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Mécanique des Sols II Mr Ali BELHACENE

CHAPITRE.1 : ECOULEMENT DE L’EAU DANS LE SOL

1.INTRODUCTION :

Le rôle joué par l’eau est fondamental dans la tenue des ouvrages de géotechnique. La plupart
des accidents surviennent parce qu’elle a été mal prise en compte dans les calculs, la
réalisation ou l’évolution des ouvrages au cours du temps.

Son étude dans le sol est importante. Son écoulement établit une configuration de pressions
interstitielles qui, du fait, de leurs influences sur la résistance au cisaillement, peuvent être
responsables de l’apparition de conditions critiques de stabilité (ex : phénomène de renard).
Les modifications dans les conditions d’écoulement peuvent donner naissance à des variations
de volume dans le sol ou elles se produisent, lesquelles à leurs tours produisent des tassements
(déformations) ou des soulèvements de la surface du sol.

Il est facile de se rendre compte que la présence d’eau modifie les caractéristiques mécaniques
du sol. La circulation souterraine et les modifications de pression de l’eau sont de nature à
influencer considérablement les caractéristiques mécaniques du sol.

Une partie de l’eau de pluie s’infiltre directement ou indirectement après ruissellement dans le
sol. L’infiltration gravitaire se produit jusqu’à la rencontre d’un substratum quasi-
imperméable. L’eau s’accumule alors dans les vides du terrai situé au dessus formant ainsi
une nappe aquifère. Si le récipient constitué par les sols imperméables est rempli, le trop plein
va s’écouler vers d’autres nappes ou réapparaitre à la surface sous forme de sources.

L’écoulement peut être permanent ou non, la facilité avec laquelle l’écoulement se produit
dépend de la perméabilité des sols qui sont traversés caractéristique qui sera étudiée dans ce
chapitre.

On peut résumer l’effet de l’eau sur le comportement de la plupart des sols :

●Effet de la capillarité

●Gonflement et action du gel

●Percolation ou infiltration à travers les barrages

●Tassements des structures

●Instabilité des pentes et talus.

2. DEFINITIONS :

Nappes souterraines :

Lorsque les sols sont saturés, que l’eau est libre de circuler des qu’un gradient hydraulique
apparait, on parle de nappe souterraine.

En particulier, on distingue :

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Les terrains aquifères dans les lesquels l’eau circule avec des débits importants. Ils sont
constitués de sols ou de roches perméables.

Les terrains aquifuges qui sont si peu perméables que les débits sont insignifiants. Ils se
comportent comme des sols ou roches imperméables.

Surface de la nappe, surface de l’eau limitant la partie supérieure de la nappe.

Nappe libre, nappe ou la pression interstitielle de l’eau au niveau de la surface est nulle.

Nappe phréatique, première nappe libre rencontrée depuis la surface. La surface de cette
nappe s’appelle le niveau phréatique.

Nappe artésienne, nappe pour laquelle la pression de l’eau à la surface de la nappe est
positive. Une telle nappe est généralement prisonnière entre deux couches de terrains
aquifuges.

Nappes artificielles, ce sont des nappes créées par l’homme, telles celles qui existent à
l’intérieur du corps d’un barrage en terre.

3.HYDRAULIQUES DES SOLS :

L’eau dans le sol peut se présenter sous trois formes différentes :

►Eau de constitution : c’est l’eau de cristallisation Exemple : gypse (SO4Ca,2H2O ou appelée


plâtre –se référer au cours de Matériaux.

►Eau adsorbée : c’est l’eau de mouillage des grains solides. Elle est fixée à la surface de
ceux-ci en formant un film mince.

►Eau libre : contrairement aux cas précédents, pour lesquels l’eau est solidaire des grains
solides, l’eau libre remplit les interstices formés par les grains solides et peut y circuler.

L’hydraulique des sols dans ce chapitre concerne :

●L’eau libre des sols,

●Son écoulement en régime permanent,

●Et en supposant que le sol est complètement saturé.

Par ailleurs, pour étudier l’écoulement de l’eau dans les sols, nous admettons les hypothèses
suivantes :

L’eau interstitielle + grains solides incompressibles

La masse d’eau interstitielle se conserve condition de continuité :

En effet si l’on considère un volume V de sol saturé, la quantité d’eau dV1 qui entre dans ce
volume pendant dt est égale à la quantité dV2 qui en sort, si bien qu’à tout instant le volume
d’eau contenu dans le sol est le même. ► C'est-à-dire que dV1= dV2

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► C'est-à-dire que dV1= dV2

Si V (VX ,VY ,VZ) est la vitesse d’écoulement de l’eau dans le sol, la condition de conservation
de la masse d’eau interstitielle ou condition de continuité s’écrit :

𝜕𝑉 𝑋 𝜕𝑉 𝑌 𝜕𝑉 𝑍
► + + =0 c'est-à-dire diV = 0
𝜕𝑋 𝜕𝑌 𝜕𝑍

En hydraulique des sols le régime est permanent.

