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Probabilités

Chapitre

fréquences

et

© Éditions Belin 2010

Probabilités Chapitre fréquences et © Éditions Belin 2010 Ce chapitre commence par un cours classique introduisant
Probabilités Chapitre fréquences et © Éditions Belin 2010 Ce chapitre commence par un cours classique introduisant
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Ce chapitre commence par un cours classique introduisant les notions essentielles permettant de calculer de manière théorique la probabilité d’un événement. Nous avons fait le choix de commencer par introduire le vocabulaire des événements et des ensembles avant de définir la notion de probabilité. La seconde partie aborde une autre approche, l’approche dite « fréquentiste » qui permet de réinvestir le chapitre précédent de statistique. C’est l’occasion de présenter à nouveau des exercices de simulation (déjà proposés dans le chapitre 6) en utilisant la possibilité de confronter les résultats à un calcul théorique.

Ouverture
Ouverture

Le hasard, mot d’origine arabe, a d’abord désigné les jeux de dé (az-zahr : le dé). Si les jeux de dés sont les ancêtres étymologiques des probabilités, ils en sont aussi les ancêtres mathématiques. Que ce soit la question du Duc de Toscane à Galilée ou celle du Che- valier de Méré demandant à Blaise Pascal s’il est plus probable d’obtenir (au moins) un six lors de quatre lancers d’un seul dé, qu’un double six (au moins) lors de vingt- quatre lancers de deux dés, on constate dans les deux cas que les probabilités ont d’abord été envisagées pour répondre à des problèmes liés à des jeux de dés et, aussi, de lancers de pièces. Jusqu’à Buffon, cette théorie, développée en particulier par Pascal et Fermat, porta essen- tiellement sur des problèmes de dénombre- ment : le fameux quotient, nombre de cas favorables divisé par nombre de cas possibles. Buffon, dans son traité d’arithmétique morale, fit entrer les probabilités dans le domaine continu en étudiant le jeu de « franc-carreau » et le jet d’aiguille sur un parquet, en « généralisant » à des proba- bilités géométriques le quotient précédent. Le séisme du paradoxe de Bertrand remit tout en cause ; il montra la nécessité de défi- nitions précises dans le cadre du continu et

78
78

Chapitre 7 Probabilités et fréquences

d’une théorie axiomatisée des probabilités, théorie achevée au XX e siècle par le russe Kolmogorov. Durant tout ce développement, comme le montre la question du Duc de Toscane, les fréquences ont été sous jacentes ; le double aspect des probabilités : celles calculables en utilisant un modèle théorique et celles obte- nues comme limites de fréquences est très naturel.

Si nous revenons au Duc de Toscane, on peut écrire les décompositions suivantes (à l’ordre près) :

9

= 1 + 2 + 6

10 = 1 + 3 + 6

12 = 1 + 5 + 6

9

= 1 + 3 + 5

10 = 1 + 4 + 5

12 = 2 + 4 + 6

9

= 1 + 4 + 4

10 = 2 + 2 + 6

12 = 2 + 5 + 5

9

= 2 + 2 + 5

10 = 2 + 3 + 5

12 = 3 + 3 + 6

9

= 2 + 3 + 4

10 = 2 + 4 + 4

12 = 3 + 4 + 5

9

= 3 + 3 + 3

10 = 3 + 3 + 4

12 = 4 + 4 + 4

Dans chacune figurent trois décompositions avec trois chiffres différents, chacune ayant

1

la même probabilité d’apparaître

36 décompositions utilisant deux chiffres différents qui ont aussi la même probabilité d’apparaître

, des


, mais 9 et 12 font apparaître une décom-

72 position utilisant un seul chiffre qui n’a qu’une

1

1

probabilité de 216 d’apparaître. Ainsi les pro-

25

babilités de réaliser 9 ou 12 sont 216 et celle

© Éditions Belin 2010

27

de réaliser 10 est, elle, de 216 , différence très

faible mais que l’on peut observer en jouant beaucoup !

Activités d’introduction
Activités d’introduction
Commentaires
Commentaires

Les diagrammes, les tableaux à doubles entrées et les arbres des possibles sont les principaux outils développés en collège. Ils sont réinvestis dans des exercices plus éla- borés qui permettent de faire le point sur les acquis nécessaires. L’activité 4 est consacrée à l’usage et la signi- fication du « et » et du « ou » inclusif.

Activité 1 L V 6 3 24 5
Activité 1
L
V
6
3
24
5

Faux, il y en a 9.

Pour bien commencer

Exercice 1 1. 17 élèves de TS1 n’étudient pas l’allemand en seconde langue et 16
Exercice 1
1. 17 élèves de TS1 n’étudient pas
l’allemand en seconde langue et 16 en TS2.
TS1
13
16
TS2
17
16
30
32
2.
a/ La probabilité qu’il soit de TS1 est 30
.
62

b/ La probabilité qu’il étudie l’allemand est

29

 

.

62

3.

La probabilité qu’il soit de TS1 est

13

.

