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La dentellière de Pascal Lainé

Pomme est petite fille du nord de la France, « issue » d’une mère serveuse dans un bar
qui montait dans la chambre du haut toutes les fois qu’un Monsieur lui demandait et d’un
père qui a mis les bouts quand Pomme était encore
enfant. Nous les retrouvons habitant un petit
appartement, un deux pièces dans la banlieue
parisienne. Tandis que sa mère est désormais
crémière, Pomme qui a maintenant dix-huit ans et
travaille dans un salon de coiffure va se lier
d’amitié avec Marylène, sa collègue de travail
âgée d’ une trentaine d’années. Cette dernière,
après avoir rompu avec son amant, un homme
d’une cinquantaine d’années propose à Pomme
d’aller en vacances à Cabourg. Une fois sur place,
Marylène rencontre des gens d’un certain milieu et
se met à ignorer Pomme. Pomme, qui se retrouve
donc seule, va rencontrer Aimery de Béligné,
parisien en villégiature et vivre une histoire
d’amour. Ce roman est l’histoire banale d’une fille
et de sa mère que l’auteur nous fait vivre avec des
mots simples, comme leurs vies et leurs histoires.
Boulot, maison, dodo, vacances, petite histoire
d’amour, une vie monotone mais tellement
authentique, voila pourquoi ce livre m’a plu car il
relate des pages de vies de tous les jours que de nombreux êtres humains vivent de par le
monde. Pomme, une fille pas trop belle, mais qui à le droit de connaître la beauté des
sentiments, même si le prix à payer est lourd. Marylène toujours à la recherche d’amants
plutôt BCBG et qui vît surtout pour elle- même. La mère de Pomme, qui se laisse toujours
porter par les événements routiniers du quotidien. D’autres personnages apportent
également une petite touche pittoresque à ce livre. Cette histoire est touchante car chacun
y retrouvera un peu de lui- même.
Edouard RODRIGUEZ
Pascal Lainé est, depuis vingt-cinq ans, un malentendu qui se prolonge. Cet agrégé
de philosophie a signé une vingtaine de romans, plusieurs essais et de nombreuses pièces
de théâtre, il s'est exercé à tous les genres littéraires, érotique («Tendres Cousines»),
policier (la série de l'«Inspecteur Lester»), historique («Jeanne du bon plaisir»),
feuilletonesque («les Petites Egarées»), seulement voilà, tous ses efforts n'y font rien, il
passe encore pour être l'auteur d'un seul livre: «la Dentellière», ou l'impossible histoire
d'amour entre une petite shampouineuse et un élève chic de l'Ecole des Chartes.

Ce bref roman, publié par Georges Lambrichs et porté à l'écran par Claude Goretta
avec Isabelle Huppert dans le rôle de Pomme, valut à Pascal Lainé le prix Goncourt en
1974 et des traductions dans le monde entier. L'auteur n'avait que 32 ans, il enseignait
dans un lycée technique, il révérait Musil, Gombrowicz et Queneau, il n'en était qu'à ses
débuts littéraires, et cette gloire prématurée lui fut fatale. Tel un sportif olympique
condamné à la retraite dans la fleur de l'âge, Pascal Lainé entra alors dans la catégorie des
écrivains qui ont été, et ne seront plus. Négligé par les lecteurs, ignoré par les critiques,
dédaigné par les éditeurs, l'auteur sensible de «Dialogues du désir», s'il a abandonné le
professorat, n'a pourtant jamais cessé d'écrire.

Aujourd'hui, dans un libelle dialogué qu'il a placé sous l'égide de Diderot, il retrace
l'itinéraire qui l'a mené du statut de romancier prodige à celui d'auteur démodé, au sens
propre. Et comme dans «le Neveu de Rameau», où l'on commence par parler de musique
pour finir par envisager l'ordre du monde et la question de la morale, Pascal Lainé feint
de réveiller la querelle du prix Goncourt pour mieux juger les temps modernes, qu'il
fustige avec une rage qui tient à la fois du situationnisme et du chevénementisme. Les
sociologues y trouveront un témoignage unique sur l'image de l'écrivain dans la société.
Et les rares fidèles de l'auteur de «la Dentellière» liront avec émotion cette confession
pudique: «Je suis, par mon père, un Juif honteusement oublieux. Par ma mère, un athée
du genre le plus rustique, tel qu'on n'en fait plus depuis un siècle. Par moi-même, si j'ose
dire, je suis un agnostique auquel toutes les grâces ont manqué, sauf, je l'espère, celle de
l'écriture. Mais est-ce bien une grâce?»

