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Chapitre 12

CONIQUES

Enoncé des exercices

1 Les basiques
 − → − →
Exercice 12.1 Dans le plan muni d’un repère orthonormé O, i , j , soit C la conique de foyer F : (1, −1) de
1
directrice D : x = 5 et d’excentricité e = .
3
1. Déterminer la nature de C (ellipse, hyperbole, parabole), l’axe focal, les coordonnées des sommets principaux A
et A′ , secondaires B et B ′ , du centre Ω, du second foyer F ′ et la seconde directrice D′ .
 − → − →
2. Préciser l’équation de C dans le repère O, i , j et les coordonnées des points d’intersection avec les axes.

Exercice 12.2 Soient A et B deux points distincts du plan, I le milieu de [A, B] . Déterminer l’ensemble des points
M du plan tels que M I 2 = M A × MB. (On peut supposer que la distance AB vaut 2).

Exercice 12.3 Soit E une ellipse de foyer F, une droite D passant par F coupe E en deux points M et M ′ . Que dire
1 1
de + ? (Le point F a un rôle particulier, quelle représentation de E choisir ?)
FM FM′
Exercice 12.4 Soit E un ellipse de foyer F, F ′ et de centre O. On note a la longueur du demi grand axe et c = OF .
Montrer que
M ∈ E ⇐⇒ MF × MF ′ + OM 2 = 2a2 − c2
(C’est la définition trifocale de l’ellipse).

Exercice 12.5 Soit C un cercle de centre O et A ∈ C. Pour M ∈ C, on construit le projeté N sur le diamètre
perpendiculaire à (OA) et I = (OM ) ∩ (AN ). Lieu de I quand M décrit C (chercher l’équation polaire).

Exercice 12.6 Soit a, b deux réels tels que 0 < a < b. Pour tout t ∈ / {a, b} on considère la courbe Ct d’équation
x2 y2
+ =1
a−t b−t
1. Quelle est la nature de Ct ? Montrer que si Ct est une conique, ces foyers ne dépendent pas de t.
2. Montrer que si Ct et Cu , pour t = u, se coupent en M , alors elles sont orthogonales (i.e. les tangentes en M à
Ct et à Cu sont orthogonales).

Exercice 12.7 Soit E une ellipse de centre O, soit M sur E, on note M ′ le symétrique de M par rapport à l’axe focal.
La normale à M coupe (en général) la droite (OM ′ ) en un unique point P . Quel est le lieu de P lorsque M décrit E ?

Exercice 12.8 Soit C et C ′ deux cercles tels que C ′ soit inclus dans C. Montrer que le lieu des centres des cercle Γ
tangents à C et C ′ est inclus dans une ellipse (On admet la réciproque). Préciser comment construire les sommets
principaux.
2. LES TECHNIQUES CHAPITRE 12. CONIQUES

Exercice 12.9 Soit


 α ∈ R, dans le plan muni d’un repère orthonormé direct, on considère l’ensemble Cα des points
x
M de coordonées telles que
y
x2 + y2 + 2αxy − 1 = 0
1. Discuter en fonction de α du genre de la conique.
2. Préciser l’ensembe C0 .
3. Préciser les ensemble C1 et C−1 .
 

→ −
→ X
4. On considère le repère Rθ = (O, u , v ) obtenu par rotation d’angle θ de R, on note les coordonnées de
 π Y
M dans ce repère. Comment choisir θ ∈ 0, 2 pour que le terme en XY de l’équation Cα dans ce repère soit
nul ? Quel est alors l’équation de Cα .
1
5. En déduire les paramètres a, b, c et e lorsque α = et α = 2.
2
Exercice 12.10 On se place en repère orthonormé, soit C la conique d’axesparallèles aux  axes du repère, de centre

20
C : (2, 4), tangente à la droite y = 1 et passant par le point de coordonnées 2 + , 6 . Donner une équation de
3
cette conique, sa nature, préciser son excentricité e.

Exercice 12.11 Réduire la conique C d’équation x2 + 3xy + x = 2 (Nature, centre, angle que fait l’axe focal avec
Ox).

2 Les techniques
Exercice 12.12 Soit (E) une ellipse de centre O, M et M ′ deux points de l’ellipse tels que (OM ) ⊥ (OM ′ ), montrer
1 1
que + est une constante qui ne dépend ni de M, ni de M ′ .
OM 2 OM ′ 2
Exercice 12.13 Soit P une parabole de paramètre p et M un point de P distinct du sommet. Montrer que la normale
en M à P recoupe P en un autre point N . Calculer le minimum de la distance M N lorsque M décrit P. Construire
les points qui réalisent le minimum.

Exercice 12.14 Soit P une parabole. On considère une droite D non parallèle à l’axe focal, qui coupe P en deux
points M1 et M2 . On suppose que D n’est pas la normale à P, ni en M1 , ni en M2 . On trace les normales en M1 et
en M2 à P. Montrer que ces normales se coupent en un point de P si et seulement si D passe un point fixe de l’axe
focal.

Exercice 12.15 Déterminer le lieu des points d’où l’on peut mener deux tangentes perpendiculaires à une parabole
P.
Montrer que dans ce cas le segment reliant les points de contact entre les deux tangentes et la parabole passe par le
foyer de celle ci.

x2 y2
Exercice 12.16 Soit C une ellipse ou une hyperbole d’équation réduite 2
+ ε 2 = 1 où ε2 = 1, soit D une droite
a b
variable d’équation normale cos θx + sin θy = p (θ) ; donner une condition sur p (θ) pour que D soit tangente à C. En
déduire que le lieu des points d’où l’on peut mener deux tangentes perpendiculaires à C est inclus dans un cercle (dit
cercle de Monge de la conique, ou orthoptique de la conique). On admet la réciproque.

Exercice 12.17 Soit P une parabole et A un point, une droite D variable passant par A coupe D en deux points M1
et M2 . Montrer que le lieu du point d’intersection des tangentes à P en M1 et M2 est une droite. Que dire de cette
droite si A est sur l’axe focal de la parabole, si A est le foyer ?

Exercice 12.18 Soit P une parabole, une corde focale variable coupe la parabole en deux points M1 et M2 . Montrer
que le cercle de diamètre [M1 , M2 ] est tangent à la directrice. Quel est le lieu du centre de ce cercle ?

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CHAPITRE 12. CONIQUES 2. LES TECHNIQUES

p
Exercice 12.19 Soit C la conique d’équation polaire r = , M0 un point de de C de coordonnées polaires
1 + e cos θ
(r0 , θ0 ) . Donner l’équation polaire de la tangente en M0 .

Exercice 12.20 Attention ! Excercice très long ! ! ! !


x2 y2
Soit E : 2 + 2 = 1 une ellipse. A quelle condition le cercle C de centre O passant par le foyer F : (c, 0) coupe-t-il E ?
a b
Dans ce cas C ∩ E est composé de quatre points, si on paramétre un des points d’intersection par M : (a cos θ, b sin θ),
exprimer l’excentricité e de E en fonction de θ. Soit M0 le point d’intersection à coordonnées positives, la tangente en
M0 coupe le cercle principal en P et Q. Montrer que OP Q est rectangle en O.

Exercice 12.21 On considère la parabole P d’équation y = x2 + 2x − 1 et l’hyperbole H d’équation 2x2 − y 2 + 1 = 0


dans un repère orthonormé.

1. Montrer que ces deux coniques se coupent en quatre points.


2. Montrer que ces points sont sur un même cercle dont on déterminera le centre et le rayon.

Exercice 12.22 Soit M un point situé sur un quart d’ellipse. La tangente en M coupe les axes principaux et secon-
daires en P et Q (cf schéma). Calculer le minimum de P Q et les coordonnées de M réalisant le minimum.

Exercice 12.23 On considère le schéma suivant : P Q est un diamètre de l’ellipse E, la droite D est tangente en M

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3. LES EXOTIQUES CHAPITRE 12. CONIQUES

à l’ellipse et parallèle à (P Q) et le cercle est tangent à E et à (P Q) .

Montrer que P Q × r = ab.

Exercice 12.24 (Oral Mines-Ponts) Soit E une ellipse de centre O, A et B deux points de E non alignés avec O,
les tangentes en A et B se coupent en M. Montrer que M, O et le milieu I de [A, B] sont alignés.

Exercice 12.25 Soit E une ellipse, pour M ∈ E différent des sommets, la normale en M coupe le grand axe en C et
le petit axe en C ′ . Montrer que le milieu de [C, C ′ ] décrit également une ellipse (privée des sommets). Calculer son
excentricité en fonction de celle de E.

3 Les exotiques

x2 y2
Exercice 12.26 Soit E l’ellipse d’équation + = 1 en repère orthonormé et de foyers F et F ′ , on suppose que
9 4
le point P de E vérifie P F = 2P F ′ . Calculer l’aire du triangle F P F ′ .
Combien existe-t-il de points P satisfaisant à la condition donnée ? Donner leurs coordonnées.

Exercice 12.27 Soient a et b deux réels non nuls, on considère la conique C d’équation bx2 + ay 2 = ab et la droite D
d’équation ax − y + b = 0. Parmi les graphes suivant, lesquels vous semblent possibles ?

Exercice 12.28 On considère une parabole P et deux cercles C1 et C2 centrés sur l’axe focal, bitangents à P et tangents

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CHAPITRE 12. CONIQUES 4. LE GRENIER

entre eux extérieurement. Quelle relation relie les rayons de ces deux cercles ?

Si l’on construit une chaîne de cercles tangents entre eux deux à deux, centrés sur l’axe et bitangents à P, que dire de
la suite des rayons ?

Exercice 12.29 On construit une chaîne de carrés inscrits dans une parabole comme indiqué sur la figure ci dessous :

Quelle relation vérifie la suite des longeurs des côtés des carrés ?