29 a/

1. L’arbre pondéré complété est : L’arbre pondéré complété est :

2
2

1 1

2
2

– –

1 2 2 1 1 3 – – – – 3 3 4 4
1
2
2
1
1
3
3
3
4
4

2 1

1

3

– –

6

6

8

8

2. La probabilité de tirer une boule blanche

b/ Vrai, il y en a 2. c/ Vrai, ils sont 6 dans l’équipe V. d/ Vrai, ils sont 6 dans l’équipe L.

e/ Vrai, ils sont 2. f/ Faux, il existe 9 footballeurs de l’équipe L qui ne jouent pas dans l’équipe V.

g/ Vrai. h/ Faux, 18 joueurs ne jouent que dans une des deux équipes. i/ Vrai.

1. Le tableau à double entrée Le tableau à double entrée

complété est :

2 1 1 2 1 11 est 1 ×+× = + = . 2 3
2
1
1
2
1
11
est 1 ×+×
=
+
=
.
2 3
2 4
6
8
24
Exercice 3
1. Le tableau à double entrée est :
 

Filles

Garçons

 

Majeur(e)

1

3

4

Mineur(e)

11

18

29

 

12

21

33

2. La probabilité que ce soit une fille mineure

est 11

=

1

.

33 3

 

Vaccinés

Non-vaccinés

Total

Malades

4

18

22

Bien portants

36

42

78

 

40

60

100

2. a/ 22 % d’élèves sont malades dans le lycée.

b/

= 0,18 soit 18 % d’élèves vaccinés,

parmi les élèves malades.

c/

vaccinés, parmi les élèves bien portants.

= 0,538 soit 54 % d’élèves non

4

2

7

=

22 11

42

=

78 13

Chapitre 7 Probabilités et fréquences

7979
7979
Activité 3 0,03 0,97 défectueux non défectueux 0,98 0,02 0,01 0,99 refusé accepté refusé accepté
Activité 3
0,03
0,97
défectueux
non défectueux
0,98
0,02
0,01
0,99
refusé
accepté
refusé
accepté
Activité 4

Amélie

majeure

de 1 m 75

autorisée

Alia

mineure

de 1 m 75

interdite

Anatole

mineur

+ de 1 m 75

interdit

Adrien

majeur

+ de 1 m 75

interdit

Baio

majeur

accompagné

autorisé

Béatrice

mineure

accompagnée

autorisée

Benjamin

mineur

seul

interdit

Bertrand

majeur

seul

autorisé

Exercices et problèmes
Exercices et problèmes
VOCABULAIRE DES ÉVÉNEMENTS
VOCABULAIRE DES ÉVÉNEMENTS
11
11

1. a/ Vrai ; b/ faux ; c/ vrai.

2. a/ Vrai ; b/ vrai ; c/ faux.

22 a/ A ∩ B = {c, d, e} ; A ∩ C = {b,
22
a/ A ∩ B = {c, d, e} ;
A
∩ C = {b, d, e} ;
C
∩ B = {d, e}.

On peut remarquer que A C = C, donc que

C A.

b/ A B = {a, b, c, d, e, f, g, h} ;

A

C = {a, b, c, d, e} ;

C

B = {b, c, d, e, f, g, h}.

On peut remarquer que A C = C.

On retrouve ainsi C A. c/ A ∩ Ω = A ; A ∪ Ω = Ω.

44 a/ On effectue 1234 la différence du plus grand 10123 par le plus petit.
44
a/ On effectue
1234
la
différence du plus grand
10123
par le plus petit.
Ω = {0 ; 1 ; 2 ; 3}.
21012
32101
43210
80
Chapitre 7 ■ Probabilités et fréquences
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b/ On effectue

la somme des deux nombres obtenus.

Ω = {2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ; 8}.

c/ On effectue le produit des deux nombres obtenus.

1234 12345 23456 34567 45678 1234 11234 22468 3 9 3 6 12 4 12
1234
12345
23456
34567
45678
1234
11234
22468
3 9
3 6
12
4 12
4 8
16

Ω = {1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 6 ; 8 ; 9 ; 12 ; 16}.

« les deux lettres forment dans l’ordre

une note de musique » = {FA ; MI}.

a/ Il existe 4 choix pour le premier chiffre, Il existe 4 choix pour le premier chiffre,

5 pour le second et 6 pour le troisième. Il existe 4 × 5 × 6 = 120 triplets possibles. b/ Le contraire de « au moins deux chiffres différents » est « trois chiffres identiques ». C’est-à-dire 000 111 222 ou 333. Le nombre de triplets à « au moins deux chiffres différents » est 116 (120 4 = 116).

66
66
1100 a/ E F E ∩ F 100 50 102 152 50 b/ card F
1100
a/
E
F
E ∩ F
100
50
102
152
50
b/ card F = card(E ∪ F) + card(E ∩ F) − card E
= 202 + 50 − 100 = 152.
1111
a/ L’arbre des choix possibles est :
B C
ABC
A
C B
ACB
A
C
BAC
B
C
A
BCA
A
B
CAB
C
B
A
CBA

L’univers de cette expérience est :

Ω = {ABC ; ACB ; BAC ; BCA ; CAB ; CBA}.

b/ La longueur de chaque tournée est ABC : 17 km ; ACB : 34 km ; BAC : 21 km ; BCA : 34 km ; CAB : 21 km ; CBA : 17 km. Les tournées les plus courtes sont ABC et CBA.