N. O. Comment est donc né ce livre cruel et drôle?

Pascal Lainé. D'un ras- le-bol. Cela fait vingt-cinq ans que je vois venir avec
appréhension le mois d'octobre. Invariablement, des journalistes pour qui, d'ordinaire, ce
que j'écris n'a aucun intérêt, et à qui il ne viendrait même pas à l'idée de m'interroger sur
la guerre au Kosovo, les sans-papiers ou le dernier essai philosophique de Paul Ricoeur,
me demandent si le prix Goncourt a changé ma vie, et comment. Avec ce petit livre
satirique, j'anticipe l'inévitable enquête dont je suis le parangon, le lauréat type.

N. O. Vous pourriez être flatté : «la Dentellière» n'est-il pas le Goncourt moderne dont
on se souvient le mieux?

P. Lainé. Contrairement à Marguerite Duras dont le Goncourt, attribué à «l'Amant», a


couronné l'œuvre, je n'existe que par «la Dentellière», qui était mon troisième roman et
qui éclipse la trentaine de livres que j'ai écrits par la suite. En somme, Duras est un
écrivain, je ne suis qu'un prix Goncourt, point final.

N. O. On a le sentiment, à vous lire, que vous finissez par prendre en grippe ce roman
auquel vous devez à la fois une notoriété précoce et une indifférence tardive. Vous
éprouvez même un malin plaisir, qui frise la mauvaise foi, à massacrer «la Dentellière».
Pis encore, vous affirmez que ça n'était qu'un «canular»!

P. Lainé. J'en veux à ce livre, en effet, et je m'applique à détruire l'idée qu'on s'en fait.
Ce prétendu chef-d'œuvre n'était pour moi qu'un exercice de style. Je vais vous dire la
vérité, puisque vous y tenez. J'avais 30 ans, j'étais prof de philo dans un lycée technique
du Nord, quand le journal «Elle» m'a commandé une nouvelle pour l'été. Sur un scénario
de roman-photo, j'avais donc conçu une histoire à l'eau de rose. Cela m'amusait
beaucoup, cela m'amuse toujours d'écrire people. J'aime la littérature populaire. Je me
suis pris au jeu, et de la nouvelle j'ai tiré un roman. Naïvement, je pensais que les
conventions auxquelles j'avais obéi et même une certaine forme de niaiserie que j'avais
voulu représenter seraient tellement visibles que nul n'ignorerait mes intentions, qui
étaient celles d'un formaliste. On m'avait demandé un morceau de musique légère, je
l'avais composé, et on m'y réduisait. Les lecteurs ont été ému bien au-delà de mes
prévisions et ils ont cru que le sujet me touchait, que Pomme, par exemple, existait dans
la vie réelle. C'était faux, évidemment. Flaubert n'est pas Madame Bovary, et la
Dentellière, ça n'est pas moi.

N. O. Cela n'explique pas la sévérité que vous exercez aujourd'hui à votre endroit...

P. Lainé. En fait, j'ai longtemps vécu avec un sentiment de malhonnêteté a posteriori.


J'avais été très honnête en rédigeant «la Dentellière» et l'exercice a si bien pris que c'est
devenu un canular involontaire. J'ai signé, sans le savoir, une énorme escroquerie aux
sentiments. C'était d'autant plus dur à vivre que de mon éducation archibourgeoise je
tenais qu'il faut faire parler de soi et se montrer le moins possible. Avec la folie du
Goncourt, j'étais servi!
N. O. Quel fut le tirage de «la Dentellière»?

