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Etude expérimentale du moteur de Stirling

I-Géneralité :

Le moteur de Stirling a été inventé par l’ingénieur R.Stirling en 1816.


La caractéristique principale de ce moteur est que, contrairement aux autres, il forme un
système fermé. La combustion est donc externe, ce qui autorise tous les types de
combustibles, notamment les déchets forestiers, animaux et industriels. Alors, le moteur
de Stirling est un moteur écologique qui fait l’objet de recherches actives depuis une
dizaine d’années.
On peut schématiser le fonctionnement du moteur de Stirling en considérant une
enceinte close comportant deux pistons : un piston de déplacement Pd et un piston de
travail Pt.

a) Description du cycle :
Le cycle comporte deux isochores et deux isothermes ; il est décrit
en quatre étapes :
(1) Le fluide occupant un volume V1 est comprimé isothermiquement par Pt
jusqu’au volume V2 (portion 1-2) ; il reçoit un travail et fournit de la
chaleur au milieu extérieur.(Fig a ).
(2) Le piston Pd descend alors et impose au fluide de traverser une zone de
récupération de chaleur R.Le fluide est chauffé à volume constant V2.
(3) Les deux pistons descendent ensemble, ce qui permet au fluide de se
détendre de façon isotherme sur la portion 3-4, en fournissant du travail et
en recevant de la chaleur. (Fig c).
(4) Sur la portion 4-1, Pd remonte seul, obligeant ainsi le fluide à traverser
une nouvelle fois R mais de haut en bas et en cédant de la chaleur. Ce
dernier se refroidit à volume constant.
b) Etude thermodynamique :
Comme pour les autres moteurs, l' efficacité η m du moteur Stirling est donnée par :
-W
ηm 
QC
W étant le travail reçu et Q C la chaleur que le moteur reçoit de l' ensemble des sources
chaudes de long de l' isotherme 3 - 4 . Puisque le gaz est parfait , on a le long de l' isotherme
3 - 4.
dV V
Q C  Q 34   W34   p dV  n R T3   n R T3 ln( 1 )
V V2
On obtient W en ajoutant les contributions des quatre portions du cycle :
W  W12  W23  W34  W41
Or : W23 = W41 =0 puisque les volumes sont constants. En outre, le des isothermes 1-2 et
3-4 on a :
V V
W12  n R T2 ln( 1 ) et W34  - n R T3 ln( 1 )
V2 V2
Finalement :
V1 n R(T3 - T2 ) T
W  - n R(T3 - T2 )ln( ) & ηm   1 2
V2 n R T3 T3
Commentaire :
Le moteur de Stirling a même efficacité que le moteur de Carnot fonctionnant entre les mêmes
températures, et ceci grâce à la récupération de chaleur dans la zone R.
II-Partie expérimentale :
Calibrage du capteur de pression

Compression

V(ml) P (hPa) P-P0 (hPa) U (V)


20 1013 0 2.35
19 1066 53 2.51
18 1126 113 2.71
17 1192 179 2.89
16 1266 253 3.1
15 1351 338 3.9

Détente

V(ml) P (hPa) P-P0 (hPa) U (V)


15 1013 0 2.35
16 950 -63 2.15
17 894 -119 1.99
18 844 -169 1.85
19 800 -213 1.71
20 760 -253 1.59

Voir courbes U = f(P).


La sensibilité est définie par l’aptitude à traduire une variation de pression en une
modification de tension :
ΔU 3.1 - 2.71 -3
S  AN : S  2786 10 V.hPa -1  0.28 V.Bar -1
ΔP 1266 - 1126
Donc une variation de 5 hPa engendre une variation de 140 mV détectable.
IV- Principe et les grandeurs à mesurer :

a)-Calcul de la puissance calorifique produite par le réchaud :


A l’aide d’un tube gradué, on mesure une quantité d’alcool égale à 29 ml. La durée de
l’expérience est Δt = 60 min, la densité de l’alcool est d = 0.83 g/ml, son pouvoir
calorifique est h = 25 KJ/g. Calculons la puissance dégagée PH par le brûleur.
Q m.h h
PH    d. v .
Δt Δt Δt
25 10 3
AN : PH  083  29   16715 W .
3600
b)-Grandeurs mécaniques :

Energie mécanique effective : Wm

Ce moteur est soumis à un dynamomètre délicatement attaché à l’axe du moteur. Il


permet de mesurer le couple M en N.m.L’énergie mécanique effective : Wm par cycle
est : Wm  2πΜ .
Alors Wfr  Wpv  Wm .
Où Wfr :énergie mécanique fournie par le moteur et dépensée sous forme de frottement.
Wpv : énergie indiquée par le diagramme.
Puissance mécanique effective :Pm

La formule donnant cette puissance est : Pm  Wm f en Watts


Ainsi, il faut noter le nombre de tours par minute et les températures d’échanges T1 et
T2 .On aura le tableau suivant :

M 10-3 n f T1 T2 Wpv Wm Pm Wfr


N.m tr/min (Hz) (°C) (°C) (mJ) (mJ) (mW) (mJ)
0 982 16.4 163 74.8 198 0 0 198
2.5 943 15.8 165 77.7 201 16 248 185
4 908 15.1 168 78.7 205 25 376 180
6.5 860 14.3 177 77.5 210 41 683 169
8.2 817 13.6 177 77.4 216 62 675 164
10.5 745 12.4 178 76.5 221 66 818 155
12.2 752 12.5 179 76.3 230 77 959 153
14 705 11.8 185 76.7 238 88 1038 150
15 650 10.8 188 76.9 239 94 1017 145
16.8 519 8.7 191 76.3 243 100 919 137
18.3 555 9.3 192 75.5 245 115 1064 130
19.5 460 7.7 195 74.2 246 122 939 124
22 380 6.3 197 72 247 138 871 109
23.4 275 4.6 204 70.7 235 141 647 94

c) Grandeurs électriques :
Puissance électrique effective :Pe
En mesurant l’intensité du courant I et le voltage U on détermine facilement la
puissance électrique.
Pe  U.I
Cas du couplage de la courroie suivant de la grande poulie.

n T1 (°C) T2 (°C) I U Pe1


tr/min (mA) (V) (mW)
958 150 80.9
789 155 78.9 0 8.5 0
750 159 78.9 21.5 7.7 166
721 167 78.7 39 7 273
644 166 77.1 60 5.8 348
605 167 74.1 74 5.15 381
561 173 75.5 93 4.4 400
501 177 75.4 118 3.25 384
444 181 73.6 124 2.5 310
400 185 73.6 135 1.9 257
358 192 72.2 150 1.3 195
305 196 71.3 162 0.52 84
280 167 70.9 168 0.17 29

V- Comparaison des rendements théoriques et pratiques:

Pour une surcharge de 18.3 N.m on a


Le travail effectif est Wm =2.π.M AN : Wm = 114.98 mJ
L’énergie thermique fournie par le cycle est WH=Ph / f AN : WH= 0.179 J
Le rendement total est η m = Wm / WH AN : η m = 63.97 %

VI- Conclusion :

Le rendement total du moteur de Stirling est très proche du rendement de cycle de


Canot. Il se rapproche de l’idéal.