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LES METHODES ASYMPTOTIQUES DE

L’ELECTROMAGNETISME
AU SERVICE DE L’INGENIEUR

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PLAN DU COURS

 Rappel sur les antennes et la propagation des ondes


 Bases théoriques des méthodes asymptotiques
 L’Optique Géométrique : direct, réfléchi, transmis
 La Théorie Uniforme de la Diffraction
 L’onde de surface
 La diffusion
 Les matériaux
 Les algorithmes

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RAPPEL SUR LES ANTENNES ET
LA PROPAGATION DES ONDES

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Plan

 Introduction : l’onde électromagnétique


 Cas du dipôle élémentaire
 Les différentes zones de rayonnement
 Les caractéristiques des antennes
 Impédance d’entrée
 Diagramme de rayonnement
 Gain
 Polarisation

 Le champ électrique généré par une antenne


 Le bilan de liaison, équation de Friis, équation du radar
 Les notations en décibels

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Introduction

 Voici une antenne de type « dipôle demi-onde »

Heinrich Rudolph Hertz


vers 1886

I V

 En appliquant une tension V aux deux extrémités, il en


résulte une certaine distribution de courant I le long
des deux brins métalliques…
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Champs E et H créés par une antenne

 … qui génère un champ électrique E en V/m et un


champ magnétique H en A/m

Source : http://fr.wikipedia.org

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L’Onde électromagnétique

 Le couple E,H définit une onde électromagnétique qui


est un moyen de transport de l’énergie sans support,
même dans le vide.

 Quand la condition de champ lointain est respectée, la


surface d’onde peut être assimilée à un front d’onde
plane. La puissance transportée par l’onde est traduite
par le vecteur de Poynting :
E
  
PEH en W/m2 H

P est dans la direction de propagation P


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Les bandes de fréquences et applications

 Des puissances et des applications très variables selon les


bandes de fréquences :

Source : http://ondelio.wordpress.com

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Cas du dipôle élémentaire

E Un dipôle élémentaire est une petite longueur
dl de conducteur (petite devant la longueur
d'onde l ) dans lequel circule un courant
alternatif I où w2pf est la pulsation et f la
 r
dl fréquence.
I  I o e jwt
I  I o e jw t

2pc c = vitesse de la
w  2pf  lumière = 3e8 m/s
l

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Cas du dipôle élémentaire

 A partir des équations de Maxwell, on démontre que le


champ E et le champ H à une distance r et une
longueur d’onde l sont donnés par :

Impédance du milieu
Z  m o / e o  120p

 Dans le vide, la permittivité vaut eo=8.85 10−12 F/m et


la perméabilité vaut mo=4π×10−7 H/m, soit une
impédance Z=377
GWAGENN © Dr LEGENDREOhms.
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Cas du dipôle élémentaire

 Conditions pour le champ lointain :


 Onde localement plane  E et H sont orthogonaux E.H = 0
 Décroissance du champ en 1/r  Er devient négligeable

En champ lointain, il
l E
Z suffit de connaître le champ E
r 
2p H pour en déduire le champ H
via l’impédance du milieu

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Impédance d’onde selon la zone
Impédance en Ohms
1e6
Champ Champ
proche lointain
1e4
Le champ électrique
est le plus fort en 1/r3 377 Ohms

100 Les champs électrique


et magnétique varient
en 1/r
Onde plane
1 Le champ magnétique est
le plus fort en 1/r3

0.01 1 10
r/(l/2p)
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Champ lointain pour une antenne

 On considère une antenne de dimension D qui n’est


pas petite devant la longueur d’onde. L’onde est plane
à la distance r si son déphasage est inférieur à p/8.
D

 r

2p  2 1 2  p D2
 r  4 D  r   r  2
l   8 l

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Les différentes zones de rayonnement

 1
E E#
Zone de champ réactif

r
Antenne

D

H Onde localement
plane

l 2D 2 E
r r  120p
2p l H
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Les différentes zones de rayonnement

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GPS
L1  1.227GHz
polarC
2D 2
r  43cm
l

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Limite Zone réactive – champ lointain

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Exemple – dipôle demi-onde
 Dipôle demi-onde accordé à 27 GHz
 Soit l/2 = 5 mm = L=longueur du dipôle
 Distance de Fraunhoffer = 2L2/l = 4.5 mm
 Zone réactive = l/2p = 0.73 mm
 Les courants générés sont de la forme sinusoïdale :
Axe Y

Axe X

Outil 4NEC2 5 mm
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Exemple – dipôle demi-onde

 Trois composantes du champ Ex, Ey, Ez


Champ Ez
décroit en 1/r 1.6 mm

Champ Ex
non nul
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La distance de
champ lointain est plus
courte (1.6 mm contre 4.5 1.6 mm
Champ E non mm) que la formule
vertical selon « IEEE » car la distribution
l’axe Z
des courants n’est pas Champ Ey
non nul
uniforme sur la géométrie www.cst.com

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A retenir en espace libre

 Zone réactive= l/2p affEsp <6 dB


 Définition IEEE
 distance > 2*D*D/Lambda
 domaines : ouvertures, paraboles, patchs
 Définition ONERA (2003)
 Dipôle, distance > 16 Lambda  AffESP>46 dB
 domaines : fils, dipôles, monopôles

 champ proche: CST, FEKO, NEC2


 champ lointain : Cardif, WinProp, Volcano

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Champ proche d’un véhicule

I (ds )
E  r (ds )
ds

http://www.turbosquid.com/3d-models/military-humvee-3d-model/303651

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G
 E.d 2
30.P
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Caractéristiques des antennes

 Certaines caractéristiques fondamentales, communes à tous les


types d’antennes, permettent de décrire le fonctionnement
d’une antenne particulière :

 Impédance d’entrée
 Diagramme de rayonnement
 Gain
 Polarisation

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Impédance d’une antenne

 L’impédance complexe d’une antenne Z(f)=R(f)+jX(f)


varie en fonction de la fréquence, car il existe des
variations de répartition des courants à sa surface.

 Les fabriquants recherchent à faire correspondre la


fréquence de fonctionnement de l’antenne avec un point
d’impédance purement réel proche de celle du système Zo
(boîtier d’adaptation, balün, circuit LC…)

 Zo = 50 ohms en général (impédance caractéristique de la


ligne RF de transmission)

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Impédance d’une antenne

 Dipôle élémentaire Z~80(pl/l)2~0 Ohms


 Dipôle demi-onde Z~73+j42 Ohms
 Monopole-l/4 Z~36.5+j21 Ohms

 Pour accorder une antenne,


on utilise des boîtes d’adaptation :
 Self 1:n
 Capacités,
 Inductances,
 Atténuateur,

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Coefficient de réflexion d’une antenne

 La qualité d’adaptation d’une antenne est définie en


donnant soit son coefficient de réflexion G, soit son ROS
(ou VSWR)

2 Pr Z  Zo
G   G dB  20. log( G )  0dB
Pi Z  Zo
Pi
Antenne
Zo
1 G Z
ROS  1 V Pr
1 G
Source (émetteur/récepteur)
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Directivité de rayonnement

 D(,j) représente la fonction caractéristique de


rayonnement : les directions privilégiées de rayonnement,
les ouvertures, les zéros et les niveaux de lobes
secondaires
dB

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Diagramme de rayonnement 3D Représentation polaire 2D

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Directivité de rayonnement du dipôle
 La directivité D(j,) est proportionnelle à sin2()

 Le diagramme est un tore :


dB

Hypothèse de
champ lointain

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Gain d’une antenne

 G(,j) donne le rapport entre l’intensité du champ


rayonnée dans une direction particulière (,j et l’intensité
rayonnée dans l’ensemble de l’espace.
 Une antenne dite isotrope a un gain de 0 dB.
 Ce gain dépend de la fréquence (variation de la répartition
des courants/charges sur l’antenne).
 Le gain dit réalisé est relié à la directivité par la relation :
2
G Réalisé ( ,  )  (1  G ) D ( ,  )

Si ROS  3  G  0.5 (soit  6dB )


2
 perte par désadaptation  20.log(1 - G )  1.26dB
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Directivités et gains de rayonnement

 Dipôle élémentaire (longueur <<l)

D ( ,  )  1.5 sin 2 ( )  G max dBi  10. log(1.5)  1.76 dBi

 Dipôle demi-onde (longueur =l/2) l/4 


 sin  
2
V
2
 cos( p2 cos  ) 
D ( ,  )  1.65   G max dBi  2.15dBi l/4
 sin( ) 
 

 Monopole quart-d’onde (longueur =l/4) avec l/4 


plan de masse  création de l’image du brin V

image
D ( ,  )  2.Ddipole ( ,  )  G max dBi  5.15dBi

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Reconstruction 3D du gain d’une antenne

 On connait généralement le gain G(,j) dans le plan


vertical GV(), dans le plan horizontal GH (j) et s valeur
maximum Gmax  il est nécessaire de faire une
reconstruction 3D

G ( ,  )  Gmax .GV ( ).G H ( ) peu précis pour ~0° ou 180°



G ( ,  )  Gmax .GV (0).G H ( ) NOK
G ( ,  )  Gmax .GV (180).G H ( ) NOK
j
G ( ,  )  Gmax .GV (90).G H ( )  Gmax .G H ( ) OK
V
²
sin 
G ( ,  )  GV ( ).G H ( ) plus précis pour ~0° ou 180°

G ( ,  )  Gmax .GV (0) OK


G ( ,  )  Gmax .GV (180) OK
G ( ,  )  Gmax .GV (90).G H ( )  Gmax .G H ( ) OK

 Voir étude détaillée dans [Y. Lostanlen HDR 2009]


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Polarisation d’une antenne

 Elle décrit la direction du vecteur de champ E


3 modes de polarisation
 polarisation rectiligne verticale, horizontale (plan H ou E)


Ex: dipôle, monopole…
E
E

s 
s « gauche »

 polarisation circulaire droite ou gauche 


E

s

Ex: antenne hélice…

« gauche »
 polarisation elliptique droite ou gauche 
s 
E

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Champ E rayonné par une antenne

 En champ lointain, à une distance r, une antenne de gain


Ge (gain « linéaire » ) alimentée par une source de
puissance Pe rayonne un champ E en V/m égal à :

30.Pe Watts .Ge  , j 


E  , j  V / m 
rm

 Comme la Puissance Isotrope Rayonnée Equivalente est


définie comme le produit Pe.Ge, on a aussi :

30.PIRE Watts
EV / m 
rm

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Equation de Friis

 La formule de FRIIS permet de calculer la puissance


disponible au niveau de la charge en réception en fonction
de la puissance fournie à l’antenne d’émission :
2
 l    2
Pr  Pe   Ge  , j  Gr  , j p e .p r 
 4pr 

Puissance Perte de Gains Perte liée à la


propagation réalisés polarisation

Découplage

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Perte d’adaptation de polarisation

 Cette perte dépend du produit scalaire entre les vecteurs


unitaires de polarisation
 
PertedB  20. log p e .p r

 Si les deux vecteurs sont orthogonaux, le produit est nul


et la perte tend vers -  dB. Dans le monde réel, ce n’est
pas aussi parfait. On appliquera le tableau suivant :
EMISSION Polarisation H Polarisation V Polarisation C
RECEPTION
Polarisation H - 0 dB -16 dB -3 dB
Polarisation V -16 dB - 0 dB -3 dB
Polarisation C -3 dB -3 dB - 0 dB

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Bilan de liaison entre deux antennes

 Pour des vecteurs de polarisation coplanaires, on peut


exprimer en dBm la puissance reçue :

Découplage entre les deux


antennes exprimé en dB

 4pr 
Pr  Pe  Ge  , j  dBi  Gr  , j  dBi  20. log 
dBm dBm
 l 

= PIRE en dBm
Atténuation de propagation en
espace libre exprimée en dB

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Principe de réciprocité

 La formule de Friis montre que si l’émetteur et le


récepteur sont identiques, la puissance reçue sera la
même. Le principe de réciprocité montre que
l’atténuation de propagation est identique dans les
deux sens de propagation.

