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Votre PROGRAMME de droit

2019
constitutionnel L1-S1 traité à travers
les DIFFÉRENTES ÉPREUVES
rencontrées en TD et lors de l’EXAMEN
Les CORRIGÉS sont CONFORMES
aux attentes de votre professeur et à ce que ANNALES

LICENCE 1 ANNALES CORRIGÉES ET COMMENTÉES


vous pouvez réaliser dans le temps imparti. CORRIGÉES ET COMMENTÉES
FINAL (dissertation, commentaire,
cas pratique, QRC et QCM).
2019

er cette anecdote.
Il faudrait expliqu
Introduction rare, tution
Pourtant, il n’est pas On parle de la Consti
tée le 7 février 1831. titution du du 17 février 1994
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texte juridique
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Commentaire de
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Sous la direction
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17 février 1994. Un de la Constitutio le langage.

Sujet 12
et en simplifiant
Toute la complexité
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LICENCE 1
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de Belgique, que la Belgique n du nouvel

PRINCIPES FONDAMENTAUX DE DROIT CONSTITUTIONNEL


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d’Aurélien Baudu
extraits de la Cons État Cette Constitutio se sépa rer des Pays-
t d’être soumise les : l’article 96,
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Durée de l’épreuve
:
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FONDAMENTAUX
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DE DROIT
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CONSTITUTIONNEL
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premier écueil tion sur les articl udre la Chambre
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porter une atten la définition du les deux acteurs gativ e royale ît, jusqu’à la
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cice. Sur le fond, les articles soum de 1831 consacrai contr esein g appa d’utili ser son
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e une formalité,
le Roi menaçant
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parlementaire et réussite de l’entr du XX siècle comm st., art. 96) pour nommer un chef
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attend deuxième moitié
t posé tient à la ie à instaurer. On (Con . Si à l’époque
questionnemen le a, ou non, réuss de la ation des ministres l’arrêté de dissolution
institutions qu’el nnel un examen pouvoir de révoc signa ture sur
à la stabilité des dispositif constitutio à apposer sa
l’exam en du nement plus enclin
donc, en plus de 95
nnelle.
pratique constitutio

94

Dont un dossier de Dissertations


3 COPIES RÉELLES
(notées 5, 8 et 15/20) sont reproduites
Des COMMENTAIRES et des
CONSEILS sont placés en marge
de tous les corrigés pour comprendre
20 SUJETS 3 COPIES RÉELLES
D’ÉTUDIANTS
Commentaires
Cas pratiques
et commentées dans le dossier. leurs points forts et leurs points faibles.

a ve c d e s c o n s e i l s d e m é t h o d o l o g i e

Prix : 12,80 €
ISBN 978-2-297-06838-3
9 782297 068383 www.lextenso-editions.fr
Commentaire de texte Sujet 15
Durée de l’épreuve :
Vous commenterez la citation suivante :
3 heures
« No, I can’t » Aucun document
n’est autorisé

OBSERVATIONS DU CORRECTEUR ( P.-Y. Sagnier)

L’intitulé du sujet doit être analysé de très près pour éviter deux écueils : le
hors-sujet, en traitant une problématique sans rapport ; la récitation de connais-
sances, en ne traitant aucune problématique. Ici, l’intitulé du sujet est censé, à
lui seul, orienter l’étudiant. Il s’agit d’une affirmation qui doit être contextualisée,
expliquée et servir d’appui à la construction de la problématique.
Les connaissances doivent être mises au service d’un effort de démonstration,
de réflexion, et non de simple description.
Des exemples précis seront valorisés (citations avec l’auteur, décisions de
justice et lois avec la date, articles de la Constitution, expressions exactes en
langue originale).
Le plan doit être équilibré et clair, et permettre le déploiement des arguments
tout au long de la dissertation.