4 Le Grenier
Exercice 12.30 Dans le plan une droite variable passant par un point fixe A coupe une parabole en deux points points
M1 et M2 , les tangentes en ces points à la parabole se coupe en N. Montrer que N décrit une droite, et que cette droite
est perpendiculaire à l’axe de la parabole si A est sur l’axe.
 
t2
 t2 
Exercice 12.31 Montrer que l’arc paramétré par  1 +
2t  est une ellipse, en donner les éléments caractéristiques.
1 + t2

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4. LE GRENIER CHAPITRE 12. CONIQUES

Exercice 12.32 Soit D une droite et M un point n’appartenant pas à D, quel est le lieu des foyers des paraboles de
directrices D passant par M .

Exercice 12.33 Discuter en fonction du paramètre m, la nature géométrique de l’ensemble Cm des points du plan tels
que
m
(m + 1) x2 + (2m − 1) y 2 + 2mx + =0
2

Exercice 12.34 Soit E une ellipse, on note B un des sommets secondaires. Soit M un point de E, la médiatrice de
[B, M ] coupe l’axe focal en un point P, on note N le symétrique du centre O de l’ellipse par rapport à P. Montrer que
N est l’intersection de la normale à M avec l’axe focal (Ceci donne un procédé de construction de la tangente en M ).
Soit C un cercle centré sur l’axe focal de E et bitangent à l’ellipse en M et M ′ , symétrique de M par rapport à l’axe
focal. Montrer que M, M ′ , B et B ′ (l’autre sommet secondaire) sont sur un même cercle centré en N . Si r est le rayon
c2  
de ce cercle alors ON 2 = 2 b2 − r2 .
b

1
Exercice 12.35 Tracer ρ2 (θ) = (rép : on a ρ2 sin 2θ = 2ρ cos θ × ρ sin θ ce qui donne 2xy = 1, hyperbole)
sin 2θ

1 1 ρ ρ
Exercice 12.36 Tracer ρ (θ) = + (rép : cela donne ρ = + soit en simplifiant par ρ qui n’est
cos θ sin θ ρ cos θ ρ sin θ
1 1
jamais nul 1 = + =⇒ x + y = xy)
x y

3
Exercice 12.37 Tracer ρ = (conique)
1 + 2 (cos θ + sin θ)

2
Exercice 12.38 Tracer ρ = √
4 + 3 sin θ + cos θ
 −→ − →
Exercice 12.39 Soit k un paramètre réel, on considère, dans le repère orthonormé O, i , j , la conique Ck d’équa-
tion
x2 + y 2 − 2kxy + 2 (kx − y) = 0
Donner ses éléments caractéristiques.

x2
Exercice 12.40 (Shibaura Institute of Technology , examen d’entrée 2008) Soit E l’ellipse d’équation +
a2
y2 a
2
= 1 où 0 < b < a, et M le point d’abscisse dont l’ordonnée est positive.
b 2
1. Donner l’équation √de la tangente L en M à E. √
x y 3 a√ 3
(Réponse : + = 1 soit x = 2a − 3y, car l’ordonnée de M est b)
2a 2b b 2
2. Soit S la surface délimitée par E, L et l’axe des abscisses, calculer l’aire de S en fonctionde a et b.
y2
(Réponse : dans le quart de plan x ≥ 0 et y ≥ 0, l’ellipse a pour équation x = a 1 − 2 . Ainsi S =
√ √ b
 3b     3b 
2 a√ 2 2 2 y
2a − 3y − a 1 − yb2 dy. Le calul de 1 − yb2 dy se fait en posant = sin u pour obtenir
0√ b 0 b
 3b   π  
2 y2 3
2 1 1√
1 − b2 dy = b cos udu = b π+ 3 . On obtient alors
0 0 6 8

3 3−π
S = ab
6

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CHAPITRE 12. CONIQUES 4. LE GRENIER

3. Calculer le maximum de S sachant que a2 + 3b2 = 4. √


√  3 3−π
2 2
Réponse : Si a = 4 − 3b , alors S = 3b (4 − 3b ) × 2 √ . Or x (4 − x) est maximum lorsque x = 2 (au
6 3
sommet de la parabole) ainsi √
3 3−π π
S≤ √ =1− √
3 3 3 3

2 2
√ 2
avec égalité si et seulement si 3b = 2 et a = 2, i.e a = 2 et b = .
3

Exercice 12.41 Réduire la conique d’équation


  et
ch (t) x2 + y 2 − 2 sh (t) xy + et cos (t) (x − y) + =0
4
où t est un paramètre réel. On précisera le lieu des centres.

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4. LE GRENIER CHAPITRE 12. CONIQUES

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Chapitre 13
CONIQUES

Solution des exercices

1 Les basiques

Exercice 13.1 1. Il s’agit d’une ellipse, l’axe focal a pour équation y = −1 (il passe par le foyer et est perpendi-
AF
culaire à D. Soient A : (x, −1) un sommet principal, on a = e où H est le projeté orthogonal de A sur
AH
D.
AF 1 1
= e ⇐⇒ AF 2 = AH 2 ⇐⇒ (x − 1)2 = (x − 5)2
AH 9 9
 
A + A′ 1
On trouve immédiatemment A′ : (−1, −1) et A : (2, −1). Le centre de la conique est alors e Ω : : , −1 ,
2 2
AA′ 3 c 1 1
le paramètre a vaut alors a = = . Puisque e = = , on a c = et enfin a2 = b2 + c2 =⇒ b2 =
 2  2 2 2 a 3  2   
3 1 √ ′ 1 √ 1 √
− = 2 =⇒ b = 2. Les sommets secondaires sont donc B : , −1 + 2 et B : , −1 + 2 .
2 2   2 2
1
L’autre foyer est F ′ : − c, −1 = (0, −1) , l’autre directrice D′ : x = −3.
2
2. On revient à la définition de la conique,

MF 1
= e ⇐⇒ MF 2 = e2 M H 2 ⇐⇒ (x − 1)2 + (y + 1)2 = (x − 5)2
MH 9
l’équation de la conique est donc
1
(x − 1)2 + (y + 1)2 − (x − 5)2 = 0
9
ce qui peut s’écrire
8x2 + 9y 2 − 8x + 18y − 7 = 0

Les points d’intersection avec les axes sont obtenus en faisant x = 0 (intersection avec Oy) et y = 0 (intersection
avec Ox).
On obtient :  
7 1 1
Si x = 0, 9y 2 + 18y − 7 = 0 dont les solutions sont − et . Les points d’intersection avec Oy sont P : 0,
  3 3 3
7
et Q : 0, − .
3 √ √
2 2−3 2 2+3 2
Si y = 0, 8x − 8x − 7 = 0 dont les solutions sont et . Les points d’intersection avec Ox sont
4 4
1. LES BASIQUES CHAPITRE 13. CONIQUES

 √   √ 
2+3 2 2−3 2
R: , 0 et S : ,0 .
4 4

Exercice 13.2 On se place dans le repère orthonormé suivant : l’origine du repère est le point I, le point A a pour
coordonnées (1, 0) et le point B a pour coordonnées (−1, 0). Si les coordonnées de M sont (x, y) alors

MI 2 = x2 + y 2
 
MA × MB = (x − 1)2 + y 2 × (x + 1)2 + y 2

Puisque les distances sont des nombres positifs, on a

 2    
MI 2 = M A × MB ⇐⇒ x2 + y 2 = (x − 1)2 + y 2 × (x + 1)2 + y 2

en développant, on trouve

 2 2    
x + y 2 − (x − 1)2 + y 2 × (x + 1)2 + y 2 = 2x2 − 2y2 − 1

L’équation du lieu cherché est donc

x2 y2
 2 −  2 = 1
1 1
√ √
2 2

√ 1
On trouve une hyperbole équilatère (e = 2) de centre I. Les foyers sont ( a = b = √ donc a2 + b2 = c2 = 1) les
2
1 ′ 1
points A et B. Les directrices ont pour équation D : x = et D : x = − (elles passent par les milieux de [I, A] et
2 2

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CHAPITRE 13. CONIQUES 1. LES BASIQUES

√   √ 
2 ′ 2
de [B, I] ). Les sommets sont en S : , 0 et S : − ,0
2 2

p
Exercice 13.3 Dans le repère polaire de pôle F et d’axe focal, l’équation de C est ρ = . Si D fait un angle
1 + e cos (θ)
 
′ p
de α avec l’axe focal, les points d’intersections de C et D sont M et M de coordonnées polaires α, et
  1 + e cos (θ)
p 1 1 + e cos (θ) 1 1 + e cos (θ + π) 1 − e cos (θ)
α + π, . On en déduit que = et ′
= = . Ainsi
1 + e cos (θ + π) FM p FM p p
1 1 2
+ ′
=
FM FM p
est constant.
Remarque : le résultat demeure si l’on considère une parabole, en revanche pour une hyperbole c’est faux (car F M n’est
pas égal à ρ qui n’est pas positif !).

Exercice 13.4 Première solution (pas la plus élégante...)


Les coordonnées de F et de F ′ sont respectivement (c, 0) et (−c, 0). On a donc
   
2
(MF × MF ′ ) = (x − c)2 + y 2 × (x + c)2 + y 2
   
= x2 + y2 + c2 − 2cx × x2 + y 2 + c2 + 2cx
 2
= x2 + y2 + c2 − 4c2 x2
Or (les nombres étant positifs, en effet OM ≤ a car l’ellipse est incluse dans le cercle principal et a2 − c2 = b2 )
2  2
MF × MF ′ + OM 2 = 2a2 − c2 ⇐⇒ (M F × M F ′ ) = 2a2 − c2 − OM 2
ce qui équivaut à
 2 2   2
x + y2 + c2 − 4c2 x2 = 2a2 − c2 + x2 + y 2
d’où  
MF × M F ′ + OM 2 = 2a2 − c2 ⇐⇒ −4c2 x2 = 4a4 − 4a2 c2 + x2 + y2
⇐⇒ a4 − a2 c2 + x2 + y 2 + 2 2
 c2 x =2 02
2 2 2 2 2
⇐⇒ a a −c + c −a x −a y =0

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1. LES BASIQUES CHAPITRE 13. CONIQUES

avec

a2 − b2 = c2

on obtient

M F × M F ′ + OM 2 = 2a2 − c2 ⇐⇒ a2 b2 − b2 x2 − a2 y 2 = 0
x2 y2
⇐⇒ + 2 =1
2 2
a2 b
en divisant par a b = 0

Seconde solution (bien plus rapide...).


