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‫جامعة تونس المنار‬

UNIVERSITE TUNIS EL MANAR

École Nationale d’Ingénieurs de Tunis

Département de Génie Civil

COURS D’OUVRAGES D’ART


Tome 2 : Dimensionnement

par
Mongi BEN OUÉZDOU

Mise à jour : Novembre 2018


_______________________________________________________________________
ENIT, BP 37-1002 Tunis-Le Belvédère, Tunisie Téléphone:216-71-874-700
E-mail : mongi.benouezdou@enit.rnu.tn
Préface

Ce document traite le dimensionnement des ouvrages. Il est le fruit de 30 ans


d’enseignement du module d’ouvrages d’art dans des écoles d’ingénieurs. Il
présente le dimensionnement des tabliers des ponts à poutres. Le choix de ce type
d’ouvrages est basé sur deux critères :
 Dans la plus part des cas, cet ouvrage est à travées indépendantes. Son
calcul n’est pas « très compliqué » par rapport à celui des ouvrages continus. Dans
la pratique, son étude se fait manuellement. Alors que pour les autres types
d’ouvrages (ponts dalles, portiques, …), on fait recours au calcul automatique par le
SETRA* ou par des codes d’éléments finis, tels que Robot, SAP0222 (CSI Bridge).

 Grâce à l’étude de ce type de ponts, on peut étudier les différents cas


d’ouvrages tels que les ponts dalles et les portiques. C’est les lignes d’influences
qui peuvent changer pour ces cas hyperstatiques, mais la méthode de Guyon-
Massonnet reste valable.

Ce polycopié débute par un chapitre de rappel sur les lignes d’influences, qui va
servir pour le calcul des poutres principales présenté plus tard (troisième chapitre).
Ensuite, le deuxième chapitre présente les règlements des charges pour les ponts-
routes et pour les ponts rails (règlements français employés en Tunisie). Ces deux
chapitres sont suivis par des petites applications, résumant quelques principes. Le
chapitre trois comporte les détails de calcul des sollicitations des poutres
principales dans le sens longitudinal avec un annexe de calcul de la répartition
transversale par la méthode de Guyon-Massonnet et un annexe des tables de
Guyon-Massonnet. Les détails de calcul du ferraillage n’ont pas été traités ici,
puisque les poutres sont calculées en flexion simple, sujet traité dans le cours de
béton armé.
Ensuite, un petit chapitre est présenté pour spécifier le calcul des entretoises
d’appui. Ce chapitre est suivi d’un long chapitre qui traite en détail le calcul des
hourdis** des ponts à poutres. En effet, ce cinquième chapitre présente le calcul à la
flexion locale par les abaques de Mougin (présenté en annexe 1) et le calcul de la
flexion globale par la méthode de Guyon-Massonnet dont les tableaux sont présentés
en annexe 2. Ce même chapitre est récapitulé par la flexion totale et suivi par les
particularités du ferraillage du hourdis (calcul aussi à la flexion simple).
*
SETRA : Service d’Etudes Techniques des Routes et des Autoroutes, France, Maintenant faisant
partie du CEREMA.
**
Hourdis: Dalle pleine du pont à poutres (plus mince que pour les ponts dalles).
Enfin, un dernier chapitre, en cours d’élaboration, présente le principe de calcul
des appareils d’appui et des appuis. C’est un chapitre qui reste à compléter, ainsi
que l’étude des fondations. Le document est complété par une annexe sur les
calculs hydrologiques et hydrauliques des ponts sur les oueds.

