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REPUBLIQUE DU BENIN

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA


RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI(UAC)

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION(FASEG)

MAITRISE ES- SCIENCES DE GESTION

OPTION : GESTION

FILIERE : MANAGEMENT DES ORGANISATIONS

THEME :

DIAGNOSTIC FINANCIER D’UNE ENTREPRISE


PRIVEE AU BENIN : CAS DU CENTRE
TECHNIQUE DE PLOMBERIE SANITAIRE
(CTPS)

Réalisé et Soutenu par :

Idrissou B. NOMA & S. Désiré B. HOUESSOU

(bonkanon@yahoo.fr) (houessoudesire@gmail.com)

Sous la direction de :

Mr Thomas YEBA r
& M Cosme SEWANOUDE

Professeur assistant à la FASEG Enseignant chercheur à la FASEG

Avril 2010
Diagnostic financier d’une entreprise privée au Benin : cas du CTPS

« La faculté n’entend donner aucune approbation, ni


improbation aux opinions émises dans ce mémoire. Ces
opinions doivent être considérées comme propres à leurs
auteurs »

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DEDICACES

A mon regretté père

A ma mère qui est toujours là pour moi

A toute ma famille pour leurs soutiens morals, matériel et financier

A mes amis qui m’ont soutenu moralement

Et à tous ceux qui de près ou de loin m’ont toujours soutenu

Idrissou Bonkanon NOMA

I
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DEDICACES

A mon père et à ma mère : je leur dois tout

A mes oncles pour leurs soutiens indéfectibles

A mes amis

Et à tous ceux qui de près ou de loin m’ont toujours soutenu

S. Désiré Boniface HOUESSOU

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Remerciements
Nos sincères remerciements vont à l’endroit de :

• Mr Thomas YEBA qui a dirigé ce travail malgré ses

nombreuses occupations

• Mr Cosme SEWANOUDE qui a sacrifié de son temps

précieux pour la réalisation de cette œuvre, merci pour

l’assistance

• Mr et Mme SAÏZONOU, respectivement Président

Directeur Général et Directrice du CTPS pour nous avoir

accordé ce stage et veillé à son bon déroulement

• Mr Jeannot et Mr Bruno respectivement Chef comptable et

comptable de la société CTPS pour l’attention particulière qu’ils

ont accordée à cette étude

• A tous le personnel notamment Mr HOUINSOU chef

service commerciale pour ses conseils et sa qualité d’écoute

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LISTE DES TABLEAUX

Tableau N°1 : Présentation du bilan

Tableau N°2 : Présentation des grandes masses de l’actif

Tableau N°3 : Présentation des grandes masses du passif

Tableau N°4 : Détermination du FRN

Tableau N°5 : Détermination du BFR

Tableau N°6 : Détermination de la TN

Tableau N°7 : Détermination de la vitesse de rotation de stocks

Tableau N°8 : Détermination du délai client

Tableau N°9 : Détermination du délai fournisseur

Tableau N°10 : Détermination des ratios de solvabilité

Tableau N°11 : Détermination des ratios de liquidité

Tableau N°12 : Présentation du Compte résultat

Tableau N°13 : Détermination des taux de marge

Tableau N°14 : Détermination de la ROI

Tableau N°15 : Détermination de la ROE

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Tableau N°16 : Effet de Levier Financier

Tableau N° 17 : Détermination de la RSo

Tableau N°18 : Détermination de la CAF

Tableau N°19 : Détermination de l’ETE

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Evolution du FRN

Figure 2 : Evolution du BFR

Figure 3 : Evolution de la TN

Figure 4 : Evolution du CA

Figure 5 : Evolution de la MB

Figure 6 : Evolution de la VA

Figure 7 : Evolution de l’EBE

Figure 8 : Evolution du RE

Figure 9 : Evolution du RF

Figure 10 : Evolution du RAO

Figure 11 : Evolution du RHAO

Figure 12 : Evolution du RN

Figure 13 : Evolution des taux de marge

Figure 14 : Evolution de la CAF

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Figure 15 : Evolution de l'ETE

LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS

AC : Actif Circulant

AI : Actif Immobilisé

BFR : Besoin en Fonds de Roulement

BTP : Bâtiments Travaux Publique

CA : Chiffre d’Affaires

CAMV : Coût d’Achat des Marchandises Vendues

CT : Court Terme

CTPS : Centre Technique de Plomberie Sanitaire

DCT : Dette à Court Terme

EBE : Excédent Brut d’Exploitation

FASEG : Faculté des Sciences Economiques et de Gestion

FRN : Fonds de Roulement Net

MB : Marge Brut

PC : Passif Circulant

PIB : Produit Intérieur Brut

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PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement

RAO : Résultat à Activité Ordinaire

RE : Résultat d’Exploitation

RF : Résultat Financier

RHAO : Résultat Hors Activité Ordinaire

RLG : Ratio de Liquidité Générale

RLI : Ratio de Liquidité Immédiate

RLR : Ratio de Liquidité Réduite

RN : Résultat Net
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ROE: Return On Equity

ROI: Return On Investment

RSG : Ratio de Solvabilité Générale

TA : Trésorerie Actif

TN : Trésorerie Net

TP : Trésorerie Passif

TTC : Toutes Taxes Confondues

UAC : Université d’Abomey Calavi

UNIOPSS : Union Nationale Interfédérale des Œuvres et Organismes Privées à but non
lucratif Sanitaires et Sociaux

VA : Valeur Ajoutée

VD : Valeur Disponible

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VR : Valeur Réalisable

PCG : Pan Comptable Général

PLAN SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE

CHAPITRE 1 : ANALYSE THEORIQUE

SECTION 1 : Problématique et intérêt de l’étude

SECTION 2 : Objectif et hypothèse de recherche

SECTION 3 : Revue de littérature et méthodologie de recherche VII

CHAPITRE 2 : BREF APERÇU DE L’ENTREPRISE CTPS

SECTION 1 : Statut juridique

SECTION 2 : Objet social

SECTION 3 : Structure organisationnelle de l’entreprise

CHAPITRE 3 : ETUDE DES ETATS FINANCIERS DU CTPS

SECTION 1 : Préalables à l’analyse des états financiers

SECTION 2 : Analyse du bilan

SECTION 3 : Analyse du compte résultat

SECTION 4 : conclusion partielle et recommandations


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CONCLUSION GENERALE

INTRODUCTION GENERALE

Considéré comme l’un des pays les plus pauvres au monde, le Bénin a une économie
principalement basée sur l’agriculture. En effet selon le PNUD(2005), l’agriculture représente
36% du PIB et emploie 54% de la population active. Le développement économique et social
des pays développés à économie dominante est essentiellement fonction de la multiplicité, de
la viabilité et de la prospérité de ses entreprises. Ainsi après le choix de l’économie
libérale(1990), le Benin s’est lancé résolument dans la promotion du secteur privé .Toutefois
le constat général est que bon nombre d’entreprises béninoises meurent avant la phase de
croissance. Les causes sont multiples, la plus pertinente reste inévitablement la concurrence
qui nécessite la compétitivité et la performance.

Il faut signaler que les entreprises sont considérées comme des organismes vivants
plus ou moins complexes. Elles naissent, vivent et meurent. Cela justifie le fait que des
difficultés liées à leur gestion apparaissent le plus souvent. Dès lors il apparait clair que seul
une dynamisation de l’entreprise peut permettre à ses dirigeants de lui donner une longue vie.
Cette dynamisation passe inévitablement par une gestion saine et transparente des ressources
mises à sa disposition. Ce qui nécessite la mise en place d’un système de contrôle et
d’évaluation.

La gestion comptable et financière devient donc une des tâches fondamentales à


laquelle doit s’atteler les dirigeants d’entreprise car leur vocation première est d’assurer
quotidiennement la pérennité de l’équilibre en lui maintenant un niveau de liquidité suffisant,
une gestion efficiente des comptes bancaires et surtout d’immuniser l’entreprise contre les
risques de taux d’intérêt et de change, l’insolvabilité et la baisse de rentabilité qui lui seraient
dommageables dans un contexte concurrentiel.

Pour s’assurer d’un bon fonctionnement du patrimoine d’une entreprise c'est-à-dire


vérifier si les avoirs sont rationnellement utilisés, et voir si l’ entreprise est en même temps
entrain de faire face à ses engagements, les gestionnaires font recours au diagnostic financier
,outil de recherche de signes, des symptômes et d’identification d’infections à la rescousse de

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tout moyen d’investigation. Une mauvaise analyse des états financiers d'une entreprise, induit
une interprétation biaisée de sa situation, par conséquent, une mauvaise décision de la gestion
comptable et financière. Le diagnostic financier se veut alors comme un préalable à toute
bonne prise de décision de gestion financière.

C'est ainsi que dans le cadre de notre stage au CTPS, nous nous sommes
particulièrement intéressés à son diagnostic financier.

Le développement de notre thème : Diagnostic financier d’une entreprise privée au


Benin : cas du CTPS sera donc structuré en trois chapitres : le premier abordera le cadre
théorique, le deuxième fera un bref aperçu du CTPS et le troisième s’attaquera à l’étude des
états financiers.

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CHAPITRE 1 : ANALYSE THEORIQUE

SECTION 1 : Problématique et intérêt de l’étude

Paragraphe 1 : Problématique

L’évolution rapide du progrès technologique et le développement de la concurrence


qui en résulte exigent des entreprises un rythme d’évolution qui impose à leurs dirigeants de
faire le point de leurs entreprises, en procédant à des actions d’évaluation systématique des
causes de déficience de fonctionnement aidant à déterminer, comment procéder au mieux à
tout aménagement des structures et des moyens à mettre en œuvre pour une bonne gestion
financière.

L’analyse des états financiers qui constitue l’une de ses actions s’attache à établir un
diagnostic financier sur la base des données historiques principalement le bilan, le compte de
résultat et les ratios afin de déceler les points faibles et les points forts. De ce fait, le chef
d’entreprise est informé sur la situation de son entreprise afin de corriger ou de renforcer les
premiers et exploiter les seconds.

Le diagnostic financier est donc naturellement un outil d’analyse et de recherche


d’amélioration des performances et de développement de l’entreprise. Ses activités englobent
la collecte des données significatives et leurs interprétations afin de tirer des conclusions sur
la santé financière d'une entreprise, sa politique d'endettement et de refinancement. Ainsi
après observation des états financiers de la société CTPS sur les exercices 2005 à 2008 nous
avons constaté un résultat financier négatif sur toute la période de notre étude. Aussi le
résultat net reste négatif sur les deux premiers exercices de notre étude (2005 et 2006) mais
positif sur les deux dernières années (2007 et 2008). Ces différents résultats sont en partie le
fruit de nombreux problèmes financiers auxquels se trouve confronté le CTPS.

Pour que ces problèmes ne constituent pas durablement des freins à une bonne
évolution de la santé financière du CTPS, il est souhaitable qu’un diagnostic soit établi afin

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d’attirer l’attention des décideurs sur les tenants et les aboutissants des performances de
l’entreprise pour lui éviter un pilotage à vue.

De tout ce qui précède et dans un souci d’assurer la pérennité du CTPS nous nous
proposons de faire à travers notre thème « Diagnostic financier d’une entreprise privé au
Benin : cas du CTPS », une étude financière de celle-ci et de suggérer des recommandations
pour son évolution.

Pour y parvenir nous essayerons de répondre aux questions ci-après :

 Comment se présente le niveau d’équilibre financier du CTPS ?

 Le CTPS est-il économiquement et financièrement rentable ?

 Le CTPS peut-il faire face à tous ses engagements en liquidant l’ensemble de ses
actifs ?

La présente étude se propose d’apporter des éléments de réponses à ces différentes


questions.

Paragraphe 2 : Intérêt de l’étude

Pratiquer le diagnostic financier, permet aux dirigeants du CTPS de prendre les


dispositions nécessaires au bon fonctionnement de l’entreprise afin d’assurer sa pérennité car
l’analyse financière est un instrument dynamique et indispensable à la gestion éclairée de
toute entreprise par les renseignements qu’elle est susceptible de fournir.

Enfin, cette etude nous permet de mettre en pratique la formation de gestionnaire que
nous avons eue tout au long de notre parcours universitaire et aussi de mettre à la disposition
d’autres entreprises un document pouvant leur permettre d’améliorer leur structure financière.

Toutes ces explications justifient non seulement le choix de notre sujet mais aussi nous
renseignent sur l'importance d’un diagnostic financier dans la vie d’une entreprise.

SECTION 2 : Objectif et hypothèse de recherche

Paragraphe 1 : Objectif de recherche

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Il est question d’objectif général et d’objectifs spécifiques.

• Objectif général

L’objectif général est de contribuer à l’amélioration de la situation financière du CTPS.

• Objectifs spécifiques

Les objectifs spécifiques se présentent comme suit

o Analyser l’équilibre financier du CTPS

o Évaluer la rentabilité économique et financière


du CTPS

o Étudier la solvabilité du CTPS

Paragraphe 2 : Hypothèse de recherche

Pour atteindre nos objectifs nous allons émettre trois hypothèses :

Hypothèse 1 : Les ressources stables permettent de financer les actifs immobilisés :


L’équilibre financier du CTPS est respecté.

Hypothèse 2 : Les ratios de rentabilité ne sont pas satisfaisants : le CTPS a des problèmes
de rentabilité.

Hypothèse 3 : L’ensemble des actifs du CTPS lui permet de couvrir ces dettes : le CTPS
est donc solvable.

SECTION 3 : Revue de la littérature et méthodologie de la recherche

Paragraphe 1 : Revue de la littérature

Cette partie de notre étude fera la lumière sur quelques notions clés qui nous donneront
plus d’éclaircissement sur ce thème.

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• Le diagnostic de façon général

Le terme diagnostic vient du grec « diagnosticos » qui signifie apte à discerner.


Généralement réservé à la médecine le terme diagnostic est la reconnaissance d’une maladie
d’après des signes ou symptômes. Appliquer à l’entreprise, le diagnostic admet plusieurs
composantes : le diagnostic financier, économique, social,…

Les différents types de diagnostic1

- Le diagnostic financier et économique :

Le diagnostic financier et économique d’une entreprise permet d’évaluer l’entreprise


afin de s’interroger sur sa solvabilité, de mesurer ses performances en terme de productivité,
de profitabilité et de rentabilité ainsi que de mesurer sa croissance via l’étude du chiffre
d’affaires et la comparaison de son taux de croissance à celui des autres entreprises du même
secteur.

