Vous êtes sur la page 1sur 432

Mathématiques

Méthodes et exercices
re
ECS I année

Cécile Lardon
Professeur en classe préparatoire
au lycée du Parc à Lyon

Jean-Marie Monier
Professeur en classe préparatoire
au lycée La Martinière-Monplaisir à Lyon
© Dunod, Paris, 2011
ISBN 978-2-10-056602-0
Préface

Quand, aujourd’hui, nous n’osons avoir une quelconque pensée qu’Internet n’ait validée, quand, pour répondre à toute
question, notre premier réflexe est d’aller pianoter sur le clavier, un recueil d’exercices de mathématiques a-t-il encore
sa place ? Plus que jamais, assurément, tant un manuel bien conçu joue, pour son utilisateur, le rôle d’un compagnon
sûr et fidèle, toujours disponible, d’un confident en quelque sorte, avec lequel on partage, au gré des questions résolues
ou plus coriaces, des moments de bonheur ou de doute.
Pour nous en convaincre, les volumes « Méthodes et exercices » (pour les Classes Préparatoires aux Grandes Écoles de
Commerce), que Cécile Lardon et Jean-Marie Monier nous présentent ici, viennent nous en fournir la plus éclatante
démonstration. Chacun des chapitres de ces ouvrages se compose de deux parties éminemment complémentaires :
• Les méthodes constituent ce guide précieux qui permet à l’étudiant de passer, confiant, efficacement « coaché »,
du cours qu’il apprend à la recherche nécessaire et fructueuse des exercices. Si les théorèmes du cours sont les
outils de l’artisan-étudiant, les méthodes et techniques proposées ici en sont les modes d’emploi ; évidemment, ces
conseils sont particulièrement soignés et pertinents : ne sont-ils pas le fruit des expériences conjuguées de Cécile
Lardon, jeune, enthousiaste et dynamique professeur de Classe Préparatoire et de Jean-Marie Monier, pédagogue
avéré, interrogateur recherché et auteur apprécié de maints ouvrages reconnus ? Pour une aide encore plus précise,
chaque méthode est assortie de la liste des exercices dans lesquels sa mise en oeuvre est souhaitable.
• Les exercices, nombreux, variés et souvent originaux, couvrent, chapitre après chapitre, la totalité du programme en
complète adéquation avec celui-ci. Ils répondent parfaitement à un triple objectif :
 permettre d’assurer, d’approfondir et d’affiner, pendant son apprentissage, la compréhension du cours ;
 consolider et enrichir ses connaissances par la résolution d’exercices plus substantiels et de questions plus
délicates ;
 réaliser des révisions efficaces et ciblées lors de la préparation des épreuves écrites ou orales des concours.
Ces exercices sont judicieusement classés en quatre niveaux de difficulté croissante, permettant ainsi aussi bien au
néophyte de se mettre en confiance en traitant une application directe du cours (niveau 1) qu’à l’étudiant chevronné
de se mesurer à des exercices plus difficiles et délicieusement subtils (niveau 4).
Qui n’a jamais abandonné la recherche d’un petit problème devant une question trop abruptement posée, sans
indication ? L’ouvrage de Cécile Lardon et Jean-Marie Monier devrait permettre d’éviter le traumatisme - toujours
douloureux - engendré par cette frustration : en effet, dans la rubrique Du mal à démarrer, ils apportent à l’étudiant(e)
qui le souhaite une aide discrète, rappelant ici la méthode adéquate, donnant là une indication précieuse, ouvrant ailleurs
une piste de recherche...
Pour chaque exercice, les auteurs fournissent la rédaction complète et appliquée d’un corrigé clair, précis, détaillé, osons
le mot, exemplaire. S’il est louable et formateur de chercher, il est plus gratifiant de trouver ! Et, ici encore, le manuel
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

permet à chacun, soit de constater que sa solution est celle qui est fournie (et il en éprouve un indicible plaisir !), soit de
s’aider du corrigé, pour parvenir, rassuré et guidé, à cette solution.
Qu’il me soit aussi permis d’insister sur l’ampleur de ces volumes, liée à la grande variété des exercices choisis, en
même temps que sur leur prix très modique.
Ces ouvrages, de consultation particulièrement agréable, constituent l’outil efficace et complet qui permettra à chacun,
à son rythme mais en magnifiant ses propres aptitudes, de développer son savoir-faire et ses compétences et, tout à la
fois, de forger son succès.
Les deux années de Classes Prépatatoires demandent, chacun en convient, un important investissement personnel : ces
recueils, d’exercices constituent alors, dans cet effort soutenu, le meilleur des accompagnements que l’étudiant(e) puisse
souhaiter.
Hermin Durand, Professeur en classe de PT* au Lycée La Martinière Monplaisir à Lyon

III
Table des matières

Préface III 6. Espaces vectoriels


de dimension finie 100
Remerciements VIII
Les méthodes à retenir 100
1. Ensembles, applications, Énoncés des exercices 103
combinatoire, Du mal à démarrer ? 107
calculs sur les nombres réels 1 Corrigés des exercices 109
Les méthodes à retenir 2
7. Réduction des endomorphismes
Énoncés des exercices 5
et des matrices carrées 119
Du mal à démarrer ? 9
Corrigés des exercices 11 Les méthodes à retenir 119
Énoncés des exercices 123
2. Nombres complexes 19 Du mal à démarrer ? 129
Les méthodes à retenir 19 Corrigés des exercices 132
Énoncés des exercices 22
8. Suites 151
Du mal à démarrer ? 25
Corrigés des exercices 27 Les méthodes à retenir 151
Énoncés des exercices 153
3. Polynômes 35 Du mal à démarrer ? 159
Les méthodes à retenir 35 Corrigés des exercices 162
Énoncés des exercices 38
9. Séries 174
Du mal à démarrer ? 43
Corrigés des exercices 46 Les méthodes à retenir 174
Énoncés des exercices 176
4. Espaces vectoriels, Du mal à démarrer ? 181
applications linéaires 60 Corrigés des exercices 184
Les méthodes à retenir 61
Énoncés des exercices 64
10. Fonctions d’une variable réelle :
généralités, limites, continuité 194
Du mal à démarrer ? 69
Corrigés des exercices 71 Les méthodes à retenir 194
Énoncés des exercices 197
5. Calcul matriciel, systèmes linéaires 81 Du mal à démarrer ? 200
Les méthodes à retenir 81 Corrigés des exercices 202
Énoncés des exercices 83
11. Dérivation 208
Du mal à démarrer ? 88
Corrigés des exercices 90 Les méthodes à retenir 208

IV
Table des matières

Énoncés des exercices 211 Du mal à démarrer ? 305


Du mal à démarrer ? 214 Corrigés des exercices 307
Corrigés des exercices 216
17. Variables aléatoires discrètes 316
12. Intégration sur un segment, Les méthodes à retenir 316
primitives 225 Énoncés des exercices 319
Les méthodes à retenir 225 Du mal à démarrer ? 325
Énoncés des exercices 227 Corrigés des exercices 327
Du mal à démarrer ? 231
18. Couples de variables aléatoires
Corrigés des exercices 233
discrètes 342
13. Comparaison locale Les méthodes à retenir 342
des fonctions et des suites, Énoncés des exercices 345
développements limités 241 Du mal à démarrer ? 349
Les méthodes à retenir 241 Corrigés des exercices 352
Énoncés des exercices 243
19. Lois usuelles, convergence
Du mal à démarrer ? 248
et approximations 364
Corrigés des exercices 250
Les méthodes à retenir 365
14. Fonctions réelles Énoncés des exercices 367
de deux variables réelles 261 Du mal à démarrer ? 372
Les méthodes à retenir 261 Corrigés des exercices 375
Énoncés des exercices 265 20. Statistique descriptive 387
Du mal à démarrer ? 268
Les méthodes à retenir 387
Corrigés des exercices 270
Énoncés des exercices 390
15. Dénombrement 277 Du mal à démarrer ? 392
Corrigés des exercices 393
Les méthodes à retenir 278
Énoncés des exercices 281 21. Éléments d’algorithmique 399
Du mal à démarrer ? 285
Les méthodes à retenir 399
Corrigés des exercices 287
Énoncés des exercices 403
16. Espaces probabilisés 295 Du mal à démarrer ? 408
Corrigés des exercices 410
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

Les méthodes à retenir 296


Énoncés des exercices 299 Index 421

V
Pour bien utiliser cet ouvrage

La page d’entrée de chapitre


Elle propose un plan du chapitre, les
thèmes abordés dans les exercices, ainsi
qu’un rappel des points essentiels du cours
pour la résolution des exercices.

Les méthodes à retenir


Cette rubrique constitue une synthèse des prin-
cipales méthodes à connaître, détaillées étape
par étape, et indique les exercices auxquels elles
se rapportent.

VI
Pour bien utiliser cet ouvrage

Énoncés des exercices


De nombreux exercices de difficulté croissante
sont proposés pour s’entraîner. La difficulté de
chaque exercice est indiquée sur une échelle
de 1 à 4.

Du mal à démarrer ?
Des conseils méthodologiques sont proposés
pour bien aborder la résolution des exercices.



© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

Corrrigés des exercices


Tous les exercices sont corrigés de façon détaillée.
×

− −






VII
Remerciements

Nous tenons ici à exprimer notre gratitude aux nombreux collègues qui ont accepté de réviser des parties du manus-
crit : Pascal Alessandri, Walter Appel, Jean-Philippe Berne, Gérard Bourgin, Frédérique Christin, Jean-Paul Christin,
Sophie Cohéléach, Carine Courant, Hermin Durand, Dominique Feyler, Jean Feyler, Viviane Gaggioli, Marguerite
Gauthier, Guillaume Haberer, André Laffont, Tewfik Lahcène, Ibrahim Rihaoui, René Roy, Marie-Dominique Siéfert,
Audrey Verdier.

VIII
Ensembles, applications, CHAPITRE 1
combinatoire, calculs
sur les nombres réels
Plan
Thèmes abordés dans les exercices
Les méthodes à retenir 2
• Calculs d’ensembles par complémentaires, intersections, réunions
Énoncés des exercices 5
• Manipulation de composées d’applications
Du mal à démarrer ? 9
• Étude d’injectivité, de surjectivité, de bijectivité pour une application, expres-
Corrigés des exercices 11 sion de la réciproque d’une application bijective, lorsque c’est possible
• Obtention d’égalités ou d’inégalités faisant intervenir un nombre entier, emploi
d’une récurrence
• Calculs de sommations simples ou doubles, de produits simples ou doubles
• Obtention d’égalités ou d’inégalités faisant intervenir des nombres réels, mani-
pulation de racines carrées, de valeurs absolues
• Manipulation des coefficients binomiaux, obtention d’égalités et calculs de
sommes les faisant intervenir.

Points essentiels du cours


pour la résolution des exercices
• Définition et propriétés des opérations sur les ensembles : passage au complé-
mentaire, intersection, réunion
• Définition et propriétés de la composition des applications
• Pour une application, définitions de l’injectivité, de la surjectivité, de la bijecti-
vité
• Le raisonnement par récurrence

• Définition et propriétés du symbole pour une sommation d’un nombre fini

© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

de termes, et du symbole pour un produit d’un nombre fini de facteurs


• Règles de calcul élémentaire sur les nombres entiers, sur les nombres réels
n n 
n 
n
• Sommations usuelles : k, k2 , k3 , qk
k=1 k=1 k=1 k=0
 
n
• Définition et propriétés des coefficients binomiaux , en particulier : l’expres-
p      
n n n+1
sion à l’aide de factorielles, la formule fondamentale + = ,
p p+1 p+1
et la formule du binôme de Newton.

1
Chapitre 1 • Ensembles, applications, combinatoire, calculs sur les nombres réels

Les méthodes à retenir


Essayer de :
• passer par les éléments des ensembles
Pour travailler de manière générale ➥ Exercices 1.8 à 1.10
sur des ensembles, par exemple pour • calculer globalement sur les ensembles
montrer une inclusion ou une égalité
entre ensembles ➥ Exercices 1.8 à 1.10, 1.25 b)
• faire intervenir les fonctions caractéristiques
➥ Exercices 1.8 à 1.10, 1.25 d).

Pour exprimer une composée g ◦ f  


Calculer (g ◦ f )(x) = g f (x) pour tout x ∈ E.
de deux applications
f : E −→ F, g : F −→ G ➥ Exercices 1.4, 1.19 b).

Revenir à la définition, c’est-à-dire montrer :


 
Pour montrer ∀(x1 , x2 ) ∈ E 2 , f (x1 ) = f (x2 ) =⇒ x1 = x2 .
qu’une application
f : E −→ F Autrement dit, montrer que tout élément de F admet au plus un anté-
est injective cédent par f .
➥ Exercices 1.3 a)2), 3), b), 1.17 a), 1.19 a), c).
Voir d’autres méthodes dans des cas particuliers, chapitres 4, 10 11.

• Montrer la négation de la définition de l’injectivité, c’est-à-dire


montrer :
 
∃ (x1 , x2 ) ∈ E 2 , x1  x2 et f (x1 ) = f (x2 ) .
Pour montrer
qu’une application Autrement dit, montrer qu’il existe un élément de F ayant au moins
f : E −→ F deux antécédents distincts par f , ou encore montrer qu’il existe deux
n’est pas injective éléments distincts dans E ayant la même image par f .
➥ Exercices 1.3 a)1), 1.19 a), c).
• Voir d’autres méthodes dans des cas particuliers, chapitres 4, 10 11.

• Revenir à la définition, c’est-à-dire montrer :


Pour montrer ∀y ∈ F, ∃ x ∈ E, y = f (x).
qu’une application
f : E −→ F Autrement dit, montrer que tout élément de F admet au moins un
est surjective antécédent par f .
➥ Exercices 1.3 a)3), b)2), 1.17 b), 1.19 a), c).

2
Les méthodes à retenir

(suite) • Voir d’autres méthodes dans des cas particuliers, chapitres 4, 10 11.

• Montrer la négation de la définition de la surjectivité :

∃ y ∈ F, ∀x ∈ E, y  f (x).
Pour montrer
qu’une application Autrement dit, montrer qu’il existe au moins un élément de F
f : E −→ F n’ayant pas d’antécédent par f .
n’est pas surjective
➥ Exercices 1.3 a)1), 2), 1.19 a), c).
• Voir d’autres méthodes dans des cas particuliers, chapitres 4, 10, 11.

Essayer de :
Pour montrer • montrer que f est injective et surjective
qu’une application
➥ Exercices 1.3 a)3), b)2), 1.17 c), 1.18, 1.19 c)
f : E −→ F
est bijective • montrer que tout élément de F admet un antécédent et un seul par f .
➥ Exercice 1.5 c).

Pour montrer
qu’une application Montrer que f n’est pas injective ou que f n’est pas surjective.
f : E −→ F ➥ Exercices 1.3 a)1), 2), b)2), 1.19 b),c).
n’est pas bijective

Essayer de raisonner par récurrence sur n.


Pour établir une propriété Pour y arriver, il faut que la propriété à l’ordre n + 1 s’exprime simple-
pour tout entier n, ment en faisant intervenir la propriété à l’ordre n.
à partir d’un certain rang
➥ Exercices 1.6, 1.27.

Essayer de se ramener aux sommations classiques :


© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

• la sommation géométrique :

n
1 − qn+1
∀n ∈ N, ∀q ∈ R \ {1}, qk =
Pour calculer q=0
1−q
certaines sommations
indexées par un entier • la sommation d’entiers, de carrés d’entiers, de cubes d’entiers
consécutifs :

n
n(n + 1)  2 n(n + 1)(2n + 1)  3  n(n + 1) 2
n n
k= , k = , k =
k=1
2 k=1
6 k=1
2

3
Chapitre 1 • Ensembles, applications, combinatoire, calculs sur les nombres réels

• la formule du binôme de Newton :


n  
 n
(suite) ∀n ∈ N, ∀(x, y) ∈ R2 , (x + y)n = xk yn−k .
k=0
k

➥ Exercice 1.7.

Essayer de :
• emboîter deux sommations simples, emboîter deux produits simples

Pour calculer ➥ Exercices 1.14, 1.20, 1.21



des sommations doubles • utiliser une permutation de symboles , une permutation de sym-
ou des produits doubles 
boles
• exploiter des rôles éventuellement symétriques des deux indices
➥ Exercice 1.26.

Essayer de :
• remplacer les coefficients binomiaux par leurs expressions à l’aide
de factorielles
Pour calculer ➥ Exercices 1.15, 1.24
une sommation • utiliser la formule du binôme de Newton
faisant intervenir
des coefficients binomiaux ➥ Exercices 1.15, 1.24
• utiliser un raisonnement par récurrence, si l’énoncé donne la valeur
de la sommation
➥ Exercice 1.22.

• On sait résoudre les équations et les inéquations du premier degré et


du second degré (voir cours).
• Toujours tenir compte des particularités de l’équation ou de l’in-
équation proposée : à ce niveau, s’il y a une question, c’est qu’il y a
une réponse exprimable.

Pour résoudre • Montrer éventuellement que l’équation se ramène à f (x) = 0, où f


une équation ou une inéquation est strictement monotone, ce qui établira que l’équation admet au
à une inconnue réelle plus une solution.
➥ Exercice 1.16
• S’il y a des valeurs absolues, essayer de les chasser en séparant en
cas, s’il y a des racines carrées, essayer de les chasser par éléva-
tion(s) au carré ou faire intervenir la notion de quantité conjuguée.
➥ Exercice 1.16.

4
Énoncés des exercices

• Faire tout passer dans un membre, puis faire apparaître une somme
de nombres tous positifs ou nuls (souvent des carrés de réels), pour
conclure à une positivité

Pour établir ➥ Exercice 1.11 a)


une inégalité • Effectuer un changement de variable pouvant ramener l’inégalité
portant sur plusieurs réels voulue à une autre plus simple
• Tenir compte des rôles éventuellement symétriques des réels qui in-
terviennent.
• Voir aussi plus loin le chapitre 11.

Énoncés des exercices


1.1 Vrai-faux portant sur des propriétés simples faisant intervenir des quantificateurs
Pour chacune des assertions suivantes, dire si elle est vraie ou fausse :
P1 : ∀x ∈ R, ∃ y ∈ R, x < y
P2 : ∃ y ∈ R, ∀x ∈ R, x  y
  
P3 : ∀(x, y) ∈ R2 , x + y = 0 =⇒ x = 0 et y = 0
  
P4 : ∀(x, y) ∈ (R+ )2 , x + y = 0 =⇒ x = 0 et y = 0
 
P5 : ∀(x, y) ∈ N2 , x + y = 1 =⇒ xy = 0
 
P6 : ∀x ∈ R, x = 2 =⇒ x2 = 4
 
P7 : ∀x ∈ R, x2 = 9 =⇒ x = 3
P8 : ∀x ∈ R, x  x2 .

1.2 Détermination, sur des exemples, de A ∩ B, A ∪ B, A ∩ B, A ∩ B


Dans chacun des exemples suivants, où on donne un ensemble E et des parties A, B de E, dé-
terminer explicitement A ∩ B, A ∪ B, A ∩ B, A ∩ B, où la barre désigne le complémentaire
dans E :
1) E = {1, 2, 3, 4}, A = {1, 2}, B = {2, 4} 2) E = R, A = ] − ∞ ; 2], B = [1 ; +∞[
3) E = R, A = ] − ∞ ; 1], B = [2 ; +∞[ 4) E = R, A = N, B = ]0 ; +∞[.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

1.3 Exemples d’études d’injectivité, de surjectivité, de bijectivité


Pour chacune des applications f suivantes, dire si elle est injective, surjective, bijective :
a) 1) f : R −→ R, x −→ x2
2) f : [0 ; +∞[ −→ R, x −→ x2 3) f : [0 ; +∞[ −→ [0 ; +∞[, x −→ x2
1 1
b) 1) f : R∗ −→ R, x −→ 2) f : R∗ −→ R∗ , x −→ .
x x

1.4 Exemple de calcul de composée de deux applications


On note f, g : R −→ R les applications définies, pour tout x ∈ R, par :
f (x) = 1 + x, g(x) = x2 .
Préciser f ◦ g et g ◦ f. A-t-on f ◦ g = g ◦ f ?

5
Chapitre 1 • Ensembles, applications, combinatoire, calculs sur les nombres réels

1.5 Exemple d’une restriction bijective


3x − 1
On considère la fonction f de R dans R donnée par : f (x) = .
x−2
a) Montrer qu’il existe un réel et un seul, noté a, n’ayant pas d’image par f .
b) Montrer qu’il existe un réel et un seul, noté b, n’ayant pas d’antécédent par f .
c) Montrer que la restriction g de f à R \ {a} au départ et à R \ {b} à l’arrivée est bijective, et
préciser l’application réciproque g−1 de g.

1.6 Exemple de calcul d’une sommation, raisonnement par récurrence



n
1 n2 + n − 2
Montrer, pour tout n ∈ N \ {0, 1} : = .
k=2
k(k2 − 1) 4n(n + 1)

1.7 Exemple de calcul d’une sommation



n
Calculer, pour tout n ∈ N∗ : S n = (k3 − 3k2 + 2k + 1).
k=1

1.8 Calcul sur les parties d’un ensemble


Soient E un ensemble, A, B, C des parties de E telles que :

A ∪ B = A ∪ C et A ∩ B = A ∩ C.
Montrer : B = C.

1.9 Études de P(E ∩ F) et de P(E ∪ F)


a) Montrer : E ⊂ F ⇐⇒ P(E) ⊂ P(F).
b) Établir : P(E ∩ F) = P(E) ∩ P(F).
c) A-t-on : P(E ∪ F) = P (E) ∪ P(F) ?

1.10 Exemple de calcul sur les parties d’un ensemble, inclusion


Soient E un ensemble, A, B, C des parties de E.
 
Montrer : A ∩ B ⊂ (A ∩ C) ∪ (B ∩ C) , où C désigne le complémentaire de C dans E.

1.11 Exemples d’inégalités portant sur deux réels, sur trois réels
1 2
a) Montrer : ∀(a, b) ∈ R2 , ab  (a + b2 ).
2
b) En déduire : ∀(x, y, z) ∈ (R+ )3 , 8xyz  (x + y)(x + z)(y + z).

1.12 Exemple de calcul d’une sommation, utilisation d’un télescopage


1 1 1 1 1 1
a) Vérifier : ∀x ∈ R \ {−1, 0, 1}, = − + .
x(x2 − 1) 2 x − 1 x 2 x + 1
n
1
b) En déduire, pour tout n ∈ N \ {0, 1}, la valeur de 2 − 1)
.
k=2
k(k

1.13 Exemple d’équation faisant intervenir des coefficients binomiaux


   
x x+1
Résoudre l’équation + = 14, d’inconnue x ∈ N.
3 2

6
Énoncés des exercices

1.14 Exemple de calcul d’une somme double



n 
q
Calculer, pour tout n ∈ N : S n = 2p.
q=0 p=0

1.15 Une formule sur les coefficients binomiaux et un calcul de somme


   
n n−1
a) Montrer, pour tout (n, k) ∈ (N∗ )2 tel que k  n : k =n .
k k−1
n  
n
b) En déduire, pour tout n ∈ N, la valeur de S n = k .
k=0
k

1.16 Exemple d’équation faisant intervenir des valeurs absolues


Résoudre l’équation, d’inconnue x ∈ R : |x − 2| + |x| + |x + 1| = 5.

1.17 Conséquences de l’injectivité ou de la surjectivité d’une composée


Soient E, F, G des ensembles, f : E −→ F, g : F −→ G des applications.
a) Montrer que, si g ◦ f est injective, alors f est injective.
b) Montrer que, si g ◦ f est surjective, alors g est surjective.
c) Montrer que, si g ◦ f est bijective, alors f est injective et g est surjective.

1.18 Conséquences de la bijectivité d’une certaine composée


Soient E, F, G des ensembles, f : E −→ F, g : F −→ G des applications.
On suppose que g ◦ f ◦ g est bijective. Montrer que f et g sont bijectives.
On pourra utiliser le résultat de l’exercice 1.17.

1.19 Exemple d’études d’injectivité, de surjectivité, composition


On considère les applications : f : N −→ N, x −→ 2x,

⎧ y


⎪ si y est pair


⎨ 2
g : N −→ N, y −→ ⎪



⎪ y−1
⎩ si y est impair.
2
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

a) Pour chacune des applications f, g, dire si elle est injective, surjective, bijective.
b) Préciser g ◦ f et f ◦ g.
c) Pour chacune des applications g ◦ f, f ◦ g, dire si elle est injective, surjective, bijective.

1.20 Exemple de calcul d’une sommation double



Calculer, pour tout n ∈ N∗ : S n = i j.
1i jn

1.21 Exemple de calcul d’une sommation double


 i
Calculer, pour tout n ∈ N \ {0, 1} : S n = .
1i< jn
j

7
Chapitre 1 • Ensembles, applications, combinatoire, calculs sur les nombres réels

1.22 Exemple de calcul d’une somme de coefficients binomiaux


n  
  
k n+1
Montrer, pour tout (n, p) ∈ N2 tel que n  p : = .
k=p
p p+1

1.23 Détermination du plus grand terme dans la formule du binôme de Newton


Pour (n, a, b) ∈ N∗ × R∗+ × R∗+ fixé, quel est le plus grand terme dans le développement de (a + b)n
par la formule du binôme de Newton.

1.24 Calcul d’une somme double de produits de coefficients binomiaux


     
n i n n−k
a) Montrer, pour tout (n, k, i) ∈ N3 , tel que k  i  n : = .
i k k n−i
n  n   
n i
b) En déduire, pour tout n ∈ N, la valeur de S n = .
k=0 i=k
i k

1.25 Différence symétrique, associativité


Soit E un ensemble. On note, pour toutes parties A, B de E : A  B = (A ∪ B) ∩ (A ∩ B),
appelée différence symétrique de A et B.
a) Deux exemples : Déterminer A  B dans les deux exemples suivants :
1) E = {1, 2, 3, 4}, A = {1, 2}, B = {1, 3}
2) E = R, A = ] − ∞ ; 2], B = [1 ; +∞[.
 2
b) Établir : ∀(A, B) ∈ P(E) , A  B = (A ∩ B) ∪ (B ∩ A).
 2
c) Montrer, pour tout (A, B) ∈ P(E) : 1A  B = 1A + 1B − 2 · 1A 1B .
d) En déduire que la loi  est associative dans P(E), c’est-à-dire :
 3
∀(A, B, C) ∈ P(E) , (A  B)  C = A  (B  C).

1.26 Exemple de calcul d’un produit double



Calculer, pour tout n ∈ N∗ : Pn = i j.
1i< jn

1.27 Exemple d’inégalité portant sur une sommation


n
1 √ √
Montrer : ∀n ∈ N \ {0, 1}, √ < n + n − 1.
k=1 k

8
Du mal à démarrer ?

Du mal à démarrer ?
 
1.1 Réponses : v pour vraie, f pour fausse : Calculer (A ∩ B) ∩ (A ∩ C) ∪ (B ∩ C) .

P1 P2 P3 P4 P5 P6 P7 P8 3e méthode : utilisation de fonctions caractéristiques :


v f f v v v f f Calculer 1(A ∩ B) ∩ (A ∩ C) ∪ (B ∩ C) .

1.2 Calculer A, B, puis les ensembles demandés. 1.11 a) Exprimer la différence des deux membres en faisant
apparaître une identité remarquable.
1.3 Réponses :
b) Appliquer à divers couples et multiplier membre à membre.
a)1) a)2) a)3) b)1) b)2)
non inj, inj, bij inj, bij 1.12 a) Partir du second membre.
non surj non surj non surj b) Utiliser a), des changements d’indices et des simplifications
de sommations (un télescopage).
1.4 Calculer, pour tout x ∈ R, (f ◦ g)(x) et (g ◦ f)(x), et trouver
un x ∈ R tel que ces deux résultats soient différents. 1.13 Exprimer les deux coefficients binomiaux et se ramener
à une équation du troisième degré, qui admettra une solution
1.5 a) a = 2. b) b = 3. assez simple.
c) À partir de y = f(x), calculer x en fonction de y.

q
1.14 Calculer 2p par sommation géométrique, puis Sn en
1.6 Récurrence sur n. p=0
utilisant la formule du binôme de Newton.

n 
n
1.7 Exprimer Sn à l’aide des sommes connues k3 , k2 ,
k=1 k=1 1.15 a) Remplacer les coefficients binomiaux par leurs expres-

n 
n sions à l’aide de factorielles.
k, 1.
k=1 k=1 b) Utiliser a) et la formule du binôme de Newton.

1.8 1re méthode : utilisation des éléments des ensembles : 1.16 Séparer en cas selon la position de x par rapport à
−1, 0, 2. Dans chaque cas, contrôler si la (ou les) valeur obtenue
Montrer B ⊂ C en passant par les éléments, puis C ⊂ B par rôles
est bien dans l’intervalle considéré.
symétriques.
2e méthode : calcul sur les ensembles : 1.17 a) , b) Revenir aux définitions.
Calculer B en faisant intervenir A ∪ B, par exemple en commen- c) Se déduit directement de a) et b) .
çant par : B = B ∩ (A ∪ B).
3e méthode : utilisation de fonctions caractéristiques : 1.18 Appliquer le résultat de l’exercice 1.17, en groupant en
(g ◦ f) ◦ g ou en g ◦ (f ◦ g).
Remarquer que 1A ∩ B = 1A ∩ C et 1A ∪ B = 1A ∪ C , et appliquer les
formules sur les fonctions caractéristiques d’une intersection, 1.19 a) Réponses : f est injective et non surjective, g est sur-
d’une réunion. jective et non injective.

1.9 a) Séparer l’équivalence logique en deux implications. b) Calculer, pour tout p ∈ N, g ◦ f(p), et calculer, pour tout
k ∈ N, f ◦ g(2k) et f ◦ g(2k + 1).
1) Supposer E ⊂ F. Alors, toute partie de E est une partie de F.
c) Réponses : g◦f est bijective, f ◦g n’est ni injective ni surjective.
2) Réciproquement, supposer P (E) ⊂ P (F). Pour montrer que
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

tout élément x de E est élément de F, penser à considérer le 1.20Calculer la sommation double par emboîtement de deux
singleton {x}.  
n j

b) Raisonner par équivalences logiques. sommations simples : ij = ij .
1ijn j=1 i=1
c) Montrer, par un contrexemple, qu’il se peut que P (E ∪ F) et
P (E) ∪ P (F) ne soient pas égaux. 1.21Calculer la sommation double par emboîtement de deux
 i  n 
j−1
i
1.10 1re méthode : utilisation des éléments des ensembles : sommations simples : = .
1i<jn
j j=2 i=1
j
Pour x ∈ A ∩ B, séparer en deux cas, selon que x ∈ C ou que
x ∈ C. 1.22 Récurrence sur n, pour p fixé. Utiliser la formule fonda-
2e méthode : calcul sur les ensembles : mentale des coefficients binomiaux.

9
Chapitre 1 • Ensembles, applications, combinatoire, calculs sur les nombres réels

 
n k n−k
1.23 Noter, pour k ∈ 0 ; n : uk = a b . c) Utiliser b) et les formules sur les fonctions caractéristiques,
k en particulier, pour tous ensembles X, Y :
uk+1 uk+1
Calculer et résoudre l’inéquation > 1, par exemple.
uk uk 1X = 1 − 1X , 1X ∩ Y = 1X 1Y , 1X ∪ Y = 1X + 1Y − 1X 1Y .

1.24 a) Calculer chacun des deux membres de l’égalité voulue,


d) Calculer les fonctions caractéristiques des deux membres.
en exprimant les coefficients binomiaux à l’aide de factorielles.
b) Utiliser a), un changement d’indice, et la formule du binôme 1.26 Remarquer, par rôles symétriques :
de Newton deux fois.
   
Pn2 = ij / ij .
1.25 a) Réponses : 1i,jn 1i=jn

1) : A  B = {2, 3}, 2) : A  B = ] − ∞ ; 1[ ∪ ]2 ; +∞[.


1.27 Récurrence sur n. Dans le passage de récurrence, il suffit
b) Calculer A  B d’après sa définition, en utilisant les formules √ √ 1 √ √
de prouver : n+ n−1+ √ < n + 1 + n.
sur le calcul sur les ensembles. n+1

10
Corrigés des exercices

1.1 • P1 est vraie. Pour tout x ∈ R, il existe y ∈ R tel que •Puisque f n’est pas injective (ou n’est pas surjective), f n’est
x < y, par exemple y = x + 1. Autrement dit, pour tout réel x, il pas bijective.
existe au moins un réel y (par exemple y = x + 1) tel que x < y. y

• P2 est fausse. Il n’existe aucun réel y (fixé) plus grand que y = x2


4 4 admet deux antécédents
tous les réels.
par f
On peut aussi montrer que P2 est fausse en remarquant que la −1 n’admet pas d’antécé-
négation de P2 : ∀y ∈ R, ∃x ∈ R, x > y dent par f
est vraie, car c’est P1 .
•P3 est fausse. Par exemple, x = 1 et y = −1 vérifient x + y = 0
mais ne vérifient pas x = 0 et y = 0.
• P4 est vraie. Si x + y = 0 et si x et y sont  0, alors : x = 0 et x
y = 0. −2 O 2

• P5 est vraie. Si (x, y) ∈ N2 est tel que x + y = 1, alors : −1


   
x = 0 et y = 1 ou x = 1 et y = 0 ,

donc : xy = 0. 2) • f : [0 ; +∞[ −→ R, x −→ x2 est injective, car, pour tout


(x, y) ∈ [0 ; +∞[2 , puisque x et y sont  0, :
• P6 est vraie. Si x = 2, alors x2 = 4.
• P7 est fausse. Si x2 = 9, on n’a pas nécessairement x = 3, f (x) = f (y) ⇐⇒ x2 = y2 ⇐⇒ x = y.
puisque x peut être égal à −3.
1 • f n’est pas surjective, car, par exemple, le réel −1 n’est pas
• P8 est fausse. Par exemple, pour x = , on n’a pas x  x2 .
2 atteint par f .
Plus précisément, pour tout x ∈ R :
• Puisque f n’est pas surjective, f n’est pas bijective.
x  x2 ⇐⇒ x(x − 1)  0 ⇐⇒ x ∈ ] − ∞ ; 0] ∪ [1 ; +∞[. 3) • f : [0 ; +∞[ −→ [0 ; +∞[, x −→ x2 est injective, comme
en 2).
1.2 Présentons les réponses dans un tableau, se lisant ver-
• f est surjective, car : ∀y ∈ [0 ; +∞[, ∃ x ∈ [0 ; +∞[, y = x2 .
ticalement pour chaque exemple :
1) 2) 3) 4) Autrement dit, tout réel  0 est le carré d’un réel  0.
E {1, 2, 3, 4} R R R • Puisque f est injective et surjective, f est bijective.
A {1, 2} ] − ∞ ; 2] ] − ∞ ; 1] N 1
B {2, 4} [1 ; +∞[ [2 ; +∞[ ]0 ; +∞[ b) 1) • f : R∗ −→ R, x −→ est injective, car, pour tout
x
A∩ B {2} [1 ; 2] ∅ N∗ (x1 , x2 ) ∈ (R∗ )2 :
] − ∞ ; 1]
A∪ B {1, 2, 4} R [0 ; +∞[ 1 1
∪ [2 ; +∞[ f (x1 ) = f (x2 ) ⇐⇒ = ⇐⇒ x1 = x2 .
x1 x2
A {3, 4} ]2 ; +∞[ ]1 ; +∞[ R\N
B {1, 3} ] − ∞ ; 1[ ] − ∞ ; 2[ ] − ∞ ; 0] • f n’est pas surjective, car le réel 0 n’est pas atteint par f .
A∩ B {1} ] − ∞ ; 1[ ] − ∞ ; 1] {0} • Puisque f n’est pas surjective, f n’est pas bijective.

A∩ B {4} ]2 ; +∞[ [2 ; +∞[ ]k ; k + 1[ 1
2) • f : R∗ −→ R∗ , x −→ est injective, comme en 1).
k∈N x
1
• f est surjective, car : ∀y ∈ R∗ , ∃ x ∈ R∗ , y = ,
1.3 a) 1) • f : R −→ R, x −→ x2 n’est pas injective, car, x
par exemple : 2  −2 et f (2) = f (−2) = 4. 1
en prenant x = .
• f n’est pas surjective, car, par exemple, le réel −1 n’a pas y
d’antécédent par f dans R. • Puisque f est injective et surjective, f est bijective.

