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SERVICE DES EXAMENS DE LANGUE FRANÇAISE RÉSERVÉS AUX ÉTUDIANTS ÉTRANGERS CENTRE DE PARIS - SESSION

SERVICE DES EXAMENS DE LANGUE FRANÇAISE RÉSERVÉS AUX ÉTUDIANTS ÉTRANGERS

CENTRE DE PARIS - SESSION DU 4 JUIN 2016

C E R T I F I C A T

P R A T I Q U E

D E

L A N GU E

F R A N Ç A I S E

Module « COMPRÉHENSION ET EXPRESSION »

ÉPREUVE DE LANGUE ET COMPRÉHENSION ÉCRITE

Nom : …………………………………………………………………………………

Prénom : ……………………………………………………….………………………

Date et lieu de naissance : …………………………………………………………

Nationalité : …………………………………………………………………………

Numéro du candidat : …………………

Vous devez impérativement faire tous les exercices. Vous disposez de 2h30. Nous vous recommandons de vous organiser pour gérer au mieux votre temps.

Nature des épreuves

Durée

Note

Épreuve de langue

 

/ 25

Épreuves de compréhension et d’expression écrites

2 h30

/ 25

Réservé au professeur Observations :

2 h30 / 25 Réservé au professeur Observations : Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2 4 juin

Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2 4 juin 2016

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I. A - ÉPREUVE DE LANGUE

- 25 points -

I. Complétez par l’article et / ou la préposition qui conviennent :

(0,5 par item) -3 points -

Cora, émue, s’appuyait tendrement

bras de son mari dont elle avait deviné les

desseins bien qu’ils n’eussent parlé de rien. C’était pour eux comme

nouveau

temps de fiançailles, une seconde attente d’un baiser

amour. Parfois il lui jetait

une caresse furtive au bord de l’oreille sur la naissance de la nuque, en ce coin charmant

de chair tendre où frisent

premiers cheveux. Elle répondait par une pression de

main ; et ils se désiraient, se refusant encore l’un à l’autre, sollicités et retenus par

volonté plus énergique, par le fantôme

million.

Extrait de Guy de Maupassant, L’Héritage.

II. Trouvez les dix mots mal orthographiés, recopiez-les dans le tableau sous le texte

puis écrivez leurs formes correctes.

(0,5 par item) - 5 points -

L’un, apaisé par l’espoir qu’il sentait autour de lui, vivait heureu, buvait sec et mangeait beaucoup, sentant naître en lui, au crépuscule, des crises de poésie, cet attendrissement niais qui vient aux plus lourds devent certaines visions des champs : une pluit de lumière dans les branches, un couché de soleil sur les coteaux lointains, avec des reflets de pourpre sur le fleuve. Et il déclarait : « Moi, devant ces choses-là, je crois à Dieu. Ça me pince là » - il montrait le creux de son étomac, - « je me sens tout retourné. Je deviens tout drôle. Il me semble qu’on m’a trampée dans un bain qui me donne envie de pleuvoir. » L’autre, cependant, allait mieux, saisi saoudan par des ardeurs qu’il ne conaissais plus, des besoins de cœurir comme un jeune cheval, de se rouler sur l’herbe, de pousser des cris de joie.

 

Mot mal

   

Mot mal

 

orthographié

Forme correcte

orthographié

Forme correcte

1

   

6

   

2

   

7

   

3

   

8

   

4

   

9

   

5

   

10

   
9     5     10     Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2 4 juin

Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2 4 juin 2016

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III.

Complétez ce texte par des verbes conjugués aux temps et aux modes qui

conviennent :

(0,5 point par item)

- 5 points -

Il

(juger)

Puis ils (avoir)

Puis ils (s’apercevoir)

les temps venus. Ce fut une vraie nuit d’épousailles.

une lune de miel, pleine de caresses et d’espérances.

que leurs tentatives (demeurer)

infructueuses et que leur confiance était vaine.

Ce fut un désespoir, un désastre. Mais Lesable ne (perdre)

pas courage,

il (s’obstiner)

avec des efforts surhumains. Sa femme, agitée du

même désir, et tremblant de la même crainte, plus robuste aussi que lui, (se prêter)

ardeur défaillante.