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1122 a/ A B A ∩ B 45 40 55 60 5 b/ card(A ∩
1122
a/
A
B
A ∩ B
45
40
55
60
5
b/ card(A ∩ B) = card A + card B − card(A ∪ B)
= 45 + 60 − 100 = 5.

a/ L’événement U ∪ D représente « on tire L’événement U D représente « on tire

le 1 en premier ou on tire le 2 en second ». L’événement U D représente « on tire le 1 en premier puis le 2 en second ». b/

 

Le 1 en 1 er

Un autre nombre en 1 er

Total

Le 2 en 2 d

 

156

 

Un autre nombre en 2 d

 

5 25

30

Total

 

6 3

36

c/ L’événement U D est constitué de :

5 + 5 + 1 = 11 éléments.

1144
1144

a/

Faux ; b/ vrai ; c/ vrai ; d/ faux ; e/ vrai ;

f/ vrai ; g/ faux ; h/ faux ; i/ faux ; j/ faux.

1166
1166

La probabilité d’obtenir une boule mar-

quée « 1 » est : 2 .

3

La probabilité d’obtenir une boule blanche :

2

.

3

La probabilité d’obtenir une boule blanche

marquée « 1 » :

1

.

3

La probabilité d’obtenir une boule blanche

3 = 1, c’est

ou une boule marquée « 1 » : 3 l’événement certain.

1188
1188

1. a/ Probabilité de l’événement « lire un

B » = 1

6 . b/ Probabilité de l’événement « lire un A »

=

2 =

1

.

6

3

2. a/ Probabilité de « lire BE » =

1

36 .

b/ Probabilité de « lire AN » = 4

=

1

36

9

.

1199
1199

a/ L’événement « obtenir un nombre

impair » = {1 ; 3 ; 5 ; 7}. La probabilité d’obtenir un nombre impair

est 4 =

1

.

8

2

b/ L’événement « obtenir un multiple de 3 »

= {3 ; 6}.

La probabilité d’obtenir un multiple de 3 est

2

1

=

.

8

c/ L’événement « obtenir un multiple de 4 »

=

La probabilité de ne pas obtenir un multiple

de 4 est 1

4

{4 ; 8} et sa probabilité est 2 =

8

2

=

6

=

3

.

1

.

4

8

8

4

2200
2200

a/ L’événement « obtenir un nombre pair »

= {2 ; 4 ; 6 ; 8 ; 10 ; 12 ; 14 ; 16 ; 18 ; 20}. La probabilité d’obtenir un nombre pair est

10

1

=

.

20

b/ L’événement « obtenir un multiple de 3 »

= {3 ; 6 ; 9 ; 12 ; 15 ; 18}.

La probabilité d’obtenir un multiple de 3 est

2

6

3

=

.

20

c/ L’événement « obtenir un multiple de 5 »

= {5 ; 10 ; 15 ; 20}.

La probabilité d’obtenir un multiple de 5 est

10

4 1 = . 20 5 2211 a/ A = {11 ; 21 ; 31
4
1
=
.
20
5
2211
a/ A = {11 ; 21 ; 31 ; 41 ; 51 ; 61 ; 71 ;

; 91}, donc p(A) = 9

90

=

1

.

10

; 19}, donc p(B) = 10 =

1

90

9

.

81

b/ B = {10 ; 11 ; 12 ; 13 ; 14 ; 15 ; 16 ; 17 ;

18

c/ Le contraire de : « le chiffre 1 ne figure

pas dans le nombre lu » est « le chiffre 1 apparaît » c’est A B = C.

C = {10 ; 11 ; 12 ; 13 ; 14 ; 15 ; 16 ;17 ; 18 ;

19 ; 21 ; 31 ; 41 ; 51 ; 61 ; 71 ; 81 ; 91}.

L’ensemble C est composé de 18 nombres.

Il reste donc 90 18 = 72 nombres.

p(C) = 72 =

4

90

.

5

Chapitre 7 Probabilités et fréquences

8181
8181

© Éditions Belin 2010

PROBABILITÉS ET FRÉQUENCES
PROBABILITÉS ET FRÉQUENCES
2222
2222

a/ Faux ; b/ faux ; c/ faux.

Exemple : si on considère une urne contenant 10 000 boules de 10 couleurs différentes, pour modéliser le tirage de boules rouges, il suffit de connaître le nombre de boules rouges (et le nombre de boules total). Inutile de connaître le nombre de boules de cha- cune des autres couleurs.

@ fichier Excel corrigé disponible sur chier Excel corrigé disponible sur

www.libtheque.fr/mathslycee. 1. a/ Voir fichier corrigé. b/ en B5 : « = ALEA()*2-1 ». c/ en C5 : « = ALEA()*2-1 ». d/ en D5 : « =RACINE(B5*B5+C5*C5) ». 2. a/ Le point d’impact se trouve dans la cible circulaire. Dans la cellule E5 : « =SI(D5<=1;1;0) ». Dans la cellule F5 : « =E5 », puis dans la cel- lule F6 : « =F5+E6 », etc. b/ Dans la cellule G5 : =F5/A5. 3. a/ En cellule A2 : =$G$4002 En cellule B2 : =$G$5002

En cellule G2 : =$G$10002 b/ Voir fichier corrigé. c/ Soit p la probabilité d’atteindre le disque d’aire π cm 2 .

On a donc p =

1 p

, soit π

4 .

π

4

− π

Cette simulation permet de calculer π comme

fréquence limite de 4p.

