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BTBLIoTEÈ0ug ugs Écorus PRIUâInrs supÉnIEURES

ET DEs Écolss PRoFBaSToNNELLES'


Publib sous lr tinotion tô I6liI llmlL, Inspdrur g6n6pl ûà |bstrnotion publiquc.

MECAI\IQEI T
PAR

"J.-
ROUMAJON Et E. SIIVESTRE
rttoTlrsrunl a L'Écor.s Dri
^RtB
nr uÉtrrRs D'Atr

sEPTrùntn Éorrrow

^ .-d

t
l

PARIS .
TIBRAIRIE Nq,I#NAVE
15, nun sourrr,od, 15
,/ f9æ
Tous droits de reproduction, de traduction et d'adaptation
réservés pour tous pays.
PRÉ F'A CE

Dans la rédaction de cet ou()îage d,e Mécaniqute gue nous


présentons au.r professeurs et aufr éIèçes d,es écoies
primaiîes
supérieuret, nous nous sontmes efforcés de suiçre"rigour"u_
semen_t le programme officiel, et nous aeons
tenu-le plus
grand' compte d'es instructions pédagogiques gui ïaccomlta-
gnent.

.L-'enseignement d,e Ia Mécanique offre d,e sérieuses d,iffi,cul-


tés lorsqu'il s'adresse à des jeuri, g"o, d,ontres connaissances
mathématiquce sant très restreintà, Et pourtant,
nons a,eons
tous pu r:rnarqae:.açec quelle atrcndoi, avec quel d,ésir de
comprendre, les élèves, méme tes moîne apptiqiés,
suiçaient
les premières classes d,e Mécanique.
c'-est qu'à notpê époque it n'eit personne qui
ne s'întéresse
au développement proàigiuuæ d,e i'ind,ustrii *eroniquà:
;;;
ieunes _gens discutent entre eus d,es ,raritrr- ,rrplctifs
d,e
le.urs bicyclettes; ils causent automobilisme,
aviation, et
n'hésitent pas à employer des termes techniques
eæpres.sions empruitées à la Mécanïque,
ou des
Oirà qi,iir ;;;;
connaissent générate*tni po, ra signîfiàtioo
z"r rro-
oauæ qu'ils eæécutent ù, "ro"i"l.
r'atetier"d,i r'écolc, Ies machines-
outils dont ils se sersent, eacitent reun curiosité,
et ils atten-
dent du cours dc Méc.a.nique une erplication
qu;iusorrt1o""".
Dans cette disposition d'espnit, îes éràpes's'intéressent
.' ton-
rours auc premières. regons de ùrécanique, mais il est indis-
ne poînt tes rebuæF pa,r des raisonnemeno
l;i:11!:^!:
uteortques; on risguerait ainsi de çoir top
d,iminuen I intérât
gu'ils Prcnnent à Ia classe, gueile gue
æit lo clarté de l,ea-
PRÉFACE

posé frlit par Ie Professeur. !o"t-.le bénéfice gu'on est en


'droit d,'atiendre à'uo ,ours dd Mécanique, commencé dans
d,es conditions si favorables, serait sérieusentent comPromis.
C'eit pourquoi, dans noffe ouerage, nou'.s n'aeons Pa's
hésité ù'suppiimer les démonstrations théoriques qui
pou'
çaient offrîi quelques difficuttés. Nous aeons estïmé qu'une
vérificaiion itpérimentale, reproduite deçant les élèpes,
et yra'e.erait plus pro'
frapperait d,aiantage leur imagina.tiqn
'yoiîé*tnt dans lair esprit les principes qu'il est ind,ispen-
sable de lcur faire connaîne.
Dans certains cal pa,rticulièrement simples, Ies démons-
ffations que nous algons cru depoir donncr ont été établies
sur des âæemples numériques, avflnt d,'êffe généralisëes Par
I'emploi des notations algébriques'
(jn
trouitera d,e plus,-dans- note ouerage, de .nontbreuses
applications portait sur les machines de I'ateliei ou sur des
,1âits que les éIèçes ont pu, obserç-er'
' ivou, q'ufi méthodes
avons d,onné une grande importance
grapltiques. Elles pe?metten.t profeaseurs de taiter ttn
-""ri luf
oii no mbr e ili quas tions d'ont'l.a s olu tio_n-. ma't h é nxatigu e
à
eil au-d,essus d,u niicau des élèves; elles obligent'ceuæ-ci
d'essinerenactememt,'àraisonnerled,essinqu'ilsontàfaire
et à mieuæ se rend're comPte d'es rapports qui
eristent ente
les données et les résultats-
JVOus espérons que noffe ouçrage' ainsi .conçu'
pourra'
p érieures
repd,re d.es's erç ices-ou* éIèçee des é eoles pr imaires-su
pos'
fl'uie façon plus géné'o-l:: à tous ceur gui désirent
et;,
tia;t, quoiqirt âotiois de Mécanique sans aç'oir à' faire' au'
-
p r é al ibt e, d'c ieu s e s é t u de s nmt h é-m a t-iq^yt t'. .
s ér

Mais, nous rendant bi.en com\te des difficultés de Ia tdche


que nous at)ons entreprise, notts sërions très heureu'x si nos
âoilègues çoulaient bien nous s_ignaler les critiques gue.pour'
raitieur suggérer la lecture d'e notre traçail'
J. R' Fr E' S'
MtrCAIVrQIltr
STÀTIQ U B

CHAPITRE PREMIER
FOBCE$

=-- 1, Déftnitions. : Une voiture peut être entraînée

Fig. r.
par I'action, appelée force, qu'un cheval exerce sur elle
(nq. t); un rcssort à boudin peut êre
aplati par l'action, appcléc foice, d'un
bloc d9 fonte placé sur lui (llg. Z).
Par suire, on appelle foràe toute
action capable de déplacer ou de dé-
former des corpsr.
L'étude des forces, des déplace-
Fig. 2. t. Voir $ 69 uue autre délinitiondo laft,nce, fon_
dée sur. la notion de mouvcment.
Mécanique, E. p. S.
I
$:
TIËCANNAD

ments et des déformations qu'ellesproduisent surles eorps


fait I'objet de la Mécaniqtte.
Nous diviserons la l\Iécanique en trois parties :
lo La Statiqtte, qui étudie làs.conditions dans lesquelles
les effets de plusieurs lbrces agissant sur un corps se neu-
tralisent;
'
2o La'Dynamique, où I'On recherche les relations entrc
les forces et les déplacements qu'elles peuvent déter-
minert;
3o La Mécanique apptiquée, oÎr I'on traite des applica-
tions industrielles des principes étudiés dans les deux pre'
mières parties. '
2, Élérnents d'une foree.: Attelons un cheval
-àunevoiture(fis.1et3):l'actionmusculaire.ducheval,
force qui produit"la traction, est complètement déterminée,
si nous eri connaissons les quatre éléments suivants :

poi:.nt d'application : c'est le P!in1 sur lequel


Ia
1o Le
force agii directement. Il se trouve généralement au con-
d'attelage
t".t a*i'*nneau de I'un des traits avec le crochetsoit réalisé
.À.rporrdant. En supposant que I'attelage
figure 1, le point d'application de I'ef-
;;;; I'irrclique la
fort de traction est en N'
par los
1. Quelquefois on considère seulcmeut les-déplacemcutt-:"lt^"
la partie ilo la Mécu-
conns. indépeud"mm"Jdo" fo*... qui les produiJent;
oiqi"'qui fÀit cette étude s'appelle la Cènéntatigue'
A UN CORPS SOLIDE 3t
T'ORCES, APPLTQAÉqi

3) (Ine ,échelle AB (fig' 39.\- a une longueur d,e 2 m. et Pèse


lO kg. Les I ltarreaun qu'elle Porte
,orridirtoots d,e 0û,20. On Ia d'resse
contre un nlur vertical de façon
qu'elle fasse asec le sol, supposé ho-
iizontal, rtn angle ile tô}o. Un hontme'
pesant 70 kg., rnonte sur cette échelle'
'Eo ,upporânt que le Poids de celle'
ci soii'apPtiqué au nûlieu' G de sa
Iongueuri.' d,iterntiner la résu-Itqr?te
d,ei rtoid,i d'e l'échelle et d'e l'homme,
Iors'que ce d,ernier se trout'e sur cha'
cun d,es barreaur'
Réponses : R= $Qtts; GC1
=OilO
pour l,e premier barreau ; GCE
-=0*,525 i
pour le second, etc' I

22. Déeomposer une foree en deux autres


-ûerallètes et de même sens' : Lorsqu'une pou-
un corps. quelconque' repo-
;;, ;; arbre de ransmission,
sent sur des appuis horizontaux, il est évident qu'lls exer-
deÀiers des pressioils' Les poids de la-poutre'
centsurces
en plusieurs
de I'arbre ou du corps .à dé.o-posent alors
i;";., parallèIes et dô même sens, rlue nous allons étudier.
Proposons-nous de décomposer une force donnée
en

deux autres parallèles et de même sens' connaissant


le.s

points d'application de ces composantes'

Stt'pposons qu'e donnée R vaille 40 kg' '


Problème. - .la forc.e Ç,!"
qu'elti soit apptiqu'ée en i:
"o.l?*t
hroite AB (fig.'aOi et qu"on aitLB:4*,20,
AC _ L*,60.
Nous appliquerons la formolu 3, qou
oou, précédemment ($ 21) :
"*on-"-obienue
CA CB AB
Fig. 40. T;:F;: R'
Les inc'onnues sont acl.uellement F1, F2' Égolons successive-
ment le premier et le second rapport au troisième ' \''
CA AB CB
T;: T- l\ :
AB
E-'
-'-.rê

.,#*#J
s2 MÉqANreaE

f{ous obtie"u:oot
'
ur.= rn.#,
R
F,
- CB.;ft,
Gt, en utilisant les données :

R t^
- ca. _ i,60 rsus;
><
fi:
. ';
F,-cB.;L=2.60x fr-ru",.
VériÊcation : F, * Fs:25 + 15 40ts= R.
-

AP PLICATIONS.
zLl Décontposer une forceR- 50 kg. en d,eu,r autre.s F' Fn pa.
rallèles ù. R et d,e nténte sens qu'elle. Ces trois forces sont ap-
pliquées en d,es points C; A, B, tels que LB - 5-, AC:2-.
Réponses : Fr:30ks; Fs :20tts.

2l Pour pæer une pièce pn cons-


truction sur le plateau d'une nrû,
cltine-outil, on ererce su,r Ie bou-
lon L ({ig. at) u.u effort d.e semage
de 100 Ag. Culculer les pressions
supportées par'le pied,B de la pièce
{t.
Fig. et lo cale C.
Réponses: Pu-60ts; P":40ks.

-de 23. Réslrltanûe {re deux forces porallèles et


sens contr'Êùires.-
Suspcnclons à une barre IJC
(fig. 421 un poids dc 3 kg.
cn A et dcux poids de I et I tg AC
2 kg. en I3, C, par I'inter-
nrédiaire desaoulies D, E. Fz
''':
Si le point A a été choisi de
façon qle
BA2 on cons- Fig. 42.
ffi:f,
tate que BC rÈste en équilibre Par suite, chacune des trois
r0ncEs appLr}ÛÉq9 a uN conps sf.LrDE 33

forces, agissant sur la_tige, annule I'effet produit par les


deux autres. Or, les efforts exercés en A et B sont-paral-
lèles et cle sens co.traires; puisqu'ils sont équilibrés par la
force appliquée en C, on peut admettre qu'ils ont une résul-
tante égale et directement opposée à cette dernière force.
On voit ainsi clue deux forces parallèles et de sens
tontraires ont une résultante iouissant des pnopriétés
suivantes :
- 1" Elle est parallèle aux forces
de la plus grande; I
et agit dans le sens
2o Son int,ensité est égale à la différence des inten-
sités des composantes;
3o Son point d'application partage la distance des
poiuts d'application des composantes en deux segments
soustractifs, inversement proportionnels à ces forces.
En effet, on a, par hypothèse,H:f,,
""rruproporrion
peut être remplacée par la suivanrer%94--+,
ce qui s'écrit..
CB 3 force appliquée en A
CA I forcc appliquée en J

Si, d'une manière générale (fig. 4B), on désigne par F,


Ia plus granrle forcc, par F2 la plus
petite, par R leur résultante, par A,
R, C leurs points d'application res- ?
pectifs, on a Ies Iormules :
R:F, Fri
cB - Fl l.

CA-F, Fig. 43.

On donnc à cette proportion une forme plus commodepour


les applications ; on l'écrit, en intervertiisant les moyens :
CB-CA
F-,-Fr'
Lorsqu_e deux rapports sont égaux, le rapport de la diffé-
rence des numérateurs à la différence deJ dénominateurs
est égal à chacun des rapports donnés; donc:
Mécanique, E. P. S.
34 ùrÉcANraaB

CB CA CB-CA AB
q: &:FFF;:6-'
(3)
C'est la formule:

Ë:ff:f
que nous emploierons dans la suite.

24. I)étermination pratiqrre de Ia résul-


-tanl,e ele deux forees parallèIes et de sens
eontrair€s. - Les inconnues sont R, CA ou CB, et
l'on donne Fa, F3, AB. On a :
R: Ft - Fs.
D'autre part, écrivons Ia formule (3):
CB-CA-AB
Fr-Fr-R'
Égalons successivement le premier et le second rapport
au troisième; nous en déduisons I

(.t
\rn-Fl x+,
)

i
.o- F,><+.
Eremple nuntérit1u'e Fr- 3ls, F, - 2ts, AB - 1m,50.
On tr'ôuve, en appliquant les résultats précédents :
R-Ft-Fz:3-2:lks.
cB-F'-#-3><T-4*,50.
CA-Fr*#=2><119-3-.

- 25.I)éeomposition d'une foree en deux au-


tres parallèles et de sens contraires. - Soit à
déconrposcr la force R (fiS. 43), appliquée en C, en deux
forces parallèles et de sens contraires, appliquées en A et.B,
1o Par le calcul. Reprenons la formule (3) ($ Za) t
-
CB CA AB
Fl-F.-R'
T0RCOS AppuaaÉEs A IrN t0Àps s\LrDE
35
Les inconnues sont F,, Fo. Égalons successivement le
premier et le second rapportâu troisième; il vient :
CB AB CA AB
On en déduit
q:E-'T;:E-'
:
Ri
F, : CB.ÀE.

Fr: CA.-*.
AIJ

- R:6ks; CB-
Erentple numérirlue; gm,b0; CA-0m,20.

on a: Fr-CB.*-o,bo*#-toks,
F,
- ca.fB - o,2o -#_4ke.

APPLICATIONS.
(fis. 441 représente. un arbre,
I), 1,:o::::,f'^
,::!. ,*, poulie àn!:r^caB po?-
-;,d_p:;.
.repàànt rin d,ru* paliers A, È.
C.et
rt-ence pt.,out)e. gue I'arbre appuie sur
Ie co,ussinet in'férieu, Au pàite, h-rt c
sur le coussinet supérieui d,u paliir
poids d,e la pouli, aeroirp,o"-" iqzs i
", lt en deu* forces parallèle"
donc "e it d,e
sens contraires, c1u'il eit possible d'éva- Fig. 4r.
noui ,rnoni de te-fairi.bn particutier, déterminer
!:?^:1,::r,
,;; t r n s s upp or tées p a r tLt
ut ;: " "
200ts.
p t i,"i';,' ;' ;i
"
;;' "ii :' i #::
; ;
Réponses : P^-256ks,6; pu:b6ks,6.

2) Un arbre d,'hé.lice e.st supporté par deui patiers A, B dds-


tants de t2^. L'hélice,
.située à't^,Ed d.u parie{i-ii' jt)r' voisin,
500ts' Déterminer les pressions'supportées'per
f,irtir.ti le, pa,J
Iiéponses : P^- lg6g?kc,4gi pn= 2lg7ks,4g.
MÉùANIAUE
36

X6. Cas partieulier. : Couples' : O:.?ppelle


-couple un système de deux forces 9S*tt=, -t*rallèles' de
,.n, opposéï, appliquées en-deux points différents'
Si, dans les tbrmufes (t) et (4)quJnous venons de rouver
(S$ 2â et ztL), on donne aux forcet 4, F,
des intensités
égales, on voit que:
to R- Fr
- Fr- 0;

parsuite,.larésultantededeuxlorceségales,parallèles
àt At sens contraires' est nulle'
2o CB-Fz.+: F'f'
Le dénominateur de la fraction u'u"t nul' celle-ci est
S
infinimentgrande; il en est de même de lalongueur CB'
On dit olois qrte point C est rejeté à
l" I'infini'
côuple n'a pas de résultante' On ne peut
En résumé, un
cependant pas considi"" tt iyttt-t ('omme étant en équi-
soumis à
iiË". L'"*iérien." p"o''n9, 9n-gffet' c1u'un corps
de rotation'
l'action d'on co,rfl""=t animé d'un mouvement
C.,i
"i,,,i
que aàux crreffiff:î:i*ï:i:li ;-.iï:T:
font tourner; qu'on peut imprimer-un
mouvement de rotation au cYlindre
d'un treuil, en agissant sur deux ma-
nivelles placées à scs extrémités, etc'
On appetle bras d'e leçier d"un cott-
ple la. ditton.. AH des deux forces
Fa, Fr (fig. a5).
'L'éiudé des couPles offre un grand
Fig. 4t.
intérêt mécanique, puisque tous les
mouYements de rotation leur sont dus'

ÀPPLICATION.
qu'on
A quel's1'stème il'e forces est s.oumis un^tire-bouchon'
en1oice, le bou'ton d"une porte qu"on ouvïe P
FoRCES AppLrQUÊES A, IJN c2Rps sùLrbÈ
3t
Réduetion de plusienrs forees situées
27.
-dans un rnênre plan. Divers eas possibles.
Deux forces situées dans
-rantes ou parallèles;
- un mêrne plan iont concou-
si l'on considère prusieurs forces
situées dans un même plan, les directions de ces forces
peuvent se rencontrer deux à deux ou être toutes paral-
lèles entre elles. Nous distinguerons donc deux cas.
1o Les directions des foices considérées
se coupent
deux à deux. Soit quate forces F,, F;-F;,1,
- 1n-g. aoy,
telles que les directions de F, et de F, ." .o"pJn't'.., A,
u" et.de.F.. €n B.'Nous pouvons transporrer
::lt::
les forces T,
dônnées le iong Â
de leurs ligncs d'action en A
*1r, AF',3' BF", BF,.
BF,. ni,
nX,' \
($ 8), puis nous pouvons i i

prendre les résultantes R, //.,,''r,r I


I

deF/, et de F',r àiiiil /


I,es deux forces
i'1"'
R', Ro, situées dans ,rr, {.
1.d.J'..
.----"-Ë.i i
" i
même plan, sont concou- c;
rantes ou parallèles. Elles
se réduisent, comme nous
I'avons vu précédemment,
soit à une force unique
R, soit à un couple.
zo Les directions Fls'
des a6

forces considérées sont parallèles. supposons d'abord


que les forces'soient parallèles et de- même sens. comme
pour les forces concourantes, nous composerons d'abord
deux des forces données, la résultante ôbtenue avec une
troisième force, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'ii ne reste
plu-s qu'une force, qui sera larésulianfe totale du système.
Cette résultante jouit des propriétés suivantes :
1" Elle est parallèle aux iorces et de même sens
qu'elles;
2o son intensité est égale à Ia somme des intensités
des composantes;
3o 0n détermine son point d'applical,ion, appelé cen_
tre des forces parahèIes du système, en atilisant, dans
TTÊCANIQAE
38

chacune des opérations ellectuées, le procédé que nous


avons indiqué pour le cas de deux lorces'
si les forces données sont parallèles et agissent soit
clans ttn sens soit dans I'autre, considérons un corps sotl-
mis à I'act ion cles forces parallèles F4, Fz, Fs, Fo (fi8' 47)'
appliquées lespectiveotettt en A, B, C, D. Cornposons sé-
parément I es forces de même sens : soit R,,, la résultante de
Fa, Irr; Re , celle de F2, F*. Totrtse passe comme si le corps
n'était sou nris qu'à l'âcriàn de detrx forces Rl, Rz, parai-
e, Ièles et de sens contraires, appliquées
')Ï" respectiYement aux points E, Il'
| ,, Si ..* forces ne sont Pas égales,
F,À
"l | [* elles acLnettent une résultante R que
A tË -=T-" ,l l. nous saïons détcrminer ($ 24)'
r-ï1--
I ul Si ellcs sont égales, deux cas peu-
ll
rt I
I
n.ttt se présenter : ou bien'les points
n, H sont cliflërents : le système donné
Frl Irs t" réduit à un couple ; ou bien les points
E. Il sont confottdus t les deux forces
Rr, Rr, étant égales et directement
&
47.
oppo.é.t, se font équilibre; il en est d.e
même, par suite, des forces données'
En résumé, un système de forces situées dans un même
plan peut être réduit, soit à une résultante unique, soit
à un couple.
Si la résultante unique est nulle, le système proposé
est en équilibre.
: 28. Folygone des forces et pol,v$oro f6-
urieulaire.-- Nous avons appris à déterrniner le po-
Iygone des forces, ou polygons de Varig-non, relatif à un
,yËtc-" de forces .o*ouù"tes ($ t6)' Comme I'a-
.nous
nân. uo, ce polygone peut servir à déterminet l'intenstté
dc la r'ésultante du sYstème.
Pour obtenir la pisitïon de cette résultante' nous adinet-
trons la constructiôn, suivante, dont on trouvera la démons-
tration dans les otlvrâges de Statique graphique'
Soit à chercher la résultante de trois forces F1, Fz, F3, situées
dans un même plag.
FONCES APPLIQUEES A UN CONPS SOTIDE 39

Construisons d'abord le polygone de Varignon relatif à ce


système. Pour cela, à partir d'un point a quelcouque (fig.48),
traçons un segment a-L égal ct parallèle à F,, un segment I-2
égal et parallèle à F2, un segment 2-3 égal ct parallôle à F".
Le segment a-3, qui joint I'origine a de la ligne aiusi forrnic à
sou extrémitd 3, nous donne, comme nous I'avons déjri vu, I'in-
tensité,la clirectioz et le serls de la résultante des trois forcc.s
Fr, ['-9, I"r.
Prenons maintenant un point O quelconque dans le plan des
forces et joignons Oa, Ol, 02, 03.
Par le point z, pris arbitrairement sur la direction de F1,
9

,/,

t
7,
Fig. 48.

znz paraiièle à Oa, puis np parallèle à 01; np rencon-


.men-ons
'tre F'2 en pi traç-ons pq parallète â OZ ; pq rencontrd F, en
menons 4s parallèle à 03. Les deux droites mn, qs prolongéès
ei
se rencontrent en un point r. On démontre que ce point se
trouve précisément sur la direction de la résultante R. si donc
par r on mène une parallèle au segmeut a.B, cette droite est
la ligne d'action cherchée de la résultante R. Nous pourrons
choisir comme point d'application de cette force, uo point
quelconque de sa ligne d'action. IYous connaissons ainsi ra ré-
sultautc li en grandeur et en position

Définitions. Le point O est appelé pôle. La ligne


brisée milpqs est- dite polygone funiculaire relatif au sys-
tème considéré. Les droites O.a, O.t, O.2, O.B sont les
rayons polaires.
{0 IIÊCANIAUE

La position du point O. et celle du polygone funiculaire


sont absolument arbitraires. On en proûte pour les choisir
de façon que l.es divcrs points d'intersection soient nette-
ment déterminés par des droites qui ne -se coupent pas
suivant des angles trop aigus.
Remarque. La construction précédente permet aussi
-
de résoudie lc problème suivant : Déterm!ner la force P
qu'il suffit d'aiouter à un système de forces données,
pour que ce système soit en équilibre.
La fôrce P cherchée doit être égaie et directement oppo-
R. Le côté 3.4 du polygone de Varignon
sée à la résultante
nous donne cette force en grandeur, direetion et sens. De
plus, la ligne d'action de cette force doit passer par le
point r, déterminé à I'aide du polygone funicula.ire ntnpqs.
Nous avons représenté en éléments longs, sur Ia figure 48,
la force cherchée P.

29. Applieation à un système de forees


-parallèles. -_ Les constructions précédentes ne sont
pas modifiées lorsqu'il s'agit d'un système de force_s paral
iOl..; cependant il faut observer que, dans ce cas' le poly-
gone de Varignon se réduit i un segment de droite paral-
lèle à Ia direction commune des forces.
Nous allons appliquer ces constructions à un exemple.
Problème. fJne poutre LB d,'une longueur de 6 m' supporte,
-
aun points ind,irlués par Ia figure 49, les charges suivante-s,
erprîmées en quintaun ntétriques .' Fr = 10, Fr:6, Fr - 12,
Fo'- 8. Déteniiner Ia charge-totale d,e Ia poutre et Ie point
d,'application de cette charge.
tï- Charge totale. Sur une parallèle à la direction commune
-
des forces, po"totrt, à parlir du point a, à la suite les uns des
autres, les segments a.l- F,, 1.2- F2, 2.3: Fs, 3'4 - Fa.
La longueur a.4 représente I'intensité de la résultante R. A
36 quintaux. C'est Ia charge
. l'échellé indiquée par la figure, R -
totale que supporte la Poutre.
2" Point dràpptication. Soit O un pôle quelconque; joi-
-
gnons Oa, OL,Ô2, O3, O4; nétantun pointarbitrairement choisi
fo" lu direction de F1, menons nrn parallèle à Oa, np parallèle
à 01. Cette dernière droite coupe F, en P; traçons pq paral-
lèle à 02 et, de la même manière, gs parallèle à 03, st parallèle
FORCES APPUQAÉES A AN
CORPS SOLME
4t
à 04' L.a ligne brisée m'npqst est le porygone
au système donné.
funicurairereratif
Le premier côtémn.d.e cette ligne et Ie dernier sl, prolongés,
se coupent en uD point r. On démontre
que ce point appar-
tient à la direcrion âe ra résultoot" À. II en ie
suli" [""îr, par r,
on mène une narallère à la direction commune
des forces, cette
en en I, point a'"ppli"uiion cherchi du-tu
totale R.
^U^1ot,,u:oopu "fr""g"

-Unités graphiques \ --)o


-''-r/

Fig. 19.

Remarque.
-^ L'emploi
n'offre pas de difficultes-,
de cette méthode graphique
mais il faut avoir trien s"oin, Iors-
qu'91a aiouté les forces dans un cerrain ord"e p;;;
obte-
tenir la droite a4, de suivre rigoureusement le
même ordre
pour construire le polygone funiculaire correspondant.

APPLICATIONS.
l) Dans une volée ù, trois chevauæ (attelages agricolesl,
d,erniers agissent ez M, N, ces
P (fiS. 5A\_..8n supposant que
chacun d,'euæ fournisse u,n
efort moïen de i0 kg., d,é-
term,iner I'efort total d,e la
traction et le point C oit I'on rlg. CA
d,oitfiaer le àrochet d,'attelage à la voiture.
Réponses : R=ttOks; nnC-!UO.
TIECANNAE
&2

2\ tlne solive de 3 m' d'e loni:guetr supporte : 7o un.e portion


égalentent
d;;";i; ài-plon"t,* évatué ù 615 1g. (ce poiils,-étant
de sa tonsueur);
;;r;,;;i"';;- io*rotii"t, est apptiqtry a1t' mitieu
;;'; ,;;;;ô i" lo po'utre t" àt a s-,60 des ite la poutte B (a el B
la soliie ù' ses eætrémités), meu'ble-s pesant re.s'
sunnort'ent
";:;i;,'r";';;t"îoo-ri B0}s Déterniner tâ charse totate sur ta solive
'rï;;";;;,;;; iàppti""îton c de cette charse' (on néslisera
te

noids-de la solive')
' Réponr.s: R=825ks; AC_-1-,{6'

Ialoco-
S\ Un train d,e petite ceintw'e à' Paris est contposéde
ntotive, d,'ur, lourgin de tete, d"u'n s'a7on de 7r"-classe' d'e 5
,:r";;o;:" de 2i clcrîre et d"rtn fotu"gort de qttctte' La locotttotiçe
ct son tertder plrr,ri, i" "hn'i',.6{ tonnes'185' À vide' le poids
des diversr, ,pitui':i, est le"suivant 1" classe ù 40 places'
"
L3-tonnes 5; {ourgon' L0 tcttt-
î+-ronnrr;2" ilasre à 72 places'
le-t,lain ion'plet et I'on évalue à' 60 ltg' Ie poitls
irrr.- O,ro ,rrl)pose
D'c'ut''e. part' Ia longueur totale de Ia
t,to)'en d,'ttrt rcyaget,'
ntachirte est cle 12 rn., celle d"u'n s'a|on cle I m'' et celle cl'un
et'acte'
i"rV:r" de I nt. Si le train est enga-gé sttt' un pont ayant
lui' oi d'âu'o"de de déternincr : Lo la
ment la même longueu' qtte
C oit' Iu direc'
,iorg, totale ,rr[portéi par le Po:t: ,2o Ie poirtt
ii,on"at cette chàige renèontre le tablicr !'1t' pont'
' -Réponses
: lo 1"ggt,685; 2o AC - 33""44'

30. l)éeonrposîÉion tL'une foree en deux


-auires paratiOles et cle nrôÊrre sense appli-
ouées eï detlx points donnés' -poi't. Soit 'à décorn-
t" deux
ô';.-i- ï;.; n'
- Ëo kg' appliquée au Ç.
qu'elle et res-
&utres {'orces, parallèles a n' âe même sens
pcctivemcnt aipliquées aux points A, B'
Nous admcttronls la construction suivante'
inverse de
cornposition des folces
cclle clue nous avons donnéc pourla
parrllèles '
lon-
Sul unc droitc parallèle à R (tlg' 51)' portons une pôle
suc*r n2 ctui ..pr:éu.nte cctte ioitt; choisissons-un
direction
b-;;j"tg".i"t o", o2. Par un.point r, pris sur laà-Oa' O2'
cle lt, mcnons rn, rP respecttvemcnt parallèlcs.
Ces droit., *.rr"orrirent èt n, p les parallèles à R menées
à cette droite
p-t fàt poi"** A, B.Joignons np; laparaltèle
DÉCOMPOSITION D'S rONC''S 43

qui passe par le pôle O coupe aZ au point l. On démon-


tre que les_ co'rposarLtes cherchées ror.t par
a.1 pour Il,, par 1.2 pour F2. Il ne reste "ep"ése'tées
plus.qu'à trans<
a
It-'
{
t\
t\
--.
!\ \
FI
l1:
p 'l

2
| _----/ --7>O
I

1i-'
l/
i/
'l
F"I
,''
Zv

lm 106

Fig. 51.

porter ces forces en A, B pour les avoir en grandeur et en


position.
On trouve Fr :25kc, Fz: t5r,g. Il est facile de vérifier
que R est la résultante cles dcux forces F F2, en appli-
{,
quant à ces dernières les procédés indiqués (5$ 2t er iô).

: 31. [Xleonrposifion d'une force en plu-


sieurs €Lntr.es plrallèIes et de même sens.
: On peut décomposer une force en Â
trois autres parallèles, de rnême sens
et appliquées en des points non en i'la ,

ligné ttroite.
Soit P la force donnée ({ig. b2), G, p_______=l__
i,
-D]-l- --l C
A, B, C les points d'"ppliËatio"' aÉ I
cette force et dcs trois composantes J"
jttil
F3

cherchées. La droite GA coïpe BC '2


en D; déconrposons P en deux*for, P
Fig' i.t'
F,, /, respecrivement appliquée, i;
A, D; décornp*or9l.-_,1" même / en deux forces F2, F'
appliquées en B, C: Fr, Fr, F, sont les composantes cher-
ché cs.
Si les
-points
A, B, C, G sont en ligne droite ou si Ie
nombre des com}osantes à dc3terrninu" est supérieur à trois,
TTÉCANIQAB

le problème devient insoluble avec les méthodes dont nous


disposons actuellement. Il faut alors recourir à llexpérience.
S'il s'agit.d'ùn corps supporté en plus de deux points
(arbre soutenu par plusieurs paliers, locomotive reposant
sur ses essieux...), on dispose, par eremple, des ressorts
entre ce corps et ses appuis. Les déformations subies par
ces ressorts peuvent servir à déterminer la charge corres-
pondante. Il est alors possible de répartir les appuis, de
laçon que la pression sur chacun d'eux ne dépasse pas les
limites de leur résistance.
Exemples. Certains appareils de précision comme
- '
les balances de laboratoire, sont supportés par des pieds à
æois branches dont les extrémités sont les sommets d'un
triangle équilatéral. Le prolongement de l'axe du pied
passe par le centre de ce triangle; il en résulte que cha-
ôune des vis calantes supporte le tiers du poids total de
I'appareil. Dans un tricycle, la selle est disposée de façorr
què1es deux roues d'anière supportent la même charge;
là roue d'avant subit une pression moindre, pour faciliter
la direction. Dans certaines machines locomotives de la
Compagnie P.-L.-M.,la répartition du poids de la machine
sur les essieux est la suivante :
1u" et 2" essieu : 10 070t'g ; 3" et 4" essieu : 16 B20kc I 5" es-
sieu : 14950rs.

AP PLICATION.
ïIt. canon d,e 70 tannes est transporté sur d,es wagonnets d,e

Ia façon suiçante : le canon Tepose sur d'euæ cales placées èt


égati distance d,e son centre d,e gravité. Chacune d.e ces cales
eit portée par d,eur wagonnets à quatre essieun chacun. Quellç
est la, charge par essieu?
Réponse: 625ts.

32. Déeomposition d'une foreè en deux


-autres parallèles et de sens eontraires. -
Soit à décomposer la force R:6 kS. (fiS. 53) appliquée
en C, en deux forces parallèles et de sens contrairesr appli-
quées en A et B.
a0aENTs ngs F?ncts 4D

Sur une parallèle à la direcrion l d,o

des forcesr portons a2- R, O flsrrt J!


un pôle quelconque; joignons Oc.l, +---T

o-2; choisissons arbitrairement un


point r sur la direction de R; me-
nons rn, rp rèspectivement parallèles
à Oa, O2 qui coupent en Æ, p les di-
rections de F,, F2; traçons np;la
parallèle à cette droite menée par O
eoupe le prolongement d,e a2 en un
point 1. On démontre que les com-
posantes cherchées sont, en gran-
deur et en direction , al- F, i
1.2:F2. Il suffit de reporter ces
forces aux points A, B pour les
avoir en position.

on trouve ainsi, avec les échelles Fig' 63'


indiquées par la ûgure, que al représente une force F, de
lOks, qge 1.2 représente une force F, de 4rs.

CHAPITRE IV
MOMENTS DES FOBCES

: 33. DéIinitions. Bras de levler d'une foree.


: fJns force F (fiS. 54), appliquée au point A, fait rourner
la manivelle OA autour du point txe
O. De même, tout corps gui possède
un point ou un axe fixe tend.à tourner
autour de cet élément,
'lorsqu'il
est
,'/ sounris à I'action d'une force telle que
F
['ig. 54.
F. Il faut cependant, comme on peut
le vérifier, ![uê la direction de la force
F ne passe pas par le point, ne rencontre pas I'axe €u ne
lui soit pas parallèle.
Braq de levier. On appelle bras de lepier de la force
-
{8 MÉAANIAUE

F la longueur de la perpendiculaire OH abaissée du point


fixe O sur Ia direction AF de la force.
Si F était dirigée suivant AF/, perpendiculaire à OA,
son bras de levier serait la longueur même de la mani-
velle.

=- 34. Effet d'une foree aglssant sur un corps


pouvant tourner autour d'un point ou d'un
axe fixe. : Soit une larre AB (fig. 55), articulée en O
et suspendue en D.
Faisons agir une force,
un poids par exemple,
en I'appliquant à I'un
des crochets a, b, c,
d, e. Bquilibrons cette
force par un autre poicls
suspendu'au crochet C.
Fig. 55. Ce dernier nous indi-
quera I'eff'et produit par
la première force à [, 2, 3...
dm. du point O.
1o Pour équilibrer un poids p de lks accroché en a, dis-
tant de tdm du point O, il faut suspendre lkg en C. Si I'on
transporteF en ô, à une distance double de O, il faut Zkg en
C. Il faudrait, en ce dernier point, des poids de B, 4kË...,
si l'on transportait le poids p:Iks à une distance triple,
quadruple, etc., du point O.
, On en conclut que I'effet produit par p est proporiionnel
aux longueurs Oa, Ob, Oc, c'est-à-dire uu bra, cle lcvier
de cette force.
Faisons rnaintenant varier I'intensité du poids p. Nous
constatcrons que si, pour équilibrcr lkg accroché en &, il
faut 2Le.en C, pour équilibrer une force de 2, 8,4,.. kg.
appliquée au même point â, il fauclra disposer en C un
poids double, triple, quadruple...
_.-
L'effet produit par une force est donc proportionnel à
I'intensité de celle-ci.
En résumé, l'effet produit par une force agissant sur un
eorps mobile autour d'un point ou cl'un'axe fixe est pro-
portionnel r to à son intensité ;2o à son bras de levie,r. il *rt
IOIilENTS DES FORCES lL1

donc, en vertu d'un principe connu d'arithmétique, pro-


portionnel au produit de ces deux quantités.
- Ce
produit, qui a une importance particulière, puisqu'il
mesure I'effet produit par une force, est appelé moment
de la force considérée par râpport au point O. Par suite :
Le moment d'une force par rapport à un point est
égal au produit de I'intensité de cette force par son bras
de levier relatif à ce point.

Exemples. 1" Une force de 4 kg., appliquée à 2n d'un axe


O (fig. 56), a-pour moment 4><2-8. Le , ,I
moment d'une force de 2 kg. appliquée à , Èl
.{n de cet axe est aussi 2X4- 8. l]nfin ô S! I
une force de 4 kg. appliquée à 3n du même ;i--::'-j
axe aurait un moment égal à 4 >< 3- 12. 'Ûr'îi 4î
)o Si, pour soulever un fardeau de -),'
i
50 kg. nn *oyet tl'un treuil, il faut exer- \p.*,
cer un effort de 8 kg. à I'extrémité d'une Y
manivelle de 0-,40 de longueur, il faudrait Fig' 56'
produire une actioLr de 4 kg. sur une manivelle 6" 9m,80 et de
t6 kg. sur une manivelle de 0*,20. L'e{I'et à produire étant le
même, nous avons bien dans les trois cas le même moment,
puisque :
Ix 0,40
- 4x 0,80 = 16 x 0,2 - 3,2.

Moment nul. Un moment est évidemment nul si la


-
force correspondante est nulle, ou encore si le bras de levier
de cette force est nul, c'est-à-dire si la direction de la force
rencontre Ie cdntre ou I'axe de rotation.

: 35. Sens tle I'ael,ion tl'un t[orll€ttt. Nota-


tions. Considérons un corps A
(fig. 57) -mobile eu,tour d'un point fixe
O et soumis à I'action de quatre for-
ces i.Fr:5 kg,, F2:6 kg., Fg:
tb kg., F.:10 kg. Il est facile de
voir que ces forces ne tendent pas tou-
tes à faire tourner A dans le rnême
SCN S.
Fig. 57.
Si nous considérons comme posi-
tifs, en les tffectant du signe f , lcs moments des forces
18 IIÊCANTAUE

qui tendent, par exemple, d faire tourner A dans le sens


des aiguilles d'une montre, comme ndgatifs et affectés du
signe les moments des forces qui tendent à faire tour-
ner A -en sens inverse, nous pouruons distinguer ainsi les
effets produits par les forces considérées.
Notation. On représente le moment d'une force F par
rapport à un- point O, appelé cenne des momenrs, par le
symbole MoF, qui s'énonce i moment de Ia force F'por
rapport au point O.
Exemple. Dans Ia figure 5?, supposons qu'on ait :
^
oH, - oHr-0*,40, oHr-O,-oH.-ô-,30; les
-0,",20,
moments des forces F', Fr, Fs, F'0, sont donnés par:
MoF, : + F, X OFI, : * 5 X0,20: t.
MnF, : FzX OI{2 :
- 6X0,40 : -2,4.
M6Fr: - FTXOIfB-15X0:0.
MoF.: + Fn X OHn: + t0 X 0,80 =- + B.
: 36. ÉtuOe de I'effet produit par un sfs-
tème de forces concourantes situées dans
le même plan sur
un eorps pouv&nf
tourner a,utour
d'un point de ee
plan. - 10 Cas de
deux lorces concou-
rantes. Disposons,
sur le -crochet d de
l'appareil représenté
Fig. 58.
par la tgure 58, deux
cordes qui, après avoir
passé sur des poulies rn, n très petites, très mobiles et
situées dans le plan cle lafigure, supportent des poids p, Ç.
Ces forces tendent à faire tourner AB dans le même sens
autour du point O; par suiten leurs effets ou leurs moments
s'ajoutent Equilibrons-les par un poids P suspendu en C.
L'effet produit par le poids P est alors égal à la somme des
effets produits par les forces p, li on peut donc écrire:
(1) MoP+Mop*Mo?.
U0IIETTTS DES FIRCES

Déterminons, par la règle du parallélogramme, la résul-


tante de p, q. Soit de sa direction, r son intensité. Après
aroir enlevé les poids p, g, fai5ons agir sur AB une fôrce
r dans la direction d,e par I'intermédiaire de la poulie /. Ott
constate que cette force r est équilibrée par le mêrne poids
P, suspe4du en C; par suite :
(2) MoP
- Mor.
Les égalités (1) et (2) nous donnent :

Mor: Mop * Mo?.


Il en résulte que, dans les conditions de I'expérience :
Le moment de Ia résultante de deur forces concou-
rantes par rapport à un point de leur plan est égal à
Ia somme des moments des composantes par rapport
au même point.
Si I'on donnait à I'appareil la disposition de la figure bg,
orrvériterait d'une façon analogue que I'effet produit sur
AB par la résultante des deux forces concourantes pr' q,
tendant à faire tour-
ner ce corps en sens
inverse, est égal à la
différence des effets
procluits par les com-
posantes.
Si I'on tient compte
du signe, en remar-
quant que le moment Fig. 5e.
du poids g est négatif,
en vertu de la convention que nous avons faite, on peut
remplacer la différence précédente par une sornme algé-
brique, et écrire :
IVI6r
- Mop * Mof .

En résumé, Ie moment de la résultante de deux for-


ces concourantes par rapport à un point de leur plan
ést égal à la somme algébrique des moments des conr-
posantes par rapport au même point.
Généralisation. Les résultats que nous venons d'ob-
-
50 MÊCANIQaE

tenir s'étendent au cas de plusieurs forces concourantes


agissant dans un même plan, On peut donc énoncer le théo-
rème général suivant :
Théorème de Varignon. Lorsque plusieurs forces
-
concourantes sont situées dans le même plan, Ie mo-
ment de leur résultante par rapport à un point de ce
plan est égal à la somme algébrique des moments des
composantes par rapport au même point.
Cas particulier. II peut amiver que la somme algé-
-
brique des moments des composantes par rapport à un
point déterminé A de leur plan, soit nulle; il en est alors
de même du moment de lcur résultante. On en déduit : ou
Iiien que la résultante est nùlle, ou bien que le point A est
situé sur la direction de celle-ci. l)ans les deux cas, il ne
pcut y avoir de rotation âurour de A : le corps reste en
dquilibre. Donc :
Un corps qui possède un point fixe est en équilibre,
sous I'action d'un système de forces concourantes agis-
sant dans un plan qui contient ce point, lorsque la
somme algébrique des momeuts des forces par rapport
à ce point est nulle.
Si la résultante du système n'est pas nulle, son action se
borne à exercer une pression sur le point {ixe, qui se trouve
sur sa direction, comme nous venons de le voir.

-
37. Équilibre du levier. - p'sns manière géné-
rale, on de(signe sous
le nom de leqier un
ti' corps rnobile autour
,"ta.p,l
I ù cl'un point fi..ie.
Y Consiclôrons, par
Iexemple, iatige A0B
Illlll (fig.60)' Pottvant
0=20'( tourner aulour cl'un
. point fixe O. Nous
T :60K verrons plus loin
Fig. 60. quels sont les usages
du Ievier; pour le'
moment, nous nous bornerons à clierche r la condition
NOTIENTS DES TONCËS 5t

d'équilibre de la tige AOB soumise à I'action des deux


forces concourantes P - 60 kg., Q:20 hg.
I)'après ce qui précède, orf obtient cette condition en
écrivant que la somme algébrique des moments des forces
P, Q par rapport au point O est nulle.
Or:
MoQ:*QXOâ; M6P

par suite,
QXOa-PXOa:0,
oût
QxOa-PXOa,
ce que nous pouvons écrire :

Un levier soumis à I'action d'un système de deux


forces concourantes est donc en équilibre Iorsque
ces forces sont inversement propûrtion-
nelles à leurs bras de levier.
La pression sur le poiirt fixe O est égale
à Ia résultante des forces P, Q.
Remarque. La figure 61 montre qu'il
-
n'est pas nécessairer pour avoir un levier,
que la tige AB soit rectiligne. On utilise
souvent, en pratique, des leviers coudés
ayant la forme ci-conre (fig. 6t). La condi-
tion d'équilibre que nous venons de trouver
leur est applicable.

APPLICATION.
Iîtant donné Ie lerier cou.dé ACB (lig. 6ll mobile autour du
point C, déterntiner :
lo L'effort nécessaire pou,r équïlibrer un poids Q - 30 À9. sus-
pendu. en B;
2o La pression sur Ie point C.
Réponses : 1Okg; 31ke,600.
MÉCANIQAE

: 38. lrorees parallèles a,gissant da,ns Ie


ruômc pla,n. - Reprenons I'appareil qui nous a servi
pour définir les mo-
ments. Appliquons
aux crochets a, b, c, d,
(fig. 62) des poids p,
rt s. Ces forces ten-
{1,
dant à faire tourner la
barre AB dans Ie même
Fig. 61. sens, leurs effets s'a-
joutent. Equilibrons-
les en suspendant un poids P au crochet C.
Soit R la résultante de p, Qt t"t s7 G son point d'applica-
tion que nous sûvons déterminer. Fixons en ce point un
poids égal à R et constatons qu'il est de même équilibré
par P. Nous pouvons dire, comme précédemment, que,
dans les conditions cle l'cxpérience :
Le moment de Ia résultante d'un système de forces
parallèles situées dans un même plan, par rapport à un
point de ce plan, est égal à la somme dps moments der
composantes par rap-
port au même point.
En 'disposant l'*p-
pareil comme I'indique
ia figure 63, c'est-à-
dire en' considérant
deux forces' parallèlés
p, q qui tendent à faire
tourner le levier en sens contraires, on constate que le
mornent de lcur résultante est égal à la différence des
momcnts des composantes. Or, le moment du poids ? est
nd.gatif, en vertu de la convention faite .sur Ie signe des
moments; on peut donc remplacer la dilférence précédente
par une somme algébrique, et écrire :
MoR: Mop * Mo{.
On étendrait facilementces résultats au cas d'un nombre
quelconque de forces parallèles situées dans un même plan
et tendant à faire tourner le corps auquel elles sont appli-
AOMENTS D8S FOftCES 53
44æ

quées autour d'un point de leur plan, soit dans un sens,


soit dans I'autre.
- Nous pouvons donc énoncer le théorème général suivant :
Théorème de Varignon. Lorsque plusieurs forces
- le
parallèles sont situées dans même plan, la somme
algébrique de leurs mo- '600
ments par rapport à un i500r|
point de ce plan est égale 3s0
--i __j
au moment, de leur ré- - izoo:
$ultante par rapport au
I ^l-- -sh:
même point.
Applications. Lo I)é-
termination de -la résul-
tante d'uu système de for-
ces parallèles dont les
points d'application sont
en ligne droite.
Exémple numérique . poutre (ûg. 6a) rePose en h, B
- Une
.sur d,eur appuis. Elle supporte les charges suivantes : en a,
Fr-300 kg.-; en b, Fs- 200 kg.; ei c, Fr= 160 kg'; en d,
F&-400 hg. Déterminer leur résultante. lSur la figure, lcs
cotes sont enprimées en centimètres.)
L'intensité R de cette force est donnée par :

R
- 300 + 200 + r50 + 400
- I 050 ks.
Soit r son point d'applicatiou. Pour avoir la distance Br, éeri-
vons que, par rapport à B, le momeut de la résultante estdgal
à la somme des moments des comPosantes. 'fous ces momeuts
étant de même signe, on a :
R X Br- Fr XBa * Fu X Bô * Fr >< Bc* FrX Bd;
ou:
t 050 X Br-300à< 6 + 200 ><3,50 + 150 >< 2 + 400 x 0,50
2700:
par suite,
-
B"- T4:; - 2^,60 par excès.

Remarqae. Si I'on avait pris les moqenls par rapport à


-
un point quelconque M de la droite AB, on aurait obtenu d'une
façon analogue la distance Mr.
64 IIÉCANIQAE

Cas particulier. Il peut arriver, comme pour lcs


forces concourantes, -que la somme algébricJue cles inonicnts
^
des- composantes par rapport à un point déterminé A soit
nulle; il cn est de même du moment de la résultante. On
en.conclut, ou bien que Ia r.ésultante est nulle, ou bien clue
A sc trouve sur la direction de celle-ci.
si Ia résultante n'est pas nulle et si A est fixe, le corps
considéré ne peut tourner autour de ce point : il est en
équilibre. R exerce alors une pres_
lo.1À 0.3 | sion sur le point A.
ô. ^t Equilibredulevier.-Appli-
tî--,uf
ur.
Q:20n
li9it
-P
deus fo^rc., pu""llcles *
A, B d'un le'ier dg,,,.l:,,T,11-;$il,'3,H;
forces se feronr équililxe lorsque Ia somme
î(*iÏfl:ËJ:
.re
"igairique
leurs moments par rapport au point O sera nulïe.
Ecrivons :
t{rQ*n,IoP:0.
Observons que, le moment de p étant
\.//
négatif, la relatldi-
précédente revient à :

QxOe-Px0A_-0,
ce qui peut s'écrire :

PxoA-eXoB,
POB
a oA'
par suite, comme précédemment, un levier soumis à l,ac_
tion de deux forces parallèles est en équilibre iorsque
ces forces sont inversement'proportionnelles a leùrs
bras de levier.
La p-res.sion sur le p_oint d'appui O est égale à la résul_
tante Il, c'est-à-dire à P+e.

- 39. f,lepr.ésentation
d''ne
graphique du rnornent
foree par rappol.t Ji un p'int. : Soit à
qeprésenter Ie mdment de la force F par-"upporr au point
o. Le point o et la direction de la foice F déierminenr un
55
MOtrIENTS DES TONCES

plan P (fig. 66). Menons par le point O la perpendicularre


sens
àz' au plan P et tlistiuguons sur cette clroite ies deux
opposés Oz, O/ .,
bupllosons qu ull observateur placé le long de Oz'
les

piccls en O, regarde la force


F. Si cette force tend à
faire tourner le corPs dc la
gauche vers la droite de
l'observateur' ol1 Porte sur
O;, à une échelle que nous
Ht--- 'f ,

allons déterminer, une lon-


gueur mesurée Parle même
nombre que le moment de Fig. 68'
la foi'ce F', c'est-à-clire Par
le produit F X OH. Dans le cas contraire, on Porte la mêrne
longueur sur O:'.

Echelle des moments. -- Prenons le mètre pour unité


cle

f po'ur unité de force : le moment unité


oog;""t, l" kitog.normc
cstîrlors celui d'une fo"cË de I kg'"yuï'pour bras cle levier
I m. Si I'échelle des longueurs est d" n?, soit de I dm' par
force
mètre par exemple, et si I'on convient de représenter'-une
sera re-
cle t kg. pu" ooà longueur de 1 cm',le moment unité
prdscnté par t0 cm.
Ainsi, pour une force F=5 kg., agissant."l" :o b'ras de
levicr U"^1-,20, on a N{oF:5x 7,20=6 unités de inornr:nt'
Avec Ies unités choisies irécétlemment, ce mome't sera repré-
scnté par une longuuu" ïu 6 fois dix ccntirnètres, c'est'à-di'o
dc 60 cm.

40. construetion du rnornent résultant


-pl*sieirrs
de
: Considérons plusieurs forces
'i.;; i" plu., pf,Ore@g.
er appliquons-leur la constrtrction précé-
clente. Le moment de'chacune d'elles par rapport au poin^t
O est représenté par un segment porié à partir du point O *1
sur l,axe za, dans i,r *.n= où du.,r ['autre, suivant son signe
ti1l'si ces
ing. ol;. ll résulte du théorème de Varignon
Èoi.., admettent une résultante, le moment de celle-ci est
qu'on
représenté, en grandeur et en signe, par le segment
,rÊcaNraag
obtient en faisant la somme algébrique des segments re_
présentant les momcnts des composantes.

Fig. 67.

APPLICATIONS.
^
l) Calculen Ie moment pa,r r&,p_port au point O d,u système
d,e
forces représenté sur la figure 6f.
Réponse z ir2.

2) Représenter graphiquement ces rnornents, en supposant


que l'échelle des fbices- soit de I cm. par ki., ceile fr,'es ron-
gueurs de I cm. pann. Déterminer leur-tnomernt résultant.

CHAPITRE V
COUPLES

- 41. Définttions- : Nous avons vu (s 26) qu'on ap-


pelle couple un systèrne de deux forces eg"i"r,'porallèles,
f de_sens oppos-és,-appliquées en deux poin"ts diiÏËrents.
Le bras de levier d'un couple est lï distance des deux

tt
droites parallèles suivant lesquelles agissent les deux forees
qui constituent le couple.
l-

ô
t0wLEs

Moment d'un couple.


- Etudions I'effet produit par le
couple FrF2 sur un corps pouvant tourner autour du
point O, situé dans le plan du couple .Fz
(fig. 68).
Si le point O est extérieur à I'inter- B
valle compris entre les directions des
forces F', Fz, ces dernières tendent
à faire tourner le corps en sens
Fig. t8.
inverse; par suite , leurs effets se
retranchent, de sorte que le moment du systèmê Fr, F, est
égal à :
FTXOH,,-FeXOHz;
puisque Fr: F,, olr peut écrire :

Fr):F,(OH{
Mo(F,,
-gHz)-F{ XHrHz:F. XAB'
Si Ie point O était situé en O,, entre les directions d.es
forces, celles-ci tendraient à faire tourner le corps dans le
même sens; leurs efl'ets s'ajouteraient, de sorte que :

Mo, (F,, Fr) : F, X O,H, * FaX OrHr


- Fr(OrHt * O,Hu)
F{ X H,Hr: F, y AB.
-
Dans les deux cas, le moment du système F., Fg a la
même expression; sa valeur est donc indépendante de la
position duçoint O.
On donne au moment du système formé par les forces
parallèles, égales et de sens contraires F1, Fz, le nom de
moment du couple Fa, Fz. Par suite :
te moment d'un couple, par rapport à un point quel-
conque de son plan, reste toujours le même; il est égal,
en valeur absolue, au produit de I'une des forces du
couple par le bras de levier de ce dernier. 0n lui attri-
bue le signe * ou le signe
-, suivant qu'il tend à laire
tourner le corps dans le sens des aiguilles d'une montre
ou en sens contraire.

=- l+2, Axe d"un couple. - Choisissons un point


quelconque O dans le plan d'un couple (fig. 69), menons
Ç par le point O la perpendiculaire zzt Lr plan P et distin-
t

r
;É*e, *h^
58 aÉcmQan
guons sur cette drolteles cleux sens Oa, Oa,. Supposons
qu'un observateur placé le long de Oa, les piecls en O, re-
garde le couple. Si ce der-
nier tend à tourncr de la
gauche vers la droite de
I'observateur, on porte sur
Oa, à une échelle gue nous
avons appris à déterminer,
une longueur OC, repré.
sentant le moment du cou-
ple, c'est-à-dire le produit
I|XAB. I)ans le cas ron-
traire, on porte la même lon5çueur srtr Oa'. Le seginent
OC, ainsi construit, se nomme I'aae du couple,
: 43. Iixpérienees sur I'éqrrilibre et l'équi-
valenee de deux couples situés dans trn
môme plan. - Prenons une règle plate, articulée en

Fig. r0.

son centre O à une chape fixée à une poutre T (fig. 70). En


A, suspendons un poids P de 3 kg. à I'aide d'une corde-
lctte et fixons au point B, clistant de 0-,500 de la droite
AP, une cordelette de poids négligeable, clui s'enroule sur
une poulie E et soutient un poids P' de 3 kg.
COUPLES 59

L'action du poicls Pt s'exerce tont le long de la corcle-


lette et notamment en B, de sor.te que la regle plate est
soumise à I'action d'un couple P, P', de moment
PXIJ:3><0,500:1,5,
qui Ia fait tourner autour de O, suivant la flèche /.
En C et en D, fixons deux cordeleltes, dirigées parallè-
lcrnent et en sens contraires, sur des poulies G, G/ qui
suppCIrtent deux petits plateaux L,L', de poids négligea[le
ainsi que les cordelettes. i\{esurons la distance I\IN qui sé-
pare DG' de CG : soit 0'",750 la longueur trouvée. plaçons
cles poids égaux F et F/ dans les plateaux L,L,; ils agis-
Jsent sur la règle par I'intermédiaire cles cordelettes. Ces
actions constituent un couple F, F/, tenclant à faire tour-
ner la règle autour du point O, dans le sens fl opposé à f.
Sous I'influence des deux couples P, P, et F, F'/; la règle
tourne; elle ne reste en équilibre que si I'on clonne aur
forces F, F' uné intetrsité égâle à 2 kg-. On pcut alors écrire :
n[(F, F,) : FXN'tN 2 X 0,?b0: t,b_ p;ç IJ
- P). -
- -h'I(P,
Nous pouvons donc dire :
_ Deux couples situés dans un même plan se font équi-
Iibre lorsque leurs moments sont égaux et de signes
contraires.
I)'aurre part, on clit que deux oouples sont équivalents
lorsqu'ils font équilibre à un mênie troisième.
ll cn résulte que deux couples équivalents ont des mo.
ments égaux et, de même signe.

Construetion de couples équivalents


- 44. un pla,n, couple positif P, p, rel que
{ans - Soit_onunsait
P:4 kg.; AB - 0',300. que :

M(p, P,): *4 X 0,800 + 1,20.


-
Un couple équivalent au couple P, P, doit avoir rû mo-
rlentfryl 1-F 1,20. Considérons une force F-6 kg.; le
couplc F, F" sera équivalent au couple P, P, si on lui
donue un bras de levier CD:0,200, ear on aura :
N{(F, F,) : * 6 X 0,200 : f 1,20:M(p, p,).
,IECANIQAE

Il faut de plus que le signe du couple F, F, soit le même


que celui du couple P, P'.
Nous aurions pu nous donner la longueur du bras de
levier CD et calculer I'in-
tensité à donner aux forces
F, F'pour obtenir un couple
équivalent à P, P/. En pre-
Ffg. ?t. nant CD:0',200, nous au-
rions trouvé de même:
F-F'-6k9.
Nous voyons ainsi que, dans le plan d'un couple donné,
on peut trouver une infinité de couples qui lui sont
éguivalents,

APPLICATION.
Pour actionnet un cabestan (fr.g. 72ll, sir hommes, forrnés en
d,eur groupes, e fr e?cent chacun un effort
de 16 kg. aur estrérnités d,'une barre
LB d.e longueur 2 m. On veut prod,uire
la même action sur Ie cabestan en uti-
lisant 4 hommes, placés par groupes
d,e deua, et en remplaçant sa barue par
Fig. tl.
une aatre de longueur d,iférente. Cal-
culer la longueur d,e la nr;aclle bane.
Réponse : 3 m.

45. Transport d'un couple dans son plan;


-vérifieation expérimentale. - Reprenons I'appa-
reil représenté par la ligure 70 et supposons qu'on ait réa-
lisé le couple P, P' au moyen de cordelettes, de poulies et
de poids égaux à 3 kg., dans la nouvelle position P,, P,'
pourlaquelle le bras de levier I, J,, est encore égal à 0',500
(fig. 73). Nous constaterons que le couple ainsi obtenu fait
équilibre au couple F, F'.
L'action du couple P, P', transporté en P,, P,', n'a donc
pas changé. Par suite, nous pouvons dire : 0n peut trans-
porter un couple dans son plan en uu endroit quelcon-
Épwuaan DEs Foncrs sITaÊES D.ANs uN MÊilg PLAN 61

que, sans cbanger son action sur le corps auquel il e:t


appliqué'.

t-
I

CHAPITRE VI
ÉQUII.ISNE D'UN SYSTËME DE FORCES
struÉ,es oANS uN MÊME PLAN

46. Conditions d'équilillre. - Nous avons vlr


-(S 27) que les forccs appliquées à un corps et situées dans
rin même plan potrvaient être réduites à une résultante
unique ou à un couple.
Si le système de io""es étudié se ramène à un couplc, le
corps ne peut pas être en équilihre' car il tend. à tourner
,urrc l'o.tion de ce corrple. Or le couple auquel se réduit
Ie système, a même moment que ce système par rapport-à
un point quelconque d.e son plan. L'effet produit par- le
sern nul lorsque son moment sera nul, c'est-à-dire
"oupl* la somme nlgeftiqoe des moments de toutes les
lorsque
forcËs du systèmu pi" rapport'à un point quelconque de
leur plan sera nulle
t. VoirIa transformation, Ia translation et la composition dos couples aur
ll 50, 5t.
'62
'IÊCANIQAE
Si le système de forces considéré se ramène à une résul-
tante unique, le eorps est évidemment en équilibre lorsque
cette résultante est nulle.

-de 47. Caleul de la résultante d'un sJrstème


forees situées dflns un plan.
Considérons deux axes rectangulaires Oæ, Oy ({ig. 74) dans
le plan des forces données F,, Fz, Fr... Décomposons la force
F, par exemple, parallèlernent à Or et à Oy; nous obtenons
ainsi deux corirposantes X,,.Y, qui, transportées suivant leur
direction, peuvent. être appliquées aux points rzr sur Ojr, b, sur
Oæ. Faisons dc même pour l'-s, F*... Nous obtenons ainsi deux
groupes de forces parallèles, les unes à Or, les autres à Of.
Yf ----
l./
F-'rt,
t/i
t/
'lâ- * ]çt
i

ir'

Fig. 7a. Fig. ?5.

Chacun de ces groupes peut être remplacé, commu oo,,, i'"-


vons vu (S 27), soit pâr une seule force, soit par un couplg,
Distinguons plusieurs cas :
1o Cbacun des groupes admet une résultante. Soit X, Y,
-
les résultautes des deux groupes de fbrces; on sait que X et
Y sont respectivement égales à la somme alg.ébrique.Ses forces
parallèles telles que X,, X2,... d'une part; Y1, Yr,... d'autre
part. I\ous écrivons X-IX' Y:IY, (ce qui s'énonce : X
égale somme des forces tellcs gue X,, Y égale somjme des forces
telles que Y,).
'I'rausportons X et Y suivant leurs directions respectives, en
lcur point de rencontre A (fig. 75); elles admettent une résul-
tante R, qui est aussi la résultaute de.toutes les forees données.
La force R étant la résrtltante des deux forces reetangulaireg
X' et Y', on pêut écrire :
R:/x'zÇya : /mtfitEl4
Éeunrcnn DEs Foncgs snuÉns Dalvs t/rv MÊME pLAN 63

20 L'un des groupes atlmet une résultante, I'autre se ré-


duitàun couple. X, X'le couple, Y la résultante (fig. 76),
Les forces X, Y,-Soit
trausportées en leur point de rencontle A,
,admettent, une résultante R'. R' et X'se rencontrent en B; trans-
portons-les eII ce poipt ct r'emplaçons
R,' par ses compôsantes X,", Yrt' res-
pectivemerrt égàles à X" et à Y". Les
deux forces X,", rX', qui sont alors éga-
les et direritement opposées, se font
équilibre. Il ne'reste plus que la force
Yr" qui esfi4fans ce cas, Ia résultante
du système. Qn peut écrire alors :

R:Yr" -Y: EYr.


Actuellement, la somme algébrique
des.forces parallèle s à Or est nulle.
Fig. 16.
3o Chacun des groupes so réduit à
un couple. - Soit X, K'i Y, Y', les deux eouples ({ig. 77).
Cornme précédemment, les forces X, Y d'une part, X', Y' d'au-
tre part, donnent lieu à deux résrrltantes R, R'. Ces deux forces
sont évidemment égales, parallèlcs, de seus contraires, nrais
appliquées en des points difté-
rents; elles forment ulr couple
qui est le couple résultant du
systèrne.
Aiusi, lorsqu'un systèrue de
forces sil,uées dans' un même
plrrn se réduit à une résultaute
unique R, I'intensité de cette
t résultante est donnée par la for-
mule :

R-/xs+yl
dans laquelle X et Y représen.
tent respectivement la somme
al$ébrique de toutes les composantes des forces donuées pa-
rallèles à Or ou à Ol'.
Reprenons maiutenant les conditions d'équilibre établies pré-
cédenrrncnt (S 46); observons que la résuftante R est nulle lors.
qrr'on a simultanément X: O, Y que le couple résultant
- O, etdes
est nul lorsque la somme algébrique moments dcs forces
par rappott à un point quelconque de leur plan est nulle. Nous
pourrons dire :
nÉcmrAun

IIn système de forces, situées dans un plan,-est en équili-


bre lorsque, après qu'on a choisi daus leur plan deux axes
rectangulaires Or, 01"(généralement horizontal et vertical) :
10 la somme algébrique des composantes, parallèles à Or,
des forces données est nulle;
2o Ia somme algébrique des composanted, parallèles â Op
des forces données est nulle; I
3o lasomme algébrique des moments de toutes les forces
par rapport à un point quelconque de leur plan est n'ulle. . .; I
Nous obtenons ainsi trois équations entre les forces consi--
dérées. Elles peuvent servir, dans certains cas, à calcul-er les
forces inconnues qui font équilibre aux forces données. Le
nombre de ces inconnues ne peut évidemment dépasser trois.
S'il y en a plus de trois, le problème est indéterminé. On falt
alori .appef à I'expérience pôur imposer aux forces des condi-
tions supplémentaires, de façon à avoir autant d'équations que
d'inconnues.- Ces dersières conditions sont généralement don-
nées par l'étude de la résistance des matériaux.
f,xemples. Une tige cylind'rique AB esf appuyée contre u'n
ntur vertical -1"
et repose en A, E.er un temain horizontal (ffg. 78).
En supposant que cette tige ne puisse
glisser au point .h, on d,emanile d,e cal-
culer les réactions prod,uites en L et B
pa? son poid,s. (On négligera Ie frotte-
ment.\
La tige appuie au point A sur la cale
C; celle-ci réagit. Soit H, V les com-
I posantes, horizoutale et vertieale, de
cette réaction. Bn B, Ia tige excrce une
Fig. 78.
pression normale sur le mur; dési-
gnons par N Ia réaction de celui'ci. Les quatre forces P, H, V,
it doi"unt être en équilibre ; trois d'entre elles sont inçonnues.
Proposorrs-nous de les déterminer à I'aide des conditions pré'
cddentes. Ecrivons :
1o Somrne algébrique des composantes hoq,izontales :
H-N:O. (l)
\
2o Somme algébrique des composantes verticales ;

P
- v-0. (2)

3o Somme algébrique des moments par raPport au point A :

r x{r-x h-0. (3)


ÊAamnnn DEs FlRcEs srruËEs Dlys Dlv aùna ptm 65
Ces éauations nous donnent :
pd
:p; H_N_ iU.
.2o_U.2e po_utrelle repose pa,r ses eætrémités sur deun appuis
*, B.
J!5.-lS);-elle àst sïumise à t'action: Lo de son'poids
P
- 150 lrg.; )o d,'une charge F
-60û kg. appliquée enD. CaITuIer
la pression qzr /es points L et B,
sacltant qu.e LB- 4 m,, AD
- t rn.
Désignons par Y, Y, les réactions
.t"h.

en A, B. Ces lbrces étaut égales et


eontraires aux pressions en A et B,
il suf{it de calculer les- unes pour Fig. 29.
avoir les autres. Ecrivons que la
p-orlt-rell-eest_en équilibre sous I'action des quatre forees p, F,
Y, Y1 , dont deux : Y, Yr, sont iuconnues.
to. P+F-T-Yr-0:
2o Prenons la somme algébrique des momentg par rapport
au point B. :

P><GB+FXDB-yxAB-0'
ou: 150X2f600;qB:-y>(4=0;
par suite : y-gqlsoo-3!09-r25 ks.
3o Faisons de même pour le point A :
PXcA+F><DA-y,24BA-0;
par suite : 150><2 + G00><t
-yr><4-0,
Yr=gry+g:9f-9 - zzr.
. La première relation peut noue servir de vériûcation. on a
bien, en elfet,
+ 600_ 525 _ 225 _0.
150
Remarques. lo Dans le cas $articulier où nous nous som-
mes placés, la- somme algébrique des composantes hirrizon-
tales des forces est évidemment nulle;
20 On aurait pu prendre les moments par rapport à un point
quelconque de la droite aB, mais l'équation ôbtuooe aurait
cortenu les deux réactions Y,, Yr. Il est préférable, aûn de
n'avoir qu'une inconnue, de choisir, co-*è nous l'avons fait,
I'uu deg points ûxes, A, B, comme eentre des moments.

Mécanique, E. p. S.
6ô MÉCANTAAE

AP PL ICATIONS.

\ An suspend, ou ,rorh* h, par l'interméd,iaire d,'une corlê


LB, une boule C (ffS. 80). Cond.itions d,'équilibre ile cette bou.Ie.
Calcu,ler la tension sur la cord,e et la pression sur Ie mur.
p
Réponses : S:T. t:1,118 F.

Fig. 80. Flg.8t.


2l Le support BC est encastré dans un nuLr (fiS. St). Calcu'-
ler les pressions en L et B d'ues à u,ne charg'e P :100 fty. stts.
pendue
- en C,.
Répons.es: Y:400t's. Y'-300ks.

3) (Jn arbre est soutenu Par d'es pa-


liers en A et B (fÏ9. 82). 9on poids P
100 kg. est appliqué en Ç. Il porte en
-D un çolant de 200 dg., en E une Poulie
d,e 60 kg, Déterminer les pressions sup'
portées
- par les Paliers.
Fig. 82. Réponses : eÊ Àt 94te,444i pn B,
255ks,556.

tl
Une potence (ffg' 8s) a -s-9n-pivot P qui
n&sse dans un anne&u lt, scellé d'ans un rnur
'et qui repose d'ans une crapaudine C. A I'er'\
trérnité i'e Ia potence est aicroché un poid's d'e
1000 l'g. En sipposant que Ie bras B d'e--Ia po'
tence ioit.dani te proloigement d,u' scellement
d,e I'anneau', d,éterminer la pression sur la Fig. 83.
crapau.dine C et la traction sur I'anneatt' A.
Itépoo*". : pression sur la crapaudine, trllSls; traction sur
l'&nneau,500us.
FORCES NAN SITAÉES D.{NS AN TTÊME PLAN 6?

CHAPITRD VII
FoRcEs NoN struÉes oans uN mÊme pLAN

.- 48. Illoment d'une foree per rapport à un


etxe. - Disposons sur une table horizontale H un axe
vertical AB portant une barre horizontale l\{N (fig. 84). Au
point D de cette barre, accrochons une cordelette DG, en
lui donnant une direction quelconque dans ld plan perpen-
diculaire à MN au point D. Cette cordelette, après avoir

Fig. tl.

passé sur la poulie G, supporte un poids P de 4 kg. Sous


I'action de ce poids,la barre MN et I'axe AB tournent dans
Ie sens de la llèche f.
Portons, à lpartir de D, sur la cordelette, une longueur
DP{ ,'représentant, à une certaine échelle,la force P
- 4 kg.
Projetôns les points D, Pr en Dt, P/ sur le plan H; mesu-
rons la longueur D/P/ et supposons qu'à l'échelle choisie,
elle représente une force Q de 2ks,500. Nous dirons que la
fbrce Q est la projection de la force P sur le plan H.
Prenons sur la barre MN un point E, tel que CE
-CD,
et accrochons en ce point une cordelette que nous dirige-
rons parallèlement à H et perpendiculairement à CE, en la
Iaisant passer sur une poulie J. Mettons dans le plateau I,
suspendu à I'extrémité de' cette . cordelette r trrr poids
Qr:2rs,500. Nous constater;ons, en faisant agir simulta-
aÉcaNIQaE

nément les deux forces P, Q' que I'axe AB et la barre \{N


restent en équilibre.
L'effet produit par la force Q, sur I'appareil est-donc égal
et de sens cotttrai.re à celui que produit la force P.
D'aure part, dans le plan CEJ, perpendiculaire à AB,
tout se passe comme si la force Q, faisait tourner son bras
de levier CE autour du point C. L'effet produit par la fofce
Q est donc mesuré par son moment par rapport-au pgitt
C, c'est-à-dire, ett vil..t" absolue, par le produit Qt X CE'
Observons que, d'après les constructions faites, on a :
Qr:D/P/- Q; CE
- CD-AD';
nous pourrons écrire que l'effet produitIlï.Q, est, en va-
leur Jbsolue, représenté par le produit D'P'XAD/, c'est-
à-dire par le mbment de la force D'P', projection de la
forcé P, par rapport au Point A.
Convenons d'appeler moment de la force P par rapport
à I'axe AB l'e{fet produit par la force? sur cet axe; i[ ré-
sulte de I'expérience précédente que ce moment est égal et
de signe contraire à celui de la force Qr. Ce dernier étant
égal Ët de signe contraire au moment de la force f)/P', Ie
m"oment de li force P est égal à celui de la force D'P'; nous
pourrons donc dire :
Le moment d'une force par rapport à un axe est égal
au moment de la projection de cette force sur un plan
perpendiculaire à I'axe, par rapport au point où I'axe
perce ce plan.
' On rep"ésente ce moment par le symbole qu'on
]VIenF,
énoncc : Moment par rapport à I'axe AB de la force F'
Remarque. Le moment de Ia force D'P' par rapport
-
à I'axe Ats est évidemment égal au rqoment de cette force
Dar rapport au point A. Ces deux moments sont représentés
p*" lr-p*oduit b'P'X AD'; on peut clonc dire que le mo-
inent d'une force par rapport à un point est égal au
moment de cette force par rapport à un axe' mené par
le point considéré, perpendiculairement au plan déter-
miné par le point et par la direction de la force.
FONCEE NON SITUÉES D.{NS AN TTÊùIE PLAN

: 49. Théorème ile Va,rignon.