Ils (revenir)

de

bonne

grâce

ses baisers, (réveiller)

à

ses

tentatives,

(appeler)

sans cesse son

à Paris dans les premiers jours d’octobre.

Extrait de Guy de Maupassant, L’Héritage.

IV. Complétez par des pronoms relatifs, accompagnés, si nécessaire, d’une préposition :

(0,5 par item)

- 4 points -

Notre

petite

rue

part de

la

place

s’arrête le bus. C’est la même place

on peut voir tout Paris et sur

il y a toujours beaucoup de

touristes. Celui

en fut le plus inspiré, ce fut notre voisin

cette place

impressionna au point de le pousser à la peindre dans toutes ses lumières. Il était fier

d’avoir trouvé tous ces points stratégiques

il gardait secrets et

il

était particulièrement fier. C’était un grand connaisseur de l’histoire de l’art

on

pouvait avoir confiance.

de l’histoire de l’art on pouvait avoir confiance. Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2 4 juin 2016

Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2 4 juin 2016

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V.

Actif et passif.

- 5 points -

a)Faites les transformations de voix (actif passif ; passif actif).

(1 pt par item)

- La pendule est remontée chaque dimanche à midi.

- Plus de trois millions de personnes ont visité notre musée cette année.

- Ces luxueuses propriétés se sont vendues rapidement.

b) Cochez la case devant les phrases qui sont au passif :

(1 pt par item)

La tour Eiffel se voit de loin. Le chauffeur de taxi était très énervé. Le taxi était conduit par un chauffeur énervé. Elle est venue par la rue qui passe devant chez toi.

VI.

Donnez le féminin des adjectifs suivants :

(0,25 pt par item) - 3 points -

Naïfs :

Mou :

Familier :

Prochains :

Extraordinaire :

Vieux :

Frais :

Bas :

Tranquille :

Doux :

Sec :

Inquiets :

Bas : Tranquille : Doux : Sec : Inquiets : Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2 4

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I. B- 1.

ÉPREUVE DE COMPRÉHENSION ÉCRITE

- 13 points -

Sans citer le texte, vous répondrez aux questions suivantes en formulant des phrases complètes.

1. Combien d’enfants avait Lesable ?

- 0,5 point -

2. Pour quelles raisons Lesable a-t-il décidé d’avoir des enfants ?

-1 point -

3. Pour quelles raisons a-t-il décidé de passer la fin de l’été à la campagne, près de

Paris ?

-1 point -

4. Qui s’est installé à Bezons ?

-1 point -

5. Où se promenaient-ils chaque soir ?

- 1 point -

6. Pouvait-on vraiment voir Paris de là où ils étaient ? Justifiez votre réponse.

- 2 points -

7. Qu’est-ce qui montre qu’il était déterminé à avoir des enfants, qu’il voulait y arriver à

tout prix ?

-1 point -

8. Peut-on dire que Cora était heureuse à la campagne ? Justifiez votre réponse

-1point -

9. Depuis combien de temps était-il marié ?

-0,5 point -

10. Expliquez les mots suivants et / ou donnez leurs synonymes : (0,5 pt par item)

-2 points -

- Mésaventure :

- Craindre :

- Loger :

- Berges :

11. Expliquez le sens des expressions suivantes :

- Il en voulait à tout le monde :

- À son gré :

: - Il en voulait à tout le monde : - À son gré : Université

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(1 point par item) -2 points -

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I. B- 2. ÉPREUVE D’EXPRESSION ÉCRITE

- 12 points -

Traitez un de ces deux sujets au choix de 20 à 25 lignes ; indiquez le sujet choisi.

Sujet 1 : Peut-on caractériser de sérieuse l’envie de Lesable d’avoir des enfants ? Justifiez votre position.

Sujet 2 : Imaginez la suite de l’histoire en parlant de l’héritage et du projet de Lesable d’avoir des enfants.

01……………………………………………………………………………………………………………….

02……………………………………………………………………………………………………………….

03……………………………………………………………………………………………………………….

