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Utilisation du niveau pour


calculer la distance et le
nivellement direct

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INTRODUCTION :

L’altitude, dans le langage commun, exprime l’éloignement d’un objet par rapport au niveau
moyen de la mer. Elle exprime également une réalité physique, l’eau s’écoule du point
d’altitude le plus élevé vers le point d’altitude le plus faible.

Cette notion fait appel aux forces qui s’exercent sur les particules d’eau :
 Forces de gravité.
 Forces centrifuges
A la modélisation de la surface de référence :
 Géoïde

MESURES DES DISTANCES :

Alors que de tout temps on a su facilement mesurer des angles avec précision, la mesure de
distances a toujours été un problème pour le topomètre. La précision des méthodes
classiques de mesure n’était pas homogène avec la précision des mesures angulaires

Un premier progrès a été l’apparition des distancemètres (les premières mesures datent de
1948 à la suite de travaux du physicien Suédois Erik Bergstrand sur la connaissance de la
vitesse de la lumière) : la mesure de distance est basée sur la mesure du déphasage d’une
onde lumineuse ayant parcouru l’aller-retour sur la distance à mesurer. Ce procédé permet de
s’affranchir des irrégularités du terrain et de la longueur limitée de la chaîne. Les premiers
distancemètres étaient toutefois très encombrants, peu précis, de faible autonomie et très
coûteux.

Le progrès décisif a été le perfectionnement et la miniaturisation de ces appareils qui sont


aujourd’hui intégrés à l’optique même des théodolites modernes (stations totales). Les
distancemètres actuels sont d’un encombrement négligeable, d’une autonomie suffisante pour
une journée de travail au minimum

La dernière étape est la démocratisation, depuis 1990, du système de positionnement par


satellite (système GPS) qui permet, grâce à l’emploi de deux récepteurs, de mesurer la
longueur d’une base avec une précision de l’ordre de ± (5 mm + 1 mm/km) sur des distances de
10 à 15 km, le temps de mesure variant de 10 à 30 minutes quels que soient les obstacles
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situés entre les points et quelles que soient les conditions météorologiques, éventuellement
de jour ou de nuit...

Terrains réguliers :(niveau)


C Lc

c
l
A
α/2
b
d

B LB
D

𝑙: Différence de lecture sur la mire


𝑙 = 𝐿𝐶 − 𝐿𝐵
m : distance séparant les deux traits du réticule tel que :
𝑚 1
=
𝑑 100

𝑙 𝑚 1
= = ⟹ 𝟏𝟎𝟎 × 𝒍 = 𝑫
𝐷 𝑑 100

Trait stadimétrique supérieur

ln Trait niveleur

Trait stadimétrique inférieur


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Terrains accidentés ou encombré (tachéomètre) :

Le point A, centre optique d’un théodolite, est situé à la verticale du point stationné en S ;
l’opérateur vise une mire
Posée en P et effectue la lecture interceptée par chaque fil sur la mire soit m1 et m2.

La distance horizontale
𝑚2 − 𝑚1 2
𝐷ℎ = ∝ × 𝑠𝑖𝑛 𝑣
2 𝑡𝑎𝑛 2

Si la visée est horizontale, (V = 100 gon) ; on obtient :


𝑚2 − 𝑚1
𝐷ℎ = ∝
2 𝑡𝑎𝑛 2
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NIVELLEMENT DIRECT :

1- Définition de nivellement direct :

Le nivellement direct, appelé aussi nivellement géométrique, consiste à déterminer la


dénivelée ∆𝐻𝐴𝐵 entre deux points A et B à l’aide d’un appareil : le niveau et d’une échelle
verticale appelée mire. Le niveau est constitué d’une optique de visée tournant autour d’un
axe vertical : il définit donc un plan de visée horizontal Figure 1

La mire est placée successivement sur les deux points. L’opérateur lit la valeur 𝑚𝑎 sur la mire
posée en A et la valeur 𝑚𝑏 sur la mire posée en B. La différence des lectures sur mire est
égale à la dénivelée entre A et B. Cette dénivelée est une valeur algébrique dont le signe
indique si B est plus haut ou plus bas que A (si ∆𝐻𝐴𝐵 est négative alors B est plus bas que A).