Le diagnostic financier ou économique doit également permettre d’appréhender les


principaux risques de l’entreprise. Il s’appuie sur différents types d’études :

· Une étude des activités et des résultats de l’entreprise

· Une analyse de la structure financière de l’entreprise

· Une analyse de la profitabilité et de la rentabilité de l’entreprise

· Une analyse de la dynamique financière de l’entreprise.

- Le diagnostic fonctionnel :

Le diagnostic interne d’une entreprise consiste à évaluer et analyser l’ensemble des


forces et faiblesses de l’entreprise au niveau de ces différentes fonctions pour permettre de
déceler des dysfonctionnements ponctuels et d’améliorer ses performances.

Les différentes fonctions étudiées sont principalement : la fonction financière et


administrative, la fonction commerciale et marketing, la fonction industrielle et logistique, la
fonction organisationnelle et humaine et la fonction « achats ».

1 Laetitia LEVEILLE ESTIVAL, (2009) Diagnostic de l'entreprise à court et moyen terme : Méthodes et Objectifs

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o Le diagnostic de la fonction « financière et administrative » :

Le diagnostic de la fonction administrative et financière repose sur l’identification des


points forts et faibles de chaque rubrique d’analyses relatives à la fonction financière et
administrative.

Le diagnostic comprendra principalement une étude relative à l’organisation


administrative et comptable basée sur :

· Des interviews de la direction générale, du contrôle de gestion et des finances

· L’étude des procédures existantes et des méthodes de travail utilisées

· L’étude des budgets et du business plan

· L’analyse des flux d’informations internes

· Les modes de circulation des documents

· Une identification des contraintes de l’entreprise (humaines, matérielles,...)

Il comprendra également une étude des informations des tableaux de bord de gestion
de l’entreprise permettant de vérifier notamment :

· Le mode de reporting des résultats (fréquence, fiabilité, ...)

· Le mode de reporting de la trésorerie (fréquence, fiabilité)

· Le bilan et l’étude des besoins en fonds de roulement

· La fiabilité des éléments de prévision

Le diagnostic de la fonction administrative et financière comprendra également une


étude plus poussée relative aux besoins en fonds de roulement de l’entreprise basée sur :

· L’analyse des stocks

· L’analyse des fournisseurs

· L’analyse des clients

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· L’analyse de l’organisation de recouvrement clients

· La gestion de la trésorerie courante et prévisionnelle

· L’identification des risques

Il comprendra une étude du système d’informations de cette fonction en s’intéressant


particulièrement à :

· La revue et l’analyse des différents services concernés par cette fonction (comptabilité,
contrôle de gestion, trésorerie, ...)

· L’analyse de la qualité et de la performance des informations mises à disposition

· L’outil informatique de gestion des informations.

Enfin comme dans toute démarche d’amélioration, pour s’assurer que les conditions de
réussites sont réunies, la démarche reposant avant tout sur un personnel motivé et impliqué, le
diagnostic devra s’intéresser aux qualités des ressources humaines de la fonction
administrative et financière.

o Le diagnostic de la fonction « commerciale et marketing » :

Le diagnostic commercial consiste à analyser la stratégie commerciale à partir de :

· l’étude de la cartographie des marchés

· l’étude des offres et des documents commerciaux

Il consiste également à identifier l’activité et l’information commerciale via :

· l’établissement de plans de prospection

· la mise en place de tableaux de suivi

· la gestion des appels d’offres

· la recherche de nouveaux besoins.

Le principal objectif d’un diagnostic marketing est de fournir des recommandations


sur la structure et le fonctionnement des services de l’entreprise. Le diagnostic marketing

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s’appuie sur une analyse de l’environnement de l’entreprise et du marché, une analyse de la


concurrence ainsi qu’une analyse interne.

L’analyse de l’environnement et du marché de l’entreprise consiste principalement à :

· Identifier les évolutions récentes de l’environnement technologique, économique,


réglementaire et socioculturel du marché ciblé

· Evaluer la taille, la structure et les tendances d’évolution du marché

· Etudier les comportements de consommation et d’achat

· Etudier les motivations, attitudes et critères de choix des consommateurs ou acheteurs

· Analyser le type de distribution le mieux adapté.

L’analyse de la concurrence doit permettre :

· D’identifier quelles sont les entreprises qui peuvent offrir des prestations concurrentes
aux activités de l’entreprise

· D’analyser la structure de la concurrence directe

Enfin, l’analyse interne permet dans le cadre du diagnostic marketing :

· D’analyser les évolutions récentes en termes de performances quantitatives

· De mesurer la notoriété et d’évaluer l’image de l’entreprise ou de la marque

· D’évaluer les ressources de l’entreprise pour un produit considéré

· Et d’analyser et remettre en question le marketing mix de la stratégie marketing adoptée


pour le produit considéré afin de l’améliorer.

o Le diagnostic industriel et logistique :

Le diagnostic industriel intervient dans une problématique d’évolution ou de volonté


d’amélioration des performances de l’entreprise et doit permettre à l’entreprise de se
constituer un référentiel commun (points forts, points faibles, orientations,...), de repérer les
stratégies possibles d’évolutions internes et de bâtir des plans d’actions chiffrés.

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Le diagnostic industriel peut être réalisé dans le cadre de toute PME ou unité du secteur
industriel manufacturier qui souhaite s’engager dans une démarche d’amélioration
significative de ses performances.

Ce diagnostic doit permettre une mise en évidence des dysfonctionnements du système


productif. Il est généralement complété de méthodes prenant davantage en compte les
interactions entre les systèmes physiques, décisionnels et d’informations tels que la méthode
GRAI (Graphes à résultats et activités inter-reliés)....

Le diagnostic logistique doit permettre de prendre connaissance de l’état de


fonctionnement ou de dysfonctionnement de la fonction logistique afin de l’analyser et de
proposer la mise en place d’actions permettant l’amélioration de l’organisation logistique de
l’entreprise.

Ce diagnostic est basé sur une analyse de l’existant, une analyse critique des processus
logistiques puis sur la planification de la mise en œuvre des actions retenues.

L’analyse de l’existant dans le cadre du diagnostic logistique consiste principalement à


analyser les principaux traitements, flux et coûts de la fonction logistique. Cette analyse passe
par l’étude :

· Du mode d’achat et d’approvisionnement des dépôts

· Du mode d’achat et d’approvisionnement pour les gros matériels

· Des processus de stockage et de tenue des stocks

· Du processus de commande

· Des processus de préparation, d’expédition et de livraison

· Du mode de gestion des retours.

L’analyse critique des processus logistiques s’appuie sur :

· L’examen des circuits et des flux

· L’analyse de la méthode de gestion informatique de la logistique

· La mise en évidence de dysfonctionnements éventuels

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· La proposition d’améliorations

· La présentation chiffrée et argumentée des solutions envisagées.

Ces analyses doivent conduire à l’établissement, à court terme d’actions immédiates


ainsi qu’à l’élaboration d’un processus à moyen terme nécessitant d’autres actions préalables.

o Le diagnostic organisationnel et humain

Le diagnostic organisationnel est défini comme un processus systématique d’évaluation


des capacités d’une organisation dont l’objectif est de déterminer si l’organisation est capable
ou pas de réaliser les objectifs fixés par l’entreprise.

Le diagnostic humain a pour objectif l’analyse des ressources humaines sur le plan
juridique, financier, organisationnel et relationnel.

Sur le plan juridique, le diagnostic humain doit permettre principalement d’analyser les
types de contrats de travail du personnel, les relations des dirigeants avec les représentants du
personnel, le respect des normes d’hygiène et de sécurité, ainsi qu’analyser les conditions de
travail.

Sur le plan organisationnel, il doit permettre principalement d’identifier les compétences


présentes dans l’entreprise ainsi que les évolutions d’organisations prévisionnelles et
d’identifier la présence ou pas d’hommes « clés » pour le fonctionnement de l’entreprise.

Cette analyse permet également d’étudier la pyramide des âges et l’ancienneté du


personnel ainsi qu’étudier les modes de gestion du personnel en termes d’horaires de travail,
de formations, et de gestion de la main d’œuvre temporaire (CDD, intérim, ...)

Sur le plan financier, le diagnostic de la fonction « ressources humaines », doit permettre


d’évaluer le montant de la masse salariale, le montant des avantages en nature consentis ainsi
que celui de l’intéressement des salariés afin de mesurer le poids des salaires et autres
avantages dans le financement du fonctionnement de l’entreprise.

Enfin, sur le plan relationnel, il doit permettre d’évaluer le climat social à partir
d’indicateurs tels que : l’absentéisme ; les grèves,...

Aussi doit-il permettre d’évaluer l’implication des salariés dans l’entreprise et de


comprendre la culture d’entreprise.

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o Le diagnostic de la fonction « achats »

Le diagnostic de la fonction « achat » doit permettre à l’entreprise d’analyser la manière


dont l’entreprise gère ses achats et ses approvisionnements. Le diagnostic de la fonction
« achat » doit permettre :

· D’étudier la stratégie achat de l’entreprise

· De savoir si l’entreprise maîtrise correctement ses dépenses

· D’identifier la nature des achats et des investissements de l’entreprise

· De connaître les qualifications des fournisseurs relatives aux produits qu’ils fournissent à
l’entreprise

· D’étudier la manière dont l’entreprise réalise ses achats

· D’étudier la manière dont l’entreprise réceptionne ses achats :

 Pour en vérifier la conformité

 Pour valider le paiement de ses fournisseurs.

L’analyse doit également inclure une approche « qualité » et « finance » de la gestion


des achats.

- Le diagnostic stratégique :

Le diagnostic stratégique d’une entreprise est l’analyse préalable à la décision d’une


stratégie d’entreprise qui doit permettre à l’entreprise de se connaître, de savoir ce qu’elle
veut et ce qu’elle peut faire en considérant ses ressources, ses forces, ses faiblesses, ses
opportunités et menaces de son environnement. Le diagnostic stratégique est principalement
basé sur une segmentation stratégique, une analyse interne et une analyse externe.

La segmentation stratégique dans le cadre d’un diagnostic stratégique doit permettre


d’évaluer la stratégie envisagée au niveau des différents domaines d’activités stratégiques de
l’entreprise (DAS).

La segmentation stratégique s’appuie principalement sur un questionnement relatif à


l’entreprise :

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· Quel est son métier ?

· Quelle est sa mission ?

· Quel est son marché ?

· Quel mode de distribution est le plus adapté à ses activités ?...

Elle s’appui également sur la méthode des critères d’Abell2, permettant de distinguer
les différents DAS de l’entreprise selon trois critères principaux :

· Les fonctions ou missions du produit

· Les technologies utilisées

· Le marché ou la clientèle ciblée

La réalisation du diagnostic externe comprend principalement l’étude du


macro- environnement et du micro-environnement.

L’étude du macro environnement comprend l’ensemble des grandes tendances de la


société dans sa globalité, il s’agit de l’ensemble des contraintes de l’environnement sur
lesquelles l’entreprise ne peut agir mais qu’elle doit subir. Il peut s’agir de contraintes :

· Politiques ou légales (droit du travail, politique fiscale, loi sur l’environnement,...)

· Economiques (évolution du PNB, taux de chômage, taux d’intérêt,...)

· Socioculturelles (démographie, niveau de revenu, niveau d’éducation, ...)

· Technologiques (nouvelles découvertes, dépenses publiques, ...)

L’étude du micro-environnement qui consiste à évaluer l’attractivité d’un secteur en


fonction de l’analyse de son intensité concurrentielle est basée principalement sur l’analyse
des 5 forces de Michael Porter(1976) que sont :

· La rivalité des concurrents directs

· Les menaces des nouveaux entrants

· Le pouvoir de négociation des clients

2
ABELL Derek F. et Hammond J.S, stratégic market planing, Prentice Hall, 1979

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· Le pouvoir de négociation des fournisseurs

· La menace des produits de substitution

Le poids de ces cinq forces permet de déterminer la capacité des firmes en présence à
dégager un profit. Si toutes les forces sont élevées, le profit possible sera limité. A l'inverse, si
les forces sont faibles, il est théoriquement possible de dégager un profit important. Le point
essentiel consiste donc à hiérarchiser ces forces de manière à déterminer quels sont les
facteurs clés de succès dans l'industrie, c'est-à-dire les éléments stratégiques qu'il convient de
maîtriser pour obtenir un avantage concurrentiel.

o Le pouvoir de négociation des clients

La principale influence des clients sur un marché se manifeste à travers leur capacité à
négocier. Leur influence sur le prix et les conditions de vente (termes de paiement, services
associés) détermine la rentabilité du marché. Le niveau de concentration des clients leur
accorde plus ou moins de pouvoir ; des clients peu nombreux faisant face à des producteurs
multiples ont de plus grandes possibilités de négociation (ex : la grande distribution). Le
pouvoir des clients est d'autant plus grand que les produits sont standardisés ou qu'il existe des
produits de substitution facilement disponibles (coût de changement de fournisseur bas)

Le pouvoir des clients est fort lorsque :

• ils sont concentrés

• les fournisseurs sont nombreux et dispersés

• il existe des sources d'approvisionnement de substitution

• le coût de transfert est faible et prévisible (lorsque le client change de fournisseur)

• il existe une menace d'intégration vers l'amont de la part des clients

o Le pouvoir de négociation des fournisseurs

La capacité des fournisseurs à imposer leurs conditions à un marché (en termes de coût ou
de qualité) a un impact direct et inversement proportionnel à celui des clients. Un faible

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nombre de fournisseurs, une marque forte, des produits très différenciés sont autant de
facteurs qui accroissent le coût de changement des fournisseurs et donc le pouvoir de ceux-ci.

o La menace des produits de substitution

Les produits de substitution ne font pas partie du marché, mais représentent une
alternative à l'offre. Il peut s'agir de produits différents répondant à un même besoin (ex :
téléchargement MP3 / Disque compacts), soit de produits influant sur la demande (véhicules
électriques / carburants fossiles). Les produits de substitution sont caractérisés par une
élasticité croisée qui est positive. Dans les faits, l'augmentation du prix d'un bien provoque en
conséquence l'augmentation de la quantité vendue de l'autre.

o L'intensité de la concurrence intra sectorielle

Les concurrents luttent au sein de l'industrie pour accroître ou simplement maintenir leur
position. Il existe entre les firmes des rapports de forces plus ou moins intenses, en fonction
du caractère stratégique du secteur, de l’attrait du marché, de ses perspectives de
développement, de l’existence de barrières à l’entrée et à la sortie, du nombre, de la taille et
de la diversité des concurrents, de l’importance des frais fixes, de la possibilité de réaliser des
économies d’échelle, du caractère banal ou périssable des produits, etc.

o La menace d'entrants potentiels

La venue de nouveaux concurrents est influencée par les barrières à l’entrée, les
investissements initiaux nécessaires, les tickets d’entrée, les brevets déjà en places, les
normes, les mesures protectionnistes, l’image de l’industrie et des entreprises déjà établies, les
barrières culturelles, les standards techniques, etc. Tous ces moyens rendent l’entrée plus
difficile pour une nouvelle firme. Comportement des acteurs dans le secteur (ex : grande
distribution, automobile).

o Le rôle des pouvoirs publics

Bien que les pouvoirs publics (État, Commission Européenne, collectivités locales, etc.)
ne figurent pas explicitement dans le modèle proposé par M. Porter, son influence est prise en
compte et peut affecter chacune des cinq forces. La politique et la législation mises en œuvre
conditionnent en effet la manière dont chacune des forces s'exerce sur le marché. Par
exemple, l'entrée sur le marché peut être soumise à un agrément ou à l'inverse être l'objet de
subventions. Cet outil d'analyse est tout de même critiquable

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 Utilisation concrète du modèle des cinq forces en entreprise

L'objectif de ce modèle est d'identifier les facteurs clés de succès de l'environnement,


c'est-à-dire les éléments stratégiques qu'il convient de maîtriser afin d'obtenir un avantage
concurrentiel. Pour cela, il est nécessaire de hiérarchiser les 5 forces, afin de déterminer les
actions stratégiques qui doivent être menées en priorité. Ainsi que le rôle de l’état au travers
des réglementations en vigueur

Le diagnostic stratégique s’appui enfin sur une analyse interne de l’entreprise.