11
Chapitre 1 • Ensembles, applications, combinatoire, calculs sur les nombres réels

1.4 • On a, pour tout x ∈ R : donc la formule est vraie pour n + 1.


⎧  


⎨( f ◦ g)(x) = f g(x) = f (x ) = 1 + x

2 2 Ceci montre, par récurrence sur n, la formule demandée.


⎩(g ◦ f )(x) = g f (x) = g(1 + x) = (1 + x)2 = 1 + 2x + x2 .
⎪ Comparer avec l’exercice 1.12, dans lequel l’énoncé ne donne
pas le résultat et donc dans lequel on ne peut apparemment pas
• Par exemple : ( f ◦ g)(1) = 2 et (g ◦ f )(1) = 4, faire une récurrence.

donc : f ◦ g  g ◦ f.
1.7 On a, pour tout n ∈ N∗ :

1.5 a) Il est clair que : a = 2. 


n

b) Soit (x, y) ∈ (R \ {2}) × R. On a : Sn = (k3 − 3k2 + 2k + 1)


k=1
3x − 1
y = f (x) ⇐⇒ y = ⇐⇒ xy − 2y = 3x − 1 
n 
n 
n 
n
x−2
⇐⇒ xy − 3x = 2y − 1 ⇐⇒ (y − 3)x = 2y − 1. = k3 − 3 k2 + 2 k+ 1
k=1 k=1 k=1 k=1
2y − 1
Si y  3, on a : y = f (x) ⇐⇒ x = n2 (n + 1)2 n(n + 1)(2n + 1) n(n + 1)
y−3 = −3 +2 +n
2y − 1 4 6 2
donc y admet un antécédent et un seul par f , qui est . n 
y−3 = n(n + 1)2 − 2(n + 1)(2n + 1) + 4(n + 1) + 4
Si y = 3, alors : y = f (x) ⇐⇒ 0x = −5, 4

donc y n’a pas d’antécédent par f . n(n3 − 2n2 − n + 6)


= .
4
Il existe donc un réel et un seul, b = 3, n’ayant pas d’antécédent
par f .
3x − 1 n(n3 − 2n2 − n + 6)
c) L’application g : R \ {2} −→ R \ {3}, x −→ On conclut : ∀n ∈ N∗ , S n = .
x−2 4
est la restriction de f à R \ {2} au départ et à R \ {3} à l’arrivée.
1.8 1re méthode : utilisation des éléments des ensembles :
On a, pour tout (x, y) ∈ (R \ {2}) × (R \ {3}) :
1) Soit b ∈ B.
3x − 1 2y − 1
y = g(x) ⇐⇒ y = ⇐⇒ x = . Alors : b ∈ B ⊂ A ∪ B = A ∪ C, donc b ∈ A ou b ∈ C.
x−2 y−3
Si b ∈ A, alors : b ∈ A ∩ B = A ∩ C, donc b ∈ C.
Ainsi, tout élément y de l’arrivée admet un antécédent et un
seul par g, donc g est bijective, et l’application réciproque de g Ceci montre : B ⊂ C.
2y − 1
est : g−1 : R \ {3} −→ R \ {2}, y −→ . 2) Puisque les hypothèses sont invariantes en échangeant B et
y−3 C, on a aussi : C ⊂ B.
1.6 Récurrence sur n. On conclut : B = C.
• Pour n = 2 : 2è méthode : calcul sur les ensembles :
n
1 1 n2 + n − 2 4 1 On a :
= et = = ,
k=2
k(k2 − 1) 6 4n(n + 1) 4·2·3 6
B = B ∩ (A ∪ B) = B ∩ (A ∪ C) = (B ∩ A) ∪ (B ∩ C)
donc la formule est vraie pour n = 2.
• Supposons la formule vraie pour un n ∈ N \ {0, 1} fixé.
= (A ∩ B) ∪ (B ∩ C) = (A ∩ C) ∪ (B ∩ C) = (A ∪ B) ∩ C ⊂ C.
On a alors :

n+1 
n De même : C ⊂ B, et finalement : B = C.
1 1 1
= +   3è méthode : utilisation de fonctions caractéristiques :
k=2
k(k2 − 1) k=2
k(k2 − 1) (n + 1) (n + 1)2 − 1
n2 + n − 2 1 (n2 + n − 2)(n + 2) + 4 Puisque A ∩ B = A ∩ C, on a : 1A ∩ B = 1A ∩ C
= + =
4n(n + 1) (n + 1)n(n + 2) 4n(n + 1)(n + 2) et, puisque A ∪ B = A ∪ C, on a : 1A ∪ B = 1A ∪ C .

n + 3n
3 2
n(n + 3) ⎪

= = ⎨1A ∪ B = 1A + 1 B − 1A ∩ B

4n(n + 1)(n + 2) 4(n + 1)(n + 2) Mais : ⎪⎪

⎩1A ∪ C = 1A + 1C − 1A ∩ C .
(n + 1)2 + (n + 1) − 2
= , On déduit : 1B = 1C , et donc : B = C.
4(n + 1)(n + 2)

12
Corrigés des exercices

1.9 a) 1) Supposons E ⊂ F. • Si x ∈ C, alors, comme x ∈ B et x ∈ C, on a :


Soit X ∈ P(E). On a : ∀x ∈ X, x ∈ E ⊂ F, donc : X ⊂ F, x ∈ B ∩ C ⊂ (A ∩ C) ∪ (B ∩ C).
c’est-à-dire : X ∈ P(F).
Ceci montre : P(E) ⊂ P(F). Ceci montre : ∀x ∈ A ∩ B, x ∈ (A ∩ C) ∪ (B ∩ C)

On a établi : E ⊂ F =⇒ P(E) ⊂ P(F). et on conclut : A ∩ B ⊂ (A ∩ C) ∪ (B ∩ C).

2) Réciproquement, supposons P(E) ⊂ P(F). 2e méthode : calcul sur les ensembles :

Soit x ∈ E. Considérons le singleton {x}, c’est-à-dire l’en- On a :


semble à un élément formé par x tout seul.  
(A ∩ B) ∩ (A ∩ C) ∪ (B ∩ C)
On a : {x} ∈ P(E) ⊂ P(F), donc : x ∈ F. = (A ∩ B ∩ A ∩ C) ∪ (A ∩ B ∩ B ∩ C)
Ceci montre : E ⊂ F. = (A ∩ B ∩ C) ∪ (A ∩ B ∩ C) = (A ∩ B) ∩ (C ∪ C) = A ∩ B,
On a établi : P(E) ⊂ P(F) =⇒ E ⊂ F.
donc : A ∩ B ⊂ (A ∩ C) ∪ (B ∩ C).
On conclut à l’équivalence logique : e
3 méthode : utilisation de fonctions caractéristiques :
E ⊂ F ⇐⇒ P(E) ⊂ P(F). On a :

b) On a, pour tout ensemble X : 1(A ∩ B) ∩ (A ∩ C) ∪ (B ∩ C) = 1A ∩ B 1(A ∩ C) ∪ (B ∩ C)


⎧ = 1A 1B (1A 1C + 1B 1C − 1A 1C 1B 1C ) = 1A 1B 1C + 1A 1B 1C


⎨X ⊂ E 
X ∈ P(E ∩ F) ⇐⇒ X ⊂ E ∩ F ⇐⇒ ⎪
⎪ =0
⎩X ⊂ F
⎧ = 1A 1B (1C + 1C ) = 1A 1B = 1A ∩ B ,

⎪ 
⎨X ∈ P(E) =1
⇐⇒ ⎪⎪ ⇐⇒ X ∈ P(E) ∩ P(F),
⎩X ∈ P(F)  
donc : (A ∩ B) ∩ (A ∩ C) ∪ (B ∩ C) = A ∩ B,
et on conclut : P(E ∩ F) = P(E) ∩ P(F). c’est-à-dire : A ∩ B ⊂ (A ∩ C) ∪ (B ∩ C).
c) 1) On a, pour tout ensemble X :
  1.11 a) On a, pour tout (a, b) ∈ R2 :
X ∈ P(E) ∪ P(F) ⇐⇒ X ⊂ E ou X ⊂ F
=⇒ X ∈ E ∪ F ⇐⇒ X ∈ P(E ∪ F), 1 2 a2 + b2 − 2ab (a − b)2
(a + b2 ) − ab = =  0,
2 2 2
ce qui montre : P(E) ∪ P(F) ⊂ P(E ∪ F).
donc : ab  12 (a2 + b2 ).
2) Mais la réciproque est en général fausse. En effet, si un en-
b) Appliquons le résultat de a) aux trois couples
semble X est inclus dans une réunion E ∪ F, cela n’entraîne
pas, en général, que X soit inclus dans E ou que X soit inclus √ √ √ √ √ √
( x, y), ( x, z), ( y, z)
dans F. En effet, X peut contenir des éléments de E qui ne sont
pas dans F et des éléments de F qui ne sont pas dans E. à la place de (a, b) :
Pour montrer la non-inclusion, donnons un contrexemple : √ √ 1 √ √ 1 √ √ 1
E = {1}, F = {2}. On a ici : x y  (x + y), x z  (x + z), y z  (y + z).
2 2 2
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

 
P(E ∪ F) = P({1, 2}) = ∅, {1}, {2}, {1, 2} , En multipliant membre à membre (il s’agit de nombres
      tous  0), on obtient : xyz  18 (x + y)(x + z)(y + z),
P(E) ∪ P(F) = ∅, {1} ∪ ∅, {2} = ∅, {1}, {2} .
ce qui montre l’inégalité voulue.
Dans cet exemple, on n’a pas égalité entre P(E ∪ F) et
P(E) ∪ P(F). 1.12 a) On a, pour tout x ∈ R \ {−1, 0, 1}, en partant du
second membre dans l’énoncé :
1.10 1re méthode : utilisation des éléments des ensembles :
1 1 1 1 1
Soit x ∈ A ∩ B. Séparons en deux cas, ce qui permettra de faire − +
2 x−1 x 2 x+1
intervenir C. x(x + 1) − 2(x − 1)(x + 1) + x(x − 1)
=
• Si x ∈ C, alors, comme x ∈ A et x ∈ C, on a : 2(x − 1)x(x + 1)
1 1
x ∈ A ∩ C ⊂ (A ∩ C) ∪ (B ∩ C). = = .
(x − 1)x(x + 1) x(x2 − 1)
13
Chapitre 1 • Ensembles, applications, combinatoire, calculs sur les nombres réels

b) On a, pour tout n ∈ N \ {0, 1} : 1.14 On a, en utilisant la sommation d’une progression géo-


métrique et la formule du binôme de Newton, pour tout n ∈ N :

n n 
 
1 1 1 2 1
= − +
k(k2 − 1) 2 k−1 k k+1
k=2 k=2 
n 
q 
n
2q+1 − 1 
n 
n
Sn = 2p = =2 2q − 1
⎛ n ⎞ 2−1
1 ⎜⎜⎜⎜ 1  1  1 ⎟⎟⎟⎟
n n q=0 p=0 q=0 q=0 q=0
= ⎜⎝ −2 + ⎟
2 k=2 k − 1 k k=2 k + 1 ⎠ 2n+1 − 1
k=2
=2 − (n + 1) = 2n+2 − 2 − (n + 1) = 2n+2 − n − 3.
2−1
⎛ n−1 ⎞
1 ⎜⎜⎜ 1 n
1  1 ⎟⎟⎟⎟
n+1
= ⎜⎜⎝ −2 + ⎟ 1.15 a) On a, pour tout (n, k) ∈ (N∗ )2 :
2 k=1
k k=2
k k=3 k ⎠
 
n n! n!
changements d’indice k ←− k − 1, k ←− k + 1 k =k =
k k!(n − k)! (k − 1)!(n − k)!
⎡⎛ ⎞ ⎛ ⎞  
1 ⎢⎢⎢⎢⎜⎜⎜⎜ 1  1 ⎟⎟⎟⎟ ⎜⎜⎜ 1  1 1 ⎟⎟⎟⎟
n−1 n−1
= ⎢⎣⎜⎝1 + + ⎜
⎟ − 2 ⎜⎝ + + ⎟ (n − 1)! n−1
2 k=3 k ⎠ 2 k=3 k n ⎠ =n   =n .
2 (k − 1)! (n − 1) − (k − 1) ! k−1
⎛ n−1 ⎞⎤
⎜⎜⎜ 1 1 1 ⎟⎟⎟⎟⎥⎥⎥⎥
+ ⎜⎝ ⎜ + + ⎟⎥
k=3
k n n + 1 ⎠⎦ b) • On a, pour tout n ∈ N∗ :
 
1 1 1 1 n(n + 1) − 2(n + 1) + 2n n2 + n − 2         
= − + = = . n
n
n
n
n
n−1
2 2 n n+1 4n(n + 1) 4n(n + 1) Sn = k = k = n
k=0
k k=1
k a) k=1 k − 1
Comparer avec la résolution de l’exercice 1.6, dans lequel
n 
  n−1 
 
l’énoncé donne le résultat, donc dans lequel on peut envisager n−1 n−1
un raisonnement par récurrence. =n = n = n2n−1 .
k=1
k−1 i=k−1
i=0
i Newton

1.13 On a, pour tout x ∈ N :


    • D’autre part : S 0 = 0.
x x+1 x(x − 1)(x − 2) (x + 1)x
+ = + On conclut : ∀n ∈ N, S n = n2n−1 .
3 2 6 2
x  x Voir l’exercice 3.13 pour une autre méthode de calcul, utilisant
= (x − 1)(x − 2) + 3(x + 1) = (x2 + 5),
6 6 des polynômes.
donc :
    1.16 Soit x ∈ R. Calculons y = |x − 2| + |x| + |x + 1| en
x x+1 x séparant en cas selon la position de x par rapport à 2, 0, −1 :
+ = 14 ⇐⇒ (x2 + 5) = 14
3 2 6
⇐⇒ x3 + 5x − 84 = 0 (1). x x  −1 −1  x  0 0x2 2x
|x − 2| 2−x 2−x 2−x x−2
Il s’agit maintenant de résoudre une équation du troisième de- |x| −x −x x x
gré, d’inconnue x ∈ N.
|x + 1| −x − 1 x+1 x+1 x+1
L’application f : R −→ R, x −→ x3 + 5x − 84 est strictement y −3x + 1 −x + 3 x+3 3x − 1
croissante sur R, car f est dérivable et : y = 5 −3x + 1 = 5 −x + 3 = 5 x + 3 = 5 3x − 1 = 5
Solutions x = − 34 x = −2 non x=2 x=2
∀x ∈ R, f  (x) = 3x2 + 5 > 0.

Il en résulte que l’équation (1) admet, dans R, au plus une so- On conclut que l’ensemble des solutions de l’équation propo-
! 4 "
lution, donc admet, dans N, au plus une solution. sée est − , 2 .
3
Par exemple, on calcule les valeurs successives f (0), f (1), ...
On peut tracer la représentation graphique de l’application
On constate f (4) = 0.
On conclut que l’équation proposée admet une solution et une
seule : x = 4. f : R −→ R, x −→ |x − 2| + |x| + |x + 1|.

14
Corrigés des exercices

y qui est la composée de trois applications bijectives, donc f est

1
bijective.

3x −
y= Finalement, f et g sont bijectives.

y=
− 3x
+1

1.19 a) 1)
5 0 1 2 3 4 5 ...
f ↓ ↓ ↓ ↓ ↓ ↓
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 . . .
4
3
+
y

x
=

=

f est injective, car, pour tout (x1 , x2 ) ∈ N2 :


y


x
+

3
3

f (x1 ) = f (x2 ) ⇐⇒ 2x1 = 2x2 ⇐⇒ x1 = x2 .

• f n’est pas surjective, car, par exemple, l’élément 1 de N n’a


1 pas d’antécédent par f .

− 4 /3 x On remarque que f n’atteint que les nombres pairs.


2
−1 O 1 • Puisque f n’est pas surjective, f n’est pas bijective.
2)
On voit qu’en coupant par l’horizontale y = 5, on obtient bien 0 1 2 3 4 5 ...
deux valeurs de x. g↓ ↓ ↓
0 1 2 ...
1.17 a) Supposons g ◦ f injective.
• g n’est pas injective, car, par exemple : 0  1 et g(0) = g(1).
Soit (x1 , x2 ) ∈ E 2 tel que f (x1 ) = f (x2 ). On a alors :
    On remarque que, pour tout p ∈ N, on a :
g ◦ f (x1 ) = g f (x1 ) = g f (x2 ) = g ◦ f (x2 ).
2p (2p + 1) − 1
Puisque g ◦ f est injective, il s’ensuit : x1 = x2 . g(2p) = = p et g(2p + 1) = = p,
2 2
On conclut que f est injective. donc 2p et 2p + 1 ont la même image par g.
b) Supposons g ◦ f surjective. • g est surjective, car : ∀n ∈ N, g(2n) = n
Soit z ∈ G. Puisque g ◦ f est surjective, il existe x ∈ E tel que : donc tout n ∈ N admet au moins un antécédent (2n) par g.
z = g ◦ f (x).
  On remarque que tout élément de N admet exactement deux
On a alors : z = g f (x) et f (x) ∈ F. antécédents par g.
Ceci montre : ∀z ∈ G, ∃ y ∈ F, z = g(y). • Puisque g n’est pas injective, g n’est pas bijective.
On conclut que g est surjective. b) 1)
c) Si g ◦ f est bijective, alors g ◦ f est injective et surjective, 0 1 2 3 4 5 ...
donc, d’après a) et b), f est injective et g est surjective. f ↓ ↓ ↓ ↓ ↓ ↓
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 . . .
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

1.18 Schématiquement, en utilisant le résultat de l’exer- g ↓ ↓ ↓ ↓ ↓ ↓


cice 1.17, on a : 0 1 2 3 4 5 ...


⎪ On a, pour tout p ∈ N :
⎨g ◦ f ◦ g injective

g ◦ f ◦ g bijective ⇐⇒ ⎪ ⎪

⎩g ◦ f ◦ g surjective   2p
(g ◦ f )(p) = g f (p) = g(2p) = = p,
⎧ ⎧ 2

⎪ ⎪

⎨(g ◦ f ) ◦ g injective
⎪ ⎨g injective

donc : g ◦ f = IdN .
⇐⇒ ⎪ ⎪ =⇒ ⎪


⎩g ◦ ( f ◦ g) surjective ⎪
⎩g surjective
2)
=⇒ g bijective . 0 1 2 3 4 5 ...
g ↓ ↓ ↓
Ceci montre que g est bijective.
0 1 2 ...
On peut donc considérer l’application réciproque g−1 de g. On f ↓ ↓ ↓
a alors : f = g−1 ◦ (g ◦ f ◦ g) ◦ g−1 , 0 1 2 3 4 5 ...

15
Chapitre 1 • Ensembles, applications, combinatoire, calculs sur les nombres réels

On a, pour tout k ∈ N : 1.22 Soit p ∈ N fixé. Récurrence sur n.


   2k n      
( f ◦ g)(2k) = f g(2k) = f = f (k) = 2k k p p+1
2 • Pour n = p, on a : = = 1 et = 1,
p p p+1
   (2k + 1) − 1 k=p
( f ◦ g)(2k + 1) = f g(2k + 1) = f = f (k) = 2k.
2 donc la formule est vraie pour n = p.
On conclut : •Supposons la formule vraie pour un n ∈ N fixé tel que n  p.


⎪ On a alors :
⎨ y
⎪ si est pair
f ◦ g : N −→ N, y −→ ⎪


⎩y − 1 n+1  
 n  $
# 
si y est impair. k k n+1
= +
k=p
p k=p
p p
c) 1) Puisque g◦ f = IdN , g◦ f est injective, surjective, bijective.        
n+1 n+1 n+2 (n + 1) + 1
2) • f ◦ g n’est pas injective, car : 0  1 et f ◦ g(0) = f ◦ g(1). = + = = ,
p+1 p p+1 p+1
• f ◦ g n’est pas surjective, car 1 n’a pas d’antécédent par f ◦ g.
ce qui montre que la formule est vraie pour n + 1.
• Puisque f ◦ g n’est pas injective (ou n’est pas surjective), f ◦ g
On conclut, par récurrence sur n, que, pour tout (n, p) ∈ N2 tel
n    
n’est pas bijective.
 k n+1
On remarque que, dans cet exemple, g◦ f est bijective mais que que n  p, on a : = .
p p+1
f ◦ g n’est pas bijective. k=p
         
2 3 4 5 5
Exemple : p = 2, n = 5 : + + + = .
1.20 1re méthode : emboîtement de sommations : 2 2 2 2 3
    
On a : =1 =3 =6 =10 =20

 
n 
j

n  
j

n
j( j + 1) 1 1
ij = ij = j i = j
1i jn j=1 i=1 j=1 i=1 j=1
2
1 2 1
1  1  n2 (n + 1)2 n(n + 1)(2n + 1)
n n
= j3 + j2 = +
2 j=1 j=1
2 4 6 1 3 3 1
n(n + 1)  
= 3n(n + 1) + 2(2n + 1) 1 4 6 4 1
24
n(n + 1) 2 n(n + 1)(n + 2)(3n + 1)
= (3n + 7n + 2) = . 1 5 10 10 5 1
24 24

2e méthode : utilisation d’autres sommes doubles : 1 6 15 20 15 6 1


On a :
    

n  
n n
n k n−k
2 ij = ij + ij = i j + i2 1.23 Notons, pour k ∈ {0, ..., n} : uk = ab
1i jn 1i, jn 1i= jn i=1 j=1 i=1
k
 n(n + 1) 2 n(n + 1)(2n + 1) le k-ème terme dans le développement de (a+b)n par la formule
= + , du binôme de Newton. On a : ∀k ∈ {0, ..., n}, uk > 0.
2 6
et on termine comme dans la 1re méthode. Pour comparer les uk entre eux, commençons par comparer
deux termes consécutifs. Comme uk fait intervenir des produits,
nous allons former le rapport de deux termes consécutifs. On a,
1.21 On a :
pour tout k ∈ {0, ..., n − 1} :
 i  n j−1
i  1 
n j−1
 
Sn = = = i n
j j j i=1 ak+1 bn−(k+1)
1i< jn j=2 i=1 j=2
uk+1 k+1
 =  
1 1 
n n n n
1 ( j − 1) j uk n k n−k
= = ( j − 1) = j− 1 ab
j=2
j 2 2 j=2 2 j=2 j=2 k
1  n(n + 1) n2 − n n!
ak+1 bn−k−1
= − 1 − (n − 1) = . (k + 1)!(n − k − 1)! n−k a
2 2 4 = = .
n! k +1b
n(n − 1) ak bnk
On conclut : ∀n ∈ N \ {0, 1}, S n = . k!(n − k)!
4
16
Corrigés des exercices

 2
Il en résulte les équivalences logiques suivantes : b) On a, pour tout (A, B) ∈ P(E) :

uk+1 n−ka A  B = (A ∪ B) ∩ (A ∩ B) = (A ∪ B) ∩ (A ∪ B)
> 1 ⇐⇒ > 1 ⇐⇒ (n − k)a > (k + 1)b
uk k+1b = (A ∩ A) ∪ (A ∩ B) ∪ (B ∩ A) ∪ (B ∩ B)
an − b
⇐⇒ (a + b)k < an − b ⇐⇒ k < , = (A ∩ B) ∪ (B ∩ A).
a+b
 2
et les équivalences logiques analogues avec l’inégalité stricte c) On a, pour tout (A, B) ∈ P(E) :
renversée, ou avec l’égalité.
1AB = 1(A ∩ B) ∪ (B ∩ A) = 1A 1B + 1B 1A − 1A 1B 1B 1A
On conclut : 
an − b =0
• Si ∈ R− , alors le plus grand terme est atteint une fois = 1A (1 − 1B ) + 1B (1 − 1A ) = 1A + 1B − 2 · 1A 1B .
a+b
et une seule, pour k = 0, et c’est bn
 3
an − b d) Soit (A, B, C) ∈ P(E) . On a :
• Si ∈ R+ \ N, alors le plus grand terme est atteint une
a+b
 an − b 1(AB)C = 1AB + 1C − 2 · 1AB 1C
fois et une seule, pour k = Ent .
a+b = (1A + 1B − 2 · 1A 1B ) + 1C − 2 · (1A + 1B − 2 · 1A 1B )1C
an − b
• Si ∈ N, alors le plus grand terme est atteint exacte- = 1A + 1B + 1C − 2(1A 1B + 1A 1C + 1B 1C ) + 4 · 1A 1B 1C .
a+b
an − b an − b
ment deux fois, pour k = et pour k = + 1. De même :
a+b a+b
1A(BC) = 1A + 1BC − 2 · 1A 1BC
1.24 a) Soit (n, k, i) ∈ N3 tel que k  i  n. On a :
   = 1A + (1B + 1C − 2 · 1B 1C ) − 2 · 1A (1B + 1C − 2 · 1B 1C )
n i n! i! n!
= = = 1A + 1B + 1C − 2(1A 1B + 1A 1C + 1B 1C ) + 4 · 1A 1B 1C .
i k i!(n − i)! k!(i − k)! (n − i)!k!(i − k)!
Ceci montre : 1(AB)C = 1A(BC) .
  
n n−k n! (n − k)! n!
= = , On déduit : (A  B)  C = A  (B  C),
k n−i k!(n − k)! (n − i)!(i − k)! k!(n − i)!(i − k)!
      et on conclut que la loi  est associative dans P(E).
n i n n−k
d’où l’égalité voulue : = .
i k k n−i
1.26 Soit n ∈ N∗ . Exploitons 
les rôles symétriques
 de i et j
b) On a, pour tout n ∈ N :
dans le produit i j. On a : Pn = ij = i j,
n  n     n  n    1i< jn 1 j<in
n i n n−k
Sn = = donc :
i k a) k=0 i=k k n − i
k=0 i=k   & 
n  # 
 n   n  # 
 n−k   P2n = ij ij
n n−k % n n−k $
= = 1i, jn 1i= jn

k=0
k i=k
n−i j=n−i
k=0
k j=0
j 
n 
n 
n   n 
n

n  
ij in j (in n!)
 n n−k i=1 j=1 i=1 j=1
= 2 = (1 + 2)n = 3n . = = =
i=1
Newton
k=0
k 
n 
n
2 (n!)2
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

i2 i
On conclut : ∀n ∈ N, S n = 3n . i=1 i=1

n 
n
n
n
(n!) in (n!)n i
1.25 a) 1) Pour E = {1, 2, 3, 4}, A = {1, 2}, B = {1, 3}, on a : i=1 i=1
= = = (n!)2n−2 .
(n!)2 (n!)2
A ∪ B = {1, 2, 3}, A ∩ B = {1},
On conclut : ∀n ∈ N∗ , Pn = (n!)n−1 .
A ∩ B = {2, 3, 4}, A  B = {2, 3}.

2) Pour E = R, A = ] − ∞ ; 2], B = [1 ; +∞[, on a :


1.27 Récurrence sur n.
• Pour n = 2, la propriété est vraie, car :
A ∪ B = R, A ∩ B = [1 ; 2],
n
1 1 √ √ √
√ = 1 + √ et n + n − 1 = 2 + 1.
A ∩ B = ] − ∞ ; 1[ ∪ ]2 ; +∞[, A  B = ] − ∞ ; 1[ ∪ ]2 ; +∞[. k=1 k 2

17
Chapitre 1 • Ensembles, applications, combinatoire, calculs sur les nombres réels

• Supposons la propriété vraie pour un n ∈ N \ {0, 1} fixé, c’est- √


 √ ⇐⇒ 1 < (n + 1) − n2 − 1
n
1 √ √
à-dire : √ < n + n − 1. ⇐⇒ n2 − 1 < n ⇐⇒ n2 − 1 < n2 ,
k=1 k
On a alors : qui est vraie.

n+1
1 n
1 1 √ √ 1 Ainsi, l’inégalité (1) est vraie, donc :
√ = √ + √ < n+ n−1+ √ .
k k n+1 n+1
k=1 k=1

n+1
1 √ √
Il nous suffit donc de montrer : √ < n + 1 + n,
k
√ √ 1 √ √
k=1

n+ n−1+ √ < n+1+ n (1).


n+1 ce qui montre que l’inégalité est vraie pour n + 1.
1 √ √ On conclut, par récurrence sur n, que l’inégalité de l’énoncé est
On a : (1) ⇐⇒ √ < n+1− n−1 vraie pour tout n ∈ N \ {0, 1}.
n+1

18
Nombres complexes CHAPITRE 2

Plan
Thèmes abordés dans les exercices
Les méthodes à retenir 19
• Calcul sur les nombres complexes : sommes, produits, quotients, puissances,
Énoncés des exercices 22 conjugués, modules, forme algébrique et forme trigonométrique
Du mal à démarrer ? 25 • Équations algébriques simples
Corrigés des exercices 27 • Inégalités portant sur des modules de nombres complexes
• Utilisation des nombres complexes pour la trigonométrie, formule d’Euler, for-
mule de Moivre
• Manipulation des racines n-ièmes de l’unité dans C.

Points essentiels du cours


pour la résolution des exercices
• Calculs dans C, en particulier les propriétés algébriques de la conjugaison et du
module
• Résolution des équations du premier degré et du deuxième degré dans C
• Propriétés de la forme trigonométrique d’un nombre complexe
• Définition et propriétés des racines n-ièmes de l’unité dans C
• Formule d’Euler et formule de Moivre.

Les méthodes à retenir


© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

Pour calculer la partie réelle et la Utiliser la forme trigonométrique des nombres complexes.
partie imaginaire d’un nombre ➥ Exercice 2.2
complexe présenté comme produit de De manière générale, l’écriture algébrique x + i y, (x, y) ∈ R2 ,
nombres complexes ou comme est conseillée pour des calculs additifs, et l’écriture trigonométrique
puissance d’un nombre complexe ρ e i θ , (ρ, θ) ∈ R+ × R, est conseillée pour des calculs multiplicatifs.

Pour calculer la partie réelle et la Multiplier haut et bas par le conjugué du dénominateur.
partie imaginaire d’un nombre
complexe présenté comme quotient ➥ Exercices 2.1 à 2.3.
de deux nombres complexes

19
Chapitre 2 • Nombres complexes

Pour mettre '


sous forme trigonométrique Calculer d’abord |z| par |z| = x2 + y2 , puis calculer, si possible, θ ∈ R
z
un nombre complexe z non nul, tel que e i θ = .
|z|
présenté sous forme algébrique
z = x + i y, (x, y) ∈ R2 ➥ Exercice 2.10 a).

Noter z = x+ i y, (x, y) ∈ R2 et résoudre l’équation z2 = Z, en rajoutant


au système l’équation |z|2 = |Z| qui s’en déduit :

⎧ ⎪

⎪ x2 − y 2 = X
Pour calculer ⎪
⎪ ⎪


⎨(x + i y) = X + i Y
2
sous forme algébrique ⎪ ⎪

z2 = Z ⇐⇒ ⎪ ⎪ ⇐⇒ ⎪ ⎪ 2xy = Y
les racines carrées ⎪
⎩|x + i y|2 = |X + i Y| ⎪


d’un nombre complexe Z ⎪ x2 + y 2 = √ X 2 + Y 2 .


présenté sous forme algébrique,
Z = X + i Y, (X, Y) ∈ R2 Déduire x2 et y2 par addition et soustraction, d’où x et y à des signes
près, qui sont précisés par l’équation 2xy = Y.
On obtient (si Z  0) exactement deux solutions en z.
➥ Exercice 2.5.

• On sait résoudre les équations du premier degré dans C.


On a, pour tout (a, b) ∈ C∗ × C et tout z ∈ C :
b
az + b = 0 ⇐⇒ z = − .
a

• On sait résoudre les équations du second degré dans C.


On a, pour tout (a, b, c) ∈ C∗ × C × C et tout z ∈ C :
 −b − δ −b + δ
az2 + bz + c = 0 ⇐⇒ z = ou z = ,
2a 2a

Pour résoudre où δ est une racine carrée complexe du discriminant Δ = b2 − 4ac.


une équation à une inconnue ➥ Exercice 2.6
dans les complexes
• Toujours tenir compte des particularités de l’équation proposée ; à ce
niveau, s’il y a une question, c’est qu’il y a une réponse exprimable.
➥ Exercice 2.13
• Essayer d’effectuer un changement d’inconnue pour ramener l’équa-
tion à une autre équation plus simple. On prendra souvent comme
nouvelle inconnue un groupement intervenant plusieurs fois dans
l’équation.
Par exemple, pour résoudre une équation bicarrée az4 + bz2 = c = 0,
noter Z = z2 , pour se ramener à une équation du second degré en Z.
➥ Exercices 2.11, 2.12.

20
Les méthodes à retenir

Utiliser les formules, pour tout z ∈ C :


Pour traduire 1 1
qu’un nombre complexe Ré (z) = (z + z), Im (z) = (z − z).
2 2i
est réel, Ainsi :
qu’un nombre complexe    
z ∈ R ⇐⇒ z = z et z ∈ i R ⇐⇒ z = −z .
est imaginaire pur
➥ Exercice 2.15.

1
Essayer d’utiliser, pour tout z ∈ C∗ : |z| = 1 ⇐⇒ z = ,
Pour faire des calculs z
sur des nombres complexes 1
ce qui permet, lorsque |z| = 1, de remplacer z par et réciproquement.
de module 1 z
➥ Exercices 2.9, 2.16, 2.22, 2.23.

• Essayer de faire intervenir les nombres complexes, en utilisant la


formule : ∀x ∈ R, cos x + i sin x = e i x .
θ
• Pour transformer 1 + e i θ ou 1 − e i θ (θ ∈ R), mettre e i 2 en facteur :
Pour résoudre une question portant
sur des cosinus et des sinus θ θ θ θ
1 + e i θ = 2 e i 2 cos , 1 − e i θ = −2 i e − i 2 sin .
2 2

➥ Exercice 2.10 a).

• Essayer d’utiliser l’inégalité triangulaire

∀(z, z ) ∈ C2 , |z + z |  |z| + |z |

ou l’inégalité triangulaire renversée


( (
∀(z, z ) ∈ C2 , |z − z |  ((|z| − |z |((.

Pour établir une inégalité portant sur ➥ Exercices 2.7, 2.25


des modules de nombres complexes • De manière générale, il est conseillé de partir du membre le plus
compliqué.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

• Essayer de faire intervenir des carrés de module (au lieu des modules
eux-mêmes), de façon à pouvoir utiliser la formule :

∀z ∈ C, |z|2 = zz.

➥ Exercice 2.26.

Essayer, si possible, en notant Z = f (z), d’exprimer z en fonction de Z,


Pour déterminer l’image dans C, par puis remplacer z en fonction de Z dans les conditions définissant P.
une application f , d’une partie P de C
➥ Exercice 2.24 c).

21
Chapitre 2 • Nombres complexes

Essayer d’appliquer :
• la formule du binôme de Newton
n  
n k n−k
∀n ∈ N, ∀(a, b) ∈ C2 , a b = (a + b)n
Pour calculer une expression faisant k=0
k
intervenir des coefficients binomiaux,
ou pour calculer une somme faisant ➥ Exercice 2.21 b)
intervenir une ou des racines n-ièmes • la formule sur la sommation d’une progression géométrique
de l’unité dans C

n
1 − zn+1
∀n ∈ N, ∀z ∈ C − {1}, zk = .
k=0
1−z

➥ Exercices 2.4 b), 2.18, 2.19, 2.21 a).

Énoncés des exercices


2.1 Exemples de calculs élémentaires sur des nombres complexes
a) Mettre les nombres complexes suivants sous forme algébrique :
2 − 3i (1 + i )(2 − i ) 4+ i
A = (2 + 3 i )(1 − i ), B= , C= , D= .
1 + 2i 2+ i (1 + i )(3 − i )

b) Calculer les conjugués des nombres complexes suivants :


π
U = 2 − 3i, V = 1+ e i5.