 Lorsque qu'une liaison utilise une fréquence « aller »


et une fréquence « retour » différentes, quand les
niveaux de bruit ambiant sont différents aux deux
extrémités de la liaison , alors il n'y a pas de bilan
symétrique. Pourtant le principe de réciprocité est
toujours valable.
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Equation du radar
2
2
E diffusé
 Définition de la SER (RCS) :   lim 4pr 2
en m 2
r  Eincident
 j 

r2

r1
Récepteur Douglas A-26 Invader
http://fr.wikipedia.org

 max  pR 2 (sphère de rayon R)


Emetteur
Rh 2
 max  2p (cylindre de rayon R et hauteur h)
l
L2 h 2
  4p
max © Dr LEGENDRE (plaque de hauteur h et largeur L)
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GWAGENN l2 J.-F. Slide N° 36
Equation du radar
 La formule du radar permet de calculer la puissance
diffusée au niveau de la charge en réception en fonction
de la puissance fournie à l’antenne d’émission.
2
  l    2
Pd  Pe   Ge  , j  Gr  , j p e .p r 
4p  4pr1r2 

Puissance propagation Gains Perte liée à la


réalisés polarisation

 Elle ressemble à l’équation de Friis à un facteur a près


2 2
  r1  r2   l   
Pd    Pe   Ge  , j  Gr  , j p e .p r 2  a .Friis (...)
4p  r1r2   4p r1  r2  

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Les « décibels »
Puissances :
Affaiblissements linéiques :
dBm=10.log10(1mW)
dBW=10.log10(1W) = 30 dBm dB/m = 20/ln(10) Nepers/m

Champs électriques :
dBV/m = 20.log10(1V/m)
dBmV/m=20.log10(1mV/m)=-120 dBV/m

Gains d’antenne :
dBi = 10.log10(gain)

Coefficients de réflexion d’antenne :


dB = 20.log10(G)

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BASES THEORIQUES DES
METHODES ASYMPTOTIQUES

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Plan

 Introduction aux méthodes asymptotiques


 Equations de Maxwell, d’Helmotz, Eikonale et de transport
 Loi de continuité de phase et d’amplitude
 Propriété de polarisation de l’onde
 Equation du champ dans sa base locale
 Equation du champ après une interaction
 Equation du champ après N interactions
 Equation du champ total de M rayons
 Caractéristiques du canal
 Exemples

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Les méthodes de calcul
 Les méthodes exactes donnent des solutions exactes des
équations de MAXWELL. Les solutions sont peu
nombreuses.
 Les méthodes rigoureuses à formulation numérique
reposent sur la discrétisation des équations de MAXWELL
(ex: MoM, FDTD). Le problème est le volume de calcul
limité (limitation de la RAM).
 Les méthodes asymptotiques : OG, TGD, UTD, … qui
sont des méthodes approchées.
seules méthodes pour traiter des objets de grandes
dimensions devant la longueur d’onde.

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Les méthodes asymptotiques : constat

 F. MOLINET : « Les étudiants savent utiliser de grosses


calculatrices mais ne connaissent plus les phénomènes
physiques de l’électromagnétisme »

 Bibliographie :

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Les méthodes asymptotiques

 Une méthode de calcul est dite


asymptotique, i.e. d’autant plus exacte que
la fréquence est plus élevée.
 Ce sont des méthodes de calcul du champ
électromagnétique.
 Elles se situent entre les méthodes
« exactes » (FDTD, MoM…) et la résolution
rigoureuse des équations de Maxwell.

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Pourquoi faire ?

 Diagramme de rayonnement des antennes


 Canal de propagation
 Surface équivalente radar
 Niveaux des parasites électromagnétiques
 Compatibilité électromagnétique
 etc.

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Les équations de Maxwell

 On désigne par :

r la coordonnée spatiale du point d'observation

e (r ) la permittivité du milieu non homogène

m (r ) la perméabilité du milieu non homogène
 
E (r , w ) le champ électrique en régime harmonique
 
H (r , w ) le champ magnétique en régime harmonique

En régime harmonique, les variations temporelles du


champ selon exp(jwt) sont implicites dans toute grandeur
dépendant du temps t.

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Les équations de Maxwell

 En régime harmonique, le champ électrique et le


champ magnétique en dehors de toute zones de
sources satisfont les quatre équations suivantes :
      
  E (r , w )  jwm (r ) H (r , w )  0

      
  H (r , w )  jwe (r ) E (r , w )  0
Rappel

   

. e (r ) E (r , w )  0


   

. m (r ) H (r , w )  0

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L’équation d’Helmotz

 Dans un milieu homogène diélectrique,



m (r )  m o

e (r )  e  e r e o

 on arrive à l’équation d’Helmotz où U représente soit le


champ E soit le champ H :
 
2 2
 
 U (r , w )  k U (r , w )  0
Rappel
 avec k le nombre d’onde
2p
k  w em o  er
l
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Le développement de Lunerberg-Kline

 L'application de la méthode des perturbations aux


équations de Maxwell permet d'écrire le champ
électromagnétique en haute fréquences sous la forme
d’une série de puissance entière de 1/(jw.
 
    U (r )
U (r , w )  e  jk (r )  n
n
n  0 ( jw )

 où Yr représente la fonction de phase réelle au point


d'observation r.

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Le développement de Lunerberg-Kline

 Exemple du dipôle élémentaire

 jkr jwt  E 0 (r ) E1(r ) E 2 (r ) 


E (r , w )  (w.cte) e e  
 ( jw ) 0 ( jw )1 ( jw ) 2 
 
1 cte1 cte2
E0 ( r )  E1 ( r )  E 2 (r ) 
r r2 r3

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Equations eikonale et de transport

 On reporte le développement asymptotique dans


l’équation d’Helmotz.

 La fonction de phase vérifie l’équation eikonale :


  2

 (r ) 1

 Les amplitudes suivent l’équation de transport :


        
 U
2 2
 (r )  2 (r ). (r )  
  U n n 1
(r )

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Approximation de Sommerfeld

 L’approximation de sommerfeld-Rung consiste à ne


retenir qu’aux pulsations élevées w que le premier terme
de la série de Luneberg-Kline.
    
U (r , w )  e  jk ( r ) U (r )
0

 Le champ de l'O.G. est donc un champ de rayons car


l'énergie se propage le long de trajectoires rectilignes
orthogonales aux fronts d'onde définis par les surfaces
d'équiphase Yr. La direction de propagation est donnée
par le vecteur unitaire :
 
s  
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La loi de continuité de phase

 Compte-tenu des hypothèses du milieu, les rayons sont


rectilignes et se propagent selon la direction s. La dérivée
de la fonction de phase selon l’abscisse s est :

d ( s )  
  ( r )
ds

 En intégrant le long du rayon, on a :

 ( s )   ( 0)  s
 

U (r , w )  e  jk ( 0 )
 

U 0 (r ) e  jks

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La loi de continuité d’amplitude

 L’équation de transport à l’ordre 0 se réduit à une


équation différentielle du type :
1 d
  (s)U
2

2 0
(s) 
ds U 0
(s)  0

 En intégrant le long du rayon, on a :

 1 s 
 
2
U 0
( s)  U 0
(0) exp 
 2 0
 ( s )ds 

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La loi de continuité d’amplitude
 Développement de Taylor de l’équation d’une surface S(x,y)
S S 1 2S 2 1 2S 2 S S
S ( x, y )  S ( xo, yo)  ( x  xo)  ( y  yo)  ( x  xo )  ( y  yo )  ( x  xo)( y  yo)
x y 2 x 2 2 y 2 x y

 (x,y) proche de (0,0)  xo=0 et yo=0


 S(x,y) proche de 0  S (0,0) ~ 0
S S
 Approximation du plan tangent  x  y  0
 La surface est approchée par un ellipsöide ou une selle de
cheval défini par deux rayons de courbure r1 et r2 :

1 2S 2 1 2S 2 x2 y2
S ( x, y )  2
x  2
y  
2 x 2 y r1 r 2

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Courbure
La loi de continuité d’amplitude

 Le faisceau astigmatique :

1 1

2
 (s)  
r ( s) r
1 2
( s)

r ( s )  r ( s  0)  s
1 1

r 2
(s)  r 2
( s  0)  s
Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

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La loi de continuité d’amplitude

 En intégrant l’équation de transport, on arrive à la loi de


continuité des amplitudes qui dépend des rayons de
courbure r1 et r2 du front d’onde.

r r
U 0
( s)  U 0
( 0) 1

r s r s
2

1 2

 Le rapport entre les amplitudes du champs définit un


facteur de divergence qui traduit la perte d'énergie due à
l'écartement du faisceau à mesure qu'il se propage.

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Propriétés de polarisation de l’onde

 La polarisation de l'onde est définie en fonction de


l'orientation du champ électrique E(s) qui est parallèle au
vecteur unitaire e(s).

 E ( s)
e (s)  
E ( s)

 La loi de gauss indique que l'onde peut être assimilée à


une onde plane localement puisque la composante du
champ suivant la direction de propagation s est nulle :
    
.E  0 E ( s).s  e.s  0

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Propriétés de polarisation de l’onde

 L'orientation du champ magnétique H(s) qui est qui est


parallèle au vecteur unitaire h(s).

 H ( s)
h ( s)  
H ( s)

 En appliquant la première équation de Maxwell, on a :


     e  
  E  jwm o H  0 H (s)  s  E (s)
mo

Le trièdre (s,e,h) forme une base


orthonormée directe que l'on appellera "base   
locale" déterminée par rapport au rayon h  s e
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Propriétés de polarisation de l’onde

  
 On définit une base locale B : B(s , e// , e )

 Le champ E a deux composantes telles que :

 
  
 
  
E ( s )  0 s + E(s) . e// e// + E(s) . e e 
 On peut écrire dans cette base locale :
Dans la notation "base
 0  locale », on oublie
   
E ( s )  E // (s) e// + E  (s) e =  E // (s) 
La composante nulle dans la
direction de propagation
E  (s) 
B

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Equation du champ dans la base locale

 Dans sa base locale, le champ E est donné par :

E // (s) r r 1 2 E // (0)  jks


E (s)  E (0) e
  B r s r s
1 2
  B

 Le champ H se déduit directement en champ lointain du


champ E via l’impédance d’onde Z
  
H ( s)  Z s  E (s) On ne traite pas le champ magnétique avec
les méthodes asymptotiques car il est
implicitement donné par cette équation via
l’impédance d’onde du milieu

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Equation générale du champ (2D)
 Le champ E est donné par :

E (s) 
r r 1 2
E (0) e  jks
r s r s
1 2

 Le champ H se déduit directement en champ lointain du


champ E via l’impédance d’onde Z
 E(0) champ au point d’origine
 Exp(-jks) = terme de phase sur la distance s
 r1 et r2 = rayons de courbes du front d’onde
 Les rayons suivent des lignes droites et suivent le principe
de Fermat, ie le chemin n(l) le plus court
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Demonstration :

 Loi de conservation de l’energie

P.dS  P'.dS'  E.H.dS  E.H.dS'


E 2(0)/Zo. rr
1 2
 E ( s )2/Zo.( r 1
 S )( r 2
 s)

E (s) 
r r 1 2
E (0) e  jks
r s r s
1 2

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Limites de la solution asymptotique

 Dans certaines zones, la solution asymptotique donnes


des champs infinis, physiquement non réalistes.
 Ces zones sont situées aux voisinages des surfaces des
objets, des limites ombre/lumière ou encore des
caustiques.

s   r1
E // (s)
E (s)  
s   r2   B

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La propagation dans un monde réel
 C’est beaucoup plus complexe encore… Il faut tenir
compte des interactions avec le milieu qui n’est pas
forcément un diélectrique homogène :
Cape Town