04……………………………………………………………………………………………………………….

05……………………………………………………………………………………………………………

06……………………………………………………………………………………………………………….

07……………………………………………………………………………………………………………….

08……………………………………………………………………………………………………………….

09……………………………………………………………………………………………………………….

10……………………………………………………………………………………………………………….

11………………………………………………………………………………………………………… …

12……………………………………………………………………………………………………… …….

13…………………………………………………………………………………………………….…………

14……………………………………………………………………………………………………………….

15……………………………………………………………………………………………………………….

16……………………………………………………………………………………………………………….

17……………………………………………………………………………………………………………….

18……………………………………………………………………………………………………………….

19……………………………………………………………………………………………………………….

20……………………………………………………………………………………………………………….

21……………………………………………………………………………………………………………….

22……………………………………………………………………………………………………………….

23……………………………………………………………………………………………………………….

24……………………………………………………………………………………………………………….

25……………………………………………………………………………………………………………….

Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2 4 juin 2016

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Texte de l’épreuve de compréhension écrite

Lisez attentivement cet extrait et répondez aux questions de l’épreuve de compréhension écrite.

En suivant l’enterrement de la tante Charlotte, Lesable songeait au million 1 , et, rongé par une rage d’autant plus violente qu’elle devait rester secrète, il en voulait à tout le monde de sa déplorable mésaventure. Il se demandait aussi : « Pourquoi n’ai-je pas eu d’enfant depuis deux ans que je suis marié ? » Et la crainte de voir son ménage demeurer stérile lui faisait battre le cœur. Alors, comme le gamin qui regarde, au sommet du mât de cocagne haut et luisant, la timbale à décrocher, et qui se jure à lui-même d’arriver là, à force d’énergie et de volonté, d’avoir la vigueur et la ténacité qu’il faudrait, Lesable prit la résolution désespérée d’être père. Tant d’autres le sont, pourquoi ne le serait-il pas, lui aussi ? Peut-être avait-il été négligent, insoucieux, ignorant de quelque chose, par suite d’une indifférence complète. N’ayant jamais éprouvé le désir violent de laisser un héritier, il n’avait jamais mis tous ses soins à obtenir ce résultat. Il y apporterait désormais des efforts acharnés ; il ne négligerait rien, et il réussirait puisqu’il le voulait ainsi. Mais lorsqu’il fut rentré chez lui, il se sentit mal à son aise, et il dut prendre le lit. La déception avait été trop rude, il en subissait le contre-coup. Le médecin jugea son état assez sérieux pour prescrire un repos absolu, qui nécessiterait même ensuite des ménagements assez longs. On craignait une fièvre cérébrale. En huit jours, cependant il fut debout, et il reprit son service au ministère. Mais il n’osait point, se jugeant encore souffrant, approcher de la couche conjugale. Il hésitait et tremblait, comme un général qui va livrer bataille, une bataille dont dépendait son avenir. Et chaque soir il attendait au lendemain, espérant une de ces heures de santé, de bien-être et d’énergie où on se sent capable de tout. Il se tâtait le pouls à chaque instant, et, le trouvant trop faible et agité, prenait des toniques, mangeait de la viande crue, faisait, avant de rentrer chez lui, de longues courses fortifiantes. Comme il ne se rétablissait pas à son gré, il eut l’idée d’aller finir la saison chaude aux environs de Paris. Et bientôt la persuasion lui vint que le grand air des champs aurait sur son tempérament une influence souveraine. Dans sa situation, la campagne produit des effets merveilleux, décisifs. Il se rassura par cette certitude du succès prochain, et il répétait à son beau- père, avec des sous-entendus dans la voix : « Quand nous serons à la campagne, je me porterai mieux, et tout ira bien. » Ce seul mot de « campagne » lui paraissait comporter une signification mystérieuse. Ils louèrent donc dans le village de Bezons une petite maison et vinrent tous trois y loger. Les deux hommes partaient à pied, chaque matin, à travers la plaine, pour la gare de Colombes, et revenaient à pied tous les soirs. Cora, enchantée de vivre ainsi au bord de la douce rivière, allait s’asseoir sur les berges, cueillait des fleurs, rapportait de gros bouquets d’herbes fines, blondes et tremblotantes. Chaque soir, ils se promenaient tous trois le long de la rive jusqu’au barrage de la Morue, et ils entraient boire une bouteille de bière au restaurant des Tilleuls. Le fleuve, arrêté par la longue file de piquets, s’élançait entre les joints, sautait, bouillonnait, écumait, sur une largeur de cent mètres ; et le ronflement de la chute faisait frémir le sol, tandis qu’une fine buée, une vapeur humide flottait dans l’air, s’élevait de la cascade comme une fumée légère, jetant aux environs une odeur d’eau battue et une saveur de vase remuée. La nuit tombait. Là-bas, en face, une grande lueur indiquait Paris, et faisait répéter chaque soir à Cachelin : « Hein ! Quelle ville tout de même ! » De temps en temps, un train passant sur le pont de fer qui coupe le bout de l’île faisait un roulement de tonnerre et disparaissait bientôt, soit vers la gauche, soit vers la droite, vers Paris ou vers la mer.