Figure 1

La dénivelée de A vers B est :


∆𝐻𝐴𝐵 = 𝑚𝑎 – 𝑚𝑏
La dénivelée de B vers A est :
∆𝐻𝐵𝐴 = 𝑚𝑏 – 𝑚𝑎

L’altitude HA d’un point A est la distance comptée suivant la verticale qui le sépare du géoïde
(surface de niveau 0). Si l’altitude du point A est connue, on peut en déduire celle du point B
par :

𝐻𝐵 = 𝐻𝐴 + ∆𝐻𝐴𝐵
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a. Nivellement direct ou géométrique :

AltB = AltA + LAR - LAV

b. Nivellement trigonométrique :

Le nivellement trigonométrique consiste à déterminer la dénivelée entre deux stations


par des mesures de distances spatiales et d’angles zénithaux.
Un calcul simple conduit à la différence d’altitude entre A et B

 L’angle zénithal doit être préalablement corrigé de la collimation verticale.


 La distance spatiale doit être corrigée de la météorologie.
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2- Le niveau :

Le niveau est schématiquement constitué d’une optique de visée (lunette d’axe optique
(O)) tournant autour d’un axe vertical (appelé axe principal (P)) qui lui est perpendiculaire
figure 3. Le réglage de la verticalité de l’axe principal est fait au moyen d’une nivelle
sphérique. L’axe optique tournant autour de l’axe principal décrit donc un plan horizontal
passant par le centre optique du niveau qui est l’intersection des axes (P) et (O).

L’axe principal (P) peut être stationné à la verticale d’un point au moyen d’un fil à plomb, mais
généralement le niveau est placé à un endroit quelconque
Entre les points A et B, si possible sur la médiatrice de AB

Les éléments constitutifs d’un niveau sont les suivants:

NAK2 Viseur d’approche rapide


Mise au point sur l’objet
Nivelle sphérique (invisible ici)
Anneau amovible

Objectif
Oculaire

Rotation lente

Cercle horizontal Contrôle de l’automatisme


(Option sur le NA2) Compensateur à pendule

Vis calantes
Embase
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2.1- Mise en station d’un niveau :

Le niveau n’étant pas (ou très rarement) stationné sur un point donné, le trépied est posé sur
un point quelconque. L’opérateur doit reculer après avoir positionné le trépied afin de
s’assurer de l’horizontalité du plateau supérieur. Lorsque le plateau est approximativement
horizontal, l’opérateur y fixe le niveau.

Le calage de la nivelle sphérique se fait au moyen des vis calantes en agissant sur les deux
vis calantes V1 et V2 (en les tournant en sens inverse l’une de l’autre), l’opérateur fait pivoter
le corps du niveau autour de la droite D3. Il amène ainsi la bulle de la nivelle sur la droite D2
parallèle à D3. En agissant ensuite sur la vis calante V3, il fait pivoter le niveau autour de la
droite D1 et centre ainsi la bulle dans le cercle de centrage de la nivelle sphérique.
Ce calage n’est pas très précis car la nivelle sphérique est d’une sensibilité relativement
faible

2.2 - Lectures sur mire :

La mire est une échelle linéaire qui doit être tenue verticalement (elle comporte une nivelle
sphérique) sur le point intervenant dans la dénivelée à mesurer. La précision de sa graduation
et de son maintien en position verticale influent fortement sur la précision de la dénivelée
mesurée.

La mire classique est généralement graduée en


centimètre. La chiffraison est souvent en décimètre

Il existe des mires à graduation renversée pour les


optiques ne redressant pas l’image (anciens modèles).

Le réticule d’un niveau est généralement constitué de


quatre fils :
 le fil stadimétrique supérieur (s´), qui donne une lecture m1 sur la mire ;
 le fil stadimétrique inférieur (s), qui donne la lecture 𝒎𝟐 sur la mire ;
 le fil niveleur (n), qui donne la lecture 𝒎 sur la mire ;
 le fil vertical (v), qui permet le pointé de la mire ou d’un objet.