La définition bifocale de l’ellipse permet d’écrire que

M ∈ E ⇐⇒ MF + MF ′ = 2a

Puisque tous les nombres sont positifs, on a

M ∈E ⇐⇒ (M F + M F ′ )2 = 4a2
1 
⇐⇒ MF × MF ′ + M F 2 + MF ′2 = 2a2
2 
1
⇐⇒ MF × MF ′ + (x − c)2 + y 2 + (x + c)2 + y2 = 2a2
2
⇐⇒ MF × MF ′ + x2 + y 2 + c2 = 2a2
⇐⇒ MF × MF ′ + OM 2 = 2a2 − c2

Remarque : On peut aussi le faire vectoriellement car

−−→2 −−→ −−→2 −−→2 −−→ −−→  


      −−→2
MF2 = M F  = MO + OF  = M O + 2MO · OF + OF 
−−→ −−→
= OM 2 + 2M O · OF + c2
−−→ 2 −−→ −−→
 
M F ′  = OM 2 + 2M O · OF ′ + c2

−−→ −−→
Mais OF = −OF ′ , donc (M F + M F ′ )2 = 4a2 = MF 2 + M F ′2 + 2MF × MF ′ = 2OM 2 + 2c2 + 2M F × M F ′ · · ·

 −−→ 
Exercice 13.5 Dans le ROND R = O, OA R ,j où R est le rayon du cercle. En polaire, on a A : (R, 0) , M :
(R cos θ, R
 sin θ) et N : (0,
 R sin θ) . La droite (OM) a pour équation x sin θ − y cos θ = 0. La droite (AN ) a pour
 x−1 −R 
équation   = xR sin θ + y − R sin θ = 0
y R sin θ 
x sin (θ) − y cos (θ) = 0 cos θ sin θ
Les coordonnées de I sont donc dont les solutions sont x = , y=
xR sin (θ) + Ry − R sin (θ) = 0 1 + cos θ 1 + cos θ
1
L’équation polaire est donc ρ = car 1 + cos θ ≥ 0.
1 + cos θ

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CHAPITRE 13. CONIQUES 1. LES BASIQUES

On obtient donc une parabole dont le foyer est O, et la directrice la perpendiculaire à (OA) passant par A.

M
N
I

Exercice 13.6 1. Premier cas : a − t < 0 et b − t < 0 i.e. si t > b alors Ct est vide.
Deuxième cas : Si t ∈ ]a, b[ alors a−t < 0 et b−t > 0, Ct est une hyperbole d’axe focal Oy de centre O. L’équation
réduite est
X2 Y2
− = 1 avec X = y et Y = x
b−t t−a
 √   √  √
Les foyers sont F = 0, b − a et F ′ = 0, − b − a , le demi grand axe est b − t.
Troisième cas : t < a alors a − t > 0 et b − t > 0, Ct est une ellipse. Puisque a − t < b − t l’axe focal est Oy.
L’équation réduite est
X2 Y2
+ = 1 avec X = y et Y = x
b−t a−t
 √   √  √
Les foyers sont F = 0, b − a et F ′ = 0, − b − a , le demi grand axe est b − t.
Toutes ces coniques ont donc mêmes foyers.
2. On peut procéder géométriquement ou par le calcul.
Géométriquement : Puisque les coniques ont toutes les mêmes foyers, d’après la définition bifocale si Ct et Cu
passent par le même
√ point M, √ elles sont de nature différente (sinon, supposons que ce soient deux ellipses, alors
MF + MF ′ = 2 b − t = 2 b − u d’où t = u, de même si ce sont deux hyperboles avec M F − M F ′ ).
Si Ct est une ellipse et Cu une hyperbole, la tangente en M à Cu est la bissectrice intérieure de l’angle (M F, M F ′ )
et la tangente en M à Cu est la bissectrice extérieure du même angle. Ces deux tangentes sont donc perpendicu-
laires.
 x0 
Par le calcul : Si M0 a pour coodonnées (x0 , y0 ) , un vecteur normal à Ct en M0 a pour coordonnées  a y−0 t 
b−t
xx0 yy0
(La tangente en M0 à Ct est + = 1, par la règle du dédoublement !). De même, un vecteur normal à
 x  a−t b−t 
x   x 
x2 y2
Cu est  a − y
u . Il s’agit de prouver que  a − t  ·  a − u  =
y y + =0.
(a − t) (a − u) (b − t) (b − u)
b−u b−t b−u

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1. LES BASIQUES CHAPITRE 13. CONIQUES

Or on sait que M0 est sur Ct et Cu , donc

x20 y02
+ =1
(a − t) (b − t)

x20 y02
+ =1
(a − u) (b − u)

Par différence des deux égalités, il vient

x2 x2 y2 y2
− + − = 0
(a − t) (a − u) (b − t) (b − u)
 
x2 y2
soit (t − u) + = 0
(a − t) (a − u) (b − t) (b − u)

ce que l’on voulait démontrer (car t = u)

 
a cos t
Exercice 13.7 Si a et b sont les grands et petits axes de l’ellipse, on paramètre M par . Le point M ′ est
b sin t
 
a cos t
donc paramétré par . La normale en M a pour équation
−b sin t
   
x − a cos t −a sin t
· =0
y − b sin t b cos t

soit
 
−ax sin t + by cos t = b2 − a2 sin t cos t

La droite (OM ′ ) a pour équation bx sin t + ay cos t = 0. Les coordonnées de P sont donc solutions de
  
−ax sin t + by cos t = b2 − a2 sin t cos t
bx sin t + ay cos t = 0

Le déterminant du système vaut


 
 −a sin t b cos t   
∆ =   = − a2 + b2 sin t cos t
b sin t a cos t 

π
Il est nul si et seulement si t = 0 2 (dans ce cas la normale coïncide avec (OM ′ )). En dehors de ces cas, les
coordonnées de P sont
  2  
1 
 b − a2 sin t cos t b cos t  b2 − a2 b2 − a2
x = =− 2 a cos t = a cos (π − t)
− (a2 + b2 ) sin t cos t  0 a cos t  b + a2 b2 + a2
  2  
1 
 −a sin t b − a2 sin t cos t  b2 − a2 b2 − a2
y = = b sin t = a sin (π − t)
− (a2 + b2 ) sin t cos t  b sin t 0  b2 + a2 b2 + a2

b2 − a2 2
On obtient donc une ellipse E ′ homothétique de E (le rapport d’homothétie est = 1− , donc plus l’ellipse
b2 + a2 2 − e2
′ ′
ressemble à un cercle (e ≃ 0), plus E est "petite", au cas limite (E tend vers un cercle), E tend vers un point) décrite

—14/40— G´
 H
- E
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CHAPITRE 13. CONIQUES 1. LES BASIQUES

dans l’autre sens (présence du π − t).

Exercice 13.8 On suppose le problème résolu, soient R et r les rayons de C et C ′ , et soit ρ le rayon de Γ. Les
conditions de tangences donnent (avec les notations du dessin ci dessous)

MF′ = ρ+r
MF = R−ρ

d’où M F + MF ′ = R − r, ainsi M est sur l’ellipse de foyers les centres de C et C ′ et de grand axe la différence des
rayons. Pour avoir les sommets principaux, l’axe focal (F F ′ ) coupe les cercles en quatre points U, U ′ et V, V ′ (c.f.

—15/40— G´
 H
- E
M  -() 2009
1. LES BASIQUES CHAPITRE 13. CONIQUES

dessin ci dessous), les sommets principaux sont les milieux de [U, V ] et de [U ′ , V ′ ].

Exercice 13.9
 
1. On a ∆ = 4α2 − 4 = 4 α2 − 1 . Ainsi pour α = 1 ou −1, Cα est du genre parabole, pour |α| > 1, elle est du
genre hyperbole, et pour |α| < 1 du genre ellipse.
2. C’est le cercle unité !
3. Pour α = 1, l’équation devient (x + y)2 = 1 ce qui donne deux droites y = 1 − x et y = −1 − x. ¨Pour α = −1,
on a (y − x) = ±1 soit y = x + 1 ou y = x − 1.

x = cos (θ) X − sin (θ) Y
4. On a , le terme en XY est donc égal à
y = sin (θ) X + cos (θ) Y
   
−2 cos θ sin θ + 2 sin θ cos θ + 2α cos2 θ − sin2 θ = 2α cos2 θ − sin2 θ
On choisit donc θ = π4 pour avoir un terme en XY nul. Les formules de changement de repère deviennet alors
 1

 x = √ (X − Y )
2 et l’équation de Cα est
 1
 y = √ (X + Y )
2
1 1 1 1
(X − Y )2 + (X + Y )2 + 2α × √ (X − Y ) × √ (X + Y ) − 1 = 0
2 2 2 2
soit
(1 + α) X 2 + (1 − α) Y 2 = 1
1
5. Pour a = , on a 1 − α > 0, l’équation ressemble à une équation réduite d’ellipse
2
3 2 1 2 X2 Y2
X + Y = 1 ⇐⇒  + √ = 1
2 2 2 2
3

√ 2
Or 2 > , l’axe focal est donc suivant OY, on a donc
3

√ 2
a = 2, b =
3

2 2 4 2 2
c = 2 − = =⇒ c = √ et e =
3 3 3 3

—16/40— G´
 H
- E
M  -() 2009
CHAPITRE 13. CONIQUES 1. LES BASIQUES

 
1 1 2α 2α
De manière générale, si α ∈ ]0, 1[ , on a a = √ , b= √ ,c= ,e= . Si x ∈ ]−1, 0[
1 −α 1+α 1 − α2 1+α
1 1 2α 2α
l’axe focal ext OX, a = √ ,b= √ ,c= 2
et e = .
1+α 1−α α −1 α−1
Pour α = 2, on a
X2
3X 2 − Y 2 = 1 ⇐⇒  2
2 − Y = 1
1

