy Robichaud,
cophonie hors Québec. Plus précisément, afin d’identifier des commu- Alain Royer
nautés potentielles à l’implantation éventuelle d’un projet MFR.
RÉVISION et IMPRESSION
Lettre d’intention soumise par le Collège d’Alfred à MFR Québec iden- Impressions inc.
tifiant l’intérêt de la région de l’Est ontarien à participer au projet.
CONCEPTION GRAPHIQUE
Première rencontre avec les partenaires potentiels du projet mobilisés Roch Archambault
par le RDÉE Ontario. Les intervenants du milieu démontrent un vif inté-
rêt à poursuivre les démarches dans la région. Printemps-Été 2008 - N°12

Formation du Comité d’implantation composée du RDÉE Ontario, Col- Courriel


lège d’Alfred, le Conseil des écoles publiques de l’est de l’Ontario, la communications@rdee-ont.ca
Commission de formation de l’Est de l’Ontario, les Comtés unis de Site Web
Prescott et Russell et l’Union des cultivateurs franco-ontariens. www.rdee-ont.ca

2005 Photo de la couverture


Visite des deux MFR du Québec par les membres du comité. Signature Renée Bergeron, directrice générale du Campus d’Alfred
du protocole d’entente entre les deux ministères fédéraux (Agriculture et de l’Université de Guelph et Kathy Chaumont, agente
Agroalimentaire Canada et Patrimoine canadien) et signature du proto- de développement du RDÉE Ontario. Photo par Roch
cole d’entente entre Agriculture et Agroalimentaire Canada et le Centre Archambault.
des MFR du Québec qui gère cette initiative au niveau national.
© Réseau de développement
2006 économique et d’employabilité
• Embauche d’une firme de consultants pour la réalisation de l’étude de de l’Ontario (RDÉE Ontario) 2008
préfaisabilité
• Consultations publiques Vox RDÉE est publié par le Réseau de
• Dépôt de l’étude de préfaisabilité développement économique et
• Sondage auprès de la population d’employabilité de l’Ontario,
• Embauche d’un coordonnateur au tirage de 2 000 exemplaires.

2007 Ce produit est imprimé sur du papier ChorusArt, prove-


• Embauche d’une firme pour l’étude de faisabilité et plan d’affaires nant des forêts exploitées dans le respect de standards
• Dépôt de l’étude environnementaux élevés. Sa production a lieu sur la
• Formation du conseil d’administration provisoire et des sous-comités : base de critères de gestion environnementale certifiés
comité des ressources humaines, d’immeuble, de finance, exécutif, mar- conformément aux normes internationales.
keting, curriculum, assemblée de fondation
• Accueil des représentants des MFR de la France La réalisation de ce présent bulletin est
• Une délégation de l’Est ontarien, parents, partenaires, étudiants se ren- rendue possible grâce à l’appui financier du gouverne-
dent en France pour la visite des MFR ment du Canada.

2008
• Lancement officiel du projet MFRFO
• Incorporation de la MFRFO et formation du conseil d’administration
formel
• Recherche de financement
• Assemblée de fondation
• Formation du conseil d’administration
• Ouverture officielle de la première MFR hors Québec août 2008
6 Vox RDÉE Printemps-Été 2008
Destination Carrières Ontario
Par Marie-Eve LaRocque

L
e projet Destination carrières Ontario (www.destination-carrieres.on.ca)
est une communauté virtuelle en ligne pour assurer le développement de
carrière des jeunes Franco-Ontariens, stimuler l’adaptation de la main-
d’œuvre et la création d’emploi en Ontario.
Le projet Destination consiste en une galerie multimédia présentant les
profils de carrière de jeunes francophones bilingues qui ont réussi dans leur do-
maine professionnel et agit comme portail assemblant des ressources connexes
produites par TFO et d’autres partenaires. Un financement de l’Initiative des pro-
jets pilotes de téléapprentissage d’Industrie Canada a été reçu afin de développer
un total de 50 profils. Présentement, une trentaine de jeunes figurent sur le site de
Destination carrières Ontario.
Chaque profil présente le plan de formation suivi par les jeunes profes-
sionnels (scolaire, collégial, universitaire et professionnel). Ces profils de modè-
les franco-ontariens ont pour but d’aider les jeunes francophones à identifier les
carrières disponibles et accessibles
au sein de leur communauté, tout
en mettant un accent particulier sur
leur richesse et leur diversité. Le
site met en vedette de vrais indivi-
dus qui décrivent eux-mêmes leur
carrière, agissant comme un mentor
virtuel. Le projet vise à aider notre
clientèle à mieux comprendre et à
mieux planifier les étapes à suivre
pour atteindre leurs objectifs pro-
fessionnels.
Ce projet jeunesse s’inspire
d’un modèle similaire très populaire
au Manitoba. En mettant un accent
particulier sur l’expertise des parte-
naires et d’experts-conseils, le pro-
jet a été adapté aux réalités et aux
tendances des Franco-Ontariens.
Les partenaires principaux
sont : Télévision éducative et cul-
turelle de l’Ontario français (TFO),
Learning Agents Inc., Industrie Ca-
nada, RDÉE Ontario.

Photos : Renée Landriault (coiffeuse), Justin Payette (électricien) et Mélanie


Lapointe (physiothérapeute).

Printemps-Été 2008 Vox RDÉE 7


C
La oopérative de Barrie
Une première coopérative scolaire dans une institution dʼétudes
secondaires en Ontario, ouvre ses portes au sein de lʼécole
Par Mylène
Feytout-Eward
secondaire catholique Nouvelle Alliance à Barrie

