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Université Hassiba Benbouali de Chlef Année Universitaire: 2014—2015

Faculté des Sciences Exactes et Informatique Niveau: 2ième Année—Semestre III


Départements de Chimie Méthodes Numériques et Programmation

CHAPITRE II—Intégration numérique

II.1 Notion d’intégrale ou intégration en mathématiques ............................................................................... 46

II.2 Notion d’intégration numérique ............................................................................................................... 46

II.2.1 Méthode des rectangles ..................................................................................................................... 47

II.2.1.1 Exemple ................................................................................................................................. 48

II.2.2 Méthode des trapèzes ....................................................................................................................... 49

II.2.2.1 Exemple ................................................................................................................................. 50

II.2.3 Méthode de Simpson ........................................................................................................................ 50

II.2.3.1 Exemple ................................................................................................................................. 51

II.2.4 Comparaison ..................................................................................................................................... 52

TP n°02 : Méthode des Trapèzes—Méthode de Simpson .............................................................................. 53

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2014
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Année III
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II.1 Notion d’intégrale ou intégration en mathématiques

L'intégration est un concept fondamental en mathématiques, issu du calcul des aires et de l'analyse, et
utilisé dans de nombreuses branches des mathématiques. L'intégration
égration permet, entre autres, de calculer la
surface de l'espace délimité par la représentation
représen graphique d'une fonction.

Si f est une fonction réelle positive continue prenant ses valeurs dans un segment I = [a,b], alors
l'intégrale de f sur I, notée :

II. 1

Est l'aire d'une surface délimitée par la représentation graphique de f et par les deux droites d'équation x = a,
x= b, surface notée Sf. (Voir figure II.1.)
II.1

II. 2

f(x)

Sf

a b x

Figure II.1 : interprétée comme


l’aire
aire du domaine délimité par la courbe
représentative de la fonction f, l'axe des abscisses
et les droites d'abscisses a et b.

II.2 Notion d’intégration


tion numérique

On ne connaît pas toujours une formule pour décrire une fonction, par exemple dans le cas d'une courbe
expérimentale. Dans d'autres cas, on ne connaît pas de méthode analytique pour exprimer la primitive, ou
bien on n'a pas besoin de l'expression analytique
analytique et seule la valeur numérique suffit. On a recours dans ces
cas-là à une intégration numérique en utilisant une des méthodes numériques. L'intégration numérique est un
chapitre important de l'analyse numérique.

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Les méthodes numériques consistent à prendre une suite de valeurs , , les valeurs des étant si
possible équidistante : ! − ℎ. On peut ensuite appliquer différentes méthodes consistent à faire la
somme d'aires (voir figure II.2).

Les méthodes numériques d'intégration d'une fonction sont nombreuses et les techniques très diverses.
Des très simples, comme la méthode des rectangles aux très complexes comme certaines variétés de la
méthode de Monte-Carlo. Nous n'aborderons ici que des méthodes (ou schémas) simples.

II.2.1 Méthode des rectangles

Nous subdivisons l'intervalle [a,b] en n sous-intervalles dont les bornes sont . Les longueurs de ces
sous intervalles sont ℎ ! − . Nous construisons les rectangles dont les côtés sont ℎ et .

L'aire de ces rectangles vaut:

$ ∑&'!
() ! − ∑&'!
() ℎ II. 3)

Si les ℎ sont suffisamment petits, est une bonne approximation de l'aire cherchée. Nous pouvons
recommencer cet exercice (Figure II.3) en choisissant ℎ et ( !) comme côtés des rectangles. Nous
obtenons alors:

+ = ∑&'!
() ( ! − ) ( !) = ∑&'!
() ℎ ( ! ) (II. 4)

f (xi)

f (x0)
Si

x
x0=a xi xi+1 xn=b

Figure II.2 : Intégration numérique par la méthode des


rectangles à gauche.

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Encore une fois, l'aire de ces rectangles approche l'aire cherchée. Afin de simplifier la programmation, il
est utile de choisir des intervalles de longueur identique:

| ! − | ℎ ∀/ II. 5)

Si nous avons n rectangles, h vaut alors (b - a)/n. Les aires (II.3) et (II.4) deviennent:

$ = ∑&'!
() ℎ ( ) ou: + = ∑&'!
() ℎ ( ! ) (II. 6)

f (xi+1)

f (x0)

x
x0=a xi xi+1 xn=b

Figure II.3 : Intégration numérique par la méthode des


rectangles à droite.

II.2.1.1 Exemple

La fonction f définie sur [0 ; 1] par ( ) = √1 + 7 est continue strictement croissante sur [0 ; 1] ; donc
! 7
)
√1 + est une mesure de l’aire A limitée par la courbe de f et les droites d’équations : x=0 et x=1.

a—Intégration numérique par la méthode des rectangles à gauche

En découpant [0 ; 1] en deux segments, et en dessinant des rectangles hachurés. Le premier rectangle a


! !
pour largeur ℎ = 7 et pour longueur (0) donc pour aire 7 × (0) ; Le second rectangle a pour largeur ℎ =
! ! ! !
7
et pour longueur :7; donc pour aire 7 × (7).