P. Lainé. A l'époque, 330.000 exemplaires en édition courante, 50.000 en clubs, et,


toutes éditions confondues, 1,5 million en langue française. Aujourd'hui, il s'en vend
toujours 20.000 exemplaires en poche chaque année. Je ne compte pas les traductions, les
600.000 exemplaires en russe, par exemple... Vous comprenez pourquoi «la Dentellière»
m'a dépassé et m'a dévoré. Si encore à l'époque j'avais eu une dizaine de livres derrière
lesquels me cacher, mais non, je n'avais écrit avant cette déflagration que deux petits
romans. Ce Goncourt, je l'avais eu trop facilement. Cela ajoutait à ma culpabilité. J'avais
envie de crier aux gens : attendez un peu, je vais faire beaucoup mieux que «la
Dentellière». Mais quand, à mon humble avis, j'ai fait mieux, il n'y avait plus personne
pour m'entendre, pour me lire. En somme, j'ai eu des récompenses pour ce que je ne
méritais pas et je n'en ai pas eu pour ce que je méritais. Voilà mon embarras.

N. O. Un quart de siècle et une trentaine de livres plus tard, vous écrivez: «Je
n'intéresse plus grand monde. Plus personne, en tout cas, dans la capitale.» Et vous
ajoutez plus loin: «Je ne plais plus, je n'amuse plus, je démoralise seulement.» C'est de la
provocation ou de la sincérité?

P. Lainé. Les doigts d'une main me suffisent à compter ceux qui s'intéressent encore à ce
que j'écris et prennent mes livres au sérieux. Les gens les mieux intentionnés à mon
endroit me disent que j'ai un spectre si large que j'en deviens invisible. C'est vrai que
j'écris dans tous les genres, depuis le polar jusqu'à la fresque historique, sans compter
l'essai et le théâtre. Formellement, un roman achevé épuise tout ce qui, dans son genre,
peut m'intéresser. Je passe donc ensuite à autre chose, et n'en finis pas de perdre mes
lecteurs. Je me souviens de Toscan du Plantier qui, assistant à la projection du film de
Claude Goretta et croyant me flatter, m'avait sorti cette ineptie: «Et maintenant, faites-
nous beaucoup de petites Dentellières!» Eh bien, non, je n'ai pas exploité le filon, j'ai
écrit, juste après le Goncourt, «Si on partait» et «Terre des ombres», deux livres graves et
sceptiques.

N. O. Et pourtant, ceux qui vous lisent savent que, dans votre œuvre très nabokovienne,
«la Dentellière» a eu beaucoup de petites sœurs et quelques «Tendres Cousines». Qui
sont «Elena», «l'Incertaine», l'Ellita de «Dîner d'adieu», la jeune femme de «l'Eau du
miroir», ou «Anaïs nue», sinon des jeunes filles transparentes que les hommes trompent,
dont les rêves sont trop grands et les douleurs, muettes? Reconnaissez que ce sont des
variations musicales sur le thème de «la Dentellière». Toscan n'avait pas tort...

P. Lainé. Vous avez raison, j'ai écrit d'autres «Dentellière». Mais ce n'était pas, comme
le sous-entendait Toscan, pour des raisons commerciales. D'ailleurs, aucune n'a eu le
succès de la première. Le thème du désir m'obsède depuis très longtemps, depuis mes 8
ans, quand j'ai aimé, d'un amour absolument idéalisé, une fillette de mon âge. Comment
oser le dire? j'ai toujours cherché, chez les femmes avec lesquelles j'ai vécu, la petite fille
qu'elles avaient été. Une de ces femmes m'a inspiré «Elena», ce roman dans lequel une
danseuse de 11 ans fait chavirer un avocat pragois, un juif rescapé de l'horreur nazie. Or
j'ai eu pour compagne, quand elle est devenue adulte, une Polonaise prénommée Elena.

Elle m'a raconté cet épisode de son enfance : à 11 ans, elle a rencontré un homme qui
n'avait plus jamais parlé depuis qu'il avait été interné à Auschwitz. Il bénéficiait d'une
pension et vivait à Varsovie, dans le même appartement collectif que la petite Elena.
Chaque jour, elle lui portait à manger. Et puis, il s'est mis à lui parler, à elle seule. Et leur
histoire est devenue, même chaste, une véritable histoire d'amour. Le désir était là, qui
rejoignait ma propre expérience de petit garçon fasciné par une petite fille, une
expérience capitale d'où viennent toutes les Dentellières de mes livres, où je reconstitue
en vain l'enfance perdue.

