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ميهافم Mafāheem > DANS CE NUMERO > Dossier Homosexualité Le point de vue islamique [2]
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ميهافم

Mafāheem

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> Dossier Homosexualité Le point de vue islamique

[2]

les concepts

Homosexualité Le point de vue islamique [2] les concepts Nait-on homosexuel ou le devient-on? Danger pour

Nait-on homosexuel ou le devient-on?

Danger pour notre société

Que peut-on faire?

[3]

[4]

[4]

> Tafsir: Le récit de Lut u et le peuple de Sodom [5]

> L’avortement dans la Charia [6-7]

> Seerah: L’isolement du Prophète n dans la cave

[8]

> DOSSIER
> DOSSIER
du Prophèt e n dans la cave [8] > DOSSIER > JURISPRUDENCE L’avortement dans la Charia
> JURISPRUDENCE
> JURISPRUDENCE
e n dans la cave [8] > DOSSIER > JURISPRUDENCE L’avortement dans la Charia Quelle est

L’avortement

dans la Charia
dans la Charia

Quelle est la position de la loi islamique sur l’avortement?

est la position de la loi islamique sur l’avortement? Notre deuxième dossier de ce numéro apporte
est la position de la loi islamique sur l’avortement? Notre deuxième dossier de ce numéro apporte
Notre deuxième dossier de ce numéro apporte des eclaircissements sur le sujet dans plusieurs aspects
Notre deuxième dossier
de ce numéro apporte des
eclaircissements sur le sujet
dans plusieurs aspects et
selon nos différentes écoles
de pensée juridiques.
> pages 6-7
> pages 6-7

L’Homosexualité

Droit légitime ou fléau social?
Droit légitime ou fléau social?
6-7 L’Homosexualité Droit légitime ou fléau social? Qu’en dit l’Islam? « Il y aura parmi les

Qu’en dit l’Islam?

« Il y aura parmi les derniers de mon peuple des gens dont les hommes
« Il y aura parmi les derniers de mon peuple des gens dont les hommes se satisferont (sexuellement)
des hommes, et dont les femmes se satisferont des femmes. Lorsque cela arrivera, attendez-vous
au châtiment du peuple de Lūt (Loth), pendant lequel Allah enverra sur vous des pierres de schiste
argileux », dit Le Messager d’Allah n. [Al Bazzār 3405] Cette prédiction, comme tant d’autres, se
réalise dans notre époque, qui a vu bien d’audaces de la part des homosexuels et ceux qui promeuvent
l’homosexualité. Dans certains milieux, voire même dans certaines constitutions, cette perversion est
passée du statut de débauche à celui de droit fondamental humain, de choix légitime.
Dans cet inutile cafouillage intellectuel, politique et philosophique, et en dépit du brouhaha incongru et
Dans cet inutile cafouillage intellectuel, politique et philosophique, et en dépit du brouhaha incongru
et des manifestations LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels), il incombe à qui veut y voir
plus clair, de retourner vers la source, la nature, à l’Auteur de cette nature, qui la connait mieux qu’elle-
même. Dans ce dossier, nous jetons un coup d’œil sur ce que dit notre Créateur et par conséquent
l’Islam sur l’homosexualité, sur son règlement juridique, les débats scientifiques y relatifs, ses effets sur
la société et les remèdes. Il nous incombe, nous autres, de ne pas rester indifférents, et moins encore
approbateurs, à ce mal qui est passible d’attirer sur notre société une part du destin épouvantable du
peuple de Loth.
> pages 2-5
> pages 2-5

L’Islam condamne sans appel l’homosexualité

dossier homosexualité

Tout acte sexuel entre personnes du même sexe, de même que tout ce qu’y mène, est complètement défendu en Islam. Les versets du Qurān et les paroles du Prophète n sont sans équivoque :

Allah fdit : «Et Loth, quand il dit à son peuple:

« Vous livrez vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n'a commise avant vous? Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes! Vous êtes bien un peuple outrancier. » » (Qurān, 7 : 80-81)

Il dit encore : «Nous lâchâmes sur eux un ouragan, excepté la famille de Loth que Nous sauvâmes avant l’aube » (Qurān, 54 : 34). Le terme hasib, utilisé dans ce verset, désigne un vent porteur de cailloux.

Il dit aussi : «Et Loth, quand il dit à son peuple:

« Vraiment, vous commettez la turpitude où nul dans l’univers ne vous a précédés. » (Qurān, 7 : 80). Cette turpitude ne peut être transmise des gènes, car elle a commencé avec le peuple de Loth, et ne fut pas héritée. N’étant jamais injuste, Allah ne peut avoir puni un peuple pour ce qu’ils avaient hérité à la naissance. Voir notre exposé sur la perspective scientifique du sujet.

« Et Loth! Nous lui avons apporté la capacité de juger et le savoir, et Nous l’avons sauvé de la cité où se commettaient les vices; ces gens étaient vraiment des gens du mal, des pervers.» (21 : 74)

La gravité de ce fléau

du mal, des pervers.» (21 : 74) La gravité de ce fléau 2 « (Et rappelle-
2
2

« (Et rappelle- leur) Loth, quand il dit à son peuple:

« Vous livrez-vous à la turpitude (l’homosexualité) alors que vous voyez clair ? ». Vous allez aux hommes au lieu de femmes pour assouvir vos désirs? Vous êtes plutôt un peuple ignorant. Puis son peuple n’eut que cette réponse: « Expulsez de votre cité la famille de Lot! Car ce sont des gens qui affectent la pureté. Nous le sauvâmes ainsi que sa famille, sauf

sa femme pour qui Nous avions déterminé qu’elle

serait du nombre des exterminés. Et Nous fîmes pleuvoir sur eux une pluie (de pierres). Et quelle mauvaise pluie que celle des gens prévenus!» (Qurān, 27 : 54-58)

Ce qui précède concerne le châtiment qui leur fut infligé. S’agissant de la disposition applicable

à ces pratiques, Allah le Très Haut dit : « Les deux

d’ entre vous qui l’ont commise (la fornication),

sévissez contre eux. S’ils se repentent ensuite et se

réforment, alors laissez- les en paix. Allah demeure Accueillant au repentir et Miséricordieux.» (Qurān, 4 : 16). Lisez dans notre rubrique Tafsīr le récit de Loth u et de la destruction de son peuple homosexuel.

Jābir z rapporte que le Messager d’Allah n a dit :

« Ce que je crains le plus pour ma communauté, c’est la pratique du peuple de Loth. » [Tirmidhi 1457, Ibn Mājah 2563]

celui qui adopte la pratique du peuple de Loth ». [Ahmad 1878]

Abu Hurairah z rapporte que le Messager d’Allah f a dit: « Allah a maudit sept (gens) du haut de sept cieux, et Il a répété la malédiction trois fois sur l’un d’entre eux alors qu’une seule malédiction suffit pour chacun. » Il dit : « Est maudit celui qui s’adonne à la pratique du peuple de Loth (l’homosexualité) ; est maudit celui qui s’adonne

à la pratique du peuple de Loth ; est maudit celui

qui s’adonne à la pratique du peuple de Loth ; est maudit celui qui immole pour autre qu’Allah ; est maudit celui qui a des rapports charnels avec un animal ; est maudit celui qui désobéit à ses parents ; est maudit celui qui épouse une femme et épouse aussi la fille de celle-ci ; est maudit celui qui change les dimensions des terres (pour en voler) ; et est maudit celui qui s’approprie ce que ne lui appartient pas. » [Tabarāni, Hākim]

Abu Hurairah zrapporte que le Messager d’Allah n a dit : « Quatre (gens) se réveillent dans la colère d’Allah et vont se coucher dans l’indignation d’Allah. » On dit : « Qui sont-ils, O Messager d’ Allah ? ». Il répondit : « Les hommes qui imitent les femmes, les femmes qui imitent les hommes, celui qui a des rapports charnels avec les animaux, et l’homme qui a des rapports charnels avec un autre homme. » [Tabarāni 6858]

