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Réglementation Thermique 2000

Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Sommaire I

Règles Th-U
Fascicule 4/5
PAROIS OPAQUES
S O M M A I R E

Chapitre I : Introduction 3.3 Planchers à entrevous béton ou terre cuite (R) . .30
1.1 Références normatives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .1 3.3.1 Planchers à entrevous en terre cuite . . . . . . . . . .30
1.2 Définitions symboles et indices . . . . . . . . . . . . . . .1 3.3.2 Planchers à entrevous en béton . . . . . . . . . . . . .31
1.3 Conventions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3 3.4 Planchers à entrevous polystyrène (R) . . . . . . . .32
1.3.1 Matériaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3 3.4.1 Entrevous découpés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .34
1.3.2 Résistances superficielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . .3 3.4.2 Entrevous moulés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .37
3.4.3 Entrevous comportant un revêtement
Chapitre II : Méthodes de calcul en sous-face . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .40
2.1 Résistance thermique R . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4 3.5 Dalles alvéolées à base de granulats
2.1.1 Résistance superficielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .4 courants (R) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .40
2.1.2 Couches thermiquement homogènes . . . . . . . . . .5 3.6 Planchers bas sur vide sanitaire (Ue) . . . . . . . . .40
2.1.3 Couches thermiquement hétérogènes . . . . . . . . .7 3.7 Planchers bas sur terre plein (Ue) . . . . . . . . . . . . 42
2.2 Coefficient de transmission surfacique U . . . . . . .7
3.8 Autres parois (R) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
2.2.1 Parois donnant sur l’extérieur
3.8.1 Eléments à base de plâtre
ou sur un local non chauffé . . . . . . . . . . . . . . . . . .7
pour cloisons et contre-murs . . . . . . . . . . . . . . . .46
2.2.2 Parois en contact avec le sol . . . . . . . . . . . . . . . .14
3.8.2 Panneaux de particules de bois extrudé . . . . . . .46
2.2.3 Parois donnant sur vide sanitaire
3.8.3 Remplissage d’une lame d’air
ou sur un sous-sol non chauffé . . . . . . . . . . . . . .16
avec un matériau en vrac . . . . . . . . . . . . . . . . . .46
Chapitre III : Valeurs par défaut 3.8.4 Etalement sur un plancher haut
3.1 Murs en maçonnerie courante (R) . . . . . . . . . . . . 19 d’un matériau en vrac . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .46
3.1.1 Eléments en briques et blocs 3.8.5 Matériaux projetés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .49
de terre cuite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .19 3.8.6 Panneaux fibragglo . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .49
3.1.2 Blocs en béton . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .24 3.9 Ponts thermiques intégrés courants (ψ, χ) . . . . .49
3.2 Murs en béton cellulaire (R, Up) . . . . . . . . . . . . .28 3.9.1 Ponts thermiques intégrés courants présents dans
3.2.1 Résistance thermique des murs les systèmes de doublage intérieur
en béton cellulaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .28 des murs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .50
3.2.2 Coefficient de transmission surfacique 3.9.2 Ponts thermiques intégrés courants présents dans
des murs en béton cellulaire . . . . . . . . . . . . . . . .29 les parois légères à ossature bois . . . . . . . . . . . .51
3.9.3 Ponts thermiques intégrés courants présents dans
les bardages métalliques double peau . . . . . . . .52

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Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre I : Introduction 1

Chapitre I
Introduction

Ce fascicule décrit les principes de calcul des caractéristiques NF EN ISO 13370 Performance thermique des bâtiments –
thermiques des parois opaques, et de leurs composants et transfert de chaleur par le sol – Méthodes
contient des valeurs par défaut pré-calculées conformément de calcul.
aux normes correspondantes. NF EN ISO 10211-1 Ponts thermiques dans le bâtiment – Flux
Le coefficient surfacique moyen de la paroi opaque, déterminé de chaleur et températures superficielles
selon ce fascicule, sert notamment : – Partie 1 : Méthode générale de calcul.
– à la vérification de la caractéristique de la paroi opaque par NF EN ISO 10211-2 Ponts thermiques dans le bâtiment – Flux
rapport aux caractéristiques thermiques minimales corres- de chaleur et températures superficielles
pondantes fixées par l’article 31 de l’arrêté relatif à la régle- – Partie 2 : Ponts thermiques linéaires.
mentation thermique 2000.
ISO 8302 Isolation thermique – Détermination de la
et/ou
résistance thermique et des propriétés
– au calcul de Ubât (coefficient moyen des déperditions par les
connexes en régime stationnaire –
parois du bâtiment) ; la surface de la paroi opaque à prendre
Méthode de la plaque chaude gardée.
en compte est précisée dans le fascicule « Coefficient Ubât ».
et/ou NF EN ISO 8990 Isolation thermique – Détermination des
– à la comparaison des produits entre eux. propriétés de transmission thermique en
régime stationnaire – Méthodes à la boîte
chaude gardée et calibrée.
1.1
Références normatives
1.2
Le calcul des caractéristiques thermiques des éléments d’en- Définitions symboles et indices
veloppe du bâtiment, s’appuie principalement sur les travaux
de la normalisation européenne. a – Définitions
Dans le présent document, les définitions de la norme
NF EN ISO 7345 Isolation thermique – Grandeurs phy- NF EN ISO 7345 et les définitions suivantes s’appliquent :
siques et définitions – Local : Un local est un volume totalement séparé de l’exté-
EN ISO 13789 Performance thermique des bâtiments – rieur ou d’autres volumes par des parois fixes ou mobiles.
Coefficient de déperdition par transmis- – Espace chauffé : local ou volume fermé chauffé à une tem-
sion – Méthode de calcul. pérature supérieure à 12 °C en période d’occupation.
EN ISO 10456 Isolation thermique – Matériaux et pro- – Dimensions intérieures : Dimensions mesurées de l’intérieur
duits pour le bâtiment – Détermination des locaux déterminées selon le fascicule « Coefficient Ubat ».
des valeurs thermiques déclarées et – Paroi opaque isolée : Paroi opaque dont le coefficient de
utiles transmission thermique U n’excède pas 0,5 W/(m2.K).
NF EN 12524 Matériaux et produits pour le bâtiment – – Paroi transparente ou translucide : Paroi dont le facteur de
Propriétés hygrothermiques – Valeurs transmission lumineux (hors protection mobile éventuelle) est
utiles tabulées. égal ou supérieur à 0,05. Dans le cas contraire elle est dite
NF EN ISO 6946 Composants et parois de bâtiments – opaque.
Résistance thermique et coefficient de
transmission thermique – Méthode de
calcul

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2 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre I : Introduction

– Paroi verticale ou horizontale : Une paroi est dite verticale – Maçonnerie courante : Maçonnerie couramment utilisée (à
lorsque l’angle de cette paroi avec le plan horizontal est base de béton ou de terre cuite) de conductivité thermique
supérieur ou égal à 60 degrés, elle est dite horizontale équivalente λe ≥ 0,7 W/(m.K)
lorsque cet angle est inférieur à 60 degrés. – Couche thermiquement homogène : Couche d’épaisseur
– Plancher bas : Paroi horizontale donnant sur un local chauffé constante ayant des propriétés thermiques uniformes ou
uniquement sur sa face supérieure. considérées comme tel.
– Plancher intermédiaire : Paroi horizontale donnant, sur ses • Les couches à hétérogénéités faibles et régulières, peu-
faces inférieures et supérieures, sur des locaux chauffés. vent être assimilées à une couche thermiquement homo-
gène (ex. : murs en maçonnerie).
– Plancher haut : Paroi horizontale donnant sur un local
• Un plancher à entrevous non isolant peut être assimilé à
chauffé uniquement sur sa face inférieure.
une couche thermiquement homogène.
– Liaisons périphériques : Liaisons situées au pourtour d’une • Une lame d’air d’épaisseur constante est considérée
paroi donnée. comme une couche thermiquement homogène
– Liaisons intermédiaires : Liaisons situées à l’intérieur du – Partie courante d’une paroi : Partie constituée d’une ou de
pourtour d’une paroi donnée. plusieurs couches superposées, thermiquement homogènes.
– Flux thermique φ en W : Quantité de chaleur transmise à (ou – Pont thermique intégré : Elément intégré dans la paroi, don-
fournie) par un système, divisée par le temps. nant lieu à des déperditions thermiques supplémentaires par
– Densité surfacique (ou linéique) du flux thermique ϕ, en W/m2 rapport à la partie courante.
(ou W/m) : Flux thermique par unité de surface (ou par unité – Dimension caractéristique d’une paroi : Aire de la paroi, divi-
de longueur). sée par son demi-périmètre, en mètre.
– Conductivité thermique λ, en W/(m.K) : Flux thermique par – Epaisseur « équivalente » d’un système : Epaisseur d’un
mètre carré, traversant un mètre d’épaisseur de matériau matériau thermiquement homogène, ayant la même résis-
pour une différence de température d’un kelvin entre les tance thermique que ce système, en mètre.
deux faces de ce matériau.
b – Symboles
– Coefficient de déperdition par transmission H, en W/K : Flux
thermique cédé par transmission entre l’espace chauffé et
Symbole Grandeur Unité
l’extérieur, pour une différence de température d’un kelvin
entre les deux ambiances. Les températures intérieure et U Coefficient de transmission surfacique W/(m2.K)
extérieure, sont supposées uniformes. ψ Coefficient de transmission linéique W/(m.K)
– Coefficient de transmission surfacique U, en W/(m2.K) : Flux χ Coefficient de transmission ponctuel W/K
thermique en régime stationnaire par unité de surface, pour R Résistance thermique m2.K/W
une différence de température d’un kelvin entre les milieux A Surface m2
situés de part et d’autre d’un système.
l, L Longueur, largeur, linéaire m
– Coefficient de transmission linéique ψ, en W/(m.K) : Flux ther- λ Conductivité thermique W/(m.K)
mique en régime stationnaire par unité de longueur, pour une
∆T Différence de température K
différence de température d’un kelvin entre les milieux situés
de part et d’autre d’un système. b Coefficient de réduction de la température –

– Coefficient de transmission surfacique « équivalent » d’une h Coefficient d’échange W/(m2.K)


paroi Ue, en W/(m2.K) : Coefficient de transmission surfa- 2D, 3D Deux dimensions, trois dimensions
cique tenant compte à la fois des caractéristiques intrin- B’ Dimension caractéristique m
sèques de la paroi et de son environnement (vide sanitaire, d Epaisseur m
sous-sol non chauffé, sol)
v Vitesse m/s
– Résistance thermique R, en m2.K/W : Inverse du flux ther-
mique à travers un mètre carré d’un système pour une diffé- c – Indices
rence de température d’un kelvin entre les deux faces de ce
système. e Extérieur
i Intérieur
– Résistance thermique totale RT, en m2.K/W : somme de la
résistance thermique R d’une paroi et des résistances ther- s Superficiel
miques superficielles côtés intérieur et extérieur. T, t Total
– Résistance superficielle Rs, en m2.K/W : Inverse du flux ther- D Direct
mique passant par mètre carré de paroi, de l’ambiance à la S Sol
paroi pour une différence de température d’un kelvin entre u Non chauffé
celles-ci.
e « Equivalent »
– Isolation répartie : Isolation assurée exclusivement par
iu Intérieur vers local non chauffé
l’épaisseur de la partie porteuse de la paroi (ex : blocs à per-
forations verticales en terre cuite, blocs en béton cellulaire). ue Local non chauffé vers extérieur

– Conductivité thermique « équivalente » en W/(m.K) : Rapport a Par convection, par conduction


de l’épaisseur d’une paroi sur sa résistance thermique. r Par rayonnement
m Moyen
p Relatif à la paroi
g Relatif au sol
c Partie courante
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Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre I : Introduction 3

1.3
Conventions

1.3.1 Matériaux
Les propriétés thermiques des matériaux servant au calcul des
parois opaques, doivent être déterminées selon le fascicule
« Matériaux » des présentes règles.
Pour les besoins de calcul des déperditions à travers le sol, la
conductivité thermique du sol doit être prise égale à :
a La valeur réelle du site lorsqu’elle est connue. Cette valeur
doit être moyennée sur une profondeur égale à la largeur
du bâtiment en tenant compte de la teneur normale en eau.
b La valeur correspondante tirée du tableau I si la valeur
réelle n’est pas connue.
c 2,0 W/(m.K) en absence de toute autre information.

Conductivité thermique λ
Description
W/(m.K)
argile ou limon 1,5
sable ou gravier 2,0
roche homogène 3,5

Tableau I

1.3.2 Résistances superficielles


La méthode de calcul des résistances superficielles est don-
née au § 2.1.1. Cependant et en absence d’informations spéci-
fiques sur les conditions aux limites des surfaces planes, les
résistances superficielles, intérieures (Rsi) et extérieures (Rse),
suivantes doivent être utilisées :

Paroi donnant sur :


– l’extérieur Rsi Rse(1) Rsi + Rse
– un passage ouvert m2.K/W m2.K/W m2.K/W
– un local ouvert (2)
Paroi verticale

Flux horizontal 0,13 0,04 0,17

Flux ascendant

0,10 0,04 0,14

Paroi horizontale

0,17 0,04 0,21

Flux descendant

(1) Si la paroi donne sur un autre local non chauffé, Rsi s’applique des deux
côtés
(2) Un local est dit ouvert si le rapport de la surface totale de ses ouvertures
permanentes sur l’extérieur, à son volume, est égal ou supérieur à 0,005 m2/m3.
Ce peut être le cas, par exemple, d’une circulation à l’air libre, pour des raisons
de sécurité contre l’incendie.

Tableau II
La valeur de Rsi pour le flux ascendant s’applique aux plan-
chers dotés d’un système de chauffage intégré et aux entre-
pôts frigorifiques.

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Chapitre II
Méthodes de calcul

Ce chapitre donne les méthodes de calcul du coefficient surfa- hr est le coefficient d’échanges par rayonnement, en W/(m2.K)
cique intrinsèque global Up et de la résistance thermique R avec
d’une paroi opaque quelconque et fournit les formules corres-
hr = ε hro (2)
pondantes.
hro = 4 σ Tm 3 (3)
Une alternative aux méthodes de calcul décrites ci-après, est
la mesure de la paroi à la boîte chaude gardée conformément où
à la norme NF EN ISO 8990. Toutefois, les résultats de mesure ε est l’émissivité hémisphérique (corrigée) de la surface :
ne valent que pour l’échantillon mesuré. à défaut de valeurs données dans les Avis Techniques
prendre : ε = 0,9
La détermination du coefficient surfacique « équivalent » Ue
hro est le coefficient de rayonnement d’un corps noir (voir
des parois en contact avec le sol ou donnant sur un vide sani-
tableau III)
taire ou un sous-sol non chauffé, fait l’objet d’un calcul spéci-
σ est la constante de Stefan-Boltzmann
fique détaillé aux § 2.2.2 et 2.2.3.
(5,67 × 10–8 W/(m2.K4))
Les coffres de volets roulants, intégrés dans la baie, doivent Tm est la température moyenne de la surface et des surfaces
être calculés comme faisant partie de la paroi vitrée, les autres environnantes, en K
doivent être calculés comme des parois opaques. La méthode ha est le coefficient d’échanges par convection, en W/(m2.K)
générale de calcul des coffres de volet roulant est donné dans
le fascicule « Parois vitrées »
– Faces intérieures
2.1
Résistance thermique R Température moyenne Tm hro
°C W/(m2.K)
La résistance thermique R d’une paroi est l’inverse du flux ther- –10 4,1
mique à travers un mètre carré de paroi pour une différence de
0 4,6
température d’un kelvin entre les deux faces de la paroi. R s’ex-
prime en m2.K/W et elle est fonction des caractéristiques géo- 10 5,1
métriques et thermiques des matériaux constituants la paroi. 20 5,7
A l’exception des résistances superficielles arrondis à deux 30 6,3
décimales, les valeurs des résistances thermiques utilisées
Tableau III : Valeurs de hro
dans les calculs intermédiaires doivent être calculées avec au
moins 3 décimales.

2.1.1 Résistance superficielle


a – S urfaces planes
ha
Flux de chaleur
La résistance superficielle Rs se calcule d’après la formule sui- W/(m2.K)
vante : Ascendant 5,0
1 Horizontal 2,5
Rs = (1)
ha + hr Descendant 0,7

où Tableau IV : Valeurs de hc sur les faces intérieures

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– Faces extérieures La résistance thermique d’une couche homogène se calcule


ha = 4 + 4 v (4) d’après la formule suivante :
où v est la vitesse du vent à proximité de la surface en ei
Ri = (6)
m/s λi
Des valeurs de la résistance superficielle côté extérieur Rse,

sont données dans le tableau V en fonction de la vitesse v du
Ri est la résistance thermique de la couche i, en m2.K/W
vent.
ei est l’épaisseur de la couche i, mesurée d’après sa mise
Vitesse du vent Rse en œuvre dans la paroi, en mètre.
m/s m2.K/W λi est la conductivité thermique utile de la couche i déter-
1 0,08 minée conformément au fascicule « Matériaux », en
2 0,06 W/(m.K).
3 0,05 La résistance thermique d’un composant de bâtiment constitué
4 0,04 de plusieurs couches superposées, thermiquement homo-
gènes et perpendiculaires au flux de chaleur, est la somme des
5 0,04
résistances thermiques individuelles de toutes ces couches.
7 0,03
R = Σ Ri (7)
10 0,02
Tableau V : Valeurs de Rse en fonction de la vitesse du vent 2.1.2.2 – Espaces d’air

Note Certains espaces d’air peuvent être considérés comme des


couches thermiquement homogènes. Cependant, leur résis-
Les valeurs des résistances superficielles intérieures, Rsi et exté- tance thermique doit faire l’objet d’un calcul spécifique tenant
rieures, Rse, données au § 1.3.2 ont été calculées avec une émissivité compte des phénomènes convectifs et radiatifs.
corrigée ε = 0,9 et hro calculé à 20 °C côté intérieur et à 0 °C côté
Les espaces d’air sont traités comme des milieux ayant une
extérieur pour une vitesse de vent de 4 m/s.
« résistance thermique » parce que la transmission de chaleur
par convection et par rayonnement y est à peu près propor-
b – Surfaces non planes tionnelle à l’écart de température des faces qui les limitent.
Les parties en saillie par rapport au plan des parois, telles que des Sont traitées dans ce chapitre :
poteaux de structure, peuvent être ignorées pour le calcul de la 1 - Les lames d’air qui ont une largeur et une longueur toute
résistance thermique totale si elles sont constituées d’un matériau deux supérieures à 10 fois l’épaisseur mesurée dans le sens
dont la conductivité thermique n’excède pas 2 W/(m.K). du flux de chaleur.
2 - Les cavités d’air qui ont longueur ou une largeur compa-
A rable à leur épaisseur.
3 - Certains espaces non chauffés (combles perdus, garages,
buanderies,…) lorsque leur enveloppe extérieure n’est pas
isolée.
R sp Rs Si l’épaisseur d’une lame d’air varie, il convient d’utiliser sa
valeur moyenne pour calculer sa résistance thermique.
Un traitement spécifique des espaces d’air, rencontrés dans les
Ap vitrages isolants et dans les profilés de menuiserie, est décrit
dans le fascicule « Parois vitrées ».
Figure 1
a – Lames d’air
Si la partie saillante est constituée d’un matériau de conducti-
vité thermique supérieure à 2 W/(m.K), et n’est pas isolée, la La méthode de calcul donnée ci-après s’applique aux lames
résistance superficielle, à appliquer à l’aire projetée Ap de la d’air dont l’épaisseur mesurée dans la direction du flux de cha-
paroi, doit être corrigée dans le rapport de l’aire projetée de la leur n’excède pas 0,3 m. Au cas où cette épaisseur dépasse
partie saillante à son aire développée réelle A. 0,3 m, le calcul de la déperdition doit être effectué en établis-
Ap sant un bilan thermique (coefficient b) comme décrit dans le
R sp = R s (5) fascicule « Coefficient Ubât ».
A
où a.1 – Lames d’air non ventilées
Rs est la résistance superficielle d’un composant plan
Une lame d’air peut être considérée comme non ventilée s’il n’y
Ap est l’aire projetée de la partie saillante
a pas de disposition spécifique pour un écoulement d’air la tra-
A est l’aire développée réelle de la partie saillante
versant.