Ce diagnostic a pour objectif d’identifier les forces et faiblesses de l’entreprise ainsi que
celle de ses DAS et de les comparer à celles de ses principaux concurrents afin d’évaluer la
position relative de l’entreprise. L’analyse interne peut s’appuyer sur trois types de
démarches :

· L’analyse fonctionnelle (précédemment décrite)

· L’analyse des facteurs clés de succès

· L’analyse de la chaine de valeur.

L’analyse fonctionnelle, nous l’avons vu, consiste à étudier et analyser les principales
fonctions de l’entreprise :

· Financière et administrative

· Commerciale et marketing

· Production, technique et logistique

· Ressources humaines.

L’analyse des facteurs clés de succès (FCS) consiste à identifier les facteurs ou
éléments stratégiques que l’entreprise doit maîtriser afin d’assurer sa pérennité et surpasser la
concurrence. Ces FCS sont généralement imposés par l’environnement de l’entreprise. Il
faudra donc réaliser une analyse interne de l’entreprise au regard de son environnement. Il
s’agit d’identifier les FCS d’aujourd’hui mais également d’anticiper les futures FCS afin de
s’assurer que l’entreprise aura les moyens de les détenir et d’assurer leur pérennité à court et
à moyen terme.

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Enfin, l’analyse interne pourra s’effectuer via un outil développé par Michael Porter
qui consiste à étudier l’entreprise sous le regard de sa chaine de valeur.

Cette méthode consiste à distinguer les activités de base de l’entreprise ou activités


primaires c'est-à-dire, regroupant l’ensemble des activités qui participent directement à la
fabrication et à la vente des produits qui sont spécifiques à l’entreprise mais il s’agit
principalement :

· La logistique interne

· La production

· La logistique externe

· Le commerce et la vente

· Les services

Des activités de soutien qui ne participent qu’indirectement au cycle de production et


de vente et qui sont communes à l’ensemble des entreprise telles que

· La gestion des ressources humaines

· La gestion administrative

· La recherche et développement,...

• Le diagnostic financier

PIERRE CONSO, FRANKLIN, HEMICI (1999), Le diagnostic financier est une


démarche de recherche et de correction des erreurs dans un programme de donnés. Ce terme
est emprunté à la pratique de diagnostic, qui est définie comme une démarche qui procède
selon trois étapes :

- La recherche des signes ou symptômes regroupés en syndrome à l'aide de tout moyen


d'investigation ;

- L'identification d'infection, ce qui correspond au diagnostic proprement dit ;

- L'énoncé d'un pronostic et la recommandation d'une thérapeutique

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Notons que le diagnostic financier est une démarche qui a pour objet :

- De Mettre à lumière les disfonctionnements ou les éléments défavorables de la situation


financière,

-D’ identifier les causes de difficultés présentes et futures,

- De Présenter la perspective d'évaluation courante de l'entreprise et proposer une série


d'action à entreprendre afin d'améliorer ou de redresser la situation et la performance de
l'entreprise

Mondher BELLALAH (1998) voit quant à lui que le diagnostic financier permet de
mettre en lumière les symptômes qui risquent de freiner la croissance de l’activité de
l’entreprise et de prendre les mesures correctives qui s’imposent en vue de poursuivre les
objectifs fixés. Il conduit à porter un jugement sur l’état de santé de l’entreprise et sur sa
situation financière.

Aurey Bouteley & Louis Wiart, conseillères techniques à l’URIOPSS(2008), le


diagnostic financier permet de mesurer et d’apprécier les performances passées, présentes et
futures de l’association, de l’établissement ou du service.

Il a pour objectif de déterminer entre autres la solvabilité d’une structure et permet


d’envisager certaines perspectives d’évolution.

Il vise à répondre notamment aux questions suivantes :

- Quelle est la solidité financière de


l’association aujourd’hui ?

- Comment en est t’-on arrivé a cette situation


actuelle ?

- Quelle est l’efficacité économique de


l’association ?

- Quelle est la pérennité financière ?

- Quelle est le sens de l’évolution future ?

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Diagnostic financier d’une entreprise privée au Benin : cas du CTPS

RAMAGE P. (2003) présente le diagnostic financier comme un outil qui permet de


piloter à tous les stades du processus de décision : analyse de la situation financière de
l’entreprise, recherche des conditions de l’équilibre financier et mesure de la rentabilité des
capitaux investis, évaluation de l’entreprise par rapport à son environnement…. Pour lui le
diagnostic financier permet non seulement de contrôler et de détecter les dérives éventuelles
par rapport aux objectifs afin de dégager à temps les actions correctives nécessaires, mais
aussi d’évaluer l’efficacité de la politique des dirigeants en mesurant leurs aptitudes à gérer le
couple (rentabilité, risque).

• L’analyse financière

L’évolution historique de l'analyse financière3

L’analyse financière prend véritablement son essor après la seconde Guerre mondiale.
Avant 1945, l’optique du risque bancaire reste privilégiée. Dans une économie où la
concurrence est relativement réduite, les besoins des entreprises sont liés au financement des
décalages de trésorerie et sont fondamentalement ponctuels. L’actif, considéré comme une
garantie pour le créancier, est analysé dans une optique liquidative. On se refuse à prévoir ce
qui est inscrit dans le présent (c’est-à-dire au bilan). Les concepts de fonds de roulement, de
capacité d’autofinancement appréhendée comme capacité de remboursement et les ratios de
liquidité et d’autonomie financière répondant à ces préoccupations.
Dans les années 1970 caractérisées par des taux d’intérêts réels extrêmement faibles et
par une croissance des entreprises élevées, le risque de sous-investissement lié à l’effritement
des positions concurrentielles prime sur le risque lié à l’endettement. La vision d’une
entreprise faite de besoins et de ressources prime sur les concepts statiques d’actif et de passif
; on étudie l’entreprise en termes de flux et non plus selon une optique liquidative. Les outils
d’analyse tendent donc à mettre en valeur la croissance de l’entreprise : besoin en fonds de
roulement, bilan fonctionnel centré sur le fonds de roulement et tableau emplois-ressources.
Un nouveau concept se développe : l’excédent de trésorerie d’exploitation.
Dès le début des années 1980, alors que les taux d’intérêts réels deviennent positifs et
que le ralentissement de la croissance fait découvrir le risque conjoncturel, on assiste à la

3 ieme
Pierre VERNIMMEN, Pascal Quiry, Yann Le Fur, finance d’entreprise 2010 8 EDITIONS, collection
Dalloz Gestion, août 2009

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montée du financement par les marchés de capitaux. L’accent est alors mis sur l’analyse du
compte de résultat, conduisant au bénéfice par action et au cours boursier. Ces éléments sont
perçus au travers d’une approche globale des questions industrielles et commerciales de
l’entreprise, distincte des problèmes de financement. L’excédent brut d’exploitation, le
résultat d’exploitation, l’actif économique et la rentabilité économique font leur apparition.
Les concepts d’effet de ciseau, de point mort et de levier priment.
Les années 1990 ont mis l’accent sur l’illusion produite par les conventions comptables,
plaçant la valeur actuelle des flux futurs au centre des questions d’analyse financière. Toutes
les décisions financières sont désormais analysées en termes de valeur. Le développement des
outils informatiques de simulation et la montée du rôle des actionnaires convergent d’ailleurs
dans cette direction. Les outils d’analyse correspondant à ces préoccupations sont le flux de
trésorerie disponible, le tableau de flux et le taux de rentabilité exigé par les pourvoyeurs de
fonds de l’entreprise, autrement dit le coût moyen pondéré du capital.
Les excès de la fin des années 1990 ont été facilités par un relâchement de la pratique de
l’analyse financière et, à ce titre, l’éclatement de la bulle Internet a été très pédagogique pour
les actionnaires ; les créanciers ont beaucoup attendu la crise de 2007–2008 pour redécouvrir
le risque de crédit trop vite oublié dans une conjoncture économique favorable.

Selon l’encyclopédie libre wikipédia4, l'analyse financière est prise au sens d'analyse
fondamentale d'une entreprise soit pour y investir, (analyse boursière) soit pour lui faire un
crédit.

Le but de l'analyse financière est, selon le cas :

- soit d'évaluer la solvabilité de l'entreprise (pour lui consentir un crédit par exemple, et
plus généralement pour nouer des relations d'affaires avec elle) : analyse crédit ;

- soit d'estimer la valeur de l'entreprise dans une optique de cession de participation ou


d'achat ou de vente d'actions en bourse : évaluation d'entreprise, évaluation d'actions
boursières.

L'analyse financière, au sens d'analyse fondamentale, comprend plusieurs tâches :

L'analyse comptable

4
www.wikipedia.com/analysefinancière

30
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Il s'agit d'analyser les comptes d'une entreprise : Bilan, Compte de résultat, hors bilan et
Annexes, pour détecter ses performances financières et en dégager les points forts, les points
faibles et les points douteux à éclaircir.

L'analyse comparative

Elle consiste essentiellement à tirer des ratios (de solvabilité, de rentabilité..., voir ratio
financier) entre diverses séries de postes comptables et à comparer leur évolution dans le
temps et par rapport à ceux d'autres entreprises ayant une activité similaire.

L'analyse extra comptable (ou "économique")

L'analyse extra comptable, dite aussi analyse économique, vise à déterminer les
perspectives d'évolution de l'entreprise et leur incidence sur ses comptes prévisionnels pour
vérifier l'opportunité d'un crédit (capacité future de remboursement) ou d'un placement ou
rachat (rentabilité attendue).

Ce point fait ressortir qu'une analyse fondamentale, qu'elle vise à évaluer le risque de
crédit propre à une entreprise ou à obtenir sa valorisation (cours de bourse potentiel, valeur
d'achat en cas de reprise..), exige une connaissance de l'environnement économique général,
du secteur d'activité considéré, du fonctionnement et du positionnement de l'entreprise dans le
secteur, de ses projets, et naturellement des concurrents et de leurs projets. Une étude qui se
bornerait à aligner les chiffres passés de l'entreprise et, concernant le futur, à prendre des taux
de croissance plus ou moins extrapolés de l'historique comptable, ne constituerait en aucune
façon une analyse. C'est une facilité à laquelle certains analystes peuvent se laisser aller en
délaissant cette partie de l'analyse.

L'analyse financière est un outil indispensable à la bonne marche de l'entreprise. Son


objectif consiste à utiliser les ressources limitées d'un agent économique de la façon la plus
efficace possible.

Selon Elie COHEN(1997),l’analyse comptable et financière constitue un ensemble de


concepts, de méthodes et d’instruments qui permet de formuler une appréciation relative de la

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Diagnostic financier d’une entreprise privée au Benin : cas du CTPS

situation financière de l’entreprise, aux risques qui l’affectent, aux niveaux et à la qualité de
ses performances.

L’analyse financière tirée de l’encyclopédie de gestion de Yves Simon, Patrick Joffre


(1997), peut être définie comme un ensemble d’instruments et de méthodes de diagnostic qui
permettent d’apprécier la situation financière et les performances de l’entreprise ou des autres
organisations jouissant d’une autonomie effective dans la conduite de leurs opérations
économiques et financières.

D’après Alain MARION (1992), l’analyse financière est une méthode de


compréhension de l’entreprise à travers ses états comptables, qui a pour objet de porter un
jugement sur le niveau de performance de l’entreprise et sur sa situation financière.

Roger DORNIE (1991) conditionne la fiabilité de l’analyse financière dans le


domaine du diagnostic ou de la prévision sur le fait qu’elle doit reposer sur des chiffres
comptables strictement conformes à l’activité économique de cette entreprise.

D’autre part pour lui l’analyse financière doit avoir pour ambition, en dehors des
décalages temporaires, de comparer l’activité de l’entreprise en elle-même, de la continuité de
son environnement, de ses options stratégiques, de la continuité de son exploitation, ce que
seule permet la maitrise de sa trésorerie.

• Le diagnostic financier et l’analyse


financière

Pour Chantal BUISSART(1995) l’analyse financière vise à formuler un diagnostic


financier sur l’entreprise, mesurer sa rentabilité, apprécier l’équilibre des masses présentes
dans le bilan, toutes évolutions nécessaires pour la survie de l’entreprise.

Pour Emmanuel HOUNKOU, Pascal WELE (2006), l’analyse financière (approche


comptable) ou l’analyse des états financiers s’attache à établir un diagnostic financier de
l’entreprise sur la base des données historiques principalement le bilan et le compte de
résultats, afin d’en évaluer la performance future. Ce diagnostic financier est un jugement
porté sur l’évolution des comptes annuels dans le but de se rassurer de la valeur de
l’entreprise et de sa rentabilité.

S. SAUVAGEOT(1998) affirme que le diagnostic financier a un sens plus étroit que


l’analyse financière. Par analogie au diagnostic médical qui est l’action de déterminer une
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Diagnostic financier d’une entreprise privée au Benin : cas du CTPS

maladie d’après ses symptômes, le diagnostic financier a pour objet de rechercher le


dysfonctionnement dans la situation ou les performances de l’entreprise, de trouver les causes
de ses difficultés, de proposer des remèdes aux déséquilibres pour les corriger.