L’aire A est supérieure à la somme des aires des rectangles hachurés donc :

! ! ! ! ! !
$ = ∑&'!
() ℎ ( ) = 7 × (0) + 7 × :7; ≈ 7 × 1 + 7 × 1.12 ≈ =. >? ≤ )
√1 + 7

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1.4

1.2

0 0.5 1 x

Figure II.4 : Application de la méthode des rectangles.

b—Intégration numérique par la méthode des rectangles à droite

En découpant [0 ; 1] en deux segments, et en dessinant des rectangles colorés. Le premier rectangle a


! ! ! !
pour largeur ℎ et pour longueur : ; donc pour aire × ; Le second rectangle a pour largeur ℎ
7 7 7 7
! !
7
et pour longueur 1) donc pour aire 7 × (1).

L’aire A est inférieure à la somme des aires des rectangles colorés donc :

! ! ! ! ! !
+ = ∑&'!
() ℎ ( !) = 7 × :7; + 7 × (1) ≈ 7 × 1.12 + 7 × 1.41 ≈ =. A?B ≥ )
√1 + 7

II.2.2 Méthode des trapèzes

f (xi+1) f

f (xi)

f (x0)

x
x0=a xi xi+1 xn=b

Figure II.5 : Intégration numérique par la méthode des


trapèzes.

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L’aire du trapèze de base [ ; ! ] s’écrit :

D FGH ' F E ID E
D + ! E = F FGH
7 7

On en déduit que :
I I I
J = ∑&'!
() 7 D + ! E = 7 ∑&'!
() D + ! E =7D K + L + 2 ∑&'!
(! E

Alors, la valeur approchée de l’intégrale de f sur I par la méthode des trapèzes (figure II.5) est donnée par :
!
J = 7 ℎD ) + & + 2 ∑&'!
(! E II. 7

II.2.2.1 Exemple
N
La fonction f définie sur I = [0 ; 7 ] par = O/P est continue strictement croissante sur I; donc
Q
N
R
)
O/P est une mesure de l’aire Sf limitée par la courbe de f et les droites d’équations : x=0 et x=7 .

Tableau (II.1) : Points d’appui de la fonction = ]^_ .

x 0 S/8 S/4 3S/8 S/2

f(x)=sinx 0 0.382683 0.707107 0.923880 1


Q
Soit ST l’approximation de V = O/P )W
P=
R par la méthode des trapèzes, le pas h est donné par : &
)
SW ; alors :
8

! ! N
J = 7ℎ : ) + 2 ∑&'!
(! + & ; = 7ℎ: ) + 2 ∑X(! + Y ; = !Z 0 + 2 0.382683 +

0.707107+0.923880 +1=0.987116

II.2.3 Méthode de Simpson1

On remplace f, sur chaque segment [ ; ! ] de la subdivision, par la fonction polynômiale de degré


inférieur ou égal à 2 qui prend les mêmes valeurs que f aux extrémités et au milieu \ = + ! /2 de ce
segment.

Pour déterminer l'expression de cette parabole (polynôme de degré 2 ; figure II.6), on utilise
l'interpolation lagrangienne.

1
Thomas Simpson (1710-1761) —un mathématicien anglais.
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La valeur approchée de l’intégrale de f sur I par la méthode de Simpson est donnée par :
' '
& = ∑&'!
() D + ! +4 \ E = D K + L + 2 ∑&'!
(! + 4 ∑&'!
() \ E II. 8
Z& Z&

Ou :
a
' '! &/7
& = X&
` K + L + 2 ∑ (!
R
7 + 4 ∑ (! 7 '! b II. 9

Soit :
I
& = ZD ) + & + 2 ∑&'!
(! + 4 ∑&'!
() \ E II. 10

Ou:
a
I '! &/7
& = X` ) + & + 2 ∑ (!
R
7 + 4 ∑ (! 7 '! b II. 11

f
f (xn)

f (x0)

Si

x0=a ξ0 x1 ξ1 xi ξi xi+1 ξi+1 xn=b x

Figure II.6 : Intégration numérique par la méthode de Simpson.

II.2.3.1 Exemple

Considérons l’exemple ci-dessus ; où h = π/8 et = O/P .


a
I '! &/7
& = X` ) + & + 2 ∑ (!
R
7 + 4 ∑ (! 7 '! b

I !S
& =X ) + Y +2 7 +4 ! + X = X c 0 + 1 + 2 0.707107 + 4 0.382683 +

0.923880=1.000135

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II.2.4 Comparaison
Q
Les points d’appui donnés dans cet exercice correspondent à la fonction sin x. Et = R
)
O/P = 1. On
constate donc que l’approximation de Sf donnée par la méthode de Simpson est meilleure que celle par les
trapèzes, puisque |Sn − Sf| = 0.000135 et |ST − Sf| = 0.012884.

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