2.1.2 Couches thermiquement homogènes Une lame d’air non séparée de l’ambiance extérieure par une
couche isolante mais comportant de petites ouvertures vers
2.1.2.1 – Couches solides l’ambiance extérieure, peut aussi être considérée comme une
lame d’air non ventilée, si ces ouvertures ne sont pas dispo-
Il s’agit de couches d’épaisseur constante, à hétérogénéités sées de façon à permettre un écoulement d’air traversant et si
faibles et régulières pouvant être assimilées à des couches elles ne dépassent pas :
homogènes.

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– 500 mm2 par mètre de longueur comptée horizontalement des flux thermiques inclinés jusqu’à ± 30 degrés par rapport au
pour les lames d’air verticales plan horizontal.
– 500 mm2 par mètre carré de superficie pour les lames d’air
horizontales a.2 – Lames d’air faiblement ventilées
La résistance thermique d’une lame d’air non ventilée se cal- Il s’agit de lames d’air dans lesquelles il y a un écoulement d’air
cule d’après la formule suivante : limité du fait d’ouvertures communiquant avec l’ambiance exté-
1 rieure, comprises dans les plages suivantes :
Rg = (8) – > 500 mm2 mais < 1 500 mm2 par m de longueur comptée
ha + hr
horizontalement pour les lames d’air verticales
où – > 500 mm2 mais < 1 500 mm2 par m2 de superficie pour les
Rg est la résistance thermique de la lame d’air, en m2.K/W lames d’air horizontales
ha est le coefficient de convection/conduction, il s’exprime
La résistance thermique d’une lame d’air faiblement ventilée
en W/(m2.K) et se calcule d’après le tableau VI.
est égale à la moitié de celle correspondant à une lame d’air
ha non ventilée. Néanmoins, si la résistance thermique des
Sens du flux de chaleur
W/(m2.K) couches situées entre la lame d’air et l’ambiance extérieure est
Horizontal Max (1,25 ; 0,025/d) supérieure à 0,15 m2.K/W, cette résistance doit être remplacée
Ascendant Max (1,95 ; 0,025/d) par la valeur 0,15 m2.K/W.
Descendant Max (0,12 d–0.44 ; 0,025/d) a.3 – Lames d’air fortement ventilées
d étant l’épaisseur de la lame, en mètre, dans la direction du flux de Il s’agit de lames d’air dont les orifices d’ouverture vers l’am-
chaleur
biance extérieure excèdent :
Tableau VI – 1 500 mm2 par m de longueur comptée horizontalement pour
hr est le coefficient de rayonnement ; il s’exprime en les lames d’air verticales
W/(m2.K) et se calcule comme suit : – 1 500 mm2 par m2 de superficie pour les lames d’air hori-
zontales
hr = E hro
Dans ce cas on néglige la résistance thermique de la lame d’air

et de toute couche située entre la lame d’air et l’ambiance exté-
E est l’émittance entre les deux surfaces : rieure. Tout se passe comme si la face extérieure de la paroi se
–1 situait à la face intérieure de la lame d’air à laquelle on applique
1 1
E= + –1 (9) une résistance superficielle égale à Rsi.
ε1 ε2

ε1 et ε2 sont les émissivités hémisphériques (corri-


gées) des surfaces limitant la lame d’air. La valeur
utile de l’émissivité doit tenir compte de l’effet de
ternissement des surfaces avec le temps. A
défaut de valeurs utiles données dans un Avis
Rse R si R si R si
Technique prendre ε1 = ε2 = 0,9
hro est le coefficient de rayonnement du corps noir (voir
Lame d'air
tableau III)
fortement
Des valeurs par défaut de la résistance thermique, sont don- ventilée
nées au tableau VII pour des lames d’air non ventilées dont les
émissivités des deux faces sont au moins égales à 0,8. Les Avant Après
valeurs de la colonne « horizontal » s’appliquent également à
Figure 2 – Traitement des parois à lame d’air fortement ventilée

Résistance thermique R
b – Cavités d’air
Epaisseur
de la lame d’air en m2.K/W Il s’agit de petits espaces d’air continus dans le sens de la lon-
mm Flux ascendant Flux horizontal Flux descendant gueur dont la largeur est inférieure à 10 fois l’épaisseur
0 0,00 0,00 0,00 (b < 10 d).
5 0,11 0,11 0,11
ε2
7 0,13 0,13 0,13
10 0,15 0,15 0,15
15 0,16 0,17 0,17 Flux
d
25 0,16 0,18 0,19
50 0,16 0,18 0,21
100 0,16 0,18 0,22 ε1
300 0,16 0,18 0,23
b
– Ces valeurs correspondent à une température moyenne de la lame d’air
de 10 °C
– Les valeurs intermédiaires peuvent être obtenues par interpolation linéaire. Figure 3

Tableau VII

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La résistance thermique d’une cavité d’air est donnée par la Le transfert de chaleur par conduction à travers une couche
formule suivante : thermiquement hétérogène est généralement de nature bidi-
1 mensionnelle sauf cas particuliers où l’hétérogénéité est régu-
Rg = (10) lière et le transfert est mono dimensionnel (exemple : paroi en
2
d d briques pleines ou en blocs de bétons apparents avec des
h a + 1 2 E hro 1 + 1+ –
joints de mortier verticaux et horizontaux).
b b
La résistance thermique R d’une couche hétérogène se calcule
où d’après la formule suivante :
Rg est la résistance thermique de la cavité d’air, en m2.K/W 1
d est l’épaisseur de la cavité, mesuré dans la direction du R= – R si – R se (12)
Up
flux de chaleur, en mètre
b est la largeur de la cavité, en mètre Rsi, Rse Sont les résistances superficielles de la paroi côtés
hro, E et ha, sont respectivement calculés d’après les formules intérieur et extérieur, déterminées selon § 1.3.2, en
(3), (9) et le tableau VI. m2.K/W.
Pour une cavité de forme non rectangulaire, prendre la résis- Up est le coefficient de transmission surfacique en
tance thermique d’un vide rectangulaire ayant la même super- W/(m2.K) de la couche, déterminé selon le § 2.2.
ficie et le même rapport de forme (b/d) que la cavité réelle.
c – Espaces non chauffés 2.2
Coefficient de transmission surfacique U
Lorsque l’enveloppe extérieure de certains espaces non chauf-
fés n’est pas isolée, les méthodes simplifiées suivantes peuvent Le coefficient de transmission surfacique Up d’une paroi est le
s’appliquer en assimilant l’espace non chauffé à une résistance flux thermique en régime stationnaire par unité de surface, pour
thermique équivalente (une méthode plus précise pour la prise une différence de température d’un kelvin entre les milieux
en compte des déperditions à travers les espaces non chauf- situés de part et d’autre de cette paroi. Il s’exprime en W/(m2.K)
fés est donnée au fascicule « Coefficient Ubat »). et il est fonction des caractéristiques géométriques et ther-
miques des matériaux et des résistances superficielles.
c.1 – Combles non aménagés
Les valeurs des coefficients surfaciques utilisées dans des cal-
En cas d’un plancher haut isolé situé sous un comble non amé- culs intermédiaires de parois opaques, doivent être calculées
nagé, l’espace d’air du comble ainsi que la toiture, peuvent être avec au moins 3 décimales. Les valeurs de U servant notam-
assimilés à une couche d’air thermiquement homogène dont la ment au calcul de Ubât doivent être exprimées avec deux
résistance thermique est donnée ci-après : chiffres significatifs.
Caractéristiques du toit Ru
1 Toit à tuiles sans écran, panneaux ou
2.2.1 Parois donnant sur l’extérieur
équivalent 0,06 ou sur un local non chauffé
Toiture à base feuilles, ou toiture en tuiles Une paroi qui donne sur l’extérieur ou sur un local non chauffé
2 avec écran ou panneaux ou équivalent sous 0,2
les tuiles
(à l’exception des vides sanitaires et des sous-sols non chauf-
fés) est caractérisée par son coefficient intrinsèque Up.
3 Toit doublé de panneaux et écran 0,3
Les déperditions à travers les parois en contact avec le sol ou
Ru comprend la résistance thermique de l’espace d’air et la résistance de donnant sur un vide sanitaire ou un sous-sol non chauffé, sont
la toiture en pente. Elle ne comprend pas la résistance superficielle Rse de
la toiture et elle ne doit pas être prise en compte pour le calcul des carac- exprimées à l’aide d’un coefficient de transmission surfacique
téristiques intrinsèques du plancher sous comble. « équivalent » Ue calculé en fonction des caractéristiques
intrinsèques de la paroi et de son environnement (voir § 2.2.2 et
Tableau VIII : Résistance thermique équivalente des combles
2.2.3).
c.2 – Autres espaces En cas de toitures inversées, le coefficient de transmission sur-
Lorsque le bâtiment a un espace non chauffé contigu (garages, facique doit être majoré de la valeur ∆U pour tenir compte des
abris, buanderies,…), l’ensemble constitué de l’espace non déperditions supplémentaires dues à l’écoulement d’eau entre
chauffé et des composants de construction externes, peut être la couche isolante et la couche d’étanchéité. (se reporter aux
assimilé à une couche homogène ayant une résistance ther- Avis Techniques)
mique Ru donnée par :
A iu
2.2.1.1 Formules générales
R u = 0,09 + 0,4 (avec Ru ≤ 0,5 m2.K/W) (11)
A ue Les formules données ci-après dépendent de la configuration
géométrique et de la constitution de la paroi.

Aiu est la surface totale des composants séparant l’intérieur A – Parois constituées de couches thermiquement
du local non chauffé, en m2 homogènes
Aue est la surface totale des composants séparant le local A.1 – Couches perpendiculaires au flux traversant la paroi
non chauffé de l’extérieur, en m2
(ex. : planchers munis d’une chape flottante – partie courante
2.1.3 Couches thermiquement hétérogènes d’un mur à isolation rapportée)
Aucun pont thermique intégré significatif ne doit traverser les
Il s’agit de couches présentant une forte hétérogénéité due
interfaces entre couches.
principalement à la présence simultanée de deux ou plusieurs
matériaux ayant des conductivités thermiques différentes.

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B – Parois incluant des ponts thermiques intégrés


R si
Cette famille regroupe la majorité des cas de parois opaques
R3 (ex. : murs à isolation rapportée – rampants de toitures – plan-
R2 chers sous combles perdus – bardages industriels).
Les ponts thermiques intégrés sont généralement créés par
R1 des ossatures porteuses ou par des dispositifs de fixation de la
i
couche isolante à la paroi. Ils peuvent être ponctuels (pattes
d’attaches, vis de fixation,…) ou filants (ossatures bois ou
R se métalliques, joints de mortier de maçonnerie isolante, etc.).

Figure 4
Partie courante (Uc) Ossature bois (ψ1)
Le coefficient de transmission surfacique de la paroi se calcule
d’après la formule suivante :
1
Up = (13)
R si + R + R se


Up est le coefficient de transmission surfacique global de
la paroi, en W/(m2.K). Attache ponctuelle (χ) Rail métallique (ψ2)
Rsi, Rse sont les résistances superficielles côtés intérieur et exté-
rieur de la paroi, déterminées selon § 1.3.2, en m2.K/W. Figure 6
R est la résistance thermique de la paroi, en m2.K/W,
déterminée comme étant la somme des résistances Le coefficient global Up de la paroi se calcule en fonction du
thermiques de toutes les couches : R = Σ Ri coefficient surfacique en partie courante Uc et des coefficients
linéiques, ψ, et ponctuels, χ, des ponts thermiques intégrés.
A.2 – Couches parallèles au flux traversant la paroi
Σi ψ i L i + Σj χ j (15)
Chaque section i parallèle au flux peut être à son tour consti- Up = Uc +
A
tuée de plusieurs couches j superposées et perpendiculaires
au flux. où
(ex. : Blocs pleins sans revêtement avec joints horizontaux et Up est le coefficient de transmission surfacique global de la
verticaux) paroi, en W/(m2.K).
Uc est le coefficient surfacique en partie courante de la paroi
U1 U2 calculé selon la formule (13)
R si ψi est le coefficient linéique du pont thermique intégré i, cal-
culé selon le Chapitre II du fascicule « Ponts thermiques »,
R3 en W/(m.K).
R2 χj est le coefficient ponctuel du ponts thermique intégré j, cal-
j R1 culé selon le Chapitre II du fascicule « Ponts thermiques »,
en W/K.
R se Li est le linéaire du pont thermique intégré i, en mètre.
i
A est la surface totale de la paroi, en m2.

Figure 5
Des valeurs par défaut de ψ et de χ, correspondant à des ponts
thermiques intégrés courants, sont données au § 3.9
Le coefficient de transmission surfacique de la paroi se calcule
d’après la formule suivante : C – Toutes parois
La méthode numérique décrite dans ce paragraphe est géné-
Up =
Σi Ui A i rale, elle s’applique à toutes les parois sans exception. Cepen-
Σi A i (14)
dant son application systématique exige souvent une modéli-
sation en trois dimensions (3D) de la paroi, en conséquence
où cette méthode n’est conseillée qu’en cas de parois où la dis-
Up est le coefficient de transmission surfacique global de la tinction entre partie(s) courante(s) et ponts thermiques inté-
paroi, en W/(m2.K). grés, s’avère difficile.
Ui est le coefficient de transmission surfacique de la section
Le calcul de U consiste à modéliser numériquement la paroi
i, il s’exprime en W/(m2.K) et se calcule d’après la formule
entière ou bien un ou plusieurs éléments répétitifs de la paroi.
(13) avec :
Cette modélisation doit être conforme à la norme
R est la résistance thermique de la section i, en m2.K/W,
NF EN ISO 10211 parties 1 ou 2, et elle doit aboutir à la déter-
déterminée comme étant la somme des résistances
mination du flux total φ traversant le modèle.
thermiques des couches j : R = Σ Rj
Ai est la surface de la couche i, perpendiculaire au flux de Le coefficient de transmission surfacique de la paroi se calcule
chaleur, en m2. d’après la formule suivante :
φ
Up = (16)
A × ∆T

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où Au cas où la paroi contient plusieurs éléments répétitifs, Up se


Up est le coefficient de transmission surfacique global de la calcule en fonction de leurs coefficients respectifs Upi au pro-
paroi, en W/(m2.K). rata de leurs surfaces correspondantes :
φ est le flux total exprimé en W (calcul 3D) ou en W/m (cal-
cul 2D). Σi Upi ⋅ A i
Up = (17)
A est la surface du modèle, traversée par le flux, en m2 (3D) Σi A i
ou en m (2D)
∆T est la différence de température entre les ambiances inté- Un élément répétitif est un élément de même épaisseur que la
rieure et extérieure, en K paroi mais de dimensions plus réduites qui, dupliqué, permet
de reconstituer la paroi entière ou une partie de celle-ci.

Elément répétitif
Up

Up Elément répétitif

Entrevous PSE

Figure 7

2.2.1.2 Calcul de parois opaques courantes


On propose ici de traiter des configurations types de parois
opaques (ou des composants de parois) assez courantes dans
le bâtiment. Les configurations de parois non traitées dans
cette partie peuvent être calculées selon § 2.2.1.1.
Pour chaque famille de paroi, une fiche correspondante fournit
les informations suivantes :
1. Schéma de paroi, donné à titre d’exemple.
2. Identification de la partie courante et des ponts thermiques
intégrés éventuels.
3. Désignation de la méthode de calcul la plus appropriée.
4. Recommandations à respecter pour la simplification et le
bon déroulement du calcul.
5. Incidences possibles des ponts thermiques intégrés sur le
coefficient surfacique en partie courante de la paroi, (∆U/Uc)
exprimées en pourcentage.
6. Des références à d’éventuelles valeurs par défaut données
dans le document.

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a – Murs lourds à isolation répartie

ψ1
ψ2
Elément répétitif

Uc

Figure 8

Information Description
– Partie courante – Âme du bloc (sans cloisons extérieures éventuelles) + revêtements intérieur et extérieur
– Ponts thermiques intégrés – Joints entre les blocs (y compris l’effet des cloisons extérieures des blocs à alvéoles).
– Méthode de calcul 1 1 – Calcul direct de Up (modèle 3D + formule (16))
– Méthode de calcul 2 * 2.1 – Calcul de Uc (modèle 2D + formule (16))
(Etapes 2.1 à 2.3) 2.2 – Calcul de ψi (modèle 2D)
2.3 – Calcul de Up (formule (15))
– Recommandations – En cas de blocs de terre cuite et pour les cloisons inclinées par rapport au plan de la paroi, on peut utiliser
la conductivité thermique moyenne λ = (λ⊥ + λ//)/2
– Les coupes verticales et horizontales pratiquées dans le mur et servant aux modèles numériques 2D, doivent
être localisées de manière à conserver le rapport entre la matière et les cavités d’air éventuelles (cas par
exemple de maçonnerie alvéolée en terre cuite ou en béton de granulats légers).
– Les dimensions des coupes pour les modèles 2D doivent être prises sur l’élément répétitif.
– Dans la formule (15) prendre χj = 0
– Marge d’impact des ponts – Murs en béton cellulaire Entre 5 et 35 %
thermiques intégrés ∆U/Uc – Murs en Terre cuite Entre 30 et 45 %
– Valeurs par défaut – U, R des murs en béton cellulaire : (voir § 3.2)

* méthode conseillée

b – Murs lourds à isolation rapportée

Rail métallique horizontal

Vis métallique

Rail métallique vertical

Figure 9

Information Description
– Partie courante – Mur porteur + couche isolante + lames d’air éventuelles + revêtements
– Ponts thermiques intégrés – Ossatures filantes : ψ
– Pattes d’attache :χ
– Tige de fixation :χ
– Plots de colle :χ
– Méthode de calcul 1 1.1 – Calcul de R mur porteur + revêtement : Mur en maçonnerie : (modèles 2D + formules (16) et (12)),
(Etapes 1.1 à 1.2) Mur en couche(s) homogène(s) : (formules (6) et (7))
1.2 – Calcul de Up (modèle 3D + formule (16))
– Méthode de calcul 2 * 2.1 – Idem 1.1
(Etapes 2.1 à 2.5) 2.2 – Calcul de Uc (formule (13))
2.3 – Calcul de ψi (modèle 2D ou valeurs par défaut)
2.4 – Calcul de χj (modèle 3D ou valeurs par défaut)
2.5 – Calcul de Up (formule (15))
– Recommandations – Les ponts thermiques intégrés situés de part et d’autre de la couche d’isolant sans pour autant en réduire
l’épaisseur, peuvent être négligés.
– Négliger les plots de colle et la lame d’air qui en résulte, dans le cas d’un isolant intérieur ou extérieur collé.
– Ne pas omettre les éléments métalliques des modèles numériques
– Marge d’impact des ponts – Isolation par l’intérieur ou par l’extérieur : Entre 1 et 10 % **
thermiques intégrés ∆U/Uc
– Valeurs par défaut – R parois de maçonnerie courante : voir § 3.1
– ψ et χ ponts thermiques intégrés : voir § 3.9