2255
2255

n

:= 0 ;

Pour (x := 1 ; x <= 10 ; x := x + 1) Pour (y := 1 ; y <= 10 ; y := y + 1) Pour (z := 1 ; z <= 10 ; z : = z + 1) Si (x * y > 3 * z) alors n := n + 1 ; FinPour FinPour FinPour Afficher(n) ;

82
82

Chapitre 7 Probabilités et fréquences

SUR L’ENSEMBLE DU CHAPITRE
SUR L’ENSEMBLE DU CHAPITRE
2277 On marque d’une croix les éléments de l’événement A.
2277
On marque
d’une croix
les éléments de
l’événement A.

On marque d’un cercle les éléments de l’événement B.

On marque d’un « plus » les éléments de l’événement C.

   

123456

     

1

1    
 
1    
 
1    

2

         

3

3    
 
3    
 
3    

4

         

5

5    
 
5    
 
5    

6

         
 

123456

     

1

   

   

2

 

     

3

   

   

4

 

     

5

   

   

6

 

     
 

123456

     

1

         

2

   

   

3

 

     

4

 

   

5

 

 

 

6

   

   

On constate que A et B n’ont aucun élément en commun. Les événements A et B sont incompatibles. On constate que A et C n’ont aucun élément en commun. Les événements A et C sont incompatibles. Notons que ce résultat était évident : lorsqu’un nombre est pair, son produit par tout entier est pair. Pourtant, les éléments: (2 ; 3), (2 ; 5), (3 ; 2), (4 ; 5), (5 ; 2), (5 ; 4) sont communs aux événements B et C. Les événements B et C ne sont pas incom- patibles. La relation de compatibilité n’est pas tran- sitive.

2299
2299

1. a/ Les résultats possibles sont donc :

{1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 8 ; 9 ; 10 ; 12 ; 15 ; 16 ; 18 ; 20 ; 24 ; 25 ; 30 ; 36}.

   

123456

       

1

 

123456

       

2

2

4

6

8

10

12

3

3

6

9

12

15

18

4

4

8

12

16

20

24

5

5

10

15

20

25

30

6

6

12

18

24

30

36

L’événement contraire P est « le produit est impair » = {1 ; 3 ; 5 ; 9 ; 15 ; 25}. La probabilité de l’événement « le produit

9

est impair » est p (P

) = 36

= 0,5.

b/ p(P) = 1 p(P ) = 1

9

36

=

27

36 = 0,75.

On peut proposer une simulation, voir fichier Excel fourni sur www.libtheque.fr/mathslycee. 2. a/ P : « au moins un des deux tirages est un nombre pair ». b/ « le premier tirage est pair ou le second tirage est pair ».

@ fichier Excel corrigé disponible sur

www.libtheque.fr/mathslycee. a/ Exemple :

3322
3322

Nombre

     

123456

   

tiré

Fréquence

0,15

0,321

0,285

10,75

0,35

0,34

Les événements élémentaires n’ont rien d’équiprobables ! b/ Probabilités établies avec un arbre deBer- noulli :

Nombre

     

123456

   

tiré

Fréquence

0,15625

0,3125

0,3125

0,15625

0,03125

0,03125

En fraction

5

10

10

5

1

1

32 ; 32 ; 32 ; 32 ; 32 ; 32 .

Les résultats sont proches de la simulation. c/ On ne peut sûrement pas remplacer un dé par le jet de cinq pièces de monnaies.

3333 @ fichier Excel corrigé disponible sur www.libtheque.fr/mathslycee. © Éditions Belin 2010
3333
@
fichier Excel corrigé disponible sur
www.libtheque.fr/mathslycee.
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Partie A

1. Formule entrée dans la cellule B3 :

« =ENT(ALEA()*10)+1 ».

Dans la cellule C3 : =ENT(ALEA()*10)+1.

2. a/ Formule entrée dans la cellule E3 :

= « SI(B3<=6;1 ;0) ».

b/ Le chiffre « 1 » représente le tirage d’une

boule noire et le « 0 » d’une boule blanche.

3. Formule entrée dans la cellule F3 :

« =SI(C3<=6;1 ;0) ».

4. Formule entrée dans la cellule H3 :

« =E3+F3 ».

Formule entrée dans la cellule I3 : « =E3*F3 ».

Interprétation de la réponse de la cellule H3 La réponse « 2 » : les deux tests sont vrais. La réponse « 1 » : un seul des deux tests est vrai, c’est le « ou » exclusif !

La réponse « 0 » : aucun des deux tests n’est vrai. Interprétation de la réponse de la cellule I3 La réponse « 1 » : les deux tests sont vrais (comme en cellule H3 pour la réponse « 2 »). La réponse « 0 » : un des deux tests est vrai ou les deux : c’est le « ou » inclusif !

Partie B

1. a/ Formule entrée en cellule E24 :

« =SOMME(E3:E22) » et en cellule F24 :

« =SOMME(F3:F22) ».

Remarque : on peut utiliser en E24, la formule

« NB.SI(E3:E22 ;1) » et en cellule F24 :

«NB.SI(F3:F22 ;1) ».

b/ Formule entrée en cellule E25 : « =E24/20 » et en cellule F25 : « =F24/20 ».

2. Formule entrée en cellule I26 :

« =NB.SI(H3:H22;2) », en cellule I27 :

« =NB.SI(H3:H22;1) » et en cellule I28 :

« =NB.SI(H3:H22;0) ».