Selon Elie COHEN(1997), l’objet du diagnostic financier se définit par le thème


d’analyse qui lui est dicté à cause de certaines contraintes pesant sur l’entreprise. En effet, le
diagnostic financier vise essentiellement à apprécier la façon dont l’entreprise intègre les
contraintes majeures de performance, de solvabilité, d’autonomie et de flexibilité financière.

Dans le même temps, l’auteur ne dissocie pas le but du diagnostic financier de


l’analyse financier. En effet selon lui, le diagnostic financier ou l’analyse financière a
essentiellement pour objet d’apprécier la situation et l’activité financière de l’entreprise, pour
préparer l’adoption de mesure concrètes permettant de combler ses lacunes et de valoriser ses
atouts.

Aussi PHILIPPS A. et RAULET C. (2003) arrivent à la conclusion que le diagnostic


financier est le but de l’analyse financière qui, elle-même, est orienté par les motivations qui
ont présidé à la demande du diagnostic. Pour ces auteurs, le diagnostic financier a pour objets
principaux : de mesurer la rentabilité économique, celle des capitaux investis, d’apprécier les
conditions de réalisation des équilibres financiers et d’en déduire le degré d’autonomie de
l’entreprise.

• L’équilibre financier

La conception patrimoniale de l’équilibre financier, la plus ancienne, a constitué


l’approche dominante de l’analyse financier jusqu’au début des années soixante-dix. Selon
cette conception, le bilan est un inventaire à un instant donné des biens physiques ou
financiers et des dettes de l’entreprise réalisées afin d’évaluer le patrimoine des actionnaires
ou associés. Celui-ci est mesuré par l’actif net ou les capitaux propres, différence entre les
actifs et les dettes externes.

Compte tenu de leur nature, il apparait nécessaire de financer la totalité des emplois
stables par des ressources durables. Cependant, pour certains, cet équilibre financier minimum
est insuffisant. L’exploitation de l’entreprise ( fonctionnelle) nécessite la couverture des
besoins de financement qui d’une part sont la conséquence de décalages temporels liés aux
délais de règlements des charges et des produits( crédits obtenus des fournisseurs , crédits
consentis aux clients)et d’autres part sont liés à l’existence des stocks. Il existe donc un besoin

33
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permanant de ressources pour financer le cycle d’exploitation(BFR). Ce besoin nécessite


l’utilisation des ressources durables pour assurer son financement. Selon le type d’analyse
réalisée, deux concepts de fonds de roulement sont retenus :

- Le fonds de roulement net global qui résulte


d’une analyse fonctionnelle du bilan et qui représente la part des ressources durables
qui n’est pas utilisée au financement des emplois stables,

- Le fonds de roulement permanant qui résulte


d’une analyse financière du bilan et qui représente la part des capitaux permanents (à
long terme) qui n’est pas utilisé au financement des immobilisations

On peut distinguer trois niveaux de situation qu’une entreprise peut observée :

- Équilibre parfait : la situation de rêve. Le FR


couvre non seulement la totalité du BFR mais dégage en plus une trésorerie
excédentaire.

- Équilibre normale : le FR couvre presque


totalement le BFR, le reste est couvert par le découvert bancaire ou le crédit de
trésorerie comme l’escompte d’effets de commerce, etc.…

- Déséquilibre : situation inconfortable. Risque


important de cessation de paiement en cas de suppressions des découverts par les
banques. En règle générale, cette situation ne pourra pas durer longtemps car elle
conduit directement à la cessation de paiements. Il faut donc trouver des fonds
nécessaires pour combler le déficit : apport en espèces, crédit à long ou moyen terme
afin de renforcer les capitaux propres…

• La gestion financière

La gestion financière selon Eric STEPHANY (1999), est l’ensemble des actes de gestion
qui a pour objectif de gérer les différentes étapes de la mise en place des décisions financières
de l’entreprise.

Trois étapes sont à prendre en compte :

34
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- La compréhension : l’organisation financière


de l’entreprise (moyens, objectifs, place de la fonction financière…) et de son
environnement financier (banque, marché financier…)

- Évaluation de la situation financière de


l’entreprise et le recensement des différentes solutions à mettre en place

- Prise des décisions financières (long terme et à


court terme)

Les règles d’une gestion financière saine sont énoncées comme suit :

- Règle de l’endettement minimum : elle


concerne l’endettement à moyen et long terme. Deux règles sont fixées : le ratio dette
à moyen et long terme/capitaux permanent, doit être inferieur à 50% ; le montant des
dettes à moyen et long terme ne doit pas dépasser trois années d’autofinancement

- La règle du financement maximum. Pour


chaque opération d’investissement décidée, le recours à l’endettement à terme ne doit
pas dépasser un certain pourcentage du montant de l’investissement prévu. Selon les
pratiques, il varie de 50 à 75% du montant.

- La règle de l’équilibre financier minimum :


elle se traduit par l’existence de fonds de roulement financier positif. Les ressources
utilisées pour financer les actifs doivent rester à la disposition de l’entreprise pendant
une durée qui doit correspondre, au minimum, à celle de l’immobilisation.

Mondher BELLALAH ( 1998), la gestion financière s’intéresse d’une part au processus


d’analyse et d’interprétation des documents comptables et financiers d’autre part, à analyser
les décisions qui influencent les valeurs de l’actif et du passif de la société et en l’occurrence
sa valeur de marché.

L’analyse des documents comptables et financiers, ou encore l’analyse financière


comporte une dimension technique et une démarche axée sur l’interprétation des résultats.
Cette analyse porte sur la lecture des documents comptables et financiers afin de découvrir
l’entreprise et d’étudier sa situation financière.

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BERZILE Rejean (1989) distingue trois décisions essentielles pouvant être prises sur
base de la gestion financière.

- La décision d'investir ;

- La décision de financer l'entreprise ;

- La décision de distribuer les dividendes.

Ces trois types de décisions reviennent à la responsabilité du Directeur Financier d'une


entreprise sur plusieurs plans à savoir :

- La planification et la prévision financière ;

- L'analyse des états financiers ;

- Le suivi et l'évaluation de la performance de l'entreprise

• La Performance

Selon Jacques BARRAUX (1997), la performance s’évalue en termes d’innovation, de


qualité de service et d’initiative face à un quotidien dominé par l’imprévu.

Henri MAHE DE BOISLANDELLE (1998), en définissant la performance en tant


que résultat de l’action, explique que la mesure de la performance peut être entendue comme
la mesure ex post de résultats obtenus (cette acceptation est détachée de tout jugement de
valeur). Il s’agit en gestion du sens le plus courant et le plus pertinent. Dans ce même sens la
performance exprime le degré d’accomplissement des objectifs poursuivis par une
organisation. La performance est évaluée grâce à des indicateurs quantitatifs ou qualitatifs de
résultats. Les indicateurs peuvent exprimer un rapport entre un résultat obtenu et les moyens
mis en œuvre (ils mesurent dans ce cas des degrés d’efficience) ; ils peuvent exprimer un
rapport entre un résultat obtenu et un objectif visé (ils mesurent dans ce cas un degré
d’efficacité), ils peuvent également être de simples données en valeur absolue (il faudra alors
établir un comparatif par rapport au passé ou par rapport à des concurrents).

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Emmanuel HOUNKOU, Pascal WELE (2006), définissent la performance par le


degré de réalisation des objectifs que les propriétaires assignent à l’entreprise. L’analyste
mènera son diagnostic sur l’un de ces objectifs. D’une manière générale, on sait que l’objectif
principal poursuivi par une entreprise privée est la rentabilité financière. Pour réaliser cet
objectif prioritaire, l’entreprise doit mettre en œuvre différents facteurs de production qui
exige qu’on connaisse leur niveau de rentabilité. Ces différents facteurs pousseront l’analyste
à examiner la performance de l’entreprise sur plusieurs points de vue. Ainsi on distinguera :

 la performance commerciale à travers la rentabilité commerciale

 la performance financière à travers la rentabilité financière

 la performance sociale à travers la rentabilité sociale

Paragraphe 2 : Méthodologie de recherche

Cette partie de notre étude va nous permettre d’exposer les démarches afférentes à notre
travail.

2.1 . Choix du domaine, de la période et de


l’espace

Dans le domaine, le sujet se limite à l’analyse financière, plus spécifiquement à l’analyse


de la structure financière et celle de la rentabilité. La période d’étude s’étend de 2005 à 2008.
La période de 2009 n’est pas encore disponible. Dans l’espace, notre étude s’est focalisée sur
le CTPS sise à Cotonou.

2.2. Recherches documentaires

Nos recherches ont été faites dans quelques bibliothèques de la place. Aussi avons nous
parcouru quelques notes de cours et des mémoires antérieurs qui se rapportent à notre thème.
Enfin les recherches sur l’internet nous ont permis d’avoir aussi beaucoup d’informations sur
notre thème.

2.3. Entretiens

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Les entretiens sont réalisés auprès de certains responsables du CTPS notamment le chef
comptable et financier, le Chef service commercial, ainsi que d’autres personnes ressources.
Ce qui nous a permis de bien faire notre travail.

2.4. Méthodes et outils d’analyse

Les outils ou instruments utilisés pour le diagnostic financier ont des origines diverses.

En partant de l’étude de l’équilibre financier et du risque de faillite on analyse le bilan par


la relation de trésorerie et de ratios. En partant des performances financières on fait l’analyse
de résultat par la mesure des soldes de gestion, l’analyse des ratios.

Enfin l’utilisation des tableaux suivis d’illustrations graphiques donnent une visibilité
claire sur les résultats de nos analyses.

2.5. Instruments d’analyse des hypothèses

Le travail ici est de définir les instruments d’analyse correspondant à chaque objectif
spécifique afin de tester nos hypothèses.

H1 : les ressources stables permettent de financer les actifs immobilisés : l’équilibre


financier du CTPS est respecté.

Nous allons mettre en évidence des agrégats de l’équilibre financier à savoir :

o Le fonds de roulement net(FRN) : mesure la


liquidité de l’entreprise

FRN = 0 : l’entreprise n’a pas de marge de sécurité.

FRN > 0 : elle présente une certaine marge de sécurité. Les capitaux permanents
financent en totalité les Actifs Immobilisés et une partie des AC. Situation souhaitable.

FRN < 0 : situation dangereuse car une partie des actifs immobilisés est financée
par les dettes à court terme.

FRN=ressources stables – actif immobilisé

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o Le besoin de fonds de roulement(BFR) :


reflète la capacité de l’entreprise à générer les ressources nécessaires au financement
de son cycle d’exploitation sans devoir recourir au financement externe.

BFR > 0 : on a un besoin à financer

BFR < 0 : on a un excédent de financement d’exploitation

BFR=actif circulant- passif circulant

o La trésorerie nette (TN) : résulte de la


comparaison entre le FRN et le BFR

FRN > BFR : le BFR est entièrement financé par le FRN. Il y a même un excèdent
de trésorerie.

FRN < BFR : le BFR n’est pas totalement couvert pas le FRN et la trésorerie est en
déficit. L’entreprise doit chercher un autre moyen de financement.

TN= FRN – BFR

H2 : Les ratios de rentabilité ne sont pas satisfaisants : le CTPS a des problèmes de


rentabilité.

Nous considérons ici :

o Le ratio de rentabilité économique (ROI : Return On investissement) mesure la


rentabilité de toutes les ressources investies dans l’activité commerciale. Par
exemple si ce ratio est égal à 10% alors on dira que : chaque franc investi dans
l’entreprise rapporte 10 centimes de francs.

ROI=

o Le ratio de rentabilité financière (ROE : Return On Equity) mesure ce que rapporte


un franc de capital investi par les actionnaires. Par exemple, si le ROE =10% on dira

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que chaque franc investi en capital par les actionnaires rapporte à ceux-ci 10 centimes
de francs.

ROE=

o Les rentabilités commerciales

Nous avons :

- Le taux de Marge brute sur CA mesure l’efficacité de la gestion de l’exploitation de


l’entreprise.

Marge brute sur CA = EBE /CA

- La marge nette doit être positive pour couvrir


les charges financières à CT.

Marge nette sur CA = RE / CA

H3 : l’ensemble des actifs du CTPS lui permet de couvrir ses dettes : le CTPS est donc
solvable.

Les ratios suivants seront utilisés :

o Les ratios de solvabilités(RSG) : mesurent la


capacité de l’entreprise à payer l’ensemble de ses dettes en utilisant l’ensemble des
actifs. Ce ratio doit être supérieur à 2 pour que l’entreprise arrive à être autonome
ensuite à couvrir ses dettes sans faire recours à l’emprunt.

On a RSG

o Ratio d’autonomie financière : l’autonomie


financière compare l’endettement aux ressources propres de l’entreprise. Elle exprime

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une règle de prudence pour les banques qui, en cas de faillite, seront remboursées sur
les ressources propres.

Ce ratio doit être inférieur à 1.

RAF =

o Le ratio de liquidité générale(RLG) indique la capacité de l’entreprise à payer ses


dettes à court terme par les actifs circulants restreints. Si ce ratio est supérieur à 1,
alors le FRN est positif. L’entreprise peut rembourser ses dettes à court terme.

RLG

o Le ratio de liquidité réduit(RLR) : il indique


la situation financière et la solvabilité de l’entreprise. Il doit être complet dans les
délais d’exigibilité des dettes et des créances. Si ce ratio est supérieur à 1 : l’entreprise
peut faire face plus rapidement à ses dettes à court terme. Remarque : ce ratio peut être
inférieur à 1 il faudra alors regarder la rotation des stocks pour voir la limite critique à
accepter.

RLR

o Ratio de liquidité immédiate (RLI) : montre dans quelle mesure les liquidités de
l’entreprise permettent de payer l’ensemble des dettes à court terme. Ce ratio est
généralement faible mais il n’existe pas de norme.

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RLI=

Limite de l’étude

Les limites sont synonymes des difficultés que nous avons rencontré dans la réalisation de
cette œuvre. Ce dernier dépend des informations reçues et de leurs fiabilités

CHAPITRE 2 : BREF APERÇU DE L’ENTREPRISE CTPS

SECTION1 : Statut juridique

Il est crée en république du Bénin, sur l’initiative d’un couple marié, une entreprise
commerciale .cette entreprise est dénommée centre technique de plomberie sanitaire (CTPS).

