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L'interrogation en français

En français, on peut poser des questions de différentes façons.


Il existe 3 types de questions: les questions fermées, les questions ouvertes et les questions partielles avec "quel".

1. Les questions fermées


Ce sont des questions dont la réponse est OUI ou NON. Pour poser une question fermée, il y a 3 façons :
1.1 La forme familière:
Ex: Vous parlez français?
La question suit le schéma de la phrase affirmative: Sujet/ Verbe/ Complément. L'intonation change, elle monte en fin
de phrase. Cette forme est familière car c'est un registre qu'on peut utiliser avec ses amis ou sa famille.
1.2 La forme standard
Ex: Est-ce que vous parlez français?
La marque de la question est la formule "est-ce que". Cette forme est standard car on peut l'utiliser avec tout le
monde, dans les commerces, au travail etc. C'est la forme la plus utilisée.
1.3 La forme soutenue
Ex: Parlez-vous français?
L'inversion du sujet et du verbe est la marque de la question. Le tiret est obligatoire entre le verbe et le sujet. Cette
forme est soutenue, car c'est une langue élégante et formelle.
Attention: Pour des raisons phonétiques, on doit parfois rajouter un t entre le verbe et le sujet.
Ex: Parle-t-il français? Ici, on rajoute un "t" entre le verbe qui se termine par une voyelle et le sujet qui commence par
une voyelle.
1.4 La réponse
La réponse à cette question fermée est:
Oui, je parle français.
Non, je ne parle pas français.

2. Les questions ouvertes


La question ouverte sert à obtenir une information nouvelle. Donc, on utilise un mot interrogatif comme qui (à qui, de
qui, avec qui... ), que, quoi (à quoi, de quoi, avec quoi...), où, comment, pourquoi, combien, à quelle heure etc. La
réponse contient donc une information nouvelle qui n'est pas dans la question. Les 3 structures des questions
fermées sont valables aussi pour les questions ouvertes.
2.1 La forme familière
Ex: Vous partez où en vacances?
La question suit le schéma : Sujet/ Verbe/ Mot Interrogatif/ Complément. L'intonation change, elle monte en fin de
phrase.
2.2 La forme standard
Ex: Où est-ce que vous partez en vacances?
La question suit le schéma: Mot interrogatif/ Est-ce que/ Sujet / Verbe/ Complément.
2.3 La forme soutenue
Ex: Où partez-vous en vacances?
La question suit le schéma: Mot interrogatif/ Verbe/ Sujet/ Complément. On garde l'inversion du sujet et du verbe, qui
est la marque de la langue formelle.
2.4 La réponse
La réponse à cette question est: Nous partons en Corse (par exemple). "En Corse" est l'information nouvelle.
3. Les questions partielles avec "quel"
Ce type de questions permet d'obtenir une nouvelle information sur un nom.
Ex: Quelles langues étrangères parlez-vous?
"Quel" s'accorde avec le nom sur lequel il porte, comme un adjectif.
Ex: Quel âge avez-vous? -> âge: nom masculin-singulier
Quelle chemise préférez-vous? -> chemise: nom féminin-singulier
Quels stylos achetez-vous? -> stylos: nom masculin-pluriel
Quelles langues parlez-vous? -> langues: nom féminin- pluriel

3.1 La forme familière


Ex: Tu parles quelles langues étrangères?
La question suit le schéma de la phrase affirmative: Sujet/ Verbe/ Quel+Nom. L'intonation change, elle monte en fin
de phrase.
3.2 La forme standard
Ex: Quelles langues étrangères est-ce que tu parles?
La question suit le schéma: Quel+ Nom/ Est-ce que/ Sujet/ Verbe.
3.3 La forme soutenue
Ex: Quelles langues étrangères parlez-vous?
La question suit le schéma: Quel+ Nom/ Verbe/ Sujet.
3.4 La réponse
La réponse à cette question serait par exemple:
Ex: Je parle le français, l'anglais et l'italien.
LES PRONOMS RELATIFS

les pronoms relatifs relative insérée et non insérée


déterminative et explicative le relatif sujet qui
le relatif COD que le relatif dont
le relatif lequel le relatif lequel employé comme sujet
le relatif quoi le relatif où
le relatif indéfini quiconque