REFLEXION

DIFFRACTION

DIFFUSION

REFRACTION

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Les différentes intéractions
 Les différentes interactions :
 La réflexion
 La réfraction

 La diffraction

 La diffusion

 suivent :
 Les fondements de la théorie asymptotique en hautes
fréquences
 Le principe de Fermat (partiellement pour la diffusion)

 Le principe de localité

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Le principe de Fermat

 « Lanature agit toujours par les voies les plus


courtes et les plus simples » Pierre de FERMAT (1657)

 FERMAT a émis le principe selon lequel, parmi l’infinité des


trajets possibles de la source au point d’observation, la
lumière choisie le trajet tel que le chemin optique soit
stationnaire par rapport à toute modification infinitésimale de
ce trajet.

 n(l ).dl
trajet
est stationnaire où n(l )  e r (l ) m r (l )
représente l’indice du milieu le long du trajet
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Principe de Fermat : théorie des images

 Réflexion sur deux plans :

Récepteur

Emetteur

Image E’ Image E’’


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Le principe de localité

 Le champ après une interaction dépend uniquement de


la géométrie locale et de la nature de la surface S et de
la configuration locale du champ incident au point
d’interaction. Cette propriété se traduit par la relation
linéaire :
i i i i
B  ( s , e// , e )
 i i
E (0)  X  E ( s )
B Bi

  
B  ( s , e// , e )

 [X] est une matrice 2x2 = dyade


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Le principe de localité

  
 Soit la base locale incident: B i  ( s i , e//i , ei )

  
 Soit la base locale après interaction : B  ( s , e// , e )

 La dyade s’exprime comme :


 i
  i
  X //
X   e// e// X //  e e X     0 

 0 X

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Le champ à une distance s

 Le champ E à une distance s après l’interaction est


donné par la relation asymptotique suivante :

E // (s) r1 r2
 X // 0  E i// (s i )  jks
    0   i i  e
E  (s) B r1  s r 2  s  X   E  (s ) i
B

  
   B  ( s , e// , e )
B i  ( s i , e//i , ei )

distance s
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 70
Bases locales pour n interactions

 Entre deux interactions, le champ incident de la seconde


est défini par le premier champ issu de la première
interaction.
 Il existe un angle a entre les deux bases locales tel que
 cos a sin a 
i
B  [G ] B G   
 sin a cos a 

  
B  ( s , e// , e )
a

  
B i  ( s i , e//i , ei )
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Champ après N interactions

 On considère N interactions successives :

E // (s)

N

E  (s) B i 1
(k ) (k)
  
(k)
   A (s). X . G .e
 jks k
 E i// (s i )
 i i   A.X .e
E  (s ) Bi
 jks E // (s ) 
i
 i i 
i

E  (s ) Bi

Avec :
N
 La distance totale parcourue s (sauf si) : s   s (k )
i 1

X    X (k) . G (k) 


N
 Le coefficient dyadique des interactions :
i 1
N
 La divergence totale du faisceau : A   A( k ) (s)
i 1

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Champ résultant de M rayons

 On considère M rayons ayant subit plusieurs interactions

E // (s) E (p) 
 .e E i// (s i(p) )
M M
// (s)
 
E  (s) XYZ
   (p) 
E  (s) B(p)
p 1 
 p 1
A ( p)
.X ( p)  jks ( p )
 i i(p) 
E  (s ) Bi(p)

 En s’affranchissant de la problématique de bases locales


(cas particulier des calculs en 2D), on a :
M M M

E A a
( p)
(p) ( p) ( p)  jks i(p) ( p)  jkd ( p )
E (s)  (s)  .X .e E (s)  .e
p 1 p 1 p 1

N ( p)
d ( p)  s
q 0
( p,q ) La distance totale parcourue le long du rayon p

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Prise en compte des gains d’antenne

 Application du gain d’antenne Ge à l’émission  Il suffit


de multiplier l’amplitude a(p) par la racine du gain
d’antenne calculé dans la direction de propagation du
champ incident de départ.
 Application du gain d’antenne Gr à la réception  Il suffit
de multiplier l’amplitude a(p) par la racine du gain
d’antenne calculé dans la direction de propagation du
champ diffusé par la dernière interaction.

  
a ( p )  Ge j e( p ) ,  e( p ) . A( p ) . X ( p ) . Gr j r( p ) ,  r( p ) 

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Champ résultant de M rayons

 On considère M rayons ayant subit N interactions.

 Le champ résultant les sommes de M contributions dont


chacune présente un terme :
 d’amplitude complexe a(p)
 de phase qui dépend du chemin parcouru d(p)

 Les méthodes asymptotiques permettent de connaître


une bonne approximation de la réponse temporelle du
canal de propagation.

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Champ résultant de M rayons
 Le champ total peut s’écrire
M
d ( p)
E a
p 1
(p)
e  j 2p f  ( p )
 ( p)

c
 retard du rayon

 La réponse impulsionnelle du canal est :



h( )  FFT H (f)   H ( f ) e j 2 p f  df


 Soit :

 
M M
h( ) 
p 1
F a (p) ( f ) d ( -  ( p ) )  
p 1
a (p) d ( -  ( p ) )

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Champ résultant de M rayons
 Si on connaît le champ total E et le champ incident Eo
d’une source isotrope en espace libre (sans interaction)
d’amplitude ||Eo||=1/ro et de retard o=ro/c on peut écrire le
ratio :
M
E  
A
Eo
 r0 
p 1
a (p)
e  j 2 p f  ( p )  o

 La puissance reçue est donnée par l’équation de Friis


modifiée :
2 Les gain Ge et Gr sont déjà pris
 l  2
Pr  Pe   A
 en compte dans A
 4pr0 
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Réponse impulsionnelle (raies)

 C’est la représentation amplitude / retard


 Modèle de « clusters »

Pente en ~20log(retard)
a (0)
amplitude

a (1) a ( 3)
a ( 2)
Pente en ~40log(retard)

a ( 4) a (5)
(1)
retard
 (0)
  ( 2)
 ( 3)
 ( 4)
 ( 5)

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Propriétés du canal de propagation

 Etalement temporel
 calcul du retard rms rms à partir du spectre de raies
 réprésente la dispersion du canal
M


2
( p)

amplitude
p a 
p 1
  M

a
2
( p)

p 1  rms
M

   2 2
( p)
p  a
p 1 retard
2
 rms  M

a
2
( p)

p 1
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Propriétés du canal de propagation

 Etalement angulaire (ex: application MIMO)


 calcul de l’angle rms rms à partir du spectre de raies
 réprésente la dispersion des angles d’arrivée du canal
M


2
 p a ( p)
 p  angle d' arrivée (site ou azimuth) du rayon p
p 1
  M

a
2
( p)

p 1  rms
M

   2 2
( p)
p  a 
2 p 1
 rms  M

a
2
( p)

p 1
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 80
Propriétés du canal de propagation

 Définition bande de cohérence B


1
B
 rms
 Soit W la bande d’un signal W
 Si W>>B, canal sélectif en fréquence
 Si W<<B, canal non sélectif en fréquence
W
 Interférences InterSymbole (IES)

envoyé(t) Canal(t) reçu(t)


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Propriétés du canal de propagation
 Canal de Rayleigh
 Situation NLOS  a(0) n’est pas prépondérant ( trajet direct)
 La distribution pdf(r) des amplitudes du champ reçu suit une
loi de Rayleigh

amplitude
Emetteur
Evanouissements
profonds

Récepteur temps
M

a
2
2 ( p)
  PDF(r)
Loi de Rayleigh
p 1

r2
r  2
pdf (r )  e 2
2 Amplitude r
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Propriétés du canal de propagation
 Canal de Rice
 Situation LOS  s=a(0) = le trajet direct est prépondérant
 La distribution pdf(r) des amplitudes du champ reçu suit
une loi de Rice Rice k>>0

amplitude
Emetteur
Rayleigh
si k=0

Récepteur
temps

Pdf de Rayleigh PDF(r)


Rice k>>0
2 Rayleigh
r
r  r  si k=0
pdf (r )  2 2 e  k I
e o 2k 
2  
2
s2 a (0) Facteur
k 2
 M
2 Amplitude r

2
2 a ( p)
de Rice
GWAGENN
p 2 © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 83
Propriétés du canal de propagation
 Effet doppler
 Soit un récepteur avec un vecteur vitesse v
 La fréquence reçue fr n’est pas exactement celle émise fe
 v 
fr  fe1  r 
 c 

v
 v. cos j 
fr  fe1   Récepteur (fr)
 c  j
 
 v v vr
 v .u  
fr  fe1   vr  vr
 c   
v r  u v r

u 1 
u

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 84


Émetteur (fe)
Propriétés du canal de propagation

 Effet doppler
 Pour chaque rayon p, on connait son vecteur unitaire
d’arrivée up

 v .u p 
 La fréquence fe émise est modifiée : f p  f e 1  

 c 

 Cela modifie le retard apparent d’arrivée et le spectre de


raies : amplitude


 v .u p 
  1  
( p) ( p)
a
 c 


GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 85
Exemple 1 : réponse impulsionnelle
Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

rayons raies

Champs R.I.
Source

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 86


Exemple 2 : combinaison des rayons
Combinaison de la diffraction par une arête
Avec les réflexions avant/après sur un sol diélectrique

Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 87


Exemple 3 : mesure / théorie

Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995
Sourcce : MEEKS
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 88
Exemple 4 : outil VISU2D

angles
Champs

raies

rayons
Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 89


Exemple 5 : TGD_C

i = modèle UTD 2D vertical


ii = mesures à 2.1 GHz
iii = modèle équation parabolique

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 iv = modèle Cardif (Deygout


Slide N° 90 à 3 arêtes)
L’OPTIQUE GEOMETRIQUE (OG)

GWAGENN © Dr J.-F. LEGENDRE V7.0 – novembre 2018 Slide N° 91


PLAN

 Le champ incident
 Le champ réfléchi
 Le champ réfracté

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 92


L’ONDE INCIDENTE

http://www.reflexnature.ch/IMAGES

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 93


Le champ incident

 Le champ incident suit les lois asymptotiques :

i i r1i r 2i  jks i
i
E (s )  e E (0)
r1i s i
r 2i s i

 Soit en notation dyadique :


E i// (s i ) r1i E i// (0 i )  jksi
r 2i
 i i   i  i  e
Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995
i i i
E  (s ) Bi r 1  s r 2  s  E  (0)  Bi

r1i (P)  r1i (s i )  r1i  s i Si rayons de


courbure finis,
r 2i (P)  r 2i (s i )  r 2i  s i ondeSlide
astigmate
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 N° 94
Le champ incident : l’onde plane

 Le champ incident est une onde plane si le front


d’onde présente comme rayons de courbures :

r1i   et r 2i  

 Soit :
i i 
 jks i i
E (s )  e E (0)

Dans le monde réel,


l’onde plane n’existe pas !!! Source :

C’est une « vue » mathématique


Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 95


Le champ incident : l’onde cylindrique

 Le champ incident est une onde cylindrique si le front


d’onde présente comme rayons de courbures :

r1i   et r 2i  0

 Soit :
i
i i e  jks  i
E (s )  E c (0)
si
Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

E ic (0)  lim
i
s i
E i
(0)
s 0

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 96


Le champ incident : l’onde sphérique

 Le champ incident est une onde sphérique si le front


d’onde présente comme rayons de courbures :

r1i  0 et r 2i  0

 Soit :
i
i i e  jks  i
E (s )  i
E s (0)
s

E is (s i )  lim s i i
E s (0)  30Pe G e
Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

i
s 0

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 97


Exemple : le câble rayonnant
l/2

V
50 Ohms

Équivalent à
Onde plane
2p nl
(Babinet)
j
e  jkz n  e l 2  (1) n

n
rn Dipôles équivalents

Onde sphérique
e  jkrn
cte sin  n E i (n)
rn
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 98
Exemple : le câble rayonnant

e  jkrn
 N
E(r)  cte 
n 1
rn
(-1) n sin θ n 

r  N
Comme rn  r2  n λ 2
2
et sin( n ) 
rn
E(r)  cte.  (-1)n
r
e  jkrn
n 1 rn 2


Si récepteur dans l’axe du câble E(r)  0 car θ n  0 Onde nulle

N n pair
 e  jkr e  jkr 0
Si r>>longueur du câble E(r)  cte
r 
n 1
n
(-1)  cte
r
 
 1  n impair
Onde sphérique ou nulle
 1
Si r<longueur du câble E(r)  cte Onde cylindrique
r
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Exemple : le câble rayonnant