L
es élèves de la classe d’Introduction des élèves en début de projet. ration de l’Ontario, la Caisse Populaire de
aux affaires de Christian Lapalme Pour convaincre les adultes par Lafontaine-Perkinsfield, le RDÉE Ontario,
à l’École secondaire catholique contre, la Coopérative de Barrie a un argu- le journal Le Goût de Vivre ainsi que La
Nouvelle Alliance ont décidément de la ment qui en sera un de taille, sans aucun Clé d’la Baie en Huronie qui, dans le cadre
suite dans les idées et en voici la preuve. doute. En effet, elle offrira une variété de de son programme partenariat jeunesse, a
Au cours des mois derniers, étape par produits de la Fromagerie St Albert! pu l’accompagner dans les phases de son
étape, leur projet de coopérative scolaire Bien que le besoin d’assouvir les développement.
mentionné dans l’article précédent (voir le envies de fromage des francophones de C’est sans tenir compte de l’éven-
www.rdee-ont.ca), s’est développé et dès Barrie soit tout à fait honorable, la mission, tuelle contribution de la Coopérative de
la fin du mois, ils verront les fruits de leur telle qu’établie par le comité fondateur de Barrie au bien-être et à l’épanouissement
labeur se concrétiser. La Coopérative de la Coopérative de Barrie, l’est encore da- de la communauté et à ses efforts d’en-
Barrie sera en mesure d’offrir aux élèves vantage. courager un sentiment d’appartenance. La
de l’école plusieurs choix d’aliments pour En effet, les éventuels profits de la Coopérative de Barrie promet d’être une
le déjeuner du matin (muffins, bagels, fruits coopérative devraient non seulement servir expérience des plus enrichissantes pour
frais) ainsi que de la crème glacée et des à appuyer le financement d’activités orga- les élèves de l’école Nouvelle Alliance
yogourts fouettés lors des pauses durant nisées par et pour les élèves de l’école mais lesquels l’appuieront certainement leur vie
la journée. En plus de rabais sur tous leurs aussi pour l’ensemble de la communauté durant.
achats à la coopérative, un four à micro- francophone de Barrie. Quoi qu’il en soit, bravo aux jeu-
ondes sera mis au service des membres, un La Coopérative de Barrie invite nes du comité fondateur de la coopérative
privilège qui, selon les réactions de nom- donc la participation active de l’ensem- qui ont déjà démontré, grâce à leur première
breux élèves, suffirait à les convaincre à ble de la communauté scolaire (élèves, expérience de l’entrepreneuriat coopératif,
débourser les 5 $ requis pour obtenir leur enseignants, autres membres du person- que les valeurs d’entraide et de solidarité
membriété. À la rentrée de septembre, elle nel tout comme celle de la communauté étaient dignes de leurs efforts!
prévoit ajouter à ses produits un éventail dans son ensemble). Elle a, en outre, déjà On attend sans nul doute la suite
de fournitures scolaires et autres produits réussi à réunir plusieurs partenaires com- de leur histoire avec impatience!
identifiés grâce à un sondage mené auprès munautaires dont le Conseil de la coopé-
8 Vox RDÉE Printemps-Été 2008
Un projet spécial apporte de
nombreux résultats dans le Nord
Par Guy Robichaud

U
ne soixantaine d’initiatives l’organisme en renforçant les capaci-
communautaires ont reçu
l’appui du RDÉE Ontario
tés de planification de gestion d’ini-
tiatives, appuyé la mobilisation de
Conseil d’administration
dans huit communautés du Nord de groupes et individus pour augmenter
Région du Centre-Sud-Ouest
la province de février 2007 à février l’implication et la participation de la
Ernest Vaillancourt (Comté de Simcoe), président
2008 par le biais d’un projet spécial communauté dans les initiatives, fa-
Christiane Beaupré (Brampton), secrétaire
d’agents de projets. Malgré les défis vorisé un certain élan dans le dévelop-
Jacques Kenny (Windsor)
de recrutement et de rétention des pement d’initiatives, et dans certains
agents, cette donnée dépasse exponen- cas, contribué aux mesures de survie
Région de l’Est
tiellement ce qui était visé au début du de l’organisme. Le RDÉE Ontario
Denis Laframboise (Ottawa)
projet et donne donc raison aux huit avait initié ce projet suite à sa dernière
Denis Thibault (Cornwall)
agents spéciaux et à la coordonnatrice table de concertation du nord de l’On-
Diane Tittley (Hawkesbury)
de se péter les bretelles. Pour appuyer tario où le besoin pour les ressources
ces initiatives, les agents ont réussi à humaines a été vivement souligné par
Région du Nord
établir un total de 33 partenariats. Les les représentants d’organismes. Dans
Denis Bérubé (Kapuskasing)
communautés appuyées en partie ou les dernières semaines de l’initiative,
Claude Mayer (Noëlville), trésorier
tout au long du projet étaient Cochra- la coordonnatrice du projet, Jacque-
Poste vacant
ne, Elliot Lake, Greenstone, Kirkland line Noiseux, a appuyé les commu-
Lake, Manitouwadge, Mattawa, North nautés intéressées à poursuivre une
Jeune dirigeant
Bay et Thunder Bay. deuxième année d’appui en facilitant
Simon Lalande
Le projet avait trois buts : le processus de demande de finan-
augmenter la capacité du RDÉE On- cement auprès de diverses agences
Les unités entrepreneuriales des collèges
tario de venir en aide aux communau- gouvernementales afin de garder les
francophones de l’Ontario
tés nord-ontariennes moins desservies services de leur agent. « La majorité
Daniel Giroux (Les Entreprises Boréal, Collège
par l’équipe permanente, stimuler la des organismes parrains est rendue à
Boréal, Sudbury)
croissance socioéconomique de ces la mise en œuvre des initiatives issues
communautés, et offrir à des presta- du projet. C’est important de mainte-
Association française des municipalités de
taires d’assurance-emploi l’occasion nir l’appui pour la réalisation de ces
l’Ontario (AFMO)
de se remettre sur le marché du travail projets. Ça permet au RDÉE Ontario
Ken Hill (président des Comtés unis de Prescott et
tout en développant leurs connaissan- de fermer son dossier en s’assurant
Russell)
ces et compétences en développement qu’il ne laisse personne tomber. Ce
communautaire. Quant au dernier transfert de responsabilités envers les
Conseil de la coopération de l’Ontario (CCO)
but, on déclare mission accomplie car organismes démontre en même temps
André Thibert (président du CCO)
parmi les huit agents de projets, trois leur propre engagement envers leur
Christine Beaudoin
ont obtenu un autre emploi au cours épanouissement », de dire Mme Noi-
Louis Grenier (directeur général du CCO)
du projet, et deux autres ont obtenu seux.
de l’emploi à la fin du projet, ce qui
RDÉE Canada
représente un taux de succès de 63 %, Résultats atteints
Simon Proulx, région de l’Est
une statistique qui plaît au ministère • 8 communautés appuyées
Collin Bourgeois, région du Nord
de la Formation, des Collèges et Uni- • 7 consultations communautaires,
Pascale Harster, région du CSO
versités qui a financé le projet au coût 67 participants
total de plus de 200 000 $. • 61 initiatives appuyées
Selon un sondage de satisfac- • 33 partenariats établis
tion auprès des organismes parrains • 63 % des agents obtiennent un
du projet, les agents ont principale- emploi
ment facilité l’atteinte des objectifs de