2.2 Exemple de calcul de la partie réelle et de la partie imaginaire d’un nombre complexe
donné comme une puissance

 3 − i 10
Calculer la partie réelle et la partie imaginaire du nombre complexe A = .
1− i

2.3 Exemple de calcul de la partie réelle et de la partie imaginaire d’un nombre complexe
donné comme quotient
1 − it
Soit t ∈ R. Montrer que le nombre complexe z = existe et calculer sa partie réelle
2t + i (1 − t2 )
et sa partie imaginaire.

2.4 Calculs sur des racines 5-ièmes ou 7-ièmes de l’unité dans C


α α2
a) Soit α ∈ C tel que α5 = 1. Calculer A = + .
1+α 2 1 + α4
b) Soit β ∈ C tel que β7 = 1 et β  1. Calculer B = (1 + β)(1 + β2 )(1 + β4 ).

2.5 Exemple de calcul des racines carrées d’un nombre complexe donné
Calculer, sous forme algébrique, les racines carrées dans C des nombres complexes suivants :
A = 2i, B = 9, C = 3 + 4i, D = 3 − 5i.

22
Énoncés des exercices

2.6 Exemples d’équations du second degré dans les complexes


Résoudre les équations d’inconnue z ∈ C :
a) (E) (1 − i )z2 + (2 + i )z + 3 + 4 i = 0
b) (F) z2 − (1 + i )z + 1 − i = 0.

2.7 Exemple d’inégalité sur des modules de nombres complexes


( (
Soit z ∈ C tel que : |z − 2|  3 et |z − 2 i |  5. Montrer : ((z − (1 + i )((  4.

2.8 Racines cubiques de l’unité dans C


a) Déterminer les trois racines cubiques de 1 dans C, par leur forme trigonométrique et par leur
2iπ
forme algébrique. Montrer que ce sont 1, j , j 2 , où on a noté j = e 3 .
b) Montrer : j 2 = j et 1 + j + j 2 = 0.
c) Soit (u, v, w) ∈ C . On note : x = u + v + w, y = u + j v + j 2 w, z = u + j 2 v + j w.
3

1) Exprimer le produit xyz en fonction de u, v, w.


2) Exprimer u, v, w en fonction de x, y, z, puis exprimer le produit uvw en fonction de x, y, z.

2.9 Exemple de calcul sur une racine n-ième de l’unité dans C


Soient n ∈ N∗ , ω ∈ C telle que ωn = 1. Montrer : (1 + ω)n ∈ R.

2.10 Calculs de formes algébriques et de formes trigonométriques de nombres complexes


a) Soit θ ∈ R. On note A = 1 + e i θ et B = 1 − e i θ . Mettre A et B sous forme algébrique et
sous forme trigonométrique.
b) Soient ρ ∈ [0 ; +∞[, θ ∈ R. On note U = 1 + ρ e i θ . Mettre U sous forme algébrique. Est-ce
que la forme trigonométrique de U paraît simple ?

2.11 Exemple de calcul des racines 4-ièmes d’un nombre complexe donné
Calculer les racines 4-èmes de A = −7 + 24 i dans C, c’est-à-dire résoudre l’équation
u4 = −7 + 24 i , d’inconnue u ∈ C.

2.12 Exemple de résolution d’une équation bicarrée dans C


Résoudre l’équation d’inconnue z ∈ C : (E) z4 − (3 − 2 i )z2 + (8 + 6 i ) = 0.

2.13 Exemple de résolution d’équation dans C


Résoudre l’équation d’inconnue z ∈ C : (E) 5z − 2|z| = 5 + 20 i .
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

2.14 Exemples de résolution de systèmes de deux équations à deux inconnues dans C


Résoudre les systèmes d’équations, d’inconnue (u, v) ∈ C2 :



⎪(1 + i )u + (2 − i )v = 1 + 4 i


a) ⎪



⎩ i u + (1 − i )v = 2 i



⎪(1 + i )u + v = 3 + 7 i


b) ⎪



⎩u + v = 2 + i .

23
Chapitre 2 • Nombres complexes

2.15 Exemple de manipulation de conjugués de nombres complexes


1+z
Soit z ∈ C. Montrer : ∈ R ⇐⇒ z ∈ (R) ∪ ( i R).
1−z

2.16 Utilisation de la conjugaison pour des nombres complexes de module 1


a+b
Soit (a, b) ∈ C2 tel que : |a| = 1, |b| = 1, a  b. On note A = . Montrer : A ∈ i R.
a−b

2.17 Calcul de sommes faisant intervenir les coefficients binomiaux


n  
 n  

n n
Pour n ∈ N et x ∈ R, calculer : Cn (x) = cos kx et S n (x) = sin kx.
k=0
k k=0
k

2.18 Somme de cosinus ou de sinus de réels en progression arithmétique



n 
n
Pour n ∈ N et (a, b) ∈ R2 , calculer C = cos(a + kb) et S = sin(a + kb).
k=0 k=0

2.19 Calcul d’une somme de cosinus


1 
n
Pour n ∈ N∗ et x ∈ R \ {2kπ ; k ∈ Z}, calculer Dn (x) = + cos kx.
2 k=1

2.20 Calcul d’un produit faisant intervenir une racine n-ième de l’unité dans C
2iπ

n−1
Soit n ∈ N \ {0, 1}. On note ω = e n . Calculer ωk .
k=0

2.21 Calculs de sommes portant sur les racines n-ièmes de l’unité dans C
Soient n ∈ N \ {0, 1}, ω une racine n-ième de l’unité dans C. Calculer :

n−1
a) ωk
k=0
n−1 
 
n k
b) ω.
k=0
k

2.22 Inégalité sur un module de nombre complexe


(( a − b ((
Soit (a, b) ∈ C2 tel que |a| > 1 et |b| > 1. Montrer : (( (( < 1.
1 − ab

2.23 Une propriété de trois nombres complexes de module 1


Soit (a, b, c) ∈ C3 tel que |a| = |b| = |c| = 1. Montrer : |ab + ac + bc| = |a + b + c|.

2.24 Étude d’une fonction homographique


z− i
On considère la fonction de C dans C donnée par : f (z) = .
1 − iz
a) Montrer qu’il existe un complexe et un seul, noté a, n’ayant pas d’image par f , et qu’il existe
un complexe et un seul, noté b, n’ayant pas d’antécédent par f .

24
Du mal à démarrer ?

b) Montrer que la restriction g de f à C \ {a} au départ et à C \ {b} à l’arrivée, est une application
bijective, et exprimer l’application réciproque g−1 de g.
c) Déterminer les ensembles images de R par g et par g−1 , c’est-à-dire les ensembles :

g(R) = {g(z) ; z ∈ R}, g−1 (R) = {g−1 (Z) ; Z ∈ R}.

2.25 Minoration du module d’une somme de nombres complexes



n
Soient n ∈ N∗ , (z1 , ..., zn ) ∈ Cn tel que : |zk | = 1.
k=1
((  (( 1
Montrer qu’il existe une partie finie non vide I de 1 ; n telle que : (( zk ((  .
k∈I
4

2.26 Manipulation d’inégalités portant sur des modules de nombres complexes


Soient (a, b) ∈ R2 , z ∈ C tels que : a > 0, a2  b, |z + a|  a, |z2 + b|  a.
a+b
Montrer : |z|  .
2a

Du mal à démarrer ?
2.1 a) Effectuer les calculs indiqués. Pour chasser les com- 2.7 Utiliser l’inégalité triangulaire en remarquant :
 
plexes des dénominateurs, multiplier haut et bas par le com- 2 z − (1 + i ) = (z − 2) + (z − 2 i ).
plexe conjugué du dénominateur.
b) Attention : 2.8 c) 1) Développer le produit xyz et utiliser les formules
j 3 = 1 et 1 + j + j 2 = 0.
pour θ ∈ R, le conjugué de e i θ est e − i θ et non − e i θ .
2) Remarquer les rôles analogues de (x, y, z) et (u, v, w), à un
√ coefficient près.
2.2 Mettre
√ 3 − i et 1 − i sous forme trigonométrique, puis
3− i
mettre sous forme trigonométrique. 1
1− i 2.9 Calculer (1 + ω)n en utilisant ω = , puisque |ω| = 1.
ω
2.3 Multiplier haut et bas par le conjugué du dénominateur.
2.10 a) 1re méthode : Remplacer e i θ par cos θ + i sin θ.
θ
2.4 a) Réduire au même dénominateur et utiliser α5 = 1. 2e méthode : Mettre e i 2 en facteur.
b) Effectuer le produit et utiliser la formule sur une sommation b) La forme trigonométrique de U semble compliquée.
géométrique.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

2.11 Remarquer que les racines carrées des racines carrées de


2.5 Pour déterminer sous forme algébrique les racines car- A sont des (les) racines quatrièmes de A dans C.
rées complexes d’un nombre complexe Z donné, noter
Z = X + i Y, (X, Y ) ∈ R2 donné, z = x + i y, (x, y) ∈ R2 inconnu, et 2.12 Utiliser le changement d’inconnue Z = z2 .
résoudre le système d’équations :
' 2.13 Remarquer que z est nécessairement de la forme
x 2 − y 2 = X, 2xy = Y, x2 + y 2 = |Z| = X 2 + Y 2 . z = x + 4 i , x ∈ R.

2.6 Calculer, pour le trinôme az2 + bz + c, le discriminant 2.14 a) Il s’agit d’un système linéaire de deux équations à
deux inconnues. On peut procéder par combinaison ou par sub-
Δ = b2 − 4ac, puis une racine carrée δ de Δ dans C, et, si Δ  0, stitution.
les solutions dans C de l’équation az2 + bz + c = 0 sont :
b) Conjuguer la deuxième équation du système, pour se rame-
−b − δ −b + δ ner à un système linéaire de deux équations aux inconnues u, v.
, .
2a 2a

25
Chapitre 2 • Nombres complexes

1+z
2.15 Développer les calculs à partir de l’égalité entre et Raisonner par équivalences logiques sur le résultat voulu, en
1−z faisant intervenir le carré du module.
son conjugué.
1
2.16 Utiliser a =
1 1
, b = , puisque |a| = 1 et |b| = 1.
2.23 Utiliser a = , etc, puisque |a| = 1.
a
a b

2.17 Considérer Cn (x) + i Sn (x) et utiliser la formule du binôme


2.24 a) • Résoudre l’équation : le dénominateur est nul.
de Newton. • Pour z ∈ C − {− i } et Z ∈ C, étudier l’équation Z = f(z), d’incon-
nue z.
2.18 Considérer C+ i S et utiliser une sommation géométrique. b) Calculer z en fonction de Z, avec les notations ci-dessus.

2.19 1re méthode : passage par les nombres complexes : c) 1) Pour tout Z ∈ C − { i } :

n
Considérer aussi Sn (x) = sin kx, former Dn (x) + i Sn (x) et uti- Z ∈ g(R) ⇐⇒ g−1 (Z) ∈ R ⇐⇒ g−1 (Z) = g−1 (Z).
k=1
liser une sommation géométrique.
2) Pour tout z ∈ C − {− i } :
2e méthode : utilisation d’une formule de trigonométrie :
x
Multiplier par 2 sin et utiliser une formule pour transformer z ∈ g−1 (R) ⇐⇒ g(z) ∈ R ⇐⇒ g(z) = g(z).
2
2 sin a cos b.

2.20 Utiliser la propriété fondamentale de l’exponentielle et


2.25 Noter, pour tout k ∈ 1 ; n : zk = xk + i yk , (xk , yk ) ∈ R2 .
la formule donnant la somme des n − 1 premiers entiers consé- 
n 
n

cutifs. Considérer les deux sommations |xk | et |yk | et scinder la


k=1 k=1
première selon le signe de xk , la seconde selon le signe de yk .
2.21 a) Utiliser une sommation géométrique en séparant en Remarquer que, si une somme de quatre réels est  1, alors l’un
deux cas : ω  1, ω = 1. d’eux au moins est  1/4.
b) Utiliser la formule du binôme de Newton.
2.26 Utiliser convenablement les hypothèses sur a, b, z, l’in-
2.22 Montrer d’abord que l’expression proposée existe. égalité triangulaire et l’inégalité triangulaire renversée.

26
Corrigés des exercices

2.1 a) • A = (2 + 3 i )(1 − i ) = 5 + i . 1− it
Ceci montre que z = existe.
2t + i (1 − t2 )
Dans les trois exemples suivants, on multiplie haut et bas par le
• On a, en multipliant haut et bas par le conjugué du dénomi-
conjugué du dénominateur :
nateur :
2 − 3i (2 − 3 i )(1 − 2 i ) −4 − 7 i 4 7  
• B= = = = − − i. (1 − i t) 2t − i (1 − t2 )
1 + 2i (1 + 2 i )(1 − 2 i ) 5 5 5 z=
(2t)2 + (1 − t2 )2
(1 + i )(2 − i ) 3 + i    
• C = = 2t − t(1 − t2 ) − i 2t2 + (1 − t2 )
2+ i 2+ i =
4t2 + (1 − 2t2 + t4 )
t(1 + t2 ) − i (1 + t2 ) t 1
(3 + i )(2 − i ) 7 − i 7 1 = = − i.
= = = − i. (1 + t2 )2 1 + t2 1 + t2
(2 + i )(2 − i ) 5 5 5
t 1
On conclut : Ré (z) = , Im (z) = − .
4+ i 4+ i (4 + i )(4 − 2 i ) 1 + t2 1 + t2
• D= = =
(1 + i )(3 − i ) 4 + 2 i (4 + 2 i )(4 − 2 i )
2.4 a) Montrons d’abord, sachant α5 = 1, que 1 + α2 et
1 + α4 sont tous deux non nuls.
18 − 4 i 9 1
= = − i. Si 1 + α2 = 0, alors : 1 = α5 = (α2 )2 α = (−1)2 α = α,
20 10 5
donc 1 + α2 = 2, contradiction.
i π5 − i π5
b) U = 2 − 3 i = 2 + 3 i , V = 1 + e = 1+ e . Si 1 + α4 = 0, alors : 1 = α5 = α4 α = (−1)α = −α,
i π5
Attention : On n’a pas V = 1− e . Pour tout t ∈ R, le conjugué donc 1 + α2 = 2, contradiction.
de e i t est e − i t et non − e i t .
Ceci montre : 1 + α2  0 et 1 + α4  0.

2.2 Mettons 3 − i ) et 1 − i sous forme trigonométrique. Ainsi, A existe.
√ √ √
On a : | 3− i| = 32 + (−1)2 = 4 = 2 On a :
√ α α2 α(1 + α4 ) + α2 (1 + α2 )
√  3 1 π A= + =
donc : 3− i =2 − i = 2 e −i 6 . 1+α2 1+α 4 (1 + α2 )(1 + α4 )
2 2
√ α + 1 + α2 + α4
On a : |1 − i | = 2 = = 1.
1 + α2 + α4 + α
√  1 1 √ π
donc : 1 − i = 2 √ − √ i = 2 e −i 4 .
2 2 b) On a :
√ π
3− i 2 e −i 6 √ π B = (1 + β)(1 + β2 )(1 + β4 ) = (1 + β + β2 + β3 )(1 + β4 )
D’où : = √ = 2 e i 12 . Puis :
1− i 2e − i π4
= (1 + β + β2 + β3 ) + (β4 + β5 + β6 + 1) = 1,
 √ i π 10 √ 10 i 10π 5π
car, comme β7 = 1 et β  1, on a, par progression géométrique :
A = 2 e 12 = 2 e 12 = 25 e i 6
 6
β7 − 1
5π 5π √
βk = = 0.
= 32 cos + i sin = −16 3 + 16 i . β−1
6 6 k=0

On conclut que la partie réelle de A est −16 3 et que la partie 2.5 Notons z = x + i y, (x, y) ∈ R2 .
imaginaire de A est 16.
⎧ 2 ⎧ 2


⎪ x − y2 = 0 ⎪

⎪ x =1


⎪ ⎪


2.3 • On a : ⎪
⎨ ⎪
⎨ 2
• z = A = 2 i ⇐⇒ ⎪
2
⎪ 2xy = 2 ⇐⇒ ⎪ ⎪y =1
⎧ ⎧ ⎪
⎪ ⎪


⎪ ⎪
⎪ ⎪
⎪ ⎪

⎨2t = 0
⎪ ⎨t = 0
⎪ ⎪ 2
⎩ x + y2 = 2

⎩ xy = 1
2t + i (1 − t2 ) = 0 ⇐⇒ ⎪
⎪ ⇐⇒ ⎪


⎩1 − t2 = 0 ⎪
⎩t = ±1 ⎛⎧ ⎧ ⎞
⎜⎜⎜⎪⎪
⎪ x=1 ⎪

⎪ x = −1 ⎟⎟⎟
⎜ ⎨ ⎨ ⎟⎟⎟ .
⇐⇒ ⎜⎜⎜⎝⎪ ⎪ ou ⎪
⎪ ⎟
impossible, donc 2t + i (1 − t2 )  0. ⎪
⎩y = 1 ⎩y = −1 ⎠

27
Chapitre 2 • Nombres complexes

Les racines carrées complexes de A = 2 i sont donc : On conclut que l’ensemble S des solutions de (E) dans C est :
! −3 + i "
S = 1 − 2i, .
1 + i et 1 − i . 2
b) Le discriminant Δ est :
On pouvait d’ailleurs remarquer (1 + i )2 = 2 i , ce qui évite le
Δ = (1 + i )2 − 4(1 − i ) = −4 + 6 i .
calcul ci-dessus.
• Les racines carrées complexes de B = 9 sont à l’évidence : 3 Cherchons les racines carrées complexes de Δ.
et −3. Soient (x, y) ∈ R2 , δ = x + i y. On a :
⎧ 2 ⎧ 2


⎪ x − y2 = 3 ⎪
⎪ x − y2 = −4


⎪ ⎪



⎨ ⎪


• z = C = 3 + 4 i ⇐⇒ ⎪ 2xy = 4
2

⎪ δ2 = Δ ⇐⇒ (x + i y)2 = −4 + 6 i ⇐⇒ ⎪
⎪2xy = 6


⎪ √ ⎪



⎩ x2 + y2 = 32 + 42 = 5 ⎩ x2 + y2 = √52


⎧ ⎧ 2 √52−4


⎪ x2 = 4 ⎪ ⎧ )√

⎪ ⎛⎧ ⎧ ⎞ ⎪

⎪ x = 2 ⎪


⎪ ⎜⎜⎜⎪⎪ x=2 ⎪
⎪ ⎟ ⎪ ⎪
⎨ x = −2 ⎟⎟⎟⎟ ⎪ ⎪
⎨x =
52−4

⎨ 2 ⎜ ⎪
⎨ ⎪ ⎪
⎨ 2 √52+4 ⎪
⇐⇒ ⎪ y = ⇐⇒ ⎜⎜⎝⎪ ⎜ ou ⎪ ⎟⎟ . ⇐⇒ ⎪ y = ⇐= ⎪ )
2



1 ⎪

⎩y = 1 ⎪
⎩y = −1 ⎠
⎪ ⎪
⎪ ⎪
⎪ √

⎪ ⎪


2


⎩y =


⎩ xy = 2 ⎪
⎩ xy = 3
52+4
2
.

Les racines carrées complexes de C = 3 + 4 i sont donc : Une racine carrée complexe de Δ est donc :
* *
√ √
2+ i et −2− i. 52 − 4 52 + 4
δ= +i .
⎧ 2 2 2


⎪ x − y2 = 3


⎪ L’équation (F) admet exactement deux solutions, qui sont :


• z2 = D ⇐⇒ ⎪
⎪2xy = −5 * *

⎪ √ √
⎪ √ (1 + i ) − δ 1  52 − 4  52 + 4
⎩ x2 + y2 = 32 + 52 = √34

⎪ z1 = = 1− + i 1−
2 2 2 2
√ √ * *
34 + 3 34 − 3 5 √ √
⇐⇒ x2 = , y2 = , xy = − (1 + i ) + δ 1  52 − 4  52 + 4
2 2 2 z2 = = 1+ + i 1+ .
* * 2 2 2 2
√ √
34 + 3 34 − 3
⇐⇒ x = ε , y = −ε , ε = ±1.
2 2
2.7 On a, en utilisant l’inégalité triangulaire :
(( ( ( (
On conclut * carrées complexes de D = 3 + 5 i
* que les racines
√ √ 2(z − (1 + i )(( = |2z − 2 − 2 i | = (((z − 2) + (z − 2 i )((
34 + 3 34 − 3  |z − 2| + |z − 2 i |  3 + 5 = 8,
sont : −i et son opposé.
2 2 (( ((
donc : (z − (1 + i )(  4.
2.6 a) Le discriminant Δ est :
2.8 a) D’après le cours, les racines cubiques de l’unité
2iπ 4iπ
Δ = (2 + i )2 − 4(1 − i )(3 + 4 i ) = (5 i )2 , dans C sont, sous forme trigonométrique : 1, e 3 , e 3 .
2iπ 4iπ
donc (E) admet exactement deux solutions : On note j = e 3 , donc : j 2 = e 3 . Ainsi, les racines cu-
biques de 1 dans C sont : 1, j , j 2 . Sous forme algébrique :
−(2 + i ) − 5 i −2 − 6 i −1 − 3 i √
z1 = = = 2π 2π 1 3
2(1 − i ) 2(1 − i ) 1− i j = e
2iπ
3 = cos + i sin =− + i ,
3 3 2 2
(−1 − 3 i )(1 + i ) 2 − 4 i √
= = = 1 − 2i, 4iπ 4π 4π 1 3
2 2 j 2 = e 3 = cos + i sin =− − i .
3 3 2 2
−(2 + i ) + 5 i −2 + 4 i −1 + 2 i √ √
z2 = = =
2(1 − i ) 2(1 − i ) 1− i 1
b) • On a : j 2 = − − i
3 1
et j = − − i
3
,
2 2 2 2
(−1 + 2 i )(1 + i ) −3 + i
= = . donc : j 2 = j .
2 2
28
Corrigés des exercices

j3 1 j j 2.10 a) 1) • A = 1 + e i θ = (1 + cos θ) + i 


sin θ .
Ou encore, comme j 3 = 1 : j 2 = = = = = j. 
j j jj 1 réel réel

• On a :
θ θ θ
√ √ • A = 2 cos2 + 2 i sin cos
1 3  1
 3 2 2 2
1+ j + j =1+ − + i + − −i = 0, θ θ
2
θ θ θ
2 2 2 2 = 2 cos cos + i sin = 2 cos e i 2 .
2 2 2 2
ou encore, par sommation géométrique, puisque j 3 = 1 et
Variante de calcul, plus rapide : mettre en facteur l’exponen-
j 1:
tielle de la moitié :
1 − j3
1 + j + j2 = = 0.
1− j θ θ θ θ θ
A = 1 + e i θ = e i 2 e − i 2 + e i 2 = e i 2 2 cos .
De manière plus générale, pour tout entier n  2, la somme des 2
racines n-ièmes de 1 dans C est nulle, cf. exercice 2.21.
  θ
c) 1) xyz = (u + v + w) (u + j v + j 2 w)(u + j 2 v + j w) Si cos  0, alors, la forme trigonométrique de A est :
2
= (u + v + w)(u2 + v2 + w2
 θ iθ
+ ( j + j 2 )uv + ( j + j 2 )uw + ( j + j 2 )vw A = 2 cos e 2.
2
= (u + v + w)(u2 + v2 + w2 − uv − uw − vw)
= u3 + v3 + w3 − 3uvw, θ
Si cos  0, alors la forme trigonométrique de A est :
2
θ θ 
les autres termes se simplifiant. 
2) • On a : A = − 2 cos e i 2 +π .
2
x= u+v+w ×1 ×1 ×1
y = u + j v + j 2w ×1 ×j ×j2 2) De même :
z = u + j v + jw
2
×1 ×j 2
×j • B = (1 − cos θ) − i sin θ
θ θ θ
d’où, en combinant à l’aide des coefficients indiqués, et puisque • B = e i 2 e −i 2 − e i 2
1 + j + j 2 = 0 et j 4 = j : θ θ θ θ π
= e i 2 − 2 i sin = 2 sin e i 2 − 2 .
2 2
x + y + z = 3u, x + j y + j 2 z = 3w, x + j 2 y + j z = 3v,
θ
d’où : Si sin  0, alors la forme trigonométrique de B est :
2
1 1 1 θ i θ −π
u= (x + y + z), v = (x + j 2 y + j z), w = (x + j y + j 2 z). B = 2 sin e 2 2 .
3 3 3 2
Ainsi, u, v, w s’expriment en fonction de x, y, z par les mêmes θ
Si sin  0, alors la forme trigonométrique de B est :
formules que x, y, z en, fonction de u, v, w, à un coefficient 3 2
près.
 θ θ π
•On a donc, en appliquant le résultat de 1) à x, y, z à la place B = − 2 sin e i 2 + 2 .
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

2
de u, v, w et en tenant compte du coefficient 3 :

1 3 b) • U = 1 + ρ e i θ = 1 + ρ(cos θ + i sin θ)
uvw = (x + y3 + z3 − 3xyz).
27 = (1 + ρ cos θ) + i ρ sin θ.
• Pour mettre U sous forme trigonométrique, on ne peut utili-
1
2.9 Puisque ωn = 1, on a |ω| = 1, donc ω = , d’où : ser aucune des deux méthodes vues en a), car il n’y a pas de
ω
formule de trigonométrie pour transformer 1 + ρ cos θ et on ne
θ
 1 n peut pas mettre commodément e i 2 en facteur.
(1 + ω)n = (1 + ω)n = 1 +
ω La forme trigonométrique de U ne paraît pas simple.
 ω + 1 n (ω + 1)n (ω + 1)n
= = = = (1 + ω)n , Par exemple, le module de U est :
ω ω n 1
 1/2
et on conclut : (1 + ω)n ∈ R. |U| = (1 + ρ cos θ)2 + (ρ sin θ)2 = (1 + 2ρ cos θ + ρ2 )1/2 .

29
Chapitre 2 • Nombres complexes

2.11 Il est clair que, pour tous complexes u, A, z, si u = z2 Une racine carrée δ de Δ dans C est donc : δ = 3 − 6 i .
et A = u2 , alors A = (z2 )2 = z4 . Les solutions de l’équation en Z sont donc :
D’autre part, si u1 est une racine 4-ième de A, alors u1  0 et,
pour toute racine 4-ième u de A : 3 − 2 i − (3 − 6 i )
Z1 = = 2i,
 u 4 u 4
2
A
= 4 = = 1,
u1 u1 A 3 − 2 i + (3 − 6 i )
Z2 = = 3 − 4i.
u 2
donc est une racine 4-ième de l’unité dans C, d’où u ∈
 u 1  •Les racines carrées complexes de 2 i sont 1 + i et −1 − i (cf.
u1 , i u1 , −u1 , − i u1 .
aussi exercice 2.5), et les racines carrées complexes de 3 − 4 i
Ceci montre que A admet exactement quatre racines 4-ièmes sont 2 − i et −2 + i (cf. aussi exercice 2.5, en conjuguant).
dans C, qui sont les racines carrées des racines carrées de A
Finalement, l’équation (E) admet exactement quatre solutions :
dans C.
1 + i , −1 − i , 2 − i , −2 + i .
• On cherche d’abord les racines carrées de A dans C.
En notant u = x + i y, (x, y) ∈ R2 , on a : 2.13 Remarquons que, si z convient, alors :
⎧ 2 ⎧ 2


⎪ x − y2 = −7 ⎪

⎪ x =9 2


⎪ ⎪

⎪ z= |z| + 1 + 4 i ,

⎨ ⎪
⎨ 2 5
u = A = −7 + 24 i ⇐⇒ ⎪
2
⎪ 2x = 24 ⇐⇒ ⎪ ⎪y = 16


⎪ ⎪




⎩ x2 + y2 = |A| = 25 ⎪ ⎪
⎩ xy = 12 donc z est de la forme : z = x + 4 i , x ∈ R.
⎛⎧ ⎧ ⎞ Reportons dans l’équation :
⎜⎜⎜⎪⎪
⎪ x=3 ⎪

⎪ x = −3 ⎟⎟⎟
⎜ ⎨ ⎨ ⎟⎟⎟ .
⇐⇒ ⎜⎜⎜⎝⎪ ⎪ ou ⎪⎪ ⎟

⎩y = 4 ⎩y = −4 ⎠
⎪ (E) 5z − 2|z| = 5 + 20 i

Ainsi, les racines carrées complexes de A sont 3+4 i et −3−4 i . ⇐⇒ 5(x + 4 i ) − 2 x2 + 16 = 5 + 20 i

• On cherche les racines carrées complexes de 3 + 4 i . Après un ⇐⇒ 5x − 2 x2 + 16 = 5
calcul analogue au précédent, les racines carrées complexes de √
3 + 4 i sont 2 + i et −2 − i . ⇐⇒ 5(x − 1) = 2 x2 + 16



Les racines carrées complexes de −3 − 4 i s’obtiennent à partir ⎨x − 1  0

des racines carrées complexes de 3 + 4 i en multipliant celles-ci ⇐⇒ ⎪


⎩25(x − 1)2 = 4(x2 + 16) (1).
par i .
Finalement, les racines 4-ièmes de A = 3 + 4 i dans C sont : Et :
2 + i , −2 − i , −1 + 2 i , 1 − 2 i .
(1) ⇐⇒ 25(x2 − 2x + 1) − 4(x2 + 16) = 0
2.12 Notons Z = z2 . Alors : ⇐⇒ 21x2 − 50x − 39 = 0.

(E) ⇐⇒ Z 2 − (3 − 2 i )Z + 8 + 6 i = 0. Il s’agit d’une équation du second degré.


Il s’agit d’une équation du second degré en Z. Le discriminant Le discriminant Δ est : Δ = 502 + 4 · 21 · 39 = 5776 = 762 ,
Δ est : Δ = (3 − 2 i )2 − 4(8 + 6 i ) = −27 − 36 i . donc :
• Cherchons une racine carrée complexe de Δ.  50 − 76 13 50 + 76
(1) ⇐⇒ x = =− ou x = =3 .
Notons δ = a + i b, (a, b) ∈ R . On a :
2 2 · 21 21 2 · 21
⎧ 2


⎪ a − b2 = −27 Ainsi, en tenant compte de la condition x − 1  0 :





δ2 = Δ ⇐⇒ ⎪ ⎪ 2ab = −36 (E) ⇐⇒ x = 3.





⎩a2 + b2 = |Δ| = 45
⎧ 2 Finalement, (E) admet une solution et une seule : 3 + 4 i .


⎪ a =9 ⎧


⎪ ⎪


⎨ 2 ⎨a = 3
⎪ 2.14 a) Il s’agit d’un système linéaire de deux équations à
⇐⇒ ⎪ ⎪ b = 36 ⇐= ⎪



⎪ ⎪
⎩b = −6. deux inconnues, que l’on peut résoudre, par exemple, par com-


⎩ab = −18 binaison linéaire ou par substitution.

30
Corrigés des exercices

1 1
La deuxième équation permet d’exprimer simplement u en 2.16 Puisque |a| = 1 et |b| = 1, on a a = et b = , d’où :
fonction de v, et on peut ensuite reporter dans la première équa- a b
tion : 1 1
a + b +
a+b b+a a+b
i u + (1 − i )v = 2 i A= = = a b = =− = −A,
a−b a−b 1 1 b − a a −b
1  −
⇐⇒ u = 2 i − (1 − i )v = 2 + (1 + i )v (3), a b
i
donc : A ∈ i R.
puis :
⎧ 2.17 Passons par les nombres complexes :



⎨(3) n   n  
(S) ⇐⇒ ⎪

⎩(1 + i )2 + (1 + i )v + (2 − i )v = 1 + 4 i (4)
⎪ n n
Cn (x) + i S n (x) = cos kx + i sin kx
k=0
k k=0
k
et : n  
n
= (cos kx + i sin kx)
(4) ⇐⇒ 2 + 2 i + 2 i v + (2 − i )v = 1 + 4 i k=0
k
−1 + 2 i n  
⇐⇒ (2 + i )v = −1 + 2 i ⇐⇒ v = = i. n
2+ i = ( e i x )k = (1 + e i x )n
k=0
k Newton

Enfin : u = 2 + (1 + i )v = 2 + (1 + i ) i = 1 + i .  x x x  n nx  x n
= e i 2 e −i 2 + e i 2 = e i 2 2 cos
On conclut que le système proposé admet une solution et une 2
seule : (1 + i , i ). x nx nx
= 2n cosn cos + i sin .
b) Il ne s’agit pas d’un système linéaire en (u, v), puisque 2 2 2
des conjugaisons interviennent. Mais, en conjuguant dans la On conclut :
deuxième équation, on fait disparaître u et v, ce qui ramène à
x nx x nx
un système linéaire d’inconnue (u, v) : Cn (x) = 2n cosn cos , S n (x) = 2n cosn sin .
2 2 2 2
⎧ ⎧

⎪ ⎪

⎨(1 + i )u + v = 3 + 7 i (1)
⎪ ⎨(1 + i )u + v = 3 + 7 i
⎪ 2.18 Passons par les nombres complexes :

⎪ ⇐⇒ ⎪


⎩u + v = 2 + i ⎪
⎩u + v = 2 − i
(2) 
n
   i (a+kb)
n
C + iS = cos(a + kb) + i sin(a + kb) = e .