Soit F' F2, F3..., les forces concourentes 'données, R leur
résultante, /Jr ua axe queldonque qui perce au point O un plan
P, perpendiculaire à sa direétion (fig. 85). Désignons par f, fz,
fz.,.r, les projections des forcee données et de leur résultante
sur le,plan P; r est évidernment la résultante des forces f, fz,
f,... Prenons les moments par rapport au point O; on Eait que:
Msr- Msfi * Mo/s + Mori...
Or, eu vertu de la définitiol précédentc,

/t
t'1
:y+
v fù2
IL3

_ Mer-MXi,R; Moft:MXr'y,F,...;
dono :
Ml.f,R: Mjri,F, f MXr!,F2...,
ce qui s'énonce ainsi :
Le moment par rapport à un are de la résultaute d'un
système de torcbs coûcourantes est égal à la somme algébri-
que des moments des composantes par rapport à cet axe.
Gorollaire. La somme algébrique des moments d'un sys-'
tème de forces- concourantes par rapport à uh axe est nulle
quand leur résultante rencontre cet axe ou lui es't parallèle, à
moiue que la résultante elle-même ne soit nulle. I

PP LICATION.
Calculer l'effet produit par Ia poussée d,u çent su.r une gi-'.
muette (û9. 86). On supposero que cette poussée s'eæerco au,
TO uÉcmnun

.t- | centre G ile I'appareil, suivant une d,irection


$.--J---- - inclinée â 60o sur I'horizon, &vec une intensité
dft?t I J égale à s kg. par m2 d'e surface.
" I -'l€ Réponse : 0,036 unité de moment.
I l{l
t_l__J_-t
Tjw-'
Fig 86.
;'# ;:"Hi,îËit':\:l"iiiJJi;
($ 43) qy'un couple poui'ait ême remplacé, dans son plan,
par un autre couple d,e même ntotnent, occupant une posi-
iion quelconque, i*ns qt. I'effet produit sur le. corps par
le premier couple soit modifié. Nous allons étudier mainte-
nant les couples agissant dans des plans différents.
Translatibn des couples. - Considérons le couple F,
F', de bras de levier AB agissant dans le plan H (fig. 87)'
et démontrons qlue, sans changer I'effet qu'il produit sur le

Fig. 87'

corps auquel il est appliqué, on peutle transporter en Flr


Fr', dans
-Prenonsle plan Ha, parallèle à H.
sur H1 une longueur CD, égale et parallèh à
AB; appliquons en chacun des points C, D deux forces
Fa,Fz, Frt,Fr' parallèles, de sens opposés et respective-
ment égales aux forces F, Ft du couple donné. Ces nou-
velles forces s'équilibrant deux à deux, leur introduction
ne modi{îe pas I'action du coupldF, F'.
La figure ABDC est un parallélogramme dont les diago'
nales AD, BC se coupent en leur milieu I. Les forces égalcs,
parallèles et de même sens F, Fr'admettent une résultante
FONCES NON SITUÊES DATYS T]N PLAN TT
'TÊT[E
R' égale à leur somme 2F, ayant la même direction et le
même sens qu'elles, appliquée au milieu I de la droite AD.
D'autre part, les forces égales, parallèles et de même sens
F',F, admettent une résultante R/f , égale à leur somme
2F, appliquée au point I milieu de BC, rnais directement
opposée à R'. Le système formé par les six forces F, F',
F' Fr, Fr', Fe'peut donc être remplacé par le système des
4 forces F{, F'l, R', R". tr'Iais les deux forces R', R/ égales
et directemént opposées se font équilibre, de sorte que le
nouveau système se réduit aux deux forces F{, Ft' qui cons-
tituent, par suite, un couple équivalent au premier.
Nous pouruons évidemment, de plus, transporter le cou-
ple F' F1'dans son plan d'action F'
FI' comme nous I'avons fait pour
le couple F, F'dans le plan H.
Exemple. Pour faire tourner
la vis V (fiS.- 88), nous pourrons,
en vertu de la remarque précé-
dente, agir indifféremment sur la
barre AB ou sur la barre CD.
ig' 88'
- 51. Composition des eou
ples. Pour faire tourner la vis V (û9. 88), faisons agir
-
iimultanément un enfant sur [a barre AB et un jeune
homme sur la barre CD, de façon qu'ils produisent des
couples égaux ou inégaux : F, F'; F1, Fr'. On comprend.
et I'expérience permet de le vérifier, qu'un homme agis-
sant sur I'une ou I'autre des tiges puisse produire un cou'
ple de même effet que les deux couples F, F' et Fa, F,' agis-
sant simultanérnent. Ce dernier couple est appelé cottple
résultant des deux premiers.
L'étude de la composition'des couples a pour but de
rechercher un couple unique (couple résultant) produisarlt
sur un corps le même effet que plusieurs autres couples
(couples contpos&nts), agissant simultanément sur le même
corps.
L' Cornposition d'e deur couples situés dans le méme plen'
ou dans des plans paraltèles. Soit à composer les cleux
couples ' F,
-
dans le plan G et P, P' dans le plan
l'agissant
12' MÉcaNrAaE

H (fiS. 89). On peut tout d'abord transporrer le couple P,


P' dans le plan G en P,, Pi ($ 50) et transformer ensuite le
couple P,r P', en ûn autre couple Pr, P;, ayant pour bras
de levier AB ($ 43). Les forces Pr, P', ont alors respecti-
vement les mêmes lignes d'action que les forces F, F,;
elles sont dirigées dans le sens de ces forces ou en sens
inverse, suivant que les moments des deux couples P, P/ et
F, F' ont ou non le même signe.
Si, comme nous I'avons représenté sur la figure 89, les
deux couples ont des moments de même signe, lesdeux forces
Fp Po s'ajoutent et peuvent être remplacées par leur résul-
tante R:F*Pz;
de même les deux
forces F', P; 3'a-
Joutent et peuvent
L,''\"[-- être remplacées par
R':
leurrésultante
F'+ry.Lesrésul-
tantes R, R/ for-
ment évidemment
un couple, équiva-
lent à I'ensemble

,,,;jî:ï:l;Jniï.l;Ji
tant des deux couples F, F'et P, P/.
Observons que:
R'):RXAB;
M(R,
puisque R-F*Pr, on peut écrire :
'
M(R, R,): (F + Pr)AB: F><AB * P, xAB.
Or PzXAB est le moment du couple Pr, Pl équivalent au
couple P, P'; par suite :
M(R, R'):M(F, F/)+M(P, P,).

Si les moments des deux.oupià donnés étaient d.e si-


gnes contraires, nous trouverions :

M(R, R,) : M(F, F')- M(P, P).


!
I

NÉDaCTION,ES FOncBs ?3

En résumé :
Deux couples situés dans le même plan ou dans des
plans parallèles peuvent être remplacés par un couple
résultant dont le moment est égal à la somme algébri-
que des moments des couples composants.
Remarque. Si I'on avait à composer plusieurs couples
situés dans le -même plan ou dans des plans parallèles, on
romposerait, comme nous venonS de le faire, 'deux des
couples donnés, leur couple ré-
sultant ayec un troisième, etc.,
jusqu'à ce qu'il ne reste plus
qu'un couple qui serait le couple
résultant de tous les couples
donnés.
2o Conzposition de deur couples
situés dans d,es plans quelcon-
ques. Soit à composer les
deux couples F,F' et P,P', situés
. dans les plans quelconques G, H
qui se coupent suivant la droite
cy (fig. 90).
Prenons sur ng( un segment
AB et transformons les couples
donnés, dans leurs plans, en d'au-
tres côuples ayant AB pour bras ['ig. 00.
de levier. Nous obtenons ainsi
les couples Fr,Fa' r! l'Pr,. Les forces concourantes F'
P, adme_ttent une- résultante R, appliquée au point A qui
est parallèle, égale pt de sens opposé à la résultante ht
des forces F1', P]r, appliquées en B. Le couple R,R, de
bras de levier AB, équivalent à l'ensemble deÀ d,eux cou.
ples donnés, est leur couple résultant.

- 52. Réduetion des forees appliqnées à un


corps. - Théorème. : Un système de forces quel-
conques apptiquées à un corps lleut toujours êtrà ré-
duit à une force donb-le point d'application es[ arbitrai-
rement choisi et à un couple.
Considérons les forces Fr, F1, F.... agissant sur un corps
71 IIÊCANIQUE

M (fiS. 91). Soit A Ut point quelconque de M. Appliquons


en ce point deux forces F,', F,t/ égales et contraires à Fr ;
nous ne changeons rien à l'état antérieur du corps M, puis-
que ces forces se font équilibre. Or F, et F,// forment un
couple; tout se passe alors comlqe si nous avions remplacé
F, par une force F,' qui lui est
égal.e et parallèle, appliquée en A
et par un couple F,,F,o. Faisons
t de même pour toutes les forces
données; nous obtettons ainsi au-
v tant de forces concourantes appli-
quées en A et de couples qu'il Y
de forces. D'une part' les forces
concourantes ont une résultante R,
Fig. 91.
appelée rësultante générale Qt ré'
sultante d,e nenslation d,u système donné; d.'autre part, les
couples se composent et Beuvent être remplacés par un
couple résultant unique.
Le système donné se réduit donc à une force et à un
couple.

Rènarque.. Soit R la résultante géuérale, P' la force du


-
eouple résultant qui est appliquée en A (tigl 92) ; ces deux forccs
concour.antes peuvent être rern-
placées par leur résultante S.
Le système proposé peut donc
être réduit à deux forces P, S,
dont I'u.ne S passe par un point ..-
qu'il est possible
- de choisir à S- { -'.
-.
llavancc.

- 53. Conrlitions géné-


rales de I'é quilibre {-ljqn
Iig. $1.
cr}rps solide. - Par un point O quelconque du corps
considdré l\I, menons trois axes rectangulaires Aæ, Oy,Oz
(lig. 93). On sait que toutes les forces agissant sur M peu-
vent être remplacées par une résultante R appliquée au
point O et par un couple. Le corps M est en équilibre,
si la résultante générale R et, le couple résultant sont
nuls.
nÉnucrrcN DEs FoRcEs ?5

Considérons la résultante R; décomposons'la en trois com-


Z sqivant les axes On, Oy, Oz; on a évidem-
posantes X, Y,
ment :
R2

On vérifierait aisément, comme on I'a fait pour les forcc


situées dans un même plan, que
chacune de ces comPosantes
est égale à la somme algébri'
que des composantes des for-
ces considérées suivant les axes
correspondauts.
D'autre part, si R:0, on
:- -- - - -- --y'
doit avoir simultanément : !.
X=0, Y=0,'Z=0 Fig. e3.

et réciproquement. On obtient ainsi les trois premières condi-


tions de l'équilibre.
Relativement au couple résultant, pous avons vu que' par le
considération des axes, Ies procédés employés pour la comPo-
sition et la .décomposition des for.ces étaient applicables auf,
couples. Nous pooioo" donc attribuer à I'axe du couple résul-
tani des p"op"iétér aualogues à celles de la résultante R et
admettre !"u t 10 ce coupie est nul lorsque les compcisantes
de son axe suivant les trois directions Oæ, Oy, Qz et, par suite,
les couples composants correspondants, sOnt nuls simultané-
mentl 2o que le moment de chacun de ces couples composants
est égal à la somme algébrique des moments des forces par
rapport à I'axe corresPondaut.
i{ïo" ajouterons ainsi aux conditions déjà trouvées les troig
suivantes
somme aleéblitue des moments des par rapport
, ""î " jj=fl

En appliquant les notatlons que nous avons admises précé'


de*me-oi ($ 47), nous Pourrons écrire les s-ix équations sui-
vaDtes, qo'ôn nomme les six conditions générales de l'équilibre:
x-0 xMorF
-0,
Y:0 )MoyF:0,
z-0 XMozF:0.
(Le symbole EMosF s'énonce: Somme algébrique des momente
des forces telles que F par rapport à I'axe or')
Remarque, En praticue. les cot'ss ae sont pas libres; ilc
-
76 aÊcaNraaE
eont soumis à des liaisons qui les obligent, par exemple, à
rester en contact avec un plan, à tourner autour d'un axe ou
d'un point fire. On peut cependant appliquer à ees corps les
six conditions générales précédentes, en remplacant les liaisons
par des forces convenablement ehoisies.

CHAPITRE VIII
CENTRE DE GRAVITÉ

54. Déftnitiorlsr : Prenons un bâton de craie; aban-


-donnons-le à lui-même : il tombe suivant une direction
déterminée et se brise; recommençotls avec un des mor-
ceaux obtenus : le.même fait se reproduit suivant la même
direction. En continuant ainsi, nous vérifions que toutes
les parties du bâton de iraie primitif et, plus généralement,
d'un corps quelconque, sont goumises à I'actiôn d'une force
appelée pesanteur
La direction d.e la pesanteur, ou verticale, est donnée par
le fil à plomb. Bien que toutes les verticales se rencontrent
au centre de la terre, on admet, étant donné l'éloignement
de ce point, qu'elles sonl parattètes. Tout corps pesant est
.donc soumis à I'action d'un système de forces parallèles
et de même sens. La résultante de ces forces, égâle à leur
roT*9t est le poid.s absolu du corps. Son
point d'application est le centre de graerité,

55. Détermlnation expériûren.


- du eentre de gra,vité. to
tale
Dêcoupons dans du carton ou d.ar,s -de la
tôle mince une figure quelconque, un trian-
gle par exemple. Suspendons ce triangle
à un crochet par un fil attaché en un point
P
Fig. ta. q_uelconque D du côré BC (fig. 9a). Il est
alors sor.rmis à deux forces : lo son poids;
2" I'action exercée par le fil DE. Lorsque l'équilibre est
établi, ces deux forces doivent être égales et directement
CENTNE DB CRAVNË n
opposées. Le centre de gravité du triangle- se -trouve donc
su" t. prolongement de DE, qu'il est facile de tracer au
.r"yo.r'ou à Ia craie. Si I'on fixe le fil en d'autres points'
au perimOtre ABC, on obtient une série de droites, qui se
rencontrent toutes en un point G. Ce point est évidemment
le cenre de gravité du triangle.
On peut ui.oru disposer là 1ïgure précédente sur-le bord
d'une iable ou'sur I'aiête d'un couteau (fig. 95 et 95 Crrs) et
la faire glissei, jusqu'à ce qu'elle soit sur le point de tom-
ber. Si Ùon tracl al-ors un tiait sur le triangle, en prenant
comme règle le bord de la table ou I'arête du coutéau, on
obtient une droite qui passe par le centre de gra-
vité G. "ttôore

Flg. 0S. Fig' 05 ôdr'

Ces procédés peuvent être appliqués à un grand nombre


de corps et permettent de trouver expérimentalement, avec
une exàctitude suffisante en pratique, leur centre de gravité.

: 56. Détermination du eentre de Era,vité


parr le ealcul. - II est impossible d'utiliser les-procé-
âés précédents pour des corps très lourds, déjà fixés ou
qui, n'ayant pas été encore exécutés, ne sont donnés que
pu" un dessin. Si le corps considéré a une forme géomé-
irique, on peut déterminer son centre de gravité par des
considératiôns théoriques que nous allons indiquer.
Remarque préliminaire. La position du point d'ap-
plicatiori tleli résultante de- deux force-s parallèles, de
inôure sens, est donnée ($ 21) par la formule :
cA F2
cB': Fl'
Si I'on fait varier les forces F'
F, (fig. 96) proportion-
nellement à elles-mêmes, si on les double, si on les triple...
; uÉcANrïug

F2 CA
simultanément, les rapports
q et, par sutte, a6 conscr-
vent la même valeur.
Puisque, pour trouver la résultante de plusieurs forces
parallèles, nous les avons eomposées
deux à deux, nous pouvons dire :
La position du centre d'un système
de Iorces parallèles ne change pas
si I'on remplace ces forces par d'au-
Fig. et. tres qui leur sont proportionnelles.
appricabre au cenrre u.Iiiir,uTïJ,"î'Ï, ïJ,,jîf;i ;îl
le centre d'un système particulier de forees parallèles.
- D'autre
le
part, il résulte des expériences p.écé,l*rrtes que
centre de gra.vité occupe, dans un corps, une positi.on
invariable, quelle que soit la façon doni on dispose ce
0orps.
torps_homogène.
.lorsque On dit qu'un corps est honto7.ène
-
deux-quelconques de ses parties ortt le même pôias
à volume égal.
. Une.tige cylindrique, bien calibrée, est homogène si,
après I'avoir coupée en parties d'égale longueur, on obtient
des segments de même poids.
Nous ne nous occuperons, dans ce qui va suivre, que de
corps homogènes.
Un corps dont la longueur est très grande, ou l'épais-
seur très petite par rapport aux autres dimensions, un fil
métallique,une plaque de tôle par exemple, peut être assi-
milé. à une longueur ou à une surface géométrique. C'est
alnsr que nous serons amenés à rechercher Ie centre de
gravité de lipJnes ou de surfaces.
*un principe. Lorsqu'un corps possède un
Premier
centre, axe ou un plan de symétrie, son centre
de gravité se trouve au centre, sur I'axe ou dans le
plan de symétrie.
Nous allsns vérifier cette proposition pour un axe; on
raisonnerait de même dans les deux autres cas.
Considérons (fig. 97) deux perits volùmes égaux ffi, ffi,,
symétriques par rapport à I'axe ctr; puisque le corps est
CENÎNE DE ChAVITÊ
nte de
ces .dËux forces est appliquée au milieu de la
drolte mm', c'est-à-dirâ *r' sur l'axe es''
"npris à gauche, par
Or, à chaque petit volume
exemple, d,Z *i', correspond un volume identT-
qn" a droite; on peut donc co-nsidérer le corps
à*tou formé de groupes de deux volumes tels
que m, mt. La résultante tlu poids de chaque
est dyyrrYuwv
g"oupu ItsL v[ un point
appliguée en de -rr'; il.en
'_.
B[UuPt' _"" r".'-- -- ,,' Fig. 97.
é.t, p"" suite,-de même {u poinl.d'application -
de la résultante totale, c'esi-à-dire du centre de gravité,
conséquences. Le cenre de gravité d'un segment de
-
droite esf .tt son milieu. Pour un parallélogramme, un rec-
tangle, un losange' un carré-, une circonférence' un cercle'
.rn."*liipse, un Jobu, une sphère, le centre de gravité coin'
cicle avJc.le centre de sYmétrie.
Deuxième principe. - Quand on Peut partager un
corps en une suite de tranches parillèles et-connaÎtre
ie ôentre de gravité de chacune d'elles, si_ tous les
points obtenuJsont en ligne _drojte, le centre de gravité
du corps est situé sur cette droite.
Nous trouverons plus loin des applications de c-e prin-
cipe, dont Ia véri{ication ne présente pas q9 difficultés'
Remarque._Lepoidsd'uneligne,d'une'surfaceou
d.'un corp-s homogène est proportionnel à sa longueur, à
son étenÂue ou à sonvolume; on peutd.onc, dans Iarecher-
che du centre de gravité, remplacer les poids des lignes'
surfaces ou corps considérés
par leurs longueurs, leurs
étendues ou leurs volumes.

c EXEMPLES.
L. périmètre {'un trian-
gle. Les centlelde-g1av]t:
-
âes trois côtés AB, BC, CA
(fig.98) sont en leurs milieux
Fig. 98.
D;8, F. Le problème revicnt
donc à composer trois forces Ptr Pzt pu parallèles, de même
IËCANTQAE

6ens, appliquées en D, E, F et respectivement éEales aur


longueurs des côtés AB, BC, CA. La résultante"de p'p,
est appliquée au point H, tel que :
EH P, AB
ffi:t;:qr'
Les triangles semblables ABC, DEF, donnent la pro-
portion :
AB EF
p"r roiru,
m:m;
,
EH_EF
HD - DF'
Dans le triangle DEF, le poinr H partage donc Ie côté ED
en deux segmentsedditifs, proportionnels aux côtés adja-
cents. La droite FH est alors, 'en vertu d'un théorème
eonnu, la bissectrice de I'angle F. Le centre de gravité
cherché, étant le point d'application de Ia résurtant" dut
deux force-s pi et'r1*pz, respectivement appliquées en F,
H, est évidemment situé sur la droite FH. ô; démontrerait
de même qu'il appartient aux bissectrices des angles D,
E; donc:
Le bentre de gravité du périmètre d'un triangle coin-
.
cide avec le point de concours des bissectrices du trian-
gle qu'on obtient en ioignant les mi-
lieux des trois côtés du premier.
2" Surface d'u.n triangle. Dé-
-
composons la surface ABC .(fig. gg) en
tranches très minces par des droites
parallèles à BC. Une quelconque de
ces tranches peut être assimilée à un
segment de droite. Son centre de gra-
vité cotncide avec son milieu. Or, tous
les milieux dcs parallèles à BC sont
situés sur la médiane AM; nous savons
'qu'il en est de même pour le centre de Fig. 99.
gravité G cherché. on dérnontrerait d'une façon analogue
que G se treuve sur les autres médianes. par suite :
CENTNE DE ENAVITÉ 8t

Le centre de gravité de la surface d'un triangle


au point de'concours de sés trois mé-
dianes.
3o Volume d'un Prisme. DécomPo-
-
sons Ie prisme donne (fig. 100) en trancheÉ
très minces, par des plans parallèles aux
bases. Nous obtenons ainsi des polygones
égaux, de'même poids. Leurs centres de
gravité sont situés sur la droite SS" t1i
joint les centres de gravité des bases. Si
I'on soppose que le poids de chacun de
ces polygones est Concentré en.son centre
de gravité, I'ensemble de ces points cons- ûii-B
Fis' r00'
titue une ligne gg'homogène, ayan; ;ïm.
centre de giaviié que le prisme. Or, le poids de la droitegg'
est appliqué en son milieu G. Ce point est donc le centre
de gravité du prisme :
Le centre de gravité du volume d'un prisme,est au
milieu de la droite qui ioint les Gentres de-gravité des
bases.
40 Volume d'un cyliuilre. - On peut considérer un
cylind.re comme un prisme d'un très -grand- nombre de
faces; la règle précédente lui est donc
applicable.
5o Volume d'une pyramide triangu-
laire.-
D écomposons Ia pyramide SAB C
(fig. 101) en tranches très minces, par des
plins parallèles à. sa base ABC. Nous
obtenons ainsi des triangles semblables,
dont les centres de gravité sont situés
sur la droite qui joint le sommet S au
B
Fig. r0l.
centre de gravité g de la base ABC. Cette
droite contient donc Ie point G cherché.
Retournons la pyramide, de façon à lui donner pour base
le triangle SBC et pour somrnet A : nous obtenons une
nouvellÀ droite Ag', qui'contient aussi le point G.
Le centre de gravité d'une pyramide triangulaire est
donc le point de rencontre des droites qui ioignent les
sommets aur çentres de gravité des tqces opposées' I
-82
uËctn4an
On démontre en géométrie que la distance de ce point
à une face est égale au quart de Ïa hauteur relative à cette
face.
60 Volume d'une pyramide quelconque. Les résul-
-
tats que nous venons d'obtenir s'étendent facilement à une
p;'ramide quelconque; par suite, d'une manière générale :
Le centre de gravité d'une pyramide quelconque est
situé sur la droite qui ioint lo sommet au centre de
gravité de la base, au quart de sa longueur à partir de
la base.
70 Volume d'un cône. La règle précédente est encore
applicable au cône, qui-peut être considéré comme une
pyramide d'un très grand nombre de faces.

--57. Déterrntnation graphique du eentre de


gravité. - On peut appliquer à la recherche du centre
de gravité d'un corps les procédés graphiques que nous
avons utilisés dans la composition des forces parallèles.
Exemple: ceutre de gravité d'une équerre. Décom-
-
posons le profil dônné en figu-
BA res dont on connaisse le centre
de gravité. Nous obtenons ainsi
les deux rectangles ABCH,
DEFH (fig..t02). Appliquons
à leurs centres gr, gz, des
forces F1, Fz respe'ctivement
proportionnelles à leurs sur,
faces. Le problème revient à
ir't'--'.1'"q composer ces forces parallè-
les et de même sens.
Soit a.1.2 Ie polygone des
forces, que nous obtenons en
Fig. portant, à Ia suite I'une de
101.
I'autre,les longueurs a.l : F,,
L.2: Er. O étant un pôle quelconque, joignons Qo, Ol, O2.
Par le point z, pris arbitrairement surla direction deFa,
srenons nnt et np respectivement parallèles à Oa, Ot, puis
pg parallèle à O2. Les droites nzn, pq se rencontrent en un
point r, qui appartient à la direction d,e la résultante d.es
CENTNE DE GRAYITÉ

forces Fr, Fr. Si donc on mène par r une parallèle r/r aux
forces, le centre de gravité cherché doit se trouver sur
cette droite.
Faisons maintenant tourner les forces Fa,Fz d'un angle
quelconque (90o par'exemple) autour de leurs points d'a1-
plication. Cette rotation n'influe pas sur la position du cet.
tre de gravité. Le polygone des forces a'1,t2tet le polygorr
funiculair e nz' n' p' q', construits comme précédemment, nou
donnent une nouvelle droite yy' quj contient G.
Le centre de gravité de l'équerre est à I'intersection des
droites æût, aU',

Tableau donnant les eentros do gravlté


do quelques ffguros géométriques'

DilIRXINÂTION
TTTtJftX IE I,I IIOÛÂT
OI SON CINTftE D[ ORIYITÉ

Arc
de cercle, oG: R.99Ig9*9

Dcrni-
circonférence.
oG :5.
G se tlouve sur la droite
joignant les milieux des cô-
tés parallèles, à une distance
Surface
du trapèze,
o di la grande base donnés
par la formule :

n : hB+26
û: rtï t'-617.

Sccteur
circulaite.
oG:lR *#.
8i aÊcwnvp

D TTIR\IIIiITIOI{
fÀTÛR[ DE I.À TIOIIRI DI S0li Cll{T&Ë D[ 0nÂTI1[

I D"*î-""r"lr, oc:l *.

Secteur 2R3-r3cordeAB
de to'uronne (Jr':$
^^ pi-rl 19
circulaire. "t-

,n
(corde AR)3
Segment ^^
at:@
de cercle.

G est situé sur la droite


Eurface Iatérale qui joint le sommet au cen-
du cône tre de gravité de la base, au
d,e riuolution. tiers de cette droite à partir
de la base.

Surface latérale
d,u
tronc d,e cdne
oG-fffi
d,e réeolution,

Zone
ou calolte oG:Lz.
sphèriquc.

G sc Lr Lr., ' L sir t '., (! , urte


qui joint les ccirtlcs de gta-
vité des bascs à gne dirtance
Tronc "r de la grande base donnéo
dc pyramidc. pag la formule :

- _â4 B +2{ÉF+sb.
_:=- B+y'Bô+ô
CENTRE DE ENAVNE 85

,.:'b'?[Rfi{liÀTt{}ll
ïÀr[m Dr [À [ItunB iit3'SIN Clt\Tfi l}[ riMYIl[

Tronc dc cdne
d.e ,o:Zf, f,'r{tRr{3rt
^^ RîTE,.+F.
rêvolution.

Demî-tphère. oc:$n.

-port58.rillloment des forces parallèles pa,r rep-


un Plan.

Irig' 10:]'
tr
Soient une foree E, et un plan P parellèle à ea direction
(ûs. 103).
On appelle mornent ile la force F, par rapport au plan P Ie :

produ.it de I'intensile de la force F, par la distance La:f, de


son point d,'application au plan P.
Aa est le bras de levier de la force F, par rapport au plan
P. Si I'on considère plusieurs forcee parallèles à.F, et par suite
à P, on regarde comme positives celles qui sont dirigées dans
un certain sens, comme négatives celles qui sont diligées en
sens inverse; on affecte de même du signe * ou du signe
Ies bras de levier tels que Aa, euivant que le point d'applica-
-
tion A de la force correspondante est situé d'un côté ou de
I'rutre du plan P. Il en résulte.que le produit F, XAa ou F,/, est
\

86 MËcANrAaE

positif ou négatif, suivant que seg deux facteurs sont ou non


de même signe.
Le théorème de Yarignon s'applique encore aux moments
que nous venons de définir.
En effet, soient les deux forces parallèles F,, FB, dont la ré-
sultante appliquée au point C. Dé"ignoo" pn" f, fz, r,le;
blas de Ilevier
"..t de ces forces; metrons BD, CB,
parallèles à la
droile acb. Les t'iangles semblables BDC, acE n-ous do.nent :

(1)
CB CD
G:m"
CB F,
Or, noua Êflyons ($ 21) que
eT.: F;; d'autre Part,
CD-Cc-Dc-Cc-Bbr r-fzt
AE-Aa- Ea- !ra-Cc-f, r.
Substituons
-
ces valeurs dans la relation (l); it vient :
F,
- "-fs
Fz-f,-r'
Égalons les produits des extrêmes et des moyenr :
F,/, F,r: F2r F2fi,
- -
ou F,/i * Fzfz:r(F, {- Fs),
et, puisque F, f F2 R,
=
F, + F2fi-Rr.
Par suite : La somnte d,es montents des forces parallèles F r,
F2, par rapport au. plan P, est,égale au moment-d,e leur résui-
tante.
Remarques. 10 On ferait une démonstration analogue, si
- dirigées
les {orces étaient en sens inverse, ou si leurs points
cl'application étaieut -p.
de part et d'autre du plan Eo
"i-toé"
tenant compte des signes, on arriverait à I'énoncé suivant :
Le mornent d,e Ia résultante d,e d,eur forces parallèles par
,o,pryll! à un plan qui le_ur est parallèIe est é[aI à Ia .somme
algébrtque d.es moments des composantes par rapport à ce plan,
Ces résultats s'étendent facilement à uï oo*-bie quelconque
de forces parallèles, de sorte que, dlune façon générafe :
Le moment do la résultante d'un syst,ème de foroes paral-
lèles par rapport à un plan qui leur est parâllèls est égal à
la somme algébrique des moments des composantes par rap-
Bort à ce plen.
2o Il n'est pas nécessaire, pour que le théorème précédent
87
CEN?RE DE GNAVITÊ

soit applicable, de prendre un plan P parallèle aux forces' car


le" mà-eots ne chàngent pas lorsque les forces tournent au-
to,rr de leurs points i'application, poo""o que ces points et
le
plan restent fixes.
^ application tle la théorie des moments"tles lorces paraf-
Iète'spar rapport à un plan à la détermination du centre de
gt"oiiO. Èôo" trouvei le centre de gravité d'un corps quef
-
Ëooqou, on le décompose en ffgures gÀomét'riques.dont
on sait
déte;miner le centre de gravité. On applique en chacun de ces
points un-e force égale au poids de la {igure considér'ée ou' ce
gne lorce égale à sa
iui ne "hoog" rien- au résultat cherché,
loogu*or, à."son éterrdue ou à son volume, suivant qu'il s'agit
d'oie ligne, d'une surface ou d'un solide' On écrit ensuite que
lu *omrfe algébrique des moments de toutes ces forces paral-
lèles, po" à ,ro plani P convenablement choisi ' est
"uppo"t
égale ù -o-*t de leur algébrique ou de leur résul-
"-o--.
tante par fâpport à ce plan. on obtient ainsi une relation de
la forme :
Rr=F,f,*Frfst...;
d'où. I'on déduit :
F,/' +Frfr* "'
,:----T-
La valeur trouvée pour r donne la illstance du centre cher-
ché au plan P. D"o. ie cas le plus général, il est nécessairc de
répéter la même opération poirr tràit plott"- formant un trièdre
trùectangle; mais, en pratique, il suffit le plus souvent' comme
nous allons l" toi", d"appliquer le théorème des moments à
deux plans ou même à un seul .
Exemples. lo Surlace d"un trapèze'
--ioce", Si nous divisong
- - parallèles à CD'
le trapèze CDEF en tianches très

nous reeonnalssons que son centre- de gravité doit se trouver


sur la droite IJ qui joint les m.ilieur des côtés Parallèles CD,
EF (fig. 104).
aÊctxnan
Menons la diagonale cE : nous décomposons re trapèze
- triangles
deux
en
dont les centres de_gravite sont en g,gi. Ue"i_
gnons par B, b, h, les bases et la hauteur du trapËiË'et
pre-
nous les moments p1 rapport à un plan perpendiculaire, sui-
vautcD, au pran de ra tgure. soit r tu a'i.tunce du centre de
gravité G à ce plan; on a l'égalité :
(t) Surf. CDEFXæ--surf. CED;4g,â, { surf. CEF24g2fr2.
Or, surface CDEE
'- à, Surface CED
- "â - ry,
surfaceBpç-ô x2 â,
de plue : ,h.2h
6rnt: i; Szkz- E.
On obtient, en substituant dans l'équatiou (l) :

(2) g#-hx*-rylh-*+ryx+.
f, .o--un
Supprimons le facteu" aux deux membres; il vient:
(Bf t)xr-b3$2ÔXÀ,
d'où :
h B+2b
.r:g.XTF.
Cette formule conduit à la construction suivante : prolon_
geons DC d'une lougueur CI\I-r', FE de EN:B; la droite
IIIN coupe IJ au point G cherché.
En effet, les deux tria.gles GIM, GJN étant semblables,
leurs bases sont proportionnelles à leurs hauteurs; par suite,

hL2
*
H:go"*'
N-cd"";4:6Ç'
on en déduir, (r*i) p -rt:(u*i)"
ou (r*Z)u-.(u* **u+i):lrry,
et. en{in
^ i {Ê:â.hB-Lzh
E+Ë, r:ésultat identique à celui que nou€
rYons trouvé précédemnelt.
CENîRE DE ENAVNÊ 89

2o Centre de gravité d,'un profiI en dou,ble té. L'axe de sy.


métrie t'y doii contenir Ë -
rgow
point G cherché (fiS. 105). n
Décomposons la {ïgure en tr.ois
rectangles ABCb, EFHI, n
Ël
-_{|- I
JKLl\t dont les centres
gravité sont en g1, gz, gs.
de -l I

Appliquons le théorème I
-l
des moments au poids des *l
rectangles supposés dirigés ;l
bl
perpendiculairement au plan 'l.r r
de la figure, et prenons pour
plan des moments le plan per- g'
-J
I
I
pendiculaire au plan de la
Fig. 105.
figure, suivant LK
Les calculs et les résultats sont indiqués dans le tableau srii.
vant :

3 .ôri I

FIGURES SURFACES oÉl I MOMBNT


=:E
Rectangle
Rectangle
ÀBCD... 1E0 >< 32 :5.760
El-Ht . .. 160 >< 25 - 4.000
;l
=E?l
=

lto
:
5.760 >< 206
4.000 X 110
I 86.560
.1
4'10.000
X 15:-
I
Rectangle JKLM . .. 95x30-2.850 15 I 2.850 42.750
Surface totale ..... 12.610 vl 72.610 g

On a donc :

r2$L0y-r.186.560 + 440.000 + 42.?50- 1.669.310;


d'où:
î.669. S10
I:qffi =1,32 mm. par défqur.
$o Centre de gravité d,'un profil
n'ayunt pas d,'axe de symétrie. Pour
- de Ia
déterminer le centre de gravité
ûgure 106 ci-contre, nous prenons les
moments par rapport à deux frlans per-
pendiculaires eu plan de la ligure et
dont les traces sur ce plan sont les droi-
tes rectangulairee AB, AC.
Les calculs et les résultatr sont indiqués dans le tableau
suivant :
90 aÉcaNrA'aE

Ona:
rôOIô
3.200y
- tr5.500 + 15.000 + 2'500
oâ .d 6i
et
- 133.000
7
(J illlll:
FI
HeRË 3.200r :73.500 + 6.000 + 12.500
XXX"i -: 92.000 ;
F
88t
dqOrl?
par suite :

o
ôi 133.000 .
l' mm' Par excès;
.( -';:;ào- -42
É\
eqq ,:"ffi92.000 - 29 mm. par excès.
F ro \ê 6l
tr Fi\
A
14 Itll [ ilô
u [Èr
=
E
BR'fi
VVVc,? ÀPP LICÀTIONS.

A€.ô 1) Centre ile gravité d'une section


ôl
en të simple, formée de d,eur cornières
et d,'u,ne tôle (frg. 107).
d
r: utOrô El
Réponse i J':35nm,8.'
d C'â ç. G{
êD td*
'|i
ttl
€o
ê HK- ù ttw
Ittf
fl
d
el I lle
r I l-1-T
lll si,-
f-l---r-Pi
eoolo
ooolo
d eO .O l6t t,r- L-+i
o 6i lâi
,o
il ll ll' Fig. 107' Fig. r08.
tq
F- C.l ={
p
(n XXX 2\ Centre' d,e gravité ile la section
ooo
crt êô io
d,'une cornière à ltranches inégales
({ig. 108).
Réponse : u:12**,6, jr-22**,6..
::::
!.1 ra -
=\4â.:
E/-
ÉgH-
6
(JÉÈ<
Y

..r.arê
.:JJ
S
€ -59. Théorèmes de Guldin.
Lorsqu'une ligne plane AB tourne
bo èO bo
d666J
È*Pq
6)
-autour d'un axe -aa', situé dans son
ooO É{
ooo='
ÉÊÉ n plan .et ne la.rencontrant pas, elle
engendre une surface de r.évolution.
CENTÀE DE GRAVITE ,9r

Divisons AB (fig. 109) en un tès grand nombre de par-


ties égales. Chacune de ces parties telles t-
que rrzn peut être considérée comme engen-
Bl*,l
drant la surface latérale s d'un tronc de cône.
/,
Désignons par r la distance.du milieu g de
nen à I'axe zz'. On a /l
lo lt
l.-----l
I

s mn.Znn.
-
La surface totale S engendrée par la /\*- s,-)
zV_:"__1.
courbe est alors : *\l
S- mn\2m *
"p\2nrr...
AI
l*'
-2n(mnx.r+ npX*t...). Fig. t09.
Entre parenthèses, nous avons la somme des moments
de toutes les parties de la ligne AB par rapport à un plan
perpendiculaire, suivant zz', arr plan de la figure. Si I'on
désigne par X la distance du centre de gravité de AB à
ce plan, on sait que :
ntnXæ*npX&t+... -mXX;
Par suite t
,:.G14 2rrx,
ce qui s'énonce a ,

La surface engendrée par une ligne plane, tournant


autour d'un axe situé dans son
plan et ne la rencontrant pas, est
égale au produit de la longueur de
cette ligne parla circonférence que
décrit son centre de gravité.
2o Une surface plane S, tournant
autour d'un axe situé dans son plan
et ne la rencontrant pas, engendre
un volume de révolution (fig. 110).
Décomposons la surface S en un très
grand nombre de petits rectangles,
Fig. rr0.
tels que mnpQt au moyen de parallè-
les et de perpendiculaires à I'axe zz'. En tournant autour
dc zzt-, mnpq engendre une sorte d'anneau, dont le volume
r est donné par la formule :
TÊCANIQUE

s:n(m, ,*') X ab,


-
ou : v:xlma*"") l*o-na)Xah.
Soit g le centre de gravité du rectangle mnpq, .r la dis-
tance de ce pointà I'axe; on a : ma{ na:Zcrma-pa:ntni
donc :
v
- 2nrlmn)(ab;
mais rzz Xab est la surface s du restangle mnpq; par suite:
c:2zc.r><s.
Le volume V, engendré par la surface totale S, est alors
donné par Ia formule :

V: 2n(s.rl * + ...).
"rr.,
Entre parenthèses, nous avons la somme des moments
de toutes les parties de la surface S par rapport à un plan
perpendiculaire suivant zz' at plan de la figure. Si I'on dé-
signe par X la distance du centre de gravité de S à ce plan,
on sait que :
srr.+ s.t*.1: : s Xx;
par suite: V-SX2æX.
. Ce résultat peut être énoncé de la façon suivante :
Le volume engendré par une surface plane tournant
autour d'un are situé dans son plan €t ne la rencop-
trant pas, est égal au produit de l'étendue de cette
surface par la circonférence que décrit son' centre de
gravité.
Remarques.
- I. Si, aunelieufaitd'un
ôu la surface génératrice
tour complet, la ligne
qu'un tiers, un quart de
tour, etc., la surface ou le volume engendré n'est que le
tiers, lb quart... de ce qu'il aurait été pour une rotation
complète. On obtient alors cette surface ou ce volume-en
multipliant la longueur de-la ligne ou l'étendue de la sur-
face génératrice par le chemin qu'a parcouru son centre
de gravité.
II. Les théorèmes de Guldin permettent de résoudre
deux groupes de problèmes :
10 Connaissant la longueur d'une ligne ou l'étendue
TENTRE DE GRAVITE

d'une surface et Ia position de son centre de gravité,


calculer la surface ou le volume qu'elle engendre en
tournant autour d'un axe déterminé.
2o Étant donné la longueur d'une ligne ou l'étendue
d'une surface et la valeur de la surface ou du volume
qu'elle engendre en tournaut autour d'un axe déter-
miné, situé dans son plan et ne la rencontrant pas, ca)-
culer la distance à cet axe du centre de gravité de la
ligne ou de la surface primitive;
Exemples.
- to par
un solide engendré
Su.rface et volu.me d,u tore.
- Le lore est
un cercle tournant autour d'un axe si-
tué dans son plan et ne le rencontrant pas (fig. 111). Soit R le
rayon du eercle générateur, d la distance de son centre à I'are;
on.peut écrire, en vertu des théorèmes précédents :
Surface du tore:2nR>< Znd' ,4n2Rd,;
Volume du tore : æ112 ;42æd : Zz;zRzd,.

---1.l*
.+h
I;- t,,
Fig, rlt. Fig. r12.

2o Centre ile gravité d'un arc d,e cercle. L'arc AB de rayon


R, tournant autour de son diamètre zz',- errgendre une zone
sphérique dont la surface S est dounée par la formule S-2rrRà
(fis. 112). .
Le premier théorème de Guldin donne :

G242ær--2æR/r;
R.ft l
d'où
AB
Calculons la distance OG. Ï,es deux triangles ABC, OGg,
ayant leurs côtés perpendiculaires, sont semblables; par suite:
gG_ AB ou t/tr:û.16.
AB
t:Îe ^.,
9l aÊctxrcan
Remplacons Jr par sa valeur, et remarquons que AC- h; il
vient :

oG-X#-Rxîi5#
AB IL

APPLI CATIONS.
!) Calcu.Ier Ia capac;ie au coniluit circu.laire représenté par
la fi.gure t13.
Réponse : ?1,542.

fig.1t3. Fig. I t'r. Fig. 11s.

2l Calcttler la surface e*térieure d,'un tu.yau coud,é (fig. lf A).


Réponse ' 13t1m1,8215.

3) Chlcu.Ier Ie vohtme intérieu.r d,'un entonnoir (frg. ll5\.


Réponse ' 31,044.

-_ 60. Équilitrre, sous l'aetîon de la pesanteur


seule, d'un solide sus-
pendu en un de ses
points. : Prenons une

l'ru règle plate et suspendons-la


par son æilleton A. L'équi-
libre s'établit pour deux po.
sitions seulement de la règle,
indiquées par les figures 116
Fig. 116 et t-t7. Dans I'une (fig. 116),
le centre de gravité G est si-
tqé verticalement au-desgous du point d'appui A; dans
ÉAuuttnr DEs conPs 9t
I'autre (fiS. 117), G est situé verticalement au-dessus du
point A. Par suite :
Un corps suspendu par un de ses points est en équi-
librelorsquelaverticale de son centre de gravité passe
par le point fixe.
Pour montrer la différence qui existe entre les deux
positions d'équilibre précédentes, observons que, sous
I'action de la pesanteur, le centre de gravité d'un corps
tend à s'abaisser, c'est-à-dire à se rapprocher le plus pos-
sible du centre de la terre.
Si nous écartons légèrement la règle de la position d'équi-
libre indiquée par Ia figure 116, son centre de gravité s'élève
en Gr. Abandonnons ce corps à lui-même: G tend à s'abais-
ser, et la règle revient, après quelques oscillations, à sa
positionprimitive. On dit alors que son équilibre est stable.
\ Après avoir disposé la règle comme I'indique Ia figure 117,
\ écartons-la légèrement de sa position d'équilibre; son cen&
\". de gravité G s'abaisse en G'. Abandonnons ce corps à
I\-mên{e : sous I'influence de la pesanteur, G continue à
cleètendlp, et la règle s'éloigne de plus en.plus de sa posi-
tion primitive. L'équilibre qu'elle avâit au début de I'expé-
rience est dit instable.
D'autre part, si le point de suspension A coinoiùait avec
le centre de gravli-G,-il serait,6cile de véri{ier que la
règle reste'èiî-ëquilibre, quelle que soit la position qu'op
lui donne par rapport au point fixe. Son équilibre est dit
indifférent
En résumé, un corps mobile autour d'un point fixe
est en équilibre stable lorsque, écarté légèremeut, de
sa position d'équilibre, il tend à y revenir. Ilans ce cas,
son centre de gravité est situé verticalement au-dessous
du point fixe.
Ce corps est en équilibre instable lorsque, écarté
l_égèrement de sa position d'équilibre, il s'en éloigne
ile plus en plus. Son centre de gravité est alors siiué
verticalement au-dessus du point fixe.
Si le corps reste en équilibre, quelle que soit la posi-
tion qu'il occupe, son équilibre est indifférent. Son cen-
tre de gravité.coincide avec le point fire,
uÊcmqan
L'équilibre instable est pratiquement irréalisable, car
Ia moindre vibration suffit à le détruire. C'est pourquoi les
constructeurs assurent aux diverses pièces qui composent
une mae.hine des équilibres. stables ou indifférents.
Stabilité de l'éguilibre. Si I'on suspend un poids P
-

mum, on dispose I'appareil de façon que le centre de gra-


vité cle sa partie mobile (fléau, plateaux...) soit très rap-
proché du point fixe.
Lols(lu'on veut, au contraire, augmenter la stabilité, il
faut placer les parties les plus lourdes aussi loin que pos-
sible du point de suspension.
Pour assurerla régularité du mouvement des corps tour-
nant autour d'un axe, nous verrons qu'il est généralement
nécessaire de leur donner un équilibre indifférent. C'est
pourquoi le centre de gravité des poulies, volants, engre--
nagesi etc., est situé sur I'axe de rotation.'Si la forme des
pièces ne s'y prête pas, on utilise des contrepoids. Les
aiguilles des grandes horloges sont équilibrées par de pe-
tites tiges pesântes, de faible longueur. disposées sur leur
prolongement.

Équillbre d"un eorps reposant sur un


- 61. horizontal.:
plan Plaçons sur la table d'expériences
une bille enduite d'un corps gras, d'huile par exemple; on
constate, après avoir enlevé la bille, qu'elle a laissé sur la
table une petite empreinte circulaire, indiquant que le con-
tact ne s'est pas fait suivant un point géométrique, comme
on pourrait le croire, mais bien suivant une petite surface
plane, que nous appellerons surface de contact.
D'autre part, si I'on appliquait la bille sur un corps mou,
Êeannnn aas con'ps

sur de la cire par exemple, on constaterait qu'il se produil


une-petite dépressiol. rr_trgrique, dont -la plus g.rnà* p"o-
Iondeir est perpendiculaire à la surfa.. du àorrt..t. On
peut-.al.or1 supposer que I'action de la bilre sur son appui
_est
dirigée suivant cer,te droite, et qu'il en est de même do
la réaction de I'appui sur la bille.
Nous dirons, d'une manière générale : Lorsqu,un
gorps repose sur un autre, La réaction de I'appui est
dirigée $uivant une perpendiculaire à Ia suifàce ae
contact.
. II en résLrlte que, pour des appuis horizontaux, la réac-
tion est verticale.
Lorsque [a surface de contact est très petite, on peut
-.
I'assimiler à un pointl c'est ainsi que rooJallons étudier
les conditions d'équilibre d'un eorps reposant sur un plan
horizontal par un, deux ou trois points.ïous supposerons
enfin, dans ce qur.va
.sulvre, que les corps aor,'ri^dé"é, no
sont soumis gu'à I'action de la pesanteur.
1o corps repos-ant par un poinù sur re plan
horizontal.
-santPrenons une longue aiguiire à tricoter'(fig. ug) traver-
un bouchon de liège suivant son axe, ei cherchons à
la mettre en équilibre en posant
sa pointe sur une table horizôntale.
Les forces agissantes sont : lo le
poids du bouchon et de I'aiguille;
20 la réaction , de la table. Elles
sont toutes deux verticales et ne
se font équilibre que si leurs di-
neqtions sont confondues.
. Un corps reposant par un point Fis. ue.
sur un plan horizonlal ne peut
donc être en équilibre que sf la verticale de son centro
de^gravité passe par Ie poiut d'appui.
2" Corps_reposant pai deur pôints sur un plan hori_
zontal.
- Lorsqu'un
points sur
corps, en ôquilibre, rbpoù par deux
un plan horizàntal, la ïésultante ïes iéactions
qui se produisent en ces deux points doit être égale et di-
rectement opposée au poids du corps. Or, cette résultante
est appliquée en un point de la drôite qui joint les points
Mécanigue, X.P. S.
MÉCANIûÛE

d'appu^i; la verticale du. eentre de gravité doit donc ren-


contrer la droite ainsi déterminée.
Un bieycliste est en équilibre sur sa machine en i'epos
lorsque la verticale du centre de gravité de I'ensemble
formé pa,r Uhomme et la machine rencontre la droite qui
joint les points clé contact des rottes avec le sol, '
Un corp reposant sur un plan horizontal par deux
points d'appui ne peut être en équilibre'que si la ver-
ticalcdeson centrc de gravite renoontre la droite qui
ioint les points d'appui.
3" torps reposant.partroi$ poiuts, uor en ligne droite,
sur un plan horizontal..
- Un raisonnement analogue au
précédent montre G[rDe tout oorps reposant par trois
points, no& en l"igne droite, sur un plan horizontal, est
en équilibre lorsque Ia verticale de son centre de gra-
vité passe à I'intérieur ilu triangle tormé par les trois
points d'appui.
C'est le cas, par exemple, d'un appareil photographique
reposant s.ur un pied à trois branches.
4" Corps reSrosant par plus de trois points, non en
ligne droite, sur un plan horizontal. On peut tou-
jours former avec ces points d'appui, ou'-avec un certain
nombre d'entre eux, une ligne €onvexe' polygonale ou cour-
be, qui les con-
tienne tous. Cette
ligne est appelée
polygone ou base de
sustentation,
Le rectang.le
ÂBCD et }es cer-
cles S, S/ sont, par
exemple,, les bases
de sustentation de
la table et des cy-
lindres représentd^s
Fig. râ0. par la figure 120.
Les réactions
produites aux divers points d'appui adrnettent une résul-
iante, dont le point d'application est évidemment intérieur
ÊAarLrBnE DEs conps

1o q.qlygon_e précédent. PouF que certe résultante puisse


équilibrer le poids du corps, il faut que Ia verticile du
eentre de gravité G passe à.I'intérieur du polygone de sus-
tentation.
.. Un corps reposant par plus de trois points, non en
ll_gne droite, sur un plan horizontal, est donc en équi_
Iil.{r lorsque la vertiôare de son centre de gravité pâsse
à I'intérieur de sa base de sustentation.
, C.,î:, ainsi
equrlibre,
que le. cylindre oblique I (fiS. 120) resre en
tandis gu'un autre cylindre I, de même nature,
mais plus allongé, se renverse, puisque la verticale de'son
centre de gravité passe en dehors du cercle S,.
Le corps de I'homme a un centre de gravité, comme tout
autre c.orps pesant. Pour conserver l'équiribre, il faut que
la verticale de ce point rencontre toujolurs te 'sol I l,inié-
rieur da polygone formé par I le. contoirr exté- - -n
rie,ur a.s piea", (fig. t2t"). C\-
Les mouvements nécessaires pour réaliser \\ I /
cette condition se font p"..quË instinctive- _U-l/
ment. Un homme portant un ieau d'eau de Ia Fig' rl1.
main droite incline son corps à gauche, de façon à ramener
la vertieale de son centre de gravité, entraînéè vers la
&oite, à'l'intérieur de sa base de sustentation.
Pressions sur les Lorsqu'un corps repose
sur un plan horizontal par un -ou plusieurs point-s d'ap-pui,
_appuis.
on peut imaginer- que son poids p se décompo.. .rr-flo-
sieurs lorces- partielles exerçant des pressions sur le pt"n
d'appui en,chacun des points de co-ntact. Ces p"essiorrs
sont- respectivement équilibrées par les réactioni corres-
pondantes. La-répartition du poiâs p entre les appuis est
99". une application de la décomposition des forces paral-
lèles.

- 62. I)iverses sortes d"équilibre.: Considérons


un corps reposant sur-un plan horizontal; si I'on dérange
légèrement ce corps de sa position d'équilibre, en cheî-
chant à le faire tourner autour d'un des c-ôtés de son poly-
gone de sustentation, trois cas peuvent se présenter :
lu Jorr cente de gravité t'élèv,e, L'actionïe la pesanteur
MÉTANIQUE
r00
nous
,.nd à ramener ce corps à sa position primitive;
"1o",
dirons que son équitibre esr'stable; .- . r ,: *a-^
2o Soi cenffe d,â gravité s'abaisse' Abandonné à lui-même'
le corps se renverse;
son équilibre, est ins-
table;
30 Son cenÛe 'Le
gravité reste touiours
à la rnéme d,istance
d,u plan d'aPPui: son
équilibre est' ind'iffé'
rent,
Un cône reposant sur sà base-(fig'.122).est en équilibre
stable; sur son sommet, e* équilibr-e instable; sur I'une
de
ses arêtes, en équilibre indifférent'
Nous allons étudier ces trois états d'équilibîe, en modi-
dans lequel nous les aYons définis'
-''tj I'ordre
fiant
gqoilibre inditférent. Une bitle placée sur la table
-
d'expéiiences, une roue cle voiture montée sur son axe
et
roulânt su* un terrain horizontal, nous fournissent des
exemples de corps dont I'équilibre est indifférent'
l" Èquilibre instable. Lorsqu'un corps repose \par
-
,rn oo à"o* points sur un plan horizontal, son équilibre
est généralement instable, car une rotation guelconque au-
tor,""du point ou de la droite -d'appqi abaisse,le plus sou-
vent son centre de gravité. c'est ainsi que le bicycliste
immobile sur sa muihine, le bouchon traversé par une
aiguille, que nous avons déjà considérés, sont en équili-
lË itstotrle. Mais si, par un artifice quelconque'-leoncentre
peut
arriver à disposer au-dessous des poi.ll-t d'appui
a. g"""ite dir corps considéré, l'équilibre devient stable.
F-ixons, pu, .*J-ple, au bouchon A (fig' 119) un fil mé'
-

tallique eï spirale; ie centre d9 g-layité..de I'ensemble est


alorJ au-desious de la pointe de I'aiguille : son équilibre
est stable. c'est sur ce principe que reposent certaines
expériences ou certains jbuets, parmi lesquels nous cite-
*ol* t'operarion qui consiste à lider une bouteille sans
enlever ie bouchoi, l'equitibriste qui se tient debout sur
une petite plate-forme h-orizontale, etc'
ÊAarLrBRE DEs coÂps l0r
3" Equilihre stable. Disposons un parallélipipède en
bois I\l ({ig. 123) sur une- table horizontale; il est en équi-
libre stable I car, si l'on cherche à le faire
tourner autour de I'arête AB par exemple,
son centre de gravité G s'élève et tend à
reprendre sa position primitive, dès qu'on g
abandonne ce corps à lui-mème. Cepen-
0
dant, si la force F a une intensité suffisante
123.
pour amener la verticale du centre de gra-
vité à rencontrer la droite AB, l'équilibre devient instable,
puisque le moindre mouveruent dans le sens de F suffit
alors pour renverserle corps.

-'63. Stabilité de l'équilibr€.


pend d'un certain nombre de conditions
La stabilité dé-
- que nous allons
établir. Supposons, pour simplifier, i[ue la lorce F, appli-
quée en H, agisse dans le plan vertical qui contient le cen-
tre de gravité G. Tout se passe alors dans ce plan comme
si F et le poids P tendaient à faire rourner le cbrps autour
du point O. Suivant que I'effet produit par F est inférieur,
égal ou supérieur à celui que produit le poiils P, le corps
reste immobile, est sur le point de se renverser ou sê r€n-
verse sur'le plan d'appui. Le corps se maintient donc en
équilibre tant qu'on a :
I\[oPs MoF,
ou
P>< Os} Fx O/.
Par suite, la résistance qu'oppose le corps à son ren-
versement autour de I'arête AB est égale au produit de
son poids par la distance de la proiection g du cen-
tre de gravité G sur la base à cette. arête 0u, otr d'au-
tres termes, au. moment de son poids par rapport à
l'arête AB.
Si I'on cherchait à faire tourner le corps autour de BC,
ce moment aurait une autre valeur. D'une manière générale :
0n appelle moment de stabilité d'un corps le plus
petit des moments de son poids par rapport aux côtés
de son polygone de sustentation.
t02 îûÊctnrcua

Nous pouvons alors énoncer la propriété suivante :


Pour qu'une force soit dapable de renverser un corps
reposant sur un plan horizontal, il laut qu'elle pro-
duise un effet supérieur au mornent de stabilité de ce
Gorps.
Il en résulte que, pour accroître la stabilité d'un corps,
il faut augmenter : 1o son poids ;2ole bras de levier de celui-
ci, c'est-à-dire les dimensions de sa base de sustentation.
D'autre part, Iorsque le corps M tourne autour de I'arête
AB, l'équilibre reste stable tant que le centre de gravité
!{" pas atteint Ie plan vertlcal passant par AB. L'angle
GOFI dont peut tourner ce point mesure le degré de std-
bilité da corps considéré. Pour accroltre la stabilité, il
faut donc chercher à augmenter cet angle. Or, la valeur de
f,OT{ est évidemment d'autant plus grande que le point G
est plus rapproché de la base de sustentation; on disposera
donc ce point aussi près que possible de la base d'appui.
Toutes ces conditions doivent être réalisées dans les
applications où la stabilité de l'équilibre est une condition
indispensable.
C'est ainsi qu'on donne une large base d'appui aux sup-
ports isolés, aux bâtis de machines, aux murs de construc-
tion ou de soutènement. Dans ce dernier cas, on dispose
parfois cle distance en distahce des massifs de maçonnerie,
appelés contreforts, ou, s'il en est besoin, des ilais destinés
à augrnenter Ia clistance de la verticale du centre de gravité
à I'arête de renversement.
La verticale du centre de gravité d'une noltor* chargée
doit passer à I'intérieur de sa base de sustentation. De plus,
on augmente la stabilité en disposant tout au fond les objets
les plus lourds et en évitant les chargements trop hauts.

AP,PLICATIONS.
l\ B*pliquer les etpérlences su.ivantes :
al Un disqæe en bois $g. 12al porte une surcharge m. On
constate que, placé comme I'ind,igue la figure sur le plan ineliné
Â8, i/ monte vers le paint A,,
STABILITÊ DES CONPS t03

b) On ilispose un dou,ble cône M (ûg: 125) sur d'eur règles for.


,nant un angle-Bfr. Les arêtes É4, CA d,éterntinent u,n plan

incliné et portent vers Ie point ly ileuæ encoches a, b, oît vient


c'arrêter le cônq, On constate que M monte vers A.

2l Comrnent faut-îl charger une voiture ù d,euæ rciues pou,r


assuret son .équilibre et ne pas fatiguer le che+,al ?

3) Déterminer pour chacun d,es corps repréæntés. par la


figure L26 : l. le nroment le stabilité;2. I'intensité de la force F,
appliguée en S, capûbb de les renverser. Qn supposera. que

*f
l-
I
ol
@l

I
J.
F_qLo_ *i

ces solid,es sont en fer, et I'on prend,t a pour poids spécif,que d,u
, 7,6
ler lles cotes erpriment des miitintètresl.
P.éponsec : Cube : l,o 492,48; 2o 820ns,8. prisme : lo lg4,6g;
to 307kc,8. Pyramide : lo 164ke,16; 2o- 278ks,6. Cône :
lo l2B 8656; 2o 214ks,776.
2o 478ke,80. - Tronc de pyramide : lo Zgl,Zg;
t04 uÊctxtuw
4) Un ntur d,e soutènement a une section ABCD (frg. 127\. On
le considère sur une longueur d,e lm. Ce
mur est sou,mis, sur sa face LB, ù, la pou,s-
sée du tenain, évaluée ù, 2160 ftg. Cette
c.f loi (l force est appliquée. au point ll; AE - lm.
Ël ,--li W :^f En supposant que lms de maconnerie pèse
lsi I lzfr-1-'-t? 2000 kg., vèrifier la stabilité du mur. (On
ailnzettra que Ia force tend,ant à le reneer-
ser autour d,e l'at'ête I) est la composante
horizontale de la poussée F.)
Fig. 127.
Réponses: moment de stabilité :2746,8;
-moment de la composante de F ': 1870,56. La stabilité est
rusurée. -
DYNAiI[IQUN

CHAPITRE IX
NoTtoNs pnÉltMrNAtREs
: 64. Corps corps en mouvement.
Ul livre 1u-Tepos;
placé. sur une table Ëorizontale occupe
= rou-
rours Ia même position, tant
au repos,
qu,on;;l;:Ëil;î", it est
Faisons-Ie glisser sur la table
: il cst en mousemcnt. lJa

Flg. t3E

même gb{rJ. peut donc être considéré


soit à l,état de re-
pos, soit à l'état de mouvement. comment
définir ces deux
états ?
Marquons à Ia craie, sur la table, des
points A, B, C qui
:, ff:ïï: iîii iï'.!1';liil m *li*.'"*:mi
,ili mêmes tant que're
les rivre .Ji elres augmentent
"u'"upos;
ou diminuent, au contraire) pendant
toute Ia durée de son
mouvement. Nous pouvons d-onc dire:
- uo corps est à.r'ét1i de repos iorsque ses distances à
des poinrs de repère fires;&*i invària'eJ;ji-urt ,o
mouvement lorsque ces mêmes aistances;ilil.

- 65. Mouvement absolu; mouvement


relattf.
AÉCANIAUE
106 _ ___:-
étaient
-__ Si les repères dont nous nous sommes servis venons
le morrvement que nous
v4aiment fixes, Ie repos et
il n'existe pas
a.-Jctni, seraient dits absotas. En réalité, dans laquelle
,i. p"i"i n*. a*rr* t* nature. La table, la salle
emportées par la terre '' {ui
FOus nous trouvons ' sont
tourne sur elle - même, dans son *oovement autour du
les- planètes vers
,"i.n. Ce dernier entraine avec lui toutes impossible de'
de la tpttl"t céleste' lI est donc
"î f"i"t absolu'
trouver soit un J.po", soit un mouvement
-_Dansl'étudeq.,..''oo'allons_faire,noussupposerons
l"'ttrre est immobile' Les arbres' les cons-
"*p*au"tqu. Iàs objets placés à demeure dans une
salle' nous
t*ï"tiotrr, comme
serviront de ret'ère*- fi*tt, et nous oonsidérerons
absolus l.u *orrurments qu'ils nous permettront de définir'
-- dispose. ne sont
Si les points de compa*litgl. dont on
différer suivant les
p^*'n*.,'I'.ctat âo totpt étudié, peut
d'un arvagon en
repères chotsls. Un voyïgeur' à Ia portière
au wagon' €n illollY€-
màrche, est au repos par rapport Les
la voie' états
ment pûr rapport iux u*b"t qùi bordent
à. *oont*""t que.l'on constate en pareil cas
;;;;Ë"t oo repères' ou sim-
sont dits ,"t*tif, uox objets'pris comme
plement relatifs'

- 66. I)éfinitions. - trofult matériel'


vu
- Mobile'
($ ?) ce qu'on ap-
ï"rlààtoires. -
-pclle
Nous avons
point matériel'
Un corps à l'état de mouvement est appelé.mobile' un mo'
i..lrrjurtoires des points matérf els constituant
que décrivent ces
frif, ,orrt i., tig"ts droites ou courbes
points. '
t -l;ei,ra. -. assez
du mouvement d.'un corps gst gé-néralement
tout d'abord
compliquée; p; ia simplifi'", oï totttidè*t
corps' on détermine sa trajec-
un point particulier de Ce
son mouvement' Lorsque ce
i"ir:r ., làs circonstances de
pointestconve"n-abl.*.,,,choisi,lesrésultatsolrtenussuf-
du corps
fisent souvent à faire connaitre le mouvement de même
sont insuffisants' on opère
Iui-mêmo. Lorsqu'ils tous les
sur d'auræ poiiit' jusqu'à 9e qu'on ait obtenu étudist
renseignement; ;;;LJt*it"t' C'esi ainsi que' pour
DVNATTTAUg .. i\I0?I0tvs pnÉIrilrNclnBs
t0?
le mouvement d'un boulet sphérique, on commence par re-
chercher Ia trajectoire de sôr, cent"e et toutes les circons-
tances du mouvement de ce point.

: 67.l'ertie- : Nous avons déjà remarqué qu'un livre


placé sur une table horizontale res-te immoËile 'ri I'o., .r'y
touche pas. observons de même qu'une machine-outil
ne
se met en marche qu'après embrayage, par I'ouvrier,
de la
poulie de commande. Nous vérifiâni ainsi expérimentale-
menr gu'un corps au rrpos ne peut de lui-m'ênie se
met-
tre en mouvement.
considérons ensuite des corps €n mouvement : une bille,
lancde-sur Ie_planchêr, suit un]e ligne droite et ne s'a'rête
qu'au bout d'un certain temps; sùr un marbre, sur de Ia
gla_ce, elle roulerait plus lonjtemps encore.
peut admettre gue : ro- si rà plan sur requer se meut
-la 9t
bille n'offrait aucune résistance â son *oufu*.nt, 2o si
cette bille n'avait pas, pour se frayer un chemin, à
vaincre
la résistance de I'air,-elle poursiivrait indéfinimenr son
mouyement.
Le volant d.'une m.achine à_vapeur ne cesse pas
de tour-
ner au moment précis où l'on supprime l'arrivée de la
vapeur dans Ie cylindre. on_peut ad^riettre également
qu'ir
tournerait'indéfiniment, si diverses résistances ne I'a*ê-
taient.
.Un corps en mouvement ne peut donc, de lui-même,
ni s'arrêter, ni rendre ron mouoement prus teni ou prus
rapide.
Les résultats que nous venons d'obtenir sont
résumés
dans l'énoncé suivant :
Un corp_s ne peut, de lui-même, moditier
son état de
repos ou de mouvement.
.cette propriété de la matière est apperé e inertie. Exa-
minée, comme nous venons d.e le voir, 'sous la
forme d,un
principe, elle prend le nom d,e principe de l,inertie.

Conséquences rle I'inertie. _ to Descente


ïq'un.
-.68.
tramway en marche. Dans un tramu,ay en
marche, les voyageurs sont entralnés par le mouveme't
de
r08 ,[EcaNrauv

la voiture. Si I'un d'eùx tente cle descendre, ses pieds sont


arrêtés au moment où ils touchent le sol, mais le haut du
c'orps reste en -
traîné dans le sens
du mouvement. ll
faut, pour éviter
une chute, ou bien
( descendre daris le
Itttttll ll sensdelamarche
I i L (le mouvement de
la partie supé-
rieure du corps
provoque alors
quelques pas rapi-
Ftg. 129. des) , ou bien, si
I'on en sens inverse, pencher le corps en avant'
descend.
comme I'indique la ûgure 129' de
façon qu'il se redresse en achevant
son mouvement.
2o Voiture rencontrant un obs-
tacle. Les voyageurs d'un train
- vertu
sont, en de I'inertie,' projetés
dans le sens du mouvement, si le
mécanicien ralentit trop brusque-
ment la marche. Cette manæuvre
pçovoque rarement des accidents;
mais il n'en est plus de même lors-
qu'une voiture vient, en Pleine vi-
tesse, buter contre un obstacle ca-
pable de l'arrêter : Ies \royageurs'
poursuivant leur mouvement, sont
lancés violemment en avant.
3o Emmanchement d'une lime,
emmancher une lime, I'ajus- Fig.130,
-Pour
teur ûxe la queue de la lime dans
I'ouverture d.ri manche, puis (fig. 130)il frappe contr,e l'éta-
bli I'ensemble ainsi formé; le manche est arrêté dans sa
course, et la lime pénètre dans le manche, jpsqu'à ce que
les résistances qu'elle subit fassent cesser son nouvement.
TOhCDS MOTNICES ET FONCTS RÉS/S?.{N?8S t09

69. Notion de fore€. - En vertu du principe de


-I'inertie, il est nécessaire d'exercer une certaine action sur
un corps soit pour le faire mouvoir, soit pour modifier ou
arrêterson mouvement. Nous désignerons cette action sous
le nom de forcer. Par suite :
0n appelle force toute cause capable de produire ou
de modifier le mouvement d'un corps.
Nous allons préciser cette notion par des exemples. Re-
marquons aùparavant que, en vertu de la définition précé-
dente, les forces peuvent être divisées en deux groupes :
to Celles qui produisent le mouvement ou le rendent
plus rapid e : forces monices ou acôélératrices ,'
2o Celles qui tendent à le ralentir ou à l'àrrêter : forces
résistantes ot résistances.

:
- 70. Forees motriceg. Reprenons I'exemple du
livre placé sur la table : si nous attirons ce livre à nous, il
passe de l'état de repos à I'état de mouvement. Pour pro-
duire ce changement, nous avons déployé un certain effort
dû à notre force musculaire, qui peut être alors considérée
comme une force motrice.
Attelons un cheval à une voiture. La force musculaire
du cheval peut mettre la voiture en Ïnouvement; elle est,
par suite, une force motrice.
Le vent qui fait tourner les ailes d'un moulin, la force
magnétique qui attire un morceau de fer doux vers un
aimantr la force élastique de la vâpeur ou des gaz agissant
sur le piston d'une machine sont également des forces
motrices.
Nous pouvons donc citer, dès mâintenant, comme exem-
ples de forces motrices :
to La force musculaire de I'homme et des animaux;
2o t'action du vent;
3o ta force magnétique;
4" La force élastique de la vapeur ou des gaz.

- 7t . Résistanees.: 1)Idée des résistances de lrot-


tement. Nous avons vu précédemment que le plancher
-
1. Voir Ia notion dcforce donnde on statique, page I,
"'F-.Ï">;.--.

It0 TIËCANIQUE

sur lequel roulait une bille opposait une résistance à son


mouvement. Cette résistance est due aû frottement,
cherchons à nous rendre compte de la cause de cette
résistance. Examino_ns à la loupe la surface d'un corps. si
polie qu'elle soit, elle nous epparaît comme formée d'as-
pérités et de creux. Lorsque dzux corps reposent I'un sur
I'autre, un bloc de fonte sur une table p"-" .*u.ple, les
aspérités de la t'onte.pénètrent dans les treux du bois et
réciproquement, de- sorte que, si I'on veut faire glisser le
bloc sur la table, il faut vaincre les résistances d"ues à ces
aspérités.
Les aspérités d'une surface sont d'autant moins accen-
tuées que la surface est plus polie; le frottement est donc,
comme on peut le vérifier aisément, moindre sur urê sur-
face p-olie que sur une surface rugueuse.
Enfin, le frottement est d'autant plus grand qU.le corps
supporté est lourd ou appuyé plus fortemànt sur son
-plus
qupport, ca.r la pénétration dès asperitos dans les creux se
fait alors d'une façon plus profonâe.
Nous reviendrons plus tald sur l'étude du frottement; il
nous suffit de retenir actuellement.:
le Que cette résistance s'oppose touiours au m'uye-
ment d'un corps sur un autre;-
2o Qu'elle dépend de la nature des surfacos en
-
tact;
con-
3" Qu'elle dépend aussi de I'action que le corps sup-
porté exerce sur son appui.
2) Résistarce du mirieu dans requer se fait rb mou-
vement. Dans le rond d'une cuve suffisamment la"ge,
- bille : elle s'arrètera au bout
lançons une d'un cçrtain temps.
Remplissons la cuve d'eau et lançons à nouveau Ia biile
:
elle mettra beaucoup moins de temps pour s'arrêter.
Le
milieu dans lequel elle se meut e**rc-e dïnc une résistance
à son mouvement.
Dans I'air, cette résistance est très faibre; aussi Ia
né-
gligerons-nous le plus souvent. cependant'il ..i ne.rs-
saire d'en tenir compte pour res corps qui se déplacent
très rapidement. c'est poul diminuer cette résistancË
qu,on
a muni certaines lçcomotives de coupe-vent et qu,on
a
FondBs rfo?R lcds ET' F2RCES nÉS/SÎlffÎts 1il.

essayé d'afpliquer ces apparei'ls aux bicyclettes et aux


motocyclettes.
3) Résistance due à I'inertie. - Lorsqu'on modifie
d'une manière quelconque l'état de repos ou de mouvement
d'un corps, il est toujottrs nécessaire de vaincre son inertie
{$ 67). Cette dernière agit alors'oomme une
fqrce résistante.
L'expérience suivante, due au général Morin, montre que
I'inertie se manifeste dans toutes les modifications de rnou'
vement. Disposons,
comme I'indique la
{igure 131, un prisme
en bois AB sur une
planchette MN. Im-
primons à celle-ci +N
un mouvement assez
rapide : le prisme
AB se renverse en Fig. 131.
sens contraire clu
mouvement. Son inertie a donc 4$i comme une résista&ce
à la mise en marche 1

Au contraire, si I'on ralentit brusquement le mouvement


que possède la planchette, le prisme se renverse dans le
sens du mouveurent : I'inertie agit alore comnne une résis-
tânce à la moditcation du mouvement.
En résumé, nous pouvons actuellement citer comme
exemples de fonces résistantes :
lo Le frottement;
2o La résistance du milieu;
3o L'inertie.

Forog Ùinertie.

En nous aidant du principe de l'égalite de I'action et de


la réaction, nous allons pouvoir préciser la différence
entre deux notions que I'on confond souvent bien à tort,
savoir, I'inertie et la force d'inertie.
L'inertie est la propriété de la matière qu'il faut vaincre
pour mettre un corps en mouvement ôu en modifier le mou-
vement. Pour vaincre I'inertie d'un corps, il est nécessaire

a -. 'û .- . a;..- - ,.
rLz MËCANIAAE

d'exercer sur ce corps une certaine action que nous avons


appelée force. A son tour, le corps réagit contre cette
action. La réaction ainsi déterminée est la force d'inertie.
Lorsque nous descendons d'une voiture en marche, c'est
I'inertie qui nous entraine dans le sens du mouvement I
lorsqu'une personne essaye de nous arrêter, la réaction
qu'elle subit de notre part est une forse d'inertie.
Il est donc inexact de dire qu'un cavalier dont la rtron-
ture s'arrête net est projeté en avant paf la force d'inertie;
cet accident est une conséquence de I'inertie.
La force d'inertie est, par définition, la réaction d'un
corps dont on cherche à vaincre I'inertie.

APPLICÀTIONS.
7) Bnpliquer les faits suivants :
al Pour faire sortir la lame d,'une uarlope, le menuisier frappe
le bois sur l'établi.
b) Pour enlever la bond,e d'un tonneau, il suffit parfois il*
'
frapper aeec une tnasse tout autour de cette bond,e,

21 Enumérer les résistances que doit vaïncre un cheval pour


tirer une çoiture :
a) Àu départ et lorsque Ia çitesse varie;
b) Lorsque la vitesse reste Ia mênie.

3) Eaplirluer I'erpérience suivante : on suspend un corps à


l'eætrémité d,'une ficelle çerticale par I'interméd,iaire d,'un peson
qui ind.ique le poids d,u corps. 8i I'on élève le corps avec une
certaine vitesse, le peson accuse un effort plus grand, puis, si
la vites se reste Ia ntê rne, le p e son reilonne I' ind,ication' primitive.
Êruon Dûs uoaqgugnrs 113

CHAPITRE X
Éruoe DEs rrtouvEtEnrs. - TBANSLATIoNS

-: 72. il'toùvement en général. DéftnittonS.


- nous avons vu
Pour étudier le mouvement d'un corps,
qu'il était commode d'en considérer tout d'abord un point
particulier. Les résultats obtenus suffisent souvent à déter-
miner le mouvement du corps lui-même.
L'étude du mouvement d'un corps doit-donc être pré-
cédée de celle du mouvement d'un point.
Nous avons appelé taiectoire d'un point mobile la ligne
que décrit ce point en se déplaçant.
Suivant que cette ligne est droite ou courbe, on dit que le
mouvement est rectiligne ou curviligne
Le mouvement circulaire ou de rotation, pour lequel'la
traiectoire est une circonférenca, est un mouvement cdrvi-
ligne particulier.
Considérons, par exemple, la grande aiguille d'une mon-
tre; elle tourne toujours dans le même sens et ne revient
jamais en arrière; son mouvement est dit continu.
D'une manière générale : un mouvement rectiligne ou
curviligne est continu lorsque le mobile décrit sa tra-
jectoire toujours dans le même sens; il est alternatit
lorsque le mobilds'avance dans;rn sens, revient en ar-
rière, pour reprenùre ensuite sa première direction.
Exemples.
- Un corps qui tombe, abandonné à lui-
même, une bille lancée sur Ie sol, un train sur une voie
droite, sont animés de mouvements rectilignes continus. Ce
mouvement ne peut être utilisé dans les machines, dont les
dimensions sont forcément limitées.
Le tablier de la raboteuse, I'outil de l'étau-limeur,le cha-
riot d'un tour, le piston, le tiroir et les coulisseaux d'une
machine à vapeur ont des mouçements rectilignes alternatifs.
Des exemples de mouvemer.ts circulaires continurs nous
sont fournis par le volant d'une machine à vapeur, les
ttl.& ,tËc^NnïJÊ

poulies, Ies arbres de transmission, les pièces travaillées


au tour, les lraises, les meules, etc.
Le balancier d'une machine à vapeur, les cisailles, les
pédales et, d'une manière générale, les diverses variétés
de levier que nolls étudierons dans la suite, sont animés de
t?t o u v e nt e n t s c ir culaires alte nm tif s .
Une bille, lancée sur une table, tombe de cette table en
décrivant une courbe. Son rnouvement est évidemment con-
tinu. Les mouvêments curvilignes sont généralement obte-
nus dans les machines par des combinaisons de mouve-
ments rectilignes et circulaires.
La classification des mouveruents que nous venons d'ex-
poser est fondée .sur la fornze de Ia trajectoire,. on peut en
donner une autre, en considérant les espaces parcour.rs par
le mobile pendant des intervalles de temps égaux.
Supposons gu'on ait partagé la durée du mouvement en
un certain nombre de parties égales, en minutes ou en se-
condes par exemple. Les espaces parcourus par Ie mobile,
dans chaCun de ces intervalles de temps, peuvent ëtre égaun
ou inégaun. S'ils sont toujouis égaux, le mouvement cst dit
uniforme; s'ils sont inégaux, le mouvement est dit parié.
Un mout'ement varié peut, en outre, être accéléré ol
retard,é, suivant que les espaces parcourus pendant des
intervalles de temps égaux et consécutifs vont en croissant
ou en décroissant.
Lorsqu'un train part d'une gare, les espaces qu'il par-
court pendant chacune des premières minutes qui suivent
le départ deviennent de plus en plus grands; son ûroû-
venrent est accéléré,'puis, la marche devient régulière; le
train parcourt, par exemple, 750 m. toutes les minutes :
son mouvement est unifornre.,' enfin, en approchant de la
gare suivante, il ralentit son allure de plus en plus jusqu'à
ce qu'il s'arrête : pendant toute cette période, son mottv€-
ment est retardé.