Printemps-Été 2008 Vox RDÉE 9


Bonjour Timmins!
par Rachel S. Quesnel et Killy-Ann Brunet

C
’est une chose de se dire francophone, mais de resto, sur la casquette de l’étudiant qui vend des cornets
s’afficher comme francophone dans une ville de crème glacée au casse-croûte, ou sur la chemise du
comme Timmins est autre chose. mécanicien au garage, signifie que l’entreprise offre des
La communauté francophone comprend de services en français à sa clientèle.
plus en plus qu’elle est présente dans les tissus social,
culturel et économique de cette ville minière du nord- Les Grands Francophones du Nord
est de l’Ontario. Également, les dirigeants municipaux
commencent à montrer des signes de bon vouloir en re- L’objectif de ce projet est de faire découvrir à
connaissant la valeur ajoutée de cette minorité de langue tout le monde, jeunes comme aînés, l’histoire des hom-
officielle. mes et des femmes francophones qui ont marqué cette
La population de Timmins compte 43 000 habi- communauté. Connaître son passé permet de se pencher
tants dont plus de 48 % se disent francophones. Ces gens sur l’avenir. Le projet est composé de trois étapes qui
se distinguent dans plusieurs secteurs dont le développe- s’échelonnent sur un an et demi. Durant la première éta-
ment économique, le tourisme, la santé et l’éducation. pe, « Bonjour Timmins! » travaillera à la recherche avec
En avril 2005, la planification stratégique de la les écoles secondaires. On lancera un concours pour la
Ville de Timmins a formulé six recommandations. L’une création d’une pièce de théâtre à la deuxième étape et
d’elles est le besoin de développer une nouvelle straté- l’étape finale verra une troupe théâtrale communautaire
gie pour attirer des touristes francophones. monter la pièce.
En septembre 2007, The Venture Centre/Le
Centre de développement a embauché une jeune stagiai- Participation à des salons de loisirs, des
re pour démarrer « Bonjour Timmins! » dont le mandat
est de susciter l’intérêt des touristes francophones autant
expositions touristiques
ailleurs en Ontario que dans la province d’à côté, soit le
Par l’entremise de « Bonjour Timmins! », des
nord-ouest québécois. Ce projet d’un an est en partena-
représentants de la Ville de Timmins ont assisté au Salon
riat avec Tourism Timmins et le RDÉE Ontario.
Loisirs, Camping, Chasse et Pêche à Rouyn-Noranda
pour inciter les Québécois à venir visiter Timmins. Les
La classification des services nombreux visiteurs au kiosque ont démontré de l’intérêt
en français en demandant des renseignements et en posant diverses
questions.
En s’inspirant d’une idée de Direction Ontario,
« Bonjour Timmins! » a développé une classification des Forfait touristique francophone
services en français dans les établissements offrant des
services aux touristes. La classification ne cherchait pas Le forfait spécial « Esprit du Nord » comprend
à évaluer si un attrait touristique, un restaurant ou un hô- une nuitée au centre de villégiature Cedar Meadows, une
tel était meilleur que l’autre. Elle permettait aux entre- tournée du parc faunique et une tournée en français des
prises d’auto-évaluer leurs services en français existant centres Shania Twain et de Mine d’or. Ce forfait est dis-
ou de reconnaître le besoin de l’offrir. ponible jusqu’au 31 août 2008.
La dernière année a vu l’aboutissement de bel-
La classification contient quatre catégories : les initiatives suite à une recommandation qui avait à
cœur de faire briller l’image francophone de la Ville de
1. les outils promotionnels (site Web et dépliants), Timmins chez elle et ailleurs. Tous ceux qui ont travaillé
2. les outils utilisés sur place (menu, affiches et/ou gui- à « Bonjour Timmins! » se doivent d’être fiers du che-
des), min parcouru.
3. le français parlé (sur demande et en haute saison); et
4. le service en français en tout temps (au quotidien / au
jour le jour).

Vu la nécessité de créer un symbole recon-


nu immédiatement par les résidants de Timmins et
les touristes, des centaines d’épinglettes « Bonjour »
ont été distribuées à des entreprises. Voir l’épinglette
« Bonjour » sur le collet de l’uniforme de la serveuse au
10 Vox RDÉE Printemps-Été 2008
Programme Globe de « Junior Achievement »
Soirée de remise des prix de la région du Centre de lʼOntario
Par Yollande Dweme M. Pitta

D
ans le cadre de son appui auprès des jeunes au dé-
veloppement de l’entrepreneuriat, le RDÉE Ontario,
représenté par Yollande Dweme M. Pitta, a remis des
prix à deux étudiantes de l’École secondaire Pierre Elliott Tru-
deau lors de la soirée annuelle Junior Achievement, organisée
pour la région du Centre de l’Ontario (Toronto, Peel, York et
le Comté de Simcoe).
Nous tenons à remercier Roch Archambault de son
aide pour la recherche financière d’un des prix.
L’un des deux prix, celui du meilleur gestionnaire
d’entreprise en français, a été décerné à Laura Lui de IGM
Canada, participante au programme Globe, afin de récompen-
ser ses remarquables habilités en français dans la gestion de la
compagnie.
Le second prix, celui du meilleur rendement de l’an-
née en français, commandité par le conseil d’administration de
Junior Achievement, a été décerné à Kaitlin Sinaan, également
participante au programme Globe, qui a démontré pendant
toute l’année une excellente connaissance en affaires et a joué
un rôle exceptionnel au sein de l’entreprise IGM Canada.
Ces deux gagnantes ont reçu une bourse qui leur per-
mettra d’assister à un camp d’entrepreneuriat d’une semaine
qui aura lieu cette année à l’Université de Mississauga.
Jeff Good, le président du Junior Achievement pour
la région du Centre Ontario, a chaleureusement remercié le
RDÉE Ontario de son appui et de son encouragement aux étu-
diants à valoriser le français.

Haut : Yollande Dweme M. Pitta


et Laura Lui.
Gauche : Yollande Dweme M. Pit-
ta et Kaitlin Sinaan.
Droite : Jeff Good (président et
chef de la direction de Junior
achievement région du Centre de
l’Ontario), Yollande Dweme M.
Pitta (agente de développement
au RDÉE Ontario), Caterina
Magisano (directrice du dévelop-
pement des ressources de Junior
achievement région du Centre de
l’Ontario).

Printemps-Été 2008 Vox RDÉE 11


La foire des opportunités régionales fait des heureux
Par Eddy Lukuna

À
partir du 20 juin 2008, les candidats
à la relocalisation hors de Toronto
commenceront à visiter leurs régions
de préférence en vue de s’y installer, d’y tra-
vailler et de profiter d’une vie meilleure.
Plusieurs d’entre eux ont pris cette
décision après avoir visité la foire des oppor-
tunités régionales de mars dernier, organisée
par la Corporation Néo-canadienne de Déve-
loppement – COCDEL, appuyée par le RDÉE
Ontario, grâce à une contribution financiè-
re de Citoyenneté et Immigration Canada
(172 000 $), du Secrétariat rural (121 000$)
et de l’Office des Affaires Francophones
(3 000 $), sans oublier des contributions en
nature des partenaires urbains et régionaux
d’un équivalent d’environ 300 000 $.
La foire a donc fait des heureux et
éveillé des ambitions qui dormaient, il y a
encore quelques mois. Des informations sur Ernest Vaillancourt (président du RDÉE Ontario), Annie Dell (directrice
les emplois disponibles, les aubaines d’entre- régionale Centre-Sud-Ouest du RDÉE Ontario, et Eddy Lukuna.
prenariat, les espaces de convivialité pour les
familles, et les services d’éducation et de gar- venus d’Oshawa, Penetanguishene, Niagara, London et Wind-
derie pour les petits, ont redonné de l’espoir à ceux et celles qui sor. Plus de 30 personnes profiteront des « journées découvertes
ont saisi l’occasion de la foire pour discuter avec les exposants des régions » pour prendre la meilleure décision de se relocali-
ser et profiter des avantages insoupçonnés des régions. Ce n’est
pas tout.
Au cours de l’été, la promotion continue des régions
sera à l’ordre du jour. Les événements les plus populaires com-
me le festival Afro-fest qui attire plus de 2000 personnes, se-
ront mis à profit pour diffuser l’information sur les régions du
Centre-Sud-Ouest où il fait bon vivre, travailler et réussir.