les pronoms relatifs


Les pronoms relatifs sont des mots qui servent à établir une relation entre un nom ou un pronom qu’ils
représentent (l’antécédent) et une proposition dite subordonnée relative.
· Les pronoms relatifs permettent de faire une phrase plus longue tout en évitant de répéter un
nom :
J’aime ce livre. J’aime ce livre, qui est bien écrit.
Ce livre est bien écrit.
· Le pronom relatif prend le genre et le nombre de son antécédent :
La pomme que j’ai mangée était très bonne.
Que est un pronom relatif.
Que est féminin singulier (parce que son antécédent est le mot pomme, qui est féminin singulier).
Que est complément d’objet direct de ai mangée.
Le participe passé mangée s’accorde avec le COD que.
· Les pronoms relatifs qui, que, quoi, dont, où sont invariables.
· Le pronom relatif lequel varie en genre et en nombre en fonction de son antécédent : lequel,
laquelle, lesquels, lesquelles
· Le pronom relatif lequel se combine avec les prépositions à et de au masculin singulier et
pluriel, ainsi qu’au féminin pluriel (mais pas au féminin singulier) :
auquel à laquelle auxquels auxquelles
duquel de laquelle desquels desquelles
· Le pronom relatif est généralement placé immédiatement après son antécédent, mais pas dans
cette phrase :
Ton ami est là qui attend. ami est l’antécédent
· Contrairement à l’anglais, le pronom relatif est toujours exprimé en français :
La maison que j’ai achetée a été construite l’année the house [that] I bought
passée.

relative insérée et non insérée


· La proposition relative peut suivre immédiatement la proposition principale :
J’ai vendu la bicyclette dont je ne me servais plus.
J’ai vendu la bicyclette proposition principale
dont je ne me servais plus proposition subordonnée relative
· La proposition relative peut aussi être insérée [inserted] dans la proposition principale :
La bicyclette que j’ai vendue ne me servait plus.
La bicyclette … ne me servait plus proposition principale
que j’ai vendue proposition subordonnée relative insérée dans
la principale
déterminative et explicative
La subordonnée relative peut être déterminative et elle peut être explicative.
· La subordonnée relative déterminative (ou restrictive) restreint le sens de l’antécédent et sa
suppression modifie profondément le message.
La déterminative n’est pas séparée de l’antécédent par une virgule.
Le prix d’entrée est de 2 $ pour les personnes qui ont 65 ans ou plus.
· La subordonnée relative explicative (ou non restrictive) ne restreint pas le sens de l’antécédent
et sa suppression ne modifie pas vraiment le message.
L'explicative insérée dans la principale est souvent précédée et suivie d’une virgule.
L'explicative qui suit la principale est souvent séparée de l’antécédent par une virgule.
Toutes ces personnes, qui ont 65 ans ou plus, n’ont payé que 2 $ pour visiter le musée.
J’ai parlé à sa mère, qui est d’une gentillesse exceptionnelle.

le relatif sujet qui


· Qui remplace un nom de personne ou de chose.
Qui ne s’élide jamais.
Qui correspond aux mots anglais who, which, that.
Le mécanicien qui a réparé mon auto est compétent.
La maison qui est à vendre est rouge.
· Dans les proverbes et les phrases imitant les proverbes, l’antécédent celui est généralement
sous-entendu :
Qui a bu boira. Once a thief always a thief.
Qui se ressemble s’assemble. Birds of a feather flock together.

le relatif COD que


· Que remplace un nom de personne ou de chose.
Que s’élide et devient qu’ devant une voyelle ou un h muet.
Que correspond aux mots anglais whom, which, that, what.
Le mécanicien que je trouve le plus compétent est Paul.
Le mécanicien qu’il trouve le plus compétent est Paul.
La maison que mon père a achetée est rouge.
· Que peut être précédé du pronom démonstratif ce.
(En anglais, on utilise seulement what sans antécédent.)
Pourriez-vous répéter ce quevous venez de Could you repeat what you’ve just said.
dire.

le relatif dont
(objet de la préposition de)

· Dont remplace un nom de personne ou de chose.