Formule entrée en cellule J26 : « =I26/20 »,

en cellule J27 : « =I27/20 » et en cellule J28 :

=

« I28/20 ».

3.

Formule entrée en cellule I31 :

« =NB.SI(I3:I22;«=1») » et en cellule I32 :

« =NB.SI(I3:I22;«=0») ».

Formule entrée en cellule J31 : « =I31/20 » et en cellule J32 : « =I32/20 ».

4. L’événement « la somme vaut 2 » est {(1 ; 1)}

et « le produit vaut 1 » est aussi {(1 ; 1)}.

Donc ces deux événements ont la même probabilité.

Chapitre 7 Probabilités et fréquences

8383
8383
POUR ALLER PLUS LOIN
POUR ALLER PLUS LOIN
3344
3344
   

122334

       

1

 

233445

       

3

 

455667

       

4

 

566778

       

5

 

677889

       

6

7

8

8

9

9

10

8

9

10

10

11

11

12

1. Les résultats possibles sont donc :

2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11 et 12.

2. Les probabilités sont :

Sommes

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

possibles

Probabilité

1

2

3

4

5

6

5

4

3

2

1

36

36

36

36

36

36

36

36

36

36

36

Ce sont les mêmes que pour deux dés ordi- naires !

a/ Dé A contre dé B : dé A gagne ⎜ a/ Dé A contre dé B : dé A gagne

20

.

36

 

224499

1

224499

1

224499

6

666699

6

666699

8

888899

8

888899

b/ Dé B contre dé C : dé B gagne

20

.

36

84 © Éditions Belin 2010
84
© Éditions Belin 2010
 

116688

3

336688

3

336688

5

556688

5

556688

7

777788

7

777788

Chapitre 7 Probabilités et fréquences

c/ Dé C contre dé A : dé C gagne

20

.

36

 

335577

2

335577

2

335577

4

445577

4

445577

9

999999

9

999999

PROBLÈMES OUVERTS
PROBLÈMES OUVERTS

a/ Il peut former six objets différents qui Il peut former six objets différents qui

ne sont pas équiprobables !!! Il existe 16 possibilités. 144 241 boule bleue boule rouge
ne sont pas équiprobables !!!
Il existe 16 possibilités.
144
241
boule bleue
boule rouge
1
b/ p =
16 .

1. Avec trois brins de ficelles144 241 boule bleue boule rouge 1 b/ p = 16 . On peut toujours s’arranger

On peut toujours s’arranger pour présenter

les ficelles par paire. Le nombre de cas est 15. En effet, nous disposons de 3 ficelles,

donc de six extrémités que nous pouvons

noter (1, 1’) ; (2, 2’) ; (3, 3’). 1 a cinq connexions possibles. Une fois une

connexion établie, il reste quatre extrémités,

donc trois connexions pour le premier brin et alors il faut faire un nœud avec les deux

brins qui restent.

Les dessins illustrent alors ces différents cas ; la première ligne est la connexion (1, 1’), la seconde (1, 2), etc.

La première ligne donne la connexion (1, 1’). Quoi qu’on fasse sur les trois ficelles qui restent, on ne peut qu’échouer d’où 0 cas favorable sur 15 possibles. La seconde ligne donne la connexion (1, 2). Dans ce cas, on crée une seule ficelle (plus longue !) qui parcourt (1’, 1, 2, 2’) et on se retrouve au cas de trois fi(1, 2). Dans ce cas, on crée une seule fi celle (plus celles d’extrémités (1’, 2’), (1, 2). Dans ce cas, on crée une seule fi celle (plus celles d’extrémités (1’, 2’), celles d’extrémités (1’, 2’), (3, 3’), (4, 4’) ce qui conduit à 8 cas favorables sur 15. Les autres cas sont analogues. fi celle (plus longue !) qui parcourt (1’, 1, 2, 2’) et on se retrouve au fi celle (plus longue !) qui parcourt (1’, 1, 2, 2’) et on se retrouve au

à 8 cas favorables sur 15. Les autres cas sont analogues. 8 cas favorables sur 15
à 8 cas favorables sur 15. Les autres cas sont analogues. 8 cas favorables sur 15
à 8 cas favorables sur 15. Les autres cas sont analogues. 8 cas favorables sur 15
à 8 cas favorables sur 15. Les autres cas sont analogues. 8 cas favorables sur 15

8 cas favorables sur 15 cas possibles

8

0 sur 15 8 sur 15 8 sur 15 8 sur 15 8 sur 15
0
sur 15
8
sur 15
8
sur 15
8
sur 15
8
sur 15
8
sur 15
8
sur 15
48 cas favorables sur 105 cas possibles
48
b/ p = 105 ≈ 0,457. Je ne joue pas.

b/ p = 15 0,533. On a donc intérêt à jouer.

2. Avec quatre brins de ficelles C’est le même principe en se ramenant au cas précédent. On note à nouveau les brins (1, 1’) ; (2, 2’) ; (3, 3’) ; (4, 4’). Le nombre de cas est ici 7 × 5 × 3 = 105.