Introduction

« Le président des États-Unis est un homme aux pouvoirs extraordinaires, qu’il exerce La phrase d’accroche correspond
au cœur du sujet sur les pouvoirs
dans des limites extraordinaires ». À en croire John Fitzgerald Kennedy, qui incarna du Président. Bien.
un temps l’institution, l’importance des pouvoirs du président des États-Unis serait
égalée par l’importance des limites qui lui sont opposées. Sur le plan des pouvoirs
qu’il exerce, le président des États-Unis, chef de l’État fédéral, est bien l’autorité la plus
visible du système politique nord-américain. Aux termes de la Constitution des États-
Unis, adoptée le 17 septembre 1787 à Philadelphie et entrée en vigueur le 4 mars 1789, L’introduction permet de
« Le pouvoir exécutif sera confié à un président des États-Unis d’Amérique. » (Const. présenter le sujet en montrant des
1787, Section 1, art. II). Le président est à la fois chef de l’État et du gouvernement, connaissances précises.
dans un système que l’on peut qualifier de monocéphale, que l’on distingue, par
exemple, du Royaume-Uni, de la France ou de l’Allemagne, au sein desquels ces
deux fonctions sont assurées par deux titulaires différents. L’institution jouit d’un
prestige considérable, comme l’illustre le mémorial national du Mount Rushmore, où
sont gravées dans la roche les figures de Georges Washington, premier président de
1789 à 1797, aux côtés de ses homologues Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et
Abraham Lincoln.
La citation mentionnée de J. F. Kennedy invite néanmoins à dépasser l’image
emblématique du personnage présidentiel aux États-Unis, pour s’intéresser de
plus près à la réalité de ses pouvoirs. Un risque de confusion doit alors, d’emblée,
être dissipé. Si le régime politique nord-américain est traditionnellement qualifié
de «  régime présidentiel  » – par opposition aux régimes dits «  parlementaires  » – il

111
Ce paragraphe amène
progressivement la problématique
n’organise pas, contrairement à ce qu’une telle qualification pourrait laisser entendre,
de la dissertation. la pleine puissance du chef de l’État.
L’observation des deux derniers mandats présidentiels suffit à le confirmer. Élu en
2008, Barack Obama plaça sa campagne électorale sous un slogan volontariste
L’introduction s’appuie sur une devenu mondialement célèbre : « Yes, we can ». Une fois installé à la Maison Blanche,
explication des termes du sujet.
Bien.
le jeu des institutions politiques américaines révéla la distance qui peut se creuser
entre la volonté présidentielle et la réalité de la répartition des pouvoirs aux États-Unis.
Le président, Chief executive, fut plusieurs fois mis en échec par l’organe législatif, le
Congrès, si bien qu’il est tentant de reformuler le slogan prôné par Barack Obama.
« No, I can’t » serait, comme le suggère l’intitulé du sujet, un slogan mieux approprié
à la description des pouvoirs du président des États-Unis.
L’étude du système constitutionnel offre ici un renversement de l’image classique
du président des États-Unis, homme providentiel à la tête de la première puissance
Il manque, dans cette introduction,
une référence d’actualité aux économique et militaire du monde. Si son élection, d’un point de vue procédural,
dernières élections présidentielles se fait au suffrage universel indirect, via le vote de grands électeurs, la campagne
américaines. est concentrée sur la personne du candidat qui, une fois élu, peut s’appuyer sur
une légitimité populaire sans égale dans le pays, pour un mandat de quatre ans
Quelle est la référence ?
Qui est l’auteur ?
renouvelable une fois. Mais une concentration excessive sur le pouvoir présidentiel
ferait oublier que le système américain a pu être qualifié de régime congressionnel
Quelle est la référence ? et que la Constitution accorde à l’organe législatif, composé du Sénat et de la
Qui est l’auteur ? Chambre des représentants, une place centrale dans l’exercice des pouvoirs. Bien
que souvent qualifiée de « rigide », la répartition des pouvoirs aux États-Unis organise,
en réalité, un système de freins et contrepoids (checks and balances) imposant au
président et au Congrès une collaboration constante. S’il est impossible au premier
de dissoudre le second, en revanche le Congrès, sur la base de l’article II, section
4 de la Constitution, peut enclencher à l’encontre du président une procédure
de destitution – impeachment – pour trahison, corruption et autres crimes et délits
majeurs. Mise en œuvre contre les présidents Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton
en 1998, sans aboutir à une destitution, son simple enclenchement a entraîné la
démission préventive du Président Richard Nixon en 1974 dans l’affaire du Watergate.
Selon la Cour suprême fédérale, plus haute juridiction des États-Unis, interprétant
Référence précise. l’œuvre des Framers of the Constitution, «  il n’était pas dans leur intention que les
pouvoirs séparés opèrent dans une indépendance absolue » (CS, 24 juill. 1974, US
v. Richard Nixon). L’indépendance des organes n’est pas totale et la spécialisation
des fonctions ne l’est pas non plus. En principe, le pouvoir exécutif est réservé au
seul président et le pouvoir législatif au seul Congrès. Mais si le président ne peut
légiférer sans le Congrès, le Congrès peut en revanche intervenir dans l’exercice
des prérogatives exécutives du président. Il doit donc composer avec le Congrès et
peut même se voir menacer par lui. Inspirée des théories de Locke et Montesquieu,
ainsi que du modèle britannique, la Constitution américaine ne place pas le chef de
l’exécutif dans une position dominante. La question est de savoir si la séparation des
pouvoirs américaine organise pour autant une soumission du président au Congrès.
La problématique est rattachée Une étude plus précise de la réalité des pouvoirs du président américain permettra
à une question de droit de savoir si la formule « No, I can’t » lui fait ou non justice. La répartition des pouvoirs au
constitutionnel et correspond à
l’intitulé du sujet. sein du système constitutionnel américain organise-t-elle l’impuissance du président
des États-Unis ?
Face à un Congrès avec lequel «  Au risque d’être désavoué, (il) est condamné à
négocier ou à s’effacer » (Jean et Jean-Eric Gicquel), le président des États-Unis est loin
de disposer d’un pouvoir absolu. Cependant, si les contre-pouvoirs constitutionnels
Plan clair qui répond à la
problématique.
peuvent considérablement contrarier la puissance du président (1), ce dernier
dispose néanmoins de certains moyens d’action lui permettant de retrouver, au sein
du régime politique américain, d’importantes marges de manœuvre (2).