Mouvement uniforme.
:73. Lois. - Lorsqu'un mofile animé d'un mouvement
uniforme parcourt 360 m.r par ex€mple, en deux minutes,
MOAYELTENT ANrcONUE il5
on obtient évidemment l'espace parcouru par seconde en
divisant le chemin total par le nombre de secondes em-
ployées à le parcourir, soit, pour ce cas particulier :
360 ^ m.
-:ô
D'une manière générale, nous évaluerons les longueurs
en mètres, le temps en secondes, et nous appellerons
yitesse d'un mouvement uniforme I'espace parcouru
pendant I'unité de temps, c'est-à-dire pendant une se-
conde.
Représentons par ç cetre- vitesse r pâr e I'espace par-
couru r par I le nombre de secondes employées à le par-
courir; on peut écrire la formule générale :
cmètres-emètreT
t secondes
0n obtient donc la vitesse. d'un mouvement uniforme
en divisant llespaco parcouru, évalué en mètres, par le
pgmbre de secondes employées à le parcourir.
De la formule précédente on déduit, en chassant le déno-
minateur I .'
e mètres : e mètres X t secondes.

Par suite, dans un mouvement uniforme de vitesse con.


nue, le chemin parcouru dans un temps dohné est égal
au produit de la vitesse, évaluée en mètres, par le nom-
bre de secondes que contient le temps donné.
Enlin, on peut écrire i
r secondes:3*1,
ce qui s'énonce ainsi : l,u oo*riJ;:ït"iles nécessaires
à un mobile animé d'un mouvement uniforme pour
parcourir un espace donné avec une vitesse connue est
égal au quotient de I'espace par Ia vitesse, ces deux
grandeurs étaut évaluées en mètres.
A I'aide des trois formules ou règles précédentes, on
peut résoudre tous les problèmes qui se présentent sur le
mouvement uniforme,
t16 aÊu\nue
Remarques. I. Dans ce qui précède, nous avons sup-
posé que Ie corpq -partait du repos, à I'instant précis où l'ôn
com{nençait à étudier son mouvement; il peut se faire qu'il
ait déjà parcouru à ce moment un certain erpacu ê
0:100 m.,
par-exemple; iI
est évident alors que, si sa vitesse o est
égate à se trouvera, 5 secondes ,après qu'on aura
l0 m., il
commencé à étudier son mouvem€nt, à une distance de son
point de départ donnée par l'égalité :
e: 100 + l0 X b: LbO m.,
ou, d'une manière générale, par la formule :
e:eo* rt.
II.
- Dans certains cas, I'usage s'est établi de choisir
, d'autres unités que le mètre et la seconde pour mesurer les
longueurs et le temps. On'dit parfois qu'un train pafcourt
45 kilomètres à I'heure, qu'un navire file 12 næudi, etc. Il
est.nécessaire de savoir convertir ces nombres en unités
ordinaires.
Ainsi, dans les exemples précédents, la vitesse du train
est donnée par l'égalité :
45 000
o: oo x oo: 12t'50'
Pour obte;ir celle du navire, remarquons qu,un næud
correspond à 1852 m. parcourus en I heure; pâr suite :
I912
,: 1^t':6^.rz
60x60
environ.

Ce n'est qu'après cette transformation çlue nous pour-


rons comparer les mouvements du train et du navire et dire,
par qxemple, que la vitesse drt train est à peu près double
de celle du navire. ,

ÂPPLICA'l.IONS.
,\ Quelle est la vitesse d,'un promeneur glti a reis 3 heures
pour parcourir 1.6km,200 ?
' Réionse : r: Ln,50. " ;:
XOIIYETTENT DE TNANSLATION
tt?

ffisoleil
ilu it' la
"rrieeî
terre,' en ad,mettant qie Ia d'istance qui nous sé'
pare du soleil soit d,e 37 000 000 âe lieues et que Ia lumière
'parcoure par secondeP
300 000 knt.-
Réponse : t--493".

3)1ls'estécouléssecondesentrelesd,eurinstantpoùl,on
o ui ioi1i, Ia flamme ile la bouche d,'un canon et entenilu Ie
Ia
qr',etle d'istance se trouve-t-on d'u canon'
ît'"-iitre. e vitesse
d,u'son dans'l'air étant d,e 340 m' P
Réponse z e=1020 m.

7 tL. Illouvement de transla,tiOn. : Le corps


-
Q, élevé au moyen de la
poulie A ({ig. 132), et cette
poulie sont animés de mou'
iements différents. Tandis
que, dans le même temPs'
tàus les points du Premier
parcourent des chemins
êg"n* et parallèles, ceux
dé la poulie décrivent des
arcs de circonférences
concentriques et de rayons
différents.
Nous dirons qu'un mo-
bile est animé d'un mou-
vement de translation
lorsque tous ses Points Fig. r3r.
décrivent Pendant le
*e*r temps des traiectoires égales. et.^pg.allèles'
Translation uniformd, - tt résulte de la définition pré-
.ea."t. que, si le mouvemeqt de translation communiqué
à un corps est uniforme, les vitesses de tous les points
de
ce corps sont égales

: 75. Représentation Er?pliique des rrotlvo-


ments. i Considérons deux droites rectengulaires Oc,
il8 uÉcANTQAE
Oy que nous appellerons de^coordonnées (fig. IBB).
Prenons sur Or ùne lon-
gueur Oa pour repré-
senter I'unité de temps;
un temps double, tri-
ple... sera représenté
par une longueur dou-
ble, triple de Oa..., et
Tintervalle quelconque
te-Ps
temps
de temps t, par une cer-
f
EchetlesJ .....-.._ lseconde taine longueur Or.
| ".puces
. l0m.
Supposons qu'une
Fig. 1st.
série d'observatiôns, fai-
tes sur le mouvernent considéré, nous ait tburni
les espaces
parcourus de seconde en seconde, par exemple; soit
- :

t', 2.,50, 6*, g., 15., 20*,


i
les espaces parcourus après :

l, 2, 3, h, 5, 6 secondes.
Portons sur on-dos rongueurs représentant res intervar-
les de.temps écoulés, c'est-à-dire des rongueurs égares
à
une fois, deux fois... six fois la longueu* ôo gui corres-
pond à une seconde. En chacun des pàints obtenus,
élevons
des p-erpendiculaires_à or; portons sur ces droites, à une
échelle convenable, des longireurs égales *u* .rpuïes
par_
courus. Nous obtenons ainsi un cr"ùi' nomb"e'de points
ft . Si I'on joint ces
o' , b' C ,. ,
:
on obtient une ligne figurant ti -points par un trait continu,
toi dri mouvement, c,est_à_
dire la manière dont varie, avec le temps, I'espa"u par-
couru.
cette ligne permet'de résoudre les deux problèmes sui-
vants :

Déterminer I'espace parc'uru aprèq un certain


Lo
temps : 3',5 par exemple.
Portons srr Oe la longueur Onr:3,bXOa; la per_
pendiculaire élevée à on en nx rencontre la courLe ei m,;
Ia longueur ntm! représente, à l'écheile du dessin, l'espace
demandé. On troute mft7t:7ltrb0.
DES tlouy'E}fENTS
It9
REPndsEf{Ît rnN enaPIIIAAE
parcouru un
z" e,quel moment le mobile eura-t-il
chemîn itonné i L2*, par- exemple l, ..-
un 6ôdmônr
"'^Ë;;;;", *o* Oy,' i i6.tr"tt" Âes longueurs'
segment

o;;;;;;;entant i2';,lu Paralllle,l o'' menée par P' ren-


z'n' perpctti"tliii",à O'r:;
contre la courbe en n'1ffaçons
On représente ie temp-s àmployA P-ar-le mobile
Ia longueur
à parcourir t2'. ô"-i/ou"t On--4'7 XO":rf 'l d'obtcnir
'
venons
La courbe que nous
Définitions. -
-.;;;;l;;- iou't" représentatiie du mousernent considéré
ou caurbe des esPaces'
sur Or' sont appe-
Les longueurs Oa, Oô"t O/,.portées
léesa6scisses,' les perptndituiaires aat' bbt"" tf sont appe-
oy, I'ane des
lées ordonnées; o', "=t l'are d,es
abscisses,'
O est l'origine:
"'orclannées,' Ie pointde la courbJ corresponutt:Ï:,,11'scisse
r - ---^ ^r
ï ;;;;;oini
Od, etune ordon "'"A" ia'' CLs dto* lon$ueurs cons{ituent'les
coorclonnées clu Point d''
ffi;;T;;'.-:'ii ne raut B" :ol,rï11: t", :"::::'t::
.,;""#J'J;"'*"';;;;;;;'i:-'-':i:::":-i":llïï::i:
espacet *t l::,lt:li,i::'
;J;;;;;i" "ur"tio" entrelales le moble et
Ï*"iffii.ît' ;;;;;;. les ;st lisne'zuivi:J.:"
espacelrtii::]tbr,
sur laqu.ll.. o* co{npte o''' Oy érant
ipîïit.tion au tiooot*trit,r11iforme' -
t.r-i*.. decoordonnées (fig'
-rut 134)'

Ë;; o" des ioi'got-o"t Y

àgales représentant des intervalles


dË t.*pt égaux' des seoondes Par
exempl-e, *i.uppotons qu'au t.t1p*
zéto, c'est-à-dire au moment ou t on
commence à étudier Ie mouvementt
le mobile Parte du rePos' .
L'espacà parcouru *P1è: la..Pre-
mière ..tottd'. étant égal à la vitesse
mouo.*.rrr,^foi,n"t 4r,:v;'les perpendiculaires
à
{, du Yû' r€s-
Oa: bb',cr'... serônt, d'après ce que nous avons
pectivement égales b' 2v, 3v " '
' J. dis que les Points o; at., b" c'... sont en ligne droite'
Les deux trian-
Démontrons-le Pour o, b', "' Pq exemple.
égal comPris entre deux
gles Oùâ' , Occ', ayant un angle
tm
AÊCANIAAE
homologues proportionnels, sont
-côtés semblables. On a
blen, en effet I
â:;: l droit;
bbt 2e Z 2Oa Ob

rl= :::q,,,";]": :;: ;%, Or,


ces angles ont déjà un àôte commun
:*,,*""x ; c.mme
Ies- autres côtés
Obt, Oc'sont en ligne droite.
lr. courbe repréientative d'un mouvement uniforme
est donc une ligne droite.
, Remarque. -'Si t;o" À.ve les perpendiculaires à Or en
deux points rz, n distants d'une longueur
mn
- oa,Iadiffé-
rence.des longueurs de ces deux pÀrpendiculaires'est
égale
à Ia vitesse p.
Enfin, la droite des espaces est d'autant
plus inclinée sur
Or que Ia vitesse,est plus-petite; sa vue seule peut ainsi
donner une idée de ra-rapiàite au mouvement
présente.
qu,ete re-
Remarque. temps zéro,le mobile étair déjà en
mouvement et-.9i, "ï parcouru
s'il.avait-
par le segment O9i::: la-ûgure faa, ,un chemin iepresentO
f" figru'a.lturp*..,
serait la droite otailbnct,..
ex emple, qu'une auro mobile
o,,*nj:.:.|ï,^
fl'un mouvement l:"uniforme sur une route jalonnée se déplace
par des
bornes-kilo.métriq'es_ 0, r, 2,8,... si l'on
ti'g*ràl. rJ,
vement gu'à pa_rtir du second kilomètre,
Ie ,rgÀ.nt^oo-
OO,
représentera 2 km.

AP PLICATION
Deaæ awtomobiles
y (gt1c.ent d,,un mourement uniforme stn
une route; I'u,ne, partant â,u kilomètre
à I'h-eure; I'autrei parta'nt du k*om.ètre
l, a une t,ifu;s;',i, SO f*.
20, une vitesse d,e J0 ftnt.
à lheure' Déterminer graphiqt r*iit ,instant de
tre et la d,istance narcàurir" â, ,, ret* r€ncor-
par chacu4 d,,euæ.
Réponse z l" 5i m.;2o 47k*,b0ô-;ï'ZBn*,800
^o^rnt
VARIû tzL
'IOWEMENT
- 76. lllouvement varlé. Déftnltions. : Un
mobile animé d,'un mouvement- varié parcourt des es-
paces inégaux pendant des intervalles de temps égaux.
Le mouvement d'une voiture sur la route est varié, puis-
qu'il dépend de I'allure du cheval, des inégalités du ter-
rain, de I'état de la route, etc. Pendant une minute, au pas
ou à la montée, I'espace parcouru est moindre que pendant
une minute au trot ou à la descente.
l" Vitesse à un moment donné dans un mouvement
yarié. La définition àe la vitesse que nous avons don-
- un mouvement qniforme, ne peut s'appliquer à
née pour
un mouvement varié; mais, comme il est nécessaire cepen-
dant de se rendre compte de la plus ou moins grande rapi-
dité du déplacement, nous allons indiquer ce gu'on entend
par vitesse à un moment
donné dans un mouvement
varle.
Posons une bille sur un f.ig. r3b.
plan incliné (fig. 135); elle se
met en mouvement, et il est facile de voir que son mouve-
ment devient de plus en plus rapide. Si I'on fait abstrac-
tion des diverses résistances passives, ci mouvement est
entièrement dt à I'action de la pesanteur. Disposons au
point A une planchette horizontale. Parvenrie en A, la bille
vient rouler sur la planchette. La pesanteur'étant détruite
à chaque instant par la réaction de celle-ci, Ia bille n'est
alors soumise à aucune force. En vertu du principe de
I'inertie, son mouvement devient uniforme. Supposons
qu'elle parcoure t mètre par seconde sur la planchette;
nous dirons que la bille avait, au moment où elle passait au
point A, une vitesse de I m. par seconde.
, D'une manière générale, on appelle vitesse à un mo-
ment donné d'un mobile animé d'un mouvement varié
la vitesse qu'aurait ce mobile si, à cet instant, son mou-
vement devenait uniforme, pâr suite de la suppression
des forces qui agissent sur lui.

77. Vitesse mo]renn@. : Lorsgu'un mobile est


-animé d'un mouvement varié et parcourt, par exemple, e
rdorutCIrrr

mètres en t secondes, on appelle eîtesse moyenne de son


mouvement, Ia vitessè qu'il aurait s'il parcourait d'une nza-
nière uniforme le ménze chemin pend,ant Ie même tenzps t.
Il en résulte que la vitesse moyenne d'un mouvement
varié peut être calculée avec la formule qui nous a donné
les lois du mouvement uniforme.
Il ne faut donc pas confondre la vitesse moyenne, pure-
ment hypothétigue, d'un mobile avec sa vitesse à un ins-
tant donné. Cependant, le mouy€ment d'une rnachine n'é-
tant presque jamais rigoureusement uniforme, on apprécie
généralement la plus ou moins grande rapidité de ce mou-
vement en ôonsidérant seulement sa vitesse moyenne.
eæpress part ile Lyona gn 5- ilu matin
Exeuple.
- tIn train
et an'ive à Marseille à 2h 32.n du soir, La distance entre ces
deuæ viiles est de 352 km, C*Èe'iy,ler Ia vitesse nxoTenne de ce train.
La durée du p*roor*rs est de 6h 27n, soit 23 220 secondes; on
a donc :
trt*uorT
Vitesse moyeune ou Vn
= ûû Àav =15û,15.

Applicatïons..- Graphiquçs des trains. - Dans I'ex-


ploitation des chemins de fer, on suppose que les trains sont
animés d'un mouvement uniforme, dont la vitesse est égale
à leur vitesse moyen.ne. On peut alors représenter leur
mouvement par une ligne droite. Si I'on fait de mêtne pour*
tous les trains circulant entre deux gares déterminée's, on
obtient une série de droites qui fornaent un tableau appelé
graphiclue
Pour construire un de ces graphiques, on divise I'axe
horizontal Or en 24 parties égales, correspondant aux 24
hèures de la journée. Chacun des segments obtenus est, à
son tour, divisé en 6 ou en 10 parties égales, de sorte que
I'intervalle compris entre deux points consécutifs de Or
correspond à t0 ou à 6 minutes. Sur l'axe vertical Oy, on
porte, à une échelle convenue, des longueurs proportion-
nelles aux distances qui séparent deux gares consécutives.
Par chacun des points de division de I'un des axes, on
mène une parallèle à I'autre. On obtient ainsi une série de
lignes dont les verticales représentent les heures et leurs
trrrssr IIIIENNE t23
fractions, et dont les horizontales correspondent aux diffé-
rentes stations.
_ La figure 136 est extraite du graphique des trains entre
Tarascon et Marseille.

T"."s.on.'.YI
Ségounaux.

Arler. 2

Raphèlo.
$t-Ilartin-do-Cnn. .

Entressen.
Illiramas.
Saint.Chamas.
Calissanne.
Berre.
Rognac.
Vitrolles.
Pas-dos-l,anciors.

L'Estaquo.
Saiut - Louis
Marseille.
txx
ib Ftg. rt0.

Le tr.ain rapide 57 traverse, sans s'arrêter, la gare de Tarag-


con vers 7h 25^ du matin et arrive direetement à Marseille à
t heures. Son mouvement est représenté par la droite joignant
les points A ('farascon, ?h 25) et B (Marseille, t heures).
L'express {1 part de Taraseon à 7h 59, traverse Ségonnaur
eans s'arrêter et arr.ive à Ar.les à 8lt 11; son mouvement est re-
présenté par la droite CD. Le segment DE horizontal cones-
pond aux trois minutes d'arrêt que le train subit à Arles. Il
xepart à th t4 et arrive à Marseille, sans autre arrêt, à gh 20
(segment EF).
Nous avons tracé de la même manière la ligne btisée G... H
qui représente le mouvement du train omnibus 151, partant de
'l'arascon à th 35, pour arriver à Marseille à midi 49.
Considérons, d'autre part, le train omnibus 162, qui part de
Marseille à ?h 25, traverse la gale de Saint-Louis, passe à I'Es.
taque à 7h 41, à Pas-des.Lanciers à 7h 53, traver.se la gare de
Vitrollcs, arrive à Rognac à th 2, en repart à 8h 7, pour attein-
dre Berre à 8b t7, Calissanne à 8b 2r. alq,, et entre en gare
t[ÊcaNlaaE

de Tarascon à {0b 9. Le tracé correspondant àr la marche de ce


train montre qu'il croise le rapide 57 entre Berre et Calis-
Banne, l'express ll entre Saint-Chamas et Miramas, et I'omni-
bus 151 entre Arles et Ségonnaux. La seule inspection du gra-
phique suffit donc à renseigner le mécanicien du train 162 sur
les heures et les points de la ligne ou iI doit croiser les traius
qui vont en Bens inverse.

On conçoit facilement, après les explications précédentes,


que les graphiques permettent de résoudre les problèmes
suiYants :
l"o A quelle heure et en quel point de la ligne deuæ tains
Ee rencontrent-ils ?
2o A quelle station d'oit se garer un train pour laisser
passer un erpress ou un rapide lancé sur la, ménte çoie
que lui?
3' Etablir un train supplémenta'ire ente deus stations,
sans mod,ifrer le service régulier, etc.
Nous engageons les élèves à tracer eu*-mêmes un gra-
phique, en s'aidant d'un indicateur, et à résoudre les pro-
blèmes précédents, elt supposant que la ligne qu'ils ont
choisie est : 1o à voie unique; 2o à double voie.
Les graphiques édités par les compagnies de chemins de
fer renferment, en outre' une série de renseignements indis-
pensables aux mécaniciens : le profil de la ligne indiquant
les montées, les descentes, les paliers entre chacune des
stations, la position des disques et signaux, les longueurs
et le nombre dts voies de garage, les prises d'eau, etc. Un
mécanicien peut ainsi, en toute sécurité, conduire 1n train
sur une ligne qu'il ne connait Pas.
Il est bbn cependant de remarquer que les résultats four-
nis par les graphiques ne sont qu'approchés, car le mou-
vem;nt d'un train n'est pas uniforme; mais, en pratique,
leur exactitude est suffisante pour la marche du service.

APPLICATIONS.
l,\ tln bateau met 26 heures pour aller d'e Marseille à Alger'
Calculer sa vitesss rnollenne, iachant gue la distance qui sé-
A:O A V E ùI EN I P ÉNIOD I QT E

paîe ces d,euæ villes est de 760 knt,. Combien ce navire fiIe-t'il
de næudsP
Réponsee : lo v.=8mr12 par excës i 2o 16 neuds environ.

2) An corps flottant à, la surface d"un cours d,'eau parcourt


-$trn,600 en une demi-heure. Quelle esl la vitesse ntoyenne du
cours d'eaq?
Réponse : r'- :2-.

3\ La course du piston d'une machine à vapeir est de 0*,60;


le volant fait 50 tou.rs par minute. Calculer la eitesse moTenne
d,u piston, sachant qu'il parcourt d,euæ fois sa course pour un
tour d,u volant.
Réponse ; e-:lm.

: 78. ilIouvement périodique. : Supposons que


la course du piston d'gne machine à vapeur soit de 0-,60;
nous verrons, en étudiant ce mécanisme : 1o que sa vitesse
varie à chaque instant; 2o gu'il metle même temps,1r,2, par
exemple, pour parcourir sa double course.
Le mouvement du piston est donc varié, mais, comme
les espaces parcourus pendant des temps égaux à 1',2 sont
égaux, nous dirons que ce mouvement est périodique, la
période étant de l',2.
: on dit qu'utt mouvement est
' D'une manière générale
périodique lorsque les chemins parcourus dans des
intervalles de temps égaux, d'une durée déterminée,
appelés périod.es, sont égaux.
Pour étudier ces mouvements qui se présentent sou-
vent dans les machines, on les remplace, pentlant la durée
d'une période, par un mouvement uniforme. La vitesse du
mouvement uniforme ainsi obtenu est égale à la vitesse
moyenne pendant la période
Nous supposerons donc que, dans chacune des périodes
de son mouvement, le piston précédent est animé d'un
mouvement uniforme, dont la vitesse e est donnée par la
formule :
e 1,20
'- a- L,2- lm.
--
t26 aÉctwruas
: 79. trIouvement uniformément varié. Dis-
-
posons sur une table horizontale une lioule, traversée par
un axe suivant un de ses diamètres. Cet axe peut tourner sur
des coussinets portés par un cadre muni de crochets A, B
(fig. 137). Fixons aux crochets A, B des cordes qui, après
avoir passé sur de petites poulies a, b, très mobiles autour
de leurs axes, soutiennent des plateaux C, D pouvant con-
terrir des poids.
I'e eapérience.
- Mettons
égaux; les deux forces
dans les plateaux des poids
qui agissent en A et B se fiisant
équilibre, la boule resle au repos, comme si elle était libre.
Supposons qu'on puisse communiguer au système formé
par la boule, le cadre et les plateaux, une translation dans

Fig. 137.

le sens de la flèche; on constaterait que l'action des forces


égales et contraires, appliquées en A et B, ne modifie en
rien Ie mouvement de la boule.
Cette expénience est une nouvelle vérification de la règle
qui nous a déjà servi bien des fois : lorsqu'on applique
à un mrps des forces en équilibre, l'étât de repos ou
de mouvement de ce corps ne subit aucune modifica-
tion.
2e enpérïe Posons la boule seule sur la table et
donnons-lui une impulsion avec la main; elle se met en
mouvement; mais, comme notre action a cessé presque
immédiatement après avoir été produite, la boule, n'étant
plus soumise à aucune force, puisque son poids est démuit
par la réaction du plan, prend, en vertu du principe de
I'inertie, un mouvement uniforme de vitesse p.
' Donnons une autre impulsion à la boule dans Ie sens de
la première; on conçoit que cette action saajoute à la pré-
cédente et que si, exercée la première, elle avait commu-
,IAUVETIENT I]N IFOÈITÉMEN? YIRId LN

niqué à la boule une vitesse rr', le mouvement uniforme d,e


Ia ' oule aurait actuellement pour vitesse p * v,.
Si I'on continuait à donner à la boule d'autres impul-
sions successives dans le même sens, on constaterait faci-
lement que son mouvement s'accélère et que la vitesse
communiquée par chaque impulsion s'ajoute à celle que la
boule possédait d"éjà avant de la recevoir.
3' erpérïence. Reprenons le système formé par la
houle, le cadre et- les deux plateaux; plaçons B kg. ln C,
2 kg. en D; la boule se met en mouvement dans la ttrirection
AC, sous I'action d'une force de t kg. égale à la différence
entre les poids que contiennent les deux plateaux. On cons-
tate que le mouvement devient de plus en plus rapide;
nous pouvons donc admettre que la force qui produit le
mouvement équivaut à une suite d'impulsions extrêmement
rapprochées. Puisque la force reste constante, il est clair
que la vitesse communiquée à chaque impulsion reste la
même, de sorte que la vitesse croît d'une façon régulière
et a_ugmente de quantité.s égales dans des temps égaux.
Nous appelleron s mouçement uniforntéme.ni accéléré an
mouvernent dans lequel la vitesse croît de quantités égales
dans des temps égaux.
L'expérience actuelle montre donc que si, dans Ies con-
ditions où nous nous sommes placés, on applique à un
corps une force constante, Ie Ynouvement produit est uni-
formément accéléré
&o eæpérie Pendant que Ia boule est en rtrouyê-
ment, ajoutons 2 kg. dans Ie plateau D : l.e mouvement se
ralentit. Tout se passe, en effet, comme si la boule était
constamment retenue par une force F: l kg. Si I'on dési-
gne par p la vitesse que pourrait communiquer à la boule
une seule impulsion d'intensité F, on comprênd facilement
qu'à chacune des impulsions extrêmement rapprochées pro-
duites par F, la vitesse de la boule diminue de la même
quantité e. Il en résulte que cette vitesse dirninue de quan-
tités égales dans des temps égaux.
Nous appellerons moupenrent uniformément retarclé w
mouvement dans lequel la vitesse déeroît de quantités
égales dans des temps égaux.
t98 aÊcfitreus

Nous vérifions ainsi que, dans les conditions de I'expé-


rience, une force constante, agissant en sens inverse d'un
mouvemef,rt déià acquis, transforme celui-ci en mouve-
ment uniforméEent retardé.
En résumé, d'un manière générale :
to l,orsqu'un mobile est soumis à I'action de plusieurs
forces qui s'équilibrent, ce mobile conserve son état de
repos ou de mouvement;
2" Une force constante agissant sur un mobile lui
communique, dans les conditions qe I'expérience' un
mouvement uniformément accéléré ou uniformémett
retardé.
On désigne souvent sous le nom de mouçetnents unifor-
mément çoiies les mouvements uniformément accélérés ou
uniformément retardés.

80. ilIouvement unlformémenl, accêlêrê-:


-Rappelons qu'un mouvement est uniformément eccéléré
loriftue les vitepses augmentent de quantités égales dans
des temps égaui.
Nous-appàilerons accélératîon, et nous désignerons Par
I, la quantité constante dont augmente la vitesse
la lettrre
dans I'unité de temps, c'est-à'dire Par seconde.
Loi tles vitesses. Supposons que le rnobile parte du
-
repos et que sa vitesse augmente' pary seconde, {une quan-
tité j:2^. 'r*'

A la fin de la première seconde, la vitesse'est 2 ou 7,


deuxième r - 4ot2i,
troisième r 6ou3l,
-
Après I secondes, la vitesse p est donnée par la formule :
(1) ç:Jt.
Puisque i reste ffxe, on voit que, si le temps_t devient
2, 3, IL.-.. fois plus grand, la vitesse p devient elle-mème
2,3, 4... fois plus grande; Par suite :
Dans un môuvement uniformément accéléré, étudié à
partir du repos, les vitesses croissent proportionnelle-
ment aur temps.
,IOUVEMENT AN IFONMÉM ENT ACCÉLÉNÊ

Si, au moment où I'on commence à étudier son rtrouve-


ment, le mobile possède déjà une vitesse vo (vitesse ini-
tiale), après e secondes la vitesse e, que nous appelerons
* -
çàtesse finale, est donnée par la formule ,
(2) e: vo* it.
Les forpules (r) er (2) permertent de calculer Ia vitesse
du mobild à un instani quelconque du mouvement, quand,
on connaît la vitesse initiale, l'accélération et le temps.
Nous dirons qu'elles représentent la loi d.es pjlesses du
mouvement étudié.
Loi des espaces. Puisque, dans le mouvement uni-
formément accéléré, -la vitesse crott d.'une façon régulière
de ro à o, o_n peut admettre que I'espace parcouru er t sê-
condes est le même que si le mouvement aîait été uniforme,
pendant le même temps, avec une vitessd égale à la moyenne
arithrnétique des vitesses çot e. Dans ces conditions, les
formules du mouvement uniforme sont applicables. si I'on
désigne par É I'espace parcouru après I JJcondes, on a :

t:'o! 2
R._pr"çons e r_::;:ïi;îr,"'
.
2
et enfin :
(3) c: \
c,o, *iip.
si le mobile avait déjà parcouru un chemin as &u rno-
ment où I'on commence à étudier son mouvement," I'espace '
parcouru après r secondes serait donné par la formule-:

(4) ê- êo* +*iu. por

Cas particulier. que le mobile parte du


repos' au moment où- -supposons
I'or-r commence à étudier s6n
vement :.I'espace eo
-ou-
-et
la vitesse initiale eo sont nuls; la
formule (4) devienr alors :
Mécanique, E. P. S, 6
I8ô xÉctNraw
Ir

(5) u:!rir'.
Puisque 7 reste Iixe, on voit que, si le temps devient
2,3, 4... fois plus grand, I'espace parcouru devient 41 9,
16... fois plus grand. Par suite :
Daus uu X[Quvement uniformément accéléré, étudié
à peitir Su repos, les espaces parcourus crotssent pro-
portioR{ellement aut carrés des temps.
Remarque.
- On peut déduire des formules précédentes
une relation très importante, qui nous permettra de calculer la
yitesse en fonction de I'espace parcouru.
. I"a, forrnule (2) nous donne :
, Y-eo
t=-.
l
Portons cette valeur dane l'équatiop (S); il vient:

e=eJ#+li(ff'
-ff(^+'if)'
-!-'p-tt3,
lz
_ro .
=!o?
On en déduit :
v2
=vsz *\je,
et entn :

(6) e-llWzie.
. Si la vitesse initiale e6 est nulle, on obtient ;
(7) u
- y'Ti-e.

APPLICATION.
(Jn mobile est aniwé d'une vitesse 4t 1^150 au moment oit
l,on eommence ù, étuitrier son rnouçemqnt.,Cette vitesse augmentc
d,e 0*,26 par seeonde. Calculer :
l" La vitesse du nzobile après 2 mînutes;
AOUVETTEN? ANIFONTTÉTIENT ACCÊLÉNÊ r3l
2o L'esp.aee parcouru d,ans le ntéme tenps;
3o La du mobile lorsqu,il o parôouru L km.
vitesse
1o La formule (2) nous donnà :
tt : |ts * jt :1,b0 + 0,25 X 120
-,91a,b0.
2o La formule (3) nous donne : ..

tl 4
0= est t jtt,- 1,50 x t20+l - 0,26 X (r20)r + t 980n,
3o La formule (6) nous ddnne :

v:1f t,sz +2je $,50), + 2x 0,2b >< t 000 - ?Zm,Ll.


-V

: 81. Vérilieation des lois préoédentes au


moJren de la machlne d'Atwood. : Réduite à ses
parties essentielles, la machine d'Atwood (fig. l3g) se com-
pose d'une poulie. F. sur laquelle passe un-{ll trÂs léger,
chargé à ses extrémités de deux pôias égaux p, p,.'Ces
deux poids se font évidemment équilibre. Àdmettons que la
pesanteur soit une force constante (noue le vérllieronJdarrs
la suite),31ajoutons à I'un des poids p un petit corps de
poids p; l'équilibre_est pompu. La force coistante p, qui
met en mouvement le système, doit produire, en vertu de
ce qui précède, un mouyementuniformérnenteccéléré. pla-
çons en face du poids P une longue règle verticale divisée
BC et disp.osons près de I'appireil une horloge à secon-
des, un métronome ou un pendule dont les -battements
ou les oscillations régulières indiqueni des intervalles de
t-emps égaux; nous pourrons alotJ vériûer les lois précé-
dentes.
Loi des espaces. Maintenons le poids p*p en face
du zéro de la règle,- jusqu'au moment où I'osciùation du
pendule marque le commencement d'une seconde détermi-
née; abandonnons-le alore à lui-même et cherchons, par
tâtonnements, en quel endroit D de la règle il faut pla-aer
une plaque horizontale Er, portée par un curs€ui,
llour
qu'elle soit trappde par le poids P *p, I la tn de la se- S'i
conde considérée. on connait ainsi l'espace parcouru oD Æ
pendant la première seconde du rnouve*eni. on ddter- 'lf
t[ÊcANr}aE

mlne de la même manière les espaces OD{, ODz...' par-


courus en 2,3... secondes,
et I'on trouYe, en compa-
rant ces longueurs, {ue
OD1:4.OD etOD2:9. OD.
Les espaces parcourus
étant entre eux comme l-es
nombres l, 4, 9,.. sont pro-
portionnels aux carrés des
temps. Il en résulte que la
loi des espaces établie pré-
cédemment est vérifiée.
Loi des çitesses. Nous
-
&vons appelé çitesse à un
înstant quelconque, dans un
mouvement varié, la vitesse
du mouvement uniforme
que prendrait le corps si la
force motrice cessait d'agir
à cet instant. Ici, la force
moffice est le poids addi-
tionnel p; par suite, si I'on
dispose I'appareil de façon
à enlever ce poids au mo-
ment voulu, le modvement
devient uniforme à partir
de cet instant. On donne
au poids p une forme allon-
gée, de telle sorte que, si
l'on place un anneau D'
sur le trajet de P*p, p
est retenu par cet anneau,
tandis que P poursuit sa
route d'un mouvement uni-
forme.
Ftg. t9Û. = Plaçons I'anneau Dt au
point D, de façoù que le
poids p soit enlevé au bout d'une seconde; P continue à
UOAV ETIENT UN IT'ORMÊMENT ACCÈLÉNÊ r3t
descendre d'un mouvement uniforme avec la vitesse V,
q_u'il possédait au moment de la suppression du poids p.
Nous aurons cette vitesse en cherchant I'espace pï".orr"u
pendant la première seconde du mouvement unilorme do
P. Il_suffira, pourcela, de placer par tâtonnements la pla-
que horizontale E/ en un point E où elle soit renconiréc
par P, une seconde après la suppression du poids p j on
aura évidemment : Vr: DE.
On détermine de la même façon les vitesses acquises
après 2,3... secondes, en disposant convenablement l'an-
neau D/ et la plaque 8,. On trouve que ces vitesses son[
entre elles comme les nombres t, 2, 9...; elles sont donc
proportionnelles aux temps. Il en résulte que la loi des
vitesses établie précédemment est vérifiée.

: 82. Représentation graphique du mouve-


ment uniformément aceéléré, en supposanf
que ce mouvement
parte du repog. : fo
Courbe des espaces.
Prenons deux axes rectan-
gulaires Oe, Oy (fig. 139);
portons sur O*, à une
échelle déterminée, des
Iongueurs 0-t, 1",2, 2-3...
représentant des inter- 01
valles de temps égaux, des
secondes successives par Fig. l3e.
exemple. Sur les parallèles à Oy menées par les points l,
2, 3., . prenons des segments I .t-t, 2.2t , 9.8,... proportion-
nels aux espaces parcourus après 1", 2, 3... secondes. Ces
ordonnées devant être proportionnelles aux camés des
temps correspondants, nous aurons :

t.l"t (0.1)t
2.2': rerr-...
ou: i
t.L, 2.2t 3;3' I
I
Ory-:1Ezil:iô43'r .l

\ I
'|r
I
,4
134 MÉcANTQUB

Réunissons les points 1/, 2',, 3'... par urte courbe C;


nous obtiendrons ainsi /a courbe représentatipe des espaces
du ntouçenze nt considéré.
Si l'on tient compte de la suite précédente de rapports
égaux, cette courbe est telle que I'ordonnée'de I'un de ses
points soit proportionnelle au carré de I'absciss€ corres-
pondante. On démontre en géométrie que cette courbe est
rune parabole d"e sommet O, d'axe Oy et admettant Or
comme tangente au sommet.
Ligne des vitesses. Portons sur les ordonnées 1.1',
-
2.2' , 3.3'... cles longueurs proportionnelles aux vitesses
que possède le mobile après 1r2r3... secondes; puisque les
vitesses sont proportionnelles aux temps, nous trouve-
rons, en joignant les points obtenus, une ligne analogue à
celle qui nous a servi pour représenter la loi des espaces
dans le mouvement unifbrme, c'est-à-dire une ligne droite.
Si Ie mobile part du repos, cette droite passe par le
point O; il suffit alors, pour la déterminer, d'en trouver
un second point.
Remplaçons t par 2 dans les formules (1) et (5) du mou-
vement uniformément accéléré; iI vient :

Y
ll
-it*2i.
e : -1it, :;i X.4 2i.
-
Par suite, dans.un mouvement uniformément accéléré
partant d,u repos, à la fin de la deuxième seconde, Ia
vitesse est égale à I'espace parcouru.
Le point 2/ de la courbe des espaces appartient aussi à
la ligne des vitesses; celle-ci est done représentée par la
droite OZt.
Remarque. Pour trouver Ia vitesse ôr un instant quelconque,
on peut encore- employer le procédé suivant, qui est général et
s'applique à un mouvcmenl, varié quelconque.
Supposons qu'après la deuxième secoude, par exemple, on
supprime la force qui commrrnique au mobile un mouvement
';arié; le mouvement devient uniforme, et nous admettrons qu'il
est représenté par la tangente 2"I à la courbe C au point 2'.
Le problème revient alors à chercher la vitesse de ce rnoûve-
,IOAVE HENT ANIFONIIÉilENT ACCÉLÉNE r35

ment uniforme, c'est-à-dire I'espace parcouru par le mobile en


une'seconde L'ordonnée 3.3' rencontre la tangente 2'.'I'au point
A; I'espace parcouru pendant Ja troisième seconde est repré.
senté par la di{lërence : 3.4 r2.2' ou par BA. Par suite, pour
obtenir la vitesse èc un instant quelconque d,ans un ntouventent
varié, on mène Ia tangente à la cou.rbe des espaces au point I
,I
correspondant, soit 2"I; on porte 2.3-l second,e; I'ord.bnnée i:

3.3' coupe la tangente 2',T au point L; on mènc 2'.8 parallèle d3


à Oæ;lalongueur AB représente Ia vitesse cherchée, 1r

Si le mouvement est uuiformément accéléré, il est facile de


véri{ier que 2.2'- À8.
Constructiou de Ia parabole C. Nous avons indiqué sur Ia
figure 139 un des procédés graphiques - utilisés pour construire
une parabole dont on connaît I'axe O;r, le sommet O, la tan-
gente au sommet Orr et un point : 4' par exemple.
On prend le symétrique 4" du point 4'par rapport à 01.; la
droite 4'.4" rencontre Oy eu 4.. Divisons O.4, O,4, enun même
nombre de parties égales et numérotons les points de division
àpartir de O : l, 2,3,4 sur Oæ; Ir, 2t, 3r, 4r sur Oy. Joi-
gnons 4".1 1, 4tt.2 1, 4".3 1, et prolongeons ces droites jusqu'à leur
rencontre avec les parallèles à O;.menées par les points 1,2, g.
Les intersections l', 2', 3' des deux droites passant par des
points de même numéro appartiennent à la courbe, ainsi que
les poinl,s O, 4', Nous pourrotrs ainsi tracer la parabôle
demandée.

APPLICÀTIONS.
ll A quelle hauteur s'est élevé, après 4 secondes, un ballon
d,ont l'accélération aa départ est de 0*,60 ? Quelle est sa yitesse
à cet instantP QueI est I'espace pa.rcouru penilant la 4s se-
conde P

Réponses ' 1o {n,80; 20 2m,40; go 2-,10.

2) Àu sommet d'un plan incliné d,ont la longueur est d,e 40 m.,


on place une boule qui rnet I secondes pour arriver &u bas d,u
plan, Calculer I'accéIération et la vitesse finale d,e cette boule,
Réponses ' 1o 1m,25; 2o lQm.

3l La vitesse d,'un mobile au rnoment où I'on contntence à étu-


d,ier sonrnouyement est de 0-,75; son accélénatïon est de 0*125.
ù
aÊcnNrcan

Calculer.' 1o sa çitesse après 20 secondes; 2" I'espace Pa,?couru


à ce moment; 3o sa ç,itesse lorsqu'il aura. parcouru 504 mèbes.
Réponses ' 1o $m,75; 2o 65m; 3o l$n,82.

tl Représenter graphiquement les mouvements précéd,ents.

: 83. illouvement uniformément netardé. :


Un mouvement est uniformément retardé lorsque les
vitesses diminuent de quantités égales dans des temps
égaux.
Nous avons déjà vu qu'une force constante, agissant en
sens inverse d'un mouvement acquis, pouvait transformer
celui-ci en un mouvement uniformément retardé.
Ainsi, pour arrêter un train en marche, le mécanicien
ferme Ie tuyau d'arrivée de la vapeur dans le cylindre et
serre les freins. Les frottements produits agissent en sens
inverse du mouvement acquis et, si I'on considère ces résis-
tances corame constantes, on peut admettre qu'elles le trans-
forment en un mouvement uniformément retardé.
Lois du mouvement uuilormément retartlé. -Soit,
par exemple, 10 m. la vitesse du mobile au moment où la
résistance constante commence à agir. Supposons que la
diminution de vitesse soit de 2 m. par seconde.
A la fin de la première seconde, la vitesse sera l0-2;
deuxième 10-2 X 2;
troisième 10-2 x3'
' o1^ooit^ur-j" tir.r.* ru"* r,hru up"a, pui*-
que 10 1ff$"*,
D'une-2X5:0.
manière générale, si I'on représente par oo la
vitesse initiale, par J la diminution de vitesse par seconde,
la vitesse p après t secondes est donnée par la formule :
(z',) e:eo-jt.
Cette vitesse s'annule pour s

eo-it:O,
ou pour:
f :?.
J
UOUVEMÈNT ANIFONUÊTENT NETANDÊ

En comparant la formule (2,) à la formule (2) que nous


avons obtenue en étudiant le mouvement uniformément
accéléré, on voit que ces deux formules diffèrent seule-
ro*:t pal lç signe de la guantité j; on conçoit alors qu'on
puisse obtenir les formules du mouvement uniformément
retardé en remplaçant 7 par dans les formures du mo'-
- 7 Nous écrirons
vement uniformément accéléré. donc :
(B) e:eot-f,in,
(61 v:(i;,-{,
Remarque. si la résistance constante continue à agir
-
après avoir amené le mobile au repos, elle augmente
désormais, à chaque instant, Ia vitessô d.e quantités*égales
à celles qu'elle avait détruites tout d'abord-, de sorte que
le corps prend un mouvement uniformément accéléré.

- Lln train est lancé a,ec une vitesse d,e 5L km. à


- _Exemplo -
l'heure; en_présence_d'un d'isque à |a*êt, le rnécanicien
ferme
le tuyau d,'a*ivée la vapeur d,ans re qrlinilre et se*e les
-de
freins. si l'on éç'alue 6 1--,L5 po, teroni" Ia iliminution ile
vitesse d,ue auæ lrottements d,évitoppés, ealculer :
lo La çitesse du train, 5 secondbi après la manæuvre nrécé-
dente;
2t Iiespace parcouru à cet instant,;
,,#- temps que ntet le train paur s'anêterl
'p !_:rl'espace paîcouru. avant l,arrêt.
La vitesse du train par secoude est : i5n.
frffi-
1o 5 secondes après la manæuvre, on a :

- it - l5 - t,25><
e
- vs b
- 8-,25.
.o L'espace parcouru est donné par :

l4
ê=t'st-git,- {5 Xtr -}Xt.zSX(b)r -59m,375.
3o Le train ne s'arrête qu'après t=2-g-12 secordes.
4o Il a parcouru un chemin : I 'r.zô
,1, I
ê : v6t
- iir, - 15 x t, - ;x t,z5 x (r2)z= 90-.
t38 utcailrban

Représentation graphiquë. Considérons, comme pré-


cécleÀment, deux ixeJrectangulaires
-
O,r, Oy. Après avoir
choisi des échelles convenables, portons les temps sur Or,
les vitesses ou les espaces parcourus parallèlement à Oy'
. to Loi d,es çitesses, Sur Oyprenons OA:r,o (fig. 140)
- et menons AA'parallèle à Or'
La vitesse devant décroître de
quantités égales dans des temps
I
I
I
I égaux, si, pour une seconde,
I
I
I
I
elle a diminué de aa', pour 2,
I
3... secondes, elle diminuera
Fig. 140. de bb' - 2aa' , sçt - Saat ., ,, d'e
sorte que tous les triangles
.èraa', Ab[)', Acct... seront semblables et que les points
L, a', b', c'... seront en ligne droite' Par suite :
Dans un mouvement uniformément retartlé,la loi des
vitesses est représentee par une ligne droite.
2o Loi des Tspaees. Reprenons la formule e:vot
4
-
si I'on porte en abscisses les temps et en ordon-
-àin;
nées les Îaleurs correspondantes de
I'espace parcouru, déduites de cette
forinule, bn obtient une cotrrbe analo'
gueà celle que représentelafigure 141'
Nous rctrouvons ainsi, suivant une
autre disposition, la courbe des espa-
ccs du môuvement uniformément accé-
léré.
Remarquê. Le Point D corres-
-
pond à I'instant'r:+ où, la vitesse étant nulle, le moo-ile
.I
clevrait s'arrêter; mais si, après cet instant, la force cons-
tante appliquée au mobile continue son action, le mouve-
nrent uniformément accéléré qui en résulte est représenté
à la droite DF'
;;; l;; DE, symétrique de A-D Par rapPort

.\;
ri\
AOUVEITENT AN IFONMÉTIENT NETARDT 139

ÀPPLICATIONS.
l) Un train part d,'une statton A, et se dirige, sur une voie
r_ectiligne, eers une station B distante d,e la premîère d,e 20 knr.
Il part de A avec une yitesse nulle, partouri I00 m. d,,un rnou-
venent uniforméntent accélér.é et acqu.iert sa vitesse de régime :
54 km, à I'hettre; iI conserve cette vitesse jusr|u'à 800 mèties de
I'arrivée et parcou.rt ce, dernier troncon d,'un-mouvement unifor-
mément retardé. On d,emand,e d,e trouç,er le temps mis par ce
train pour parcourir la distance LB.
Rdponse :22- 37".

2) An bamw_ay d, une vitesse d,e 27 Am. ù, I'heure, lorsquc le


,courant est subitement intemontpu. Le cond,ucteur serre mod,é-
rément les freins,
9t I'on constate que, 20 secondes après, la
çitesse est encore de 18 km. ù, I'heure. calculer la diininution
de vitesse par seconde et I'espace parcouru avant l,arcêt,
Réponses . 1o Qn,l2b ; Zo ,ill^.-

B\ billeest lanctie o'un pran ïncriné ayec une


vitesse'ne m.; elle att_eint "î
d,e 3 sa position li plus érevée sur le plan
après 6 secondes. calcule, i lo Ia itiminution d,e vitesse par
seconde ; 2o I'espace parcouru.. si la bille retonrrte ens*ite, 'dé-
terminèr le temps qu'elle met pour d,escend,re et sa çitesse lors-
qu'elle arrr,ye au bas d,u plan-,
Réponses : {o 0m,50; 2L g-; Bo gs; 4o gn.

4) Un train est lancé ù, la vitesse de 60 Àm. ù, l,heure. On


s-uppose qu'il' est muni de freins assez puissants pour I'a*êter
instantanénrent. L'effet prod,uit sur lei vol'ogeuri est le rnênte
que s'ils tontbaient d,'une hauleurh qu'on demand,e de calculer,
Qn prend,ra i:gm,81.
Réponse : 14 m. envirou,
140 uÊcaNrgag

CHAPITRE XI
CHUTE DES CORPSI

: 84. Pesanteur.
: Nous avons vu pré-
cédemment qu'une force
constante agissant sur un
mobile lui communique
un mouvelnent unif ormé-
ment varié. Réciproque-
ment, puisque, dans un
tel mouvement, la vitesse
augmente ou diminue de
quantités égales dans des
temps égaux, on peut
concevoir qu'il en est
ainsi lorsque les impul-
sions $uccessives et ex-
trêmement rapprochées
qui déterminent Ie mou-
vement sont égales, c'est-
à-dire lorsque la force
est constante. Il nous suf-
fira donc d'établir qu'un
mobile est animé d'un
mouvement uniformé -
ment varié pour en con-
clure qu'il est soumis à
I'action d'une force
constante..
La pesanteur est
une force constante.
Flg. t4l.
1. Dans I'étude qu€ noug
rllons faire de la chute des corps, Dous ne tlendrong pes compte de la résis.
tance de l'ain.
CHATE DES CORPS t{l
allons étudier cette propriété au moyen d'un appa-
-reilNous
proposé par Ie général Morin.
Appareil Morin. Réduit à ses parties essentielles' cet
appareil comprend -un corps en fonte I (fiS. Lt*z), qui peut
tomber devant un cylindre en bois A recouverl d'une feuille
de papier. Le poids I, guidé dans son mouvement par deu:r
fils métalliques verticaux M, porte un crayon e pressé con-
tre le papier par un petit ressort. D'autre part, le cylindre
peut tourner sur deux pivots fixés à ses extrémités. Il
résulte de cette disposition que le poids I trace lui-même la
courbe représentative des espa-
ces parcourus dans le mouvement
dont il est animé.
Supposons qu'on ait donné au
cylindre un mouvement de rota-
tion uniforme : tirnt que le poids
I reste immobile, le crayon e trace
une circonférence sur le papier;
mais si, pendant la rotation du
cylindre, on abandonne I à I'ac-
tion de la pesanteur, le crayon €
trace une courbe que nous allons
étudier.
Coupons la feuille de papier
suivant une génératrice du cylin-
dre A et appliquons-la sur un
plan (fig. 143). La chute totale esr
AB; BC représente la quantité
dont le cylindre a tourné pendant
cette chute. Divisons BC en un
certain nombre de parties égales, Flg. 1r&
4 par exemple, et menons par
les points de division 1,2,3 les parallèles à AB, qui ren-
contrent la courbe aux points F, K, D. Ces points corres-
pondent à des hauteurs de chute AH, AI, AE. Comme le
cylindre tourne d'un mouvement uniforme, les longueurs
a.t, L.2,2.3,3.4 sont proportionnelles au temps et peu-
vent, par suite, servir à le mesurer. Supposons que cha-
cune de ces divisions représente I'unité de temps; AH est
t{g uÊcaNraaE

I'espaoe paroouru par le fnobile I au bout du temps t, AI


au bout du temps 2, AE au bout du temps B, etc. Or, on
trouve que AI:44H, AE:9ÂH... Les espacec parcou-
rus sroiss€nt donc comme les earrés des temps L-,2,9...
Nous pouvons dire alors : Iorsqu'un corps tombe en
chute libre, les espaces parcourus sont proportionaels
aux oarrés des temps.
Mais on reconnalt dans cet énoncé la loi des espaces du
mouvoment uniformément aocéléré; il en résulte qu,un
corpË tsunbant en shute ltbre glt ânimé d'un mouve-
ment uniformément aceélÉré. Puisque ee rnouvement est
dû à la pesanteur, il nous est enfin permis de conclure de
I'expérience précédente que la pesanteur est une force
coûstante.
Valeur de I'accélération due à la pesanteur. Rem-
-
I
-|irr; il vient I i :
plaçons r par dans Ia formule 2e.
"
Par suite, dans un mouvoment uniformément accéléré,
étutlié à partir du repol, I'accélération est éqale au dou-
ble de I'espace parcouru pendant ta preniiere seconde.
De nombpeuses expériehces, faites à paris, ont permis
de déterminer I'espace pareo'ru par un corps qui iombe,
pendant la première seconde de sa chute. b" â ttouvé :
e:4*,904[*; l'accélération due à la pesanteur, que nous
représenterons par la lett$e S, €st donnée par l'égalite :
g:4,0044X2__ gm,gOgg.

T-our prendrons dans les applications g:g-,g1.


Si /r désigne I'espace parcouru, nouJ obtiendrons les
lois de la chute des corps en remplaçant, dans res formules
du mouvcment uniformément accéléré, e par lt etl'accélé-
ration quelconque 7 par g. En particuliei, pour un corps
partant du repos, nous aurons :

p:gti

A:L1St, r

1-(w-
ffiATE DEË c0nPs

Dans cette tlernière formule, on dit souvent que e êst lâ


àr, ld hauteur d,e chute h; h fa hauteur d'ue
tritesse d'ue
ùla
çitesse y.

=- 85. Corps la,noé ùertfloelement, de bas en


de bas en
ha,ut. - Il*ttçons une pierre verticalement
haut; I'effort rnusculaire qui la met en mouYement ce$se
son action dès que la pierle a quitté notre main, de sorte
qu,elle prendraii on *àuvenient uniforme si aucune force
n'*giu.Jit plus sur elle. Mais, au moment où la pierre
quiite notie main, elle est sotrmise à I'action de la p€sâr'
t^eur, c'est-à-dire d'une force constante, ilui agit en sens
inverse de son lnouvement; elle prend donc un mouvement
uniformément retardé.
Si I'on désignepare0la vitesse communiqtég llapierre
au dêpart, les-forinuleË qui représentent les lois de son
mouYement sont:
(l) (r: 't0- 8t;
(2) h: çot-.f,tr't
(3) ç,-tlFE.
Au botrt d'un certain temps,la pierre s'affête; la pesan-
teur, qui jusque-là opposait une résistance à sor Ûrouv€-
1n.rri,-d.vitni une fàrce motrice' et sous son action la
pi.".à tombe d'un mouv.*.nt uniformément accéiéré, dont
ia vitesse initiale est nulle. Les formules à appliquer dans
cette seconde partie du tnÔ{rvernent sont :
(4) ç: gti
(5) -1,
h:jlt'i
(6) u-1@'
Toutes ces formules vont ùous permettre d'étrJdier d'une
façon plus détaillée le mouveùent Ce la pierre' Supposons
qu'elle^soit lancée avec une vitesse initiale t's: 19m,80'
' lo À quelle hauteur H s'éIèvera-t-elleP La pierre s'arrêtE
-
MÊCANTAUE

évidemment lorsque sa vitesse est nulle. Faisons 0 dans


la formule (3); il vient :
,,
-
esr-26H-0,
ou:
.H
-'f;:#"r.99l1-1en,e8.
2o Qu,elle est la d,uràe T d,e I'ascensionp Écrivons :
-
e:es-gT- o;
il en résulte :
t-h_-t.n,ro_
:i: : r,
T"sr zË envlron'
3" Quelle est la ilurée d,e la chu.te p
- avant de revenir à
te''e, la pierre doit descen'dre d,une hauteur ,f : rempla- Pi;
çons /z par cette valeur dans la formule (b); ili"Ïfl,
YoE
otz.
29--r 2D" '
d'où ;

-$-Ë.
- g2'
et, par suite,
,:2= T - 2".
I'

La
du'rée de Ia chute est d,onc égale à celle de I ascension,
4o Quelle est la çitesse au ltas d,e la chute r Dans la formule ({),
suËstituons à t la valeur. que nous venons de trouver; nous
aurons ..

'BI---r .--vo
e:ï'E:u?'
rl i
. I t La pieme revîent donc à son point de d,épart avec
| -1, une çitesse égale à sa çitesse iiitiale.
..1-1* | s" Trouver la vitesse d,e la- pien.e lorsqu,elle passc
jjnl
L-L-rI en un point quelgonque M d; sa trajectàire, sôil en
montant, soit
en d,escendant (ûg. t4a).
t'is' r44' al Yitesse en M à, la montéu. pôrons AM
-
Ia formule (3) nous doune z a
- - É;

si fr:5m :
v_(ffif,,
r- /(19,80)t >< 9,81 X 5
= 17n,14.
-2
P'SCNTEUN t4b
(bl Vitesse en M à la descente, Lorsque -
- un chàminIa pierre
en M, en descendant, elle a parcouru
arrive

BM-AB-AM- H-h-g-t.
zg
Remplaçons ft par cette valeur dans la formule (6); il vient :

u
-{ zs(u;*
- o) : læE - 17m,r4.

Par suite, l.a pi_e*e a la même eitesse lorsqu'elle passe en un


point d'éterminé d,e sa trajectoire, soit en mintant,-soit en d,es-
cend,ant.

APPLICATIONS.

_ \ Quel
est le temps mïs par un corps pour tomber au fond
d;un puits de mine de 400m. d,e profond,eur? euelle est sa çt-
tesse au ltas de sa ehute?
Réponses: lo 9s environ; 2o ggn,58.

_
2\ De quelle- hauteur est tombé un corps dont Ia vitesse est
t QaeI espace a-t-il parcouru peiilant la 4. seconde de
d,e 40 m.
sa chute P

Réponse . 1o $1m,55; 2o 34n,335.

3\ corps_ pesants tombent d'un nt,ême point à une se-


-Dey..y
conde d,'interyalle ; on demande la distance qui les sépare,altrès
2, 3, 5 secondes d,e chute.
Réponses : 14m,70 ; 2t*m,50; 44n,10.
_
Etpliquer., à I'aid'e
_d,e
ce problème, la division engouttelettes
ile I'eau_qui tombe d'une ca,scad,e, d,'un jet d,'eaur-ou de l,eau
gui est lancée pa.r un tryrau d'amosage.

4l Combien de coups par minute pou,rra-t-on faire battre à


un marteau pilon tombant de 4m,90, s'il faut g secondes potu
le releyer après sa chute P
Réponse :6 coups.

86. ProportionnalitÇ des forees aux a"eeé-


=
Iérationg. : Revenons à lâ machine d'Arwood (fig. IBS);
,,40 ,rÊcANIAUE

plaçons sur le poids P cinq petites rondelles métalliques


pesant chacune p.La force F qui détennine Ie mouvement
du système est 5p. L'accélération correspondante 7 étant
égale au double de I'espace parcouru pendant la première
seconde, nous pourro'ns la mesurer sur la règle.
Transportons une des rondelles sur le poids P' suspendu
à I'autre extrémité du fil; le système à mettre en rloLlv€-
ment reste encore Ie mêmer, mais la force motrice fl' n'est
plus que 4p-p:3p; déterminons' comme précédem-
rnettt, i'accéléraiion correspondante J''. On constate que les
valeurs numériques obtenues pour7,/ satisfont à la rela'
tion :
i55pF
7: g: w:T'i
PAr Sulte :
FF/
--:-:?.
1l'
Il en résulte qu'une force constante communigue à un
même corps une accélération proportionnelle à son
intensité.
87. [Iode d?aetion de la pesantellr.
.. Nous
-savons que la pesanteur est clue à I'attraction du centre de
la terre sur les corps placés à sa surface; un corps est
d'autant plus attiré vers le centre de la terre qu'il en est
plus rapproché : ainsi I'action de !a pesanteu-r.est plus
intense aux pôles, où la terre est aplatie, {u'à l'équateur;
plus intense a,t niveau de la mer qu'au sommet d'une Dorl-
ingne. Il en résulte que, si Ia pesanteur est u,ne force cons'
toit" tn un lieu déterminé, elle uarie lorsqu"on passe de ce
lieu à un autre. C'est pourquoi nous avons précisé, en di'
sant que la détermination de la valeur de g avait été faite
à Paris. Bn réalité, cette variation gst très faible; elle est
à peine sensible sur toute l'étendue de la France, et I'on
pilt, sans crainte, donner, dans les calculs pratiques, à
I'accélération g la valeur 9',81.
Chute des corps dans le vide. - D'autre part, dans tout
ce qui précèd.e, nous avons négligé la résistance-{e I'air,
de iortË que les résultats obtefius ne sont applicables qu'à
XCSSE D'IIN CORPS ta7

la chute des corps dans lo vide. Cependant, pour des hau.


teurs de chute inférieures à 5 m., c'est-à-dire pour Ia plu-
part des problèmes pratiques, I'air exerce.une influence si
faible qu'on peut admettre I'exactitude, en pareil cas, des
lois que nous avons énoncées précédemment.
La chute des corps dans le vide présente une particula-
rité que nous allons signaler. Introduisons dans un long
tube en verre des corps de nature différente : un grain de
plomb, une plume, un morceau de papier roulé en boule,
etc. Après avoir t'ait le vide dans ce tube, nous constate-
rons, en le renversant, que tous ces corps arrivent €ns€m-
ble au bas de leur chute. A première vue, les corps les
plus lourds devraient arriver les premiersl mais, pour ces
corps, la pesanteur doit mettre en mouvement une quan-
tité plus grande de matière, de sorte que la résistance de
I'inertie est plus considérable.
Il en résulte que la pesanteur agit db la môme manière
sur toutes les parties d'un corps, et qu'en un lieu déter-
miné elle leur communiqus, à chaque instant, la même
accélération.

: 88. Masse d'un eorps.


- On appelle masse d'un
corps la quantité de matière qu'il renferme.
Lorsqu'on divise un corps en un certain nombre de par-
ties, nous savons que la pesanteur agit de la même manière
sur chacune de ces parties. La résultante de toutes ces
actions partielles a reçu le nom de poitls absolu ($ 54). On
comprend alors que, si un corps A contient2,3r 4... foiS
plus de matière qu'un corps B de même nature, le poids
absolu du corps A soit 2,3,4... fois plus grand que celui
du corps B. Par suite, on peut dire que la masse d'un corps
est proportionnelle à son poids absolu. Cependant il ne
l'aut pas songer à prendre le poids d'un corps pour mesu-
rer sa masse. En e{I'et, lorsqu'on passe d'un lieu à un autre,
nous savons que le poids absolu de ce corps change, tandis
que la quantité de matière qu'il contient reste évidemment
invariable; or, on ne peut définir une quantité constante au
moyen d'une quantité variable. Mais rappelons-nous qu'une
force constante communique à un corps une accélération
t18 MÊCANIQAE

Droportionnelle à son intensité, et appliquons ce résultat à


ia pesanteur, qui est une force constante en un lieu déter-
miné.
Désignons par P le poids d'un corps au niveau de la mer,
par P/ Ëott poidt u.t so**et du mont Blanc, par exemple :
ies accélérations g, g, communiquées à ce corps par les for-
ces constantes P, P/ sont telles qu'on a :
PP'
_:_i.
lro
bo

Le rappo"t;, dont la valeur reste la même lorsqu'on


passe d'un lieu à un autre, peut donc nous servir à définir
Ia masse d'un corPs ou la quantité de matière qu'il ren-
ferme.
Si nous représentons alors par la masse d'un corps,
'?2
nous pourrons écrire l'égalité :
P
-: ffll
g
et, par 6uite :
P-mg,
ce qui s'énonce ainsi : le poirls d'un corps_en un lieu tté-
terminé est égal au produit de la masse de ce corps par
I'accélération que lui communique la pesanteur en Ge
lieu.
Problème. caleuler I'intensité d,'une force constante,
-
connaissartt l'accélérarion qu'elle communigue ù un corps A
dn poids connu P.
Soit F la force considérée, 7 l'accélération correspon-
d.ante. Les d.eux forces F, P étant constantes, les accéléra-
tions qu'elles communiquent au ^même corps A sont pro-
portionnelles à leurs intensités. On a donc :

FP
-:
It -i
d'où I'on déduit
F':!.i.
8-
,r.dssE D'tlN conPs t49

P
Remplaço"r ;o par la masse m du corps A, nous obte-
nons la relation très importante :

F:mj. '
Exemples.- lo $645 I'action il'une force constanteF, un corps
d,e 70 kg. a parcouruS00 m. en20 second,es. Quelle est I'inten-
sité d'e cette'force P

Dans la formule ,-Iir',remplaçons e Par 500, t par 20, et

résolvons par râpport àir' il vient :


.2e 2x500
. J:v:6;
F nous est donnée par la relation :

P l0:",-2 500:2ke,600
f :ii: >< À,
environ.
ffi
2o ^9i I'on applique à un corps ile l0 kg. une force -constante
de 5 kg., quelii esl t'àccélération du mouvement produitt
Ep
De I = 1,, on déduit :
t8
i:I4:=P-4n,e05.

APP LICATIONS.

l) Un ballon pèse, accessoires colnpris, 46J kg.' et il dépla-ce


un yolrr,rre d,'air-pesant472 kg. Quelle sera'sa, hauteur, 4 secondes
après son départ P (On négligera Ia résistance de I'air'l
Réponse : l*,70 Par excès.

2\ Dans la machine d'Àtwood, on suPPose que les poids P, P'


sontde tl, kg. Si Ie poiils additionnel p - 10 g., calculer I'accélé'
ration d.u-mougement proiluît et le ternps rnis pour arriver au
bas d,'une règle d,e 4m-
Réponses ' 1o Qn,Q488;2o 12t,8.
uÉctnrcao

, 3) Quelle est la masse d,'un corps gui, placé .sur u,n plan
horizontal et sollicité par une force d,e 7ts,500, acquiert, après
2 ntinutes, une vitesse d,e 1,8 m. p
l)
Réponse : l-50.
"o

4) Un corps pesant 50 hg. est animé d,'un mouvement unifor-


méntent accéléré à, partir du repos. il a parcouru !00m, pendant
la prentière minute de son moueernent. calculer I'intensité ile la
force motrice.
Réponse :Orer 283.

- 5).An bain pesaû 40A tonnes, partant du repos sur u.ne voie
horizonta[e, doit atteindre Ia vitesse de l5 m. aprèslm 40".' Cal.
culer Ia force nrotrice, si les résistanaes s'élèyent à
ffia, U
6harge.
Réponse: 8ll6ks,2.

CHAPITRE XII
tMpuLsroN ET QUANTtTÉ DE MOUVEMENT. - THÉORÈME
DU MOUVEMENT DU CENTBE DE GBAVITÉ.

- 89. I)éfinitions. - Quand une force, d'intensité


donnée, agit sur un corps en mouvement, elle modifie ce
mouvement, et cela d'autant plus que son action s'exel.ce
plus longtemps. Cette observation a entraîné I'introduc-
tion en Mécanique d'une notion nouvelle appelée impul-
sion.
L'impulsion est mesurée par le produit, Fr, de I'in-
tensite F de la force agissante par la durée r de son
action.
D'autre part, il est facile de se rendre compte qu'une
lorce donnée modilie d'autant plus le mouvement d'un
corps que eelui-ci est formé de moins de matière, c'est-à-
dire que sa masse est plus faible. C'est ainsi que nous
ffiPaLSIoN ET QaaNTITÊ nn ilouvnaeNr {Ét

pourrons modifier plus facile-ment le mouvement d'une


Loule creuse qoe .élui d'une boule pleine. de m-ême ma-
tière. roulant toutes deux sur une table horizontale.
observons enfin qu'il est plus difficile d'arrêtef un cofps
quand il est animé d'urru grande vitesse que lorsqu'il se
déplace lentement.
'Ces
ob.ervations ont entraîné I'introduction d'une autre
notion nouvelle appelée quantité de mouvement'
Polr obtenir la fiuantité de mouvement d'un corps, à un
instant donné, on fait le produi| mç de la masse nz du
corps par lra vitesse qu'il possètle à I'instant considéré.
'
: 90. Relation entre l'lmpulsion et la quan-
tilé de mouveneirt. - Faisons agir une force cofls-
tânte F sur un corps de masse m, arr rePos' Après r se-
condes, la vitesse ïu *ouvement produit est représentée
paf la folmule
(1) ç:it.
, on sait que I'accélérationT do ee mouvement est égale à

r par cette valeur dans la formule (1); il


$, "u*ntaçons
vient :
I,,

ou,si I'on chasse le dénominateur rz :



-Ft.
Le premier membre de cette égalité repr'és-ente la quan'
tite de mouvement que possède le corps à I'instant t; le
second repr.ésente I'impulsion de la force F. On peut donc
énoncer le princiPe suivant :
I.a quaniité dè rnouvement que possèd€ -un- corps
masse n?, se déplaçant avec la vitesse rr,.€st égale à I'im-
'le
pulsion de la lorôe F qui est capable de _communiquer
la vitesse p à cette maise, après t secgndes de mouve:
ment à partir du rePos.
Nous voyons ainsi qu'il faut urr certain temps pour
ilÊcaNrQaE

qu'une force F puisse communiquer à un corps une vitesse


quelconque.
Si I'on faisait en effet r:o dans l'égalité précédente, on
trouverait ma ou e-o. On exprime ce fait en disant qu'il
n'y a pas de forces instantanées.

APPLICATIONS.
1) Un marteau pilon d,u poids d,e 2 tonnes a une cou: d.e
2m. Calculer la quantité de mouyement qu'il possède au bas d*
s& course.
Réponse i rne:1276.

2) Un obus pesant 5ks,600 sort d,'un canon a.eec une çitesse


de 490s à Ia second,e; il met 9s,007 pouT pa,rcourir l'â,rne d,e ce
cdnon. Calculer la force grpansive moïenne d,u gaz d,égagé par
la cornbustion d,e la poud,re,
Réponse : 40.000 kg.

- 91. Théorème du monvement du centre


de gravité. : Prenons un appareil M constitué par une

Fig. 145.

boule en cuivre C, un disque D très mince, également en


cuivre, de _même djamètre que la boule, et une tige cylin-
drique en fer, qui les réunit en passant par leuri centres
(fig. 145).
Autour de la tige, au point G où est situé le centre de
gravité du système, est placé un disque H en carton mince,
enduit d'encre lithographique. L'adjonction de ce disque
ne change pas la posirion du centre de gravité de I'ensemble.
Posons I'appareil M sur une table horizontale et pous-
sons-le dans une diràtion quelconque, €n agissant en un
MOAVEMENT DA CENTNE DE GRAVITÊ tffi
point A différent du point G. Nous voyons : 1o que la boule
er le disque en cuivre prennent des mouvements complexes;
2o que le disque H trace sur la table une ligne droite, paral-
lèle à la direction de Ia poussée exercée en A.
Comme le centre de gravité G de I'appareil M est tou-
jours situé verticalement au.dessus du point de contact E
du disque H avec la table, il en résulte que le point G se
déplace en ligne droite.
Enlevons le disque H et poussons I'appareil en agissant
sur le point G : nous constaterons que tous les points du
corps M se déplacent en ligne droite.
D'autre part, le même corps M, lancé sur la table hori-
zontale et rencontrant un butoir, s'arrête brusquement tout
entier s'il touche le butoir par son centre de gravité. Il
tourne, au contraire, autour du butoir s'il le rencontre en
un autre point que G.
Nous pouvons conclure de ces expériences :
1o Qu'une force appliquée à un corps en un point autre
{ue son'centre de gravité communigue à ce dernier
point un mouvement de translation et à tous les autres
points des mouvements complexes.
2o Qu'une force appliquée à un corps, en son centre
de gravité, communique à tous les points du corps un
mouvement de translation.
Reportons-nous maintenant à l'étude que nous avons
faite ($ 52) de la réduction d'un système de forces à une
force unique appliquée en un point
arbitrairement'choisi et à un cou_ple.
Faisons la réduction par rapport au
centre de gravité G; nous obtenons la
force F et le couple (P,P') (fig. lAG). ( I

L'action du couple se manifeste par


une rotation du corps, et celle de la
force F communique à celui-ci un mou-
Fig. 146.
vement de translation. Or,.d'après les
expériences précédentes, si I'on considère séparément I'ac.
tion produite par chacune des forces du système, le couple
correspondant à I'une quelconque d'entre elles n'dgit pas
sur le point G, puisque ce point se déplace dans la direc-
r5{ aÉcauraag

tion de la force et ne tourne Pas; on peut donc admettre :


lo que le couple résultant (PrP') fait tourner le corps
autour de son centre de gravité G, mouvement qui n'influe
pas sur celui du point G; 2o que le mouvement du centre
de gravité est dû à I'action de la résultante générale F,
qu'on obtient en composant toutes les forces du système
après les avoir transportées, parallèlement à leur direc-
tion, au point'G.
D'autre part, I'expérience et le calcul permettent de vé-
riûer que le mouvement du centre de gravité a lieu comme
si toute la masse du corps était concentrée en ce point;
nous pourrons, par suite, énoncer le théorème suivant :
Th6orème. Le centre de gravité d'un corps se meut
-
comme si toute la masse du corps était concentrée en ce
point et comme si toutes les forces agissant sur Ie corps
y étaient transportées parallèlement à elles-mêmes.
Remarques l. On a vu, dans le cours de Physique, gu'un
corps guelcongue, - solide, liquide ou gazeux, est constitué par
un nombre très grdnd de molécules. Ces molécules s'attirent
comure dans les corpe solides, ou se repoussent comme dans leg
corps gazeur, On ne connalt pas exactement la valeur de I'in-
tensité de ces forces attractives ou répulsives, maiÊ, en vertu
du principe de l'égalité de I'action et de la réaction, si I'on
considère deux molécule's voisines A, B, I'action exercée par A
sur Il est égale et de sens eontraire à I'action exercée par B sur
A. Par suite, si I'on transporte ces forces, parallèlement à leur'
direction, au ceutre de gravité G du corps considéré, elles se
détruisent deux à deux et n'ont aucune action sur le modvement
de ee point.
T-ies forces attractives ou répulsives qui s'exercent qntre lee
molécules d'un corps sont désignées sous le nom de forces inté-
fieutes, par opposition aux forces que nous ayons considérées
jusqu'à présent, appelées souvent forces extérieures. Nous
pouvons donc dire que geules les forces extérioures ont une
action sur le mouvenent du contre de gravité d'un corps.
II. Le théorème du mouvement du centre de gravité et la
- précédente sont applicables à tous les corps, quelle
remarque
qu'en soit la nature (solide, liquide ou gazeuse), et même à des
ensembles de corps.
Ereuplo. Considérons un homme debout et immobile sur
-
un sol horiaoutal et parfaitement poli; les seules forees erté-
TRAVAIL I)ES FORCES t56
rieures agissantes sont: 1o le poids de cet homme; 2o la réac.
tion du sol. Ces deur forces, étant égales et directement op-
posées, se font équilibre. Si I'homme fléchit Bur ses jambes,
son centre de gravité s'abaisse; so:r poids est alors supérieur
à la réaction du sol; s'il saute verticalement, c'est la réacl.ion
du sol qui I'emporte sur le poids I dans tous les cas, étant
donné la direction des forces agissantes, les seuls mouvements
possibles pour le centre de gravité du corps sont dirigés sui-
vant la verticale. ./
Sur uu sol non parfaiteinent poli, aur forces extérieures pré.
cédenî.es s'ajoute la résistauce de frottement; eette force, trans.
portée au centre de gravité, détermine, comme nous le verrons
plus loin ($ 106), la progression en avant.

APPLICÀTIONS.
L\ trIontrer que si un homme, placé sur une bascule, fléchit
strr ses jambes, ta bascule peu.t indirlu,er, pendant le. fléchisse-
ment, un poid,s inférieur à celui gu'elle ma.rque lorsque I'h.omme
se tient immobile.

2l Montrer que, sî un obus éclate, le centre d,e gravité des


éclats continue à suivre le même chemin qile celui qu.'aurait
srtivi Ie centre d,e gravité ilu, prajectile non éclaté, jusgu'à ce qu,e
l'un des éclats vienne, pa,r eftemple, à rewontrer tre sol.