Vitesse de l’eau dans le sol :

Vitesse de décharge (ou d’écoulement ou de percolation) :

L’eau qui s’écoule dans un sol circule dans les interstices entre les grains, lesquels forment les
pores de dimensions très variables. Il n’est donc pas possible de définir des vitesses réelles de
l’eau ; on définit des vitesses fictives ou apparentes (utilisées dans les calculs).

●Soit Q le débit de l’eau s’écoulant dans un sol au travers d’une section de surface totale A,
𝑄
on définit la vitesse apparente V de l’eau par le rapport : ► V=
𝐴

●En réalité, l’eau ne circule que dans les vides, entre les grains, la trajectoire de l’eau n’est
pas rectiligne et l’eau fait de nombreux détours c’est ce qu’on appelle la tortuosité du milieu
(trajectoires tortueuses) et l’on définit une vitesse moyenne réelle en ne considérant que la
section des vides :

𝑄 𝑄 𝑉
► V’ = = = car VV = n.V= n.A.H = Av.H et V’≥ V
𝐴𝑣 𝑛𝐴 𝑛

Remarque :

On peut représenter la vitesse en un point M quelconque par un vecteur dont l’intensité est
donnée par l’équation précédente, de direction MN et de sens de M vers N si l’écoulement se
fait dans le sens MN.

Charge hydraulique :

Dans l’eau en mouvement (en hydrodynamique, MDF), et en considérant un cylindre de sol


de section A et en supposant qu’un écoulement se produit de M vers N la charge hydraulique
en M désigne la quantité :

𝑢𝑀 𝑉2
► hM = + ZM + [m]
𝛾𝜔 2𝑔

Représente l’énergie d’une particule de masse unité [m]

●UM représente la pression interstitielle au point M

●V la vitesse de l’eau

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●ZM Altitude ou cote altimétrique du point M par rapport à un axe de référence

●γw étant le poids volumique de l’eau, g intensité de la pesanteur.

A noter :

► La charge hydraulique s’exprime en [m].

𝑉2
►Dans les sols, les vitesses d’écoulement sont si faibles (≤ 10cm/s)→ négligeable
2𝑔
(0.5mm pour v=10cm/s), la charge hydraulique en M s’écrit alors :

𝑢𝑀
► hM = + ZM [m]
𝛾𝜔

De la même manière la charge hydraulique au point N est :


𝑢𝑁
► hN = + ZN [m]
𝛾𝜔

Notion de perte de charge :

●Ecoulement d’un liquide parfait (incompressible et non visqueux) : La charge hydraulique


reste constante entre deux points le long de l’écoulement c.à.d hM=hN pas d’écoulement dans
ce cas, on dit que la nappe est en équilibre.

●L’eau a une viscosité différente de zéro, l’interaction de l’eau avec les grains de sol va
engendrer une dissipation d’énergie ou perte d’énergie ce qui entraine une perte de charge
entre deux points le long de l’écoulement c.à.d hM>hN et l’écoulement se fait de M vers N et
la différence ∆hMN=hM- hN est appelée perte de charge et correspond à l’énergie perdue par
frottement.

La perte de charge est à la fois le moteur et la conséquence de l’écoulement et traduit le


frottement exercé par l’eau sur le squelette solide. La poussée d’écoulement qui en résulte est
à l’origine de nombreux sinistres (glissement de terrain, formation de renard,….)

Gradient hydraulique : perte de charge par unité de longueur

On définit le gradient hydraulique i entre deux points A et B par le rapport :

ℎ 𝐴 −ℎ 𝐵 ∆ℎ 𝐴 −𝐵
► i= =
𝐿 𝐿
𝑑ℎ
Si A est voisin de B : i=-
𝑑𝑙

A noter :

●Cette relation définie dans un milieu unidirectionnel se généralise aisément dans un milieu à
deux ou trois dimensions. On a alors :

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𝜕ℎ 𝜕ℎ 𝜕ℎ
i = (- ;- ;- ) = - gradh
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧

●Si i = 0, la charge hydraulique est la même en tout point du milieu; l’eau interstitielle est dite
en équilibre hydrostatique.

● i est une quantité sans dimensions

● En tout point M du sol, le vecteur i et la ligne de courant (trajectoire de l’eau) sont tangents
et sont orientés dans le même sens.

● En tout point M du sol, le vecteur vitesse est tangent à la ligne de courant et orienté dans le
même sens.

Loi de DARCY :

Tracé de la variation de la vitesse en fonction du gradient hydraulique dans un sol (D’après


Taylor, 1948) : On distingue 03 zones :

●Zone 1 : Ecoulement laminaire où il ya une proportionnalité entre la vitesse d’écoulement et


le gradient hydraulique c.à.d V = K.i Loi de DARCY

●Zone 2 : Zone de transition entre l’écoulement laminaire et l’écoulement turbulent

●Zone 3 : Zone d’un écoulement turbulent.