Dont correspond aux mots anglais whose, of whom, of which.
Dont peut être complément d’un verbe, d’un nom (sujet, attribut ou objet direct) ou d’un adjectif.
L’auto dont il rêve coûte très cher. il rêve de l’auto
L’enfant dont le père est mort vient de Montréal. le père de l’enfant est mort
L’enfant dont Jacques est le père est blond. Jacques est le père de l’enfant
L’enfant dont vous voyez là-bas le père habite vous voyez le père de l’enfant
maintenant avec sa mère.
La fille dont il est amoureux est très jolie. il est amoureux de la fille
· Un nom complément d’un autre nom précédé d’une préposition ne peut pas être remplacé
par dont.
L’enfant au père duquel j’ai téléphoné est l’ami de et non dont j’ai téléphoné au père
mon fils.
L’île au centre de laquelle nous nous trouvions et non dont nous nous trouvions au centre
n’était pas habitée.
le relatif lequel
(objet d’une préposition autre que de)
· Lequel remplace un nom de personne ou de chose.
Lequel est précédé d’une préposition telle que à l’extérieur de, à l’intérieur de, à propos de, au
milieu de, au sujet de, au-dessous de, au-dessus de, avec, autour de, chez, dans, d’après, en
face de, entre, par, parmi, pour, près de, sans, selon, etc.
Lequel correspond aux mots anglais which or whom.
Te souviens-tu du nom de la ville près de laquelle nous nous sommes arrêtés ?
· Si l’antécédent est un nom de personne, qui peut remplacer lequel :
Te souviens-tu du nom du garçon avec lequel (ou : qui) nous sommes allés à Montréal ?
· Cependant, qui ne peut pas être précédé de la préposition parmi :
Cette usine compte une centaine d’employés parmi lesquels il y a de nombreux immigrants. (et
non parmi qui)

le relatif lequel employé comme sujet


Lequel peut s’employer comme sujet, surtout si l’accord évite l’ambiguïté sur l’antécédent.
On rencontre aussi lequel comme sujet dans la langue littéraire ainsi que dans la langue administrative.
J’ai parlé à la nouvelle amie de mon frère, laquelle étudie en vue de devenir comptable.
Le juge a interrogé ce matin deux témoins, lesquels déclarent avoir entendu trois coups de feu.

le relatif quoi
· Quoi peut avoir comme antécédent des mots de sens vague comme ce, rien, quelque chose :
Pourriez-vous préciser ce à quoi vous faites allusion.
Je n’ai rien sur quoi je pourrais appuyer cette affirmation.
J’ai trouvé quelque chose à propos de quoi je pourrais parler dans mon exposé.
· Quoi peut avoir comme antécédent un mot déterminé auquel on veut conférer une certaine
indétermination :
Il ne s’intéresse qu’à l’économie, à quoi il tente de tout (chose à laquelle)
réduire.
· Quoi peut ne pas avoir comme antécédent un mot précis et se rapporter à une idée contenue
dans une proposition antérieure :
Je veux vous voir au travail demain matin à neuf heures, faute de quoi je serai dans l’obligation
de prendre des mesures disciplinaires.
· Quoi peut être suivi d’un infinitif après des verbes comme avoir, chercher, trouver ou les
expressions voici, voilà et il y a :
Avez-vous de quoi payer ?
Il n’y a pas de quoi fouetter un chat. It’s nothing to make a fuss
about.
Le pauvre homme cherchait de quoi manger.
Voilà de quoi nous faire tous réfléchir !
Il y a de quoi s’inquiéter, croyez-moi !

le relatif où
· L’antécédent de où est ordinairement un nom de lieu :
Dans le pays où je suis né, il n’y a jamais de neige.
· Où peut être précédé des prépositions de, par et jusque :
d’où, par où, jusqu’où :
Avez-vous déjà visité le petit village d’où je viens ?
As-tu des photos des villes par où tu es passé ?
Allez jusqu’où vous voulez. (as far as)
· L’antécédent de où peut être aussi un adverbe tel que ici, là, là-bas, partout :
Restez là où vous êtes !
Partout où vous irez, ces conseils vous seront utiles.
· Où peut être précédé d’un nom exprimant le temps tel que le jour, l’année, le soir, la nuit.
Dans la langue parlée, ce où est souvent remplacé par un que :
Le jour où elle est née, il faisait très froid. the day [when] she was born
EMPLOI DU MODE SUBJONCTIF

COMMANDEMENT

SOUHAIT OU DÉSIR

INDIGNATION OU ÉTONNEMENT

LE SUBJONCTIF APRÈS CERTAINS VERBES

ESPÉRER ET SOUHAITER

LE SUBJONCTIF APRÈS
CERTAINES CONJONCTIONS

LE SUBJONCTIF DANS LES RELATIVES

VERBES DE PENSÉE ET DE DÉCLARATION


À LA FORME NÉGATIVE OU INTERROGATIVE

APRÈS LA CONJONCTION QUE


REMPLAÇANT LA CONJONCTION SI

ATTRACTION MODALE

COMMANDEMENT
Le subjonctif présent, à la 3e personne du singulier ou du pluriel, peut exprimer un
commandement.
Qu’ils finissent leur travail s’ils veulent Let them finish their work if they want to go out !
sortir !

