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Qu'est ce que c'est la maroquinerie?

La maroquinerie est l’art du travail du cuir pour la confection des petits objets tels que les sacs à main,
les portefeuilles, les ceintures… C’est un artisanat ancien dont les techniques ont été depuis la nuit des temps
et toujours utilisées à notre époque.

La maroquinerie concerne alors la confection de sacs, de portefeuilles, de porte-monnaie, ceintures, bijoux etc. Ces
objets deviennent d'indispensables accessoires du quotidien qui résistent au temps et aux chocs. Certains s'accordent à
dire que le temps confère élégance et patine aux cuirs de toutes les époques et de toutes les civilisations. Les objets de
maroquinerie sont créés avec des cuirs multiples. On distingue les peaux classiques : le Box (ou cuir de veau), le cuir
de bœuf ou de vache, le cordovan (ou cuir de chevreau originellement, maintenant cuir de cheval) et les peaux
exotiques: de mammifères (éléphant, buffle, etc.), de reptiles (crocodile, serpent, etc.) et de poissons (galuchat, requin,
raie, etc.) Le travail du cuir existe depuis la préhistoire, le cuir étant une des premières ressources pour l'Homme. Elle
s'est peu à peu développée, devenant une industrie à part entière, avec des maisons mondialement connues pour leurs
créations artisanales. Par ailleurs, de par sa diversité de produit, la maroquinerie englobe une multitude de métiers
divers, très spécialisés. Ces métiers font face aux changements de la société, ils doivent donc être en adéquation avec
les nouveautés.

Les métiers de la maroquinerie


De par l'étendue de la maroquinerie, il existe beaucoup de métiers s'en rapportant. Les principaux sont :
Maroquinier : celui qui travaille les peaux de chèvre tannées (maroquin)

L'introduction en France du maroquin date du xviie siècle grâce à Granger qui a importé le sumac (plante utilisée pour
le tannage et la coloration) et à Sigismond d'Adelin, issu d'une famille de tanneurs de Montélimar, qui a ramené deux
soldats du Maroc connaissant le tannage et la teinture du maroquin. Avant ces importations, seules les peaux de
Courdoue parvenaient en France. Elles étaient uniquement utilisées pour les cuirs de décorations et d'ameublement.

Tanneur : celui qui transforme la peau « brute » en un matériau imputrescible.

Corroyeur : celui qui assouplit le cuir après le tannage et pratique donc le corroyage

Baudroyeur : celui qui corroyoit les cuirs de couleur

Au Moyen Âge, les tanneurs et les corroyeurs s'organisent en corporations. Et avec les baudroyeurs en 1345, ils
obtiennent des statuts et règlements.

Maître-Gainier : celui qui fabrique ou vend des articles recouvert de gainerie, c'est un étui qui recouvre et protège
l'objet comme le cuir par exemple.

Malletier : celui qui fabrique les bagages

Relieur : celui qui joint les feuilles d'un livre1

Designer : celui qui s'occupe du design d'un produit

Assembleur : celui qui s'occupe de l'assemblage des pièces d'un produit

Coupeur : celui qui découpe les pièces qui composent un produit

Patineur : celui qui réalise la coloration d'un produit.

Apparition de la maroquinerie
Depuis les débuts de l'Humanité, la peau animale est présente. Mais il a fallu attendre que les Hommes acquièrent les
techniques de traitement du cuir pour parvenir à la mise en place d'objets en cuir. Dès l'Égypte antique, de petits objets
en cuir entrent dans le quotidien : harnais, instruments de musique, outres, souliers, etc. Quant à la Grèce antique, pour
sa part, l'habillement en cuir des cavaliers, s'accompagne également de protections telles que des jambières ou des
épaulières en peau. On voit également apparaître, pour compléter la tenue de cuir des Romains, des gants de boxe
fabriqués avec des lanières de cuir pour les combats. Le terme « Maroquinerie » trouve son étymologie directe dans
Maroc, pays où le travail du cuir était très perfectionné, notamment dans la Fès almohade. La technique du cuir fut
transmise par les marocains à l'Europe à travers l'Andalus (cuir cordouan, Cordoue d'où dérive cordonnier). On a
assisté à la création de nouvelles industries dans les villes de l'Europe du Sud et du Maroc car une véritable révolution
s'est mise en route grâce à la nouvelle clientèle bourgeoise. Dans les années 1180, le travail des peaux et des cuir se
développa. Les ouvriers du cuir étaient en nombre considérables dans la cité. La brigandine s'accompagne alors de
cartouchières, ceintures, étuis et autres accessoires. L'industrie du cuir connaît donc un essor considérable, surtout à
la ville de Pise en Italie, mais le travail paraît assez indélicat, lourd et brut. Les peaussiers abandonnèrent la technique
orientale du tannage à l'eau froide; procédé lent et coûteux pour adopter une technique différente de meilleur marché et
offrant des cuirs moins souples . Une majorité de cuirasses, heaumes et vêtements était fabriquée par ces artisans
appelés « coriarii aque calde ». De plus, le développement du commerce et l'externalisation des échanges dans les
années 1150 ont permis à ces ouvriers de développer leur industrie et de l'ouvrir au monde ; mais aussi de recevoir
d'autres notions et apprentissages des différentes cultures. On assista donc à une véritable démocratisation du
vêtement. Cette industrie, grossière et primaire, issue du monde rural, a connu un essor important qui a pu la mener
dans les premières places. Les métiers du cuir se sont peu à peu transformés en « art du cuir » au fil des années ; et
certaines villes ont maintenu cette prédominance jusqu'à la fin du Moyen Âge. Ainsi, il devient alors de bon goût de
décorer ses coffres de cuir, et ce, de par le monde. Dans les années qui ont suivi cet essor, le cuir redevint synonyme
de mauvais goût et de ruralité que l'on associait aux paysans. Les pèlerins de St Jacques de Compostelle attachaient à
leur ceinture une aumônière en cuir pour ranger les pièces de monnaie qu'on leur donnait. L'expression « se serrer la
ceinture » provient surement de cette époque où la « ceingture » puis « cinture » était associé à la mendicité. Vers les
années 1260, les besoins et modes des bourgeois évoluèrent vers une nouvelle tendance car ils recherchèrent
désormais de la fourrure pour leurs vêtements ; ainsi que de la laine. L'essor de la laine est le deuxième tournant de
l'industrie du Moyen Âge dans les villes d'Occident et se situe dans les années 1300.

LE MÉTIER DE MAROQUINIER
Le métier de maroquinier a évolué ces dernières années avec l'intérêt de plus en plus prononcé pour les accessoires de
mode. La maroquinerie devenant plus « fashion » exige des artisans une recherche constante afin de renouveler les
collections. A l'instar des couturiers, les grandes maisons vont produire jusqu'à deux collections par an. On recherche
de nouveaux produits toujours plus stylés et ergonomiques comme des petits sacs et poches en ceintures ou en
bandoulières, des besaces modulables… L'influence de la mode s'exerce également sur les matières utilisées. Ces
dernières années le tannage a évolué et anobli le cuir qui est devenu dentelle ou métallique. Mais le maroquinier ne se
contente pas de travailler les peaux : le tissu, les matières synthétiques, les perles ou encore les plumes prennent une
place de plus en plus importante dans la confection. Le panel s'étend et se diversifie pour le plus grand bonheur de ces
artisans amoureux des matières. Les techniques ont évolué également afin de répondre à cette demande croissante. La
découpe au laser par exemple a permis de simplifier et de rationaliser certains processus de production.