La loi de DARCY est la loi fondamentale de l’hydraulique des sols. Elle a été publiée en 1856
et exprime la proportionnalité entre la vitesse d’écoulement et le gradient hydraulique. C’est
une loi expérimentale et s’écrit : V = K.i

A noter :

●La loi de DARCY se vérifie en général très bien à condition de rester en régime laminaire
càd pour des vitesses relativement faibles (Zone 1).

●Le coefficient de proportionnalité figurant dans cette loi est appelé coefficient de
perméabilité du sol. Il a les dimensions d’une vitesse [cm/s] ; [m/s] ou [mm/s].

●Le débit à travers une section A de sol, s’écrit alors en fonction de i et K :

De V = K.i et V = Q/A On aura Q= K.i.A

Autre représentation de la loi de DARCY :

∆ℎ
► Q= V.A= K.i.A = K. .A
𝐿

Avec i= Gradient hydraulique= ∆h/L ;

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K= Coefficient de perméabilité exprimant l’aptitude d’un sol à se laisser traverser par un


liquide ou un gaz.( comment l’eau circule à travers le sol, unité d’une vitesse, varie beaucoup
avec la nature du terrain, peut etre mesuré au laboratoire ou in-situ).

10-8 m/s correspond à 30 cm/an

Quelques valeurs de K en fonction de la nature du sol :

Nature Ordre de grandeur de K[m/] Degré de perméabilité


Graviers moyens à gros 10-3 à 10-1 Très élevée
-3 -5
Petits graviers, Sable gros et moyen 10 à 10 Assez élevée
Sable trés fin,sable limoneux 10-5 à 10-7 Faible
-7 -9
Limon compact, argile silteuse 10 à 10 Très faible
Argile franche 10-9 à 10-12 imperméable

Mesure de la perméabilité en laboratoire :

Principe : Relier le débit Q traversant un échantillon cylindrique de sol saturé à la charge ou


plutôt la perte de charge sous laquelle se produit l’écoulement en utilisant la loi de DARCY

V = Q/A= K.i=K.∆h/L

Perméamètre à charge constante : utilisé pour les sols de grande perméabilité K> 10-5 m/s
sables et graviers.Voir figure suivante :

𝑄 𝑄𝐿 𝑉𝑂𝐿
V = Q/A= K.i=K.∆h/L ce qui donne K= = si l’on pose Q= , On aura
𝐴𝑖 𝐴∆ℎ 𝑡
𝑉𝑂𝐿.𝐿
K= Formule nécessitant la mesure d’un débit
𝑡.𝐴.∆ℎ

Perméamètre à charge variable :utiloisé pour les sols de faibles perméabilité K< 10-5 m/s cas
des argiles.Voir schémas suivant :

𝑄 ℎ
V= = K. h variable , impossibilité de mesure du débit Q .
𝐴 𝐿

Le volume d’eau qui traverse l’échantillon= Diminution du volume d’eau dans le tube de
référence :

𝐴.𝐾.ℎ
dV= Q.dt = - a.dh en remplaçant Q par Q= , On aura
𝐿
𝐴.𝐾.ℎ −𝑎.𝐿.𝑑ℎ
.dt = -a.dh c'est-à-dire K.dt =
𝐿 𝐴.ℎ

Après intégration entre h1 perte de charge à t1 et h2 perte de charge à t2 , on aura :

𝑎.𝐿. ℎ1 𝑎.𝐿 ℎ1
►K = Ln = 2.3 . log
𝐴.∆𝑡 ℎ2 𝐴∆𝑡 ℎ2

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APPLICATIONS

FICHE DE TRAVAUX DIRIGES N°1

EXERCICE N°1 :

Enoncer la loi de Darcy et commenter cette loi.

En utilisant la loi de Darcy, établir l’expression du coefficient de perméabilité d’un sol en


utilisant le perméamètre à charge constante.

Applications :

Un échantillon de sable grossier a 15 cm de hauteur et 5.5cm de diamètre est placé dans un


perméamètre à niveau constant. L’eau percole à travers l’échantillon sous une charge de
40cm. En 6 secondes, on recueille 40g d’eau.

On vous demande de déterminer le coefficient de perméabilité du sol.

EXERCICE N°2 :

Lors d’un essai de perméabilité à niveau constant effectué sur un échantillon de sable, on
recueille 260 cm3 d’eau en 2 minutes. Si l’échantillon a une longueur de 100 mm et un
diamètre de 4 cm et que la hauteur d’eau provoquant l’écoulement est maintenue à 200 mm,
on vous demande de calculer le coefficient de perméabilité du sol.