Cables 200 dipoles à 400 MHz

0.1
fonction Fn

0.01

0.001

0.0001
1 10 100
indice N
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 100
R=10000 R=100 R=10 R=1
Exemple : le câble rayonnant

Cable rayonnant - 200 dipôles - 400 MHz

20

10
10 dB/décade  Onde cylindrique  câble = fil long devant l
0

-10
amplitude E en dB

-20

-30

-40 20 dB/décade

-50 Onde sphérique

-60 Zone de transition câble=point « brillant »

-70

-80

-90
1 10 100 1000 10000
distance r en m
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Exemple : le câble rayonnant
http://www.cetu.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/Note_Info_7_Retansmission_des_radio-communications_dans_les_tunnels_routiers_cle152e8d-1.pdf

fentes
d d
PC(d)  PC(d  2m)  10log PC(d)  PC(d  2m)  10log
2 2

d
Lm

coaxial

d Atténuation câble en 10.log()


PC(d)  PC(2m)  10log
2 car onde cylindrique

PSdB (d )  a dB / m .L m  PC dB (d) Atténuation totale en prenant


compte de la perte linéique
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L’ONDE REFLECHIE

http://www.routard.com/images_contenu/communaute/photos/publi/012/pt11328.jpg

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Le champ réfléchi

 Le champ réfléchi suit


 les lois asymptotiques (continuité de phase et d’amplitude)

r r r1r r 2r  jks r
r
E (s )  e E (0)
r1r s r
r 2r s r

 Le principe de Fermat (le chemin n(l) le plus court)


 i r 
n s s  0  i r

 Le principe de localité avec R = coefficient de réflexion


r i i
E (0)  R E ( s )

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Le champ réfléchi

Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

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Le champ réfléchi

 Le champ réfléchi suit les lois asymptotiques :


r r r1r r 2r i
E (s )  R e  jks r
E (0)
r1r s r
r 2r s r

 Soit en notation dyadique :

E r// (s r ) r1r r 2r
R // 0  E i// (s i )  jksr
 r r   r r r r  0   i i  e
E  (s ) Br r1  s r 2  s  R   E  (s ) i
B

 avec la dyade : R   e//r e//i  R//  er ei  R

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Le champ réfléchi : rayons de courbure

 Si la surface est parfaitement plane, les rayons de


courbure au point de réflexion sont égaux à ceux du
champ incident :
r1r (0)  r1i
r 2r (0)  r 2i

 De même, les rayons de courbure à la distance sr, au


point d’observation P, sont :

r1r ( s )  r1i  s r
r 2r ( s )  r 2i  s r

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Le champ réfléchi : coeff. de réflexion
 Pour une surface diélectrique de permittivité er, on a :
Formule générale (JAMES)

e r cos i  e r  sin 2  i m1n22 k1i cos i  m 2 n12 k 2t cos  t


R//  r// e jj //  R// 
e r cos i  e r  sin 2  i m1n22 k1i cos i  m 2 n12 k 2t cos t

cos  i  e r  sin 2  i m 2 k1i cos  i  m1k 2t cos t


R  r e jj   R 
cos  i  e r  sin 2  i m 2 k1i cos  i  m1k 2t cos t

 Pour une surface métallique (er   ), on a :

R//  1 R  1

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Le champ réfléchi : coeff. de réflexion

Angle de « Brewster »

Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

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Application: dipôle vertical sur plan PEC

 Comment rayonne un dipôle vertical au-dessus d’un


plan de masse PEC infini?
 Résolution des équations de Maxwell difficile.

s1i


dipôle

sr
s 2i
h

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Exemple : dipôle vertical sur plan PEC

 Dipôle élémentaire << longueur d’onde


 Gain en fonction de l’angle : Ge    1.76 sin 2 
 Champ incident à la distance si :
i i i
e  jks1 e  jks1 e  jks1
E i ( )  E i (0)  Eo Ge  .  cte sin( )
s1i s1i s1i
dB

 Sal sol PEC, on a le diagramme

www.cst.com
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Application: dipôle vertical sur plan PEC

r1r r 2r r
Sol PEC
E r (s r )  R.e  jks E i (0)
r1r  s r r 2r  s r
 1 0 
R   
 jks i2  jks i2  0  1
e e
E i ( )  E i (0)  Eo Ge  .
s i2 s i2

r 1 s 2i s 2i  jks i2  jks r
E ( )  cte (1)e e sin 2 ( )
s 2i s 2i  s r s 2i  s 2r

r1r  r 2r  s 2i e 
 jk s i2  s r 
E r ( )  cte sin 
s i2 s r
Surface plane
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Application: dipôle vertical sur plan PEC
r  s1i  s r
 Champ total pour r >> 1 :
z  s i2  2h cos 

e  jkr e  jk r  z 
E    E    E    cte sin  
i r
 cte sin  
r r

E    cte sin  
e  jkr
r

1  e  2 jkh cos  
Onde
e  jk r  h cos( )  sphérique
E    cte 2 cos(kh cos( )) sin  
r
Diagramme de rayonnement
équivalent avec des lobes selon h
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Application: dipôle vertical sur plan PEC

 Effet de la réflexion sur le diagramme

www.cst.com www.cst.com

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Application: dipôle horizontal sur plan PEC
Dipole
27 GHz

www.cst.com

www.cst.com

SOL PEC
ou www.cst.com www.cst.com

SOL DIELECTRIQUE
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LA REFRACTION

Lorsque la lumière change de


milieu transparent,
elle change de direction
http://230nsc1.phy-astr.gsu.edu/hbase/geoopt/refr2.html

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Le champ réfracté

 Le champ transmis suit


 les lois asymptotiques (continuité de phase et d’amplitude)

t t r1t r 2t  jks t
t 2p
E (s )  e E (0) k er
r1t s t
r 2t s t l

 Le principe de Fermat (le chemin n(l) le plus court)

sin  i  e r sin  t Loi de Descartes n1 sin 1  n2 sin  2

 Le principe de localité avec T = coefficient de transmission


t i i
E (0)  T E ( s )

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Le champ réfracté

Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

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Le champ réfracté

 Le champ transmis suit les lois asymptotiques :


t t r1t r 2t i
E (s )  T e  jks t
E (0)
r1t s t
r 2t s t

 r1t  r1i e r
 t i 2 t 2 i
 Soit en notation dyadique :  r 2  r 2 e r cos  cos 

E t// (s t ) r1t r 2tT// 0  E i// (s i )  jks t


 t t      i i  e
E  (s ) Bt r1t  s t r 2t  s t  0 T  E  (s ) i
B

 avec la dyade : T   e//t e//i T//  et ei T


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coefficient de transmission

Formule générale (JAMES)

1  R// 2 e r cos  i 2m1n22 k1i cos  i


T//   T// 
er e r cos  i  e r  sin 2  i m1n22 k1i cos  i  m 2 n12 k 2t cos  t

2 cos  i 2m 2 k1i cos  i


T  1  R  T 
m 2 k1i cos  i  m1k 2t cos  t
cos  i  e r  sin 2  i

Dans le cas de la transmission dans le sens matériau/vide,


on remplace er par 1/ er dans les formules.

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Transmission dans le sens matériau/vide

 Dans ce cas la loi de Descartes devient :

e r sin  i  sin  t

 Cette relation nous montre qu'il existe un angle


d'incidence critique au dessus duquel le phénomène
de transmission n'est plus possible ; à l'incidence
critique, le rayon transmis rase l'interface.

c 1 p
  arcsin ,c  2
er
c

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LA THEORIE GEOMETRIQUE
DE LA DIFFRACTION

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PLAN

 Introduction
 Le champ diffracté par un dièdre
 Le coefficient de Keller (1953)
 Le coefficient de Kouyoumjian (1974)
 Le coefficient de Luebbers (1982)
 La théorie de Huygens (1657)
 La diffraction double sur dièdres
 La diffraction sur surface convexe

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L’ONDE DIFFRACTEE

http://www.fizica.ro/bradbourne/yr11waves/index.htm

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Introduction

 La théorie est basée sur trois postulats :


 La diffraction est un phénomène local aux hautes fréquences
 Les rayons diffractés obéissent aux lois de l’optique géométrique
 Les rayons diffractés obéissent au principe de FERMAT

Dièdre Pointe Surface convexe

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Diffraction par un dièdre

 Loi de l’Optique Géométrique :

d d r1d r 2d  jks d
d
U (s )  e U (0)
r1d s d
r 2d s d

 Phénomène local :
Pour le dièdre, la ligne de
d i i
lim r 2 U (0) = D  U (s )
d discontinuité est une caustique,
d
r 2 0 soit r2d=0

d d r1d 
U (s )  d d d
D e U (s )
 jks d i i
s ( r1  s )

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Diffraction par un dièdre

 Propriétés de polarisation
Principe de Fermat
i   d 
s .t  s .t  cos  o

Cône de Keller

Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995
Angle intérieur
du dièdre = n p
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Diffraction par un dièdre

 Propriétés de polarisation

E d// (s d ) r1d D // 0  E i// (s i )  jksd


 d d   d d d  0   i i  e
E  (s ) Bd s ( r1  s )  D   E  (s ) i
B

D   e i// .e //d  D//  e i .e d  D Dyade du coefficient de diffraction

 Rayon de courbure Arête rectiligne

 i  d 1 1
1 1 ne .s  ne .s re 
  r1d i
r inc
r1d i
r inc 2
r e sin  o

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Diffraction par un dièdre : zones

4 transitions optiques: RSB1


RSB2
• ISB1
ISB1
• ISB2 Incident
ISB2
Incident
• RSB1
• RSB2

Notations :
pq=11ISB1 pq=12ISB2

Pq=21RSB2 pq=22RSB1
RSB1

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Coefficient de Keller - 1953


e  jp/4 sin pn 
 1 1 
D //,   d i
 
n 2kp sin o  cos p  cos j j p j d j i
 n n
cos n  cos n 

 Défaut : donne un champ  sur les transitions

j d  j i  p sur ISB
j d  j i  p sur RSB

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Coefficient de Kouyoumjian (1974)

 Pathak et Kouyoumjian introduisent une fonction de


transition F(x) telle que :

F ( x)  2 j x e jx  exp( jt 2 ) dt F ( x  0)  jpx
x

 Près des zones ISB ou RSB, la valeur x


tend vers 0 et la fonction de transition
introduit une discontinuité de phase pour
compenser la disparition d’un rayon OG
 En dehors de zone de transition, la valeur
x est très grand et F(x>>0)1. Le
coefficient de diffraction converge vers
celui de Keller.

Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

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Coefficient de Koujoumjian (1974)
 a pq 
F pq 
 F  2kL sin 2  Fonction de transition
2 
 

D pq 
1
cot

 (1) q 1 a pq  2p n N pq  
2n j 2kp sin  o  2n 
 

s d  r ei r1i r 2i
L = sin 2  o s d Facteur de distance
r ei s d  r1i s d  r 2i

a pq  (1) q 1 p   pq   2p n N pq Npq est un entier qui minimise apq


 pq  ( 1) q 1 j d  ( 1) p j i 
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 132
Coefficients de Kouyoumjian / Luebbers

2 2 2 2
~ //, 
D //,  
p 1 q 1
D pq  
p 1 q 1
//, 
Gpq D pq Fpq

//, 
G11 //, 
 1 G22  1,1 Kouyoumjian (1974)
Dièdre PEC : G //,  1 G //,  1,1
12 21
Luebbers (1982)
Dièdre diélectrique opaque Dièdre diélectrique transparent
//, 
G11 1 //, 
G11  1  T11//, 
//, 
G12 1 //, 
G12  1  T12 //, 
//, 
G22  R (1)
//,  p  j 
2
i //, 
G22  R (1)
//,  p  j i

p  j  np 
2
//, 
G21  R (2)
//, 
2
d
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F.
G //, 
 R (2)
21 2018 //, 
V7.0 – novembre
p  j  np 
2
d
Slide N° 133
Continuité sur une transition

 Sur une transition, on a : a pq  0

F pq  2
L
a pq j2kp

D pq 
1
cot

 ( 1) q 1

a pq  2p n N pq    (1) q 1 (1)
N pq

2n j 2kp sin  o  2n  a pq j 2kp sin  o


 

  
lim Fpq D pq  (1) q 1 (1) Npq signe(a pq )
a pq 0
 2 sinL  Discontinuité
o de phase

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 134


Continuité sur une transition ISB

 Le champ total est :


E ( P)  E d ( P)   i E i ( P)   r E r ( P)

 Sur une transition ISB1 (pq=11), on a :

-jk(si  s d )
e
E i ( P)  C
si  s d

-jks i
d e si - jks d
E ( P)  C i
D //,  d i d
e
s s (s  s )

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 135


Continuité sur une transition ISB

 Le coefficient de diffraction est :

si s d ~ //, 
D//,   12 signe(a12 )
si  sd
 
p 1 q  2
D pq

i 1  signe (a 12 )  Loi d’existence du rayon


 Comme  
2

E ( P) si  sd ~ //, 
E i ( P)
 12 
si s d

p 1 q  2
D pq
Perte = -6 dB

Le champ diffracté est égal à la moitié du champ


OG qui disparaît (au signe près) pour compenser.
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Continuité des champs : graphe
Champ de l’OG
1 Champ
incident
R Champ réfléchi

-1/2 +1/2
-1/2R +1/2R

Champ
diffracté

Transition RSB Transition ISB


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Continuité des champs : exemple

ji=45°
j=9

Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

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Le principe de Huygens

 Le principe du Huygens est :


« l’onde qui avance peut être considérée comme la somme
de toutes les ondes secondaires qui surgissent des points
dont le milieu a déjà été traversé »

 Cette vision de la propagation d’onde est


complémentaire à l’UTD. Elle aide à mieux comprendre
une variété de phénomènes d’ondes, tels que la
diffraction.
diffraction

Ondes
sphériques

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Ellipsoïde de Fresnel
P Ellipsoïde d’ordre n

E R nld1d 2
Dh0 rn 
Masquage partiel
d1  d 2

l
d1 d2 EP  PR  ER  n
2

La plus grande partie de l’énergie transite par le premier


ellipsoïde où n=1. Sa frontière délimite la région qui doit rester
dégagée de tout obstacle pour que la liaison soit considérée
comme LOS du point de vue de l’atténuation moyenne.

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Calcul du champ total

2d1  d 2  Si LOS  Dh<0  v<0


  Dh  Si NLOS  Dh>0  v>0
l  d1  d 2

Et
 ( v  0)  1 / 2
Et 1  j p Eo
Eo

2 
exp( j t 2 )dt
2 Et
(v  )  1
Eo
Formules approchées [BOITHIAS]

Et
Av   20. log  6.9  20 log (  0.1) 2  1  0.1  v  si   -0.8
Eo  

Et 
Av   20. log  20. log( ) si   0
Eo 0.225
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Calcul du champ total

A v   champ diffracté
Av   0 dB v ~ 0.8
0

Champ incident+diffracté
-5

-10
-6 dB Av   champ total
-15

Av   20. log( )
-20 0.225
Champ diffracté
-25

-30

  0  cas LOS   0  cas NLOS



-35
-10 -8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8 10

Transition ISB
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Diffraction par un masque 2D
2
Et 1  j p F ( 2 )  F (v1 ) p 2

2
 exp( j t ) dt  Dv  exp( j v )Dv
Eo 2 2  2  v1 2
1

Et Dh 2d1  d 2  Variation de propagation


 Dv  
Eo 2 l  d1  d 2
en 30 log(d)

Dh

d1 d2
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Diffraction par un masque 2D
OG OG
1 Champ Champ 1
incident incident
R R
Champ Champ
réfléchi réfléchi
-1/2 +1/2 +1/2 -1/2
-1/2R +1/2R +1/2R -1/2R

Champ Champ
diffracté diffracté

RSB ISB ISB RSB


Angle 

Transition Transition
RSB ISB

Angle 

Transition Transition
RSB ISB
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Diffraction par une ouverture 2D
v1  2
Et 1  j p 1 j p 1 j p
  
2 2
 exp( j t )dt  exp(  j t )dt  1  exp(  j t 2 ) dt
Eo 2 2 2 2 2 2
 2 1

Et Dh 2d1  d 2  Tend vers 0 si petite


 1  Dv  1  
Eo 2 l  d1  d 2

Dh

d1 d2
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 145
Diffraction par une ouverture 2D
OG OG
1 1
Champ Champ
incident incident
R R
Champ Champ
réfléchi réfléchi
+1/2 -1/2 -1/2 +1/2
+1/2R -1/2R -1/2R +1/2R

Champ
diffracté

ISB RSB RSB ISB Angle 

Transition Transition
RSB ISB

Angle 

Transition Transition
RSB ISB
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 146
Diffraction par une plaque
rectangulaire
2 x 2 y
Et 1  j p 1 j p
Eo

2  exp( j
2
t 2 )dt
2  exp(  j
2
t 2 )dt 
1 x 1 y

Et F ( 2 x )  F (v1 x ) x F ( 2 y )  F (v1 y ) y p x2 x p y2 y
 D v D v  exp(  j v ) D v exp(  j v ) D v
Eo  2 x  v1 x  2 y  v1 y 2 2
2 2
Et
Eo
 x
 Dv .Dv 
y 2

  d1  d 2
 
4p  d1  d 2

   4p
Dx 2 Dy 2 SER d’une
plaque Dx . Dy
 l2

Dy

Dx

d1
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018
d2 Slide N° 147
Diffraction par une forêt
 
Et 1 j p 1 j p
 
2
T* exp( j t ) dt  1* exp(  j t 2 )dt
Eo 2 2 2 2


1 j p
 (1  T ) *
2  exp( j
2
t 2 ) dt Même facteur de correction
que [Luebbers]

d1 d2
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 148
Diffraction par une forêt

La phase est aléatoire et repartie entre 0 et 2p


 T  T *  0
 T .T *  T  0
Et
 (1  T ).(C ( )  jS ( ) 
Eo
2 *
Et Et E t
  (1  T ).(C ( )  jS ( ).(1  T * ).(C ( )  jS ( )
Eo Eo Eo
2
Et
Eo
2

 (1  T ). C 2 ( )  S 2 ( ) 
Sur la transition ISB, on a :
Et 2
 I (v ) 1  T Et 1 2
Eo  1 T
Eo 2
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 149
Diffraction par une forêt
Champ de l’OG
1 Champ
incident
R Champ réfléchi
Et 1 2
 1 T
Eo 2

-1/2R +1/2R
T

Champ
diffracté
0
Transition RSB Transition ISB
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 150
Calcul de la fonction de Fresnel
 2
j t dt  C ( x)  jS ( x) Intégrale de Fresnel qui intervient
I(x)  e
x
dans la théorie de Huygens et dans l’UTD

Cf. Fonction FC10AD de la librairie mathématique Harwell

x<2 x>2

2 n 1 11 2 n 1
x c 2
11 2

e 
j
x
2

e  x
j
I(x)  cn    p I(x)  n 
2
4j
n 0 x
n 0

j n 2 3n 1
j n 1 1 3 5 ... (2n  1)  cn  
cn   1 3 5 ... (2n  1)
3n  2
2

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 151


Variation de la fonction de Fresnel
http://en.wikipedia.org/wiki/File:Fresnel_Integrals_%28Unnormalised%29.svg 


C(x)  cos(t 2 )dt
x


S(x)  sin(t 2 )dt
x

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 152


Diffraction double sur deux dièdres
2 2 2 2
~ //, 
D (1) //,   
p 1 q 1
D pq  
p 1 q 1
//, 
Gpq D pq Fpq

*
2 2 2 2
~ //, 
D (2) //,  
n 1 m 1
D nm  
n 1 m 1
//, 
Gnm D nm Fnm

2 2 2 2
DD //,   
p 1 q 1 n 1 m 1
//,  //, 
Gpq Gnm D pq D nm Fpq Fnm

G pqnm Intégrale de Fresnel


Généralisée (GFI)

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 153


Diffraction double sur deux dièdres
Intégrale de Fresnel Généralisée (GFI)
W(z , w )  G(z, w)  G  (z, w)

 1  j8px a  W(z b , wb )  W(z c , wc ) 


jt 2
(1, 2 ) 
e
G pqmn
G ( z , w) 
w
2p
jz 2
e t
z
2
 w2
dt

2w / z
G ( z , w)  lim G ( z , w) 
z , w  z 2  w2

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 154


Diffraction double sur deux dièdres
Erreur en dB si on applique la diffraction UTD classique

Exemple :
s0=7500 m
Discontinuité de 14.8 dB
s1=1800 m
s2=9000 m

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 155


Exemple 1 : diffraction simple

huygens

huygens

En dehors des effets de la Source :

Polarisation, la théorie de Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

Huygens est proche de


l’UTD

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 156


Exemple 2 : diffraction avec réfraction
Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 157


Exemple 3 : diffraction « plateau »

Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

Discontinuité
de l’UTD classique
Utilisation de la
slope-diffraction

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 158


Exemple 4 : diffraction double uniforme

Sur la double transition


ISB, le champ varie entre
½ et ¼ , soit -6 à -12 dB
selon l’écart en distance
entre les deux arêtes (s1)
Et 1 1  s 2 s0 
  atan  Source :

E o 4 2p  s (s  s  s )  Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

 1 0 1 2 

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 159


Exemple 5 : comparaison UTD - Huygens

La théorie de Huygens est moins proche


de l’UTD à mesure que l’on baisse en fréquence

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 160


Diffraction sur une sphère PEC

 Le rayon diffracté suit le principe de Fermat et


sa trajectoire correspond à une géodésique,
appelée aussi « great circle »

 L’équation paramétrique du GC est : u

   coslat  coslon 
 au  (1  a )v  
t a    
  cos lat  sin lon  
au  (1  a )v  
t(a)
 sin(lat ) 

Avec a=0….1

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 161


v
Diffraction sur une sphère PEC

 Le ratio entre le champ en espace libre Eo et


le champ total est donné par les formules
approchés de [Boithias].

E
 
1
Q  1  2   2p   .e
3 2 1.607 
Eo

  0.5555

1/ 3 Idem pour
 2p 
     2  ( R. ) un cylindre PEC
 lR 
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 162
Exemple – diffraction sur cylindre

CL 
Pr
Pt
 
 (1  Gt 2 ).Dt . A.Q left  A.Q right 2 .Dr .(1  Gr 2 )

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 163


Exemple – diffraction sur cylindre

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 164


L’ONDE DE SURFACE

GWAGENN © Dr J.-F. LEGENDRE V7.0 – novembre 2018 Slide N° 165


PLAN

 Fonction de Sommerfeld
 Calcul du champ reçu total
 Hauteur effective minimum
 Application numérique

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 166


L’ONDE DE SURFACE

http://fr.123rf.com/photo_5236621_ondes-sur-une-surface-de-l-39-eau-dans-une-piscine.html

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 167


L’onde de surface

 A proximité immédiate du sol, il existe une


zone à l’intérieur de laquelle les formules
dérivées de l’OG ne sont plus valables. Dans
cette zone de réarrangement, on peut définir
une onde de surface qui satisfait les équations
de Maxwell
 Cette onde est caractérisée par une
polarisation elliptique.