3
c’est bien l’équation réduite d’une hyperbole, l’axe focal est suivant OX. On a
1
a = √ , b=1
3
2 1 4 2
c = 1 + = =⇒ c = √ et e = 2
3 3 3
 
1 1 2α 2α
De manière générale, si α > 1, on a a = √ ,b= √ ,c= 2−1
, e = et si α < −1, l’axe
1+α  α − 1 α α −1
1 1 2α 2α
focal est suivant OY, a = √ , b= √ , c= 2
, e= .
1−α −1 − α 1 − α 1 +α

Exercice 13.10 La conique a deux axes et un centre, c’est donc soit une ellipse, soit une hyperbole. Puisque son
centre a pour coordonné (2, 4) , son équation (pas nécessairement réduite) est du type
2
(x − 2) (y − 4)2
+ = 1 s’il s’agit d’une ellipse
a2 b2
2
(x − 2) (y − 4)2
− = ±1 s’il s’agit d’une hyperbole
a2 b2
La règle du dédoublement permet de dire que si la droite y = 1 est la tangente au point de coordonnées (α, β) alors
α = 0 (sinon on aurait des termes en x). La droite y = 1 est donc une tangente en un sommet. Cela nous apprend
(x − 2)2 (y − 4)2
deux choses. S’il s’agit d’une hyperbole, l’équation est du type − = −1 car l’axe focal est parallèle à
a2 b2
Oy (la tangente au sommet est parallèle à Ox). La distance entre le centre C de la conique et la tangente y = 1 est
égale à b, donc ici à 3. Pour résumer les équations possibles sont donc

(x − 2)2 (y − 4)2
+ = 1 s’il s’agit d’une ellipse
a2 9
(x − 2)2 (y − 4)2
− = −1 s’il s’agit d’une hyperbole
a2 9
 √ 
20
Puisque le point de coordonnées 2 + , 6 est sur la conique, on remplace dans ces équations pour obtenir
3
 √ 2
20
3 4
+ = 1 =⇒ a = 2
a2 9
 √ 2
20
3 4
− = −1 impossible
a2 9
Il s’agit donc de l’ellipse d’équation
(x − 2)2 (y − 4)2
+ =1
4 9

—17/40— G´
 H
- E
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1. LES BASIQUES CHAPITRE 13. CONIQUES

L’axe focal est suivant Oy, ainsi c2 = 9 − 4 = 5 et



5
e=
3

8
y
7

-1 1 2 3 4 5
-1 x
-2

√ 2
Exercice 13.11 On a ∆ = 3 − 4 × 1 × 0 = 3 > 0, la conique est du genre hyperbole. On recherche le centre, si

f (x, y) = x2 + 3xy + x − 2, alors    √ 
x 2x +√ 3y + 1
grad f =
y 3x
 
     √  1
α 0 2α +√ 3β + 1 = 0 β = − √
Le centre Ω : vérifie grad f (Ω) = , ainsi ⇐⇒  3 . On pose donc
β 0 3α = 0 α=0

 x=X
1 , l’équation de la conique est alors
 y=Y −√
3
 
√ 1 √
X 2 + 3X Y − √ + X − 2 = X 2 + 3XY − 2 = 0
3
On se place ensuite dans le repère R (θ) tourné d’un angle θ, si (X ′ , Y ′ ) sont les coordonnées dans ce repère alors

X = cos θX ′ − sin θY ′
Y = sin θX ′ + cos θY ′

Le coefficient de X ′ Y ′ est alors


√  2  √
−2 cos θ sin θ + 3 cos θ − sin2 θ = 3 cos 2θ − sin 2θ

Il est nul si tan 2θ = 3. On choisit donc θ = π6 . On a donc

√ ′ 
 X=1

3X − Y ′
2
 1  ′ √ ′
 Y = X + 3Y
2

—18/40— G´
 H
- E
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CHAPITRE 13. CONIQUES 2. LES TECHNIQUES

et
√ 1  ′2 √ √ ′2 √ ′2 
X2 + 3XY − 2 = 3X + Y ′2 + 3 3X − 3Y −2
4
1  ′2 
= 6X − 2Y ′2 − 2
4
3 ′2 1 ′2
= X − Y −2
2 2
On obtient donc une hyperbole d’équation
X ′2 1 ′2
 2 − 2Y =1
2 (2)

3
π 2 4
L’axe focal fait un angle de 6 avec Ox, a = √ , b = 2, c = √ et e = 2.
3 3

2 Les techniques
Exercice 13.12 On va donner deux solutions à cet exercice (la seconde étant bien meilleure, pensez au plan B !).
La première idée est de partir d’un point M de l’ellipse, et de déterminer les coordonnées de M ′ . Soient (α, β) les
coordonnées de M et (x, y) celles de M ′ dans le repère où l’équation de l’ellipse est
X2 Y 2
+ 2 =1
a2 b
On sait que
x2 y2
+ 2 = 1 car M ′ ∈ E (13.1)
a2 b
αx + βy = 0 car (OM ) ⊥ (OM ′ ) (13.2)
D’après (13.2) on a
α2 x2 = β 2 y 2
en multipliant (13.1) par α2 , il vient
 
α2 x2 α2 y 2 2 2 β 2 α2
+ 2 = α ⇐⇒ y + 2 = α2
a2 b a2 b
a2 b2
soit y 2 = α2
α2 a2 + β 2 b2
de même (symétrie des rôles, ou en multipliant (13.1) par β 2 )
a2 b2
x2 = β 2
α2 a2 + β 2 b2
Enfin
 
1 1 1 1 1 α2 a2 + β 2 b2
+ = + = 2 1+
OM 2 OM ′ 2 α2 + β 2 x2 + y 2 α + β2 a2 b2
  a2 b2
car x2 + y2 = α2 + β 2 2 2
α a + β 2 b2
1 1 a2 + b2
Si ce terme est constant il est égal à + = (placer M en un sommet principal, M ′ est alors en un sommet
a2 b2 a2 b2
secondaire). Il faut donc vérifier que
 
a2 + b2  2 2
 α2 a2 + β 2 b2
× α +β = 1+
a2 b2 a2 b2

—19/40— G´
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2. LES TECHNIQUES CHAPITRE 13. CONIQUES

or

 2      
a + b2 α2 + β 2 = α2 a2 + β 2 b2 + α2 b2 + β 2 a2

mais M ∈ E (c’est la seule hypothèse que l’on a pas encore utilisée) donc

α2 β 2
+ 2 = 1 ⇐⇒ α2 b2 + β 2 a2 = a2 b2
a2 b

d’où

 2    
a + b2 α2 + β 2 α2 a2 + β 2 b2
= 1+
a2 b2 a2 b2

ce qui permet de conclure.


Le résultat obtenu permet de prouver que la droite (M N) est toujours tangente au cercle centré en O et de rayon
1 ab
 = √ . Pour prouver cela, il suffit de calculer le carré de la hauteur issue du sommet opposé à
1 1 a + b2
+
a2 b2
l’hypothénuse d’un triangle rectangle.

M'

H
π/2−α

α h
α

O M

On a

h = OM sin α = OM ′ cos α

d’où

 
2 2 2 1 1
sin α + cos α = h + =1
OM 2 OM ′2

—20/40— G´
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CHAPITRE 13. CONIQUES 2. LES TECHNIQUES

ce qui prouve que h = d (O, (MM ′ )) est constant (on peut aussi calculer l’aire au carré
 du triangle (OMM


) qui vaut
1 1 1   1 1
OM 2 × OM ′2 mais aussi h2 M M ′2 = h2 OM 2 + OM ′2 , ce qui prouve que h2 + = 1)
4 4 4 OM 2 OM ′2

Voici la même solution, avec une calculatrice type Voyage 200 :


L’équation de l’ellispe est du type
α2 β 2
+ 2 = 1 avec x2 = α2 et y2 = β 2
a2 b
on tire de cette équation la valeur de β 2

On injecte la valeur de β 2 dans om2 = OM 2 = α2 + β 2 . On en déduit y2 et on2 = OM ′2 en remplaçant α2 par x2 .

—21/40— G´
 H
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2. LES TECHNIQUES CHAPITRE 13. CONIQUES

Si les droites (OM) et (OM ′ ) sont orthogonales alors xα = −yβ, ce qui par passage au carré donne

x2 α2 = y2 β 2

On remplace β 2 et y2 par leurs valeurs en fonction de x2 et α2 , on résout le système en x2 (on a choisit yy2 comme
variable pour y2 ).

1 1
On injecte la vaeleur trouvée dans + .
om2 on2

La seconde solution est moins naturelle car elle repose sur l’utilisation des coordonnées polaires de M. Cette utilisation
est surprenante car l’ellipse n’a pas d’équation polaire simple si le pôle est plaçé au centre de l’ellipse. Soit (ρ, θ) un
système de coordonnées polaires de M . Le point M est sur l’ellipse si et seulement si

ρ2 cos2 θ ρ2 sin2 θ
+ =1
a2 b2
ce qui s’écrit
1 cos2 θ sin2 θ
= + 2
ρ2 a2 b
 
Si (OM ) ⊥ (OM ′ ), un système de coordonnées polaires de M ′ est alors ρ′ , θ ± π2 . On a donc
   
1 cos2 θ ± π2 sin2 θ ± π2
= +
ρ′2 a2 b2
2 2
sin θ cos θ
= +
a2 b2
On en déduit que

1 1 cos2 θ + sin2 θ cos2 θ + sin2 θ


+ = +
ρ2 ρ′2 a2 b2
1 1
= +
a2 b2
est constant.
Cette solution est cependant très rapide !