⎨(1 + i )(2 − i − v) + v = 3 + 7 i
k=0 k=0

⇐⇒ ⎪


⎩u = 2 − i − v (3) • Si b  2πZ, alors e i b  1, donc, par sommation d’une pro-
gression géométrique :



⎨3 + i − i v = 3 + 7 i
⎪ e i (n+1)b − 1
⇐⇒ ⎪
⎪ C + i S = e ia

⎩(3) e ib − 1
(n+1)b  (n+1)b (n+1)b 
⎧ ⎧ ei 2 e i 2 − e −i 2



6i ⎪
⎪ = e ia
⎨v = − i = −6
⎪ ⎨v = −6
⎪ i b2  i b2 b
⇐⇒ ⎪ ⇐⇒ ⎪ e e − e −i 2


⎪ ⎪

⎩u = 8 − i .
⎩(3) (n + 1)b
  2 i sin
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

= e i a+ nb
2
2 .
On conclut que le système proposé admet une solution et une b
seule : (8 − i , −6). 2 i sin
2

2.15 On a, pour tout z ∈ C − {1} : On déduit C et S en prenant respectivement la partie réelle et


la partie imaginaire.
1+z 1 + z 1 + z 1+z 1+z • Si b ∈ 2πZ, l’étude est immédiate.
∈ R ⇐⇒ = ⇐⇒ =
1−z 1−z 1−z 1−z 1−z On conclut :
⇐⇒ 1 − z = 1 − z ⇐⇒ z − z = 0
2 2 2 2 ⎧ sin (n + 1)b





⎪  nb


⎨cos a +
2 si b  2πZ
⇐⇒ (z − z)(z + z) = 0 ⇐⇒ z = z ou z = −z C=⎪ 2 b


⎪ sin


⎪ 2
⇐⇒ z ∈ R ou z ∈ i R ⇐⇒ z ∈ R ∪ ( i R). ⎪
⎩(n + 1) cos a si b ∈ 2πZ

31
Chapitre 2 • Nombres complexes

⎧ (n + 1)b


⎪ x #  1  1 $


⎪  nb sin = sin + sin n + x − sin n − x


⎨sin a +
2 si b  2πZ 2 2 2
S =⎪
⎪ 2 b #  1  3 $ # x$


⎪ sin 3

⎪ 2 + sin n − x − sin n − x + · · · + sin x − sin

⎩ 2 2 2 2
(n + 1) sin a si b ∈ 2πZ.
 1
= sin n + x .
2.19 1re méthode : passage par les nombres complexes : 2

n  1 
sin n + x
Considérons aussi S n (x) = sin kx. On a : x 2
d’où, puisque sin  0 : Dn (x) = x .
k=1 2 2 sin
 2
1 n 
n
Dn (x) + i S n (x) = + cos kx + i sin kx
2 k=1 k=1
2.20 Puisqu’il s’agit de calculer un produit de nombres

n 
n complexes, essayons d’utiliser la forme trigonométrique des
1 1
= + e i kx = − + ( e i x )k . nombres complexes. On a :
2 k=1
2 k=0

n−1 
n−1
 2iπ k 
n−1
2 i kπ 
n−1
2 i kπ
Puisque x ∈ R \ 2πZ, on a e i x  1, donc, par sommation géo- ωk = e n = e n = exp
n
métrique : k=0 k=0 k=0 k=0

2iπ 
n−1  2 i π (n − 1)n

n
1 − ( e i x )n+1 = exp k = exp
(e ) =
ix k
n k=0 n 2
k=0
1 − e ix  
= exp i π(n − 1) = ( e i π )n−1 = (−1)n−1 .
  (n + 1)x
ei
(n+1)x
2
(n+1)x
e −i 2 − e i
(n+1)x
2
−2 i sin
= = e 2
i nx
i 2x  − i 2x x 2.21 a) En utilisant une progression géométrique, si ω  1,
2
− ei2 x
e e −2 i sin 
n−1
2 1 − ωn 1−1
(n + 1)x (n + 1)x on a : ωk = = = 0.
1 − ω 1 −ω
nx
sin
2  nx nx sin 2
k=0
= ei 2
x = cos + i sin x . 
n−1 
n−1
2 2
sin
2
sin
2 et, si ω = 1, alors : ωk = 1 = n.
k=0 k=0
1 On conclut que, si ω est une racine⎧ n-ième de l’unité dans C,
D’où, en rajoutant − et en prenant la partie réelle :
2  ⎪

⎨0 si ω  1

n−1

(n + 1)x pour n  2, on a : ωk = ⎪

nx ⎪
⎩n si ω = 1.
1 cos 2 sin 2
k=0
Dn (x) = − + x  
2 sin n
2 b) La présence du coefficient binomial incite à utiliser la
k
1  x nx (n + 1)x formule du binôme de Newton :
= x − sin 2 + 2 cos 2 sin
n−1   n  
2
2 sin  n k   n k
2 ω = ω − ωn = (1 + ω)n − 1.
1  x # (2n + 1)x x $ k k
= x − sin 2 + sin + sin k=0 k=0

2 sin 2 2
2 2.22 • Montrons d’abord que l’expression proposée existe.
 1 On a : 1 − ab = 0 ⇐⇒ ab = 1 =⇒ |a| |b| = |ab| = 1,
sin n + x
= 2 a−b
x . exclu, car |a| |b| > 1. Ceci montre que existe.
2 sin 1 − ab
2 (( a − b ((
• On a : (( (( < 1
1 − ab
2e méthode : utilisation d’une formule de trigonométrie :
⇐⇒ |a − b| < |1 − ab|
On remarque que :
⇐⇒ |a − b|2 < |1 − ab|2
 x x 
n
x
2 sin Dn (x) = sin + 2 sin cos kx ⇐⇒ (a − b)(a − b) < (1 − ab)(1 − ab)
2 2 k=1
2
⇐⇒ aa + bb < 1 + abab
x #  1  1 $
n
= sin + sin k + x − sin k − x
2 k=1 2 2 ⇐⇒ |a|2 + |b|2 < 1 + |a|2 |b|2

32
Corrigés des exercices

⇐⇒ |a|2 |b|2 − |a|2 − |b|2 + 1 > 0 Z+ i Z− i


⇐⇒ =
   1 + iZ 1 − iZ
⇐⇒ |a|2 − 1 |b2 | − 1 > 0,
⇐⇒ (Z + i )(1 − i Z) = (Z − i )(1 + i Z)
et cette dernière inégalité est vraie, car |a| > 1 et |b| > 1. ⇐⇒ 2 i ZZ = 2 i ⇐⇒ ZZ = 1
⇐⇒ |Z|2 = 1 ⇐⇒ |Z| = 1.
1
2.23 Remarquons que, puisque |a| = 1, on a a  0 et a = .
a
De même pour b et c. D’où :
 
( ( ( ( On conclut : g(R) = Z ∈ C ; |Z| = 1 \ { i }.
|ab + ac + bc| = ((ab + ac + bc(( = ((a b + a c + b c((
2) L’étude est analogue à la précédente.
(( 1 1 1 1 1 1 (( (( 1 (
= (( + + (( = (( + 1 + 1 ((( Soit z ∈ C \ {− i }. On a :
a b a c b c ab ac bc
(( c + b + a (( |a + b + c| z ∈ g−1 (R) ⇐⇒ g(z) ∈ R
= (( (( = = |a + b + c|.
abc |a| |b| |c| z− i  z− i
⇐⇒ =
1 − iz 1− iz
2.24 a) • Il est clair qu’il existe un nombre complexe et un
1 z− i z+ i
seul, noté a, n’ayant pas d’image par f et que a = = − i , la ⇐⇒ =
i 1 − iz 1 + iz
z− i ⇐⇒ (z − i )(1 + i z) = (z + i )(1 − i z)
valeur de z qui annule le dénominateur de f (z) = .
1− iz
⇐⇒ zz = 1 ⇐⇒ |z| = 1.
• Soient z ∈ C tel que z  − i , Z ∈ C. On a :

Z = f (z) ⇐⇒ (1 − i z)Z = z − i ⇐⇒ (1 + i Z)z = Z + i .


 
On conclut : g−1 (R) = z ∈ C ; |z| = 1 \ {− i }.
Z+ i
Si 1 + i Z  0, alors : Z = f (z) ⇐⇒ z = ,
1 + iZ
2.25 Notons, pour tout k ∈ 1 ; n :
donc Z admet un antécédent (et un seul) par f .
Si 1 + i Z = 0, c’est-à-dire si Z = i , alors : zk = xk + i yk , (xk , yk ) ∈ R2 .

Z = f (z) ⇐⇒ 0z = 2 i , On a :

n 
n
  
n  n
qui n’a aucune solution dans C, donc Z n’a pas d’antécédent 1= |zk |  |xk | + |yk | = |xk | + |yk |.
par f . k=1 k=1 k=1 k=1

On conclut qu’il existe un complexe et un seul, noté b, n’ayant


Dans l’avant-dernière sommation, séparons les termes selon le
pas d’antécédent par f , et que b = i .
signe de xk , et dans la dernière sommation, séparons les termes
• En reprenant les calculs de la solution de a), pour tout selon et le signe de yk On déduit :
Z ∈ C \ { i }, il existe z ∈ C \ {− i } unique tel que Z = f (z).    
Ceci montre que l’application 1 |xk | + |xk | + |yk | + |yk |.
k ; xk 0 k ; xk 0 k ; yk 0 k ; yk 0
g : C \ {− i } −→ C \ { i }, z −→ f (z)
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

1
est bijective. L’une au moins de ces quatre sommations est  , car, sinon,
4
la somme de ces quatre sommations serait < 1, contradiction.
De plus, pour tout z ∈ C \ {− i } et tout Z ∈ C \ { i }, on a :  1
Supposons, par exemple : |xk |  .
Z+ i k ; xk 0
4
Z = g(z) ⇐⇒ z = ,  
1+ iZ Notons I = k ∈ 1 ; n ; xk  0 , qui est une partie finie de
Z+ i 1 ; n, non vide car sinon cette somme serait nulle. On a :
donc : g−1 : C \ { i } −→ C \ {− i }, Z −→ . ((  (( ((  (( ((   ((
1+ iZ
(( zk (( = (( (xk + i yk )(( = (( xk + i yk ((
• 1) Soit Z ∈ C \ { i }. On a :
k∈I k∈I k∈I k∈I
 
−1
Z ∈ g(R) ⇐⇒ g (Z) ∈ R ∈R ∈R
((  (( ((  ((  1
Z+ i  Z+ i  (( xk (( = (( xk (( = xk  .
⇐⇒ = 4
1 + iZ 1 + iZ k∈I k ; x 0
k k ; x 0
k

33
Chapitre 2 • Nombres complexes

( (
On a donc montré l’existence d’une partie finie non vide I de  |2az| − (((a2 − b) − (z + a)2 ((
Inégalité triangulaire renversée
1 ; n convenant.  
 2a|z| − |a2 − b| + |z + a|2
De même lorsque c’est l’une des trois autres sommes (dans l’in- Inégalité triangulaire
1
égalité vue plus haut) qui est  . = 2a|z| − (b − a2 ) − |z + a|2
4 b−a2 0

2.26 On a :  2a|z| − (b − a2 ) − a2 = 2a|z| − b.


( (
a  |z2 + b| = (((z + a)2 − a2 − 2az + b(( Ainsi : a  2a|z| − b,
( ( a+b
= ((2az + a2 − b − (z + a)2 (( d’où, puisque a > 0 : |z| 
2a
.

34
Polynômes CHAPITRE 3

Plan
Thèmes abordés dans les exercices
Les méthodes à retenir 35
• Calculs dans K[X]
Énoncés des exercices 38
• Calcul du reste ou du quotient d’une division euclidienne dans K[X]
Du mal à démarrer ? 43
• Étude des zéros d’un polynôme et de leurs ordres de multiplicité
Corrigés des exercices 46
• Factorisation de polynômes (assez simples) dans C[X], dans R[X]
• Localisation des zéros d’un polynôme de C[X], de R[X]
On note K = R ou C. • Calcul de fonctions symétriques.

Points essentiels du cours


pour la résolution des exercices
• Définition et propriétés de K[X]
• Division euclidienne dans K[X]
• Définition des zéros d’un polynôme, de l’ordre de multiplicité
• Théorème de d’Alembert dans C[X]
• Factorisation d’un trinôme réel ou complexe, d’un trinôme bicarré réel.

Les méthodes à retenir


© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

Pour montrer une propriété


Essayer d’utiliser un raisonnement par récurrence.
portant sur des polynômes
indexés par un entier naturel n ➥ Exercices 3.4, 3.9, 3.32 a), 3.33.

Essayer de :
Pour trouver tous les polynômes • étudier le degré, et, si deg (P) est petit, déterminer P à l’aide de ses
satisfaisant une formule donnée coefficients
➥ Exercices 3.3, 3.14, 3.27

35
Chapitre 3 • Polynômes

(suite) • étudier les zéros


➥ Exercice 3.37.

Revenir à la définition : A = BQ + R et deg (R) < deg (B),


Pour déterminer et, si B est de bas degré, prendre la valeur en un ou des points qui
le reste de la division euclidienne annulent B.
d’un polynôme A Éventuellement, passer par les nombres complexes.
par un polynôme B non nul
➥ Exercices 3.8, 3.21, 3.23, 3.24.

Pour calculer Essayer d’écrire une égalité polynomiale venant de la formule du bi-
certaines sommations nôme de Newton, puis prendre la valeur en certains points, après avoir
faisant intervenir éventuellement dérivé une ou plusieurs fois, ou primitivé.
les coefficients binomiaux ➥ Exercice 3.13.

Essayer de :
Pour montrer que • mettre (X − a)α en facteur dans P(X)
a ∈ K est zéro d’ordre α au moins
d’un polynôme P de K[X] • utiliser la caractérisation : P(a) = 0, P  (a) = 0, ..., P(α−1) (a) = 0.
➥ Exercice 3.12.

Essayer de :
• mettre (X − a)α en facteur dans P(X) et montrer que l’autre facteur
Pour montrer que n’est pas multiple de X − a
a ∈ K est zéro d’ordre α exactement ➥ Exercice 3.11
d’un polynôme P de K[X]
• utiliser la caractérisation :

P(a) = 0, P  (a) = 0, ..., P(α−1) (a) = 0 et P(α) (a)  0.

Essayer de :
• mettre B en facteur dans A, par calculs élémentaires, par utilisation
d’identités remarquables
➥ Exercice 3.30
Pour montrer qu’un polynôme B
divise un polynôme A • montrer que le reste de la division euclidienne de A par B est nul
• montrer que tout zéro de B est zéro de A, avec un ordre de multipli-
cité dans A supérieur ou égal à celui dans B, si B est factorisé en un
produit de facteurs du premier degré.
➥ Exercices 3.10, 3.20.

36
Les méthodes à retenir

• Chercher un zéro a de P, mettre X−a en facteur dans P, puis réitérer.


• Se rappeler le théorème de d’Alembert : tout polynôme non constant
de C[X] est factorisable en un produit de polynômes du premier
degré.
• Essayer d’utiliser les identités remarquables : factorisations de
A2 − B2 , de A2 + B2 dans C[X], formule du binôme de Newton,
Pour factoriser sommation géométrique.
un polynôme P dans C[X]
➥ Exercice 3.7
• On sait factoriser dans C[X] tout polynôme de degré 2.
➥ Exercices 3.7, 3.26
• Éventuellement, faire intervenir les racines n-ièmes de 1 dans C.
➥ Exercice 3.16.

• Se rappeler que, d’après le cours, tout polynôme non constant


de R[X] est factorisable en un produit de polynômes de degré 1 et
de polynômes de degré 2 à discriminant < 0.
• Chercher un zéro a de P, mettre X − a en facteur dans P(X), puis
réitérer.
➥ Exercices 3.6, 3.16
• On sait factoriser dans R[X] les polynômes de degré 2 à discrimi-
nant  0, donc aussi ceux qui s’y ramènent simplement.
• Si P est un trinôme bicarré, P = X4 + pX2 + q, (p, q) ∈ R2 :
∗ si p2 − 4q  0, mettre sous forme canonique :
 p 2 p2 − 4q
X2 + − ,
2 4
Pour factoriser puis terminer la factorisation à l’aide de l’identité remarquable
un polynôme P dans R[X] sur A2 − B2
∗ si p2 − 4q < 0, donc q > 0, grouper X4 et q pour débuter un carré :
 √ 2  √
X2 + q − 2 q − p)X2 ,
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

puis terminer la factorisation à l’aide de l’identité remarquable


sur A2 − B2
➥ Exercice 3.5
• Essayer d’utiliser des identités remarquables : formule du binôme
de Newton, sommation géométrique.
➥ Exercice 3.25
• Éventuellement, en dernier recours, passer par les nombres com-
plexes, puis regrouper deux par deux les facteurs conjugués.
➥ Exercice 3.7.

37
Chapitre 3 • Polynômes

Se rappeler que toute fonction polynomiale est une fonction continue


Pour étudier et penser aux théorèmes sur les fonctions continues sur un intervalle
l’existence ou la valeur d’extrémums ou sur un segment.
d’une fonction polynomiale
➥ Exercice 3.41.

Pour obtenir
une localisation des zéros Essayer d’appliquer convenablement l’inégalité triangulaire.
d’un polynôme de C[X] ➥ Exercice 3.42.

Énoncés des exercices


3.1 Calculs élémentaires sur des polynômes
On note : A = X2 + 3X + 1, B = X3 + X − 2.
a) Calculer A + B, AB, A2 − XB.
b) Calculer les polynômes composés : A(X − 1), A(X2 ), B(X2 − 1).

3.2 Exemple simple de division euclidienne


Effectuer la division euclidienne de A = X4 + 2X3 − X2 + X − 3 par B = X2 + X − 3.

3.3 Calcul d’un polynôme P, connaissant des valeurs de P et de P 


Montrer qu’il existe P ∈ R3 [X] unique tel que : P(0) = 1, P(1) = 0, P  (0) = 1, P  (1) = 0, et
déterminer P.

3.4 Exemple d’égalité de polynômes


1
On note P0 (X) = 1 et, pour tout n ∈ N∗ : Pn (X) = X(X + 1) · · · (X + n − 1).
n!

n
Montrer : ∀n ∈ N, Pk (X) = Pn (X + 1).
k=0

3.5 Exemples de factorisations de trinômes bicarrés dans R[X]


Factoriser dans R[X] :
A = X4 − X2 − 1, B = X4 + 4X2 + 2, C = X4 + 1, D = X4 + X2 + 1, E = X4 − 3X2 + 1.

3.6 Exemple de factorisation dans R[X]


Factoriser dans R[X] : P = 3X5 − 5X4 + 5X − 3.

3.7 Exemple de factorisation dans C[X], dans R[X]


Factoriser dans C[X] puis dans R[X] : P = (X2 + X + 1)2 + 1.

3.8 Exemple de calcul du reste d’une division euclidienne


Calculer le reste de la division euclidienne de A par B dans les exemples suivants, pour n ∈ N∗ :

38
Énoncés des exercices

a) A = (X + 1)n + 1, B = X − 1
b) A = (X + 1)n − (X − 1)n , B = X2 − 4
c) A = (X + 1)n + Xn , B = (X − 1)2
d) A = (X + 1)n + (X + 2)n , B = Xn .

3.9 Calcul des polynômes d’une suite de polynômes


On considère la suite (Pn )n∈N de polynômes de C[X] définie par P0 = 0, P1 = 1 et :
∀n ∈ N, Pn+2 = XPn+1 + (1 − X)Pn .

a) Montrer : ∀n ∈ N, Pn+1 = Pn + (X − 1)n .


b) En déduire : ∀n ∈ N, (X − 2)Pn = (X − 1)n − 1.
c) Factoriser Pn dans C[X], pour tout n ∈ N.

3.10 Exemple de divisibilité


(
Soit n ∈ N. Montrer, dans R[X] : (X + 1)(X − 1)2 (( (Xn − 1)(Xn+1 − 1).

3.11 Exemple de zéro multiple d’un polynôme


Soit n ∈ N − {0, 1}.
On note : Pn = Xn+2 − Xn+1 − Xn + Xn−1 − 2X2 + 4X − 2 ∈ R[X].
Montrer que 1 est zéro de Pn et déterminer son ordre de multiplicité.

3.12 Exemple de zéro triple d’un polynôme


Soit n ∈ N. On note : P = nXn+2 − (n + 2)Xn+1 + (n + 2)X − n ∈ R[X].
Montrer : (X − 1)3 | P.

3.13 Calculs de sommations issues de la formule du binôme de Newton


n   n  
n k n
Soit n ∈ N. On note : P0 = X (1 − X)n−k , P1 = k Xk (1 − X)n−k ,
k=0
k k=0
k
n  
n
P2 = k2 Xk (1 − X)n−k .
k=0
k
Calculer P0 , P1 , P2 .

3.14 Exemple d’équation dont les inconnues sont des polynômes


 2
Trouver tous les (P, Q) ∈ C[X] tels que P soit unitaire et que P2 + Q2 = X2 .
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

3.15 Inégalité sur la valeur absolue d’un trinôme


Soit (b, c) ∈ R2 . On note P = 9X2 + bX + c.
1
a) Calculer P(0) − 2P + P(1).
2
b) En déduire : ∃ x ∈ [0 ; 1], |P(x)| > 1.

3.16 Calcul de cos
5
a) Factoriser X5 − 1 dans C[X] en produit de cinq facteurs de degré 1, puis dans R[X] en produit
de trois facteurs de degré 1, 2, 2.
2π 4π π π
b) En déduire les valeurs de cos , cos , cos , sin .
5 5 5 5

39
Chapitre 3 • Polynômes

3.17 Exemple de système symétrique à 2 équations, 2 inconnues


On note P = X3 + X, Q = X3 + X2 , dans C[X].
Trouver tous les couples (u, v) ∈ C2 tels que : u  v, P(u) = P(v), Q(u) = Q(v).

3.18 Calculs de coefficients pour une suite récurrente de polynômes


On considère la suite (Pn )n1 de polynômes de R[X] définie par P1 = X − 2 et :

∀n ∈ N∗ , Pn+1 = P2n − 2.

Calculer les coefficients de 1, X, X2 dans Pn , pour tout n ∈ N∗ .

3.19 Exemple d’utilisation de nombres complexes



5
Soient a0 , ..., a4 ∈ C, a5 = 1, P = ak Xk , z1 , ..., z5 les zéros de P dans C. Montrer :
k=0


5
(z2k + 1) = (a0 − a2 + a4 )2 + (a1 − a3 + a5 )2 .
k=1

3.20 Divisibilité par X2 − 2X cos t + 1


Soient n ∈ N, t ∈ R.
 
On note : A = X2 − 2X cos t + 1, P = Xn sin t − X sin(nt) + sin (n − 1)t .
Montrer que A divise P.

3.21 Calcul du reste d’une division euclidienne


Soient n ∈ N, p ∈ N∗ , a ∈ R, q (resp. r) le quotient (resp. le reste) de la division euclidienne de
n par p dans Z. Déterminer le reste de la division euclidienne de Xn par X p − a dans R[X].

3.22 Divisibilité pour des polynômes composés



n−1
On note, pour tout n ∈ N∗ : Pn = Xk ∈ R[X].
k=0
(
Trouver une CNS sur n pour que : Pn (X) (( Pn (X2 ).

3.23 Calcul du reste d’une division euclidienne


Soit (n, t) ∈ N∗ × R.
Déterminer le reste de la division euclidienne de Pn = (X sin t + cos t)n par B = X2 + 1.

3.24 Calcul du reste de la division euclidienne par (X − a)(X − b), par (X − a)2
Soit P ∈ K[X].
a) Soit (a, b) ∈ K2 tel que a  b. Déterminer le reste de la division euclidienne de P par
(X − a)(X − b). On exprimera le résultat à l’aide de a, b, P(a), P(b).

b) Soit a ∈ K. Déterminer le reste de la division euclidienne de P par (X − a)2 . On exprimera le


résultat à l’aide de a, P(a), P  (a).

3.25 Exemple de factorisation dans R[X]


Factoriser dans R[X] : P = 6X5 + 15X4 + 20X3 + 15X2 + 6X + 1.

40
Énoncés des exercices

3.26 Exemple de factorisation dans R[X], dans C[X]


Factoriser dans R[X] puis dans C[X] le polynôme P = X8 + 7X6 + 13X4 − 3X2 − 18.

3.27 Exemples d’équations dont l’inconnue est un polynôme


Résoudre les équations suivantes, d’inconnue P ∈ R[X] :
a) XP  + 2P  + P = X2 − X
b) (X2 − 1)P  + 2XP  − 2P = 0
c) PP  + P  = X2 .

3.28 Ordre de multiplicité d’un zéro d’un polynôme, lien avec la dérivation
Soient P ∈ K[X], a ∈ K, ω ∈ N∗ . On rappelle que l’on dit que a est un zéro de P d’ordre ω au
moins si et seulement si (X − a)ω | P, et que l’on dit que a est un zéro de P d’ordre ω exactement
si et seulement si : (X − a)ω | P et (X − a)ω+1  P.
a) Montrer que, si a est zéro de P d’ordre ω exactement, alors :
 
∀k ∈ 0 ; ω − 1, P(k) (a) = 0 et P(ω) (a)  0.
b) Démontrer la réciproque de a).

3.29 Exemple de recherche de polynômes avec conditions de divisibilité


Soit (a, b) ∈ C∗ × C. Trouver tous les polynômes P ∈ C[X] tels que :

deg (P) = 5, (X − a)3 | P(X) − b, (X + a)3 | P(X) + b.

3.30 Divisibilité pour un polynôme composé


(  
Soit P ∈ K[X]. Montrer : P(X) (( P X + P(X) .

3.31 Polynômes d’interpolation de Lagrange


Soient n ∈ N, a0 , ..., an ∈ K deux à deux distincts.
a) Montrer que, pour tout i ∈ 0 ; n, il existe Li ∈ Kn [X] unique tel que :

∀ j ∈ 0 ; n, Li (a j ) = δi j ,



⎨1 si i = j
où δi j est le symbole de Kronecker, défini par : δi j = ⎪

⎩0 si i  j
et exprimer Li sous forme d’un produit.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

Les Li , 0  i  n, sont appelés les polynômes d’interpolation de Lagrange en a0 , ..., an .


n
b) Montrer : ∀P ∈ Kn [X], P = P(ai )Li .
i=0

c) Établir : ∀(y0 , ..., yn ) ∈ Kn+1 , ∃ !P ∈ Kn [X], ∀i ∈ 0 ; n, P(ai ) = yi .

3.32 Polynômes de Tchébychev de première espèce


a) Montrer que, pour tout n ∈ N, il existe un polynôme unique T n ∈ R[X] tel que :

∀t ∈ R, T n (cos t) = cos nt

et déterminer le degré et le coefficient dominant de T n .

41
Chapitre 3 • Polynômes

b) Déterminer, pour tout n ∈ N∗ , les zéros de T n dans R.


c) Soit n ∈ N∗ . On note x0 , ..., xn−1 les zéros de T n dans R. Soit (i, j) ∈ N2 .

n−1
n
Établir que T i (xk )T j (xk ) est égal à : 0 si i  j, si i = j  0, n si i = j = 0.
k=0
2

3.33 Exemple d’étude des zéros des polynômes d’une suite de polynômes
n
1 k
On note, pour tout n ∈ N : Pn = X . Montrer que, pour tout p ∈ N, P2p n’admet aucun
k=0
k!
zéro réel et que P2p+1 admet un zéro réel et un seul.

3.34 Calcul de fonctions symétriques des racines d’une équation du troisième degré
Soit (p, q) ∈ C2 . On note x1 , x2 , x3 les zéros de X3 + pX + q dans C, de sorte que :

X3 + pX + q = (X − x1 )(X − x2 )(X − x3 ).

On note : σ1 = x1 + x2 + x3 , σ2 = x1 x2 + x1 x3 + x2 x3 , σ3 = x1 x2 x3
appelées fonctions symétriques élémentaires de x1 , x2 , x3 .
On note, pour tout k ∈ N : S k = xk1 + xk2 + xk3 .
a) Montrer : σ1 = 0, σ2 = p, σ3 = −q.
b) 1) Calculer S 0 , S 1 , S 2 en fonction de p, q.
2) Établir : ∀k ∈ N, S k+3 + pS k+1 + qS k = 0.
3) En déduire S 3 et S 4 en fonction de p, q.
c) Calculer A = x31 x2 + x31 x3 + x32 x1 + x32 x3 + x33 x1 + x33 x2 en fonction de p, q.

3.35 Études de surjectivité, d’injectivité pour une fonction polynomiale complexe


Soit P ∈ C[X] tel que deg (P)  2. Démontrer que l’application P : C −→ C, z −→ P(z) est
surjective et non injective.

3.36 Exemple d’étude des zéros réels d’un polynôme réel



2n
Soit n ∈ N∗ . On note Pn = (−1)k (k + 1)X2n−k ∈ R[X]. Montrer que Pn n’a pas de zéro réel.
k=0

3.37 Exemple d’équation dont l’inconnue est un polynôme


 3
Trouver tous les P ∈ R[X] tels que : P(0) = 0 et P(X3 + 1) = P(X) + 1.

3.38 Zéros de polynômes vérifiant une divisibilité


(
Soit P ∈ R[X] − {0} tel que P(X) (( P(X3 + X). Montrer que P n’a pas de zéro dans R∗ .

3.39 Calcul de la valeur d’un polynôme en un point connaissant sa valeur en d’autres points
n+1−k
Soient n ∈ N, P ∈ Rn [X] tel que : ∀k ∈ 0 ; n, P(k) = . Calculer P(n + 1).
k+1
On pourra utiliser les polynômes d’interpolation de Lagrange, exercice 3.31.

42
Du mal à démarrer ?

3.40 Évaluation de polynômes particuliers


Soient P ∈ R[X] unitaire, de degré n  1. On suppose que tous les zéros de P dans C sont réels,
que les coefficients de P sont tous  0 et que P(0) = 1. Démontrer : P(2)  3n .

3.41 Minimum de fonctions polynomiales sur R


Soit P ∈ R[X] − {0}. On note n = deg (P) et on suppose que n est pair et que P est unitaire.
a) Démontrer qu’il existe c ∈ R tel que : ∀x ∈ R, P(x)  P(c).
 n
b) Établir : ∀x ∈ R, P(k) (x)  P(c).
k=0

3.42 Exemple de localisation des zéros d’un polynôme, majoration


Soient n ∈ N∗ , a1 , ..., an ∈ C, P = Xn + a1 Xn−1 + · · · + an , z0 un zéro de P. Démontrer :
#n−1 $1/k
|z0 |  Max (2n − 1)|ak | .
1kn k

Du mal à démarrer ?
3.1 Pour calculer A(X − 1), par exemple, remplacer X par X − 1 b) Utiliser un télescopage, en sommant l’égalité obtenue en a),
dans l’expression de A(X). de 1 à n − 1.
c) Faire intervenir les racines n-èmes de 1 dans C, c’est-à-dire les
3.2 Poser la division euclidienne.  2 i kπ
ωk = exp , k ∈ 0 ; n − 1.
n
3.3 Noter P = aX3 + bX2 + cX + d et traduire les conditions
de l’énoncé sur (a, b, c, d) ∈ R4 . 3.10 1re méthode : Mise en évidence des facteurs :
Montrer d’abord : (X − 1)2 | (Xn − 1)(Xn+1 − 1).
3.4 Récurrence sur n.
Pour montrer X + 1 | (Xn − 1)(Xn+1 − 1), séparer l’étude en
3.5 il s’agit de trinômes bicarrés. Grouper les termes en X4 deux cas selon la parité de n.
et X2 , ou grouper les termes en X4 et constant, pour débuter le 2e méthode : Utilisation des zéros :
carré d’une somme.
Montrer que −1 est zéro simple et que 1 est zéro double du
3.6 Remarquer que 1 est zéro de P, factoriser par X − 1, puis polynôme (Xn − 1)(Xn+1 − 1).
réitérer la méthode.
3.11 Mettre X − 1 en facteur, puis encore X − 1, puis encore
3.7 Utiliser la factorisation de A2 + B2 dans C[X] : X − 1 et montrer que le dernier facteur ne s’annule pas en 1.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

3.12 Utiliser l’exercice 3.28 :


A2 + B2 = (A + i B)(A − i B).
(X − 1)3 | P ⇐⇒ P(1) = P  (1) = P  (1) = 0.
3.8 D’après le théorème de la division euclidienne dans K[X],
   2
pour tout (A, B) ∈ K[X] × K[X] − {0} , il existe (Q, R) ∈ K[X]
unique tel que : A = BQ + R et deg (R) < deg (B). 3.13 Utiliser la formule du binôme de Newton :
Il s’agit de calculer le reste R. n  
 n
a) , b) , c) Ici, B est de bas degré, donc R aussi. Déduire R en (X + Y)n = Xk Yn−k ,
k
k=0
évaluant R en un ou plusieurs points qui annulent B.
d) Ici, A et B ont le même degré, donc Q est une constante. dériver deux fois par rapport à X (pour Y fixé), et remplacer Y
Calculer Q et déduire R. par 1 − X.

3.9 a) Montrer : ∀n ∈ N, Pn+2 − Pn+1 = (X − 1)(Pn+1 − Pn ). 3.14 Utiliser : P 2 + Q2 = (P + i Q)(P − i Q).

43
Chapitre 3 • Polynômes

9
3.15 a) On obtient . b) Raisonner par l’absurde. a) Montrer que, si P  0, alors P est nécessairement de degré 2,
2
noter P = aX2 + bX + c, (a, b, c) ∈ R3 , et reporter dans l’équation.
3.16 a) • Pour factoriser X5 − 1 dans C[X], faire intervenir les b) Montrer que, si P  0, alors P est de degré 1, noter
racines 5-èmes de 1 dans C.
P = aX + b, (a, b) ∈ R2 , et reporter dans l’équation.
• Pour factoriser X5 − 1 dans R[X], mettre X2 en facteur (ce
1 1 c) Obtenir une contradiction sur la parité des degrés des deux
qui fait intervenir 2 ), poser Y = X + et amener un trinôme membres de l’équation.
X X
en Y.
b) Dans la factorisation de X5 − 1 dans C[X] obtenue en a), re-
3.28 a) Supposer que a est zéro de P d’ordre ω exactement.
Déduire qu’il existe Q ∈ K[X] tel que :
grouper les facteurs conjugués, en déduire la factorisation de
X5 − 1 dans R[X], et identifier convenablement avec celle obte-
2π 4π P = (X − a)ω Q et Q(a)  0.
nue en b), pour déduire les valeurs de cos , cos . Ensuite,
5 5
π 4π π π Utiliser la formule de Leibniz, pour exprimer P (k) , puis calcu-
exprimer cos à partir de cos , puis sin à partir de cos .
5 5 5 5 ler P (k) (a).
3.17 Résoudre le système proposé, en simplifiant par u − v et b) Pour la réciproque, noter λ l’ordre de multiplicité du zéro a
en faisant intervenir la somme S = u + v et le produit P = uv. de P et montrer ω = λ, en utilisant a).

3.18 Noter, pour tout n  1, an , bn , cn les coefficients respec- 3.29 Remarquer que ⎧
tifs de 1, X, X2 dans Pn . Ainsi, pour tout n  1, il existe Qn ∈ R[X] ⎪

⎨P(a) − b = 0
Pn = an + bn X + cn X2 + X3 Qn (X). (X − a)3 | P(X) − b ⇐⇒ ⎪

tel que : ⎩ (X − a)2 | P  (X).
Reporter dans l’égalité de l’énoncé et en déduire des égalités
exprimant an+1 , bn+1 , cn+1 en fonction de an , bn , cn . 
n
3.30 Noter P = ak Xk , où n ∈ N, a0 , ..., an ∈ K et utiliser la
1) Remarquer a2 = 2, a3 = 2, ... k=0  
formule du binôme de Newton pour développer P X + P(X) .
2) Obtenir : ∀n  2, bn+1 = 4bn .
cn
3) Obtenir : ∀n  2, cn+1 = 4cn + 42n−2 . Considérer dn = . 3.31 a) Utiliser : P(a) = 0 ⇐⇒ X − a | P.
4n

n
b) Noter Q = P(ai )Li et montrer que Q − P s’annule en
3.19 Remarquer que zn2 + 1 = ( i − zk )(− i − zk ).
i=0
a0 , ..., an .
3.20 Factoriser A dans C[X] et montrer : P( e i t ) = P( e − i t ) = 0.
c) Séparer existence et unicité, et utiliser b).
Séparer en deux cas selon que e i t et e − i t sont égaux ou diffé-
rents. 3.32 a) 1) Existence :
re
1 méthode : passage par les nombres complexes :
3.21 Noter P = Xp − a, exprimer Xn à l’aide de P entre autres,
et utiliser la formule du binôme de Newton. Développer e i nt en utilisant la formule d’Euler et la formule
du binôme de Newton, puis prendre la partie réelle.
3.22 Remarquer que (X − 1)Pn (X) = Xn − 1. 2e méthode : récurrence sur n, à deux pas :

3.23 Le reste R est de degré < 2, donc R est de la forme Montrer, par récurrence à deux pas sur n, que, pour tout n ∈ N,
R = aX + b, (a, b) ∈ R2 . Prendre la valeur en i . il existe Tn convenant, de degré n et de coefficient domi-
nant 2n−1 .
3.24 a) Le reste est de degré < 2, donc R est de la forme 2) Unicité :
R = λX + μ, (λ, μ) ∈ K2 . Prendre les valeurs en a, en b.
Si Tn et Un conviennent, montrer que Tn − Un s’annule en une
b) Le reste est de degré < 2, donc R est de la forme infinité de points.
R = λX + μ, (λ, μ) ∈ K2 . D’autre part, dériver, puis prendre la b) Résoudre l’équation cos nt = 0, d’inconnue t ∈ R, en déduire
valeur en a. des zéros de Tn , puis montrer que l’on a ainsi tous les zéros
de Tn .
3.25 Remarquer que P ressemble au développement du bi- 1 
nôme de Newton : P = (X + 1)6 − X6 . c) Obtenir : Ti (xk )Tj (xk ) = cos(i + j)θk + cos(i − j)θk ,
2
Utiliser les factorisations de A2 − B2 , de A3 − B3 , de A3 + B3 . (2k + 1)π
où θk = .
2n
3.26 Remarquer que P est pair, noter Y = X , et remarquer2

n−1
que 1 est zéro du nouveau polynôme. Calculer la somme cos pθk , pour tout p ∈ N, en passant par
k=0
3.27 Raisonner sur les degrés. les nombres complexes.