N. O. A quoi attribuez-vous l'ostracisme, voire le mépris dont vous dites être désormais
la victime?

P. Lainé. Je ne fais pas partie du milieu. Je l'ai fui après «la Dentellière», par goût de la
réserve, par peur de devenir une bête de spectacle, parce que je n'aimais pas l'image que
le succès renvoyait de moi. J'ai commencé alors à creuser mon trou. Au lieu de tenir des
chroniques dans les journaux et à la radio, d'acq uérir une respectabilité quelconque, de
disposer d'un pouvoir et de moyens de pression, j'ai choisi de ne me consacrer qu'à
l'écriture. D'être un romancier à plein temps, quelles que soient les grandes difficultés
financières auxquelles ce choix radical m'expose. Je prétends écrire une œuvre, même si
je suis le seul à le croire.

N. O. Votre souci de passer d'un genre à l'autre, votre passion de raconter des histoires,
d'écrire beaucoup, votre refus de ne pas vous faire remarquer pour d'autres raisons que
littéraires, est-ce que tout cela ne vous conduit pas à être un écrivain à l'ancienne, et
donc démodé?

P. Lainé. Que je sois à contre-courant des modes, c'est incontestable. Que je ne sois pas
à la mode, c'est également incontestable : j'ai publié coup sur coup dans le plus grand
silence un ouvrage sur Casanova il est vrai que je n'ai pas la notoriété de Philippe Sollers
et, il y a trois ans, «le Commerce des apparences», qui a eu le tort de paraître juste après
«l'Horreur économique», de Viviane Forrester. Vous voyez, je tombe toujours mal! Et
puis, en effet, j'ai de la littérature une conception, comme vous dites, à l'ancienne. La
preuve, quand j'écris, je ne me sens jamais un adulte, je suis plutôt un adolescent qui
poursuit un rêve inatteignable. Et j'ai besoin d'écrire vite pour passer dans le rêve du
roman suivant. Cette vie parallèle, c'est ma seule vraie vie. Je supporte de moins en
moins le monde réel, son économie, son idéologie, sa marchandisation, sa mondialisation,
son spectacle «culturel», ses aliénations, ses esclavages, alors la littérature, pour moi, est
une fuite en avant. Si je n'écrivais pas, je crèverais.

N. O. Je ne vois pas dans votre bibliographie un seul texte autobiographique. Tout ce


que vous êtes, vous le transposez, le transformez, le maquillez. Là encore, on est très loin
de la mode de l'autofiction...

P. Lainé. Je suis probablement un vieux con, mais je persiste et signe : il n'y a de


littérature que celle où le moi est métaphorique. Je viens de lire le dernier livre de
Christine Angot, je ne vois pas où se situe le passage à l'écriture. C'est comme la télé-
poubelle où on voit les gens prendre leur douche et faire l'amour en direct. L'artiste selon
mes goûts ne fait pas du reportage, il réinvente le réel dans la fiction, il recrée le monde,
il peint un tableau. Si la littérature d'aujourd'hui se réduit à de la photographie
anthropométrique et policière, je n'en suis pas. Mais si la littérature, c'est un carnaval où
l'on se rend sous un masque qui autorise toutes les licences, alors, oui, vous pouvez
compter sur moi.

Propos recueillis par JEROME GARCIN

«Sacré Goncourt!», par Pascal Lainé, Fayard, 186 p., 85 F.

Paraît au même moment un bref roman de Pascal Lainé, «A croquer», Fayard, 188 p., 89
F.