Selon Ibn Abbās z, le Prophète n a dit : « Maudit soit celui qui s’accouple avec un animal. Maudit soit

La sodomie : un acte abominable

celui qui s’accouple avec un animal. Maudit soit La sodomie : un acte abominable Le lesbianisme

Le lesbianisme : tout aussi abominable

celui qui s’accouple avec un animal. Maudit soit La sodomie : un acte abominable Le lesbianisme
Pour repousser le blâme et pour se justifier, les défenseurs de l’homosexualité jouent la carte
Pour repousser le blâme et pour se justifier, les défenseurs de l’homosexualité
jouent la carte de la science, essayant de prouver que l’homosexuel ne peut
être blâmé pour l’être car, selon eux, l’homosexuel nait ainsi et ne choisit pas
de le devenir.
l’homosexuel nait ainsi et ne choisit pas de le devenir. Nait-on homosexuel ou le devient-on ?
l’homosexuel nait ainsi et ne choisit pas de le devenir. Nait-on homosexuel ou le devient-on ?
l’homosexuel nait ainsi et ne choisit pas de le devenir. Nait-on homosexuel ou le devient-on ?

Nait-on homosexuel ou le devient-on ?

pas de le devenir. Nait-on homosexuel ou le devient-on ? La perspective scientifique
pas de le devenir. Nait-on homosexuel ou le devient-on ? La perspective scientifique
pas de le devenir. Nait-on homosexuel ou le devient-on ? La perspective scientifique
pas de le devenir. Nait-on homosexuel ou le devient-on ? La perspective scientifique

La perspective scientifique

homosexuel ou le devient-on ? La perspective scientifique Outrelesconsidérationsreligieuses,
Outrelesconsidérationsreligieuses, lespremièresoppositionsàl’homosexualité étaient basées sur le fait qu’elle
Outrelesconsidérationsreligieuses, lespremièresoppositionsàl’homosexualité
étaient basées sur le fait qu’elle est contre-nature. Le sexe a pour but ultime la
procréation de l’être humain ; chose qui est impossible à travers des relations
entre deux hommes (dans le cas des gays) ou deux femmes (dans le cas des
réponse probante quant à un déterminisme biologique du comportement
homosexuel. L’homosexualité, c’est-à-dire le comportement homosexuel
relève essentiellement de facteurs psychologiques et sociaux plutôt que de
lesbiennes). La religion, aussi bien que la science pure, invitent l’humain vers le
la constitution physique, bien que certaines anomalies peuvent y prédisposer
naturel, et
l’homosexualité déroge aux lois fondamentales des deux.
mais non d’une façon déterminante.
Dans les années 90, les militants homosexuels se sont concoctés un nouvel
argument : la génétique. En 1993, le Dr Dean Hamer, un chercheur au National
Cancer Institute, lui-même gay, avança avoir découvert ‘la première évidence
concrète que des « gènes gay » existent vraiment’. Cela voulait dire que les
homosexuels sont nés ainsi et ne choisissent pas de le devenir. Mais son étude
s’est avérée erronée lorsqu’aucun lien n’a pu être établi, lors d’une répétition de
son expérience par d’autres chercheurs, entre le chromosome X et l’orientation
sexuelle. Il fut aussi noté que l’étude du Dr Hamer manquait un groupe de
contrôle, qui est fondamental pour toute recherche scientifique. D’ailleurs, un
des membres de son équipe avait avoué que les données rapportées par le
docteur étaient sélectifs et arbitraires. A ce jour, les pro-homosexuels n’ont pu
démontrer de façon satisfaisante et raisonnable un lien entre les gènes d’un
individu et son orientation sexuelle.
Il est très évident qu’une personne normale hétérosexuelle peut développer
de l’attirance pour le même sexe en fréquentant des homosexuels, en
participant à des activités homosexuelles ou en ayant des expériences
intimes avec un partenaire du même sexe. Il est aussi très probable qu’un
adolescent (un garçon par exemple) devienne homosexuel s’il évolue dans un
environnement qui inculque et développe en lui une attirance pour d’autres
garçons ou un penchant à être efféminé. Ce désordre psychologique, s’il n’est
pas prévenu ou soigné à temps, causera un déséquilibre hormonal, qui va
s’empirer en cette maladie grave pour l’être humain aussi bien que pour la
société.
L’encyclopédie Britannica définit l’homosexualité (Vol 27, 247) comme étant
« prouvée d’être un comportement acquis selon des expériences avec des
cas cliniques d’intersexualité. A l’âge de la puberté, les individus en question
Logiquement, si l’homosexualité se transmet dans les gènes, elle ne devrait
pas s’accroître comme c’est le cas, puisque les homosexuels ne peuvent pas se
reproduire, de par leur activité sexuelle contre-nature. Donc, les ‘gènes gay’, si
elles existent bien, ne peuvent pas se propager par la naissance, puisqu’il ne
peut avoir de naissance dans un couple d’hommes.
étaient généralement attirés vers le sexe opposé à leur sexe d’élevage [même
si
celui-ci est opposé à leur sexe génétique hommes, ayant les chromosomes
X
Y et femmes ayant deux chromosomes X]. Ceci démontre que l’orientation
sexuelle est essentiellement établie dans des expériences post natales. »
Il y a aussi eu débat sur la différence dans la dimension entre le cerveau
Il y a aussi eu débat sur la différence dans la dimension entre le cerveau d’un
homosexuel et celui d’un hétérosexuel (personne normale dont la sexualité
s’oriente vers le sexe opposé, comme le veut la nature). Mais personne
n’a pu prouver que cette différence vient à la naissance. Le cerveau d’une
personne peut très bien changer de dimension suite à un changement dans
son attirance et activité sexuelles. Cette différence peut donc bien être l’effet
du comportement homosexuel, et non la cause. D’ailleurs, bon nombre des
sujets des expériences menées étaient atteints du sida (et on connait bien que
l’homosexualité et le sida vont de paire), et le sida, dans son stage avancé,
affecte le cerveau.
Ce qui reste de concret, de raisonnable et de tangible dans le milieu
scientifique, est le fait que l’homosexualité est une maladie liée à un
désordre psychologique ou psychanalytique, résultant d’un environnement la
favorisant ou d’expériences physiques ou psychologiques qui y conduisent. Les
études qui ont été faites sur le sexe tant au niveau des chromosomes, des
gonades, des hormones, et des glandes endocrines n’ont apporté aucune
Ne pouvant trouver objet de justification dans les laboratoires, les homosexuels
se sont refugiés dans les théories, dont celle de l’évolution, de Charles Darwin.
Ils avancent que l’homosexualité a été un fruit de l’évolution humaine. Or,
la très grande majorité des gens dans le monde, qu’ils soient religieux ou
scientifiques, rejette cette théorie et toute l’hérésie qui en découle. Car l’on
ne peut rester croyant et soutenir que l’homme descend du singe et qu’il a
physiquement évolué. Juifs, Chrétiens, Musulmans aussi bien que beaucoup
de ceux d’autres religions croient que notre ancêtre à tous est Adam u
et qu’il serait blasphématoire sinon hérétique d’avancer que nous héritons
l’homosexualité de ses entrailles bénies. D’ailleurs, la science elle-même a
suffi pour écraser les théories de Darwin. Aussi, qui croit en Darwin mécroit
en l’existence d’un dieu.
L’homosexualité est une maladie d’ordre moral aussi bien que psychologique.
Ceci même si l’OMS l’a déclassifiée comme maladie après des pressions
politiques basées sur des philosophies erronées. Elle est une maladie que la
science et la religion peuvent guérir, si bien sûr on la considère comme telle.