Kassim Doumbia, agent de projets du RDÉE Nouveau- Le Groupe des Arts Bassan a fait danser les gens durant le lance-
Brunswick, lors de la foire. ment de l’événement.

12 Vox RDÉE Printemps-Été 2008


Toutefois, le cadre de la foire n’a été
qu’une étape dans le processus de sensibilisation
des municipalités rurales à considérer la migra-
tion des urbains, dont l’immigration comme une
solution alternative à la problématique de la dé-
mographie, de la pénurie de la main-d’œuvre qua-
lifiée et de l’exode des jeunes.
L’exercice se poursuit avec une con-
férence à l’automne sur le thème « Immigration
et ruralité ». En plus des partenaires régionaux
traditionnels, le RDÉE Ontario sera, une fois de
plus, en première ligne, aux côtés de COCDEL,
pour planter le cadre d’une nouvelle réflexion
sur les défis à relever dans ce domaine. Plusieurs
autres partenaires ont déjà manifesté leur inten-
tion de participer à ce rendez-vous, notamment le
Collège Boréal, le Campus d’Alfred de l’Univer-
sité de Guelph, l’Union des cultivateurs franco- Giselle Bernard, agente de développement du RDÉE Île-du-Prince-
ontariens, Statistiques Canada, Réseau CIC/ Édouard, lors de la foire.
Centre-Sud-Ouest.
Dans toute cette mouvance, le rôle du
RDÉE Ontario demeure primordial : appui moral
et technique important pour le succès du projet en
place. COCDEL
Ad_Impress08.pdf 5/21/08
l’a 11:30:03
bien expérimenté.
AM

Printemps-Été 2008 Vox RDÉE 13


Projet Centre d’Adaptation :
la phase 2 a pris son envol Par Eddy Lukuna

L
e Certificat d’Aide en alimentation quantité pour une clientèle fragile. C’est la Conscient de la pertinence du ser-
est enfin une réalité à Toronto. La seule formation du genre en français dans vice en cours de création pour la commu-
première cohorte, constituée de 13 la grande région de Toronto. nauté francophone et particulièrement la
personnes, suit assidûment les cours depuis Telle est la réponse proposée par la frange immigrante, le Campus d’Alfred a
le 25 mars au 90 de la rue Richmond sous la Corporation Néo-canadienne de Dévelop- agi de la manière la plus inattendue : signa-
bannière d’Alpha Toronto. Ces apprenantes pement (COCDEL) aux multiples besoins ture d’un contrat avec Alpha Toronto pour
et apprenants issus de la communauté des en employabilité des immigrants, confron- assurer le volet formation générale, em-
minorités raciales et ethnoculturelles essen- tés au manque d’expérience canadienne bauche d’une notoriété académique en nu-
tiellement devront compléter 228 heures de et de connaissances adaptées aux exigen- trition pour assurer le volet professionnel,
formation générale, 342 heures de forma- ces du marché d’emploi local. Aurait-elle embauche d’une coordonnatrice expéri-
tion professionnelle et 140 heures de stage été possible sans l’appui du RDÉE Onta- mentée de l’Hôpital Montfort pour l’enca-
en entreprise avant d’obtenir le certificat en rio? Dans les circonstances, la réponse est drement du programme et enfin, facilitation
septembre prochain, décerné par le Campus « non ». Le RDÉE Ontario a joué le rôle du partenariat entre COCDEL et Carrefour
d’Alfred de l’Université de Guelph. d’un véritable incubateur, en s’engageant BLÉ pour le transfert d’outils et d’expertise
Cette formation est exigée de- à l’étape la plus critique du projet, c’est-à- grâce à l’appui financier de Citoyenneté et
puis deux ans, par le ministère de la Santé dire dans la zone de démarrage. Aujourd’hui Immigration Canada, afin que le promoteur
et des Soins de longue durée. Elle donne l’impact est significatif. soit en mesure d’assurer la liaison avec
accès à une gamme d’emplois dans le sec- Le projet a atteint la phase pilote la communauté d’accueil, le lien avec les
teur de la cuisine institutionnelle (hôpitaux, entièrement basée sur un modèle unique formateurs et les employeurs potentiels, de
résidences de personnes âgées, écoles, ca- d’adaptation de la main-d’œuvre, dévelop- faire le placement des stagiaires et d’orga-
fétérias industrielles ou commerciales). pé par le Campus d’Alfred de l’Université niser leur soutien local.
Les personnes formées ne deviennent pas de Guelph et financé par Service Canada (et À ce stade, on peut dire, sans l’om-
des « chefs », mais plutôt des experts en maintenant par le ministère de la Formation bre d’un doute, que la charpente du Centre
salubrité, en conservation des aliments et et des Collèges et Universités de l’Ontario) d’adaptation est en place. Il reste à y greffer
en préparation de la nourriture en grande à concurrence de 156 000 $. des programmes et des services qui en fe-
ront une passerelle garantie des immigrants
vers leur établissement et leur insertion
socio-économique dans le pays de leur rêve,
le Canada. De nombreuses études révèlent
que parmi les candidats à l’établissement,
nombreux désenchantent et vivent de véri-
tables cauchemars. Certains espèrent par-
fois près de 10 ans avant d’accéder enfin à
une vie meilleure, d’autres n’y parviendront
jamais et considèrent leur existence au Ca-
nada comme un enfer. Le Centre d’adap-
tation est, certes, l’une des voies salutaires
d’une clientèle qui commence à retrouver
l’espoir, un espoir qui porte la signature du
RDÉE Ontario et de sa directrice régionale
du Centre-Sud-Ouest, Mme Annie Dell.
Longue vie à sa noble mission!

Photo : Geneviève Chagnon, la directrice générale de Carrefour BLÉ de Montréal,


qui va faire le transfert d’outils et d’expertise à COCDEL.