* méthode conseillée s’il existe des valeurs par défaut de ψ et de χ sinon utiliser la méthode 1
** certaines valeurs sont susceptibles d’atteindre 30 à 45 % dans certains cas particuliers, notamment quand l’ossature métallique coupe l’isolant sur toute
son épaisseur
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c – Murs légers à ossature bois ou métallique


Ossature en bois, filante Ossature métallique filante
Rail métallique filant

Figure 10

Attache ponctuelle

Information Description
– Partie courante : – Couches d’isolants + lames d’air éventuelles + revêtements
– Ponts thermiques intégrés : – Ossatures filantes : ψ
– Pattes d’attache : χ
– Vis de fixation : χ
– Méthode de calcul 1 1 – Calcul direct de Up (modèle 3D + formule (16))
– Méthode de calcul 2 * 2.1 – Calcul de Uc (formule (13))
(Etapes 2.1 à 2.4) 2.2 – Calcul de ψi (modèle 2D ou valeurs par défaut)
2.3 – Calcul de χj (modèle 3D)
2.4 – Calcul de Up (formule (15))
– Recommandations – Les ponts thermiques intégrés situés de part et d’autre de l’isolant, sans pour autant en réduire l’épaisseur
totale, peuvent être négligés
– Ne pas omettre les éléments métalliques des modèles numériques
– Marge d’impact des ponts – Ossatures en bois : Entre 5 et 15 %
thermiques intégrés ∆U/Uc – Ossatures métalliques : Entre 20 et 30 %
– Valeurs par défaut – ψ de ponts thermiques intégrés ossature bois : voir § 3.9

* méthode conseillée s’il existe des valeurs par défaut de ψ et de χ sinon utiliser la méthode 1

d – Bardages métalliques et toitures double peau

ψ ψ χ
χ
ψ
Uc

Figure 11
Isolant inséré en plateau Isolant filant devant bardage Compression du deuxième lit d'isolant comprimé

Information Description
– Partie courante – Couche d’isolant + lames d’air éventuelles + parements
– Ponts thermiques intégrés – Ossatures interrompant la couche d’isolant
– Retours des plateaux métalliques, (ψ)
– Vis de fixation de la tôle de bardage, (χ)
– Jonction entre ossature verticale et retour des plateaux (χ)
– Méthode de calcul 1 1 – Calcul direct de Up (modèle 3D + formule (16))
– Méthode de calcul 2 * 2.1 – Calcul de Uc (formule (13))
(Etapes 2.1 à 2.4) 2.2 – Calcul de ψi (modèle 2D ou valeurs par défaut)
2.3 – Calcul de χj (modèle 3D)
2.4 – Calcul de Up (formule (15))
– Recommandations – Les ponts thermiques intégrés situés de part et d’autre de l’isolant (sans pour autant en réduire l’épaisseur
totale), peuvent être négligés
– Ne pas omettre les éléments métalliques des modèles numériques
– On néglige la résistance des lames d’air formées par les nervures du bardage.
– Marge d’impact des ponts Entre 20 et 50 % **
thermiques intégrés ∆U/Uc
– Valeurs par défaut – ψ et χ de ponts thermiques intégrés : voir § 3.9

* méthode conseillée s’il existe des valeurs par défaut de ψ et de χ sinon utiliser la méthode 1
** certaines valeurs sont susceptibles d’atteindre 50 à 80 % dans certains cas, notamment en bardage double peau avec un isolant inséré dans les plateaux.
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12 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre II : Méthodes de calcul

e – Panneaux sandwich

Emboîtement vertical et fixation


des panneaux à l'ossature
Figure 12

Raccord horizontal entre panneaux


(pont thermique de liaison)

Information Description
– Partie courante – Couche d’isolant + parements
– Ponts thermiques intégrés – Emboîtement entre panneaux, (ψ1)
– Vis de fixation du panneau à l’ossature, (χ1)
– Méthode de calcul 1 1 – Calcul direct de Up (modèle 3D + formule (16))
– Méthode de calcul 2 * 2.1 – Calcul de Uc (formule (13))
(Etapes 2.1 à 2.4) 2.2 – Calcul de ψi (modèle 2D ou valeurs par défaut)
2.3 – Calcul de χj (modèle 3D)
2.4 – Calcul de Up (formule (15))
– Recommandations – Les ponts thermiques intégrés situés de part et d’autre de la couche de l’isolant, sans pour autant en réduire
l’épaisseur totale, peuvent être négligés
– Ne pas omettre les éléments métalliques des modèles numériques
– En cas de panneaux à épaisseur variable, une modélisation numérique de la partie courante est préconisée
puisqu’elle permet la prise en compte de la variation de l’épaisseur d’isolant.
– Marge d’impact des ponts Entre 5 et 15 %
thermiques intégrés ∆U/Uc
– Valeurs par défaut – non

* méthode conseillée s’il existe des valeurs par défaut de ψ et de χ sinon utiliser la méthode 1
** certaines valeurs sont susceptibles d’atteindre 20 % dans certains cas .

f – Planchers lourds à isolation rapportée

Figure 13

Information Description
– Partie courante – Si dalle pleine : dalle + couche isolante + revêtements
– Si plancher à entrevous : coupe dans l’axe de symétrie de l’entrevous
– Ponts thermiques intégrés – Fixations ponctuelles éventuelles de l’isolant (χ)
– Poutrelles et cloisons des entrevous (si dalle à entrevous)
– Méthode de calcul 1 * 1.1 – Calcul de R dalle porteuse + revêtement :
(Etapes 1.1 à 1.4) Entrevous en maçonnerie + dalle de compression : (modèles 2D + formules (16) et (12) ou valeurs par défaut)
Pour les toitures inversées, Dalle à couche(s) homogène(s) : (formules (6) et (7))
se rapporter aux documents 1.2 – Calcul de U plancher sans l’effet des fixations ponctuelles (modèle 2D + formule (16))
d’Avis Technique. 1.3 – Calcul de χj (modèle 3D ou valeurs par défaut)
1.4 – Calcul de Up (formule (15) en attribuant à Uc la valeur de U obtenue à l’étape 1.2.
– Recommandations – En cas de chape flottante sur plaque à plots supports de tubes de planchers chauffants, le calcul s’effectue
selon § 2.2.C
– Marge d’impact des ponts – Dalle pleine : Entre 0 et 10 %
thermiques intégrés ∆U/Uc – Plancher à entrevous : -
– Valeurs par défaut – R, planchers à entrevous béton ou terre cuite : voir § 3.3

* méthode conseillée

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g – Planchers lourds à isolation répartie

Figure 14

Information Description
– Partie courante – Plancher + revêtements
– Ponts thermiques intégrés – Inexistants
– Méthode de calcul 1 1 – Calcul direct de Up (modèle 3D + formule (16))
– Méthode de calcul 2 * 2 – Calcul de Up selon la formule (13)
– Recommandations – pas de recommandations spécifiques
– Marge d’impact des ponts –0%
thermiques intégrés ∆U/Uc
– Valeurs par défaut – non

* méthode conseillée

h – Planchers à entrevous PSE

Figure 15

Information Description
– Partie courante – Coupe dans l’axe des entrevous
– Ponts thermiques intégrés – Poutrelles de béton
– Fixations ponctuelles éventuelles du revêtement en sous face
– Jeux verticaux de jonction entre languettes
– Méthode de calcul 1 * 1.1 – Calcul de U plancher sans l’effet des fixations ponctuelles (modèle 2D + formule (16))
(Etapes 1.1 à 1.3) 1.2 – Calcul des fixations ponctuelles éventuelles χj (modèle 3D ou valeurs par défaut)
1.3 – Calcul de Up (formule (15) en attribuant à Uc la valeur de U obtenue à l’étape 1.1.
– Recommandations – Utiliser les valeurs par défaut pour l’effet des fixations ponctuelles
– Marge d’impact des ponts – N’a pas de sens, si pas de partie courante
thermiques intégrés ∆U/Uc
– Valeurs par défaut – R, planchers à entrevous polystyrène (effet des fixations ponctuelles exprimé en terme de perte de résistance
∆R) : voir § 3.4

* méthode conseillée

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14 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre II : Méthodes de calcul

i – Planchers ou rampants à ossature bois


Ossature en bois

Ossature en bois

b - Plancher

Chevron

Suspentes métalliques Rail métallique, filant

a - Plancher ou rampant
Panne
c - Rampant
Figure 16

Information Description
– Partie courante – Couche(s) d’isolant + lames d’air éventuelles + parements
– Ponts thermiques intégrés : – Ossatures en bois, (ψ1) (Figures 16.a, b, c)
– Rails métalliques, (ψ2) (Figure 16.a)
– Suspentes métalliques éventuels, (χ1) (Figure 16.a)
– Jonction entre panne et chevron (χ2) (Figure 16.c)
– Méthode de calcul 1 1 – Calcul direct de Up (modèle 3D + formule (16))
– Méthode de calcul 2 * 1.1 – Calcul de Uc selon la formule (13),
(Etapes 2.1 à 2.4) 1.2 – Calcul de ψi (modèle 2D ou valeurs par défaut)
1.3 – Calcul de χj (modèle 3D ou valeurs par défaut)
1.4 – Calcul de Up (formule (15))
– Recommandations : – Les ponts thermiques intégrés situés de part et d’autre de la couche d’isolant sans pour autant en réduire
l’épaisseur totale, peuvent être négligés
– Ne pas omettre les éléments métalliques des modèles numériques
– Si rampant, négliger la résistance thermique des couches situées au-dessus des chevrons
– Marge d’impact des ponts – Entre 5 et 25 %
thermiques intégrés ∆U/Uc
– Valeurs par défaut – ψ, χ des ponts thermiques intégrés : voir § 3.9

* méthode conseillée s’il existe des valeurs par défaut de ψ et de χ sinon utiliser la méthode 1

2.2.2 Parois en contact avec le sol 2.2.2.1 Paramètres de calcul

Les déperditions à travers les parois en contact avec le sol ne a.1 – Dimension caractéristique du plancher :
dépendent pas uniquement des caractéristiques intrinsèques A
de la paroi, mais aussi du flux de chaleur à travers le sol. Elles B' = (18)
1
sont exprimées au moyen d’un coefficient surfacique « équiva- 2P
lent » dont la méthode de calcul est donnée ci-après (pour plus
d’information, se référer à la norme NF EN ISO 13370). où
B’ est la dimension caractéristique du plancher, en mètre
Des valeurs par défaut du coefficient surfacique équivalent Ue
A est l’aire du plancher bas en contact avec le sol, en mètre
de planchers bas sur terre plein, sont données au § 3.7
carré
P est le périmètre du plancher bas mesuré du côté intérieur,
en mètre
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Réglementation Thermique 2000
Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre II : Méthodes de calcul 15

a.2 – Epaisseur équivalente du plancher en contact


avec le sol :
dt = w + λs (Rsi + Rf + Rse) (19)

dt est l’épaisseur « équivalente » du plancher, égale à
l’épaisseur du sol ayant la même résistance ther- A L
mique totale que ce plancher, en mètre.
w est l’épaisseur totale du mur supérieur, toutes
couches comprises, en mètre.
λs est la conductivité thermique du sol non gelé déter-
minée selon § 1.3.1, en W/(m.K)
Rf est la résistance thermique du plancher en contact
avec le sol y compris l’effet des ponts thermiques Plan
intermédiaires (un exemple de calcul de Rf est donné
en a.5), en m2.K/W.
Soit un plancher bas de surface A donnant sur un vide sani-
Rsi, Rse sont les résistances superficielles de la paroi côtés
taire, un sous-sol non chauffé ou en contact avec le sol et sup-
intérieur et extérieur, déterminées selon § 1.3.2, en
porté par un refend intermédiaire de longueur L (voir figures ci-
m2.K/W.
dessus) et soient :
a.3 – Epaisseur équivalente des murs enterrés : – Rp la résistance thermique du plancher, et
Up le coefficient surfacique correspondant.
dw = λs (Rsi + Rw + Rse) (20)
– ψ le coefficient linéique de la liaison plancher bas – refend.
où – Rf la résistance thermique globale du plancher incluant l’ef-
dw est l’épaisseur « équivalente » du mur enterré, égale à fet de tous les ponts thermiques situés entre le local chauffé
l’épaisseur du sol ayant la même résistance thermique et le vide sanitaire, et Uf le coefficient surfacique correspon-
totale que le mur, en mètre. dant.
Rw est la résistance thermique du mur enterré toutes
Rf se calcule par la formule suivante :
couches comprises, en m2.K/W.
1
a.4 – Autres paramètres Rf =
Uf
– 2R si

D est la largeur ou la profondeur de l’isolation périphérique


respectivement horizontale ou verticale, en m. ψ⋅L 1
avec : Uf = Up + et Up =
Rn est la résistance thermique de l’isolation périphérique hori- A R p + 2R si
zontale ou verticale (ou du mur de fondation) en m2.K/W.
Rsi étant la résistance superficielle côté intérieur et côté vide
dn est l’épaisseur de l’isolation périphérique (ou du mur de fon-
sanitaire.
dation en cas d’isolation répartie), en m.
z est la profondeur moyenne au-dessous du sol de la face 2.2.2.2 – Planchers
inférieure du plancher bas du sous-sol chauffé, en m.
a – Planchers sur terre plein
a.5 – Calcul de Rf
Le coefficient de transmission surfacique « équivalent » Ue d’un
Rf doit tenir compte des ponts thermiques des liaisons éven- plancher bas sur terre plein s’exprime en W/(m2.K) et se calcule
tuelles avec le plancher bas. d’après les formules suivantes :
– Plancher à isolation continue (figure 17)
A
U e = Uc (21)
Rp – Plancher à isolation périphérique (figure 18)
ψ
∆ψ
Ue = Uc + 2 (22)
B'

Coupe verticale

Figure 17

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Réglementation Thermique 2000
16 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre II : Méthodes de calcul

c – Planchers hauts enterrés


w
Rf
D

D dn
Σ Ri
Rn

Figure 18

Uc est le coefficient surfacique « équivalent » du plancher sans Figure 20
l’effet de l’isolation périphérique : Le coefficient de transmission surfacique « équivalent » Ue d’un
2λ s πB' plancher haut enterré s’exprime en W/(m2.K) et se calcule
Si dt < B’ Uc =
πB' + d t
ln
dt
+1 (23) d’après la formule suivante :
1
Ue = (30)
λs R si + Σ i R i + R se
Si dt ≥ B’ Uc =
0,457 B' + d t (24)

∆ψ est un terme correctif qui tient compte de la présence d’une Σ i Ri est la somme des résistances thermiques de toutes les
isolation périphérique : couches i comprises entre la face inférieure du plancher
et la face supérieure du sol (figure 20), déterminée
λs D D selon § 2.1.2 ou 2.1.3.
Horizontale ∆ψ = ln + 1 – ln +1
π dt d t + d' (25)
2.2.2.3 Murs enterrés
λs 2D 2D Le coefficient de transmission surfacique « équivalent » Ue d’un
Verticale ∆ψ = ln + 1 – ln +1 (26)
π dt d t + d' mur enterré s’exprime en W/(m2.K) et se calcule d’après la for-
mule suivante :
d’ étant l’épaisseur supplémentaire « équivalente » résul- 2λ s 0,5 d t z
tant de la couche d’isolant périphérique, elle s’exprime en Si dw ≥ dt Ue = 1+ ln +1 (31)
πz dt + z dw
mètre et se calcule d’après la formule suivante :
d’ = λs Rn – dn (27)
2λ s 0,5 d tw z
b – Planchers bas de sous-sol chauffé Si dw < dt Ue = 1+ ln +1 (32)
πz dw + z dw

w 2.2.3 Parois donnant sur vide sanitaire


ou sur un sous-sol non chauffé
z>0 Sous-sol Les déperditions à travers les parois donnant sur vide sanitaire
chauffé Rf ou sur un sous-sol non chauffé ne dépendent pas uniquement
des caractéristiques intrinsèques de la paroi, mais aussi du flux
de chaleur à travers le sol et à travers l’espace non chauffé.
Elles sont exprimées au moyen d’un coefficient surfacique
« équivalent » dont la méthode de calcul est donnée ci-après
(une méthode numérique alternative est décrite dans la norme
NF EN ISO 10211).
Figure 19 Des valeurs par défaut du coefficient surfacique équivalent Ue
Le coefficient de transmission surfacique « équivalent » Ue d’un de planchers bas donnant sur vide sanitaire, sont données au
plancher bas en sous-sol chauffé s’exprime en W/(m2.K) et se § 3.6.
calcule d’après les formules suivantes :
2.2.3.1 Paramètres de calcul
z 2λ s πB'
Si d t + < B' Ue =
z
ln
z
+1 (28) Les paramètres de calcul donnés au § 2.2.2.1 et les paramètres
2 πB' + d t + db +
2 2 suivants sont utilisés pour le calcul de Ue.
dg est l’épaisseur « équivalente » de toute isolation posée sur
z λs le sol, exprimé en mètre et calculée d’après la formule sui-
Si d t + ≥ B' Ue = (29) vante :
2 z
0,457 B' + d t +
2 dg = w + λs (Rsi + Rg + Rse) (33)
Rg étant la résistance thermique de toute isolation posée
sur le sol, en m2.K/W.