Remarque : le lecteur, par le même raisonnement, peut maintenant faire le cas de 5 ficelles et obtenir les chiffres correspondants du tableau suivant :

Nombre de ficelles

 

1 2

3

4

 

56

7

8

 

9

Nombre de cas favorables

 

1 2

8

48

384

3 840

46 080

645 120

10

321 920

Nombre de cas possibles

 

1 3

15

105

945

10 395

135 135

2 027 025

34

459 425

Probabilité

1,000

0,667

0,533

0,457

0,406

0,369

0,341

0,318

 

0,300

Travaux encadrés
Travaux encadrés
Travaux pratiques 1 @ fichier Excel corrigé disponible sur www. libtheque.fr/mathslycee. © Éditions Belin 2010
Travaux pratiques 1
@ fichier Excel corrigé disponible sur www.
libtheque.fr/mathslycee.
© Éditions Belin 2010

1. a/ La formule « =ENT(ALEA()+0,9) » dans la cellule B3 représente le tirage de « 1 » ou « 0 » avec les probabilités :

1

p (« 0 ») = 10

et

p(« 1 ») =

9

10 .

b/ Le résultat « 1 » de la cellule B3 représente une réservation, le « 0 » une annulation.

Chapitre 7 Probabilités et fréquences

8585
8585

c/ En cellule B253 entrer la formule :

« =SOMME(B3:B252) ».

2. a/ La fonction

« =MOYENNE($B$253 :C253) » attachée à

la cellule C255 représente la moyenne des nombres de passagers embarqués des deux premières simulations. b/ En D255, la formule

« =MOYENNE($B$253:D253) » représente la

moyenne des nombres de passagers embar- qués des trois premières simulations. c/ La valeur affichée en cellule IV255 est la moyenne du nombre de passagers embar- qués pour les 255 vols.

3.

du nombre de passagers embar- qués pour les 255 vols. 3. Erratum : il manque la

Erratum : il manque la copie d’écran pour répondre aux questions suivantes.

a/ En ligne 257, il est indiqué si le vol est en surbooking. Par exemple en cellule B257, la formule « =SI(B253>230;1;0) » indique si le premier vol est en surbooking. « 1 » : pour surbooking, « 0 » pour non surboooking. b/ Dans la cellule C259, la formule « =B259+C257 » calcule la somme des nombres affichés en cellule B259 et C257, c’est-à-dire le nombre cumulé de surréser- vations des simulations précédentes plus 0 ou 1 selon qu’il y a eu ou non surréservation pour la simulation en cours. Cette formule permet donc de calculer le nombre cumulé des surréservations. c/ Le nombre total de surréservations pour les 255 vols est « =$IU$259 » en A260.

4. Par exemple en C262, la formule devient

« =C259/C1 », ce qui représente le quotient du nombre de vols en surbooking par le

nombre de vols au départ. On obtient la fré- quence moyenne après deux vols.

5. a/ Le phénomène observé est la stabili-

sation des fréquences. Voir fichier fourni pour la courbe. b/ La probabilité est proche de
sation des fréquences.
Voir fichier fourni pour la courbe.
b/ La probabilité est proche de 0,12. La
compagnie ne prendra pas le risque de sur-
booking.
86
Chapitre 7 ■ Probabilités et fréquences
© Éditions Belin 2010
Travaux pratiques 2 Partie 1
Travaux pratiques 2
Partie 1
1. 1 1 – 1 – 3 – 3 3 1 0 1 1 1
1.
1
1
1
3
3
3
1
0
1
1
1
1
1
2
1
3
1
3
3
1
3
3
1
3
3
3
3
0
2
0
2
0
2
1
1
1

2. a/ Après le tirage de deux 2, la somme

serait 4. On ne peut pas tirer un « 4 ». L’ad- dition ne peut pas être correcte. De même, après le tirage d’un 2 puis d’un 1, la somme serait 3. b/ L’arbre probabilisé après le tirage de la troisième carte :

1 1 – 1 – 3 – 3 3 1 0 1 1 1 1
1
1
1
3
3
3
1
0
1
1
1
1
1
2
1
3
1
3
3
1
3
3
1
3
3
3
3
0
2
0
2
0
2
1
1
1
1 1
1
1
1 1
– –
– –
3
3
3
3
3
3
0
1
2
1
2
2

Après le tirage des trois cartes, la probabilité que l’addition soit correcte est

6 ×

1 2

=

0,222.

27 9

3. a/ Après le tirage de deux 2, le produit

serait 4. On ne peut pas tirer un « 4 », la multiplication ne peut pas être correcte. Après le tirage d’un 2 puis d’un 1, le produit serait 2, la multiplication peut être correcte. b/ L’arbre probabilisé pour la multiplication, après le tirage de la troisième carte est :

1 – 1 3 – 3 1 0 1 1 – – – 3 1
1
1
3
3
1 0
1
1
3
1
3
3
1
3
3
0
2
0
1
1
1
1
1
3
3
3
3
3
0
0
0
0
1 – 3 1 1 1 – – 3 3 1 – 3 2 0
1
3
1
1
1
3
3
1
3
2
0
1
1
1
3
3
3
1
2
0
2

– –

2 1 – 3 2 1
2
1
3
2
1

1 1

Après le tirage des trois cartes, la probabi- lité que la multiplication soit correcte est

8 ×

4. a/ La multiplication correcte a le plus de

chance d’arriver.

1

27

=

8

27

0,296.

© Éditions Belin 2010

b/ Les deux opérations sont correctes dans le seul cas où on tire « 0 », « 0 » et « 0 ».