14 Vox RDÉE Printemps-Été 2008


« Place Concorde – C’est à nous! »
par Lynne Maher et Ethel Côté

C
’est aux abords des lacs Sainte- partenariats et en réalisant des activités de Kent se mobilise pour éliminer l’hypothè-
Claire et Érié que s’est installée, il qualité qui répondent aux vrais besoins de que de 1 800 000 $. Depuis le mois de mars
y a plus de 300 ans, la communauté la collectivité. Nous avons démontré main- et jusqu’à la fin juin 2008, la campagne
francophone du Détroit. Grâce à sa proxi- tes fois que notre centre communautaire « Place Concorde : C’est à nous! » bat son
mité avec les États-Unis, l’américanisa- serait financièrement stable si la dette capi- plein afin de récolter 500 000 $.
tion pèse au quotidien sur tous les foyers; tale était éliminée. Je suis confiant que nous Le RDÉE Ontario est très fier
la constance de cette menace a solidement atteindrons nos objectifs et deviendront un d’appuyer son partenaire, Place Concorde,
soudé la communauté francophone qui centre exemplaire », mentionne avec fierté pour le déroulement de cette planification
a vaillamment livré de nombreuses ba- Didier Marotte, directeur général de Place stratégique et continuera à travailler de très
tailles pour l’obtention et le maintien de Concorde. près avec lui afin d’assurer sa viabilité. « À
plus de droits. Ces luttes ont porté fruits Le président de l’organisme, Jac- mon avis, il est impensable de se départir
car aujourd’hui, on y retrouve des organi- ques Kenny, ajoute : « Place Concorde doit de ce lieu et encore moins de le quitter »,
sations communautaires, des écoles et des appartenir à nous, les francophones de la commente Lynne Maher, agente de déve-
institutions francophones dont nous som- région. C’est le moment culminant pour la loppement au RDÉE Ontario et membre du
mes fiers. Nul ne pourrait prétendre connaî- communauté afin qu’elle puisse finalement Comité d’orientation, planification stratégi-
tre cette communauté sans savoir qu’elle dire : Place Concorde, c’est à nous! ». que d’affaires et appui au développement.
restera l’un des plus importants bastions Les impacts négatifs d’une fer- L’équipe de bénévoles et Place
francophones. meture sont nombreux. Place Concorde Concorde était fière d’annoncer le 3 juin
En janvier 2008, la ministre dé- centralise toutes les ressources franco- dernier qu’après seulement huit semaines
léguée aux Affaires francophones, l’hono- phones de la région. De ce fait, plus de de campagne, elle avait déjà atteint 60 % de
rable Madeleine Meilleur, déclarait que la 30 000 francophones et francophiles se- l’objectif, soit 300 200 $, et que le montant
francophonie de l’Ontario était menacée raient directement et sévèrement affectés continue d’augmenter.
d’assimilation, principalement dans les par une éventuelle fermeture. Chef de file, Très prochainement, la commu-
communautés vivant à l’Ouest et au Nord Place Concorde, en plus d’être l’organisme nauté francophone pourra clamer haut et
de l’Ontario, dont Toronto, Hamilton, rassembleur des francophones de cette ré- fort : « Place Concorde : C’est à nous! »
Windsor et Sarnia, entre autres. gion, maintient le lien et renforce le senti-
Depuis sa création en 1990, le ment d’appartenance à l’Ontario français.
Centre communautaire francophone Wind- Le ministère du Patrimoine cana-
sor, Essex, Kent (CCFWEK-Place Con- dien a accordé à Place Concorde un appui
corde) offre un lieu de convergence, de financier considérable de 70 000 $ afin de
rencontre, un centre multiservices privilé- réaliser le projet spécial de réorganisation
gié dans lequel plusieurs organismes ont et de redressement de Place Concorde.
choisi de louer des espaces. Cette vitrine de « Suite à la réalisation en 2007 de
la francophonie est admirablement située et notre planification stratégique d’affaires,
attire chaque année des milliers de person- ce projet de réorganisation et de redresse-
nes aux diverses et multiples activités com- ment est d’une importance capitale car il
munautaires, sociales, culturelles, récréati- propose un plan nous permettant de réviser
ves et même commerciales : camps d’été, et corriger la structure organisationnelle et
cours pour adultes, soins de santé, activités financière de Place Concorde ainsi que no- Photo : Jacques Kenny, président de la
sociales pour les aînés et bien plus encore. tre gestion administrative et financière. De campagne de levée de fonds et président
Le RDÉE Ontario et plusieurs organismes plus, il facilitera la réalisation de nos deux de Place Concorde; Raymond Clavette,
francophones, ainsi que le Conseil scolaire stratégies de collectes de fonds, c’est-à-dire vice-président de la campagne de levée
de district des écoles catholiques du Sud- la campagne communautaire de 500 000 $ de fonds et membre (trésorier) du C.A.
Ouest, choisissent d’investir dans ce lieu et le démarchage auprès de fondations pri- de Place Concorde; Paul Chauvin,
non seulement pour y louer des espaces vées et des divers paliers du gouvernement président des Fêtes du Tricentennaire
mais aussi pour entretenir une bonne colla- de l’ordre de 1 300 000 $. Nous sommes et membre du C.A. de l’ACFO; Didier
boration avec la Place Concorde. reconnaissants de cet appui structurant qui Marotte, directeur général de Place
« Place Concorde appuie le déve- valorise nos efforts », a déclaré M. Kenny. Concorde.
loppement de la communauté francophone La communauté francophone de
de notre région par le biais d’une variété de cette grande région de Windsor, Essex,

Printemps-Été 2008 Vox RDÉE 15


Économie et aînés
Rencontre avec Michèle Guay, directrice générale de la Fédération
des aînés et des retraités francophones de lʼOntario

Que fait la FAFO? d’or (dédiés aux loisirs et à la socialisation tés instruits, urbains ou ruraux le souhai-
des aînés francophones), la FAFO a évolué tent désormais, soit sous forme d’emploi
La FAFO, au niveau provincial, en devenant partenaire de différents minis- rémunéré à temps partiel, soit sous forme
est la plus grande association de porteurs tères dans des « projets ». Plus récemment, de bénévolat. Ce n’est pas nouveau, mais
de cartes francophones de l’Ontario. Elle la FAFO provinciale envisage la prestation cela devient un phénomène générationnel.
se consacre aux 50 ans et plus et elle est de services aux aînés francophones, dans Ce qui surprend les gens, c’est que toute la
engagée dans des projets et des services qui une optique « livraison de services » qui est mentalité « loisir liberté 55 » s’est effon-
ont pour but d’améliorer la qualité de vie différente de la première incarnation basée drée. Les retraités savent que le travail don-
des personnes de 50 ans et plus, notamment sur les loisirs. ne un statut social et est une forme de socia-
dans les secteurs des services en français, lisation importante. Ils veulent se maintenir
de la santé, de la justice et des services so- Est-ce que la situation économique ac- à flot et n’ont aucune intention de se retirer
ciaux, aux chapitres du logement des aînés tuelle est difficile pour les aînés? dans une île sous un palmier. Ceux qui sont
et de leur employabilité. La FAFO fait aus- éduqués connaissent leur « valeur au mar-
si activement la promotion du français et D’abord, les aînés ne sont pas un ché » et savent aussi que bientôt, la pénurie
de la possibilité de « vivre en français » en bloc massif : les segments comprennent les de francophones et de bilingues qualifiés
Ontario. retraités (essentiellement les 55 à 75 ans), va favoriser cette évolution vers une main-
les aînés (75 à 85) et les gens du quatrième d’œuvre mature, à contrat. Ils réagissent au
Depuis combien de temps la FAFO âge (85 ans et plus, en forme, nous com- marché. Cela contribue à lutter contre les
existe-t-elle et est-ce que son mandat a mençons à en avoir plus). Il y a aussi de images « âgistes » des retraités et des aînés
changé depuis ses débuts? grandes différences à l’intérieur des classes comme un poids à traîner pour la société. Si
d’âge ou cohortes, entre urbains et ruraux, 15 % représentent des coûts accrus à cause
La FAFO a 30 ans cette année. entre gens du sud et gens du nord. de leur mauvaise santé, 85 % sont un actif
Elle existe depuis 1978. Conçue d’abord La situation des gens du quatrième socio-économique important, à la fois com-
dans l’optique de fédérer les clubs d’âge âge, par exemple, dans le grand nord, où ils me consommateurs et comme producteurs
forment jusqu’à 40 % de la po- économiques.
pulation de certains villages,
est précaire (manque de servi- Est-ce que la FAFO a des projets d’em-
ces en français, vieillissement ployabilité ou d’adaptation de la main-
de la collectivité environ- d’œuvre pour les aînés?
nante, revenus fixes face aux
augmentations du coût de la Oui. Nous avons fait une étude
vie). Par contre, si on regarde (« Cinquante ans et plus, des citoyens
le club affilié Retraite en Ac- engagés ») et nous avons un site Internet
tion d’Ottawa, on est à l’autre d’emploi : www.forcedelage.ca. Nous al-
extrémité du spectre : ils sont lons poursuivre en ce sens un très impor-
relativement jeunes, instruits, tant projet de recrutement de bénévoles
actifs et dynamiques et leur si- qualifiés (pour le monde de la santé). De
tuation (classe moyenne aisée concert avec le RÉA, nous pourrons peut-
en milieu urbain) est bien être poursuivre dans le sens de « clubs de
meilleure que celle de leurs recrutement » pour ceux qui veulent du
prédécesseurs. temps partiel. Mais avant cela, il faut un
large débat avec les gens du gouvernement,
Nous voyons des personnes les retraités, les entreprises pour discuter
prendre leur retraite et puis des conditions d’emploi de ces personnes
retourner sur le marché du (souvent rien n’est prévu en termes d’as-
travail. Est-ce que le phéno- surances, ou encore, le ou la retraitée est
mène est répandu et est-il pénalisé s’il touche un salaire et une pres-
nouveau? tation de retraite). Donc, définitivement,
la FAFO provinciale a un rôle à jouer en
La majorité des retrai- promotion des personnes matures face au