Mongi Ben Ouézdou


Professeur Universitaire à l’ENIT

Tunis, le 2 Novembre 2018


Chap 1: Les lignes d’influences. 1

Chap 2 : Les règlements de charges sur les ponts. 10

TD : Exemple d’application des charges 37

ETUDE DES PONTS A POUTRES A TRAVEES INDEPENDANTES

Chap 3 : Calcul des poutres principales 43


Annexe au chapitre 3 : Méthode de Guyon-Massonnet 62

Chap 4 : Etudes des entretoises d’about. 106

Chap 5 : Calcul des hourdis 112


Annexe 1 au Chap 5 : Abaques de Mougin. 148
Annexe 2 au Chap 5: Tableaux de Guyon-Massonnet 155

Chap 6 : Quelques données sur le calcul des appuis 160

Annexe Hydraulique 168

M.Ben Ouézdou Cours d’Ouvrages d’Art, Tome 2 : Dimensionnement


Chapitre 1

LES LIGNES D’INFLUENCUES

1-1 Introduction p1
1-2 Lignes d’influences des poutres sur appuis simples p1
1-3 Emploi des lignes d’influences p3
1-4 Lignes d’influences d’autres poutres isostatiques p4
1-5 Lignes d’influences des poutres continues p8

1-1- Introduction

Les lignes d’influences sont obtenues pour une section donnée x. Dans le cas des poutres, ces
lignes d’influences sont déterminées pour les moments fléchissants et les efforts tranchants. Ils sont
obtenus en faisant un balayage d’une charge unitaire (P=1) le long de la poutre et en cherchant le
moment fléchissant ou l’effort tranchant dans la section x considérée.

P=1

x
L

Figure 1 : Section x pour une ligne d’influence.

Donc une ligne d’influence est toujours liée avec une section donnée (x). On écrit pour les lignes
d’influences des moments fléchissants : Li "Mx" et ceux des efforts tranchants : Li "Tx".

1-2- Lignes d’influences des poutres sur appuis simples

Les lignes d’influences des moments fléchissants et des efforts tranchants sont présentées dans
la Figure 2 ci-après. Pour les moments fléchissants, la ligne d’influence d’une poutre sur appui simple
est une ligne brisée dont le sommet, y, est :
x L  x 
y
L
Ainsi, les valeurs sont positives et de même signe. Pour les efforts tranchants, la ligne d’influence est
formée par deux parties (Figure 2): une partie positive d’extrémité, y’, tel que :
 x
y'  1    .
L
 x
Et une partie négative d’extrémité :  
 L 

M.Ben Ouézdou Chap 1, page 1


A x (L-x) B
L

x1 x2
Li “Mx”
y1 y2

x L  x 
y
L
x L  x 
y
L


1

y'  1  x
L
Li “Tx”

 x
L

1
Figure 2 : Lignes d’influences des moments fléchissants et des efforts tranchants dans une section x.

Les valeurs des ordonnées y1 ou y2 sont retrouvées à partir de la règle des triangles semblables (ou
Thalès). Ainsi, connaissant x, y, x1 on peut retrouver y1, c.à.d.,
x  x (L  x)
y1  y .  1  avec y =
x L
De la même manière, en connaissant (L-x), y, et x2 on peut retrouver y2.
 x 
y2  y .  2 
 Lx  
Pour les valeurs des ordonnées intermédiaires des lignes d’influences des efforts tranchants, nous
procédons de la même manière.

Application des lignes d’influences : Lignes d’influence des moments fléchissants à x = L/2 (au milieu
de la travée) et les lignes d’influences des efforts tranchants à x = 0 (Réaction d’appui).

A B
x = L/2
L

Li “ML/2”
2
x= L y= L
2 4L
L
y 
4
x L  x 
y x=0 y=1–0=1
1

Li “T0”

Figue 3 : Lignes d’influences des moments fléchissants à x= L/2


et lignes d’influences des efforts tranchants à la section x=0.

M.Ben Ouézdou Chap 1, page 2


1-3- Emploi des lignes d’influences.

1er cas : Une charge concentrée, P.

d P

A x B
L

Li “Mx”
y

x L  x 
y
L
x L  x 
y


L
y'  1  x
L y’
Li “Tx”

 x
L

Figure 4 : Charge concentrée P appliquée à une distance d.

Dans ce cas :
Mx = P . y y : ordonnée correspondant à P sur la Li de Mx.
Tx = P . y’ y’ : ordonnée correspondant à P sur la Li de Tx.