Les hermaphrodites

Les hermaphrodites (en Arabe Mukhannath - ثنخم), qui sont des individus portant les organes sexuels et autres caractéristiques des deux sexes, mâle et femelle, n’ont généralement rien à faire avec l’homosexualité. L’hermaphrodisme vient naturellement, à la naissance ou pendant la croissance et n’est pas la conséquence d’un choix quelconque. L’hermaphrodite a donc sa place dans la société comme chaque autre individu. Il doit cependant être identifié comme homme ou femme, et dans chaque cas, le genre dominant déterminera le sexe. Il existait des hermaphrodites au temps du Prophète n et il les traitait bien comme chaque autre citoyen, mais avec des dispositions sexuelles différentes. Par exemple, certains étaient permis dans les chambres des dames car ils n’éprouvaient aucun désir charnel pour elles. [Al-Hidaya et Fath al-Qadir vol 10 p. 548-561]

L’hermaphrodisme n’inclut pas les travestis, qui ont choisi de changer de sexe, qui est une abomination. Le Prophète n a maudit «les hommes qui imitent les femmes et les femmes qui imitent les hommes ». Aussi, se faire ressembler au sexe opposé, quelle qu’en soit la façon et de surcroît changer de sexe, figurent parmi les pièges de Satan le maudit qui, lorsqu’Allah l’avait maudit, avait déclaré : « Certes, je ne manquerai pas de les égarer, je leur donnerai de faux espoirs, je leur commanderai, et ils fendront les oreilles aux bestiaux; je leur commanderai, et ils altèreront la création d’Allah. Et quiconque prend le Diable pour allié à la place d’Allah, sera, certes, voué à une perte évidente. » [Qurān 4 :119]

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Le danger que représente l’homosexualité

pour notre société

Nous ne pouvons vivre en isolement et notre salut dépend beaucoup du bien être de
Nous ne pouvons vivre en isolement et notre salut dépend beaucoup du bien
être de notre société. L’homosexualité est l’un des facteurs qui contribuent à
gangrener cette société dont le tissu devient de plus en plus fragile.
Malédiction divine. Le premier danger est la punition divine qui peut apparaitre sous différentes formes
Malédiction divine. Le premier danger est la punition divine qui peut apparaitre
sous différentes formes et provenir de sources différentes, souvent de là où l’on
ne s’attendait pas. Mais cette réalité ne semble avoir aucun effet dans certaines
sociétés où les individus s’éloignent de la foi et de la pensée divine.
Un mal contagieux. Attention, les homosexuels recrutent ! Ils ne peuvent pas se reproduire, mais
Un mal contagieux. Attention, les homosexuels recrutent ! Ils ne peuvent pas se
reproduire, mais leur nombre ne cesse de décupler. C’est parce qu’ils travaillent
pour mettre dans leurs rangs nos jeunes et les enfants de notre société. La
perspective de voir une société infestée d’individus à tendance homosexuelle et
contre nature, qui mettraient en péril l’intégrité morale, physique et spirituelle
de nos enfants, est du moins effrayant. Devons-nous nous attendre à voir le jour
où le conjoint de notre enfant soit du même sexe que lui (qu’elle) ? Le jour où l’on
se demandera si l’ami du fils est normal ou gay ! Si l’instituteur de notre enfant
n’est pas un pédophile !
Un mal qui en engendre plusieurs autres. Il devient malheureusement pertinent de parler de pédophilie
Un mal qui en engendre plusieurs autres. Il devient malheureusement
pertinent de parler de pédophilie au moment où certains individus de notre
société commencent à revendiquer leurs droits de s’adonner librement à leur
passion contre nature. Si on donne une légitimité aux relations intimes entre
deux hommes ou deux femmes, inscrivant ceci comme droit humain, qui pourra
demain s’opposer à ce que certains viennent revendiquer le droit d’entretenir des
relations intimes avec des enfants du même sexe en bas âge? Au nom de quelle
moralité et au nom de quelle nature pourra-t-on encore défendre ces actes et
protéger nos enfants ? Aussi, de par le libertinage et l’absence de spiritualité que
véhicule l’homosexualité, les homosexuels ont devant eux une porte grande
ouverte aux vices et autres turpitudes, et on sait bien jusqu’où ils peuvent aller.
Ce qui nous ramène aux autres turpitudes que pratiquaient le peuple de Loth.
Ajoutez à ceci, pour notre société, la toxicomanie et d’autres fléaux modernes.
Maladies sexuellement transmissibles. Les pratiques homosexuelles sont une source abondante de maladies vénériennes,
Maladies sexuellement transmissibles. Les pratiques homosexuelles sont
une source abondante de maladies vénériennes, dont certaines mortelles.
L’homosexualité est un vecteur très puissant pour la propagation de la pandémie
du sida, et beaucoup d’instances dans le milieu scientifique favorisent la thèse
qui identifie l’homosexualité comme la souche de cette maladie. Outre le sida,
les homosexuels souffrent (et propagent) d’autres maladies comme la syphilis, la
gonorrhée et autres.
La famille en péril. L’élément fondamental sur lequel se construit une société est la famille.
La famille en péril. L’élément fondamental sur lequel se construit une société
est la famille. Devons-nous encore la définir, cette cellule de base ? Un père,
une mère et des enfants. Simple et naturel. La famille n’est pas une institution
que l’homme, après un certain degré d’évolution, aurait inventée. En dépit
des bouleversements qui ont pu la défigurer au fil des siècles, la famille est
la première institution naturelle; elle fait partie de la nature, elle vient donc
directement de l’Auteur de la nature. Sa constitution remonte au jour même où
l’homme et la femme furent créés. De par la volonté de Celui qui l’a constituée,
le Créateur de toutes les choses visibles et invisibles, elle repose tout entière sur
l’union stable et sacrée d’un homme et d’une femme : le mariage. Il n’appartient
donc pas aux hommes de lui assigner d’autres fins que celles pour lesquelles
elle a été instituée par Dieu Lui-même dès l’origine. Allah dit dans le Qurān : « O
hommes! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait
de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus
noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient
et Grand Connaisseur. » [49 :13] Les mariages gays et lesbiennes ne peuvent que
détruire le fondement de la société.
L’homosexualité provoque des maux plus complexes que ceux provoqués par la fornication hétérosexuelle.
L’homosexualité provoque des maux plus complexes que ceux provoqués par la
fornication hétérosexuelle. L’homosexuel « actif » habitué aux relations avec les
hommes pervertit et dénature ses envies sexuels vers une seconde nature et ses
désirs s’orientent vers les hommes plus que vers sa propre femme s’il en a une.
Cela conduit soit à un divorce ou à la pratique de perversions sexuelles avec elle
en la sodomisant. Quant à l’homosexuel « passif », il s’expose à des mutations et
déséquilibres physiques voir anatomiques et hormonaux avec des complications
et finit par être perturbé psychologiquement et devient efféminé.
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dossier homosexualité

Que peut-on faire?

Préventions et remèdes

Considérer le mal comme mal. L’homosexualité doit être définie comme un mal profond et un fléau pour la société, et interdite sous toutes ses formes. L’État qui accorde aux homosexuels les « droits » qu’ils exigent met donc la loi au service de la perversion, compromettant, de ce fait, la santé physique et mentale du peuple. Une telle aberration contre le bien commun de la société ne peut se fonder que sur une méconnaissance, absolument impardonnable, de la nature de l’homosexualité, ou sur des agendas malhonnêtes pour le pouvoir. Les punitions réservées aux homosexuels (dans l’état islamique, et donc pour la plupart non-applicables dans nos états laïcs) montrent la rigueur de l’Islam pour prévenir et couper à la racine ce genre de fléau.