16 Vox RDÉE Printemps-Été 2008


(Suite de la page 16)

bénévolat et à l’emploi à temps partiel.

Qu’est-ce qui pourrait améliorer la vie des aînés?

Eux-mêmes! C’est une boutade, mais il faut que la société arrê-


te de « penser pour » les personnes matures. Ils et elles sont parfaitement
Coordonnées :
capables de réfléchir et d’agir par et pour elles-mêmes, sauf exception.
Ceci étant dit, en Ontario, l’accès aux services en français de
qualité dans les domaines de la santé, de la justice, des services sociaux,
Tél : 613 747-0469
de l’éducation... partout (à tout le moins dans les 25 régions désignées) www.fafo.on.ca
est essentiel à la qualité de vie; une campagne positive sur l’image des
aînés comme acteurs sociaux et économiques de grande valeur serait www.forcedelage.ca
appropriée; et enfin, des mesures comme une fiscalité intéressante pour
l’emploi pourraient améliorer la vie des personnes matures.
Entre autres changements, on remarque que ce sont surtout les
ministères fédéral et provincial de la santé qui ont eu à traiter des aînés
jusqu’à maintenant, ce qui a produit une optique « maladie » de la po-
pulation vieillissante. Or, encore une fois, c’est juste pour environ 15 %
des aînés jusqu’à 80 ans et plus. Les retraités jouiront d’une meilleure
longévité en général et sont en meilleure santé. L’accent devrait basculer
vers une approche « promotion de la santé et prévention ».

être audacieux
Le RDÉE Ontario favorise le développement
économique et la création d’emplois afin
d’assurer la vitalité et la pérennité des com-
munautés francophones de l’Ontario.

Le réseau offre l’appui aux communautés et


aux gens d’affaires afin de créer des projets de
développement économique et des emplois
durables.

• Recherche et analyse
• Recherche de financement
• Concertation
• Apprentissage organisationnel
• Gestion des connaissances
• Stratégie de partenariat

WWW.RDEE-ONT.CA

Printemps-Été 2008 Vox RDÉE 17


Le Centre de services à l’emploi de Prescott-Russell
célèbre ses anniversaires!
Par Marie-Eve LaRocque

L
e Centre de services à l’emploi de Diversification des programmes Un service pour tous!
Prescott-Russell, dans l’Est onta-
rien (CSEPR), est un organisme À ses débuts, le CESPR comptait Aux chercheurs d’emploi, aux
sans but lucratif qui fait partie du réseau quatre employés et offrait un unique pro- travailleurs autonomes, aux chômeurs et
provincial des centres de consultations à gramme. Aujourd’hui, l’organisme possè- aux personnes ayant des besoins particu-
l’emploi. Le CSEPR s’est donné comme de une trentaine d’employés, répartis dans liers, le CSEPR offre de nombreux servi-
mandat de satisfaire les besoins d’emploi les trois centres, et offre une multitude de ces, comme la consultation à l’emploi, la
de notre communauté. programmes reliés à l’emploi et à la main- rédaction du curriculum vitae et la lettre
L’année 2008 marque une année d’œuvre. « Le CSEPR a su sécuriser ses de présentation, les ateliers de groupe, les
importante pour le Centre de services à emplois et un revenu stable en devenant centres de ressources libre-service, le sup-
l’emploi de Prescott-Russell. Le CSEPR, propriétaire des édifices à Hawkesbury et à port et le soutien à l’emploi, la formation
en opération depuis 1983, célèbre ses 25 Rockland. Notre organisme contribue éga- en milieu de travail, l’accès à différents
années de services à Hawkesbury, ses 15 lement à l’économie locale en priorisant programmes gouvernementaux, le jume-
ans d’opération à Rockland, ainsi que ses des achats dans la région et en octroyant lage et l’aiguillage, pour ne nommer que
10 ans de services à Embrun. « Le Centre des contrats aux entreprises de Prescott- ceux-ci.
de services à l’emploi de Prescott-Russell Russell », mentionne André Roy, directeur Le CSEPR offre également aux
regroupe, sous un même toit, tous les ser- général du CSEPR. entreprises des subventions salariales, des
vices reliés à l’emploi, à la main-d’œuvre, « Le Centre de services à l’emploi services de placements temporaires, des
à la formation et aux entreprises », de dire a su diversifier ses services en offrant des consultations professionnelles, le recrute-
Marie Latrémouille, superviseure des pro- programmes qui n’existaient pas dans la ment du personnel, la sélection et la pré-
grammes au CSEPR. « Nos services sont région. Notre organisme a aussi permis de sélection, l’accès à des locaux, l’affichage
gratuits et notre personnel s’assure que les créer et de maintenir de nombreux emplois des offres d’emploi, de même que l’évalua-
clients reçoivent les services appropriés et dans la région » d’ajouter M. Roy. En effet, tion du personnel.
qu’ils soient dirigés aux bonnes personnes en 2007, approximativement 6 300 utilisa-
ressources de notre centre. » teurs ont bénéficié des services du centre à Le marché de lʼemploi
Hawkesbury et près de 10 000 utilisateurs de Prescott-Russell
à Rockland et à Embrun.
Le taux de chômage étant à
5,8 % dans Prescott-Russell, la région con-
naît présentement une pénurie de main-
d’œuvre, principalement dans les métiers
spécialisés et dans le service à la clientèle.
À cet effet, les employeurs doivent déve-
lopper des stratégies de rétention des em-
ployés et mettre en place une meilleure
structure organisationnelle et des forma-
tions sur mesure. Puisqu’un grand nombre
de chercheurs d’emploi connaissent des
barrières à l’emploi et sont sous-qualifiés,
les programmes de subvention offerts par
le CSEPR viennent appuyer les efforts des
employeurs dans la formation de leurs em-
ployés.
D’autre part, en raison du dollar
canadien grimpant, le secteur manufactu-
rier de Prescott-Russell connaît une pé-
riode difficile. La fermeture d’entreprises
dans la région occasionne la mise à pied
d’une main-d’œuvre qualifiée dans le sec-
Lucie Blais Lobb et Marie Latrémouille teur manufacturier. Ainsi, le CSEPR tra-
vaille avec ces chercheurs d’emploi pour
18 Vox RDÉE Printemps-Été 2008
(suite de la page 18)