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 168


Fonction de Sommerfeld
1
w
2p
1 j sin j  z  2
l
 L’amplitude du champ reçu par rapport à
l’espace libre ne dépend plus que de W
compris entre 0 et 1. z dépend de la
polarisation, de l’angle, de la permittivité et de
la conductivité à la surface de réflexion
 W est d’autant plus grand que la fréquences
est plus basse et le sol plus conducteur

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 169


L’onde de sol

 Lorsque les aériens sont légèrement


surélevés, l’onde de surface et l’onde d’espace
(onde directe + onde réfléchie) co-existent et
forme l’onde de sol

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 170


Champ total reçu

direct réfléchi Onde de surface

E jD jD
 1  R.e  (1  R ).W .e
Eo

E 2phehr l
2 
Eo ld 2pdz 2

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 171


Champ total reçu l
Onde d’espace
1000
2pdz 2
prépondérante

100

2phehr Onde de surface


prépondérante
10

ld
1
0.001 0.01 0.1 1 10 100 1000

0.1

0.01

0.001

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 172


Hauteur effective minimum

 L’onde de surface devient négligeable si les


hauteurs des aériens deviennent supérieur à la
hauteur effective minimum donné par :

l
ho 
2pz

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 173


Application numérique

 Fréquence = 30 MHz
 Sol  permittivité=15, conductivité = 0.001 S/m
 Mer  permittivité = 70, conductivité = 5

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 174


Exemple : onde de sol à 145 MHz

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 175


LA DIFFUSION

GWAGENN © Dr J.-F. LEGENDRE V7.0 – novembre 2018 Slide N° 176


PLAN

 Introduction
 La surface aléatoire « gaussienne »
 Le modèle de Beckmann-Spizzichino
 Le modèle de Barrick-Lebherz

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 177


L’ONDE DIFFUSEE

http://beausoleil.arnaud.free.fr/BlenderManual2.32_part_I/c8199.html

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 178


Introduction
 La diffusion ne suit pas le principe de
localité des méthodes asymptotiques
(OG/UTD). Elle est issue de la sommation
de milliers contributeurs d’une surface
et non la contribution d’un seul point particulier.
 La diffusion suit partiellement le principe de Fermat. Le
rayon incident et le rayon diffusé sont rectilignes mais
ne parcourent pas le chemin le plus court.
 Les théories de diffusion reposent sur les équations de
Maxwell avec l’hypothèse « haute fréquence ».
 On distingue la diffusion cohérente (avec une phase)
et la diffusion incohérente (phase aléatoire).
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 179
Modèles de diffusion présentés

 Deux modèles sont présentés:


 La théorie de Beckman-Spizzichino basée sur l’équation de
Helmotz (surface parfaitement conductrice = PEC)
 La théorie de Barrick basée sur la surface équivalente radar
(SER) des contributeurs (en PEC ou diélectrique)
 Mêmes hypothèses de départ :
 La fonction S(x,y) décrivant la surface est une variable aléatoire

gaussienne centrée avec h la déviation standard des rugosités


et T la distance de corrélation entre deux points de S
 Les rayons de courbure en tout point de S(x,y) sont >> l

 La région illuminée est uniforme sur une zone rectangulaire.

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 180


Surface aléatoire gaussienne : définition

 En 1D, la surface de diffusion est décrite par z(x)


 z est une variable aléatoire suivant une distribution
gaussienne de moyenne nulle et d’écart-type h.
 z admet comme densité de probabilité la loi normale :
z2

1 2 h 2
w( z )  e
2p  h
 On associe un coefficient de corrélation C() où T est la
distance de corrélation entre deux points de S. Pour une
surface S « valonnée » (dérivée première de z(x) est
alors continue), on a :
2

C ( )  e T2

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 181


Surface aléatoire gaussienne

z 1  2

x
C ( )

w(z ) z2

1 2 h 2
w( z )  e
2p  h

z
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 182
Surface aléatoire gaussienne : valeurs
 Quelques caractéristiques selon le type de sursol [Lebherz]
Caractéristiques Caractéristiques
statistiques électromagnétiques
Type h en m T en m er ’  104 mho
Urban 10 100 4 7.5
Suburban 5 20 4 7.5
Farmland, field 0.05 2 7 50
Forest 3 6 1.2 10
Bush, heathland 0.4 2 5 10
Water 0.1 3 80 100

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 183


Le modèle de Beckmann-Spizzichino

 Equation de base : Helmotz


 Surface plane illuminée de direction v=(vx,vy,vz)
 On démontre que la puissance diffusée
moyenne est composée de deux termes :
 La diffusion « spéculaire » dans la direction 2=1
 La diffusion incohérente où 2≠1

Soit la rugosité verticale gv telle que : g v  v z h 


2

 Soit la rugosité horizontale gh telle que :


g h  v xyT / 2 2  v x2  v 2y T / 22
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 184
Le modèle de Beckmann-Spizzichino

 Influence de la rugosité verticale gv sur le rayonnement


de l’énergie diffusée :  h2 2
2 cos1  cos 2 
r 1 ,  2   e
2
l

Surface lisse Surface intermédiaire Surface très rugueuse


gv  0 0  gv  1 g v  1
Réflexion spéculaire Réflexion spéculaire + Réflexion diffuse
Pas de diffusion Réflexion diffuse Phase incohérente
Direction 2GWAGENN
=1 © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Pas Slide
de direction
N° 185 privilégiée
Le modèle de Beckmann-Spizzichino

 Dans la direction spéculaire (2=1), le rayon réfléchi


est atténué par un facteur r ne dépendant que de la
direction incidente et du ratio entre le facteur h sur la
longueur d’onde l :
 
8 h cos 
2
Ro    coef. de
R    Ro  r  Ro  
e l 
réflexion de Fresnel

 L’effet réducteur de la diffusion est maximal pour une


incidence normale =0°. Le facteur r tend vers 1 si
l’onde incidente est rasante  p/2 (mais attention pas
de prise en compte par le modèle des « ombres »).

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 186


Le modèle de Beckmann-Spizzichino

 Le coefficient de réflexion diffuse rd est donné par


l’intégration sur la surface S suivante :
2 2
Ed 1  r  cot an 2  o  tan 2  

2
rd     exp  dS
4p 4  tan 2  
Eo rr
S 1 2  cos   o 

v x2  v y2 
2 h v  (v x , v y , v z )
tan  tan  
T vz
Direction de l’onde incidente
 Si >o, le terme intégré tend rapidement vers 0
 Si ~o, terme prépondérant. Cela définit une zone
éclairante d’où vient les contributions majeures
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 187
Le modèle de Beckmann-Spizzichino

 Soit h1 la hauteur de l’émetteur et h2 la hauteur du


récepteur, telle que h1<<d h2<<d où d=longueur de liaison

h1  h2
 Soit le facteur K : K 
d tan 
 Si K >1, la zone autour du point spéculaire renvoie le
maximum d’énergie. Si ~0 (sol lisse), rd tend vers 1

 Si K<<1, l’énergie diffusée provient des deux zones


situées au voisinage de l’émetteur et récepteur. Si h1=h2,
on démontre que <rd2>=1/4+1/4=0.5

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 188


Le modèle de Beckmann-Spizzichino

 Cas d’une liaison symétrique (he=hr)


2 Ed
2
1 LISSE
rd 
Eo 0.95

0.9

0.85

0.8

0.75

0.7

0.65

0.6

0.55
RUGUEUX
0.5
0.01 0.1
tan 1 10

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 189


Le modèle de Beckmann-Spizzichino
 Cas d’une liaison symétrique (he=hr)
1
Emetteur Récepteur
Surface éclairante

Fonction intégrée : tan0.01


2
 r  cot an 2  o  tan 2  
  exp 
4
  tan 2  
 r1 r2  cos  o 

tan augmente

tan0.5

Distance
Emetteur Récepteur
1/4 1/4
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. Surface
V7.0 éclairante
– novembre 2018 Slide N° 190
Zone de Fresnel sur le spéculaire

 C’est la zone de contribution de réflexion spéculaire

r1
r2

image r 1
l
r1r2
2
r1  r2

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 191


Le modèle de Barrick

 Le modèle de Barrick est basé sur la SER bistatique


de surfaces élémentaires rectangulaires 2Lx*2Ly

2Ly
2Lx
 Il peut s’appliquer aux surfaces diélectriques et prend
en compte la polarisation de l’onde incidente. Les
indices p et q peuvent être h (polar. H) ou v (polar. V)
 Il distingue la SER bistatique :
 Cohérente gc : la phase dépend du trajet parcouru
 Incohérente gI : la phase est aléatoire

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 192


Le modèle de Barrick

 La SER bistatique cohérente gc est donnée par la formule


suivante où apq dépend des angles, de la polarisation et du
coefficient de réflexion sur l’élément de surface :
4 Lx L y
g C
pq 
p
sin c2  
v x Lx sin c2  
v y L y a Cpq
2  v 2 2
e z h

 La SER bistatique incohérente gI est donnée par la formule


suivante où apq dépend des angles, de la polarisation et du
coefficient de réflexion sur l’élément de surface :
2
4 2  v xyT 
I   
g pq   h2 k 2 cos 2 1 cos 2  2 a pq
I
J 2 
p J  p h2 e  

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 193


Le modèle de Barrick-Lebherz

 Lebherz exploite la SER g par des éléments de surfaces


illuminés par une onde incidente Ei. L’amplitude du champ
diffusé Ed à une distance r est donnée par :
g Onde
r1  r2 g Onde incidente
d
E E i incidente
Ed  Ei sphérique
4pr 2
plane
r1r2 4p

 Le champ total est la somme des champs de l’OG, de la


TGD et des diffusions dont à phase  est uniformément
répartie entre –p et p.
 tot  OG  GTD N  d  j p  jkrp
E E  
1
Epe e

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 194


Exemple : altimètre

 En utilisant Spizzichino, on montre qu’une surface


élémentaire à une distance r du point spéculaire a une
contribution variant en :

h
h 1 a
f (r )  cte 2 2
e r
r h x

2
Ed 1 h
 f (r )drd
2
rd  
Eo 4p
S

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 195


Exemple : altimètre

 La surface éclairante est une couronne qui augmente de


taille avec la rugosité. Si surface lisse, elle se réduit au point
spéculaire.
1.E+02

1.E+01
~1/a

1.E+00

1.E-01
f(u)

1.E-02
h
1.E-03

1.E-04

1.E-05
a=0.0025 a=0.16 a=1
r
1.E-06
0.01 0.1 1 10 100
ratio u=h/x
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 196
LES MATERIAUX

GWAGENN © Dr J.-F. LEGENDRE V7.0 – novembre 2018 Slide N° 197


PLAN
 Caractéristiques des matériaux
 L’affaiblissement linéique
 L’effet de peau
 Lois des mélanges
 Matériaux :
 Air, vide, eau, glace, terre
 Les forêts
 Le béton, les matériaux du bâtiments
 Les métaux, les ferrites, les méta-matériaux
 Couche de matériau homogène
 Couche de matériau à gradient d’indice
 Les grilles (modèle de Casey)

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 198


Caractéristique du vide

 Permittivité et perméabilité 
e o  36p 10 
9 1
F /m

m o  4p 10 7 H / m

 Relation avec la célérité C 2e o m o  1 C  3.10 8

mo
 Impédance d’onde Z  120p  377Ohms
eo

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 199


Caractéristiques d’un matériau

 Permittivité, perméabilité et indice de réfraction


e m
er   e r'  je 'r' mr   m r'  jm 'r' n  e r mr
eo mo

 ''  
 Si conductivité  non nulle  e r  e r' 
 j e r  
we o 

Tangente de perte : tan d 


 
Imag e r
Réele 

r

e r  e r'  j18000 / f MHz


GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 200
Loi des mélanges homogènes

 Mélange homogène de N matériaux dont on


connaît la fraction volumique 
N N
' "
 req  i 1
 r(i ) (i ) 
i 1
(i )
1  r   r  j r  e r  1
susceptibilité

 Exemple : modèle CyberCom1 de forêt


 0.16 % de feuilles, 0.03 % de branches, 0.3 % de troncs
 er = 40-j 10 pour tous les constituants de la forêt

 0.16  0.03  0.3 


 req  40  j10  1   0.19  j 0.05  e r  1.19  j 0.05
 100 

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 201


Autres lois des mélanges (2 phases)
ε * = ε ' − jε '' est la permittivité
complexe du milieu hétérogène,

εm = εm ' − jεm'' est la permittivité de la


matrice

εc = εc ' − jεc '‘ la permittivité


des inclusions conductrices.