Ne pas rester indifférent. Quiconque appartient à une société a le devoir de contribuer à son bien être et lutter contre les fléaux qui la guettent. Tout musulman qui se respecte doit dénoncer l’homosexualité et tout ce qui y mène. Cette lutte commence par une éducation adéquate pour les enfants et personnes de tout âge.

Education et mode de vie. On ne naît pas homosexuel, mais on le devient. Pour prévenir cette déformation chez nos jeunes, il nous faut les éduquer sur leur nature et comment la respecter, tout en façonnant leur milieu de développement et mode de vie. L’Islam prépare l’individu dans son intégralité. Les enseignements islamiques permettent de façonner un environnement propice au développement moral et sain des enfants et de fonder une société pure et forte. A titre d’exemple, notre Prophète n nous a enseignés à séparer les enfants dans les lits dès l’âge de dix ans [Abu Dāwūd], car deux garçons ou deux filles qui dorment ensemble pendant leur croissance peuvent développer des penchants homosexuels. Ceci, comme bien d’autres principes, aident à prévenir le mal très tôt, car Allah connait mieux que tous ce qu’Il a Lui- même créé.

Toute société qui veut du bien pour les homosexuels devra planifier leur rééducation quant à leur orientation sexuelle, en leur faisant réaliser de prime abord qu’ils sont tombés dans une décadence morale, et qu’ils devront restituer l’ordre naturel dans leur vie. Notre société connait beaucoup d’exemples de gays qui se sont repentis, se sont mariés et sont devenus pères de famille.

Protéger nos jeunes. Le mal est aux aguets. Nos jeunes sont très exposés aux éléments qui peuvent leur injecter le poison de l’homosexualité, car les homosexuels ont déployé les grands moyens pour se faire entendre et même pour recruter. Même l’industrie cinématographique est de la partie. Il incombe donc d’avoir un regard prudent et critique sur les médias, littératures, relations amicales et fréquentations de nos jeunes.

Retourner vers Allah. Allahfdit dans le Qurān : « O vous qui avez cru! Repentez-vous à Allah d'un repentir sincère.» [66 : 8]

Il dit aussi : « Dis: «O Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Clément le Très Miséricordieux. » [39 : 53]

« Désirent-ils une autre religion que celle d'Allah, alors que se soumet à Lui, bon gré, mal gré, tout ce qui existe dans les cieux et sur la terre, et que c'est vers Lui qu'ils seront ramenés ? Dis : « Nous croyons en Allah, à ce qu'on a fait descendre sur nous, à ce qu'on a fait descendre sur Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et les Tribus, et à ce qui a été apporté à Moïse, à Jésus et aux Prophètes, de la part de leur Seigneur : nous ne faisons aucune différence entre eux ; et c'est à Lui que nous sommes Soumis ». Et quiconque désire une religion autre que l'Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l'au-delà, parmi les perdants ». [3: 83-85]

> TAFSIR Le récit du prophète Lū t (Loth) u Surah 11 versets 77-83 Extrait

> TAFSIR

Le récit du prophète Lūt (Loth) u

Surah 11 versets 77-83

Extrait du Tafsir très connu de l’Imam Ibn Kathir

ٌ ً ْ ْ م و ي ْ َ ا ذـٰ َ ه َ لا
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Le seg. En effet son peuple afflua vers lui, poussé
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﴾٧٧﴿
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(par le vice qui) depuis longtemps les adonnait
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aux infamies : le peuple de Loth u alla à la
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او ق تا ف
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تا ئ ي سلا
maison, en courant dans la joie. Ce seg. révèle
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femme de Loth u, rapporte-t-on, était sortie
avec sa famille puis elle avait crié dans un cri de
douleur : « O mon peuple ! », à la montée des cris
de la cité : alors une roche tomba du ciel sur elle,
pour la tuer.
ت م ل ع
د ق ل او لا ق ﴾٧٨﴿
َ
ُ
دي ش ر
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ل ج ر
م كن م
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س ي َ لأَ ۖ
ي ف ي ض
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bien que ces gens s’adonnaient au vice, jusqu’à la
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venue du châtiment. Le seg. O mon peuple, voici
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﴾٧٩﴿ دي ر ن ا م م ل ع ت ل ك
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إ و ق ح ن م ك تا ن ب
ف ا ن ل ا م
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mes filles : elles sont pour vous plus pures…
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Quand Nos envoyés se présentèrent á Loth, il en
eut mal, se sentant incapables de les protéger.
«Une pénible journée ! » se dit –il (77) En effet
son people afflua vers lui, poussé (par le vice qui)
depuis longtemps les adonnait aux infamies. Il
leur dit: « O mon people, voici mes filles : elles
sont pour vous les plus pures.Prémunissez-vous
donc de Dieu, ne me déshonorez pas en mes
hôtes. N’y a-t-il pas parmi vous aucun homme
de droiture ? » (78) Ils lui dirent: « Tu le sais
bien, sur tes filles nous n’avons aucun droit. Et
tu sais ce dont nous voulons. » (79)
Les anges ont informé Loth u sur le moment
de la destruction de la cité : Leur rendez-vous est
pour ce matin, et le matin n’est-il pas proche ? Le
décret survient donc alors que ce peuple scélérat
se tenait en alerte devant la porte. Ils cernaient
la maison car poussés par le vice, ils menaçaient
Loth u, pendant que ce dernier défendait la
porte, leur proscrivait leur infamie. C’est à ce
moment-là que Gabriel u sortit et frappa leurs
visages de son aile, si bien qu’ils furent aveuglés,
et reculèrent dans l’impossibilité de voir leur
chemin : ils le sollicitèrent de ses hôtes. C’est
pourquoi Nous avons étaient leur yeux. « Goutez
Mon châtiment après Mes alarmes ! »
Dieu informe sur l’arrivée des anges chez Loth
u, après qu’ils ont fait la communication à
Abraham u. Les anges arrivèrent en tant que
deux beaux jeunes hommes. Cela était sûrement
dû à une sagesse de Dieu. Le prophète Loth u
fut très gêné pour ses invités, et craignait qu’un
de son people les invitât, pour leur nuire. Ibn
Abbâs: Loth u se dit: « Une pénible journée!»,
car il savait qu’il allait prendre la défense de ses
oriente, en vérité, ces pervers à leurs femmes,
car le prophète a le rang du père par rapport à
son peuple ; il guide les siens à ce qui leur est
bénéfique dans cette vie et dans la vie dernière.
Mujâhid: Loth u ne parlait pas de ses filles
mais plutôt de celles de son peuple: Quoi ! De
tout l’univers. Aux garçons vous allez, délaissant
ce que votre Maître a créé pour vous en vos
épouses ? Vous êtes un peuple de transgression
; Il dit : « Voici mes filles, si vous devez faire
» Le seg. Prémunissez-vous donc de Dieu, ne
me déshonorez pas : acceptez ce que je vous
recommande de vos femmes. N’y a-t-il pas parmi
vous un homme de bien qui accepterait ce que je
recommande, et abandonnerait ce que je proscris?
Le seg. Tu le sais bien, sur tes filles nous n’avons
aucun droit : tu sais bien que nous n’avons aucun
penchant envers nos femmes, et tu sais bien que
notre dessein se trouve chez les mâles, alors ce
n’est pas la peine de nous ressasser cela !
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Notre décret advenu, Nous mîmes la cité sens
dessus dessous, et fîmes pleuvoir sur elle des
pierres ignées se succédant les unes aux autres
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(82) marquées auprès de ton Maître – cela n’est
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pas tellement éloigné des iniques (83)
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invités, et cela allait lui être difficile. Qatâda : Les
anges vinrent à Loth, alors qu’il se trouvait sur
des terres à lui. Ils se firent invités. Loth u eut
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En effet, le décret de Dieu vint sur cette cité
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au lever du soleil. Le seg. Nous mîmes la cité
honte. (Quand même il
les invita) et les devança
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sens dessus dessous parle de la cité de Sodom :
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sur le chemin. Sur le chemin, il leur parla de la
façon de quelqu’un qui voudrait bien qu’ils
retournassent sur leurs pas: « Je ne connais pas
Il dit : « Ah ! que n’ai-je de force à vous opposer,
d’appui ferme à recouvrir ! » (80) Ses hôtes
lui dirent alors : « O Loth, nous sommes les
envoyés de ton Maître. Ils ne t’atteindront pas.
Pars avec ta famille à un moment de cette nuit.
Que de vous ne se retourne, sinon ton épouse :
quand la recouvrit ce qui la recouvrit. Le seg. des
pierres ignées se succédant les unes aux autres :
sur terre d’habitants d’une cité plus scélérats que
ces habitants là. » Puis il marcha un peu devant,
puis il
leur répéta cela, si bien qu’il
l’avait repris
quatre fois. Mais les anges avaient déjà l’ordre
de les anéantir. As-Suddy : Les anges quittèrent
Abraham u et se dirigèrent vers la cite de Loth
u. Ils atteignirent la rivière de Sodom au milieu
de la journée. Là, ils rencontrèrent la fille de Loth
u en train de prendre de l’eau. « O fille, dirent-
ils, y a-t-il une maison (par là) ?» « Restez là ou
vous êtes, dit-elle, jusqu’à ce que je revienne. »
Ainsi elle se mit à l’écart de son peuple, et alla
trouver son père : « O père, dit-elle, (vite !) Va
trouver des jeunes à la porte de la ville ! Jamais
je n’ai vu de visages aussi beau ! Vite avant
qu’ils ne soient pris par ton peuple ! » Ce peuple
avait interdit à Loth u de recevoir le moindre
invité. Mais Loth u fit venir chez lui les invités.
elle sera accablée par ce qui accablera les autres.
Leur rendez-vous est pour ce matin, et le matin
n’est-il pas proche ? » (81)
Personne ne sut leur entrée, sauf sa famille. Alors sa
femme s’en alla informer son peuple sur la présence
des invités. C’est ainsi que son peuple (scélérat)
afflua vers la maison de Loth u.
Dieu informe sur ce que Loth u a dit à son
peuple. Le Prophète n, rapporte-t-on, a dit : «
Miséricorde de Dieu sur Loth ! Il recouvrait à un
appui ferme (c.-à-d. Dieu Tout-Puissant et Très-
Haut). Apres lui, Dieu n’envoya de prophète
que dans une richesse, parmi son peuple. » Ainsi
donc, à ce moment-là, les anges intervinrent
pour dire qu’ils étaient envoyés par Dieu et que
ces gens-là ne l’atteindraient pas, puis ils lui
donnèrent l’ordre de quitter la cité, à la fin de la
nuit. Le seg. Que de vous ne se retourne, sinon
ton épouse commande à Loth u, ainsi qu’à sa
famille, excepté sa femme, de ne pas se retourner,
quand les cris d’horreur s’élèveront de la cité. La
ces pierres étaient d’argile (Ibn Abbas et d’autres
exégètes) ; c’étaient des pierres cuites (un autre
avis). Le seg. marquées auprès de ton Maître : sur
chaque pierre était inscrit le nom du malheureux
auquel elle était destinée. En effet, la pierre
marquée tombait sur le destinataire qui discutait
alors au milieu de ses compères. As-Suddy : Au
réveil du peuple de Loth u au matin, Gabriel
u arracha la cité du sol et la souleva jusqu’au
ciel, si bien que les habitants du ciel inferieure
entendirent leur chiens aboyer et les poules
caqueter, puis renversa tout, et les tua tous. C’est
cela la signification du v. Celui qui plongea dans
l’abîme la cité subvertis. Celui qui ne mourut
pas avec la chute fut achevé avec des pierres
que Dieu fit pleuvoir. S’agissant du compère de
ces suppliciés habitant une cité environnante, la
pierre lui arrivait du ciel, pendant qu’il parlait
au milieu des gens. C’est cela la signification du
seg. Cela n’est pas tellement éloigné des iniques:
ce châtiment n’est pas bien éloigné de ceux qui
imitent ces anéantis.