44
Du mal à démarrer ?

 
3.33 Montrer, par récurrence sur p ∈ N : P2p n’admet aucun Montrer : ∀x ∈ R, P(x) = 0 =⇒ P(x3 + x) = 0 .
zéro réel et P2p+1 admet un zéro réel et un seul, en utilisant des
Considérer la suite réelle (un )n∈N définie par u0 = 0 et :
tableaux de variations.
∀n ∈ N, un+1 = u3n + un .
3.34 a) Développer (X − x1 )(X − x2 )(X − x3 ) et identifier avec
X3 + pX + q.
b) 1) Remarquer que S2 ressemble à σ21 .
3.39 En faisant intervenir les polynômes d’interpolation de
Lagrange L0 , ..., Ln sur les points 0, ..., n (cf. exercice 3.31), uti-
2) Écrire que x1 , x2 , x3 annulent X3 + pX + q, multiplier par 
n
liser : P = P(k)Lk .
x1k , x2k , x3k , puis sommer. k=0

c) Remarquer que A ressemble à S3 S1 . 


n 
n
3.40 Noter P = (X − xk ) et P = ak Xk .
k=1 k=0
3.35 1) Surjectivité :
Montrer d’abord : ∀i ∈ 1 ; n, xi  0.
Utiliser le théorème de d’Alembert.
Montrer ensuite : ∀k ∈ 1 ; n, 2 − xk  3(−xk )1/3 ,
2) Injectivité :
en utilisant la comparaison entre la moyenne arithmétique et
Noter n = deg (P)  2. Raisonner par l’absurde : supposer P in- la moyenne géométrique pour les trois nombres 1, 1, −xk .
jective. Considérer l’équation P(z) = 0 et l’équation P(z) = 1.
3.41 a) Montrer qu’il existe (a, b) ∈ R2 tel que a  0  b et
3.36 Soit x ∈ R. Si x  0, montrer : Pn (x) > 0. Pour x > 0, former que :
(x + 1)Pn (x). ∀x ∈ ] − ∞ ; a] ∪ [b ; +∞[, P(x)  P(0),

3.37 1) Soit P convenant. Examiner P(0), P(2), P(9), ... En dé- puis utiliser la continuité de P sur le segment [a ; b].
duire que P − X s’annule sur les points d’une suite strictement 
n
croissante, et en déduire P = X. b) Noter Q = P (k) . Montrer que l’on peut appliquer a) à Q à
k=0
2) Vérifier que X convient. la place de P, et remarquer : Q = Q − P.

3.38 Raisonner par l’absurde : supposer que f admette au n  


 n
moins un zéro a ∈ R∗ . 3.42 Remarquer que = 2n − 1.
k
k=1
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

45
Corrigés des exercices

3.1 A = X2 + 3X + 1, B = X3 + X − 2. On a alors :
a) • A + B = X + X + 4X − 1
3 2 
n+1 
n
Pk (X) = Pk (X) + Pn+1 (X) = Pn (X + 1) + Pn+1 (X)
• AB = X + 3X + 2X + X − 5X − 2
5 4 3 2
k=0 k=0

• A2 − XB = (X4 + 6X3 + 11X2 + 6X + 1) − (X4 + X2 − 2X) 1 1


= (X + 1) · · · (X + n) + X(X + 1) · · · (X + n)
= 6X3 + 10X2 + 8X + 1 n! (n + 1)!
1  
b) • A(X − 1) = (X − 1)2 + 3(X − 1) + 1 = X2 + X − 1 = (X + 1) · · · (X + n) (n + 1) + X
(n + 1)!
• A(X2 ) = X4 + 3X2 − 1 1  
= (X + 1) · · · (X + n) X + (n + 1)
• B(X2 − 1) = (X2 − 1)3 + (X2 − 1) − 2 (n + 1)!
= X6 − 3X4 + 4X2 − 4. = Pn+1 (X + 1).
Ceci montre que la propriété est vraie pour n + 1.
3.2 On conclut, par récurrence sur n, que la propriété est vraie pour
X4 + 2X3 − X2 + X − 3 X2 + X − 3 tout n ∈ N.

X3 + 2X2 + X − 3 X2 + X + 1 3.5 Il s’agit de trinômes bicarrés. On essaie de grouper les


X2 + 4X − 3 termes en X4 et X2 , ou de grouper les termes en X4 et constant,
3X pour débuter le carré d’une somme.

Le quotient est Q = X2 + X + 1, le reste est R = 3X. •


 1 2 3
A = X4 − X2 − 1 = X2 − −
2 4
3.3 Soient a, b, c, d ∈ R, P = aX3 + bX2 + cX + d ∈ R[X], √ √
 1 3  1 3
donc P = 3aX2 + 2bX + c. On a : = X2 − − X2 − +
2 2 2 2
⎧ ⎧ √ √

⎪ P(0) = 1 ⎪
⎪ d=1  1 + 3  2 3−1


⎪ ⎪

⎪ = X −
2
X +


⎪ ⎪

⎪ 2 2

⎪P(1) = 0
⎨ ⎪
⎪a + b + c + d = 0
⎨  

⎪ ⇐⇒ ⎪ ⎪ >0 >0


⎪ 
P (0) = 1 ⎪

⎪ c=1 * *

⎪ ⎪
⎪ √ √ √


⎪ ⎪

⎪  1 + 3  1 + 3  2 3 − 1
⎩P (1) = 0 ⎩3a + 2b + c = 0 = X− X+ X + .
2 2 2
⎧ ⎧


⎪ c=1 ⎪

⎪ c=1 •


⎪ ⎪




⎪ ⎪

⎪ B = X4 + 4X2 + 2 = (X2 + 2)2 − 2
⎪d = 1
⎨ ⎪d = 1

⇐⇒ ⎪ ⇐⇒ ⎪ √ √


⎪ ⎪

⎪ = (X2 + 
2 − 2)(X2 + 
2 + 2).

⎪ a + b = −2 ⎪
⎪ a=3


⎪ ⎪



⎩3a + 2b = −1 ⎪
⎩b = −5. >0 >0


On conclut qu’il existe un polynôme et un seul convenant : C = X4 + 1 = (X2 + 1)2 − 2X2
√ √
P = 3X3 − 5X2 + X + 1. = (X2 + 1 − 2 X)(X2 + 1 + 2 X)
√ √
= (X2 − 2 X + 1)(X2 + 2 X + 1),
3.4 Récurrence sur n.
et les deux trinômes obtenus sont irréductibles dans R[X] car
• La propriété est vraie pour n = 0 car : de discriminants < 0.


0 •
Pk (X) = P0 (X) = 1 et P0 (X + 1) = 1. D = X4 + X2 + 1 = (X2 + 1)2 − X2
k=0
= (X2 + 1 − X)(X2 + 1 + X)

• Supposons la propriété vraie pour un n ∈ N fixé. = (X2 − X + 1)(X2 + X + 1)

46
Corrigés des exercices

et les deux trinômes obtenus sont irréductibles dans R[X] car D’où :
de discriminants < 0.   
T 1 = X − (−1 + i ) X − (− i ) = (X + 1 − i )(X + i ).

E = X4 − 3X2 + 1 = (X2 + 1)2 − 5X2 Le trinôme T 2 est le conjugué de T 1 , donc :
√ √
= (X2 + 1 − 5 X)(X2 + 1 + 5 X) T 2 = (X + 1 + i )(X − i ).
√ √
= (X 2
− 5 X + 1)(X

2
+ 5 X + 1).
 On en déduit la factorisation de P dans C[X] :
noté T 1 noté T 2
P = (X + 1 − i )(X + i )(X + 1 + i )(X − i ).
Le discriminant Δ1 de T 1√est : Δ1 =√1, donc T 1 admet deux
5−1 5+1 2) Factorisation de P dans R[X] :
racines réelles, qui sont et , d’où :
2 2 On regroupe les facteurs conjugués :
√ √   
 5 − 1  5 + 1
T1 = X − X− . P = (X + i )(X − i ) (X + 1 − i )(X + 1 + i )
2 2  
= (X2 + 1) (X + 1)2 + 1 = (X2 + 1)(X2 + 2X + 2).
√ √
 − 5 − 1  − 5 + 1
De même : T 2 = X − X− . 3.8 Notons Q le quotient et R le reste dans la division eu-
2 2
On conclut : clidienne de A par B :
√ √ √ √
 5 − 1  5 + 1  5 + 1  5 − 1 A = BQ + R et deg (R) < deg (B).
E = X− X− X+ X+ .
2 2 2 2
a) Puisque B = X − 1 est de degré 1, R est une constante.
3.6 On remarque : 1 est zéro de P = 3X5 − 5X4 + 5X − 3, En particulier, en prenant la valeur en 1 (qui annule B) :
d’où, par mise en facteur de X − 1 :
R = A(1) − B(1)Q(1) = 2n + 1.
P = (X − 1)(3X 4
− 2X3 − 2X2 − 2X + 3).

noté Q b) Puisque B = X2 − 4 est de degré 2, R est de degré  1.
On remarque que 1 est zéro des Q, d’où : Il existe donc (α, β) ∈ K2 tel que : R = αX + β. Ainsi :

Q = (X − 1)(3X 3
+ X2 − X − 3).
 (X + 1)n − (X − 1)n = (X2 − 4)Q + αX + β.
noté R
En prenant la valeur en 2 et la valeur en −2, on a :
On remarque que 1 est zéro de R, d’où :
2α + β = 3n − 1 et − 2α + β = (−1)n − (−3)n ,
R = (X − 1)(3X + 4X + 3). 2
d’où :
Le trinôme 3X2 + 4X + 3 est irréductible dans R[X] car son 1 n  1 
discriminant Δ est Δ = −20 < 0. α= 3 − 1 − (−1)n + (−3)n , β = 3n − 1 + (−1)n − (−3)n .
4 2
Finalement, la factorisation de P dans R[X] est :
Finalement :
P = (X − 1)3 (3X2 + 4X + 3). 1 n  1 
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

R= 3 − 1 − (−1)n + (−3)n X + 3n − 1 + (−1)n − (−3)n .


4 2
3.7 1) Factorisation dans C[X] :
On a : c) Puisque B = (X − 1)2 est de degré 2, R est de degré  1.
Il existe donc (α, β) ∈ K2 tel que : R = αX + β.
P = (X2 + X + 1)2 + 1 = (X 2
+ X + 1 + i )(X

2
+ X + 1 − i ).

noté T 1 noté T 2
Ainsi : (X + 1)n + Xn = (X − 1)2 B + αX + β.
En prenant la valeur en 1, on déduit : 2n + 1 = α + β.
Le discriminant Δ1 du trinôme T 1 est :
D’autre part, en dérivant :
Δ1 = 1 − 4(1 + i ) = −3 − 4 i = (1 − 2 i )2 ,
n(X + 1)n−1 + nXn−1 = (X − 1)2 Q + 2(X − 1)Q + α,
donc les zéros de T 1 dans C sont :
puis, en prenant la valeur en 1 : n2n−1 + n = α.
−1 − (1 − 2 i ) −1 + (1 − 2 i )
= −1 + i et = −i. Ensuite : β = (2n + 1) − α = 2n + 1 − n2n−1 − n.
2 2
47
Chapitre 3 • Polynômes

On conclut : R = n(2n−1 + 1)X + (2n + 1 − n2n−1 − n). de n − 1. On a donc tous les zéros de Pn , et chacun de ces zéros
d) On a ici : deg (Q) = deg (A) − deg (B) = n − n = 0, est d’ordre de multiplicité égale à 1.

donc Q est une constante. De plus, comme les coefficients do- Comme de plus Pn est unitaire, on conclut que la factorisation

n−1
 
minants de A et B sont respectivement 2 et 1, le coefficient do- de Pn dans C[X] est : Pn = X − (1 + ωk ) .
2
minant de Q est , donc Q = 2. Puis : k=1
1
 
R = A − BQ = (X + 1)n + (X + 2)n − 2Xn . 3.10 Notons Pn = (Xn − 1)(Xn+1 − 1).
On peut exprimer R additivement, en utilisant la formule du 1re méthode : Mise en évidence des facteurs :
binôme de Newton : On sait que X − 1 | Xn − 1 et X − 1 | Xn+1 − 1,
n   n   n−1  
n k  n n−k k  n
R= X + 2 X − 2X = n
(1 + 2n−k )Xk . donc : (X − 1)2 | Pn .
k=0
k k=0
k k=0
k
D’autre part, si n est pair, alors :
3.9 a) On a, pour tout n ∈ N : X + 1 | X2 − 1 | Xn − 1 | P n ,
  et, si n est impair, alors :
Pn+2 − Pn+1 = XPn+1 + (1 − X)Pn − Pn+1
X + 1 | X2 − 1 | Xn+1 − 1 | Pn ,
= (X − 1)(Pn+1 − Pn ),
donc, dans chacun des deux cas : X + 1 | Pn .
D’où, par progression géométrique :
Comme 1  −1, on conclut : (X + 1)(X − 1)2 | Pn .
∀n ∈ N, Pn+2 − Pn+1 = (X − 1)n+1 (P1 − P0 ),
2e méthode : Utilisation des zéros :
c’est-à-dire, en décalant d’un rang : Comme 1  −1, la condition voulue revient à :
∗ X + 1 | Pn et (X − 1)2 | Pn ,
∀n ∈ N , Pn+1 = Pn + (X − 1) . n

c’est-à-dire : −1 est zéro au moins simple de Pn et 1 est zéro au


De plus : P1 − P0 = 1 = (X − 1)0 .
moins double de Pn , ce qui équivaut à :
On a donc : ∀n ∈ N, Pn+1 = Pn + (X − 1)n . Pn (−1) = 0, Pn (1) = 0, P n (1) = 0.
b) D’après a), on a, pour tout n ∈ N∗ : On a :
  
Pn (−1) = (−1)n − 1 (−1)n+1 − 1
Pn = Pn−1 + (X − 1)n−1 , . . . , P1 = P0 + (X − 1)0 ,
= −1 + (−1)n − (−1)n + 1 = 0,
d’où, en sommant
n−1 et en simplifiant (télescopage) :
 Pn (1) = 0,
Pn = P0 + (X − 1)k , puis :
 Pn = X2n+1 − Xn+1 − Xn + 1, donc :
k=0
=0

n−1
P n = (2n + 1)X2n − (n + 1)Xn − nXn−1 ,
(X − 2)Pn = (X − 2) (X − 1)k
k=0
d’où : P n (1) = (2n + 1) − (n + 1) − n = 0.

n−1
 (X + 1)(X − 1)2 | Pn .
= (X − 1) − 1 (X − 1)k = (X − 1)n − 1. On conclut :
k=0
3.11 On a :
De plus, il est clair que l’égalité demandée est aussi vraie pour Pn = Xn+2 − Xn+1 − Xn + Xn−1 − 2(X2 − 2X + 1)
n = 0.
= Xn+1 (X − 1) − Xn−1 (X − 1) − 2(X − 1)2
On conclut : ∀n ∈ N, (X − 2)Pn = (X − 1)n − 1.
 
c) On a, pour tout z ∈ C − {2} : = (X − 1) Xn+1 − Xn−1 − 2(X − 1)
 
= (X − 1) Xn−1 (X2 − 1) − 2(X − 1)
Pn (z) = 0 ⇐⇒ (z − 1)n − 1 = 0 ⇐⇒ (z − 1)n = 1
 
= (X − 1)2 Xn−1 (X + 1) − 2
⇐⇒ ∃ k ∈ 1 ; n − 1, z − 1 = ωk ,
 
 2 i kπ = (X − 1)2 (Xn − 1) + (Xn−1 − 1)
où on a noté ωk = exp et en remarquant que 1 n’est pas
n
solution. 
n−1 
n−2
= (X − 1)3 Xk + Xk
D’après b), Pn est de degré n − 1, et on vient de voir que les k=0 k=0

1 + ωk , k ∈ 1 ; n − 1, sont des zéros de Pn , au nombre noté Qn

48
Corrigés des exercices

et Qn (1) = n + (n − 1) = 2n − 1  0. 3.14 Soit (P, Q) convenant. On a :


On déduit : (X − 1) | Pn et (X − 1)  Pn ,
3 4
(P + i Q)(P − i Q) = P2 + Q2 = X2 ,
donc 1 est zéro de P d’ordre 3 exactement. donc : P + i Q | X2 . Il existe donc α ∈ C∗ et k ∈ {0, 1, 2} tels
1
que : P + i Q = αXk . Alors : P − i Q = X2−k .
3.12 • P = nXn+2 − (n + 2)Xn+1 + (n + 2)X − n α
Séparons en cas selon la valeur de k.
donc : P(1) = n − (n + 2) + (n + 2) − n = 0.
Cas k⎧= 0 : ⎧

P = n(n + 2)Xn+1 − (n + 2)(n + 1)Xn + (n + 2), ⎪ ⎪
⎪ 1 2 α
• ⎪
⎪ P+ iQ = α ⎪
⎪ P= X +

⎨ ⎪
⎨ 2α 2
donc : P  (1) = n(n + 2) − (n + 2)(n + 1) + (n + 2) = 0. ⎪
⎪ ⇐⇒ ⎪ ⎪

⎪ 1
⎩ P − i Q = X2 ⎪

⎪ 1 2 α
P  = n(n + 2)(n + 1)Xn − (n + 2)(n + 1)nXn−1 , ⎩Q = − X + .
• α 2α i 2i
donc : P  (1) = 0. 1
Et P est unitaire si et seulement si α = , donc :
D’après l’exercice 3.28, on conclut que 1 est zéro de P d’ordre 2
1 i
au moins 3, c’est-à-dire : (X − 1)3 | P. P = X2 + et Q = i X2 − .
4 4
3.13 Cas k =⎧1 : ⎧
D’après la formule du binôme de Newton :

⎪ 1 1

⎪ P + i Q = αX ⎪
⎪ P= α+ X
 n   ⎪
⎪ ⎪
⎪ α
n k n−k ⎨ ⎨ 2
X Y = (X + Y)n . ⎪
⎪ ⇐⇒ ⎪

k ⎪

⎩P − i Q = X
1 ⎪


⎪ 1 1
k=0 α ⎩Q = α − X.
2 α
1) En remplaçant Y par 1 − X, on obtient : Et P est unitaire :
1 1
n   α+ = 1 ⇐⇒ α2 − 2α + 1 = 0
n k  n 2 α
P0 = X (1 − X)n−k = X + (1 − X) = 1.
k=0
k ⇐⇒ (α − 1)2 = 0 ⇐⇒ α = 1,

2) En dérivant par rapport à X, pour Y fixé : donc : P = X et Q = 0.


n   Cas k ⎧= 2 : ⎧
n ⎪
⎪ α 1
k Xk−1 Yn−k = n(X + Y)n−1 , ⎪

⎪ P + i Q = αX2 ⎪

⎪ P = X2 +
k ⎪
⎨ ⎪
⎨ 2 2α
k=1

⎪ ⇐⇒ ⎪ ⎪


⎩P − i Q =
1 ⎪

⎪ α 2 1
puis, en multipliant par X : α ⎪
⎩Q = X − .
2i 2α i
  
n
n Et P est unitaire si et seulement si α = 2, d’où :
k Xk Yn−k = nX(X + Y)n−1 .
k 1 i
k=0 P = X2 + et Q = − i X2 + .
4 4
En remplaçant Y par 1 − X, on obtient :
Finalement, l’ensemble S des solutions est :
   ! i  i "
n
n  n−1 1 1
P1 = k Xk (1 − X)n−k = nX X + (1 − X) = nX. S = X2 + , i X2 − , (X, 0), X2 + , − i X2 + .
k=0
k 4 4 4 4

3) En dérivant par rapport à X, pour Y fixé, dans l’égalité obte- 3.15 a) On a :


© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

nue en 2) : 1 9 b 9
P(0) − 2P + P(1) = c − 2 + + c + (9 + b + c) = .
n   2 4 2 2
2 n
k Xk−1 Yn−k = n(X + Y)n−1 + n(n − 1)X(X + Y)n−2 , b) Raisonnons par l’absurde.
k=1
k
Supposons : ∀x ∈ [0 ; 1], |P(x)|  1.
puis en multipliant par X :
  On a alors en particulier :
n
n
k2 Xk Yn−k = nX(X + Y)n−1 + n(n − 1)X2 (X + Y)n−2 . 1
k P(0)  1, P  −1, P(1)  1,
k=0 2
1
Enfin, en remplaçant Y par 1 − X, on obtient : donc : P(0) − 2P + P(1)  1 − 2(−1) + 1 = 4,
  2
n
n
P2 = k2 Xk (1 − X)n−k = nX + n(n − 1)X2 . en contradiction avec le résultat obtenu en a).
k
k=0 On conclut : ∃ x ∈ R, |P(x)|  1.

49
Chapitre 3 • Polynômes


4
 2 i kπ  3.17 On a, pour tout (u, v) ∈ C2 tel que u  v :
3.16 a) • Dans C[X] : X5 − 1 = X− e 5
⎧ ⎧
k=0

⎪ ⎪

⎨P(u) = P(v)
⎪ ⎨u + u = v + v
⎪ 3 3
 2 i π  4 i π  6 i π  8iπ  (S) ⎪ ⇐⇒ ⎪
= (X − 1) X − e 5 X − e 5 X − e 5 X − e 5 ⎪

⎩Q(u) = Q(v) ⎪

⎩u3 + u2 = v3 + v2
 2 i π  4 i π  4 i π  2iπ  ⎧ ⎧
= (X − 1) X − e 5 X − e 5 X − e − 5 X − e − 5 . ⎪
⎪ ⎪

⎨u − v = −(u − v)
⎪ ⎨u + uv + v = −1

3 3 2 2

•Dans R[X] : X5 − 1 = (X − 1)(X4 + X3 + X2 + X + 1). ⇐⇒ ⎪ ⎪ ⇐⇒ ⎪




⎩u2 − v2 = u − v ⎪
⎩u + v = 1,
1
Et, en notant Y = X + :
X car u − v  0.
1 Notons la somme S = u + v et le produit P = uv. On a alors :
(X4 + X3 + X2 + X + 1)
X2
⎧ ⎧
1 1 ⎪
⎪ ⎪

⎨S − P = −1
⎪ ⎨S = 1

2
= X2 + X + 1 + + = Y2 + Y − 1.
X X2 (S) ⇐⇒ ⎪
⎪ ⇐⇒ ⎪


⎩S = 1 ⎪
⎩P = 2.
Le trinôme Y2 + Y − 1 a pour discriminant Δ = 5 > 0, donc ce
trinôme admet deux racines réelles, qui sont : Ainsi, (u, v) convient si et seulement si u, v sont les zéros dans C
√ √ de X2 − X + 2, et on conclut que l’ensemble S cherché est :
−1 − 5 −1 + 5
et , ⎧⎛
2 2 ⎪ √ √ ⎞ ⎛ √ √ ⎞⎫
√ √ ⎨⎜⎜⎜ 1 − i 7 1 + i 7 ⎟⎟⎟ ⎜⎜⎜ 1 + i 7 1 − i 7 ⎟⎟⎟⎪
⎪ ⎪

S =⎪
⎪ ⎜ , ⎟ , ⎜ , ⎟⎠⎪ .
 −1 − 5  −1 + 5 ⎩⎝ 2 2
⎠ ⎝
2 2 ⎪

donc : Y2 + Y − 1 = Y − Y− .
2 2
puis : X4 + X3 + X2 + X + 1 3.18 Notons, pour tout n ∈ N, an , bn ,, cn les coefficients res-
√ √ pectifs de 1, X, X2 dans Pn . Ainsi, pour tout n  1, il existe
 1 1 + 5  1 1 − 5
=X X+ +
2
X+ + Qn ∈ R[X] tel que : Pn = an + bn X + cn X2 + X3 Qn .
X 2 X 2
√ √ On a, pour tout n  1 :
 1+ 5  1− 5
= X2 + X + 1 X2 + X+1 .
2 2 Pn+1 = an+1 + bn+1 X + cn+1 X2 + X3 Qn+1
On conclut :
√ √ et : Pn+1 = P2n − 2 = −2 + (an + bn X + cn X2 + X3 Qn )2
 1+ 5  1− 5
X − 1 = (X − 1) X +
5 2
X+1 X + 2
X+1 .
2 2 = (a2n − 2) + 2an bn X + (2an cn + b2n )X2 + X3 Rn ,
b) En regroupant les facteurs conjugués dans la factorisation de
X5 − 1 dans C[X], on obtient : où Rn ∈ R[X].
Par unicité de l’écriture d’un polynôme sur 1, X, X2 , ..., on dé-
X5 − 1
# 2 i π  2 i π $# 4 i π  4 i π $
duit :
= (X − 1) X − e 5 X − e − 5 X − e 5 X − e− 5
 2π  4π an+1 = a2n − 2, bn+1 = 2an bn , cn+1 = 2an cn + b2n .
= (X − 1) X2 − 2 cos X + 1 X2 − 2 cos X + 1 .
5 5
Ainsi, les suites (an )n1 , (bn )n1 , (cn )n1 vérifient des relations
2π 4π de récurrence, non linéaires, mélangées.
Comme cos > 0 et cos < 0, on déduit :
5 5
√ √ 1) Calcul des an :
2π 5−1 4π 1 − 5
cos = et cos = . On a a1 = −2 et, pour tout n  1, an+1 = a2n − 2. En particulier :
5 4 5 4 a2 = a21 − 2 = 2, a3 = a22 − 2 = 2, ...
Ensuite : Si, pour n  2 fixé, an = 2, alors an+1 = a2n − 2 = 2.

π  4π 4π 5−1
cos = cos π − = − cos = , Ceci montre, par récurrence sur n : ∀n  2, an = 2.
5 5 5 4 ⎧


⎨−2 si n = 1
√ On conclut : ∀n  1, an = ⎪ ⎪
⎩ 2
π  π 1/2   5 − 1 2 1/2 si n  2.
sin = 1 − cos2 = 1−
5 5 4 2) Calcul des bn :
) √
√ √
 6 − 2 5 1/2  2 5 + 10 1/2 2 5 + 10 On a : P2 = P21 − 2 = (X − 2)2 − 2 = X2 − 4X + 2,
= 1− = = .
16 16 4 donc : b2 = −4. Et : ∀n  2, bn+1 = 2an bn = 4bn .

50
Corrigés des exercices

Ainsi, (bn )n2 est une suite géométrique, d’où : 3.20 On a, dans C[X] :
∀n  2, bn = 4 b2 = 4 n−2 n−2
(−4) = −4n−1
.
⎧ A = X2 − 2X cos t = 1 = (X − e i t )(X − e − i t ).


⎪ si n = 1
⎨ 1
On conclut : ∀n  1, bn = ⎪
⎪ Montrons que les zéros de A dans C[X] sont zéros de P.

⎩−4n−1 si n  2.
On a : P( e i t ) = e i nt sin t − e i t sin nt + sin(n − 1)t
3) Calcul des cn :
On a c2 = 1 et, pour tout n  2 : = (cos nt + i sin nt) sin t − (cos t + i sin t) sin nt + sin(n − 1)t
cn+1 = 2an cn + = 4cn + (−4 ) = 4cn + 4
b2n n−1 2 2n−2
.
cn = cos nt sin t − cos t sin nt + sin(n − 1)t = 0.
Notons, pour tout n  2 : dn = n .
4 Comme P ∈ R[X], on a, par conjugaison :
1
On a alors d2 = 2 et, pour tout n  2 :
4 P( e − i t ) = P( e i t ) = 0.
cn+1 4cn + 4 2n−2
dn+1 == = dn + 4n−3 . • Si t  πZ, alors e i t  e − i t , donc A | Pn .
4n+1 4n+1
D’où, par sommation, pour tout n  2 : •Si t ∈ πZ, alors sin t = 0, sin nt = 0, sin(n − 1)t = 0, donc
−1 Pn = 0, d’où : A | Pn .
dn = d2 + 4 + 4 + · · · + 40 n−4

1 1 1 1 4n−2 − 1 On conclut que, pour tout n ∈ N, A divise P (dans R[X] et


= + (1 + 4 + · · · + 4n−3 ) = + dans C[X]).
16 4 16 4 4 − 1
1 4n−3 1 4n−3 1
= + − = − , 3.21 Notons P = X p − a. On a :
16 3 12 3 48
42n−3 4n  
puis : cn = 4n dn =
− . Xn = X pq+r = (X p )q Xr = (X p − a) + a q Xr = (P + a)q Xr .
3 48
On conclut, pour tout n  2 : En utilisant la formule du binôme de Newton :



⎪ 0 si n = 1 q   q  

⎨ # q $  q k−1 q−k r
cn = ⎪
⎪ Xn = Pk aq−k Xr = aq Xr + P P a X .

⎪ 1 42n−3 − 1 4n
⎩ k k
si n  2. k=0 k=1
3 48 
noté Q

3.19 On a, par hypothèse : ⎧




⎨X = PQ + a X
⎪ n q r

5
Ainsi : ⎪
P = X5 + a4 X4 + a3 X3 + a2 X2 + a1 X + a0 = (X − zk ), ⎪

⎩deg (aq Xr )  deg (Xr ) = r < p = deg (P),
k=1
donc : le reste de la division euclidienne de Xn par X p − a
d’où :
est aq Xr .

5 
5
 
(1 + z2k ) = ( i − zk )(− i − zk )
k=1 k=1 3.22 On a, d’après la formule sur une progression géomé-

n−1

5  
5
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

trique : (X − 1)Pn (X) = (X − 1) Xk = Xn − 1,


= ( i − zk ) (− i − zk ) = P( i )P(− i ).
k=0
k=1 k=1
et donc aussi :
Et :
P( i ) = a0 + a1 i − a2 − a3 i + a4 + a5 i (X2 − 1)Pn (X2 ) = (X2 )n − 1 = X2n − 1 = (Xn − 1)(Xn + 1),
= (a0 − a2 + a4 ) + i (a1 − a3 + a5 ),
d’où :
et de même : P(− i ) = (a0 − a2 + a4 ) − i (a1 − a3 + a5 ),
d’où : P( i )P(− i ) = (a0 − a2 + a4 )2 + (a1 − a3 + a5 )2 . Pn (X) | Pn (X2 ) ⇐⇒ (X2 − 1)Pn (X) | (X2 − 1)Pn (X2 )
On conclut : ⇐⇒ (X + 1)(Xn − 1) | (Xn − 1)(Xn + 1)
5 ⇐⇒ X + 1 | Xn + 1 ⇐⇒ (−1)n + 1 = 0 ⇐⇒ n impair.
(z2k + 1) = (a0 − a2 + a4 )2 + (a1 − a3 + a5 )2 .
k=1 La CNS cherchée est donc : n est impair.

51
Chapitre 3 • Polynômes

 2
3.23 Par division euclidienne, il existe (Q, R) ∈ R[X] Les trinômes du second degré 3X2 + 3X + 1 et X2 + X + 1 sont
unique tel que : Pn = BQ + R et deg (R) < deg (B) = 2. irréductibles dans R[X] car ils sont de discriminants < 0. On
Il existe donc (a, b) ∈ R2 tel que : R = aX + b. conclut que la factorisation de P dans R[X] est :

En prenant la valeur en i , nombre complexe qui annule B, on a :


a i + b = R( i ) = Pn ( i ) = ( i sin t + cos t)n P = (2X + 1)(X2 + X + 1)(3X2 + 3X + 1).
= ( e i t )n = e i nt = cos nt + i sin nt.
3.26 On remarque d’abord que P est pair.
Puisque a et b sont réels, on déduit : a = sin nt, b = cos nt.
Notons Y = X2 et Q = Y4 + 7Y3 + 13Y2 − 3Y − 18.
Finalement, le reste de la division euclidienne de Pn par B est :
On a donc : P(X) = Q(X2 ).
R = (sin nt)X + cos nt.
On remarque que 1 est zéro de Q, et on factorise Q
3.24 a) Par division euclidienne de P par (X − a)(X − b), il par Y − 1 : Q = (Y − 1)(Y 3
+ 8Y2 + 21Y + 18).
 2 
existe (Q, R) ∈ K[X] unique tel que : noté R

P = (X − a)(X − b)Q + R et deg (R) < 2, On remarque que −2 est zéro de R, et on factorise R par Y + 2 :
R = (Y + 2)(Y2 + 6Y + 9) = (Y + 2)(Y + 3)2 .
puis il existe (λ, μ) ∈ K2 unique tel que : R = λX + μ.
On a donc : Q = (Y − 1)(Y + 2)(Y + 3)2 , d’où :
En prenant la valeur en a, la valeur en b, on a :



⎨λa + μ = R(a) = P(a)


⎩λb + μ = R(b) = P(b), P = (X2 − 1)(X2 + 2)(X2 + 3)2
= (X − 1)(X + 1)(X2 + 2)(X2 + 3)2 ,
d’où les valeurs de λ et μ, par résolution d’un système de deux
équations à deux inconnues :
P(b) − P(a) bP(a) − aP(b) ce qui constitue la factorisation de P dans R[X].
λ= , μ= .
b−a b−a
Enfin, la factorisation de P dans C[X] est :
On conclut : le reste de la division euclidienne de P par
(X − a)(X − b), lorsque a  b, est :
√ √ √ √
P(b) − P(a) bP(a) − aP(b) P = (X− 1)(X+ 1)(X− i 2)(X+ i 2)(X− i 3)2 (X+ i 3)2 .
R= X+ .
b−a b−a
3.27 Nous allons d’abord raisonner sur le degré.
b) Par division euclidienne de P par (X − a)2 , il existe (Q, R) ∈
 2
K[X] unique tel que : a) Il est clair que le polynôme nul ne convient pas.
P = (X − a)2 Q + R et deg (R) < 2, Si P convient et P  0, en notant n = deg (P) ∈ N, on a :
puis il existe (λ, μ) ∈ K2 unique tel que : R = λX + μ. deg (XP  + 2P  )  n − 1, donc deg (XP  + 2P  + P) = n,
En prenant la valeur en a, on a : λa + μ = R(a) = P(a). et comme deg (X2 − X) = 2, on déduit : n = 2.
D’autre part, en dérivant : Notons donc P = aX2 + bX + c, (a, b, c) ∈ R3 .
P  = (X − a)2 Q  + 2(X − a)Q + R  , On a alors :
puis, en prenant la valeur en a : P  (a) = R  (a) = λ.
d’où : λ = P  (a), μ = P(a) − λa = P(a) − aP  (a). XP  + 2P  + P = X2 − X
2
On conclut : le reste de la division euclidienne de P par (X− a)
  ⇐⇒ X2a + 2(2aX + b) + (aX2 + bX + c) = X2 − X
est : R = P  (a)X + P(a) − aP  (a) . ⎧ ⎧


⎪a=1 ⎪

⎪ a=1


⎪ ⎪


3.25 On remarque que P ressemble à un développement du ⎨ ⎨
⇐⇒ ⎪
⎪6a + b = −1 ⇐⇒ ⎪
⎪ b = −7
binôme de Newton. On a : ⎪

⎪ ⎪



⎩2b + c = 0 ⎪
⎩c = 14.
 2
P = (X + 1)6 − X6 = (X + 1)3 − (X3 )2
  
= (X + 1)3 − X3 (X + 1)3 + X3
. %. % On conclut qu’il y a un polynôme et un seul qui convient, c’est :
= (X + 1) − X (X + 1)2 + (X + 1)X + X2 P = X2 − 7X + 14.
. %. %
(X + 1) + X (X + 1)2 − (X + 1)X + X2 b) Il est clair que le polynôme nul convient.
= (3X2 + 3X + 1)(2X + 1)(X2 + X + 1). Soit P convenant tel que P  0.