Le siège est à Porto-Novo quartier Zébou et est doté d’une succursale sise à Cotonou.

Le CTPS est une SARL au capital de 25 000 000 CFA. Elle est gérée et administrée
par deux associés Mr Magloire SAÏZONOU qui est le président et madame SAÏZONOU qui
est la directrice.

SECTION2 : Objet social

Le CTPS se trouve dans presque tous les domaines de commerce. En effet il fait :

- Achat et vente des pièces de plomberie

- Toute activité d’hôtellerie

- Toute opération pouvant concerner directement ou indirectement l’achat, la vente,


l’échange, l’importation et l’exportation, l’emmagasinage, le transport de tous
produits, marchandises, denrées et objets de toute nature et de toute provenance.

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- Toutes opérations de représentation, de commission et courtage relatives aux


opérations de marchandises denrées et objets

- La vente en gros, demi-gros et détail de tout produit. L’acquisition et la vente par voie
d’apport, d’échange d’achat ou autre

- La construction, l’installation, l’aménagement, le prix de bail à court et à long terme


avec promesse de vente de tous les immeubles bâtis ou non bâtis pouvant servir d’une
manière quelconque aux besoins et aux affaires de l’entreprise.

SECTION 3 : Structure organisationnelle du CTPS

Les services centraux de la société « CTPS » sont structurés comme suit :

1. Direction générale

Le directeur général est assisté d’une directrice adjointe qui le supplée en cas d’absence
ou d’empêchement et s’occupe de la coordination de toutes les activités de la société

2. Service comptable et financière

- La tenue légale, correcte et sincère de la comptabilité générale et analytique ;


- La gestion des bons de commandes et des travaux ;
- L'établissement dans les délais, et dans les détails des états financiers ;
- Le suivi des contrats d'entreprise ;
- L’encaissement des recettes et le paiement des dépenses
- La gestion et le suivi des contrats à durée déterminée ;
- Le classement à l'archivage des dossiers administratifs et comptables ;
- La centralisation, l'exploitation et le suivi des bulletins de salaires ;
- L’exercice des opérations de transfert bancaires pour les importations en vue de
reventes ou des immobilisations ;
- La détermination et proposition des meilleures options de fret pour les importations ;
- étude et cotation pour la préparation des offres, des propositions et des factures pro
forma ;

3. Service commerciale

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Ce service est la porte d'entrée des clients. Elle doit mettre tous les moyens en
œuvre pour la satisfaction du client ou de sa prise en charge.

- recouvrer les factures clients ;


- assurer le suivi des commandes.
- recevoir les requêtes des clients ;
- faire de la prospection sur les besoins de la clientèle ;
- vendre les produits et solutions de l'entreprise ;
- étudier les tarifs de tous les services et produits de la société ;
- centraliser toutes les demandes de fournitures ou de prestations des services venant de
nos clients ;
- préparer et soumettre les offres aux clients.
- Veiller à la gestion de stock des différents produits

CHAPITRE 3 : ETUDE DES ETATS FINANCIERS DU CTPS

Section 1 : Préalables à l’analyse des états financiers

L’analyse de l’adéquation de la structure financière patrimoniale à terme, des actifs et


des passifs repose sur un indicateur de solvabilité, le fonds de roulement net, et des ratios de
liquidité et d’endettement. Sa mise en œuvre suppose au préalable de retraiter le bilan
comptable imposé par le PCG.

Paragraphe 1 : La construction du bilan patrimonial

Comme l’indique la structure du bilan patrimonial présenté ci-après, les actifs de


l’entreprise sont classés selon leur degré de liquidité et les passifs selon leur degré
d’exigibilité.

ACTIF PASSIF
Actif à long terme à Capitaux propres
plus d’1 an (après déduction des
(hors actif sans actifs sans valeur)

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valeur)
Immobilisation en
valeur nette
Actifs à court terme Dettes à moyen et
Classement ( à moins d’1 an) long terme Classement
-stocks ( à + d’1 an)
Par ordre -créances Dettes à court terme à par ordre
croissant de - disponibilité moins d’1 an croissant
liquidité d’exigibilité
monétaire

L’établissement de la structure financière patrimoniale à partir du bilan comptable du


PCG requiert deux catégories de retraitement de l’information publiée par les entreprises :
d’une part, un ajustement des valeurs comptables afin notamment d’éliminer les actifs
considérés comme non valeurs et redresser les passifs en vue de déterminer les engagements
réels de l’entreprise, d’autre part, un reclassement de l’actif et du passif du bilan en fonction
des critères de liquidité et d’exigibilité.

Paragraphe 2 : Les ajustements des valeurs comptables

2.1. Les actifs de l’entreprise

Un des objectifs du bilan patrimonial ou financier est de permettre l’évaluation du


patrimoine de l’entreprise. Celle-ci suppose une estimation des actifs à leur valeur vénale. A
défaut de pouvoir procéder aux réévaluations nécessaires, par exemple des terrains ou des
immeubles, sources de plus-values latentes ou aux dévaluations par exemple des stocks ou des
créances clients, on conservera les valeurs nettes comptables. La recherche de la valeur
patrimoniale de l’entreprise implique également l’élimination des actifs qui n’ont pas de
valeur économique dans une optique liquidative. Considérés comme actifs fictifs ou non-
valeurs, ils sont à éliminer de l’actif et viennent en déduction des capitaux propres. Ces non-
valeurs correspondent pour l’essentiel à des charges activées au bilan en application de
dispositions réglementaires. Ces dernières offrent la possibilité d’étaler sur plusieurs exercices
l’incidence de charges afférentes à des opérations liées à la création et/ou au développement
des entreprises. Il s’agit des frais d’établissement, des frais de recherche et de développement

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regroupés dans les immobilisations incorporelles ainsi que des charges à répartir incluses dans
les comptes de régularisation de l’actif. Les non-valeurs comprennent également les primes de
remboursement des obligations dont l’inscription à l’actif du bilan et l’amortissement
permettent de différer l’impact sur le résultat ainsi que les écarts de conversion-actif
révélateurs de pertes de changes latentes.

2.2. Les dettes de l’entreprise

L’évaluation de la totalité des dettes de l’entreprise nécessite la prise en compte des


engagements hors bilan tels que les loyers de crédit-bail restant à courir et le crédit client
financé sous forme de mobilisation d’effets de commerce non échus, de cession de créances
ou d’affacturage. Elle requiert également l’inscription au passif du bilan financier des dettes
fiscales latentes afférentes aux reprises de résultats des exercices ultérieurs des subventions
d’investissement et des provisions réglementées ou résultant des ajustements de valeur de
l’actif. Le retraitement des effets escomptés non échus consiste à reclasser leur montant au
passif en dettes financières à court terme et à l’actif dans l’en-cours client. La réintégration du
crédit-bail dans une optique patrimoniale conduit à reclasser dans les dettes financières à long
terme le montant hors frais financiers des loyers restant à courir à plus d’un an et dans les
dettes financières à court terme le loyer dont l’échéance est à moins d’un an. Leur contrepartie
est inscrite à l’actif dans les immobilisations corporelles. Elle correspond à la valeur nette
comptable hors prix d’achat résiduel de l’immobilisation financée par crédit-bail.

Paragraphe 3 : Les reclassements

La seconde catégorie de retraitement du bilan comptable publié par l’entreprise


consiste, à partir des informations communiquées dans l’annexe, à reclasser les actifs en
fonction de leur degré de liquidité et les passifs selon leur degré d’exigibilité réelle. Comme
nous l’avons déjà vu, le regroupement des encours du bilan sur la base de leur maturité
conduit à distinguer les éléments d’actif et de passif à court terme (moins d’un an) et à long
terme (plus d’un an).

Les principaux reclassements à opérer

Ils concernent à l’actif les immobilisations financières tel que les prêts dont la fraction
remboursable à moins d’un an doit être reclassée dans l’actif à court terme ainsi que les stocks

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ou créances dont l’échéance est à plus d’un an qui doivent être inclus dans l’actif immobilisé.
Au passif, les reclassements concernent pour l’essentiel les postes suivants : le résultat, dont
la partie distribuable est reclassée dans les dettes diverses à court terme ; les provisions pour
risques et charges à ventiler selon leur maturité en dettes à court terme ou à long terme, les
emprunts et les concours bancaires courants dont le remboursement est à moins d’un an sont à
inclure dans les dettes financières à court terme. Les comptes courants d’associés bloqués
doivent être considérés comme des dettes financières à long terme, les avances reçues des
clients ainsi que les dettes d’exploitation doivent être ventilées selon leur échéance.

Le reclassement de ces dernières rubriques et des postes de l’actif circulant ne


concerne en principe que les secteurs d’activité à cycle long tels que les BTP, l’électronique
de défense, l’industrie nucléaire, l’ingénierie.

Section 2 : Analyse du bilan

Le bilan est une photographie de l’entreprise à une date donnée, en général à l’issue
d’un exercice de douze (12) mois. Pendant cet exercice, l’entreprise utilise des fonds
(ressources) pour effectuer des dépenses (emplois).

Tableau 1 : présentation du bilan du CTPS

ELÉMENTS Montants Montants Montants Montants


ACTIFS 2005 2006 2007 2008
Charges immobilisées 0 0 0 0
Immobilisations
0 0 0 0
incorporelles
Immobilisations
4 053 592 3 389 486 2 495 603 1 510 290
corporelles
Immobilisations
18 733 613 5 419 715 17 244 905 30 601 983
financières
Total
22 787205 8 802 201 19 740 508 32 112 273
Immobilisations
Stocks 2 007 195 567 2 061 632 625 2 082 274 108 2315 628 118
Créances, emplois
235 494 284 131 785 240 84 358 656 137 178 359
assimilés
Total actif circulant 2 242 689 851 2 153 417 865 2 166 632 764 2 452 806 477
Banque, chèques
22 226 945 15 649 970 6 736 681 12 839 111
postaux, caisse
Total trésorerie actif 22 226 945 15 649 970 6 736 681 12 839 11
TOTAL ACTIF 2 287 704 001 2 177 870 036 2 193 109 953 2 497 757 861

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ELÉMENTS Montants Montants Montants Montants


PASSIFS 2005 2006 2007 2008
Capital 25 000 000 25 000 000 25 000 000 25 000 000
Report à nouveau 203 557 841 158 544 096 111 936 802 142737 045
Résultat net de
-45 013 745 -46 607 804 25 108 625 38 985 290
l’exercice
Total capitaux
183 544 096 136 936 802 162 045 427 201 030 717
propres
Dettes financières 0 92 625 258 4 128 354 576 831 985
Total ressources
183 544 096 229 562 060 166 173 781 777 862 702
stables
Clients avances reçues 234 919 499 114 304 847 169 314 571 159 518 851
Fournisseurs
1 508 376 183 1 226 622 915 1 206 014 542 1 394 432 605
d’exploitations
Dettes fiscales 18 563 365 34 632 565 28 301 512 22 992 849
Dettes sociales 339 425 749 494 746 434 369 487 683 14 215 268
Autres dettes 0 44 563 809 87 459 829 9 600 000
Total passif circulant 2 101 284 796 1 914 870 570 1 860 578 107 1 600 759 573
Banque découvert 2 875 109 33 437 406 166 358 065 119 135 586
Total trésorerie
2 875 109 33 437 406 166 358 065 119 135 586
passif
TOTAL PASSIF 2 287 704 001 2 177 870 036 2 193 109 953 2 497 757 861
Source : nous même à partir des états financiers du CTPS (2005 à 2008)

• Passif du bilan

C’est la partie droite du bilan qui donne l’origine et la composition des fonds de
l’entreprise. Le passif du bilan est l’image de ce que doit l’entreprise. Les éléments du passif
se présentent par ordre d’exigibilité croissant. Ils peuvent être regroupés en quatre (4) grandes
masses : les capitaux propres, les dettes financières, les passifs circulants et la trésorerie
passif.

Tableau 3 : Présentation des grandes masses du passif

2005 2006 2007 2008


Passif
Montants % Montants % Montants % Montants %
Capitaux
183 544 096 8,02 136 936802 6,29 162 045427 7,39 201 030 717 8,05
propres
Dettes
- 0 92 625 258 4,25 4 128 134 0,19 576 831 985 23,09
financières

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Passif
2 101 284796 91,85 1 914 870570 87,92 1860578107 84,84 1 600 759573 64,09
circulant
Trésorerie
2 875 109 0,13 33 437 406 1,54 166 358 065 7,58 119 135 586 4,77
passif
TOTAL 2 287 704001 100 2 177 870036 100 2 193 109953 100 2 497 757861 100
Source : nous même à partir des données du tableau 1

Les dettes à court terme occupent une grande partie du passif. Cela traduit bien que le
CTPS fait beaucoup plus recours aux dettes à court terme alors que les dettes à long terme
sont infirmes.

• Actif du bilan

C’est la partie gauche du bilan et elle renseigne sur l’utilisation des ressources. Les
différentes rubriques de l’actif sont classées par ordre croissant de liquidité et peuvent être
regroupées en trois (3) grandes masses : les actifs fixes, les actifs circulants et la trésorerie
actif

Tableau 2 : Présentation des grandes masses de l’actif

2005 2006 2007 2008


Actifs
Montants % Montants % Montants % Montants %
Actif
22 787205 1 8 802 201 0,4 19740 508 0,9 32 112 273 1,29
immobilisé
Actif
2 242 689851 98,03 2153417865 98,88 2 166 632764 98,79 2452806477 98,2
circulant
Trésorerie
22 226 945 0,97 15 649 970 0,78 6 736 681 0,31 12 839 11 0,51
actif
TOTAL 2 287 704001 100 2 177 870036 100 2 193 109953 100 2 497 757861 100
Source : nous même à partir des données du tableau 1

On observe une part importante des actifs circulants dans le total actif, dominé par
l’importance des stocks dont dispose le CTPS.