Qu’on m’apporte ce livre ! Can anyone bring me this book !

SOUHAIT OU DÉSIR
Le subjonctif, dans une proposition indépendante, peut exprimer un souhait ou un désir.
Si elle veut partir, qu’elle parte ! If she wants to leave, she may do so !

Que Dieu vous bénisse ! May God bless you !

Honni soit qui mal y pense ! Evil be to him who evil thinks !

Ainsi soit-il ! Amen ! (so be it !)

Vive la reine ! Long live the queen !

INDIGNATION OU ÉTONNEMENT
Le subjonctif, dans une proposition indépendante, peut exprimer l’indignation ou l’étonnement.
Moi, que j’aie fait une chose pareille ? Jamais !

Moi, que je fasse une chose pareille ? Jamais !

LE SUBJONCTIF APRÈS CERTAINS VERBES


Le subjonctif s’emploie dans la subordonnée si le verbe de la principale exprime le doute,
l’improbabilité, la volonté, le désir, la défense, la nécessité, la possibilité, l’impossibilité ou un
sentiment.
Voici quelques-uns de ces verbes ou expressions :

aimer que apprécier que attendre que

consentir à ce que défendre que désirer que

douter que être content que être désolé que

être étonné que être fâché que être furieux que

être heureux que être ravi que être surpris que

être triste que exiger que il convient que

il est bon que il est dommage que il est douteux que

il est essentiel que il est important que il est impossible que

il est improbable que il est juste que il est nécessaire que

il est obligatoire que il est peu probable que il est rare que

il est possible que il est préférable que il est utile que

il est regrettable que il est temps que il semble que

il faut que il ne faut pas que interdire que

il suffit que il vaut mieux que recommander que

ordonner que proposer que s’opposer à ce que

refuser que s’attendre à ce que vouloir que

souhaiter que tenir à ce que etc.

Je doute que vous arriviez à temps.

Il semble que la situation ait empiré.

Il est peu probable que je puisse y aller.

Je veux que vous écoutiez.

Il ordonne que le travail soit fait.

J’attends que vous répondiez.

T’attends-tu à ce que je te le dise ?

Nous souhaitons que tu réussisses.

Il défend qu’on salisse le plancher.

Elle s’oppose à ce que l’on boive ici.

Il tient à ce que vous veniez.

Je suis content que vous soyez venu.

Tout le monde s’étonne qu’il veuille partir.

Nous craignons qu’il ne finisse par se lasser.

Je regrette que vous ayez mal compris.

J’aime mieux que vous le lui disiez vous-même.

Il ne faut pas que tu partes.

Ce n’est pas la peine que vous lui téléphoniez.

Il suffit que tu remplisses cette feuille.


Il se peut (il est possible) qu’elle ait oublié la date.

Il nie que les choses se soient passées ainsi.

Il est dommage que vous n’alliez pas en vacances cet été.

Il convient que tu l’appelles.

Il vaut mieux que nous restions à la maison.

Il serait bon que tu la revoies.

Il est temps que vous preniez une décision.

Il est important que tu t’en souviennes.

Il faut (il est nécessaire, indispensable) qu’il puisse compter sur vous.

J’aimerais (apprécierais) que vous m’aidiez.

ESPÉRER ET SOUHAITER
Le verbe espérer (to hope) demande l’indicatif, mais le verbe souhaiter(to wish) demande le
subjonctif.
J’espère que vous viendrez.

Je souhaite que vous veniez.

LE SUBJONCTIF APRÈS
CERTAINES CONJONCTIONS
Le subjonctif s’emploie dans la subordonnée après certaines conjonctions.
à condition que de peur que pourvu que

à moins que de sorte que que … ou

à supposer que en attendant que qui que

afin que jusqu’à ce que quoi que

avant que malgré que quoique

bien que non pas que sans que

ce n’est pas que non point que si … et que

de crainte que non que soit que… soit que…

de façon que où que etc.

de manière que pour que

Il fait tout pour qu’elle soit heureuse.

Il s’est caché de peur qu’elle ne le voie.

Dites-le-leur de sorte qu’ils soient avertis.