le retour à l’emploi en considérant tion, des Collèges et des Universités,


Agrandir l’espace
les compétences transférables. pour la prestation de Connexion Em-
ploi.
francophone en Ontario
Le CSEP-R se distingue!
Pour en connaître davantage sur le Par Martine Plourde

À
Le Centre de services à l’emploi de CSEPR, veuillez consulter le site In-
Prescott-Russell a reçu, en 2007, le ternet au www.csepr.on.ca l’automne 2007, dans la foulée de la
Prix ministériel d’excellence pour Politique d’aménagement linguistique
son rendement dans la prestation des de l’Ontario (PAL) le ministère de
services en 2007. Ce prix est décer- l’Éducation de l’Ontario (MEO) a créé trois
né aux organismes de prestation de postes d’agents régionaux de liaison commu-
Connexion Emploi qui ont obtenu le nautaire. Il s’agit de Daniel-Pierre Bourdeau,
meilleur rendement dans les mesu- Michel Perron et Léo Audette. Ils couvrent tout
res de base d’emploi et de profil des l’Ontario selon un découpage en trois régions,
participants, ainsi que dans la norme soit le Nord, l’Est et le Centre-Sud-Ouest.
de prestation de services. En outre, Le mandat de ces agents régionaux est
en 2002, le CSEPR s’est vu décerner d’assurer la participation active du secteur de
le Prix de la ministre, Niveau argent, l’éducation en langue française à l’aménage-
Nouvel édifice du centre à Rockland.
offert par le ministère de la Forma- ment de l’espace francophone menant au déve-
loppement durable de la communauté franco-
phone.

Le Groupe Agriva, hors des sentiers battus Les résultats attendus de la PAL se retrouvent
sous trois grands thèmes :

Par Francine Lecours Sensibilisation / liaison / communication

L
Les échanges soutenus entre le secteur de l’édu-
a tendance des consomma- au nord de l’Ontario avec le savoir- cation en langue française et les intervenants
teurs et des consommatrices faire et l’engagement des membres clés de la communauté agrandissent l’espace
s’oriente clairement vers les de notre communauté. économique francophone.
produits du terroir et les produits bio- Le Groupe Agriva se donne
logiques. Il existe donc un potentiel donc comme mission d’appuyer le Initiatives intersectorielles
pour le développement de ce projet développement de produits visant Les initiatives intersectorielles agrandissent
dans la région de Hearst, un projet l’agriculture et/ou la production l’espace francophone.
qui sort des sentiers battus. des produits du terroir (d’origine).
Élaborer un projet qui per- L’éducation communautaire et la Engagement communautaire
mettrait le développement de la promotion de ces produits sont des Le secteur de l’éducation en langue française
production et de la transformation aspects importants. joue un rôle prédominant dans le renforcement
agroalimentaire dans la communau- Le défi premier dans la mise de la vitalité communautaire.
té. L’objectif premier visait la créa- en place d’une entreprise de produc-
tion d’emplois en passant par le sup- tion et de transformation alimentaire Le RDÉE Ontario est heureux d’ap-
port aux producteurs et la création de est certainement les restrictions face puyer les trois agents du MEO dans leurs ini-
marchés de vente pour les produits. aux règlements rigoureux des diffé- tiatives au sein de la communauté francophone.
Cette industrie, peu pré- rentes agences, la mise en marché et En effet, nous visons à assurer la vitalité et la
sente dans la communauté, pourrait la commercialisation de ces produits. pérennité des communautés francophones de
offrir une opportunité pour plusieurs Le regroupement travaillera à déve- l’Ontario par notre engagement dans la concer-
nouveaux entrepreneurs. Il ne faut lopper une boîte à outils qui pourrait tation et le partenariat, et par notre innovation.
pas oublier que la communauté, en assister d’éventuels producteurs. La vitalité et la pérennité de notre communauté
plus d’être une région forestière, a Nous croyons que dans ces francophone aujourd’hui ne peuvent être plei-
longtemps été une collectivité agri- quelques mois, il y a eu une évolu- nement envisagées sans que la génération de
cole. Les terres ainsi que la forêt tion importante de la vision. Il en demain ne soit aussi tenue pour compte dans
peuvent offrir une panoplie de dif- revient maintenant au groupe qui l’équation. Qui de mieux que le ministère de
férents ingrédients pouvant être uti- dirige ce projet et à la communauté l’Éducation et nos conseils scolaires francopho-
lisés dans la production d’aliments. dans son ensemble de faire valoir nes pour assurer cette implication de la relève?
Aujourd’hui, plus que jamais, nous l’importance de la production locale
© MaRS

avons la possibilité d’offrir des pro- afin d’offrir une nouvelle perspective L’ÉDUCATION EN LANGUE
duits novateurs, distincts et uniques économique. FRANÇAISE... ENGAGÉE
DANS UN PROJET DE SOCIÉTÉ.
Printemps-Été 2008 Vox RDÉE 19
La Commission de formation de l’Est ontarien
Marie-Eve LaRocque rencontre Denis Thibault, directeur général de la CFEO

Marie-Eve LaRocque : quel est le man- Dans l’Est ontarien, la commis- répondre aux besoins identifiés dans les
dat de la Commission de formation de sion de formation a vu le jour le 5 juin différentes communautés.
l’Ontario? 1998. D’ailleurs, sept membres fondateurs
siègent toujours à notre conseil d’adminis- Quelle est l’importance du rapport TOP
Denis Thibault : le mandat de la tration. pour la CFEO?
CFEO est de parrainer le développement
communautaire et la main-d’oeuvre lo- Combien y a-t-il de commissions locales Le rapport TOP (tendances, op-
cale dans les comtés de Prescott, Russell, en Ontario? portunités, priorités) constitue une grande
Stormont, Dundas, Glengarry et Ottawa- partie de notre raison d’être. Le rapport
Orléans en identifiant les besoins et en faci- Il existe aujourd’hui 21 commis- TOP est un élément de notre ancien man-
litant les solutions. sions locales à l’échelle provinciale. dat qui deviendra beaucoup plus important
La CFEO était auparavant parrai- maintenant. C’est la ligne de conduite de
née par Service Canada et le ministère de la Cette année représente-t-elle une année nos activités.
Formation, des Collèges et des Universités spéciale pour la CFEO? Le rapport TOP procure annuelle-
(MFCU). Maintenant, notre financement ment au gouvernement fédéral, provincial
et municipal, un résumé de l’information
qui provient directement des communau-
tés.