2ème cas : Plusieurs charges concentrées, Pi


di
d2 P1 P2 Pi
d1

A x B
L

Li “Mx”
y1 yi
y2

x L  x 
y
L
x L  x 
y
y'  1  x
L
 y’2
L

y’i
Li “Tx”
y’1

 x
L

Figure 5 : Plusieurs charges concentrées Pi appliquée à une distance di.

M.Ben Ouézdou Chap 1, page 3


Dans ce cas, on somme :
n
Mx = 
i 1
Pi yi = P 1 . y1 + P2 . y2 + … yi : ordonnée correspondant à P sur le Li de Mx.

n

'
Tx = Pi yi = P1 . y’1 + P2 . y’2 + … yi’ : ordonnée correspondant à P sur le Li de Tx.
i 1
3ème cas : Charge répartie, q, sur une longueur c.
c
q

A x B
L

Li “Mx”
y2
y1

x L  x  ω
y
L
x L  x  c
y
L

y'  1  x
L
 y’1
y’2 Li “Tx”

 x
L ω'
Figure 4 : Charge concentrée P appliquée à une distance d.

Dans ce cas :
Mx = q . ω ω : aire de la ligne digne d’influence de Mx comprise entre y1 et y2.
T x = q . ω’ ω’: aire de la ligne digne d’influence de Tx comprise entre y’1 et y’2.

  1 y1  y2  . c
2
et  '
'  1 y1  y2 . c
2
'

1-4- Lignes d’influences d’autres poutres isostatiques
1-4-1- Console.

Figure 5: Lignes d'influence des moments et des efforts tranchants pour une console.

M.Ben Ouézdou Chap 1, page 4


1-4-2-Poutre en console

Pour une section entre les appuis, on la traite comme si c'était une poutre sur appui simple,
puis on extrapole linéairement sur les consoles. Les ordonnées de rive sont retrouvés à partir de
l'ordonnée de la Ligne d'influence en "x" et connaissant les différentes distances (triangles
semblables). Ces ordonnées sont notées sur la figure 6. Ainsi, on voit que lorsque la charge est en
travée, elle n'a pas d'effet sur les consoles (section x').

Figure 6: Lignes d'influence des moments fléchissants et des efforts tranchants


pour une poutre console.

1-4-3- Poutre cantilever

Voici les lignes d'influence (Li) des sollicitations dans quelques sections pour les deux types
de poutres cantilevers les plus utilisées.

M.Ben Ouézdou Chap 1, page 5


1er type:

L C1 L C2 L2
1
A
D
B C

x x'

1
Li "R "
A

1
Li "R "
B

1-(x/L ) 1

Li "T " x

1
Li "T "x'

x(L -x)
1
L1
Li "M " x

(C 1-x')

Li "M " x'


Figure 7: Lignes d'influence des moments fléchissants et des efforts tranchants
pour une poutre cantilever du 1er type.

En connaissant l'ordonnée indiqué sur les figures, on peut connaître entièrement les lignes
d'influences.

M.Ben Ouézdou Chap 1, page 6


2ème type:

L1 C1 L C2 L2

A E F
B C D

x x'

1
Li "R A"

1
Li "R "
B

Li "T " x
-1

1-(x'/L)

Li "T x'"

(C 1 -x)

Li "M " x

Li "M "
x'

x' ( L- x' )
L

Figure 8: Lignes d'influence des moments fléchissants et des efforts tranchants


pour une poutre cantilever du 2ème type.

L'intérêt de l'étude des poutres cantilevers est surtout d'étudier les anciens ponts de ce type. On
trouve rarement des nouveaux ponts cantilevers. Ceci à cause des problèmes que présentent les nœuds
au point de vue exécution, d'entretien et des désordres pathologiques. Il faut remarquer aussi le respect
des règles de chargement dans le sens longitudinal parce que les Li changent de signe.