52
Corrigés des exercices

Notons n = deg (P), P = an Xn + · · · + a0 , a0 , ..., an ∈ R, D’après a), on a :


an  0. Le terme de degré n de (X2 − 1)P  + 2XP  − 2P est
 
n(n − 1)an + 2nan − 2an , et il est nul, d’où, puisque an  0 : ∀k ∈ 0 ; λ − 1, P(λ) (a) = 0 et P(λ) (a)  0.

n(n − 1) + 2n − 2 = 0, d’où nécessairement ω = λ, donc a est zéro de P d’ordre ω


exactement.
c’est-à-dire n2 + n − 2 = 0, donc n = 1, la valeur n = −2 étant
exclue, puisque n ∈ N.
3.29 On a :
Notons P = aX + b, (a, b) ∈ R2 . On a alors :



⎪deg (P) = 5
(X2 − 1)P  + 2XP  − 2P = 2Xa − 2(aX + b) = −2b, ⎧ ⎪



⎪ ⎪



⎪deg (P) = 5 ⎪
⎪ P(a) = b
donc P convient si et seulement si : P = aX, a ∈ R. ⎪

⎪ ⎪


⎨ ⎨
(S) ⎪
⎪(X − a)3 | P(X) − b ⇐⇒ ⎪
⎪(X − a)2 | P  (X)
L’ensemble des solutions est donc : {aX ; a ∈ R}. ⎪

⎪ ⎪




⎩(X + a)3 | P(X) + b ⎪



⎪ P(−a) = −b
c) Il est clair qu’aucun polynôme constant ne convient. ⎪



⎩(X + a)2 | P  (X)
Soit P ∈ R[X] non constant. Notons n = deg (P)  1.
Alors, deg (PP  ) = n + (n − 1) = 2n − 1 et deg (P  )  n − 2. ⎧

⎪ ∗ 
⎨∃ λ ∈ C , P = λ(X − a) (X + a)
⎪ 2 2
 
Comme deg (PP ) > deg (P ), on déduit : ⇐⇒ ⎪


⎩ P(a) = b, P(−a) = −b
deg (PP  + P  ) = deg (PP  ) = 2n − 1. ⎧

⎪  X5 3

⎪ ∗ 2X
⎨∃ (λ, μ) ∈ C × C, P = λ 5 − 2a 3 + a X + μ (∗)
4
Ainsi, le degré de PP  + P  est impair, alors que le degré de X2 ⎪
⇐⇒⎪ ⎪
est pair, d’où une contradiction. ⎪


⎩ P(a) = b, P(−a) = −b
On conclut qu’il n’ y a aucun polynôme convenant.



⎪(∗)



3.28 a) Supposons que a est zéro de P d’ordre ω exacte- ⎪


ment, c’est-à-dire : (X − a)ω | P et (X − a)ω+1  P. ⎪  a5 2a5



⇐⇒ ⎪ λ − + a5 + μ = b


⎪ 5 3
Il existe alors Q ∈ K[X] tel que : ⎪




⎪  a5
2a5

⎩λ − + − a5 + μ = −b
P = (X − a)ω Q et (X − a)  Q, 5 3

c’est-à-dire : (X − a)ω | P et Q(a)  0. ⎪

⎪(∗)





On a, d’après la formule de Leibniz, pour tout k ∈ N : ⎪
⎨μ = 0 15b  1 5 2a2 3
k  
⇐⇒ ⎪ ⎪ ⇐⇒ P = X − X + a4 X .
 k (i) ⎪

⎪ 8a 5 5 3
P =
(k)
(X − a)ω Q(k−i) . ⎪

⎪ 15b
i ⎪
⎩λ = 5
i=0 8a
Mais : ⎧ ω! Il existe un polynôme et un seul convenant, le polynôme P ci-

⎪ dessus.
 ω (i)

⎨ (X − a)ω−i si i  ω
(X − a) =⎪
⎪ (ω − i)!

⎩ 
0 si i > ω. n
3.30 Notons P = ak Xk , où n ∈ N, a0 , ..., an ∈ K.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

 ω (i)
D’où, pour tout i ∈ 0 ; ω − 1 : (X − a) (a) = 0 k=0

 (ω)   
n
et : (X − a)ω = ω! .  
On a alors : P X + P(X) = ak X + P(X) k .
Il en résulte : ∀k ∈ 0 ; ω − 1, P(k) (a) = 0 k=0

D’après la formule du binôme de Newton, on a, pour tout


et : P (a) = ω!Q(a)  0.
(ω)
k ∈ 0 ; n :
b) Réciproquement, supposons :
k  
   k k k−i  i
∀k ∈ 0 ; ω − 1, P(k) (a) = 0 et P(ω) (a)  0. X + P(X) = X P(X)
i=0
i
Puisque P(a) = 0 (cas k = 0), a est un zéro de P. k  
 k k−i  i−1

Comme P  0, il existe alors λ ∈ N tel que : = Xk + X P(X) P(X).
i=1
i

(X − a)λ | P et (X − a)λ+1  P. polynôme, noté Uk (X)

53
Chapitre 3 • Polynômes

Ainsi : • Si : ∀i ∈ 0 ; n, P(ai ) = yi , alors, d’après b) :

  
n
  
n 
n
P X + P(X) = ak Xk + Uk (X)P(X) P= P(ai )Li = yi L i .
k=0 i=0 i=0

n n  
n
= ak Xk + ak Uk (X) P(X) = 1 + ak Uk (X) P(X),

n
k=0 k=0 k=0
 • Réciproquement, le polynôme yi Li est de degré  n et :
polynôme i=0

 
et on conclut : P(X) | P X + P(X) . 
n 
n 
n
∀ j ∈ 0 ; n, yi Li (a j ) = yi Li (a j ) = yi δi j = y j .
i=0 i=0 i=0
3.31 a) Soient i ∈ 0 ; n et Li ∈ Kn [X] quelconque. On a :
On conclut qu’il existe P ∈ Kn [X] unique tel que :
∀ ∈ 0 ; n, Li (a j ) = δi j
  ∀i ∈ 0 ; n, P(ai ) = yi .
⇐⇒ ∀ j ∈ 0 ; n − {i}, Li (a j ) = 0 et Li (ai ) = 1
 
⇐⇒ ∀ j ∈ 0 ; n − {i}, X − a j | Li et Li (ai ) = 1
3.32 a) 1) Existence :
 
⇐⇒ (X − a j ) | Li et Li (ai ) = 1 (∗) re
1 méthode : passage par les nombres complexes :
0 jn, ji
On a, pour tout t ∈ R :
car a0 , ..., an sont deux à deux distincts. e i nt = ( e i t )n = (cos t + i sin t)n

De plus, comme Li ∈ Kn [X] et que deg (X − a j ) = n, on  n  
n
ji = (cos t)n−k ( i sin t)k
a alors : k=0
k
   n
(∗) ⇐⇒ ∃ λ ∈ K, Li = λ (X − a j ) et λ (ai − a j ) = 1 = (cos t)n−2p (−1) p (sin t)2p
p, 02pn
2p
ji ji

   n 
(X − a j ) + i (cos t)n−2p−1 (−1) p (sin t)2p+1 ,
p, 02p+1n
2p + 1
ji
⇐⇒ Li =  .
(ai − a j ) d’où, en prenant la partie réelle :
ji
  
On conclut que, pour tout i ∈ 0 ; n, il existe Li ∈ Kn [X] n
cos nt = (cos t)n−2p (−1) p (1 − cos2 t) p = T n (cos t),
unique tel que : ∀ j ∈ 0 ; n, Li (a j ) = δi j , p, 02pn
2p

(X − a j )   
n n−2p
et on a : Li = 
ji
. en notant T n = X (−1) p (1 − X2 ) p .
2p
(ai − a j ) p, 02pn

ji Ceci montre qu’il existe T n convenant, et on a explicité T n , sous



n une forme compliquée.
b) Soit P ∈ Kn [X]. Notons Q = P(ai )Li .
Il est alors clair que T n est de degré
  n, et que le coefficient do-
i=0  n
On a alors Q ∈ Kn [X] et, pour tout j ∈ 0 ; n : minant de T n est = 2 , et donc T n est de degré
n−1

p, 02pn
2p

n 
n n exactement.
Q(a j ) = P(ai )Li (a j ) = P(ai )δi j = P(a j ).
2e méthode : récurrence sur n, à deux pas :
i=0 i=0
Montrons, par récurrence à deux pas sur n, que, pour tout
Ainsi, le polynôme Q − P est de degré  n et s’annule en n ∈ N, il existe T n convenant, de degré n et de coefficient do-
n + 1 points deux à deux distincts, les a j , 0  j  n, donc minant 2n−1 .
Q − P = 0, Q = P.
n La proposition est évidente pour n = 0, avec T 0 = 1, et pour
On conclut : ∀P ∈ Kn [X], P = P(ai )Li . n = 1, avec T 1 = X.
i=0 Supposons la proposition vraie pour n et n + 1. On a, pour
c) Soient (y0 , ..., yn ) ∈ Kn+1 , P ∈ Kn [X]. tout t ∈ R : cos(n + 2)t + cos nt = 2 cos(n + 1)t cos t,

54
Corrigés des exercices

d’où : 
n−1
1
on a donc : T i (xk )T j (xk ) = (Ci+ j + Ci− j ).
2
cos(n + 2)t = 2 cos(n + 1)t cos t − cos nt k=0

= 2T n+1 (cos t) cos t − T n (cos t). Calculons les C p , et les S p , en passant par les nombres com-
plexes :
En notant T n+2 = 2XT n+1 − T n , T n+2 est bien un polynôme de
R[X] et : ∀t ∈ R, T n+2 (cos t) = cos(n + 2)t. 
n−1
 
Cp + i S p = cos pθk + i sin pθk
De plus, puisque deg (T n ) = n et deg (T n+1 ) = n + 1, d’après k=0
l’égalité définissant T n+2 , le polynôme T n+2 est de degré n + 2 et 
n−1 
n−1
(2k+1)π
de coefficient dominant 2 fois celui de T n+1 , c’est-à-dire 2n+2 . = e i pθk = e ip 2n .
k=0 k=0
On a montré, par récurrence à deux pas, que, pour tout n ∈ N,
il existe T n ∈ Rn [X] tel que :
• Si p  0 :
  pπ n
∀t ∈ R, T n (cos t) = cos nt pπ
n−1
 pπ k pπ 1− ei n
C p + i S p = e i 2n ei n = e i 2n pπ
et que T n est de degré n et de coefficient dominant 2n−1 . k=0 1− ei n

Ceci montre la proposition pour n + 2. pπ 1 − (−1) p 1 − (−1) p


= e i 2n pπ = pπ pπ
1− ei n e − i 2n − e i 2n
2) Unicité :  
1 − (−1) p 1 − (−1) p i
Soient T n et Un convenant. On a alors : = pπ = pπ ,
−2 i sin 2 sin
∀t ∈ R, T n (cos t) = cos nt = Un (cos t). 2n 2n

Comme cos t décrit [−1 ; 1] lorsque t décrit R, il en résulte que d’où, en prenant la partie réelle : C p = 0.
le polynôme T n − Un s’annule en une infinité de points (les élé-
ments de [−1 ; 1]), donc T n − Un = 0, T n = Un . • Si p = 0, alors : C p = n.

Ceci montre l’unicité de T n convenant. On en déduit :

b) Soit n ∈ N∗ . On a, pour tout t ∈ R : ∗ Si i  j, alors i − j  0 et i + j  0, donc Ci+ j = 0 et Ci− j = 0;


∗ Si i = j  0, alors i − j = 0 et i + j  0, donc Ci− j = n et
T n (cos t) = 0 ⇐⇒ cos nt = 0
Ci+ j = 0.
π (2k + 1)π
⇐⇒ ∃ k ∈ Z, nt = + kπ ⇐⇒ ∃ k ∈ Z, t = . ∗ Si i = j = 0, alors Ci− j = n et Ci+ j = n.
2 2n
(2k + 1)π On conclut :
Ceci montre que les réels xk = cos , k ∈ Z, sont des ⎧
2n ⎪

⎪ 0 si i  j
zéros de T n . ⎪



n−1 ⎪

⎨n
(2k + 1)π T i (xk )T j (xk ) = ⎪
⎪ si i = j  0
De plus, comme : ∀k ∈ 0 ; n − 1, ∈ [0 ; π] ⎪
⎪ 2
2n k=0 ⎪



⎩n
et que cos est strictement décroissante sur [0 ; π], les réels xk si i = j = 0.
sont deux à deux distincts.
On a ainsi obtenu n zéros réels de T n . 3.33 Montrons, par récurrence sur p ∈ N : P2p n’admet au-
cun zéro réel et P2p+1 admet un zéro réel et un seul.
D’autre part, T n est de degré n, donc T n admet au plus n zéros
• Pour p = 0, on a P2p = P0 = 1 qui n’a pas de zéro réel, et
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

réels.
P2p+1 = P1 = 1 + X, qui admet un zéro réel et un seul, qui
On conclut : les zéros de T n dans R sont les est −1.
(2k + 1)π
xk = cos , k ∈ 0 ; n − 1. Ainsi, la propriété est vraie pour p = 0.
2n
(2k + 1)π Supposons, pour un p ∈ N fixé quelconque, que P2p n’admet
c) On a, pour tout k ∈ 0 ; n − 1, en notant θk = : aucun zéro réel et que P2p+1 admet un zéro réel et un seul.
2n
T i (xk )T j (xk ) = T i (cos θk )T j (cos θk ) = cos iθk cos jθk Puisque P2p est continue sur l’intervalle R et que P2p ne s’an-
1  nule en aucun point de R, d’après le théorème des valeurs in-
= cos(i + j)θk + cos(i − j)θk . termédiaires, P2p est de signe strict fixe.
2
En notant , pour tout p ∈ N : 2p
1 k
Comme de plus : P2p (x) = x −→ +∞,

n−1 
n−1
k=0
k! x −→ +∞
Cp = cos pθk , Sp = sin pθk ,
k=0 k=0
on déduit : ∀x ∈ R, P2p (x) > 0.

55
Chapitre 3 • Polynômes

On remarque : 3.34 a) En développant, on a :

  1 k   k k−1 X3 + pX + q = (X − x1 )(X − x2 )(X − x3 )


2p+1 2p+1
P 2p+1 = X = X
k! k!
k=0 k=1 = X3 − (x1 + x2 + x3 )X2 + (x1 x2 + x1 x3 + x2 x3 )X − x1 x2 x3

2p+1 2p
=
1
Xk−1 =
1 k
X = P2p . = X3 − σ 1 X2 + σ 2 X − σ 3 ,
(k − 1)! k←−k−1 k!
k=1 k=0 d’où : σ1 = 0, σ2 = p, σ3 = −q.
Ainsi : ∀x ∈ R, P 2p+1 (x) = P2p (x) > 0, 
3
b) 1) • S 0 = x0i = 3,
donc P2p+1 est strictement croissante sur R. i=1

Comme de plus : 
3
• S1 = x1i = σ1 = 0,
P2p+1 (x) −→ −∞ et P2p+1 (x) −→ +∞, i=1
x −→ −∞ x −→ +∞

3
d’après le théorème de la bijection monotone, P2p+1 admet un • S2 = x2i = (x1 + x2 + x3 )2 − 2(x1 x2 + x1 x3 + x2 x3 )
zéro réel et un seul, noté α2p+1 . D’ailleurs, l’existence et l’uni- i=1
cité de α2p+1 sont aussi dans l’hypothèse de récurrence. = σ21 − 2σ2 = −2p.
Remarquons α2p+1 < 0, puisque P2p+1(0) = 1 > 0. 2) On a : ∀i ∈ {1, 2, 3}, x3i + pxi + q = 0,
On peut alors dresser le tableau des variations de P2p+1 et de d’où, pour tout k ∈ N fixé, en multipliant par xki :
P2p+2 :
∀i ∈ {1, 2, 3}, xk+3
i + pxk+1
i + qxki = 0,
x −∞ α2p+1 +∞
P 2p+1 = P2p + puis, en sommant pour i allant de 1 à 3 :

P2p+1 − 0 + S k+3 + pS k+1 + qS k = 0.

P2p+2 +∞   +∞ 3) D’après 1) et 2) :

On remarque aussi : S 3 = −pS 1 − qS 0 = −p0 − q3 = −3q,


2p+2
1 k   1 k
2p+1
1 S 4 = −pS 2 − qS 1 = −p(−2p) − q0 = 2p2 .
P2p+2 = X = X + X2p+2
k! k! (2p + 2)!
k=0 k=0 c) On a :
1
= P2p+1 + X2p+2 , A = x31 x2 + x31 x3 + x32 x1 + x32 x3 + x33 x1 + x33 x2
(2p + 2)!
= (x31 + x32 + x33 )(x1 + x2 + x3 ) − (x41 + x42 + x43 )
D’où :
= S 3 S 1 − S 4 = −2p2 .
1
P2p+2 (α2p+1 ) = P2p+1 (α2p+1 ) + α2p+2 > 0.
 (2p + 1)! 2p+1
=0
 3.35 1) Surjectivité :
>0
Soit Z ∈ C. D’après le théorème de d’Alembert, le polynôme
Il en résulte : ∀x ∈ R, P2p+2(x) > 0, P − Z, qui n’est pas constant, admet au moins un zéro dans C,
donc P2p+2 n’a pas de zéro réel. donc : ∃ z ∈ C, P(z) = Z.

On déduit le tableau des variations de P2p+3 : On conclut que P est surjective.


2) Non-injectivité :
x −∞ 0 +∞
P2p+2 + Notons n = deg (P)  2.
P2p+3 −∞  +∞ Raisonnons par l’absurde : supposons P injective.
D’après le théorème de la bijection monotone, P2p+3 admet un En particulier, l’équation P(z) = 0, d’inconnue z ∈ C, qui ad-
zéro réel et un seul. met au moins une solution (cf. 1)), admet au plus une solution
z0 ∈ C, donc il existe λ ∈ C∗ tel que P = λ(X − z0 )n . De
Ceci montre la propriété à l’ordre p + 1, et établit la récurrence. même, puisque l’équation P(z) = 1, d’inconnue z ∈ C, ad-
Finalement, pour tout p ∈ N, P2p n’a pas de zéro réel et P2p+1 met une solution et une seule, notée z1 , il existe μ ∈ C tel que
admet un zéro réel et un seul. P = 1 + μ(X − z1 )n .

56
Corrigés des exercices

On a alors : λ(X − z0 )n = 1 + μ(X − z1 )n , On conclut, par récurrence sur n : ∀n ∈ N, P(un ) = un .


d’où, en dérivant : nλ(X − z0 ) n−1
= nμ(X − z1 ) n−1
. • D’autre part, la suite (un )n∈N est à valeurs dans N (par récur-
Comme n−1  1, on déduit z0 = z1 , puis P(z0 ) = 0 et P(z0 ) = 1, rence immédiate), donc :
contradiction. ∀n ∈ N, un+1 = u3n + 1 > u3n  un ,
Ce raisonnement par l’absurde montre que P n’est pas injec-
tive. donc la suite (un )n∈N est strictement croissante.
• Le polynôme P − X s’annule donc en une infinité de points
3.36 Soit x ∈ R. (les un , n ∈ N), donc P − X = 0, P = X.
1) Si x  0, alors : 2) Réciproquement, il est évident que le polynôme P = X
convient.
Pn (x) = 
x2n −2x
 + 
2n−1
3x2n−2 − · · · 
−2nx + (2n + 1)
 Finalement, il y a un polynôme et un seul convenant :
0 0 0 0 0
P = X.
 2n + 1 > 0,
donc : Pn (x)  0. 3.38 Puisque P(X) | P(X3 + X), il existe Q ∈ R[X] tel que :
P(X + X) = P(X)Q(X). En particulier :
3
2) Supposons x > 0. On a :
 

2n ∀x ∈ R, P(x) = 0 =⇒ P(x3 + x) = 0 .
(x + 1)Pn (x) = (x + 1) (−1)k (k + 1)x2n−k
k=0 Considérons l’application ϕ : R −→ R, x −→ x3 + x.

2n 
2n Supposons que P admette au moins un zéro a ∈ R∗ .
= (−1)k (k + 1)x2n−k+1 + (−1)k (k + 1)x2n−k
k=0 k=0
Pour tout zéro x de P dans R, ϕ(x) est aussi un zéro de P dans R,

2n 
2n+1 puis, en réitérant, ϕ ◦ ϕ(x) est un zéro de P dans R, etc.
= (−1)k (k + 1)x2n−k+1 + (−1) p−1 px2n−p+1 Considérons la suite (un )n∈N définie par u0 = a et :
p=k+1
k=0 p=1

#
2n $ ∀n ∈ N, un+1 = ϕ(un ).
 
= x2n+1 + (−1)k (k + 1) + (−1)k−1 k x2n−k+1 + (2n + 1)
k=1 Si a > 0, alors, par une récurrence immédiate, on a, pour tout
#
2n $ n ∈ N, 0 < un < un+1 , donc la suite (un )n∈N est strictement
= x2n+1 + (−1)k x2n−k+1 + (2n + 1) croissante.
k=1
De même, si a < 0, alors, par récurrence immédiate, pour tout

2n
x2n+1 + 1 n ∈ N, un+1 < un < 0, donc (un )n∈N est strictement décrois-
= x (−1)k x2n−k + (2n + 1) = x + (2n + 1)
k=0
x+1 sante.
 2n + 1 > 0, Dans chacun des deux cas, les un sont deux à deux distincts.

donc : Pn (x)  0. Ceci montre que P admet une infinité de zéros dans R, d’où une
contradiction.
On conclut que Pn n’admet aucun zéro réel.
On conclut que P n’admet aucun zéro dans R∗ .
3.37 1) Soit P convenant. On a alors :
3.39
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

Considérons, cf. exercice 3.31, les polynômes d’inter-


P(0) = 0, P(1) = P(03 + 1) = P(0)3 + 1 = 1, polation de Lagrange sur les abscisses 0, 1, ..., n :
P(2) = p(13 + 1) = P(1)3 + 1 = 2, 
(X − i)
P(9) = P(23 + 1) = P(2)3 + 1 = 9. ik
∀k ∈ 0 ; n, Lk =  .
Considérons la suite réelle (un )n∈N définie par u0 = 0 et : (k − i)
ik
∀n ∈ N, un+1 = u3n + 1.

n

• Montrons, par récurrence sur n : ∀n ∈ N, P(un ) = un . D’après l’exercice 3.31, on a : P = P(k)Lk .


k=0
On a : P(u0 ) = P(0) = 0 = u0 . d’où :
Si, pour un n ∈ N fixé, P(un ) = un , alors : 
n
P(n + 1) = P(k)Lk (n + 1)
P(un+1 ) = P(u3n + 1) = P(un )3 + 1 = u3n + 1 = un+1 . k=0

57
Chapitre 3 • Polynômes

 
n
(n + 1 − i) (n + 1 − i)
3.41 a) Puisque P est un polynôme de degré pair et de co-
n
n+1−k ik

n
1 i=0
efficient dominant égal à 1, on a :
=  = 
k=0
k+1 (k − i) k=0
k+1 (k − i) P(x) −→ +∞ et P(x) −→ +∞.
x −→ −∞ x −→ +∞
ik ik
Il existe donc (a, b) ∈ R2 tel que a  0  b et que :

n
1 (n + 1)! ⎧
= . %.  % ⎪

k + 1 k(k − 1) · · · 1 (−1)(−2) · · · − (n − k) ⎨∀x ∈ ] − ∞ ; a], P(x)  P(0)

k=0 ⎪



n ⎩∀x ∈ [b ; +∞[, P(x)  P(0).
(n + 1)!
=
k=0
(k + 1)!(−1) n−k (n − k)! L’application P est continue sur le segment [a ; b], donc,
    d’après un théorème du cours, la restriction de P à [a ; b] est
n
n+1 n
n+1 bornée et atteint ses bornes. Il existe donc c ∈ [a ; b] tel que :
= (−1)n−k = (−1)n (−1)k
k=0
k+1 k=0
k+1 ∀x ∈ [a ; b], P(x)  P(c).

n+1  On a alors :
n+1 ⎧
= (−1)n (−1)k−1 ⎪
k ⎪

⎪ ∀x ∈ ] − ∞ ; a], P(x)  P(0)  P(c)
k=1 ⎪


  ⎨
# 
n+1 $
n+1 ⎪
⎪ ∀x ∈ [a ; b], P(x)  P(c)



= (−1)n+1 −1
(−1)k ⎪

k=0
k ⎩∀x ∈ (b ; +∞[, P(x)  P(0)  P(c),
 n+1
= (−1)n+1 1 + (−1) − 1 = (−1)n . donc : ∀x ∈ R, P(x)  P(c).

n
b) Notons Q = P(k) .
k=0
On conclut : P(n + 1) = (−1)n .
• Comme deg (P) = n, deg (P  ) = n − 1, ..., deg (P(n) ) = 0, et
3.40 Il existe x1 , ..., xn ∈ R et a1 , ..., an−1 ∈ R+ , an = 1 tels que le coefficient dominant de P est égal à 1, le polynôme Q est
n n exactement de degré n et de coefficient dominant égal à 1. On
que : P = (X − xk ), P = ak Xk . peut donc appliquer a) à Q à la place de P. Il existe donc d ∈ R
k=1 k=0 tel que : ∀x ∈ R, Q(x)  Q(d).
S’il existe i ∈ 1 ; n tel que xi > 0, alors :
D’autre part, on remarque :

n 
n 
n+1 
n
0 = P(xi ) = ak xki  an xni = xni > 0, Q = P(k+1) = P(k) = P(k) ,
k=0 k=0 k=1 k=1

car P(n+1) = 0, puisque P est de degré n.


contradiction.
On a donc : Q  = Q − P. Comme Q est dérivable sur R et que Q
Ainsi : ∀i ∈ 1 ; n, xi  0.
admet un minimum global, donc local, en d, on a : Q  (d) = 0,
 n
donc : Q(d) = P(d)  P(c).
D’autre part : P(2) = (2 − xk ).
k=1 On conclut : ∀x ∈ R, Q(x)  P(c).
Par comparaison de la moyenne arithmétique et de la moyenne
n  

géométrique de trois réels  0 (cf exercice 11.23), on a, pour n
3.42 Remarquons : = (1 + 1)n − 1 = 2n − 1.
tout k ∈ 1 ; n : k
k=1

1 + 1 + (−xk ) ' D’où :


2 − xk = 3  3 1 · 1 · (−xk ) = 3(−xk )1/3 .
3

n
3 P(z0 ) = 0 ⇐⇒ zn0 + ak zn−k
0 =0
k=1
d’où :  
n

n
k (2n − 1)ak n−k

n 
n
  
n 1/3 ⇐⇒ zn0 +   z0 = 0
P(2) = (2 − xk )  3(−xk )1/3 = 3n (−xk ) . 2n −1
n
k=1
k=1 k=1 k=1
k
((   ((

n (( n ((
Mais : (−xk ) = P(0) = 1. (( n
k (2n
− 1)a ((
=⇒ |z0 | = | − z0 | = (( z0 ((
k
n n
  n−k
k=1 (( 2 −1
n n ((
On conclut : P(2)  3n . (( k=1 ((
k
58
Corrigés des exercices

   
n n D’où, en utilisant la formule du binôme de Newton :
n
k (2n − 1)|ak | n−k  k
n
   |z0 |  M k |z0 |n−k , n  
2n − 1 n 2n − 1 n k n−k  n
k=1 k=1 (2n − 1)|z0 |n  M |z0 | = M + |z0 | − |z0 |n ,
k k=1
k
 n
n−1 1/k
puis : 2n |z0 |n  M + |z0 | , donc : 2|z0 |  M + |z0 |,
en notant : M = Max (2n − 1)|ak | . et finalement : |z0 |  M.
1kn k
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

59
Espaces vectoriels, CHAPITRE 4
applications linéaires

Plan
Thèmes abordés dans les exercices
Les méthodes à retenir 61
• Montrer qu’un ensemble est un ev (espace vectoriel), un sev (sous-espace vec-
Énoncés des exercices 64 toriel)
Du mal à démarrer ? 69 • Étude d’intersections, de sommes, de sommes directes de deux sev ; montrer que
Corrigés des exercices 71 deux sev sont supplémentaires dans un ev
• Montrer qu’une famille est libre, qu’une famille est liée, qu’une famille est gé-
nératrice, qu’une famille est une base
On abrège espace vectoriel en ev,
sous-espace vectoriel en sev. • Montrer qu’une application est linéaire
• Détermination du noyau, de l’image d’une application linéaire, obtention d’in-
clusions ou d’égalités faisant intervenir des noyaux et images d’applications
linéaires
• Montrer qu’une certaine application linéaire est injective, est surjective, est bi-
jective
• Manipulation de projecteurs.

Points essentiels du cours


pour la résolution des exercices
• Définition et propriétés de : ev, sev
• Définition et propriétés des combinaisons linéaires finies de vecteurs, des fa-
milles libres, des familles liées, des familles génératrices, des bases
• Définition et propriétés de l’intersection et de la somme de sev ; définition et
caractérisation de la somme directe de deux sev, de deux sev supplémentaires
dans un ev
• Définition et propriétés des applications linéaires, opérations sur les applications
linéaires et les endomorphismes, définition et propriétés du noyau et de l’image
d’une application linéaire
• Définition et caractérisation des projecteurs d’un ev.

60
Les méthodes à retenir

Les méthodes à retenir

Essayer de :
• revenir à la définition d’un sev, c’est-à-dire montrer que F est inclus
dans E, que F n’est pas vide et que F est stable par addition et stable
par multiplication externe
➥ Exercices 4.1 a), 4.2 a), c), 4.3 a), 4.4 a), 4.18 a)
• montrer que F est une intersection de sev, ou est une somme de sev
Pour montrer de E
qu’une partie F d’un ev E
est un sev de E ➥ Exercice 4.18 b)
• montrer que F est le sev de E engendré par une certaine famille
➥ Exercice 4.18 a)
• montrer que F est le noyau ou l’image d’une certaine application
linéaire
➥ Exercices 4.1 a), 4.4 a).

Pour montrer qu’un ensemble E Montrer que E est un sev d’un ev connu.
muni de lois usuelles est un ev ➥ Exercice 4.24.

Essayer de :
• montrer que l’élément nul de E n’est pas dans F

Pour montrer
➥ Exercices 4.1 b), 4.2 b), 4.3 b), c)
qu’une partie F d’un ev E • montrer que F n’est pas stable par la multiplication externe
n’est pas un sev de E
➥ Exercices 4.1 d), 4.2 d), 4.3 d)
• montrer que F n’est pas stable par addition.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

➥ Exercice 4.1 c).

Pour établir des relations


Essayer de passer par les éléments.
(souvent des inclusions)
entre sev d’un ev ➥ Exercices 4.14, 4.25.

Pour montrer que deux sev F, G Revenir à la définition, c’est-à-dire montrer que F ∩ G = {0}.
d’un ev E sont en somme directe Voir aussi les méthodes du chapitre 6 sur les ev de dimension finie.

61
Chapitre 4 • Espaces vectoriels, applications linéaires

Revenir à la définition, c’est-à-dire montrer que :


Pour montrer
F ∩ G = {0} et F + G = E.
que deux sev F, G d’un ev E
sont supplémentaires dans E ➥ Exercices 4.13, 4.17, 4.18 b), 4.21 b).
Voir aussi les méthodes du chapitre 6 sur les ev de dimension finie.

Revenir à la définition, c’est-à-dire montrer que, si une combinaison


Pour montrer qu’une famille finie linéaire de ces vecteurs est nulle, alors nécessairement tous les coeffi-
de vecteurs d’un ev E cients sont nuls.
est libre ➥ Exercices 4.5 b), 4.8 a), 4.15 c), 4.16 a).
Voir aussi les méthodes du chapitre 6 sur les ev de dimension finie.

Revenir à la définition de famille libre, et, suivant les exemples, es-


sayer de :
• remplacer la variable par des valeurs particulières
➥ Exercice 4.5 b)
• utiliser des passages à la limite
Pour montrer ➥ Exercice 4.26 c)
qu’une famille finie de fonctions
est libre pour les lois usuelles • utiliser une non-continuité ou une non-dérivabilité en certains points
➥ Exercices 4.26 a), b)
• dériver une ou plusieurs fois, ou primitiver
• faire intervenir les degrés s’il s’agit de polynômes
• raisonner sur les racines et les ordres de multiplicité s’il s’agit de
polynômes.

Essayer de :
• revenir à la définition, c’est-à-dire trouver une combinaison linéaire
de ces vecteurs qui soit nulle et dont les coefficients ne soient pas
Pour montrer qu’une famille finie tous nuls
de vecteurs d’un ev E • montrer qu’un des vecteurs de la famille se décompose linéairement
est liée sur les autres.
➥ Exercices 4.5 a), 4.8 b), 4.15 a), b), 4.16 c).
Voir aussi les méthodes du chapitre 6 sur les ev de dimension finie.

Revenir à la définition, c’est-à-dire montrer que tout vecteur de E se


Pour montrer qu’une famille finie décompose linéairement sur cette famille.
de vecteurs d’un ev E
est génératrice de E ➥ Exercice 4.5 b).
Voir aussi les méthodes du chapitre 6 sur les ev de dimension finie.

62
Les méthodes à retenir

Revenir à la définition, c’est-à-dire montrer que cette famille est libre


Pour montrer qu’une famille finie et génératrice de E.
de vecteurs d’un ev E
est une base de E
➥ Exercice 4.5 b).
Voir aussi les méthodes du chapitre 6 sur les ev de dimension finie.

Essayer de :
• revenir à la définition d’une application linéaire, c’est-à-dire mon-
Pour montrer qu’une application trer : ∀α ∈ K, ∀x, y ∈ E, f (αx + y) = α f (x) + f (y)
f : E −→ F est linéaire,
où E et F sont des K-ev ➥ Exercices 4.6 a), 4.7 a), 4.16 a), 4.23 a)
• montrer que f s’obtient, par certaines opérations, à partir d’applica-
tions linéaires.

Revenir aux définitions, avec les notations usuelles :


   
Pour manipuler noyau, image, Ker ( f ) = x ∈ E ; f (x) = 0 , Im ( f ) = y ∈ F ; ∃ x ∈ E, y = f (x)
somme, loi externe, composition
∀x ∈ E, ∀λ ∈ K,
d’applications linéaires  
( f + g)(x) = f (x) + g(x), (λ f )(x) = λ f (x), (g ◦ f )(x) = g f (x) .
➥ Exercices 4.7 c), 4.10 à 4.13, 4.19, 4.21, 4.23 a), 4.27, 4.29.

 
Revenir à la définition : Ker ( f ) = x ∈ E ; f (x) = 0 .
Pour déterminer le noyau d’une Il s’agit donc de résoudre l’équation f (x) = 0, d’inconnue x ∈ E.
application linéaire f : E −→ F ➥ Exercice 4.7 c).
Voir aussi les méthodes du chapitre 6 sur les ev de dimension finie.

Montrer Ker ( f ) = {0}, c’est-à-dire montrer :


 
Pour montrer qu’une application ∀x ∈ E, f (x) = 0 =⇒ x = 0 .
linéaire f : E −→ F est injective
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

➥ Exercices 4.23 b), 4.24.


Voir aussi les méthodes du chapitre 6 sur les ev de dimension finie.

Montrer Im ( f ) = F, c’est-à-dire montrer :

Pour montrer qu’une application ∀y ∈ F, ∃ x ∈ E, y = f (x).


linéaire f : E −→ F est surjective
➥ Exercices 4.23 b), 4.24.
Voir aussi les méthodes du chapitre 6 sur les ev de dimension finie.

63
Chapitre 4 • Espaces vectoriels, applications linéaires

Essayer de :
• montrer : Ker ( f ) = {0} et Im ( f ) = F
➥ Exercice 4.24
Pour montrer qu’une application • trouver une application g : F −→ E telle que :
linéaire f : E −→ F est bijective
g ◦ f = IdE et f ◦ g = IdF .

L’application g est alors la réciproque de f , et g est linéaire.


➥ Exercice 4.28.

Essayer de :
• utiliser l’égalité p ◦ p = p
➥ Exercices 4.7 b), 4.22, 4.31
Pour manipuler un projecteur p • utiliser la décomposition de tout élément x de E sous la forme :
d’un ev E  
x = p(x) + x − p(x) .
 
∈Im (p) ∈Ker (p)

➥ Exercice 4.32.

Énoncés des exercices


4.1 Une partie de R3 est-elle un sev ou non ?
Est-ce que les parties suivantes de E = R3 sont des sev de E :
 
a) F = (x, y, z) ∈ R3 ; x + 2y + z = 0
 
b) G = (x, y, z) ∈ R3 ; x − y + z = 4
 
c) H = (x, y, z) ∈ R3 ; x2 − y2 = 0
 
d) L = (x, y, z) ∈ R3 ; x + y + z  1 ?

4.2 Une partie de RR est-elle un sev de ou non ?


Est-ce les parties suivantes de E = RR , ensemble des applications de R dans R, sont des sev
de E :
 
a) F = f ∈ E ; f (2) = f (0) + f (1)
 
b) G = f ∈ E ; f (1) + f (−1) = 3
 
c) H = f ∈ E ; ∀x ∈ R, ; f (1 − x) = − f (x)
  2 
d) L = f ∈ E ; ∀x ∈ R, f (x) = f (x) ?