GUY DE MAUPASSANT, L’Héritage, 1884.

1 La tante Charlotte a laissé sa fortune en héritage au premier enfant qui naîtrait du mariage de sa nièce Cora, fille de Cachelin et épouse de Lesable.

de sa nièce Cora, fille de Cachelin et épouse de Lesable. Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2

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SERVICE DES EXAMENS DE LANGUE FRANÇAISE RÉSERVÉS AUX ÉTUDIANTS ÉTRANGERS CENTRE DE PARIS - SESSION

SERVICE DES EXAMENS DE LANGUE FRANÇAISE RÉSERVÉS AUX ÉTUDIANTS ÉTRANGERS

CENTRE DE PARIS - SESSION DU 4 JUIN 2016

C E R T I F I C A T

P R A T I Q U E

D E

L A N GU E

F R A N Ç A I S E

MODULE « COMPRÉHENSION ET EXPRESSION »

F R A N Ç A I S E MODULE « COMPRÉHENSION ET EXPRESSION » II.

II. ÉPREUVES ORALES COLLECTIVES

NOM :

PRÉNOM :

DATE ET LIEU DE NAISSANCE :

NATIONALITÉ :

N° DE PLACE :

Note : …………

….

/ 25

Durée : 30 minutes

 

Vous allez entendre un enregistrement sonore.

A.

Compréhension orale: deux écoutes. Vous écouterez attentivement une première fois le

document sonore. Vous aurez ensuite 2 minutes pour commencer à répondre aux questions.

Vous écouterez une deuxième fois l’enregistrement. Vous aurez encore 3 minutes pour compléter vos réponses.

B.

Discrimination auditive : une seule écoute. Vous répondrez directement aux questions en

écrivant l’information demandée ou en cochant d’une

X
X

la bonne réponse.

A. COMPRÉHENSION ORALE / 21

Extrait du texte de Serge Bramly, Marcel Duchamp : La peinture en vacances

1. Quel âge avait Marcel Duchamp quand il avait arrêté de peindre ?

-1,5 point -

2. Quand il a arrêté de peindre, à quoi s’est-il consacré ?

- 2 points -

3. De quoi l’histoire de l’art ne s’est jamais remise ?

-2,5 points -

4. Quelles techniques avait utilisé Duchamp au cours de sa carrière ?

-2 points -

utilisé Duchamp au cours de sa carrière ? -2 points - Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2

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5.

Pourquoi fréquentait-il la brasserie Manière ?