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Paragraphe 1 : Analyse de l’équilibre financier

1.1 Étude du fonds de roulement

Le fonds de roulement mesure la liquidité de l’entreprise. Cette dernière est suffisante si


les actifs circulants excèdent les engagements à CT. Ce ratio peut également s’interprété
comme la mesure dans laquelle l’ensemble des immobilisations de l’entreprise est financé par
les capitaux permanents. Dans ce cas, le FRN finance la partie stable des immobilisations
permanentes

Il se calcul comme suit : FRN = ressources stables actif immobilisé

FRN = (AC + TA) (PC+TP)

Tableau 4 : détermination du FRN

Montants Montants montants montants


Éléments
2005 2006 2007 2008
Ressources stables 183 544 096 229 562 060 166 173 781 777 862 702
Actifs immobilisés 22 787 205 8 802 201 19 740 508 32 112 273
FRN 160 756 891 220 759 859 146 433 273 745 750 429
Source : nous même à partir des données du tableau 2 et 3

Le FRN est resté positif durant les quatre années de notre étude. Le principe de l’équilibre
financier minimum a donc été respecté par le CTPS. Ce principe veut que les emplois
durables soient financés par les ressources durables. Ce qui se traduit par l’existence d’une
marge de sécurité suffisante pour le financement de son cycle d’exploitation. Par ailleurs,
nous remarquons une évolution en dents de scie du FRN. En effet, ce dernier a connu une
hausse en 2006 due à l’augmentation des dettes financières à long terme et à une diminution
des actifs fixes. En 2007 le FRN chute, conséquence d’une baisse des ressources stables. Ce

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dernier connait de nouveau une augmentation en 2008 ce qui permet au FRN de reprendre sa
croissance.

1.2. Étude du besoin en fonds de roulement

Le BFR représente un besoin de financement permanent à court terme né du décalage


entre le décaissement des achats et l’encaissement des ventes. Il se calcule par la différence
entre les stocks, les encours et les créances de l’actif circulant d’une part et les dettes
circulantes d’autre part.

BFR= AC – PC

Tableau 5 : détermination du BFR

Montants Montants Montants Montants


Eléments
2005 2006 2007 2008
Actif circulant 2 242 689 851 2 153 417 865 2 166 632 764 2 452 806 477
Passif circulant 2 101 284 796 1 914 870 570 1 860 578 107 1 600 759 573
BFR 141 405 055 238 547 295 306 054 657 852 046 904
Source : nous même à partir des données du tableau 2 et 3

Le BFR du CTPS est positif sur les quatre années de notre étude. Cela veut dire que les
ressources de financement dégagées par l’exploitation n’arrivent pas à combler le besoin de
financement pour son exploitation. Remarquons, que le besoin du financement évolue de
façon croissante sur les quatre années de notre étude avec des ressources d’exploitations, qui
au contraire sont en baisse. Ce qui nécessite le recours à d’autres sources de financement par
le CTPS.

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1.3 Étude
de la trésorerie nette

La TN résulte de la comparaison entre le FRN et le BFR. Elle peut être positive ou


négative.

TN= FRN- BFR ou TN= TA – TP

Tableau 6 : détermination de la TN

Montants Montants Montants Montants


Eléments
2005 2006 2007 2008
FRN 160 756 891 220 759 859 146 433 273 745 750 429
BFR 141 405 055 238 547 295 306 054 657 852 046 904
TN 19 351 150 -17 787 436 -159 621 384 -160 296 475
Source : nous même à partir des données du tableau 3 et 4

En 2005, le FRN du CTPS a suffisamment assuré le financement du BFR et dégage en


plus un excédent de trésorerie. Par contre de 2006 à 2008 on assiste à une insuffisance
croissante de couverture du BFR par le FRN ce qui implique une TN négative de plus en plus
dégradante. Le CTPS devient alors tributaire d’un maintien des concours bancaires et de
financements à court termes.

1.4 . Vitesse de rotation de stock ; Délai de recouvrement des créances clients et


délai de règlement des dettes fournisseurs

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1.4.1 Vitesse de rotation de stock

Ce ratio donne le nombre moyen de jours de rétention de stocks.

Vitesse de rotation de stocks = × 360 j

CAMV = stock initial + achat de la période – stock final

Tableau 7 : détermination de la vitesse de rotation de stocks

Éléments 2005 2006 2007 2008


Stock initial 1 874 480 141 2 007 195 567 2 061 632 625 2 082 274 108
Stock final 2 007 195 567 2 061 632 625 2 082 274 108 2 315 628 118
achat 898 563 802 1 127 303 002 1 375 692 909 1 720 403 439
CAMV 765 848 376 1 072 865 944 1 175 051 426 1 487 049 429
Vitesse de
912,323 jours 682,647 jours 550,461 jours 532,34 jours
rotation de stock
Source : nous même à partir des données du tableau 1 et 12

1.4.2 Délai de recouvrement des créances clients

Ce ratio permet d’évaluer la durée nécessaire pour le renouvellement de l’encours de


créances. C'est-à-dire le délai moyen de recouvrement des crédits accordés aux clients.

Délai client = j

Tableau 8 : détermination du délai client

Éléments 2005 2006 2007 2008


Créances client (1) 235 494 284 131 785 240 84 358 656 137 178 359
CA TTC (2) 1075829567 1509404384 1753489571 2040167909
Délai clients (1)/ (2) × 78 ,802 jours 31,431 jours 17,319 jours 24,206 jours
360j
Source : nous même à partir des données du tableau 1 et 12

1.4.3 Délai de règlement des dettes fournisseurs

Ce ratio mesure le délai accordé par les fournisseurs à l’entreprise pour le


remboursement des créances.

Délai fournisseurs =

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Tableau 9 : détermination du délai fournisseurs

Eléments 2005 2006 2007 2008


Dettes fournisseurs (1) 1 508 376 183 1 226 622 915 1 206 014 542 1 394 432 605
Achat TTC (2) 1060305286 1330217542 1623317633 2030076058
Délai fournisseurs (1)/ 512,131 jours 331,964 jours 267,455 jours 247,279 jours
(2) × 360j
Source : nous même à partir des données du tableau 1 et 12

Interprétation :

A la lumière des différents délais calculés, on en déduit que le cycle d’exploitation est
globalement bien géré : Le délai client est inférieurs au délai fournisseur. Le délai de rotation
de stock bien qu’élevé diminue progressivement au cours des quatre années et est suivie d’une
augmentation du chiffre d’affaires ce qui traduit un développement de l’activité du CTPS.
Aussi le délai fournisseur ne suffit pas à couvrir la somme des délais clients et des stocks. Il
en découle un BFR positif.

1.5. Étude du fonds de roulement normatif

Le Fonds de roulement normatif va permettre à la fois de mesurer l’évolution du besoin en


fonds de roulement généré par une variation des données d’exploitation ( évolution du chiffre
d’affaires, variation des durées de stockage …), mais aussi la mesure du besoin de
financement de l’exploitation généré par un projet d’investissement nouveau.

Dans cette perspective, toute anticipation du chiffre d’affaires hors taxe nous permet une
anticipation de besoin en fonds de roulement d’exploitation. L’utilité de cette technique est
grande en matière de planification financière.

Fonds de roulement normatif de l’année 2008

Temps
Ratio de
Postes d’écoulement en Besoin Dégagement
structure
jours
Stocks 532,34 0,86 457,81
Créances et
28 1,18 33 ,04
emplois assimilés
Fournisseurs 291,79 1 ,17 - 341,39
Dettes sociales 107,08 0,03 - 3,21
Total - 490,85 344,6
Fonds de - 146,25 jours du chiffre d’affaires

54
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roulement
normatif

Le chiffre d’affaire HT étant de 1 728 955 855 en 2008, le fonds de roulement normatif en

valeur est de : 1 728 955 855 × = 702 388 316,1

En moyenne sur les quatre ans de notre étude, le CA augmente de 24,27%. Si on estime
que le CA de 2009 va augmenter de 419 617 586 (1 728 955 855 × 0,2427) alors, le besoin de

financement du CTPS va s’accroitre de 170 469 644 (419 617 586 × )

Paragraphe 2 : Analyse de la solvabilité

2.1. Ratios de solvabilité

Il indique le degré d’endettement de l’entreprise et apprécie dans qu’elle mesure les


engagements fixes résultants des emprunts sont couverts par les ressources financières de
l’entreprise.

Tableau 10 : détermination des ratios de solvabilité

Ratios Formules 2005 2006 2007 2008


Autonomie
- 0,669 0,025 2,869
financière
Solvabilité
1,089 1,085 1,176 1,147
générale
Source : nous même à partir des données du tableau 1

En analysant les ratios d’autonomie financière, on constate que le CTPS jouissait


d’une bonne autonomie financière jusqu’en 2007 car ses ratios sont inférieurs à 1. Puis perd
son autonomie financière en 2008. Quant au ratio de solvabilité générale il reste supérieur à 1
mais inférieur à 2 sur les quatre années. Pour les tiers créanciers, il y a une bonne sécurité
générale car les avoirs du CTPS, pendant ces quatre ans d'étude, sont en mesure de
rembourser toutes les dettes. Il faut toute fois noter qu’en cas de remboursement total des
dettes, le CTPS ne disposera pas d’une sécurité pour sa propre existence. Car ces ratios étant
inférieurs à 2.

55
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2.2 Ratios de liquidités

Ces ratios mesurent la capacité de l’entreprise à payer ses dettes à court terme.

- la liquidité générale mesure l’aptitude de l’entreprise à faire face à ses dettes à court
terme. Ce ratio est parfois appelé « quick ratio ». Il doit être assez largement supérieur a 1
dans la mesure où les actifs à moins d’un an présentent des degrés de liquidité très diverses.

- la liquidité réduite mesure l’aptitude de l’entreprise à faire face à ses dettes de court
terme avec ses liquidités et les sommes attendues des clients. Elle exprime la liquidité en
excluant les stocks de l’analyse. En effet, une partie des stocks représente une véritable
immobilisation (valeur minimum du stock nécessaire à l’activité normale de l’entreprise). Ces
stocks peuvent se révéler insuffisamment liquides en cas de besoin urgent.

Ce ratio est parfois appelé « ratio de trésorerie ». Il doit être proche de 1. Dans le cas
contraire une confrontation des crédits clients et des dettes fournisseurs permet d’identifier
d’éventuels problèmes de trésorerie.

- la liquidité immédiate mesure l’aptitude de l’entreprise à faire face à ses dettes de court
terme avec ses seules liquidités. Ce ratio est généralement faible mais il n’existe pas de
norme.

Tableau 11 : détermination des ratios de liquidité

Ratios Formules 2005 2006 2007 2008


Liquidité générale 1,076 1,113 1,033 1,434
Liquidité réduite 0,122 0,076 0,045 0,087
Liquidité immédiate 0,011 0,008 0,003 0,007
Source : nous même à partir des données du tableau 1

AC restreint = AC + TA ; VR= créances immédiatement transformable en liquidité

VD = TA ; DCT = PC + TP

Les résultats du tableau 11 montrent que la liquidité générale est supérieure à 1 durant
toute la période de notre étude ce qui laisse supposer que le CTPS est capable de payer ou de
rembourser toutes ses dettes à court terme à partir de ses actifs circulants. Quant aux ratios de
liquidité réduite et immédiate, leurs valeurs très faibles traduisent une incapacité du CTPS à
couvrir ses dettes à court terme avec ses disponibilités ou /et ses valeurs réalisables. Toute

56
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fois, l’infériorité du délai client par rapport au délai fournisseur nous permet de dire que le
CTPS est capable de payer ses dettes à court terme.

Section 3 : Analyse du compte résultat

L’analyse du compte résultat aboutit à la mise en évidence des principaux éléments


susceptibles d’expliquer le volume et l’évolution aussi bien des produits que des charges et
résultat de l’entreprise.

Le compte de résultat mesure les flux de l'entreprise au cours d'une période donnée :
c'est un film de l'activité de l'entreprise.

La production du compte de résultat est obligatoire en fin de chaque exercice


comptable. L'établissement de ce document permet de dégager le résultat de l'entreprise, perte
ou bénéfice, et ainsi mesurer l'enrichissement éventuel des associés ou actionnaires.

Le compte de résultat est alimenté par l'enregistrement comptable des flux engendrant
une augmentation ou une diminution de richesse de l'entreprise. Autrement dit, tout ce qui est
générateur de recette est comptabilisé en " produits " et ce que l'entreprise consomme
constitue des " charges ".

Les produits et les charges sont organisés dans le compte de résultat selon les
principales fonctions de l'entreprise. Ainsi, nous distinguons des produits et charges
d'exploitation, des produits et charges financiers et des produits et charges exceptionnels.

Tableau 12 : Présentation du Compte résultat

Eléments 2005 2006 2007 2008


Vente de marchandises
911 719 972 1 279 156 258 1 486 008 111 1 728 955 855
(CA)
-Achat de marchandises 898 563 802 1 127 303 002 1 375 692 909 1 720 403 439
Variation de stocks 132 715 426 14 437 058 60 641 483 233 354 010
Marge brute 145 871 596 166 290 314 170 956 685 241 906 426
Produits accessoires - - - -
-Autres achats 11 128 028 15 213 657 13 052 597 12 969 021
-Transport 43 018 548 52 353 123 2 517 191 435 000
-Service extérieur 26 865 057 22 691 575 33 418541 30 930562
-Impôts et taxes 5 416 345 10 798 471 22 062 373 5 013 635
-Autres charges - - - 27 000
Valeur ajoutée 59 443 618 65 233 485 99 905 983 192 531 208

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-Charge de personnel 43 227 578 46 351 400 44 221 950 47 792 128
Excédent brut
16 216 040 18 882 085 55 684 033 144 739 080
d’exploitation
-Dotation aux
amortissements / 1 908 331 2 088 140 1 622 883 1 285 313
provisions
Résultat d’exploitation 14 307 709 16 793 945 54 061 150 143 453 767
Produits financiers - - - -
-Frais financiers 932 379 5 232 266 11 952 498 34 855 522
Résultat financier -932 379 -5 232 266 -11 952 498 -32 855 522
RAO 13 375 330 11 561 679 42 108 652 108 598 245
Produit HAO 8 576 - 403 593 -
-Charge HAO 53 839 051 - - 52 904 974
RHAO -53 830 475 0 403 593 -52 904 974
Participation des
- - - -
travailleurs
-Impôt sur résultat 4 558 600 58 168 973 17 403 620 16707 981
Résultat net -45 013 745 -46 607 294 25 108 625 38 985 290
Source : documents CTPS (États financiers 2005 à 2008)

Paragraphe 1 : Analyse des soldes intermédiaires de gestion

1.1 Analyse du CA

Il s'agit des ventes de marchandises, produits, services au cours de l'exercice dans le


cadre de l'activité courante

Le CA connait une croissance harmonieuse au cours des quatre années de notre étude.
Ce qui traduit, l’efficacité de la politique commerciale.

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1.2 La marge brute

Généralement déterminée dans les entreprises de négoce, elle représente le gain net
que l’entreprise réalise sur la revente des produits achetés en état.

Nous voyons une croissance continue de la marge brute sur toutes les quatre années
mais pas dans les mêmes proportions.