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Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre II : Méthodes de calcul 17

Uf est le coefficient de transmission surfacique total du plan- où


cher bas donnant sur l’espace non chauffé, il tient compte Uf est le coefficient de transmission surfacique global du
de l’effet des liaisons intermédiaires du plancher (un plancher bas déterminé selon la formule (34) et exprimé
exemple de calcul de Uf est donné au § 2.2.2.1.) : en W/(m2.K).
Ug est le coefficient de transmission thermique correspon-
Σk ψ k Lk dant au flux de chaleur à travers le sol, exprimé en
Uf = Up + (34)
W/(m2.K) :
A
où Si z ≤ 0,5 m Ug se calcule d’après la formule (23) en
Up est le coefficient surfacique du plancher bas exprimé remplaçant dt par dg
en W/(m2.K) et calculé selon § 2.2. Ce coefficient est zp
Si z > 0,5 m Ug = Ubf + U (36)
le seul concerné par le garde-fou réglementaire A bw
quand il s’applique Ubf correspond aux déperditions par le sol du vide sani-
ψk est le coefficient linéique de la liaison intermédiaire k taire et calculé d’après la formule (28) en remplaçant
du plancher bas, exprimé en W/(m.K) et déterminé dt par dg.
selon le fascicule « Ponts thermiques ». Ubw correspond aux déperditions à travers la partie
Lk est le linéaire de la liaison intermédiaire, (voir défini- enterrée du mur de soubassement et calculé d’après
tion au §1.2) en mètre la formule (31) ou la formule (32) en remplaçant dt
A est la surface intérieure du plancher bas, en m2. par dg.
h est la hauteur moyenne de la face supérieure du plancher Ux est un coefficient de transmission surfacique équivalent
au dessus du niveau du sol extérieur, en mètre. correspondant au flux de chaleur à travers les murs du
z est la profondeur moyenne du sol du vide sanitaire au-des- vide sanitaire et aux déperditions par renouvellement
sous du niveau du sol extérieur, en mètre. d’air résultant de la ventilation du vide sanitaire, exprimé
P est le périmètre du vide sanitaire ou du sous-sol non en W/(m2.K) et calculé d’après la formule suivante :
chauffé, en mètre 2h Uw 1450 ε v fw
Ux = + (37)
Uw est le coefficient surfacique global du mur du vide sanitaire B' B'
situé au dessus du niveau du sol, exprimé en W/(m2.K) et
calculé selon § 2.2. Si h varie le long du périmètre du plancher, il convient
d’utiliser sa valeur moyenne.
ε est l’aire des ouvertures de ventilation divisée par le péri-
mètre du vide sanitaire en m2/m. Des valeurs forfaitaires de fw sont données dans le
tableau IX :
fw est le facteur de protection contre le vent.
v est la vitesse moyenne du vent à 10 m de hauteur, en m/s. Situation Exemple fw
En l’absence de valeur mesurée, prendre v = 4 m/s. Abritée Centre ville 0,02
Moyenne Banlieue 0,05
2.2.3.2 Planchers sur vide sanitaire
Exposée Milieu rural 0,10
La méthode de calcul ci-après traite du cas classique de vide Tableau IX : Valeurs forfaitaires de fw
sanitaire dans lequel l’espace sous plancher est ventilé natu-
rellement par l’extérieur. En cas de ventilation mécanique, ou si 2.2.3.3 Planchers sur sous-sol non chauffé
le taux de renouvellement d’air est spécifié, se reporter à la
norme NF EN ISO 13370. Les formules indiquées dans ce paragraphe s’appliquent aux
sous-sols non chauffés ventilés depuis l’extérieur.

w Uf Uf
w

h>0 h>0
Uw Uw
z>0
Sous-sol
Rg
z>0 non chauffé

Figure 21
Le coefficient de transmission surfacique « équivalent » Ue d’un
plancher donnant sur un vide sanitaire s’exprime en W/(m2.K) Figure 22
et se calcule d’après la formule suivante :
Le coefficient de transmission surfacique « équivalent » Ue d’un
1 1 1 plancher donnant sur un sous-sol non chauffé s’exprime en
= + (35)
Ue Uf Ug + Ux W/(m2.K) et se calcule d’après la formule (35) :
1 1 1
= +
Ue Uf Ug + Ux

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18 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre II : Méthodes de calcul


Uf est le coefficient de transmission surfacique global du
plancher bas déterminé selon la formule (34) et exprimé
en W/(m2.K).
Ug est le coefficient de transmission thermique correspon-
dant au flux de chaleur à travers le sol, exprimé en
W/(m2.K) et calculé d’après la formule (36) :
zP
Ug = Ubf + U
A bw

Ubf correspond aux déperditions par le sol du sous-


sol non chauffé et calculé d’après la formule (28)
ou (29), en remplaçant dt par dg.
Ubw correspond aux déperditions à travers la partie
enterrée du mur de soubassement et calculé
d’après la formule (31) ou la formule (32), en rem-
plaçant dt par dg.
Ux est un coefficient de transmission surfacique équivalent
correspondant au flux de chaleur à travers les murs du
sous-sol non chauffé et à celui résultant de la ventilation
du sous-sol, exprimé en W/(m2.K) et calculé d’après la
formule suivante :
2h Uw 0,33 n V
Ux = + (38)
B' A

V est le volume d’air du sous-sol, en m3.
n est le taux de renouvellement d’air du sous-sol, en
nombre de renouvellements d’air par heure.
Si h varie le long du périmètre du plancher, il convient
d’utiliser sa valeur moyenne.

2.2.3.4 Murs
Le coefficient de transmission surfacique « équivalent » Ue d’un
mur donnant sur un vide sanitaire ou sur un sous-sol non
chauffé peut être calculé d’après les formules (33) à (38) en
remplaçant les caractéristiques thermiques du plancher par
celles du mur.
B’ étant toujours la dimension caractéristique du plancher
séparant l’espace non chauffé du sol.

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Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut 19

Chapitre III
Valeurs par défaut

Ce chapitre contient des valeurs par défauts des coefficients a – Briques de façades
de transmission, surfaciques (U), linéiques (ψ) et ponctuels (χ),
de la résistance thermique (R) des parois opaques ou des a.1 – Plaquettes de parement
composants de parois opaques. Conformes à la norme NF P 13-307
Ces valeurs ont été calculées conformément à la méthode de Format courant : 2,5 × 6 × 22 cm
calcul donnée au chapitre II avec la prise en compte d’un fac- – Résistance thermique : 0,03 m2.K/W
teur de sécurité par rapport aux valeurs pouvant être obtenues
par un calcul précis.
Priment sur les valeurs par défaut données dans ce chapitre et
dans l’ordre de priorité :
– Les valeurs certifiées
– Les valeurs données dans les Avis Techniques
– Les valeurs calculées conformément aux méthodes de cal-
cul données au chapitre II de ce fascicule ou pouvant figu-
rer dans d’autres fascicules des règles Th-U

3.1
Murs en maçonnerie courante (R) Plaquettes de parement

L’ensemble des valeurs des résistances thermiques des murs, a.2 – Briques pleines
données dans ce chapitre tiennent compte à la fois de la Conformes à la norme NF P 13-304
maçonnerie et des joints de mortier, horizontaux et verticaux.
Format courant : 6 × 10,5 × 22 cm
Ces valeurs sont valables pour des épaisseurs de joint com-
prises entre 1 et 2 cm et un mortier ayant une masse volumique a.3 – Briques perforées
de 1 800 à 2 000 kg/m².
Conformes à la norme NF P 13-304
3.1.1 Eléments en briques et blocs Format courant : 6 × 10,5 × 22 cm
de terre cuite
Les valeurs données ci-après ne sont valables que pour des
maçonneries en terre cuite dont la masse volumique du tesson
est comprise entre 1 800 et 1 900 kg/m3.
Pour les masses volumiques situées en dehors de ces limites,
un calcul spécifique doit être effectué selon la méthode donnée
au chapitre II.

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20 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut

a.4 – Blocs perforés


Epaisseur E de l’élément en cm
Appareillage Conformes à la norme NF P 13-304
6 10,5 22 33,5 45
Format courant : 6 × 22 × 22 cm
E 0,06 0,12

E 0,22

8 rangées d’alvéoles : R = 0,38 m2.K/W


E 0,32

E 0,44

7 rangées d’alvéoles : R = 0,33 m2.K/W


Résistance thermique (R) de l’élément maçonné en m2.K/W

b – Briques de structures
b.1 – Briques à perforations verticales

b.1.1 – Briques de faible épaisseur


Briques conformes à la XP P 13-305
Epaisseur E de l’élément en cm
Appareillage Dimensions : Hauteur de 15 à 25 cm
10,5 22 33,5 45
Epaisseur de 8 à 12 cm
Longueur de 25 à 50 cm
E 0,16

Epaisseur E de l’élément
Briques en cm
E 0,30
8 10 12

E
E 0,44

0,17 0,22 0,26

0,55
E
Résistance thermique (R) de l’élément maçonné en m2.K/W

Résistance thermique (R) de l’élément maçonné en m2.K/W

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b.12 – Briques de format moyen b.13 – Briques à perforations verticales de forte épaisseur :
Briques conformes à la XP P 13-305 monomur

Dimensions : Hauteur de 15 à 25 cm Briques conformes à la XP P 13-305 ou titulaires d’un Avis Tech-


Epaisseur de 15 à 25 cm nique du CSTB
Longueur de 25 à 60 cm Dimensions : Hauteur de 20 à 25 cm
Epaisseur ≥ 30 cm
Longueur de 25 à 60 cm
Montages à joints horizontaux discontinus de mortiers tradition-
Epaisseur E de l’élément nels ou allégés ou mise en œuvre à joint mince au moyen de
Briques en cm mortier colle (briques rectifiées).
15 20 25 Les résistances thermiques sont données dans les Avis Tech-
niques et les certifica-
tions associées (Certifi-
E 0,33 cation CSTBat).
Les résistances ther-
miques des briques
sans joint peuvent être
0,51 données dans les certifi-
E
(0,47) cats NF-Briques de terre
cuite.

0,46
E
(0,42)

E 0,56
(0,52)

Les valeurs entre parenthèses correspondent à un joint vertical rempli de


mortier (application parasismique)

Résistance thermique (R) de l’élément maçonné en m2.K/W

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22 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut

b.2 – Briques à perforations horizontales


Briques conformes à la NF P 13-301
Dimensions : Hauteur de 20 à 30 cm
Epaisseur de 3,5 à 30 cm
Longueur de 40 à 60 cm

Epaisseur E de l’élément en cm
Briques classiques
3,5 4 5 7,5 10 15 20 22,5 25 27

0,08 0,09 0,11

0,16 0,21 0,24


E

Planelle

0,24
E

Les
0,35
E

0,5
(0,45)

0,47
(0,44)

0,56 0,60 0,63 0,65

Les valeurs entre parenthèses correspondent à un joint vertical rempli de mortier (application parasismique).

Résistance thermique (R) de l’élément maçonné en m2.K/W

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Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut 23

Briques conformes à la NF P 13-301


Dimensions : Hauteur de 20 à 30 cm
Epaisseur de 20 à 30 cm
Longueur de 40 à 60 cm

Epaisseur E de l’élément
Briques de type G en cm
20 27 30

0,67
(0,63)

0,84
(0,80)

0,86
(0,81)

1,00
(0,95)

Les valeurs entre parenthèses correspondent à un joint vertical rempli de


mortier (application parasismique).

Résistance thermique (R) de l’élément maçonné en m2.K/W

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24 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut

3.1.2 Blocs en béton


a – Blocs en béton de granulats courants, destinés à
rester apparents et conformes à la norme NF P 14-102
et répondant aux spécifications suivantes :
Masse volumique apparente du béton constitutif :
1 900 à 2 100 kg/m3
Vides : 35 à 45 %
Epaisseur des parois extérieures : 30 à 32 mm
Epaisseur des parois intérieures : 30 mm environ

Dimensions Résistance
Epaisseur Hauteur Longueur
Profil de coordination thermique
(cm) (cm) (cm)
modulaire en m2.K/W

10 x 20 x 40 9 ± 0,2 19 * 39 ± 0,2 0,09

15 x 20 x 40 14 ± 0,2 19 ± 0,15 39 ± 0,2 0,13


20 x 20 x 40 19 ± 0,2 19 ± 0,15 39 ± 0,2 0,16
20 x 20 x 50 19 ± 0,2 19 ± 0,15 49 ± 0,2 0,17

10 x 20 x 40 9 ± 0,2 19 ± 0,15 39 ± 0,2 0,12

15 x 20 x 40 14 ± 0,2 19 ± 0,15 39 ± 0,2 0,17


20 x 20 x 40 19 ± 0,2 19 ± 0,15 39 ± 0,2 0,20

5 x 20 x 40 4 ± 0,2 19 ± 0,15 39 ± 0,2 0,03

10 x 20 x 40 9 ± 0,2 19 ± 0,15 39 ± 0,2 0,06

10 x 10 x 20 9 ± 0,2 9 ± 0,15 19 ± 0,2 0,06


10 x 10 x 40 9 ± 0,2 9 ± 0,15 39 ± 0,2 0,06
20 x 10 x 20 19 ± 0,2 9 ± 0,15 19 ± 0,2 0,13
20 x 10 x 40 19 ± 0,2 9 ± 0,15 39 ± 0,2 0,12

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b – Blocs creux en béton de granulats courants


conformes à la norme NF P 14-301 et répondant aux
spécifications suivantes :
Masse volumique apparente du béton constitutif :
1 900 à 2 150 kg/m3
Vides : 45 à 55 %
Epaisseur des parois extérieures : 17 à 19 mm
Epaisseur des parois intérieures : 17 mm environ

Blocs creux Caractéristiques géométriques


Résistance
Dimensions Nombre
Epaisseur Hauteur Longueur thermique
Profil de coordination de rangées
(cm) (cm) (cm) en m2.K/W
modulaire d’alvéoles

5 x 20 x 50 5 ± 0,4 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 1 0,07

7,5 x 20 x 50 7,5 ± 0,4 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 1 0,10

10 x 20 x 50 10 ± 0,4 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 1 0,12

12,5 x 20 x 50 12,5 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 1 0,13

15 x 20 x 50 15 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5


1 0,14
15 x 25 x 50 15 ± 0,5 24 ± 0,4 49,4 ± 0,5

15 x 20 x 50 15 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 2


0,18
15 x 25 x 50 15 ± 0,5 24± 0,4 49,4 ± 0,5 2

17,5 x 20 x 50 17,5 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 2 0,21

20 x 20 x 50 20 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 2


0,23
20 x 25 x 50 20 ± 0,5 24 ± 0,4 49,4 ± 0,5 2

20 x 20 x 50 20 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 3 0,29 (0,26)

22,5 x 20 x 50 22,5 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 2 0,24

25 x 20 x 50 25 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 3 0,32 (0,28)

27,5 x 20 x 50 27,5 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 3 0,34 (0,30)

Les valeurs entre parenthèses correspondent à la résistance thermique avec joint central rempli de mortier (application parasismique).

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26 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut

c – Blocs pleins et pleins perforés en béton de granu-


lats courants conformes à la norme NF P 14-301 et
répondant aux spécifications suivantes :
Masse volumique apparente du béton constitutif :
1 900 à 2 150 kg/m3

Blocs pleins et perforés Caractéristiques géométriques


Résistance
Dimensions Nombre
Epaisseur Hauteur Longueur Diamètre thermique
Profil de coordination de rangées
(cm) (cm) (cm) maximal en m2.K/W
modulaire d’alvéoles

5 x 20 x 40 5 ± 0,4 19 ± 0,4 39,4 ± 0,5 - - 0,03


5 x 20 x 50 5 ± 0,4 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 - - 0,03
5 x 20 x 40 5 ± 0,4 19 ± 0,4 39,4 ± 0,5 2 1 0,04
5 x 20 x 50 5 ± 0,4 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 2 1 0,04

7,5 x 20 x 40 7,5 ± 0,4 19 ± 0,4 39,4 ± 0,5 - - 0,05


7,5 x 20 x 50 7,5 ± 0,4 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 - - 0,05
7,5 x 20 x 40 7,5 ± 0,4 19 ± 0,4 39,4 ± 0,5 4 1 0,07
7,5 x 20 x 50 7,5 ± 0,4 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 4 1 0,07

10 x 20 x 40 10 ± 0,4 19 ± 0,4 39,4 ± 0,5 - - 0,06


10 x 20 x 50 10 ± 0,4 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 - - 0,06
10 x 20 x 40 10 ± 0,4 19 ± 0,4 39,4 ± 0,5 3,5 2 0,11
10 x 20 x 50 10 ± 0,4 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 3,5 2 0,11

12,5 x 20 x 40 12,5 ± 0,5 19 ± 0,4 39,4 ± 0,5 - - 0,08


12,5 x 20 x 50 12,5 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 - - 0,08
12,5 x 20 x 40 12,5 ± 0,5 19 ± 0,4 39,4 ± 0,5 4 2 0,13
12,5 x 20 x 50 12,5 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 4 2 0,13

15 x 20 x 40 15 ± 0,5 19 ± 0,4 39,4 ± 0,5 - - 0,09


15 x 20 x 50 15 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 - - 0,09
15 x 20 x 40 15 ± 0,5 19 ± 0,4 39,4 ± 0,5 4 3 0,15
15 x 20 x 50 15 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 4 3 0,15

17,5 x 20 x 40 17,5 ± 0,5 19 ± 0,4 39,4 ± 0,5 - - 0,11


17,5 x 20 x 50 17,5 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 - - 0,11
17,5 x 20 x 40 17,5 ± 0,5 19 ± 0,4 39,4 ± 0,5 4 3 0,18
17,5 x 20 x 50 17,5 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 4 3 0,18

20 x 20 x 40 20 ± 0,5 19 ± 0,4 39,4 ± 0,5 - - 0,12


20 x 20 x 50 20 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 - - 0,12
20 x 20 x 40 20 ± 0,5 19 ± 0,4 39,4 ± 0,5 4 3 0,20
20 x 20 x 50 20 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5 4 3 0,20

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Réglementation Thermique 2000
Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut 27

d – Blocs creux en béton de granulats légers (argile


expansée ou schiste expansé) conformes à la norme
NF P 14-304 et répondant aux spécifications
suivantes :
Masse volumique apparente du béton constitutif :
1 000 à 1 200 kg/m3
Vides : 45 à 55 %
Epaisseur des parois extérieures : supérieure à 20 mm
Epaisseur des parois intérieures : 15 à 20 mm

Blocs creux Caractéristiques géométriques


Résistance
Dimensions Nombre
Epaisseur Hauteur Longueur thermique
Profil de coordination de rangées
(cm) (cm) (cm) en m2.K/W
modulaire d’alvéoles

10 x 30 x 50 10 ± 0,4 29 ± 0,4 49,4 ± 0,5 1 0,21

15 x 30 x 50 15 ± 0,5 99 ± 0,4 49,4 ± 0,5 2 0,32

17,5 x 25 x 50 17,5 ± 0,5 24 ± 0,4 49,4 ± 0,5


2 0,37
17,5 x 30 x 50 17,5 ± 0,5 29 ± 0,4 49,4 ± 0,5

20 x 20 x 50 20 ± 0,5 19 ± 0,4 49,4 ± 0,5


2 0,38
20 x 30 x 50 20 ± 0,5 29 ± 0,4 49,4 ± 0,5

22,5 x 30 x 50 22,5 ± 0,5 29 ± 0,4 49,4 ± 0,5 2 0,40

e – Blocs perforés en béton de granulats légers (argile


expansée ou schiste expansé) conformes à la norme
NF P 14-304 et répondant aux spécifications
suivantes :
Masse volumique apparente du béton constitutif :
600 à 1 200 kg/m3
Vides : 35 à 45 %

Blocs pleins et perforés Caractéristiques géométriques


Résistance
Dimensions
Epaisseur Hauteur Longueur thermique
Profil de coordination
(cm) (cm) (cm) en m2.K/W
modulaire

5 x 22,5 x 50 5 ± 0,4 21,5 ± 0,4 49,4 ± 0,5 0,11

15 x 33 x 60 15 ± 0,5 32 ± 0,4 59,4 ± 0,5 0,33

20 x 33 x 60 20 ± 0,5 32 ± 0,4 59,4 ± 0,5 0,44

25 x 33 x 60 25 ± 0,5 32 ± 0,4 59,4 ± 0,5 0,55

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
28 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut

3.2
Murs en béton cellulaire (R, Up)

Priment sur les valeurs données ci-après, les valeurs données


dans les Avis Techniques ou figurant dans les certificats
CSTBat ou NF blocs de béton cellullaire.
Les valeurs de résistance thermique R et le coefficient de trans-
mission surfacique U ne sont valables que pour des blocs de
béton cellulaire autoclavé conformes à la norme NF P 14-306 et
ont été établis suivant les valeurs de conductivité thermique
des bétons cellulaires traités à l’autoclave du § 2.2.5 du fasci-
cule « Matériaux ».

3.2.1 Résistance thermique des murs


en béton cellulaire
L’épaisseur des joints maçonnés est supposée comprise entre
1 et 2 cm, pour ce qui concerne les joints collés l’épaisseur est
de 2,5 mm. La hauteur des blocs est supposée égale à 25 cm
et la longueur égale à 62,5 cm. Les résistances thermiques
ci- dessous sont valables pour des éléments dont l’épaisseur
diffère au maximum de 1 cm de celle indiquée, en plus ou en
moins.