EXERCICE N°3 :

Dans un essai de perméabilité à charge constante, on obtient les résultats suivants :

Durée de Volume d’eau Perte de Diamètre Hauteur de


l’essai [min] recueillie[ml] charge[cm] éch.[mm] l’éch.[mm]
4.0 300 50 100 100
Déterminer le coefficient de perméabilité du sol.

EXERCICE N°4 :

En utilisant la loi de Darcy, établir l’expression du coefficient de permébilité d’une argile


(perméamètre à charge variable)

Un essai de perméabilité à charge variable a été réalisé sur un échantillon d’argile de 15.4 cm
de hauteur et 58.2 cm2 de section. Le niveau dans le tube de référence variait d’une hauteur de
40.5cm à une hauteur de 18.5 cm en 87 secondes. Sachant que ce dernier a une section de 2.7
cm2 , on vous demande de déterminer le coefficient de perméabilité du sol.

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EXERCICE N°5 :

Dans un essai de perméamètre à charge variable sur un échantillon de sol de hauteur 152mm,
de 7.5 mm de diamètre ; le tube de référence ayant un diamètre de 12.7mm. Un chronomètre
lancé, quand h était de 152 mm indiquait19.6s quand h devenait égale à 254mm. L’essai a été
répété de h=254mm à h=127mm pour une lecture de chronomètre de 19.4s.

Déterminer le coefficient de perméabilité du sol [m/s].

Donner deux causes d’erreurs possibles de l’essai.

EXERCICE N°6 :

Un essai au perméamètre à charge constante a été réalisé à 20°C sur un échantillon de sable
ayant une hauteur de 115mm et un diamètre de 102mm. Le poids de l’échantillon sec+
moule+2 pierres poreuses est de 3900g, le poids de la pierre poreuse est de 395g et le poids du
moule est de 1536g.

L’écoulement de l’eau à travers l’échantillon s’effectue sous une charge de 13.4cm. L’essai a
été doublé et à chaque fois on mesure le volume d’eau sortant de l’échantillon et le temps
correspondant et on obtient les résultats figurant dans le tableau ci-dessous. Un passage à
l’étuve est effectué après chaque essai affin de mesurer la teneur en eau.

Essai Vol.eau[cm3] Temps[s] Pds tare[g] Pds total sec[g] Pds total humide[g]
1 47.83 60 22.08 34.46 36.00
2 45.12 62 21.96 38.99 42.45
On vous demande de calculer le coefficient de perméabilité K du sol, le poids volumique sec,
la porosité, la teneur en eau et le degré de saturation de l’échantillon.

Calculer le gradient hydraulique, la vitesse d’écoulement apparente, la vitesse d’écoulement


réelle et le débit de filtration. Prendre Gs=2.6.

EXERCICE N°7 :

Etablir les expressions des coefficients de perméabilité parallèle et perpendiculaire aux plans
de stratifications des terrains lités ou stratifiés.

Un terrain stratifié est composé de 03 couches d’égale épaisseur, la perméabilité des couches
extrêmes est de K1= K3=10-3cm/s et celui de la couche intermédiaire est de K2= 2.10-4cm/s.

Déterminer le rapport Kh /Kv ; que peut-on conclure ?

EXERCICE N°8 :

Quels sont les inconvénients de mesure du coefficient de perméabilité au laboratoire ?

Pourquoi il y a une différence entre le coefficient de perméabilité déterminé au laboratoire et


le coefficient de perméabilité réel d’un sol ?

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Estimation de la perméabilité par corrélations empiriques:

On admet souvent que la perméabilité d’un sol grenu (sable ou gravier) est proportionnelle au
2
carré du diamètre efficace des grains càd K= f (𝑑10 )

La perméabilité dépend aussi de la compacité des sols (caractérisée par sa porosité ou son
indice des vides) ; du coefficient d’uniformité et de la forme des grains.

Naturellement, la perméabilité est liée à la granulométrie et à l’indice des vides. Sans pouvoir
établir de théorie bien précise à ce sujet, de nombreux auteurs ont donné des formules
empiriques, qui, tout en étant approximatives, permettent d’avoir une bonne idée des valeurs
de K (valeurs assez comparables à celles obtenues par les formules théoriques établies
précédemment).

Parmi les nombreuses formules empiriques qui donnent la perméabilité des sols en fonction
des paramètres caractéristiques, on peut citer :

2
●Formule de SLICHTER : K[m/s]= 𝑑10 [m].η
3.3
.10-2
2
●Formule de A.HAZEN : K[m/s]= 𝑑10 [m].C.10
-4

Avec C=50 pour les sols fins C= 150 pour les sols grenus.