- 2,5 points -

6. A-t-il fait ses études aux Beaux-Arts ?

 

-1,5 point -

7. Où étaient exposées ses premières oeuvres ?

-1 point -

au Salon des Glaces

au Salon des humoristes

au Salon d’automne

au Beaux-Arts

8. Dans quelle ville se réunissent les cubistes dissidents ?

-1 point -

à Puteaux

à New York

à Blainville

à Paris

9. Comment s’appelle le tableau qui fait la polémique ?

-1 point -

10. Pour quelle raison lui avait-on demandé de retirer son tableau de l’exposition ?-2 points-

11. Qu’achète-t-il au BHV à Paris ?

-1 point -

un parterre, une porte à bouteilles

une panthère, un porte-bouteilles

une patère, un porte-manteau

une patère, un porte-bouteilles

12. De quel mouvement est-il devenu le porte-parole à New York ?

-2 points -

13. Marcel Duchamp a appartenu uniquement au mouvement dada.

-1 point -

a appartenu uniquement au mouvement dada. -1 point - vrai faux Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2

vrai

faux

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B. DISCRIMINATION AUDITIVE / 4 Attention, vous n’entendrez ce document sonore qu’une seule fois. Écoutez

B. DISCRIMINATION AUDITIVE / 4

Attention, vous n’entendrez ce document sonore qu’une seule fois.

Écoutez le document sonore et répondez directement en cochant d’une la bonne réponse.

X
X

1. Cochez le mot que vous avez entendu :

 

- 2 points -

a) [

]

Puis il

ses pinceaux en 1918 [

]

 
 

révisa

revissa

remisa

refusa

b) Il fut ensuite un peu symboliste, un peu fauve, cubiste à sa manière, toujours

 
 

brièvement

grièvement

 

bravement

brèvement

c) Il peint, toujours dans le

de ses frères [

]

 

pillage

sillage

vil âge

village

d) Il s’en est si bien écarté néanmoins que tout le monde tombe des

[

]

 

crues

rues

nues

ténues

2. Complétez les phrases suivantes en cochant ce que vous avez entendu :

 

- 2 points -

a) Pour la critique,

tableaux [

]

 

plus d’un de ses

plus aucun de ses

plus qu’aucun de ses

plus que d’un de ses

b) [

]

paisible village de Normandie dont

 

[

]

 

son père et sa mère

son père était marié

son père était maire

son père et tes mères

c) Peignant durant les vacances,

 

[

]

il refera les histoires en accéléré

il remonta les histoires d’art en accéléré

il refera l’histoire de l’art en accéléré

il remonta l’histoire de l’art en accéléré

d) La bande de Puteaux trouve

sa voie dans les avant-gardes ordinaires

sa voie dans les gardes ordinaires

sa proie dans les gardes ordinaires

sa proie dans les avant-gardes extraordinaires

sa proie dans les avant-gardes extraordinaires Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2 4 juin 2016

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Fin de l’épreuve orale collective.

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Corrigé des épreuves écrites

A - Épreuve de langue B.1 - Épreuve de compréhension écrite

Épreuve de langue B.1 - Épreuve de compréhension écrite Corrigé des épreuves orales collectives Texte de

Corrigé des épreuves orales collectives

Texte de l’épreuve orale collective II. A- Compréhension épreuve orale collective II. B - Discrimination auditive

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Corrigé des épreuves de Langue et de compréhension écrites

Extrait du texte L’Héritage de GUY DE MAUPASSANT I. A - ÉPREUVE DE LANGUE

I. Complétez par l’article et/ou la préposition qui conviennent. Cora, émue, s’appuyait tendrement au bras de son mari dont elle avait deviné les desseins bien qu’ils n’eussent parlé de rien. C’était pour eux comme un nouveau temps de fiançailles, une seconde attente d’un

baiser d’amour. Parfois il lui jetait une caresse furtive au bord de l’oreille sur la naissance de la nuque, en ce coin charmant de chair tendre où frisent les premiers cheveux. Elle répondait par une pression de main ; et ils se désiraient, se refusant encore l’un à l’autre, sollicités et retenus par une volonté plus énergique, par le fantôme du million.

II. Écrivez les mots en gras correctement sous le texte:

L’un, apaisé par l’espoir qu’il sentait autour de lui, vivait heureux, buvait sec et mangeait beaucoup, sentant naître en lui, au crépuscule, des crises de poésie, cet attendrissement niais qui vient aux plus lourds devant certaines visions des champs : une pluie de lumière dans les branches, un coucher de soleil sur les coteaux lointains, avec des reflets de pourpre sur le fleuve. Et il déclarait : « Moi, devant ces choses-là, je crois à Dieu. Ça me pince là, » - il montrait le creux de son estomac, - « je me sens tout retourné. Je deviens tout drôle. Il me semble qu’on m’a trempé dans un bain qui me donne envie de pleurer. » L’autre, cependant, allait mieux, saisi soudain par des ardeurs qu’il ne connaissait plus, des besoins de courir comme un jeune cheval, de se rouler sur l’herbe, de pousser des cris de joie.