Blocs maçonnés
Masse volumique
nominale Epaisseur des blocs en cm
(kg/m3) 15 17,5 20 22,5 25 27,5 30 32,5 35 37,5
400 0,75 0,88 1,01 1,13 1,26 1,38 1,51 1,63 1,76 1,89
450 0,70 0,82 0,94 1,06 1,17 1,29 1,41 1,53 1,64 1,76
500 0,66 0,77 0,88 0,99 1,10 1,21 1,32 1,43 1,54 1,65
550 0,62 0,73 0,83 0,93 1,04 1,14 1,24 1,35 1,45 1,55
600 0,58 0,67 0,77 0,86 0,96 1,06 1,15 1,25 1,34 1,44
650 0,54 0,63 0,72 0,81 0,90 0,99 1,07 1,16 1,25 1,34
700 0,50 0,59 0,67 0,75 0,84 0,92 1,01 1,09 1,17 1,26
750 0,47 0,55 0,63 0,71 0,79 0,87 0,95 1,02 1,10 1,18
800 0,45 0,52 0,60 0,67 0,74 0,82 0,89 0,97 1,04 1,12
Résistance thermique (R) des murs en béton cellulaire en m².K/W

Blocs « collés »
Masse volumique
nominale Epaisseur des blocs en cm
(kg/m3) 15 17,5 20 22,5 25 27,5 30 32,5 35 37,5
400 0,94 1,10 1,26 1,42 1,57 1,73 1,89 2,05 2,20 2,36
450 0,86 1,01 1,15 1,30 1,44 1,58 1,73 1,87 2,01 2,16
500 0,80 0,93 1,06 1,19 1,33 1,46 1,59 1,72 1,86 1,99
550 0,74 0,86 0,98 1,11 1,23 1,35 1,48 1,60 1,72 1,84
600 0,67 0,80 0,90 1,01 1,12 1,23 1,35 1,46 1,57 1,68
650 0,62 0,72 0,82 0,93 1,03 1,13 1,24 1,34 1,44 1,54
700 0,57 0,67 0,76 0,86 0,95 1,05 1,14 1,24 1,33 1,43
750 0,53 0,62 0,71 0,80 0,89 0,98 1,06 1,15 1,24 1,33
800 0,50 0,58 0,66 0,75 0,83 0,91 0,99 1,08 1,16 1,24
Résistance thermique (R) des murs en béton cellulaire en m².K/W

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Réglementation Thermique 2000
Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut 29

3.2.2 Coefficient de transmission surfacique


des murs en béton cellulaire
Les coefficients de transmission thermique donnés dans les
tableaux suivants sont calculés pour des parois finies compor-
tant :
– un enduit intérieur en plâtre de 1 à 1,5 cm d’épaisseur,
– un enduit extérieur en mortier bâtard de 1 à 1,5 cm d’épais-
seur.
Ceci conduit à calculer le coefficient de transmission thermique
par la formule :
1
= R + 0,22
U

Blocs maçonnés
Masse volumique
nominale Epaisseur du mur fini enduit deux faces (et épaisseurs des blocs) en cm
(kg/m3) 17,5 (15) 20 (17,5) 22,5 (20) 25 (22,5) 27,5 (25) 30 (27,5) 32,5 (30) 35 (32,5) 37,5 (35) 40 (37,5)
400 1,04 0,92 0,82 0,75 0,68 0,63 0,58 0,54 0,51 0,48
450 1,09 0,97 0,87 0,79 0,72 0,67 0,62 0,58 0,54 0,51
500 1,15 1,02 0,92 0,83 0,76 0,70 0,65 0,61 0,57 0,54
550 1,20 1,07 0,96 0,88 0,80 0,74 0,69 0,64 0,60 0,57
600 1,27 1,13 1,02 0,93 0,86 0,79 0,73 0,69 0,64 0,61
650 1,34 1,20 1,08 0,99 0,91 0,84 0,78 0,73 0,68 0,64
700 1,40 1,26 1,14 1,04 0,95 0,88 0,82 0,77 0,72 0,68
750 1,46 1,31 1,19 1,09 1,00 0,93 0,87 0,81 0,76 0,72
800 1,52 1,37 1,24 1,14 1,05 0,97 0,91 0,85 0,80 0,75

Coefficient de transmission surfacique des murs en béton cellulaire en W/(m².K)

Blocs « collés »
Masse volumique
nominale Epaisseur du mur fini enduit deux faces (et épaisseurs des blocs) en cm
(kg/m3) 17,5 (15) 20 (17,5) 22,5 (20) 25 (22,5) 27,5 (25) 30 (27,5) 32,5 (30) 35 (32,5) 37,5 (35) 40 (37,5)
400 0,87 0,76 0,68 0,62 0,56 0,52 0,48 0,44 0,41 0,39
450 0,93 0,82 0,74 0,66 0,61 0,56 0,52 0,48 0,45 0,42
500 0,99 0,88 0,79 0,71 0,65 0,60 0,56 0,52 0,48 0,45
550 1,06 0,93 0,84 0,76 0,70 0,64 0,59 0,55 0,52 0,49
600 1,13 1,01 0,90 0,82 0,75 0,69 0,64 0,60 0,56 0,53
650 1,21 1,07 0,97 0,88 0,81 0,75 0,69 0,65 0,61 0,57
700 1,28 1,14 1,03 0,94 0,86 0,80 0,74 0,69 0,65 0,61
750 1,35 1,21 1,09 0,99 0,91 0,84 0,79 0,73 0,69 0,65
800 1,42 1,27 1,15 1,05 0,96 0,89 0,83 0,78 0,73 0,69

Coefficient de transmission surfacique des murs en béton cellulaire en W/(m².K)

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
30 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut

3.3
Planchers à entrevous béton ou terre
cuite (R)
Les résistances thermiques des planchers sont données
ci-après.

3.3.1 Planchers à entrevous en terre cuite


Epaisseur des cloisons : 8 à 10 mm
Masse volumique du tesson 1 800 à 1 900 kg/m3
Pour les masses volumiques situées en dehors de ces limites,
un calcul spécifique doit être effectué selon la méthode donnée
au chapitre II.

3.3.1.1 – Planchers sans dalle de compression ou


avec une dalle de compression en béton de granulats
lourds

Entraxe des poutrelles Hauteur des entrevous


Coupe du plancher entre poutrelles
E en cm 8 12 16 20 25

50 ≤ E ≤ 60 0,16 0,19
60 < E ≤ 70 0,17 0,20

50 ≤ E ≤ 60 0,22 0,26 0,29 0,33


60 < E ≤ 70 0,24 0,28 0,31 0,35

50 ≤ E ≤ 60 0,28 0,31 0,35


60 < E ≤ 70 0,30 0,33 0,37

Résistance thermique (R) du plancher en m2.K/W

3.3.1.2 – Planchers avec dalle de compression en


béton d’argile expansé ou de schiste expansé
Masse volumique du béton d’argile expansé ou de schiste
expansé, comprise entre 1 400 et 1 800 kg/m3
Epaisseur de la dalle de compression ≥ 4 cm
La résistance thermique de ces planchers est égale à celle du
tableau précédent, majorée de 0,03 m2.K/W.

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut 31

3.3.2 Planchers à entrevous en béton


3.3.2.1 – Planchers à entrevous en béton de granulats
courants
Les caractéristiques des entrevous en béton de granulats cou-
rants visés ici, sont les suivantes :
– épaisseur des cloisons (sauf paroi supérieure) : 15 à 25 mm
– masse volumique du béton : 1 800 à 2 200 kg/m3
– entrevous de forme trapézoïdale ou rectangulaire

Entraxe des poutrelles Hauteur des entrevous en cm


Coupe du plancher entre poutrelles
(E) en cm 8 12 16 20 25 30
Planchers sans dalle de compression ou avec dalle de compression en béton de granulats lourds

50 < E ≤ 60 0,11 0,13 0,15 0,17 0,20 0,22


60 < E ≤ 70 0,12 0,14 0,16 0,18 0,21 0,23

50 < E ≤ 60 0,22 0,26 0,30


60 < E ≤ 70 0,23 0,27 0,31

Planchers avec dalle de compression en béton d’argile expansé ou de schiste expansé de masse volumique comprise entre 1 400 et 1 800 kg/m3,
Son épaisseur est égale à 5 cm

50 < E ≤ 60 0,19 0,21 0,23 0,27 0,28 0,30


60 < E ≤ 70 0,20 0,22 0,24 0,26 0,29 0,31

50 < E ≤ 60 0,31 0,35 0,38


60 < E ≤ 70 0,32 0,36 0,40

Résistance thermique (R) du plancher en m2.K/W

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
32 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut

3.3.2.2 – Planchers à entrevous en béton d’argile


expansé ou de schiste expansé
Les caractéristiques des entrevous en béton d’argile expansé
ou de schiste expansé, visés ici, sont les suivantes :
– épaisseur des cloisons : 15 à 30 mm
– masse volumique du béton : 900 à 1 200 kg/m3
– entrevous de forme trapézoïdale ou rectangulaire

Entraxe des poutrelles Hauteur des entrevous en cm


Coupe du plancher entre poutrelles
(E) en cm 8 12 16 20 25 30
Planchers sans dalle de compression ou avec dalle de compression en béton de granulats lourds

50 < E ≤ 60 0,21 0,23 0,25 0,27 0,29 0,31


60 < E ≤ 70 0,22 0,24 0,26 0,28 0,30 0,32

50 < E ≤ 60 0,34 0,37 0,40


60 < E ≤ 70 0,35 0,38 0,41

Planchers avec dalle de compression en béton d’argile expansé ou de schiste expansé de masse volumique comprise entre 1 400 et 1 800 kg/m3,
Son épaisseur est égale à 5 cm

50 < E ≤ 60 0,29 0,31 0,33 0,35 0,37 0,39


60 < E ≤ 70 0,30 0,32 0,34 0,36 0,38 0,40

50 < E ≤ 60 0,43 0,46 0,49


60 < E ≤ 70 0,45 0,48 0,51

Résistance thermique (R) du plancher en m2.K/W

3.4
Planchers à entrevous polystyrène (R)
La résistance thermique à prendre en compte pour les plan-
chers à entrevous en PSE, obtenue par calcul selon la norme
NF EN ISO 6946, est celle figurant dans les tableaux suivants.
Cette résistance thermique correspond uniquement à des plan-
chers vérifiant les caractéristiques dimensionnelles des figures
a et b (cotes en mm) et les spécifications ci-après.
Toutefois, pour les entrevous en PSE bénéficiant d’un certificat
CSTBat entrevous en PSE, la résistance thermique des plan-
chers à prendre en compte est celle figurant dans le certificat.

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut 33

le

50

de
db
Jeu vertical
dt de montage
dL
l f ≥ 20 y≤ 5 r ≥ 10

lo

Figure a : Entrevous à fond plat

le

50

de
db
Jeu vertical
dt de montage
dL
r ≥ 10 r ≥ 10
l f ≥ 20
lo

Figure b : Entrevous à fond décaissé

Ces montages doivent vérifier les conditions suivantes :


– pour une hauteur de talon de poutrelle dt = 35 mm, la largeur lo
du talon vérifie 95 ≤ lo ≤ 125 mm, (entrevous à languettes :
les valeurs par défaut sont valables pour 35 ≤ dt ≤ 40 mm.
Pour les entrevous sans languettes, la résistance thermique
du plancher correspondant à 35 ≤ dt ≤ 45 mm peut être obte-
nue par interpollation linéaire),
– pour une hauteur de talon dt = 45 mm, la largeur lo du talon
vérifie 125 < lo ≤ 140 mm.
La résistance thermique des montages de plancher est valable
pour les conductivités thermiques utiles des matériaux don-
nées dans le fascicule Matériaux des règles Th-U pour le béton
plein et le PSE :
– entrevous découpés :
• entrevous dérogation couture : la conductivité thermique
utile du PSE doit être inférieure ou égale à 0,043 W/(m.K),
• entrevous rectangulaires chanfreinés : la conductivité
thermique utile du PSE doit être inférieure ou égale à
0,045 W/(m.K),
– entrevous moulés : la conductivité thermique utile du PSE
doit être inférieure ou égale à 0,039 W/(m.K).
Pour un jeu vertical supérieur de 5 mm, on retirera aux valeurs
de résistance thermique des tableaux la valeur de 0,035 m2.K/W.

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
34 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut

La résistance thermique des montages de plancher est donnée 3.4.1 Entrevous découpés
en fonction :
– du type d’entrevous : 3.4.1.1 – Entrevous sans languette
• découpé dans des blocs de PSE moulés, La résistance thermique de ces montages de plancher est don-
• moulé à l’unité, née dans les tableaux suivants en fonction du profil des pou-
– du profil des poutrelles : la résistance thermique est déter- trelles.
minée pour deux types d’entrevous : – Entrevous type « dérogation couture »
• entrevous type « dérogation couture », conformément au
le
CPT « Planchers », les caractéristiques dimensionnelles
des montages de planchers réalisés avec ce type d’en-
trevous figurent sur la figure suivante :

70 30 de

lo
40
de Entraxe des poutrelles le (en mm)
Largeur
Hauteur
du talon
des entrevous 550 ≤ le 600 ≤ le
dL de la poutrelle le Ž 630
de (en mm) < 600 < 630
lo (en mm)
lo
le 95 ≤ lo ≤ 125 0,48 0,52 0,55
120
125 < lo ≤ 140 0,43 0,47 0,50
95 ≤ lo ≤ 125 0,51 0,55 0,58
• entrevous rectangulaires chanfreinés : la résistance ther- 150
125 < lo ≤ 140 0,45 0,50 0,52
mique des montages de planchers donnée pour les entre- 95 ≤ lo ≤ 125 0,52 0,57 0,60
vous rectangulaires chanfreinés est valable pour les 170
125 < lo ≤ 140 0,47 0,51 0,54
entrevous rectangulaires (θ = 0), rectangulaires chanfrei- 95 ≤ lo ≤ 125 0,55 0,61 0,64
nés de θ = 0 à 45° à l’exception des entrevous dérogation 200 et +
125 < lo ≤ 140 0,49 0,54 0,57
couture.
Résistance thermique (R) du plancher en m2.K/W
θ

– Entrevous rectangulaires chanfreinés


le

de

de
dL
lo
le lo

– de l’entraxe des poutrelles le,


Largeur Entraxes des poutrelles le (en mm)
– de la hauteur du corps de l’entrevous de, Hauteur
du talon
des entrevous 550 ≤ le 600 ≤ le
– de l’épaisseur de la languette dL, de (en mm) de la poutrelle le ≥ 630
lo (en mm) < 600 < 630
– de la largeur lo du talon de la poutrelle.
95 ≤ lo ≤ 125 0,54 0,58 0,61
120
125 < lo ≤ 140 0,47 0,51 0,54
Note
95 ≤ lo ≤ 125 0,60 0,65 0,68
150
Pour tous les types d’entrevous, des valeurs de résistance thermique 125 < lo ≤ 140 0,52 0,57 0,60
pour des hauteurs d’entrevous intermédiaires et/ou des épaisseurs de 95 ≤ lo ≤ 125 0,63 0,69 0,72
170
languette intermédiaires peuvent être obtenues avec suffisamment 125 < lo ≤ 140 0,55 0,60 0,64
d’exactitude par interpolation linéaire. 95 ≤ lo ≤ 125 0,68 0,74 0,77
200 et +
125 < lo ≤ 140 0,59 0,65 0,68

Résistance thermique (R) du plancher en m2.K/W

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut 35

3.4.1.2 – Entrevous à languette – Entrevous rectangulaires chanfreinés

La résistance thermique de ces montages de plancher est don- le


née dans les tableaux suivants pour les entrevous à fond plat
et à fond décaissé.

3.4.1.2.1 – Entrevous à fond plat de


– Entrevous type « dérogation couture »
le dL
lo

de
Epaisseur Largeur Entraxe des poutrelles
Hauteur le (en mm)
dL de la des entrevous du talon
languette d de la poutrelle 550 ≤ l
lo e (en mm) e 600 ≤ le l ≥ 630
dL (en mm) lo (en mm) < 600 < 630 e
95 ≤ lo ≤ 125 1,82 1,90 1,94
120
125 < lo ≤ 140 1,72 1,80 1,84
Epaisseur Largeur Entraxe des poutrelles 95 ≤ lo ≤ 125 1,94 2,03 2,08
Hauteur le (en mm) 150
de la du talon 125 < lo ≤ 140 1,82 1,89 1,93
des entrevous 30
languette de la poutrelle 550 ≤ le 600 ≤ le 95 ≤ lo ≤ 125
de (en mm) l ≥ 630 2,00 2,11 2,16
dL (en mm) lo (en mm) < 600 < 630 e 170
125 < lo ≤ 140 1,88 1,98 2,04
95 ≤ lo ≤ 125 1,84 1,91 1,96 95 ≤ lo ≤ 125 2,08 2,19 2,26
120 200 et +
125 < lo ≤ 140 1,75 1,83 1,87 125 < lo ≤ 140 1,95 2,06 2,12
95 ≤ lo ≤ 125 1,91 2,00 2,05 95 ≤ lo ≤ 125 2,07 2,15 2,19
150 120
125 < lo ≤ 140 1,81 1,91 1,96 125 < lo ≤ 140 1,97 2,05 2,09
30
95 ≤ lo ≤ 125 1,94 2,05 2,10 95 ≤ lo ≤ 125 2,20 2,29 2,34
170 150
125 < lo ≤ 140 1,85 1,95 2,00 125 < lo ≤ 140 2,08 2,17 2,21
40
95 ≤ lo ≤ 125 1,99 2,10 2,16 95 ≤ lo ≤ 125 2,26 2,37 2,43
200 et + 170
125 < lo ≤ 140 1,85 2,00 2,06 125 < lo ≤ 140 2,14 2,24 2,30
95 ≤ lo ≤ 125 2,09 2,18 2,22 95 ≤ lo ≤ 125 2,35 2,46 2,53
120 200 et +
125 < lo ≤ 140 2,01 2,09 2,14 125 < lo ≤ 140 2,21 2,33 2,39
95 ≤ lo ≤ 125 2,17 2,27 2,33 95 ≤ lo ≤ 125 2,32 2,40 2,44
150 120
125 < lo ≤ 140 2,08 2,18 2,24 125 < lo ≤ 140 2,22 2,30 2,35
40
95 ≤ lo ≤ 125 2,21 2,32 2,38 95 ≤ lo ≤ 125 2,45 2,55 2,60
170 150
125 < lo ≤ 140 2,11 2,22 2,28 125 < lo ≤ 140 2,33 2,43 2,49
50
95 ≤ lo ≤ 125 2,30 2,38 2,44 95 ≤ lo ≤ 125 2,51 2,62 2,69
200 et + 170
125 < lo ≤ 140 2,16 2,27 2,34 125 < lo ≤ 140 2,39 2,50 2,57
95 ≤ lo ≤ 125 2,35 2,43 2,48 95 ≤ lo ≤ 125 2,60 2,73 2,80
120 200 et +
125 < lo ≤ 140 2,27 2,35 2,40 125 < lo ≤ 140 2,47 2,59 2,66
95 ≤ lo ≤ 125 2,43 2,54 2,60 95 ≤ lo ≤ 125 2,55 2,63 2,67
150 120
125 < lo ≤ 140 2,34 2,45 2,51 125 < lo ≤ 140 2,45 2,53 2,58
50
95 ≤ lo ≤ 125 2,47 2,59 2,65 95 ≤ lo ≤ 125 2,69 2,78 2,83
170 150
125 < lo ≤ 140 2,38 2,49 2,55 125 < lo ≤ 140 2,57 2,67 2,73
60
95 ≤ lo ≤ 125 2,68 2,65 2,72 95 ≤ lo ≤ 125 2,75 2,86 2,92
200 et + 170
125 < lo ≤ 140 2,42 2,55 2,62 125 < lo ≤ 140 2,63 2,74 2,80
95 ≤ lo ≤ 125 2,58 2,68 2,72 95 ≤ lo ≤ 125 2,85 2,97 3,04
120 200 et +
125 < lo ≤ 140 2,51 2,59 2,65 125 < lo ≤ 140 2,71 2,84 2,91
95 ≤ lo ≤ 125 2,67 2,78 2,84
150
125 < lo ≤ 140 2,58 2,69 2,90 Résistance thermique (R) du plancher en m2.K/W
60
95 ≤ lo ≤ 125 2,72 2,83 2,90
170
125 < lo ≤ 140 2,62 2,74 2,80
95 ≤ lo ≤ 125 2,76 2,90 2,97
200 et +
125 < lo ≤ 140 2,66 2,80 2,87