CHAPITRE XIII
TBAVAlL. DES FOBCES

92. La notlon du tra,vall.


-tombereau - Attelons un âne à un
lourdement chargé; si l'âne s'épuise en vains
efforts pour faire avancer le véhicule, nous en concluons
qu'avec une pareille charge il ne produit aucun travail,
qu'il ne nous est d'aucune utilite.
Remplaçons l'âne par un cheval vigoureux; le résultat est
di{lérent; le tombereau avance, et nous pouvons ainsi trans-
1b6 AÉCANIQUE

porter la charge au point où nous voulons I'utiliser. Les


deux animaux ont produit un effort; mais, tandis que celui
du premier est resté stérile, celui du second a eu pour eflet
de vaincre, sur tout le parcours, les résistances qui lui
étaient opposées. L'âne s'est fatigué en pure perte, le che-
val a travaillé utilement. Travailler, c'est donc vaincre
une résistance en vue d'un effet, utile.
Le travail mécanique ne suppose pas seulement une ré-
sistance vaincue une fois pour toutes; en d'autres termes,
le cheval que nous venons de considérer n'aura pas travaillé,
par le seul fait qu'il aura réussi à vaincre les résistances
qui s'opposaient à la mise en marche du tombereau; il faut
de plus que toutes les résistances soient vaincues dans la
totalité du parcours, c'est-à-dire jusqu'au point où I'on
veut utiliser la charge.
Prenons un autre exemple : pour buriner une pièce,
I'ajusteur exerce sur son outil un effort directement opposé
à Ia résistance de la matière qu'il enlève, mais il doit iussi,
pour travailler, faire avancer le burin dans la direction de
la résistance à vaincre.
Le travail mécanique comprend donc deux éléments dis-
tincts z Lo l'intensitd de I'effort exerié; 2o le chemin par-
couru. Nous allons ehercher comment varie le travail avec
ces deux éléments.
Nous ne considérerons, jusqu'à nouvel ordre, que des
efforts directement opposés aux résistances à vaincrè.
Reprenons I'exemple du cheval. Supposons que, pendant
tout le parcours, la résistan ce et, par suite, I'effort gui lui
est égal et directement opposé restent constants. S'il faut
un certain travail pour transporter la charge à 400 m. du
point de départ, il est évident qu'il faudra un travail dou-
ble, triple..., si la distance à parcourir devient elle-même
double, triple... II en résulte qae le naçail est proportion-
nêl au chemin pa,rcouru,
D'autre part, si, à chemin égal, la résistance à vaincre
devienf double, triple..., I'eflbrt nécessaire, égal et opposé
à cette résistance, devient aussi double, triple... On com-
prend facilement que le travail produit soit lui-même
double, triple... de ce qu'il était primitivemeat. Le tra-
, TNAVAIL DES FORCES r57

eail est. donc aussi proportionnel à l'intensité d,e l'effort


csercé.
En résumé, le travail mécanique est proportionnel : to à
I'intensité de I'effort exercé ; 20 aa chemin parcouru dans
la direction de la force; il est donc, en vertu d'rrn principe
connu d'arithmétique, proportionnel au produit de ces
, deux quantités.
Si I'on prend alors pour unité de travail mécaniqrre le
travail qui consiste à vaincre une résistance de I kilo-
gramme sur un parcours de I mètre, on voit que, pour
obtenir le travail produit par une force constante, il
suffit de.multiplier le nombre de kilogrammes que re-
présente cette force par le nombre de mètres parcourus
dans sa direction.
Nous appellerons kilogrammètre (kgm.) le travail
produit par une force de I kg. qui déplace son point
d'application de I m. suivant sa propre direction.

Par suite, le cheval qui fait parcourir 400 m. à un tombereau


sur une route droite en exercant un elfort constant de 50 kg,
produit un travail :

T-50x400-2000 kgm.
Le manæuvre gui, sur une échelle, porte un sac de plâtre de
80 kg. à 5 m. de hauteur, effectue un travail mesuré par :
T-80X5:400kgm.
D'une manière générale, si l'on désigne.par F l'intensité
d'une force constante, ér'aluée en kilogrammes, par E le
nombre de mètres parcourus par le point d'application de
cette force, dans sa propre direction, le rravail elleetué est
donné par la formule :

Trg*-F'reXE-.
: 93. Tra,vail néeessalre pour vaincre lrne
résistance eonstante sur un ehemin curvili-
gne. : Si I'on divise une circonférence et, d'une façon ,

plus générale, un arc de courbe en un très grand nombre


de parties égales, on obtient, en joignant lesl points de divi-
t58 ilÊCANIQUE

sion, une ligne brisée inscrite. On peut, si le nombre des


divisions est assez grand, confondre le petit arc de Çourbe
AB (fig. 147) compris entre deux points consécutifs, avec
la corde AB qui le sous-tend, et considérer
^ alors la circonférence ou l'arc de courbe
Ë donné comme une ligne polygonale d'un
C- très grand nombre de côtés.
Considérons un manæuvre agissant sur
Fig. 1a7. la manivelle OA. Désignonq. par F l'effort
exercé par le manceuvre pour vaincre' la
résistance, supposée constante, qui s'oppose au mouvement,
et calculons le travail nécessaire _pour faire parcourir au
point A le petit élément rectiligne AB, par lequel nous
avons remplacé I'arc AB. La résistance et, par suite, I'ef-
fort agissent suivant AB; il en résulte que le travail cher-
ché est mesuré par le produit F X AB. On trouverait de
mêrne que le travail nécessaire pour amener l'extrémité de
Ia maniveile de B en C est mesuré par Ie produit FXBC,
etc., de sorte que, pour un tour complet, le travail total a
pour expression:
T:F><(AB+BC+...+MA).
Mais la sornme entre parenthèses représente le périmètre
de la ligne brisée 48... MA. Nous pouvons admettre que,
si l'on a divisé la circontérence O en un nombre suffisant
de parties égales, la longueur de ce périmètre est égale _à
celle de la circonférence; ona donc, en désignant par / la
longueur de Ia manivelle :
T: F XZæl'

Il est bon de remarquer que, dans cet exemple, Ia direc-


tion de l'effort varie pendant toute Ia durée du mouvement.
Elle est représentée successivement par tous les côtés de
la ligne brisée que nous aYons considérée. D'autre part' les
arcs AB, 8C... sont assez petits pour qu'on puisse con-
fondre les directions des cordes AB, 8C... avec celles des
tangentes en A,8... à la circonférence. On dit alors que
la fôrce F reste constamment tangente à la circonférence
TNAVAIL DES f.ORdES rs9

O, ou que, dans chacune de ses positions, F est un effort


tangen,tiel.
Ce que nous avons dit pour une circonférence est évi-
demment applicable à une courbe quelconque. Nous pou-
vons alors énoncer la règle suivante :
Pour obtenir le travail produit par une force d'inten-
sité constante, dont la direction varie de façon à rester
toujours tangente à la courbe décrite par son point d'ap-
plication, on multiplie Ia valeur en kilogrammes de cet
effort par la longueur en mètres de la courbe parcourue.
Exemples. lo Evaluer le travail eTfectué par un manæu-
-
vre qu,i agit pendant ttne heure sur une manivelle avec u,n effort
tangentiel de 75 kg.,ètraison de 60 \ours par minute. Longu,eur
de la ntunivelle, 0m,50,
Le chemin parcouru en un tour est la longueur de Ia circon-
férence de rayon 0-,50, soit 2tr X 0,50.
Le chemin total pour une heure estalors :2nX0,50X3600,
de sorte que'le tlavail total effectué a pour expression :
'li 1514 X 0,50 x 3 600,-- 169 646 kgm.
- 2rc

20La flèche d,'un ntanège a une longueur de 3 m. ; un cheval


efrerce sur le crochet d,'attelage un efort tangentiel constant d.e
50 kg, Calculer le travail effectué pou,r un tour.
Le chemin parcouru en un tour de piste est donné par la
formule 9n 14 $m; par suite :
T 50 X. 2æX 3 g42usn,49.
- =
- 94. Travail d'une foree qui n'agit pas dans
Ia, direetion dn ehemin parcouru par son
potnt d'applie{ùtion. : Tout ce qui précède suppose
que I'eflort est directement opposé à la résistance à vain-
cre; il n'en est pas
toujours ainsi.

rvagon\M(fig. 148),

r dans la direction
Fig. 148.
Ar et tiré oblique-
ment par un cheval exerçant un effort constant F, par I'in-
TÉCANIAUE

termédiaire d'une corde ûxée en A. Supposons que I'angle


d d.ela force F avec la direction Arr reste toujdurs le même
pendant le mouvement. Décoqposons F suivant Ar et la
âirection perpendiculaire Ay. Nous savons que les com'
posantes ôbt"tt,t.t Fa, Fz peuvent--produire le même effet
que F. Or, il est clair que le travail de Fs est nul-, puisque
le wa$on ne peut se déplacer suivant Ay; celui de Fi a
pour valeur F., X e, e désignant le chemin parcouru sur
ttïii'Ï;
remarque que F, est la projection de F sur Ar,
on peut énoncer la règle suivante :
Le travail d'une fôrce oblique par rapport au che-
min que parcourt son point d'application -est égal au
proatuit Oâ ta proiectio_n de la force sur Ia direction du
ôhemin parcouru par la longueur du déplacement'
En supposant qul I'angle d vaille 45o, un cheval exerçant
un effort^âe traction de 40 kg, n'utilise pour la traction que
40r.g><0,707. Ce produit représente la proje*iol de l-ef:
fort sur la direction de la voie. Le travail fourni n'est ainsi
7
que les environ du travail dont on poumait disposer en
ft
tiranr suivant Ar. Une force n'est donc cOmplètement
utilisée que si elle entraîne son point d'application
suivant sa ilirection.
Remarque. On peut donner une autre forme à la règle
- . précédente. Si I'on désigne Par e:
AA, (fig. 149) le déplacement du'wa-
gon, le travail de la force F, oblique
par rapport à Ia direction Ar de ce
âéplacement, est donné par I'égalité :
&
Fig. r4e. T:F, Xe:F, XAAI.
Projetons AA, en Aa, sur la direction de F; les trian'
gtes sémblables A/^rar, AF'F donnent la proportion :
AA. F
Xr:T,'
d'où I'on déduit :

F,XAAT:FXAan,:T'
TRAVAIL DES FORCES

Par suite : Ie travail d'une force obligue par rapport


au chemin que parcourt son point d'application est le
prodïit de cette force par la projection du déplacement
sur la direction de la force.

:95. Travail moteur.lravail résistant. '- tru


chemin que suit le point d'application d'une fbrce comporte
deux sens. Nous considérerons comme positif celui pour
lequel se produit un travail utile.
d'amener un wagon \M de A en A, (ûg.
- _P.roposons'nous
150) sur la voie a,o;le sens AAs ou
A.r sera positif; Ie sens Ac' sera né-
gatif; car, si \M se meut sur Ar', il
s'éloigne du point A, que rous vorr-
lons atteindre. Voyons , ce gui se F1 A
passe lorsque Ie wagon est sollicité ' Fig. 150.
en par une force F; sous différents
angles, mais toujours avec la même intensité. Il nous suffit,
pour cela, de faire varier I'angle d dans le sens de la flèche
depuis 0o jusqu'à 180o, ce qui revient à faire varier I'incli-
næison de la corde d'attelage sur Ia voie.
Pour d-Qo: F, : F; le iravail est maximum, d'après une
remarque faite précédemment. Lorsque d, croTt de 0o à g0o,
F, décroît depuis Ia valeur F jusqu'i zéro; le travail dimi-
nue. Pour d: $Qo . F.r :0; le trivail est nul.
Dans toute cette région, en exceptant ld valeur limite
7i-90o,.1e point A est sollicité vers Arr pâr suite, dans le
sens positif; Ie travail est donc utilisé pour le déplacement
que nous voulons effectuer; la force F est dite rnotrice; le
travail correspondant est appelé ln:apail motertr. Nous le
considérerons comme positif.
Lorsque cî crolt de g0o à 180o, la composante F, devient
négative et crolt en valeur absolue; pour d:180o : F, F;
I'effet que produit Ia force F s'oppose à celui gue nous-vou-
lons obtenir; F devient une force résistante et, pour géné-
raliser, nous appellerons navail résistant le travail qu'elle
produit. Nous considérerons ce travail comme négatif.
Pour bien faire comprendre ce qu'est un travail résis-
tant, nous allons traiter I'exemple suivant :
Mécanique, E. P. S. 6
t6z MÊCANIQAE

Exemple. On ç,eut anlener un poid,s de 200 kg. d,'un


goint a à un
-
pointc, situé à 20 m. au-d,essus {,u pvtnt a, en
le faisant glisser sur la pente rectiligne AC. Quel est le ta-
çail de Iapesanteur?
Le sens positif du déplacement étant celui de la montée,
'p c'est-à-dire celui de a
c verrs (fig. 151), Ie poids
"
Q est une force résis-
tante. D'après rrnê re-
marque précédente, on
obtient le travail ré'sis-
tant correspondant en
I
faisant le produit de la
Fig. 15r.
force Q par la projec-
tion du déplacement sur sa direction, c'est-à-dire sur la
verticale. Par suite :
T-QXbc.
Ce travail est donc le même que si I'on avait élevé direc-
tement le poids Q de û en c, srlivant la verticale; il est indé
pendant de la longueur ac.

Arec les données numdriques que nous avons choisies :

T-200x20-4000kgm.
Remarque. Quand il s'agit de la pesanteur, le travail
-
est résistant si le corps montre; il devient moteur quand
le corps descend. Afin de ne pas commettre d'erreur, il faut
soigneusement noter, dans tous les cas, les sens respectifs
de la force et du déplacement. C'est ainsi que, de A en C,
Ie travail de la pesanteur est résistant; mais si, après avoir
amené le corps en C, nous le laissons toûber suivant la
verticale CB, le poids Q devient moteur, et le travail moteur
correspondant à la chute CB est le produit Q X Cg égal, au
signe près, au travail résistant qu'il a fallu vaincre pour
amener le corps de A en C.

: 9q. Représerltation graphique du tra,va,il-


== Considérons une force constante, agissant toujours dans
aE'pÀdstNruTr2v cnapHrQUE DA TRAVAU
t6s
la direction du chemin que suit son point d'application. pre-
rrcns deux axes rectangulaires Oa, Oy (ng. t Sf
échelles déterminées, sur le pre-
I portons à des
nnier, les espaces parcourusr suf
le second les forces. Soit OA
le ddplacement; OC - c.
F, I'effori _. I--
--

constant. Sur OA, -OC comme el .S=sabml'


côtés, construisons le rectangle *jilg
OABC : la surface de ce rectin-
4:, 1e;urés par le produit Fig. 151
,OeXOC-F><", repréiente le travail produit, à la con_
dition qu'on tienne compte des échelles ciroisies.' -

Preuo-ns, par exempl.", F 15 kg., e


= 3-,50; sur Ia ffgure ci-
contre,' F est représentée pa -r une rJngueur
de ri mm., .oi't I **.
par kilogramme; e pal uù loogu"ufJe Bb -*., À_. pu"
Tè*":.^Le
kilogrammètre est à'onc on rectangle "oiti0
emnp de sur-
lace 10 mm2.. D'autre part, on a :

S- OA >< OC: B5m- X lbmm


- b25u-..
Le travail en kilogrammètres est ainsi de :

":TF-s2rsm,E

APPLICATIONS.
U,ne pompe é.\ève par mînu.te Imr d'eau. à l0 m, de hauteur,
^L.)
Calculer le travail efèctué.
Réponse : 20 000 kgm.

2) Un poid,s d,e l0 kg. tambe d,'une ha.uteur d,e I0n- Calculet


le travail efectué par la pesanteur.
Réponse : 100 kgm.

8)-Mêmg. problème pou.r un nra,rteau pilon de 1,00 tonnes,


-
tombant d,'une hauteur 6u 2u,50.
Réponse : 250 000 kgm.

4l La résistance à, vaincre pour ra traction d'un çéhicule,sur


t6n
ilÈcmrcun

une bonne route horîzontale, s'élève U


h q" h charge' Quel est

le travail nécessaire pour laire parcourir L km' ir u'ne çoiture


d,ont le poids, charge'comprise, s'élève à 3 600 À6'
l
Réponre : 120 000 kgm.

efreree
6\ tlne meule émerr a 0-,tr0 ile'iliamètre' An ouvrlereffe-ctué
sur la manivelle un e6o,t àe 7 kg' Calculer le travail
au
par tour, sachant i"J'i" lo'ngueu"' d'e la manivelle est-égale
ralrond,e la meule.
Répootu , gusmr792-

(t":!"t:"-is' com'
6) tln pilon à bocarils, Pouî Ie brot'age
prrori séparérneit 9o fg' Chacun de ces
-

pre'rtd,' 2'i bocard"


'";;;;k tti--et"rei ptt pai minute à une hauteur de 0*'50'
iit"utç, le travail efectué en une ntinute'
Réponse: 7560 kgm.

?) (Ine poutre pesant f00*g' repose su'r u'n sol lt'orizontal;


d,'ine dà ses ertrémités, d'e façon à
on Ia fait tourner autour
l'amener dans une ptosition çerticale' Calculer le travail d'e la
'pera.nteur, 3 m'
sachant'que la longueur d'e Ia poutr,e est de
Réponse : 150 kgm.

est sollicité
S) fln eorps L, repo-sant-sy'r ult plan horizantal'a?e.c ce plan'
Dar une forceF - t'o t,g., faisant in angle
de 30o
q' ce corps
huel est le travail nécessaire pour faî're Parcourrr
un chemin d'e 25 m. P
Réponse ' 216r9m,5.

Ie frotte-
Pour tous les problèttes précéilents' on négligera
et'l'on d,oone,o deuæ s'olutions' l'une par
le calcul' l'aulre
rnent,
àu.*àyen d,'un graPhique'

f une longueur OA' quireprésente le


-"" O" 1ng. f5â)'Dini,on'
chemin parcouru. bA un certain nombre de
2-3"' "o En chacun des points
5-A'
;;;;i;; âg*rtt o-1, t-2,
NEPRÉSEIV?ITION ENAPIIrcAE DA TNAVAIL

O, 1, 2, ... 5, A, menons les ordonsées oB, 1I, 2II, ... AC,


qui représentent les valeurs de la
projection de la force sur la di- 9-v
rection du chemin parcouru,lors-
que le mobile passe aux points
correspondants ïe la trajeôtoire. B
Supposons, dans une première
ap.proximation, que, pour le che- o r23h5
min parcouru, de 3 en 4 par Fig. lss.
exemple, I'effort variable ait été
remplacé par un eflbrt constant, égal à la moyenne arith-
métique des deux ordonnées SIII , 4IV; le travail corres-
pondant est, en vertu de ce qui précède, représenté par
Ia surface du rectangle de base 3-4 et de hauteu" l]ll* -r-'
atv

Nous pouvons alors admettre que la valeur exacte du tra-


vail pour le déplacement 3-4 est représenté par I'aire cur-
viligne SIII IV4.
On obtiendra, par suite, le travail total de O en A en
évaluant I'aire curviligne OBCA. On peut faire cette évalua-
tion, d'une faqpn approchée, en mesurant les ordonnées 1I,
2II ... AC et en calculant les surfaces des trapèzes OBIlr...
qu'on suppose rectilignes, ou, si I'on a divisé OA en un'
nombre pair de parties égales, en appliquant la formule de
z
Simpson
' L
s-fion+Ac+2r+4P).
Dans cette formule, /r désigne la distance des deux or-
données, OB, AC les ordonnées extrêmes, I la somme des
ordonnées de rang impair, P la somme des ordonnées de
rang pair.
Effort moyen. 0n appelle effort, moyen un effort,
-
constant qui produirait, sur Ie même chemin, un tra-
vail mécanique égal à celui de I'eflortvariable considéré.
Soit T le travail développé par un effort variable le long
d'un chemin e. Si I'on désigne par Fn I'effort moyen, on a:
T: Frn I e;
d'où F,":T.
r66 nÉcaNr0tE

ÀPPLICATIONS.
Ll La course d,u piston d,'une rnachine à vapeu'r est-d'e 0',25;
la iurface d,u pistin est de 0mt,02, on admet d,ans le cylind're
d,e Ia vapeur à la pressîon de 6 kg. par cmz penilant U'! a'
la course du piston; on arrête alors I'arrivée de_la vapeur et
on laisse cetti-ci se ilétenilre, en su,ivant Ia loi de Mariotte, pen'
ilant que Ie piston achève sa course, Calculer:
!"o Îa preision de Ia j'&Peur lorsque le c|'Iind,re e parcouru
, 5 6
les
910, de sa course;
;5, Iô,... m, l0-
2o La valeur approchée d,u travail proiluit par Iy ['ape_ur Pen'
d,ant une course âu piston,,en utilisant la ntéthod'e d'es tra-
pèzes et la formule d'e Simpson;
3o L'effort nqten.
Répouses : {à 900 kg., 800 kg.,685ks,7,600 Lg',533ks,3 et
480 kg.; 20 (méthode des trapèzes) 219usn,475 (formule de
Simpson), 919tsm,96i 3o 879rs,840.

2) On admet que l'efortF nécessaire pour ctssurer Ie mou've.


ment d,'un bateau est d,onné par la formule F: kv2. Dans cette
formule,k est un coefficîent particulier à chaque bateau, v la
yitessè ïle son rnou.vement. Si pour u,n bateau, partant d,u, repos
et aninté d,'un rnouçement uniformément accéléré, otL prenil'
k50, j:0n,10 (j est I'accéIération d,u mouvement), calculer:
L" le travail ilépensé sur u'n pa'rcours de L km.;2o I'efrort nxoïen.
RÉpobses z Lo 446 453 kgm. ;2o 446k8,453.

-de 98. Lanotion de puissance. - Un homme chargé


monter quelques tonnes de matériaux pour la construc-
tion d'un chalet de montagne devra faire de nombreuses
ascensions; on obtiendra le même service d'un mulet en
quelques jours et d'un funiculaire en quelques heures.
NooJ dirorts alors que le funiculaire est plus puissant que
le mulet et, par suite, que I'homme, puisque' pour accom-
plir le même travail, iI a mis rdoins de temps. Il est clair
qu'entre deux ouvriers uû entiepreneur donnera la pré'
PT|ISSANCE

férence à celui qui, au bout d'une même journée, lui aura


fourni plus de mavaïI, c'est-à-dire lui aura rendu plus de
services.
On apprécie donc une force, quelle qu'elle soit, non seu-
lenrent par le travail qu'elle prorluit, mais aussi par le
temps qu'elle met à le produire.
Un fort cheval, qui fournit un effort constant de 60kg. et
parcourt 4 km. à I'heure, est moins avantageux, au point
de vue de la production, qu'un cheval ordinaire qui fournit
' un elfort constant de 50 kg. et parcourt 5 km. à I'heure. Il
suffit, pour s'en rendre compte, de comparer les nombres
de kilogrammètres produits dans le même temps. Le pre-
mier cheval est plus forr que le secohd, mais il est moins
puissant,
Dans Ie cas d'un effort constant et d'un mouvement
uniforme, nous appellerons puissance d,ttne lorce le
nombre de kilogrammètres que cette force fournit dApg
I'unité de temps.
Unités de puissance. Nous aïons itéjà ehoisi la
seconde comme unité de -.temps; la puissance est alors
le nombre de kilogramruètres proaluits par seconde.
En comparant la puissance d'une machine à vapeur à
celle d'nn cheval, on d été conduit à adopter une unité pra
tique de puissance, appelé e cheval-vapeur, qui représente
un traçail d.e 75 kg*. par seconde. On désigne parfois
-
cette unité par le symbole Ip, abréviation de I'expression
anglaise ltorse-power (cheval-puissence). Le horsè-power
Yaul, en Angleterre, 76ks-,3.
On dit qu'une machine a une puissanee de t0 chevaux-
vapeur, ou simplement de t0 chevaux, lorsqu'elle produ.t
t0 fois 75 kgm. par seconde.
f)'une manière générale, soit N Ie nombre de chevpg:r
vapeur fournis par une machine, P sa puissance; on a :

N:3. ,ID

_Ereqple. Pou.r actionner un moulin, on dispose d,'une


- pouvant débiter llm? dleau
chule tle 6 m,t par minute. euelle
est la puissance d,e cette chutê î
MÊ,CANIQUE
r6E

Le travail produit par minute : T : | 5 000 >< 6 : 90 000 kgm'


La puissance: t:n%Too- 15oo kg-',
roit en chevaux-vapeur ! n=#,-20 IP

on qr-end souvent
-Pour éviter des nombres trop élevés,
considérer comme
comme unité le cheçal-lteure, qu'on peut
un multiple du cheval-vap.o". Il côrrespond favail
^i:n
de ?5 kS*. par seconde répété pendant les 3 600 secondes
comprises dàns une heure. On a donc :
I cheval-heure:?5x3 600=270 000 kg*'
faire
On a essayé, pour éviter I'usage du facteur 75' de
entrer lu prrisra.rce dans le systéme décimal' On a choisi
comme orrit6 un travail de 10-0 kg*' par seconde.'
fi€r'r désigné
I+
de che-
sous le nom de poneelet. Le poncelet vaut donc 5
la pra-
val-vapeur. Cette unité n'est pas encore entrée dans
tique ioo""otu, malgré les avantages qu'elle présente'

Remargue. - t" La puissan^ce étant le travail


effectué par
-";;;;, irrre force r qui, pendant t secondes' a déplacé son
de e mètres, accomplit un travail mesuré par:
;;;;;i';pplication
T=FXe.
T
. D'autre part, {e la formule P:i' on décluit :

T=PXI.
Égalon" les eeconds membres de ces expressions; il vient:
PXtFFXe,
P-F><;.
Puisque,parhypothèse,ledéplacementsefaitd'unemanièrc
uniforme, Ie quotient représente la vitesse Y de c€ rnoùve-
I
ment; on a donc :
P=FXY'
PTffSSI]YOT

ou, €n chevaux-vapeur:
Fx v
il;t:-79-
t

'ee qui s'énonce : la puissancc est égale au produit de I'inten-


sitéde la force par la vitesse du mouvemeht, gu'on suppoco
uniforme, de son point d'application.
2" Il n'est pas judicieux de comparer la puissance d'une
machine, qui peut travailler 24 heures par jour, à celle d'un
cheval qui a besoin de réparer ses forces par la nourriture et
le repos, et dont I'e{fort de traction au pas ne peut guère être
soutenu que pendant 10 heures.
Une machine de I IP produit par jour :

rxl' >< 3 600 xiE- 6 480 000 kgm.


Un cheval, fournissant un elfort moyen de 60 kS. à la vitesse
de 0-,90 pendaut {0 heures, produit :
60 x 0,90 x 3 600 >< t0 - l 944 000 kgm.
La machine a donc. une puissance un leu supérieure à celle
de 3 chevaur ordinaires.

Watt. La puissance des moteurs électriques est géné-


ralement-évaluée erL wcttts. Cette unité peut être utilisée
dans l'étude d'un moteur quelconque, si I'on tient compte
des relations suivantes :
l watt:0,00136 [P;
I IP:736 watts.
Les multiples du \ilratt sont :
L'hectowarf, {ui vaut 100 watts,
Le kilowatt, gui vaut 1000 watts.

APPLICATIONS.
ll Un cheçal attelé ù, un manège travaille I heures par jour,
e-n efierça.ntun effort nxoTen de 40 ltg. La piste a 6 n, ile r&yon;
le cheval fait 3 tours en 2 mînutes. 1o Quel est son travai[ par
iour? 2" Eyaluer, en chevauû-t'apeuî, la puissance d,'une tna-
ohine rlui ferait Ie même travail dans le même temps.
Réponses : lo 904 320'kgm.; !o QIP,42. f,r
t;lJ
"*
d{.,
rr0 MÉCANIQUE

2\ tlne rivière ilébite en un certctin point d,e son cou'rs, où l'on


çeut établir une usine, 2m? d'eau par second,e. gur contÛien de
cheçaur peut-on compter, si l'on dispose d,'une chute de3 m'P
éponse : 80 IP.

' 3\ I'il faut {' 000 ,tgnt' pou'r brorer 0ks,0t2 ile chiffotts dans
1a,'et 50 kg, d,e ch.iffon's pour faire 40 kg. d,e papier, calculer la
puissance du moteur d,'une usine qui produit 400 kg. d,e papier
en 24 heures. (On compte qu,e les résistances absorbent lesidu
' travail ilont on peut ilisposer.l \

RéPonse : 20 IP Par excès'

4) Calculer la puissance d,'une locomotive qui entr.aine, à la


vitesse de 12 fn.,-un train pesant 300 tonnesrles résistances au
moueernent s'éIevant à
h de la charge,

Réponse : 240IP.

5l Le piston d'une 1ompe à sintple effet a 9-,20 de diantètre


et fait 6n une ntÏnulè 27 dotltlc$ cdirrses d'ë 1'.,25 chacune-
Qietle est Ia puissance d,û ntoteur nécessaire pouf I'actionner,
ti I'eau iloit être élevée à une hauteur de 14 m. et sï l'on peril
I
travail total par suite iles résistances?
iilu
Réponse : 4Er4 enfiron.

CHAPITRE XIV
PFINCIP€ DE LA CONSERVATIOI'I DU TBAVAIL

: Trdvail d'rrfte fofee destinée à va,inere


99.
flnertie. - Etudions le mouveruent d'une voiture sur
une route horizontale. Au pas, Ie cheval doit exercer un
effort de uaction qu'onpeut évâluer' en moyenne' e a" fe
fi
charge totale, poids de la voiture compris. Si I'on veut aug'
FRINCTPts DE LA CANSENVATION DU TNAVAIL

menter la vitesse, le cheval est obligé de fournir un effort


plus grand et de produire un certain travail destiné à vain-
cre, entre autres résistances, celle que I'inertie de la voi-
ture et du chargement oppose à cet accroissement de vitesse.
Pour ralentir un peu brusquement, au contraire, iI est
facile de se rendre compte que le cheval retient la voiture
pendant quelques instanls; l'inertie agit alorscomme force
inotrice Àt rJstitue en partie le travail qu'elle a absorbé
pendant la période précédente du mouvement'
On peut iomparer ainsi I'action de I'inertie à celle d'un
.utto*i qui, comprimé par I'effet d'une force motrice' se
détend lorsque cette force cesse d'agir et restitue le travail
qu'il a emmagasiné tout d'abord'
Cette propriété de I'inertie est souvent employée en
pratique. Le forgeron n'utilise pas directement sa force
musculaire pour travailler le fer : il p_rend un marteau et
lui commuttique une certaine vitesse. L'inertie du marteau
emmagasine le ravail qui lui est ainsi fourni. et le restitue
lorsque le marteau est arrêté au contact du fer' Il est donc
indispensable de connaître la quantité de travail qu'il faut
fourriir à un corps pour lui communiquer une certaine vit
tesse, ou, au contraire, la quantité de travail que peut res-
tituer un corps, en vertu de son inertie, lorsque sa vitesse
décrolt ou même s'annule.
Nous utiliserons à cet effet larelation suivanter :

(r) F":ll\{v!.
1. La formule (1) peut êtno démontrée de la fagon suivante-:
La force r au corps a, de masae M, une accélér'ation/ donnét
par la formule"onmunique
:
F:Mi;
on en déduit :
.F
J:M.
D'autre part, après un parcours de c mètres, le corps A porsède une vitesso
V donnée par l'égalité :
Y2:2je,
Remplaçons j par sa valeun dans cette égalité; il vient:
.rlz
:I
çc,
ou, en arrangeant leg termes :
fr: 11
UVr.
172 MÊCANTQAE

- Le premie_r
force
membre de cette égalité est le prqduit de la
F par le chemin e que décrit son point à'application,
suivant sa propre direction; il représente Ie travail effectué
par Ia fgrce F pour amener un corps A, de masse M, du
repos à Ia vitesse V. 1
Le corps A ernmagasine, pour ainsi dire, ce travail, en
vertu de son inertie, et peut le restituer, lorsqu'il est ra-
*1né au repos par une résistance quelconque. -
Le pouvoir, que possède un corps en mouvement, d'effec-
tuer un certain travail est appelé puissance viçe ou énergie
de ce corps. on I'obtient numériquement, comme |indiqïe
le second membre de la formule (t), en multipliant la moitie
de la masse du corps considéré par le .*""é'de sa vitesse.
O,"
loTpg_Uïglqu.etois forc.e viee le produit MVr, qui
est le double de la puissance vive.
Remarque.- Les termes puissance vive, force vic,e, peu-
.i
vent prêter ù confusion. Les produits *nr, MV, repré-
*
sentent un travail et sont évalués en kilogrammètres; il faut
donc éviter de les considérer soit comm" une puissance en
chevaux-vapeur, soit comme une rorce en kilogrammes.
C'est pourquoi nous emploierons, de préfér.rrJ., le mot
énergie pour désigner l'expressio.,
IUVr.
_ Eremple. - Un wagon chargé, pesant 6 000 kg., possède à un
instant déterminé une vitesse de t2 m.; son én-erg:ie est mesu-
rée par le produit :

, +Lrnvr:|xffi- rzr-440a6 ks*.


Ce wagon peut donc, en vertu de son iuertie, elfectuer un tra-
vail mécanique de 44 0_00 kgm. environ, et vaincre, par exemple,
une résistance de 100 kg., due à I'action des treins, sur uo par-
cours de 440 m.

_ Appliquons.les résultats précédents à la chute des corps.


Laissons tomber d'une hauteur /r un corps A, de poia,
P et de masse M. L'énergie que possède ô. .o"p, ao bus
de sa chute est représentée numériquement p"" l* p"o-

t
PNINCIPE DE LA CONSENVATION DU TNAVAIL t?3

I
duit iz MVu, V désignant la vitesse finale. D'autre part, le

travail effectué par la pesanteur est égal à P/r; nous pou-


vons donc écrire:
P/r-MVt.

C'est ainsi qu'un marteau pilon de 2 tonnes, tombant libre-


ment de 2 m. de hauteur, possède, au bas de sa chute, une
énergie : B:2 000 X 2- 4 000 kgm.

Lorsqu'on lance un corps de bas en haut avec une vitesse


V, Ie travail de la pesanteur est employé à détruire cette
vitesse. Si I'on désigne par /r la hauteur à laquelle s'élève
le mobi.le, on a encore :'
I
Ph:iMV'.

- 100. Conserva,tion de l'énergie. =- Disposons


deux plates-formes horizontales zz', UA'à des altitudes H, /r
(fig. f5A); proposons-nous d'é-
lever un corps A, de poids P et
de masse M, reposant sur le
T
sol rr', jusqu'à la plate-forme
supérieure zzt .Le travail néces- I

saire est représenté par le pro- -l-t


I

duit PH. Nous pouvons main-


tenant utiliser A pour vaincre
certaines résistances, soit direc-
tement, soit à I'aide de machines. Ce corps est, en. effet,
capable de restituer, pendant sa descente, une quantite de
travail PH, précisément égale à celle qui a été dépensée
pour l'élever. C'est ainsi qu'on utilise des poids pour assu-
rer le mouvement de certaines horloges. ,
Mais, si on laisse le corps A sur la plate-forme az), son
énergie ne peut se dépenser; elle reste latente ou cachée;
on dit alors'que A possède de l'énergie disponible ou d,e
l' é ne rgie p ote ntie lle.
Faisons tomber A d,e zzt sur la plate'forme inférieur c Agt ,
et désignons par p la vitesse avec laquelle A arrive sur cette'

I
-f-
tIl TTÊAANIAUE

dernière. Une partie de l'énergie potentielle est employée à


communiquer à A la vitesse e; on dit qu'elle se transfbrme
e,n énergie de mouçement orr énergie cinétique. On peut uti-
liser cette énergie pour effectuer un certain travail, dont la
valeur est donnée par la formule :
t
t Nfu' : P (H
-tt),
puisque H-i mesure la différence d'altitude des deux
plates-formes.
D'autre part, en arrivant sur gU', le corps A n'a pas
dépensé toute son énergie; il lui reste encore de l'énergie
potentielle, qui se transforme en énergie cinétique lorsqu'on
le fait descendre de yy' jusqu'au sol m'. Désignons par rr'
la vitesse avec laquelle A atteint le sol; le travail qu'il peut
accomplir dans cette chute est représenté par I'expression:

â*n'-ph.
Si I'on observe qu'en arrivant sur la plate-form e AA,,
l'énergie cinétique du corps A vaut P (H-i), son énergie
potentielle ou le travail qu'il peut encore fournir vaut P/r;
on obtient, en faisant la somme de ces deux quantités :
P (H t,) + Pi: PH.
-
Par suite, à un instant guelconque de Ia chute, l'é-
nergie totale d'un corps est la somme de son énergie
cinétique et de son énergie potentielle.
C'est en cela que consiste le principe de la conserçation
d'e l'énergie.

Exemples. I b tlo lac situé à | 200 m. d,'altituile peut itébiter


Itrtt f,,'sss par second,e ; on installe une première turbtne ù.700 m.
d'altitude, une autre à 300 rn Àprès avoir fait traçailler l'eau
dans la première turbine, on la recueille dans un réserçoir pour
I'utiliser ensuite sur la seconde. Quelle e|t l'énergie utilisable
pour chaque turbine P lon néglige I'énergie absorbée par les
résistances d'ues èr l' écoulement.)
L'énergie potentielle de l'çau du lac est de :

t 000 >< t 200


- | 200 000 kgm.
PÂINdTPE DE LA CONSDRYTruON DU TRAVAIL ITB

L'énergie cinétique utilisable pour la première turbide est de :

1000 x 500 500 000 kgm'


-
Dans le réservoir, l'énergie potentielle vaut :

1000 >< 700 700 000 kgm'


=
On peut utiliser sur la seconde turbine une énergie cinétique
de { 000 >< 400 - 400 000 kgm.
Si I'on établissait un second réservoir à I'altitude de cette
turbine, l'énergie potentielle de I'eau qu'il contiendrait serait
de I 000 >< 300 - 300 000 kgm.
En ajoutant cette énergie à Ia somme des énergies cinétiques
déjà utilisées, on obtient :
500 000 + 400 000 + 300 000 - I 200 000 kgm' '
c'est-à-dire l'énergie totale gue possède I'eau du lac'
2o IJn marteau-pilon itu poidi d,e 2 tonnes a. une course .êrB
ile L,n. On demaide: a) son énergie potentielle en
A; ô) son énergie potentielle et cinétiqu.e en C, à 1-g]-qf
0',5ô d.e A; cl- B ' I Edt--ic
le iravail qu'il peut fournir en
' à1 !5r).
(ns. Fl
Poo" élever le marteau de B en A, il a fallu ftl
I

dépenser un travail exprimé par le produit :


I

i I

2000x2-4000kgm., ! -Vrfi^
qui représente précisément l'énergie potentielle Fig. tsb.
communiquée au marteau.
6) En C, l'énergie cinétique emmagasinée pendant le parcours
AC a pour valeur :

2 000 X 0,5 - l.000 kgm.


Par suite, l'énergie potentielle contenue dans le corps est la
diflérence'
oooo-tooo-Boookgm.
c) En B, on pourra recueillir, sous la forme de travail, l'éner'
gie cinétique :
2 000 >< 2 - 4 000 kgm.
L'énergie potentielle en B est alors nulle.
On étudierait d'une façon analogue le travail produit par une
sonnette à enfoncer les pieux.

: 101. 'l'ransformation de I'énergie. : Il nous


reste à indiquer ce gue devient l'énergie d'un corps en
MÊCANTÙUE

mouvement, lorsqu'il est arrêté par une résistance quel-


conque. cette énergie est festituée tout entière, mais elle
peut l'être de façons différentes.
Pour {ixer les idées, considérons un corps A de masse M
flui, après avoir parcouru e mètres sou-s I'action d'une
force F, possède une vitesse vr- au moment où il est arrêté
par un corps B.
1" Si la matière qui constitue B est telle que A puisse s'y
enfoncer, A pénètre dans B d'autant plus profàndément
que la résistance opposée par B est moindre. Représen-
tons par R cette résistancer t[ue nous supposeroûs cors.
tante; soit a le chemin parcouru par A àl'intérieur de B.
L'inertie de A a restitué tout le travail Fe, ou l'énergie
I
; MVt qu'elle avait emmagasinée, pour vaincre Ie travail
résistant Ra. On a donc , '
t,

Ro:F":fMVs.
2

Exemple. On comrnunique ù, un marteau pesant 2 kg. une


.
vitesse,de - pou? enloncer
0',50 une pointe dans àu bois. aîhoqu,
coup, I'enfoncement est d,e L mm. calculerra résistance d,u bôis.
cinétique cédée par ld marteau à la pointe est don-
-L'énergie
née par l'expression :
t1.,
f nnvr _;*frx(0,5)'.
Si R est la résistance du bois, on doit avoir:
c)
1.x (0,5)2 : R >< 0,001
Z Wx ;

d'où I'on déduit :

R :2br8,5 environ.
- =-..2-T.(o'5f-
2 >< g,g1 >< 0,001 -

_
op-peut étudier d-e la_même fa.con la pénétration d'un pilot
dans le sol, d'un boulet dans une plaque de blindage, etc.

2o Si la matière qui compose B est assez dure pour s'op-


posï à la pénétrâtion de A, ce dernier peut s'éciaser con-
tre B; s9n énergie est employée à prodùire cette déforrns-
PNINCIPE DE LA CONS'RYA?ION DU TRAVAI,

tion, qui est généralement accompagnée d'une notable


élévatiôn de température I c'est le cas d'une balle de fusil
arrêtée par une plaque métallique résistante.
A peut encore déformer le corps B I c'est ainsi qu'on
façonne le fer à coups de marteau sur I'enclume; l'énergie
emmagasinée par Ie marteau produit alors un travail de
déformation.
En{in A peut rebondir plus ou moins haut, après avoir
frappé B; une partie de son énergie est employée à pro-
duire ce mouvement : c'est le cas d'un marteau frappant
directement sur I'enclume.
D'une manière générale, l'énergie accumulée dans un
corps n'est pas utiliséetout entière sous forme de travail;
il y a toujours une certaine perter i[u'on retrouve sous
forme de chaleur ou de déformationl mais, dans tous les
cas, l'énergie totale accumulée.dans le corps A est égale à
la somme des énergies dépensées pour produire ces e{fets
divers.

Gônéralisation. Supposons qu'un corps soumis à I'action


d'un certain nombre- de forces motrices et de forces résistdntes
passe de la vitesse Yq à la vitesse V1i on démontre que l'éuer-
gie accomulée dans ce corps ou restituée par lui, pendant la
periode correspondante de son mouvement, est donnée par la
formule:
*(urt Yoe) : T^
- T..
â -
Dans cette formule, le premier membre représente I'accrois-
sement ou la diminution d'énergie de la masse M lorsque sa
vitesse passe de Yo à Yr i le second membre est la différence
entre la somme des travaux des forces motrices et celle des
travaux des forces résistantes. ,
Si Vr > Yo, le mouvement s'accélère; le travail moteur I'em-
porte sur le travail résistant, et le corps emmagasine de l'énergie.
Si Vr <Yo, le mouvement se ralentit; le travail résistant e'st
aupérieur au travail moteur; le corps restitue l'énergie qu'il a
accumulée
- Si Vr Yo, le corps conserve l'énergie qu'il a emmagasinée
=

d
r?8 MÊcANIQUE.

APPLICÀTIONS.
l) Un forgeron comrnunique ù un martèau pesant 4ts,b00
une vitesse d,e I m. par second,e. Quelle est l'énergie emmaga-
sinée clans le marteau,?
Réponse : {4kg-,6.

2) Une balle de fusil pesant 40 g. sort du canon avec u,ne


vitesse de 400 rn. Celui-ci a une longueur 6" 9m,70 et un d,ia-
ntètre intérieur ile l5 nzm. Calc'uler la force eipansive moyenne
d,es gaz d,égagés par la poudre.
Réponse : 264 kg. par centimètre carr.é.

3) Un rnottton pesant 500 kg. tombe d'une hauteur de 2t,50


8r!,r un pieu firé dans un terrain d,ont la résistance moj'enne est
j,e 62 500 kgl ; quel sera I'enfoncement d,u. pieu p
Réponse : 0-,02.

4) Un train, pesant 500 tonnes se meut à u,n certain montent,


sur une ç,oie d,roite et horizontale, à la vitesse de lZ nt. Le mé-
canicien ferme le rohinet d,'arrivée d,e la ed,peu.r dans le cylin-
d,re et laisse marclter Ie train en ç,ertu de
-Ia
vitesse agiuise.
4prdt un parcours d,e 2 lcm.,la çitesse du train n'est pfi.s qu,e
d,e 2 m. Calculer le traçail mécanique d,épensé pendant-ce terips
et la v-aleur .moJ"enne d,es résistances qu,i s'opposent au mouye-
ntent dtt train.
Réponses : 10 3 567 788 kg-. ; Z" | 784 kg.

CHAPITRE XV
BÉSISTANCES PASSIVES

: 102. Fr.éliminaires. : Une machine quelconque


a l)our but de produire 'un certain effet. Nous appellerons
puissances les forces capables d'aider à la procluction de
cet elfet ; résistances, les forces qui s'y opposent.
RÉSIST.ANCES PASSITES
tT9

Lorsqu'un manæuvre utilise un levier pour soulever une


pierre de taille, I'eflort qu'il exerce est une puissâncei le
poids de la pieme, qui s'oppose à son mouvementr est une
résistance.
Parmi les résistances, nous pouvons distinguer :
lo Les résistances utiles, que la machine considérée a
pour but de vaincre; 2o les résistances passives ou nui-
iibles, qui, se manifestant pendant que la machine est en
*oonu1nant, s'opposent à ce mouvement et absorbent ainsi,
sans utilité, une partie du travail moteur.
Les résistances passives sont de deux sortes :
1o Les résistances de milieu, comme la résistance de
-En les navires ou
I'eau pour la résistance d'e I'air pour-les bal-
lons. particulier, la-résistance de I'air est négligeable
pour les fàiUles vitesses; elle prend une valeur- importante
iour les ventilateurs, la locomotion aérienne, la traction à
grancle vitesse, les projectiles, etc.
2o Les résistances résultant du contact entre des corps
solides, qui se divisent en résistances au glissement, au
roulement et raideur tles cordes.

: 103, Frotternent de glissernent- :


Nous avons
déjà vu ($ 71) que la surface d'un corps présente toujours
des aspérités et des creux. Lorsque deux corps A et B repo-
sent I'un sur I'autre, les aspérités de I'un pénètrent dans
les creux de I'autre, et réciproquement; de sorte que, si
I'on veut faire glisser A sur B par exemple, il est nécessaire
d.'exercer un cèrtain effort pour courber ou même arracher
ces aspérités. Nous allons préciser les notions que nous
avons déjà données à ce sujet, au de-
but du cours.
Prenons un bloc de fonte A (fiS.
156), présentant des faces inégales
bien dressées, et plaçons ce bloc sur
une table horizontale en chêne,
mouillée d'eau, de façon à faciliter le mouvement, comme
nous le verrons dans la suite. Exerçons sur A, par I'inter-
médiaire d'un peson, un effort de traction horizontal.
Si, comme nous l'avons supposé jusqu'ici, les seules
t80
MÊcrNreav
forces en présence étaient : lo le poids du bloc, 2o la réac-
tion de la table, égale et directeil"nt opposée à ce poids,
ces forces s'équilibreraient, etle moindie'effort de traction
suffirait pour provoquer le glissement. L'expérience mon-
tre, au contraire, que, si I'on exercu p"og*àrsivement sur
le bloc A un effort de plus en prus g"ui.d, î. mouu.*ent
ne
se produit qu'au moment où cet .ffo.t atteint une valeur
n$1ble, indiquée par.le peson. Si le bloc A pèse l0 kg. et
s'il faut un effort de 6t g,5-00 pour le mettre en mouvement,
nous dirons que Ia valeur du frottement a.u d,épart, ou de
la force de frottement a,u départ, est de 6ks,b00.
Lorsque le bloc a co*mèncé à glisse*, ir .rt nécessaire,
pour entretenir son mouvement sans'que sa vitesse dimi-
nue,.de lui appliquer constamment une certaine force de
traction, indiquée. par le dynamomètre et que nous évalue-
rons à 2ks,200. si le mouvement est unifôme, cette force
est empl_oyée tout entière à vaincre la résistance au glis-
sement du bloc; nous dirons alors que la vareur dt
tement pend,ant le mouvement, OtJ de la
frot-
force d,e fr:ottentent
pendant le mouvement, est de 2kg,200
vo_it déjà qu'il y a lieu de distinguer le frotrement
àu
départ du frottement pendant le mouiement. L'expérience
montre que la valeur du frottement au départ dé end du
t_**p: pendantlequ,el les corps sont resté, ù .orrtuàt, *u*rrt
de glisser. Pour des corps compressibres, bois sur bois
par exemple-, ce frottement atteint sa valeur maximum après
deux ou trois minutes de contact. pour le glissement de
bois sur métaux ou de métaux sur bois, il (hit un jour au
moins pou-r atteindre cette valeur maximum; e.rfii, pour
des corps durs le frottement au départ diffère peu du lrot-
tement pendant le mouvement. on peut cepêndant dire,
d'une manière générale : Le lrottement a,u d'épart est tou-
iours supérieur au frottement pendani, te mouvement.
: L04. Lois du frottement de gtisseûrent. :
1o Plaçons sur le bloc A un poids de r0 kgî; nous
que l'effort de trac.tion nécèssaire est, iép**t, "onr,*ron,
der rB kg.
"i
et, pendant le mouvement, de 4kg,400. De mè-e, si le
poiàs
à entraîner devient B, 4... fois plus grand, on cônstate
que
RdSTSTTNCES PTSSIYES 181

les efforts de traction nécessaires, au départ et pendant le


mouvement, deviennent 3, 4... fois plus grands.
Oh peut donc écrire :
au départ :
6,500
_lo__ 13 19,500 ..
20:Ë: -0,65;
pendant le mouvement :
2,200_4,400_6,600_ _n ee
-m---To-- 30 -v'44'
ou, d'une manière générale, en désignant par F', F les
efforts de traction nécessaires au départ et pendant le mou-
vement, par P le poids du corps ennaîné :
Frt
p -0,65;

|Y - o,zl.
D'autre part, observons que, dans les conditions ori nous
nous sommes placés, le poids du corps entrairlé est égal à
la prcssion N exercée sur la table normalement à sa sur-
face; nous pourrons donc énoncer la première loi du frot-
tement de la façon suivante i
,1.'e loi. Lorsqu'un corps A est sur le point' de glisser
-
sur un corps B ou glisse effectivement sur B d'un mou-
vement uniforme, le frottement est proportionnel à la
pression exercée par A sur B, normalement à la sur-
face de contact de ces deux corps.
Coefficients defrottement.
- Les nombres 0,65, 0,22,
qui mesurent la valeur du rapport constant entre I'effort de
traction F' ou F et la pression normale N, sont appelés : le
premier, coefficient d'e frottement au d'épart; le second, coef'
f,cient de frottement pend'ant le moueentent. Représentons
ces coefficients par les lettres f , f ; no:us pourrons écrire
Ies formules suivantes :
f,!,
fu:f ,


N_'
182 AÊCANIQUE

Ces formules nous permertront de calculer, en particu-


lier, la valeur du frottement, connaissant la pression nor-
male et le coeffici ent f' ou f/ relatif aux corps considérés.

Exemple, Si, comme dans l'expérierrce précédente, oll vou'


- une pièce de fonte de {.00 kg. sur un parquet en
lait faire glisser
chêne mouillé d'eau, les valeurs du frottement seraient :
au départ : F':f'N: 0,65 >< 100 - 65 kg.;

penclant le mouvement :

F
=fl'[ = 0,22 >< 100
- 22 kg.

2o Reprenons l'expérience précédente; faisons glisser


le bloc A successivement sur chacune de ses faces; nous
constaterons que les efforts de traction nécessaires, au
départ et pendant le mouvement, restent les mêmes dans
tous les cas; par suite :
2" loi. te frottement est indépendant de l'étendue
-
des surfaces en contact.
Remarqu€. On pourrait croire que si l'on double, par
-
exemple, la surface de contact, c'est-à-dire si I'on double
le nombre des points frottants, le frottement doit aussi
devenir deux fois plus grand; mais il faut observer que,
dans ce cas, la pression se répartit sur un nombre double
de points d'appui et qu'elle n'est, par suite, sur chacun
d'eux que la moitié de ce qu'elle était tout d'abord. Le
frottement en chaque point ayant diminué de moitié, il
s'établit ainsi une sorte de compensation.
3o Communiquons au bloc des mouvements uniformes
de vitesses différentes; nous constaterons que' pour tous
ces mouvements et pendant la durée de chacun d'eux, les
efforts indiqués par le peson restent les mêmes; par suite:
3'loi. - Le frottement reste le même pendant toute
Ia durée du mouvement;il est indépendant de la vitesse.
Cette loi n'est exacte que pour des vitesses ne dépas-
sant pas une certaine limite. A de grandes vitesses (roues
enrayées par les freins dans les trains rapides, où Ia_vitesse
peut atteiïdre B0 m. par seconde), le frottement diminue
un peu.
4; Saisons glisser le bloc A sur le sol, sur un marbre,
nÉsrs?/tNcEs P/sstvts t83

etc.; nous trouverons, dans chacune de ces exPériences,


des valeurs différentes pour les efforts de traction néces-
saires; il en résulte que :
40 loi. Le frottement tlépentl de la nature et tle
l'état des- surtaces en contact' ainsi que de la nature
des enduits.
Les valeurs des coefficients f, f ne sont donc pas les
mêmes dans tous les cas' Nous donnons plus loin (S 105)
quelques-unes de ces valeurs, déduites des expériences
du général Morin.
Les lois du frottement de glissement que nous venons

d'étudier ont été énoncées par Coulontb en 1781 et véri-


fiées par le général Mor'in, à I'aide d'un appareil analogue
à celui que représente la figure 157'
Appaieil dù général Morin. - Si I'on remplace la table
qui ïous s.*ui précédemment par .deux poutres hori-
"
,o.rtoles d'une longueur de 8 m. environ, surmontées de
pièces G en bois, en cuir ou en métal, le bloc de fonte par
irne caisse T pouvant contenir des poids et reposant sur
les pièces G par des semelles S composées de matières
doni o., veut êtudier la résistance au glissement, enfin, si
I'on obtient I'e{fort de traction par I'intermédiaire du dy-
namornètre D, en laissant tomber dans un puits assez pro-
foncl une caisse C pouvant contenir des poids de valeur
suf{isante pour qo* l* traîneau soit entraîné, on réalise,
t8{ AÉCANIQUq

dans-ses parties essentielles, I'appareil utilisé par le géné-


ral Morin.
On comprend facilement qu'en faisant varier : to la
-
charge contenue dans la caisse'f ; 2o la. nature cles surfaces
frottantes, en changeant les pières G ou les semellbs s;
3o r'étendue de ces surfaces, en modifiant leurs dimensions,
on puisse étudier le frottement dans un très grand nombre
de cas.

: 105. Polissage et lubriftants. : puisque la


résistance au glissement est due à la présence, sur li sur-
face des corps en contact, d'aspérités et de creux se péné-
trant mutuellement, on peut chercher à réduire cette ré-
sistance, soit en diminuant le nombre et la saillie des aspé-
rités par Ie polissaee, soit en bouchant, pour ainsi dire,
les creux par des enduits appropriés, qu'on nomme lubri-
fi,ants.
Influence du polissage. L'expérience prouve, en
-
9ffet, que le lrottement est moindre lorsgue ier o*g"rr.,
de rnachines se sont polis mutuellement,.iprès avoii tra-
vaillé pendant un certain temps.
Influence des lubrifiants. Les enduits qu'on inter-
-
pose entre deux surfaces frottantes A et B garnissent d'a-
bord les creux de ces surfaces; ils formenicle plus entre
elles une couche de séparation qui les isole I'uie de I'au-
tre et fait qu'au bout d'un certain temps il n'y a plus frot-
tement direct de A sur B, mais bien frottement de A sur
I'enduit et de I'enduit sur B. On dit en pareil 'cas que le
frottement est indirect.
Il résulte des expériences faites par M. Hirn sur ce mode
de frottement que le nrcilleur tubrifiant est I'end,uît le plus
fluide gui ne soit pas erpulsé d,ans les conditions de pression,
de pitesse et de température où I'on se trouçe.
Onpourrait donc utiliser I'air, si I'on n'éprouvait de gran-
des difficultés à le maintenir entre les surfaces frottanres.
Certains pivots de turbines sont lubriliés par I'eau. L'u,-
sage de I'eau pour les corps très poreux, comme le bois,
n'est pas recommandable, car les pores se dilatent, et I'cn-
grènement des aspérités est augmenté.Pour les corps durs,
nÉs/s?aNcEs PtsslvEs t85

comme la fonte, le fer, etc., I'eau est facilement expulsée;


elle entraîne alors les matières remplissant les pores; il en
résulte que les aspérités, plus découvertes, engrènent
mieux. C;est ainsi qu'on augmente le mord'anr des pierres
à aiguiser en les enduisdnt de savon et d'eau.
L *ur.r de savon ratraîchit et lubrifie les surfaces dont le
frottement dégage beaucoup de chaleurl on s'en sert pour
le forage des métaux ou pour les essais aux freins.
Le suif et la graisse conviennent pour de fortes pres-
sions, I'huile pour des pressions plus faibles.
Afin d'éviter les inconvénients qui résultent de I'expul'
sion des enduits sous I'influence des pressions ou de toute
autre cause, il faut graisser souvent les organes de machi-
nes, ou mieux adopter un graissage permanent.
L'influence des lubriliants est.mise en êvidence par le
tableau suivant, qui contient les valeurs des coefficients de
frottement pour quelques ces particuliers :
Voleurs moïennes do quelques eoefffel€tts do frottemonte
d'après Io génénal Ilflorln.
Yrllms I}U c0lFrrclilft
NATURE Dt [R0118il[NT
Érer
DES Au Pendaut le
DES SURFACES
SUBSTANGES FROTfÀNTES départ. mouvement.
t- f:
Chêne sur chêne, ûbres Sans enduit.
parallèles. 0,62 0r6
Frottées de sryon
sec, 0,4 0,t6
Courroie sur poulieen fonte. Sans enduit. 0,28 D

Mouillées d'eau. 0,38 D

Fonte sur fonte. Sans enduit. 0,16 0,15


F'er sur fonte et sur bronge. 0,19 0,18
Enduites de suif. 0,10 0,05
Chêne , orme, hêtre , fer oontinu)
fonte et bronze glissant 0,07
deux à deux I'un sur d'huile ou 0,15 à
I'autre. de eaindoux.
0,08

-: 106. Applicatio4s diverses du frottement.


Avant d'indiquer quelques applications du frottement,
186
UÊCANIQUF

cisons rout d'abord que cette résistance est toujours


dirigée en sens inverse du mouvement et qu'elle sernble
naire au moment précis où il tend à se produire.
Il en résulte que, suivant le but quton se propose, le
frottement peut jouer un rôle nuisible ou utile.
Les mécaniciens savent, en effet, que le frottement des
pièces les u-nes sur les autres, du piston sur le cylindre, de
la tige sur la boîte à étoupes, du patin sur les -glissières,
etc.,.exige une dépense supplémentaire de vapeur, use
les pièces et les échauffe. D'une rnanière générale, Ies effets
du frottement sont presque toujours nutsibles d,ans les ma-
chines.
Il n'en est plus de même dans beaucoup d'autres circons-
tances. Sans le frottement, en effet, nous avons vu gu'une
force rès faible pouvait déplaôer les corps reposant sur
des appuis horizontaux et, à plus forte raison, sur des
plans inclinés; il suffirait donc du moindre courant d'air
dans__une salle pour mettre en mouvement tous les objets
qu'elle contient. Le repos serait impossible à obtenir.
C'est le frotternent qui nous permet de lenir entre les
doigts, directement ou par I'inter:médiaire de pinces, pin-
cettes, tenailles, etc., un livre, upe canne, un objet quel-
conque, de maiptenir une pièce entre les mâchoires d'un
étau, car les pressions exercées, étant horizontales, ne sau-
raient équilibrer directement I'action de la pesanteur. Pour
une raison analogue, les clous, les vis, les clavettes, les
ncnqds d'une corde, les bouchons, etc., conservent laposi-
tion qui leur a été donnée.
Sans le frottenrent, notre corps ne produirait sur le sol
qunune action verticale, et le seul mouvement possible se-
rait le saut en hauteur. Grâce au frottement, nos pieds
peuvent exercer sur Ia portion du sol qui est directement
en contact ayec eux une pression horizontale qui tend à
la repousser d'avant en arrière; il en résulte une réaction
du sol, dirigée d'arrière en avant? qui détermine le dépla-
cement de notre corps. L'intensitÉ de cette réaction dimi-
nuant av.ec la valeur du frottement, on comprend que la
marche soit plus dif{icile sur la glace que sur un sol résis-
tent.
nEslsruNdEs P^dssryts t8?

Une locomotive ne peut avancer qu'en vertu du frotte-


ment qui siexerce entre ses roues motrices et les rails.
Pour obtenir l'effort maximum de traction qu'elle peut dé-
velopper, on fait le produit de la pression exercée sur les
rails par les roues motrices, directement reliées à la ma-
chine (poid,s adhérent), et du coefficient de frottement entre
Ies bandages des roues et les rails.
, Si la neige, la pluie ou d'autres causes rendent le rail
plus glissant, c'est-à-dire diminuent le coefficient de frot-
tement, la locomotive ne peut plus avancer; ses roues p4-
tinent sur place. Le mécanicien répand aftors du sable sur
les rails, de façon à augmenter le frottement et à permet-
tre à la machine de poursuivre sa route. C'est pour une
raison analogue qu'on répand du sable ou de la cendre
dans les rues, lorsqu'elles sont recouvertes de verglas.
Enfin, il existe des mécanismes dont I'usage est fondé
presque uniquement sur les propriétés du frottement. Tels
sont les roues de friction, les transmissions par courroies
et les freins, dont nous allons dire quelques mots.
Nous savons tous que, pour modérer I'allure d'une voi-
ture dans une descente, le conducteur serre contre les
roues une pièce de forme convenable, appelée sabot; le
vélocipédiste prudent agit de même dans une descente ra-
pide. Le ralentissement ou I'arrêt d'un train s'obtiennent
d'une façon analogue, par un serrage progressif de freins
agissant sur les roues des wagons. D'autre part, les freins
sont souvent employés comme appareils de sécurité: les
treuils, les monte-charges en sont tous munis. On peut en
obtenir de très puissants en utilisant le frottement d'une
corde contre un cylindre solide. C'est ainsi qu'on opère
souvent pour descenTre des tonneaux
à la cave ou pour arrêter les bateaux.

: 1"07. Travail absorbé pa,r


Ie frottenrent. - Faisons glisser Fig. 158.
un corps A sur une surface horizon-
tale B (fig. 158), et supposons que I'effort de traction F
soit dirigé parallèlement à cette surface, dans le sens de
la flèche.
t88 uÊcmnan
Désignons pâr N la pression normale, par f le coeffi-
-
cient de frottement entre les deux corps À, tj; la résis-
tance de frottement est dirigée en senÀ inverse du mou- ,

vement; sa valeur est représentée par le produit fN. Soit


a I'espace parcouru par A dans la directiôn de I'effort F;
le travail résistant du frottement T1a pour expression :
T1:f.N.a
Dans les conditions où nous nous sommes placés, on
obtient donc le travail absorbé par le frottement, de
glissement en faisant Ie produit du coefficient de frot-
tement, 9-. t. pression normale et du chemin parcouru
dans la direction de I'effort moterr.

Exenpler. lo Calculer le travail


absorbé en une seconde,
-
par le frottement d,u patin la glissière d'une nta-
d,e crosse sur
chine à vapgur, sachant que la pression *oyenne d,e contact
est de 200 kg.,la vitesse ,nox!'enne de 8 m. et le ôoefficient d,e
frot
tement de 0,06.
On a:
T7: f.N.e: 0,05 >< 200 X 3= BOrem.

2g La courge du piston d,'une machine à vapeur est de 0n,b0;


la manivelle fait 40 tours par minute; la piession au contact
des segments du piston sur'le cylindre est évaluée ù50 kg,
euel
est, en une heure, le trav.ail absorbé par le frottement d,i piiton
sur Ie cylind're (f- 0,05)?
La résistance de frorte ment est de t /N 0,05 X 50.
Le déplacement par tour de la manivelle- est égal à 0,b0142.
Le déplacement par minute du piston est égal à
0,50 >< 2X+0.
Le déplacement par heure du piston eet égal à'
0,50x2x40x60.
Le travail étant le p"oa,lit de la résistance par le déplace-
Elent, on a :

T- 0,05 >< 50 X 0,50 X 2X eO >< 60


- 6 000tsn.
RÉSIS?ANdES PTSSIYES

: t6B. Frottement des tOuritlolS. - Le travail


tourillon sur son coussi-
absorbé par le frottement'd'un
net s'évalue par une méthode analogue à celle que nous
venons d'employer pour les surfaces planes.
Désignons par P la pression qui s'exerce au contact
(fig. 159), par l'le coefficient de frottement;
ia de frottement est égale à /P.
"ésistance
D'autre part, soit R le rayon du tourillon, z
le nombre de tours par minute; I'espace par- P
coum par seconde est égal, comme nous le Fig. r59.
.
savons' à
2æRz
La puissance absorbée par le frottement
ff.
est alors donnée par Ia formule :

Et-ro 2nRn,
*m-
El- I.Y. Kgm.

On voit que cette puissance croît avec le rayon du tou-


rillon; mais il ne faudrait pas se hâter d'en conclure qu'on
doive donner à R la plus petite valeur compatible avec les
conditions de solidité. Si la longueur ou Portée du tou-
rillon restait la même, on augmenterait ainsi la pression
par unité de surface,' le lubri{iant pourrait être chassé, ce
qui augmenterait le coefficient de frottement et provoque-
rait le grippage.
On adriret généralement que le quotient
#r, oo / est la
'longueur du tourillon, ne doit pas dépasser 20 kg. par
centimètre camé. Ayant déterminé le produit RI par cette
condition, on donne à I la plus grande longueur possible,
aûn de diminuer R, sans oublier que ce rayon doit satis-
faire à des conditions de résistance.
la absorbée par Ie frotte'
EXemple.
- Quelle est puissance
ment d,'un tourillon soumis à u'ne pression de 2Û0 kg.? Le raïon
ilu tourillon est de 0-,03, sa portée de 0m,I2, le nom.bre de tours
par mînute
'pression
80, le coeffi,cient d,e frottement f :0,06. Calculer la
par centimètre cané dans une sectian d,ianétrale du
toarillon.
Remplagons les lettres par leurs valeurs dane la formule
pnécédente; il vient :
t90 aÊcMr}vs
' E
- 0,06 >< 200 >< haffl"I _ Skrm environ.
La section longitudinale du tourillon est en centimètres
carrés :
2Rt-2x3 xl}-72cml.
La pression par centimètre carré eet de :
9ôô
-Ë ,/

=2us,i7.
I,e grippage n'es[ donc pas à craindre, et I'usur.e sera faible.
Essieux de voitures.
- Pour
par Ie frottcment des essieux
calculer le travail absorbé
de voiture contre leurs boî-
tes, on observe que c'est la boîte gui tourne autour de I'es-
sieu. Le ._hrpii parcouru par les points.frottants, pour un
tour' est égal à la circonférence de la boîte. on preîrd pour
rayon de celle-ci la rhoyenne arithmétique entre- les rayons
intérieur et extfrieur.
Pivots sur crapaudines.
représentons par P la pression- Pour des arbres verticaux,
en kilogrammes normale à
d'appuir pan f le coefûcier,t de frottement; la
la- s.urface
résistance de frottement_est égale à tp. on <r.émontre que
tout se passe comme si la matière frottante était réparlie
sur une circonférence, dont le rayon est compri. .rrt",
I"
r
rt r étant le rayon du pivot. Il
eL en résulte que le travail
absorbé pour un tour est compris entre /.pX ZæXl, et

X 2n<;,c'esr-à-dire
â*r, et nrfp.
/P enrre

Exemple. La pression verticale sur le pivot d,'u.ne turltine


est éyalu.ée ù- 2000 kg.; le diamètre d,u pirôt est de 3 cm.; le
nontltre de tours par m,inute est égal a ioo. calculer le travail
absorbé en une ntinute par le frottement d,u, pivot. on prendra
f
- Le0,1.travail
absorbé par miuute est compris entre :
f,
44
jnrfPn
-; r.3,{4 >< 0,01b >< 0,1 x 2000 y 100
- I 2b6rso
et nrfPn-AJ4><0,01b><0,1 j<eOOOXl00-942rsm.
ndsrsr.lncrs PÂss/vfs t91

: tgg. Résistançe a,u roulement, : Lorsqu'un


cylindre repose.sur une surface plane et horizontale, il
exerce une pression sur celle-ci. Sous I'action de cette pres-
sion et de la réaction qui en résulte, le cylindre s'aplatit
légèrement, et la surface se creuse' si bien que' pour ame-
nù i. cylindre à rouler sur la surface, i'l est, pour ainsi
dire, nécessaire de lui faire gravir à chaque instant une
i
sorte de plan incliné. La résistance qu'on éprouve ainsi est
appelée résistance au, rottlement.
I' Coulomb et plus tard le général Morin ont étudié cette
résistance. L'appareil dont ils se
i
sont servis est analogue à celui
I
I que représente la figure 160.
Un rouleau R, de rayon r, est
posé sur deux pièces horizontales
A, B; un plateau circulaire D,
ûxé vers le milieu du rouleau,
porte à sa circonférence une
corde, à laquelle est suspendu
un poids P, destiné à produire le
mouvement. Pour augmenter la
pression du rouleau sur les piè- Fig. 160.
ces A, B, on le charge de poids
P, par l'intermédiaire de ficelles. La valeur du poids P
qui; dans chaque expérience, suffit à communiqtier au
rouleau un Lnouvement lent et continu, voisin de I'unifor-
mité, peut servir à mesurer la résistance au roulement.
CeJ expériences ont permis d'énoncer la loi suivante :
Dans les conditions pratiques ordinaires, la résistance
P' au roulement d'un corPs cYlindri-
que est proportionnelle à la Pres-
lp
lall sion qu'il exerce et inversement
\i proportionnelle à son raYon.
ii- D'une manière générale , si I'on
.Qtri -
appelle .F la force qui, appliquée â
I'extrémité d'un bras de levier de
Fig. t61.
longueur /, est capable de vaincre
la résistance au roulement (fig. 161)' Q lu pression nor-
male strr la surface d'appui, A une quantité constante
192 TTÉCANIQAE

dépendant de la nature et de l'état des eorps en contact,


ona:
(1) F: A.7Q

Remarque. Le bras de levier / doit être calculé par


-
rapport à la génératrice M, sur laquelle appuie le cvûn-
dre : pour un effort P, appliqué en N, le bras de levier est I

I\{S : r; on a d.onc P: A norr* un effort p,, appliqué en


I
II
$, '{

K, le bras de levier est MK :Zrrpar suite : Pt-e$; on


voit ainsi que P =- zPt.
Coefficient de résistance au roulement. La for-
mule (L) peut s'écrire : -
(2) F/:AQ.
Le premier membre de cette égalité est le moment de la
force F par rapport à Ia génératrice de contact M; puisque
Q est la'pression normale, on peut admettre que le second
membre A.Q représente le moment de cette pression par
rapport à la même génératrice M. On obtient donc la fôr-
mule (2) en éerivant l'égalité des moments des forces F, e
par rapport à I'arête M. Il en résulte que Ia quantité A,
appelée coefficient de résistance au roulement, est une lon-
gueur, et qu'elle doit être exprimée avec la même unité
que le bras de levier I.
Les valeurs de A ont été déterminées par I'expérience.
8n a trounyé, en

^"ï".
*'ffi;il
prenant le millimètre comme unité, pour :

:: : ï=Lïif[.
Exemple. Un wagon pèse, charge comprise, !.0 tonnes; ser
roues ont un- diamètre de I m. Calculer la résistance au rou'e.
ment (A= 0,51).
On a:
Fks
Âii$ : 9..+âP= rors, 2oo.
=
ndsrsf.ÂNtrs P.{ssrr/Es

La résistance au roulement est donc très faibre par rap-


port au frottement de glisseme'nt1 il est, par suite, avanta-
geux de remplacer, quand on re peut, cette dernière résis-
tance p_ar la première. on s'explique ainsi |utilité des
rou-
lettes dont on munit les meubles iourds, des rouleaux
qui,
dans les scieries, par exemple, amènent devant Ia scie
les
pièces de bois disposées ru" on prateau, ou dont on
se sert
po-ur transporter les pierres de taiile dans un chantier,
des
voitures sur roues substituées aux traineaux, etc.
D'autre part, la résistance au roulement est encore dimi-
nuée par I'emploi de rails métalliques; on comprend ainsi
que Ia traction sur rairs soit empioyéL dans tàos les
c"s
possibles par les chemins de fer, i.* tru**ays? etc.
Enfin,-pour
- tourillons diminuer
des
Ie travail absorbé p*" t" frottement
sur leurs coussinets, o' prit les faire repo-
ser sur deux ou trois roues mobiles (machine d'Atrvoù),
sur des rouleaux.(paliers à rouleaux),-ou sur des bilres
sphériques_ (pédaliers de bicyclette).
Tirage des voitures. bes expériencès faites par le
général Morin ont permis- de trouvri le coefficient d.e ffac_
tion de diverses voitures, c'est-à-dire le
"ippo.t ceruiI'ef-
de
fort de traction au poids de ra charge, y coÀpris de
la voiture- Il a été tenu compte de toutes. les résistances
à
vaincre : roulement, frottemànt des essieux, etc.
Entre eutres valeurs, on a trouvé :
NATURE DU CHEMTN c0[Fxlcmlit
D8
mÀcTlotf

0,250
0,040
0,090
0,033
0,007
0,005

On voit ainsi gue sur un chemin de fer, en palier,


, unc
charge de 1000 kg. peut être entraînée par'un" fo"ce
de 5 kg.

- lll. Raideur des cordesr: Lorsqu,on cherche à élever


un corps quelconque au moyen d,une pooliu, on constate
quo
Mécanique, E. p. S.
I

t91 uÉcmrcan

le brin qui s'er'lrouler ne s'appliqïu pn".immédiatement gur


' va la gorge de la poulie' II en résulte que
- la i'ésistance P (fi8. 162) est plus éloi-
gnée de I'axe que la Puissance- F et,
z iu" suite , que F doit être
supérieure
, àP.
tes expériences de Coulomb et du
général'Morin ont montré que la.dif-
Ié".o." F-P pouvait être exPrimée
par une relation de Ia forme :

F- P=dl#,
[' D étant le diamètre de la poulie aug-
uenté de celui de la corde, A, B des
Ftg' rGl'
eonstantes, dont on trouve la valeut
dans lee formulaires, qui ne dépendent que de la nature' du
diamètre et de l'état physique de la corde'
Pour une corde blanche, .è.hu, eu bon état, de 9n,028 de dia'
mètre, s'enroulant sur une poulie de 0*,220 de diamètre et
soumire à uue charge de 800tc, le général Morin donne :
À=0,899838, B=0'02178'
et, par suite,
F _p _ 0,899988 + 0,02178 X800 = 73rs,gg6.
-TFdTrF'g- résistance dans le calcul
Il faut donc tenir compte de cette Des résis-
des organes de machio"" *o" au moyen de cordes'
des courroies'
tances-analogues se produisent dâns I'usage

ÀPPLICÀTIONS.
l\Un presse-étoupes eÏerce sur la tige il'uh pîston-une ttou-
Pres'
{sus. La ,iiesse nxoJ'enne d'e la tige étant d.e 4 m"
i"
"ioi,t"-p"irsance absorbée [ar.Ie lrottentent ile la tige, on pren-
T"r,
d,ra 1:0,L5.
Réponse : P:9kgm.

2\ eu,' a P Plique
a'P un tiroir sur la glace d,'un cylindre aïe-c
-La v
g-,60'
une force de l600kt; Ia vitesse moTenné ilu tiroir est ile
SuwttrÉ DUË Au FRITTEMENT te5
Quelle est en rP la pu,issance absorbée par le frottement d,u
tiroir? On prendra f --0,08.
Réponse : 0IP,96.

3l La fusée d,'u,n essieu de wagon a un diamètre d,e g0*m,. e//e


s:Pp,orte u.n poids d,e 3 tonnes et tou,rne à 800 tou.rs par minute,
Quel est le travail absorbé par le fi,ottement en une heure
(f :- 0,10) ?

Réponse z 1526 040tsm.

,o!t".Ier,I'effort horizgttal nécessaire pour transporter une


_,U-\
ptert'e d,e tatUe rep-osanf ,stû un plateau en gaîac ai ntoyen d,e
rouleaur en bois à'or..n e; le porê e:st suppoié uni; la clrurge à
transporter, y cotnpris le poid,s d,u plateai, est éçaluée à b0ôks;
te rayon des rouleawr est de 0^,{0. (On tiend,ra campte de la
résistance au roulernent d,es rouleaui sur le plateau'et su, le
sol. On négli-gera le poids des rouleaub.)
comparer le résultat obtenu à r'efort qu'it
pour tirer la.pierre sans aucun intirméitaire'. faudtait eæer.cer
Les coefficients
sont : pour Ia résistance au roulentent entre les roul'ia*n et
les
_plateau,r, 0m*,81 ; entre les rouleauæ et le sol, }mmr7 i pour
le frottenzent d,e glissement f 0,65.
Réponses z ïut,77; B2brs. =

- t ll. Stabilité due au frottement. Le frot-


tement fait naltre entre deux -
corps en contact des résis-
tances qui, dans cortains cas,
peuvent équilibrer les forces
appliquées à ces corps. Con-
s.idéronsr par exemple, un
liï9 placé sur un pupitre
incliné; l'action de la p.r"n-
teur, représentée sur la-figure 168 par la comr)osante
F du
Poids du livre, tend à Ie faire grisser. s'il reste au repos,
c'est qu'une action s'exerce en-sens contraire de F.
cette
action est le frottement qui se développe entre le rivre
et
le pupitre; elle assure la stabilite du livre sun ce derrrier.
f?*r.qs agissantes nous devrons donc joindre, d.ans
,,,11* de
l'étude l'équilibre des corps, res forces àues au frot-
tement.
19ô MÊCANIQUE

APPLICÀTION.
Quetle inclinaison matimunt' peut-on d,onner au'dessus d'une
taile en chêne, pour que d,es ràgles en chêne, placées sur elle,
n'y glissent pas-en vertu d,e leur propre poiilsP
Réponse :25o environ.