1.3 Valeur ajoutée

La valeur ajoutée mesure la richesse créée par l’entreprise en raison de ses activités
propres telles que commerciale, industrielle ou de prestation de service. Elle permet
d’apprécier le degré d’intégration de l’entreprise et de mesurer la répartition de la valeur
ajoutée entre les différents facteurs de production (personnel, état, actionnaires, banques)
et l’autofinancement.

59
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La VA connait une évolution croissante sur toute la période de notre étude. Le CTPS a
donc su valoriser de mieux en mieux ses facteurs de production et s’intègre de plus en plus
dans son secteur d’activité.

1.4 L’excédent brut d’exploitation

L’excèdent brut d’exploitation traduit le flux dégagé par l’exploitation de l’entreprise


avant la prise en compte de sa politique financière et d’investissement. C’est la part de la
valeur ajoutée revenant à l’entreprise et aux apporteurs de capitaux (le solde allant à
l’état et au personnel).

L’EBE présente une évolution croissante sur les quatre années de notre étude. La
croissance de l’EBE se justifie par une croissance de la VA et d’une évolution plus ou

60
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moins constant des charges de personnel. Le CTPS dégage donc un excédent de


financement de ces charges d’exploitations courantes.

1.5 Les résultats

1.5.1 Le résultat d’exploitation

Le RE correspond au solde des produits d’exploitation d’une part et des charges


d’exploitation d’autre part. Il se situe avant les opérations financières hors exploitation et
sur cession d’actif. Il fournit une bonne mesure de la rentabilité de l’exploitation de
l’entreprise.

Le RE du CTPS connait une forte croissance sur les quatre années de notre étude.
Cette croissance traduit bien la richesse dont profite le CTPS du fait de son exploitation.

1.5.2 Le résultat financier

C’est le résultat engendré par l’ensemble des opérations financières de l’entreprise et


permet d’apprécier la stratégie de l’entreprise.

61
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L’observation nous montre un RF négatif et décroissant sur toute la période de l’étude.


Cette situation est due essentiellement au fait que le CTPS n’a pas eu une activité
financière lui permettant d’engranger des revenus financiers.

1.5.3 Le résultat l’activité ordinaire (RAO)

Il est le résultat généré par les opérations d’exploitation et financière de l’entreprise.

Le RAO du CTPS reste globalement positif et croissant sur les quatre années.

1.5.4 Résultat hors activité ordinaire(RHAO)

C’est le résultat de l’ensemble des opérations non liées à l’activité ordinaire

62
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L’instabilité du RHAO est due aux fluctuations des charges qui sont importantes en 2005
et 2008 puis inexistantes en 2006 et 2007. Ce qui se traduit par un RHAO négatif en 2005
puis en 2008 et nul en 2006 et enfin positif en 2007.

1.5.5 Le Résultat net

C’est le résultat généré par l’ensemble des opérations de l’entreprise.

Nous constatons un RN négatif de 2005 à 2006 suivis d’une croissance positive sur le
reste de la période de notre étude.

Paragraphe 2 : Analyse de la rentabilité

2.1 Les ratios de rentabilité commerciale

63
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- La Marge brute sur chiffre d’affaires exprime la rentabilité de l’activité commerciale


sans tenir compte des dotations aux amortissements et provisions, des résultats
financiers, des résultats exceptionnels et des impôts (charges non décaissées).

Marge brute sur CA=

- La marge nette sur chiffre d’affaires exprime la rentabilité commerciale de l’entreprise


en tenant compte des charges non décaissées.

Marge nette sur CA=

Tableau 13 : Détermination des taux de marge

Eléments 2006 2007 2008 2009


EBE 16 216 040 18 882 085 55 684 033 144 739 080
RE 14 307 709 16 793 945 54 061 150 143 453 767
CA 911 719 972 1 279 156 258 1 486 008 111 1 728 955 855
EBE/CA 1,78% 1,48% 3,75% 8,37%
RE/CA 1,57% 1,31% 3,64% 8,29%
Source : nous même à partir des données du tableau 12

Le CTPS connait une croissance harmonieuse de ses ventes donc une bonne
performance commerciale. Cette croissance a été légèrement influencée par les charges non
décaissées (dotations aux amortissements et provisions) mais ne change en rien la
performance commerciale du CTPS.

2. 2 La rentabilité économique
64
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La rentabilité économique ou la rentabilité des capitaux investis mesure la


rémunération de l’outil économique de l’entreprise.

ROI=

Tableau 14 : détermination de la ROI

Éléments 2005 2006 2007 2008


RE 14 307 709 16 793 945 54 061 150 143 453 767
Actif total 2 287 704 001 2 177 870 036 2 193 109 953 2 497 757 861
ROI 0,62% 0,77% 2,46% 5,74%
Source : nous même à partir des données du tableau 1 et 12

La rentabilité du CTPS bien que faible en 2005 et 2006 s’est améliorée


considérablement durant les deux dernières années. Sur 100 francs investis, le CTPS gagne
0,6 franc en 2005 ; 0,77 franc en 2006 ; 2,46 francs en 2007 et 5,7 francs en 2008.

2.3 Rentabilité financière

La rentabilité financière, appelée aussi « return on equity (ROE) » indique la


rémunération des fonds propres apportés par les actionnaires de l'entreprise. Elle intéresse
principalement les propriétaires.

ROE =

Tableau 15 : détermination du ROE

Eléments 2005 2006 2007 2008


RN -45 013 745 -46 607 294 25 108 625 38 985 290
Capitaux propre 183 544 096 136 936 802 162 045 427 201 030 717
ROE -24 ,52% -34,03% 15,49% 19,39%
Source : nous même à partir des données du tableau 1 et 12

Les rentabilités financières obtenues en 2005 et 2006 sont très mauvaises ; étant donné
que celles-ci sont négatives (-24% en 2005 et -34% en 2006) conséquence de la perte réalisée
par le CTPS sur ces deux années. Donc capitaux investis par les associés engendrent les deux
premières années des pertes de 24,52 francs et 34,03 franc respectivement en 2005 et 2006
pour 100 francs investi. Puis des gains de 15 ,49 et 19,3 en 2007 et 2008.

65
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2.4. L’effet de levier financier

Par effet de levier financier, on entend l’incidence de la structure financière de


l’entreprise sur la rentabilité des capitaux propres.

Sous certaines conditions, l’appel à l’endettement permet, grâce à un effet dit de


« levier » d’accroitre la rentabilité des capitaux propres. En formalisant le problème nous
allons mettre en évidence la part des rentabilités des capitaux propres qui proviennent de
l’activité économique de l’entreprise (ROI) et celles qui sont imputables au mode de
financement (effet de levier financier).

Ainsi l’effet peut être obtenu à partir de la formule suivante :

ROE = (1-T)

i : taux d’intérêt moyen grevant le fonds de tiers = 11,5%

D : total des fonds de tiers

Cp : capitaux propres

(1-T) = effet de levier financier (ELF)

ELF =ROE - ROI (1-T)

T : taux d’impôt= 38%

Tableau 16 : Effet de Levier Financier (ELF)

Éléments 2005 2006 2007 2008


0,62% 0,77% 2,46% 5,74%
ROI (1)

ROI-i -10,88% -10,73% -9,04% -5,76%

(ROI-i)D/Cp (2) - -0,0071783% -0,00226% -0,16525%

ROE=
0,3844% 0,4729% 1,523% 3,456%
×(1-T)
Source : nous même à partir des données des tableaux 1 et 14

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Sur les quatre années de notre étude l’ELF joue de façon défavorable (effet de
massue) : une élévation du ratio d’endettement diminue la rentabilité des capitaux propres.

2.5 La rentabilité sociale

Elle mesure la part de la valeur ajoutée (VA) attribuée au facteur travail. Elle se
calcule de la manière suivante :

Part des travailleurs en (RSo) % =

Tableau 17 : détermination de la RSo

Eléments 2005 2006 2007 2008


Charge salariale 43 227 578 46 351 400 44 221 950 47 792 128
VA 59 443 618 65 233 485 99 905 983 192 531 208
RSo en % 72,72% 71,05% 44,26% 24,82%
Source : nous même à partir des données du tableau 12

Nous constatons que les ratios de rentabilité sociale sur les quatre années évoluent de
façon décroissante. La part des salaires dans la valeur ajoutée est très élevée durant les deux
premières années, en moyenne 71% et devient très faible sur les deux dernières années et
représente en moyenne 34%. La richesse créée par le CTPS a donc permis malgré tout de faire
face aux charges salariales.

Paragraphe 3 : Etude de la capacité d’autofinancement et de l’excédent de trésorerie


d’exploitation

3.1. Capacité d’autofinancement

La capacité d'autofinancement (CAF) représente, pour l'entreprise l'excédent de


ressources internes ou le surplus monétaire potentiel dégagé durant l'exercice par l'ensemble
de son activité et qu'elle peut destiner à son autofinancement.

CAF= RN + dotations aux amortissements et provisions

Tableau 18 : détermination de la CAF en FCFA

Eléments 2005 2006 2007 2008


RN -45 013 745 -46 607 294 25 108 625 38 985 290
Dotation aux Amor/prov 1 908 331 2 088 140 1 622 883 1 285 313
CAF -43 105 414 -44 519 154 26 731 508 40 270 603

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Source : nous même à partir des données du tableau 12

L’observation du tableau nous permet de remarquer que les exercices 2005 et 2006
présentent des CAF négatives. Donc le CTPS présente des difficultés d’autofinancement.
Mais cette situation s’est améliorée durant les exercices 2007 et 2008 avec des CAF positives.
D’une incapacité d’autofinancement le CTPS est passé à une bonne capacité
d’autofinancement qui a connu un accroissement sur les deux derniers exercices.

3.2 Excédent de trésorerie d’exploitation

Il représente la trésorerie dégagée par l’ensemble des opérations d’exploitation de


l’entreprise.

ETE = EBE + variation du BFE – produits immobilisés

Tableau 19 : Détermination de ETE (en FCFA)

Eléments 2005 2006 2007 2008


EBE 16 216 040 18 882 085 55 684 033 144 739 080
BFE -84 408 862 97 142 240 67 507 362 545 992 247
Produits immobilisés - - - -
ETE -68 192 822 116 024 325 123 191 395 690 731 327
Source : nous même à partir des données du tableau 12

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L’ETE négatif en 2004 a connu à partir de 2005 une forte augmentation jusqu’en
2008. Cette augmentation s’explique par la croissance positive de l’EBE.

Section 4 : Conclusion partielle et recommandations

Paragraphe 2 : Conclusion partielle

Au terme de l’analyse du bilan et du compte résultat nous sommes amenés à faire un


bref résumé de la situation du CTPS.

L’analyse du BFR et du FRN nous montre que les valeurs immobilisées sont financées
par les capitaux permanents, aussi les valeurs circulantes le sont par les emplois à court
termes confirmant ainsi l’hypothèse 1 selon laquelle les ressources stables permettent de
financer les actifs immobilisés donc l’équilibre financier du CTPS est respecté.

L’analyse du compte résultat nous permet de constater une bonne performance du


CTPS sur les quatre années. Mais en observant les ROI et les ROE, on voit que les rentabilités
des capitaux investis sont très faibles et augmente faiblement au fil des années. Aussi, la
rentabilité des capitaux propres se traduit par des pertes les deux premières années et devient
positive les deux dernières années. L’effet de levier joue de façon défavorable sur la
rentabilité des capitaux propres. L’hypothèse 2 qui vient d’être testé nous amène à conclure
que le CTPS à effectivement des difficultés de rentabilité.

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Enfin, l’analyse de la structure financière du CTPS permet à travers les ratios de


liquidité et de solvabilité de dire que le CTPS est capable de régler ses dettes à court, moyen
et long terme donc d’être solvable. Ce qui permet de confirmer la première hypothèse selon
laquelle l’ensemble des actifs du CTPS lui permet de couvrir ses dettes.

Paragraphe 3 : Recommandations

Le CTPS est une entreprise en forte croissance mais qui souffre naturellement comme
bien d’autres entreprises de quelques problèmes diagnostiqués par notre étude.

Après analyse de la situation financière du CTPS, il apparait nécessaire de faire quelques


recommandations à l’endroit des responsables.

Ainsi, des recommandations suivantes sont énoncées :

- Placer l’excédent de liquidité disponible en cas de TN positive en vue de produire des

intérêts.

- Pour améliorer la TN négative en occurrence réduire le niveau des concours bancaires,

le CTPS peut augmenter les ressources stables soit par augmentation du capital, soit

contracter plus de dettes à long terme ou diminuer le BFRE en diminuant les montants

de stock tout en cherchant à optimiser les approvisionnements.

- Faire beaucoup plus recours aux dettes à long terme qu’aux dettes à court terme, qui

présentent des taux beaucoup plus contraignant, ce qui peut permettre dans un premier

temps à un équilibre durable, à une réduction des frais financiers et dans un second

temps à une meilleure capacité d’endettement à court terme.

- Améliorer la rentabilité des fonds propres par le mécanisme d’effet de levier

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- Augmenter le taux de marge bénéficiaire dans le chiffre d'affaires afin de relever le

taux de rentabilité

- Veiller à la diminution des charges hors activité ordinaire

- Veiller à la mise à jour de l’antivirus afin de ne pas perdre les données informatisées

- Mettre en place une stratégie de fidélisation de la clientèle

- Accroitre la visibilité de l’entreprise à travers les médias audiovisuels

- Motiver d’avantage le personnel pourrait accroitre l’amélioration des services

71
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CONCLUSION GENERALE

Le secteur des BTP est fortement concurrentiel au BENIN. Les entreprises opérant
dans ce secteur en général et dans celui de la vente des matériaux de construction en
particulier doivent développer des stratégies de gestion nécessaires à leur survie.

En effet, dans un environnement instable qui offre aussi bien des opportunités que des
menaces, il s'avère important pour les entreprises de développer des performances pouvant
leur permettre d'être compétitives tant sur le marché national qu'international. Dans un
domaine comme celui des BTP, il s'agit des performances visant à réduire les charges et les
coûts, à rentabiliser l'investissement, à assurer la qualité des produits et services, à adopter un
comportement financier rationnel et à étendre les activités vers le reste du monde. Ainsi,
partant de nos observations, nous avons à partir des états financiers du CTPS procédé à
l'analyse des équilibres financiers, à l'analyse de la rentabilité, de l'autofinancement et de
quelques ratios significatifs pour apprécier ses performances à travers une évolution dans le
temps. Ce qui nous a permis dans un premier temps de confirmer nos hypothèses émises dès
le départ, d’apporter quelques recommandations à l'amélioration de la performance financière,
et dans un second temps, de déceler les O.ME.F.FA (opportunités menaces forces et
faiblesses) qui se présentent comme suit.