4.3 Une partie de RN est-elle un sev ou non ?


Est-ce que les parties suivantes de E = RN , ensemble des suites réelles, sont des sev de E :

64
Énoncés des exercices

 
a) F = u = (un )n∈N ∈ E ; ∀n ∈ N, un+2 = un+1 + un
 
b) G = u = (un )n∈N ∈ E ; u0 = 0 et u1 = 1
 
c) H = u = (un )n∈N ∈ E ; ∀n ∈ N, un+1 = un + 4
)
 
d) L = u = (un )n∈N ∈ E ; ∀n ∈ N, un+1 = u2n + u4n ?

4.4 Détermination d’une base d’un sev donné par une équation
 
On note : F = (x, y, z) ∈ R3 ; x − 2y + 4z = 0 .
a) Vérifier que F est un sev de R3 .
b) Déterminer une base de F.

4.5 Famille libre, famille liée, détermination d’une base du sev engendré
On considère les applications f1 , ..., f4 : ]0 ; +∞[ −→ R définies, pour tout x ∈ ]0 ; +∞[, par :

f1 (x) = ln x, f2 (x) = ln(2x), f3 (x) = e x , f4 (x) = e x+1 .

a) Est-ce que la famille ( f1 , f2 , f3 , f4 ) est libre ?


b) Déterminer une base de F = Vect ( f1 , f2 , f3 , f4 ).

4.6 Une application donnée est-elle linéaire, non linéaire ?


Est-ce que les applications suivantes, de R2 dans R2 , sont linéaires :
a) f1 : (x, y) −→ (x + y, x)
b) f2 : (x, y) −→ (x, x − y + 2)
c) f3 : (x, y) −→ ( e xy , x + y)
d) f4 : (x, y) −→ (x2 − y, y2 − x) ?

4.7 Exemple de projecteur


On note : f : R2 −→ R2 , (x, y) −→ (2x + y, −2x − y).
a) Vérifier que f est linéaire.
b) Montrer que f est un projecteur.
c) Déterminer une base de Ker ( f ) et une base de Im ( f ).

4.8 Exemples simples de famille libre, famille liée


On note, dans R4 : U = (1, 1, 0, 0), V = (1, 0, 1, 0), X = (1, 0, 0, 1), Y = (2, 1, 1, 0).
a) La famille (U, V, X) est-elle libre ou liée ?
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

b) La famille (U, V, Y) est-elle libre ou liée ?

4.9 Une partie est-elle un sev ?


 
On note E = (x, y) ∈ K2 ; x2 + y2 = 0 .
Est-ce que E est un sev de K2 ? On distinguera les cas K = R, K = C.

4.10 Noyau et image de f + g


Soient E, F des ev, f, g ∈ L (E, F).
Montrer :
a) Ker ( f ) ∩ Ker (g) ⊂ Ker ( f + g)
b) Im ( f + g) ⊂ Im ( f ) + Im (g).

65
Chapitre 4 • Espaces vectoriels, applications linéaires

4.11 Noyau et image de g ◦ f


Soient E, F, G des ev, f ∈ L (E, F), g ∈ L (F, G).
Montrer :
a) Ker ( f ) ⊂ Ker (g ◦ f )
b) Im (g ◦ f ) ⊂ Im (g).

4.12 Endomorphismes f, g, h vérifiant des relations de composition


Soient E un ev, f, g, h ∈ L (E) tels que : f ◦ g = h, g ◦ h = f, h ◦ f = g.
Montrer que f, g, h ont le même noyau et ont la même image.

4.13 Endomorphismes f, g tels que : f ◦ g ◦ f = f et g ◦ f ◦ g = g


Soient E un ev, f, g ∈ L (E) tels que : f ◦ g ◦ f = f et g ◦ f ◦ g = g.
Montrer que Ker ( f ) et Im (g) sont supplémentaires dans E, que Ker (g) et Im ( f ) sont supplé-
mentaires dans E.

4.14 Opérations sur des sev


Soient E un ev, A, B, C des sev de E.
   
Montrer : A ∩ B + (A ∩ C) = A ∩ C + (A ∩ B) .

4.15 Familles de fonctions, familles de leurs carrés


Soient f, g, h : R −→ R. On note f 2 = f · f, g2 = g · g, h2 = h · h.
a) Montrer que, si ( f, g) est liée, alors ( f 2 , g2 ) est liée.
b) Donner un exemple de ( f, g) dans lequel : ( f, g) est libre et ( f 2 , g2 ) est liée.
c) Donner un exemple de ( f, g, h) dans lequel : ( f, g, h) est liée et ( f 2 , g2 , h2 ) est libre.

4.16 Liberté ou liaison d’une famille de deux ou trois applications linéaires


On note E = C([−1 ; 1] ; R) le R-ev des applications continues de [−1 ; 1] dans R, ϕ1 , ϕ2 , ϕ3 :
E −→ R les applications définies, pour toute f ∈ E par :
/ 0 / 1 / 1
ϕ1 ( f ) = f, ϕ2 ( f ) = f, ϕ3 ( f ) = f.
−1 0 −1

a) Vérifier que ϕ1 , ϕ2 , ϕ3 sont linéaires.


b) Est-ce que (ϕ1 , ϕ2 ) est libre ?
c) Est-ce que (ϕ1 , ϕ2 , ϕ3 ) est libre ?

4.17 Sommes directes de sev


Soient E un ev, A, B deux sev de E, C un sev de E supplémentaire de A dans A + B et tel que :
C ⊂ B. Montrer que C est un supplémentaire de A ∩ B dans B.

4.18 Exemple de sev supplémentaires dans un ev


On note E = C([0 ; 1] ; R) le R-ev des applications continues de [0 ; 1] dans R,
! / 1 "  
A = f ∈ E; f (x) dx = 0 , B = f ∈ E ; f (0) = 0 , e0 , e1 : [0 ; 1] −→ R les applications
0
définies, pour tout x ∈ [0 ; 1], par : e0 (x) = 1, e1 (x) = x, C = Vect (e0 , e1 ) le sev de E
engendré par (e0 , e1 ).

66
Énoncés des exercices

a) Montrer que A, B, C sont des sev de E.


b) Établir que A ∩ B et C sont supplémentaires dans E.

4.19 Images et noyaux de composées


Soient E, F, G, H des ev, f ∈ L (E, F), g ∈ L (F, G), h ∈ L (G, H). Montrer :
a) Ker (h ◦ g) = Ker (g) =⇒ Ker (h ◦ g ◦ f ) = Ker (g ◦ f ).
b) Im (g ◦ f ) = Im (g) =⇒ Im (h ◦ g ◦ f ) = Im (h ◦ g)

4.20 Noyaux, images, composés de deux endomorphismes


Soient E un ev, f, g ∈ L (E) tels que : f ◦ g = g ◦ f.
Montrer que, si Ker ( f ) + Ker (g) = E ou Im ( f ) ∩ Im (g) = {0}, alors : f ◦ g = g ◦ f = 0.

4.21 Étude de noyaux


Soient E un K-ev, e = IdE , (a, b) ∈ K2 tel que a  b, f ∈ L (E) telle que :

f 2 − (a + b) f + abe = 0.

a) Montrer : ( f − ae) ◦ ( f − be) = 0.


b) On note : Ea = Ker ( f − ae), Eb = Ker ( f − be).
Établir que Ea et Eb sont des sev de E supplémentaires dans E.

4.22 Composés de deux projecteurs


Soient E un ev, p, q deux projecteurs de E. Montrer :
 
a) p ◦ q = p et q ◦ p = q ⇐⇒ Ker (p) = Ker (q)
 
b) p ◦ q = q et q ◦ p = p ⇐⇒ Im (p) = Im (q).

4.23 Exemple d’endomorphismes f, g vérifiant : f ◦ g − g ◦ f = IdE


On note E = K[X], f, g : E −→ E les applications définies, pour tout P ∈ K[X], par :

f (P) = XP, g(P) = −P  .

a) Vérifier : f, g ∈ L (E), f ◦ g − g ◦ f = IdE .


b) Est-ce que f (resp. g) est injectif ? surjectif ? bijectif ?
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

4.24 Exemple d’automorphisme


 
On note E = P ∈ R[X] ; P(0) = 0 et f : E −→ E, P −→ XP  . Montrer : f ∈ G L(E).

4.25 Réunion de deux sev


Soient E un ev, A, B des sev de E tels que : A ∪ B = E. Montrer : A = E ou B = E.

4.26 Familles libres dans un espace de fonctions


Soient n ∈ N∗ , (a1 , ..., an ) ∈ Rn tel que a1 < ... < an . Montrer que la famille d’applications
( fai : R −→ R)1in est libre dans les exemples suivants :



⎨0 si x  ai

a) fai : x −→ ⎪


⎩1 si x > ai

67
Chapitre 4 • Espaces vectoriels, applications linéaires




⎪ si x  ai
⎨0
b) fai : x −→ ⎪


⎩ x − ai si x > ai
c) fai : x −→ e ai x .

4.27 Étude d’applications linéaires f, g telles que Ker (g ◦ f ) = Ker ( f ),


telles que Im (g ◦ f ) = Im (g)
Soient E, F, G des ev, f ∈ L (E, F), g ∈ L (F, G). Montrer :
a) Ker (g ◦ f ) = Ker ( f ) ⇐⇒ Ker (g) ∩ Im ( f ) = {0}
b) Im (g ◦ f ) = Im (g) ⇐⇒ Ker (g) + Im ( f ) = F.

4.28 Inversibilités de e − f ◦ g et e − g ◦ f
Soient E un ev, e = IdE , f, g ∈ L (E). On suppose e − f ◦ g ∈ G L(E) et on note u = (e − f ◦ g)−1 .
a) Calculer (e − g ◦ f ) ◦ (e + g ◦ u ◦ f ) et (e + g ◦ u ◦ f ) ◦ (e − g ◦ f ).
b) En déduire e − g ◦ f ∈ G L(E) et préciser (e − g ◦ f )−1 .

4.29 Crochet de Lie dans L (E)


Soient E un ev, f ∈ L (E) fixée.
On note : φ : L (E) −→ L (E), g −→ φ(g) = f ◦ g − g ◦ f.
 2
a) Calculer φ(g ◦ h) pour tout (g, h) ∈ L (E) , en fonction de g, h, φ(g), φ(h).
 2
b) En déduire, pour tout n ∈ N et tout (u, v) ∈ L (E) :
n  
 n
φ (u ◦ v) =
n
φk (u) ◦ φn−k (v).
k=0
k

4.30 Endomorphismes transformant tout vecteur en un vecteur colinéaire


 
Soient E un ev, f ∈ L (E) tel que, pour tout x ∈ E, la famille x, f (x) est liée.
Démontrer que f est une homothétie, c’est-à-dire qu’il existe λ ∈ K tel que :
∀x ∈ E, f (x) = λx (où λ ne dépend pas de x).

4.31 Somme de deux projecteurs


Soient E un ev, p, q deux projecteurs de E.
Démontrer que p + q est un projecteur si et seulement si : p ◦ q = q ◦ p = 0.

4.32 Composées d’un projecteur et d’un endomorphisme


Soient E un ev, f, g ∈ L (E) et p, q des projecteurs de E.
 
a) Montrer : Im (p ◦ f ) = Im (p) ∩ Ker (p) + Im ( f ) .
 
b) Montrer : Ker (g ◦ q) = Ker (q) ⊕ Ker (g) ∩ Im (q) .

68
Du mal à démarrer ?

Du mal à démarrer ?

4.1 a) 1re méthode : revenir à la définition d’un sev. 4.14 1) Montrer une inclusion, en passant par les éléments.
e
2 méthode : présenter F comme noyau d’une application li- 2) Utiliser des rôles symétriques.
néaire.
b) (0, 0, 0)  G. 4.15 a) Si (f, g) est liée et f  0, il existe α ∈ R tel que g = αf.

c) Trouver X1 ∈ H, X2 ∈ H tels que X1 + X2  H. b) Penser, par exemple, à x −→ x et x −→ |x|.


c) Choisir (f, g, h) pour que, par exemple, h = f + g mais que
d) Trouver X1 ∈ L tel que 2X1  L.
(f 2 , g2 , h2 ) soit libre.
4.2 a) Revenir à la définition d’un sev.
4.16 a) L’intégration est linéaire.
b) 0  G.
b) Montrer que (ϕ1 , ϕ2 ) est libre, en revenant à la définition et
c) Revenir à la définition d’un sev.
en appliquant l’hypothèse à deux fonctions simples bien choi-
d) Trouver f ∈ L telle que −f  L. sies.

4.3 a) Revenir à la définition d’un sev. c) Utiliser la relation de Chasles.

b) c) 0  G, 0  H. 4.17 1) Montrer : (A ∩ B) ∩ C = {0}.


d) Trouver u ∈ L telle que 2u  L. 2) • Montrer : (A ∩ B) + C ⊂ B.
4.4 a) Revenir à la définition d’un sev. • Pour l’autre inclusion, passer par les éléments.
b) Exprimer, par exemple, x en fonction de (y, z).
4.18 a) Pour A et B, revenir à la définition d’un sev.
4.5 a) Remarquer : f4 = e f3 . Remarquer que C est défini comme sev engendré par une fa-
b) Montrer que (f1 , f2 , f3 ) est libre, en revenant à la définition. mille.
b) 1) Montrer : (A ∩ B) ∩ C = {0}.
4.6 a) Revenir à la définition d’une application linéaire.
2) Pour f ∈ E, chercher g ∈ A ∩ B, (α, β) ∈ R2 tels que
b) c) f2 (0, 0)  (0, 0), f3 (0, 0)  (0, 0).
d) Trouver u, v ∈ R2 tels que f(u + v)  f(u) + f(v).
f = g + (αe0 + βe1 ).
4.7 a) Revenir à la définition d’une application linéaire.
b) Montrer : f ◦ f = f.
4.19 a) Supposer Ker (h ◦ g) = Ker (g).
c) 1) Résoudre l’équation f(x, y) = (0, 0).
L’inclusion Ker (g ◦ f) ⊂ Ker (h ◦ g ◦ f) est immédiate.
2) Remarquer que, pour tout (x, y) ∈ R2 , f(x, y) est colinéaire
Pour l’autre inclusion, passer par les éléments.
à (1, −1).
b) Supposer Im (g ◦ f) = Im (g).
4.8 a) Revenir à la définition d’une famille libre.
L’inclusion Im (h ◦ g ◦ f) ⊂ Im (h ◦ g) est immédiate.
b) Remarquer Y = U + V.
Pour l’autre inclusion, passer par les éléments.
4.9 1) Pour K = R, montrer E = {(0, 0)}.
2) Pour K = C, trouver (u, v) ∈ E2 tel que u + v  E.
4.20 1) Supposer Ker (f) + Ker (g) = E.
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

Montrer : ∀x ∈ E, g ◦ f(x) = 0,
4.10 a) b) Revenir aux définitions.
puis utiliser des rôles symétriques.
4.11 Revenir aux définitions. 2) Supposer Im (f) ∩ Im (g) = {0}.
4.12 1) Noyaux : montrer Ker (f) ⊂ Ker (g), puis permuter. Montrer : ∀x ∈ E, g ◦ f(x) = 0,
2) Images : montrer Im (f) ⊂ Im (g), puis permuter. puis utiliser des rôles symétriques.

4.13 1) • Montrer : Ker (f) ∩ Im (g) = {0}. 4.21 a) Développer.


• Remarquer que, pour tout x ∈ E, x − g ◦ f(x) ∈ Ker (f). b) Montrer d’abord Ea ∩ Eb = {0}. Puis montrer Ea + Eb = E en
2) Utiliser des rôles symétriques. raisonnant par analyse-synthèse.

69
Chapitre 4 • Espaces vectoriels, applications linéaires

4.22 a) 1) Supposer : p ◦ q = p et q ◦ p = q. b) Remarquer que, pour tout i ∈ 1 ; n, fai est dérivable en tout
point de R  {ai } et n’est pas dérivable en ai .
Montrer Ker (p) ⊂ Ker (q), puis utiliser des rôles symétriques.
c) Multiplier par e −an x puis faire tendre x vers +∞.
2) Supposer Ker (p) = Ker (q).
Montrer : ∀x ∈ E, q(x) = q ◦ p(x), 4.27 a) Séparer en deux implications.
puis utiliser des rôles symétriques. b) Séparer en deux implications.
b) 1re méthode : Raisonner de façon analogue à 1). Pour le sens direct, pour y ∈ F, utiliser g(y) ∈ Im (g).
2e méthode : Utiliser les projecteurs p = e − p, q = e − q.
4.28 a) Développer et obtenir e.
4.23 b) 1) Montrer que f est injectif et non surjectif.
b) Immédiat à partir de a).
2) Montrer que g est surjectif et non injectif.
4.29 a) Dans l’expression de φ(g ◦ h), intercaler ± g ◦ f ◦ h.
4.24 1) Vérifier que E est bien un R-ev.
b) Récurrence sur n. Pour le passage de n à n + 1, utiliser a) et la
2) Vérifier que f est linéaire. formule fondamentale sur les coefficients binomiaux.
3) Vérifier que f va bien de E dans E.
4) Montrer que f est injectif, en utilisant Ker (f). 4.30 Par hypothèse, pour tout x ∈ E, il existe λx ∈ K tel que
f(x) = λx x. Remarquer que, si x  0, alors λx est unique. Il s’agit
5) Montrer que f est surjectif, en construisant, de montrer que λx ne dépend pas de x. Pour montrer λx = λy ,

n séparer en deux cas selon que (x, y) est libre ou liée. Dans le cas
pour Q = ak Xk ∈ E, un polynôme P de E tel que XP  = Q. libre, considérer x + y.
k=1

4.25 Raisonner par l’absurde, d’où l’existence de (a, b) ∈ E2 tel 4.31 Un sens est immédiat.
que : a  A et b  B. Considérer a + b. Réciproquement, si p + q est un projecteur, développer
(p + q)2 = p + q, et composer par p à gauche, à droite.
4.26 Revenir à la définition d’une famille libre.
a) Remarquer que, pour tout i ∈ 1 ; n, fai est continue en tout
point de R  {ai } et n’est pas continue en ai .
4.32 a) b) Séparer en deux sens, en passant par les éléments.

70
Corrigés des exercices

4.1 a) 1re méthode : retour à la définition d’un sev : On conclut : F est un sev de E.
• F  ∅, car (0, 0, 0) ∈ F. b) On devine que G n’est pas un sev de E par la présence de la
• Soient α ∈ R, X1 = (x1 , y1 , z1 ), X2 = (x2 , y2 , z2 ) ∈ F. constante additive non nulle 3 dans la définition de G.

On a : αX1 + X2 = (αx1 + x2 , αy1 + y2 , αz1 + z2 ) et : La partie G n’est pas un sev de E car 0  G.


c) • H  ∅, car 0 ∈ H.
(αx1 + x2 ) + 2(αy1 + y2 ) + (αz1 + z2 )
• Soient α ∈ R, f, g ∈ H. On a, pour tout x ∈ R :
= α(x1 + 2y1 + z1 ) + (x2 + 2y2 + z2 ) = 0,
  (α f + g)(1 − x) = α f (1 − x) + g(1 − x)
=0 =0
   
donc : αX1 + X2 ∈ F. = α − f (x) + − g(x) = −(α f + g)(x),
On conclut : F est un sev de E. donc : α f + g ∈ H.
2e méthode : utilisation d’une application linéaire : On conclut : H est un sev de E.
L’application f : E −→ R, (x, y, z) −→ x + 2y + z d) On devine que L n’est pas un sev de E par la présence d’un
est linéaire, car, pour tout α ∈ R et tous X1 = (x1 , y1 , z1 ), carré dans la définition de L.

X2 = (x2 , y2 , z2 ) ∈ E : La partie L n’est pas un sev de E car 1 ∈ L et −1  L, où 1


et −1 désignent les applications constantes égales à 1 et à −1
f (αX1 + X2 ) = f (αx1 + x2 , αy1 + y2 , αz1 + z2 ) respectivement.
= (αx1 + x2 ) + 2(αy1 + y2 ) + (αz1 + z2 )
= α(x1 + 2y1 + z1 ) + (x2 + 2y2 + z2 ) 4.3 a) • F  ∅ car 0 ∈ F, où 0 désigne la suite nulle.
= α f (X1 ) + f (X2 ), • Soient α ∈ R, u = (un )n∈N , v = (vn )n∈N ∈ F.
On a, pour tout n ∈ N :
et F = Ker ( f ), donc F est un sev de E.
b) On devine que G n’est pas un sev de E par la présence de la (αu + v)n+2 = αun+2 + vn+2 = α(un+1 + un ) + (vn+1 + vn )
constante additive non nulle 4 dans l’équation définissant G. = (αun+1 + vn+1 ) + (αun + vn ) = (αu + v)n+1 + (αu + v)n ,
La partie G n’est pas un sev de E, car (0, 0, 0)  G. donc : αu + v ∈ F.
c) On devine que H n’est pas un sev de E par la présence de On conclut : F est un sev de E.
carrés dans l’équation définissant H. b) On devine que G n’est pas un sev de E par la présence de la
La partie H n’est pas un sev de E car, en notant : constante additive non nulle 1.
X1 = (1, 1, 0) ∈ E, X2 = (1, −1, 0) ∈ E, La partie G n’est pas un sev de E car 0  G.
on a : X1 ∈ H, X2 ∈ H, X1 + X2 = (2, 0, 0)  H. c) On devine que H n’est pas un sev de E par la présence de la
d) On devine que L n’est pas un sev de E à cause de l’inégalité constante additive non nulle 4.
au lieu d’une égalité dans la définition de L. La partie H n’est pas un sev de E car 0  H.
La partie L n’est pas un sev de E, car X1 = (1, 0, 0) ∈ L et d) On devine que L n’est pas un sev de E par la présence d’un
2X1 = (2, 0, 0)  L. carré dans la définition de L.
Considérons la suite u = (un )n∈N définie par
):
4.2 a) • F  ∅ car 0 ∈ F, où 0 désigne l’application nulle. u0 = 1 et ∀n ∈ N, un+1 = u2n + u4n .
• Soient α ∈ R, f, g ∈ F. On a :
Il est clair que : u ∈ L.
(α f + g)(2) = α f (2) + g(2) Considérons la suite v = 2u. On a : v0 = 2u0 = 2,
    )
= α f (0) + f (1) + g(0) + g(1) √ √ ) √
    u1 = u20 + u40 = 2, v1 = 2u1 = 2 2, v20 + v40 = 20,
= α f (0) + g(0) + α f (1) + g(1)
)
= (α f + g)(0) + (α f + g)(1), d’où : v1  v20 + v40 , et donc : v  L.
donc : α f + g ∈ F. On conclut : L n’est pas un sev de E.

71
Chapitre 4 • Espaces vectoriels, applications linéaires

4.4 a) • F  ∅, car (0, 0, 0) ∈ F. donc f1 est linéaire.


Soient α ∈ R, X1 = (x1 , y1 , z1 ), X2 = (x2 , y2 , z2 ) ∈ F. b) On devine que f2 n’est pas linéaire par la présence de la
On a : αX1 + X2 = (αx1 + x2 , αy1 + y2 , αz1 + z2 ) et : constante additive non nulle 2.
Puisque f2 (0, 0) = (0, 2)  (0, 0), f2 n’est pas linéaire.
(αx1 + x2 ) − 2(αy1 + y2 ) + 4(αz1 + z2 )
c) On devine que f3 n’est pas linéaire par la présence d’un pro-
= α(x1 − 2y1 + 4z1 ) + (x2 − 2y2 + 4z2 ) = 0, duit et d’une exponentielle dans la définition de f3 .
 
=0 =0
Puisque f3 (0, 0) = (1, 0)  (0, 0), f3 n’est pas linéaire.
donc : αX1 + X2 ∈ F.
d) On devine que f4 n’est pas linéaire par la présence de carrés
On conclut : F est un sev de R3 . dans la définition de f4 .
b) On peut, dans l’équation donnée pour F, exprimer, par Considérons u = (1, 0), v = −u = (−1, 0).
exemple, x en fonction de (y, z) :
On a : f4 (u) = (1, −1), f4 (v) = (1, 1)
 
F = (x, y, z) ∈ R3 ; x = 2y − 4z donc f4 (u) + f4 (v) = (2, 0),
 
= (2y − 4z, y, z) ; (y, z) ∈ R2 mais f4 (u + v) = f4 (0, 0) = (0, 0),
 
= y(2, 1, 0) + z(−4, 0, 1) ; (y, z) ∈ R2 . donc f4 (u + v)  f4 (u) + f4 (v),
Notons U = (2, 1, 0), V = (−4, 0, 1). donc f4 n’est pas linéaire.
Ainsi : F = Vect (U, V), sev engendré par (U, V).
4.7 a) Pour tout α ∈ R et tous X1 = (x1 , y1 ),
De plus, il est clair que (U, V) est libre.
X2 = (x2 , y2 ) ∈ R2 , on a :
On conclut : une base de F est (U, V).
f (αX1 + X2 ) = f (αx1 + x2 , αy1 + y2 )
4.5 a) On a :  
= 2(αx1 + x2 ) + (αy1 + y2 ), −2(αx1 + x2 ) − (αy1 + y2 )
 
∀x ∈ ]0 ; +∞[, f4 (x) = e x+1 = e x e = e f3 (x), = α(2x1 + y1 ) + (2x2 + y2 ), α(−2x1 − y1 ) − 2x2 − y2 )
= α(2x1 + y1 , −2x1 − y1 ) + (2x2 + y2 , −2x2 − y2 )
donc f4 = e f3 , ce qui montre que ( f1 , f2 , f3 , f4 ) est liée. = α f (X1 ) + f (X2 ),
b) Montrons que ( f1 , f2 , f3 ) est libre.
donc f est linéaire.
Soit (α1 , α2 , α3 ) ∈ R3 tel que : α1 f1 + α2 f2 + α3 f3 = 0.
b) On a, pour tout X = (x, y) ∈ R2 :
On a donc : ∀x ∈ ]0 ; +∞[, α1 ln x + α2 ln(2x) + α3 e x = 0.
 
En multipliant par e −x : f ◦ f (X) = f f (X) = f (2x + y, −2x − y)
 
= 2(2x + y) + (−2x − y), −2(2x + y) − (−2x − y)
∀x ∈ ]0 ; +∞[, α1 e −x ln x + α2 e −x ln(2x) + α3 = 0.
= (2x + y, −2x − y) = f (X),
En faisant tendre x vers +∞, on déduit : α3 = 0.
donc : f ◦ f = f.
Ainsi : ∀x ∈ ]0 ; +∞[, α1 ln x + α2 ln(2x) = 0.
On conclut : f est un projecteur de R2 .
En remplaçant x par 1, on déduit α2 = 0, puis, en remplaçant x
Remarque : En notant A la matrice
 de f dans la base cano-
par 2 par exemple, on, déduit α1 = 0.
2 1
nique de R , on a A =
2
d’où, par produit matriciel,
On conclut que ( f1 , f2 , f3 ) est libre. −2 −1
 
Comme de plus, d’après la solution de a), f4 est colinéaire 2 1
A2 = = A, donc f 2 = f.
à f3 , une base de F = Vect ( f1 , f2 , f3 , f4 ) est, par exemple : −2 −1
( f1 , f2 , f3 ). c) 1) Noyau :
Soit X = (x, y) ∈ R2 . On a :
4.6 a) Pour tout α ∈ R et tous X1 = (x1 , x2 ),
X2 = (y1 , y2 ) ∈ R2 , on a : X ∈ Ker ( f ) ⇐⇒ f (X) = 0 ⇐⇒ (2x + y, −2x − y) = (0, 0)
⇐⇒ 2x + y = 0 ⇐⇒ y = −2x.
f1 (αX1 + X2 ) = f1 (αx1 + y1 , αx2 + y2 )
     
= (αx1 + y1 ) + (αx2 + y2 ), αx1 + y1 Ainsi : Ker ( f ) = (x, −2x) ; x ∈ R = x(1, −2) ; x ∈ R .
= α(x1 + x2 , x1 ) + (y1 + y2 , y1 ) = α f1 (X1 ) + f1 (X2 ), On conclut : une base de Ker ( f ) est (U), où U = (1, −2).

72
Corrigés des exercices

2) Image : Il existe alors x ∈ E tel que : z = (g ◦ f )(x) et on a :


 2
 
On a : Im ( f ) = (2x + y, −2x − y) ; (x, y) ∈ R z = (g ◦ f )(x) = g f (x) ∈ Im (g).
 
= (2x + y)(1, −1) ; (x, y) ∈ R2 , Ceci montre : Im (g ◦ f ) ⊂ Im (g).
donc : Im ( f ) ⊂ Vect (V), où V = (1, −1).
De plus, f (0, 1) = (1, −1) = V, donc V ∈ Im ( f ). 4.12 1) Noyaux :

Enfin, comme V  0, la famille (V), à un seul élément, est libre. • Soit x ∈ Ker ( f ).
 
On conclut : une base de Im ( f ) est (V), où V = (1, −1). On a alors : g(x) = (h ◦ f )(x) = h f (x) = h(0) = 0,
donc : x ∈ Ker (g).
4.8 a) Soit (a, b, c) ∈ R . On a :
3
Ceci montre : Ker ( f ) ⊂ Ker (g).
• Comme les hypothèses sont invariantes par permutation cir-
aU + bV + cX = 0
culaire sur ( f, g, h), on a aussi :
⇐⇒ a(1, 1, 0, 0) + b(1, 0, 1, 0) + c(1, 0, 0, 1) = (0, 0, 0, 0)
Ker (g) ⊂ Ker (h) et Ker (h) ⊂ Ker ( f ).
⇐⇒ (a + b + c, a, b, c) = (0, 0, 0, 0)
⇐⇒ a = 0, b = 0, c = 0. Les trois inclusions précédentes montrent :
Ker ( f ) = Ker (g) = Ker (h).
On conclut : (U, V, X) est libre.
b) On remarque : Y = U + V, donc (U, V, Y) est liée. 2) Images :
•Soit y ∈ Im ( f ). Il existe x ∈ E tel que : y = f (x).
 
4.9 1) Cas K = R : On a alors : y = f (x) = (g ◦ h)(x) = g h(x) ∈ Im (g).
On a : ∀(x, y) ∈ R2 , x2 + y2 = 0 ⇐⇒ (x, y) = (0, 0), Ceci montre : Im ( f ) ⊂ Im (g).
donc E = {(0, 0)}, qui est un sev de K2 = R2 . • On termine comme en 1) et on conclut :
2) Cas K = C : Im ( f ) = Im (g) = Im (h).
On a : (− i , 1) ∈ E et ( i , 1) ∈ E,
4.13 1) • Soit x ∈ Ker ( f ) ∩ Im (g).
mais : (− i , 1) + ( i , 1) = (0, 2)  E,
Alors, f (x) = 0 et il existe t ∈ E tel que x = g(t). On a :
donc E n’est pas un sev de K2 = C2 .
 
x = g(t) = (g ◦ f ◦ g)(t) = (g ◦ f ) g(t)
 
4.10 a) On a, pour tout x ∈ E : = (g ◦ f )(x) = g f (x) = g(0) = 0.

x ∈ Ker ( f ) ∩ Ker (g) Ceci montre : Ker ( f ) ∩ Im (g) = {0}.


⎧ ⎧

⎪ ⎪

⎨ x ∈ Ker ( f )
⎪ ⎨ f (x) = 0
⎪ • Soit x ∈ E.
⇐⇒ ⎪⎪ ⇐⇒ ⎪


⎩ x ∈ Ker (g) ⎪
⎩g(x) = 0 On a : f ◦ g ◦ f (x) = f (x),
 
=⇒ ( f + g)(x) = f (x) + g(x) = 0 ⇐⇒ x ∈ Ker ( f + g). donc : f x − g ◦ f (x) = f (x) − f ◦ g ◦ f (x) = 0.

Ceci montre : Ker ( f ) ∩ Ker (g) ⊂ Ker ( f + g). Ceci montre : x − g ◦ f (x) ∈ Ker ( f ).
 
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

b) Soit y ∈ Im ( f + g). Ainsi : x = x − g ◦ f (x) + g ◦ f (x),


 
Il existe x ∈ E tel que : y = ( f + g)(x) = f (x) + g(x), où : x − g ◦ f (x) ∈ Ker ( f ), g ◦ f (x) = g f (x) ∈ Im (g).

donc : y ∈ Im ( f ) + Im (g); Ceci montre : Ker ( f ) + Im (g) = E.

Ceci montre : Im ( f + g) ⊂ Im ( f ) + Im (g). On conclut : Ker ( f ) et Im (g) sont supplémentaires dans E.


2) Comme f et g ont des rôles symétriques dans l’hypothèse,
4.11 a) Soit x ∈ Ker ( f ). on conclut aussi que Ker (g) et Im ( f ) sont supplémentaires
  dans E.
On a alors : (g ◦ f )(x) = g f (x) = g(0) = 0,
 
donc : x ∈ Ker (g ◦ f ). 4.14 1) Soit x ∈ A ∩ B + (A ∩ C) .
Ceci montre : Ker ( f ) ⊂ Ker (g ◦ f ). Alors, x ∈ A et x ∈ B + (A ∩ C).
b) Soit z ∈ Im (g ◦ f ). Il existe donc b ∈ B, c ∈ A ∩ C tels que : x = b + c.

73
Chapitre 4 • Espaces vectoriels, applications linéaires

On a : b = x − c, x ∈ A, c ∈ A, et A est un sev de E, donc : donc ϕ1 est linéaire, et, de même, ϕ2 et ϕ3 sont linéaires.
b ∈ A. b) Soit (α1 , α2 ) ∈ R2 tel que : α1 ϕ1 + α2 ϕ2 = 0.
Ainsi : x = c + b, c ∈ C, b ∈ A ∩ B, / 0 / 0
On a alors : ∀ f ∈ E, α1 f + α2 f = 0 (1).
donc : x ∈ C + (A ∩ B). −1 −1
 
on obtient : x ∈ A ∩ C + (A ∩ B) . Considérons : f1 : [−1 ; 1] −→ R , f2 : [−1 ; 1] −→ R .
    x −→ 1 x− → x
Ceci montre : A ∩ B + (A ∩ C) ⊂ A ∩ C + (A ∩ B) .
2) En appliquant le résultat de 1) à (A, C, B) à la place de Il est clair que : f1 ∈ E et f2 ∈ E. On a :
    ⎧ / 0
(A, B, C), on a aussi : A ∩ C + (A ∩ B) ⊂ A ∩ B + (A ∩ C) . / 1



    ⎪
⎪ α f + α f1 = 0
Finalement : A ∩ B + (A ∩ C) = A ∩ C + (A ∩ B) . ⎪


1 1 2
⎨ −1 0
(1) =⇒ ⎪ ⎪ / 0 / 1



4.15 a) Supposons ( f, g) liée. ⎪

⎪ α + α f2 = 0
⎩ 1 f 2 2
−1 0
Si f = 0, alors f 2 = 0, donc ( f 2 , g2 ) est liée. ⎧


⎪ α1 + α2 = 0
Si f  0, il existe α ∈ R tel que g = α f, d’où g2 = α2 f 2 , donc ⎪


⇐⇒ ⎪ ⎪  1
( f 2 , g2 ) est liée. ⎪

⎪ 1
⎩α1 − + α2 = 0
Ceci montre que, si ( f, g) est liée, alors ( f 2 , g2 ) est liée. 2 2
⎧ ⎧

⎪ ⎪

b) Notons f : R −→ R et g : R −→ R . ⎨α1 + α2 = 0
⎪ ⎨α1 = 0

⇐⇒ ⎪ ⎪ ⇐⇒ ⎪

x −→ x x −→ |x| ⎪
⎩−α + α = 0 ⎪
⎩α2 = 0.
1 2

• La famille ( f, g) est libre, car, pour tout (λ, μ) ∈ R , si 2


On conclut : (ϕ1 , ϕ2 ) est libre.
λ f + μg = 0, alors : ∀x ∈ R, λx + μ|x| = 0,
c) D’après la relation de Chasles :
d’où, en remplaçant x par 1, par −1 :
/ 1 / 0 / 1
λ + μ = 0 et λ − μ = 0, ∀ f ∈ E, f = f+ f,
−1 −1 0
donc : λ = μ = 0.
donc : ∀ f ∈ E, ϕ3 ( f ) = ϕ1 ( f ) + ϕ2 ( f ),
• La famille ( f 2 , g2 ) est liée car f 2 = g2 .
c’est-à-dire : ϕ3 = ϕ1 + ϕ2 .
c) Notons : f : R −→ R , g : R −→ R , h : R −→ R .
Ceci montre que (ϕ1 , ϕ2 , ϕ3 ) est liée, donc n’est pas libre.
x −→ 1 x −→ x x −→ x + 1
• On a h = f + g, donc ( f, g, h) est liée. 4.17 1) On a : (A ∩ B) ∩ C = (C ∩ A) ∩ B = {0} ∩ B = {0}.
• On a, pour tout x ∈ R : 2) • On a : A ∩ B ⊂ B et C ⊂ B, donc, puisque B est un sev
de E : (A ∩ B) + C ⊂ B.
f (x) = 1,
2
g (x) = x ,
2 2
h (x) = 1 + 2x + x .
2 2

• Soit b ∈ B. On a alors : b ∈ B ⊂ A + B = A ⊕ C.
Soit (a, b, c) ∈ R3 tel que : a f 2 + bg2 + ch2 = 0.
Il existe donc a ∈ A, c ∈ C tels que : b = a + c.
On a alors : ∀x ∈ R, (a + c) + 2cx + (b + c)x2 = 0.
On a : a = b − c, b ∈ B, c ∈ C ⊂ B et B est un sev de E,
Ainsi, le polynôme (a + c) + 2cX + (b + c)X2 s’annule en tout
donc : a ∈ B.
point de R, donc est le polynôme nul, d’où :
Ainsi : b = a + c, a ∈ A ∩ B, c ∈ C.
a + c = 0, 2c = 0, b + c = 0,
Ceci montre : B ⊂ (A ∩ B) + C.

puis : a = 0, b = 0, c = 0. On obtient : (A ∩ B) + C = B.