1

La probabilité est 27 0,037.

c/ En comptant le nombre de branches favorables pour l’addition ou pour la multi- plication, la probabilité qu’au moins une des

deux opérations soit correcte est 13 27 0,481.

Remarque : attention à ne pas compter deux fois la branche 0, 0, 0 qui est commune à l’addition et la multiplication.

Partie 2

@ fichier Excel corrigé disponible sur www. libtheque.fr/mathslycee.

1. Colonne A : numéro de l’expérience.

Colonne B :

saisir « =ALEA.ENTRE.BORNES(0;2) », tirage de la carte placée en A. Colonne C :

saisir « =ALEA.ENTRE.BORNES(0;2) », tirage de la carte placée en B. Colonne D :

saisir « =ALEA.ENTRE.BORNES(0;2) », tirage de la carte placée en C. Colonne E :

saisir « =B2+C2 », somme des cellules B2 et C2.

Colonne F :

saisir « =B2*C2 », produit des cellules B2 et C2.

2. a/ En cellule G2 : l’instruction

« SI(D2=E2;1;0) » affiche « 1 » lorsque la

somme A + B = C est vraie, « 0 » sinon. b/ En cellule H2 : saisir l’instruction

« =SI(D2=F2;1;0) » qui affiche « 1 » lorsque

le produit A × B = C est vrai, « 0 » sinon.

c/ En cellule I2 : l’instruction affiche « 1 » si la somme et le produit sont corrects, « 0 » sinon. En cellule J2 : l’instruction affiche « 1 » si la somme ou le produit sont corrects, « 0 » sinon.

3. et 4. a/ En cellule G1002 : pour calculer

le nombre de « 1 » c’est-à-dire de nombres tirages de sommes correctes, l’instruction est « =SOMME(G2:G1001) ». b/ En cellule H1002 : « =SOMME(H2:H1001) ». En cellule I1002 : « =SOMME(I2:I1001) ». En cellule J1002 : « =SOMME(J2:J1001) ». c/ Une simulation donne par exemple :

 

et

ou

Simulation

34

473

Modèle

37

481

Les résultats trouvés sont en concordance avec le modèle proposé en première partie. d/ On considère deux événements indé- pendants. En première ligne, on indique les résultats du premier événement et en pre- mière colonne ceux du second.

Table du « et » Table du « ou » et vrai faux ou vrai
Table du « et »
Table du « ou »
et
vrai
faux
ou
vrai
faux
vrai
vrai
faux
vrai
vrai
vrai
faux
faux
faux
faux
vrai
faux
Aide individualisée 1
1. a/
T 1
T 2
Boule jaune
Boule bleue
Boule rouge

b/ Il existe 36 tirages possibles équiprobables. Les neuf éléments de l’univers sont :

équiprobables. Les neuf éléments de l’univers sont : On peut présenter les résultats sous la forme

On peut présenter les résultats sous la forme d’un tableau :

T 1 T 2
T 1
T 2

Attention, ces événements ne sont pas équi- probables. c/ Le carré jaune 3 × 3 représente les 9 dif- férents tirages de deux boules jaunes.

p(« tirer deux boules jaunes ») =

9 1

=

.

36 4

d/ Le carré bleu 2 × 2 représente les 4 diffé-

rents tirages de deux boules bleues.

p(« tirer deux boules bleues ») =

4 1

=

.

36 9

e/ Le carré rouge 1 × 1 représente le tirage

de deux boules rouges.

p(« tirer deux boules rouges ») = 1

.

36

Chapitre 7 Probabilités et fréquences

8787
8787

2. a/ L’arbre des possibles est :

2. a/ L’arbre des possibles est : 1 er tirage 2 d tirage b/ Le nombre

1 er tirage

2 d tirage

b/ Le nombre de cas de l’événement « tirer deux boules jaunes » est : 9. p (« tirer deux boules jaunes ») =

c/ Le nombre de cas de l’événement « tirer

deux boules bleues » est : 4. p (« tirer deux boules bleues ») =

d/ Le nombre de cas de l’événement « tirer

9

=

1

36

4

.

4

1

=

36 9 .

deux boules rouges » est : 1. p (« tirer deux boules rouges ») =
deux boules rouges » est : 1.
p (« tirer deux boules rouges ») = 1
.
36
e/ p(« deux boules de la même couleur »)
9
4
1
14
7
=
++
=
=
.
36
36
36
36
18
3.
a/
3
1
2
1 er
tirage
3
1
3
1
3
1
2
2
2
2 d
tirage
3 × 3 = 9
++=
2 × 2 = 4
1 × 1
= 1
14
b/ Le tableau simplifié est :
321
n retrouve tous les
3
963
nombres du bas de l’arbre.
2
642
c/ Le 9 de l’encadré jaune
correspond aux 9 tirages
de deux boules jaunes.
1
3 21

Le 4 de l’encadré bleu correspond aux 4 tirages

de deux boules bleues.

d/ La probabilité d’obtenir deux boules de la

7 même couleur est 14 = . 36 18 4. a/ 3 1 – 2
7
même couleur est 14
=
.
36 18
4. a/
3
1
2
6
6
6
1 er
3
1
3
1
3
1
tirage
6
2
6
6
2
6
6
2
6
2 d
6
6
6
tirage
3
3
9
2
2
4
1
1
1
14
×
= –
++=×
=
×
= –
6
6
36
6
6
36
6
6
36
36
88
Chapitre 7 ■ Probabilités et fréquences
© Éditions Belin 2010

b/ p(« tirer deux boules jaunes ») = 9 .