Nous irons demain, à moins qu’il ne pleuve.

Il est parti sans qu’on s’en aperçoive.

Vous y arriverez pourvu que vous travailliez.

Si vous êtes malade et que vous ne puissiez pas venir, téléphonez-moi.

Dites-le-leur avant qu’il (ne) parte.

Je poserai la question jusqu’à ce que vous répondiez.


En attendant que tu reviennes, je préparerai le repas.

Quoiqu’il ait fait de son mieux, il n’a pas réussi.

Cela ira bien, à condition qu’il soit là.

Ce n’est pas qu’il soit avare, mais il a peur de gaspiller.

Il n’a pas voté, soit qu’il ait oublié de le faire, soit qu’il n’ait pas pu choisir de candidat.

Ils sont heureux où qu’ils soient.

Nous ferons ce pique-nique, qu’il fasse beau ou non.

LE SUBJONCTIF DANS LES RELATIVES


Le subjonctif s’emploie dans la subordonnée relative si l’antécédent du pronom relatif est un
superlatif ou les mots le premier, le seul, le dernier, pour exprimer l’incertitude.
Ce sont les seules fautes que j’aie vues.

(je n’ai pas trouvé d’autres fautes que celles-ci, mais il y en a peut-être d’autres)

Ce sont les seules fautes que j’ai vues.

(voilà les seules fautes que j’ai vues)

C’est le plus beau musée que j’aie visité.

(à mon avis, je n’ai jamais visité un musée plus beau)

C’est le plus beau musée que j’ai visité.

(j’ai visité le musée qui est le plus beau)

Je cherche un étudiant qui soit parfaitement bilingue.

(je souhaite qu’il y ait un tel étudiant, et je cherche)

Je cherche un étudiant qui est parfaitement bilingue.

(je sais qu’il y a un tel étudiant, et je le cherche)

VERBES DE PENSÉE ET DE DÉCLARATION


À LA FORME NÉGATIVE OU INTERROGATIVE

Le subjonctif peut s’employer dans la subordonnée après les verbes de pensée et de déclaration
à la forme négative ou interrogative.
Cependant, si l’on veut insister sur la réalité du fait plus que sur le doute, on emploie l’indicatif.
Je ne crois pas que ce soit là le plus court chemin.

(à mon avis, ce n’est pas le plus court chemin)

Il ne croit pas que c’est le plus court chemin.

(je suis certain que c’est le plus court chemin, mais il pense que non)

APRÈS LA CONJONCTION QUE


REMPLAÇANT LA CONJONCTION SI

Le subjonctif s’emploie normalement après la conjonction queremplaçant la conjonction si.


Si vous venez dans la région et que vous désiriez me rencontrer, appelez-moi la veille.

ATTRACTION MODALE
Le subjonctif s’emploie souvent dans une subordonnée complément d’objet qui dépend elle-
même d’une autre subordonnée dont le verbe est au subjonctif (attraction modale).
Bien que Paul prétende que sa femme sache l’anglais, elle n’en comprend pas un mot.

Le verbe sache est au subjonctif parce qu’il dépend de prétende qui est lui-même au subjonctif : on
appelle cela l’attraction modale.

"Que" indicatif ou subjonctif?