112
1•U
 ne puissance contrariée : les pouvoirs limités du président
des États-Unis face aux freins et contrepoids constitutionnels

S’il n’est pas l’organe législatif du système constitutionnel américain, le président


des États-Unis est élu sur la base d’un programme de réformes impliquant
nécessairement l’adoption d’une série de lois, à l’instar du Premier ministre
britannique ou du Chancelier allemand. Le succès du mandat présidentiel peut
dépendre de sa capacité à faire adopter des textes législatifs, comme le Patient
Exemple précis, révélant un effort
Protection And Affordable Care Act, réforme du système de santé adoptée en mars de recherche.
2010 et qui, comme son surnom l’indique, Obamacare, provient directement d’un
projet présidentiel. Cependant, dans l’exercice de la fonction législative, le Président
La présentation du (B)
est lié au Congrès (A), qui peut même le bloquer dans ce qui relève normalement est déséquilibrée par rapport
de son domaine de compétence, le pouvoir exécutif (B). à celle du (A).

A) Les pouvoirs restreints du président des États-Unis dans l’exercice


de la fonction législative

En matière législative, l’essentiel du pouvoir est accordé au Congrès, non au


président. Selon l’article I, section 1 de la Constitution, « Tous les pouvoirs législatifs
accordés par la présente Constitution seront attribués à un Congrès des États-Unis ».
Il en résulte deux obstacles pour le Président. Le premier est une entrave mineure, car
aisément contournable : le Président ne dispose pas du pouvoir d’initiative, réservé
au Congrès. Il suffit au président de confier à un membre du Congrès (congressman)
le soin de présenter dans l’une des deux chambres le projet préparé par la Maison
Blanche. Cette absence d’initiative est néanmoins symptomatique de la répartition
des pouvoirs aux États-Unis, tandis qu’en France, aux termes de l’article 39 de la
Constitution, « L’initiative des lois appartient concurremment au Premier ministre et
aux membres du Parlement ».
Le second obstacle est majeur : tout projet de loi doit être adopté par les deux
chambres en termes identiques. Une comparaison avec le système français révèle la Approche méthodique
et dynamique.
faiblesse des pouvoirs du Président américain en matière législative par rapport au
gouvernement et au Président français au sein de la Ve République. Premièrement, le
président américain ne peut pas s’appuyer sur une chambre à défaut de l’autre. Il
y a équilibre des pouvoirs entre le Senate et la House of Representatives, nécessitant
l’accord de la majorité dans chacune des deux. Une commission mixte est convoquée
en cas de désaccord, mais si elle échoue, le projet de loi est considéré comme
rejeté. Le président américain ne peut bénéficier, comme en France, du dernier mot
réservé à la chambre basse en cas de désaccord avec la chambre haute (Const.
1958, art. 45, al. 4). Il peut donc se retrouver bloqué s’il ne dispose pas de la majorité
dans chacune des deux chambres.
Deuxièmement, cette majorité est plus incertaine que dans la Ve République française
qui assure à l’exécutif une «  majorité présidentielle  ». En France, l’organisation du
calendrier électoral et l’alignement de la durée du mandat législatif sur celui du
Président sont de nature à assurer à ce dernier une majorité parlementaire stable
tout au long de son quinquennat. Le Président américain ne bénéficie pas de
tels avantages. Tous les deux ans, l’entièreté des membres de la Chambre des
représentants est renouvelée, ainsi qu’un tiers des membres du Sénat, le Président
peut donc perdre sa majorité en cours de mandat, lors des Midterm elections.
Ainsi, le Président Barack Obama a perdu la majorité démocrate à la Chambre
des représentants lors des élections de mi-mandat du 2 novembre 2010. De même, Exemples précis, rigoureux.
du 3 janvier 2015 au 3 janvier 2017, lors des deux dernières années du mandat de
Barack Obama, le 144e Congrès des États-Unis était dominé dans les deux chambres