Quelles ont été vos plus grandes réussi-


tes?

Nous sommes fiers de dire que la


CFEO est en opération depuis maintenant
10 ans et que nous nous sommes forgé une
bonne crédibilité auprès de la communau-
té.
De plus, le co-président du secteur
du travail et le co-président du secteur des
affaires de notre conseil d’administration
travaillent main dans la main pour favoriser
le développement économique et la force
de travail.

Quelle est l’importance du français dans


vos opérations?

provient uniquement du MFCU. En raison Oui, car la CFEO célèbre son 10e L’ensemble des services de la
de la transition des responsabilités fédéra- anniversaire (1998-2008). Nous avons cé- CFEO sont bilingues. Nous sommes l’une
les à la province, notre mandat est en train lébré cet événement lors de notre assem- des trois commissions de formation en On-
de se redéfinir, en lien avec les priorités de blée générale annuelle le 5 juin dernier. À tario qui offrent des services bilingues.
la province. cette occasion, nous avons rendu hommage La CFEO est la commission res-
à nos membres fondateurs. ponsable, à l’échelle de la province, d’of-
Donnez-moi un peu d’histoire sur la frir des services aux clients qui désirent
CFEO. Quel type de projets la CFEO appuie-t- être servis en français. Nous possédons une
elle? ligne 1-800 pour faciliter l’offre des servi-
Les discussions de créer des com- ces francophones.
missions locales ont commencé en 1988. La CFEO est partenaire dans la
En 1992, des comités furent formés pour mise en œuvre de plusieurs projets qui étu- Pour en connaître davantage sur la Com-
mettre en œuvre cette initiative et c’est seu- dient les tendances du marché de travail et mission de formation de l’Est onta-
lement en 1998 que les communautés fu- autres opportunités sur notre territoire. La rien, veuillez visiter son site Internet au
rent prêtes à voir émerger les commissions CFEO fait de la recherche, de la planifica- www.eotb-cfeo.on.ca
locales. tion et développe des partenariats afin de

20 Vox RDÉE Printemps-Été 2008


ÉCOÉQUITABLE (COOP 301) se positionne
Par Alain Royer

A
vec des projets d’embauche, de création d’un site Web, de la clientèle, comptabilité, gestion du stockage, entretien des lieux,
commerce électronique de détail, d’acquisition, de parte- secrétariat et marketing. Finalement, ce noyau de bénévoles crée
nariats, ÉCOÉQUITABLE prend de l’envergure. Modèle la nouvelle marque de commerce « ÉCOÉQUITABLE » pour la
d’une entreprise sociale florissante, ÉCOÉQUITABLE embauche Coopérative 301 (COOP 301).
de plus en plus et contribue à l’essor économique de la commu- En 2005, la COOP 301 obtient une subvention de La Fon-
nauté ethnoculturelle d’Ottawa. L’intégration, la formation et la dation Trillium de l’Ontario (FTO) pour un poste de responsable
création d’emploi sont quelques-uns des axes de développement de l’atelier et pour l’équipement nécessaire à son fonctionnement.
empruntés par l’organisme pour atteindre sa mission : dans le ca- En fin d’année 2006, une autre aide financière de la FTO est accor-
dre d’une formation professionnelle à l’emploi, conscientiser les dée sur deux ans pour renforcer les capacités du projet d’entreprise
femmes immigrantes de leurs ressources personnelles afin qu’elles sociale, incluant l’embauche de deux employés. En 2007, avec le
s’en approprient et qu’elles deviennent plus autonomes économi- soutien financier de la Ville d’Ottawa et le travail des participantes,
quement. deux emplois à temps plein sont créés : ces personnes ne dépen-
Tout a commencé en 2002 avec un noyau de Franco- dent plus de l’assistance sociale. C’est à cette date que la COOP
Ontariens qui s’intéressent à la situation des femmes immigrantes 301 pose sa candidature pour devenir un organisme caritatif.
nouvellement arrivées dans la région. Pour une variété de raisons, Les cours de langue, la recherche et la formation à l’em-
elles sont retenues au foyer et elles ne parviennent pas à s’investir ploi font partie intégrante d’ÉCOÉQUITABLE. Ce programme de
dans la recherche d’un emploi. Elles vont d’un placement commu- formation professionnelle à l’emploi remplit toutes les exigences
nautaire à un autre pour conserver leur assistance sociale et rou- pour l’intégration à un nouvel emploi : une salle de couture de-
lent d’un cours à l’autre (anglais, informatique, garderie et service venue un laboratoire, un lieu pour étudier et pratiquer un métier
d’entretien), ne découvrant pas ainsi un travail qui correspond à relié au textile et à plusieurs autres habiletés comme le marketing,
leurs atouts. En somme, ces femmes ne se développent pas à leur la vente, le service à la clientèle, la tenue de livre, la capacité de
plein potentiel. transiger avec le public. Ce genre de formation permet aux parti-
Ce noyau de bénévoles enthousiastes cherche donc à in- cipantes de parer à des besoins de développement de base reliés
venter un moyen de parer à ce que vivent les femmes prises entre à des privations éducatives du passé et, aussi, de découvrir leurs
le besoin d’aide financière et l’incapacité de plonger avec ardeur forces premières.
dans le monde du travail rémunéré. Un atelier de couture s’orga- En fait, ÉCOÉQUITABLE prévient l’exclusion, crée des
nise et, par la suite, un partenariat avec le programme « Ontario au réseaux d’emploi, rassemble les immigrantes et leur donne de la
travail » permet à une soixantaine de stagiaires de sortir du foyer et formation. Cela devient un milieu valorisant qui donne un emploi,
de s’initier au travail dans une variété de tâches : couture, service à un salaire, une compétence et un sentiment d’appartenance à ces
femmes. Finalement, ÉCOÉQUITABLE est un
modèle de développement économique viable
planté dans un milieu et un contexte difficiles
où les objectifs sociaux et économiques s’en-
trecroisent et se complètent. ÉCOÉQUITABLE
devient donc un espoir pour plusieurs personnes
aux prises avec des difficultés financières.

Printemps-Été 2008 Vox RDÉE 21


Nos autres bureaux
Chantal Gabriot Marie-Eve LaRocque
Agente de développement Agente de développement
Suite Works 72, rue Mechanic Ouest
92, avenue Caplan, bureau 309 Case postale 45
Direction générale Barrie (Ontario) L4N 0Z7
Téléphone : 705 719-7941
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Agente de développement Agente de développement
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Tél. : 613 834-1300, poste 225 Agente de développement poste vacant
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Directeur régional
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