> HADITH

Nu’mān bin Bashīr z rapporte que le Messager d’Allah n a dit : « L’exemple de ceux qui respectent les limites qu’Allah a imposées et ceux qui les transgressent est celui d’un groupe de gens qui ont tiré au sort pour donner à chacun d’eux sa place dans un bateau. Certains ont eu le pont (en haut) et d’autres la cale (en bas). Ceux qui logeaient dans la cale étaient obligés de passer par le pont pour puiser l’eau. Ils dirent : « Si nous faisons un trou dans la partie qui nous revient (la cale), nous cesserons de déranger ceux qui sont au dessus de nous. » Si ces derniers les laissent réaliser ce qu’ils veulent, c’est leur perte à tous ; et s’ils les en empêchent, c’est leur salut à eux et à tous. » [Bukhari]

هيلع للها ىلص يبنلا نع امهنع للها يضر ريشب نب نامعنلا نع موق لثمكاهيف عقاولاو للها دودح يف مئاقلا لثم« :لاق ملسو ناكو ،اهلفسأ مهضعبو اهلاعأ مهضعب راصف ةنيفس ىلع اومهتسا ،مهقوف نم ىلع ًارورم ءاملا نم اوقتسا اذإ اهلفسأ يف نيذلا اذإف ، انقوف نم ذؤن ملو ًاقرخ انبيصن يف انقرخ انأ ول :اولاقف اوجن مهيديأ ىلع اوذخأ نإو ، ًاعيمج اوكله اودارأ امو مهوكرت ]يراخبلا هاور[ »ًاعيمج اوجنو

5
5

L’avortement

dans la Charia

S elon le droit islamique, l’avortement (en Arabe Ijhād ضاهجإ ) revient à évacuer le fœtus de l’utérus d’une femme avant ou après que sa forme humaine soit constituée. Cela peut se faire soit en consommant certains médicaments ou en vidant le ventre à travers le processus d’aspiration. (Voir

pour plus de détails: An-Nihyah fi Gharaīb al-Hadith, Ibn al-Athīr 1/852, Gharīb al-Hadith, Al-Khattabi 1/113, At-Ta’rifāt, Al-Munāwi 1/38 et Al-Mawsu’a al-Fiqhiyyah 2/42). Ci-dessous, nous étudions les règlements juridiques islamiques sur le sujet.

L’importance et le respect de la vie selon l’Islam

L’Islam considère la vie humaine comme

Et en vérité,

nous avons honoré les fils d’Adam »

(Qurān 17 : 70)

sacrée. Allah

f

dit

:

«

Le lieu où se trouve la vie n’est pas importante. Que la vie soit extra-utérine ou intra-utérine, son emplacement n’a pas de signification sur son caractère sacré. Cette sainteté ne s’applique pas seulement à la vie humaine, mais aussi au corps humain. Ainsi, selon la Shari’a, le corps physique d’un être humain après la mort est aussi sacré que ce qu’il était avant la mort. Le degré de sainteté de la vie est supérieure à celle du corps. C’est l’une des raisons pour lesquelles il est illégal (harām) de consommer de la viande d’un humain vivant ou mort.

A ce titre, la vie humaine se doit d’être gardée et protégée dans la mesure du possible. On peut se faire une idée de l’importance reconnue au fœtus lorsqu’on considère le fait que la jurisprudence musulmane autorise à la femme, qui est enceinte et qui craint pour la santé du futur bébé, de ne pas jeûner durant le mois de Ramadān (et de remplacer les jours ainsi manqués

plus tard)

alors que la pratique du

jeûne du Ramadān compte parmi les cinq piliers les plus connus de l’Islam (al-Ikhtiyār li Ta’līl al-Mukhtār, Al-Mawsili 1/178, Fath al-Bāb al-‘Ināyah, Ali al-Qāri 1/583, Qawānin al-Fiqhiyah, Ibn Juzayy 81 et autres)

L’avortement après l’insufflation de l’âme (Nafkh ur rūh)

Dans un certain nombre de Hadiths où sont détaillés les différentes étapes du développement embryonnaire, le Prophète Muhammad n affirme que l’âme est insufflée (nafkh ur rūh) dans le fœtus au terme du quatrième mois de grossesse (120 jours).