Résistance thermique (R) du plancher en m2.K/W

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
36 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut

3.4.1.2.2 – Entrevous à fond décaissé – Entrevous rectangulaires chanfreinés


Les valeurs de résistance thermique des tableaux suivants sont le
valables quelle que soit la profondeur de décaissement (restant
inférieure à l’épaisseur de la languette).
– Entrevous type « dérogation couture »

le de

dL
de lo

dL
lo
Epaisseur Largeur Entraxe des poutrelles
Hauteur le (en mm)
de la des entrevous du talon
languette d (en mm) de la poutrelle 550 ≤ le 600 ≤ le
l 630
< 630 e ≤
e
dL (en mm) lo (en mm) < 600
Epaisseur Largeur Entraxe des poutrelles
Hauteur 95 ≤ lo ≤ 125 1,49 1,55 1,59
de la du talon le (en mm) 120
des entrevous 125 < lo ≤ 140 1,42 1,48 1,52
languette d (en mm) de la poutrelle 550 ≤ le 600 ≤ le
l 630 95 ≤ lo ≤ 125
< 630 e ≤
e 1,62 1,69 1,73
dL (en mm) lo (en mm) < 600 150
125 < lo ≤ 140 1,54 1,61 1,65
95 ≤ lo ≤ 125 1,49 1,55 1,59 30 à 40
120 95 ≤ lo ≤ 125 1,69 1,77 1,82
125 < lo ≤ 140 1,44 1,51 1,54 170
125 < lo ≤ 140 1,59 1,68 1,73
95 ≤ lo ≤ 125 1,57 1,65 1,69
150 95 ≤ lo ≤ 125 1,77 1,86 1,92
125 < lo ≤ 140 1,51 1,59 1,64 200 et +
30 à 40 125 < lo ≤ 140 1,67 1,76 1,82
95 ≤ lo ≤ 125 1,61 1,69 1,74
170 95 ≤ lo ≤ 125 1,59 1,65 1,69
125 < lo ≤ 140 1,55 1,63 1,69 120
125 < lo ≤ 140 1,54 1,60 1,64
95 ≤ lo ≤ 125 1,65 1,75 1,80
200 et + 95 ≤ lo ≤ 125 1,73 1,81 1,86
125 < lo ≤ 140 1,59 1,68 1,74 150
125 < lo ≤ 140 1,67 1,75 1,79
95 ≤ lo ≤ 125 1,60 1,66 1,70 45 à 60
120 95 ≤ lo ≤ 125 1,81 1,89 1,94
125 < lo ≤ 140 1,57 1,63 1,67 170
125 < lo ≤ 140 1,73 1,82 1,87
95 ≤ lo ≤ 125 1,69 1,77 1,81
150 95 ≤ lo ≤ 125 1,90 1,99 2,05
125 < lo ≤ 140 1,65 1,73 1,77 200 et +
45 à 60 125 < lo ≤ 140 1,81 1,91 1,96
95 ≤ lo ≤ 125 1,73 1,82 1,87
170
125 < lo ≤ 140 1,69 1,78 1,83
Résistance thermique (R) du plancher en m2.K/W
95 ≤ lo ≤ 125 1,78 1,88 1,93
200 et +
125 < lo ≤ 140 1,73 1,83 1,89

Résistance thermique (R) du plancher en m2.K/W

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut 37

3.4.2 Entrevous moulés 3.4.2.1 – Entrevous sans languette


La résistance thermique de ces montages de plancher est don- – Entrevous dérogation couture :
née dans les tableaux suivants en fonction du profil des pou-
le
trelles.
On différenciera la résistance thermique des entrevous moulés 30 mm
avec une rangée d’alvéoles dans la hauteur du corps de l’en- 30 mm 30 mm
trevous de ceux disposant de deux rangées d’alvéoles et plus. de
Les formes des alvéoles des dessins ci-dessous sont données
à titre d’exemple, les valeurs des résistances thermiques des
lo 30 mm
tableaux ci-après sont valables quelle que soit la forme géo-
métrique de la section des alvéoles et si les conditions sui-
vantes sont respectées : 1 rangée d’alvéoles
– les alvéoles doivent être disposées de manière à avoir au
moins 30 mm de PSE au pourtour de l’entrevous, le
– pour les entrevous présentant deux rangées d’alvéoles ou
plus, la distance séparant les parois horizontales doit être au 30 mm
moins égale à 20 mm, 30 mm 30 mm
de
– pour les entrevous avec languette, la surface des alvéoles 20 mm
ne doit pas descendre dans l’épaisseur de la languette.

lo 30 mm

2 rangées d’alvéoles et +

Entraxe des poutrelles le (en mm)


Hauteur Largeur du talon
des entrevous de la poutrelle 550 ≤ le < 600 600 ≤ le < 630 le ≥ 630
de (en mm) lo (en mm)
1 rangée 2 rangées et + 1 rangée 2 rangées et + 1 rangée 2 rangées et +
95 ≤ lo ≤ 125 0,44 0,46 0,48 0,49 0,51 0,50
120 à 170
125 < lo ≤ 140 0,41 0,43 0,45 0,47 0,47 0,49

Résistance thermique (R) du plancher en m2.K/W

– Entrevous rectangulaires chanfreinés :


le le

de de

lo lo

1 rangée d’alvéoles
2 rangées d’alvéoles

Entraxe des poutrelles le (en mm)


Hauteur Largeur du talon
des entrevous de la poutrelle 550 ≤ le < 600 600 ≤ le < 630 le ≥ 630
de (en mm) lo (en mm)
1 rangée 2 rangées et + 1 rangée 2 rangées et + 1 rangée 2 rangées et +
95 ≤ lo ≤ 125 0,50 0,53 0,54 0,58 0,56 0,61
120 à 170
125 < lo ≤ 140 0,44 0,46 0,48 0,51 0,50 0,55

Résistance thermique (R) du plancher en m2.K/W

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
38 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut

3.4.2.2 – Entrevous à languette


La résistance thermique de ces montages de plancher est don-
née dans les tableaux suivants pour les entrevous à fond plat
et à fond décaissé.

3.4.2.2.1 – Entrevous à fond plat


– Entrevous type « dérogation couture »

le le

de de

dL dL
lo lo

1 rangée d’alvéoles 2 rangées d’alvéoles et +

Entraxe des poutrelles le (en mm)


Epaisseur Hauteur Largeur du talon
de la languette des entrevous de la poutrelle 550 ≤ le < 600 600 ≤ le < 630 le ≥ 630
dL (en mm) de (en mm) lo (en mm)
1 rangée 2 rangées et + 1 rangée 2 rangées et + 1 rangée 2 rangées et +
95 ≤ lo ≤ 125 1,42 1,62 1,45 1,68 1,46 1,71
30 120 à 170
125 < lo ≤ 140 1,40 1,52 1,42 1,56 1,43 1,59
95 ≤ lo ≤ 125 1,68 1,88 1,70 1,94 1,72 1,97
40 120 à 170
125 < lo ≤ 140 1,65 1,78 1,67 1,82 1,69 1,85
95 ≤ lo ≤ 125 1,91 2,14 1,95 2,20 1,97 2,23
50 120 à 170
125 < lo ≤ 140 1,90 2,03 1,92 2,08 1,94 2,10
95 ≤ lo ≤ 125 2,15 2,38 2,19 2,44 2,21 2,47
60 120 à 170
125 < lo ≤ 140 2,14 2,27 2,16 2,32 2,18 2,35

Résistance thermique (R) du plancher en m2.K/W

– Entrevous rectangulaires chanfreinés :


le
le

de de

dL dL
lo lo
1 rangée d’alvéoles
2 rangées d’alvéoles et +

Entraxe des poutrelles le (en mm)


Epaisseur Hauteur Largeur du talon
de la languette des entrevous de la poutrelle 550 ≤ le < 600 600 ≤ le < 630 le ≥ 630
dL (en mm) de (en mm) lo (en mm)
1 rangée 2 rangées et + 1 rangée 2 rangées et + 1 rangée 2 rangées et +
95 ≤ lo ≤ 125 1,45 1,69 1,48 1,74 1,49 1,77
30 120 à 170
125 < lo ≤ 140 1,41 1,60 1,44 1,65 1,46 1,68
95 ≤ lo ≤ 125 1,70 1,95 1,73 2,00 1,74 2,03
40 120 à 170
125 < lo ≤ 140 1,66 1,86 1,69 1,91 1,71 1,94
95 ≤ lo ≤ 125 1,95 2,21 1,97 2,26 1,98 2,29
50 120 à 170
125 < lo ≤ 140 1,91 2,12 1,94 2,17 1,96 2,20
95 ≤ lo ≤ 125 2,19 2,45 2,22 2,51 2,24 2,54
60 120 à 170
125 < lo ≤ 140 2,15 2,36 2,19 2,42 2,20 2,45

Résistance thermique (R) du plancher en m2.K/W

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut 39

3.4.2.2.2 – Entrevous à fond décaissé


Les valeurs des résistances thermiques des tableaux suivants
sont valables quelle que soit la profondeur de décaissement
(restant inférieure à l’épaisseur de la languette).

– Entrevous type « dérogation couture » :

le le

de de

dL dL
lo lo

1 rangée d’alvéoles 2 rangées d’alvéoles et +

Entraxe des poutrelles le (en mm)


Epaisseur Hauteur Largeur du talon
de la languette des entrevous de la poutrelle 550 ≤ le < 600 600 ≤ le < 630 le ≥ 630
dL (en mm) de (en mm) lo (en mm)
1 rangée 2 rangées et + 1 rangée 2 rangées et + 1 rangée 2 rangées et +
95 ≤ lo ≤ 125 1,30 1,48 1,34 1,53 1,35 1,57
30 à 40 120 à 170
125 < lo ≤ 140 1,28 1,39 1,31 1,44 1,33 1,47
95 ≤ lo ≤ 125 1,38 1,59 1,41 1,64 1,43 1,67
45 à 60 120 à 170
125 < lo ≤ 140 1,38 1,50 1,40 1,55 1,42 1,58

Résistance thermique (R) du plancher en m2.K/W

– Entrevous rectangulaires chanfreinés :

le le

de de

dL
dL
lo lo

1 rangée d’alvéoles 2 rangées d’alvéoles et +

Entraxe des poutrelles le (en mm)


Epaisseur Hauteur Largeur du talon
de la languette des entrevous de la poutrelle 550 ≤ le < 600 600 ≤ le < 630 le ≥ 630
dL (en mm) de (en mm) lo (en mm)
1 rangée 2 rangées et + 1 rangée 2 rangées et + 1 rangée 2 rangées et +
95 ≤ lo ≤ 125 1,33 1,54 1,36 1,60 1,38 1,63
30 à 40 120 à 170
125 < lo ≤ 140 1,29 1,47 1,33 1,52 1,35 1,55
95 ≤ lo ≤ 125 1,41 1,65 1,44 1,70 1,46 1,73
45 à 60 120 à 170
125 < lo ≤ 140 1,38 1,59 1,42 1,64 1,44 1,67

Résistance thermique (R) du plancher en m2.K/W

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
40 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut

3.4.3 Entrevous comportant un revêtement 3.6


en sous-face Planchers bas sur vide sanitaire (Ue)
Il s’agit des planchers décrits aux paragraphes 3.4.1 et 3.4.2, à Le calcul du coefficient de transmission surfacique équivalent
la sous-face desquels est mis en place un revêtement plus ou Ue a été effectué selon § 2.2.3.
moins isolant.
La résistance complémentaire apportée par une sous-face, Variables
pour les montages de plancher avec des entrevous à fond plat Plancher bas 2,0 ≤ Rf ≤ 3,0 m2.K/W
peut être prise en compte en ajoutant le rapport de son épais- 3,0 ≤ B’ ≤ 20 m
seur (dsf) à sa conductivité thermique (λ) si le produit (λ.dsf)
Mur du vide sanitaire 0,3 ≤ Uw ≤ 3,9 W/(m2.K)
reste inférieur à 7,5.10–3 W/K. Dans le cas contraire, le calcul
0,2 ≤ h ≤ 1,2 m
est à effectuer avec la sous-face.
La perte de résistance ∆R due à la présence de suspentes ou Paramètres par défaut
épingles métalliques au travers des entrevous est fixée forfai- Mur du vide sanitaire w ≤ 0,4 m
tairement à : z ≤ 0,5 m
– 0,15 m2.K/W pour 6 à 10 par m2 en ∅ 3,
lorsque R ≤ 3,10 m2.K/W Ventilation du vide sanitaire ε = 0,002 m2/m
– 0,20 m2.K/W pour 6 à 10 par m2 en ∅ 3, fw = 0,05
lorsque 3,10 < R < 4,00 m2.K/W v = 4 m/s
– 0,20 m2.K/W pour 6 à 10 par m2 en ∅ 4, Sol λ = 2,0 W/(m.K)
lorsque R ≤ 3,10 m2.K/W w Rf
– 0,30 m2.K/W pour 6 à 10 par m2 en ∅ 4,
lorsque 3,10 < R < 4,00 m2.K/W

h>0
Uw
z>0
3.5
Dalles alvéolées à base de granulats
courants (R)
La résistance thermique des dalles alvéolées (une rangée d’al-
véoles parallèle à la dalle) à base de granulats courants, est
donnée dans le tableau ci-après en fonction de : Symboles et unités
– l’épaisseur de la dalle E en m
B’ est la dimension caractéristique du plancher définie comme
– le rapport entre l’épaisseur minimale (e) des cloisons
étant sa surface divisée par son demi-périmètre, en m.
internes entre deux alvéoles adjacentes et la largeur mini-
w est l’épaisseur totale du mur supérieur, toutes couches
male de l’alvéole, mesurée parallèlement à la dalle.
comprises en m.
Rf est la résistance thermique globale* de la partie du plan-
cher située entre l’ambiance intérieure et l’espace non
e Epaisseur (E) du plancher en (cm)
l chauffé, en m2.K/W (Rf inclut l’effet des ponts thermiques
15 20 25 30 35 40
intermédiaires).
e h est la hauteur moyenne de la face supérieure du plancher
≤ 0,3 0,16 0,18 0,20 0,22 0,24 0,27
l au dessus du niveau du sol extérieur, en m.
e z est la profondeur moyenne du sol du vide sanitaire au des-
0,3 < ≤ 0,5 – 0,16 0,18 0,20 0,22 0,25 sous du niveau du sol extérieur, en m.
l
Uw est le coefficient de transmission thermique du mur du vide
e sanitaire situé au dessus du niveau du sol, en W/(m2.K).
0,5 < < 1,0 – – 0,15 0,17 0,19 0,21
l ε est l’aire des ouvertures de ventilation divisée par le péri-
Des valeurs intermédiaires peuvent être obtenues par interpolation linéaire mètre du vide sanitaire en m2/m.
fw est le facteur de protection contre le vent.
Résistance thermique (R) de la dalle alvéolée en m2.K/W v est la vitesse moyenne du vent à 10 m de hauteur, en m/s.
λ est la conductivité thermique du sol non gelé, en W/(m.K).

l l l

e e e E

* La méthode de calcul de Rf est rappelée au § 2.2.2.1

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut 41

Configuration 1
w Rf
– Mur du vide sanitaire Uw : 0,3 ≤ Uw < 0,7 W/(m2.K)

h Uw
z
Valeurs de Ue en W/(m2.K)

0,0 ≤ h < 0,4 m 0,4 ≤ h < 0,8 m 0,8 ≤ h ≤ 1,2 m


m2.K/W m2.K/W m2.K/W
m Rf Rf Rf
B’ 2,00 2,25 2,50 2,75 3,0 2,00 2,25 2,50 2,75 3,0 2,00 2,25 2,50 2,75 3,0
3 0,34 0,31 0,29 0,27 0,25 0,34 0,32 0,29 0,27 0,26 0,35 0,32 0,3 0,28 0,26
4 0,32 0,3 0,28 0,26 0,24 0,33 0,3 0,28 0,26 0,25 0,33 0,31 0,29 0,27 0,25
5 0,31 0,28 0,26 0,25 0,23 0,31 0,29 0,27 0,25 0,24 0,32 0,3 0,27 0,26 0,24
6 0,29 0,27 0,25 0,24 0,23 0,3 0,28 0,26 0,24 0,23 0,31 0,28 0,26 0,25 0,23
7 0,28 0,26 0,25 0,23 0,22 0,29 0,27 0,25 0,24 0,22 0,29 0,27 0,26 0,24 0,23
8 0,27 0,25 0,24 0,22 0,21 0,28 0,26 0,24 0,23 0,22 0,28 0,26 0,25 0,23 0,22
9 0,26 0,24 0,23 0,22 0,21 0,27 0,25 0,23 0,22 0,21 0,27 0,26 0,24 0,23 0,21
10 0,25 0,24 0,22 0,21 0,2 0,26 0,24 0,23 0,21 0,2 0,26 0,25 0,23 0,22 0,21
12 0,23 0,22 0,21 0,2 0,19 0,24 0,23 0,21 0,2 0,19 0,25 0,23 0,22 0,21 0,2
14 0,22 0,21 0,2 0,19 0,18 0,23 0,21 0,2 0,19 0,18 0,23 0,22 0,21 0,2 0,19
16 0,21 0,2 0,19 0,18 0,17 0,21 0,2 0,19 0,18 0,18 0,22 0,21 0,2 0,19 0,18
18 0,2 0,19 0,18 0,17 0,17 0,2 0,19 0,19 0,18 0,17 0,21 0,2 0,19 0,18 0,17
20 0,19 0,18 0,17 0,17 0,16 0,19 0,19 0,18 0,17 0,16 0,2 0,19 0,18 0,17 0,17
Les valeurs intermédiaires de Ue peuvent être obtenues par interpolation linéaire avec suffisamment de précision

Configuration 2 w Rf
– Mur du vide sanitaire Uw : 0,7 ≤ Uw < 1,5 W/(m2.K)
h Uw
Valeurs de Ue en W/(m2.K) z