La lecture sur chaque fil est estimée visuellement au millimètre près. Les fils stadimétriques
permettent d’obtenir une valeur approchée de la portée. Pour chaque lecture, il est judicieux
de lire les trois fils horizontaux de manière à éviter les fautes de lecture: on vérifie en
effet, directement sur le terrain
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2.3- Estimation de la portée par stadimétrie :

La portée, c’est-à-dire la distance horizontale entre le point de station et le point visé, est
utile dans les calculs de cheminement. Disposer d’un
ordre de grandeur de sa valeur est nécessaire, par
exemple, pour vérifier l’égalité des portées. C’est le
rôle des fils stadimétriques qui, par lecture de la
valeur L = m1 – m2 interceptée sur la mire, permettent
de calculer la distance horizontale

3- Précision et tolérance des lectures :

Sont énumérées ci-après les différentes fautes et sources d’erreur possibles.


a) Fautes : On distingue les fautes de :

 calage : oubli de caler la bulle, compensateur bloqué ;


 lecture : confusion du trait niveleur avec un trait stadimétrique ; confusion de
graduation ou d’unité ;
 transcription sur carnet : mauvaise retranscription de la valeur lue.

b) Erreurs systématiques : Les erreurs systématiques sont :

 l’erreur d’étalonnage de la mire ;


 le défaut de verticalité de la mire: bulle déréglée ;
 l’erreur d’inclinaison de l’axe optique: axe optique non perpendiculaire à l’axe principal ;
 le défaut de fonctionnement du compensateur.

c) Erreurs accidentelles : Les erreurs accidentelles sont :

 l’erreur de parallaxe qui est une mauvaise mise au point de la lunette ;


 un mauvais calage de la bulle ;
 l’erreur de lecture sur la mire due à l’estimation du millimètre ;
 un mauvais choix d’un point intermédiaire : point non stable ;
 le flamboiement de l’air : il faut éviter les visées en bas de mire près du sol lorsqu’il
fait chaud ;
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 l’erreur de pointé de l’objet : elle est due à la forme du réticule (un seul fil pour un
pointé ordinaire ou par bissection, deux fils pour un pointé par encadrement.

TP :

Les outils utilisés dans le TP :


 Le niveau (NK2)
 La mire
 Trépied

1- Mesure des distances :

- Mise en station de niveau


- On pose la mire dans le point A et on lire sur le fil stadimétrique supérieur et
inferieur et le fil niveleur
- Tournons le niveau à l’autre point B (la même chose que le point A)
- Calculer la distance entre A et B
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Les mesures trouvées :

AR
AV

C’ C
0.990 1.218
A
l’ 0.915 1.120
l
0.840 1.022

B’ B

D’ D

Distance l :
𝑙 = 𝐿𝐶 − 𝐿𝐵 = 1.218 − 1.022 = 0.196 𝑚
𝑙 𝑚 1
= = ⟹ 𝐷 = 100 × 𝑙 = 100 × 0.196 = 19.6 𝑚
𝐷 𝑑 100

𝐷 = 19.6 𝑚

Distance l’ :
𝑙 = 𝐿𝐶′ − 𝐿𝐵′ = 0.990 − 0.840 = 0.150 𝑚
𝑙 𝑚 1
= = ⟹ 𝐷′ = 100 × 𝑙′ = 100 × 0.150 = 15 𝑚
𝐷′ 𝑑 100

𝐷′ = 15 𝑚

2- Le nivellement :
AV
AR
0.915
1.120
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∆H

∆𝐻 = 𝑙𝑒𝑐𝑡𝑢𝑟𝑒 𝐴𝑅 − 𝑙𝑒𝑐𝑡𝑢𝑟𝑒 𝐴𝑉 = 1.120 − 0.915 = 0.205𝑚 = 20.5 𝑐𝑚


∆𝐻 = 20.5𝑐𝑚