Ceci montre que la famille ( f 2 , g2 , h2 ) est libre. On conclut : A ∩ B et C sont supplémentaires dans B.

4.16 a) On a, pour tout α ∈ R et toutes f, g ∈ E : 4.18 a) • On a : A ⊂ E, et 0 ∈ A donc A  ∅.


/ 0
• Soient α ∈ R, f, g ∈ E. On a :
ϕ1 (α f + g) = (α f + g) / 1 / 1 / 1
−1
/ 0 / 0
(α f + g)(x) dx = α f (x) dx + g(x) dx = 0,
=α f+ g = αϕ1 ( f ) + ϕ1 (g),
0

0

0

−1 −1 =0 =0

74
Corrigés des exercices

donc : α f + g ∈ A. 4.19 a) Supposons : Ker (g ◦ f ) = Ker ( f ).


On conclut : A est un sev de E. • On a (cf. exercice 4.11) : Ker (h ◦ g ◦ f ) ⊃ Ker (g ◦ f ).
2) • On a : B ⊂ E, et 0 ∈ B donc B  ∅. • Soit x ∈ Ker (h ◦ g ◦ f ).
• Soient α ∈ R, f, g ∈ B. On a : h ◦ g ◦ f (x) = 0, donc : f (x) ∈ Ker (h ◦ g) = Ker (g),
 
On a : (α f + g)(0) = α f (0) + g(0) = α0 + 0 = 0, d’où : g f (x) = 0, donc x ∈ Ker (g ◦ f ).
donc : α f + g ∈ B. Ceci montre : Ker (h ◦ g ◦ f ) ⊂ Ker (g ◦ f ).
On conclut : B est un sev de E. On conclut : Ker (h ◦ g ◦ f ) = Ker (g ◦ f ).
3) Puisque C = Vect (e0 , e1 ), C est le sev de E engendré par b) Supposons : Im (g ◦ f ) = Im (g).
(e0 , e1 ), donc C est un sev de E. • On a (cf. exercice 4.11) : Im (h ◦ g ◦ f ) ⊂ Im (h ◦ g).
b) Remarquer d’abord que A ∩ B est bien un sev de E, comme • Soit t ∈ Im (h ◦ g). Il existe y ∈ F tel que : t = h ◦ g(y).
intersection de deux sev de E. Comme g(y) ∈ Im (g) = Im (g ◦ f ), il existe x ∈ E tel que :
1) Montrons : (A ∩ B) ∩ C = {0}. g(y) = g ◦ f (x). D’où :
Soit f ∈ (A ∩ B) ∩ C.   
t = h g(y) = h(g ◦ f (x) = (h ◦ g ◦ f )(x) ∈ Im (h ◦ g ◦ f ).
Puisque f ∈ C, il existe (α, β) ∈ R tel que : f = αe0 + βe1 ,
2

Ceci montre : Im (h ◦ g) ⊂ Im (h ◦ g ◦ f ).
c’est-à-dire : ∀x ∈ R, f (x) = α + βx.
On conclut : Im (h ◦ g ◦ f ) = Im (h ◦ g).
On a alors :
⎧/ 1 ⎧/ 1 4.20 1) On suppose : f ◦ g = g ◦ f et Ker ( f ) + Ker (g) = E.


⎪ ⎪



⎨ 0 f (x) dx = 0
⎪ ⎪
⎨ 0 (α + βx) dx = 0

⎪ ⇐⇒ ⎪ • Soit x ∈ E.


⎪ ⎪



⎩ f (0) = 0 ⎪
⎩α = 0 Il existe u ∈ Ker ( f ), v ∈ Ker (g) tels que : x = u + v.
⎧ ⎧

⎪α=0 ⎪ On a alors : f (x) = f (u + v) = f (u) + f (v) = f (v),


⎨ ⎪
⎨α = 0
⎪  
⇐⇒ ⎪
⎪ β ⇐⇒ ⎪
⎪ ⇐⇒ f = 0. puis : (g ◦ f )(x) = g f (v) = g ◦ f (v) = f ◦ g(v) = f (0) = 0.


⎩ =0 ⎪
⎩β = 0
2 Ceci montre : g ◦ f = 0.
Ceci montre : (A ∩ B) ∩ C = {0}, • Comme f ◦ g = g ◦ f, on a alors aussi : f ◦ g = 0.
autrement dit, A ∩ B et C sont en somme directe. 2) On suppose : f ◦ g = g ◦ f et Im ( f ) ∩ Im (g) = {0}.
2) Soit f ∈ E. On cherche g ∈ A ∩ B, (α, β) ∈ R tels que :
2 •Soit x ∈ E.
⎧  


⎨ f ◦ g(x) = f g(x) ∈ Im ( f )

f = g + (αe0 + βe1 ), On a : ⎪
⎩ f ◦ g(x) = g ◦ f (x) = g f (x) ∈ Im (g),


c’est-à-dire : ∀x ∈ R, f (x) = g(x) + (α + βx). donc : f ◦ g(x) ∈ Im ( f ) ∩ Im (g) = {0},
⎧/ 1
On a : ⎪
⎪ d’où : f ◦ g(x) = 0.


⎨ 0 g(x) dx = 0

Ceci montre : f ◦ g = 0.
g ∈ A ∩ B ⇐⇒ ⎪ ⎪



⎩g(0) = 0
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

• Comme f ◦ g = g ◦ f, on a alors aussi : g ◦ f = 0.


⎧/ 1 / 1





⎨ 0 f (x) dx = (α + βx) dx 4.21 a) En développant, on a :
⇐⇒ ⎪ ⎪ 0



⎩ f (0) = α ( f − ae) ◦ ( f − be) = f 2 − a f − b f + abe = 0.
⎧ ⎧


⎪ α = f (0) ⎪

⎪ α = f (0)


⎨ ⎪

⎨ b) D’abord, Ea et Eb sont bien des sev de E, comme noyaux
⇐⇒⎪ / ⇐⇒⎪ / 1


⎪ β 1

⎪ d’applications linéaires.

⎩α + = f (x) dx ⎪ ⎪
⎩β = 2 f (x) dx − 2 f (0).
2 0 0 1) Soit x ∈ Ea ∩ Eb .

Ainsi, il existe (α, β) ∈ R2 convenant, puis g convenant, ce qui Alors : ( f − ae)(x) = 0 et ( f − be)(x) = 0,
montre : (A ∩ B) + C = E. d’où : f (x) = ax et f (x) = bx, donc : (a − b)x = ax − bx = 0.
Finalement : A ∩ B et C sont supplémentaires dans E. Comme a  b, on déduit x = 0.

75
Chapitre 4 • Espaces vectoriels, applications linéaires

Ceci montre : Ea ∩ Eb = {0}. • Soit x ∈ Im (p). On a alors x = p(x), puisque p est un projec-
 
2) Soit y ∈ E. Montrons que y se décompose linéairement sur teur, puis : x = p(x) = q ◦ p(x) = q p(x) ∈ Im (q).
Ea et Eb . À cet effet, raisonnons par analyse et synthèse. Ceci montre : Im (p) ⊂ Im (q).
• Analyse : • Comme l’hypothèse p ◦ q = p et q ◦ p = q est invariante

Supposons qu’il existe u ∈ Ea , v ∈ Eb tels que : y = u + v. On a lorsque l’on échange p et q, on a aussi : Im (q) ⊂ Im (p).
alors : f (y) = f (u + v) = f (u) + f (v) = au + bv. On conclut : Im (p) = Im (q).
Ainsi : u + v = y et au + bv = f (y), 2) Réciproquement, supposons Im (p) = Im (q).
d’où, par combinaisons linéaires visant à faire disparaître u •Soit x ∈ E. On a : p(x) ∈ Im (p) = Im (q), d’où, puisque p est
 
ou v : (a − b)u = f (y) − by et (b − a)v = f (y) − ay un projecteur : q p(x) = p(x). Ceci montre : q ◦ p = q.
1   1   • Comme l’hypothèse Im (p) = Im (q) est invariante lorsque
et donc : u = f (y) − by , v = f (y) − ay .
a−b b−a l’on échange p et q, on a aussi : p ◦ q = p.
• Synthèse :
2e méthode : utilisation de projecteurs associés :
Réciproquement, montrons que les vecteurs u, v obtenus ci-
On remarque que, en notant e = IdE , puisque p et q sont des
dessus conviennent. On a :
projecteurs, p = e − p et q = e − q sont aussi des projecteurs
1   et Im (p) = Ker (p ), Im (q) = Ker (q ). D’où, en appliquant le
f (u) = f ◦ f (y) − b f (y) résultat de a ) à (p , q ) à la place de (p, q) :
a−b
1 . % 
= (a + b) f (y) − aby − b f (y) Im (p) = Im (q) ⇐⇒ Ker (p ) = Ker (q )
a−b
1   ⇐⇒ p ◦ q = p et q ◦ p = q
= a f (y) − aby = au
a−b
⇐⇒ (e − p) ◦ (e − q) = e − p et (e − q) ◦ (e − p) = e − q
et de même, par un calcul analogue : f (v) = bv. ⇐⇒ e − p − q + p ◦ q = e − p et e − q − p + q ◦ p = e − q
1     ⇐⇒ p ◦ q = q et q ◦ p = p.
Et : u + v = f (y) − by − f (y) − ay = y.
a−b
Ceci montre : ∀y ∈ E, ∃ (u, v) ∈ Ea × Eb , y = u + v, 4.23 a) • D’abord, il est clair que f et g sont bien des appli-
donc : E = Ea + Eb . cations de E dans E.
Finalement : Ea et Eb sont supplémentaires dans E. On a, pour tout α ∈ K et tous P, Q ∈ K[X] :

4.22 a) 1) Supposons : p ◦ q = p et q ◦ p = q. f (αP + Q) = X(αP + Q) = αXP + XQ = α f (P) + f (Q),

• Soit x ∈ Ker (p). g(αP + Q) = −(αP + Q) = −αP  − Q  = αg(P) + g(Q),


 
On a : q(x) = (q ◦ p)(x) = q p(x) = q(0) = 0, donc : f, g ∈ L (E).
donc : x ∈ Ker (q). • On a, pour tout P ∈ E :
Ceci montre : Ker (p) ⊂ Ker (q).    
( f ◦ g − g ◦ f )(P) = f g(P) − g f (P) = f (−P  ) − g(XP)
• Comme l’hypothèse p ◦ q = p et q ◦ p = q est invariante = X(−P  ) + (XP) = −XP  + P + XP  = P,
lorsque l’on échange p et q, on a aussi : Ker (q) ⊂ Ker (p).
On conclut : Ker (p) = Ker (q). donc : f ◦ g − g ◦ f = IdE .

2) Réciproquement, supposons : Ker (p) = Ker (q). b) 1) Étude de f :

• Soit x ∈ E. • On a, pour tout P ∈ E :

On a : x − p(x) ∈ Ker (p) = Ker (q), P ∈ Ker ( f ) ⇐⇒ f (P) = 0 ⇐⇒ XP = 0 ⇐⇒ P = 0,


   
donc : q x − p(x) = 0, d’où : q(x) = q p(x) = q ◦ p(x). donc Ker ( f ) = {0}, ce qui montre que f est injectif.
Ceci montre : q = q ◦ p. • Il est clair qu’il n’existe pas P ∈ E tel que XP = 1 (comme
• Comme l’hypothèse Ker (p) = Ker (q) est invariante lorsque on le voit en considérant les degrés), donc 1 (qui est dans E)
l’on échange p et q, on a aussi : p = p ◦ q. n’a pas d’antécédent par f .
b) 1re méthode : retour aux définitions : On conclut que f n’est pas surjectif.
1) Supposons : p ◦ q = q et q ◦ p = p. • Puisque f n’est pas surjectif, f n’est pas bijectif.

76
Corrigés des exercices


n
2) Étude de g :
4.26 a) Soit (λ1 , ..., λn ) ∈ Rn tel que λi fai = 0.
• On a : g(1) = 0 et 1  0, donc g n’est pas injectif. i=1

•Pour tout Q ∈ E, il existe P ∈ E tel que −P  = Q, il suffit de On remarque que, pour tout i ∈ 1 ; n, fai est continue en tout
prendre pour P une primitive de −Q, qui existe dans E. point de R  {ai }, et est discontinue en ai .

Ainsi, g est surjectif. y


• Puisque g n’est pas injectif, g n’est pas bijectif.

4.24 1) D’abord, E est bien un R-ev. En effet, E est un sev fai


de R[X] car 0 ∈ E et, pour tout α ∈ R et tous P, Q ∈ E : 1

(αP + Q)(0) = αP(0) + Q(0) = α0 + 0 = 0,

donc αP + Q ∈ E.
O ai x
2) L’application f va bien de E dans E, car, pour tout P ∈ E,
f (P) = XP  est un polynôme qui s’annule en 0.
3) L’application f est linéaire car, pour tout α ∈ R et tous Supposons qu’il existe i ∈ 1 ; n tel que λi  0. On a alors :
P, Q ∈ E :
 λj
 f ai = − fa .
f (αP + Q) = X(αP + Q) λ j
1 jn, ji i
= X(αP  + Q  ) = αXP  + XQ  = α f (P) + f (Q).
D’une part, fai est discontinue en ai .
4) Injectivité : D’autre part, pour tout j  i, fa j est continue en ai , donc la
 λj
Soit P ∈ Ker ( f ), c’est-à-dire XP  = 0. On déduit P  = 0, P combinaison linéaire − fa est continue en ai , d’où
est une constante. Comme de plus P(0) = 0, on obtient P = 0. 1 jn, ji
λi j
Ainsi, Ker ( f ) = {0}, donc f est injective. une contradiction.
5) Surjectivité : Ce raisonnement par l’absurde montre : ∀i ∈ 1 ; n, λi = 0,
Soit Q ∈ E. Comme Q(0) = 0, il existe n ∈ N∗ , a1 , ..., an ∈ R et on conclut que la famille ( fai )1in est libre.
n n
ak k
tels que : Q = ak Xk . Notons P = X . Il est clair que 
n

k=1 k=1
k b) Soit (λ1 , ..., λn ) ∈ Rn tel que λi fai = 0.
P ∈ E, puisque P(0) = 0. Et : i=1

On remarque que, pour tout i ∈ 1 ; n, fai est dérivable en tout


n
ak k−1 
n
point de R  {ai }, et n’est pas dérivable en ai .
f (P) = XP  = X kX = ak Xk = Q.
k=1
k k=1 y
Ceci montre que f est surjective.
Finalement, puisque f est linéaire, injective, surjective, on
conclut : f ∈ G L(E). fai
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

4.25 Raisonnons par l’absurde : supposons A  E et B  E.


Il existe alors a ∈ E tel que a  A, et b ∈ E tel que b  B.
Comme A ∪ B = E, il s’ensuit : a ∈ B et b ∈ A.
O ai x
Considérons a + b.
On a : a + b ∈ E = A ∪ B, donc : a + b ∈ A ou a + b ∈ B.
• Supposons a + b ∈ A. On a alors : a = (a + b) − b ∈ A car Supposons qu’il existe i ∈ 1 ; n tel que λi  0. On a alors :
a + b ∈ A, b ∈ A et A est un sev de E, d’où une contradiction.  λj
• Supposons a + b ∈ B. On a alors : b = (a + b) − a ∈ B car f ai = − fa .
1 jn, ji
λi j
a + b ∈ B, a ∈ B et B est un sev de E, d’où une contradiction.
Ce raisonnement par l’absurde montre : A = E ou B = E. D’une part, fai n’est pas dérivable en ai .

77
Chapitre 4 • Espaces vectoriels, applications linéaires

 
D’autre part, pour tout j  i, fa j est dérivable en ai , donc la On a alors : y = y − f (x) + f (x) ∈ Ker (g) + Im ( f ).
 λj
combinaison linéaire − fa est dérivable en ai , d’où Ceci montre : Ker (g) + Im ( f ) = F.
λi j
1 jn, ji
2) Réciproquement, supposons : Ker (g) + Im ( f ) = F.
une contradiction.
• D’après l’exercice 4.11, on a : Im (g ◦ f ) ⊂ Im (g).
Ce raisonnement par l’absurde montre : ∀i ∈ 1 ; n, λi = 0,
• Soit z ∈ Im (g). Il existe y ∈ F tel que z = g(y).
et on conclut que la famille ( fai )1in est libre.

n Puisque F = Ker (g) + Im ( f ), il existe u ∈ Ker (g) et x ∈ E tels
c) Soit (λ1 , ..., λn ) ∈ Rn tel que λi fai = 0. que : y = u + f (x). D’où :
 
i=1 z = g u + f (x) = g(u) + g ◦ f (x) = g ◦ f (x) ∈ Im (g ◦ f ).

n
On a donc : ∀x ∈ R, λi e ai x = 0. Des deux points précédents, on déduit :
i=1
−an x
D’où, en multipliant par e et en isolant le dernier terme : Im (g ◦ f ) = Im (g).

n−1
∀x ∈ R, λi e (ai −an )x + λn = 0. 4.28 a) Puisque u = (e − g ◦ f )−1 , on a : (e − g ◦ f ) ◦ u = e,
i=1 donc : u − f ◦ g ◦ u = e, c’est-à-dire : f ◦ g ◦ u = u − e, d’où :
Comme : ∀i ∈ 1 ; n − 1, ai − an < 0,
(e − g ◦ f ) ◦ (e + g ◦ u ◦ f )

n−1
on a : λi e (ai −an )x −→ 0, =e−g◦ f +g◦u◦ f −g◦ f ◦g◦u◦ f
x −→ +∞
i=1 = e − g ◦ f + g ◦ u ◦ f − g ◦ (u − e) ◦ f
d’où : λn −→ 0, c’est-à-dire λn = 0 car λn ne dépend pas
x −→ +∞ = e − g ◦ f + g ◦ u ◦ f − g ◦ u ◦ f + g ◦ f = e.
de x.
En réitérant, on déduit successivement : De même, puisque u = (e − f ◦ g)−1 , on a : u ◦ (e − f ◦ g) = e,
donc : u − u ◦ f ◦ g = e, c’est-à-dire : u ◦ f ◦ g = u − e, d’où :
λn = 0, λn−1 = 0, ..., λ1 = 0,
(e + g ◦ u ◦ f ) ◦ (e − g ◦ f )
et on conclut que ( fai )1in est libre.
=e+g◦u◦ f −g◦ f −g◦u◦ f ◦g◦ f
4.27 a) 1) Supposons : Ker (g ◦ f ) = Ker ( f ). = e + g ◦ u ◦ f − g ◦ f − g ◦ (u − e) ◦ f
Soit y ∈ Ker (g) ∩ Im ( f ). = e + g ◦ u ◦ f − g ◦ f − g ◦ u ◦ f + g ◦ f = e.

Alors, g(y) = 0 et il existe x ∈ E tel que y = f (x). ⎪

⎨(e − g ◦ f ) ◦ (e + g ◦ u ◦ f ) = e

D’où : (g ◦ f )(x) = g(y) = 0, On conclut : ⎪

⎪(e + g ◦ u ◦ f ) ◦ (e − g ◦ f ) = e.

donc : x ∈ Ker (g ◦ f ) = Ker ( f ), puis : y = f (x) = 0.
b) D’après a), e − g ◦ f est inversible, e − g ◦ f ∈ G L(E), et :
Ceci montre : Ker (g) ∩ Im ( f ) = {0}. (e − g ◦ f )−1 = e + g ◦ u ◦ f,
2) Réciproquement, supposons : Ker (g) ∩ Im ( f ) = {0}. où on a noté u = (e − f ◦ g)−1 .
• D’après l’exercice 4.11, on a : Ker (g ◦ f ) ⊃ Ker ( f ).
  4.29 a) On a :
• Soit x ∈ Ker (g ◦ f ). Alors, g f (x) = 0.

On a : f (x) ∈ Ker (g) ∩ Im ( f ) = {0}, f (x) = 0, x ∈ Ker ( f ). φ(g ◦ h) = f ◦ (g ◦ h) − (g ◦ h) ◦ f


= ( f ◦ g) ◦ h − (g ◦ f ) ◦ h + g ◦ ( f ◦ h) − g ◦ (h ◦ f )
Ceci montre : Ker (g ◦ f ) ⊂ Ker ( f ).
= (f ◦ g − g ◦ f) ◦ h + g ◦ (f ◦ h − h ◦ f)
Des deux points précédents, on conclut :
= φ(g) ◦ h + g ◦ φ(h).
Ker (g ◦ f ) = Ker ( f ).

b) Récurrence sur n.
b) 1) Supposons : Im (g ◦ f ) = Im (g).
• Pour n = 0, la propriété est évidente, car φ0 (u ◦ v) = u ◦ v
Soit y ∈ F. Comme g(y) ∈ Im (g) = Im (g ◦ f ), il existe x ∈ E
0  
tel que : g(y) = (g ◦ f )(x). n k
    et : φ (u) ◦ φn−k (v) = φ0 (u) ◦ φ0 (v) = u ◦ v,
On déduit : g y − f (x) = g(y) − g f (x) = 0, k=0
k
c’est-à-dire : y − f (x) ∈ Ker (g). puisque φ0 = IdL (E) .

78
Corrigés des exercices

• Supposons la propriété vraie pour un n ∈ N fixé. On a : et, a priori, dépend de x. Nous allons montrer que λ x ne dépend
pas de x.
 
φn+1 (u ◦ v) = φ φn (u ◦ v) Soit (x, y) ∈ (E − {0})2 .
 n  
n k 1) Supposons (x, y) libre.
= φ φ (u) ◦ φn−k (v)
k=0
k On a : f (x) = λ x x, f (y) = λy y, d’où, par linéarité de f :
n  
n  k  f (x + y) = f (x) + f (y) = λ x x + λy y.
= φ φ (u) ◦ φn−k (v)
k
k=0 Mais, d’autre part : f (x + y) = λ x+y (x + y).
car φ est, à l’évidence, linéaire D’où : λ x x + λy y = λ x+y (x + y),
n  
n  k  n−k puis : (λ x+y − λ x )x + (λ x+y − λy )y = 0.
= φ φ (u) ◦ φ (v)
k=0
k Comme (x, y) est libre, on déduit :
 
+ φ (u) ◦ φ φn−k (v)
k
λ x+y − λ x = 0 et λ x+y − λy = 0,
d’après a) et donc : λ x = λy .
n  
n  k+1 2) Supposons (x, y) liée.
= φ (u) ◦ φn−k (v)
k=0
k 1re méthode :

+ φ (u) ◦ φ
k n−k+1
(v) Il existe α ∈ K − {0} tel que y = αx;
n  
 On a : f (y) = f (αx) = α f (x) = αλ x x
n
= φk+1 (u) ◦ φn−k (v)
k=0
k et : f (y) = λy y = λy αx,
n   d’où : (λ x − λy )αx = 0 et donc λ x = λy , puisque α  0 et x  0.
n k
+ φ (u) ◦ φn−k+1 (v)
k=0
k 2è méthode :
n+1 
  Si E = Kx = Vect (x), alors il est clair que f est une homothé-
n
= φk (u) ◦ φn−(k−1) (v) tie.
k←k+1 k−1
k=1
n   Si E  Kx, alors il existe z ∈ E tel que (x, z) soit libre. Comme
n k y est colinéaire à x, la famille (y, z) est alors aussi libre. D’après
+ φ (u) ◦ φn−k+1 (v)
k=0
k 1), on a λ x = λz et λy = λz , d’où λ x = λy .
n+1 
  On a ainsi prouvé que λ x ne dépend pas de x.
n
= φk (u)φn+1−k (v)
k−1 Il existe donc λ ∈ K tel que : ∀x ∈ E − {0}, f (x) = λx.
k=0
n+1  
 n k De plus, trivialement : f (0) = 0 = λ0.
+ φ (u) ◦ φn+1−k (v)
k=0
k Finalement, f = λIdE , c’est-à-dire que f est une homothétie.
car les deux termes rajoutés sont nuls
4.31 1) Si p ◦ q = q ◦ p = 0, alors :
n+1 #
   $
n n k
= + φ (u) ◦ φn+1−k (v) (p + q) = (p + q) ◦ (p + q) = p2 + p ◦ q + q ◦ p + q2 = p + q,
2
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

k=0
k−1 k
n+1   donc p + q est un projecteur.
 n+1
= φ (u)φ
k (n+1)−k
(v), 2) Réciproquement, supposons que p + q soit un projecteur. On
k
k=0 a alors :
p + q = (p + q)2 = p2 + p ◦ q + q ◦ p + q2
ce qui établit la formule au rang n + 1.
= p + p ◦ q + q ◦ p + q,
On conclut par récurrence sur n, à la formule demandée.
d’où : p ◦ q + q ◦ p = 0.
Remarque : Cette étude est très proche de la démonstration de
la formule du binôme de Newton dans le cours. En composant par p à gauche et par p à droite, on obtient :
p ◦ q + p ◦ q ◦ p = 0 et p ◦ q ◦ p + q ◦ p = 0,
4.30 Par hypothèse, pour tout x ∈ E, il existe λ x ∈ K tel que
f (x) = λ x x. Il est clair que, pour tout x ∈ E − {0}, λ x est unique d’où, en soustrayant : p ◦ q − q ◦ p = 0.

79
Chapitre 4 • Espaces vectoriels, applications linéaires

Comme : p ◦ q + q ◦ p = 0 et p ◦ q − q ◦ p = 0, b) 1) • On a :
on déduit, en additionnant, 2p ◦ q = 0, et, en soustrayant,  
Ker (q) ∩ Ker (g) ∩ Im (q)
2q ◦ p = 0, d’où finalement : p ◦ q = q ◦ p = 0.  
= Ker (q) ∩ Im (q) ∩ Ker (g) = {0},

={0}
4.32 a) 1) • On a : Im (p ◦ f ) ⊂ Im (p), cf. exercice 4.11.
 
• Soit y ∈ Im (p ◦ f ). Il existe x ∈ E tel que y = p ◦ f (x). donc la somme Ker (q) + Ker (g) ∩ Im (q) est directe.
  • On a : Ker (q) ⊂ Ker (g ◦ q), d’après l’exercice 4.11.
On a alors : y = p ◦ f (x) − f (x) + f (x)
  • Soit y ∈ Ker (g) ∩ Im (q).
et : p p ◦ f (x) − f (x) = p2 ◦ f (x) − p ◦ f (x) = 0 car p2 = p.
Ainsi : p ◦ f (x) − f (x) ∈ Ker (p). Alors, g(y) = 0 et, puisque q est un projecteur, q(y) = y.
 
Ceci montre : y ∈ Ker (p) + Im ( f ). D’où : g ◦ q(y) = g q(y) = g(y) = 0, donc : y ∈ Ker (g ◦ q).

D’après les deux résultats précédents, on déduit : Ceci montre : Ker (g) ∩ Im (q) ⊂ Ker (g ◦ q).
D’après les trois points précédents, on a :
 
Im (p ◦ f ) ⊂ Im (p) ∩ Ker (p) + Im ( f ) .  
Ker (q) ⊕ Ker (g) ∩ Im (q) ⊂ Ker (g ◦ q).
 
2) Soit y ∈ Im (p) ∩ Ker (p) + Im ( f ) . • Soit x ∈ Ker (g ◦ q).
Alors, p(y) = y (puisque p est un projecteur), et il existe  
Puisque q est un projecteur : x = x − q(x) + q(x) .
x ∈ Ker (p), t ∈ Im ( f ) tels que y = x + t, puis il existe u ∈ E  
∈Ker (q) ∈Im (q)
tel que t = f (u).  
De plus : g q(x) = g ◦ q(x) = 0, donc : q(x) ∈ Ker (g).
Ainsi :  
Ainsi : x ∈ Ker (q) + Ker (g) ∩ Im (q) .
   
y = p x + f (u) = p(x) + p f (u) = (p ◦ f )(u) ∈ Im (p ◦ f ). Ceci montre l’inclusion :
   
Ceci montre : Im (p) ∩ Ker (p) + Im ( f ) ⊂ Im (p ◦ f ). Ker (g ◦ q) ⊂ Ker (q) + Ker (g) ∩ Im (q) .
On conclut à l’égalité : On conclut à l’égalité :
   
Im (p ◦ f ) = Im (p) ∩ Ker (p) + Im ( f ) . Ker (g ◦ q) = Ker (q) ⊕ Ker (g) ∩ Im (q) .

80
Calcul matriciel, CHAPITRE 5
systèmes linéaires

Plan
Thèmes abordés dans les exercices
Les méthodes à retenir 81
• Acquisition du calcul matriciel
Énoncés des exercices 83
• Calcul des puissances d’une matrice carrée assez simple
Du mal à démarrer ? 88
• Étude de l’inversibilité et, éventuellement, calcul de l’inverse d’une matrice car-
Corrigés des exercices 90 rée
• Détermination du rang d’une matrice
• Résolution de systèmes linéaires.

Points essentiels du cours


pour la résolution des exercices
• Définitions et structures des ensembles usuels de matrices :

Mn,p (K), Mn (K), GLn (K)

• Définition et propriétés du rang d’une matrice


• Méthode du pivot de Gauss.

Les méthodes à retenir


Essayer, autant que possible, de garder une notation globale (une lettre
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

pour une matrice), ne faisant pas intervenir les coefficients des ma-
trices.
Pour effectuer un calcul ➥ Exercices 5.7, 5.18, 5.19, 5.21, 5.24, 5.25.
sur des matrices Sinon, passer aux coefficients des matrices, en particulier si les ma-
trices sont d’ordre petit (deux ou trois), ou si une matrice diagonale ou
une matrice triangulaire intervient.
➥ Exercices 5.1, 5.15, 5.23.

Essayer de décomposer linéairement ces matrices sur des matrices plus


Pour effectuer un calcul
simples, sans paramètre, si c’est possible.
sur des matrices avec paramètres
➥ Exercice 5.12.
81
Chapitre 5 • Calcul matriciel, systèmes linéaires

• Dans certains exemples simples, calculer A2 , A3 , et essayer de


conjecturer une formule pour Ak , que l’on montrera alors par ré-
currence sur k.
➥ Exercices 5.3 a), c), 5.4 c).
• Essayer de décomposer A en somme d’une matrice α In , α ∈ K, et
d’une matrice simple, souvent une matrice nilpotente, et utiliser la
Pour calculer
formule du binôme de Newton.
les puissances A k (k ∈ N∗ , k ∈ Z)...
d’une matrice carrée A ➥ Exercices 5.3 a), b), 5.11 à 5.14.
• La formule obtenue pour A lorsque k ∈ N est souvent aussi valable
k

pour k ∈ Z, si A est inversible.


➥ Exercices 5.13, 5.14 c).
• Voir aussi d’autres méthodes, liées à la réduction des matrices car-
rées, dans le chapitre 7.

• Pour une matrice carrée assez simple, donnée sous forme d’un ta-
bleau, appliquer la méthode du pivot de Gauss.
➥ Exercice 5.14 b)
• Noter (E1 , ..., En) la base canonique de Mn,1 (K), (C1 , ..., Cn ) les co-
lonnes de A. Exprimer C1 , ..., Cn en fonction de E1 , ..., En par la don-
née de A, résoudre ce système en considérant que les inconnues sont
E1 , ..., En, et en déduire l’inversibilité de A et l’expression de l’in-
verse de A.
➥ Exercices 5.2, 5.14 b), 5.16.
Pour montrer
• Former une équation simple sur A, puis isoler le terme en In .
qu’une matrice carrée A ∈ M n(K)
est inversible ➥ Exercices 5.20, 5.21.
et, éventuellement,
• Associer à la matrice carrée A un système linéaire AX = Y, où X, Y
calculer son inverse
sont des matrices-colonnes, et résoudre ce système en considérant
que l’inconnue est X.
• Conjecturer la forme B de la matrice inverse de A, et vérifier que
celle-ci convient, en calculant le produit AB (ou BA).
• Résoudre l’équation AB = In (ou BA = In ) où B est une matrice
inconnue, d’une forme particulière.
• Se rappeler que toute matrice triangulaire à termes diagonaux tous
non nuls est inversible.
➥ Exercices 5.2, 5.13 b).

• Déterminer la dimension du sev engendré par les colonnes de A (ou


Pour calculer le rang d’une matrice A la dimension du sev engendré par les lignes de A).
➥ Exercices 5.4 a), 5.5 a), b), 5.22.

82
Énoncés des exercices

• Appliquer une méthode de Gauss.


➥ Exercices 5.5 c), d), 5.6.
• Appliquer le théorème du rang, pour une application linéaire f re-
(suite) présentée par A ∈ Mn,p (K) :
 
rg (A) = rg ( f ) = p − dim Ker ( f ) ,

lorsqu’on peut calculer la dimension de Ker ( f ).

Privilégier la notation globale des matrices, en utilisant les propriétés


de la transposition :
Pour manipuler
des transposées de matrices t
(αA + B) = α t A + t B, t
(AB) = t B t A.

➥ Exercice 5.7.

• Utiliser une méthode de Gauss.


➥ Exercices 5.8, 5.9 a).
Pour résoudre un système linéaire • Utiliser des combinaisons linéaires d’équations pour se ramener à
un système équivalent plus simple.
➥ Exercices 5.8, 5.9 b), 5.10, 5.17.

Énoncés des exercices


5.1 Équation satisfaite par toute matrice carrée d’ordre 2
 
ab
Soit M = ∈ M2 (R). Montrer : M 2 − (a + d)M + (ad − bc) I2 = 0.
c d

5.2 Exemples simples de calcul d’inverses de matrices carrées inversibles


Pour chacune des matrices
⎛ suivantes
⎞ de ⎛ M3 (R), ⎞ montrer qu’elle est inversible et calculer son
⎜⎜⎜1 1 1⎟⎟⎟ ⎜⎜⎜1 1 0⎟⎟⎟
⎜ ⎟ ⎜ ⎟
inverse : A = ⎜⎜⎜⎜0 1 1⎟⎟⎟⎟ , B = ⎜⎜⎜⎜1 1 1⎟⎟⎟⎟ .
© Dunod. La photocopie non autorisée est un délit

⎝ ⎠ ⎝ ⎠
001 011

5.3 Exemples de calcul de puissances de matrices carrées


Calculer, pour tout n ∈ N∗ , An dans les exemples suivants :
 
ab
a) A = , (a, b) ∈ K2
0a