2
●Formule de BEYER : K[m/s]= 𝑑10 -2
[m].C.10 Avec C=f(Cu)

Cu 1 2 3 5 10 >20
C 1.1 1.0 0.9 0.8 0.7 0.6

𝐶 (𝑛−0.13)2 2
●Formule de TERZAGHI : La plus complexe K= . 3 . 𝑑10
𝑛 1−𝑛

C Coefficient dépendant de l’uniformité de la granulométrie et de la forme des grains

η: viscosité du liquide, n : la porosité et d10 : diamètre efficace.

●Formule de Casagrande : K= 1.4×K0.85×e2


E étant l’indice des vides et K0.85 étant la perméabilité du matériau lorsque son indice des
vides est de 0.85

Remarque : Connaissant la perméabilité K1 d’un sol d’indice des vides connu e1, on peut,
après compactage, par exemple, calculer sa perméabilité K2 si on fait passer son indice des
vides à e2.

𝑒22
● K2 = K1.
𝑒12

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Effet de la température :

Le coefficient de perméabilité homogène à une vitesse dépend de plusieurs facteurs : viscosité


du fluide, la tortuosité du milieu, la taille des pores, leur volume total, la rugosité des
particules et le degré de saturation.

La viscosité de l’eau décroit avec la température ce qui augmente la perméabilité.

Conventionnellement, on retient la température de 20°C comme référence pour donner le


coefficient de perméabilité.

Pour de températures comprises entre 10°C et 40°C, on estime la perméabilité corrigée par la
formule approchée suivante :

𝑡°𝑐+20
Kt°C = K20° .
40

K20°C : Coefficient de perméabilité à 20°C

Kt°C : Coefficient de perméabilité à t°c


𝑛𝑡
On peut également utiliser la formule suivante : K20°C = Kt°c .
𝑛 20

Avec nt : viscosité à t et n20 : viscosité à 20°c.

D’après HELMOHLTZ, la viscosité varie en fonction de la température suivant la relation


empirique suivante :

1.78
● η= η [mpa.s] et t [°C]
1+0.00337 𝑡+0.00022 𝑡

Mesure de la perméabilité in-situ :

L’inconvénient des mesures en laboratoire est d’opérer sur des échantillons trop petits pour
fournir une représentation valable de la perméabilité d’un sol, par suite des hétérogénéités
locales.

Les perméabilités mesurées en laboratoire sont toujours inférieures à celles mesurées in-situ.

On utilise les essais de pompage pour la détermination du coefficient de perméabilité in-situ


car le débit de pompage est directement lié au coefficient de perméabilité K.

Perméabilité des terrains stratifiés :

Coefficients de perméabilité moyens fictifs parallèle et perpendiculaire aux plans de


stratification définition :

La plupart des terrains se présentent sous forme stratifiée ou litée avec une perméabilité
globale anisotrope. Pour ces sols composés de couches superposées, au lieu de traiter chacune
des couches séparément, on définit un terrain fictif homogène.

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Ecoulement parallèle au plan de stratification, détermination de Kh :

Soit un terrain stratifié composé de n couches d’épaisseurs L1 , L2 ,L3………..Ln.

L : Epaisseur totale= L1+L2+L3+……..Ln= ∑Li

K1,K2,K3,……….Kn = Coefficient de perméabilité des différentes couches.

Hypothèses :

●Perte de charge identique pour toutes les couches

●Débit total= somme des débits de chaque couche=Qt=∑Qi

Soit Kh : le coefficient de perméabilité moyen fictif horizontal ou coefficient de perméabilité


moyen fictif parallèle aux plans de stratification= Perméabilité équivalente horizontale.

Considérons l’épaisseur= l’unité, on aura :

Qt = Kh×i×A = A1 .K1.i + A2.K2.i + A3.K3i +……….An.Kn.i

(L×1).Kh.i = i ( K1×L1×1 + K2×L2×1 + K3×L3×1+……Kn×Ln×1)= i∑Ki×Li

On aura ainsi:

𝐿1×𝐾1+𝐿2×𝐾2+𝐿3×𝐾3+⋯…….𝐿𝑛×𝐾𝑛 ∑𝐾𝑖𝐿𝑖
Kh = =
𝐿 ∑𝐿𝑖

Ecoulement perpendiculaire aux plans de stratification, détermination du coefficient de


perméabilité moyen fictif perpendiculaire désigné par Kv :

Hypothèses :

●Débit et vitesse identiques pour toutes les couches.

●Perte de charge totale= somme des pertes de charge de chaque couche ;

Soit ∆ht= Perte de charge totale à la traversée de la couche ;

∆ht= ∆h1+∆h2+∆h3+…………………∆hn (1)

∆hi = Perte de charge à la traversée de la couche i

On a le même débit à la traversée de chaque couche,

Q =Q1=Q2=Q3= …………….= Qn

V .A= V1×A1= V2×A2=V3×A3=……….=Vn×An

Considérons A= L’unité.