Mot mal orthographié

Forme correcte

Mot mal orthographié

Forme correcte

1 heureu

heureux

6 trampée

trempé

2 devent

devant

7 pleuvoir

pleurer

3 pluit

pluie

8 saoudan

soudain

4 couché

coucher

9 conaissais

connaissait

5 étomac

estomac

10 cœurir

courir

III. Complétez ce texte par des verbes conjugués aux temps et aux modes qui conviennent :

Il jugea les temps venus. Ce fut une vraie nuit d’épousailles. Puis ils eurent une lune de miel, pleine de caresses et d’espérances. Puis ils s’aperçurent que leurs tentatives demeuraient infructueuses et que leur confiance était vaine. Ce fut un désespoir, un désastre. Mais Lesable ne perdit / perdait pas courage, il s’obstina / s’obstinait avec

des efforts surhumains. Sa femme, agitée du même désir, et tremblant de la même crainte, plus robuste que lui, se prêtait de bonne grâce à ses tentatives, appelait ses baisers, réveillait sans cesse son ardeur défaillante. Ils revinrent à Paris dans les premiers jours d’octobre.

IV. Complétez par des pronoms relatifs, accompagnés, si nécessaire, d’une préposition.

Notre petite rue part de la place s’arrête le bus. C’est la même place d’où on peut voir tout Paris et sur laquelle il y a toujours beaucoup de touristes. Celui qui en fut le plus inspiré, ce fut notre voisin que cette place

impressionna au point de le pousser à la peindre dans toutes ses lumières. Il était fier d’avoir trouvé tous ces points stratégiques qu’il gardait secrets et dont il était particulièrement fier. C’était un grand connaisseur de l’histoire de l’art en qui on pouvait avoir confiance.

V. Faites les transformations de voix (actif passif ; passif actif).

a)

 

- On remonte la pendule chaque dimanche à midi.

- Notre musée a été visité par plus de trois millions de personnes cette année.

- On a rapidement vendu ces luxueuses propriétés.

b)

Cochez la case devant les phrases qui sont au passif :

La tour Eiffel se voit de loin. Le taxi était conduit par un chauffeur énervé.

VI. Donnez le féminin des adjectifs suivants :

Naïfs :

naïves

Mou :

molle

Familier :

familière

Prochains : prochaines

Extraordinaire :

extraordinaire

Vieux :

vieille(s)

Frais :

fraîche(s) / fraiche(s)

Bas :

basse(s)

Tranquille :

tranquille

Doux :

douce(s)

Sec :

sèche

Inquiets :

inquiètes

douce(s) Sec : sèche Inquiets : inquiètes Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2 4 juin 2016

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I. B- 1 - ÉPREUVE DE COMPRÉHENSION ÉCRITE

1. Combien d’enfants avait Lesable ? Lesable n’avait pas d’enfants.

2. Pour quelles raisons Lesable a-t-il décidé d’avoir des enfants ? Depuis qu’il a eu l’espoir d’avoir un héritage après le décès de la tante Charlotte, il a décidé d’avoir des enfants. Il s’est dit que si d’autres peuvent en avoir, il devrait pouvoir y arriver aussi.

3. Pour quelles raisons a-t-il décidé de passer la fin de l’été à la campagne, près de Paris ? Il se jugeait encore souffrant après la semaine passée au lit. Il était persuadé que le grand air de la compagne allait l’aider à se sentir mieux.

4. Qui s’est installé à Bezons ? Lesable, sa femme Cora et son beau-père.

5. Où se promenaient-ils chaque soir ? Ils se promenaient sur les berges (rives) du fleuve (du cours d’eau).

6. Pouvait-on vraiment voir Paris de là où ils étaient ? Justifiez votre réponse. Non, Paris ne se voyait pas de là où ils étaient. On ne pouvait voir que la lueur de la ville, une lumière qui indiquait l’endroit où elle était.