Le terme φ est la concentration


volumique des inclusions.

Inclusions

Matrice
L’application d’une formule
V7.0 – novembre 2018
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F.
dépend de la forme Slide
des inclusions
N° 202
Affaiblissement linéique

 Les pertes induites par la traversée du milieu d'épaisseur d


sont directement liées à la partie réelle du facteur :

 
exp  j 2p e rm r d  expad  exp jd
l
Décroissance exponentielle
 On démontre (si mr=1) :

2a 
2 2
  2
 2k o2e r' 2a 2  k o4e r''  0 Eq° du second degré

a
2p
l
1
2
 e r  e r'  en Népers/m a dB / m

20
ln(10)
a

" 2 ' 2 Si on connaît la permittivité et


e r  2a2 k o er + a l’affaiblissement linéique, on en déduit la
ko
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. permittivité
V7.0 – novembre 2018 imaginaire ouN°la203
Slide conductivité
Effet de peau

 Pour un métal, la conductivité est très grande  >>er’.


 L’onde pénètre voire traverse si l’on considère une très
petite épaisseur. On définit la distance de peau dp pour
que le rapport a.dp = 1 (division de l’amplitude du champ
par e=2.73)
Exemple du cuivre
2

Distance de peau en mm
dp   = 5.9 107 S/m
wm o

0.5
dp 
f MHz

d

dp
e ad  e
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 –Fréquence
novembre 2018 en kHz Slide N° 204
Le vide et l’air

 Pour le vide, er = 1
 Pour l’air, er ~ 1

n  er Indice de réfraction
 77.6 s 
N  (n  1)10 6  p  600 2  Co-indice de réfraction
 T T 
p=la pression totale en millibars Source : L. Boithias

T=la température absolue en kelvins


s=grammes d’eau par kilogramme d’air

Au dessus de la mer, N=300  er =1.00060009

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 205


Réfraction dans l’air
n2 2
n1
 On dérive la loi de Descartes 1 j h2

dn d h1
n. sin   cte   0
n tan 

 En posant j=p/2-~0 et en dérivant selon la hauteur h, la


trajectoire est donnée par l’équation différentielle suivante:
dj 1 dn(h) dn(h)
j  Dans l’air a  dh
0
dh n(h) dh

 La trajectoire est alors une parabole telle que :

j (h)  j o2  2a (h  ho ) où jo est l’angle de départ et ho la hauteur

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 206


Réfraction dans l’air

Terre réelle Terre « radio dite 4/3 »


Ro=6378 kms R=4/3.Ro=8504 kms
x.(d  x)
Dh( x)  Rotondité
hr 2R
he Dh(x)

 
x=0 x x=d
d kms  4.1 he  hr Visibilité LOS

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 207


La terre, l’eau et la glace

La permitivité et la conductivité
d’un sol dépend fortement de
l’eau et du sel qu’il contient.
Plus il est humide, plus elles
seront élevées. Plus il est salé, Source : courbes du CCIR

plus il est conducteur.

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 208


L’eau : effet de la température

 Malmberg & Marriott (1956)


 Effet de la température T sur l’eau
e r'  87.74  0.40008T  9.398.10 4 T 2  1.410.10 6 T 3

La permittivité complexe
baisse avec la température

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 209


La forêt Variation(f)
Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

Modèle

Valeurs

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 210


Exemple : bibliothèque de matériau

Sursol

Sol

Source :
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 211
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995
Le béton

La permittivité complexe dépend de l’état de séchage du béton.


Moins il est sec, plus elle sera grande en module.
Source :
Caractérisation de matériaux en ultra-large bande
Ecole d’automne ultra-large bande – GDR ONDES – 23/27 OCTOBRE 2006
GWAGENN © Dr(IETR
LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 212
F. Sagnard Rennes / ESYCOM), G. EL ZEIN (IETR Rennes)
Les matériaux en milieu indoor

La permittivité complexe varie beaucoup selon le type de


matériau de construction et de ses constituants.

Source :
Caractérisation de matériaux en ultra-large bande
Ecole d’automne ultra-large bande – GDR ONDES – 23/27 OCTOBRE 2006
GWAGENN © Dr(IETR
F. Sagnard LEGENDRE
RennesJ.-F. V7.0 – novembre
/ ESYCOM), 2018(IETR Rennes)
G. EL ZEIN Slide N° 213
Les métaux

 Conductivité du cuivre = 5.82 107 S/m


 Les métaux présentent une conductivité plus ou
moins élevée.
 Classement Distance de peau du cuivre
1. Acier - conducteur
Distance de peau (Cu)
2. Laiton Fréquence distance en mm
50 Hz 9.38
3. Nickel
60 Hz 8.57
4. Aluminium 10 kHz 0.66
100 kHz 0.21
5. Cuivre 1 MHz 0.066
6. Argent 10 MHz 0.021

+ conducteur

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 214


Les matériaux ferro-magnétiques

 La perméabilité mr des matériaux ferro-magnétiques est


générallement très grande (250 à 150000 )
 Température caractéristique, « de Curie » Tc, au-dessus
de laquelle ils perdent leur propriété ferro-magnétique
 Ferrites = céramiques ferromagnétiques (Tc~125 à 350 °C)

http://f5zv.pagesperso-orange.fr/RADIO/RM/RM24/RM24B/RM24B13.html

Ex: Ferrite zinc-manganèse


V7.0 – novembre 2018
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. Slide N° 215
Les méta-matériaux

 Matériau composite artificiel qui présente des


propriétés électromagnétiques qu'on ne retrouve pas
dans un matériau naturel
 Théorie en 1967 – Mise en oeuvre en 2006
 Une permittivité et une perméabilité négatives
 Matériau “main gauche”
 La réfraction part à “gauche”
 Trièdre (s,E,H) inversé
 Amplifie les ondes évanescentes E H
E

H
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 216
Couche de matériau homogène
Épaisseur d
2p
j d er
INCIDENT
1+r g e l
r g
1-r
-r

TRANSMISSION
g
REFLEXION

1-r
-r g
1-r
g -r
1-r
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. e
V7.0 – novembre
r 2018 Slide N° 217
Couche de matériau homogène

 Le coefficient de transmission T est la somme des


contributions :
T  (1  r ).g .(1  r )  (1  r ).g .(r ).g .(r ).g .(1  r )  ...

 
1  x n 1
2
T  (1  r ).g . gn0
2n
.(r ) 2n
Note :  n
x  lim
n  1  x
n 1

 1  ( r 2 2 n 1 
g ) (1  r 2
)g
2
T  (1  r )g lim   
n  1  ( r 2
g 2
)  1  r 2 2
g
 
Si matériau très dissipatif g<<1  T  (1  r 2 )g

Perte de réflexion aux interfaces Perte par absorption


GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 218
Couche de matériau homogène

 Le coefficient de réflexion R est la somme des contributions :

R  r  (1  r ).g .(  r ).g .(1  r )  (1  r ).g 4 .(  r ) 3 .(1  r )  ...

 
1  x n 1
2
R  r  rg (1  r ). 2
g
n 0
2n
.( r ) 2n
Note :  n
x  lim
n  1  x
n 0

 1  ( r 2 2 n 1 
g )  1  g 2 
R  r  rg 2 (1  r 2 ) lim    r 
n   1  ( r g ) 
2 2  1  r 2g 2 
   

Si matériau très dissipatif g<<1  R  r

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 219


Couche de matériau homogène
 2p 
T  20 log 1  r 2  20 log Imag( e r d    ad
dB
 l 
Perte Perte
par réflexion par absorption en dB/m

R dB
r dB

Zone d’interférences Epaisseur d


Fréquence f
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 220
Couche de matériau : cas des métaux

 2p 
20 log Imag( e r d
 l 

20 log 1  r 2

Source :
Catalogue DUBOIS (CEM)
www.jacquesdubois.com/pdf/catalogue.pdf

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 221


Tri-Couche matériau-air-matériau

 Le coefficient de trans. T est la somme des contributions :


2p
j d
g go  e l
T  Tc .g o .Tc  Tc .g o .Rc .g o .Rc .g o .Tc  ...

TRANSMISSION
REFLEXION

Tc 2g o
T  Tc 2g o 
n0
g o 2 n .Rc 2 n 

1  Rc 2g o 2 
er d
Cas du parpaing
 Il existe des fréquences de
résonnance où la transmission T
peut devenir minimum.

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 222


d

Ecran de Dallenbach
Un diélectrique (ex: téflon) présente une épaisseur d
R
Z  Zo mr , e r
égale au quart de la longueur d’onde de résonnance. Z  Zo

Courbe 1 : une résonnance METAL

Courbe 2 : deux résonnances car mr augmente


Courbe 2 : une droite car er mr

lo
d
4 mre r

Source :
Stage J.F. Legendre INNOMAT-INSA 1991
Outil MLAYER

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 223


d

Ecran de Sallisbury
mr , e r
Un film métallique d’épaisseur  et de conductivité  est placé
devant un diélectrique (ex: téflon) et d’épaisseur d égale au
quart de la longueur d’onde de résonnance. R
Z  Zo
Z  Zo
 , METAL

1
On obtient une absorption si : Z  377


Source :
Stage J.F. Legendre INNOMAT-INSA 1991
Outil MLAYER

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 224


Matériau à gradient d’indice

 Soit un matériau où un gradient d’indice er(z) est créé


par la géométrie (ex: pyramide) ou par la variation de
permittivité, selon la profondeur z.
 Exemples :
http://www.siepel.com/siepel-france/produit/mesures-champ-proche-lointain

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 225


Matériau à gradient d’indice

 Billes de verre expansé chargées en carbone


 Même absorption que les pyramides polyuréthane
 Classement M0 (900°)

Source : Photo J.F. Legendre - CERNIX

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 226


Matériau à gradient d’indice

 On suppose er(z=0)=1 (à la surface air/matériau)


 Soit r = coef. de réflexion avec er(z=h)
 Le coefficient de transmission est donné par :
T  g 1  r 

 Le coefficient de réflexion est donné par : R  g 2


.(  r )
 où : 2p
d
e r  z dz
l 
N  d / dz  j 2p dz e dz  j


r
g  e l e 0

i 1

 Pour des chambre anéchoïdes, r~-1 (feuillard de cuivre)


et g2 est l’atténuation des pyramides absorbantes.