—22/40— G´
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CHAPITRE 13. CONIQUES 2. LES TECHNIQUES

2
Exercice 13.13
 2 Dans le repère où l’équation de la parabole est y = 2px, notons y0 l’abscisse de M, les coordonnées
y0
de M sont , y0 . L’équation de la normale en M est
2p

  
y02 y0 
 X −
2p  · p = =0
Y − y0 1
dM
(On écrit que la normale passe par M et que = −

v lui est normal)
dy

Le point de coordonnées (X, Y ) est à la fois sur la normale en M et sur la parabole si et seulement si

 
  Y 2= 2pX  2
 2 Y 2= 2pX
2
y0 y0 ⇐⇒ y0 Y y0
 X− + (Y − y0 ) = 0  − + (Y − y0 ) = 0
p 2p p 2p 2p

soit
 2
  Y = 2pX 
y0
 (Y − y0 ) (Y + y0 ) + 1 =0
2p2

 
yn2
Ainsi la normale coupe la parabole en M (ouf !), mais aussi au point de coordonnées , yn où
2p

2p2
yn = −y0 −
y0

La distance MN 2 vaut alors

 2
2 2 yn2 y2
(xn − x0 ) + (yn − y0 ) = − 0 + (yn − y0 )2
2p 2p
 2 
2 yn + y0
= (yn − y0 ) +1
2p
 2  
2p2 p2
= −2y0 − 1+ 2
y0 y0
 2 
2 3
y +p
= 4 0 4
y0

d’où
 3
2 y02 + p2 2
MN =
y02

Lorsque P décrit la parabole P (privée de son sommet), y0 décrit R∗ . Par raison de symétrie (par rapport à l’axe focal
de P), il suffit de chercher le minimum de MN lorsque M décrit la demi-parabole au dessus de l’axe focal. On définit
 3
2 y02 + p2 2
alors f par f (y0 ) = . On va chercher son minimum pour y0 ∈ ]0, +∞[. f est dérivable sur ]0, +∞[ de
y02

—23/40— G´
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2. LES TECHNIQUES CHAPITRE 13. CONIQUES

dérivée égale à
   3 −1 
3  2 3
× 2y0 × y02 + p2 2 y + p2 2
 
f ′ (y0 ) = 2 ×  2 −2× 0 3 
y02 y0
    2 
3 y02 + p2 2 y02 + p2 y0 + p2
= 2 −
y0 y03

2 y02 + p2  2  
= 3 3y0 − 2 y02 + p2
y
 0
2 y02 + p2  2 
= 3 y0 − 2p2
y0
√ √
Ainsi f ′ (y0 ) = 0 ⇐⇒ y0 = 2p et l’étude du signe de f ′ (qui est évident) assure qu’en y0 = 2p, la fonction f a un
minimum. La distance M N minimale est donc
√  2 2p2 + p2  2
3

MN 2p = = 3 3p
2p2
√ 2
√ 2p
Le point d’ordonnée 2p a pour abscisse = p.
2p
√ Soit Mp le point sur la corde
Pour construire le point d’ordonnée positive qui réalise le minimum, on procède ainsi.
focale perpendiculaire à l’axe focale. Les coordonnées de Mp sont (p, p) donc OMp = 2p. On trace le cercle de centre
O et passant par Mp ; ce cercle coupe l’axe Oy en H. On construit le point m symétrique de S par rapport à F . Les
point m et H sont les projections orthogonales de M sur Ox et Oy respectivement.

Exercice 13.14 On se place dans le repère focal où l’équation de P est y2 = 2px. D n’est pas parallèle à l’axe focal
donc le coupe en un point I (a, 0). Puisque D coupe P en deux points, l’un des deux n’est pas sur l’axe focal. On le
y2
note M1 , et ses coordonnées (x1 , y1 ) (donc x1 = 2p1 et y1 = 0). L’équation de D est
   
 2 
 x − a y2p1 − a  y12
D:  = y1 x + a − y − ay1 = 0
 y y1  2p

—24/40— G´
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CHAPITRE 13. CONIQUES 2. LES TECHNIQUES

   
Y2 2 y12
Le point M : 2p , Y est à l’intersection de P et D si et seulement si y1 Y2p + a −
Y − ay1 = 0. Puisque cette
2p
 2 
y
équation admet y1 comme solution (la droite D passe par M1 !), l’autre point d’intersection est M2 : (x2 , y2 ) = 2p2 , y2
2pa −a
où y2 = − (le produit des racines est y1 y2 = y1 ).
y1 2p

La tangente en M1 (x1 , y1 ) est y1 y = p (x + x1 ) (règle du dédoublement), la normale en ce point, a donc pour équation
 
 2 
 x − y2p1 p  y3
  = −y1 x − py + 1 + py1 = 0
 y − y1 −y1  2p
 2 
Elle coupe P en M1 et en N : y2pn , yn . Le réel yn est donc racine de l’équation en y

y1 2 y3
y + py − 1 − py1 = 0
2p 2p
2
Une des racines est y1 (la normale en M1 passe par M1 ), l’autre est yn = − 2p y1 − y1 ( la somme des racines est
y1 + yn · · · ).  y2  2
De même, la normale en M2 coupeP en M2 et en Q : 2pq , yq où yq = − 2p y2 − y2 . Puisque D n’est pas normale à P
en M1 et en M2 , on a N = M2 et Q = M1 . On cherche alors une cns pour que ces deux points soient confondus. Cela
revient à
2p2 2p2
yn = yq ⇐⇒ yn = − − y1 = − − y2
y1 y2
donc à écrire que y2 est racine de l’équation en Y
2p2
yn = − −Y
Y
2p2
i.e. de l’équation Y 2 − yn Y + 2p2 = 0. On sait que y1 est une des racines de cette équation, l’autre racine est y1
2 2
(produit des racines). La cns cherchée est donc y2 = 2p 2pa 2p
y1 ⇐⇒ − y1 = y1 ⇐⇒ a = −p. Le point fixe cherché est le
symétrique orthogonale du foyer par rapport au sommet de la parabole.
Remarque : Le triangle M0 M1 N a son centre de gravité sur l’axe focal.
On peut prouver que le cercle circonscrit au triangle M0 M1 N passe par le sommet de la parabole. Pour cela utilisons les
2 3 2
affixes des points M0 , M1 , N et S le sommet. Notons m0 , m1 , n et s ces affixes, alors m0 = y2p0 + iy0 , m1 = 2p
y02
+ 2p
y0 i,
 2 2
2p  2 
y0 +y0
n= 2p − 2p m0 −m1 m0
y0 + y0 i et s = 0. Il suffit de vérifier que n−m1 ÷ n est réel (avec Maple ou une calculatrice,

—25/40— G´
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2. LES TECHNIQUES CHAPITRE 13. CONIQUES

c’est très simple !).


Remarque : On peut également raisonner ainsi : on considère une droite D d’équation x = ay + b (les droites
y = cste ne coupent la parabole qu’en un point). Les points d’intersections de D et P ont pour ordonnées les racines de
y 2 − 2pay − 2pb = 0. Notons y1 et y2 les deux racines lorsqu’elles existent et M1 , M2 les points de P d’ordonnées y1
y3
et y2 . L’équation de la normale en Mi est yi x + py − pyi − i . Le point d’intersection des deux normales est solution
p
de 

 y3
 y1 x + py = py1 + 1
p
3

 y
 y2 x + py = py2 + 2
p
On résout ce système par Cramer (valide si et seulement si y1 = y2 ) pour obtenir

 1  2 
 x= y1 + y22 + y1 y2
2p
 a
 y = y1 y2
p

Puisque y1 et y2 sont racines de y2 − 2pay − 2pb = 0, ona y1 + y2 = −2pa, y1 y2 = −2pb, y12 + y22 = (y1 + y2 )2 − 2y1 y2 =
4p2 a2 + 4pb, on trouve que le point d’intersection des deux normales est

x = p + b + 2a2 p
y = −2ba

Il est sur P si et seulement si y 2 = 2px ⇐⇒ 2(b + p)(2a2 (b − p) − p). On retrouve la condition b = −p qui indique que
D passe par un point fixe.  
2
p 1 + 2a2
L’autre condition est 2a (b − p) − p. Dans ce cas, b = mais alors l’équation de P ∩ D est y 2 − 2pay −
    2a2
p2 1 + 2a2 −p p 1 + 2a2
= 0 dont les racines sont et . Il existe donc d’autres solutions ? Non, en fait dans ce cas,
a2 a a
−p
D est normale au point de paramètre y = !
a

Exercice 13.15 On se place dans le repère où la parabole P a pour équation y 2 = 2px. Soit A un point d’où l’on peut
mener deux tangentes perpendiculaires à P. On note M0 et M1 les points de contact de ces tangentes, et x0 et x1 les
abscisses de ces points. Les tangentes en M0 et M1 ont pour équation

yy0 − p (x + x0 ) = 0 et yy1 − p (x + x1 ) = 0

elles se coupent donc en A solution de 


yy0 − px = px0
yy1 − px = px1
y02 y2
− 1
x0 − x1 2p 2p y0 + y1
Un calcul simple donne l’ordonnée de A : y = p = p = . Mais puisque les tangentes sont
y0 − y1 y0 − y1 2
perpendiculaires, leurs vecteurs normaux sont orthogonaux donc
   
−p −p −p2
· = 0 ⇐⇒ y1 =
y0 y1 y0
et ainsi
p2
y0 −
y0 + y1 y0 yy0 y 2 − p2 p
y= = et x = − x0 = 0 − x0 = −
2 2 p 2p 2
On en déduit que A est sur la directrice de la parabole.
Réciproquement, soit A sur la directrice, si y est son ordonnée, alors la tangente en M0 ∈ P d’ordonnée y0 passe par

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CHAPITRE 13. CONIQUES 2. LES TECHNIQUES

 
p y2
A si et seulement si que yy0 − p − + 0 = 0 ⇐⇒ y02 − 2yy0 − p2 = 0 , cette équation a toujours deux solutions
2 2p
p2
y0 et y1 = − (car ∆′ = y 2 + p2 > 0). On a donc deux tangentes qui passent par A et issues des points M0 et M1
y0
−p2
d’ordonnées y0 et y1 , elles sont bien perpendiculaires car y1 = .
y0
Le lieu cherché est donc la directrice de P.