LLL. Applicatlon du frotternent de glisse-


-ment à là déterminatlon de la puissance
ffune machine notricÊ. - Frein de PronS'.

Fig. l0l.

Dans une machine motric e, on appelle ffavail effectil' ou


traçail d,isponibte sur l'arbre nrcteur le taeail nansmis par
cet drbre au,æ diverses machines qu'il conlnzande'
On peut mesurer le travail effectif au moyen d'un appa-
reil appelé Frein de Prony, représenté par-la lgure 164.
Des piOces M, N en bois sont'seffées sur I'ar.bre moteur
de la machine à I'aide de boulons e; on règle le serrage de
façon que, la résistance due aux machines-outils et aux
t*"rrr*irrions de I'atelier étant supprimée, cet arbre fasse
le même nombre de tours n que pendant la marche normale
de l'atelier.
Pour éviter que les pièces M, N soient entraînées par
suite de leur frottemenl sur I'arbre, un levier AB solide-
ment lié à M porte à son exilémité B un plateau, dans
lequel on ajouté des poids P jusqu'à ee que le levier reste
horizontal.
.q

AACHINES SILIPLES r97

Si l'on admet que le frottement des divers élémentsde


surface des pièces M, N, en contact avec I'arbre moteur,
peut être remplacé par une résultante unique F, tangente
à cet arbre, dans les conditions de I'expérience, le travail
de cette force F est équivalent à celui de Ia machine mo-
trice.
Pour un tour, ce travail est égel à F X 2ær (r dési,gnant
le rayon de I'arbre). O" le moment FXr du frottement
par rapport à I'axe de I'arbre moteur est équilibré par le
moment P X l, par rapport au même axe des poids placés
dans le plateau. On a donc pour un tour :
Travail effectif:2xPL.
Par suite, la puissance effective Pc de Ia machine est
donnée par la formule :

2rcPLn
Pe:66ç7gIP.
rlxemple. Le bras de levier d'un frein de prony a une
-
longueu.r de 2 m, Dans un essai faît avec ce frein sur une loco-"
mobile dont I'arbre fait 100 tours par minute, le pold,s mis
dans le plateau pour maintenir l'é{uilibre est de elg kS. Cat-
culer la pu,issance d,isponible

On a:
-Ec:æ-: 2nPLyn 273,t4X50X2X100 :14IP
. 60x75
PAr exces.

CHAPITRE XVI
Éruoe DE euELeuEs MAcHtNEs strufpt.Es

- [f3. ùIaehines sfmples.


des appareils permettant
d'utiliser
Les machines sont
- des forces données,
pour I'accomplissement d'un ouvrage que ces fôrces I

n'auraient pu faire sans le secours de la machine.


r98 ,rÉcaNraûE

Ainsi, par I'intermédiaire de machines, les efforts que


peuvent exercer le vent, une chute d'eau, la vapeur, serYent'
par exemple, à moudre du blé' à scier du bois, à transpor-
ter de lourds fardèaux.
La plupart des machines industrielles peuvent être
décomposées en un certain nombre d'organes, appelés
rnaehiies simples, qu'oir ramène aux trois types sui-
vants : ,

' ls Les organes pouvant tourner autour d'un point fixe,


comme le laçier;
2o Ceux qui peuvent tourner autour d'un, axe fixe : les
rou,es, les poulies, etc.;
3o Ceux qui peuvent glisser sur un plan lïxe, et que nous
étudierons aveô le plan incliné.
Avant d'étudier les propriétés de ces mécanismes, nous
allons indiquer quelques généralités sur le mode d'action
des machines.
Une machine quelconque
Puissance.
- Résistance. -
a pour but de produire un centain effet. Nous appellerons
puissances les forces capables d'aider à la production de
cet effeti résistances les forces qui s'y opposent.
Lorsqu'un manæuvre utilise un levier pour soulever une
pierre de taille, I'effort qu"il exerce est une puissance; le
poids de la pierre, qui s'oppose à son mouYement, est une
résistance.

- tt4. Équilibre des rrrachinos. - Considérons


une machine composée de roues; supposons qu'une force
motrice ou puissance fasse tourner la première et que le
mouvement se transmette de proche en proche par des dents
d'engrenage, par friction ou par courroies. La première
roue agit sur la seconder c[ui, en vertu d'un principe connu,
rdagit sur la première. Cette réaction est une résistance
pour la première roue. L'action de celle-ci sur la seconde
èst égale et contraire à cette réaction; elle constitue Ia puis-
sânce pour la seconde roue. Dê même, I'action de la seconde
roue sur la troisième est une puissance pour celle-ci; la
réaction égale et cqntraire de la troisième sur la seconde
est une résistance.au Erouvement de oettedernière, etainsi

ftÀcmNss SMPLES lso


de suite, jusqu'à I'outil qui subit une résistance de la part
de la matière à travailler.
D'un autre eôté, la production du mouvement fait naltre
certaines résistances dues aux frottements, au milieu, à
l'inertie..., résistances dont on doit tenir compte et qu'il
faut ajouter âux précédentes.
On conçoit alors que nous puissions isoler, pour ainsi
dire, chacu4e des roues de Ia machine, en Ia considérant
comme soumise, d'une pârt, à la puissance qui provient de
la roue précédente I d'autre part, à la résistance de Ia roue
suivante et à celles que nous rùênons d'énumérer.
Nous pouvons établir ainsi les conditions d'équilibre de
chacune des roues et en déduire les conditions d'équilibre
de toute la machine.
D'une manière générale, pour étudier une machine, on
la décompdsé en éléments simples, et I'on cherche les
conditions d'équilibre de chacun de ces éléments.
Nous allons donc établir successivement les conditions
d'équilibre des trois types de machines simples. Nort$ coh-
sidérerons deux cas, suivant que Ia machine considéréê êSt
à I'état de repoÉ ou à, l'état de mouvement uniforme.

: 115. Illaehlnes sltrrples à l'êta,t de reposr :


Si I'on néglige, comme nous le ferons jusqu'à nouvel ordre,
les résistances de frottement, de milieu, etc., une machine
simple est généralement soumise à l'action de deux forces:
to la paiss ance; 2o la résïstance qu'on se propose de vaincre
en utilisant la machine.
D'une manière générale, on obtient les conditions cher-
chées en appliquant au système formé par ces deux forces
les règles concernant l'équilibre des corps solides que nous
aYons indiquées précédemment.'
Avant d'étudier, à ce point de vue, quelques machines
simples, nous allons indiquer une nouvelle mêthode, fon-
dée sur la théorie du travail mécanigue, gui nous permettra
d'obtenir les mêmes résultats.

: 116. il'Iaehine simple à l'état de mouvement


unlf0rnie. - Nous daVôirs déjà qu'un corps en mou-
P00 MÉCANTAAE

vement conserve son mouvement tant qu'une cause exté-


rieure n'agit pas sur lui. Lançons une bille sur le plancher :
sa trajectoire est rectiligne; sa vitesse resterait
-constante
si les, diverses résistances que nous avons déjà énumérées
{frottément, résistance de I'air. ..; ne tendaient â ralentir son
mouvement. Nous pouvons alors compléter l'énoncé que
n'ous avons donné du principe de I'inertie ($ 62) et dire :
Lorsqu'un corps en mouvement n'est soumis à I'ac-
tion d'aucune force, son mouvetnent est rectiligne et
uniforme t

D'autre part, lorsque plusierirs forces en équilibre agis-


sent sur un corps, I'effet produit par ces torces est nul; il
en résulte que, si Ie corps soumis à leur seule action est en
mouvement, il ne peut l'être que d'une rnanière urriforme.
Une machine est donc à l'état de mouvement uni-
lorme lorsque les forces qui agissent sur elle se foni.
équilibre.

- t L7. Relation
motrices
entre les travaux des forees
et résistantes. : Proposons-nous d'éle-
ver un poids P. de 80 kg. à
I'aide d'un levier AOB, mo-
bile autour du point O, tel
qu'on ait OB:4OA (fiS.
165). La puissance est I'ef-
fort F exercé sur I'extré-
mité B du levier; la résis-
tance est le poids P appli-
qué en A. Nous savons ($ 32)
qu'il y a équilibre lorsque
la puissance et la résistance sont en raison inverse de
leurs bras de levier, c'est-à-dire lorsqu'on a :
FOAI
et, par suite,
F:m:T'-
F:l: T:20 kg.

Si Ie levier a tourné d'une manière uniforme, en passant


AACHINES SITPLES

de la position AOB à la position .AJOB', la puissance F a


équilibré la résistance P pendant ce déplacement. Evaluons
le travail effectué par chacune de ces forces, en supposant
qu'elles restent constantes en grandeur et en direction,
Pour F,le travail est égal au produit de I'intensité de la
force par la projection Bâ du chemin BBt sur sa direction.
Ce travail est moteur. On a donc 3

TuT X 86.
F

De même, le travail résistant Tt du poids P est donné


par l'égalité :
Tr: P X Aa.
Les triangles BB/&, AA'a, ayant leurs'àôtes parallèles,
s.ont semblables et nous donnent la proportion :

Bâ:gg.
Aa AA'
D'autre part, les triangles semblables AOA', BOB' nous
donnent la proportion :
BB' ÔE
7W:OT'
On peut donc écrire i '

F,bOB,
M:ÔT-*;
par suite,
Bh t*Aa.
P
-
Puisque F:i, remplaçons F et Bâ par leurs valeurl
dans I'expression du travail moteur; il vient :
p
. T--FXBà-iX+lt"-PXAa:T,.
Le travail moteur est donc égal au travail résistant.
Ce résultat est très général; il s'applique à toutes Ies
machines animées d'un mouvement uniforme. On peut
l'énoircer sous la forme d'uri principe et dire :
mt fr.Éc,^Nraas

Lorsqu'une maohine est à l'état ûe Bouvement uni-


forme, ie travail moteur est égal au travail résistant.
si I'on tient compte, dans I'exemple précédent, du frotte-
ment qui se produit sur I'appui'du levier pendant sa rota-
tion uniforme, I'effort moteur doit être augmentê pour
équilibrer à Ia tois cette résistance et celle qu'oppose le
pôias p à son élévation; la règle précédente est encore
applicable, mais il faut er-rtendre par travail résistant le tra-
oàù a. toutes Ies résistances équilibrées par I'effort moteur.
Si I'on désigne pêr Tr le tfavail de toutes ces résistances'
par Tp le iravail moteur, la règle précédente peut être
représentée par l'égalité :
Tm: T"'
cependant, parmi les ffavaux résistants, on a I'habitude
de considérer À part celui de la force que Ia machine. a pour
but de vaincre. Ôn le dés.igne so+rs le nom de îaçail utile;
on le représente par le symbole Tu et I'on écrit, d'une ma-
nière générale : T^-T"+Tr.
To eit évidemment plus petit que T-; on voit donc qu'une
machine ne peut rendre plus de travail qu'on ne lui en
fournit.

: 118. Transformation du travail dans une


maehinlg. : Reprenons le levier AOB qui nous a servi
précédemment (fig.-165) et supPosons que le.point {'lppti-
cation B de la pùissance ait parcouru un chemin BB', tel
que Bà - 0',60; Ie travail moteur est alors égal à
20 X 0,60:12 kgm.
D'autre part, le ffavail utile est celui qui correspond à l'é,.
lévationierticale Aa du point d'application A de la charge.
Admettons, somme ,ro,.r* I'"nons fait tout d'abord, que I t
travail utile est égal au travail moteur i nous pollvons écrire
'

PXAa -LZkg*.
Avec le même travail moteur, une charge P de 80 kg' es
élevée à0-,15 ; une charge d.ouble, 2P - 160 kg' r I'esJ élevé
qu'à 08,075; une charge triplè, 3P:240 kg', à 0',05, etq
ilACfrINES SIAPLES 903

Si I'on voulait, au contraire, obtenir un déplacement Aa :


O-,30, on ne pourrait soulever qu'une charge de 40 kg.
On voit donc que, à égalité de travail moteur dépensé,
le chemin parcourir par le point d'application de la résis-
tance ou, puisqu'il s'agit d'un mouvement uniforme, la
vitesse de cè point es[ d'autant plus faible' quela résistance
vaincue estplus considérable. On énonce ce fait en disant :
Dans une maching, ce qu'on gagne en force' on le perd
en vitesse ou en chemin Parcouru.
Il ne faut donc pas apprécier une machine en considé-
rant seulement un des facteurs du travail utile. Nous pou'
vons être étonnés en constatant qu'à I'aide d'un levier un
effort de 20 kg. suffitpour soulever une charge de 80 kg,,
mais il faut bién nous iendre compte que I'autre facteub du
travail utile, la hauteur à laquelle est soulevée Ia charge, est
seulement le quart du chemin parcouru par le point d'*p-
plication de I effort moteur. Avec un leviqr tel que ÀOB'
âr, g"gnu donc en force, mais on perd en chemin parcourti.
D'airties machines, que irôus étudÎerons dans la strite, iref-
mettent d'obtenir pour le point d'application dè la iésis:
tance une vitesse zupérieure à ôelle du point d'application
de la puissance; mais alors la résistance vaincue est infé-
rieurà à I'effort moteur; on nerd en force ce qu'on gagne
en vitesse.
D'une manière générale, une machine permet de modi-
fier les facteurs du travail, mais, comme le produit de ces
facteurs doit rester le même, on dit que les machines per-
mettent seulement de transformer le travail gu'elle$
reçoivent, de façon à le rendre utilisable.
Une turbine installée sous une chute d'eau n'est pas des-
tinée à augmenter la puissance de cette chute ; elle sert à
transformer la puissance qu'elle recueille et permet ainsi
d'en tirer parti pour actionner I'usine qu'elle commande.

: 119. ilIouvement perpétuet. I Certains inven-


teurs se sont proposé de construire une machine qui, après
une première mise en marcher puisse conserver son mouve-
*.rri indéfiniment, sans qu'il soit jamais nécessaire de faire
intervenir une nquyelle fôrce mqtiice. Ils ont pensé réaliser
20r uÉcaNr}aÈ

ainsi le moueemant perpétael. Mais, en supposant même que


cette machine ne soit pas destinée à fournir un travail utileo
iI est facile de voir que le travail moteur est constamment
diminué par le travail des résistances qu'il doitvaincre. on
ne peut, en'effet, supposer que les pièces de la machine ne
reposent pas sur des appuis; .que, par suite, dans leur
mouvement, il ne se produise pas de frottement entre elles
gt leurs appuis. Cette résistance suffit pour arrêter la na-
chine au bout d'un temps plus ou -oins long, suivant le
degré de perfection auquel on I'a amenée par lés soins ap-
portés à sa construction. Il est donc impôssible de réaliser
le mouvement perpétuel.

,: 120. Rendement. : Reprenons l'équation :

Tm: Tr + T".
Dans les exemples que nous avons choisis, To représente
le travail qûe la machine a pour but de vaincre, f" l. t*"-
vail des autres résistances, qu'on appelle souvent résistan-
-ces passietes ou nuisibles.
Il- peut arriyer {[ue, par suiæ de I'imperfection de la
machine, celle-ci ne puisse utiliser tout Ë travail que le
moteur est capable de fournir.
considérons une roue hydraulique placée sous une chufe
d" t p. qui débite Sm'd'eau par minute. La chute peut
produire, en une minute, un travail :
T.:3000X4:12000 kg*.
Mais, d'une part, ce travail n'est pas tout entier recueilli
par !a roue. Entre autres pertes, nous citerons celles qui
proviennent de cè que:
10 L'eau_ peut s'écouler sur les côtés de la roue, sans agir
sur cette dernière t
2o L'eau abandonne la roue avant d'être tout à fait au bas
' de la chute, ce qui diminue Ia hauteur de
chute et, par suite,
le travail moteur.
-la D'autre pa_rt, u_ne certaine quantité du travail recueilli par
roue est absorbée par les frottements des tourillons sur
.leurs coussinets, par les chocs de I'eau sur les palettes, etc.,
TICflflES SITfPTES

de sorte que la roue transmet à I'arbre moteur de I'usine


un travail inférieur à 12000 kg*.
D'une manière générale, si I'on désigne par T- le tra-
vail moteur, par To le travail utile, par T1 Ie travail perdu
par suite des résistances ou pour toute autre cause, on peut
écrire l'égalité :

T.:To *Tr;
d'où I'on déduit :
To:Tr-Tr,
et, en divisant les deux membres par Tn :
TorTr
q:r-q'
La fractior, *rt appelée rendenzent de la machine
fr
considérée.
Le rendement d'une machine est donc égal au quo-
tient du travail utile par le travail moteur.
Ce quotient est, d'après l'égalité précéclente, toujours
inférieur à 1; une machine ne peut donc utiliser tout le tra-
vail qu'elle reçoit. Il est évjdent qu'une machine est d.'au-
tant plus parfaite que son rendement est plus voisin de 1.
Remarque. Si I'on connait le travail moteur et le ren-
-
dement d'une machine, on peut calculer le travail utile
qu'elle produit, en écrivant l'égalité :
Travail utile : travail moteur { rendement.
En particulier, si le rendement de la roue hydraulique consi-
dérée précédemment est égal à 0,70, le travail utile transmis à
I'arbre moteur est donné par l'égalité :
To: 12 000 >< 0,70 :8 400 kgm.
206 TIËCANIA(IE

APPLICATIONS,
ll Une turbine est placée sous une chute d,e 6 m. d,ébitant l20mt
à.|'heure. De que_I travail utile To peut-on disposer par heure,
si le rendement de la lutbine est dè 0.70 ?
Réponse : 'f u= 504 000 kgm.

2) Dans un puits d,e ntine, on éIève, à chaque rnontée de la


benne, 8 tonnes de charbon à une vitesse de 3 m. par second,e.
I,e ren.d,entent. do I'appareil d'élévation est de 0,9; celui de la
machine motrice, de 0,80. De combien de chevaun-vapeur doit-
on d,isposer pour effectuer ce travail?
Réponse : 445 IP environ.

3\ Dans une ville ile 15000 habitants, I'eau destinée à la con-


somrnation d,oit être élevée àt une hauteur de 60 m, On ad,met
que chaque habitant d,épense en moïenne, par jour, 100 litres
d,'eau. Quelle doit être la puissance utile d,es pompes qui efec.
tuent ce travail d,'une façon ininterrompue ? (L'installation com.
prend, un ntoteur à vapeur, une d,X.namo et les pompes.l Quelle
doit être la puissance d,u nxoteu.r, si les rend,em.ents de ce dernier,
de la d,ynarno, d,es transmlssiozs et des pompes sont évalu,és
respectivement èt,0,80 ; 0,95; 0,75 ?
Réponses ' 1o llIP,57; 2o 20IP,3,

4) Une poulie ile diamètr.e tm,20 faït 60 tours par minute. EIle
doit transmettre une puissanee d,e 20lP ù, un arltre m,oteur qu'elle
entraîne. Calculer l'intensité de l'effort qui agit sur la poulie,
sachant que le rendement d,e celle-ci est d,e 0,95.
Répouse : 419 kg. par,excès.

5) Un ntarteau pilon de 500 kg. bat 50 coups par minute; il


s'ëlève chaclue fois d,e 0n,75. Qu,elle est la puissance d,umoteur
qui l'actionne, le rendement étant de 0,8 ?
Réponse :5F,2.
LEVIEh 20?

Levier.

- lzL, Déftnitiotls.: D'une manière générale, au point


clc vue pratique, un levier est une barre de forme quelcon-
que, reôtiligne ou coudée' soutenue. par un point d'appu-i'
Le levier peut reposer sur I'arête'd'un couteau : c'est le
cas d'un fléau de balance (fig. UA); il peut tourner autour
d'un tourillon, comme dans les appareils de manæuvre
des signaux sur les voies ferrées (fig. 61)' ou appuyer sim-
plement sur un corps résistant, comme dans la pince à
levier (fig. 166).
trquililre du levier. Considérons une barre AB

Fig. l6c.

mobile autour du point O; désignons par P la puissance


appliquée en A, par Q la résistance applique_e en B. Nous
avons déià vu qu'un levier soumis à I'action de deux forces
est en équilibre lorsque ces forces sont inversement pro-
portionnelles à leurs bras de levier, c'est-à-dire. lors-
qu'on a
(r)
:

Ë:H
Cette formule permet de trouver une des quatre quan-
tités P, Q, OB, OA, quand on connaît les trois autres.
Exemple. - Qud effort doit-on exercer sur un levier recti'
ligne de 2 m. pour soulever 'une charge de 200 kg. située à
6m,30 du point d'appui ? (On suppose que les forces mises en
jeu sont toutes deux perpendiculaires à la direction du levier
et qu'elles sont appliquées à ses extrémités.)
T,e bras de levier de la puissance est égal à 2 0'30 I'n, 70.
- =
tÊcÀNr0vB

Remplacons dans la formule (1) les lettres par leur valeur;


il vient :
P_ 0,30.
200- 1,70',
d'où :
200 >< 0,30
P éo Kg. enTrroE.
==--t7d-:
Transmission du travail dans le levier.
- Nous avons
vu (!j 117) que, dans un levier à l'état de mouvement uni-
forme, le travail moteur est égal au travail résistant.
De plus, en utilisant un levier tel que AOB (fig. 166), on
perd en chemin parcouru ce qu'on gagne en force.

- L22. Classifieation des levlers.: On divise les


leviers en trois genres, d'après les positions rela-
tives des trois poiirts A, O, B.
Un levier est dit du premier genre ou inter-
appui, lorsque le point d'appui O est situé entre
les points tl'application A, B de la puissance et
de la résistance..
La pince appuyée sur une cale, le fléau d.'une
balance, une paire de ciseaux, les tenailles, Ies
outils employés par le tourneur dans son travail,
etc., sont des leviers
du premier genre.
Un levier est dit du
secon d genre ou inter-
résistant, lorsque le
pointd'applicatiou B
de la résistance est
situé entre le point
d'appui O et le point
d'application A de Ia
résistance.
Flg. t0r. Tels sont les cou_
teaux des boulangers,
Ies cisailles pour décorrper les tôles, la brouette, le casse-
noi-sette^sru'e pince employée sans cale, la poinçonneuse à
levier (fig. f67).
LEVIEN

Il est facile de voirque, dans les leviers de ee genre, la


puissance est toujours moindre que Ia résistance; pa_r suite,
Ïe chemin parcouru par Ie point d'application de lt p"i:-
sance est Jupérieur i celui que parcourt le point d'appli-
cation de la résistance.
IIn levier est dit du troisième genre' ou inter-puis-
sant, lorsque le point d'application A de la puissance
est situé entre le point d'appui O et le point d'applica-
tion B de la résistance.
Nous citerons comme exemples de ces leviers les pin-
cettes, les pédales des rémouleurs, les leviers des soupa"
pes de streté.
La puissance est, en pareil cas, toujours supérieure à la
résistince I c'est le point d'application de celle-ci qui par-
court le chemin le plus long.
Qriel que soit le genre du levier considéré' on trouve'
cornt'ne précédemment, la relation qui doit exister qntre la
puissanôe et la résistance pour gue ces forces soient eh
équilibre.
-Usages
du levier. On doit éviter, autant que possi-
-
ble, de faire tourner un levier autour d'un tourillon. Cette
disposition entralnè des pertes de puissance dués au frot-
tement. Au contraire, si l'on appuie le levier sur I'arête
d'un couteau ou d'un corps résistant, le frottement devient
négligeable, et le travail de la puissance est alors égal à
celui de la résistance.
D'autre part, le levier joue un rôle important dans la
nature, en particulier dans
I'organisme de l'homme et des
animaux. Les mouvements de
nos membres s.ont fondés sur
la théorie du levier. Il suffit,
pour s'en rendre compte, de
considérer la {igure 168. L'a-
vant-bras a peut tourner au-
tour du poinl &. Cette action ô

est' commandée par un muS- Fig. 168.


cle, représenté par le ressort
r, qui peut se raccourcir ou s'allonger, suivant que nous
?10 TIÉCANIOUD

voulons élever I'avant-bras ou I'abaisser. si le muscle se


raccourcit, il agit comme une puissance sur I'avant-bras,
qui s'élève, absolument comme le ferait le levier du troi-
sième genre.
Chèvre pour soulever les voitures. Il est possible,
-
en réunissant plusieurs leviers, de maintenir en équilibre
des charges considérables avec des efforts relativement'fai-
bles. Tel est le cas de la chèvre
pour soulever les voitures.
Un premier levier inter-appui
AOB (fig. 169) peut tourner aurour
d'un tourillon O, supporté par
Fig. 169. deux montants OM. Il est articulé
en B à un second levier inter-
résistant BHC, qui supporte en H I'essieu de la voiture.
Le point C appuie sur le sol.
Proposons-nous d'évaluer I'effort nécessaire pour sou-
lever, avec cet appareil, une voitur.e dont le poids, portant
sur la roue qui appuie en H, est de 400 kg., sachant que
CB: 4.CH et gue OA: 10.OB.
T,a puissance P' qu'il faudrait exercer au point B pour
soulever la charge Q est donnée par I'égalité i
P/CHL
q:eB:4;
d'où l'on déduit :

n':3-ry: 100 rs

La force P/ agit comme une résistance sur le levier AOB;


la puissance P qu'il faut exercer en A pour la maintenir
en équilibre est donnée par la formule :

POBI
p:m:r0;
par suite,
p, too
P:fu:l:
n t0È9.

Remarquons que, pour élever la roue de-0'n,01, il faut


abaisser le point A de 0',40.
LEVIEN 2tt

APPLICATIONS.
l) Calcu,ler I'effort enercé sur le pis-
ton de Ia pontpe représentée par Io fi-
gure 17 0 r s achant qu.e a : l-, b :0-, 20,
P-B À9.
Réponse : 40 kg.

2l Pour déterrniner la résïstance


d,'une brique à l'écrasement, on peut
utiliser l'appareil ci-contre ({ig. 171).
Le ltras de levier CL d,e longueur 2 m. Fig. 170.
recouvre eractement la su.rface supé-
rieure il,e la brique, ilont les d,intensîons sont 0,20X0,05. À

jusqu,'ù ce qtte l'écrasentent soit


olttenu, Etant ad,mis que I'aæe
de là brique est situé à 0^,15 du
'point d"appui et s'il faut 450 kg,
-pour
Pour ootent écrasement, calculer
oltt'eiir l'L ecrasemenY' cuLculer
Fig. llt, ld pression' eætrême que peut sup-
porter par centimètre camé une brique d,e la qualité indiguée.
Réponse : 60 kg.

3) On dispose un frein ABC szr une pou-


lie D (fig. 172j. Calculer la pression enêr-
cée su.r la poulie, si l'on d,onneP
o- 1m,20, b:9m,25.
=8 kg.,
Réponse : 46ks,4.
Fig. 172.

4) Déterminer le poids Q
ù placer à I'eætréntité d,u
bras ile levier OB d'une
so u p ap e de s fireté (fi g. I 73),
sachant que :
lo Le d,iam.ètre de la
Fig. lT3,
soupape S est de 62 mm.,;
2o a:1.00 mm., b:650 mm.;
aÉcmrcan

3o Le poids d'u levier est de 7ks,5i son centre d,e gravité est
situé à 40t mm. ile O;
40 Le poid,s d,e Ia souPaPe est ile 2 kg.;
6o Lapression d,e la vapeur sur Ia souPaPe est d,e9ktrl par
centimètre cané.
Réponse: 32 kg.

BÀLANCES.

: t"23. Deseription.
- Réduite à ses parties essen-
tielles, une balance se compose d'une barre rigide ott fléau

Flg. t74.

FF/ (fig. 174), traversée perpendiculairement en son milieu


par un couteau d'acier qui fait saillie des deux côtés. Ce
couteau repose à ses deux extrémités sur deux plans en
agate ou en acier de même niveau. Son arête inférieure
constitue l'ate de suspension du fléau. En F, F/ sont sus-
pendus deux plateaux, destinés à recevoir I'un le corps à
peser; I'autre les poids marqués. Les crochets qui suppor-
tent les plateaux sont soutenus par des couteaux plus petits
que celui du milieu, mais dont les arêtes sont tournées
vers le haut. Il est indispensable que les arêtes de ces trois .

couteaux soient rigoureusement parallèles et situées dans


le même plan.
Enfin, perpendiculairement au fléau et en 3on milieu, on
fixe généralement une aiguille qui, se déplaçant devant un
arc de cercle gradué, indique laçosition du fléau.
B.{rlNcss 2t3

Usage de la balance. un corps de poids P


- i\Iettons
dans un des plateaux de la balance (fig. 175)' et dans I'autre
des poids marqués Q ett qu.antité suf-
fisante pour établir I'équilibre, c'est-à-
dire pour que Ie fléau se maintienne
horizontal. Puisque, par hypothèse, les
Fig. t7!.
bras dé levier CF, CF' sont égaux, iI
doit en être de même des forces P, Q. Il suffit alors, pour
connaitre le poids P du corps, de compter Ie nombre de
grammes ou de kilogrammes que représentent les poids
marqués Q employés.
Conditions de justessê d'une balance. On dit qu'une
balance est iuste lorsgu
- maintient e[
e sou fléau se
é,quilibre ou horizontal, les plateaur étant vides ou
ihargés de poids égaux.
Supposons que la balance soit juste : les plateaux étant
vides, la droite FF', qui représente le fléau (fig. f75), reste
horizontale. L'ensemble formé par le fléau et les deux pla-
tea.ux est en équilibre; par suite, son centre de gravité G
se trouve sur la verticale du point C ($ 62).
Chargeons les plateaux de poids égaux P; Ie fléau reste '
en équilibre; si CF
- /, CFt: I, on doit avoir, en prenant
les moments par rapport au point C :
Pl:Plt
l:l'.
il faut que:
En résumé, Pour qu'une balance soit iuste,
1o te
centre de gravité G de I'ensemble lormé par
le fléau et les plateaur se trouve sur la verticale du
point C;
2o tes bras du fléau soient rigoureusement égaux.
On véri{ie tâcilement que ces conditions nécessaires sont
suffisantes.
D'autre part, l'équilibre d'une balance doit être stable,
pgur que le fléau tende à reprendre sa position horizontale
s'il en est écarté. Son centre de gravité G est alors situé
au-dessous du point C. Si G était situé au-dessus de C,
l'équilibre serait instable, difûcile à obtenir, et le moindre
2r1 MÊCANIQA&

choc ferait basculer le fléau. C'est le cas d'une balance


folle. Enfin, si G coïncidait avec C, le fléau resterait en
équilibre dans toutes ses po$itions; la balance serait inu-
tilisable.
Vérifioation de Ia justesse d'une balance. Qs s611-
met la balance à deux épreuves : -
Lo Le .fléau doit rester horizontal, les plateaux étant
vides; .
2o On met un poids dans un des plateaux et dans I'autre
de la grenaille de plomb, par exemple, justlu'à ce qu'il y ait
équilibre; on échange alors les plateaux, et le fléau doit
rester horizontal.
Sensibilité d'une balance. Supposons que la balance
soit juste : des poids égaux -s'y font équilibre; un poids
très petit ajouté dans I'un des plateaux devrait la-faire
trél:ucher. Cependant il n'en est pas ainsi, car il faut tenir
compte, comme dans toutes les machines, des résistances,
telles que le frottement, qui s'opposent au mouvement et
exigent un supplément de force motrice pour être vaincues.
La balance sera d'autant plus sensible que la sur-
ch11Ue nécessaire pour rompre son équill4e sera pluo
faible.
Pour augmenter la sensibilité d'une balanct, il faut donc :
Lo Diminuer sa stabilité, c'est-à-dire rapprocher autant
que possible le centre de gravité G de I'axe de suspensiorl
c ($ 63).
20 fréd,uire les frottenxents, en apportant. un soin particu.
lier à la construction et à I'ajustage des différentæi pièces
qui composent I'appareil.
I)'autre part, la sensibilité dépend de la charge. Si le corps
à peser est très lourd, les couteaux sont appuyés plus for-
tement sur leurs appuis, ce qui le froitement;
de plus, la rigidité du fléau n'est "rg*.triÀ
pas absolue; sous I'in-
fluence d'une lourde charge, les bris fléchissent et s'abais-
sent : le centre de gravité G s'éloigne du point C. On con-
çoit ainsi qu'il ett nécessaire, si I'on veut que la sensibilité
reste suflisante, de fixer pour chaque balance une limite de
charge oa portée qu'il ne faut pas dépasser. Cette timite
cst indiquée par le constrUcteur.
Ro,lt/tNE 2t5

Pour une balance ordinairo du comrnerce, le règlement


fixe la sensibilité à * de la charge maximum. Une ba-
2 [,0U
lance dont la portée est de 10 kg. , ayant 10
_hg'
dans
chaque platead, doit trébucher si I'on ajoute 5 g' d'un
côté.
Enfin, des considérations théoriques montrent que la
sensibilité est : !,o indépendante d'e la longueur'du bras
du ltéau; 2o inçersement proportionnelle à son poicls' Il est
indispensable d'assurer, avant tout, la rigidité du fléau.
Celle-ci diminue mès rapidement lorsque, à section égale,
la longueur augmente, de sorte qu'il est plus avanlâgeux'
en réalité, d'employer des lléaux à bras'-t'ès courts. Actuel-
lement, les ba[anôes de précision ont des fléaux dc l0 à
t5 cm. seulement.
Méthoale des doubles pesées. cette méthode, ifiragi-
-
née par Bortla, permet dtobtenir exactement le poids cl'un
corps, même avec une balance fausse.
Mettons le corps de poids inconnu dans un des plateaux
de la balance; equilibrons-le en ajoutant dans I'autre pla-
teau une tare quelconque : sable ou grenaille de plomb'
Enlevons le corps et remplaçons-le par des poids m_arqués,
de façon à rétablir l'équilibre. Il est évident que le poids
du corps a pour valeur celle des poids marqués, puisqu'ils
produisent le même effet dans des conditions identiques'

NOMÀINE.

* L24. IleseriptÎon. -= La romaine (fig. 176) se com-


pose d'un,levier AB, appelé fléau, dont les bras sont très
inégaux. Ce levier est iraversé pdr un couteau C, dont
I'aréte inférieure (are de su'spension de I'appareil).repose
sur une chape portant à son extrémité supérieure -ûr &r-
neau qui seit à-supporter la balance à la main ou de toute
autre manière. Le corps de poids inconnu P est suspendu
à un crochet, fixé près de I'extrémité A du petit bras
de levier. L'auffe bras, de section plus faible' est muni
de divisions équidistantes, sur lesquelles on peut faire
glisser un anneau D ou cu,rseur, qui porte un poids cofisr
216 ùTÉCANIQUE

talt q La position de D sur certe graduation d.onne le


poids P.

Graduation de la romaine.
-deSoit G le centre de gra-
I'appareil, p son pàids
--agj-{-- ,s lité
(fig-. L77). Sans charge, pour que
le fléau reste horizontal, le cur-
Fig. ltt. seur doit occuper Ia position a
telle qu'on ait, en prenant les
moments par rapport au point C :
(r) PXCG:QXCo.
lVlarquons zéro at point a et suspendons un poids de
I kg. au crochet A; it faut, pour que l'équilibre existe
encore, déplacer le curseur vers I'extrémité B du fléau et
lui donner une position à, telle qu'on ait, en prenant les
moments par rapport au point C :

1><CA*pxCG-QxCa.
Remplaçons dans cetre égalité Cô par Ca * il vient:
"b;
r x CA *pxCc- Q(C" * "b)- Q X C"* exo,o.
. Supprimons, dans les deux membres, les deux
produits
f X CG, Q X Co, égaux en verru de la relarion (t) j on peut
écrire :
tXqA-QX*a

,-.-È*
NO'TAINE 211

ab:t x S.
({

. Marquons I au point ô et suspendons 2 kg. en A i pour


établir l'équilibre, il faut amener le curseur en c; écrivons
comme précédemment :

2 X CA*pxCG: QX C": Q(Ca * o")


-QxC"*QXo".
_ Sup_primons
encore les . deux facteurs égaux p X CG,
Q X C"; iI reste :
2XCA-QXo"
ou
ac-2><#
q -zab.
Après avoir marqué 2 au point c, suspendons de même
3kg, 4kg... en A; un ealcul analogue nbus montrerait que
le curseur doit occuper les positions d, êr... que ûous mâr-
querons 3,4r,.. telles qu'on ait :
ad.-3ab, ae
- 4ab...
Réciproquement, si, pour maintenir le fléau horizontal
après avoir suspendu en A un corps M de poids inconnu P,
.il faut amener le curseur à la division d oq 3, nous pour-
rons dire, en vertu de la définition des forces égales, -que
le corps M pèse 3 kg.
Les romaines sont employées pour des pésées qui de-
mandent peu de précision. Leur usage est autorisé lors-
qu'elles trébuchent pour une surcharge égale t de leur
#
trortée.
Ces balances sort souvent munies de deux anneaux de
suspension dont I'un, plus voisin de A, sert pour les corps
lourds. En fixant la romaine par ce dernier, on diminue la
longueur du bras de levier de la charge. Le fléau est alols
gradué sur deux faces opposées, eomme nous I'avons indi-
qué précédemment.
2{8 MtcaNrAaD

BASCULES.

: L25. Baseule de Quin tertz.: Cette bascule sert


à peser de lourds fardeaux. Elle se compose essentielle-
ment d'un levier L' (fig. 178), mobile autour du point I et
soutenant d'un côté un plateau de balance U, de I'autre
une large plate-forme horizontale S, appelée tablier, sur
laquelle on met le corps à peser. L'originalité de cet
appareil réside dans le mode de liaison du tablier avec le
levier Lt.
La plate-forme S est surmontée d'une partie verticale S'

Flg. r78.

destinée à protéger I'appareil. S' est liée, par l'intermé-


diaire d'une pièce oblique D, appelée fourche, à une rra-
verse horizontale B, suspendue sur un couteau au point H
du levier L', au moyen d'une tige verticale F. Le tablier
repose en A sur un levier L, rnobile autour du point C
et suspendu par une tringle verticale à I'extrémité G du
Ievier t'. '

Les organes de cette bascule sont disposés de façon à


satisfaire aux deux conditions suivantes :
Lo Le tablier d,oit se mouooir, sous I'action d,'une charge
quelconque, en restant horizontal ;
2o Qaelle gue soit Ia position d,u eorps à peser, le méme
poids Q, mis d,ans le plateaa U, doit lui faire éguilibre.
Les constructeurs satisfont à ces conditions en donnant
aux bras des leviers L, L'des proportions telles qu'on ait :
BASCUI.E DE BÉRENGEN 2r9

lt I t,
1o
Tr:v:6t
20
T:,0
Pour se servir de cette bascule, on met le corps à peser
sur le tablier S; on ajoute, dans le plateau U, des poids
marqués Q, jusqu'à ce qu'il y ait équilibre, c'est-à-dire jus-
qu'à ce que le levier L'reste horizontal; les deux index O,
N sont alors en face I'un de I'autre. Il suffit de multiplier
par t0la valeur des poids marqués Q, pour obtenir le poids
du corps à peser.
Les règlements imposent à ces bascules une sensibilité
I
égale à de leur portée.
, O*
présente deux
- La bascule Quintenz
Inconvénients. de
inconvénients :
1o Elle exige des poids marqués pour toutes les pesées;
2o EIle occupe une place trop grande, car la direetion du
fléau est dans le prolongêment du tablier. '
Bascule de Bérenger. Cet appqreil (fig. 179), sou-
-

Fig. 179.

vent utilisé dans les magasins ou les gares, n'est qu'dne


modilïcation du B,récédent, destinée à supprimer en partie
les inconvénients que nous venons de signaler. Tout en
2n MÉCANTQAE

conservant, dans son ensemble, la disposition des leviers


de Ia basbule de Quintenz, elle comprend. de plus un fléau
de romaine, disposé parallèlement à la largeur du tablier.
Sur le grand bras de la romaine, qui est gradué, peut se
déplacer un anneau portânt un poids constant p et per-
mettant d'effectuer les pesées jusqu'à f00 kg. Pour des
charges supérieures à 100 kg., on dispose dans Ie plateau
un poids M destiné à maintenir le fléau horizontal. D'après
les proportions adoptées généralement par les construc-
teurs pour les bras de levier de I'appareil, ce poids M est
la 100" partie du poids du corps à peser.
- Supposons, par exemple, que, 2 kg. étant mis dans le
plateau, le fléau soit en équilibre lorsque le curseur se
trouve sur la division 80; on en déduit que le poids du
corps considéré est de 280 kg.

BaLÀNcBs À PLÀTEÀux supÉnrnuns.


L26. Balanee de Roberva,I.
-sente - Cette balance pré-'
I'avantage d'avoir des plateaux soutenus à leur partie
pt, inférieure et débarrassés des chal-
nes de suspension, qui gênent pour
P
peser des corps volumineux.
Elle se compose (fig. 180) d'un pa-
Ftg. 180.
rallélo$ramme ABB'A',. formé par
quatre tiges rigides articulées en A,
At, B, B'. Les leviers AB, A'B' sont mobiles autour de
deux axes fixes O, Û horizontaux et placés en leur milieu,
La droite OO' étant verticale, les tiges AA', BB' restent ver-
ticales, qqelle que soit I'inclinaison du fléau.
Il est facile de voir que des poids égaux, plaeés dans
les plateaux, s'y font equilibre comme dans la bàlance ordi-
naire. Ce fait est évident pour deux poids agissant direc-
tement sur les extrémités des tiges verticales AA', BBt.
D'autre.part, soit p un poids appliqué en C. Considérons
deux forces p.rt pz, égales à p, agissant suivant AA' dans
des sens opposés. Ces forces se font équilibre, et leur
introduction ne modifie pas llétat de la balance. Le poids p
peut être remplacé par la force pr et par le couple p, pt.
-.
iiEi-.i+ù
,-{è

POALTES
221

Ce couple tend à faire tourner la tige AA' autour de A;


mais ce mouvement est impossible' par suite de la dispo'
sition même de I'appareil; it en résulte que le poids p
peut être considéré .ô**. appliqué au centre du plateau'
Balance de Bérenger. C"tt" balance, presque exclu-
-
sivement employée dins le commeuce Pour les-pesées ordi-
naires, ert rrrre iort" de combinaison âe la balancerde Ro-
berval et de la bascule de Quintenz. Pour assuret' mieux
encore Ia verticalité des tiges AA', BB', chacune d''elles
esr {ïxée à une plate-forme horizontale, reliée au {léau su-
périeur, le tablier d'une bascule est relié au levier.
"o**J
Poulies. Moufles. Palan!' Treuils'
- - -
: L27 . Poulies. Définitions. : IJne poulie est une
- pouvant tourner librement autour
roue à Sorge (fig. {32),
d'un tourillon fixl à une qui se termine par uncrochet.
"h"p* dans la gor8e de lapoulie
une cord.e ou une chaîne passe
et la fait tourner pendant le
mouvement.
Cet appareil est générale-
ment destiné à l'élévation des
fardeaux.

- 128. Poulie ffxe. - Soit


Q (nS. {81) le poids du corPs
à soulever suspendu au brin B.
On utilise la poulie en exerçant
un effort P iur le brin A; par suite, dans cet appareil, la
force P est la puissance; le poids Q, Ia résistance.
Equilibre dela poulie fixe. Ecrivons que les moments
des iorces P, Q, pir rapport au- point
O, sont égaux; si I'on
désigne par R le rayon de la poulie, on a s
'P><R:QXR;
d'ori I'on déduit :
P: Q.
Par suite : trtr€ poulie fire est en équilibre lorsque la
puissance est égale à la résistance.
,l

?22 ilÉCANTSUE

Puisque I'effort à exercer pour élever un fardeau avec la


poulie {ïxe est égal au poids de ce fardeau, il semble que
..t appareil n'ait aucune utilité; mais il faut remarque.r
gu'en agissant sur le brin A de haut en bas, le poidi du
corps du manæuvre intervient et diminue, par suite, I'ef-
fort à exercer.
Transmission du travail dans la poulie fire.
-
Quand
le point ct'appligation A de la puis*an.. parcourt le chemin
AA', celui de la résistance parcourt un chernin égal BBr.
On a évidemment :
. T*: P><AA,; Tr: Q X BB,.
D'autre part, la poulie est en équilibre si I'on a :

P: Q.
Multiplions les deux membres de cetre égalité par AA,,
ou par son égal BB/; !
il vient *
PxAA'-eyBB,
ou:
Tm: T"'
Par suite, dans une poulie fixe, si Ia puissance lait
constamment équilibre à la résistance, le travail moteur
est égal au travail résistanL
Remarque. Nous avons obtenu les résultats précédents
en négligeant- les résistances passives; dans les ealculs.
pratiques, il faut tenir compte, pour toutes les poulies, de
la raideur des cordes et du frottement des tourillons.
' On peut obtenir le rendement d'une poulie fixe en sus-
pendant un poids quelconque P du côté de Ia résistance;
il suffit de déterminer, au moyen d'un dynamomètre, Ia
puissance F nécessaire pour assurer le mouven errt, Le ren-
P
dcment est donné par le rapport
o.
Si I'on trouve, par exemple, qu'il faut exercer un effort de
lllts pour hisser un poids de {00ks, le rendement de Ia poulie
employée est égal à
l# - 0,9.
POTLIES 229

: t 29. Tension d"une oorde ou d"une ehaino. -


Appliquons aux deux extrémités A, B d'une corde (fig. 182)
deux forces P, Q dirigées suivant AB, de façon à tendre
Ia corde. Ces forces se font équilibre lorsqu'elles sont éga-
les. Soit C un point de la corde, très voisin cle A sur la
'droite AB. Sous I'influence de la force P, A tend à s'éloi-
gner de C, mais la portion de corde située entre ces deux
points résiste et agit comme si A et C étaient réunis par un
petit ressort. Il en résulte .B
DCA ,.
que I'action de A sur C
donne lieu à une réaction
û-*
rb. tt2.
égale et contraire de C sur
A. C agit de même sur un point très voisin D, ét ainsi de
suite, jusqu'à I'autre'extrémité B de la corde. S'il y a équi-
libre entre les forces P et Q, toutes ces actions et réac-
tions sont égales et ont pour intensité communc celle des
forces P, Q. En particulie,r, si I'on considère un point ill
quelconque entre A et B, on appelle tension de la corde en
ce point la valeur commune des deux forces (action et réac'
tion) qui s'y équilibrent. o

On voit ainsi que, sur une corde en équilibro, Ia tension


est la même en tous les points. Lavaleur de cette tension est
égale à I'intensité de la force agis-
P\ /'- sint sur la corde dans les mêmes
conditions qu'une des forces Pré-
cédentes P ou Q.

: 130. Poulle mobile. -La


poulie mobile diffère de la poulie fixe
en ce qu'trne des extrémités de la
corde est attachée en A à un cro-
chetfixe (fig. 183). L'appareil repose
sur la corde; la charge est suspen-
Fig, 183.
due au crochet de la chape. On
exerce sur le brin libre de la corde
un effort P qui constitue la puissance; Ie poitls du fardeau
à soulever est la résistance.
Remarquons d'abord que la charge Q exerce uûê c€r-
taine action sur le point fixe A. Celui-ci réagit par I'inter-
ilÉctNntB

médiaire de la corde, et nots devons compter cette réac-


tion T au nombre des forces mises en jeu dans I'appareil.
Équilibre de Ia poulie mobile. - Si les trois forces T,
P, Q ru font équilibre, I'une d'elles, Q p"" exemple, doit
être égale et directement opposée à la résultante des deux
autres. Les deux droites PC, AB prolongées iront donc se
rencontrer en un point H de la verticale OQ, et la résul-
tante des deux forces T, P sera dirigée suivant cette droite;
OQ étant Ia'bissecrice de I'angle dffi, les deux forces T,
P sont égales; de plus, la corde CB, qui sous-tend I'arc
embrassé par la eorde, est horizontale.
Soit HG la résultante des deux forces T, P; les deux
triangles COB, GHK, ayant leurs eôtés perpendiculaires,
sont semblables et donnent la proportion :
HG HK
m:oe '

Mais HG représente une force égale à Q par hypothèse;


la proportion précédente peu, s'écrire :
T""
BÈ: ôT'
d'où ;

P: a. 33.

Bn résumé, pour gu'il y ait équilibl.r tJ fLot t


to Oue la corde BC del'arc embrassé
soit horizontale;
2o Que la puissance soit à la résis-
tance comme le rayon de Ia poulie est
à la corde BC.
Cas particulier. Si les deux brins
-
sont pirallèles (fig. 184), la corde BC
devient le diamètre de la poulie; on a :

P: QX+:3
La puissance est alors égale à la
moitié de la résistancs. L'usage de la

s-
TOTNLES ET PALANS

poulie mobile est, dans ce cas, aussi avantageux


{ue pos.
sible.
Transmission du travail dans Ia poulie mobile.
- Nous
supposerons, pour simplifier r t1ue les cordons soient pa-
rallèles et verticaux.
Adrnettons que, sous I'action de la puissance Pr Ie centre
-
de la poulie soit venu de O en O,; la distance OOr: /r est le
chemin parcouru par le point d'application de la résistance,
de sorte gu'on a : Te:Q>< h.-La corde s'est raccourcie
d'une.longueur AA'+ BB, Zh ; le point cl'application de
- Ih, ôn peut ècrire T^:
la puissance P ayant parcouru
P42h. Or, la poulie ésr ep équilibre,'*i I'on a 2p-e;
multiplions les deux membres ïe cette égalité par É; il
vient :
2Ph:Qh, et, Dar suite, Tro-Tr.
Dans les conditions or! nous nous sommes placés, si la
puissance fait équilibre à la résistance,le travail moteur est
égal au travail résistant.
Il est bon d'observer gue, si I'on gagne en force avec cet
appareil, le point d'application de ia puiss'ance doit par-
courir un chemin double de celui què pa"court le poi"t
d'applicaiion de la résistance.
.Usage des poulies mobiles. - Les poulies mobiles sont
utilisées dans presque toutes les mach-ines destinées à éle-
ver les fardeaux : les treuils, Ies grues, etc. Elles sont
rarement employées seules; on fait souvent passer Ie brin
mobile sur une poulie fixe, appelée pourie de.iençoi..la sus-
pension de certains objets, cômme les dnciens réverbères
à huile, en est un exemple. On se sert généralement, en
pratique, de combinaisons de poulies fixeJet mobiles qu'on
a.ppelie, suivant les cas, moufles ou palans.
\

- 131. [Ioufles et palangl: IJne nzoufle est un appa-


reil formé par la de plusieu"* pouliÀ airpore*
-reuiio_n
dans une même chape. Lorsque ces poulies ont le même
diamètre, elles sont ordinairement môntées sur un même
axe' autour duquel elles peuvent tourner indépendamment
les unes des autres : on ôbtient ainsi ra mouflà proprement
Mécanique, E. P. S.
F-?æJ.,,n
ttËcl,xnun

dite, Si les poulies sont égales, montées sur des axes diffé-
rents, parallèles entre eux et.réunis dans une même chape,
l'appareil prend alors le nom de moufleue.
Le patan (frg. 185) est formé par I'ensemble de deux
moufles, réunies par une corde qui, par-
tant de la chape de la rnoufle supérieure,
où elle est txée en C, enveloppe alterna-
tivement une poulie de chaque moufle,
comme I'indique la ûgure 185. C'est sur
I'extrémité libre de cette corde, olJ gara.nt,
qu'est apptiquée la puissance F. Le cro-
chet de la moufle supérieure est fixé soli-
dement; Ia charge est suspendue âu cro-
chet de la mou{le inférieure; son poids P
constitue la résistanco.
Equilibre du palan. - Srpposons que
tous les brins soient parallèles à Ia direc-
tion de la résistance. S'il y a équilibre, [a
tension de la corde est la même en chacun
de ses points; elle est égale à la puis-
sance F.
Une des poulies de Ia moufle inférieure
est portée par deux brins ayant chacun
une tension égale à F. S'il y a n poulies
dans cette moufle , le nombre des brins
intermédiaires est 2n, de sorte que la chape
inférieure est soumise à I'action de 2n for-
ces F parallèles; puisque leur résultante
doit être égale au poids P de la charge, on
peut écrire :
2nF: P,

Fig. 185. ou i F:#.


En admettant que les deux moufles aient le même rom-
bre de poulies, nous pouvons dire :
Un palan est en équilibre lorsque la puissance est
égale à ta résistanoo divisée par le nombre tle pou-
lies du palan.
UOIJFLES ET P.4IÂNS t27

S'il y a 6 pouliés dans le palan et si la charge à soulever est


de 120 kg., I'effort néeessaire pour maintenir cette charge en
120
équilibre vaut
f, = 20 kg.
Transmission du travail dans le palan. Observons
que, pour un déplacement EL du point d'application de
-
la puissance, tous les brins se raccourcissent d'une même
longueur, égale à puisqu'il ! a 2n brins dans le palan.
#,
Ce raccourcissement est précisément égal à I'élévation
correspondante de la charge. On ao par suite :

T':FXEL; T":t-#.
D'autre part, la condition d'équilibre du palan est donnée
par l'égalité :
nP
^fr -_
-2n'
I\{ultiplions les deur membres de cette égalité par EL; il
vient :
Fx EL-PxP
2n

Tm : Tr.
Par suite, dans un palan où la puissance fait cons-
tamment équilibre à la résistance,le travail moteur est
égal au travail résistant.
S'il y a 6 poulies dêns le palan, nous avons ffouvé qu'un
effort de 20 kg. équilibre une résistance 6 fois plus grande;
rnais il faut observer que le point d'application de la résis-
tance parcourt un chemin égal au .1" que parcourt
fi ".lui
le point d'application de la puissance. On perd donc en
chemin parcouru ce qu'on gagne en force.
Usages des palans. palans sont généralement
- Les
destinés à l'élévation des fardeaux; on les utilise aussi
dans la marine pour la manæuvre des vgiles.
Rendemelt, Le rendement des mécanismes précédents
-
MÊCANIAAE

11eut
t
être obtenu par I'expérience. Le travaiï utile est égal au
- .r
produtt polos du.farâea" p.1* la.hauteur i]'19,1Li,:1":::
ctu
i;;i;; poi" obtenir te traviil moteur, on multiplie I'effort
,orrrt"rri'exercé par la longueur de corde dé{ïlée' En

moyenne, les valeurs d'u rendement : R:ft *o"'de 0'60


pour un iralan à 4 brins, de 0,50-Bour un palan à 6 brins'

:L32.Pouliedifférentie|le.-CetappÉreilcom-
pr"na deux poulies-Cc', DD' (fig' 136)' tl:::^:,:llt^:'*
rxe, dont les rayons R, r sont légèrement dif-
férents, et une poulie mobile B à laquelle est
suspend.ue la charge.
dne co*d" oo ot* chaine sans tn s'enroule
de C en C' sur la grande poulie, puis elle
descend (brin 2) sur la poulie mobile, po-Tr
revenir sur la petite poulie (brin 3), -qu'elle
entoure iusqu'en D'; elle forme ensuite une
boucle lilre-(brinP 4, 1) jusqu'en C'
Si I'on tire sur le brin I de haut en bas,
il est facile de se rendre compte' en suivant
Ie mouvement de chacun des brins 2,3, 4,
que le fardeau s'élève. Si I'on tire, au con-
traire. sur le brin 4, la charge descend'
Équilibre du palan différentiel. - Sinous
supposons que cet appareil soit animé d'un
Ftg. 180. *Jun.*tttt ïniforme, ttous obtiendrons les
conditionsd'équilibrecherchéesenécrivant
que, pour un tour par le travail moteur est égal
au travail résistant.
"***ple,
--Soit
F la puissance appliquée sur le brin l, P la résis-
tance, c'est-à-di"" le poiàs àu fardeau' Pour un
tour' Ie
2nR; par suite' le tra-
brin i s'est déroulé d'irne longueur
s'est
vail moteur est égal àF><2aR' D'autre-part' le,brin,2
sur CC'ie 2ttR, tandis que le briq 3 s'est déroulé
."* nnt d.eZnr;le raccourcissement d'ela portiol2nR
"rr*Àtg * corde
q"i "*ri_nt la'poulie B esr égal à la différence
-2'f,r
-lZrr(n-r); oi, noo, avons vu' en étudiant l'éq-uilibre de
r_ po,Iii- *oÉit*,'qoe l'élévation correspondanre
aÏ fardleu-
?NEÙIL 2n
est égale à la moitié de ce raccourcissementl par suite, le
travail résistant est mesuré par le produit PX2rs?
Égalons cette expression à celle du travail moteur; il
vient :
FX2nR:PX2*E;I.
'2'
ôu, en simpliliant et divisant les deux membres par 2æR:
R-r
F: PXIR-.
On voit ainsi .que, pour une puissance donnée, la charge
soulevée est d'autant plus grande que la différence des
rayons des deux pouiies CC', DD/ est plus faible.

-Si, dans un palan différentiel, R-0m,20, r-0*,18, pour


élever une cbarge de 500kg. il suffit d'exercer un effort de:
F:--ùuux
Knô .-,,
o'20
- o't! - ztrnr.
zxo.zo
- Puisque la puissance est égale à1120 de la résistance, le point
d'application de la puissance doit parcourir 20 m, pour que la
charge s'élève de 1m.

Le rendement moyen des palans différentiels est de 0,78.

: 133. Treuil. : Le treuil est une machine simple des-


tinée au déplacement des fardeaux. Cet appareil (fig. ISZ)
se-compose d'un cylindr.e A, généralement horizontal, ap-
pelé taml,ourr, sur lequel s'enroule une corde ou une chaine
supportant le fardeau dont le poids P constitue la résis-
tance à vaincre. La puissance peut être appliquée de diver-
ses façons
Dans le treuil des carriers, une grande roue est fixée
sur le même axe que Ie tambour A. Uà ou plusieurs hom-
mes, agissant par leur poids, grimpent sur des chevilles
txées sur la jantg de cette roue et font ainsi tourner I'ap-
pareil. Les treuils ordinaires (fig. 187) sont munis d'une ou
de deux manivelles. Pour charger ou décharger de lourds
fardeaur sur les voitures, on emploie des treuils dont le
930 aÉcaNIetJE

tambour est percé de deux t^'ous; le camionneur engage


dans ces trous des barres en bois et agit à leurs extrémités
comme sur un levier. EnIin, pour transporter horizontale-
il ment des fardeaux, on emploie
des treuils à tambour vertical,
qui portent le nom de cabestans,
Conrlition d'équilibre du
treuil ordinaire. Désignons
par Q la puissance- qui agit sur
Ia manivelle M de ,longueur lr'
par P la résistance, par r le
rayon du tambour. Ecrivons, en
négligeant les résistances, que
pnur un tour de la manivelle et,
par suite, du tambour, le travail
moteur est égal au travail résis-
Fig. t87. tant. On a :
Tm: Q>< 2æl, Tr: P X 2cr.
La condition d'équilibre cherc,hée est dons la suivante :

Q X Zrtl : P;q 2nr,

ou Q: P x;.
Il
en résulte que la puissance nécessaire pour mainte-
nir en équilibre une charge donnée est d'autant plus faible
que le rayon du tambour est plus petit et que la longueur
de la manivelle est plus grande.

Exemplo.
- Si ,=0-,50, r= 0m,{5, P - 300k6, on a :

Q = P *i=soo><ffi -= eorrg.

La puissance égale 1"" de la réslstance, mais le chernin


#
psrcouru par le point d'applical,ion de la puissance, soit 2rcl

=2zr\0,50, égale f". f;du chemin 2ær=2rs)(0,l5parcouru


par le point d'rpplication de lo résistaucc
TNEAIL DIFFÉNNNTIEL 23t

Les iésistances passives dont il faut tenir compte sont


dues à la raideur àe la corde et au frottement des touril-
lons sur leurs coussinets. Le rendement d'un treuil dépend
donc de la nature de la corde, des tourillons et des coussi-
nets ainsi que du mode de graissage adopté'

134. t'reuil différentiel. : Le tambour de ce


-treuil est formé de deux cylindres ayant même axe de ro-
tation et de rayons différents R, r. ,.Une corde s'enroule
en sens inverse sur les deux
cylindres, comme I'indique
la figure 188, et supporte une
poulie mobile à laquelle on
fixe le fardeau à soulever.
La puissance agit, comme
dans le treuil ordinaire, soit
sur une manivelle, soit sur
un plateau, calé sur I'axe du
tambour.
Equilibre du treuil itiflê
rentiel. Soit F la puissanee' agissant sur Ia manivelle de
longueur
-I; P la résistance,c'est-à-dire le poids du fardeau.
Pour un tour du tambour, dans le sens de la flèche f'
le brin t s'est enroulé de 2nR, le brin 2 s'est déroulé de
Znr;le raccourcissement de la portion de la corde qui sou'
tient la poulie mobile est donc égal à :
ZnP.
- 2:lr, ou à 2n(R
- r).
Si, comme nous le supposons, les deux brins de la corde
sont parallèles, la poulie mobile s'élève d'une hauteur
. 2n(R-r)'t ($
h:\ ,o
130). Par suite, le travail résistant est
donné par l'égalité :

11: Ph-e * 2l(1- l)'


I,e travail moteur étant égal à f Xint,on obtient, en éga'
lant ces deux expressions :

F><2rc/- PX2rs>(?
vÉcaNraag
ou, en divisant les deux membres par
Zæl z

F:P.3=.
2t
On voit einsi que I'effort nécessaire pour
maintenir en
équilibre une chirge donnée esr d,auta;l
la différenee entre les rayons R et r est
pi*; f;ili. quo
plus petite.
Rendement- Le reidement du treuir différentiel
de 0,75. - esr

APP LI CATI ONS.


U" fr I très fleæible qui pèse 0t,4 par mètre courant
, !)tongueur
ae a t2 m.
et porte ù. ses eætrémitéi..deuæ poids, I,un
d,e ? g.,
I'autre de g) ptacer
-9
petite poulie ? rtI en équtitibr; ;;;'î; g;;g; d,unc
et carculer res'ronguei* a" ,haruni'à""rrl"
Réponsee : 8^rb; 3-,b. porrtr".

2l QueIIe maïntenir en éqûilibre si l,on


^chayge ,p_eut-on
e.ftel9e un efortde 15 kg. sur la. corde d,une pâuhie
étudiera les cas oîr res ior,ons : r.o sont porirtèrr" . ^riiiri6i
ir- i.oot ar"
angles de g0o, l20o, 60o.
Réponses : 30ks; ZLus,2l}; l5rs; 2brs,gg0.

3) Quelle est la, pu'issance de maintenîr en éq*irittre


un poids de 900 kg. su.spenilu -capabre
à un palan à.6 cordiis-t
Réponse : 150 kg.
, Dans les trois erercices précédents, on ne tiendra
pas compte
des résistances passivea

c?Ityle.r- I'e[1rt néces.saire po_ur souleçer une


^^l!
200ts ù, I'aide d"une pourig
charge d,e
tr,xi ae 200nn d,e d,iamètre. on
que, p.e! ,appoit ù. l'a'xe d,e la poulie, Ie moment
:t_::::
purssance est égal à Ia.somme d,es momints d,es résistances. pour
d,e la
tenir compte d,e la raideur d,e Ia cord,e employée,
oo àug,nunturo
le bras d,e levier d,e Ia cly.rge d,'une quàntité korm._-0,01d,
étant, en' millimètres, re diariètre de râ cordel. pour'caicurer (d
re
frottement du tourillon, on ad,mettra gue t" pr:r,r";oo ,-uî" o*",
dont le iliamètre est de 20DD, est égâIe
au Zouble d,e Ia "rt
charge.
PLAN INCLINÉ

!n. prendra d - 208l[, f


= 0,2. Les lon1ueurs doivent êtrc éva-
luées en millimètres.
Réponse : 216ts.

5l calculer la puissance nécessaire'pour sourever une charge


-
d'e 600us ù.1'aiilà d,'un paran ù,6 poutiàs, sachant que les résis-
tances passives absorbent io puirronce motrice.
fta,
Béponse : t07rc euvirou.

Plan incliné. Ooin


-
: 135. PIan ûneliné. Le plan incliné est une machine
simple servant à élever ou - à abàisser
des fardeaux généra-
Iement très lourds.
,Lorsqu'un cor-ps repose sur.un plan horizontal, I'effort
nécessaire pour le mettre en mouvement, ou pour lui con-
server un mouvement uniforme, n'est employé qu'à vaincre
les résistances passives; il n'en est prus aË *c*" sur un
plan incliné, car on doit tenir .o-pt" de I'action de la
pesanteur, qui s'oppose à l'élévation du fardeau ou qui tend
à accélérer son mouvement dans Ia descent". Norrs'ravons
tous,
.uo
.I.t, qu'un cheval tire davantage dans une montée
et moins dans une descente. parfois mêËer lorsque la pente
est très forte, il doit retenir la
voiture.
Soit le plan incliné BAC
(tg. 189) de longueur AB:1,
de hauteur BC : h et de base
horizontale AC: à; disposons
sur ce plan un corps dont le P=B0,r
centre de gravité est G. Dé- Fig. l8e.
composons le poids P de ce corps en deux forces GK,
GH, la première narallèle, la secdnde normale à AB. GK
tend à faire descendre le corps de B vers A; GH I'appuie
sur le plan. calculons les inlensités de ces forces; dési-
gn_ons GK par P', GH par N.
Les deur triangles GEK, BAC sonr senblables, puis-
frÊcaNnafi

qu'ils ont deux angles égaux, savoir : R:t : I dr';


Ê: Â. On peut donc écrire les égalités suivantes :
GK KE GE
m:Âe :ÂB'
P'NP
-n: u
Égalons suecessivement le premier et le second' rapport
au tioisième; nous aurons' en résolvant par rapport à P'
etàNi
Pt:P. ht'
b
N: P.
7'
En particulier, on obtiendra Ia force -P', gui- tend â
faire discendre un corps placé sur un plan incliné, en
multiptiant le poids de ce corps par le rapport de la
hauteur du Plan à sa longueur.
Si l= 4m.,h= lm., P -80kc, on a :
P'= 80 x|= 20us.

Remarque. - La force P'étant constante, le mouve'


ment de descente du corps est uniformément accéléré. si
il:iO f.g. et si I'onneglige les diverses résistances, i'ac-
célératioù de ce mouvement est donnée par la relation :
P'P
(r) -:-.
tt
ou :'
20 80 ;
7:9,81
d'où I'on déduit :

_2-'45'
i:P+:4ë&g
D'une manière générale, si, d-ans la formule (L)' on rem-

place P'par sa valeur pt:P.7r on obtient :


PI,.dN INCTINÉ 235

Ph
.Txs
.,l: :8'7h
-F-
conservons la longueur / et donnons à /r des valeurs , ç
plus en plus petites, nous pourrons rendre I'accélération
1us-sj
petite que nous voudrons. c'est ainsi que Galilée put
établir les lois de la chute des corps, un leur ûro'-
"*râur,tde l'étudier
vement assez lent pour qu'il lui fût possible
avec les moyens dont il disposait, I ,

Remarquons, d'autre part, que, si la verticale du centre


de.gravité G ne pass-e pas à I'intérieur du polygone d'ap-
pui, le corps descend en roulant, et non en glis"sa.rt; c'est
ce qui se produit-pou_r une bille placée ru" uti plan incliné.

- Il est
conditions d'équilibre. tout d'ablrd évidenr
que, si I'on cherche- simplement à maintenir le corps en
équilibre:ul !. plan incliné, il suffit de lui appliquer paral-
lèlement à AB une force !- égale et contùire-à p;, soit
F:20tr.
si le corps se déplace sur le plan incliné, il faut tenir
compte de la résistance au glissement. Cette résistance est
dirigée en sens inverse du mouvement : vers le haut, si le
corps descend; rrers le bas, s'il doit monter. sa valeur est
égal9 au produir de la pression normale GH ou N par le
coefficient de frottement /: soit /N.

Pour / r 4-, h=,1^,P unepropriété connue du trian


gle rectangle nous donne -:
80ks,

b- {F=P = /44=1e - 3m,87.


en déduit
,O:
N- P.
f= ao *ry=77ut,40a.
Prenone {-A,ffi; il vient :
fl{ = 0,16 ;q 77 ,400
= l2ke,S84

Le corps,_abandonné à lui-même, ne glisse que si Ia


G_)mp.osante P', est supérieure au frottement de glissement
fN, c'est-à-dire à tz*c,A84; dans ce oâs, la force"qui déter-
236 uÊcntrcan
mine son mouvement est égale à la composante Pr, dimi-
nuée de la résistance au glissement; soit
P'-fN: 20 12,384
- 7t's,616.
-
Cette force étant constante, le mouvement est uniformément
accéléré.
' Si le corps doit remonter le plan, la force, 'parallèle à
AB, qui peut lui communiquer un mouvement unifopme, a
une valeur égale à celle'de la composante P,, augmentée de
la résistance au glissement; soit :

P',+ A{ 20 + L2,3iB4-= 32rs,3g4.

Usage du ,plan incliné. L'emploi du plan incliné


- élever un fardeau
diminue I'effort à exercer pour donné;
mais, comme on perd en chemin ce qu'on gagne en force,
il faut bien observer que le fardeau doit être hissé sur un
chemin plus long et que, par suite, Ie travail dépensé est
au moins égal à celui qu'aurait absorbé une élévation directe
de Ia charge.
D'autre part, le frottement, agissant sur tout Ie par-
cours, diminue beaucoup le rendement de ces appareils.
On l'évite, en partie, en utilisant le transport sur rorr-
leaux ou en faisant pivoter le fardeau autour d'une de ses
arêtes.
Dans I'antiquité, le plan incliné était employé pour le
transport des matériaux destinés à la construction des
monuments. Actuellement, entre autres applications, le
plan incliné est utilisé pour le chargement ou le décharge-
ment des corps lourds sur les camions, dans le haquet,
sorte de'voiture qui sert surtout à transporter les ton:
neaux, et pour le lancement des navires. Les routes et les
voies ferrées présentent des plans inclinés entre des points
situés à des altitudes différentes.

: t36, Coin. : ïjn coin esr une petite pièce en bois ou


en métal, ayant la forme d'un .prisme droit. La section
droite de ce prisme est un triangle rectangle ou un trian-
gle isocèle; dans le premier eas, le coin est dit sîmple ou
rectangle; dans.le second, dauble ou zsocj/e.
Cet appareil peut servir à transforn-rer un mouvement
rectiligne continu en un autre rnouve-
ment rectiligne continu, comme I'indique
la figure 190. Le mouvement vertical de
la tige AB est transformé en un mouve-
ment horizontal de vitesse différente pour
la tige CD, par I'intermédiaire du coirt
simple MNP. Le plus souvent,le coin est
introduit par une de ses arêtes entre deux
surfaces qu'il s'agit de séparer. C'est ainsi Ftg. re6.
gu'on emploie le coin pour fendre du bois.
Équilibre du coin. Considérons le coin double, de
s€ction droite ABC (fig. - 191); I'arête C par laquelle il
pénètre est appelée tranchdnt,'les faces latérales AC, BC
sont les côtés; la base AB est la téte du coin.
Posons .['.8 : 2b, BC : I, lC - h, sl désignons par F
I'effortexercé sur la tête du coin. Cette
force, transportée en OF, peut être dé-
composée en deux autres P, P', nor-
males aux surfaèes séparées et égales
enre elles, à cause dô ta symétrie de
I'appareil. Aux pressions P, P' corres-
pondent des réactions R, R/, qui leur
Fig. 191. sont égales et directement opposées,
de sorte que, si I'on néglige le frotte-
ment, le coin est en équilibr.e sous I'action des trois forcds
F, R, R'. Pour obtenir la valeur de I'une des réactions
R ou R', calculons P ou Pt.
Les triangles OPF, ABC, ayant leurs côtés respective-
ment perpendiculaires, sont semblables et donnent la pro-
portion :
OP OF
ÂT:AB;
d'où I'on déduit :
PF
t-2b'
ou:
p-Fx'
'---zb '
288 TIËT,ANIATJB

Supposons que la base AB du coin soit de'10 cm. ; la force


P sera d'autant plus grande que la longueur / du côté AC
sera plus grande. Il est facile de voir que, si / augmente,
2ô restant constant, I'angle Ô devient de plus en plus petit.
Il y a donc avantage à utiliser des coins effilés.
En pratique, la force F est la puissance; les résistances
comPrennent :
Les r$actions R, R' des surfaces séparées par les
1o
côtés du coin. Ces réactions tendent à faire sortir le coin
de I'ouverture qu'il a produite. Elles agissent comme les
forces qui nous permettent de communiquer une vitesse
parfois considérable à des noyaux de oerises serrés entre
les doigts;
2o Le frottement des côtés du coin sur les surfaees qu'ils
séparent. C'est le frottement qui maintient le coin en place,
dès que cesse I'action du coup de marteau. On démontre
que la valeur de cette résistance augmente lorsqu'on dimi-
nue I'angle du coin. Nous pouvons constater d'ailleurs
qu'un coin dont I'angle est trop obtus sort du bois qu'on
veut fendre, dès qu'on relève le marteau.
Claçettes. Au contraire, dans Ie cas d'angles assez
-
aigus, le frottement est suffisant pour maintenir solide-
ment le coin I c'est co
qui se passe pour leg
claçettes destinées à as,
Êurer la liaison de deux
. organes de machines
({ïg. t92). On démontre
t'lq. 191.
qu'une clavette ne sort
pas de son logement,
sous I'action des pressions qu'elle supporte, lorsqu'on lui
donne sur les deux faces une inclinaisôn totale iniérieure
1
à
u. Pour des clavettes rarement démontées, les inclinai-
sons srdinairement choisies sont de -,!o u
#, parfois a" fr;
pour celles qui sont souvent démontées, les inclinaisons
usuelles yarient d" parfois
hef,retatteignent f.
-'- ê--'i":er:P;
vls E!'Écnoa 230

Usages du coin. Tous les instruments employés pour


séparer ou diviser- la matière peuvent être considérés
comme des coins: tels sont les ciseaux, les haches, les
burins.
L'angle d'un outil est déterminé par la nature du travpil
qu'il doit effectuer. Suivant que cet angle est trop aigu ou
trop obtus, I'outil risque de se rompre ou pénètre diffici-
lement dans la matière à diviser. La valeur qu'il convient
d'arlopter dans chaque cas est déterminée par I'expérience.

APPLICATIONS.
l) Pour la traçersée d,'une rivière, on a construit un pont,
d,ont Ie point le plu.s éIevé est situé ù, 6 m. au-d,essus d,u, niveau
d,'une route horizontale. Calculer Ia longueur d,e Ia rampe qu.'il
faut établir pour qu.e Ia traction sur ce plan incliné ne ilépasse
pas Ie d,ou,ble d,e Ia traction sur la route horizontale, On éea-
luera cette ilerniare a
fi de h charge.
Rdponse : 150 m. environ.