7. Qu’est-ce qui montre qu’il était déterminé à avoir des enfants, qu’il voulait y arriver à tout prix ? Il avait décidé d’apporter des efforts acharnés à son projet. Il faisant tout pour être en bonne santé, pour se sentit mieux.

8. Peut-on dire que Cora était heureuse à la campagne ? Justifiez votre réponse Oui, Cora semblait être heureuse à la compagne. Elle passait ses journées à profiter de la nature et à cueillir des fleurs. Le narrateur affirme qu’elle était enchantée d’être au bord de la rivière.

9. Depuis combien de temps était-il marié ? Lesable était marié depuis deux ans.

10. Expliquez les mots suivants et / ou donnez leurs synonymes :

Mésaventure : mauvais aventure ; incident désagréable ; mauvaise fortune ; mauvaise situation ; situation négative… Craindre : avoir peur de quelque chose ; redouter quelque chose… Loger : s’installer quelque part ; habiter dans un lieu ; occuper les lieux pour y vivre ; trouver un logement… Berges : les bords d’une rivière, d’un cours d’eau ; la rive…

11. Expliquez le sens des expressions suivantes :

Il en voulait à tout le monde : il avait de la rancune contre tout le monde ; il était fâché avec tout le monde ; tout le monde l’irritait ; il s’en prenait à tout le monde… À son gré : selon son vouloir ; comme il désirait ; comme il le voulait…

son vouloir ; comme il désirait ; comme il le voulait… Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2

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TEXTE DE L’ÉPREUVE ORALE COLLECTIVE

A. COMPRÉHENSION (deux écoutes)

Marcel Duchamp : La peinture en vacance

Marcel Duchamp fut peintre, un moment. Puis il remisa ses pinceaux en 1918, à peine trentenaire, de la même façon qu’un boxeur raccroche les gants, pour se consacrer à des choses beaucoup plus amusantes, beaucoup plus sérieuses aussi : jouer aux échecs, fumer le cigare, réfléchir. Pour la critique, plus qu’aucun de ses tableaux, cet abandon de la peinture, suivi bientôt par la cessation de toute activité artistique, constitue l’acmé 1 de sa carrière. Le silence tonitruant de Duchamp ! L’histoire de l’art ne s’en est pas remise. Duchamp commença par l’aquarelle, pendant les grandes vacances, l’année de sa seconde. Il se mit ensuite à l’huile et peignit ce qui l’entourait : les paysages de Blainville, paisible village de Normandie dont son père était maire, le jardin de la maison familiale, l’église voisine, ses sœurs, un camarade. Il avait ce qu’on appelle un talent précoce. Peignant durant les vacances, il remonta l’histoire de l’art en accéléré : l’année de son bac, en 1903, il s’était déjà libéré de l’impressionnisme. Il fut ensuite un peu symboliste, un peu fauve, cubiste à sa manière, toujours brièvement. Une école d’art ? « Ça m’ennuyait », disait-il. Il fréquenta surtout la brasserie Manière, rue Caulaincourt. Les cafés sont des puits d’enseignement. Billard le matin, croquis en terrasse l’après-midi, éducation sentimentale le soir, et travaux pratiques. [ ] On le refuse au concours des Beaux-Arts. Tant pis, ses premières œuvres exposées le seront au Salon des artistes humoristes qui se tient au palais des Glaces, en 1907 et en 1908. Il peint, toujours dans le sillage de ses frères, et de leurs amis, Kupka, Gleizes, Léger, Metzinger. À Puteaux, ces cubistes dissidents discutent nombre d’or, géométrie non euclidienne, espace à quatre dimensions. Peindre, sculpter, personne n’imagine encore qu’il puisse y avoir d’autres façons de faire de l’art. [ ] La bande de Puteaux trouve sa voie dans les avant-gardes ordinaires et Marcel semble marcher dans leurs pas. Il expose avec eux, aux Indépendants, au Salon d’automne. Il s’en est si bien écarté néanmoins que tout le monde tombe des nues lorsqu’il déballe son Nu descendant un escalier n°2, en mars 1912. On le savait farceur, mais tout de même. Cette fois, le comité des cubistes lui enjoint de retirer cette toile qui ne ressemble à rien. [ ] Puis les événements se bousculent. Exposé à l’Armory Show, en 1913, le Nu descendant un escalier scandalise

pour lui valoir une gloire instantanée.