113
par le parti Républicain, opposé au président et réduisant ainsi considérablement
ses marges de manœuvre.
Troisièmement, le président américain ne dispose pas d’une mesure équivalente à
celle que l’article 49, alinéa 3 de la Constitution met à la disposition du Gouvernement
français, l’autorisant à engager sa responsabilité devant la chambre basse sur le
vote d’un projet de loi.
Quatrièmement, il ne peut pas non plus, à l’inverse du président de la République
française, dissoudre ou menacer de dissoudre la chambre basse (Const. 1958,
art. 12).
Cette comparaison avec le système français met en lumière les difficultés que
peut rencontrer le président américain dans la fonction législative : pas de pouvoir
d’initiative, ni de derniers mots réservés à l’une des deux chambres, pas de majorité
stable, pas d’engagement de la responsabilité gouvernementale, ni de dissolution
d’une chambre. S’il ne bénéficie pas d’une majorité solide, le président américain
peut très bien être mis en échec dans la production des lois. On assiste ainsi à
certains rejets retentissants, comme le rejet par la Chambre des représentants, le
29 septembre 2009, en pleine crise financière, du plan de sauvetage des banques,
dit «  plan Paulson  ». En matière budgétaire, alors que le projet est préparé par la
Maison Blanche (President’s budget request), c’est bien le Congrès qui « détient les
cordons de la bourse », et une opposition peut aboutir à une paralysie du système
(deadlock) et un shutdown comme en 1995 et 2013, quand les agences fédérales
ont fermé et les fonctionnaires n’ont pas été payés pendant plusieurs jours, faute
d’accord du Congrès.
Pour la fluidité du devoir,
pensez aux transitions entre Par le jeu des freins et contrepoids, le Président peut également être mis en échec
les sous-parties. par le Congrès dans l’exercice du pouvoir exécutif.

Formuler symétriquement les titres


(A) et (B) met en valeur le commun
B) L es pouvoirs restreints du président des États-Unis dans l’exercice de la
et la différence. fonction exécutive

Le président des États-Unis doit composer avec le Congrès et peut se retrouver


bloqué par ce dernier dans l’exercice de son pouvoir exécutif, tant sur le plan de la
politique intérieure que sur celui de la politique extérieure.
L’article II, section 2 de la Constitution américaine attribue au Sénat, dans certaines
matières, un pouvoir d’avis et de consentement (Advice and Consent). L’accord
de la chambre haute est d’abord exigé pour les nominations les plus importantes,
attribut essentiel du pouvoir présidentiel. Cette exigence traverse les matières et
donne lieu à des auditions par le Sénat des candidats proposés par le Président. En
politique intérieure, le consentement du Sénat est nécessaire à la nomination des
ministres, de tous les fonctionnaires fédéraux dont la nomination n’est pas autrement
réglementée et des membres des autorités de régulation, comme la Federal Election
Commission ou la Securities and Exchange Commission. En matière extérieure, le
Président ne peut nommer ni ambassadeur, ni consul sans l’accord du Sénat. Enfin,
l’un des principaux pouvoirs du Président, la nomination des membres de la Supreme
Court, est également soumis à la volonté du Sénat. La Cour suprême, plus haute
Attention, il s’agit ici de l’exercice juridiction américaine, n’est composée que de neuf membres, nommés à vie. Sa
d’un pouvoir en matière
juridictionnelle, cela doit être composition constitue un enjeu politique majeur. Dans l’histoire, onze nominations
précisé. ont été refusées par le Sénat, notamment celle proposée en 1795 par George
Washington pour présider la Cour. Onze autres candidats, anticipant un refus, ont
retiré leur candidature. Si Barack Obama est parvenu à nommer deux nouveaux
juges, le Sénat, à majorité Républicaine, s’est, en revanche, opposé à la nomination
de Merrick Garland pour occuper le neuvième siège vacant.