Abdullah ibn Mas’ūd z a dit: I`Envoyé d’Allah n a dit: « Certes, chacun de vous, lorsqu`il est créé au sein de sa mère, est d`abord une gouttelette pendant quarante jours, puis devient du sang coagulé pendant une semblable durée de temps, puis enfin durant un même laps de temps, devient comme

6
6

une bouchée de chair, là-dessus, l`ange lui est envoyé, qui insuffle l`âme, et il a reçu l’ordre d’inscrire quatre commandements, à savoir: les moyens de vivre (du nouvel être), le terme de son existence, ses actions, enfin, son infortune, ou son bonheur futur… » [Bukhari 3036 et Muslim 2643]

C’est justement en raison de ce genre de hadiths que les savants musulmans considèrent unanimement (Ijma’) que, passé la limite de quatre mois (120 jours), l’avortement est strictement interdit. (Sharh al-Kab¬¬ir, Al-Dardir 3/80, Al-Qabas, Ibn al-‘Arabi 15/538 et Fath al-‘Aly al-Malik, Al-Alish 1/319)

15/538 et Fath al-‘Aly al-Malik, Al-Alish 1/319) L’avortement après insufflation de l’âme d’après

L’avortement après insufflation de l’âme d’après les quatre écoles juridiques

L’islam a pourvu l’embryon d’un droit de vie et a prohibé tout avortement ou agression dirigée à son encontre et ce, pendant toutes les phases de sa formation.

Les quatre écoles juridico-religieuses (hanafite, malékite, chaféite et hanbalite) considèrent comme illicite, voire criminel tout avortement pratiqué, après insufflation de l’âme, sur un être humain vivant et complètement constitué. Car selon les jurisconsultes de ces écoles, le fœtus devient après quatre mois et dix jours un être humain ayant parfaitement droit à la vie.

Ainsi, les hanafites soutiennent «qu’il est interdit d’avorter un fœtus dont la forme humaine est parachevée, c’est-à- dire doté d’une vie et dont les membres se sont dessinés». (Sharh Fath al-Qadir, Ibn Al-Humm¬m, 3/401)

Les malékites, eux, disent que «dès lors que le sperme atteint l’utérus, il n’est plus question d’y porter atteinte». (Al-

Qawanin Al-Fiqhiya, Ibn Juzaï, 207, Al- Sharh Al-Kabir, Al-Dardir et annotation ‘Hāshiyah’, Ad-Dassuqi, 2/267)

Toute atteinte à la vie de l’embryon devient plus condamnable si celui-ci a accompli sa première constitution ; elle l’est encore davantage si l’embryon est gratifié d’une âme, car attenter à sa vie s’apparente à un acte d’homicide. Les malékites soutiennent également que :

«sitôt que l’âme est insufflée au fœtus, tout avortement est à l’unanimité frappé d’interdit».

Quant aux chaféites, ils sont unanimes à considérer comme illicite tout avortement pratiqué après l’insufflation de l’âme. Ainsi dans «Nihāyat Al-Muhtāj», on peut lire : «L’avortement qui surviendrait subséquemment à l’insufflation de

l’âme est catégoriquement illicite même si le fœtus serait le produit d’une fornication. Indubitablement illicite est également tout avortement pratiqué sur

un

embryon gardé jusqu’à l’insufflation

de

l’âme.» (Nihāyat Al-Muhtāj, Al-Ramli,

7/136)

Par ailleurs, les hanbalites disposent que : «toute femme enceinte ayant ingurgité un médicament entraînant la mort de son fœtus est passible d’une amende (al-Ghurra) et condamnée à affranchir un(e) esclave». (Al-Mughni, Ibn Qudāma, 7/815)

Aussi déduit-on de leurs dispositions que l’avortement est un forfait qui entraîne un acte d’expiation. Or, en règle générale, l’expiation ne sanctionne que les comportements illicites.

La règle de base en Islam par rapport à l’avortement, c’est l’interdiction

Ainsi, à l’unanimité, les quatre écoles juridico-religieuses conviennent de l’interdictiondepratiquerunavortement injustifié sur un fœtus doté d’une âme, c’est à-dire ayant atteint son quatrième mois. Les quatre écoles ont prévu des sanctions contre toute femme qui aurait

avorté après l’insufflation de l’âme dans son fœtus, elles la condamnent ainsi à une amende que les docteurs de loi appellent «Al-Ghurra», comme elles

y condamnent tout individu ayant

provoqué la mort du fœtus, fût-il son

tout individu ayant provoqué la mort du fœtus, fût-il son géniteur, conformément au hadith qui fait

géniteur, conformément au hadith qui fait l’unanimité.

Abou Huraïra z rapporta : le

Prophète n a condamné une femme

de

Banu Luhayyān ayant avorté de

son

enfant (mort-né) d’une amende

dite «Al Ghurra» et consistant en l’affranchissement d’un(e) esclave.» [Bukhari 6909 et Muslim 1681]

Manifestement, l’avortement après insufflation de l’âme par Dieu est rangé dans la catégorie des actes illicites, voire des crimes. Ce n’est d’ailleurs que justice, car mettre fin à la vie d’un fœtus revient à donner la mort à un être doté d’une âme humaine. Aussi en guise de punition a-t-on prévu une réparation pénale (Al-Ghurra) et un acte d’expiation obligatoire à l’encontre de quiconque commettrait ce forfait.

Quand l’avortement devient licite dans des

cas spécifiques

En revanche, l’avortement devient

licite quand il est incontournable.

A titre d’exemple, quand, en

cas d’accouchement difficile, les médecins spécialistes pensent que la

conservation du fœtus présenterait un

réel danger pour la vie de la mère. De

plus, l’avortement doit être pratiqué lorsque la vie de la femme en dépend, conformément à la règle du moindre préjudice.

Donc, si le fait de conserver ce fœtus

met la vie de la mère en danger, et qu’il

ne soit pas possible de la sauver sans le retirer, dans ce cas, certains oulémas affirment que l’avortement est toléré, même si la vie a déjà été insufflée, en vertu de la règle en Islam, qui veut que, lorsqu’on est obligé de choisir entre deux maux, on doit opter pour le moindre des deux. Ceci est basé sur le principe juridique déclaré dans les livres d’Usul al-Fiqh :

« Si l’on est rattrapé par deux maux, il

faut choisir le moindre des deux » (Al-

Ashbah wan Nadhāir, Ibn Nujaym, 98)

Dans ce cas précis, il est évident que la mort de la mère est une perte beaucoup

plus

grande que celle du fœtus. Qui de

plus

est, la vie de la mère est une réalité,

alors que fœtus reste un être dont la vie

n’est pas encore fixée.

De l’avis du médecin sur l’avortement licite

Allah f dit : «Interrogez donc les détenteurs du savoir si vous n’êtes pas au courant»(Qurān 21 : 7). Etant de ceux qui détiennent le savoir, le médecin doit en toute honnêteté mettre ses connaissances au service de Dieu, du prophète et des fidèles.

La justification de l’avortement licite étantlaisséeàl’appréciationdumédecin, celui-ci ne doit se prononcer sur le sujet qu’après mûre réflexion scientifique et après consultation d’autres experts dans les cas qui ne présentent pas une grande urgence.