36

p (« tirer deux boules bleues ») = 4 .

36

p (« tirer deux boules rouges ») = 1

36

.

c/ La probabilité d’obtenir deux boules de la

même couleur est 9 36 Communiquer
même couleur est 9
36
Communiquer

4

++

36

1

36

=

14

.

36

On donnera les règles précises du jeu à savoir :

1. Il y a trois portes fermées ; derrière une

il y a une voiture de sport, derrière chacune

des deux autres, rien.

2. L’animateur sait où se trouve la voiture

et, évidemment, le candidat, lui, ne sait rien.

3. L’animateur demande au candidat de

désigner l’une des trois portes.

4. Le candidat désigne donc une porte

(mais ne l’ouvre pas, il est trop loin) et l’ani- mateur propose au candidat de l’aider et il va ouvrir une des deux portes non désignée

par le candidat, derrière laquelle il n’y a rien Remarque : on notera à ce stade les contrain- tes de l’animateur, qui sont essentielles dans l’examen des stratégies. • Si le candidat a désigné la porte gagnante,

l’animateur a alors à sa disposition deux

portes perdantes et il en ouvre une au hasard. • Mais si le candidat a désigné une porte

perdante l’animateur a à sa disposition la

porte gagnante et une des portes perdantes.

Il n’a aucun choix, il doit choisir la perdante

et laisser la gagnante.

5. Une fois cette porte ouverte l’animateur

demande au candidat s’il maintient son

choix ou s’il souhaite le modifier. Que doit

faire le candidat ?

© Éditions Belin 2010

Le candidat semble avoir deux stratégies évi- dentes.

– La première :

Le candidat maintient son choix, ce qu’à fait

l’animateur n’est pas utilisé, et il est évident qu’il a une chance sur trois de gagner : il y avait trois portes et une seule gagnante.

– La seconde :

Le candidat considère la situation il reste

deux portes et l’une des deux est gagnante.

Il choisit alors au hasard l’une de ces deux

portes en tirant par exemple à pile ou face.

Il est clair qu’il utilise le fait que l’animateur

a supprimé l’une des trois portes et il a une chance sur deux de gagner.

Mais a-t-il utilisé au mieux l’aide de l’animateur ?

Il est très surprenant que non ! Car le can-

didat peut suivre une troisième stratégie qui va le faire gagner dans deux cas sur trois !

– La troisième :

Le candidat ne pense pas uniquement au fait qu’il a maintenant une porte ouverte vide mais aussi au choix de l’animateur et après réflexion il choisit systématiquement,

parmi les deux portes qui restent, celle qu’il n’avait pas choisie. En effet si, dans son premier choix, il avait

1

choisi la porte gagnante (probabilité 3 ), dans

cette stratégie, c’est dommage, il passe à une porte perdante (nobody is perfect). Mais si, dans le premier choix, il avait choisi

une porte perdante (probabilité 2 ), l’anima-

3

teur, lui, n’a que le choix d’ouvrir la seconde

porte perdante et donc la porte qu’il n’a pas désigné (et que l’animateur ne va pas ouvrir) est nécessairement la gagnante… Il ouvre la porte gagnante ! On mettra en évidence les trois stratégies possibles du candidat.

R

: il n’y a pas la voiture derrière la porte.

V

: il y a la voiture derrière la porte.

1. Le candidat change de porte :

La probabilité de découvrir

la voiture est 2 .

3

2 1 – – 3 3 R V 1 1 V R
2
1
3
3
R
V
1
1
V
R

2. Le candidat ne change

pas de porte :

La probabilité de découvrir

la voiture est 1 .

3

2 1 – – 3 3 R V 1 1 R V
2
1
3
3
R
V
1
1
R
V
3. Le candidat fait n’importe quoi : 2 1 – – 3 3 R V
3. Le candidat fait n’importe quoi :
2
1
3
3
R
V
1
1
1
1
2
2
2
2
R
V
R
V

La probabilité de découvrir la voiture est 1 .

2

Pour mieux comprendre, on peut simuler un exemple avec 1 000 000 de portes ! L’animateur ouvre donc 999 998 portes. Au final, le candidat se retrouve toujours avec deux portes fermées. On peut alors être tenté de répondre que le candidat a une chance sur deux de découvrir la voiture. Mais, c’est ignorer ce qu’il s’est passé avant ! L’animateur, qui sait où est la voiture, a ren- seigné le candidat 999 998 fois. C’est une

information qui modifie les probabilités de gagner ! En choisissant une porte au hasard il a 1/1 000 000 de trouver la voiture, c’est- à-dire aucune chance ! Donc, il va désigner une porte sans voiture et en changeant de

porte… il va dévoiler la voiture avec une

probabilité de 999 999/1 000 000 ! C’est-à- dire à tous les coups ! « Le résultat est violemment contre intuitif » Norman Baillargeon.

@ un fichier Excel de simulation est dispo- nible sur www.libtheque.fr/mathslycee. Quelques liens possibles :

http://nbaillargeon.blogspot.com/2008/02/

le-dilemme-monty-hall.html

http://en.wikipedia.org/wiki/Monty_Hall_

problem

Chapitre 7 Probabilités et fréquences

8989
8989