114
Ce pouvoir de consentement du Sénat limite également les pouvoirs du président
en matière internationale. S’il revient à ce dernier de négocier et conclure les traités,
le Sénat doit, ensuite, les accepter, à une majorité des deux tiers. C’est ainsi que le
Traité de Versailles, signé en 1919 par le Président Woodrow Wilson, a été rejeté neuf
mois plus tard par le Sénat, faute d’obtenir la majorité des deux tiers (quarante-neuf Exemple précis et historique. Bien.
voix favorables, trente-cinq contre). Cet échec entraînera le retrait des États-Unis de
la Société des Nations. Plus récemment, en 1999, le Sénat n’a pas consenti au traité
sur l’interdiction complète des essais nucléaires, signé par le Président Bill Clinton à
New York en 1996.
Lié au Sénat pour les traités internationaux, le Président est lié au Congrès entier en
matière de conflit armé : selon l’article I, section 8 de la Constitution, c’est bien ce
dernier qui a le pouvoir de déclarer la guerre, et non le Président. Face aux tentatives
du président d’agir seul en matière militaire, le Congrès a adopté le War Powers
Act en 1973, aux termes duquel il ne peut engager de troupes armées au-delà de
60 jours sans avoir préalablement obtenu l’accord des deux chambres.
Le président américain peut donc se trouver bloqué dans certaines de ses principales
attributions : nominations et politique étrangère. Quant au pouvoir réglementaire, le
président, chargé de « veiller à ce que les lois soient fidèlement exécutées » (Const.,
Section 3, art. II), édicte des executive orders pour imposer à l’administration le
comportement nécessaire. Le Congrès a pris l’habitude d’autoriser le président à
édicter des actes dans des matières relevant normalement du domaine législatif. En
contrepartie, l’une des deux chambres du Congrès peut abroger l’acte présidentiel
par l’adoption d’une loi. Une telle pratique, permettant à nouveau au Congrès de
mettre en échec le président, persiste malgré la censure de la Cour suprême (CS,
23 juin 1983, Chadha).
Il apparaît donc que, loin de pouvoir mener librement la politique qu’il souhaite,
le président des États-Unis doit constamment collaborer avec le Congrès et, en
l’absence d’une majorité solide dans les deux chambres, son action peut être
bloquée, que ce soit dans ses projets de lois et de budget, dans ses propositions de
nominations ou encore dans la ratification des traités internationaux. Néanmoins, le
Président américain dispose de certains instruments lui permettant de retrouver une
puissance certaine dans le jeu des pouvoirs politiques.

2•U
 ne puissance retrouvée : la marge d’action du président des
États-Unis face aux freins et contrepoids constitutionnels

Précédemment, nous avons vu que la limitation des pouvoirs du président des États-
Unis réside essentiellement dans les pouvoirs du Congrès. Or, les dispositions de
la Constitution et la pratique politique ont placé entre les mains du président des
instruments lui permettant, tantôt, de faire contrepoids au Congrès (A), tantôt de
s’affranchir plus ou moins de son contrôle (B).

A) Les moyens d’action présidentielle contre le Congrès

Pour faire contrepoids au Congrès, le président des États-Unis peut s’appuyer sur
trois éléments. Premièrement, sa légitimité électorale obtenue au niveau national.
Figure la plus médiatisée et visible du système politique américain, le Président peut
prendre appui sur l’opinion publique afin d’accroître la pression sur les membres
du Congrès, quant à l’adoption d’une loi. C’est déjà ce qu’avait tenté le Président
Woodrow Wilson en 1919, en traversant le pays pour convaincre le peuple américain
de l’intérêt du Traité de Versailles et placer le Sénat face à l’opinion majoritaire. Le