2J Vérifier que pour une inclinaison totale a" lU a, ses faces,


une clayette ne sortira jamais d,e son logentent, si grandes r1u,e
soient les forces agissant suivant l'aæe d,es tiges assentltlées,

Vis et écrous. - Vériur

- L37. l)éfiinitions préllminaip€sr : Si I'


roule un angle É1È sur la ùr-
face d'un cylindre (fiS. 193),
de façon que Ie côté AB recou-
vre la circonférence de base de
ce cylindre, Ie côté AC s'appli-
que suivant une courlie appelée
, héIice.
Une hélice qui monte de
gauche à droite,'comme sur la Ftg. r93.
240
IIÊCANIQAE
figure 193, est dite herice à droite,' eile est dite à gauche
Iorsqu'elle monte de droite à gauche.
considérons Ies deux points-consécutifs A, A, où I'hélice
rencontre
_Ï"" gél:-larric_e_quelconque du cylindre, AX par
exemple : I'arc d'hélice Al\,lAlrorp"i, entrJces d.u*
poi'r,
une spire; Ia distanceAA'comptée sur Ia droite Àx
_est
le pas de I'hélice. Il est facile de se r'endre compte "st
grr'.rn point
partant de A, et décrivant I'hélice, s'est eleve d'une hauteur
éS1l.e-.au pas, Iorsqu'il a fait le tour complet du
cylindre.
sil'on enroule, suivant une hélice donnée, ,u" rri
appelé noyau, une pièce prismatigue, contournée comme"yti.,a""
un

F'
I

.Dl
Cl.l
I
. i- , ',t
novau
+/ )

Fig. 194. Fig. t0t.

ressort' à section triangulaire ou carrée, on obtient une pis


à filets triangulairds ou ca*és (ftg. rca et tgb). Dans
cer-
tains cas, on place côte à côte, sur la longueur d,u., pas,
deux ou trois profils
.analogues au précZdent et égaux
entre eux; on obtient ainsi les çis à deu.x ou nois La
figure |.94 représente une vis à trois filets carrés.filets-.
I-lne vis est généralement accompagnée d,une pièce
appelée écrou, qui reproduit en creux jes- saillies de
Ia vis.
: 138. Vis et écrou..-: Le système formé par une vis
et son écrou peut être utilisé de diverses maniè'res ,
Lo r-a prs est mobile, r'écrou est
fiæe.. dans ce cas, la vis
tourne et avance à chaque^ tour, suivant .o., d,une
"*u, t*,
longueur égale à so-n pas. c'est ce qui se produiidu.ru
Iresses à copier, lep serre-joints, les vé"ins, les com_
rrs ET lcnoa 2&l

mandes de mouvement de I'outil dans certaines machines à


percer, les hélices de bateaux et d'aéroplanes.
2' L'écrou mobile ne peut que tourner autour d,e son afre :
la vis est alors maintenue, de façon à ne prendre qu'un
mouvement de translation. Cette disposition se rencontre
dans certaines manæuvres de vannes, dans les clefs à vis
et les lorgnettes de théâtre.
3o La çis est ntaintenue d,ans des co'llets, de façon à tour-
ner sa,ns a,()ancer .' l'écrou mobile peut seulement avancer
ou reculer, comme dans les tours â fil.te", les machines à
diviser, les vis calantes, de rappel.
4o Laçis est fiæe, tand,is que l'écrou tou,rne et açance.'c'egt
ce qui se produit dans les boulons de serrage, les vis de
certains pressoirs.
Condition d'équilibre de la vis. Quel que soit le
mode d'utilisation d'une vis et de son- écrou, la condition
d'équilibre peut être obtenue de Ia façon suivante :
Nous supposerons, pour firer les idées, que I'écrou est
fixe et gue la vis tourne et avance; nous admettrons de

Flg. t90.

plus que la vis est destinée à élever un fardeau ou à exercer


une pression (fig. f96). Désignons par F la puissance gui,
agissant à I'extrémité dun bras de levier M de longueur /,
fait tourner la vis, par .P .la résistance, c'est-à-dire le poids
à soulever ou la valeur de la pression à
!:"|1.t*t.
Lorsque la vis fait un tour, le point d'application de la
résistance avance, suivant I'axe de la vis, d'une longueur
égale au pas /r de celle-ci. On a donc, en négligeant les
242 MËCANTAAÊ

résistances passives, pour le travail moteur Tm: F yZxl;


pour le travail résistant T": P ;4 l, ou' en égalant les
expressions de ces deux travaux:
F Y2nI:P>4-h,
par suite, en divisant par 2æl z

.l'
F:Pv.frr.
L'effort F nécessaire pour vaincre la résistance P est
donc proportionnel au pas /r de la vis et en raison inverse
du bras de levier l. r
En particulier, si l= l^;h = 0n,024, P = 300kg.,ontrouve :

F
= 300X ffi= 1ks,t50 Par excès.

Le mécanisme vis et écrou est donc très avantageux,


puisqu'il permetr avec une puissance relativement faible,
à. toul.vàr de lourds fardeaux ou d'exercer une pression
considérable. Mais, dans les applications pratiques, il est
nécessaire de ne pas négliger les frottements qui absorbent
une portion notable du travail moteur. Nous admettrons
que pour une vrs à tlets carués, si I'on tient compte du
frottôment, la condition d'équilibre est de la forme sui-
vante :
r;r n r h{f.Zær
r:r'1'E;rr'
Dans cette formule, r désigne le rayon moyen de la vis,
f le coeflicient de frottement relatif aux surfaces en contact.
En particulier, si, dans I'exemple précédent, le rayon moyen
r de la vis est de 0m,06 et si I'on prend f:0,15, ce qui sup-
pose des surfaces simplement onctueuses, on trouve :
0.06 0,{5><2><3,14;40.06 _ ek
F - Booxî) ..0,021+
.
rx J,r4ys,q6 _ffi - Bts,9oo

par excès, c'est-à-dire plus du triple de ce qu'on a trouvé en


négligeant le frottement.
ws D? Écnoa 218

Applications.
- ta à soulever vdrins (fig. 197) sont
Vérins.
des appareils destinés - Les
des fardeaux très lourds,
les locomotives par exemple. Ils se composent d'une vis
terminée à sa partie supérieure par une large tête, à
laquelle est'fixé un long bras de levier; l'écrou lixe est
monté sur un pied. On calcule comme nous laavons fait
dans I'exemple numérique précédent, Ia valeur de I'effort
nécessaire pour soulever une charge
donnée.
Presses à vis.
- Ces presses
composent généralement
se
d'une vis
V, mobile dans un écrou fixe (fi9.
lr98). La vi* V porte à I'une de ses

Fig. re7. Flg. tt8.

extrémités une tête munie d'un levier L, sur lequel agit la


puissancel à I'autre exfémité se trouve un plateau M, qui
appuie sur le corps à presser.

Proposons-nous de calculer la pression que peut produire


un effort donné, à I'aide d'une vis à filets camés, dans lcs
conditions suivanl.es : longueur du levier Z"= 1-, pas de Ia vis
6
- Sm,028, rayon moyen de la vis r:0m,07, intensité de I'effort
exercé P - l5 kg., coefficient de frottement f
=0,16.
Si l'on néglige le froÉtement, Ia formule P=QXfioo*
donne:
' a:p><'#:rbxz><ô?blrl><l-B s64 kg.

,n tenaar compte ra rormure

ï:iîïi;::,ruons
r _ y.1. gnÇ78,
244 adcavratg
il vient t
,
,^,_D I 2nr-fh
\<Êr';'Tç6i

:r5><#- -ee3 ks.


: 139. Vis di{férentielle de Prony. : La 'r'is
,différentielle de Prony (fig. f99) se compose d'un noyau
portant deux vis ab, cd, de même sens, mais de pas difté-
rents h, ht. La vis ab pénètre dansun écrou fixe K, cd dans
un écrou mobile I, assujetti à se déplacer parallèlemen.t à
I'axe du noyau.
torsque le noyau fait un tour, la vis a6 pénètre dans

l'écrou K d'une guantité égale à son pas l; pendant ce


temps, l'écrou I se déplace, parallèlement àI'axe du noyau,
d'une longueur ht égale au pas de la vis cd.
Si le pas de la vis cd est inférieur à celui de la vis ab,
on constate que I s'éloigne de K et que la distance II(
augmente dei /r'; au contraire, si le pas de la vis cd est
supérieur au pâs - de la vis a6, I se rapproche de K, et la
distance IK diminue de /r' h.
-
On peut rendre la différence des deux pas aussi petite
qu'on veut? et, par suite, obtenir avec cet appareil des
. déplacements très faitrles de l'écrou I.
Vis à pas contraires. - Si les vis ab,ed sont de sens
contraires, I'une à droite, I'autre à gauche, le chemin par-
couru par I'écrou mobile, pour un tour de la vis, est égal
à la somme des pas. Ce mécanisme produit donc le même
effet qu'une vis ordinaire de pas h + ll, et' permet ainsi
d'éviter les vis à pas trop allongé, qui se desserrent facile'
ment sous I'action d'ébranlements répétés. Aussi emploie-
}IS ET ÊCAOA 946

t-on les vis à pas contraires pour les tendeurs d'attelage


des wagons, par esmple (fig. 200).

fig. r00.

APPLICATIONS.
1) Yérif.er a.u molen ile la formule qui ilonne l'efort F nê-
cessaire pour taincre une résistance P, en tenant compte ilu
frottemqntr yue, pour un pas égal au quart d,u rayon moTen
d,'une vis, le d,essenage d'e l'écrou ne pouta jamais se pro-
si grand que soit l'effort F.
d,u.ire, C'est ainsi que les boulons
-
assu.rent le senage permanent d'es pièces sur lesguelles ils sont
montés.

2\ Galatler I'efort nécessaire, en tenflnt compte d,u frotte-


ment, pour soulever a.eec un $,érin un poid's de 2 000 kg. La vis
d,u vérin a un ?a.yon moTen d'e 50 mm.; son pa.s est égal ù 16 nm,;
le bras d,e levier d,e la puissance est ile 800 zrnr.
Réponse : 25ks environ.
246
aÊcaNratjE

TROISTÈME .ANNÉE

CIIAPITRE XVII
BTOUI'EMENT CIBCULAIBE UNIFORME.
RotrEs DENTÉES CYL|NDR|QUES ET POUL|ESl.

140. Déffnition. : Considérons la poulie représen-


-tée par la figure 201. Quand nous tirons srir la pour
élever le poids "o"d',
Q, tous les
points de la poulie décri-
vent des arcs de circon-
férences concentrigues et
de rayons différents. On
dit que la poulie est ani-
mée d'un mouvement de
rotation. .
D'une manière géné-
rale, un pobile est animé
d'un mouvement de ro-
tation, Iorsqu'il tourne
autour d'un axe fixe.
Une poulie, un volant,
une manivelle, les boules
Flg. 30r. d'un régulateur, noug
fournissent des exerpples
de corps animés d'un mouvement de rotation.

: t Lt. Mouvement de rotafion uniform€. : Les


lois du mouvement uniforme, ![ue nous avons données dahs
Ie paragraphe 73, sont ihdépendantes de la forme de la tra.
iectoire et s'appliguent aux mouvements curvilignes comrne
aux mouvements rectilignes. Nous allons étudier plus par-
ticulièrement le mouvement circulaire uniform* j dont ou
trouve de fréquentes applications dans les maeh.ines.
t. Le prograune comportc eu d6but du courr de Br annde I'dtude du foac.
2n
TOT}I' EIIENT DE NOTÀTTON

précédemment'
En pratique, au lieu de considérer' comlne
l'espace parcouru et le temps, on dqt,t:Ïii"r^t-:.":.'..ï,:
autour 1:
de
la circonfér'ence que Ie point considéré décrit
l'axe de rotation, âtIe noitb'e d'e tours î
c'cst-
par ntînute.'
Ie nombre âe fois que le point par.court.la circonfé-
à-dire
toujours vitesse
,.rrru précédente en une minute' Ôn appelle
par Ie point moUilà pendant I'unité de
I'espace p**ro,rro
tJ .tto"ae; prend
mais cette grandeur
temps, qui reste
ator's i" rro* de çitesse linéaire ot circonférentielle'
du nombre ile tours'
calcul de.ra vitesse linéaire en fonction
qu'*" "ou" hydraulique R' ayant 6 m' de dia-
-ï;;;;;oo" pi'oposons-nous de,calculer
mètre, fasse 8 tours pur minote' .et
d'un point A situé sur la jante de cette roue'
i;;i;."" Iinéaire
le point A est égal à la
Le chemin parcouru "o t'n tour par
ù qu'it- décrif, soit 2n X 3; pour 8
t";g"";;;;" ."i"."nférence I fois plus grand; il vaut
lours, ou Par mtnute, ce chemi-n.est
le diviser par 60 pour obtenir I'es-
donc 2æ >< 2 >< A. li-t"fût de
le point A en une seconde' c'est-à-dire sa
pace que parcourt
titurrô linéaire Y; oD a doùc :

..-2nxix8
'= -61- --2m,5r.8.
u la vitesse li'
D'une manière génénale, désignons pll
,rei-i".-a,,rn point i, p", r sa.dislatrce I I'axe de.rotation' -
mrnute; en
;;; t le ,ror;bre de tours qu'il eflectue en une
Ie faire' nous pouvons
raisonnant comme nous venons de
écrire la formule t
,nrn
(1) : -66-'

Danscetteformule,nestunnombreabstrait;Yetrdoi-
être exPrimés en mètres'
'-vitrrse
Tent
aïgulaire. - La vitesse linéaire d'un pointtsitué
longueur' à mè-
a .r* aittrrrrË d" I'axe égale à I'unité de pitesse
est appelée angu'Iaire'
tre d'après nos conventi;ns' t,l.(oméga).
on la désigne généralement par la teiffe grecç[ue
Il suffit, pour I'obtenir, de remplacer r par I mètre dans

la formule Précédente; Par suite :

tionoemeutdesmachinesetdesmécanismesdel,atelier;onlatrouvelaen
tête de la Mécauiquo aPPliguée'
MÉCANTQAE

t-/
{t\ 2xn
,:To..
En particulier, pour la roue hydraulique
R :

,, _2rn 2æx g
'-Ë=:ff - 0,8377.

.Importance de la vitesse anguraire.


vérifier que la viresse linéaire âi'point - Il est facire de
A situé sur Ia janre
de la roue hydraulique R,
à Bm de l,axe cle rota_
tion, est trois tois pr,* g*nau
"'urt-à-dire
quu r" oit.u.u
la roue; d''autre pait, si"r'on *J"qo"r*
sur un des bras
auffihi"u
celle-ci des_poinis situés ; g*,2î,-O*,b0,
trouverair de même, en appliquantlu
2.... àu t,axe, on
'e
h""i""f.'iri, gu" l"u*,
vitesses linéaires rotrtteÀp*ct-ivement
égales au quart, à la
moitié, au double... de la vitesse urrgil"i"u.
Oir- peut e'
conclure que :
lo Un point, de Ia roue tourne d,a_utant
plus -
ment qu'il est prus éroigné de l'axe oe .otaîioo, rapide_
2o La viresse linéaire- a,oo-poioiaJtrîËi*i
roue est égale au produit" de ra-vitesse u de la
la 4istanco r de ce point à i"gîrïii.
to pâl
lbi;.
Pour démontrer ee dernier résuîtat
d'une
rale, écrivons Ia formule (l) sous ia forme manière géné-
,

2nn
e:6d-xr;
.
en remplaçant
2nn
par sa valeur
Tô- o), nous obtenons bien :
(3) e:s,p.
Dans cette formule, r doit être exprimé en mètres
En particulier, nous retrouvons comnile
vitesse lineaire
Pointa: du
r:u,r= o,gg77>< B=Zn,ErB.
formule
(3) n_ous montre qu'il suffir de connaltre
-.,_!l_
vrtesse angulaire d,un corps an-imé Ia
d,un mounr*arrt au
rotation uniforure sour .nt dédui*e facilemeni
l" nir.rru
..,.T$'t."o

UOWEMENT DE NOTATION 249

linéaire d'un point quelconque de ce corps. Par suite, nous


pouvons dire gu'un mouvement de rotation uniûorme est
déterminé lorsqu'on connait sa vitesse angulaire. On
comprend ainsi toute I'importance de cette notion, très
souvent utilisée en pratique.

APPLICÂTIONS.
l) Une scùe circulairè d,'un d,iamètre d,e 9n,60 fait?16 tours
par minute ; calculer: !.o Ia vitesse linéaire d'un point situé sur
la circonlérence ile la scie; 2o la çitesse angulaire de ce rnau-
çement.
Réponses z y=22m,48; o=74,94.

2) QueI ilî,amètre faut-il donner à une meule ihe moulin poùr


qu'ù, Ia vitesse circonférentielle de g^, elle'fasse 1.22 tours par
minute ?
Réponse : D=1m,41.

3) Quelle est la vitesse d'une locomotïçe dont les roilês nlo-


trices ont un d,iamètre de 2m etfont l5g tours à la minutep
Réponse : rr:{6*,64.

4) La çitesse moTenne d,'un cheyal atteté èr. la ftèche d.'un


manège est de g-,99; quel rayon faut-il d,onner à la piste de ce
manège, si le cheçal iloit faire 2 tours par minute ?
Réponse : R:4-130.

.6\ Dans un funiculaîre,Ie câble, ilontI'épaisserrr est de 6cm,


s'enroule sur un tambour cylinilrique ile 4À de d,iamètre, à la
vitesse de 6m. La longueur du câ.ble est d,e 200n :
1o Quel est le nombre n de tours du. tambour par ininute p,
2o Quelle est la largeur minimu.tnl d,u tambourp
3o Dans combien de temps Ie câble sera-t-il enroulép
Réponses : lo n-28 par délaut;2o l-9m,96; Bo 8b",3.
950
uÉctwrcan

: [42. Équipages de roues et de poulies r. :r


a). poulies de iransmission. - Considérons deux poulies
i, D -ontées sur des arbres A, B et réunies par une cour-
roie sans {in (fig. 202). S'iI n'y a pas glissement de la cour-
roîe sur les poulies, il est évident que tous les points de la
courroie doivent posséder la
même vitesse; en particulier,
les points situés sur les jantcs
c\ r L}E' des deux poulies ont des vites-
ses égales. Nous pouvons alors
dire :l
Lorsque deux poulies sont
Fis' 202' réunies par une courroie sans
fin, les vitesses linéaires des points situés sur les iantes
de cespoulies sont égales.

Rapport des vitesses. Supposons que la .poulie- C ait un


-
r, = 0-,75 et qu'elle fasse 200 tours par minu-te : la.vitesse
"oyoÀ en un point F de sa jante est donnée par l'égalité :
lineaire
. _Znrrn 2 x3,14 >< 0,75 >< 200 _ 1gn,Zgi
": -6ô- =
sa vitesse angulaire t,r1r par l'égalité :

0r : -oî--
Znn zx'3.,14 x
-6'ô": -----6o-
200
_ 20,gBB.
,
Proposons-nous de calculerla vitesse angulaire o2 et le nom'
bre nn de tourg par minute de la poulie D, connaissant son rayoû
rr:0-,25.
D'après ce qui précède, la vitesse linéaire à la jante de cette
poulié est encore égale U 15m,70;' par suite' nous obtiendrons
ia oitesse angulaire trre eq divisant qette vitesse linéaire par Ie
râyon r, de D, soit:
15,7t ^.
rr= 01ff-62,80.
D'autre part, un point H eitué sur la jante de la poulie D par'
court, en. uoe minute, un chemi.,n e donné par l'égalité :
15,70x 60 = 942n.
e
-
l. Le programme comporte, après l'étude do Ie vitesse algulaire, l'étude
de la vitôssJ de coupo des outils; on la tlouvera plus loinn dans le chapitre
consacré au fonctionneuent deo uachineg et des m6canismes de I'atslier.
É}utpAGEs DE h-luils ET DE plIJLrEs 851

La longueur de la circonférence que décrit H en un tour étart


de 2rc >< 0,25
- I^,57, uous obtiendrons évidemment le nombre
nr de tours demandé en divisant 942 par 1,57, soit :

n,-??-
- 'IrD/
600 tours.

,Rassemblons tous ces résultats dans Ie tableau suivant :

Poulie C. Poulie D.
Rayons ..,..,.., rr=0m,75. '2=0*,25.
Vitessesangulaires .... rrlr-20,933. tor-62,80.
Nombres de tour.s par minute, nr:200. nr:600.
Formons successivement les rapports des rayons, des vi-
tesses angulaires et des nombres de tours pour les deux pou-
lies; nous trouverons i
t
r, _0,75
_,
12- 0,25- "
o)f 20,933 | -
G: 6z^so-:5
n, _200 _l
zs-600-3'
Nous .o.rat*,orrs ainsi que :
1o Les vitesses angulaires ales tleux poulies C, D, réu-
nies par une courroie safls fin, sont directement, pro-
portionnelles aux nbmbres de tours qu'elles effectuenù
dans le même temps, une minute par exemple, et inver-
sement proportionnelles aux rayons de ces poulies;
2o lres nombres de tours effectués par les poulies C, D
dans un temps donné sont directement proportionnels
aux vitesses angulaires de ces poulies et inversemert
proportionnels à leurs rayons.
Ces principes sont généraux et s'appliquent à to,t
système formé par deux poulies réunies par une courroie.
lls peuvent être exprimés, sous forme algébrique,
au moycn
des égalités suivantes :
td2 122 rI
(4)
-: --è.12
o)t nl
aûcailrQaE

/'). Roues de friction. deux roues C, D


- Considérons
(fig. 203) montées sur des arbres A, B; supposons que ces
roous soient suflisamment pressées I'une contre I'autre
pour que; par suite du frottement, la
roue C, par exemple, communique son
mouvement à Ia roue D. C et D sont
appelées poues d,e friction Il est clair
que, s'il n'y a pas glissement, les vi-
Fig. l03i
tesses linéaires à Ia circonférence de
chacune de ces roues sont égales et.que,par suite, tous les
résultats précédents leur sont applicables.
' c). Roues d'engrenages. Pour éviter les glissements
-
qui se produisent dans le mécanisme précédent' on emp_loie
des roues dentées, dites roæes d"engrenages (fig. 204). Nous
étudieroùs ces roues d'une façon plus détaillée dans la
suite; pour le moment, nou3
admettrons que la roue R
iransmet son mouvement à
R' comme si les deux roues
cylindriques cLl d,r, tangentes
en A, s'entrainaient par fric-
tion. On peut alors appli-
quer aux roues'dentées les Flg. 204.
résultats obtenus précédem-
ment. Si I'on appelle circonférences prim|ititres les circon-
férences dt et situées dans le Plan de la figure, on peut
dire :

tes vitesÉes angulaires ou les nombres de tours de


deux roues d'engrenages sont en raison inverse des
rayons de leurs circonférences primitives.
En pratique, au lieu de considérer les rayons des cir-
conférences primitives, on fait intervenir souvent dans les
calculs les nombres de dents Na, Nr des deux roues.
Appelons pas de Ia. d'enture, ou simplement pas, l'arc ll'
de circonférence primitive de I'une des roues correspon-
dant à une dent et au creux suivant; la longueur de cette
circonlérence primitive est évidemment égale au pro-
duit du pas par le nombrç de dents de la roue corres-
pondantel
ÊAUIPAGES DE NOIJES ET Dtr} POULIES

D'autre part, les pas des deux roues engrenant ensemble


doivent être égauxr pour permettre aux dents de I'une de
pénétrer dans les breux de I'autre, et réciproquement.
La circonférence primitive d'une roue de pas 10*'por-
tant 80 dents a une longueur de 10X80:800*-; pour
une roue de même pas, munie de 40 dents, la longueur de
la circonférence primitive serait de 10 X 40._ {SQmm, c'est-
à-dire la moitié de la précédente.
On voit ainsi que les longueurs des circonférences
primitives de deux rou€s pouvant engrener ensemble,
ou de même pas, sont proportionnelles aux nombres.tle
ilents portêes par ces roues.
Or, on démonre en géométrie que les longueurs de
deux circonférentes sont proportionnelles à leurs
rayons. Il en résulte que les nombres de dents portées
par deux roues de même pas sont proportionnels aux
rayons des circonférences primitives de ces roues.
Puisque, en vertu de ce qui précède, Ies vitesses angu-
laires ou les nombres de tours des roues Q, dt sont en
raison inverse de leurs rayonsr nous pourrons énoncer le
principe suivant :
tes vitesses angulaires ou les nombres de tours de
deur roues engrenant ensemble sont en raison inverse .
de Ieurs nombres tle dents ou ales rayons de leurs cir-
conf érences primitives.
Nous écrirons donc, sous forme algébrique :

_o2: _:
tz2 Nt rl
tot nt î;_:_.
(5)
I\z 21

Remarque.
roueÊ s'entralnent
- D'une manière générale, lorsque deux
par courroie, par fribtion ou par dents
d'engrenages, on nomme roue rnenante celle qui commu-
nique son mouvement à I'autre, qui est alors appelée roue
menée. La plus petite des roues d'un engrenage porte le
nom de pignon.
D'autre part, dans ces mécanismes on appelle rapport
des çitesses le rapport de la vitesse angulaire de la roue
menée à celle de la roue rnenante.
Nous résumerons tous les résultats obtenus en disant :
uÊcaNraaB

Le rapport des vitesses de deux roues entraînées pa{


courroiôipar triction ou par tlents d'engrenages est égal
au rappoit du nombre de tours de la roue menée à celui
de la-foue menante; au rapport du rayon de la roue
menante à celui de la roue menée; ou, s'il y a lieu, au
rapport du nombre des dents de Ia roue menante à
CeiUi de la fOUe menée. (Pour des engrenages, les ra.yons
à prendre sont ceur des circon'
férences primitices.)
Généralisation. SupPo-
-
sons que r pour transmettre le
mouvement de I'arbre A à I'ar-
bre B, on ait utilisé. un arbre
intermédiaire C. La disPosi-
tion des poulies et des cour-
roies étant indiquée par la
figure 205, proposons'nous de résoudre le problème sui-
vânt, qui se présente souvent en pratique :
Cannaissant le nombre de tours par minate n, :90 de I'ar'
bre L ott. d,e la poulie P, et les rayons r, = l000mm, 1, -' ?25mn',
des quatre poulies P1, P2, Ps,P+, cal'
13
- 400mm, "/:475-n
c'iler le nombre de tou'rs n, de la poulie P r.
Appliquons la formule (4) aux deux poulies P1, Pr; soit n' lQ'
nombre de tours de I'arbre C; on a :

L-\,
nr rg

ou! nt=nr\;

par suite, n':90-#t


de même, pour les pouli.es Pa, P2 :

flq t'L
n' 12'

d'oir : nr=n'x14.
Bemplaçons z'par la valeur que nous avons trouvée ; il vieut

t 2=t t- I - 1- eo - # *'#=i?5 tours. r


ÉOr.rlp.ncrs DE n0aas ET DE PÙuuvs P5t

Remarque. Divisons le résultat obtenu 4r:475 par


-
le nombre de tours n, :90 de I'arbre A; nous trouvons :
It75:Zoo-
1000
To xm'
475

ou, sous forme algébrique :

(6) ?:?xl=-+
ttt rB- 12 X
-
r* rU

Appelons, suivant l'usage, équipage oû train de poulïes


I'ensemble formé par P,, P2, P3, Pal et poulies eænêmes la
première et la dernière poulie du train, c'est-à-dire P' Ps;
observons que, dans le second membre de la formule (6),
. nous avons en numérateur les rayons des poulies ûtêna,n-
tes, en dénominateur cevx des poulies menées,' nous pou-
vons énoncer la règle suivante :
Le rapport des nombres de tours des poulies extrêmes
d'un équipage est égal au rapport du produit des rayons
des poulies menautes à celui des rayons des poulies
menées.
' Uri raisonnement analogue montrerait que cette règle
est applicable à un système de roues s'entralnant mutuelle-
ment par friction ou à un train d'engrenages. S'il y avait
plusieurs arbres intermédiaires tels que C, on procéderait,
comme nous venons de le faire, de proche en proche, et
I'on arrlverait à un résultat semblable; de sorte que, en
nous rappelant que Ie rapport des vitesses angulaires des
deux poulies ou roues extrêmes P' Pr est égal au rapport
des nornbres de tours qu'elles effectuent par minute et en
convenant d'appeler encore rappart d,es çitesses de l'ér1ui-
page ou du train le rapport de la vitesse angulaire de Ia
.dernière poulie ou roue P2, évidemment menée, à. celle de
la première poulie ou roue menante P' nous pourrons
énoncer la règle générale suivante :
torsque plusieurs poulies ou. roues s'entrainent deux
à deux par courroies, friction ou .dents d'engrenages et
,sont disposées d'une façon analogue à celle que nous
venons d'étudier, en employant ou non dos. arbres
intermédiaires, le rapport, des vitesses du train est égal
256 r!ÉcaNrQaE

au rapport des nombres de tours des poulies ou roues


extrêmes, menée et menante, au rapport du produit
des rayons des poulies 0u roues menantes à celui des
rayon; des pouiies ou roues men'ées, et enfin, s'il y a
lieu, au rapport du produit des nombres de dents-portées
par les roues menantes au produit des nombres de dents
portées par les roues monées.
(S'il s;agit d'e roues d"engrenages, les rurYons à prendre sont
ceua d,e leurs circonférences primitipes,)

ÀPPLICÀTION S.

l) L'arbre d"une ilynamo est comrnand'é par un-équipag€ Qrtd''


bgLe ù. celui que représente la frSule- 203' On d'onne, en milli'
*iètrrr.' rr = i trOO, ", - 350, r, = 500, ra--875' Sachant que
P, fait 90 tours, caliuler Ie nimbre de tours de la pou'lie P2'
qui commanile la d,Ynanto.
Réponse | /rs:675 tours.

2l tIn arbre moteur L fait 100 tours par mi-


[ffi*
'ryll
nut'e; il porte trois roues M, N: P (ffg' 206)
ayant reipectivement 110,80, 60 ilents. On peut,
[o, uo dispositifspécial, faire engrenerM avec
N[]T1T,r|-lTlÏI1]111lIill1lÏ(IÏÏsN À, ou N apec a, ott P avec p' Calculer, da'ns
o@#' chaciun d,es cas, le nombre de tours d'e I'arhre
B, sachant que m, n, p ont respectivernent 170,
BUH 200, 220 d'ents.
Flg. t00. Réponse : lo 64 tours, 7i 2o 40 tours; 3q
27 tours, 2.

: t 43. Sens du mouvement de rotation' :


considérons deux poulies c, D (fig. 207) montées-sur des
arbres A, B et réunies par une courroie; C étant la poulie
-menée,
menante et D la pottlï.e le brin de courroie FE qui
s'enroule sur la poulie menante est appelé brîn conducteur
oa moteur,' celui qui se déroule, HG, est le brîn cond'uir' Si
I'on veut faire tourner des arbres A, B dans le même sens'
on dispose la courroie de façon que ses deux brins FE,
Égantens DE noaas ÊT DE PouLIEs 257

HG soient tangents extérieu-


rement aux deux poulies (fig.
207); la courroie est dite ou-
aerte otJ d,roite; si A doit ,A
i.-
tourner en sens inverse de
B, les deux brins FE, HG c
sont tangents intérieurement
aux deui poulies (fig. 208);
la courroie est dite croisée.
Dans ce dernier cas, pour
éviter I'usure par frottement

au point de croisement S,
on contourne la courroie de
façon que les deux brins se Fig.207 et 208.
rencontrent à plat.
Pour des roues d'engrenages, lorsque Ies circonfdrences
primitives sont tangenteS extérieurement (fig. 209), il est
facile de voir que les arbres A, B tournent en sens inverse I
I'engrenage est dit ertérieur. Si I'on veut que les arbres
tournent dans le même sens, on peut ou bien prendre des
circonférences primitives tangentes intérieurement (lig.

o@co@Fig. 209. Fig. 210. Hg. rtt.

210) (l'engrenage est dit intérieun), ou, si la distance des


arbres est assez petite, utiliser une roue intermédiaire mon-
tée sur un arbre C (fiS. zLL).Il est clair que B tourne alors
en sens inverse de C, et, par suite, dans le même sens que
A. On peut vérifier que I'introduction d'une roue intermé-
diaire, quel qu'en soit le rayon, ne modifie pas le rapport
des vitesses des arbres A, B.

: t 44. Filetaglp. : On utilise fréquemment les équi-


Mécanique, E. P. S. g
258 inro*ao,
paÉîes de roues dentées dans les tours, dits à fileter, qui
servent à I'exécution du filetage des vis et des écrous.
Ul tour à fileter ({ig. 212) se compose essentiellement
d'un banc B en fonte, dont la partie supérieure, parfaite-

Fig. 212.

ment dressée, reçoit deux supports P, P', munis de poin


tes I, I' et appelés poupées de tour. L'une de ces poupées
P (poupée f"re) est fixée à demeure sur le banc; I'autre,
Pt (poupée rnobile), peut être placée en un endroit quel-
conque de la longueur.du banc, suivant
r(-) la longueur de la pièce T à travaillèr.
La pointe I de la poupée mobile est fixée
dans son support; celle de la poupée fixe
tourne en même temps que l'arbre moteur
à I'extrémité duquel est calée une roue
dentée R.
A I'intérieur du banc ou sur un des cô-
tés, passe une grosse tige filetée V, appe-
lée pis mère, qui ne peut que tourner au-
tour de son axe géométrique et qui porte à
Fig. tl8.
I'une de ses extrémités une roue dentée R.'.
Le mouvement de la roue R est commnniqué à la roue R/
par une ou plusieurs roues intermédiaires, dont les arbres
sont montés sur un support à coulisse L, appelé téte d.e clrc-
val (fig.2{3) et placé à I'extrémité du banc.
La vis mère, en tournant, oblige l'écrou E d'un chariot A,
portant un outil O, à se déplacer parallèlement à I'axe du
tour et de la pièce T.'

#
FILETACE 259

On voit qu'avec ce dispositif la pièce à fileter et la vis


mère tournent, tandis que I'outil se déplace d'un mouvement
de translation et trace sur la pièce des hélices ayant toutes
le même pas. Il exécute ainsi le filetage de la pièce.

Proposons-nous d'exécutef trne vis, de pas p, à I'aide d'un


tour à fileter, muni d'une vis mère de pas p'; supposons que
I'arbre du tour fasse n tours par minute et que la vis mère
fasse z' tours dans le même temps.
Sur la pièce, pour un tour, la pointe de I'outil se déplace
d'une quantité égale au pas p de la vis à faire, de sorte que
son déplacement par minute est égal e nX.p.
D'autre part, I'outil est lié rigidement à l'écrou E, actionné
par Ia vis mère. Cet écrou avancer pour un tour, d'une quan-
tité égale au pas p' d" la vis mère; celle-ci fhisant n'_tours
par minute, l'écrou et, par suite, I'outil se déplacent, dans le
même temps, d'une longueur égale ï n'Xp',
On peut donc écrire l'égalité :

n\p:n'xP';
d'où I'on déduit r

\':1.
nP
Cette formule nous permet d'énoncer la règle suivante :
Le rapport des nombres de tours de la vis mère et de
I'arbre moteur; par suite, le rapport de leurs vitesses
angulaires est égal au rapport dq pas de la vis à faire
au pas de Ia vis mère.
Les roues R, R'peuvent être utilisées seules, si le râpport
de leurs nombres de dents est égal au rapport des vitesses
que nous venons de calculer, mais on est souvent obligé
d'employer un train d'engrenages; on applique alors la
règle suivante, déduite de celle que nous avons énoncée à
la fin du paragraphe 142:
Les roues utilisées dans un tour à fileter, pour exécu-
ter une vis de pâs p, à I'aide d'une vis mère de pas p',
doivent être telles que Ie rapport du produit d€s nom-
bres de dents des roues menantes au produit des nom-
bres de dents des roues menées soit égal aurapport du
trtas de la vis à faire au pas de la vls mèfc.

I
fi "t
260 aÉcANIAÛE

Un tour à fileter est généralement muni d'un assortiment


de roues dentées, permettant d'exécuter un très grand
nombre de pas.

Exemple. On dispose d'un tour à fileter dont la vis mère


a un pas de -lOmmi les roues d'assortiment de ce tour ont res-
pectivement :

t6, 17, !9r 20,22,25,27,30,33, 35, 38, 40, 45, 50, 55, 57, 6Ô,
65, 70, 80, 100, 180' 150 dents.
On demande d'exécuter avec ce tour :
7o une vis d.e pas 6mm.
D'après ce qui précède, le rapport des vitesses à obtenir est
donné par l'égalité :,
p63
p'- l0- 5

Il est facile de voir, en consultant le tableau des roues


d'assortirnent, qu'il est possible d'associer certaines roues, par
groupes de deux, de façon à obtenir un rapport dcs vitesses
.c
"b à
égal i. Nous pourrons prendre, par exemple, les roues de 15
et de 25 dents, de 30 et de 50 dents, de 60 et de 100 dents.
Si nous preuons les roues de 30 et de 50 dents, il faudra
mouter : la roue de 30 dents sur I'arbre du tour, pour qu'élle
soit menante; la roue de 50 dents sur I'axe de la vis mère.
2o u,ne vis de pas 8m^,4.
8,4 *,
Le rapport des vitesses à obtenir cst égal à : r\ous pou-
15-.
vons écrire :
9,4 84 2l
10 -r00- 25

Il n'est pas possible de trouver dans I'assortiment dont nour


disposons un groupe de dèux roues permettant d'obtenir ce
rapport de vitesses. Nous opérerons alors de la façon suivante:
décomposons les deur termes du rapport T; "" leurs facteurs

premiersl il vient :

2l _3)r'-7 _3 _.7
26- 5X6-5^6'
Noua sommes amenés à chercher quatreroues qui, groupées
FILETACE 261

deux à deux, nous permettent d'obtenir les rapport"


* "t l.
Nous pourrons prendre, dans I'assortiment, les roues de 30 et
de 50 dents pour le premier rapport, de Bb et de 2b dents pour
Ie second. Les roues de 30 et de 35 dents seront les roues me-
nantes, celles de 50 et de 25 dents les roues menées.
Le mont.rge à adopter est analogue à celui que représente la
^
ûgure 211 (R, 30 dents; Rx, 35 dents ; R , E0 dents ; R-, 2b dents).

D'un manière générale, pour réaliser, au moyen d'un


tlqin d'engrenages, un rapport de vitesses dônné, on
réduit ce rapport à sa plus simple expression ; on décom-
pose les deux termes ainsi obtenus en un même nombre
de facteurs premiers (quelques-uns de cesfacteurs peu-
vent être égaux à I'unité); on forme ainsi un certain
nombre de rapports dont Ie produit est égal au rapport
donné; on considère séparément chacun dè ces rapports,
et l'on cherche dans I'assortiment dont on dispoJe deux
roues permettant d'obteDir ce rapport. t'ensemble des
roues ainsi choisies constitue le train d'engreuages
cherché.
Remarquês: 1o Il est essentiel d'observer, pour le
montage' que les- roues qui coryespondentaux numérateurs
des rapports précédents sont des roues menantes; celles
qui correspondent aux dénominateurs, des roues menées.
2o Lorsgu'il n'estpas possible de trouver dans I'assor_ti-
ment des roues permettant d'obtenir Ie rapport demandé,
on se procure des roues spéciales, ou, génËralement, s'ii
n'en résulte pas un trop grand inconvéniÀnt, on fait une vis
dont le pas est aussi voisin que possible du pas demandé.
3o si le nombre des roues employées est pai", il est facile
de se rendre compte que I'arbre du tour et I'axe de Ia vis
mère tournent en sens contraires, de sorte que si, par exem_
ple, Ia vis mère est une vis à droite, la vis exécutée est à
gauche. four obtenir une vis à droite, il suffit d'intercaler.
dans le train une roue intermédiaire, ayant un nombre de
den-ts quelconque, dont le seul effet est de cbanger re sens
de la rotation.
â6È ilËcaNrett

APPLICATIONS.
l) On dispose d,e deu,r raues dentées L, B ayant respectïve-
ment l5 dents et 64 d,ents; B esl Ia rou.e ntenante. (alculer le
rapport, des çitesses qu'on obtient en tttilisant ces d,ettr roues.
Montrer que, si I'on fait eng?ener B avec une roue C dont le
nombre d,e dents est quelconque, puis C avec L, le rapport des
piJesses transmis par ces trois rou.es est égal au rapport pré-
céd,ent.
64
Réponse :
I5'

2)_ Disposant du tour à fileter utilisé d,ans I'enernple d,u, U*4


$
et d,es roue6 d,'assortiment gui I'accornpagnent, d,éterminer les
trains tI'engrenages qui permettent d,'exécuter d.eec ce tou.r d,es
vis ayant pour pd,s à droite (a) l5nr", (b) zlrrrn, (c) 231.-. Dans
chacun d,e ces cas, montrer qu'il eriste plu,sieurs solutions;
fair.e- pour. chacu,ne- d,'elles un croguis indiqu,ant Ie montage
qu'il conviendrait d,'ad,opter sur Ie tour,
,,60 ,l,,70;480 , b5><i0w-45
D:_^__ _.I o.l75;
nePonses
æO; "l æô;i15.

C HAPITRE XVIII
COMPOSITION DES MOUVEMENlS.
MOUVEMENT RELATIF

-- 145. Prinelpe de I'indépendanee des mou-


vements simultanés. : Supposons-nous dans un
train en marche, sur une voie droite et horizontale : nous
pourrons nous promener dans le couloir, déplacer nos colis,
lancer une balle en I'air et la rattraper, comme si le train
était arrêté. Mettons notre montre à I'heure au moment
du.d-épart; nous pourrons constater, si elle est bien réglée, ,

qu'elle marque encore exactement I'heure de I'arrivJu *t


que ses aiguilles ont tournépendant le voyage, comme elles
OOUPOSITION DES MOAV EMENTS

I'auraient fait si nous étions restds chez nous. Cependant


I'aiguille des minutes, par exemple, a subi des déplacc-
ments différents. Elle a tourué autour de son pivot; nous
I'avons portée avec la inontre en nous promenant dans le
couloir; elle a effectué le même voyage que nous, et nous
pourrions ajouter qu'elle a été entraînée par la terre dans
son mouvement autour du soleil, etc.
Nous voyons ainsi qu'un corps peut être animé, en même
temps, de plusieurs mouvements différents, appelés nzouçe-
ments simulta,nés, et nous vérifions que chacun de ces mou-
vements se produit comme si les autres n'existaient pas.
Ce résultat, connu sous le nom de principe de I'indé-
pendance des mouvements simultanés, peut êre énoncé
de la façon suivante :
Lorsqu'un corps est animé de plusieurs mouvements
simultanés, chacun de ces mouvements s'accomplit
comme si tous les autres n'existaient pas.
Observons, d'autre part, que ces divers mouvements
sont des effets produits par des forces différentes : I'action
du ressort de la montre, notre force musculaire, I'effort
de,traction de la locomotive, etc. Nous pour'rons donner
une autre forme à l'énoncé précédent, et dire :
Lorsqu'un corps est soumis simultanément à.I'action
de plusieurs forces, celles-ci ne s'influencent pas les
unes les autres; à un instant donné, la position du
corps et sa vitesse sont exactement les mêmes que si
chaque force avait agi seule, sans que les autres forces
fussent intervenues.
Nous obtenons ainsi le principe de I'indépendance des
etfets des forces simultanées.

: 146, Composition des mouvements. _- Sop-


posons qu'à I'entrée du port, sur un bateau, un passager
partant de M (fig. 214) s-e déplace suivant la direction My
et parvienne au point B en une minute. Puisque le bateau
poursuit sa route., un observateur placé sur la côte cons-
tate que, pendant le même temps, ce voyageur est passé
de M en C. Ce déplacement est dû à I'existence de mou-
vements simultanés, que nous pouvons considérer séparé-
264 aÊctnnas
ment. Imaginons d'abord que le bateau continue à avancerl
le passager, restant immobile, aurait été transporté de M
en A; puis supposons que le bateau s'arrête à son tour,
tandis que le passager le traverse de A en C : le déplaqe-
ment total serait toujours le même; on peut donc le rem-

Flg. 2t{.

placer par les deux déplacements MA, AC, ou, comme on


a I'habitude de dire, le décomposer en ces deux déplace-
ments. Le mouvement constaté par I'observateur placé sur
la côte est appelé moueement résultant des deux mouvements
siurultanés précédents. Ces derniers sont des mou'eetnents
cornposa,nts.

: t tr7 . Composition de deux mouvernents ree-


tilignes et uniformes. : Creusons dans une règle
une rainure assez large pour
qu'une bille puisse s'y mouvoir
. sans difficulté; supposons que, la
R règle restant au repos, nous
ayons communiqué à la bille un
mouvement uniforme, de vitesse
o. Lorsque la bille est parvenue
Fig. rr5.
au point [{ (fig. 21.5), faisons glis-
ser la règle parallèlement à elle-même sur une table hori-
zontale, d'un mouvement uniforme de vitesse p'. Propo-
sons-nous de trouver le mouvement résultant de ces deux
mouvements simultanés.
Après une seconde, la règle est venue occuper la posi-
tion QI, telle qu'on ait l'égalité MQ : et 1 pendant.le même
temps, la bille s'est déplacée dans la rainure, comme si Ia
règle était au repo6; elle a parcouru un chemin MP-o, si
bien qu'elle se trouve en réalité au point I tel gue la figure
COMPOSftrcN DES TTOUVEIIENTS

MPfQ. soir un parallélogramme. Il esr facile d;G


glaqhiUuement qor, penâant tout son mouvement, Ia bille
ne cesse pas de se trouver sur la droite MI r,
si I'o' déte"-
mine en effet, cornme nous venons de le faire,le,
occupées par la bille après 2, 8,4... secondes iorition,
de mouve_
ment' on obtient des_points ters que c, situés
*u" Ntt à d,es
du point I\,I respectiverient égales à 2Mi;BMI...
$i11ances
r,es espaces parcourus sur la droite MI étant propor_
,1.o"n"t. aux ternps employés à les palcourir,
orre : rre m'uvement résurtant de deur ,rou, iourom
mouvements
re-ctilignes et uniformes est encore un mouvement
tiligne et uniforme, rec-

- Puisque 1\{I est^l'espace


le mouvement uniforme
parcouru en une seconde dans
rgsultant, il.est clair q". nïf repré-
senre la vitesse de ce mouvement. D'autre
diag'onale du paratérogramme construit
pd; Ivil étant la
sur les rbngueurs
MP, N{Q qui- représeitent res oir.rr., des mouvemenrs
composarlts, nous dirons : 0n Obtient
Ia vitesse
vement résurtant en-appliquant Ia règre-àu du mOu_
parauero-
gramme aux vitesses des mouvemenh
c6mpor"'oir.
{fpn.lons enfin que la vitesse, à un instait don.rO, d,,r'
mobile animé d'un mouvement varié est celle
du mouve-
ment uniforme qui succéderait au mouvement
varié si, à
I'instant considéré' on venait à supprimer
les forces qui
agissent sur le
corps; nous pourrons donner à l,énoncé
précédent une formè plus générale,_et
dire : Lorsqu,un corps
est animé de deux mouvements simult"n?rl
oi-otii.nt
vitesse, à un instant donné, du mouvementrésultant, ra
en
appliquant la règre du pârattetogrammà àuïïitrrr.,
des mouvements composants à cetinstani.
On voit *i"?i ql-111, plus g"unJ"
composition des for.ces ".la "ri"togi* entre h
et ceile de's vrtesses.

Composition de deux mouvements rec.


tilignes uniformément variés.
=..148. : Supporonr,
dans I'expérience précédente, que l;
ùil";;.;;#ta rai-
1' On'peut ddmontrer géométniquemelt
cotto propriété en r€mafquart quo
les triangles IIQI, MBC eont semblablee
comprisînrr" a-",i com, un angle égal (Q: f;
æiir homoroguos n"ono"rliiiJrXlt
aÊcaNlaaE

nure d'un mouvement uniformément accéléré, d'accéléra-


tion y, penclant que la règle se déplace, parallèleTtÎ,' à elle'
même, cl'un *oi,u.*.nt"uniformément accéléré, d'accélé-
ration 7/.
Au bout du temps a, la règle est venue occuper la posi-
-tion QI (fig. 216), telle qu'on ait MQ pendant le
-!ri"2;
môme temps, la bille s'est déplacée dans la rainure comme
si la rcgfe était au repos, elle a parcouru le chemin
{
MP: Ql *i bien
si hien qu'elle s trouve au porn t
arr'elle se I, tel
-;itt,
que la figure MPIQ soit un parallélogramme'
Si I'on déterminà de la *g*. façàn les positions I', Io
occupées Par la
bille
aprèi des intervalles de
temps resPectivement
égaux ù 2t, 3t..., il est
facile de constater que
æ
tous les points obtenus
se trouvent sur la droite
216'
Fig'
MI. on trouve de Plus
que Ia longueur MI', correspondant au temps 21, est égale
i +ntt, qu"e MI', corresponâant au temps 31, est égale à
g[,1I... Les espaces pu""ôo"o. par la bille sur sa trajectoire
résultante ront aottô proportionnels aux carrés des temps
employés à les parcourir. Il en résulte que
Le mouvement résultant de deux mouvements recti-
lignes uniformément variés est un mouvement rectili'
gne uniformément varié.
" D'autre part, l'espace parcouru par le point * U-t la rè-
gle en une seconcle est I\IH: ii'*L' -;i';dans le même

temps, celui que parcourt la bille : 1o dans la rainure est


I
HI(: ài, ,'sur l\{K' Puisque
sa trajectoire résultante est

le mouvement résultant est uniformément varié, on peut


dire que la longueur MK représente la moitié de I'accélé-
ration J de ce mouvement.
SurMyportonsMH':zMH-i',elparallèlementàl{r
COMPOSITION DES TTOAYTAENTS 267

H'Kt:2HK:i; on voit que le point K, se trouve sur la


droite MI et que de plus MK':2N{K:J. Nous pouvoas
donc dire :
L'accélération du mouvement rrisultant de deux mou-
vements rectilignes uniformément variés est représen-
tée en grandeur, direction et sens par la diagonale du
paralléiogramme construit sur les accélération's des
mouvements composants.

- LI$. Composition
tllignes,
de deux mouvements *ô*-
I'un uniforme, I'autre uniformément
aeeéléré,.: Reprenons Ia règle et la bille
des expériences précédentes et donnons
à la règle OB un mouvement de translation
uniformément accéléré, d'accélération 7.
Au bout du temps r, si la règle était restée
immobile, la bille serait venue en un point
A tel que OA: sl (fig. 2L7); mais, pendant
Ie même temps, la règle s'est déplacée; elle
e parcouru un chemin OH donné par Ia for- Fig.2r7.
I
mule OH:'rit?, si bien que la bille se lrouve, en réalité,
au point M tel que la figure OAMH soit un parallélo-
gramme. Si I'on donne à r les valeurs particulières L, 2,
3...et. si I'on détermine graphiquement, en appliquant la
règle précédente, les positions de Ia bille après 1,2,3...
secondes de mouvement, on obtient ainsi un certain nom-
bre de points. La corlrbe qui joint ces points est la trajec-
toire du mouvement résultant. On démontre que cette
courbe est une parabole.
Trajectoire d'un proiectila
- produits parballe
Lorsqu'une sort du
canon d'un fusil, I'action des gaz la combus-
tion de la poudre cesse de se manifester. La balle devrait
donc, en vertu du principe de l'inertie, se mouvoir unifor-
mément sur une trajectoire rectiligne, avec une vitesse
égale à celle qu'elle possède en sortant du canon. [Iais, à
ce moment, la pesanteur communique à la balle, suivant la
verticale, un mouvement uniformément accéléré, d'accélé-
ration g. Si I'on néglige la résistance de l'air, le mouvement
268 nËcmruue

de la balle est le mouvement résultant de deux mouvements


simultanés rectilignes, I'un uniforme, I'autre uniformément
accéléré. Sa trajectoire est donc analogue à la précédente.
Il en est ainsi jlour tous les corps pesants qu'on aban-
donne à eux-mêmes, après leur avoir communiqué une cer-
taine vitesse. Nous pouvons donc énoncer la propriété gé-
nérale suivante : Si I'on néglige la résistance de I'air, la
trajectûire d'un corps pesant, lancé suivant une autre
direction que la verticale, est une parabole.
Une pierre lancée obliquement, une bille qui tombe sur
le sol aprè's avoir roulé sur la table, I'eau qui s'écoule d'un
orilice percé sur la paroi latérale d'u;r vase, etc., décrivent
des paraboles.
La théorie de la composition des mouvements estutilisée
dans les urachinespour obtenir des mouvements curvilignes.
En particulier, une pointe qui $e déplace d'une manière
uniforme, parallèlement à I'axe d'une pièce cylindrique qui
tourne uniformément devant elle, décrit une hélice sur cette
pièce. L'opération du filetage est fondée sur cette composi-
tion de mouyements. Les courbes obtenues sur les ap-
pareils enregistreurs -proviennent, en général, de la com-
position du mouvement de rotation uniforme du cylindre
et du mouvement rectiligne de la pointe traçante.

- [50. I]éviatiorl.
ment sur
-
Lrne trajectoire
Considérons un point en mouve-
quelconque C (fig. 218); soit M sa
position à un instant déterminé, r, sa
vitesse à cet instant, M/ sa position à un I

instant très voisin du précédent. Si, I

Iorsque le mobile passe au point I'I, la


I

force qui détermine son mouverrent


, cessait d'agir, le mobile prendrait,
Fig. 218.
comme nous l'avons vu, un mouverncnt
rectiligne uniforme, de vitesse r.,, dirigé
suivant la tangente MT à la courbe C. Pendant le temps
r, très petit, qui correspond au passage de Ia position N{ à
la position M/, le mobile serait alors venu en un point M,
tel qu'on ait I'égalité MMr :et. Puisque le mobilè est venu
en M', c'est qu'il a été dérangé de sa trajectoire rectiligne
COMPOSITION DES MOUVEMENTS 269

sous l'action dela force qui'Ie fait mouvoir; le segment


M,M't qui indique de combien le mobile a éré déran$é, est
appelé déviation.
Si I'arc de courbe MM, est très petit, nous pouvons, sanir
commettre une erueur appréciable, I'assimiler à un arc de
parabole et supposer que le mouvement du point M sur cet
arc est le mouvement résultant de deux mouvements : I'un,
rectiligne et uniforme de vitesse o, dirigé suivanf la tan-
gente MT à la courbe C; I'autre, rectiligne et uniformément
varié, d'accélération/, dirigé suivant MrM,.
Calculons I'accélération 7 de ce mouvement; puisque le
mobile parcourt le chemin M,M,, à partir du repôs, dutrt
le temps r, on peut écrire l'égalité: "f
MrM': |rr' ;

d'où I'on déduit :


. 2M,M'
t:ar
- 15L. Aeeélération. : Nous admettrons que eette
valeur de 7 représente I'accélération moyenne du mouve-
ment varié du point M, sur sa trajectoire C, pendant I'in-
tervalle de temps r.
Si le temps t devient de plrrs en plus petit, la valeur de
7, calculée au moyen de la formule précédente, fournit des
valeurs de plus en plus approchées de ce qu'on appelle I'ac-
célération totale ou simplement I'accélération du mouve-
ment varié du mobile, au moment où il passe au point M.
De plus, si, dans.chacun des cas étudiés, on construit la
déviation MrM', la direction et le sens de celle-ci permet-
tent d'obtenir, d'une façon de plus en plus approchée, la
direction et le sens de l'accélération totale du mobile lors-
qu'il passe au point M.
Considérons le cas où la trajectoire C est une courbe plane,
et soit MP (fig. 216) le segment qui représente en grandeur,
en direction et en sens I'accélérationT du mobile au point M.
Menons la normale MN à la courbe en ce point et décompo-
sons, en appliquant la règle du parallélogramme, le seg-
ment MP suivant les deux directions MT, MN. Les deux
il0 TIÉCANIAAD

segrnents obtenils représentent: I'un MT, ce qu'on appelle


I'accélération taugentielle ,/r au point M; I'autre MN, I'ac-
célération normalê"rp au même point.
Réciproquement, si I'on connaît les accélérations tan'
gentielle et normale en un point, il suffit de les composer
en appliquant la règle du parallélogramme pour obtenir
l'accélération totale en ce point.
Remarques. to Lorsqu'un point mobile, animé d'un
-
mouvement uniformément varié, se déplace sur une cir-
conférence de rayon R, si l'on désigne par i I'accélération
de son mouvement, par l sa vitesse en un point M, on dé-
montre que, en ce point M, I'accelération tangentielle est
égale à1, I'accélération normale à
E- t si I'on compose ces
accélérations, en appliquant la règle du parallélogrammc,
on obtient I'accélération totale au point M.
2o On peut considérer une ligne droite comme une cir-
conférence de rayon très grand; par suite, dans un mouve-
ment rectiligne la valeur de I'accélération normale, repré-
v2
sentéepar la fraction 11, dcrt le dénominateur est très
grand, est elle-même très petite. L'accélération totale du
mobile est alors égale à son accélération tangentielle. C'est
pourquoi, dans l'étude des mouvements rectilignes uni[or-
mément variés que nous avons taite précédemment, le
terme accélération, dont nous nous sommes servis, désigne
aussi l-rien l'accélération tangentielle que l'accélération
totale.

APPLICATIONS.
7) Un fiIet il'eau sort d,'un orifice percé dans la paroi vertical
d'un vase ayec une vitesse v:1m,80; constru,ire sa trajectoire.

2) On d,ispose d,e plu,sieurs ajutages M ({ig. 219),permettant


d,efaire jaillir I'eau contenue dans un réservoir .L, suiuant des
d,irections d,ifférentes. La çitesse d,e I'eau à la sortie est d,e5m.
Lo Co.nstruire les trajectoires d"un filet liquide la,ncé suivant
TOAVEAENT NELATIF 2\l
.d,es d,irections laisant
avec I'horizontale x'x d,es
ongles à d,e 30", d,e 4ïa,
ou de 60o;
2o Déterminer graphi-
quement le point C oàt
-------- r

cltacune d,es courbes ob-


tenues rencontre I'hori-
zontale x'x. Lû, Iongueu,r Fig. s19.
BC étant appelée
ap portée
oa amplitude d,u jet, vérif,er que cette longueur varie açec I'an-
gle ilet qu'elle estmanimuipour â-45o.

3) Sachan! que, dans les armes à feu, la hausse est grad,uée


d,e façon que, suivant la portée, l'ûfie d,u canon fasse un angle
d'éterminé avec Ia ligne d,-e m,ire, eæpliquer I'entploi de Ia hau.sse
à I'aid,e du problème précéilent.

4l sur un arc de circonférence o possèd,e,


Un corps mobile
d'ans la positionM, une accélération, égale ù 2 m., d,ont Ia d'i.
rection fait un angle de 60" avec le raïon OM, Calculer I'accé-
lératiott tangentielle et I'accélération normale d,u point rnobile,
pour cette position M.
Réponse : jt:Imr732, i"-L m,

: L52. ilIouve4nent relatif. :


Nous &vons vu (S 64)
que, pour déterminer l'état de repos ou de mouvement d'un
corps, on mesure à chaque instant ses distances à des re-'
pères marqués sur un corps voisin.
Si ces distanees sont variables et si les repères choisis
sont fixes, le mouvement du corps est dit absolu; si les repè-
res ne sont pas fixes, le mouvement du corps est dit relatili
En réalité, il n'existe pas de point fixe dans la naturel
Comme on I'a vu ($ 65), il est impossible de trouver soit
uû repos absolu, soit un rnouvement absolu. On suppose
cependant,.en général, que Ia terre est immobile. Les ar.
bres, les constructions, tes objets placés à dêmeure dan(
une salle peuvent alors servir de reoères fixes, et I'on peul
272 MÉCANIQAE

considérer comme absolus les mouvements qu'ils permet-


tent de définir.
considérons un bateau qui descend le cours d'une rivière;
dans une planche du pont, creusons une rainure MN ei
lançons une bille dans cette rainure; le mouvernent de la
bille par rapport à des repères pris sur le bateau est un
ntoueement relatif ,- par rapport à des repères A, B, C pris
sur les rives, c'est un moueement absolu.
Le ligne MN que suit la bille sur le bateau est sa trajec-
toire relatiçe.
Si l'on déterminait, à chaqpe instant, la position de la
bille pet
-rapport aux _repères
pris sur les rives, or obtien-
draitla ligne IINI/' NIr, (fig. 22ô),
qui est sa,trajectoire absolue.
On obtiendrait encore cette
trajectoire absolue en prenant
les différentes positions MN,
MrN' MrNu de la trajecroire
relative en marquant sur cha- ,

cune d'elles les positions M, M{', Mn, occupées par la bille


et en joignant les points ainsi déterminés par un trait con-
tinu.
C'est Ie mouvement propre du bateau, appelé nzoupement
d'entainement, qui déplace la trajectoire relative.. Ce mou-
vement d'entralne3ent est à chaque instant communiqué à
la bille par le point du bateau qui se trouve en contact
avec elle.
Si I'on détermine de même lee positions successives M,
1\{r, Ms occupées par.unpoint M du bateau et si I'on joint
ces points par un. trait continu, on obtient la ligne MM,IM2
qui est la trajectaire d'entraînement du point M.
Nous pouvons considér;er la bille comme animée de deux
mouvements simultanés : I'un est le mouvement sur Ia tra-
jectoire relative : il est le même, que le bateau soit au
repos ou en mouvement; I'autre est le mouvement d'en-
traînement dû au déplacement du bateau. Le mouvement
absolu est le mouvement résultant de ces deux mouvements
simultanés.
UOAYELIENT NELATIF P?3

Si nous appelons çitesse relative, çitesse d'entraînement,


çitesse absolue,les vitesses que possède la bille sur la tra-
jectoire relative, sur la traiectoire d'entraînement et sur la
trajectoire absolue, nous pouruons dire, en utilisant les ré-
sultats obtenus précédemment ($ 147) : La vitesse absolue
est la résultante de la vitesse relative et de la vitesse
d'entrainement.
Remarques. I. On peut se proposer de trouver la
vitesse relàtive, -connaissant la vitesse absolue et la vitesse
d]entraînement, ou bien de trouver lavitesse d'entralnement,
connaissant Ia vitesse absolue et la vitesse relative.
La figure 221 montre que la vitesse relative V" est la ré-

,H
$-ryo
l.;
rtr l'-vt
Irig. 2tl. Fig. 2r2.

sultante de la vitesse absolueVoet d'une vitesse-Vrégale


et de sens contraire à la vitesse d'entrainement Vc.
De même, on voit, sur Ia figure 222, que la vitesse d'en-
traînement V, est la résultante de la vitesse absolue Va et
d'une vitesse égale et de sens contraire à la vitesse
relative V". -V,"
II. Si le nzouçement d,'entrainement est iectiligne, on
démontre que I'accélération absolue du mobile est la résul-
tante de I'accélération relative et de I'accélération d'entraî-
nement.
La règle du parallélogramme ne s'applique pas à la dé-
termination de I'accélération absolue d'un mobile, lorsque
son mouvement d'entrainement est quelconque. Pour obte-
dir cette accélération absolue, on utilise des procédés spé-
ciaux, dont on trouvera l'étude dans les ouvrages de Méca-
nique rationnelle.
nt uÉctxnaa

ÂPPLICATIONS.
l) Un canot au,tomobile, se déplaçant d,'unmoueement rectili-
gne et utifornte à Ia vitesse ile I km. â I'heure, traç,erse ttne ri-
D B vière dont I'eau s'écoule à la vitesse de l" m,
---, T--I- par seconde, Le canot part d,u point A ttg.
- i t'i 223), et son afre est d,irigé normalenzent aun
tÀ,i i rives. Déterminer Ie pointB où le cartot altor-
dera Ia rive opposée, sachant qu,e la largeur
Àc de la rivière est de 200 m. (On calculera la
,",^ o.r"
---fU---i-
r rit' i'w' Iongueur AC.l.Quelle est la longueur ilu che-
min lrB parcouru par le canot?
Réponses : AC 90 m. ; AB - 219 m,
-

2) Détermîner graphirluement la directian à donner à I'are d,u


canot autontobile de I'eæercice précédent pour qu.'il aborde au
pointD placé en face d,u poinl L de d,épart.

C HAPITRE XIX
FoRCES CENTBALES. - ÉQUTLTBBAGE
DES COBPS TOUFNANTS.

: 153. Forees central@g.: La pesanteur qui dirige


tous les corps placés à la surface de la terre vers le centre
de celle-ci est une force centrale.
D'une manière générale, une force est dite centralo
lorsque sa direction passe constamment par un point
fire appelé centre des forces.
Suivant c{ue la force centrale tend à r_approcher ou à éloi-
gner du cenre des forces les points matériels sur lesquels
elle agit, elle est dite atnactiçe ot répulsirte.
La pesanteur est une force centrale attractive, Un corps
qui tourne autour d'un pointfixe est scumis à l'action d'une
force centrale répulsive, appelée lorce centrifuge.
FONCE CENTr.IFAGE grb

Nous allons étudier cette dernière force d'une façon un


peu plus complète.

-unet"54. Foree eentrifug€.: On sait que, pour lancer


pierre avec uue fronde-, il suffit de faire tourner très
rapidement la fronde de façon que, le
point O où se trouve notre main res-
tant fixe, Ia pierre décrive une cir-
conférence de centre O et de rayon
OA (fig. 224). On abandonne alors,
au moment voulu, un des cordons
de la fronde, et la pieme est lancée
vers le but à atteindre. Etudions ce
mouvement d'un peu plus près.
Tout d'abord, on comprend gu'il Ftg.3r4.
est nécessaire d'exercer un certain
effort sur la pierue pour I'obliger à suivre une trajectoire
circulaire. Nous sâvons, en effet, qu'en vertu du principe
de I'inertie, un corps en mouvement, abandonné à lui-
mêure, suit une trajectoire rectiligne. Cet effort, qui tencl
constamment à ramener la pierre vers le centre O de sa
rotation, est appelé force centripète, il est dirigé suivant
AO. Mais la pierue réagit; cette réaction est mise en évi-
dence par I'effort que nous sommes obligés de fhire pour
maintenir notre main au point O. Cette réaction, tiirigée
suivant OA, a reçu le nom de force centifuge.
Au moment où on lance la pierre, lorsqu'elle est âu point
A par exemple, les deux forces centripète et centrifuge dis-
paraissent; la pieme se déplace alors suivant la tangente
AB à la circonférence OA, et elle poursuivrait indéfiniment
sa route sur cette droite, d'une manière uniforme, avec la
vitesse qu'elle avait au point A, si son poids et la résis-
tance de I'air ne modifiaient son mouvement.
Expériences. 1o Suspendons un seau plein d'eau à I'ex'
-
tr'émité d'une corde; prenons I'autre extrémité à la main
et faisons tourner le seau comme la fronde dans I'exemple
précéclent. L'eau qu'il contient est soumise à I'action de
son poids et de Ia forco centrifuge. Au point le plus haut
de sa course, cette eau tend à tomber sous I'action de Ia
AÉCANIQUE

pesanteur, mais la force ceilrifuge, dirigée de bas en haut,


tend, au contraire, à la faire monter; il suffit donc que
cette dernière force soit supérieure à la première pour que
I'eau ne tombe pas.
2o Un IiI métallique F est tendu entre les deux rebords
verticaux d'un cadre C
(fig.225), qui peur tour-
ner rapidement autour
d'un axe A. Ce fil porte
un ressort R et traverse
à frottement doux une
bille P. Dans la posi-
A tion P', c'est-à-dire au
Fis. ags.
milieu du fiI, aucun dé-
placement de la bille ne peut se produire, qu.il. que soit
la rotation. Mais, dans lJposition-p, sous l'ùfl.,"nËe de la
foice centrifuge,la bille tend à s'écarter de I'axe; elle en est
empêchée par le ressort R qu'elle comprime; la tension de
ce resso_rt peut servir à mesurer I'intensité de la force qui
éloigne la bille de I'axe, c'est-à-dire I'intensité de la force
centrifuge.
Expression ile la force centrifuge. -- torsqu'un corps
est animé d'un mouvement de roiation, la force centri-
est égale au prod_uit de la masse m d,e ce corps par
fuge
le carré de sa vitesse linéaire r,, divisé par le rayoï de
la circonférence qu'il décrit. "
Elle est donnée par la formule :

(1) F: -ot. (t).

(t) La formule (1) peut être ddmontrée de la façon suivante :


supposons que le corps a, de masse m (frg, tr4), décriyc ra cinconférenco o
do rayon r d'un mouvoment uniformo de vitease e. Soit iD 1,"." parcouru
dans le temps ,; or r ,
Âi: ,r.
si r est assez petit pour qus l'arc ft puisse êtrs confondu avoc sa corde,
nous pourfons écrire, en remarquant que la cordo ac est moJr€nue propor-
tionnello orltro lo diamàtre 3r et le sogment ÀD :
Æ2:2r.AD,
eo; - aO:ÉÂdr = É;
v2tr
FORCE CENTNIFAGE

E"prrrrion de la force centrifuge.en fon.ttioP de la


oit6'rà angulaire. - On sait que li vitesse linéaire d'un
point décriîant une circonférence de rayon
la r est liée à
iir..r".angulaire co de son mouvemen-t par la relation,e: t,lr.
Remplaqùs e par cette valeur dans la tormule (t); il vient
:

(2) F-+:ry:m<,tlr.
Exemple. - tln corPs qui pèse-l}us ilécrit en 2s un
cercle
de Z^ dà diamètre. Càlcufer I'a çaleur ile la force cenfrifuge.
La vitesse Iinéaire de ce corps est donnée par la formule :
2*" 2xB,l4xl_gm,l4.
V==-f:-T
On obtieut dons la valeur de la force centrifuge en écri-
Yant :

m,\z p Vr
:- t0 X (3,14)e :
'"r1rti'r kg. environ.
F
- r -: É;: l;61XT- i' 1,0

-
_ 155. ITéeessité d'équitibrer une roue ani-
mêe d'un mouvement rapide de rotation' -
Aeeidents dus ai la, foree-centrifrrglp' : Lors'
qu'un corps A tourne autour d'un axe, toutes les moléculcs
de ce corps sont soumises à des forces centripètes.
Réci-
p"oqu**ânt,l'axe est soumis, dans le sens des rayons' aux
centrifuges des molécules. Si la matière est éga-
"e"riion"
lement disposée de I'axe cle rotation' ces réactions
",itoot deux, et ['axe ne tend à se déplacer
se font equililre d.eux à
ni dans un sens ni dans I'autre. Il est donc d'autant plus
nécessaire de répartir également la matière des corps tour'

ADreprésentelecheminquiseraitptlrcouruparAoousl'actiondelaforce
si A pouvait céder à cette action'
-"s;;;;;;;"qojt,
centripète,
fo."u centripère soit consrante et comparons la valeur de
AD à l,expression e :'Ui* que nous avont obtenue pour le chemin
parcouru'

en étudiant le mouvement uniformément accéléré ($ 80) ; .nous


reconnaitrons
que l,aceélératioui due à Ia force centripète €stégate à5. L'intensité de la
force centripète et, par suite, de tu réaction centrifuge qui lui esÙ égale est

donc représentée par Ia formule ;


F:ni:7.-
mor
n8 aÉcANrAaE

nants autour de I'axe de rotation que leur vitesse. est plus


grancle. c'est pourquoi les meules, Ies poulies, les volants
et, d'une manière générale, tous les corps destinés à tour-
ner doivent avoir la forme de sorides de révolution autour
de leur axe de rotation.
Il peut arriver, _malgré cette précaution, que la force
centrifuge cause de graves accidents, pùrnoquant la
rupture de corps animés d'un mouvemeni "tt de rotation
très rapide. c'est ainsi que les meules, les volants, etc.,
peuvent se briser en morceaux qui sont projetés dans
toutes les directions. ce fait se pioduit lorsqrie la force
qui tend à écarter les molécules d'une meuleipar exem-
ple, de I'axe de rotation, devient supérieure à la cohésion
qui les unit.
Mais il ne faut pas croire que ce soit cette force qui lance
de tous côrés les débris de la meule. Elle existu i"nt quu
la meule est entière; elle en provoque la rupture; mais, âès
qu'un éclat s'est détaché, il n'est plus souùis à cette force
et il se meut en vertu de la vitesie qu'il possédait au mo-
ment de Ia rupture.

Exemple.
- On fyi! tgu1ye.r d,e_ pl-us ^en plus vite un corps,
? hS.: à I'ertrémité d'un fil d,e fer de I m. d,e long*eur.
p_esant
Déterminer Ia vitesse.de ce corps au rnonrent, d,e Ia ru.ptu.r.e, sa-
g.u'un ftl id,entique se ca,sse lorsqu.'il su.pporte i.ne charge
"!o?!
d,e.60 hg.

- Ecrivons que la valeur de la force


la rupture est égale à 60ts. On a
centrifuge au moment de
:

d'où I'on déduit :


":#=60;
o'=#-g#-g+19 -tL1,7z;
o"8T
par suite,
. V _/r0n- 1Qm,gb environ.

: 156. Balo'rd.: Si la matière qui constitue un corps


tournant autour d'un axe est également disposée autour de
27s
BALOUND

trouve évidem-
celui-ci, le centre de gravité du -corps se
S'il n'en est pas arnst' c'est-à-
ment sur I'axe de rotation'
de gravité du corps tournant ne se trouve
dire si le centre
le
;;r -;t I'axe de rolation, on dit
que
è
ôorpt a dt balourd"
Poo" reconnaître si un corps tel que M
(fiE. 226) a du balourd, on le fixe entre P
i.J poiti.s cl'un t-ou-r' S'il reste i**,i
bile, quelle que soit la position qu'on lui
r r^ I'^oo-Àd+p*miné
^--a^--- de
aonttJ autou-r I'axe déterminé nar les extrémités des
par les
pointes, son centre de gravité est situé sur cet axe; sinon'
il" a du balourd.
b;-** Ànd.r., la grandeur du balourd en faisant le
OG de son
nrodui't du poids P d; corps par la distance
àentre de gràvité à I'axe de rotation'

APPLICATIONS.
l\ Ottel est le nombre de tours ntinirnurn que iloit faire un vase
*îitàJ- a-l'eætrémité il'une f'celle dg l^ d'e tongueu'r p|ut ne
pas laisser échapper l'eau,gu'iI contie.nt ?
' Réponse : 30 tours par minute envrron'

dans une llngotière une


2\ Quand on fait tourner rapidementd,es pressïons centrifuse-s
it
'iÏi ie méta/liquiàr,
*;:r; se iléveloppe
i,' toufllures et ràiserreni let molécules' cal'
i,îrii"iert ile I cm' d'atête'
t cttler Ia pressrcn t"tÀiL sur un cube d'e plomb
"rîii,'eîd^,n'i, spé'cifique ilu
I
t;"iti-i t" vitesse Y - 3ô'"' Poiils
I
: 11,4,
I
I 'nlomb
Répoo." : 4k8,2 ehviron'
l
r

3\ tJne locomotive ntarche à la vitesse ile 60


km' â l'heure
ai,!rr"r'rTr-rlrri, at 500 m' ile rayon' La locomotive pe.sant70
centrifuge qui s3 d'éveloppe
;;;;t;,-;ilculer la valeur d'e ta foicemachine ne tend-e pas à se
ilans ce ntou+'ernent' Pour que'.la
it faut q"' to vt'ii soit normale à lo résultante N ilu
renverser'
poiils P d,e la !o"o*itiv'' et ile la F
force eentrifttge
Ie rail
it
ie dévers, c,es1à:;;;;'îa-ha,u,teui d,ont faut-suréleçer
"-Déterminer
280
,TÉCANIAAE
pour gu'il en soit ainsi, en supposant que l,écarte_
":!::ityr,
ment d'es rails soit de r.^,20. Montrer qùe ta uËbu,
trouvée
pour te d,évers est ind,épenà""ri n" p"iar'i7 iÏ ,1i""Ïirri,i'.
Réponses : F:a00d kg. environi N-O-,OOS.

\ Ane maniuelle
niuelle p_ès_r
p_ès_e
!! tS.
15 kg. ; son
soz centre de gravité est en G
; gn,{20 d,e I'aæe O d,e rotation (tti.2271. On fire
ù, cette maniçelle un contrepoids'd,î lZ kg., doit
le
centre de gravité G' est 6 [^,140 d,e I'aie O. Cat_
+ culer Ie balourd, : (a) d,e Ia manivelle seule, (b) d,e
):j I'ensem,ble forntétpar la m.anivelle et par son contre_
poid,s. Déternriner la valeu_r d,e la
iorce centrifuge
Fig. 222. lgrsqu_e I'ensenzble, manivelle et con'trepoid,", toLri"
' à la vitesse d,e lZ0 tours par minute;'oo rupporrro
qu.e la rnasse'd,u
rnasse'du système
sjrstème est concentrée
concentiée en
en son
son Lrotritd,,
centre'd, gro-
ero-
vité.
Réponses : Lo tr80; 2o 0,720; Bo lksrgl0.

CHAPITRE XX
IIOUVEMENT D'UNE FIGURE PLANE DANS SON PLAN.
PROFILS DES DENTS D'ENGRENAGES.