0,0 ≤ h < 0,4 m 0,4 ≤ h < 0,8 m 0,8 ≤ h ≤ 1,2 m


m2.K/W m2.K/W m2.K/W
m Rf Rf Rf
B’ 2,00 2,25 2,50 2,75 3,0 2,00 2,25 2,50 2,75 3,0 2,00 2,25 2,50 2,75 3,0
3 0,35 0,32 0,29 0,27 0,26 0,36 0,33 0,3 0,28 0,26 0,37 0,34 0,31 0,29 0,27
4 0,33 0,3 0,28 0,26 0,25 0,34 0,31 0,29 0,27 0,25 0,35 0,32 0,3 0,28 0,26
5 0,31 0,29 0,27 0,25 0,24 0,32 0,3 0,28 0,26 0,25 0,34 0,31 0,29 0,27 0,25
6 0,3 0,28 0,26 0,24 0,23 0,31 0,29 0,27 0,25 0,24 0,32 0,3 0,28 0,26 0,24
7 0,29 0,27 0,25 0,24 0,22 0,3 0,28 0,26 0,24 0,23 0,31 0,29 0,27 0,25 0,24
8 0,28 0,26 0,24 0,23 0,22 0,29 0,27 0,25 0,24 0,22 0,3 0,28 0,26 0,25 0,23
9 0,27 0,25 0,24 0,22 0,21 0,28 0,26 0,24 0,23 0,22 0,29 0,27 0,25 0,24 0,23
10 0,26 0,24 0,23 0,22 0,2 0,27 0,25 0,24 0,22 0,21 0,28 0,26 0,25 0,23 0,22
12 0,24 0,23 0,22 0,2 0,19 0,25 0,24 0,22 0,21 0,2 0,27 0,25 0,23 0,22 0,21
14 0,23 0,22 0,2 0,19 0,19 0,24 0,23 0,21 0,2 0,19 0,25 0,24 0,22 0,21 0,2
16 0,22 0,2 0,19 0,19 0,18 0,23 0,21 0,2 0,19 0,18 0,24 0,23 0,21 0,2 0,19
18 0,2 0,2 0,19 0,18 0,17 0,22 0,2 0,19 0,19 0,18 0,23 0,22 0,2 0,19 0,19
20 0,2 0,19 0,18 0,17 0,16 0,21 0,2 0,19 0,18 0,17 0,22 0,21 0,2 0,19 0,18
Les valeurs intermédiaires de Ue peuvent être obtenues par interpolation linéaire avec suffisamment de précision

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
42 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut

Configuration 3
w Rf
– Mur du vide sanitaire Uw : 1,5 ≤ Uw ≤ 3,9 W/(m2.K)

h
Uw
Valeurs de Ue en W/(m2.K) z

0,0 ≤ h < 0,4 m 0,4 ≤ h < 0,8 m 0,8 ≤ h ≤ 1,2 m


m2.K/W m2.K/W m2.K/W
m Rf Rf Rf
B’ 2,00 2,25 2,50 2,75 3,0 2,00 2,25 2,50 2,75 3,0 2,00 2,25 2,50 2,75 3,0
3 0,36 0,33 0,31 0,28 0,27 0,38 0,35 0,32 0,29 0,27 0,39 0,36 0,33 0,3 0,28
4 0,34 0,32 0,29 0,27 0,26 0,36 0,33 0,31 0,29 0,27 0,38 0,35 0,32 0,3 0,28
5 0,33 0,3 0,28 0,26 0,25 0,35 0,32 0,3 0,28 0,26 0,37 0,34 0,31 0,29 0,27
6 0,32 0,29 0,27 0,26 0,24 0,34 0,31 0,29 0,27 0,25 0,36 0,33 0,3 0,28 0,26
7 0,3 0,28 0,26 0,25 0,23 0,33 0,3 0,28 0,26 0,25 0,35 0,32 0,29 0,27 0,26
8 0,29 0,27 0,26 0,24 0,23 0,31 0,29 0,27 0,25 0,24 0,34 0,31 0,29 0,27 0,25
9 0,28 0,26 0,25 0,23 0,22 0,3 0,28 0,26 0,25 0,23 0,33 0,3 0,28 0,26 0,25
10 0,27 0,26 0,24 0,23 0,22 0,3 0,28 0,26 0,24 0,23 0,32 0,29 0,27 0,26 0,24
12 0,26 0,24 0,23 0,22 0,2 0,28 0,26 0,25 0,23 0,22 0,3 0,28 0,26 0,25 0,23
14 0,24 0,23 0,22 0,21 0,2 0,27 0,25 0,23 0,22 0,21 0,29 0,27 0,25 0,24 0,22
16 0,23 0,22 0,21 0,2 0,19 0,25 0,24 0,22 0,21 0,2 0,28 0,26 0,24 0,23 0,22
18 0,22 0,21 0,2 0,19 0,18 0,24 0,23 0,22 0,2 0,19 0,26 0,25 0,23 0,22 0,21
20 0,21 0,2 0,19 0,18 0,17 0,23 0,22 0,21 0,2 0,19 0,25 0,24 0,23 0,21 0,2
Les valeurs intermédiaires de Ue peuvent être obtenues par interpolation linéaire avec suffisamment de précision

3.7 w est l’épaisseur totale du mur, toutes couches comprises


Planchers bas sur terre plein (Ue) en m.
Rf est la résistance thermique de toute couche continue située
Le calcul du coefficient de transmission surfacique équivalent au-dessus, au-dessous ou à l’intérieur du plancher ainsi
Ue a été effectué selon le § 2.2.2 que celle de tout revêtement de sol, en m2.K/W (Rf inclut
l’effet des ponts thermiques intermédiaires).
D est la largeur ou la profondeur de l’isolation périphérique
Variables respectivement horizontale ou verticale, en m.
Sol 1,5 ≤ λ ≤ 3,5 W/(m.K) Rn est la résistance thermique de l’isolation périphérique hori-
zontale ou verticale (ou du mur de soubassement) en
Plancher bas 3,0 ≤ B’ ≤ 20 m m2.K/W.
a – Sans isolation périphérique 1,0 ≤ Rf ≤ 3,0 m2.K/W dn est l’épaisseur de l’isolation périphérique (ou du mur de
b – Avec isolation périphérique 0,0 ≤ Rf ≤ 2,0 m2.K/W soubassement), en m.
0,5 ≤ D* ≤ 1,5 m λ est la conductivité thermique du sol, en W/(m.K).
1,0 ≤ Rn* ≤ 3,0 m2.K/W
0,04 ≤ dn ≤ 0,1 m
w
Paramètres par défaut Rf
Mur supérieur w ≤ 0,4 m
D
Symboles et unités
B’ est la dimension caractéristique du plancher définie comme
étant sa surface divisée par son demi-périmètre, en mètre.
D dn

Rn
* La réglementation thermique impose une isolation du plancher sur terre plein
par un isolant de résistance thermique minimale égale à 1,4 m2.K/W. En cas d’iso-
lation périphérique, le plancher doit être isolé sur au moins 1,5 m de largeur : les
valeurs de Ue correspondant à des configurations ne respectant pas ces
exigences ne sont données ici qu’à titre indicatif.

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut 43

Configuration 1 w
– Sans isolation périphérique
Rf
– Sol : λ = voir tableau ci-dessous
– Mur : w ≤ 0,4 m

Valeurs de Ue en W/(m2.K)

argile ou limon (λ = 1,5 W/(m.K)) sable ou gravier (λ = 2,0 W/(m.K)) roche homogène (λ = 3,5 W/(m.K))
m2.K/W m2.K/W m2.K/W
m Rf Rf Rf
B’ 1,00 1,50 2,00 2,50 3,0 1,00 1,50 2,00 2,50 3,0 1,00 1,50 2,00 2,50 3,0
3 0,44 0,36 0,3 0,26 0,23 0,49 0,39 0,33 0,28 0,25 0,59 0,46 0,37 0,31 0,27
4 0,4 0,33 0,28 0,24 0,22 0,45 0,36 0,31 0,26 0,23 0,55 0,43 0,35 0,3 0,26
5 0,36 0,3 0,26 0,23 0,2 0,42 0,34 0,29 0,25 0,22 0,52 0,41 0,34 0,29 0,25
6 0,33 0,28 0,24 0,22 0,19 0,38 0,32 0,27 0,24 0,21 0,49 0,39 0,32 0,28 0,25
7 0,3 0,26 0,23 0,2 0,18 0,36 0,3 0,26 0,23 0,2 0,47 0,37 0,31 0,27 0,24
8 0,28 0,24 0,22 0,19 0,18 0,33 0,28 0,25 0,22 0,2 0,44 0,36 0,3 0,26 0,23
9 0,26 0,23 0,2 0,18 0,17 0,31 0,27 0,24 0,21 0,19 0,42 0,35 0,29 0,25 0,22
10 0,25 0,22 0,19 0,18 0,16 0,3 0,26 0,23 0,2 0,18 0,4 0,33 0,28 0,24 0,22
12 0,22 0,2 0,18 0,16 0,15 0,27 0,23 0,21 0,19 0,17 0,37 0,31 0,27 0,23 0,21
14 0,2 0,18 0,16 0,15 0,14 0,24 0,21 0,19 0,17 0,16 0,34 0,29 0,25 0,22 0,2
16 0,18 0,16 0,15 0,14 0,13 0,22 0,2 0,18 0,16 0,15 0,32 0,27 0,24 0,21 0,19
18 0,17 0,15 0,14 0,13 0,12 0,21 0,18 0,17 0,15 0,14 0,3 0,26 0,23 0,2 0,18
20 0,16 0,14 0,13 0,12 0,11 0,19 0,17 0,16 0,14 0,13 0,28 0,24 0,22 0,19 0,18
Les valeurs intermédiaires de Ue peuvent être obtenues par interpolation linéaire avec suffisamment de précision

Configuration 2 w
Rf
– Isolation périphérique horizontale Rn : 1,0 ≤ Rn < 2,0 m2.K/W
dn : 0,04 ≤ dn ≤ 0,06 m
– Sol sable ou gravier λ = 2,0 W/(m.K)
– Mur w ≤ 0,4 m
D
Valeurs de Ue en W/(m2.K)

D = 0,5 m D = 1,0 m D = 1,5 m


m2.K/W m2.K/W m2.K/W
m Rf Rf Rf
B’ 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0
3 0,87 0,61 0,46 0,37 0,31 0,78 0,56 0,43 0,35 0,3 0,71 0,52 0,41 0,34 0,29
4 0,75 0,54 0,42 0,35 0,29 0,68 0,51 0,4 0,33 0,28 0,63 0,48 0,39 0,32 0,27
5 0,66 0,49 0,39 0,33 0,28 0,6 0,46 0,38 0,32 0,27 0,56 0,44 0,36 0,31 0,26
6 0,59 0,45 0,37 0,31 0,26 0,54 0,43 0,35 0,3 0,26 0,51 0,41 0,34 0,29 0,25
7 0,54 0,41 0,34 0,29 0,25 0,49 0,39 0,33 0,28 0,25 0,47 0,38 0,32 0,28 0,24
8 0,49 0,38 0,32 0,28 0,24 0,45 0,37 0,31 0,27 0,24 0,43 0,35 0,3 0,26 0,23
9 0,45 0,36 0,3 0,26 0,23 0,42 0,34 0,29 0,26 0,23 0,4 0,33 0,29 0,25 0,22
10 0,42 0,34 0,29 0,25 0,22 0,39 0,32 0,28 0,24 0,22 0,37 0,31 0,27 0,24 0,21
12 0,37 0,3 0,26 0,23 0,2 0,35 0,29 0,25 0,22 0,2 0,33 0,28 0,25 0,22 0,2
14 0,33 0,27 0,24 0,21 0,19 0,31 0,26 0,23 0,2 0,19 0,3 0,26 0,22 0,2 0,18
16 0,3 0,25 0,22 0,19 0,18 0,28 0,24 0,21 0,19 0,17 0,27 0,23 0,21 0,19 0,17
18 0,28 0,23 0,2 0,18 0,16 0,26 0,22 0,2 0,18 0,16 0,25 0,22 0,19 0,18 0,16
20 0,26 0,21 0,19 0,17 0,16 0,24 0,21 0,18 0,17 0,15 0,23 0,2 0,18 0,16 0,15
Les valeurs intermédiaires de Ue peuvent être obtenues par interpolation linéaire avec suffisamment de précision

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
44 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut

Configuration 3 w
– Isolation périphérique horizontale Rn : 2,0 ≤ Rn < 3,0 m2.K/W Rf
dn : 0,06 ≤ dn ≤ 0,08 m
– Sol sable ou gravier λ = 2,0 W/(m.K)
– Mur w ≤ 0,4 m
D
Valeurs de Ue en W/(m2.K)

D = 0,5 m D = 1,0 m D = 1,5 m


m2.K/W m2.K/W m2.K/W
m Rf Rf Rf
B’ 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0
3 0,86 0,59 0,45 0,36 0,31 0,74 0,54 0,41 0,34 0,29 0,67 0,49 0,38 0,32 0,27
4 0,74 0,53 0,42 0,34 0,29 0,65 0,49 0,39 0,32 0,28 0,59 0,46 0,37 0,31 0,26
5 0,65 0,48 0,39 0,32 0,27 0,58 0,45 0,37 0,31 0,26 0,53 0,42 0,35 0,29 0,25
6 0,58 0,44 0,36 0,3 0,26 0,52 0,42 0,34 0,29 0,25 0,49 0,39 0,33 0,28 0,25
7 0,53 0,41 0,34 0,29 0,25 0,48 0,38 0,32 0,28 0,24 0,45 0,37 0,31 0,27 0,24
8 0,48 0,38 0,32 0,27 0,24 0,44 0,36 0,3 0,26 0,23 0,41 0,34 0,29 0,26 0,23
9 0,45 0,36 0,3 0,26 0,23 0,41 0,34 0,29 0,25 0,22 0,38 0,32 0,28 0,24 0,22
10 0,42 0,33 0,28 0,25 0,22 0,38 0,32 0,27 0,24 0,21 0,36 0,3 0,26 0,23 0,21
12 0,37 0,3 0,26 0,23 0,2 0,34 0,28 0,25 0,22 0,2 0,32 0,27 0,24 0,21 0,19
14 0,33 0,27 0,23 0,21 0,19 0,31 0,26 0,23 0,2 0,18 0,29 0,25 0,22 0,2 0,18
16 0,3 0,25 0,22 0,19 0,17 0,28 0,24 0,21 0,19 0,17 0,26 0,23 0,2 0,18 0,17
18 0,27 0,23 0,2 0,18 0,16 0,26 0,22 0,19 0,18 0,16 0,24 0,21 0,19 0,17 0,16
20 0,25 0,21 0,19 0,17 0,15 0,24 0,2 0,18 0,17 0,15 0,23 0,2 0,18 0,16 0,15
Les valeurs intermédiaires de Ue peuvent être obtenues par interpolation linéaire avec suffisamment de précision

Configuration 4 w
Rf
– Isolation périphérique verticale Rn : 1,0 ≤ Rn < 1,5 m2.K/W
dn : 0,04 ≤ dn ≤ 0,06 m
– Sol sable ou gravier λ = 2,0 W/(m.K)
– Mur w ≤ 0,4 m
D

Valeurs de Ue en W/(m2.K)

D = 0,5 m D = 1,0 m D = 1,5 m


m2.K/W m2.K/W m2.K/W
m Rf Rf Rf
B’ 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0
3 0,81 0,58 0,44 0,36 0,31 0,72 0,53 0,41 0,34 0,29 0,66 0,5 0,39 0,32 0,28
4 0,7 0,52 0,41 0,34 0,29 0,63 0,49 0,39 0,32 0,28 0,59 0,46 0,37 0,31 0,27
5 0,62 0,48 0,38 0,32 0,27 0,57 0,45 0,37 0,31 0,26 0,53 0,43 0,35 0,3 0,26
6 0,56 0,44 0,36 0,3 0,26 0,51 0,41 0,34 0,29 0,25 0,49 0,39 0,33 0,28 0,25
7 0,51 0,4 0,34 0,29 0,25 0,47 0,38 0,32 0,28 0,24 0,45 0,37 0,31 0,27 0,24
8 0,47 0,37 0,32 0,27 0,24 0,43 0,36 0,3 0,26 0,23 0,41 0,34 0,29 0,26 0,23
9 0,43 0,35 0,3 0,26 0,23 0,4 0,33 0,29 0,25 0,22 0,38 0,32 0,28 0,25 0,22
10 0,4 0,33 0,28 0,25 0,22 0,37 0,31 0,27 0,24 0,21 0,36 0,3 0,26 0,23 0,21
12 0,36 0,29 0,25 0,22 0,2 0,33 0,28 0,25 0,22 0,2 0,32 0,27 0,24 0,21 0,19
14 0,32 0,27 0,23 0,21 0,19 0,3 0,26 0,23 0,2 0,18 0,29 0,25 0,22 0,2 0,18
16 0,29 0,24 0,21 0,19 0,17 0,27 0,24 0,21 0,19 0,17 0,26 0,23 0,2 0,18 0,17
18 0,27 0,23 0,2 0,18 0,16 0,25 0,22 0,19 0,18 0,16 0,24 0,21 0,19 0,17 0,16
20 0,25 0,21 0,19 0,17 0,15 0,23 0,2 0,18 0,17 0,15 0,23 0,2 0,18 0,16 0,15
Les valeurs intermédiaires de Ue peuvent être obtenues par interpolation linéaire avec suffisamment de précision

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut 45

Configuration 5
– Isolation périphérique verticale Rn : 1,5 ≤ Rn ≤ 2,0 m2.K/W w
dn : 0,04 ≤ dn ≤ 0,08 m
Rf
– Sol sable ou gravier λ = 2,0 W/(m.K)
– Mur w ≤ 0,4 m

Valeurs de Ue en W/(m2.K) D

D = 0,5 m D = 1,0 m D = 1,5 m


m2.K/W m2.K/W m2.K/W
m Rf Rf Rf
B’ 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0
3 0,78 0,56 0,43 0,35 0,3 0,66 0,49 0,39 0,32 0,28 0,6 0,45 0,36 0,3 0,26
4 0,68 0,51 0,4 0,33 0,28 0,59 0,46 0,37 0,31 0,27 0,55 0,43 0,35 0,29 0,25
5 0,6 0,46 0,38 0,32 0,27 0,53 0,43 0,35 0,3 0,26 0,5 0,4 0,33 0,28 0,25
6 0,54 0,43 0,35 0,3 0,26 0,49 0,39 0,33 0,28 0,25 0,45 0,37 0,32 0,27 0,24
7 0,49 0,39 0,33 0,28 0,25 0,45 0,37 0,31 0,27 0,24 0,42 0,35 0,3 0,26 0,23
8 0,45 0,37 0,31 0,27 0,24 0,41 0,34 0,29 0,26 0,23 0,39 0,33 0,28 0,25 0,22
9 0,42 0,34 0,29 0,26 0,23 0,38 0,32 0,28 0,25 0,22 0,36 0,31 0,27 0,24 0,21
10 0,39 0,32 0,28 0,24 0,22 0,36 0,3 0,26 0,23 0,21 0,34 0,29 0,26 0,23 0,2
12 0,35 0,29 0,25 0,22 0,2 0,32 0,27 0,24 0,21 0,19 0,3 0,26 0,23 0,21 0,19
14 0,31 0,26 0,23 0,21 0,19 0,29 0,25 0,22 0,2 0,18 0,27 0,24 0,21 0,19 0,18
16 0,28 0,24 0,21 0,19 0,17 0,26 0,23 0,2 0,18 0,17 0,25 0,22 0,2 0,18 0,17
18 0,26 0,22 0,2 0,18 0,16 0,24 0,21 0,19 0,17 0,16 0,23 0,21 0,19 0,17 0,16
20 0,24 0,21 0,18 0,17 0,15 0,23 0,2 0,18 0,16 0,15 0,22 0,19 0,17 0,16 0,15
Les valeurs intermédiaires de Ue peuvent être obtenues par interpolation linéaire avec suffisamment de précision