L’avortement avant insufflation de l’âme

Jadis, les docteurs religieux ne pouvaient confirmer la vie du fœtus qu’à travers les mouvements qu’il commence à effectuer dans le ventre de sa mère vers son quatrième mois. C’est selon eux la périodequicoïncideavecl’insufflationde l’âme. Cette approximation est du reste compréhensible car ils ne disposaient pas de techniques médicales modernes tels l’échographie, leur permettant de suivre les phases de développement de l’embryon dès ses premières semaines.

Cetétatdefaitacrééunedivergencechez les jurisconsultes musulmans, poussant

les uns à légitimer l’avortement avant insufflation de l’âme puisque le fœtus,

à ce stade de son développement, est

dénué de vie. De ce point de vue, c’est un acte qui ne saura souffrir aucun caractère illicite ni incrimination. Tandis que d’autres soutiennent que tout avortement à ce stade doit être prohibé car s’il n’est pas doté d’une vie réelle, le fœtus est en revanche animé, ce qui assure son développement et sa préparation à l’existence.

Les hanafites ont développé deux points de vue en la matière : le premier rend l’avortement licite tant que les formes de l’embryon ne se sont pas dessinées (Rad al-Muhtar, Ibn ‘Abidin ash-Shāmi, 3/176). Le deuxième le rend illicite avant l’insufflation de l’âme, sauf dans les cas justifiés (Natāij Al-Afkar Takmilat Fath Al-Qadir, Qadi Zadah 10/300-301).

Si l’âme n’a pas encore été insufflée et

le futur enfant se trouve encore à l’état embryonnaire, selon l’école hanafite, la femme peut avorter dans un cas de grande nécessité (réelle et reconnue) et pour une raison valable. Si une femme avorte sans raison valable alors que les membres et les organes de fœtus avaient déjà commencé à se former, elle aura le péché d’avoir commis un crime, comme le mentionne explicitement Ibn Ibn ‘Abidin ash-Shāmi dans son ouvrage, «Radd al-Muhtār», 5/519. Et même si les membres et les organes du fœtus n’ont pas encore commencé à se former, il n’est pas permis de procéder

à un avortement sans raison valable.

Cependant, si une femme le fait quand même, elle n’aura pas autant de péchés

que si elle avorte après que les membres aient commencé à se former.

Les raisons valables pour un avortement peuvent être divisées en deux types:

1. Les facteurs qui sont en rapport avec

le fœtus.

Exemples: une malformation décelée du fœtus; la présence chez lui d’une déficience importante; le fort risque qu’il soit atteint d’une maladie génétique grave héritée des parents. Néanmoins, dans ce genre de cas, la décision éventuelle d’une interruption de grossesse devra être basée sur un diagnostic médical fiable et digne de confiance, et non pas sur de simples suppositions.

2. Les facteurs qui sont en rapport avec

la mère.

premiers jours. Mais ils sont contredits

en cela par Ibn Qudama qui précise dans

son ouvrage Al-Mughni que «quiconque commet un acte violent à l’encontre d’une femme, entraînant ainsi la mort de son foetus est passible de la

«Ghurra» et est condamné à affranchir un(e) esclave. En outre, si une femme entraîne la mort de son foetus par la prise d’un médicament, elle se voit soumise aux mêmes dispositions». (Al- Mughni, Ibn Qudāma 7/815)

On en déduit que dans l’absolu, l’avortement est sanctionné par un acte d’expiation aussi bien avant ou après l’insufflation de l’âme. Preuve nous est donc fournie que l’avortement est bien illicite même pratiqué dans les quarante premiers jours, puisque l’expiation ne se conçoit que pour se racheter d’un acte

impie.

Exemples: la présence du fœtus met en danger la vie ou la santé mentale de la future mère; la femme étant handicapée physiquement ou mentalement, elle ne pourra pas élever correctement un éventuel enfant, et il n’y a personne non plus de sa famille pour le faire à sa place;

Quant aux malékites, ils prohibent

Par ailleurs, dans son ‘Qawānīn al-

Ainsi, après avoir passé en revue les avis de différents jurisconsultes sur l’avortement avant et après insufflation de l’âme et avant et après la période des quarante premiers jours, nous remarquons que cet acte quand il est pratiqué de façon injustifiée après insufflation, relève du domaine de

la femme est tombée enceinte à la suite

l’illicite ; pratiqué avant, l’avortement

d’un viol et elle ne désire pas garder

a

tendance à être considéré par les

cet enfant. (Al Halāl wal Harām, Khālid Sayfoullāh al-Rahmāni, président de la

jurisconsultes des quatre écoles comme étant également illicite.

‘Islamic Fiqh Academy’ d’Inde, p.309- 310 et Al-Kāfi fi al-Fiqh al-Hanafi, Wahbi Ghāwaji, Spécialiste en droit islamique, Institut Al-Fath, Damas, Syrie, 3/1394)

l’avortement avant insufflation de l’âme même au cours des quarante premiers jours.

Fiqhiyah, Ibn Juzayy on peut lire : «Il est interdit, d’intervenir sur le sperme déposé dans l’utérus, à fortiori sur

Il existe, cependant, certains jurisconsultes hanéfites, chaféites et hambalites qui légitiment l’avortement pendant les quarante premiers jours, pratiqué sur un avorton aux formes diffuses. Sans doute, ceux-là ont fondé leur opinion sur l’hypothèse qu’avant l’écoulement de la période des quarante jours, le fœtus n’est pas animé d’une vie. (Fath al-Qadir, Ibn Humām 3/401, Al-Insāf, Al-Mardawi 1/479 et Hāshiya Qalyubi 4/160)

l’embryon constitué».

est à noter que, sur cette question, bon nombre de savants contemporains

Il

Les chaféites ont développé deux points

ont adopté une position qui, finalement,

de vue en la matière : le premier rend l’avortement licite s’il est pratiqué

dans le sens de celle qui a été définie par les experts de l’école hanafite.

va

dans les quarante premiers jours. Le deuxième considère illicite le fait même

Le Cheikh Mustafa al-Wahba az-

d’extraire la goutte séminale après

Zuhayli, spécialiste du droit islamique,

s’être logée dans l’utérus de la femme

à

l’université de Damas, écrit ainsi: « Et

(Nihayat Al-Muhtaj, Al-Ramli, 8/146).

je

donne préférence (à l’avis stipulant)

Poursuivant son propos concernant la préservation sexuelle l’imam Al-Ghazali écrit : «La préservation est différente de l’avortement et de l’enterrement d’individus vivants car cela revient à commettre un crime sur un être qui existe déjà ; par ailleurs, l’existence a ses degrés dont le premier s’accomplit dès que le sperme féconde l’ovule dans l’utérus. Par conséquent, porter atteinte à cet être qui se prépare à la vie c’est commettre un forfait, lequel sera d’autant plus grave quand cet être est à l’état d’un caillot de sang ou encore d’embryon.» (Ihya Ulum Al-Dine, Al- Ghazali 4/736.)

S’agissant des hanbalites, aucuns d’entre eux ne considèrent comme licite l’avortement dans les quarante

l’interdiction de l’avortement depuis le

début de la grossesse, sauf en en cas de nécessité ou dans le cadre d’une

raison valable ( Az-Zuhayli 2647)

» (Al Fiqh ul Islāmi,

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raison valable ( Az-Zuhayli 2647) » (Al Fiqh ul Islāmi, ) Conclusions 1. Accords des jurisconsultes

Conclusions

1.

Accords des jurisconsultes sur

le

caractère illicite de l’avortement

quand il est pratiqué après l’écoulement des cent-vingt premiers jours de sa vie intra-

utérine sauf, si la grossesse, au delà de cette période, présente une menace pour la vie de la mère, ou

si l’on constate une détérioration

de sa santé ou encore si, aux dires des spécialistes, l’accouchement peut mettre en danger la vie de la mère.