- t57. Préliminaires.
rotation--
Centre instantané de
lo La position -d'une figure plane est déter-
minée lorsqu'on connait les &
positions dedeur de sespoints.
Considérons, en effet, le po-
lygone plan ABCDE (fig. 225); A
supposons que les points A et
13 soient venus occuper les po-
sitions A', B,; pour trouver la "c--/ ---v
nouvelle position du point C, 3'
il nous suffira de décrire des Fig. 228.
points A, B, comme centres des circonférences ayant res_
pectivement pour rayons les longueurs AC, BC. "CLs
cir-
conférences se coupent en un point Cr, qui est le point

_t
MOUVEMENT D'UNE FIOURE PLANE DTNS SON PIAIV 281

demandé. Ôn déterminerait de même les nouvelles posi-


tions des points D, E.
2" Etant données deur positions d'une figure plane
dans son plan, on peut touiours passer de I'une à I'autre
par une rotation autour d'un point convenablement
choisi.
En vertu du principe précédent, il nous suffira de démon-
trer cette proposition pour la droite AB qui joint deux
points
- Soit de la figure plane mobile.
A'B' la nouvelle position de la droite AB (fig. 229); les
perpendiculaires aux milieux des
droites AA/, BB' se coupent en un
point I, qui est le centre de rotation
cherché. En effet, les deux angles
{ÎA--t, 6ÎÈt sont égaux, car ils se
composent d'une partie commune
Étr et des deux "rrgl.,
iIB,- ÂGt
égaux, puisque les deux triangles
AIB, A/[B/ ont leurs trois côtés égaux. Par suite, si I'on
fait tourner le triangle IAB autour de son sommet I d'un
angle égal à ÂiÀ), Ie point A vient en A'; le point B vient
en B/.
Le point I est appelé centre de rotation.
Conséquences. Lo Cente instanta'né de rotation En
- -
réalité, le point A de la figure mobile passe de la positio_n
A à la position A/ en suivant une trajectoire quelconque C,
déterminée par la nature de son mouvement. Supposons
que le point At soit très voisin du point A : nous pourrons'
sans commettre une erreur trop grande, assimiler I'arc de
rajectoire C à un arc de cercle. Faisons de même pourtous
les points de la ûgure mobile : nous obtiendrons ainsi un
certain nombre d'arcs de cercle qui, en vertu du principe
précédent, auront tous pour centre le point I-. Par suite,
iorsqu'une figure plane se déplace dans son plan' on peut
supposer qu'elle passe de I'une de ses positions à une
poiition très voisine, comme si elle était animée d'un
mouvement de rotation autour d'un centre I convenable-
meut choisi.
282 tÉcaNraav

Si, pour.passer de la position F à la position très voi-


sine F', le centre de rotation estau point I, il est évident
que, pour passer de la position F/ à la position très voisine
F'/, le centre de rotation doit occuper une position I/, diffé-
rente, en général, de la position I. C'est pour indiquer que
le point I est le centre de rotation pendant le passage de
F en F' qu'on I'appelle centre instantané ùe rotatïon.
2o Détermination du cente instantané de rotation. fts-
-
venons à la fig. 229 : si les points A' et B' sont très voisins
des points A et B, les droites AAt, BB'peuvent être consi-
dérées comme étant les tangentes en A et B aux deux tra-
jectoires C, D; Ies perpendiculaires IM, IN à ces droites
sont alors les normales aux trajectoires C, D aux points A
et B. Par suite, si nous supposons que la droite AB défi-
nisse la position de la ûgure mobile à l'instant t, en menant
aux points A et B les normales aux trajectoires décrites
par ces points, nous obtenons deux droites qui se coupent
au centre de rotation I, correspondant à I'instant l.

Eremple. Ane droite ile longueur eonstante se meut d,e


- eætrémités glissent sur d,eur droites rectangu.lai-
façon que ses
res, Ox, Oy; soit AB la position d,e la
droite à l'instant t; trouver le centre
d'e rotation à cet instant.
La trajectoire du point À est la
droite Oy (lig. 230); la normale à cette
trajectoire au point A est la perpen-
. diculaire élevée en  à la droite Oyr
de même, la trajectoire du point B
est la droite Ox; la normale à cette
1
trajectoÏre au point B est la perpen-
Fig. 230. I
diculaire élevée en B à la droite Oæ.
Ces deux normales se coupent en un point I, qui est le ceutre I

instantané de rotation cherché. La droite passe de la position


I

I
AB à la position très voisine A'B', comme si elle tournait autour
du point I.
Considérons un point M de la droite AB; il résulte des pro-
priétés du centre instantané de rotatior que la droite IM est
normale à la trajectoirer du point M. La perpendiculaire MT
à IM est la tangente en M à cette trajectoire.
1. On démontre on géoudtrie que la trajcçtoire du point ![ ost qno ellipce. On
UOAVEMENT D'aNÈ FIGURE IILANE D,{]Vs sOrY P,r{IV

3o Relation ente les çitesses des différents points de la


figure mobile. Lorsque la figure mobile passe de la posi-
-
tion F à la position très voisine F', nous avons vu qu'on
pouvait assimiler son mouvement à une rotation autour du
point I. Puisque, dans une rotation, les vitesses de tous les
points qui tournent sont proportionnelles aux rayons des
circonférences qu'ils décrivent ($ 141), nous pouvons ad-
mettre qu'à un instant donnd les vitesses des différents
points de la figure mobile sont proportionnelles à leurs
distances au centre de rotation conespondant à cet
instant.
En particulier, dans I'exemple précédent,les vitesses des
points A, B, M., au moment ori la droite mobile occupe la
position ABM, sont proportionnelles aux longueurs IA,
IB, IM.

APPLICÂTIONS.
!.1 En se reportant à la figure 229, d,éterminer la nature d,u
mouvement d,e la d,roite lrB lorsque les droites MI, NI (a) sont
confond,ues,' (b) sonf parallèles,

\, 'se rneut
2l Ane droite ltB d,e longueur constante (fig. 23t) d,e

façon que son eætrémité .L d,écrive


d,'un mouyenzent uniforme, d,e vitesse
Y, u,ne circonférence d,e rayon R et r'
que le point ts se dépld,ce sur une + *f-
I
droite x'x passant par le centre d,e Ia \,.

cir confé r enc e pr é c é d ent e. D ét erminer


Ie centre instantané ile rotatiafl, cot - Fig' 231'
respond,ant à une position donnée ile
la droite !LB. Eteblir une relation permettant d,e calculer la
vitesse d,u point B, connaissant celle d,u point A.
Réponse , vu:{ or.

3l IVême problènteensu,pposant que Ie pointB se d,éplace sur


une circonférence d,e rayon R' (fig. 232). Déterminer Ia nature
déduit de cette propriété uu procédé tràr ainple pour tracor I'eltipac (tracé
par la baldo de papier).
284 MÉCANIQAE

du mouyentent de la d,roite
!',8, lorsque R': R.
Réponses :

,^ 17 Vy4R'- -OK
lo V": R-><6ç;
Fig. 132. 2o une translation.

: 158. Roulement sa,ns glissement. : Etant


données deux courbes C, D, supposons que, C restan tûxe,
D se déplace de façon à rester constamment tangente à C
(fig. 233). Considérons deux positions D, D, de la courbe
mobile. Dans la position D, nous pouvons considérer le
point de contact des deu:l courbes C, D comme formé par
la réunion de deux points : I'un I appartenant à la courbe
ûxe, l'autre A à la courbe mobile.
Lorsque celle-ci passe de la position
D à la position D,, Ies'dcux points I,
4 re séparent; I reste évidemment
fixe; A vient occuper la position A,
sur D.. ll
On dit.qu'il y a roulement sans Fig. 233.
glissement'de la courbe D sur la
courbe C, Iorsque la lonfuueur de l'arc I[,, mesurée sur
la courbe fixe, est égale à la longueur de I'arc I,A, me-
surée sur la courbe mobile.
Dans le mouvement de la courbe D sur la courbe txe C,
tout point de D ou, plus généralement, tout point invaria-
blement lié à D décrit une trajectoire. Cette trajectoire est
appelée roulette.
Le courbe R, trajectoire du point A, est une roulette.
Nous admettrons le théorème suivant :
L,orsqu'une courbe D roule sans glisser sur une courbe
fixe C, le centre instantané de rotation, pour chacune
des positions de la figure mobile, est situé au point de
contact de la courbe mobile avec la courbe fixe.
Il en résulte que, dans la position D' le cenme instan-
tané de rotation est situé au point Ia ; par suite, la droite
,,1, ul, normale ul O, à la roulette R que décrit le point A.
AOAVETENT D'UNE FftUNT PLANE DANS SON PIIil 285

: 159. Traeé d"une rôulette. Si A' (fig. 233) est


-
le point de la courbe D qui vient coîncider avec le point [,
de la courbe C pendant le roulement,
la corde A,I, est évidemment égale à
la corde IA'.
D'autre part, si les courbes C, D
sont des circonférences (fig. 234), on
démontre facilement que les longueurs
A'I., et ArI sont égales r.
On peut déduire de ces remarques
Fig.234.
une construction graphique permet-
ta.nt de déterminer un point quelconque A, de la roulette
R. Ce point se trouve, en effet, à I'intersection de deux arcs
de circonférences ayant respecti vement pour centres les
points I, I,, et pour rayons les longueurs A'I, ct A/I.
Il en résulte que, pour obtenir la roulette R, trajectoire
clu point A de la circonférence D (fig. 235), il suffit de divi-
ser cette circonférence en un certain nombre de parties
égales IA', A'At; A'A*..., de prendre sur
la circonférence C des arcs II, ,Irlrr IrIr...
respectivement égaux aux précédents, de
déterminer ensuite les points Aa , Az, 4r...
de la roulette R comme nous I'avons indi-
qué précédemment pour le point A, et de
joindre enfin ces points par un trait con-
tinu.
Remarque. Cette construction est
applicable aux -cas où la circonférence D
Fig. 235.

roule sans glisser à I'intérieur de la circonférence C et où


I'une des circonférences est remplacée par une droite

1. Les deux triangles MOA', MO'Àr sont ég'aux, puisqu'ils ont un angle
égal compris entre deux côtéségaux chacun à chacun. Eneffet, lesangles au

9{"" i6,l-', lîtjÈsont égaux, puisqu'ils interceptent des orcs égnux f1 =


Il-{r; de plus, on a OM : O'M:R -| r, OA' : O'Ar = r. Il en nésulte que les
côtés 1\lA', MAr sont égaux.
D'autre part, les triangles MJAr, MI.rA' ont augei un angle égal compris en-
tro deux côtés égaux : les angles î et â sont égaux, puisqu'ils se composent
d'une partie communc et do deux angles égaux en vertu ds la remarque pré-
cédento ; de plus, on a MA' : MA.r ; MI
- ML : R. Les triangles MIAI, Mt'A'
étant égaux, loure côtés IIA'et IAr sont dgaur,
286 aÊctttnug
Cas particuliers. En pratique, les courbes C, D sont, le
-
plus souvent, des circonférences ou des droites.
Lorsgu'on fait rouler, sans glisser :
1o une circonfërcnce sur une droite ff.re, les roulettes obte-
nues sont appelées Cycloïd,es;
2o une circonférence sur une circonférence fixe, de fagon que
ces deux circonférences restent toujours tangentes extér.ieure-
ment, les roulettes sont appelées Epicycloïdes;
3o une circonférence sur une circonférence Iixe, de façon
lJue ces deux circonférences restent toujours tangentes inté.
rieurement, les roulettes sont appelées l\,pocycloïdes. Dans le
cas particulier où Ie rayon de la circonférence mobile est égal
à la moitié du rayon de la circonférence fixe, tout point M de la
circonférence mobile décrit un diamètre de la circonféreûce
fixe, la roulette qui correspond au point M est donc une ligne
droite (Théorème d,e La Hirel;
4o une droite sur une circonférence ûte, les roulettes sont
appelées Développantes d,e cercle.

Profils des dents d'engrenages. Considérons deux


cercles -
C, C' (IiS. 236) tangents extérieurement en A, et
supposons qu'ils soient les bases de deux
roues de friction O, O'. Traçons les cir-
) conférences D, D' tangentes intérieurement
en A aux circonférences C, C'.
Faisons rouler, sans glisser, la circon-
férence D d'abord sur C, puis sur C'; nous
obtenons ainsi une hypocycloïde E et une
épicycloîde E'. De même, faisons rouler,
sans glisser, la circonférence D/ d'abord
sur C, puis sur C'; nous obtenons une
Fig. â30.
épicycloïde F et une hypocycloide F'. On
démontre que, lorsque les roues de friction tournent sans
glisser, I'une entraînant I'autre, les roulettes 8,. F, tra-
cées sur le plan de base de la roue O, restent tangentes
aux roulettes E/,F", tracées sur le plan de base de la roue
O'. On dit que ces eourbes sont coniuguées, et .on les
- pour praf,ls des saillie.s cylindriques, appelées d,ents,
prend
dont on munit les roues de friction O et O'(fig.237).
Deux dents consécutives d'uud roue sont séparées par un
creu,î, dans lequel vient se placer, pendant le motwement,
PNOFILS DES D,ENTS D'ENGRENAGE P8?

une dent de I'autr_e roue. Lorsque la roue menante, O par


91emple, tourne d'un mouvement uniforme dans le sens f
(fig. 236J, les profils de ses denrs poussenr les profils con-
jugués des dents de la roue O,. Celle-ci esf al*ors animée
d'un mouvement uniforme de rotation autour de son axe,
dans le sens de la flèche /,.

: 160. I)éfinitions. :
Circonférences primitives. _
Les circonférences AA, A,A' (fig.2J7) des roues de friction
qui, par leur contact en æ, douneraient, en s'entralnant,

Fig. 23r.

le même rapport de vitesse que les engrenages, sont appe-


lées circonférences primitittes. Ces courbei ont, comme
nous allons le voir, une importance capitale dans l'étude
des engrenages.
Pas circonférentiel. Le pas circonférentïel ou simple-
-
ment le pas est la longueur ab d.e I'arc de circonférence
primitive qui correspond à une dent et à un creux. Nous
avons déià vu (5 142) : 10 que la longueur de la circonférence
primitive d'une roue dentée est égale au produit de son pas
par le nombre des dents qu'elle porte; 2o que deux roues
desiinées à engrener ensemble ont le même pas.
Ilimensions des dents.
- Les denrsconcentriques
chaque- roue par deux circ.onférences
sont limitées sur
à la
circonférence primitive : BB est le cercle de têti ou d'é-
chanfrinernent; CC, le eercle de pied ou d,épidement,
MÉclNrIaÊ

La hauteur GH d'une dent ({ig. 138) est égale à la portion


de son axe comprise entre ces deux cercles; sa longueun
ou largeur HI se mesure parallèlement à I'axe de la roue :
son dpaisseur JK est I'arc de cir-
conférence primitive dont elle
tient la place.
On appelle téte de la dent la
portion de celle-ci comprise entre
Ie cercle primitif et le cercle d'é-
chanfrinement. pied de la dent,
la portion comprise,entre le cer-
Fig. r88. cle d'évidement et le cercle pri-
mitif. Les profils qui limitent
latéralement la tête sont les faces de la dent; ceux qui limi-
tent latéralement Ie pied sont les flancs de la dent.
Profils épicycloidaux.
- D, D' (fig.pour
On prend, engendrer les
roulettes, des circonférences 239) qui ont, en

,/
ù

Fig. l3e. Fig. 240.

général, un rayon ,:L#:0,BZbp. Dans cette valeur


de r, p représente le pas circonférentiel. Les faces des
dents sont des épicycloïdes, et les flancs des hypocycloides.
Si le rayon de la circonférence primitive est égal au dia-
mètre des circonférences génératrices, les flancs des dents

(r) Cette quantité A u", égale à la moitld du rayon de la circonfdrence


primitive de la rouo, de pas p, munie dl ll denta
PNOruS DDS DEÀ'?S D'DTVGREIVÂCE

sont des rayons de la circonférence primitive (théorème


de la Hire), et les pnofils sont dits à flancs droits coneergents
(fis. 240).
Profils à développantet.
passant - OnAconsidère une droite rg,
par le point de contact
des circonférences primitives et -;-\
inclinée à 75 sur la ligne des cen-
tres (fig. 241). On trace les circon-
férences S et S' de centres O et O/,
tangentes à oy. Le profil des dents
\--ri 'rl
de la roue O est la développante de
cercle décrite par le point A, quand /-"j\
la droite zy roule, sans glisser, sur
la circonférence S. Le profil des f'jo)
dents de la roue O' est la dévelop-
pante de cercle décrite par le point \_ ./
 quand .rg roule, sans glisser, sur S'. Fig. 241.

: 16l. Résista,noe tangentielle. : Supposons gue la


'puissance à transmettre par la roue menante O à I'arbre sur
Iequel est calée la roue menée O' roit égale I 1re,735. On peut
admettre que I'effort moteur doit vaincre à chaque instant une
résistance aesimilable à un poids suspendu par une corde à la
circonférence primitive de la roue menée, et dont le travail ré-
sistant par seconde, lorsqu'on le soulève, est précisément égal
eu travail à transmettre; soit 1,7352<-75:{30tsm,125.
Le chemin parcouru par Ie point d'application de cette résis-
tance, pendant une seconde, est égal à la vitesse linéaire d'un
point de la circonférence primitive. Si nous divisons le travail
précédent par ce chemin, nous obtiendrons la valeur de Ia ré-
sistance Q cherchée; par suite :

^ --2ff-52rs,05.
A: 130,725
\
D'une manière générale, si I'on désigne par N le nombre de

l. Pour tracer une développante de cercle, ân


peut eurouler sur une circonférence O un lil terminé
par un anneau. On engage la pointe d'un crayon
dane cet aDneau et I'on déroule le ûl sn le mainte-
nant constamment tendu, La pointe traco uno courbe
analogue à celle que représente la figure 142. Cetts
courbe est une dévoloppante du cerclo. Fig.212.
Mécanique, E. P. S.
MÊCANIAAE

chevaux à transmettre, par V Ia vitesse en mètres sur la cir-


eonférence primitive de la roue menée, la valeur tle la résis-
tance tangentielle Q est donnée par Ia formule
_ N>< 75
rJ _v_.

APPLICÀTIONS.
t) Faire l'épure, en eraie yrend,eul, iles prof,Is ép-icyclold'auæ
d,es d,ents d,e-deu,r rotres O O' et engrenant ensent'ble; d'iamè,
tres d,es circonférences primitives : d,e O-f50 mm.; de O':
I00 ntm.; nombre d,e d,ents de O-24.
2\ Représenter les roues ile l'application pré.céd,ente ilans lr
ptrtie
- où,les d'ents sont en prise.
3) Faire I'épure, en vraie-grand,eur, iles profi'Is à fiancs droits
convergents iles dents il'une roue de Ll dents, ilont Ia circon'
férence primitive a un d,ianrètre égal ù 120 mm.
4) Faire I'épure, en çraie grand,eur, d'es prof,Is à d'évelop-
pantes des d,ents d,'une roue d,e 60 d,ents, d,ont la circonltrence
printitive a un d,iamètre égal à 400 mm.

- 162. Pivotement, - 0n appelle pivotement le


mouvement, d'un corps solide autour
d'un de ses points supposé fixe,
s Nous pouvons réaliser ce mouvement à
)
l'aide d'une tringle (Iig. 243)reliée pâr un
anneau à un crochet tournant dans une
plaque fixée à une porte, par exemple.
Quelle que soit la position occupée par
la tringle, ses différents points restent
Fig' 243' respectivement à la même distance de I'ar-
ticulation O. Par suite, ihaque point, tel que M, de la
tringle se déplace sur la .surface d'une sphère s de centre
O et de rayon OM.
' D'une manière gériérale, soit D un corps quelconque
pouvant tour4êr autour-du poinl fixe o; nous allons dé-
inontrer la propriété suivante : Etant données deur posi-
tions quelconques ù'un soliale D qui a un point fire O'
RoaEs coniaanS

on peut toujours passer de I'une à I'autre au moyen d'uno


rotation autour d'un axe convenablement choisi, passanl
par le point fixe O.
On démontre en_ géométrie que la position d'un corps
d.ans l'espace est déterminée lôrsqu'oï connaît les posi-
tions de trois de ses points. Si, D. .

dans I'exemple actuel, nôus tenons


co-mpte du point fixe, il suffit, pour
faire passer le corps D d'une posi-
tion à une autre, d'amener deux de
ses points choisis arbitrairement de
la première position à la seconde.
Décrivons une sphère S de centre O
uécrivons '\ 'li
(fro }Lh\
\ \*^
, (fiS. 2t*4), Ff rri"
crrn I'inrersecrion
I'inra-o^-+i^- de
J^ \
àrlt* sphere "t
avec Ie corps D pt;;o;; /
)---
-- -/
deux points A, B; soit Ar,. Bl les po-
-'
Fig. ra4.
sitions occupées par ceà pointl après le déplacement.
Menons les arcs de granà cercle hB, 4,gr, hA,, BBr;
traçons les grands cercles EI, FI perpendiculaires à AA,:
BBt en leurs milieux; soit I un àes points de rencontre
de ces grands cercles.
Les deux triangles.sphériques AIB, A,IB, sont égaux
..
leurs trois côtés égaux; par suite, les angles
KlaIlnt
AIB, A'IB' sont égaux; il en résulte que les angles ÂîÀ),
-BGt
sont égaux et qu_e, par une rotation sur la sphère,
autour du diamètre oI, on peut amener sinaultanérient le
point A en A', le point B en 8,.
La droite OI, appelée âx€ de rotation, jouit de proprié-
tés analogues à celles du centre de rotatioit.
- Remarque. - La considération d.u mouvement d'une
figure plane dans son plan a conduit à l'établissement des
engrenages cylindriques i la considération du pivotement
conduit à l'établissement des enqrenages coniqu'es.
: 163. Roues eoniques de frletion. : Considé-
rons deux cônes de révolution dont res axes se coupent
(fig. 245). Pressés I'un cont'e l'autre, ces côneË peuvent
s'entraîner sans glissement, suite du frottem'ent qui
-par
s'exerce entre leurs surfaces dË ,ontr.t.
n2 MÉCANIAUE

Si A est I'un des points de contact des


cônçs, les chemins parcourus par ce
point, en une minute, sur les deux cônes
sont égaux. Si I'on cLésigne par /e, n' les
nombres de tours par minute de ces deux
cônes, par R, R les rayons des circon-
férences décrites par le point A, on peut
I écrire :
2æRn:2æHn';
d'où I'on déduit
nR,
'7:F''
ce qui nous montre que:
Lesnombres detours
par minute de deux
arbres sur lesquels
sontmontéosdes roues
de lriction coniques
sont en raison inverse
desrayonsdecesroues.

coniques. : Si I'on
muuit les cônes primitifs
de dents, de façon à éviter
le glissement, on obtient
des engrenages coniques
oa rou.es d,'angles. Fig. 246'
Les engrenages couj- acB, BCII, cônes primitifs.'
s. ge ol ral e m ent t^h
q ue
"o,,T ^'
employés pourdes arbres ^""'r,-'
f.i:::ï:: i: iÏilXii::iJ,i..
I --'loogr,uo.
de la deut.
dont les axes sont rectan- D, d, diarrètres pnirnitil's exttit'ieurs'
gulaires; ils pOrtentalOrs D', d', diamétres prinritif's intdrrcurs'
i" po- d,en{,enases nor- I.i"'fiîi:nïâï;:ïf: iJi""i:,,.
fn&ufr,
La figure 246 représente un engrenage conique-' norinal'

165. Roulements tï billes. : Les expériences


-indiquées su chapitre XV montrent que la résistance due au
BIELLE ET
'{ANIVELLb
frottement de roulcment est notablement inférieure à celle
que produit le frottement de glissement. Afin de réduire
les résistances passives qui se développent dans les méca-
nismes, on dispose quelquefois, entre les pièces en mor-
vement et leurs guides, Coupe par æ5
de petites sphères en
acier trempé, appelées
billes, qui permettent de
remplacerle frottement
de glissement par un
frottement de r:oulement. .

Ainsi (frg.2k7) I'arbre Fig. 24'î.


A roule sur les billes B,
qui elles-mêmes roulent dans des rainures (chemins de rou-
lement) ménagées dans la boîte C qui guide l'arbre.
On trouve notamment des roulements à bille sur les
axes de rotation des roues de bicyclettes.

CHAPITRE XXI
TBANSFOBMATION DU MOUVEIVIENl GIBCUTA]RE
EN ]ÙIOUVEMENT RECTILIGNE ALTERNATIF

166. Bielle et manivelle.


-moteur - Fixons, sur I'arbre
A (fig. 248), une manivelle AB, articulée en B avec
une bielle BC, réunie elle-même en C avec une tige CD
âssujettie à se déplacer sur la direetion za' qui passe par le
point A. Le mouvement circulaire continu de I'arbre A est
transformé, grâce à ce mécanisme, en un mouvement rec-
tiligne alternatif de I'extrémité C de la bielle, et, par suite,'
de la tige CD. Si, comme nous I'avons supposé dans la
figure 216, la tige CD est Ia tige d'un piston P, on voit
que le sfstème bielle et manivelle peut être appliqué, par
exemple, à la commande d'une pompe.
Course de I'extrémité C tle la bielle ou du piston.
Admettrrns, pour simplifier, {luê le bouton de Ia manivelle -
MÊCANIAAE

soitréduità un point B; désignons par M, N, les points


où la direction zz' rencontre la circonférence R, de centre
A et d.e rayon AB, ![u€ décrit le point B. Lorsque ce point
occupe sur sa trajectoire la position B, par exemple, nous
obtiendrons la position correspondante de I'extrémitéC de
la bielle, en décrivant de B comme centre, avec un rayon
égat à la longueur BC de la bielle, un arc de cercle, {ui
coupe zstaupoint C demandé. En particulier, lorsque B

MM,
-NNa
: BC.
. Supposons que B parcoure la cir-
conférence R d'un mouvement uni-
forme, dans le sens de la flèche, à

N;:d

31

12'
1'
112r3r4lq611.

Flg. lt8.

partir du point M. L'exrémité C de


la bielle part de M,, et ilécrit le seg-
ment M,N' pendant qùe B se déplace de M en N sur la
demi-circonférence MB'N; lorsque B dépasse le point N,
C revient en arrière et parcourt le segment N{Mt, pendant
que B décrit la demi-circonférence NBM. A ce moment B
est revenu en M, et le mouvement de C se poursuit avec
les mêmes alternatives de va-et-vient.
Le segment M1N1, que décrit le point C dans les deux
sens, est appelé cou,rse du point C; il est ér'ident que cette
course est égale à celle du piston P; nous pouvons donc
dire : pendant un tour de la manivelle, le piston décrit
deux fois sa course. De plus, la longueur M,N. est visible-
ment égale à MN, c'est-à-dire au double de la longueur de
BIELLE ET MANIVELLE

la manivelle; par suite, dans le u6canisme bielle et ma-


nivelle, la course de I'extrémitô de la bielle ou du piston
est égale au double de la longueur de la manivelle. Il
faut donc, pour éviter les chocs contre les fonds du cylin-
dre, que la longueur de celui-ci, diminuée de l'épaisseur du
piston, soit un peu supérieure au double de la longueur de
lu manivelle. ,

Vitesse moyenno du point C ou du piston. Supposons


que la manivelle ait une longueur l: 0n,50 et- qu'elle fasse
40 tours par minutel la course c du piston estégale à.21, c'eet-
à-dire à 22ç0-,50ou à.1 m.; par tourde la manivelle, le pis-
ton parcourt deux fois sa course, soit 2 m.; puisque la mani-
velle fait 40 tours par minute, le chemin parcouru par lepiston
en uue minute est égal à 40 >< 2 ou 80 m., ce qui correspond à
une vitesse moyenne ,
"-#-1m,33.
D'une manière générale, soit z le nombre de tours de la
manivelle par minute; la vitesse. moyenne du piston est
donnée par la formule :
' Anl nl
u:Fd:G.
Représentation graphique des espaces parcourus par
I'extrémité C de la bielle.
- Divisons la circonférence
AB en un certain nombre de parties égales, 12 par €xêût-
ple, et numérotons les points de division 0, t, 2... 11, à
partir de M. De chacun de ces points comme centre, avec
un rayon égal à la longueur BC de la bielle, décrivons des
arcs de cercle qui coupent zzt eî L' ,2' ,3t ... t l,t . L'extrémité C _

ile la bielle occupe successivement les positions Lt, 2' ... LLt ,
lorsque le bouton de la manivelle est aux points Lr2,3... l.l.
Par suite, lorsque B décrit I'arc Ml, I'extrémité de la
bielle parcourt le chemin M,1'; lorsque B décrit I'arc 1.!,
C passe de 1/ en 2', etc.; nous pouvons donc déterminer,
à chaque instant, le chemin parcouru par I'extrémité de la
bielle à partir de son point le plus bas Mr.
D'autre part, le mouvement du point B sur la circonfé-
rence R étant unitorme, E emploie le même temps pour
aÊcavraaE

parcourir chacun des arcsM-l, L,2..., une demi-seconde


par exemple; nous connaissons donc la position du floint
C après chaque demi-seconde de mouvement. Par suite,
'elans
la construction graphique de la courbe des espaces
parcourus par C, au lieu de compter le temps en secondes,
noùs pourrons prendre pour unité le temps mis par B à
parcourir I'une des divisions de R, par exemple; et, puis-
que nous avons convenu précédemment de représenter
I'unité de temps par une longueur, nous choisirons préci-
sément à cet effet la longueur del'un des arcs M{1, l-1...
Dans ces conditions, la longueur de la circonférence R re-
présentera la durée d'un tour.
Prenons donc sur irn axe Or, que nous avons mené par
le point M,1 une longueur Om égaleà celle de la circonfé-
rence R; divisons cette loirgueur en 12 parties égales nu-
mérotées 11, J.t... 12,; chacun des intervalles 0.I,, !r.Ir...
_est
égal à la longueur d'une' division de R et représente
I'unité de temps. Portons sur les perpendiculairJs à O.e,
élevées aux points la, 2r... des longueurs égales aux che-
mins Mr l', M.,21..,: nous obtenons ainsi les points lt 1, 2,t...
La courbe S qui joint ces points peut servir à représe.rter
la loi des espaces parcourus par le point C et, par suite,
par le piston P.
Cette courbe est partagée par l'ordonnée 6r-6r' en deux
parties symétriques correspondant chacune à une course
'd'aller ou de retour du piston; Ies deux Courses du mou-
' vement alternatif du piston ont donc
la même durée et
sont symétriques.
D'autre part, les ordonnées 1r.Lttr2t.2r'... ne sont pas
proportionnelles aux abscisses 0r.l{, 0{ .21... ou aux carrés
de ces abscisses; lês espaces parcourus par le piston n'é-
tant pas proportionnels aux temps ou aux carrés des temps,
Ie mouvementdu piston n'est ni uniforme, ni uniformé-
ment varié.
Nous appellerons poirtts morts les positions M, N occu-
pées par Ie bouton de la manivelle lorsque le piston est à
I'une des extrémités de sa course. On voit facilement qu'aux
points morts la bielle et la mânivelle sont en ligne droite.
I

Y/?ESSES ET ACCELÉN,{?10]YS

: L67. Représentation des vitesses et des


aeeélérations de I'extrémité de la, bielle ar-
tieulée sur la, tige du piston. : lo Vitesses.
Nous pouvons assimiler la Fieile Bc à une droite de
-lo,gueur constante, dont I'extrémité B se déplace sur la
cireonférence A, tandis que I'autre extrémité c se déplace
sur la droite a/a passant par le point A.
Dans ces conditions, nous avons vu ($ tbz, application 2)
-H
,j\i-i-'tu;,^*, {lu_, si l'on désigne pa*
" 1,0. n
Ie poini
,6 où la direction.de la bielle coripe la

,
b*?4+ iî'"."iiïllî:
I .. rrJ / ?;îï ilïHi:lt: - r sv re ur 4lsuGt-rll t;

i du point C (lig. 249), par V, V, Ies


"n/.)io
I
C, on a l'égalité :
It
lt
_r'
i- -

thIYa-A,E 8i lttr- ns''

Fig. 240.

v': AH x#.
/
Observons que AB est égale au rayon r de la manivelle;
que si, comme on le suppose généralement, le mouvement
de rotation du point B est uniforme, la vitesse circonfé-
rentielle V de ce point est constante; il en résulte que le
V
rapport est constant et, par.suiter ![uê la vitesse du
ÂE
point C est proportionnelle à Ia longueur AH.
On peut déd.uire de cette remarque un procédé permet-
tant de tracer la courbe des vitesses du point C.
Après ayoir divisé, comme précédemment, la longueur
afrcANraug

Orz, développement de la circonférence À, en 12 parties


égales correspondant shacune à un douzième de la circon-
férence décrite par le point B, on suppose que le point B
occupe successivement les positions 0, Lr 2r 3... lt; on
consiruit, pour chacune de ees positions, le segment AH
détni comme nous venons de le voir.
Sur les perpendiculaires à Om, élevées aux points 01 , 11,
At... L24, oa porte des longueurs égales à la valeur corr€s-
pondante de AH; on obtient ainsi les points I, II, III...'
qu'il sufût de joindre par un trait continu pour avoir la
courbe représentative des vitesses dans le mouvement du
point C. Nous avons porté les longueurs AH au-dessus
ou au-dessous de I'axe Om, suivant que ces longueurs sont
situées à gauche ou à droite du diamètre 0-6.
20 Accélérations. Nous admettrons que' dans un
mouvement rectiligne varié, I'accélération en un pointpeut
être déterminée à I'aide de la courbe des vitesses, comme la
vitesse en un point a été déterminée à I'aide de la courbe
des espaces parcourus ($ 82).
Poui anoir I'accélération du point C au moment ori le
bouton B de la manïvelle occupe la position 1, menons la
tangente IT à la courbe des vitesses au point I. Sur la pa-
ratlèle à Om quipasse par le point I, portons une longueur
IG représentânf I'unité de temps; I'ordonnée du point G
l" tangente IT en un point L; on démontre- que la
"oope
lon$ueur GLreprèsente l'accélération du point C, lorsque
la manivelle occupe la position 41.
Portons en ordonnée lrl, - GL et opérons de même
pour toutes les positions de la bielle; en joignant par un
irait continu les points ainsi déterminés, nous obtiendrons
Ia courbe IrIIrIII,... représentative des accélérations du
point C dans son mouYement rectiligne varié.
- Remarque. la€ourbe ainsi construite que
- On voit sur
I'accéléraiion du point C atteint sa plus grande valeur au
print mort arrière.
290
WILISATION DU IIÉCAMSME BIELLE ET AANIVELLE

ÀP P LICATION.

La manîvelle d'une pompe à, simple effet fait 40 tours par mi'


nute; sa longueur est d; 45 rnm., celle ile laltielle d'e 200 mm.
Cons'
truiie les ciurbes représentatiyes ilu Inottvenent ile I'ertrémité
d,e la biette articuléâ sur la tige d,e piston (courbes d,es
espoces,
d,es vitesses, d,es accéIérations).

: 168.Utilisatton du méeanlsme bielle et


manivelle pour tranqformer un rrlotlvo-
nrent rectiligne elternatif en un nrouvement
circulaire contlnu. : Le mécanisme bielle et mani-
peut encore
velle, que nous avons étudié précédemment,

Ftg.l5o.

servir à transformer un mouYement rectiligne alternatif en


circulaire continu.
Cette disposition est fréquemment appliquée,.dans la
machine à v-apeur par exemple. soit P le piston d'une ma-
chine à vapeui, don-tla tige AB e_st ûxée en B à une bielle BG
articulée Ën C à la manivetle CO (fig. 260). Le piston P est
animé d'un mouvement rectiligne alternatif; il en est de
même de I'extrémité B de sa tige. Ce mouvement est trans-
formé par I'intermédiaire de Ia bielleBC en un mouvement
circulaire continu de la manivelle oc, et, par suite, de I'ar-
bre o sur lequel est généralement monté un volant. Le
point O se trouve sur le prolongement de AB, et, comme
'nous
I'avons déjà vu ($ t66), la course du point A es1 égale
au diamètre MN d,e la circonférence OC, c'est-à-dire au l

double de la longueur de la manivelle.


En iupposant que Ia mq{ivelle OC tourne d'un ûlOllVB-
300
aÊcaNrAaE
ment uniforme, on déterminerait comme nous I'avons fait
(ss 166' r6f la courbe des espaces parcourus, des vitesses
et des accélérations dans Ie mouvement de I'extrémité B
de la bielle.
Points morts. Désignons par p la pression qû'exerce
la.-vapeur sur le- piston-; cettË pressidn, transpirtée au
qgi.nr.B, peut être décomposée en deux forces i I'une e,
dirigée suivant BG, appuie Ie coulisseau B sur la glissière
et donne lieu à une rqFistance de frottement qu'il eît facile
de calculer; I'autre F; dirigée suivant I'axe'de Ia bielle,
peut être transportée au point C et décomposée à son tour

conférence OC, fait


tourner Ia manivelle.
Divisons la circonfé-
rence OC en un nom-
bre pair de parties,
Fig. 251.
égales (fiS. 251), 12
par exemple, de fa-
çon ilue les points de division 0, 6 se trouvenf ao* extré-
mités du diamètre MN, et déterminons, comme précédem-
ment, les forces fr, ft, lorsque le point C occupe successi-
vement les positions 0, 1r2,3...I1 est facile de su rendre
compte que la force fi, {ui tend à f àire tourner la manivelle,
est nulle lorsque Ie point c est en M; gu'elle crolt ensuite
jusqu'à ce que la bielle soit perpendiculaire à ra direction
de la manivelle, p_our décroltre et s'annuler lorsque le
point C est en N. Il en résulte que I'effort moteur sur la
manivelle varie à chaque instant; on comprend ainsi qu'il
est nécessaire de fixer un volant sur I'arbre O pour régu-
lariser le mouvement de cet arbre.
__
Nous avons déjà appel é points mortsles deux points M, N.
Il est évident que, si la machine s'arrête lorsque la mani-
DIACNATTE DA TNAVATL

velle està I'un des points morts,I'action de Ia bielle ne peut


sulfire à la remettre en marche. On doit alors agir à la
main sur le volant dans le sens convenable jusqu'à ce que
la manivelle ait dépassé le point mort. Dans les locomo-
tives, on évite I'effet qui se prod,uit aux points morts en
employant deux manivelles, calées à angle droit sur le
même essieu; lorsque I'une d'elles est au point tnort, I'au-
tre se trouve à peu près au point où la force fi atteint sa
plus grande valeur; cette dernière peut donc assurer la
mise en marche.

: 169. Diagramme du trovall.


- Proposons-nous
d'évaluer graphiquement le travail effectué par la force
variable ftr qui lait tourner la manivelle.
Pour cela, divisons la circonférence O (fig. 249) en un
certain nombre de parties égales et déterminonç la valeur
de la force fi lorsque le point C occupe successivement
les positions qui correspondent aux points de division ob-
tenus.
Portons sur un axe Or, à la suite les unes des autres, les
divisions de la circonférence O, et sur les ordonnées des
points L' , 2' , 3'... prenons des longueurs représentant les
valeurs correspondantes de la force fi; nous déterminons
un certain nombre de points qui, joints par un trait con-
tinu, nous permettent de tracer les courbes D et D'. It
suffit d'évaluer les surfaces S, S' limitées par ces courbes
au-dessus de I'axe Or, en appliquant la formule de Simpsorr
par exemple, puis d'en faire la sommer pour obtenir le tra-
vail effectué par la force variable fi pour un tour de.la ma-
nivelle.

l. Nous avons supposé, dans lnétablissement du diagramlo de la ligure 249,


gue la vaperrr eet admiso dane le cylindre (fig. 248) p€ndant ll3 d,e chaquo
course, puis qu'elle re détend, en suivant la loi de Mariotte, jurqu'à la lin de
la course. Pendant cette détente, la pression P sur le pistol esr. drll'erento
pour chacune des positions ile co dernier.
902 MÉcANrAaE

APPLICATION.
Dans une machine à vapeur, on d,onne :
Pression de Ia vap,eur par centirnètre cané, le kg.
Diamètred,ucylind,ro.,.. 5L0 mm.
Course d,u piston 700 mrn,
Longueur d,e la bielle 2m,10.
En- supposant_ que la pressïon de la eapeur reste constantl
pendan.t toute Ia durée d,'une cortrse, d,éierminer graphigue-
ment:,lo la pression Q sar la glissière G;2o le d,iagra-m*à du
travail efectué sur le bouton c d,e la m,anivelle et là eareur de
ce travail pour un tour.
Réponse : lo Q
- 4764 kg.; 2o T - 39900 kgm, (environ).

170. Exeentrique cireulaire


-à eollief.- Dans l'étude du mé-
canisme précédent, nous ne nous
sommes pas préoccupés des dimen-
sions du bouton B de la manivèlle,
de sorte que les résultats obtenus
sont encore applicables au cas où le
rayon du bouton est supérieur à la
distance AB de I'axe rnoteur et du
centre du bouton. La manivelle est
alors constituée par un disque cylin-
drique E en métal plein ou évidé (fig.
252), pouvant tourner autour de I'axe
A qui ne passe pas par son centre B.
La distance AB:e, qui représente
la longueur de la rnanivelle, est appe-
lée encennicité.
t-
sr
. Le disque E.est entouré par un col-
sc'' lier ou bague en deux parties, réunies
Êrl
L par des boulons â; une de ces parties
Ftg. 252. est liée à une tige T, appelfe barre
d,'encentrique, afiiculée à son autre
extrémité avec la tige à conduire. La bague et la barre
's03
ctilrs
d'excentrique remplacent la bielle. Il est alors facile de
voir que là tra.rsmission du mouvement est identique__à
celle iu'on obtiendrait avec une.bielle et une manivelle
ordinaires; en particulier, la course de I'extrémité de la
bielle est égale au double de I'excentricité.
Cet appaîeil peut être calé en un point quefcolgue d'un
arbre tournant; it enite le coude qu'il faudrait faire pour
livrer passage à la bielle; par contre, le frottement du dis-
qut .oïtte la bague est considérable, de sorte que I'excen-
-n'est
ùiqu* à collier généralement employg qlt pour la
corimande des pièces légères (tiroirs de dispibution de
vapeur).

l7t'. Cames. - Considérons un arbre A tournant


-d'une manière uniforme et une tige XY convenablement
guidée, de façon à se déplacer constamment
iur la direction zz' (fig. 253). Fixons sur A
un corps cylindriquê, M, de profil quelcon-
que S, et supposons que la tige XY appuie
zur ce profil, par I'intermédiaire d'un galet
G; il est facile de se rendie compte qu'à cha-
que saillie du profil, la tige sera soulevée et
qu'elle s'abaissera, par contre' à chaque
creux. On peut alors se proposer de donner Fig' 253.
au profil S une forme telle que le mouve-
à une loi
-..rt rectiligne alternatif de la tige XY satisfasse M ob
déterminé. i a" sorte qu'en *pp.I".tt came le corps
tenu, nous pouvons dire :
IJne cni" est un corps de forme généralement . cylin'
drique, dont le profil .rf dét.r*iné de façon à transformer
le riouvement circulaire continu d'un arbre A, sur leguel
elle est fixée, en un mouvement rectiligne alternatif, ré-
pondant
- à une loi cônnue, d'une tige guidée XY' .
Tracé des cames. Nous trouJ bôrnerons à étudier le
-
cas où la directioî zz'reîcontre I'axe de rotation et lui est
perpendiculaire.
-
D-orr* ce cas, on détermine d''abord, dnaprès la nature de
la matière employée, la plus petite épaisseur -à donner à
la cape, soit ÀD; ae A commô centre (fig. 254)' avec un
301 tÊcaltraaa
rayon AB, égal à AD augmentée du rayon du galet, décri-
vons une circonférence R, que'nous diviserons en un certain
nombre de parties égales, 16 par exemple, numérotées à
partir du point B où cette circonférence rencontre az,.'Sup-
posons que I'arbre A soit animé d'un mouvement de rota-
tion uniforme; le point B parcourt sur la circonférence R
des arcs égaux dâns des teurps égauxi par suite, comme
dans l'étude du mécanisme bielle et mani'elle, la longueur
d'u4e division de R peut servir à représenter l'unité de

El
I
z'l
I ['ig. 95a.

temps, et la longueur de la circonférence R la durée d'un


tour.
Portons sur une droite Or une longueur Oa égale au
développement de R et construisons sur cette droite, con-
sidérée comme axe des temps, la courbe H représentant la
loi du mouvement que doit avoir la tige'XY; les ordonnées
,.,L'r2.2', de cette courbe nous donnent les espaces parcou-
rus par la tige après
h, hde touri de l'arbre A.
Menons les rayons A.t, 4.2... et portons sur ces droites,
à partir de la circonférenee R, des longueurs |.Ltt
2.2n il sufût - l..Lt,
de joindre par une courbe les points
-2.2t...;
L', 20... ainsi déterminés pour obtenir le profil S de-
manalé.
En effet, lorsque R a tourné de de tour, c'est le rayon
#
4.1 qui est dans le prolong.*.ttid" la tige; eelle-ei s'est
donc déplacée d'une quantité 1.lt égale à I'ordonnée t-,1",;
t2-d" tour, le rayon 4.2 est dans le
. -*
après prolongement de
la tige; celle-ci s'est déplacée de 2.2r 'mou-
etc.; Ie
vement de la tige XY satisfait donc -2.2t,
bien aux conditions
imposées.
Si, comme nous I'avons supposé, entre les points b, et
8/ la courbe des espaces comprend une portion rectiligné
5'.8'parallèle à I'axe Ox, la tige doit resier au repos pen-
dant que l'arbre tourne a"rft de tour correspondantsl or,
les ordonnées 5.5t, 6.6tr7.7t,8.8/ étant égales, il en est de
même des longueurs 5. 5'1, 6.6tt, 7 .7r, 8.8il, portées sur les
rayons 4.5, 4.6, 4.7, 4.8; les points bt, 6o, Trr Bt sont
alors situés sur un arc de cercle 5t.8t de dentre A. pendant
que la tige appuie sur cet arc de cercle, sa distance à I'axe
A n9 c]ra1ge pas; la tige reste donc au repos. Lorsque le
profil S d'une came comprend un ou plusieurs arcs dL cer-
cle analogues au précédentrla came est dite came èr. ond,es.
t2
Après
ffi de tour, la tige occupera Ia position p
(BP- L2.t2'), qui conespond au poinr Ie plus haut de sa
course. A partir de cet instant, la tige doit redescendre;
mais elle- ne peut Je faire que si elle est appliquée sur la
came, soit par son poids, soit sous I'action âtun ressort.
Si Ia came est telle que toutes les droites tr.gr, Zr.!,0r...,
,t3r.m"t,par A_et_limitées au profil, soient égales, on peut
diviser la tige XY en deux parties GX, Ey, ieliées I'uïe à
I'autre par un châssis. La came pousse le point G à la rnon-
tée et le point E à la descente. Elle peutàinsi conduire la
tige dans les deux sens.
pratique, la tige appuie toujours sur le pro{il 5 pr"
I'intermédiaire de galetJ G mobilËs autour de leurs .axes,
de façon à le frottement de glissement par un
frottement de -remplacer
roulement. Il faut tenir cotipte du rayôn ,' de
ces galets dans le tracé du proûl S; pour cela, dà chacun
306 aÊcaNraaa

despoints 2"r 3'l... comme centrer avec un rayon égal à


Lur
r, on décrit des circonférences et I'on trace une courbe
S' tangente à toutes ces circonférences, comme I'indique la
figure 222 z S' est le profil enact de la came' S son prolil
titéoriq ue.
Tracé réciproque. Etant donnée une came' on peut
-
fircilernent trouver la loi du mouvernent de la tige qu'elle
conduit. Il suflit, pour cela, de tracer la circonférence R,
de la développer en Oa sur un axe Or et de Porter sur les
perpendiculaires à Oæ menées par les points de division
de Oo, des longueurs l.l.t ,2.2t ... respectivement égales aux
prolongenrents l. Ln, 2.2n ... des rayons A. 1, 4.2... La courbe
gu'on obtient en joignant les extrémités de ces ordonnées
est la courbe représentative de la loi des espaces parcou-
rus par la tige XY.
Applications des cames. La facilité avec laquelle il
-
est possible de communiquer à une tige guidée, par I'inter-
médiaire d'une came, un mouYement rectiligne alternatif
satisfaisant à des conditions déterminées, fait employer
les cames dans un très grand nombre de machines, parmi
lesquelles nous citerons les métiers à tisser, les machines
à coudre, à tricoter, les cribles et les butoirs des mou-
lins. Les soupapes de distribution des moteurs à vapeur,
à gaz, à pétrole, etc.r sont commandées par des cames. La
course airiçe, c'est-à-dire celle qui correspond à la levée
de la soupape, est déterminée par I'action de la came sur
un galet â. tu tige de la soupape, tandis que la course d'e
retour ou de fermeture s'opère le plus souYent sous I'aetion
de ressorts, de façon que I'obturation soit rapide.

APPLICATIONS.
ll Le tiroir d,'une machine à vapeur est cornmand'é par u,fl. €fr'
centriqae lfig. 250). On donne R- 92 nttn., d,-35 mm.., e:
64mm-.; I'arbre L fait 100 tours par minute; I'effort nécessaire
pour assurer Ie mouvenrent ilu tiroir est évalué à 668 kg. CaI-
iuler : Lo Ia course ilu tiroir ; 2o Ie travail absorbé en une second,e
par le frottement d,u collier sur Ie d'isque. On prenilra f:0,047 .
- Réponses : Lo 108 mm.; 2o 30 kgm.
COMPOSANTES DE LA $ONCE D'INENTIE

2\ tr'dire le tracé théorique et le tracé eract il,'une came d,es-


tinée à communiquer èt. une tige un mou.eement uniforme d,e mon-
tée et d,e descente, On suppose que I'amplitude d,u mouvement
est égele à 120 mnt,, que Ie d'iamètre d'u galet est égal ù.30 mm.
ct le plus petitrayon d,e la came ù45 m.m. (Cette cd,rne, à cause
de sa forme, est appelée eame en cæur.)

172. Composantes de la foree d'inertie. :


-lo Pour un point matériel.
- Nous avons vu ($ 67) que la
force d'inertie F' est la réaction que tout corps oppose à
I'action F, appelée force, qui modifie son état de repos ou
de mouvement.
Soit A un point de masse m, soumis à I'action dg forces
admettant une résultante F; la force d'inertie F' du point
 est, à chaque instant, égale et directement opilosée à la
résultante F. Désignons par y I'accélération communiquée
au point A par la force F, et supposons que A soit animé
d'un mouvement varié sur une trajectoire circulaire C de
rayon R. Nous avons vu (S 151) que I'accélérationT admet-
tait alors deux composantes : I'une 7i, dirigée suivant la tan-
gente à la trajectoire, l'autre ai"igee suivant la normale
fr,
à la trajectoire. A ces accélérdtions correspondent des for-
.gz
ces mit, mç, qui peuvent être considérées comme étant les
composantes de la force F, suivant la tangente et la nor-
male au cercle C. A chacune de'ces composantes corres-
pond une composante de la force d'inertie, qui lui est égale
ct directement opposée, de sorte qu'il est possible de dire;
A un instant donné, la force d'inertie F'd'un point A,
animé d'un mouvement circulaire varié, atlmet deur
composantes, I'une tangentielle, I'autre normale à Ia
trajectoire du point A et dont les valeurs absolues sont
respectivement égales à *iret à
#.
L'une de ces composantes mjs est appelée force d.'inertie
tangentielle,' lavaleu -+de la seconde nous montre gu'elle
se confond avec la force cennifuge ($ 154)t
s08 aÊctnrcun

2o Pour un corps. Nous nous occuperons seulement


ici du cas où le corps-est animé d'un mouvement rectiligne
de translation, et nous verrons le cas des corps animés d'un
mouvement de rotation autour d'un axe au $ 184.
Lorsqu'un corps S est animé d'un mouvement rectiligne
de ffanslation, il se meut comme si toutes les forces qui
agissent sur lui étaient transportées parallèlement à elles-
mêmes en son centre de gravité G et comme si sa masse
totale était concenmée en ôe point ($ 91). La force d'inertie
F' du corps S est, par suite, appliquée au centre de gravité
G; sa direction est celle du mouvement. Sur cette dire-c-
tion, elle agit dans le sens du mouvement si la vitesse dé-
crolt, en sens inverse si la vitesse croitl enfin, I'intensité
.de la force d'inertie F', à un instant donné, est égale'4u
produit de la masse M du corPs par I'accélération tangen-
tielle que possède S à cet instant.
On peut avoir Ia valeur de cette accélération en cons-
truisant la courbe de ses variations.

:173. Organes anlmés demouvements alter-


natifs. - Considérons un organe animé d'un tel rtrouY€-'
ment; au début et pendant u.ne partie de la course, la vi-
tesse croît; puis elle décroît dans une deuxième partie de
la course, à la ûn de laquelle elle devient nulle. Le mouve-
ment et la vitesse changent ensuite de sens; on conçoit l
alors qu'à I'instant où ces modifications se produisentr la 1

valeur de la force d'inertie puisse être considérable. On


diminue cette valeur en réduisant autant que possible la ,,

masse de I'organe et l'accélération de son mouvement.


I

APPLICATION.
En se reportant à I'application d'u $ 167_et en supp_osant que
le piston ilela pompe pèseï kg., calculerla valeur de la force
d,iinertie aux d,eur points morts.
Réponse : au point mort arrière, F'-0k8,500; au point mort
avant, F'-Oks,300.
AARTEAA 309

CHAPITRE XXII
. MABTEAU. - PEBCUSSIONS. - CHOCS

- 174, Dfarteau.: Proposons-nous d'étudier I'effet produit


par unmarteau de 10 kg. tombant de I m. sur une pièce dont il
réduit l'épaisseur de t mm. Le marteau descend d'une hauteur
H
- 1+ 0,001- 1û,001. Le travail effectué par la pesanteur dans
cette chufe est mesuré par le produit PH-10><1,001-10,01
kgm. Ce travail a été dépensé pour produire la réductiou d'é-
paisseur de la pièce.
Posons doucement sur celle-ci un prisme de même base que
le marteau et cherchons à déterminer le poids P' de ce prisme,
de façon qu'il réduise l'épaisseur de la pièce de I mm., dans
un temps plus ou moins long. Nous pouvons admettre que les
quantités de travail dépensées par le marteau et par le prisme
pour,vaincre la résistance de la pièce sout égales. Or, le travail
du poids P' du prisme est mesuré par le produit P'2ç0,001; on
a donc l'égalité :
P'2,40,001:10,01;
d'où I'on déduit:
n':ffi-rooto ks.

Calculone maintenant, d'une façon approximative, la durée r


du contact dqmarteau avec la pièce. La forcequi arrêtelemar-
teau est la résultante R de son poids et de la résistance opposée
par la.pièce; nous admettrous gue la valeur moyenne de cette
résistance est égale au poids P' du prisme, c'est-à-dire à
10 0f 0 kg. La r'ésultanteR est verticale, dirigée de bas en hautl
son intensité est égale à 10 010-10, c'est-à-dire à 10 000 kg., et
son impulsion à,Rr.
D'autre part, à I'instant où commence le contact, lé marteau
est animé d'une oitesse v-r/2gT-ltEBb<I-[m,40 envi-
ron; sa quantité de mouvement est donnée par l'égalité:
t0
Mr:nf1X 4,40.

Écrivone que I'impulsion de la force R est égale à la guantité


'de mouvement qu'elle détruit; il vient: '
NECANIQTE
310
10
10 ooor-Eirt!4,40;
d'oir I'on déduit:
!g;.. L Ltl
e:m1;f,ôft-o:o seconde' ooo4 environ'

en résulte qu'un marteau de C'0 kg',-lancé à la


vitesse de
Il
48,40, qui corre-spond à unehauteur dJ chute de t m'' c'est-à-
di"" d"i" des conïitions qui ne dépassent pas celles de lamême pra'
iiqo" o"tlioaire, peut prodoi"e dan-s un temps très c3u1t,l^e
on
ud"t qo'oo poiils âu'rooro kg. dans t'o iu*p" plus.long'
to-p*'u"a ai'nsi tous les avantages que présente I'emploi de
cet'

instrument.

- Percussions. - D'une manière générale' on


L75.
appelie percossions des forces très grandes agissant
pèndant untemps très court.
Nous dirons donc que I'e{lbrt exercé par le
marteau dans
I'expérience précédente est une percussion'
Or, ,rrppot. qoa I'intensité d'une percussion est assez
la
grande, î* au"eâ de son action as"e" petit€' poY: que
îit.rr* communiquée à son point d'appiication soit "pqr:-
ciable alors qu" lô déplacernint de ce poi.tt est négligeable,
puisqu'il ,o*i"tporrd à une certaine vitesse dans un temps
très court. '

:Llï.Notlonssurlechoe'-Lorsqu'uncorpsAde
.massem, erL mouvement' rencontre un autre corPs B de
*"rra *;, uo repos ou en mouvement, il se produit un phé'
nomène particulier aPPelé chog.
L'étude du choc, à un point de vue général, est très com.
pliquee; aussi nous boinerons-nous à donner quelques
ixpiications sur des cas particuliers'
'sopporons que les corps A,-B soient des sphères' se-
iléplaçant dans le même sens, de faqon clue leurs centres
décrivent la mème droite s'n. Lt surface de contact MN de
à la
ces deux corps' âu moment du choc, est alors normale
droite qui joint leurs cenres de gravité; on dit, en pareil
cas, que le choc esl direct.
tierigooos par rr, r" Ies vitesses des corps At B au mo'
c$Ùcs 8il
PÈRCUSSI0NS. -
ment du choc : iI est évident que e doit être supépieur à rr'.
Dès que les corps arrivent au contact, ils se compriment
I'un ltautre et se déforment. Ilse produitalors dans la sur-
face MN des pressions mutuelles qui ont pour effet de mo-
difier les viteises des deux corps A, B, de sorte qu'au bout
d,un temps très court ces deux corps prennent la même
vitesse a.
calculde la vitesse commune.-Nous admettrons que
la quantité formé pal les deur sphè-
cle mouçement d,u système
res est constante pendant toute la durée du choc'
Or, au début âu choc,la quantité de mouvement du sys-
tème est égale à mv{m'v'; à la lin de cette première
période, ellà est égale à (**m')a. Nous pouvons' par suite,
écrire l'égalité :

mvlm'v':(m! nz') u,
et en déduire :

u:*,|.t*'.
m+rn'
A partir du moment où les deux corps ont acquis une
vitesse commune, les phénomènes qui se produisent dépen-
dent de la nature des corps considérés'
Nous nous placerons dins deux cas tout à fait particuliers
qui constituent les cas limites :
' lo A et B sont entièrement dépourvus d'élasticité (corps
mous);
2o A et B sont parfaitement élastiques'
Lo A et B SOnt des COrps mOUs. Ces corps ne tendent
leur forme
-
primitivel lorsqu'ils o-nt acquis
pas à reprendre
Teur viteise commune r,l, ils continuent ensemble leur rno.1-
vement avec cette vitesse, en conservant la forme qu'ils
ont reçue par suite du choc.
2" A et b sont des corps parfaitement élastiques' -
Ces corps tendent à reprendrè exactement leurs formes pri-
mitives àlté"é.r par le ôhoc; les réactions qui se produisent
au contact ont pour effet d'augmenter la Vitesse de I'un
des cor.ps, de dirninuer celle de I'autre, de sorte qu'ils se
sépareni, au bout d'un temps très court, avec des vitesses
en général différentes de celles qu'ils possédaient avant
MTCANIQAE

Ie choc. Aucune perte d'énergie ne se produit dans le choc


de deux corps parfaitement élastiques.

Conséquencês. En réalité, les corps qui se. choquent ne


-
sont jarnais parlaitement élastiques et, par suite,'ne rep-reunent
pas, àprès le choc, exactement leurs tbrmes primitives, de sorte
!u'il se produit toujours une pette d'énergie, parfois considé-
rable. C'est pounquoi il est indispensable d'éviter les chocs dans
les machines.
Lorsque le choc est destiné à produire un travail utile, il faut
employôr des corps aussi élastiques que possibl"l-9" façon à
réduirL au minimum les pertes d'énergie. On utilisera' par
exemple, des marteaux bien aciérés et bien trempés.
D'autre part, il résulte de la théorie du choc que' pour
enfoncer ui clou ou un pilot, iI vaut mieux employer uD mar'
teau ou uu mouton lourd animé d'une lhible vitesse,gu'un mar-
teau ou un mouton léger, travaillant à une vitesse plus grande'
I)'une manière génèrale, malgré les pertes d'énergie qui se
produisent inévitablement dhns le choc, on emploie c-e-procédé
îo""qo" I'effort moteur dont on dispose est inférieur à la résis-
tancô à vaincre. chacun sait, en e{fet, qu'il estplus facile d'en-
foncer un, clou dans une planche à I'aide d'un marteau qu'en
exergant une preasion continue sur Ia tête du clou'

APPLICATIOfiS.
ll Calculerl'énergie perilue d,ans le choc ile d,euæ corps tnou.s,
I'un d,es eoTps d,e masse m' étant a'u rcpos a.Yo'nt Ie ehoc.
' I mrn'vl mvz 'l
Réponse t 16 ou VXC^-
frT'
.....:::_
2l Deut corps parfaitenzent élastiques, d,ontl'un de masse d
au, repos,'se ihoquent. Calculer la vitesse d,e chacun ile ces
est
corps après le choc,

Réponse: Y - m+n"'-*F"='*u
-|-V'A;'V':
conPs rounlYtflfls

3) Vérifier que la perte d'énergie est nulle dans le choc d,e


deux corps parfaitement élastiqu.es.

4) Une boule d,e fer ile poid,s p:3 kg., animée'd'un mouçe-,
ment vitesse
d,e v-20 m., vient frapper une boule d,e bois immo-
p':0 kg. 300. Calculer Ia çitesse d,e chacune d,es
bile, d,e poid,s
boules après le choc, en Eupposant qu'elles soient parfaitement
éIastiqùes.
Réponse : V :16m,32 ; V'-36n,364.

5l Problèrne analogue auprécédent ensupposant que laboule


m., la boule ile fer sup-
d,e bois rencontre, a,vec une vitesse de 30
posée irnmobile.
Réponse : Y-24m,545 (la boule de bois revient en arrière
sur sa trajectoire); Y'-5-,454.

CHAPITRE XXIII
BPS lOUBN AIITS

L77. lltse en marehe des eorps tournants.


:- Considérons un corps K (fig. 255) tournant autour d'un
axe ær', et proposons-nous de calauler le tra- tx
vail nécessaire pour lui communiquer, à partir
du repos, une vitesse angulaire to.
Soit A un point de ce corps situé à la distance
r de I'axe, m sa masse, e sa vitesse linéaire. La
force centripète.qui agit sur ce point ne travail-
lant pas, puisqu'elle est constamment norn-rale à
la trajectoile de A, le travail nécessaire pour
communiquer à la masse ,rz, partant du repos,
la vitesse p dans la rotation considérée, est égal à celui qui
lui communiquerait la même vitesse, à partir du repos,
dans un mouvement de translation; il en résulte que I'éner-
gie accumulée dans Ia masse m est donnée par la formule :
uÉcmrcan
9r4

(r) u:f;n";
la vi-
ou, si l'on remplace p par sa valeur en fonction de
tesseangulaire,
, ôo
,:itn'ul'r"
(2)
Pour obtenir l'énergie totale E, accumulée dans le corps
K,-ii .offït de détermiier l'énergie de chacun des points de
ce corps, comme nous venons dË le faire pour A, et
d'ajou-
ter les résultats obtenus :
pou* le point B, de masse mt, à la distance r'de I'axe:
I
e':àm'r'Z.o'i
pour le point C de mass e m't, il la distance r/ de I'axe :
{
etc.
"':-1nzttrilug,

Nous pouvons donc écrire :

E : I "' * e' + ... :t


e rnrzuz *f,^'''L*' +rm'ro'w' * "'
I en facteur commun
ou, en mettant itl2
:

I
E:;rt (*r'* m'r'v * mttrttz + ...).

si la vitesse du corps K variait, seul dans cette formule


que la
Ie tacteur o prendraitïne valeur différente, de sorte
entre parenthèses ne dépend {9e d.e la nature et de
somme
la forme du côrps K. Cette somùe, désignée o-rdinairement
ana-
en abrégé par tô symbole Enrt (lire ' somme d'e termes
Iogues f *ït, ou iimplement :-sonzme' de mrz) ou pâr
la let-
,"Ë I, est appelée moment d'inertie du corps K par rap-
port à I'axe a'.r.
Si I'on tient comPte de cette notation, la valeur de E
devient :

(3) E : I'rI,
conPs rouRNtIY?s 915

ce qui s'énonce : à un instant iléterminé,I'énergie accu-


mulée, à partir du repos, par un corpB qui tourne.autour
d'un aie ôst égale au-deml-proiluit du momeht d'inertie
de ce corps pâr le carré de sa vitesse angulaire à cet
instant.

- L78. Arrêt des eorps tournants. : Pour arrê-


ter un corps tournant à la vitesse angulaire o" on-supprime
tout d'abora t* force motrice ; les résistances passives qui se
produisent inévitablement pendant le mouvement suffisent
â I'arrêter au bout d'un temps plus ou moins bng. Lors-
qu'on veut réduire la durée de I'arrêt, on peut faire usage
de freins. Dans tous les cas, si I'on représente par T le
travail effectué par les résistances qui suffisent à arrêter
le mouvement, l'énergie E acquise par le corpsr au moment
où cesse I'action motrice, est tout entière employée à
vaincre ce travail, de sorte que le corps s'arrête lors-
qu'on a :
T_E
ou: tl
T:f rotl.

qu'entre deux iustants déter-


GéndraligatiOn.
- Supposons
minés, le corps K passi àe la vitèsse angulaire to à la vitesse
angulaire ul'; son énergie, qui était primitivement: B -f,'n,
tl
devient U, =â,tr,sl. La variation de l'énergie pour I'intervalle
de temps eonsidéré egt donc mesurée, en valeur absolue, par la
différence :
E'
- E -|r''t -|"r -|t 1''' -,os).
Comme pour le mouvement de translation, en désignant par
T. la somme des travaux des forces motrices, par T. la sonrme
de, t"uoaox des forces résistantes, on démontre la relation :

Tû,-Tr:+(ro'l-os)I.
Avant d'appliquer ces résultâts à quelquee exemples, noua
3t6 xÉcntnun
allons étudier d'un peu plus près la composition de la somme
des termes analogues à nrrz, que nous avors appelée moment
d'inertie du corps K.

- 179. Moments d'inertle. : Soit le volume du


p
petit élément A de masse rll et de poids P, {ue nous avons
assimilé à un point, d'Ie poids spécifique de la matière qui
constitue le corps K. On sait que * d'autre part, le
-+1
poids d'un corps étpnt égal au produit a"oron volume par son
poids spéciûque, on a p-vd;par suite, *:+. Rempla-

çons m par sa valeur dans l'expression -"n; illiurrt


o ?dn
fl2P':-7'.
I
Pour le point B, on trouverait de même i m'r'2
-U Dt
r'' ,
de sorte ![ue 3

t:o.'!r"
t'c *'4r,, *...
bD

8' *
-!pr, r,r,r+...)
L'expression entre parenthèses, que nous représenterons
par le symbole 2vr2, est le moment d'inertie du corps K
par rapport à son volume, hndis que I'expression Emrz,
que nous avons obtenue tout d'abord, est le moment d'iner'
tie du corps K par rapport à sa masse..Le momentd'iner-
tie d'un corps par rapport à son volume ne dépend gue de
la forme de ce corps et peut être déterminé par le calcul.
Comme dans l'étude du centre de gravité, où peut assimi-
ler certains corps à des lignes ou à des surfaces etr par
suite, rechercher les nroments d'inertie de lignes ou de
surfaces.
Les formulaires donnent généralement la valeur du mo-
ment d'inertie d'un corps par rapport à sa forme (volume,
surface ou ligne); on obtient le moment d'inertie par rap-
port à Ia masse en multipliant le résultattrouvé par le poids
ipécifique du corps considéré et en divisant par g:9,81.
-t,

nÉTEnilNATTON GnApnrNJE DES MOMENTS D'TNERTIE

: 180. I)éterminatlon gra,phique des monrents


d'inerti@. : Nous allons indiquer sur un exemple le
procédé graphique employé pour déterminer le moment
d'inertie d'une surface.
soit à calculer le moment d'inertie de la surface s par rap-
po.rt àun axe r'r passant par son centre de gravité (fig. 2J61.
Décomposons cette surfice en un certain n-ombre àu""""t*n-
gles dont les côtés sont parallèles ou perpehdiculaires à la
direction de I'axe rtc. calculons les valèurs s1 r sir... des sur-
faces de ces rectangles et déterùinons leurs'"errtr". de gra-
vité g, t g2,.. Nous allons opérer comme si nous voulions com-
poser des forces parallèles à of..
I' axe t' *, par suite parallèles
entre elles, respectivement
égales à sa, $2... et appli- rllt *,.
quées aux points Sr, S2... 3L-* \
La droite AB sur la- 'SiEè'
quelle nous avoirs porté, à
partir du point A, à la suite ï' ,,"
les unes des autres, des lon- | ,,'
gueurs représentant à une
li
Bl/
certaine échelle les surfaces
81, s2... est le polygone des
forces. Il est évident que le Fig. 256.
nombre qui mesure la longueur AB est égal au nombre S
qui mesure la surface.
9 Ilnt un pôle quelconque, menons les rayons polaires
^ O1r... OB et construisons,
OA, comme nous I'avons indi-
qué précédemmenr ($ 28), le polygone funiculaire rnn...sr.
Les côtés extrêmes ntn, st de ce pàtygor," se coupent en un
point c, er nous savons ($ bz) què t" farallèle à li direction
ç coupe fa*e i, ,u centredegravité
des forces menée p:r
G de la surface s. Désignotr-s p*" s' la surface limiiSe par
le polygone funiculairi npq..]s et par les droites ,,C, ôr;
p-ar H, la distance du pôle ô au polygone des forces AB.
on démontre que le moment a'ineriiË I de la surface s,
par rapport à I'axe'.rrr, est donné par la formule :

I:2H X S'.
3t8 ItÉctNna8

Il suflira donc d'évaluêr la longueur H et Ia surlace St


p-our
-
obtenir le moment d'inertie cherché.
Bemarques. 1o On doit évaluer la surface St en utili-
-
sant I'échelle qui a servi à représenter les surfaces s1r s2...
2o Si I'on choisit le pôle O de façon que les rayons OA,
OB fassent des angles de 45o avec la droite AB, la hauteur
H du triangle rectangle isocèle AOB est égale à la moitié
de I'hypoténuse AB, puisque AB représente la surface S;
on peut écrire
H:i,s
et, par suite,
I:S><S'.
t81. ilIoment d'tnertie polaÎre. - On appelle
-moment d'inertie polaire d'une surfgce plane S (fiS. 257),
par rapport à un axe z'tz perpendicu-
laire à son plan, la somme des pro-
duits, tels que sr8, formés en multi-
pliant I'aire s de chacun des éléments
qui composent la surface S par le carré
de sa distance r au pied O, appelé pdle,
de I'axe ztz strt le plan.
On pose :
v"
J : sr2 * s'rn * srrnz f... - Xsr2.

Prenons dans le plan de S deux axes rectangulaires, r'c


et U'A, passant par Ie point O. Les triangles rectangles'
tels que sÀo, donnent :

r:tt _ a,z * b, i
, rt.=_ Atr b,, ,,,. i
par suite, J : s ("' * b') + st (dz + b'') +...'
ou J:(saz *r'o''+...)*(t6t lst$tz+:..).
Nous pouvons donc dire :
Le moment d'inertie polaire d'une surface plane S est
égal à la somme des moments d'inertie de Ia surface par
rapport à deux axes, du plan S, rectangulaires €t pas'
sant por le Pôle"
AOAENTS D'INENTIE 3t9

Exeroioes.
- l. Calculer le moment d"inertie ile la section en

ment d'rnertle Cner0ne eS[ egar au uloursilr - li! J

d'inertie du rectangle ABCD diminué de ili sl


deux fois la somme des moments d'inertie tllp-N
des rectangles BFIIK, LMNO, PQRS; Par
euite :
Dm'
Fig.2i8,

t-bff-z
(o-p )(h-2er-2e)s
+ t2

*eJn-?;z-za\tl.
Pour: [:300, b-130, a:55, e:6, ê1:5, ê2:6,
il vient : I - 808 897 56.
II. Déterminer le moment d,'inertie, rapport à son
- cylind,re de révolution d,e ra1onP.Par
are, d,'un et d'e hauteurh.
' Comme v sh, v':s'h,... la formule I:vrz * v'r'z 1.,.
=
(5 179) donne :
(1) I- h (t"t * s'r'z *...).
La quantité entre parenthèses est le moment d'inertie polaire
de la base du cylindre; on a donc :
- nâRt
T: h':7,
(voir la valeur de J au tableau suivant)
ou bien : I-V ><ry.
Le momept d'inertie de la mass"io est donc ($ 179):
"ytioare
_\dR2-PR2
l-_Xo-, Ou l=-_-:z_
III.
- *r,**rto'')rlrr'r, r -, rrr:"-' lrirrnorrrue tournant
autour son aæe (fig.259, p. 322).
d,e
Soit r, r" les rayons extérieur et intérieur de I'anneuu, Û sa lar.
geur, R son nayon moyen, fr eon épaisseur; ou a :
320 rrÉcaNraaE

Tableau des moments d'lnertle pon rapport à un axe ot


MODULE
FORME SURrÀGE
MOMENT I
DE LÀ SECTION n'IngntIE I
v S-

bh,
Rectangulaire. . . bh.
6

cl
Carrée........o r' cl.

+ + b,h't
bhr

-E-' -a-'
b,h', bhr
bh + b'h'...

bht + b,h,t bht + b'h,g

-T- -6î-'
bh + b'h'.

bh, b'h'r bh\- b'h't


bh-
- -T' b'h' .

*L
I:ï(r+-r'+1.
Iln remarquant que r& r'4 est la différence de deux carrés,
-
on peut metfre cetfe expression sous la forme suivante :
t:i(rz-r'z)(É * "*).
UOUENTS D'INDNTIE g2t

doc modulos de torton de quolquer soetrons usuelres.


FORME MODULA
MOMENl
DE T,À SECIION n'rntRtrE
I SURFÀC&
s-
v
F:

,',_b-.-.

bhr b'h't bht b'h,t

^iffi'r T.- -
--6,t-'
bh
- b'h' .

f
En u. -l'l- 6h,
T--
b'h's bht
- b'h'.
bh b'h'
.û -6;È---' - .

Circulaire
ndt æf ndg rd'
pleine
E-OOT F. -r'

Circul aire
crcuse. r(Dr-d) r (Dt -alt1 n (Dz * dt1
64 --m--'
-T-

æatb tta'b
T. T.

Or, æh (r2-r'el est le volume V de I'anneau; on a donc:


v
t:iez1r,z1,
D'autre part, la ûgure 2bg nous montre que:
h
n +t; r': R-1'b'
Mécanigue,.E. n J= 11
morlules
labteau dos moments d'lnerlle potohg Gt doË
do torslon do quelques reetionr uibollor'
MOMENT MODULE

FOBME DE LÀ SECTION
D'rwsnrle. j
por,e,rnp J n

ndr r.rr ndt


circurairepr.ilu. EOOT. T6-"

w
'D1-dl
*-E- æ-
Dr
-dl
circurairecreuse Rr-rr " 16D
ou n
ffi -1-

atrl-r()
-€--'
Carrée....r. r r.r.

bh(b, + h2) bhvm


_.-6-.
Rectangulaire.. .. --T'

Élr"on, au calré et ajoutons les valeurs de r' r'; il vient:


yz )- lz= Rs * T + ro+ R' + I -u:2Rz +tË'
Portons cette valeur daus I'expression de I;
I I ti
-ffi I t nous obtiendrons :

t =I(, *' +';)= v (n' + i)


Si, par rapPort au rayon R, 11 largeur à de
I'anneiu est tiês petite, on peut négliger le terme

Fig. 139. $"tp*.oare:I=YR!.


4 -- r
1r) Pratïquement oB
p'"od I = tot la fqrmule d'dguarriesage à la torsion
fr circulaire'
gue dans lâ cag duno section
lpage 36S) u'sst oxacte
EoilENrs D'rNEltlË,**. æ3
c'est le cag des volants dont I'anneau a générarement une lar-
I
3,ur inférleure à i du rayon moyen.
Par repport a tl *"r.., oo ob'ti.ot ,

r-I4nn:3jn-MRr.
8t
IV. Une meuleile Lû,IO d,e diamètre, pësantg00 kg., fait
20 tours - par minute. calculer l'énergie aàcumurée dais cetta
tteale.
Écrivons: E-lrrl:
't
la vitesse angulaire de la meule est donnée par la formule :

, s x g,!1x lzo
-#- - 12,56.

