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Camille Claudel est statuaire, mais désormais elle est réduite aux deux évènements

suivants : ses relations avec Paul Claudel (son frère) et August Rodin, et sa « folie ». Le
personnage de Camille Claudel et sa particulier “folie” ont toujours fasciné le grand
public. On a même fait un film biographique en 1988. Le fait que son père est mort, que
sa mère l’infligeait a des « tortures psychologiques », plus la tumultueuse relation avec
Rodin l’ont devenu folle.

Reine-Marie Paris, nièce de Camille, affirme qu’elle fut une femme “qui mourut d’avoir
voulu échapper trop tôt à la condition féminine”.

Louis Vauxcelles écrit : “Je ne sais ce qu’il faut le plus admirer, chez cette artiste plus
virile que nombre de ses confrères masculins, de la plénitude des volumes, de la
conduite des lignes, de la hardiesse lyrique de la pensée, de l’impeccable loyauté dans
l’exécution [...] Camille Claudel est sans contredit l’unique femme sculpteur sur le front
de laquelle brille le signe du génie”.

Cependant, à cause de son esprit passionné, son tempérament décidé et sa virilité elle
a été privé de droit et elle a été interné dans une “maison de repos”. Elle a vécu ses 30
dernières années de vie là-bas et sa famille a interdit qu’elle recevait des visites. Même
eux-mêmes ne l’ont jamais visité. Seulement son frère, qui y est allé 7 fois pendent 30
ans.

Le traitement des femmes dans celle époque-là était néfaste, elles n’avaient aucune
trace de liberté ni de droits. On voit cela dans le diagnostic du médecin responsable de
son internement, il dit : « Je […] certifie que Mademoiselle Camille Claudel est atteinte
de troubles intellectuels très sérieux ; qu’elle porte des habit misérables ; qu’elle est
absolument sale, ne se lavant certainement jamais, qu’elle a vendu tous ses meubles
[…] ; qu’elle passe sa vie complétement renfermée dans son logement et privée
d’air[…] ; que depuis plusieurs mois elle ne sort plus dans la journée, mais qu’elle fait de
rares sorties au milieu de la nuit ; […] qu’elle a toujours la terreur de la « bande à Rodin »
[…] que son état déjà dangereux pour elle à cause du manque de soins et même parfois
de nourriture est également dangereux pour ses voisins et qu’il serait nécessaire de
l’interner dans un Maison de Santé ». (dans Fabre-Pellerin 157). Elle aurait pu être
heureuse si elle l’avait souhaité. Mais, son comportement marginal ne l’a pas laissée
l’être. Elle ne vivait que pour son travail, la sculpture.

Elle a été, pendant près de quinze ans, la muse et la main de Rodin. Les amis de Rodin
disaient que Rodin apporta plus à Camille que celle-ci à Rodin, ils disaient même que
« mademoiselle Claudel ne fera jamais que du Rodin ». Ils méprisaient l’ouvre et le talent
de Camille. Pourtant, Rodain a dit une fois : « Je lui ai montré où trouver de l’or, mas l’or
qu’elle trouve est bien à elle ». Rodin croyait vraiment au tallent de Camille, cependant
Camille a commencé à avoir des hallucinations et affirmait que Rodin était en train de
saboter sa carrière, quand la réalité c’était autrement.

COMPARAISON : L’ouvre La tête de brigand (Giganti) de Camille Claudel avec l’ouvre


Giganti de Rodin.

À l’époque où cette ouvre a été conçue, Camille travaillait avec Rodin dans son atelier
et dans le Giganti de Camille Claudel on peut voir une ressemblance avec le Giganti de
Rodin. Les deux œuvres sont d’un naturalisme exalté. Les deux ont une expression
mélangée de fierté et agressivité. Les deux représentent de travailleurs libres, des
hommes forts, concrètement un italien originaire de Naples qui vivait sur la rue du
Château à Paris. Sur les deux versions de giganti on y voit du réalisme, ainsi que l’envie
de montrer les vrais sentiments du giganti.

Dans cette version de Camille Claudel, on y voit son tallent comme portraitiste. En fait,
il s’agit de son étude en plâtre du giganti. C’est une ouvre de jeunesse et on peut
ressentir l’intensité du face à face entre le modèle et l’artiste. Tant Camille comme
Rodin, ils ont travaillé dans ces giganti en 1885.

Persée et la Gorgone. Son frère présente la statue de Persée comme il suive : “Quelle
est cette tête à la chevelure sanglante qu’il élève derrière lui, sinon celui de la folie ?
Mais pourquoi n’y verrai-je pas plutôt une image du remords ? Ce visage au bout de ce
bras levé, oui, il me semble bien en reconnaître les trait décomposés » (Dans Cassar
439). Ce qu’il veut dire c’est que le visage de la méduse décapité, c’est celle de Camille.
Elle s’est représentée comme la méduse pour exprimer ses remords à cause des choix
qu’elle a fait dans sa vie.

C’est la seule sculpture en marbre de grandes dimensions de Camille. Cela lui a pris 4
ans pour la sculpter à cause des difficultés financières qu’elle avait dans ce moment-là.
Le titre de cette sculpture c’est Persée et la Gorgone, car elle est inspirée par une histoire
mythologique, celle de Persée, fils de Danaé et Zeus, qui décapite la tête d’une des trois
Gorgones, concrètement celle de la Méduse.

De l’âge mûr : cette œuvre-ci, c’est une œuvre autobiographique. On y voit un Dieu
envolé et une fille implorante avec qui Camille s’identifiait. Cela représente le drame
que sa séparation définitive avec Rodin a signifié pour elle. C’est un moment pétrifié,
des regards pétrifiés, elle s’est représentée nue, humiliée et à genoux. C’est comme cela
qu’elle s’est sentie après les refuses de Rodin à ses pétitions de mariage… L’ange qui
s’emporte Rodin représente soit Rose Beuret, l’amant de Rodin, soit sa femme. De toute
façon, il représente quelqu’un qui éloigne Rodin de Camille.

Internée, elle est contenue, détenue, et tout son pouvoir éliminé. Depuis
l’enfermement, Camille Claudel est incapable de se montrer elle-même, elle est
disparue dans ce « maison de repos ». Elle a été rendue calme et silencieuse. Elle est
partie, son corps était là, mais elle ne l’était plus. Mais ce que le monde ne savait pas ce
que les femmes du monde entier étiez en train de se réveiller et de montrer son vrai
pouvoir !

Ont-elles femmes du XIXème siècle la même place dans l’histoire que les hommes ?