115
Président dispose également, pour cela, du droit de message, prévu à l’article II,
section 3 de la Constitution selon lequel « Le Président informera périodiquement le
Congrès sur l’état de l’Union, et recommandera à son attention telles mesures qu’il
estimera nécessaires et expédientes. » Cette State of the Union address, prononcée
au Capitole, permet au Président de présenter, devant le Congrès et l’opinion publique,
un programme législatif (le discours fait l’objet d’une audience télévisée importante).
Deuxièmement, son pouvoir le plus important face au Congrès réside dans
la possibilité de bloquer un projet de loi. Aux termes de l’article I, section 7 de la
Constitution, « Tout projet de loi adopté par la Chambre des représentants et par le
Sénat devra, avant d’acquérir force de loi, être soumis au président des États-Unis. »
Une telle disposition place dans les mains du Président un véritable droit de veto.
Refusant de promulguer une loi, il renvoie le projet au Congrès avec ses objections.
Pour que la loi soit adoptée, il faut que le Congrès surmonte le veto par un vote
favorable réunissant la majorité des deux tiers des membres de chacune des deux
chambres. Une telle majorité est difficile à réunir. Durant ses douze années au pouvoir,
le Président Franklin D. Roosevelt a mis trois cent soixante-douze veto, surmontés
seulement neuf fois. Plus récemment, sur trente-six veto émis par le Président Bill
Clinton, seuls deux ont été surmontés. Ce pouvoir a, par exemple, permis au Président
George W. Bush, en 2007, de faire échec à un projet de loi, adopté par le Congrès,
supprimant à terme les crédits relatifs à l’entretien des troupes armées en Irak. Le
Exemple en lien direct avec Président Barack Obama a fait usage de ce pouvoir à douze reprises, et le Congrès
l’énoncé du sujet.
n’a pu le surmonter qu’une seule fois, en 2016, sur une loi autorisant la poursuite de
l’Arabie Saoudite par les proches des victimes des attentats du 11 septembre 2001.
Le veto est rarement surmonté et sa simple menace par le Président peut suffire à
faire avorter ou modifier un projet de loi. Ainsi, George W. Bush, sans jamais exercer
son droit de veto une seule fois lors de son premier mandat, a néanmoins menacé
de le faire plus de quarante fois.
Le président peut également recourir à certaines variantes du droit de veto.
Premièrement, la technique du pocket veto, consiste à ne pas promulguer la loi et
à attendre l’expiration de la session parlementaire. Le nouveau Congrès doit alors
reprendre toute la procédure. Le Président Ronald Reagan y a recouru pas moins
de trente-neuf fois. Deuxièmement, le Président a pu, à une époque, pratiquer la
technique du veto partiel, dit line item veto. Une loi de 1996 l’a autorisé, en effet, à
mettre son veto à seulement une partie des dispositions d’une loi. Cependant, une
telle réforme, parce qu’elle modifiait l’exercice du pouvoir législatif, ne pouvait être
introduite que par un amendement à la Constitution. C’est pourquoi la Cour suprême
censura la loi comme inconstitutionnelle (CS, 26 juin 1998, Clinton v. New York).
Troisièmement, le président peut agir, non pas au stade de l’adoption de la loi, mais
au stade de son exécution. Par la technique du signing statement, le Président adopte
Il manque un exemple précis. une déclaration interprétative, indiquant comment il entend faire appliquer la loi par
l’administration. Émettant des réserves sur une loi qu’il a pourtant promulguée, le
chef de l’exécutif se permet de ne pas en appliquer certaines dispositions. George
W. Bush a largement recouru à cette technique.
Par ces trois instruments, le président peut exercer une pression sur le Congrès,
bloquer son action ou modifier son sens. Il retrouve alors une certaine puissance
face au Congrès, accrue par les moyens d’action lui permettant de s’affranchir plus
ou moins de ce dernier.
Attention, le titre ne correspond
pas exactement au contenu
de la sous-partie. B) Les moyens d’action présidentielle sans le Congrès

Le président des États-Unis peut exercer certains pouvoirs sans être bloqué par le
Congrès. L’article II, section 2 de la Constitution lui attribue « le pouvoir d’accorder