Kv×i×A=K1×i1×A=K2×i2×A=K3×i3×A=…………..=Kn×in×A

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∆ℎ 𝑡 ∆ℎ 1 ∆ℎ 2 ∆ℎ 3 ∆ℎ 4 ∆ℎ 𝑛
Kv. =K1. = K2. = K3. = K 4. = ………….. Kn.
𝐿 𝐿1 𝐿2 𝐿3 𝐿4 𝐿𝑛

∆ℎ 𝑡 ∆ℎ 1 ∆ℎ 𝑡 𝐿1
►Kv. =K1. ce qui nous donne ●∆h1= Kv. .
𝐿 𝐿1 𝐿 𝐾1

∆ℎ 𝑡 ∆ℎ 2 ∆ℎ 𝑡 𝐿2
►Kv. = K2. ce qui nous donne ●∆h2= Kv. .
𝐿 𝐿2 𝐿 𝐾2

∆ℎ 𝑡 ∆ℎ 3 ∆ℎ 𝑡 𝐿3
►Kv. = K3. ce qui donne ●∆h3= Kv. .
𝐿 𝐿3 𝐿 𝐾3

Et ainsi de suite

∆ℎ 𝑡 ∆ℎ 𝑛 ∆ℎ 𝑡 𝐿𝑛
►Kv. = Kn. ● ∆hn = Kv. .
𝐿 𝐿𝑛 𝐿 𝐾𝑛

En reportant ces valeurs dans l’équation 1, on obtient :

∆ℎ 𝑡 𝐿1 𝐿2 𝐿3 𝐿𝑛
∆ht = Kv. [ + + + ………... ]
𝐿 𝐾1 𝐾2 𝐾3 𝐾𝑛

Expression qui nous permet de calculer Kv

𝐿 ∑ 𝐿𝑖
► Kv = 𝐿1 𝐿2 𝐿 = 𝐿
+ +⋯…….. 𝑛 ∑ 𝑖
𝐾1 𝐾2 𝐾𝑛 𝐾𝑖

Coefficient de perméabilité equivalent:

Dans le cas d’un écoulement vertical et horizontal ou cas d’un milieu anisotrope, on définit
une peméabilité équivalente par la grandeur:

► Ke = 𝐾ℎ . 𝐾𝑣
Limitations et autres considérations dans la détermination de K:

Il y a une différence entre Klabo et le coefficient Kréel pour différentes raisons :

●Le sol in-situ est généralement stratifié (lité) et il est difficile de reproduire les conditions in-
situ au laboratoire d’essai.

●La perméabilité Kh est fréquemment demandée mais l’échantillon est essayé au laboratoire
et Kv est plutôt obtenu.

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●Pour les sables, les valeurs de Kv et Kh sont considérablement différentes souvent de l’ordre
de : Kh ≈ 10 à 1000 Kv .

●Le sol in-situ n’est pas remanié.

●Au laboratoire, l’échantillon est prélevé puis placé dans le perméamètre ce qui produit un
remaniement de l’échantillon.

●Les dimensions faibles de l’échantillon au laboratoire influent sur les conditions aux limites.
Le perméamètre lui-même, par ses parois régulières et imperméables affectent l’écoulement
ce qui influe sur les résultats de l’essai.

●Il n’existe pas de méthode pour déterminer K pour les sols non saturés.

●Le gradient hydraulique au laboratoire est souvent pris à ≈ 5 et plus, par contre in-situ, les
valeurs les plus réalistes sont de l’ordre de 0.1 0 < 2.

Hydraulique souterraine sous des ouvrages de génie civil :

Cas des écoulements dans les barrages ou rideaux de palplanches.

Cas du milieu homogène et isotrope : Kx = Ky =Kz

Equation différentielle régissant les écoulements à 3 dimensions, équation de LAPLACE :

Considérons un sol soumis à un écoulement tridimensionnel, en combinant l’équation de


continuité et la loi de DARCY généralisée :

𝜕𝑉 𝑋 𝜕𝑉 𝑌 𝜕𝑉 𝑍
+ + =0
𝜕𝑋 𝜕𝑌 𝜕𝑍

𝜕ℎ(𝑥,𝑦,𝑧) 𝜕ℎ(𝑥,𝑦,𝑧) 𝜕ℎ(𝑥,𝑦,𝑧)


Vx = - K. Vy= - K. et Vz= - K.
𝜕𝑥 𝜕𝑦 𝜕𝑧

On obtient l’équation de LAPLACE qui régit ce phénomène :

𝜕2ℎ 𝜕2ℎ 𝜕2ℎ


► + 𝜕𝑦 2 + 𝜕𝑧 2 = 0 qui peut être écrite sous forme :
𝜕𝑥 2

V=-K. grad h et l’équation de continuité div V=div(-K.gradh)=-K.div.gradh=-K

Qui représente l’équation fondamentale de la théorie des potentiels.