Né« de père inconnu» en 1942 à Anet (Eure-et-Loir), ancien élève de l'Ecole normale
supérieure, agrégé de philosophie et ancien professeur au Lycée Louis- le-Grand, Pascal
Lainé a obtenu le prix Médicis en 1971 pour «l'Irrévolution» et le prix Goncourt en 1974
pour «la Dentellière». Egalement dramaturge, son théâtre (1993-1999) a été rassemblé
cette année chez Fayard.
Critique
Quand la banalité peut faire un roman A partir du personnage d’une jeune fille
provinciale dépourvue de relief, Pascal Lainé réussit l’exploit de la rendre attachante.
Malgré l'absence de péripéties, il accroche le lecteur par la transcription tout en justesse
et en psychologie de ce roman d'une vie banale et presque sans vague. Mais quand bien
même on ne serait pas séduit par cette histoire sans histoires, le livre vaut le détour pour
l’usage brillant que l'auteur fait de la langue française.
Une pomme sans verger
Ce court roman, prix Goncourt en 1974, est étonnant.

C’est l’histoire de Pomme, jeune fille un peu paumée comme tombée de son arbre fruitier
sans jamais avoir été ramassée.

Elle naît dans le Nord de la France dans un bled sans nom, sans histoires et sans vie, d’un
père qui partira sans jamais trouver le chemin du retour et d’une mère serveuse qui mettra
aussi son corps au service pour mettre du beurre dans les épinards.

Et Pomme grandit, vit des choses tellement insignifiantes que rien ne la révèle ou ne la
réveille au monde. Elle fait des shampoings dans un salon de coiffure, rencontre
Marylène et évolue dans son ombre, puis Aimery et là c’est pareil puis rien. Toujours
rien.

L’exergue du roman est de Musil et je ne résiste pas à la citer :


« Un être qui ne peut ni parler ni être exprimé, qui disparait sans voix dans la masse
humaine, petit griffonnage sur les tables de l’Histoire, un être pareil à un flocon de neige
égaré en plein été, est- il réalité ou rêve, est- il bon ou mauvais, précieux ou sans valeur ? »

C’est de Pomme dont il parle et ce faisant elle est presque insupportable et quasi sainte.

Monito - - 38 ans - 1 février 2010

Assez attachant
La trame de ce roman est assez statique, car il s'avère être de nature psychologique. Il se
laisse découvrir, grâce à un style fluide et léché. La distinction des classes sociales et leur
interaction y sont joliment exposés et débattus. Tout y est dans l'introspection, la
blessure. Sans être révolutionnaire, c'est assez touchant.

Le film avec Isabelle Huppert est de la même trampe.

Veneziano - Paris - 32 ans - 18 avril 2008

Une fille sans histoire !


Voila un roman que j'ai finis sans grand plaisir.
Ce livre raconte la vie sociale et amoureuse d'une jeune femme (Pomme), fille sans
histoire. Mais ne vous attendez pas à une succession de péripéties à l'image de certain
livre moderne, mais plutôt au quotidien d'une fille "paumée" dans son incapacité à
montrer ses sentiments, et donc à se construire dans le monde qui l'entoure.

Donc un livre qui se lie vite (seulement 180 pages) mais qui s'oublie aussi relativement
vite.
Idéalogie
Personnellement, je pense que Pacal Lainé veut nous montrer la futilité de l’existence de
Pomme et de sa mère. Je m’explique. À travers ce roman, on voit clairement que l’existence des
personnages féminins est vaine! Elle est victime des hommes, de sa condition sociale et
familiale. Pomme et sa mère vivent une vie sans importance. Personne ne se soucie d’eux, alors
pourquoi écrire tout un roman sur la vie de Pomme ! Son nom le démontre bien – elle n’est utile
qu’à une seule chose : être utilisée ! Je pense que Lainé veux faire la critique de la femme-objet,
faible et inconsidérée. Bon en gros, je pense que c’est cela l’idée ! A+

Ce roman est l’histoire banale d’une fille et de sa mère que l’auteur nous fait vivre avec des
mots simples, comme leurs vies et leurs histoires. Boulot, maison, dodo, vacances, petite
histoire d’amour, une vie monotone mais tellement authentique. Bien sûr que Pomme et sa
mère (sous-entendu toutes les personnes qui mènent leur petite vie )n'ont aucune place dans
un roman, leur vie est trop banale pour cela; a contrario, il en fait le thème du sien de roman! A
signaler que La Dentellière est aussi un films de Claude Goretta, de 1977, avec Isabelle Huppert,
tiré du roman de Lainé.
C'est aussi un tableau de Vermeer.

Critiques recueillit par Howard Roussel