116
des sursis et des grâces pour crimes contre les États-Unis ». De même, s’il a besoin
de l’avis conforme du Sénat pour la nomination d’un grand nombre de hauts
fonctionnaires, il décide seul de leur révocation.
Le Président a trouvé des marges de manœuvre et a réussi à se détacher du Congrès,
spécifiquement en matière d’intervention militaire. Si, comme on l’a vu, la Constitution
réserve au Congrès le pouvoir de déclarer la guerre, l’exercice de cette prérogative
n’a joué qu’à cinq reprises dans l’histoire des États-Unis, alors que le président a
recouru aux forces armées plus de deux cents fois. C’est sans l’accord du Congrès
que les États-Unis se sont engagés dans la guerre de Corée en 1950 et la guerre
du Golfe en 1990. Il suffit parfois au Président de requalifier l’intervention en « usage
limité de la force  », pour passer outre le Congrès, voire agir contre le refus d’une
chambre, comme ce fut le cas lors de l’intervention américaine au Kosovo en 1999.
Le Président se permet également d’agir seul lorsque l’emploi des forces armées ne
se fait pas contre un État, et ne constitue donc pas à proprement parler une guerre,
comme lors de l’intervention au Vietnam. Pour se passer de l’autorisation du Congrès
relativement à l’intervention militaire en Libye en 2011, Barack Obama affirma qu’il ne
s’agissait pas même d’« hostilités » et qu’une telle intervention, comme pour la guerre
du Golfe en 1991, appliquait une résolution de l’ONU.
Les pouvoirs du président des États-Unis en matière militaire se sont accrus avec
l’adoption, par le Congrès, trois jours après les attentats du 11 septembre 2001, d’une
résolution l’autorisant à engager des forces armées contre tout État ou organisation
lié aux attentats. Sur cette base, le Président peut agir seul, ainsi qu’il l’a fait contre
l’Afghanistan et l’Irak. C’est encore sur cette base, que le Président Barack Obama
a décidé, sans demander l’autorisation au Congrès, d’employer la force contre
l’organisation «  État islamique  » en 2013, quand bien même elle n’existait pas à
l’époque des attentats de 2001.
Le statut de chef des armées (Const., Section 2, art. II) constitue, pour le Président, un Précis, bien.
point d’appui quant à l’extension de ses pouvoirs. C’est en tant que Commander in
chief que George W. Bush a créé, par décret du 13 novembre 2001, les commissions
militaires de Guantánamo, juridictions d’exception dérogeant aux principes
procéduraux de droit commun, ou a autorisé la NSA à intercepter les échanges
téléphoniques et internet des citoyens américains sans autorisation préalable d’un
tribunal, écartant une loi de 1978 sur le renseignement.
Enfin, l’accord des deux tiers du Sénat pour l’adoption d’un traité international,
est également contourné, par la technique des « accords exécutifs ». Il peut s’agir
de Congressional-Executive Agreements, lorsque le Congrès, à la majorité simple,
autorise le président à conclure un accord international dans un domaine en
particulier. De tels accords, non prévus par la Constitution et non assimilables aux
traités, se voient pourtant reconnaître une valeur juridique égale à ces derniers. Le
Président peut également signer des sole executive agreements, engageant les
États-Unis, sans même l’approbation du Congrès, jusqu’à ce que son successeur
prenne ses fonctions. Depuis la Seconde Guerre mondiale, la technique des
executive agreements, plus facile à mettre en œuvre par le président, est d’un usage
plus fréquent que celle des traités.
Vous terminez votre (2) (B) sur un
Au regard de ces divers pouvoirs et techniques, le président des États-Unis dispose propos conclusif, mais il n’est pas
de réelles marges de manœuvre. Particulièrement, en matière de politique extérieure, nécessaire de récapituler toute
la formule « No, I can’t » ne fait pas justice à la réalité de la puissance du Président votre démonstration dans une
conclusion générale.
américain.

117
Votre PROGRAMME de droit

2019
constitutionnel L1-S1 traité à travers
les DIFFÉRENTES ÉPREUVES
rencontrées en TD et lors de l’EXAMEN
Les CORRIGÉS sont CONFORMES
aux attentes de votre professeur et à ce que ANNALES

LICENCE 1 ANNALES CORRIGÉES ET COMMENTÉES


vous pouvez réaliser dans le temps imparti. CORRIGÉES ET COMMENTÉES
FINAL (dissertation, commentaire,
cas pratique, QRC et QCM).
2019

er cette anecdote.
Il faudrait expliqu
Introduction rare, tution
Pourtant, il n’est pas On parle de la Consti
tée le 7 février 1831. titution du du 17 février 1994
parce
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est toujours, peu ntes faisant référe en introduisant

Commentaire de
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Sous la direction
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17 février 1994. Un de la Constitutio le langage.