Montrons maintenant que le segment reliant M0 etM1 contient  le foyer F . La forme de ∆ incite à poser y = p sh θ
2
sh θ
l’ordonnée de A, alors les coordonnées de A sont  2p , l’équation en y0 s’écrit alors y02 − 2p sh θy0 − p2 = 0,
sh θ
 
∆′ = p2 1 + sh2 θ = (p ch θ)2 , les racines sont donc y0 = p (sh θ − ch θ) = −pe−θ et y1 = peθ . D’où les coordonnées
de M0 et M1 :
   
pe−2θ pe2θ
M0 :  2  et M1 :  2 
−pe−θ peθ

On a alors
    
−2θ
pe2θ p 
eθ  pe + e−θ
 2 =
2 2
2 ch θ −pe−θ 2 ch θ peθ 0

   
eθ e−θ
ce qui prouve que F est le barycentre de M0 , , M1 , .
2 ch θ 2 ch θ
Quelques remarques : On peut même préciser les coefficients en fonction de l’ordonnée y de A. En effet si y = p sh θ,
alors
 
y2 y 2 + p2
ch θ = 1+ 2 =
p p

y + y2 + p2
eθ = ch θ + sh θ =
p

−y + y 2 + p2
e−θ = ch θ − sh θ =
p

d’où

eθ 1 y + y 2 + p2 1 1 y
=  = + 
2 ch θ 2 y2 + p2 2 2 y2 + p2

e−θ 1 −y + y 2 + p2 1 1 y
=  = − 
2 ch θ 2 2
y +p 2 2 2 y + p2
2

On constate donc que si L est le milieu de M0 et M1 (le point L a la même ordonnée que A !), alors,

−→ 1 y −−−−→
LF =  M1 M0
2 y +p
2 2

avec les notations de la figure suivante :


LF 1 KA
=
M1 M0 2 FA

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2. LES TECHNIQUES CHAPITRE 13. CONIQUES

On peut également prouver que le milieu de [L, A] est sur P.

xx0 yy0
Exercice 13.16 Une tangente à C en M0 de coordonnées (x0 , y0 ) a pour équation 2
+ ε 2 = 1 (en particulier
a b
une tangente à C ne passe jamais par le centre de la conique). La droite D est donc tangente à C si et seulement s’il
existe (x0 , y0 ) tels que
 cos θ x0  cos θ

 = 2 
 x0 = a2
p (θ) a ⇐⇒ p (θ)
 sin θ = y0
  y0 = b2 sin θ

p (θ) b2 p (θ)
 2  2
x 2
y 2
1 cos θ ε sin θ a2 cos2 θ + εb2 sin2 θ
Or M0 ∈ C donc 20 + ε 20 = 1 =⇒ 2 a2 + 2 b2 = = 1 ainsi
a b a p (θ) b p (θ) p2 (θ)
p2 (θ) = a2 cos2 θ + εb2 sin2 θ
Pour le cercle de Monge, on sait que (θ, p (θ)) représente un système de coordonnées polaire de la projection orthogonale
du pôle sur D. Soit M, un point de l’orthoptique, i.e. un point d’où l’on peut mener deux tangentes perpendiculaires.
π
Soient D (θ) et D (ϕ) ces tangentes, alors (c.f. dessin ci dessous), puisque D (θ) ⊥ D (ϕ) , on a θ = ϕ ± (π) et
2
(OP M Q) est un rectangle. En effet (OP ) et (P M ) sont perpendiculaire (P est la projection orthogonale de O), (P M )
et (QM ) aussi, et (OQ) et (QM ) aussi. Le ± provient du fait que l’on ne sait pas qui est D (θ) et D (ϕ) , sur le dessin,
on a choisi θ > ϕ.

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CHAPITRE 13. CONIQUES 2. LES TECHNIQUES

D’après Pythagore,
2 2
OM 2 = p (θ) + p (ϕ)
= a2 cos2 θ + εb2 sin2 θ + a2 cos2 ϕ + εb2 sin2 ϕ
π
Mais si θ = ϕ ± , cos2 θ = sin2 ϕ et sin2 θ = cos2 ϕ ainsi
2
OM 2 = a2 + εb2

Pour l’ellipse (ε = 1), on a donc un cercle centré au centre de l’ellipse, de rayon a2 + b2 (c’est le cercle construit
sur le rectangle circonscrit à l’ellipse). Pour l’hyperbole (ε = −1), il n’existe pas de point d’où l’on peut mener deux
c √
tangentes perpendiculaires si b ≥ a (i.e. puisque e = , c2 = a2 + b2 ≥ 2a2 si e ≥ 2), sinon on obtient un cercle
√ a
centré au centre de l’ellipse et de rayon a2 − b2 (Pour a = b, il y a dégénérescence du cercle en un point, les deux
"tangentes" deviennent les asymptotes).
 
α
Exercice 13.17 On se place dans le repère où l’équation de la parabole est l’équation réduite y 2 = 2px, on note
β
 
a
les coordonnées de A. Une équtaion de D est alors de la forme a (x − α) + b (y − β) = 0 (où est un vecteur
  b
x
normal). On détermine les points d’intersection de D et P (pas complètement), soit les coordonnées d’un tel
y
2
 2 
y y
point, alors x = et a − α + b (y − β) = 0 ainsi y est solution de l’équation du second degré (sauf si a = 0)
2p 2p
ay 2 + 2bpy − (2apα + 2bpβ) = 0
2
(Cette équation a toujours deux solutions car δ ′ = b2 p2 + (2apα
 + 22bpβ)
 > 0, on a bien  deux points d’intersection !).
  y1   y22
x1 x2 2bp
On a donc deux points M1 et M2 de coordonnées =  2p  et =  2p  où y1 + y2 = − et
y1 y1 a
y1 y2
2bpβ
y1 y2 = −2pα − .
a
Une équation de la tangente en M1 est (règle du dédoublement) yy1 = p (x + x1 ) et celle de la tangente en M2 :
yy2 = p (x + x2 ) , les coordonnées du point d’intersection de ces deux tangentes sont donc solutions du système

px − yy1 = −px1
px − yy2 = −px2
On résout ce système avec les formules de Cramer, le déterminant du système est
 
 p −y1 
D=   = p (y1 − y2 ) = 0 (il vaut ± 2δ ′ )
p −y2 
on a donc toujours une unique solution qui est
   2 2

1  −px1 −y1 
 = p x1 y2 − x2 y1 = p y1 y2 − y2 y1
x =
D  −px2 −y2  D D 2p 2p
 
1 y1 − y2 1 1 2bpβ
= y1 y2 = y1 y2 = × −2pα −
2 D 2p 2p a
b
= −α − β
a
 
 p −px1 
 
 p −px2  x1 − x2
y = = p2
D  D
p2 y12 y22 1 y1 − y2
= − = p (y1 + y2 )
D 2p 2p 2 D
 
1 1 2bp b
= (y1 + y2 ) = × − = −p
2 2 a a

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2. LES TECHNIQUES CHAPITRE 13. CONIQUES

Le point d’intersection des tangentes décrit donc la droite d’équation ∆


β
x = −α + y
p
b
(on a une représentation paramétrique de cette droite en posant t = qui prend toutes les valeurs réelles).
a
Si A est sur l’axe focal alors β = 0, cette droite est de la forme x = −α, elle est parallèle à la directrice et passe par
le symétrique de A par rapport au sommet de la parabole. Si A est au foyer, cette droite est donc la directrice.
Remarque : Si D est parallèle à l’axe  focal,elle ne coupe P qu’en un seul point (cas où a = 0). D a, dans ce cas
2  
β
β2
pour équation y = β, elle coupe P en  2p  , l’équation de la tangente en ce point est βy − p x + = 0, cette
2p
β
tangente est parallèle à ∆.

Exercice 13.18 On se place dans le repère où la parabole a pour équation réduite y2 = 2px. Une corde focale coupe
la
 parabole en deux points si et seulement si elle n’est pas parallèle à l’axe focal. Son équation est donc de la forme
p  
x− = cy (où c = cotan θ, avec θ l’angle entre la corde et l’axe focal, θ ∈ − π2 , π2 , θ = 0). On obtient les points
2
d’intersection en résolvant le système
 2
   y p
p 
 − cy − = 0
x− = cy 2p 2
2 ⇐⇒ 2
2
y = 2px 
 y
 x=
2p
qui donne deux solutions      
y1 = p c + c2 + 1 > 0 et y2 = p c − c2 + 1 < 0
Les points M1 et M2 ont donc pour coordonnées
       
2 1 √ 2 1 √
p c + +c c +1  2 2
p c + −c c +1 
M1 :   2√  et M2 :   2√ 
p c + c2 + 1 p c − c2 + 1
Le centre C du cercle de diamètre [M1 , M2 ] a donc pour coordonnées
   
2 1
p c +
C: 2 
pc
  
′ y2 1 2 p
On peut déjà dire que le centre du cercle décrit la parabole P d’équation x = p + ⇐⇒ y = p x − . Le
p2 2 2
′ ′
sommet de P est donc au foyer de P, le paramètre de P est égal à la moitié de celui de P. Il reste à prouver que le
cercle de diamètre [M1 , M2 ] est bien tangent à la directrice de D. Le rayon R de ce cercle vérifie
  2  2  2
R2 = CM1 2 = c c2 + 1 + c2 + 1 = c2 + 1

Ainsi
R = c2 + 1
et  
p 2 1
d (C, D) = + p c + = c2 + 1
2 2
ce qui prouve la tangence !
Remarque : En utilisant le fait que c = cotan θ, on a, par exemple,
   
p 2 θ p 2 θ
 2 cotan 2   tan
2 
M1 :  θ  et M2  2 θ 
p cotan −p tan
2 2

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CHAPITRE 13. CONIQUES 2. LES TECHNIQUES