Les opportunités

- Marché béninois porteur

- Ouverture de nouveaux marchés nationaux et sous régionaux

- Nouveaux partenaires internationaux

Menaces

- Importance de taille des concurrents nationaux

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- Crise économique mondiale

Forces

- Bonne performance commerciale

- Résistance à la concurrence

- Capacité à financer ses investissements d’exploitation

- rapport qualité-prix très appréciable des produits

Faiblesses

- capacité d’autofinancement non appréciable

- difficulté de rentabilité des fonds propres

- approvisionnement en majorité en devise (risque de change)

Par ailleurs, le présent mémoire loin de présenter une étude complète de la performance
financière du CTPS, ne constitue que le point de départ des éléments pouvant attirer
l'attention des dirigeants sur les différents problèmes.

Nous espérons que nos suggestions seront prises en compte par les responsables de cette
société.

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RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Ouvrages

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financière » 7ième édition Dunod, Paris

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Dornie Roger (1991), « De l’analyse financière à l’expertise financière », Paris édition


d’organisation,

Hounkou Emmanuel, Wele Pascal(2006), « Gestion financière : concepts et applications »


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Keiser Anne Marie(1994), « Gestion financière » édition ESKA, Paris

Langlois Georges, Mollet Michel (1994), « Analyse comptable et financière », édition


Foucher, Paris

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Paris

Ramage P.(2003) « Analyses et diagnostics financiers », édition organisation

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Economia,

Sauvageot G.(1998) « Diagnostic financier », édition Nathan, Paris ,


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i
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Notes de cours

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Hounkon Emmanuel (2009) « Gestion financière »

Mémoires

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entreprises industrielles : cas de la nouvelle presse industriel graphique NPIG »

Sindambiwe Amos(2009), « Analyse de la situation financière d’une entreprise : cas de


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Yankoty Ghislain A. et Kpadonou Emmanuel (2008) « Diagnostic financier d’une


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Sites internet

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www.eseo.fr/votreprojet

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ANNEXES

Bilan comptable CTPS

Années 2005 2006 2007 2008


Eléments
Montants Montants Montants Montants
ACTIF
Brut Amort Net Brut Amort Net Brut Amort Net Brut Amort Net
ACTIF
IMMOBILIS
É
Charges
immobilisées
Frais
d’établisseme
- - - - - - - - - - - -
nt et charges à
répartir
Primes de
rembourseme
- - - - - - - - - - - -
nt des
obligations
Total des
charges - - - - - - - - - - - -
immobilisées
Immobilis
ation
incorporelle
Frais de
recherche et
de - - - - - - - - - - - -
développemen
t
Brevet,
108337 1083 108337 1083 108337 1083 108337 1083
licence, 0 0 0 0
5 375 5 375 5 375 5 375
logiciel,
fonds - - - - - - - - - - - -

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commercial
Autres
immobilisatio
- - - - - - - - - - - -
ns
incorporelles
Total
immobilisatio 108337 1083 108337 1083 108337 1083 108337 1083
0 0 0 0
ns 5 375 5 375 5 375 5 375
incorporelles
Immobilis
ations
corporelles
Terrains - - - - - - - - - - - -
Bâtiments - - - - - - - - - - - -
Installatio
n et - - - - - - - - - - - -
agencements
Matériel 216813 1762 405359 230983 1971 338248 238343 2133 249560 241343 2262 151029
28 7736 2 62 5876 6 62 8759 3 62 4072 0
Matériel 275000 2750 275000 2750 275000 2750 275000 2750
0 0 0 0
de transport 0 000 0 000 0 000 0 000
Total
immobilisatio 244313 2037 405359 258483 2246 338248 265843 2408 249560 268843 2537 151029
ns 28 7736 2 62 5876 6 62 8759 3 62 4072 0
corporelles
Avance et
acompte versé
sur
immobilisatio
n
Immobilis
ation
financière
Titre de
- - - - - - - - - - - -
participation
Autres
187336 187336 541971 541971 172449 172449 306019 306019
immobilisatio - - - -
13 13 5 5 05 05 83 83
n financières
TOTAL 442483 2146 227872 323514 2354 8 80220 449126 2517 19 7405 585697 2645 321122
ACTIF 16 1111 05 52 9251 1 42 2134 08 20 7447 73
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IMMOBILIS
É
ACTIF
CIRCULANT
Actif
circulant
HAO
stocks
Marchand 200719 200719 2 06163 2 06163 2 08227 2 08227 231562 231562
- - - -
ises 5567 5567 2625 2625 4108 4108 8118 8118
Matières
premières et
autre - - - - - - - - - - - -
approvisionne
ment
En-cours - - - - - - - - - - - -
Produits
- - - - - - - - - - - -
fabriqués
Total 200719 200719 2 06163 2 06163 2 08227 2 08227 231562 231562
- - - -
stocks 5567 5567 2625 2625 4108 4108 8118 8118
Créances
et emploi
assimilés
Fournisse
133178 133178 163269 163269 507644 507644
urs et avances - - - - - -
997 997 6 6 24 24
versés
Clients 372426 372426 817415 817415 278578 278578 233839 233839
- - -
59 59 17 17 91 91 66 66
Autres 650726 650726 484110 484110 565007 565007 630299 630299
- - - -
créances 28 28 31 31 65 65 69 69
Total
créances et 235 494 235 494 131785 131785 84 358 84 358 137 17 137 17
- - -
emplois 284 284 240 240 656 656 8359 8359
assimilés
TOTAL
2 242 6 2 242 6 2 153 4 2 153 4 2 166 6 2 166 6 245280 245280
ACTIF - - - -
89851 89851 17865 17865 32764 32764 6477 6477
CIRCULANT
Trésoreri
e actif
Titre de - - - - - - - - - - - -
79
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placement
Valeurs à
- - - - - - - - - - - -
encaisser
Banque,
cheque 22 226 22 226 15 649 15 649 6 736 6 736 12 839 12 839
- - - -
postaux, 945 945 970 970 681 681 111 111
caisses
TOTAL
22 226 22 226 15 649 15 649 6 736 6 736 12 839 12 839
TRÉSORERI - -
945 945 970 970 681 681 111 111
E ACTIF
Écart de
conversion
actif ( perte - - - - - - - - - - - -
probable de
change)
TOTAL 2 309 1 2 287 7 2 201 4 23 54 2 177 8 2 218 2 25 17 2193 2 524 2 26 2497
-
GÉNÉRAL 65 112 04 001 19 287 9 251 70 036 82 087 2 134 109 953 15 308 457 447 757 861

Années
2005 2006 2007 2008
Eléments
PASSIF Montants Montants Montants Montants
Capitaux propres et ressources assimilées
Capitaux propres
Capital 25 000 000 25 000 000 25 000 000 25 000 000
Actionnaire capital souscrit non appelé - - - -
Total capitaux propres 25 000 000 25 000 000 25 000 000 25 000 000
Primes et réserves - - - -
Primes d’apport, d’émission, de fusion - - - -
Ecart de réévaluation - - - -
Réserves disponibles - - - -
Réserves libres - - - -

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Total primes et réserves


Report à nouveau 203 507 841 158 544 096 111 936 802 137 045 427
Résultat net de l’exercice -45 013 745 -46 607 894 25 108 625 38 985 290
Autres capitaux propres - - - -
Subvention d’investissement - - - -
Provision financière pour risque et charges - - - -
Total autres capitaux propres
Total capitaux propres 183 544 096 136 936 802 162 045 427 201 030 717
Dettes financière et ressources assimilées
Emprunt - 92 625 258 4 128 354 -
Dettes de crédit bail et assimilés
Dettes financières diverses - - - 576 831 985
Provision financières pour risque et charge dont HAO - - - -
Total dettes financières - 92 625 258 4 128 354 576 831 985
Total ressources stables - - - -
Passif circulant
Dettes circulantes et ressources assimiles HAO
Client, avances reçues 234 919 499 114 304 847 169 314 571 159 518 851
Fournisseurs d’exploitation 1 394 432
1 508 376 183 1 226 622 915 1 206 014 542
605
dettes fiscales 18 563 365 34 632 565 28 301 512 22 992 849
Dettes sociales 339 425 749 494 746 434 369 487 653 14 215 268
Autres dettes 44 563 809 87 459 829 9 600 000
Risque provisionnés - - - -
Total passif circulant 1 600 759
2 101 284 796 19 14 870 570 1 860 578 107
573
Trésorerie-passif
Banques, crédits d’escompte - - - -
Banque découverts 2875 109 33 437 406 166 358 065 119 135 586
Total trésorerie-passif 2875 109 33 437 406 166 358 065 119 135 586
Écart de conversion-passif (gain probable de change)
TOTAL GÉNÉRAL 2 497 757
2 287 704 001 2 177 870 036 2 193 109 953
861
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Source : documents comptables CTPS

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TABLE DES MATIÈRES

DEDICACES…………………………………………………………………………………………I

REMERCIEMENT………………………………………………………………..………….………II

LISTE DES TABLEAUX…………………………………………………………………………….III

LISTE DES FIGURES………………………………………….……………………………………V

LISTE DES ABREVIATIONS……………………………………………………………………….VI

SOMMAIRE…………………………………………………..……………………………………VIII

INTRODUCTION GENERALE………………………..…………………….……………….1

CHAPITRE 1 : ANALYSE THEORIQUE ……………..…………………………………….3

SECTION 1 : Problématique et intérêt de l’étude……………………..……..…………………………3

Paragraphe 1 : Problématique……………..………………..………………………………...…………3

Paragraphe 2 : intérêt de l’étude…………………………………………………………………..……4

SECTION 2 : Objectif et hypothèse de recherche…................................................................................4

Paragraphe 1 : Objectif de recherche ………….………………………………………………………..4

Paragraphe 2 : Hypothèse de recherche …………..…………………………..………………………..5

SECTION 3 : Revue de la littérature et méthodologie de la recherche ………………..………………5

Paragraphe 1 : Revue de la littérature…………………………………………….……….……….…..5

Paragraphe 2 : Méthodologie de recherche………………………………………..………….………..26

2.1. Choix du domaine, de la période et de l’espace…………………………………………....….…26

2.2. Recherches documentaires…………………………………………………….……………..….27

2.3. Entretiens ………………………………………………………………...……………………..27

2.4. Méthodes et outils d’analyse …………..……………………………………...………………27

2.5. Instruments d’analyse des hypothèses …………………………………………………………27

CHAPITRE 2 : BREF APERÇU DE L’ENTREPRISE CTPS ………………..….…………31

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SECTION 1 : Statut juridique…………………………………………………….……………………31

SECTION 2 : Objet social …………………………………...………………………..……………..31

SECTION 3 : Structure organisationnelle de l’entreprise …………………………..………….……..31

3.1 Direction Générale……………………………...………………………………………………….31

3.2 Service comptable et financière………. ………………………………................………………..31

3.3 Service commercial…………………………….…………………………….……………………32

CHAPITRE 3 : ETUDE DES ETATS FINANCIERS DU CTPS……………………………33

SECTION 1 : Préalables à l’analyse des états financiers…………………..…………………………33

Paragraphe 1 : la construction du bilan patrimonial……………………………….……………….…33

Paragraphe 2 : Les ajustements des valeurs comptables…………………………..………………….34

2.1. Les actifs de l’entreprise…………………………………………………………………34

2.2. Les dettes de l’entreprise…….……………………………………………...……………34

Paragraphe 3 : Les reclassements……………………………………..………………………………35

SECTION 2 : Analyse du bilan………………………………………………….……………………35

Paragraphe 1 : analyse de l’équilibre financier……………………………………………….38

1.2 Étude du fonds de roulement………………………………………………………………….….38

1.3 Étude du besoin en fonds de roulement……….…………………………………………………39

1.4 Étude de la trésorerie


nette……… .…………..………………………………………….…….…40

1.4. Vitesse de rotation de stock ; Délai de recouvrement des créances clients et délai de règlement des dettes
fournisseurs……………………………………………………………………………..41

1.4.1. Vitesse de rotation de stocks ……………………………………….………………….….……41

1.4.2. Délai de recouvrement des créances clients………………………………………………….…42

1.4.3.Délai de règlement des dettes fournisseurs……………………………………………….……...42

1.5 Etude du fonds de roulement normatif…………………………………………………………….43

Paragraphe 2 : Analyse de la solvabilité………………………………………..…………….…….…43

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2.1. Ratios de solvabilité ………………………………………………………………………….…..43

2.2 Ratios de liquidités….……………………………………………………………………………..44

SECTION 3 : Analyse du compte résultat……………………….………………..………………….45

Paragraphe 1 : Analyse des soldes intermédiaires de gestion…………………………………………47

1.6 Analyse du CA…………………………………………...………………………………………47

1.7 La marge brute…………………………………………………………………………..……….47

1.8 Valeur ajoutée………………………………………………………………………..…………..48

1.9 L’excédent brut d’exploitation……………………………………............................………….48

1.10 Les résultats …………………………………………………………………………….……… 49

1.5.1 Le résultat d’exploitation………..……………………………………………………………… 49

1.5.2 Le résultat financier………………….……………………………………....………………..50

1.5.3 Le résultat l’activité ordinaire (RAO)……….……………………………………………..50

1.5.4 Résultat hors activité ordinaire(RHAO)……….…………………… ……………….……..51

1.5.5 Le Résultat net……………….……………….… ;…………………………………….…….51

Paragraphe 2 : Analyse de la rentabilité……………………………………………………………….52

2.1 Les ratios de rentabilité commerciale….………………………………………………….……….52

2. 2 La rentabilité économique…………………………………………………………...……………53

2.3 Rentabilité financière…………………………………………………………………..………….53

2.4.Effet de levier financier………….……………………………………………….…...…………...54

2.5 La rentabilité sociale…………………………………………………………………..………….55

Paragraphe 3 : Etude de la capacité d’autofinancement et de l’excédent de trésorerie d’exploitation


……………………………………………………………………………………………………………..55

3.1. Capacité d’autofinancement……..……………………………………………….……………….55

3.2 Excédent de trésorerie d’exploitation……………………………………………….…………….56

Section 4 : Conclusion partielle et recommandations………………………………………………….57

Paragraphe 2 : Conclusion partielle…………………………………………..………………………..57

Paragraphe 3 : Recommandations………………………………………………………………..……58
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CONCLUSION GENERALE…………………………………….……………………………………60

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES……………………………………………………………..i

ANNEXES……………………………………………………………………………………………k

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