Calculons I. La meule pouvant être asslmilée'à un cylindrc


de rér'olution,
on a: r-P Rt
'- (Exercice III).
î'T'
Par suite, dans I'eremple actuel,

t= n#-ry - IL,GB.,
Flnelement :

l4
E =i o2I : ;\12,56)2 >< 14,68
- | {g/ksm,88.
Pour une vitesse de 100 tours par minute, on trouverait :
,ll
E'= o'tl = * t4,68 gg4tsm,90.
i 1{t0,47212 -
on-pe_ut déduire de ces résultats les remarques suivantes :
tout d'abord, ei I'ou supprime la force motricà au moment où
la meule fait 720 tours parexemple, celle-ci continue à tourner
et restitue l'énergie qu'elle a accumulée.
Evaluons à 60ks' par seconde le travail moyen du frottement
et des autres résistances qui s'opposent au mouvement; la merrle
utilisera son énergie pour vaiucre ces résietanees. En dirisant
l'énergie E par 60, nous obtiendrons le ternps t pendant lequel
la.meule pou*a tourner, après suppression-de lielfort moteunl
eoit :
t r57.88
t=É-19",2.
si ttÈcANIAûfr

100 à
D'autre part, Iorsque la vitesse de la meule Plss:-ir"
rzO t""* po, -i.oi"l ie g"io d'énersie E
I E'
"tt 1:- 111Ï'11; I
onpeutdiregue,pendan"tcettepériode'lesforcesmotricesonT'
résistantes; au con-
;;"'d;; BfZrsl,gg de plus que les forces de 120 à 100 tours, les
i"""f-", -ii" oitÉ="u de^la meile revient
résistantes auront produit 352ts''98 de plus que.les for-'
forces
poo" tniocrà cet excès dé travail résistant' I'inertie
ces motrice" ;
à" f" *u"fe rÀtitu" précisément 352kc''98
à la vitesse
Enfin, si le mouveileot de la meule reste uniforme
de 120 tours, on a o' : to' per suite E'= E ou E E'- 0; iI en
égale' comme - nous I'avons
;;.;i;";;e ia différuot"''i'*-Tr' :
vu, à E'-B' est nulle; nous poooo"" donc dire Lorsqu'un
,rlù-tr"rue a'uu mouvemeut uniforme, le travail moteur
est égal au travail résistant"
: 1,82. Volants. : IJn volant se compose ordinairement
en fonte'
d'un anneau de grand diamètre, générale*:ll,
bien centré sur son axe et muni de bras, également en
fonte, disposés symétriquement par
rapport à cel. axe (ng. -200]' ,
Un volant, Placé sur I'arbre d'ttne
machine, est destiné à emmagasi-
ner l'énergie lorsque [e travail To-
teur est supérieur au travail résis-
tant, et à la restituer quand le
travail résistant I'emporte sur le'
travail moteur'
De plus, il est Presque imPossi-
Fig. 260.
ble d'assurer I'uniformité du mou-
vementd'unemachine;letravailmoteurnerestejamais
égal au travail résistant; il en 1ésulte évi-
"àrrr,"**ent
à"*",r", des viriations de vitesse. Or, I'expériqfire prouve
une machine déterminée une vitesse
qu'il existe' pour ' '
apoeléeçitessed'erégime,quiestlaplusfavorableàI'exé.
un com-
du travail que doit effectuer cette machrne'
"iriio" alors qu'il y ait intérêt à maintenir la vitesse de la
"-."a
"#;ï;;"ri" a.Ë limites aussi voisines que possible de
comme nous allons
sa vitesse de régime' On y parvient'
le montrerr au moyen d'un volant'

Supposousquepenilautuncertainintervalledetemps'cor.

t
VOLANTS

r€,spondant à un tour par exemple, la vitesse angulaire de I'ar-


ùre de la machine et, par suite, du volant qu'il porte, passe de
la valeur to, à la valeur supérieure tos; le volant emmagasine
une quantité d'énergie E-f tr;-tof)I. Désignons par T Ia
valeur de la différence Tm-T" entre la somme des travaux
des forces motrices et la somme des travaux des forces résis-
tantes pendant eette période de mouvementl nous savons qu'on
peut écrire l'éSalité :
n

; (ti r'ri) I
- T;
d'où l'on déduit ,
(t) tol-orï-T.
Soit to la moyenne arithmétique entre ler vitesses to., r,rs; la
valeur de or est, en général, très voisine de celle de la vitesse
angulaire de régime; nous admettrons qu'elle lui est égale,
Ecrivons: -
a:1,
o" -l'o.

ou:
(2) toc* or:2to.
'Observons que la di{férenee dee carués oli qui figure dans
le premier membre de la formule (1), peut-tol,
s'écrire :
toi
- roi- (rz * or) (urz
- or),
ou, en tenant compte de la relation (2) :

,to!-ol-2rrl (re-.r).
La formule (t) devient alors, après division des deux meû-
bres par 2 :

(3) ' ,o (ro


- rr) : T.
Nous pouvons en conclure que, si la différence T reste cons-
tantè, pour une vitesse angulaire o de régime donnée, la dif'-
férence trrz or , c'est-à-dire la variati<-ru * la vitesse , est
- faible que le moment d'inertie I est plus grand.
d'autant plus
D'autre part, considérons seulement, comme on le fait en pra.
tique, I'action régulatrice produite par I'anneau du volant. Soit
P le poids de cet anneau, R'son rayon moyen. Nous savons que
le moment d'inertie d'un anneau cylindrique de largeur négli-
326 AÊCANIQUE

geable par rapport à son rayon moyen est donné Par la for-
mule :
.p
I -: R'.
I
Remplaçons I par cette valeur dans l'équation (3); il vient :
(4) ,(u,z-or)=#-U+.
E
Cette formule nous montre que, pour d,iminuer Ia variation d'e
çitesse o2 w1, iI suffit d,'au'gntenter Ie poids'P ilu volant ou
son ra.J'on -moJ'en R. C'est pourquoi les volants sont constitués
par des roues très lourdes et de grand diamètre.
Calcul du poirls d'un volant. -- Supposons que la machine,
à sa vitesse de régime, fasse 90 to.urs par minute; la vitesse
angulaire eorrespondante est donnée par la formule :

r û) _r#_2x3,{4x90
-60- _g,42.
60

On assule la régularité du mouvement en s'imposait la con-


dition suivante : la différence entre les valeurs extrêmes ozr'tlrr
des vitesses angulaires pour un tour de I'arbre ne doit pas
dépasser une fractioo 1a" to. Le ddnominateur z de cette frac-
n
tion est appelé coefficient de régularitô; sa valeur dépencl de
la nature du travail effectué par la mrchine. D'après le général
Morin, on peutprendre n-32 dans les cas ordinaires, n: de
50 à 60 poul uu travail qui exige une grande régularité, comme
dans les tlatures.
. Dans I'exemple actuel, si n= 32, ou peut écrire l'égalité :
ttr 0,2s4,
-0r =î:W=
et, puisque
toz * or = 2u =2 x-9,42 : t8,84,
on en conclut que la plus grande et la plus petite vitesse angu'
laile de I'arbre sont données par les formules :
urz
18,84 + 0,294
-
18,84
- 0,294
.r=ff-..9,273,
VOLANTS s?r

La valeur T de la différence TB T1, qui correspond à la


période oir I'arbre pâsse de sa plus- petite vitesse angulaire
o, à sa plus grand€ c021 €st évidemment la plus grande valeur
de cette dillër'ence. La valeur maximum T de la différence
Tm-T1est eelle qu'on emploie dans le calcul d'un volant.
Revenons à la formule (4),.qu'otr peut écrire, en remplacant

tog ct)t 9
Par sa valeur n :
-
.,ltl gT.
7 = FRÏ'
d'ori I'on cléduit, en résolvant par rapport à P :

(5) t=#'
si I'on remarque que le produit toR reprdsente la_vitesse
linéaire Y aur la circouférence moyenDe du volant, la formule
(5) devient:
(6) ':r#'
La valeur de 25n, de. façon à éviter
v oe doit pas dépasser
les accidents que pourrait causer la lbrce eentrituge.-La seule
quantité à détermiier pour obtenir P est donc T. Le calcul de 'f
J"g""ot" certaines diflicultes; on I'effectue àr I'aide du dia-
'g"u*-u du travail cle la bielle Eur le tourillon de la manivelle
motrice.

Pour calculer le poids d'un volapt, le général Morin a


proposé la formule suivante :

r7 NXa
n :I\.;æ.
f

Dans cette formule, qui donne des résultats suflisamment


exacts en pratique :
N est la puissance en IP transmise par I'arbre qui porto
le volant;
. n,le coeflicient de régularité:
m,le nombre de tours du volant par minute;
V, la vitesse linéaire sur la circonférence moyenne du
volant;
K, un coefficient numérique cQnstant pour chaque genre
328 MECANTAAE

de machine et dont la valeur se trouve dans les formulaires.


A titre d'indication r
Pour une machine à pleine pressïon a,pec ou sans cond,ensa-
tion, la bielle étant égale à 5 fois la manivelle, I(: b bg2 ;
Pour une machine à détente et à condensation marchant ù
5 atmosphères, la détente comtnencan, ou,! d,e Ia course du
piston, Ia manïçelle étant simptg to tiltte étant égate à
5 fois la maniçelle . . . ", K:7 Gtg,B.

le poid,s d,'un eolant pour une rnachine


Exemple.
- Calculer
vapaeur ù pleine. pression et ù, cond,ensation pou.vant fournii
!200IP à Ia yitesse ,nolenne de g0 tours par minitte; on prendra
pour coefficient de régularité n:32, et pour d,iamètre du volant
D-2n.
Ona:
v:2iË1 2 x 3'r2< I x eo
:
- em,42 ;

par ouite,
P:5 sszxr+*#h -44urre.

APPLICATIONS.
Ll Déterminer graphiquement Ie mornent d,'inertie d,,un rec-
tangle, d,e base_8Omn et d,e hauteur 40-m, pa." rapport ù un aæe
parallèle à sa base et passant par son centre.
Réponse : I:426000 environ.

2l Une machïne à détente satisfait auæ cond,itions pour les-


quel.Ies nous avons donnéK-? 619,B. Elle peut fournlir g0I.P à
la yitess-e moJ,enne (t 19 tours par minute. ôalculer : l" le poid,s
d,'un çolant de 3m d,e d,iamètrà placé sur I'arltre de la machine;
2o la sgction de la jante. On prendra pour coefficient de ftgu-
larité n: 32, et pour poids spécitr,que-de la foite : 7,9.
Réponses : P =- 3 663ks; S: {dmr, gg.
ACCÊLÉRATION ANCALAIRE

-q":lnf83. Aecélération angula,lpg.


corps M tourne autour - Supposons
*oonu*.nt
d'p-n axe ztz d,vn
uniformément accéléré, et .oorldé"ons un point A de ce
xorps situé à la distance r de I'axe. A un insiant déterminé -

T, si la vitesse linéaire du point A est égale à p et si ra


vites_se angulaire du corps M- ert égale l ,l on peut écrire
l'égalité :
e:ur ($ t4t).
Par hypothèse, Ia vitesse r du point A augmente de
quantités égales dans des te_mps égaux; désign'ons par
I'augmentation de la vitesse rinéaire p"" *.roide. /
A I'ins.
tant Tf l, la vitesse du p_oint A eÀt devenue c,{j; la
vitesse angulaire d-u corps M uugmenté; sa nouveile va-
leur o'doit être telle qu;on ait"l'égilité :
o* i- t''i
d'où l'on déduit ,
,,
-'-+1,
rr
et, en remarquant que le rapport I est égal à to :
I

,t- r -L.1.
'r
on vérifierait de m_êle qu'à I'instant T f 2 ta vitesse
angulaire'tot du corps M est donnée par Ia fbrmule :

(')f,: ,'*!-r{-2. {.
'r'r
On voit ainsi.que,lalitesse a-ngulaire du corps M aug_
mente de quantités égales dans de-s temps égauxi
Dans le mouvement uniformément accelgié du corps
M,
nous ap-pellerons accérération anguraire
.ra quantité coDS-
tanteT dont.augmente ra vitesse angulaire pendant
l'unité
de temps, c'est-à-dire par seconde.
Nous la représentoni par ra lettre ,v et nous poseronsi
j_wr.
MËCANIQAE

184. Impulsion dans le mouvement de ro-


-tatfion autour d'rrn flx€.: considérons une force
'F agissant pendant un temps de durée r sur
Ie
,. "orp (fig' 26L), qr1i Pulle autour de I'axcla
NI
L À -.'".Tous'uiottt appete Ft l'impuLsioz due àv-u
V \ force F pe.ndant le têmp.s t:égale .1
"9u1.
à
avon:
i'accroisse-
l' ^ ) ,1u. cett; impulsion était
f'-ii mv, Qe
nrent, mv,t
l--' I ntentr dJe la de Tltvuvëttt'vtL"
quantité &ë
La' lludnrlle mouçenrcnt Lld'ans

\|-r'I /
le même temPs (S 90).
on démonire'aussi que le moment cle I'im-
-,-''.^, pulsion, par rapport à un axe, est égal au
zttl'
!lg'
rapport àÀ cet
moment, par -^-^*^-t
aal aca lranar.nic-
de I'accrois-
axe' 'l^
gement de la quantité tle mouvement' de sorte !lue'
Dour le corps M sur lequel s'exerce la lorce F' perpendi-
cuiaire à I'axe E'2, on a I'égalité :

B'td : E nwr.
I\Iais on sait que e:uri Par suite;'
Ftd- 2 ntarz.
En remarquant que la vitesse angulaiie to est la même
pou* *ur tei points matériels qui cbmposent le. corps I\[,
i.oos poonons Zcrire t Ftd.': ul r/nrt,
c'est-à-dire:
Ftd: c'rl;

d'où Fd-r9.t
Dans le cas d'un mouvement de rotation uniformément
varié, (accélération angulaire), on al'égalité:
i-* -
Fd':lw,
Ainsi, pour un corps tournant autour d'un axe, le m0'
ment Oô ia force agissante par rapport à I'axe_de rota-
liôn ert égal au priduit de I'accélération angulaire par
ie momrnî d'ineitie du corps par rapport au même axe.
les corps tour-
- 185, Force tl'inertle darns
na,nts autour d"un fl,xe. : D'après led- 172' en cha-
-q".
point matériel d'un corps to'lrnant se développe une
FONCE D'INENTIE D,{]VS CONPS TOARNANTS 831
'E'8
force d'inertie dont la composante tangentielle esI égale en
valeur absolue i *jt, ic,i b. mçvr, etJa gomposante normale
(force centrifuge) àry. ' j
r.
Nous nous occuperons seulement dee torps de révolu-
tion tournant autour de leùr axe.
Les forces centrifuges développées par deux points A,
A', symétriques par rapport à I'axe,
sont égales et directement opposées
({ig. 262); elles s'annulent donc. Les
forces tangentielles d'inertie dévelop-
pées par les mêmes points sont égales,
parallèles et de sens contraires, mais
non directement opposées; elles for-
ment un couple tel que T : T/ : mit
et I'on peut écrire :
-rnwr, Fig' 262'
Mr'c T,T': mwrz {mwr|,
en tenant compte seulement de la valeur absolue des mo-
ments et des forces.
On obtient des couples analogues pour tout groupe de
deux points symétriques. Ces couples sont tous situés dans
des plans perpendiculaires à"ztz, d.onc parallèles, et peuvent
être composés en un couple R,R'tel qu'on ait : M.',R,R'
I :2 ma,rl,
Cette égalité peut être mise sous la forme suivante :
I
I
M"';R{R'
- wl.,mrt : fi'l .

Or, on sait que lw:Fd (S 184); par suite, Mr'"}rR :Fd.


Ainsi :

Dans un corps tournant autour d'un axe, Ies forces


d'inertie se réduisent à un couple perpendiculaire à
I'are de rotation et de moment égal en valeur absolue
à celui de la force Agissante par rapport à cet axe.
Exemple. (Jne courcoie, anintée d"une vitesse d'e 3 nt.. par
-
saconde,,efierce u,n frottement F, d'e I'AA kg., sur u.ne poulie,
que nou,s srrpposofls réd,u.ite èt, sa iante (taX'on eætérieur tt:
ù0 ,*., ,a1'on intérieu'r Rs : 19 cm., épaisseur:8 cm'J. Àu bout
de quel timps la poulie, partant d,u, repos, aura-t-elle une vi'
tesse linéoire égale à celle de la cottruoie ?
sitg MÊCANIQAE

D'après le $ 183, noug devons ayoir i /

-I{4,. Ii;.
FRr

Ici : I-=3*R,t + R"-tt (20t-1ei)2S!X1,7 /\vzoz + !s2 .


I r-:-ggr 2 '
et FR, r00><20.
-
Si I'on efrectue les calculs, il vient :

2000: ZSZZ$;
d'où :

;:-{gcm,6,
Ainsi r par seconde,
la vitesse de la poulie augmente de
13cm,6; elle sera donc égale à S m. dans 300secondes,
I ou
1r3
dans 22 secondes environ.

AP PL I CATION
Ane roue, en fonte, d,ont la jante est rectangulaire et gu'on
suppose réduite à cette jante, pour simplif,er les calculs, tourne
à la vitesse de 180 tours par minu,te. Les d,iamètres intérieur
et eætérieur d,e la jante palent respectiuement b00 mm. et
400 mm.; sa largeur est de 80 ntm. On enerce sur elle aeec trn
sabot en bois un effort ntoïen, qu'on évalue d 960 kg. lo Au.
bout d,e combien d,e tours Ia roue sera-t-elle aruêtée t (Le coef-
ficient d,e frotternent d,u sabot sur la roue est d,e 0,20,) 2" En
s.upposant que_pendant le freïnage le rnouyement soit unifor-
mément retard,é, calculer Ia d,iminution de yitesse angulaire
par second,e.
Réponses : Lo g0 tours; 20 01633.
3il3
a|TEU nS, ?R.{NS'USSI0NS

CHAPITRE XXIV
FONGTIONNEMEI{T DES TYIACHINES ET DES MÉCANIS-
t|Es DE L'ATEL|ER : MoTEuRs, TBANsMlss|oNs, l||4.
CHINES.OUTILS.

: 186. Moteurs.: L'énergie nécessaire pour façon-


moyen
ner des matériaux est produite dans un atelier' au
d'une machine appetéï machine monice ou simplement
Àirrur. Quand l',ir'irr" est placée à proximilé |'un9 chute
d'eau,le moteur est, en général, rrne roue hydraultque o1r
we tirbine,'s'il n'en est pis ainsi, on emploie une machine
à vapeur ou un moteur à gaz'
une d.ynamo rece-
Quelquefois I'usine est actionnée par hy-
vant le courant électrique d'une uttf"" usine à moteur
draulique, à vaPeur ou à gaz.
Les machinôs motricei communiquent un mouvement
de rotation uniforme continu à des organes constituarrt

Les transmissio'zs d'atelier, qui à leur tour


actionnen t les machine s-outits'
?orùio "clto
*ol-I,'obre Les tdns-
-- t'87. Transmissions' -
ûlrnorq^o'
-
missions d,'atelier, ou siurplement les Ûans'
À,issions ({ïg. 263), compiennent essentiel-
lement : de longues tiges àylindriques A-, appelées arbres
-P,
d.e tranmission; d'es paiiers destinés à supporter et ^r ,l'
à

guider ùes arbres darrs leur mouvement de rotation;


des
"chaises les paliers et fixées aux murs ou aux
C, supportant
foo,"", als plan"hers; d'ei poulies U, ou des roaes d'entêes'
uÉctnUaa
recevant on communiquant le mouvement
de rotation; des
courroies de transntission E placées sur
les poutiar.
quelques années, on actionn* a"i"..i.ment les
,Depuis
a*rlres de commande des machines-outirs avec des
dyna-
mos, recevant Ie courant d,une autre dynamo
appelee ge_
ainsi I'ateti er s trans *i', Ëion, pr"
::i:::' qul
arDres' :...,O: ^luU"ge toujours trop
prennent
de
de prace et qui soilt sou-
vent dangereuses.

Fig. 804,

Les transmissions qui vont d'un boui à I'autre d'un ate-


lier sont dites bansmissions principales,. elles tournent à
150 tours environ par minute. on appelle transmissions
'intermédiaires les transmissions
qui reçoivent le mouve-
ment de rotation des transmissions principales et le trans-
mettent aux machines-outils, après avoir modilié sa vitesse,
suivant les besoins.
Toute transnission intermédiaire (fig. 264) comprend :
un arbre A strpporté par des paliers e1 des chaisôs; une
poulie P, dite ftæe, ealée sur A, une poulie ordinaire ou une
B5
1ftÂNSftSSloilrs
la poulie de
poutie étagée pour le renvoi du mouvement à
la machine-outil.
Ù" systètne d'e d'ébraydge p€rmet de faire passer à vo-
lonté li coo"roie venarit îe'la transmission-principale,
alternativement sur la poulie fixe, auqutl 91: la
machine-
outil se met en *r*rtir, et sur la poulie folle' auquel cas

la machine-outil s'aruête.
lss paliers ({ïg' 265) supportent les
- 188. etPaliers.
les
-
guident dans leur mouvement de rotation'
"rbres
Les paliers cotprennent un corPs en fonte C, frxé
par une

Fig. 265.

S sur le support ou c/raise' un caussrnet en bronze


setttelle
ô placé autour de^l"arbre pour réduire le frottement' un
,t,ïprou H en fonte, maintenànt en place le c.oussinet et
G; des boilons B réunissant le
p*un, tn godet'gràht'u'
chapeau au corps.
: t89.Poulies. - Les poulies ({ig' 266) comprennent un
moyeu M que traverse I'ar- coulo por ær.1

bre, une iante J sur laquelle Trav;


on place Ia çourroie et un " I tli
syst-ème de bras B, réunis- I [|
sirrt la jante au moYeu. On -%-
I

donne à la jante une forme Wd


bombée, qui a Pour effet, llll
lorsque la poulie tourne, de lM
ramener la courr*oie vers le -J
milieu'de Ia jante. Fig. 266.
Pour les machines dont la
des
vitesse doit varier aYec la nature et le diamètre Pièces
uÊctNnaÈ

i *-:ifl.",9l place, en sens ino.ffi


(lig. 264), deux cônes formés chacun de plusieurs
1:1,:
poulies i., 2, B, accolées er génératu.uni-oà";;r";;
fonte
d'une seule pièce- En pratiq-ue, ces cônes sont
ters que la
:o:Tr-des rayotrr g"- deurpoulies correspondantes B.B;
2.2, I.L reste invariable; un* même courroie peut
alors
transmettre autant de vitesses qu'il y a d'étagur"à
des poulies-cônes. "h*aonu

- 190. [fanehons d'aeeouplement. : Les arbres


des transmissions principares Jont formés de
piosieo"s
tronçons, ayant chacun une longueur de b mètres
environ.
ces tronçons sont réunis'p."î., manchons d'accoupre-
k,upv pw ætg

Fig. 267.

ment M (tS: 263). Le.manchon que représente


la lïEure 268
comprend deux coquilles C , C,:.r, foïtu, .l*veté-"!
sur les
extrémités des arbres A, B et boulonna"r r'"""
r"ïl,autre.
:191. Embrayage. _- euand.un arbre (arbre moteur)
doit entraîner un auire. arbrè (arbre ,r"a"t)l iuiru
ruoor,
intermittente, on les relie po"u., organe appelé embragage.
"Iigu"u^
, L'embr*{1g" que- représente Ia
brayd.geù, friction; dans la couronne B,
àOg .rt otr otn-
tournée intérieu_
rement, fondue avec un manchon A claveté su"
I'a"b"e mo-
teur.M, est logé_un plateau p calé sur l'arbre conduit
muni sur une de sei faces d'un système de nervures T et
en
lbrme de croix. Les extrémités des nervures se
terminent
par des parties ajustées G, servant de guidu,
*ooou_
"u lesquels
ment rectiligne des coulisseaux D, en fànte, sur
sont rapportés des_morceaux de bois (ou sabots)
s.-Des
ÎÂtffSrfISS/0lYS, rLdclllffE S-0AT ILS 3il
chapeaux E, fixés par des vis, maintiennent les coulisseaux
dans leurs guides.
Chaque àulisseau est relié au collier d'embrayage H
par une lame d'acier flex.ible R, formant ressort, articulée
à ses extrémités sur les deux pièces. En rapprochant le
collier d'embrayage du plateau P, on exerce sur la cou-
ronne B une pression de plus en plus grande, de telle sorte
que le frottement qui se développe entre les sabots de bois
et la couronne finit par provoquer l'entraînement, sans
[nup, pûr æï
B

Fig. l8E.

chocs, du plateau P et, par suite, de I'arbre T. L'appareil


est réversible : on peut entraîner I'arbre M par I'arbre T.

192. illaehines-outilso
-fbrment - Les machines-outils trans-
l'énergie reçue des transmissions en travaux divers
de façonnage des matériaux.
Ces machines comprennent essentiellement un support
pour les objets à façonner, un ou plusieurs outils et porte-
outils, ainsi que des systèmes divers d'organes actionnant
le support'(ou la pièce) et les outils.
L'outil et la pièce à façonner sont animés I'un par rap-
port à I'autre de deur mouvements : le premier oblige
I'outil à tracer une sorte de sillon, à faire, comme on dit,
, une pûsse dans la pièce I I'autre, de vitesse très faible, dis-
. pose I'outil pour l'exécution d'une nouvelle passe.
On donne à ce dernier mouvement le nom d'aeq.nce,
338 ttËcaNraaE

ainsi des machines-outils dans


Tours.
- On appelle
lesquelles Ia pièce est animée d'un mouvement continu de

Fig. 269. r

rotation autour de son axe, I'outil se déplaçant devant elle


d'un mouvement detranslation en traçant son sillon'
Les tours (lig. 269) servent à exéeuter
des surfaces de révolution.
La pièce .estr placée entre les pointes
coniques de deux supports, appelés poa-
pées,l'un immobile sur le l-râti lbanc) da
Fig" l7o.
iour,l'autre mobile et pouvant être fixé à la
distance du premier correspondant àla longueur def a pièce.
Si I'on dcplace I'outil (fià. 270) parallèlement à la droite
passant p*r1.s sommets des pointcs conique-s
à"r ponpees, il découpg une surface cylindri-
que âe révolution dans la Pièce.
foreuses ou machines à percer. - Dans
ces machines (fig. 272)', on cxerce ûne pres-
sion sur un outil' appelé ntèche ov foret, pot-
tant une pointe pénétrante, auquel on commu- Fig. l7l.
nique ot *oovement continu de rotation autour
de son axe. L'outil pratique dans la pièce une ouverture
cylindrique (fig. 271).
est entaillée par les d-ents cou'
Fraiseuses.
- La pièce
pantes d'une petite roï", app-elée-fi'aise, animée d'un mou'
vement continu du *otutioti Îng. ile1,
\ .
'UACNNES-OATILS
38S

Au moyen des fraiseuses (fig. 27 L) ondonne, avec une trèF


grande prê-cision, les formes les plus diverses aux objets.
Etaur limeurs. Dans ces machines (fig. 276), I'ôutit
-

Fig. 2zl.

se déplace parallèleinent à la surface plane du support sur


lequel on fixe la pièce à façonne* ({ig. Z7b); son-*oove-
ment est rectiligne alternatif.
Pendant I'une de ses courses, I'outil découpe la matière
de la pièee; pendant I'autre course, en général, l'ohtil ne
310 rrÉcavrQaE

travaille pas, et sa ritesse est plus


grande (ritour rapide) que dans Ia pre-
mière course.
Avec les étaux limeurs on exécute,
le plus souvent, des surfaces-planes sur
les pièces; le mouvement d'avance de
Fig. 2i3.
la pièce se fait alors perpendiculaire-
ment au déplacement de I'outil.
tours à pédale
Tour à pédate et foreuse à bras.
employés dans les
- Les
ateliers de serrurerie et de
$g,Zry)sônt
B

Fig. z{4.

petite mécanique. Les foreuses à bras- (fig' 278) sort €m-


iloye.s dans mêmes ateliers et sur les chantiers où I'on
lis
ou âitpote pas d'une machine motrice' A côté du système
UACHNES.OATILS 34t

à pédale et à côté de la manivelle motrice se trouve un


volant, qui sert à régulariser le mouve-
mentvarié produit par le pied ou le bras.
Remarque. Depuis quelques an-
- des outils avec des
nées, on construit
aciers spéciaux, dits ac[ers rapides,
permettant d?enlever de grandes quan-
tités de matière beaucoup plus rapide-
ment qu'avec les outils en acier ordi-
naire, au carbone, dont les vitesses de coupe et les avan-
ces sont données dans le tableau de la page 344.

193. Utilisation de la puissance motrice. :


-Dans une machine-outil, une partie de l'énergie est em-

Fig. 276.

ployée à vaincre les résistances passives des divers or-


ganes.
La transmission du mouvement entre deux organes quel-
conques d'une machine donne naissance, en effet, à des
frottements et même, parfois, à des chocs.
L'étude approfondie des organismes divers et leur exé-
cution soignée permettent d'atténuer les pertes d'énergie,
s42 aÊctxrQae

mais on ne peut cependant pas espérer les faire disparaî-


tre complètement.
On interpose entre les parties frottantes des plaquei en
métaux spéciaux (bronze, antifri'ction), de façon à réduire
le frottement; on opère un graissage judicieux de ces par-
ties et I'on réduit à sa valeur strictement utile le jeu eptre
les pièces, de façon à prévenir les chocs'

!'ig, 217 ,

Les machines et les mécanismes de I'atelier fonctionnent


ainsi dans les meilledres conditionà possible.

- LgL. Pulssanee motrlce absorbée pa,r les


diverses mechines - outlls en travail el, à
blanc.: to Tours. - Le nombre IP de cltevaux-vapeur
absorbés en travail peut être considéré cornme égal' à :

kapv,
Dans cette formule, /c:1,5 pour la fonte, 2,80 pour I'a-
cier dur, 2 pour I'acier doux, 2,25 pour le fer;
a est I'avance en mm. par seconde;
p,la profondeur de coupe en millimères;
r, Ia vitesse de la coupe en mètres par secoud.e.
8{3
,racHrNES-?tttns

20 Foreuses.
- ÏP : t,5 kff an,

Fig. 2i8.

Dans Jette formule, Â a les mêmes valeurs que Pouf


les tours I

,s; I
3{Â MÊcANIOaE

j
Dq() ;
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vr- q)

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E Qs.r. N
V.À
o È
tri<< j CJ<
TACIIINES-OWNS

d est le diamètre en centimètres du plus grand trou à


exécutersur la machine ;
a, Ie seffage par tour en centimètres;
n, le nombre de tours par seconde.
3c fraiseqses. [P: kapç.
Dans cette formule, Â a les mêmes valeurs que pour les
tours i a, p, e ont les mêmes significations.
4" Étaux limeurs. IP :kapç.
- À a les mêmes valeurs que pour les
Dans cette formule,
toursi p, v ont les mêmes signilications; a est l'avance
transversale par passe en millimètres.
Pour toutes ces machines-outils, la puissance absorbée
à blanc est d'un dixième et peut, selon l'état d'entretien
des organismes, s'élever jusqu'à un cinquième de la puis-
sance absorbée en plein travail.

Exercice. Calculer Ia puissance motriee absorbée en tra-


vail par u,n -tour, la profonileur d,e coupe étant d,e 2tû,5. Le
calcu,l sera fait pour I'avance masimu,m su.r le fer.
Dans laformule IP- kapvrnous devous prendre ici :
k:2,25i a:1,5; p-2,5; v:0,120;
par suite, IP :2,25>< 1,5>< 2,5XO,l2O- 1IP,0125.

: 195. Puissance rnotrice a,bsorbée pa,r Ie


frottement da,ns les organes intermédiaires
et IeS tranSmissiOns. : Dans les fansmissions par
courroie, les pertes de puissance proviennent du frotte-
ment'des tourillons, de la raideur de la courroie, de son
glissernent sur la poulie menante, à cause de la tension
plus forte sur cette poulie que sur la poulie menée. On
'peut, d'après Reuleaux, évaluer ces pertes de puissance en-
utilisant les formules suivantes :
.81, perte de puissance due au frottement des touril-
r^-^-8,1d,
rorrs:;/ d,\
\-R
+W,),
87, perte de puissance due à la raideur de la courroie

:Lé(fi*fi),
"\
aÉctNnan

E6,r perte de puissance due au glissement de la courroie

:ETs
0,4S

Dans cês formules :


d,, d,, sontles diamètres en millimètres des tourillons
des
.arbres'sur lesquels sont placées les poulies de rayons fês'
pectifs R et Ra;
' lest le coeffiàient de frottement des tourillons dans leurs
paliers;
' est'Ie coef{ïcient de raideur des courroies (on peutpren-
"
dre s-0,012);
e est l'épaisseur de la courroie en millimètres;
s la ten^sion, par millimètre caffé de la section du brin'
menant (on prend S:Okc,3);
E est ie module d'élasticité de la courroie (d'après Reu-
leaux E:de 15 à 20);
La'pertre de puissance totale est : Er * E"* Ee' de sorte
quu, Ji N estle- nombre de chevaux-vapeur à transmettre à
la poulie menée, la perte de puissance correspondante est
donnée par I'exPression I
(8,* E"* E") N.

Exercice. Détenniner la puissance qtabsorbe une trans'


-riii
nission
-
p(Æ courroie fournissànt 2w à ine machine-outil. On
q",ri" poulie menante a un ra;J'onR de 300 -,rnnt..; le touril-
ton ie
-calée sonirbre aun d'iamètre de 80 mm'; la pou'lie menée'
sur I'arbre moteur d,e la machïne-outil, a, un ra1'o-n Rv
de 400 rnn.; Ie tou'rillon de cet arbre a un iliamètre ile 40mm'|
l'épaisseur ile la cou'moie est égale à 5 mm'
. Nous aYous :
n, 1;ç0,* (# + f#) - 0,046
- ;

E,
-_
4x 0,012 (
# * #) - o,oor'
ro-0^'*{$-o,oor'
- 20+0,3
La perte totale de puissance-0,057, soit 6 p' 100 euviron'
et. poo" 2 IP, elle égale 0rPr12'
hÊGULA7'ETTN 34?

-que196. Régulateur. - Son rôle. : On sait ($ t9t)


les vitesses de coupe des outils doivent avoir des va-
leurs bien déterminées; il raut donc que les machines mo-
trices tournent constamment à la même allure, quelles que
soient les résistances à vaincre.
Le régulateur, placé auprès d'une machine, est chargé
de maintenir la vitesse de I'arbre moteur entre des nom-
bres de tours donnés à I'avance.
Cet appareil, dont le premier type a été construit par

f8É

FÎg. i79.

Watt, se compose tle deux boules métalliques P (fig. 279),


fixées à des bielles B. Ces bielles sont réunies par une tra-
verse T, entraînée par I'arbre A dont le mouvement est
produit par le moteur; elles peuvent tourner autour de leur
rpoint d'attache, de façod à faire des angles plus ou moins
grands avec I'arbre A. Des contre-bielles C sont âssêûr-'
blées avec les bielles B aux points d et sont reliées à une
traverse T', solidaire d'un manchon M. Le manchon M peut
actionner au moyen du levier NN', mobile autour du point
Iixe I(, les organes de distribution du moteur dont on veut
régulariser le mouvement (valve d'arrivée de la vapeur
dans les moteurs à vapeur, vanne d'arrivée de I'eau dans
les moteurs hydrauliques). i -. .- .- : i .:
'.-X
/
MÊCANIQUE

Pendant la marche normale, I'appareil reste dans une


certaine position d,'équilibrel mais, si une cause quelcon-
que vient à augmenter la vitesse de I'arbre, les boules s'é-
lèvent, par suite de I'augmentation correspondante de la
force centrifuge; Ie Ievier, soulevé par le manchon, produit
le mouvement de fermeture du distributeur. Au contraire,
quand la vitesse diminue, les boules s'abaissent, et le
levier ouvre davantage le distributeur.
On voit ainsi que le modérateur régularise le nombre
de tours de I'arbre commandé par la machine. Son rôle est
de maintenir la vitesse de celui-ci entre deux nombres de
tôurs donnés à I'avance et déterminés généralement selon
la nature du travail à effectuer.

APPLICATIONS.
ll Calculer la pu.issance absorltée. par une fraiseuse effectuant
un travail ile ilégrossissage. La profond,eur d'e coupe est égale
à 2 mm. On étud,iera successivement les cas où la matière tra-
vaillée est la fonte, I'acier d,ur, I'acier d,our' ou le fer.
Réponses ' 1o QrP,750; 2o 0rP,840; $o 0I?,800; 4o OrP,900.

2) Calculer Ia puissance absorbée par une foreuse qv'i pèrce


des trous de 2ù mm. d,e iliamètre dans d,e l'acier d,ou*. On sup.
posera que l.'avance est moæintum.
Réponse : 0rP,900.

CHAPITRE XXV
RËsIsrANCE DES MATÉNInUX.
RÉSISTANCES SIMPLES.

-: LgT.Expériences simples sur les déforma-


tions produites par Ies forces extérieures et
les réagtions des forces intérienres. : p1s-
NI]SISTT]VCD DES MATÊRIAAX 319

nons un fil de fer de section égale à I mmr et de longueur


égale à 2-,500 environ.
A chacune de ses extrémités formons une boucle' en en-
roulant le fil de fer plusieurs fois sui lui-
même. Soudons, avec un peu d'étain, un
index en laiton en chacun des points M et
N du fiI, distant! ae 2 m. (fig. 280), et sus-
'pendons-le à une poutre.
Contre celle-ci fixons une règle sur la-
quelle est collée une bande de papier à des-
sin, divisée en millimères. Devant la règle
se déplacent les deux index, et I'on vérifie,
sur sa graduation, ilue leur distance est
bienégaleà2m. Fig. 280.
Suspendons à la boucle inférieure du
fil de fer un plateau léger P, dans lequel nous pourrons
mettre des poids marqués.
Plaçons 5 poids de I kg. dans le plateau; nous consta-
tons, en nous aidant d'une loupe, que la distance entre
ies deux index a augmenté de 0--,5.
Nous pouvons apprécier de même les allongements du
fil pour des charges de 10 kg., de L5 k9...; ils sont respec-
tivement de I mm., de 1'^,5,... c'est-à-dire2fois,3 fois,...
plus grands que le premier. Les allongements sont donc
proportionnels aux charges.
Si nous supprimons toutes les charges' nous voyons les
index remonter à la position qu'ils occupaient au début de
I'expérience. Cette propriété de la matière, qui fait repren'
dre auûl de fersa forme primitive, portele nom d'élasticité-
Les corps sont composés d'une réunion de molécules ou
points matériels, dont les distances respectives peuvent
varier (dilatation,,compression...).
Ces molécules exercent les unes sur les autres des
actions réciproques appelées forces intérieures, par oppo-
sition aux forces que nous avons considérées jusqu'ici et
qu'on appelle forces entérieures,
-
Les foices intérieures sont variables et peuvent devenir
très grandes, lorsque la distance des molécules varie de
quantités même très faibles. Si I'on applique à un corPs r\
/
350 ilÊcANnug

des forces extérieurls, la distance entre les molécules qui


composent le corps change; il se déforme, et la déforma-
tion continue jusqu'au moment où les forces intérieures
font équilibre à la forie extérieure.
Si I'on supprime les forces extérieures, le corps A tend
à reprendre sa forme première sous I'action des forces
intérieures I c'est cette tendance qui constitue I'élasticité de
la rnatière dont nous avons parlé précédemment. Ainsi le'
fil'de fer allongé, sous I'actio-n des poids de 5, 10, 15,... kg.,
revient à sa longueur primitive quand on supprime cette
' action. Remettons dans le plateau P des poids, de façon à
réaliser des charges de 20,2t,22,,,.30, 31 kg., puis enle-
vons-les; un moment viendra où, après suppression d'un
certain poids, 31 kg. par exemple, les index ne reviendront
plus à leurs positions prirnitives.
Nous aurons produit sur le tl de fer des déformations
permanentes. Les forces intérieures auront été vaincues, et
la constitution moléculaire du corps aura changé.
La dernière charge, par exempte B0 kg., après la sup-
pression de laquelle les index sont revenus à leurs pôsi-
tions primitives, est ce qu'on appelle la limite d'élasticité
du fil de fer de I mmr de section
Nous appellerons donc limite d'élasticité d'une matiêre
Ia charge à partir de laquelle son élasticité est vaincue.
L'application de forces supérieures à B0 kg. sur le fil de
fer de I mmz de section donne lieu à des déformations de
plus en plus grandes, et, pour la charge de ?0 kg. environ,
le fil de fer se rompt.

- f98. Déformations simples. : Exten$ion.


Lorsque, comïte pour le fil de fer MN, la charge agit pa- -
rallèlement à I'axe de la pièce, de façon à en allong.t lut
fibres, c'est-à-dire à augmenter la distance qui sépàr.e ses
molécules, on dit que cette charge est une force d,i taction
au d'ettensiort et que la pièce trapaille à Ia taction ouà
I'e.rtension
Dressons une règle sur un support horizontal (fiS. 2gt).
Un. poids appliqué sur sa base supérieure.agit enàre pa-
rallèlement à son axe; mais, contriirement à la précédeite,
35t
À'SISfIIYCE DES MATÉRTATIX

elle presse la pièce, tend à en ra€couicir les tbres, c'est-à-


direï en rapprocher les molécules' Ce poids est une force
dc compresiiàn, et la pièce traçaille à la
contpression.
Fixons une règle dans un mur vertictl
{-1g. 282), ou disposons-la sur deux sup-
po-*tr (fig. 283); un effort P, agis.sant per-
pendicutiirement à I'axe de la pièce, tend
â la courber; I'effort P est une force de Fig. 28t;
fierion; la p!èce tavaille à la flenion'
plaçons ïne règle MN sur le bord d'une table horizon-
tale (fig. 284) et coîsidérons un effort P exercé, par I'inter':

Fig. l8l. Fig. 283.

médiairo d'un couteau ou d'une cisaille, perpendiculaire-


ment à la direction de I'axe de la pièce. Si cet effort tend,
à séparer la pièce en deux partie-s M, A
N, âe façon que N glisse sur M Pa- 'tr
rallèlement à Ia clirection de I'effort P,
la force P-est we force de cisaillement
ou un effort ûanchant, et la pièce tra-
uaille au ciso,illement,
Enfin, suppo-
sons que la règle
soit munie, à
I'une de ses ex-
trémités, d'un
bras de levier
perpendiculaire à

Fig. 284. son axe et que


I'autre extrémité
soit fixée eamme l'indique la figure 285' Une force P, agir
sant sur le bras de levier de façon à le faire tourner autoul/
\
',t*, /
TTÊCANIQI]T

de I'axe de Ia pièce, est une force de torsion, et la piéce lra-


çaille à Ia torsion.

- 199. But de l'étude de Ia, résistanee des


ma,tériaux. : Les expériences précédentes ($ 196)
montrent que, si I'on fait supporter aux corps des charges
trop élevées, ces corps se déforment et même peinnÊ;rrt se
rompre. Il est donc indispensable de chercher à savoir,
avant d'utiliser une pièce, si elle pourra supporter sans dé.
formations permanentes les efforts qui lui seront appliqués.
D'autre part, comme un fil de fer de I mm2 de section peut
supporter en toute sécurité la charge de 10kg., il est évi-
demment inutile d'employer {es fils de fer de section plus
forte pour supporter cette même charge. On comprend
alors que, pour économiser de la matière et réduirer par
suite, les frais d'installation, il y ait un intérêt pratique
capital à savoir déterminer les plus petites dimensions que
peut avoir une pièce pour supporter les efforts qui s'exer-
cent sur elle.
Cqs recherches font I'objet d'une parrie de la Mécanique
appliquée, consacrée à l'étude de Ia résistance des maté-
riaur.
Nous pouvons donc dire : L'étude de la résistance des
matériaux a pour but :
l,o De déterminer Ia limite des efforts qu'on peut appli-
quer à une pièce de dimensions données;
2o De calculer les plus petites dimensions qu'il est
possible de donner, en toute sécurité, aux organes de
machine ou aur pièces qui font partie d.'une construc-
tion quelconqlre.
Unités employées. Sauf avis contraire, rous pren-
- le
drons, dans ce chapitre, millimètre ponr unité de lon-
gueur, Ie millimètre camé pour unité de surfacer'l,e kito-
gr&.mn?e pour unité de poids.

: 200. I)éfinitiorts. : lo Charge par unité de sur-


face. Dans toutes les expériences analoguès à la pré-
-
cédente (fig. 278), on admet qu'une charge quelconque est
supportée é,galement par toutes les fibres du tl de fer. Aûn
DÉTONMATIONS SItrPtES

d'avoir un terme de comparaison pour des pièces de sec-


tions différentes, on considère généralement la charge par
unité de surface (millimètre carré), ([u'on appelle le tra-
çail, or mieux lt fatigue imposée à la pièce.
On dit qu'une pièce travaille à 3 kg., par exemple, quand
la charge par millimètre carré ou la fatigue est égale
à3k9.
2o l)éformations élastiques. Nous appellerons dé'
formations élastiqu,es celles qui- disparaissent lorsqu'on
supprime les forces qui les ont produites.
3" Délormations permanentes. Nous appellerons
-
d.éformations permanentes celles qui persistent malgré Ia
suppression des forces qui les ont produites.
4" Limite d'élasticité. Ce sera la charge par unité
-
de surface, ou la fatigue au moment où les déformations
permanentes commencent à devenir appréciables.
5o Charge de rupture. Tant que la charge par unité
-
de surtace ne dépasse pas la limite d'élasticité, les défor-
mations élastigues.sont proportionnelles à cette charge;
les déformations permanentes sont négligeables; quand la
limite d'élasticité a été dépassée, les déformations perma-
nentes croissent très rapidement; la matière s'altère, et le
corps finit par se rompr-e sous une charge, voisine-de 70 kg.
par millimètre carré dans I'exemple actuel, et appelée charge
de rupture.
Il est donc important de connaitre Ia limite d'élasticité
des matériaux employés dans les constructions' de façon à
être certain que Iôs efforts qu'ils ont à supporter ne dépas-
sent pas cette limite.
6o Charge de sécurité. On se txe alors à I'avance Iç
-
charge par unité de surface, appelée charge oa tauî de
sécurité, que doit supporter la matière. La valeur de ce
taux gst déterminée par I'expérience; elle est au plus égale
à la moitié de Ia limite d'élasticité et deseend même souvent
bien au-dessous de cette moitié, car il faut tenir compte
des chocs, des défauts de fabrication, des altérations pro-
duites par I'usage, des erreurs d'évaluation dans les efforts
que snpportent les pièces, etc.
En particglier, pour Ie fil de fer, dans les conditions de
Mécanique, E: P. S. r2
351 MÉCANIQUE

I'expérience indiquée au début du chapitre, la charge de


rupture est de 70 kg., la limite d'élasticité de 30 kg. , er l'on
adopte comme charge de sécurité I kg.
7o Déformations composées. La traetion ou exten-
sion, la compression, la flexion,- le cisaillement et la tor-
sion sont appelées défonmations sintples. Lorsqu'une pièce
est soumise simultanément à des efforts de nature diffé-
rente, sa déformation est composée,
-_ 201. Observation de ees effets sur les mé-
canismes et les maehines de I'atelier. Sous
-
les charges normales, Ies déformations subies par les piè-
ces des machines ne sont pas, en général, appréciables
sans instrumentsl mais, au bout d'un certain temps de fonc-
tiounement, les pièces ayant pris du jeu par suite de leur
usure, des chocs se produisent quelquefois et donnent lieu
à des percussions ($ 175). Des charges considérables s'exer-
cent sur les pièces et peuvent provoquer des déformations
permanentes et même la rupture de divers organes.
-C'est ainsi que des bielles dont les coussinets sont usés
se rompent sous les efforts de compression et d'extension
qui se succèdent au passage des points morts ($ 166), que
des boulons sont eisaillés quand leurs écrous sont des-
serrés.
Des bâtis en forme de potence et travaillant à la flexion
se rompent aussi quelquefois sous I'action de chocs ânor-
maux. Sur les longues transmissions principales on peut
constater la torsion des arbres. Tout à fait au début de la
mise en marche, la poulie voisine de la machine motrice a
tourné légèrement ayec I'arbre, quand la poulie de I'extré.
mité opposée est encore immobile.

Traction ou extensiou.

- 202. Formule des allongements. : Soumet-r


tond une pièce de longueur L, dont la section
a une surface
S, à un eflbrt de traction F, tel que la tatigue imposée à la
pièce ne dépasse pas la limite d'élasticité. Cette pièce s'al-
longe d'une longueur /. Nous admettrons que la valeur de
cet allongement est donnée par Ia formule
EXTENSION

(r) 166:* * tnË*f--.


Dans cette formulg, E est un coefficient constant, appelé
coeffrcient d,'élasticité,. sa valeur, donnée par I'expérience,
dépend de la nature de la pièce. On trouve :
pour le bois lafonte le fer I'acier
E: 1 000 10000 20000 22000,

APPLICATION.
Calculer I'allongentent subi par un tirant d,e fernte en fer
soumiç
_ù,
un effort de trqction d,e 6000 kg., sachant que la lon-
gu.eur d,u tirant est d,e 3 nt,, d,iamèbé de 4 cn.
On a: "on
u_ 20oroô^@f
J-\, 6 ooo >< 3 ooo
_uu'u,/.
- omm-?-
4

: 203. Lois des allongements.


- Si, conservant
les autres clonnées, on cherchait les allongements subis par
le tirant de ferme, objet de l'applicatioriprécédente sous
des. charges de 3000, 2000 kg.,... c'est-à-dire égales à la
rnoitié, au tiers... de la précédente, on trouverait àer iilon-
gements_égaux, à la moitié, au tiers... de celui que nous
avons calculé. IYous vériterions ainsi la loi suivante :
l,'o loi : Lorsqu'une pièce est soumise à un effort, de
tractionn les allongements sont proportionnels à la
charge.
Pour des tirants de 6t, gr de longueur, on trouverait des
allongements doubles, triples... U- gnn,Z; on peut donc
dire :
2" Ioi : Lorsqu'une pièce est soumise à un effort de
traction, les allongements sont proportionnels à Ia
longueur de la piècé.
linfin, si la surface de Ia section, qui est d,e l_256 ffiDe,
d-e'enait égale à la moitié, au tiers... de cette valeur, les
allongements qu'on trouverait seraient doubles, triples...
JJ!) MÊCANIQAE

de A^^r7.Ce résultat généralisé vériûe la troisième loi


cles allongements :
3' l.oi : lorsqu'une pièce est soumise à un effort de
traction, les allongements sont inversement proport'ion-
nels à la surface de la section de cette pièce.
Fatigue imposée à la pièce. La fatigue imposée à la
-
pièce est la charge par millimètre carré de section.

En particulier, dairs I'exemple précédent, Ia surface s d'une


eection du tirant de ferme est donnée par l'égalité :
3'14>< (40)2
mm2;
?=,:--12-o6
":Td'
Ia charge totale étant de 6000 kg., la fatigue /est égale à :

e,otiaoo.
H# - 4ks,Boo
Noue dirons que cette pièce travaille à la traction à &ks,800.

Allongement pour cent. - on appelle allo.ngement Pou?


cenr d'uie pièce soumise à un effort de trastion I'allongc-
ment de cetie pièce par unité de longueur, e'est-à-dire par
millimètre.
Si,.pour 3 mètres, I'allongement egt de 0-m,7, pour t mm.

cet allongement est de : 6


3 000 -
La"
de mm.
30 000
^^
-::==-==
Lorsqu'on connatt I'allongement pour cent-d-'une pièce
dc sectiôn donnée, soumise à une charge également don-
née, pour o}tenir I'allongement d'une-lon-gueur quelconque,
prisi dans Ia même pièce, on multiplie I'allongement pour
cent par la longueur considérée.

En particulier, I'allonglment d'un tirant d9-5-^r identique au I


précélent et travaillant dans les mêmes conditions, est donné
par l'égalité :
., .I
1- lmm'16'
,
- mlOO-5 000 =
D'une manière générale, on obtient I'allongemetrt pour cent
g5T
i"rrivsrol
A en divisant I'allongement total par la longueur de la pièce.
On a donc, en vertu de la formule (1) :

o:i-lu*Ë,
E'
ou mieux, en remarquant que le rapport g est égal à la fatigue f:
or; -|xr
Si I'on fait travailler la pièce à I kg., on'obtieut, en remplaçant f
Parl I I
o-E- E'
Par suite, l'allongement pour cent il'une pièce travaillant à
I kg. est égal à I'inverse du coefficient d'élastioité.
Si I'on fait travailler une pièce de bois à t kg., son allonge-
gement pour ceDt est égal â.
#Oô,
tandis qu'il est égal à 22 t'000
pour une pièce en acier travaillant dans les mêmes eonditions.
D'autre part, puisque, pour une pièce de bois, I'allongement
pour cent / est égal U
1fr5, on peut écrire L-1000. Il en

résulte gu'une pièce de bois travaillant à t kg. s'allonge du mil-


lième de sa longueur. Elle devrait donc travailler à I 000 kg.,
s'il était possible, pour s'allonger d'une quantité égale à sa
longueur. Une pièce en acier devrait travailler à 22 000 kg. pour
subir le même allongement. En remarquant que les nombres
I 000 et 22 000 sont les coefficients d'élasticité du bois et de I'a-
cier, nons pouvons dire: Lo coefficieût d'élasticité d'uue ma-
tière est la latigue sour laquelle un corps lormé de cette
matière prendrait un allongement élastique égal à sa lon-
gueur, en supposant qu'ulte telle déformation fût possible.

Nous pouvons enfin conclure de ce qui précède que, pour


des pièces travaillant à la traction, les allongements sont
touiours relativement faibles.
Remarque. Les nombres contenus dans le tableau
suivant ne sont - que des moyennes, car ils varient avec
la qualité de la pièce. En pratique, on ne se sert que des
charges de sécurité. Lorsqu'on est certain d'avoir des ma-
tériaux de qualité supérieurer.otr peut les faire trayailler à

I
358 uÊctlrreui

Tablean des charEes do sécunltér des limltes d'étosticltét


des eharges de rrpture et des eoefffclents d'élastlcité
de quelques corps usuels.

'til .H H Eil14
Ëi H z, 14

:prl Ë9ù
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É A-v 3Ëll
NÀTt'RE DU It:tt cq
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<p_ g< (o r-r
td Fl
9:F
ea

Fer forgé. 6 16,5 33 20 000


Fildefer... I 30 70 id.
Tôle de fer.. . I 16,5 32 id.
Acier dour I 38 45 22 000
Acier rnoyen .... 10,50 34 ûi, id.
Acier dur 1,2 40 65 id.
Fonte......r 2 6 13 10 000
Bois de peuplier. 0,3 I 2 I 000
Bois de chêne ou de sapin. 0,6 2 4 I 000
Corde en chanvre 0r6 1r2 6 id.
Courroie en cuir. 0,30 à 0,45 0,6 2 id.

une charge de sécurité plus élevée; on prend, au contrâire,


une charge plus faible pour des matériaux de qualité infé-
rieure.
Il convient de tenir compte également du mode d'action
des forces agissantes.
Ainsi, quand ces forces agissent d'une façon intermit-
tente, il ne faut prendre pour les charges de sécurité que
la moitié des valeurs données dans Ie tableau précédent;
quand les forces agissent tantôt dans un sens, tantôt en
sens contraire (forces alternatives), il convient de ne pren-
dre pour les charges de sécurité que le quart des valeurs
données dans le tableau précédent.

- 204. Équatlorr dréquarrissârge d'rrne pièee


travaillant à la traetiOnl - Nous appcllerons
équation tI'équarrrcsage d'une pièce la formule qui permet
de calculer les dimensions de cette pièce, quand on connatt
les forces qui agissent sur elle.
EXTENSION

Proposons-nous de calculer tout d'abord I'effort de traction


F que peut supporter une tige en fer rond, dont la sectior a
une surlace de 100 mm8.
I mm8 de section pouvant supporter une charge de sécurité
de 6 kg., la section totale pourra supporter un effort
F:6><100;600 kg.

D'une manière générale, si I'on désigne par R la charge


de sécurité, par S la surface de la section et par F I'effort
de traction que peut supporter une pièce, on peut écrire la
formule :
(2) F: RX S.
Cette formule est l'équation d'équarrissage d'une pièee
travaillant à la traction, puisqu'elle )rmet de caleuler la
section S, connaissant la charge de sécurité R et I'effort
de traction F.

C'est ainsi que la surface de section d'uu fer rond, suppor-


tant un effort de traction de 6 000 kg., est donnée par la formule :
_
si-ç=F 6000
O:- 1000 lgm2,

ce qui correspond à un diamètre :

t7r.
d:V 15- 36 mm. environ.
Exemples de pièoes travaillant à la traction.
les pièces travaillant à la traction et dont
- seParrni
cal-
cule à I'aide de la form.ule précédente, on peut citer : les
cordes, les câbles, les iantes des volants, les vis et les )ou-
lons quand ils sont semés, les tendeurs d'attelage des wa-
gons, les tirants des fermes.

Exercice.
- Calculer le d,iamètre de I boulons en fer firant
un fonil ile cylinilre à, vapeur, sachant que le iliamètre ile l'alé-
sage du cylind're est d,e 260 mrn. et la pression effective d,e la
sa.peur de 6 tr1. par cmz.
La pression sur le fond du cyliudre est de
ôEO
:=Ëx
T -Y - -/.tt-

*.
6-2e46kg.,
360 J.ÊcdNr0aE

et ohaque bo.ulon suPPorte


2946 kg-868ks.250.
8

Écrivous la formule d'équarrissage : F-RS, qui devient ici


*.12
F-R1s +, , d désignant le diamètre au fond des ûlets des bou'
lons. Prenons R: 3, puisque I'action de la vapeur est intermit.
tente; n6us aurons, en remplagant les lettres par leurs valeurs,
c14d2
368ks,250:3><?,
d'où : O_ 12^m,6.

Ce diamètre au fond des fflets correspond à un diamètre exté.


rieur de l6 mm.

Remarque. En général, le poids d'une pièce soumise


à un effort de
- traction est négligeable par râpport à cet
effort; mais il peut arriver, pour les câbles de mines par
exemple, que lagièce soit assez longue pour que son poids
ne soit plus négligeable; on ajoutera alors ce poids à I'ef-
fort de iraction, et I'on appliquera ensuite l'équation d'é-
quarrissage ainsi moditée.

APPLICATIONS.
ll Calculer le iliamètre d,'une barre ile fer ronil tlui doit sup'
un efort de traction de 10000 kg.
-porter
Réponse z d,:46 mm.

2l D'après Reuleaur, Ie poid's P Per mètre courant etTa si'-


pcâS it'e Ia section d,roite d'un câb7e tor.d,u composé ilei f'ls de
'fer
ou d,'acier a1:ant chacun pour d,iamètre ô, sont donnés pal
les fornules :
p_o,oo72iilz,
S-æid,2.
On consiilère un câble, formé d,e 36 fils d"acier ayant chacun
pour diamètre 2 mrn. lo Calculer Ia section et Ie poid,s par mètre
'courant d,e ce câ.ble.2o 8i l'on évalue à 120 kg. par millimètre
caaPnassrav

de rupture d,e ce c.â,bte, catcu,ter ta tongueur


Yii ::,,"1":T: io*pre sous I'actioo *ro[" d,e son poid,s.
t:'t!,d:jr_1lo:,(o",
o::o" prend.'pour charge de sécurité R-20 kg., càlculer
!: que peut s^upporter ce câ,ble, en tenant-compte
:j::i8,1
son por.d,s, à une profond,eur de L00
de
m.
- tt3nm!,4; p- lks,08; l32lta; t g56 kg.
Rdponses : S

Compression,r

?05..Les pièces soumises à des efforts de compression


tendent à se raccourcir, mais eiles se comportent de faqons
=
très différentes' suivant qu'eiles sont lorrgues ou courtes.
Nous dirons qu'une pie.u est courte lorsque sa T
Iongueur est infËri.rr""'à b fois son diamet*r,
pièce esr circulaire; à b fois le plus petir
,i ii I
section transversale, si elle est rectangulaire.
côté'au," )
, IJi" pièce courre se rompt par écrasement, lors- t(
gu'elle est soumi:: ^pre'ssion
." :"u suffisante. Uiu l
*iu::.longue, -un
fil de fer pi"'.*.*ple, se courbe oû r.ig.
Ilechrt avant de se rompre (fig. 2S6l; cette déforma_ 2Ed.
tion p-atticulière a reçu le au flarnbage.Ir est néces-
saire d'étudier ces deu,x cas"oil séparémentr.
: 206. Compression des pièees courtes. : Les
raccourcissetuents de ces pièces sont
soumis aux mêmes
lois- que les allongemenrs par traction.
Ils sont directement prôportionners à ra charge,
à ra
fongueur de la pièce, ri itio.rrement proportionners à
I'aire de la section.
Ires valeurs des charges de sécurité
à la traction sont
encore
-applicables. à Ia compression, sauf pour i" font.,
I
qui résiste mieux à la compràssion qu'à la i"r"ri*.
F
C,est
I l?uiqioi les supports, leJ piliers, îes colonnes, se font
,generatement en fonte.
i
I

, !1r.h""ge-de sécurité pour la fonte à ra compression est


de 12 kg.; elte n'est, comme on I'a vu, que
ae e tg. à l,ex-

t. L'6tudc dc le déformaùion des plàcea longuel


cat faits au g lt1.
æ2 xÉcANraaa

tension. De plus, pour la maçonnerie ordinaire, la charge


de sécurité à ta compression est 6u 6t's,06.
L'équation d'équarrissage à la traction convient encore
pour là compression; il suffft de remplacer Ia-charge de
iecurité R à la traction par la charge de sécurité R' à la
cornpression, et d'écrire :

t-R,><s,
, est la charge que peut suppor.ter en tou,Ie
Exemple.
sécrtrité
- QueIIe
un pitier cou.rt en maçonnerie, d,ont la section cantie a
l0 cnt. de côté!
On a: F-0,06X100e-600k9.
Exemples de pièces courtes travaillant à la cotnpr€s-
sion, peui citer comme exemples les supports, les
--On
piliers .r, *uçotttterie ou en pierre taillé'e, les coulisseaux
àcs tiges de pistons des machines à vapeur' les pivots des
arbres verticaux.
Pivots. On donne le nom de tourillon h des solides de
- æl révolution, généralement cylindri'
gues, autour desquels s'effectue la
rotation de certains ,organes de ma-
chines.
Les piaots sont les toùrillons placés
à la partie inférieure des arbres Y€r-
ticaux.
IIs tournent dans des paliers spé-
ciaux, appelés uapaudines (fïg. 287),
au fond desquels se trouvent une ou
@ plusieurs rondelles G, appelée s grains.
Après usure, ces grains sont rempla-
9 cés par d,'autres grains qui remontent
I'arbre à sa position primitive. L€S
pi'r'ots travaillent à la torsion et à la
.@ compression.
Fig. 287.
D'après Reuleaux, il convient d'em.
ployer pour lefr calcul les formules suivantes :
r{:1,86y'P pour les pivots en fer ou en acier doux,
d.:2,621/P pour les pivots en fonte, quand tous ces pi'
vots tournent sur du bronze,'
CISAILLETTENT

Dans ces formules, P représente la charge en kg. s'exer-


/ des pivots varie entre
çant sur le tourillon; la longueur.
L et 1,5 d,

APPLICATIONS.
Dire qu.elle largeur on doit d,onner it, la semelle d,'appui
-.1,)
d,'une,poutre, su.r un mur, sa,chant gu.e'la longue.ur d,e cette
semelle est ile 400 mm. et Ia charge tianèmise d,e 5000 kg.
Réponse : 209 mm'per excès.

2l Calculer le d,iamètre d,u pivot il'un arbre en acier dau*,


to-urnant,d,d,n:s un coussinet et sur un grain en bronze, pour une
charge d,e 5000 kg.
Réponse : 132 mm.

Gitaillement.
Proposons-nous de couper une plaque de tôle à
I'aide
=.?07. d'une cisaille AB (lig. 288). Les presiion, F, F, exêr-
cées par les deux lames de la cisaille tendent à clétacher la

Fig. 288. Fig. 28e.

partie
tace
I q" la.partie M, en la faisant glisser le long de la
AB. La pièce MN naçailre au cisâiilemenr,. I'eirort F
estl'effort nanchant.
Les assemblages de pièces de bois ou de métal sont sou.
vent soumis à des efforts de cisaillemenr.
c'est au cisaille1enl que travaillent en particulier les
boulons (fig. 289), Ies rivèts. \
Equation d'équarrissage. cette équation esr analoguq
-
36t MÊcaNrQaD

à celle que nclrs avons utilisée pour la traction ou la com-


pression des pièces courtes. On écrit :

F:R"XS,
F étant I'effort tranchant exprimé en kilogrammes, S la
section de la pièce en millimètres carrés, Rc une charge
de sécurité variable avec la matière employée. Cette charge
est tou.iours inférieure à la charge de sécurité à la com-
pression.
Cisaillement transversal et longitudinal. Nous sa-
vons qu'il est plus facile de fendre une pièce de- bois dans
Ie sens des ûbres que de la scier perpendicul.rirement à
cette direction. L'effort à faire dans le premier cas n'est
employé qu'à séparer les fibres; il doit les couper dans
le second. II est donc nécessaire, surtout pour le bois,
d'adopter des charges de sécurité diflérentes, suivant que
la matière travaille ou non dans le sens des fibres.
Le tableau suivant contient les valeurs de la charge de
sécurité au cisaillement pour iluelques matériaux fréquem-
ment employés :

CHÀRGE DE SECURITE
N/tfUnE ÂU CISAILLEMBNT
ps Lr priicn
transçersal. Iongitudinal.
kg

Peuplier.. . . . f o:ii;, environ.

Sapin n: o,oa
l,:: ft
Chêne n": ln(o,s ln:o,tu
Fer .. fn:4 -
Acier doux...
{; fn:7 *
On voit dans ce tableau que, pour la même matière, on
prend, pour la résistance au cisaillement transversal, une
CISAILLÈMENT

charge de sécurité égale *o* de la charge de sécurité la


f
à I'extension ou à la compression'
- faible relative
plus
Exemples ale pièces travaillant au cisaillement - Les

Fig. r90. Fig. 19r

boulons et les vis, quand ils ne sont pas très serréd sur les
pièces à réunir, travaillent au cisaillement Transversal' Les
iiu*t* (fig. 290), quoique soumis plus spécialem-ent à des

Fig. 29r. Fig. 2e3.

efforts d'extension, sont, pour la commodité des calculs,


considérés comme travaillant au cisaillement transversal.
Travaillent encore de même : Ies elaçettes tansçersales
(fig. 291), les goupilles ùnpe' pat æt1
(fiS. 292) et les pièces
qu'on. mandrin. (fig.
293). Il est assez rare
qu'une pièce métallique
travaille au cisaillement
longitudinal. On peut
cependant citer comme
travaillant ainsi les cla-
TK Fig. 29{.

eettes tongitudinates (fig.294\. Dans les pièces-fléchies, les


fibres voisines tendent à glisser les unes sur les autres et
À se séparer comme se séparent les deux tronçons d'une
pièce cisaillée longitudinalement.
366
uÊcANTQUE
Exercice. le d,iamètre'à donner ù, u,ne eoupille
finattt - èalculer
une rondelle à u,ne tige et soumise ù, un efort de"500 /tg,
(frs.2e2).
La goupille résiste au cisaillement dans les deux sections
aetb.
L a formule d'équarrissage peut s'écrire : F
= Rr 24 e $ ; a,o,i
I'on ddduit, en remplacant les lettres par leurs oul.u", T

500- -ôxz "+,


e l4d2

et d-g mm. par excès.

Mandrins. on désigne sous le nom de mandrins des


outils en acier- fondu trempé qui servent àcalibrerles trous
(fis. 283).
L'une des extrémités d'un mandrin a des dimensions un
peu plus petites que celles du trou à calibrer, arin de faci-
liter son entrée; I'autre est amincie et amondie; elle reçoit
la pression exercée sur le mandrin par une presse ou res
percussions dues au choc d'un marteau.

Les faces Iatérales du mandrin sont taillées de façon à pré-


senter des arêtes coupantes qui cisaille't la matièrà à I'inté.
rieur du trou' s'il s'agit d'un trou carré de côté dr, pour un
déplacement /a des arêtes- coupantes, nous admettrons qtre
la
résistance w offerte par le riigtal est donnée par la formule
:

*:^uh){R";
on devra donc avoir ,
F _* 4alr;q R'".

APPLICATIONS.
-'l') calculer_I'efort néce-ssaîre pou,r coupep aeec d,es usailles
à-Iantes parallèIes u,ne tôle cle fer cte r0 mm. d.,épaisse*,r et dc
l? ,y: de largeu,r. * La résîstance d,e la trile à îa rupture pa,r
cisaillentent est évaluée à 4g*e,5 par mihimètre ca*é!
Répouse : F-49,bX el-74ifO kg.

2) La résistanco des tdles au. poïngonnage est ile 4l ftg. par


*
s6?
10nsr0N

millimètre carré I calcu.ler l'effort nécessaÏre Pour Percer un trou


ile diamètt'e d- L5 mm. da'ns une tôIe il'épaisseur e=5 mm'
Réponse : F : R'nde-10 126ks,50.

g\ calculer le iliamèbe d'.un boulon en fer rcnitr supportant


un'effort ile cisaillentent de Q000 frg. 01g.
t
289)'
Réponse : d:40 mm. Par excès.

4\ Ilneclavette en acier d,our (f'g. 29t\ est- t9ury;te.i.ilans les


deir sections résistantes, à un' àffort iotal d,e cisaillentent d,e
4 000 Âg. Calculer les d"imensions d,e la section rectangulaire
S
i;e cefié clavette, en supposdnt que la largeur ile la section soit
égale au quart de sa longueu'r.
"Réponse : longueur-34 mm.; largeur=8,n,5 (par excès)'

Torsion"

: 208. Une pièce encastrée à I'une de ses exFémités'


comme I'indique la figure 285, et soumise. à I'autre eltré-
*ire a u' effort qui tànd à la faire tourner autour de son
axe, tra.eaille à la torsion.
De même, pour un arbre de tranemission commandé par
une manivelle (fiS.
295 ), la résistance
qui se déveloPPe au
contact des roues
d'engrenages indi-
quées par la figure
joue le rôle de I'en-
castrement Précé'
ùent et maintient,
pour ainsi dire, I'ar'
bre, que I'effort moteur exercé par la manivelle
fait tra'
vailler à la torsion.
trlloment de torsioll. - Désignons par.Fks
I'effort qui
L** son bras de levier par rapport
nroduit la torsion, Pâr
;i;.;â; la pièce; fu pto,luit Fts X L" est appelé moment
d,e torsian,
I go8
unitnrcao
Équation d'équarrissage.
- laDans
pièce qui travaille à la torsion,
chaque section d'une
fibre la plus fatiguée est
lr-qlus éloignée de I'axe de la pièce. Si fon désilne par
Rt Ia charge de sécurité, la formule d'équarrissage est :

Y:N,,
d'où I'on déduit :

. (1) M: R,,><r.

Dans cette formule, M aerigrrl le moment de torsion


F X L, Ro la charge de sécurité qui est générelement égale
à Ia charge de sécurité au cisaillement transversal, I orr"
quantité variant avec la forme de la section et qui a tu
nom de module de torsion Nous donnons quelques modules"Jço
de torsion dans le tableau de la page 322.

Application .
- Calculerpap
seclion catée r représentée
l'effort que peut iupporter la tige à
la figure 285, sd le bras de làyier
d,e l'efort est de.0n,50; la tige est en fer; le côté de sa section
est de 50 rnm.
(R'= 5 kS.).
Bcrivons :
I

. ""-R'1,
(uolû'
5oo
- 5><
,et, par suite,
,r_ft;f,-2e5re.
_ 5x(50)'x/E_

- 209. Ca,leul des arbpos. : Les arbres utilisés


dans les ateliers travaillent à la torsion, mais à cette défor-
rnatio_n s'en ajoutent souvent d'autres, la flexion, par exem-
ple, due au poids des poulies ou des volant, q,i'it, ont à
supporter, de sorte que les calculs à faire poor trouver
leurs dimensions sont relativement compliqujr.
D'après Reuleaux, si I'on ad,opte .o*àu ôh"rg" de sécu-
TONSION, CALCAL Dr'S TNBNES àos

rite6 kg. pour le fer, le diamètre d'un arbre en fer soumis


à un moment de torsion F X L est donné par.la formule I
(2) d--:0,9b yFks
- Pour des arbres qui ne sont pas en fer, on applique en-
core cette formule, mais on multiplie
le résultat trouvé par :
0,848 pour I'acier fondu,
1,27 pour la fonte,
2,72 pour Ie bois (sapin su ç[!-o\
Les irbres reposent sur t*, l'r's & o=S r n*
"o',rï
sinets des paliers pardes tourillons, ot-1,L5Qt
. dits intermédiaires, qui comportent à Fig. 2e6.
chacune de leurs extrémités une saillie appelée coilet
(fis. 2e6).
On donne, en général, aux tourillons intermédiaires le
même diamètre qu'à I'arbre qui les,porte.

U7. c_orps pesant 1000 Àg. est suspenilu èt ta


chaîne d'un -treuil.; le iayàn du tambouimesuré jisqu,'à I'aæe
-Exemple.
de la chaîne est de 105 mm. calculer le d,iamètre"de i'arbre en
fer d,u tam(tour.
d-ï,e'VïôddRîôE:45 mm.
En réalité, il faudrait ici augmenter ee diamètre pour tenir
eompte de la flexion de I'arbre sous le poids de la charge.
calcul dec arbres, Ia puissance qu'ils doivent transmettre
et leur. nombre de tours par minute étant connus.
- Suppo-
:oo"-q,r-u le rayon de la manivelle motrice 1fig. 2g5) soil-de
I- 0*,40 et que I'e{fort tangentiel soit de F' éOO kg.1 I'arbre
-
est soumis à un moment de torsion FL-900><400-920000,
"(Lmm
10004.
-
D'autre part, le travail produit par tour de la manivelle est
de F>(2æI- 800><2æXgn,40; si la manivelle fait en une mi-
uute un nombre de tours z 80, le travail par minute est de
-
F 14 2nln
- 800 X 2æX.0,4014 80 ; soit, par seconde.
\2'nln _ 800 X 2n X 0 ,40 >< B0
6b-:T'
cequi conrespond â une puissance N en chevaux-vapeur i
_ F YZnIn_ 800 X 2nX 0 40 :z R0
: ffi
N rP
'\r-_
- Tb.Ti" - 358n,72.
3T0 il.ÊcANraÛE

séparons dans ces résultats le produit de I'intensité F de I'ef.


fort par la longueur I de la manivelle; il vient :

(soo><o,ao)*l# abEP,72,

ou :
2rtn
FI><6oçh- N'
Nous ed déduirons :

8ooxo,4o=lk3 *99#4,
ou, d'une manière générale :

FI
N 60><75

Or, la longueur I de la manivelle est actuellement exprimée


en mètres; ttou" obtiendrons Ie moment de torsion en prer-rant
le millimètre pour unité, c'est-à-dir.e en multipliant les deux
membles de l'êgalité précédente par 1000; par suite, en posant
1000 Z
= L, nous aurons :
-
tskslrmm:-
60 x75x
q*
I 000.N
--7t6 200 rN par excès,
nn
Remplaçons le moment de torsion par ce{'te valeur dans la
formule de Reuleaux; il vient
d,--0,n5y';;æ.
On obtient ainsi Ia formule généralement appliquée pirur le
calcul des arbres :

. _., /NïË
d,s,s:84,7V - .
En particulier, dans I'exemple précédent, pour un arbre en fer:

d, _ sa,l
{'W: 65-u par excès,

t'

\
APPLICATIôTVS.
l

l) Calculer Ia puissance en IP qu,e peu,t transntettre ut atbre


,n ir" 80-' di d'iarnètre, à la ç'itesie d,e 60 tours par ntinute.
Réponse : 50 IP.
FLTXION 371

2\ Calûùer le diatnètre d,'un arbre en fer qui doit transmet-


tre trP,2 ri la vitesse de 100 tou,rs par minute.
Réponse l 19nm,4.

3) A quelle vitesse, en nombre d,e tou.rs par minute, peu.t-on


faire tourner un arbre en fer ile 6 crn. d,e diamètre qu,i d,oit
transntettre 15 I.P ?
Réponse : 42t,2.

Flerion.
21,0. Nlarquons sur deux faces opposées d'un morceau de
-gomme deux points A.B, A/.8/ distants de I cm., et ployons-
le avec à la main; il est facile de constater que la clistance
des deux points A, B marqués sur la face convexe a aug-
menté, tandis qu'elle a diminué pour les points A/,8/ mar-
qués sur. la face concave. Nous pouvons donc dire : tors-
qu'un solide est soumis à un effort de flexion, les libres
convexes s'allongent, tandis que les fibres concaves sG
ra0c0ufcissent. Les premières travaillent donc à I'exten-
sion, les secondes à la compression. Entre ceB ûbres allon-
i gées ou raccourcies, il existe des fibres, appelées fi.bres
I neutres, qui conservent leur longueur. Une fibre fatigue
d'autant plus qu'elle est plus éloignée des {ibreb neutres.
Equation d'équarrissage à Ia flexion.
certain que la pièce supporte, en toute sécurité,- Pour êrre
les efforts
de flexion qui lui sont appliqués, il suffit donc d'écrire que
la fatiguc de la {ibre la plus dloignée tles fibres neutres est
égale à la charge de sécurité à I'extension lorsque cette
fibre est allongée, à la charge de sécurité à la compression
lorsque cette fibre est raccourcie.
On dérnontre que la fatigue de la fibre qui travaille le
l, plus est donnée pàr la formirle :
. I\4V
T:7,
R étant la charge de sécurité à l'extension ou à la com-
pression pour Ia matière considérée, nous obtiendrons
l'équation d'équamissage à la flexion en posant :
aÊcaurQaE

R_MV
['
équation qu'on met habituellement sous la forme ;

(t) M:Rx+.
T

lo Moment fléchissant. - Nous "ilon. donner la signi-


fication des termes qui figurent dans l'équation (1)'
Considérons une pièce AB, encastrée dans un mur ou
reposant sur des appuis (frg.297 et 298), soumise à I'action
de charges Pa, Pa... Nous appel-
lerons moment fléchissant relatif

rd

Flg.29?.