Sujet 12
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Toute la complexité
dates différentes.

LICENCE 1
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dote. l’impulsion de
ait décidé, sous
de Belgique, que la Belgique n du nouvel

PRINCIPES FONDAMENTAUX DE DROIT CONSTITUTIONNEL


titution du Royaume en argumentant n est adoptée après Bas. La Constitutio

d’Aurélien Baudu
extraits de la Cons État Cette Constitutio se sépa rer des Pays-
t d’être soumise les : l’article 96,
À la lumière des e politique de cet t (en France), de en cinq jours, avan Donnez des exemp
Durée de l’épreuve
:
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PRINCIPES
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bicaméral de cet direct depuis 1948
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qu’il i six aliné as, aliné as sont Elle doit guider votre iquée
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votées qu’après Ces Chambres statue parlementaire ration institutions. Même si vous avez
pris soin
n. is à la révision. taure un régime ent de l’esprit des éristiques
le dépôt de la motio rne- sur les points soum prix d’un détournem de qualifier les caract
démission du gouve ts délibérer si deux même si c’est au
bres ne pourront
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peut, en cas de les Cham ne que vous allez évoqu
En outre, le Roi des représentan Dans ce cas, composent chacu ntaire une direction à
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tiers au moins changement ne votre démon stration
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DE DROIT
d’elle
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Le régime parlement boration des pouvoirs dans un
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lité, il présume la uer en lui retirant de la justesse au sujet.
tants dans les deux
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procède t détient un rôle
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e, le chef d’Éta nissa nt les rôles
tel régim a en défi
titutio n belge reproduit ce schém
Cons nts. Même remarque
et de la Cham bre des représenta que pour le titre
du 1.
Reignier) ment
CORRECTEUR (D.
OBSERVATIONS DU . Le t arbitre
entaire de texte A) Un chef d’Éta te par : « Le Roi
s’agit d’un comm Ce dernier débu
difficile puisqu’il cice en dissertatio
n. Vous
sitif de l’article 46. qui identifie

CONSTITUTIONNEL
L’exercice est assez transformer l’exer t citer au cœur du dispo que si… », phrase
à éviter est de es et idéalemen Le Roi est placé des représentants n de 1993. La rédac
tion
premier écueil tion sur les articl udre la Chambre
votre démo nstra
aux titres, qui doive nt être n’a le droit de disso ipaux du droit rénové lors de la révisio les conditions
devez appuyer tion particulière régime princ , le Roi maîtrisant
porter une atten la définition du les deux acteurs gativ e royale ît, jusqu’à la
ceux-ci. Il faudra on doit retrouver is. Le t, en effet, une préro raissant de surcro
cice. Sur le fond, les articles soum de 1831 consacrai contr esein g appa d’utili ser son
adaptés à l’exer alisat ion consacrée par alisat ion et
de la dissolution
. L’exigence d’un
e une formalité,
le Roi menaçant
de la ration eprise de ration de gouver-
parlementaire et réussite de l’entr du XX siècle comm st., art. 96) pour nommer un chef
e
attend deuxième moitié
t posé tient à la ie à instaurer. On (Con . Si à l’époque
questionnemen le a, ou non, réuss de la ation des ministres l’arrêté de dissolution
institutions qu’el nnel un examen pouvoir de révoc signa ture sur
à la stabilité des dispositif constitutio à apposer sa
l’exam en du nement plus enclin
donc, en plus de 95
nnelle.
pratique constitutio

94

Dont un dossier de Dissertations


3 COPIES RÉELLES
(notées 5, 8 et 15/20) sont reproduites
Des COMMENTAIRES et des
CONSEILS sont placés en marge
de tous les corrigés pour comprendre
20 SUJETS 3 COPIES RÉELLES
D’ÉTUDIANTS
Commentaires
Cas pratiques
et commentées dans le dossier. leurs points forts et leurs points faibles.

a ve c d e s c o n s e i l s d e m é t h o d o l o g i e

Prix : 12,80 €
ISBN 978-2-297-06838-3
9 782297 068383 www.lextenso-editions.fr