Lorsque une phrase contient au moins une subordonnée non elliptique, donc deux verbes, il existe un rapport entre
les temps et les modes des verbes (voir aussi concordance des temps). Les modes " conditionnel, indicatif, subjonctif"
dépendent très souvent du sens du verbe de la principale, parfois des noms, des adjectifs ou expressions qui
indiquent un mode particulier (doute, affirmation, condition, etc.).
On classe les propositions subordonnées d'après les fonctions qu'elles remplissent dans la phrase. On distingue ainsi
des subordonnées : sujet, attribut, en apposition, COD, COI, compléments circonstanciels, compléments
d'agent, complément de nom ou de pronom, compléments d'adjectifs.
"Que" introduit une subordonnée sujet. Son verbe se met :
- à l' indicatif : après les verbes impersonnels 'ou de forme impersonnelle) construits positivement et exprimant la
certitude ou une forte vraisemblance (Il est certain que vous êtes...il est sûr que vous êtes...il est évident que vous
êtes...).
- au subjonctif : après les verbes impersonnels (ou de forme impersonnelle) construits positivement exprimant le
doute, la seule possibilité, l'obligation (Il est nécessaire que vous soyez...Il est possible que vous soyez...Il est
urgent que vous soyez...Il faut que vous soyez...).
- au conditionnel : après des verbes impersonnels (ou de forme impersonnelle) construits positivement marquant
une vraisemblance ou une certitude dépendant d'une condition - énoncée ou non (Il est évident que vous seriez... Est-
il sûr que vous seriez... D'où vient que les hommes voudraient...).
"Que" introduit une subordonnée attribut. Son verbe se met :
- à l' indicatif : quand le fait est réel (L'essentiel est que nous sommes à l'abri. Le plus étrange est que nous sommes
seuls).
- au subjonctif: quand le fait est simplement envisagé ou souhaité (Son envie est que tu fasses ce spectacle. Le plus
important est que nous gagnions ce soir).
- au conditionnel: quand le fait dépend d'une condition - exprimée ou non (La vérité est que tu aurais intérêt à le faire).
"Que" introduit une subordonnée COD ou COI. Son verbe se met :
- à l' indicatif: si le verbe de la principale exprime une opinion, une déclaration, une perception et quand le fait est
considéré dans sa réalité (J'affirme qu'une hirondelle ne fait pas le printemps. Je crois que tu ne dors pas. Il dit qu'il
craint de te voir).
- au subjonctif : après un verbe principal exprimant la volonté, le doute (Il veut que tu croies en lui. Il demandait que tu
cédasses), après un verbe principal exprimant un fait simplement envisagé ou souhaité (Je ne crois pas que l'amour
soit suffisant. Si vous pensez que l'amour fasse le bonheur vous vous trompez), lorsque la subordonnée est placée en
tête de phrase (Que l'amour fasse le bonheur, je ne le pense pas).
- au conditionnel: quand le fait dépend d'une condition - exprimée ou non (Je crois qu'il ferait bien d'y aller. Je suis sûr
que les hommes seraient plus heureux s'ils aimaient davantage la vie).
Les subordonnées circonstancielles introduites par "que" obéissent aux mêmes règles : indicatif si le fait est
considéré dans sa réalité, subjonctif si le fait est une simple possibilité ou mis en doute, conditionnel si le fait dépend
d'une condition - exprimée ou non.
De nombreuses locutions conjonctives imposent le mode de la subordonnée (voir locutions conjonctives et mode).
Locutions conjonctives et mode
Lorsqu'une phrase contient au moins une subordonnée non elliptique, donc deux verbes, il existe un rapport entre les
temps et les modes des verbes (voir aussi concordance des temps, "que", indicatif ou subjonctif). Les modes
( conditionnel, indicatif, subjonctif) dépendent très souvent du sens du verbe de la principale (parfois des noms,
des adjectifs ou expressions). Le verbe de la subordonnée dépend aussi fréquemment de la conjonction qui
l'introduit.
On classe les propositions subordonnées d'après les fonctions qu'elles remplissent dans la phrase. On distingue ainsi
des subordonnées : sujet, attribut, en apposition, COD, COI, compléments circonstanciels, compléments
d'agent, complément de nom ou de pronom, compléments d'adjectifs. Voir, pour les subordonnées sujet, COD,
COI, "que", indicatif ou subjonctif.
Les subordonnées circonstancielles se divisent à leur tour en nombreuses catégories selon les conjonctions qui les
introduisent.
- circonstancielle de temps : subjonctif avec "avant que, en attendant que, jusqu'à ce que".
Notez : en principe, "après que" se construit avec l' indicatif ou le conditionnel et non avec le subjonctif (Il ferme la
porte après que vous êtes sorti).
- circonstancielle de but : le verbe est toujours au subjonctif "afin que, pour que, de crainte que, de peur que".
- circonstancielle de cause : indicatif ou conditionnel "attendu que, comme, étant donné que, puisque, vu que,
sous prétexte que".
- circonstancielle de conséquence : subjonctif avec "trop pour que, assez pour que, trop peu pour que,
suffisamment pour que".
- circonstancielle d'opposition : subjonctif "au lieu que, bien que, encore que, malgré que, quoique, où que,
quelque...que, quoi que".
- circonstancielle de condition : au subjonctif avec toutes les locutions composées avec "que" "à condition que, à
moins que, en admettant que, pour peu que, pourvu que, soit que, supposé que", etc.
- circonstancielle de comparaison : indicatif ou conditionnel "comme, ainsi que, à mesure que, aussi bien que, de
même que, selon que, suivant que"