       
2 1 1 1
p cotan θ + p − 1
C: 2 = sin2 θ 2  et R =
p cotan θ p cotan θ sin2 θ

Autre approche (où l’on a décidé que l’on est fan de trigo hyperbolique) : Une corde focale coupe la parabole
p
en deux points si et seulement si elle n’est pas parallèle à l’axe focal. Son équation est donc de la forme x+ sh (u) y =
  2
1
(elle passe par le foyer et son vecteur directeur est de la forme où m ∈ R, on pose u = arg sh m). Les
m
coordonnées de M1 et M2 vérifient donc
  2
p  y p
x + sh (u) y = + sh (u) y =
2 ⇐⇒ 2p 2
y 2 = 2px 
y 2 = 2px

La première équation s’écrit donc y 2 + 2p sh (u) y − p2 = 0, son discriminant (réduit) est ∆′ = sh2 u + 1 = ch2 u. On
en déduit les deux racines

y1 = peu et y2 = −pe−u
y12 p p
x1 = = e2u et x2 = e−2u
2p 2 2
Les coordonnées de C sont alors p 
C: ch 2u, p sh u
2
et le rayon du cercle vaut

1−−−−→ 1

R = M1 M2  = p2 sh2 (2u) + 4p2 ch2 u
2 2 
p p  
= 4 ch2 u sh2 u + 4 ch2 u = 4 ch2 u 1 + sh2 u
2 2
p 4 2
= 4 ch u = p ch u car sh 2u = 2 ch u sh u
2

p p p 
d (C, D) = ch 2u + = 2 ch2 u − 1 + 1 =
2 2 2
= p ch2 u

Pour le lieu de C, on a p  

C: 1 + 2 sh2 u , p sh u
2
d’où   2 
p yc  p
xc = 1+2 ⇐⇒ yc2 = p xc −
2 p 2
(On a bien toute la parabole car t = sh u décrit R).
p
Exercice 13.19 L’équation de la conique est r = , ce qui s’écrit r (1 + e cos θ) = p ⇐⇒ r = p − er cos θ.
 1 + e cos θ
x
En coordonnées cartésiennes, si le point M : est sur C alors
y
 
r2 = x2 + y2 = (p − ex)2 =⇒ 1 − e2 x2 + y 2 + 2epx = p2
 
x0
Soit M0 : de C le point de coordonnées polaires (r0 , θ0 ) , on a alors
y0

x0 = r0 cos θ0 , y0 = r0 sin θ 0 et r0 = p − ex0

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2. LES TECHNIQUES CHAPITRE 13. CONIQUES

L’équation de la tangente en C, obtenue par dédoublement, est


 
T : 1 − e2 xx0 + yy0 + ep (x + x0 ) = p2

Elle s’écrit donc

T : xx0 + yy0 + epx − e2 xx0 + p (ex0 − p) = 0


T : xx0 + yy0 + ex (p − ex0 ) = p (p − ex0 )

Avec r = r cos θ, y = r sin θ, on obtient

T : rr0 cos θ cos θ0 + rr0 sin θ sin θ0 + err0 cos θ = pr0

puisque r0 = 0 (la conique ne passe jamais par le pôle), on obtient


p
r=
cos (θ − θ0 ) + e cos θ

Exercice 13.20 Pour déterminer si C coupe E, on résout le système


 
 x2 y2  c2 − y 2 y2
2
+ 2
= 1 ⇐⇒ + 2 = 1 (1)
 xa2 + yb2 = c2  a22 b (2)
x + y 2 = c2
 
1 1 c2 a2 − c2 b2 a2 − b2 2 c2 2 b2
L’équation (1) donne − y2 = 1 − = = =⇒ y = y = . Ainsi
b2 a2 a2 a2 a2 a2 b2 a2 b2 a2

b4 b2
y2 = 2
=⇒ y = ±
c c
Si on pose y = b sin θ, alors
b 1
|sin θ| = ≤ 1 =⇒ b ≤ c =⇒ b2 ≤ c2 =⇒ a2 − c2 ≤ c2 =⇒ 2c2 ≥ a2 =⇒ e2 ≥
c 2
L’excentricité vérifie donc
1
e≥ √
2
b2 a2 − c2 1 1
On a donc sin2 θ = 2
= = 2 − 1 =⇒ 2 = 1 + sin2 θ d’où
c c2 e e
1
e= 
1 + sin2 θ
On a aussi
a2 a √
b2 ≤ c2 = a2 − b2 =⇒ 2
≥ 2 =⇒ ≥ 2
b b
b2 c2 − b2
On a alors cos2 θ = 1 − sin2 θ = 1 − = d’où
c2 c2

a  a2 − 2b2
x = a cos θ = ± c2 − b2 = ±a
c a2 − b2

On a donc   
a 2 2
b2
M0 : c −b , = (x0 , y0 )
c c
L’équation de la tangente en M0 est
xx0 yy0
TM0 : + 2 =1
a2 b

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CHAPITRE 13. CONIQUES 2. LES TECHNIQUES

b2 yy0 y
Or y0 = , ainsi 2 = et
c b c  xx0 
TM0 : y = c 1 − 2
a
Cette tangente coupe le cercle principal Γ d’équation x2 + y 2 = a2 en P et Q donc les coordonnées sont solutions de
   xx0 
 xx0   y =c 1− 2
 y =c 1− 2 
a
 a2 ⇐⇒  2
 2
 x2 + c2 1 − xx0 = a2  x2 1 + c x2 − 2 c x0 x + c2 − a2 = 0

a2 a4 0 a2

c2 2
Mais puisque x = c2 − b2 , c2 − a2 = −b2 et
a2 0

c2 2 c2 − b2 a2 + c2 − b2 b2 + c2 + c2 − b2 c2
1+ x0 = 1 + = = = 2
a4 a2 a2 a2 a2
La seconde équation s’écrit
c2 2 c2
2 2
x − 2 2 x0 x − b2 = 0
a a
Son discriminant réduit vaut
 2 2  
c c2 2 c2 c2 2 c2  2 
∆′ = 2
x0 + 2 2
b = 2 2
x0 + 2b2
= 2
× c − b2 + 2b2 = c2
a a a a a

Les racines sont donc


c2
x ±c
2 0 cx0 ± a2 x0 a2
x± = a 2 = = ±
c 2c 2 2c
2 2
 a x x 
± 0
y± = c 1− 2
a
x± x0 x20 a2 x0 a2 x0
Mais 2
= 2
± 2
= 1 − 2
± car
a 2a 2a c 2c 2c
 
c2 2 2 2 x20 c2 − b2 c2 − a2 − c2 a2
x0 = c − b =⇒ = = = 2 −
a2 a2 c2 c2 c2
d’où
x ± x0 a2 x0
1− = ∓
a2 2c2 2c
et
a2 x0
y± = ∓
2c 2c
On note donc
x0 a2 x0 a2
x1 = + = x+ et x2 = − = x−
2 2c 2 2c
alors
a2 x0 a2 x0
y+ = − = −x2 et y− = + = x1
2c 2c 2c 2c
Les coordonnées de P et Q sont alors

P : (x+ , y+ ) = (x1 , −x2 ) et Q : (x− , y− ) = (x2 , x1 )

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2. LES TECHNIQUES CHAPITRE 13. CONIQUES

π
Ces coordonnées sont logiques ( Q doit être l’image de P par la rotation de centre O et d’angle 2 ).

On a immédiatement
−−→ −−→
OP · OQ = 0

x2
Exercice 13.21 On considère la parabole P d’équation y = x2 − 1 et l’ellipse E d’équation + y 2 = 1 dans un
9
repère orthonormé.
1. Les coordonnées des points d’intersection vérifient
 
y = x2 + 2x − 1 y = x2 + 2x − 1
2 2 ⇐⇒  2 2
2x − y + 1 = 0 2
2x − x + 2x − 1 + 1 = 0
 
La seconde équation s’écrit alors x4 + 4x3 − 4x = x x3 + 4x2 − 4 = 0. Soit P (x) = x3 + 4x2 − 4, on a
8
P ′ (x) = 3x2 + 8x = x (3x + 8) on en déduit les variations de P . Croissant de −∞ à − , puis décroissant entre
3
8
− et 0 puis croissant.
3  
8
Puisque P − > 0, P (0) < 0 on en déduit que P a trois racines réelles. On a donc quatre valeurs pour x qui
3
donnent quatre points.
2. On cherche u et v réels tel que dans l’équation
   
u × x2 + 2x − 1 − y + v × 2x2 − y 2 + 1 = 0

Les coefficients en x2 et y 2 soient les mêmes. Puisque


   
u × x2 + 2x − 1 − y + v × 2x2 − y 2 + 1 = (u + 2v) x2 − vy 2 + 2ux − uy + (v − u)

Le choix de u = 3 et v = −1 donne
   
3 × x2 + 2x − 1 − y − 2x2 − y 2 + 1 = x2 + y2 + 6x − 3y − 4
 
Il
 est clair que
 les quatre points d’intersection sont sur l’ensemble Cu,v d’équation u × x2 + 2x − 1 − y + v ×
2x2 − y2 + 1 = 0. Mais C3,−1 est un cercle, ces qautre points sont donc cocycliques. Le centre du cercle est
  √
3 61
Ω : −3, et le rayon .
2 2

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CHAPITRE 13. CONIQUES 2. LES TECHNIQUES

 
a cos θ  
Exercice 13.22 On paramètre le point M par avec θ ∈ 0, π2 . La tangente en M a pour équation
b sin θ

x cos θ y sin θ
TM : + =1
a b
 a   
0 a2 b2
Ainsi P : cos θ et Q : b . On en déduit que P Q2 = + . On a donc
0 cos θ sin2 θ
2
sin θ
d   dP Q 2a2 sin θ 2b2 cos θ
P Q2 = 2P Q × = −
dθ dθ cos3 θ sin3 θ
  b cos2 θ + a sin2 θ
= 2 a sin2 θ − b cos2 θ
cos3 θ sin3 θ
   