Pendant ce temps, il achète des objets au BHV, une patère, un porte-bouteilles, qu’il dresse dans son atelier tels des sculptures [ Et la guerre éclate, il s’embarque pour Manhattan, tandis que le mouvement dada, dont il deviendra le porte-parole à New York, naît à Zurich…

il deviendra le porte-parole à New York, naît à Zurich… Marcel Duchamp, Nu descendant un escalier,

Marcel Duchamp, Nu descendant un escalier, 1912.

suffisamment New York [

]

Adapté de l’article de SERGE BRAMLY, Le Magazine littéraire, octobre 2014 (N° 548).

1 Sommet, apogée.

littéraire , octobre 2014 (N° 548). 1 Sommet, apogée. Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2 4 juin

Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2 4 juin 2016

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Corrigé des épreuves orales collectives

Extrait du texte de SERGE BRAMLY, Marcel Duchamp : La peinture en vacance

II. A - COMPRÉHENSION ORALE

1.

Quel âge avait Marcel Duchamp quand il avait arrêté de peindre ? Il avait un peu plus de trente ans, il était à peine trentenaire.

2.

Quand il a arrêté de peindre, à quoi s’est-il consacré ? Il s’est mis à jouer aux échecs, à fumer le cigare et à réfléchir.

3.

De quoi l’histoire de l’art ne s’est jamais remise ? L’histoire de l’art ne s’est jamais remise du silence de Marcel Duchamp : il avait abandonné la peinture, cessé toute activité artistique.

4.

Quelles techniques avait utilisée Duchamp au cours de sa carrière ? L’aquarelle, la peinture à l’huile, la sculpture…

5.

Pourquoi fréquentait-il la brasserie Manière ? Parce qu’il considérait que les cafés étaient des puits d’enseignement.

6.

A-t-il fait ses études aux Beaux-Arts ? Non, il avait été refusé au concours des Beaux-arts.

7.

Où étaient exposées ses premières œuvres ? Au Salon des humoristes

8.

Dans quelle ville se réunissent les cubistes dissidents ? À Puteaux

9.

Comment s’appelle le tableau qui fait la polémique ? Le tableau s’ appelle (est intitulé) : Nu descendant un escalier.

10.

Pour quelle raison lui avait-on demandé de retirer son tableau de l’exposition ? Parce que, selon les cubistes, son tableau ne ressemblait à rien.

11.

Qu’achète-t-il au BHV à Paris ? Une patère, un porte-bouteilles

12.

De quel mouvement est-t-il devenu le porte-parole à New York ? À New York, il est devenu le porte-parole du mouvement dada.

13.

Marcel Duchamp a appartenu uniquement au mouvement dada :

Faux

II. B - DISCRIMINATION AUDITIVE

1.

Cochez les mots que vous avez entendus :

a) […] Puis il remisa ses pinceaux en 1918 […]

b) Il fut ensuite un peu symboliste, un peu fauve, cubiste à sa manière, toujours brièvement.

c) Il peint, toujours dans le sillage de ses frères […]

d) Il s’en est si bien écarté néanmoins que tout le monde tombe des nues […]

2.

Complétez les phrases suivantes en cochant ce que vous avez entendu :

a) Pour la critique, plus qu’aucun de ses tableaux […]

b) […] paisible village de Normandie dont son père était maire […]

c) Peignant durant les vacances, il remonta l’histoire de l’art en accéléré […]

d) La bande de Puteaux trouve sa voie dans les avant-gardes ordinaires […]

trouve sa voie dans les avant-gardes ordinaires […] Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2 4 juin 2016

Université Paris-Sorbonne – Paris-Sorbonne B2 4 juin 2016

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