Cas des écoulements à 2 dimensions en milieu homogène et isotrope :

La plupart des problèmes hydrauliques peuvent etre ramenés à 2 dimensions et dans ce


contexte, l’équation de LAPLACE devient :

𝜕2ℎ 𝜕2ℎ
► + 𝜕𝑦 2 =0
𝜕𝑥 2

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Mécanique des Sols II Mr Ali BELHACENE

Méthodes de résolution de l’équation :

Connaissant les limites géométriques du problème posé c'est-à-dire les conditions aux limites,
trois méthodes sont généralement utilisées pour trouver la solution du problème :

●Méthode numérique ou (méthode analytique)

●Méthode analogique ou (analogie électrique) car il y a une similitude ou analogie entre


l’écoulement de l’eau dans un sol perméable et le courant électrique dans un conducteur, en
effet, si, une lame plane, conductrice de l’électricité, homogène, isotrope et d’épaisseur
constante est parcourue par un courant électrique permanent, le potentiel électrique V(x,y)
vérifie l’équation de LAPLACE :

𝜕2𝑉 𝜕2𝑉
+ 𝜕𝑦 2 = 0
𝜕𝑥 2

Ainsi, il y a une analogie entre l’écoulement d’un courant dans une plaque et l’écoulement
bidimensionnel de l’eau dans un sol. Les quantités qui se correspondent sont :

HYDRAULIQUE ELECTRICITE
Charge hydraulique h Potentiel électrique ou ddp V
Vitesse d’écoulement v Intensité du courant i
Coefficient de perméabilité K Résistivité 1/ρ

●Méthode graphique.

Définitions :

►On appelle ligne de courant, le trajet de l’eau (à la sinuosité prés).

►On appelle ligne équipotentielle, les courbes qui passent par des points de meme du
potentiel ou charge hydraulique, elles ont pour équation h(x,y)=Constante.

►On démontre que les lignes de courant et les lignes équipotentielles forment un réseau de
courbes orthogonales en tout point.

►On appelle tube de courant l’espace compris entre 2 lignes de courants.

La solution de l’équation de LAPLACE pour un écoulement plan dans un milieu homogène


et isotrope consiste en la détermination de 2 familles de courbes, les courbes Φ(x,y) et Ψ(x,y)
respectivement les lignes équipotentielles et les lignes de courant.

La figure montre des exemples pratiques de réseaux d’écoulement sous un barrage et rideau
de palplanches, ces réseaux sont formés de lignes de courant et de lignes équipotentielles
données par la solution de l’équation de LAPLACE.

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Calcul du débit total :

La connaissance du réseau d’écoulement nous permet de calculer le débit de filtration à


travers l’ouvrage :

En effet, on montre que si :

●∆H : représente la différence de charge entre les équipotentielles extrêmes ;

●Nt : le nombre de tubes de courant = Nbre de lignes de courant-1

●Nd :le nombre d’intervalles équipotentielles=Nbre de lignes équipotentielles -1 ;


∆H=Nd×∆h

●Q : le débit total par unité de largeur de l’ouvrage ;

∆h : la perte de charge entre 2 équipotentielles voisines, on a :

∆𝐻 ∆𝐻 𝑁𝑡
∆h = ; ∆q = K.∆h = K ; Q = Nt.∆q et finalement : Q = K. . ∆H
𝑁𝑑 𝑁𝑑 𝑁𝑑

Calcul de la pression interstitielle :

Si h est la charge hydraulique en un point d’altitude z, la pression interstitielle en ce point est


donnée par la relation : ● u = γW.(h-z)
Gradient hydraulique critique :

La figure montre un échantillon de sol placé dans un moule cylindrique de section


transversale A, l’échantillon est le siège d’un écoulement ascendant du à la perte de charge
∆h, si on suppose qu’aucun frottement ne se produise entre le sol et les parois du moule, le sol
se soulèvera ou sera entrainé par la force due à la pression de l’eau et ceci se produirait si :

● Les forces descendantes = Les forces ascendantes

●Les forces totales descendantes = Poids volumique saturé×volume = Poids saturé du


𝐺𝑆+1
matériau au dessus de la base du sol = γsat × A×l = γw. . 𝐴. 𝑙
1+𝑒

●Les forces totales ascendantes s’exerçant sur la base du matériau = (∆h+l)γW.A

𝐺𝑆+1
Le soulèvement se produit si : ● (∆h+l).γW.A.l = γw. . 𝐴. 𝑙
1+𝑒
∆ℎ 𝐺𝑆−1
C'est-à-dire quand : ● = = icr = gradient hydraulique critique
𝑙 1+𝑒

Cette valeur particulière du gradient hydraulique est appelé gradient hydraulique critique dont
une valeur moyenne est de l’ordre de l’unité.

