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Selon leur principal mode de formation et leur natureModifier

Couche supérieure de calcaire sur lit de pélite ou siltite, attestant une présence
marine au Trias dans cette contrée de l'Utah

Le classement génétique est le suivant :

les roches détritiques ou clastiques.les roches détritiques terrigènes


(ex : silicoclastiques[précision nécessaire]) : elles proviennent de l'accumulation
de fragments de minéraux et de roches préexistantes continentales, comme le grès,
le sable, le limon, le lœss, l'argile. Les constituants (sédiments) de ces roches
ont d'abord été transportés par les cours d'eau jusqu'aux bassins sédimentaires,
mers et océans dont ils tapissent ensuite le fond.les roches pyroclastiques,
provenant de l'accumulation de débris projetés par les volcans, parfois puissamment
remaniés par les eaux courantes, par exemple les cendres, cinérites, lapilis,
tufs...les roches biogènes ou physico-chimiques :

Elles comprennent les roches organogènes ou biogènes : elles sont liées à


l'activité des organismes vivants et proviennent de l'accumulation et de la
transformation de matière organique. Exemples : le charbon, le pétrole ;

Mais aussi les roches biochimiques : elles sont aussi liées à l'activité des
organismes vivants mais proviennent de l'accumulation de certains des éléments
minéraux qu'ils synthétisent (coquilles, tests, os). Ces squelettes minéralisés
peuvent être fragmentés pour former des bioclastes (débris de squelette
d'organisme). Il peut y avoir transport mais il existe aussi des organismes
constructeurs qui construisent eux-mêmes la roche, comme les récifs coralliens ou
des micro-organismes qui contribuent à la précipitation de certains minéraux. Il
est souvent difficile de faire la part du vivant et du chimique dans l'élaboration
de ces roches sédimentaires, d'où l'appellation de roches biochimiques. Exemples :
le calcaire, la craie ;

Mais il est préférable de distinguer :

les roches carbonatées, d'origine non terrigène, parmi lesquelles il est pertinent
de distinguer les roches carbonatées bioclastiques et les roches carbonatées
physico-chimiquesles roches siliceusesles roches carbonéesles roches
évaporitiques ou roches salines : la halite, dénommé aussi sel-gemme ou chlorure de
sodium, le gypse, l'anhydrite, la sylvine, la sylvinite, la carnallite et autres
sels de potasse et de magnésium, les nombreux sulfates tels que la thénardite,
la mirabilite, la célestine, la barytine...les roches phosphatéesles roches
ferrugineusesles roches glauconieusesles roches alumineuses, dont les bauxites...

La difficulté de ce type de classement mixte réside dans le fait qu'il existe des
roches silico-argilo-carbonatées d'origine détritique et biochimique à la fois. De
plus, toutes les formes intermédiaires entre les différents critères de classement
se rencontrent dans les affleurements naturels.

Selon leur natureModifier

Un classement minéralogique minimal peut être :

Les roches siliceuses ;Les roches carbonatées ;Les argiles ;Les roches salines ou
évaporites ;Les roches carbonées ;Les roches phosphatées ;Les roches ferrifères.

Du fait de leur formation, les roches sédimentaires se présentent généralement


impures et en plusieurs couches.
PropriétésModifier

CouleurModifier

La couleur des roches sédimentaires est due ordinairement à la présence des


éléments accessoires. Sans eux, elles seraient généralement de teinte blanchâtre,
puisqu'elles sont formées essentiellement de trois éléments qui, à l'état pur, sont
incolores ou blancs : le quartz, le kaolin, la calcite. Une roche pâle est donc
pauvre en minéraux accessoires colorés. Parmi les roches colorées, les plus
fréquentes sont les roches noires, vertes, jaunes, rouges ou violettes[1].

La teinte noire ou grise résulte généralement de la présence de carbone d'origine


organique. Les roches noires les plus fréquentes sont les roches argileuses,
les schistes et certains calcaires ; un sédiment formé en eau agitée, où
l'oxydation est facile, renferme ordinairement peu de matières charbonneuses. Dans
un environnement marin anoxique riche en matière organique, il se forme des
minéraux authigènes caractéristiques de ce milieu réducteur, les sulfures de fer
(pyrite en milieu neutre, donnant des niveaux jaune-soufre dans la
roche ; marcassite en milieu acide, donnant une teinte bleuâtre lorsqu'il est
réparti dans la masse sédimentaire en grains microscopiques). Dans un environnement
marin oxygéné riche en matière organique, il se forme des minéraux authigènes vert-
bleu, la glauconie et la verdine[2]. La teinte grise ou gris verdâtre plus ou moins
foncée peut résulter de la présence de grains de roches éruptives telles que des
basaltes à olivine[3].

L'élément le plus important dans la coloration des roches sédimentaires est le


fer[1]. Suivant l'état dans lequel il se trouve, il leur donne la teinte[4] verte,
jaune ou rouge[3] ; si des traces du cation manganèse Mn2+ accompagnent le fer
divalent Fe2+, le rouge passe au violet[5]. Les teintes rouges, rouille, pourprées
ou ocre-jaune sont dues essentiellement à la présence de minéraux d'oxy-hydroxydes
de fer (hématite, goethite, limonite dans les dépôts sédimentaires sous forme de
ciment, croûte ou d'oolithes dites ferrugineuses, issues de l'altération de
minéraux ferro-magnésiens par oxydation et hydratation, altération variable selon
l'humidité du milieu) ou de carbonates de fer (sidérite, ankérite)[6]. Sur les
continents, où il y a plutôt tendance à l'oxydation, comme partout où l'eau a peu
de profondeur (zone néritique), ces colorations subsistent[c]. Si ces matériaux
détritiques colorés sont entraînés à grande profondeur dans un milieu à tendances
réductrices, les minéraux d'oxy-hydroxydes de fer sont réduits, du moins en partie,
et les roches prennent une teinte verdâtre devenant noirâtre si la proportion de
matières organiques est suffisante. Si la réduction est totale, la roche devient
entièrement verte, cette couleur étant due à la présence
de glauconie, chlorite, illite, minéraux formés selon le climat, l'eau et la nature
de la roche-mère ; si elle est partielle et répartie irrégulièrement, la roche est
bigarrée de vert et de rouge[7].

TextureModifier

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La texture d'une roche sédimentaire est conditionnée par sa taille, la forme et


l'orientation de ses clastes. Cette texture est une propriété à petite échelle
d'une roche, mais détermine une grande partie de ses propriétés à grande échelle,
telles que la densité, la porosité ou la perméabilité[8].

L'affleurement des roches sédimentairesModifier

Les roches sédimentaires sont portées en surface dans le cadre des grands
mouvements tectoniques qui affectent l'écorce terrestre. Le choc des plaques
continentales a entraîné l'émergence des fonds marins, qui apparaissent,
aujourd'hui, sous forme de bassins ou de formations d'altitude.

Lors de ces mouvements tectoniques, ces roches ont pu être soumises, localement, à
des pressions très fortes et à de très hautes températures. Il en est résulté une
transformation de ces roches en roches métamorphiques. Les calcaires se
métamorphisent en marbres et les argiles en schistes, voire en gneiss.

Les régions sédimentaires sont riches en ressources minérales, en particulier


en charbon, pétrole et fer. Le charbon formé par décomposition de forêts au fond
des marécages et le pétrole formé de vies marines ensevelies au fond des mers, et
certains minerais de fer formés par précipitation en présence d’oxygène, sont
généralement piégés entre des couches d'argiles ou de calcaires.