2. Accord des jurisconsultes, sur le

caractère illicite de l’avortement pratique après insufflation de

l’âme par Allah, même si le foetus présente des défauts de constitution. En revanche, avant

l’expiration de la période des cent- vingt jours, l’avortement est licite s’il s’avère scientifiquement et effectivement que ces anomalies présentent un réel danger pour

la vie du foetus, qu’il n’y a pas

moyen d’y remédier et qu’elles

sont transmissibles. Par ailleurs,

des handicaps tels la cécité ou l’agénésie d’un membre, à titre d’exemple, ne justifient pas l’avortement, compte tenu des moyens alternatifs que la science

a mis au point pour réduire ce genre d’handicaps.

3. Accord des jurisconsultes sur la

condamnation de celui qui tue le foetusouprovoquesonavortement de manière injustifiée après ses cent vingt jours de vie intra- utérine, à une amende appelée «Al Ghurra», fût-il son père, sa mère ou toute autre personne, sans oublier le châtiment de l’au- delà. Car c’est un acte criminel qui

attire la damnation et le courroux de Dieu. Allah dit: «Quiconque tue intentionnellement un croyant, subira comme sanction éternelle

la géhenne. Dieu courroucé contre

lui, le maudira et lui réservera

un terrible châtiment (Qurān 4 :

93). Ibn Al-‘Arabi al-Maliki dit : « Mais après l’insufflation de l’âme, c’est un assassinat sans aucune divergences d’opinion. » (Al-Qabas

15/538)

Et pour clore cette exposé veuillons

nous soumettre à l’ordre de notre Créateur qui dit :

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« Ne tuez pas vos enfants pour

cause de pauvreté. Nous vous nourrissons tout comme eux. »

(Qurān 6 : 151)

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Impression: SPCL

> SEERAH L’ isolement du Prophète n dans la grotte de Hira Cet extrait provient
> SEERAH
L’ isolement
du Prophète n dans la grotte de Hira
Cet extrait provient du livre Fiqh as-
Seera écrit par le grand savant, Le
Shaykh Dr. Said Ramadan al-Bouti

En approchant de la quarantaine, le Prophète n aimait s’isoler de temps en temps, particulièrement dans la grotte de Hira, dans la montagne de la lumière (jabal an-nūr) située au Nord-Ouest de la Mecque. Il se retirait dans cet endroit pour prier dix jours de suite ; parfois même un mois. Quand il retournait dans son foyer, il n’y demeurait que le temps de s’approvisionner de nouveau, en vue d’une nouvelle retraite et retournait aussitôt à la grotte de Hira ; jusqu’à ce qu’Allah lui fit ses révélations.

Ce goût pour la retraite est un signe important, à l’impact profond sur la vie des musulmans en général et de tous ceux qui prêchent l’amour de Dieu en particulier. Le bon musulman est celui qui ne se contente pas d’accumuler les vertus ni d’accomplir les cultes religieux ; mais s’isole régulièrement pour effectuer un retour à soi et méditer la grandeur de Dieu et Les mystères de ce monde.

Ce devoir incombe au commun des croyants ; dire alors de celui qui prêche l’amour de Dieu et se donne pour tâche de mener les hommes sur la bonne voie.

Certains défauts ne se corrigent que par l’isolement : la vanité, l’arrogance, la jalousie, l’hypocrisie, le matérialisme menacent la personnalité la plus pieuse à moins de s’isoler de temps à autre.

Dans son isolement l’homme prend conscience de lui-même, de son identité, de son besoin de s’appuyer à chaque instant sur Dieu pour persévérer dans son être et s’épanouir, il se rend compte de sa faiblesse et de son insignifiance, loin de son Créateur. Il médite la puissance de Dieu, son pouvoir de châtier les pêcheurs au jour du jugement mais aussi sa clémence infinie. Ce retour sur soi, cette prise de conscience dans l’isolement purifie l’âme et la fortifie de sorte qu’elle ne puisse plus céder aux tentations du monde.

Les musulmans en général et ceux qui sont chargés d’une mission en particulier se soucient énormément de faire sans cesse grandir dans leurs cœurs l’amour de Dieu. Car cet amour et la force de tout sacrifice et la base de toute mission authentique. L’amour vrai de Dieu n’est pas la croyance en Lui du seul point de vue intellectuel. Les facteurs rationnels n’agissent pas sur les sentiments et les tendances ; car si la raison commandait la foi, les orientalistes seraient les premiers à croire en Dieu et en Son Prophète. A-t-on jamais vu un savant sacrifier sa vie pour un théorème géométrique ou une règle algébrique?

Le moyen de faire croître l’amour de Dieu dans le cœur du croyant c’est de méditer souvent Sa bonté, sa générosité, Sa puissance et Sa grandeur, et d’avoir le nom de Dieu constamment présent sur la langue et dans le cœur. Cette méditation ne peut s’accomplir que dans la solitude, loin du tumulte du monde, dans des retraites fréquentes.

En agissant de la sorte, le croyant verra croître en son cœur un profond amour pour Dieu, un amour qui lui donnera la force d’affronter et de vaincre les plus lourdes épreuves, dédaigner les plus fortes tentations,

minimiser tous les maux et les souffrances et garder sa fierté dans les situations les plus humiliantes. L’amour de Dieu et l’arme par excellence des messagers de Dieu ; celle dont Dieu a muni son Prophète Mohammed n pour qu’il s’acquitte de sa mission : prêcher l’Islam. Les mobiles affectifs du cœur, tels que las crainte, l’amour et l’espérance

agissent autrement que la raison pure ; ce qu’Al-Chatibi a bien compris, en distinguant les musulmans qui suivent les enseignements de l’Islam

à la lettre sans en pénétrer l’esprit de ceux qui le voit avec le cœur.

Il dit : Les premiers ne font que se conformer aux dogmes de leur religion sans rien y ajouter ; Les seconds agissent par crainte, amour et espoir. La crainte nous force à agir, l’espérance illumine notre chemin, l’amour nous donne des ailes. Celui qui agit par crainte souffre en accomplissant son devoir, il perçoit surtout dans l’obligation morale son aspect coercitif. Mais le devoir considéré comme une corvée est moins lourd à supporter que le châtiment subi par celui qui se soustrait

à ses obligations morales.

Celui qui espère agir de même par contrainte. Mais la béatitude à laquelle il espère aboutir l’aide à supporter l’effort présent malgré son caractère pénible.

Celui qui aime fait tout ce qui est en son pouvoir pour l’être aimé, il réussit à applanir toutes les difficultés et réalise ce qui semble hors de son atteinte ; il épuise toutes ses forces en croyant toujours n’avoir pas assez fait pour prouver son amour et son immense gratitude.

Les musulmans s’accordent sur la nécessité d’acquérir ces mobiles affectifs, au moyen de l’ascétisme, de la charité ou de la conduite morale, selon Ibn Taymiyya.

Avant sa mission, le Prophète n s’isolait pour cette même raison.

Certains individus malintentionnés considèrent cette retraite comme une fuite loin des hommes en prenant les montagnes et les grottes pour foyer ; ce qui est en parfaite contradiction avec sa conduite et celle de ses compagnons. Il faut recourir à la solitude comme à un remède capable de guérir le mal ; le médicament doit être pris par doses bien déterminées et au besoin, sinon, il devient nocif. S’il y en a parmi les hommes de bien qui prolongent démesurément leur retraite, ils constituent des cas spéciaux que nous devons guère prendre comme un exemple à suivre.

La collection Mafaheem vous est presentée par al-Madrassah al-Kawthariyyah, Ile Maurice Email: madrassah.kawthariyyah@gmail.com Vous pouvez télécharger les numéros précédants de Mafaheem en format PDF sur http://mafaheem-blog.blogspot.com

Distribution gratuite. Veuillez accorder tout le respect necessaire à ce document car il contient des textes coraniques et prophétiques.

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