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Forces d’écoulement :

La force ascendante qui est due à l’écoulement de l’eau ∆h.γW A représente la force
d’écoulement et dans le cas des conditions d’écoulement uniforme, on suppose que cette force
est uniformément distribuée à travers le volume du sol :

𝐹𝑜𝑟𝑐𝑒 𝑑′é𝑐𝑜𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 ∆ℎ.𝛾𝑤 .𝐴


● = = i.γW
𝑉𝑜𝑙𝑢𝑚𝑒 𝑑𝑢 𝑠𝑜𝑙 𝐴.𝑙

►Ceci veut dire que, dans un sol isotrope, la force d’écoulement agit dans le sens de
l’écoulement et a pour intensité : i.γW par unité de volume.

Il y a risque d’instabilité ou de soulèvement des particules solides sous l’effet de la force


d’écoulement dans si le gradient hydraulique dans la zone ou l’écoulement est vertical et
ascendant devient égal au gradient hydraulique critique.

Les figures suivantes montrent des situations de ce problème d’instabilité.

Pour augmenter le facteur de sécurité au soulèvement, on peut soit :

●Augmenter la profondeur d’encastrement

●Disposer des écrans coté aval, amont ou des 2 cotés.

●Placer un filtre coté aval de l’ouvrage (le filtre doit avoir une granulométrie et une
perméabilité bien étudiées)

Selon Terzaghi le filtre doit satisfaire aux conditions suivantes :

Le filtre doit avoir une perméabilité beaucoup plus élevé que celle du sol à protéger,

►D15 Filtre > 4×D15 du matériau à protéger (Condition de perméabilité)

Pour prévenir le soulèvement du filtre, il faut que :

►D15 Filtre < 4×D85 du matériau à protéger


●Placer un matériau étanche coté amont de l’ouvrage le long du niveau du sol soumis à
l’écoulement.

Problème de stratification, cas des sols anisotropes: Kx = Ky = 0

𝜕2ℎ 𝜕2ℎ
► 𝐾𝑥. 𝜕𝑥 2 + Ky.𝜕𝑦 2 = 0 ne vérifie pas l’équation de LAPLACE.
Pour obtenir une solution de l’équation, on doit écrire l’équation sous forme :

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𝐾𝑥 𝜕 2 ℎ 𝜕2ℎ 𝜕2ℎ 𝜕2ℎ 1 𝐾𝑥 1


► 𝐾 . 𝜕𝑥 2 + 𝜕𝑦 2 = 0 ou + 𝜕𝑦 2 = 0 ou = . 𝑥2
𝑦 𝜕𝑋𝑡 2 𝑋𝑡2 𝐾𝑦

𝐾𝑦 𝐾𝑦
Xt2= x2 × c’est à dire Xt = x.
𝐾𝑥 𝐾𝑥

𝐾𝑦
Avec ce changement de variable, (affinité horizontale de rapport ), l’équation générale
𝐾𝑥
de l’écoulement satisfait à l’équation de LAPLACE et par conséquent, on utilise les mêmes
techniques de résolution du milieu isotrope pour tracer le réseau d’écoulement.

►Le débit d’écoulement par mètre de largeur de l’ouvrage sera donné par :

𝑁𝑡
●Q= Ke. . ∆H avec Ke = coefficient de perméabilité équivalent ●Ke = 𝐾𝑥 × 𝐾𝑦
𝑁𝑑

Notions sur les contraintes totale, effective et pression interstitielle :

Le terme contrainte effective a le même sens que contrainte inter granulaire. Il fait référence
aux contraintes ou pressions transmises au niveau des points de contact des grains de la masse
de sol. Ces pressions, quand elles existent, font décroitre l’indice des vides et la porosité du
sol et augmentent sa résistance au cisaillement d’où le terme de contrainte effective.

Le terme pression neutre a le même sens que pression de l’eau ou pression interstitielle. Il fait
référence à une pression hydraulique existant dans les vides d’un sol saturé et due à une
charge statique de l’eau se trouvant au dessus. Du moment que l’eau exerce la même pression
dans toutes les directions et a une résistance au cisaillement nulle, cette pression interstitielle
n’affecte pas la porosité ou l’indice des vides du sol et n’influe pas sur la résistance au
cisaillement du sol d’où le terme de pression neutre.

►Postulat de Terzaghi pour les sols saturés : ● σt = σ’ + u


La contrainte totale en un point M d’un sol saturé est égale à la somme de la contrainte
effective ou inter granulaire et de la pression interstitielle ou pression neutre.

►Mise en évidence du postulat par modèle rhéologique.

►Cas des sols sec, humide non saturé et présence de nappes et diagrammes de contraintes
totale, de pression interstitielle et contraintes effective en fonction de la profondeur.

►Influence des écoulements sur les contraintes totale, pression interstitielle et contrainte
effective phénomène de boulance et phénomène de renard.

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