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 227


Exemple - les pyramides absorbantes

10
cm

Source :
Stage J.F. Legendre INNOMAT-INSA 1991
Outil MLAYER
10 cm

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 228


Méthodes de mesures des matériaux
Méthode réflexion/transmission (destructive)

Coaxial
Guide d’onde

Source :
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide
Stage J.F. Legendre INNOMAT-INSA 1991N° 229
Outil MLAYER
Méthodes de mesures des matériaux
Méthode réflexion en chambre anéchoide

• Mesurer la réflectivité R d’un échantillon avec


ou sans plaque métallique
• Trouver par dichotomie ou par la méthode du
gradient les valeurs de er et mr

Source :
Stage J.F. Legendre INNOMAT-INSA 1991
Outil MLAYER

Source : Photo INSA-IETR

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 230


Méthodes de mesures des matériaux
Méthode réflexion ou de puissance réfléchie « angulaire »
BANC COTREMO

Source :
Caractérisation de matériaux en ultra-large bande
Ecole d’automne ultra-large bande – GDR ONDES – 23/27 OCTOBRE 2006
F. Sagnard
GWAGENN (IETR Rennes / ESYCOM),
© Dr LEGENDRE J.-F. G. –EL
V7.0 ZEIN (IETR
novembre 2018 Rennes) Slide N° 231
Les grillages : principes Onde
réfléchie

La grille est une plaque


Polar V en BF  réflexion
maximale

Onde
incidente
Polar H

La grille est une plaque


en BF  transmission
minimale
L’onde passe par les
trous en HF 
Onde transmission maximale
transmise

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 232


Les grillages : modèle de Casey

Inductance

mo as
LS  ln 1  e  2pr
w

/ a s 1

2p
as
Résistance (en continu - DC)

as
as RS  2
prw  w
2rs  diamètre du fil

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 233


Les grillages : modèle de Casey

 Cas parfaitement conducteur (w )


 Polarisation horizontale

T   SE1    20 log
2wLS / Z o cos 
1  2wLS / Z o 2 cos 2 
dB

mo
 Polarisation Verticale Zo 
eo
 120p  377Ohms

2wLS / Z o 1  12 sin 2  


T   SE 2    20 log
1   2wL
dB
/ Z o 2  cos 2 
2
1 sin 2 
2 S

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 234


Les grillages : modèle de Casey

 SE1() décroît quand  augmente


 SE2() croît quand  augmente

 SE1() et SE2() décroissent avec une pente de


-20 dB/décade lorsque la pulsation w augmente

 La fréquence de coupure pour =0° correspond à


l’égalité suivante :
2wLS / Z o  1

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 235


Les grillages : modèle de Casey

dB  Efficacité d’un grillage sans perte

SE10 Polarisation
SE175 horizontale

Fréquence de
coupure

SE20 Polarisation
SE275 verticale
2wLS / Z o
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 236
Les grillages : modèle de Casey

 Cas conductivité finie (w<< )


 Les formulations précédentes restent valables
mais ont une limite supérieure lorsque la
fréquence diminue

lim SE1    20 log


2 RS / Z o cos 
w 0 2 RS / Z o cos   1

lim SE 2    20 log


2 RS / Z o 
w 0 2 RS / Z o   cos 
 Efficacité de blindage optimale pour des
fréquences inférieures à : w min  RS
LS
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 237
Les grillages : modèle de Casey

 Cas d’un grillage en Aluminium


a s  1cm rw  0.5mm   0  (incidence normale)
 Calcul de la fréquence min. f min  20kHz
 Calcul de l’efficacité max. SE max  115dB
SE max  115dB

SE max
Pente en -20 log(f) f max  f min 10 20

f min  20 kHz

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 238


LES ALGORITHMES

GWAGENN © Dr J.-F. LEGENDRE V7.0 – novembre 2018 Slide N° 239


PLAN

 Choix des coefficients asymptotiques


 Calcul du champ total
 Tracer de rayons
 Lancer de rayons
 Hiérarchisation des données
 Grille de voxels
 Algorithme de la ligne incrémentale
 Approximation 2D ½
 Modèles numériques de terrain
 Futur et perspectives
 Exemples d’outils

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 240


Bibliographie

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 241


Choix des coefficients asymptotiques –
modèle TGD_C
Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

e r cos i  e r  sin 2  i
R//  r// e jj // 
e r cos i  e r  sin 2  i

cos  i  e r  sin 2  i
R  r e jj  
cos  i  e r  sin 2  i

1  R// 2 e r cos  i
T//  
er e r cos  i  e r  sin 2  i

2 cos i
T  1  R 
cos i  e r  sin 2  i

2 2
D //,   G
p 1 q 1
//, 
pq D pq Fpq

2 2 2 2
DD //,     G
p 1 q 1 n 1 m 1
//, 
pq
//, 
Gnm D pq D nm G pqnm

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 242


Calcul du champ total – modèle TDG_C

i
 e  jks  i
E i (s i )  E s (0)
si

 cos a sin a 
G   
 sin a cos a 

M
E a
p 1
(p)
e  j 2p f  ( p )

2
 l  2

Pr  PeSlide  243
GWAGENN © Source
Dr LEGENDRE
: J.-F. V7.0 – novembre 2018  A
 4pr N°
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995
 0 
Le tracer de rayon

 Le tracer de rayons est une approche vers l’arrière.


 On applique le principe des images à partir des positions
d’émission E et de réception R pour calculer des rayons
réfléchis.
 Temps prohibitif car le nombre de combinaisons des
images augmente rapidement avec la complexité de la
scène
E R

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 244


Le lancer de rayon

 Le lancer de rayons est une approche vers l’avant


 faire partir des rayons dans toutes les directions à partir
du point d’émission avec un pas d’incrément angulaire
paramétrable.
 Réaliser le test de boule pour interception des rayons au
niveau du récepteur
Boule
E R

 OPTIMISER
L’INTERSECTION D’UN
TRAJET AVEC LA SCENE

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 245


Hiérarchisation des données

Test sur
les bounding box

Si intersection

Faire Ligne Incr.

Pour tous les objets


Faire intersection avec
AB

Soucre :

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 246


Technique de voxels
Un voxel contient N objets  ligne incrémentale
Level 1 : DEM /
outdoor

Level 2 : indoor

Level 3 :

furniture

Soucre :
Code de couleurs
• Rouge : beaucoup de facettes
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. • Bleu
V7.0 – novembre 2018 : peu de Slide
facettes
N° 247
Algorithme de la ligne incrémentale

 Objectif : parcourir la grille de voxels sur un trajet


pour sélectionner les objets

Source : http://www.netgraphics.sk/the-basic-incremental-algorithm-for-line

GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 248


Intersection 3D avec un triangle

 Dans la base (u,v,r), l’intersection d’un rayon de


direction r revient à résoudre l’équation suivante :
    
OOt  I u u  I v v  OOr  I r r

  
 En posant n  u  v ,
on montre que : I u  I v  1

       
n. Ot Or r . Ot Or  v  r . Ot Or  u 
Ir      0
n.r Iu      1 Iv       1
n.r n.r

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Approximation 2D ½

 La majorité des rayons sont contenus dans le


plan vertical et le plan horizontal [Y. Lostanlen
HDR 2009]
Source :
Thèse J.F. Legendre - INSA 1995

CrossPolar nulle

Deygout, TUD, Equation Parabolique…


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Modèle numérique de terrain

 Ce sont des matrices, généralement carrées.


 Pixel = représente le relief (MNT), le sursol = (MNE), la planimétrie
 On réalise une coupe de terrain h(x)
 Le MNT est défini par une projection :
 WGS84 :
 les coordonnées sont en latitude longitude
 La coupe de terrain est générée
en suivant le “great circle”

UTM :
 les coordonnées sont cartésiennes (x,y).
 La coupe de terrain est générée en suivant la ligne incrémentale.
 Le MNT est caractérisé par une résolution :
 MNT 3”x3”  résolution de l’ordre de 90 m
 MNT 1”x1”  résolution de l’ordre de 30 m (ex: MNT STRM)
 MNT urbain (ex: IKONOS, LIDAR)  résolution de l’ordre de 1 m
 Le MNT est caractérisé par un format :
 DTED, BIL, ASCII GRID, format spécifique

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Modèle Numérique de Terrain (90m)
NASA Shuttle Radar Topographic Mission
2001, ouvert gratuitement au public depuis 2003
80 % du globe – 56° au sud, 60° au nord
Remplissage par splines des zones d’ombre

SRTM1 : résolution d'une seconde d'arc (31 m à l'équateur),


SRTM3 : résolution de trois secondes d'arc (93 m à l'Équateur)
SRTM30 : résolution de 30 secondes d'arc (926 m à l'Équateur)

http://srtm.csi.cgiar.org/

www.globalmapper.com

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Modèle Numérique de Terrain (1 m)

source
DEM IKONOS

source DEM LIDAR

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Format des DTM et DEM

Arc ASCII Grid format Optimi Terrain file format


BIL format PGM Grayscale Grid file format
BT (Binary Terrain) format PLS CADD XYZ Grid file format
DTED format RockWorks Grid format
DXF (3D-point, 3D-mesh, and 3D- SRTM HGT format
face) formats STL format
Erdas Imagine format Surfer Grid (ASCII and binary) formats
Float/Grid file format Terragen Terrain file format
Geosoft Grid format USGS DEM format
GeoTIFF DEM format Vertical Mapper (MapInfo) Grid
Gravsoft Grid format VRML format
Idrisi format Vulcan3D Triangulation format
Leveller Heightfield format XYZ ASCII Grid format
Lidar LAS format Zmap Plus Grid format
MapMaker Terrain file format

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Modèle Numérique de Terrain (1 m)

 Modélisation par des vecteurs (polygones)


avec attributs de nature et de hauteur
(shapefile, mapinfo…)

Attributs

www.globalmapper.com

http://professionnels.ign.fr/3/echantillons.htm

ftp://ftp.ign.fr/ign/INSPIRE/DT_BDTOPO_3_1.pdf
Exemple : BDTOPO d’IGN (zone 72)
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Format des modèles vectoriels
Arc Ungenerate format Lowrance LCM format
AutoCAD DXF format Lowrance USR format
CDF format MapGen format
CSV format MapInfo MIF/MID format
Delft3D (LDB) format MapInfo TAB/MAP format
DeLorme Text/Drawing format MatLab format MOSS format
DGN format NIMA ASC format
DWG format PDF (Geo-enabled) format
ESRI Shapefile format Platte River ASCII Digitizer format
Garmin PCX5 TRK and WPT formats PLS CADD XYZ Grid format
GPX (GPS eXchange Format) SEGP1 format
KML/KMZ (Google Earth) formats Simple ASCII Text format
InRoads ASCII format Landmark Surfer BLN format
Graphics format SVG format
Lidar LAS format TomTom OV2 format
USGS DLG-O format
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Modèle 3D

 http://sketchup.google.com/3dwarehouse
 Format : 3ds, stl, skp, obj, collada…

http://professionnels.ign.fr/3/echantillons.htm

ftp://ftp.ign.fr/ign/INSPIRE/DT_BDTOPO_3_1.pdf

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Quelques outils

 Winprop pour la propagation urbaine ou indoor

www.awe.com

 XGTD pour la propagation sur porteurs


www.remcom.com

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Futur et perspectives
 Généralisation des processeurs multi-cœurs et de l'OpenGL
 L'algorithme du lancer de rayons est accéléré. En effet, il se prête
particulièrement bien au parallélisme, chaque point de l'image pouvant
être calculé indépendamment des autres.
 Avec l'apparition de chipsets graphiques multi-cœurs, CUDA de
NVIDIA, ou Stream d'Ati, le lancer de rayons est sans doute amené à
prendre de l'importance dans les applications.

INTEL I7 architecture
GWAGENN © Dr LEGENDRE J.-F. V7.0 – novembre 2018 Slide N° 259NVIDIA’s Fermi: The First Complete
NVIDIA’s Fermi GPU architecture GPU Computing Architecture
A white paper by Peter N. Glaskowsky
Futur et perspectives
 NVIDIA® OptiX™ 2 ray tracing : 8 programmes de base
 Ray Generation – The entry point into the ray tracing pipeline, invoked by the system in parallel
for each pixel, sample, or other user-defined work assignment
 Exception – Exception handler, invoked for conditions such as stack overflow and other errors
 Closest Hit –Called when a traced ray finds the closest intersection point, such as for material
shading
 Any Hit – Called when a traced ray finds a new potentially closest intersection point, such as for
shadow computation
 Intersection – Implements a ray-primitive intersection test, invoked during traversal
 Bounding Box – Computes a primitive’s world space bounding box, called when the system
builds a new acceleration structure over the geometry
 Miss – Called when a traced ray misses all scene geometry
 Visit – Called during traversal of a Selector node to determine the children a ray will traverse
www.nvidia.com

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