Configuration 6
– Isolation périphérique verticale Rn : 2,0 < Rn ≤ 3,0 m2.K/W w
Rf
dn : 0,06 ≤ dn ≤ 0,08 m
– Sol sable ou gravier λ = 2,0 W/(m.K)
– Mur w ≤ 0,4 m
D
Valeurs de Ue en W/(m2.K)

D = 0,5 m D = 1,0 m D = 1,5 m


m2.K/W m2.K/W m2.K/W
m Rf Rf Rf
B’ 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0 0,0 0,5 1,0 1,5 2,0
3 0,76 0,55 0,42 0,34 0,29 0,63 0,47 0,37 0,31 0,27 0,56 0,42 0,34 0,28 0,25
4 0,66 0,5 0,4 0,33 0,28 0,57 0,44 0,36 0,3 0,26 0,51 0,41 0,33 0,28 0,24
5 0,59 0,46 0,37 0,31 0,27 0,51 0,41 0,34 0,29 0,25 0,47 0,38 0,32 0,27 0,24
6 0,53 0,42 0,35 0,3 0,26 0,47 0,38 0,32 0,28 0,24 0,43 0,36 0,31 0,26 0,23
7 0,48 0,39 0,33 0,28 0,24 0,43 0,36 0,3 0,26 0,23 0,4 0,34 0,29 0,25 0,22
8 0,45 0,36 0,31 0,27 0,23 0,4 0,33 0,29 0,25 0,22 0,37 0,32 0,28 0,24 0,22
9 0,41 0,34 0,29 0,25 0,22 0,37 0,31 0,27 0,24 0,22 0,35 0,3 0,26 0,23 0,21
10 0,39 0,32 0,27 0,24 0,21 0,35 0,3 0,26 0,23 0,21 0,33 0,28 0,25 0,22 0,2
12 0,34 0,29 0,25 0,22 0,2 0,31 0,27 0,24 0,21 0,19 0,29 0,26 0,23 0,21 0,19
14 0,31 0,26 0,23 0,2 0,18 0,28 0,24 0,22 0,2 0,18 0,27 0,23 0,21 0,19 0,17
16 0,28 0,24 0,21 0,19 0,17 0,26 0,23 0,2 0,18 0,17 0,24 0,22 0,19 0,18 0,16
18 0,26 0,22 0,2 0,18 0,16 0,24 0,21 0,19 0,17 0,16 0,22 0,2 0,18 0,17 0,15
20 0,24 0,21 0,18 0,17 0,15 0,22 0,19 0,18 0,16 0,15 0,21 0,19 0,17 0,16 0,15
Les valeurs intermédiaires de Ue peuvent être obtenues par interpolation linéaire avec suffisamment de précision

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
46 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut

3.8 3.8.2 Panneaux de particules de bois


Autres parois (R) extrudé
La rangée d’alvéoles est parallèle aux faces du panneau.
3.8.1 Eléments à base de plâtre
pour cloisons et contre-murs
Coupes des panneaux alvéolés Epaisseur
cotes en cm en cm R
3.8.1.1 – Carreaux pleins à enduire
2,5
Epaisseur des carreaux en cm 5 7 φ 1.6
, 3,0 3 0,16
De mâchefer
0,11 0,15
Masse volumique : 1 000 à 1 400 kg/m3
3,2
De pouzzolane
0,12 0,17 φ 2,1 3,5 3,5 0,18
Masse volumique : 1 200 à 1 300 kg/m3

Résistance thermique (R) en m2.K/W 4,7

φ 3,0 5,0 5 0,23


3.8.1.2 – Plaques de plâtre à parements de carton
6,4
Masse volumique : 800 à 900 kg/m3
φ 4,8 7,0 7 0,31
Epaisseur des plaques en cm 1,0 1,25 et 1,5
0,04 0,05
Résistance thermique (R) en m2.K/W
Résistance thermique (R) en m2.K/W

3.8.1.3 – Carreaux pleins à parements lisses


3.8.3 Remplissage d’une lame d’air
Masse volumique : 900 à 1 000 kg/m3 avec un matériau en vrac
Les procédés de remplissage de lames d’air continues verti-
Epaisseur des carreaux en cm 5 6 (*) 7 (*) 10 (*) cales relèvent de la procédure de l’Avis Technique.
0,14 0,17 0,20 0,29
3.8.4 Etalement sur un plancher haut
(*) Ces carreaux sont conformes à la norme NF P 72-301 d’un matériau en vrac
Résistance thermique (R) en m2.K/W Sont visées ici les utilisations des matériaux en vrac sur les
planchers hauts sous combles perdus. Lorsque les matériaux
relèvent pour cette utilisation de la procédure de l’Avis Tech-
nique, on se reportera à ces Avis et aux « Règles générales de
3.8.1.4 – Carreaux et grands éléments alvéolés mise en œuvre des procédés et produits d’isolation thermique
Masse volumique : 900 à 1 000 kg/m3 rapportée sur planchers de greniers et combles perdus faisant
l’objet d’un Avis Technique » en ce qui concerne la mise en
Pourcentage de vides : 20 à 35 % en une rangée d’alvéoles.
œuvre et les limites d’emploi.
Les matériaux sont déposés sur les planchers par déversement
Epaisseur des éléments en cm 6 7
manuel ou par soufflage à la machine. On donne pour chacune
0,20 0,22 de ces mises en œuvre :
– pour les planchers plats, la résistance thermique (R) de la
Résistance thermique (R) en m2.K/W
couche déposée,
– pour les planchers à solives industrialisées, la résistance
thermique (R) de l’ensemble couche déposée-ossature (à
l’exclusion de la sous-face).
Pour les matériaux déversés manuellement, la résistance ther-
mique est exprimée en fonction de l’épaisseur de la couche
déposée ; on donne également, à titre indicatif en absence de
spécification précise concernant la masse volumique du maté-
riau, la masse (m) déposée par m2 de plancher.
Pour les matériaux déposés par soufflage à la machine, la
résistance thermique est exprimée en fonction du poids
déposé par m2 de plancher, surface des solives incluses
lorsque le plancher en comporte ; on donne à titre indicatif
l’épaisseur (e) en cm de la couche déposée, celle-ci ne pou-
vant pas en règle générale être contrôlée, ce procédé étant le
plus souvent utilisé en combles inaccessibles et l’épaisseur

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut 47

n’étant obtenue qu’après stabilisation, la plupart de ces pro-


duits se tassant dans le temps.
La masse volumique en œuvre peut avoir une valeur différente
suivant que le matériau est déversé manuellement ou soufflé à
la machine ; c’est le cas des fibres de cellulose.
Priment sur les valeurs ci-après :
– les valeurs indiquées dans l’Avis Technique du procédé et
les valeurs certifiées ACERMI, à condition que les caracté-
ristiques en œuvre soient conformes aux spécifications
requises dans l’Avis Technique ou le certificat du produit
concerné selon le cas.

3.8.4.1 – Déversement manuel sur plancher plat

Epaisseur moyenne de la couche déposée en cm 5 7,5 10 12,5 15 17,5 20


Copeaux de mousse de polychlorure de vinyle : 1,1 1,7 2,3 2,8 3,4 4,0 4,5
masse volumique en œuvre : 30 à 50 kg/m3 (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8)
Fibres de cellulose (1) : 1,0 1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0
masse volumique en œuvre : 50 à 70 kg/m3 (3) (4,5) (6) (7,5) (9) (10,5) (12)
granulométrie 3/8 : 0,7 1,1 1,4 1,8 2,1 2,5 2,9
masse volumique en œuvre : 145 à 175 kg/m3 (8) (12) (16) (20) (24) (28) (32)
Granulats de granulométrie 8/16 : – 1,1 1,4 1,8 2,1 2,5 2,9
verre expansé masse volumique en œuvre : 125 à 155 kg/m3 – (10,5) (14) (17,5) (21) (24,5) (28)
granulométrie 16/25 : – 0,8 1,1 1,4 1,7 1,9 2,2
masse volumique en œuvre : 115 à 145 kg/m3 – (10) (13) (16) (19,5) (23) (26)
Vermiculite : granulométries inférieures à 4 0,7 1,1 1,5 1,9 2,2 2,6 3,0
masse volumique en œuvre : 90 à 130 kg/m3 (5,5) (8) (11) (14) (16,5) (19) (22)
(1) L’utilisation de ce matériau est visée par la procédure de l’Avis Technique.
Les chiffres indiqués entre parenthèses donnent la masse moyenne déposée par m2 de plancher. Elle est exprimée en kg/m².

Résistance thermique (R) en m2.K/W

3.8.4.2 – Soufflage à la machine sur plancher plat

Masse moyenne déposée en kg par m2 de plancher 2 3 4 5 6 7 8


– Copeaux de mousse
masse volumique en œuvre
de polychlorure de vinyle 1,1 1,7 2,3 2,8 3,4 4,0 4,5
des 3 matériaux : 30 à 50 kg
– Fibres de cellulose (1) (6) (7,5) (10) (12,5) (15) (15,5) (20)
par m3
– Laine de laitier ou de roche
Masse moyenne déposée en kg par m2 de plancher 7,5 10 12,5 15 17,5 20 22,5
granulométrie 3/8 : 0,7 0,9 1,1 1,3 1,6 1,8 2,0
masse volumique en œuvre : 145 à 175 kg/m3 (5) (6) (8) (9) (11) (13) (14)
Granulats de granulométrie 8/16 : – 1,0 1,3 1,5 1,8 2,0 2,3
verre expansé masse volumique en œuvre : 125 à 155 kg/m3 – (7) (9) (11) (12) (14) (16)
granulométrie 16/25 : – 0,9 1,1 1,3 1,5 1,7 1,9
masse volumique en œuvre : 115 à 145 kg/m3 – (8) (10) (12) (13) (15) (17)
Vermiculite : granulométries inférieures à 4 1,0 1,4 1,7 2,0 2,4 2,7 3,0
masse volumique en œuvre : 90 à 130 kg/m3 (7) (9) (11) (14) (16) (18) (20)
(1) L’utilisation de ce matériau est visée par la procédure de l’Avis Technique.
Les chiffres indiqués entre parenthèses donnent l’épaisseur, en cm, obtenue après stabilisation, l’épaisseur à l’application étant approximativement égale
à 1,2 fois l’épaisseur à la stabilisation.

Résistance thermique (R) en m2.K/W

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
48 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut

3.8.4.3 – Déversement manuel sur plancher à solives

30 à 60

Epaisseur moyenne de la couche déposée en cm 5 7,5 10 12,5 15 17,5 20


Copeaux de mousse de polychlorure de vinyle : 1,0 1,4 1,8 2,3 2,7 3,1 3,6
masse volumique en œuvre : 30 à 50 kg/m3 (1,8) (2,6) (3,4) (4,3) (5,1) (6,0) (6,8)
Fibres de cellulose (1) : 0,9 1,3 1,7 2,1 2,5 2,8 3,2
masse volumique en œuvre : 50 à 70 kg/m3 (2,5) (3,8) (5,1) (6,4) (7,7) (8,9) (10)
granulométrie 3/8 : 0,7 1,0 1,3 1,6 1,9 2,2 2,5
masse volumique en œuvre : 145 à 175 kg/m3 (7) (10,5) (14) (17) (20,5) (24) (27,5)
Granulats de granulométrie 8/16 : – 1,0 1,3 1,6 1,9 2,2 2,5
verre expansé masse volumique en œuvre : 125 à 155 kg/m3 – (9) (12) (15) (18) (21) (24)
granulométrie 16/25 : – 0,8 1,0 1,3 1,6 1,8 2,1
masse volumique en œuvre : 115 à 145 kg/m3 – (8,5) (11) (14) (16,5) (19,5) (22,5)
Vermiculite : granulométries inférieures à 4 0,7 1,0 1,3 1,6 2,0 2,3 2,6
masse volumique en œuvre : 90 à 130 kg/m3 (4,5) (7) (9,5) (11,5) (14) (16,5) (18,5)
(1) L’utilisation de ce matériau est visée par la procédure de l’Avis Technique.
Les chiffres indiqués entre parenthèses donnent la masse moyenne déposée par m2 de plancher. Elle est exprimée en kg/m².

Résistance thermique (R) en m2.K/W

3.8.4.4 – Soufflage à la machine sur plancher à solives

30 à 60

Masse moyenne déposée en kg par m2 de plancher,


2 3 4 5 6 7 8
surface des solives incluses
– Copeaux de mousse
masse volumique en œuvre
de polychlorure de vinyle 1,1 1,6 2,1 2,6 1,1 3,6 4,0
des 3 matériaux : 30 à 50 kg
– Fibres de cellulose (1) (6) (8,5) (11,5) (14,5) (17,5) (20) (23)
par m3
– Laine de laitier ou de roche
Masse moyenne déposée en kg par m2 de plancher,
7,5 10 12,5 15 17,5 20 22,5
surface des solives incluses
granulométrie 3/8 : 0,8 1,0 1,2 1,4 1,7 1,9 2,1
masse volumique en œuvre : 145 à 175 kg/m3 (5,5) (7,5) (9) (11) (13) (14,5) (16,5)
Granulats de granulométrie 8/16 : 0,8 1,1 1,4 1,6 1,9 2,2 2,4
verre expansé masse volumique en œuvre : 125 à 155 kg/m3 (6,5) (8,5) (10,5) (12,5) (14,5) (17) (19)
granulométrie 16/25 : 0,7 0,9 1,1 1,3 1,5 1,7 1,9
masse volumique en œuvre : 115 à 145 kg/m3 (7) (9) (11,5) (13,5) (16) (18) (20,5)
Vermiculite : granulométries inférieures à 4 1,0 1,4 1,7 2,0 2,4 2,7 3,0
masse volumique en œuvre : 90 à 130 kg/m3 (8) (10,5) (113,5) (16) (18,5) (21,5) (24)
(1) L’utilisation de ce matériau est visée par la procédure de l’Avis Technique.
Les chiffres indiqués entre parenthèses donnent l’épaisseur, en cm, obtenue après stabilisation, l’épaisseur à l’application étant approximativement égale à
1,2 fois l’épaisseur à la stabilisation.

Résistance thermique (R) en m2.K/W

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut 49

3.8.5 Matériaux projetés Ces projections présentent en surface un aspect irrégulier. Les
résistances thermiques exprimées en m2.K/W et indiquées
3.8.5.1 – Laines minérales avec liant synthétique ou dans le tableau qui suit, sont données en fonction de l’épais-
hydraulique appliquées suivant les spécifications du seur moyenne mesurée (em) avec une pige munie d’un disque
DTU 27.1 (NF P 15-202-1 et 2). de 100 cm2 (diamètre 11,3 cm) appliqués sans pression. Cette
méthode permet de déterminer l’épaisseur correspondant aux
Ces matériaux sont projetés avec un liant synthétique ou aspérités les plus fortes. Les différences de niveau entre les
hydraulique. points rapprochés les plus hauts et les plus bas étant de l’ordre
Sont visées ici les projections en sous face de plancher bas sur de 1 cm, l’épaisseur moyenne réelle (er) est inférieure de 5 mm
passage ouvert ou sur locaux ventilés et celles sous bardage à celle mesurée par la méthode du disque.
rapporté. Selon les emplois et les produits, certains procédés
peuvent faire l’objet d’un Avis Technique.

Epaisseur moyenne mesurée de la projection em (mm) 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130


Epaisseur moyenne réelle de la projection er (mm) 25 35 45 55 65 75 85 95 105 115 125
Masse volumique en œuvre :
0,55 0,75 1,00 1,20 1,45 1,65 1,85 2,05 2,30 2,50 2,70
140 à 200 kg/m3
Laine de laitier ou de roche Masse volumique en œuvre :
0,50 0,70 0,90 1,10 1,30 – – – – – –
avec liant hydraulique 200 à 300 kg/m3
Masse volumique en œuvre :
0,35 0,50 0,65 0,80 – – – – – – –
300 à 500 kg/m3

Résistance thermique (R) en m2.K/W

3.8.5.2 – Billes de polystyrène expansé, avec ou sans 3.9


vermiculite exfoliée, avec liant synthétique ou hydrau- Ponts thermiques intégrés courants
lique ψ, χ)

Ces applications relèvent toutes de la procédure de l’Avis Tech-
Les ponts thermiques intégrés dégradent l’isolation des parois
nique qui précise au cas par cas les résistances thermiques.
opaques, et par conséquent doivent être pris en compte pour
le calcul du coefficient de transmission surfacique Up (voir for-
3.8.5.3 – Mousse synthétique (polyuréthanne, phéno-
mule 15).
lique, urée-formol…) projetée, injectée ou déposée
Ce chapitre contient des valeurs par défaut des coefficients
L’ensemble de ces procédés relève de la procédure de l’Avis linéiques (ψ) et ponctuels (χ) de ponts thermiques intégrés
Technique. courants présents dans quelques parois opaques courantes.
Celui-ci précise au cas par cas les résistances thermiques obte- Ces valeurs par défaut sont majorées par rapport aux valeurs
nues en fonction des conditions d’application et en œuvre (vieillis- qu’on peut obtenir par un calcul précis et ne doivent être utili-
sement, transferts gazeux, retrait éventuel, taux d’humidité…). sées qu’en absence :
– De valeurs données dans les documents d’Avis technique
3.8.6 Panneaux fibragglo – De valeurs calculées conformément au fascicule « Ponts
Panneaux de fibres de bois agglomérées avec un liant hydrau- thermiques ».
lique définis conformément à la norme NF B 56-010. Les ponts thermiques intégrés non visés par ce chapitre, peu-
Les résistances thermiques données ci-dessous correspon- vent être déterminés, soit d’après les Avis Techniques en
dent aux fabrications courantes, dont la masse volumique varie vigueur, soit par calcul conformément au fascicule « Ponts ther-
avec l’épaisseur des plaques. En cas de non correspondance miques ».
entre la masse volumique et l’épaisseur, on calculera la résis-
tance thermique à partir de la conductivité thermique utile don-
née au fascicule « Matériaux », pour la masse volumique consi-
dérée.

Masse volumique 450


du béton à 350 à 450 250 à 350
en kg/m3 550
Epaisseur des
1,5 2,0 2,5 3,0 3,5 4,0 5,0 7,5 10,0
plaques en cm
0,10 0,17 0,21 0,25 0,29 0,40 0,50 0,75 1,00

Résistance thermique (R) en m2.K/W

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
50 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut

3.9.1 Ponts thermiques intégrés courants


présents dans les systèmes
de doublage intérieur des murs

ψ χ
Pont thermique intégré Effet sur l’isolation thermique de la paroi
W/(m.K) W/K

0,005 –

– 0,04

0,14 –

0,05 –

0,07 –

0,03 –

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut 51

3.9.2 Ponts thermiques intégrés courants


présents dans les parois légères
à ossature bois

ψ χ
Pont thermique intégré Effet sur l’isolation thermique de la paroi
W/(m.K) W/K

0,005 –

– 0,01

0,04 –

0,01 –

0,02 –

Version 2004
Réglementation Thermique 2000
52 Règles Th-U - Fascicule 4 : Parois opaques - Chapitre III : Valeurs par défaut

3.9.3 Ponts thermiques intégrés courants


présents dans les bardages
métalliques double peau

ψ χ
Pont thermique intégré Effet sur l’isolation thermique de la paroi
W/(m.K) W/K

0,3 –

– 0,03

0,15 –

– 0,02

– 0,04

Version 2004