 2 2
 2 2 b b
est du signe de a sin θ − b cos θ = a cos θ tan θ − . On en déduit que P Q a un minimum en θ = arctan .
a a
1 u
Puisque cos (arctan u) = √ et sin (arctan u) = √ , on a
2
u +1 2
u +1

min (P Q) = a + b

et les coordonnées du point réalisant le minimum sont


 √ √ 
a a b b
√ ,√
a+b a+b

Exercice 13.23 On se place  dans le repère orthonormé d’origine


 O dont l’axe
 des abscisse est l’axe
 focal. On paramètre
a cos θ −a cos θ a cos ϕ
l’ellipse par P = , le point Q a pour coordonnées . Si M = , un vecteur directeur
b sin θ −b sin θ b sin ϕ
de la tangente en M est  

→ −a sin ϕ
v =
b cos ϕ
−−→   

→  a cos θ −a sin ϕ 
La tangente en M est parallèle à (P Q) si et seulement si Det OP , v =    = ab cos θ cos ϕ +
b sin θ b cos ϕ 
ab sin θ sin ϕ = ab cos (θ − ϕ) = 0. Ainsi
 
π a (−1)k sin θ
ϕ = θ − + kπ =⇒ M =
2 −b (−1)k cos θ

L’équation de (P Q) étant xb sin θ − ya cos θ = 0, le cercle tangent à l’ellipse en M est tangent à la droite (P Q) si et
seulement si d (M, P Q) = 2r, ce qui s’écrit
 2 
2 ab sin2 θ + ab cos2 θ
d (M, P Q) =  2 2  = 4r2 ⇐⇒ ab = r × 2 a2 cos2 θ + b2 sin2 θ
b sin θ + a2 cos2 θ

Avec P Q = 2 a2 cos2 θ + b2 sin2 θ, on obtient le résultat demandé.

x2 y2
Exercice 13.24 Dans le repère orthonormé de centre O où E a pour équation 2 + 2 = 1, si (x0 , y0 ) et(x1 , y1 ) sont
a b
les coordonnées de A et B, les équations des tangentes en A et B sont
x0 x y0 y x1 x y1 y
TA : + 2 = 1 et TB : 2 + 2 = 1
a2 b a b

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2. LES TECHNIQUES CHAPITRE 13. CONIQUES

 x x y y  x y0 
 0 + 0 =1  0 
2 2  2 2 
On obtient les coordonnées de M par résolution du système a b a
qui est de Cramer car  x yb =
 x1 x + y1 y = 1 
1 1 

a 2 b 2 a2 b2
−→ −−→   
x0 y1 − x1 y0 x x1 
= 0 (car Det OA, OB =  0 = x0 y1 − x1 y0 = 0. On obtient donc M : (xM , yM ) où
2
a b 2 y0 y1 
 y0 

2 2
a b  1 2  y0 − y1
yb1  = −a
 2
xM = 
x0 y1 − x1 y0  1 x y1 − x1 y0
2 
0
 x b 
 0 
a2 b2  2 1 
yM = a
 x  = b2 x0 − x1
x0 y1 − x1 y0  1 1  x0 y1 − x1 y0
a2
 
x0 + x1 y0 + y1
Les coordonnées de I sont , , il suffit donc de vérifier que
2 2
 
 y0 − y1 x0 + x1   
 −a2  1  −a2 (y0 − y1 ) x0 + x1 
 x 0 y1 − x 1 y0 2   

 b2 x0 − x1 y0 + y1  = 2 (x0 y1 − x1 y0 )  b2 (x0 − x1 ) y0 + y1  = 0
 x0 y1 − x1 y0 2 

Mais
 
 −a2 (y0 − y1 ) x0 + x1     
 2  = b2 x20 − x21 + a2 y02 − y12
 b (x0 − x1 ) y0 + y1 
 2 
x0 y02 x21 y12
= a2 b2 × + − − =0
a2 b2 a2 b2
Car A ∈ E et B ∈ E.

x2 y2
Exercice 13.25 Si + = 1 est l’équation de E en repère orthonormée. Soit M : (x0 , y0 ) ∈ E avec x0 y0 = 0 (ce
a2 b2
xx0 yy0
qui assure que M n’est pas au sommet). L’équation de la tangente en M est TM : 2 + 2 = 1. La normale a donc
a b
pour équation
y0 x0
N : (x − x0 ) 2 − (y − y0 ) 2 = 0
b a

On en déduit les coordonnées de C (faire y = 0) et de C (faire x = 0)
 2   
a − b2 ′ a2 − b2
C: x 0 , 0 et C : 0, − y0
a2 b2
(On notera que l’on a divisé par x0 ou y0 qui sont non nuls). A l’aide de c2 = a2 − b2 , on obtient
 2   2 
c ′ c
C: x0 , 0 et C : 0, 2 y0
a2 b
Le milieu P de [C, C ′ ] a donc pour coordonnées
 
c2 c2
P : (xP , yP ) = x0 , y0
2a2 2b2
On a donc
2a2 2b2
x0 = 2
xp et y0 = 2 yp
c c
pusique M ∈ E,
x20 y02 x2P yP2
+ = 1 ⇐⇒  2 +  2 = 1
a2 b2 c2 c2
2a 2b

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CHAPITRE 13. CONIQUES 3. LES EXOTIQUES

4a2 b2
Ce qui prouve que M ′ décrit une ellipse E ′ (privé des sommets car xP yP = x0 y0 = 0. Puisque a > b, on a
c2
c2 c2
> , l’axe focal de E ′ est le petit axe de E. On a
2b 2a
 2 2  2 2  
′2 c c c4 a2 − b2 c6 ′ c3
c = − = = =⇒ c =
2b 2a 4a2 b2 4a2 b2 2ab
3
c
c
e′ = 2ab = =e
c2 a
2b
Les deux ellipses ont même excentricité.

3 Les exotiques
Exercice 13.26 La définition bifocale de l’ellipse donne

P F + P F ′ = 2a = 6

or P F = 2P F ′ donc 3P F ′ = √6 =⇒ P F ′ = 2 et P F = 4. On a donc P F 2 + P F ′2 = 4 + 16 = 20. Mais, c2 = a2 − b2 =



9 − 4 = 5 donc 2c = F F = 2 5 et ainsi
F F ′2 = P F 2 + P F ′2
1
On a donc un triangle rectangle en P ! Et ainsi son aire vaut P F × P F ′ = 4.
2 √
Pour construire P, on trace le cercle de diamètre F F ′ (centré en O et de rayon 5), ce cercle coupe l’ellipse en quatre
points. Plus précisement, il s’agit de résoudre le système
 
 x2 y 2  2 9y2
+ =1 ⇐⇒ x + =9
 x92 + y42 = 5  x2 + y42 = 5

16
y2 =
⇐⇒ 5
x2 + y 2 = 5

Ce qui donne bien quatre points (symétriques par rapports aux deux axes, heureusement ! En fait il suffit de trouver
une solution, par symétrie on a les quatre points).
 3   3   3   3 
√ √ −√ −√
   5   5   5 
P1 :  45  , P2 :  4  , P3 :  4  , P4 :  4 
√ −√ √ −√
5 5 5 5

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3. LES EXOTIQUES CHAPITRE 13. CONIQUES

F. 1

Exercice 13.27 L’équation de la droite s’écrit y = ax + b, ainsi a est la pente et b l’ordonnée à l’origine. La conique
x2 y 2
a pour équation + = 1, il s’agit presque d’une équation réduite.
a b
Dans le cas (a) , la pente est négative (a < 0) et l’ordonnée à l’origine positive (b > 0), on doit donc avoir une
hyperbole, ce cas est impossible. Le cas (c) est analogue, il conduit à a et b négatif, la conique est vide. Il reste les cas
x2 y2
(b) et (c) pour lesquels on a a > 0 (pente positive) et b < 0 et qui donne une équation d’hyperbole du type − =1
a −b
dont l’axe focal est Ox. Le cas (c) est à exclure. Seul le cas (c) est possible !

Exercice 13.28 On se place dans le repère où la parabole a pour équation réduite y 2 = 2px. Soit Ω1 : (u1 , 0) le centre
de C1 et R1 son rayon, Ω2 : (u2 , 0) le centre de C2 et R2 son rayon.

R2

R1
W1 R1+R2 W2

L’équation de C1 est (x − u1 )2 + y 2 = R12 , ce cercle coupe la parabole en des points dont les coordonnées sont solutions

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CHAPITRE 13. CONIQUES 3. LES EXOTIQUES

de  
2 2
(x − u1 ) + y 2 = R12 (x − u1 ) + 2px = R21
⇐⇒
y 2 = 2px y 2 = 2px
On a donc en général deux solutions en x, puis deux solutions en y, ce qui donne quatre points. Il y tangence lorsque
le discriminant de l’équation en x est nul, soit lorsque
R12 + p2
p2 − 2u1 p + R12 = 0 ⇐⇒ u1 =
2p
On a de même
R22 + p2
u2 =
2p
Puisque la distance entre les deux centres vaut R1 + R2 , on a
R22 + p2 R21 + p2 R2 − R1
u2 − u1 = R1 + R2 = − = (R1 + R2 )
2p 2p 2p
Ce qui donne
R2 = R1 + 2p
Ainsi lorsque l’on a une chaîne de cerles, les rayon forment une suite arithmétique de raison 2p.

Exercice 13.29 On se place dans le repère où la parabole a pour équation réduite y 2 = 2px.

y2
y1

W1 W2

y1+y2
Soit Ω1 le centre du premier carré, et 2y1 la longueurde sa  diagonale, de même Ω2 et y2 étant les mêmes données
y12 y22
pour le second carré. Les coordonées de Ω1 sont alors , y1 et celle de Ω2 sont , y2 . On en déduit que
2p 2p
y22 y2
− 1 = y1 + y2
2p 2p
soit
y2 − y1 = 2p

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3. LES EXOTIQUES CHAPITRE 13. CONIQUES

La suite des longeurs des


√ demi-diagonales est arithmétique de raison 2p. La suite des longeurs des côtés est donc
arithmétique de raison 2 2p.

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