M.Ben Ouézdou Chap 1, page 7


1-5- Poutres droites continues
La détermination des lignes d'influence se base sur la méthode des foyers, qui peut être
programmé sur ordinateur. Mais en pratique, on peut tracer les lignes d’influences par des logiciels
commercialisés tel que « Robot » ou « Effel ».
Les lignes d’influences manuellement, peuvent être obtenues en employant les tables de Billinger [1].
Les lignes d'influence (Li) des moments fléchissants, des efforts tranchants et des réactions d'appui, au
point de la division en dixième des travées, sont données pour les poutres de même inertie. Le nombre
des travées est limité à 4, avec différents rapports de portés.
* 1 travée: encastré à une ou 2 extrémités; Tables 1 et 2.
*2 travées: L1 / L2 = 1,0 à 2,5; Table 8 à 31.
*3 travées: L1 / L2 / L3 = 0,4 / 0,4 à 2,5 / 2,5; Tables 37 à 55.
*4 travées: L1 / L2 / L3 / L4 = 1 / 0,4 / 0,4 / 1 à 1 / 2,5 / 2,5 / 1; Tables 62 à 87.
*plus de 4 travées: L1=L2=...=Ln; Table 88.

Charge concentrée P:
M = L1  Piyi T=  Piyi
i i
Charge répartie q:
M = L1  qiwi T=  qiwi
i i
L1 : Longueur de la première travée.

De nos jours, ces lignes d’influences peuvent être obtenues aussi par certains logiciels tels que Robot,
Effel, ou SAP2000. (voir exemple sur la figure N°9.

Figure N°9 : Ligne d’influences des moments fléchissants, pour un pont dfalle à 4 travées, dans la
section x=0,3 ; obtenue par le logiciel Robot.

1-6- Portiques et cadres


Les portiques et les cadres sont aussi des systèmes hyperstatiques. La connaissance des lignes
d’influences dans une section donnée peut se faire par la méthode des déplacements. Mais
généralement, on ait recours au logiciel du SETRA (PI-PO ou PI-CF) ou on peut utiliser également les
logiciels Robot ou Effel.

M.Ben Ouézdou Chap 1, page 8


Références relatives au Chapitre 1

[1] O. E. Billinger, « Tables pour Poutres Continues », Ed. Dunod, Paris, 1950.

M.Ben Ouézdou Chap 1, page 9


Chapitre 2

LES RÈGLEMENTS DES


CHARGES SUR LES PONTS

2-1- Introduction p 10
2-2- Préliminaire sur les ponts routes p 10
2-3- Charges routières normales p 12
2-4- Charges routières à caractère particulier p 20
2-5- Charges sur les trottoirs p 23
2-6- Charges sur le remblai p 24
2-7- Epreuves des charges p 25
2-8- Combinaisons des charges pour le BAEL p 29
2-9- Charges pour les pont-rails p 30
2-5- Evolution des surcharges p 34
TD N°1 p 38

2-1-Introduction
Les règlements de charges sur les ponts sont regroupés dans le fascicule 61, titre I, II
et III du Cahier des Prescriptions Communes (C.P.C.). Ces titres sont relatifs respectivement
aux ponts-rails, ponts-routes et ponts-canaux.
Le titre III est très réduit en volume et indique essentiellement la prise en compte
d'une surhauteur de 0,30 m d'eau par rapport à son niveau normal [1].
Le titre I [2], relatif aux ponts rails, présente essentiellement un train-type. Mais ce
titre est abrogé, en France, depuis 1978 et les ponts ferroviaires sont étudiés sur la base de
recommandations internationales (Convoi Union Internationale des Chemins de fer "UIC"
[3,4]) destinées à devenir un règlement de charges. En Tunisie, le Convoi UIC ou mieux
encore le livret 2.01 est devenu applicable et par conséquent un résumé des charges de ce
livret est présenté dans la deuxième partie de ce chapitre.
Le titre II du fascicule 61 du CPC intitulé "Conception, Calcul et Epreuves des
Ouvrages d'Art" [5] est approuvé en 1971 et réédité en 1981. A noter que ce texte a été
remplacé par l’Eurocode 1 en France, depuis 2010 [6], mais ce titre II est encore applicable
en Tunisie et dans d’autres pays africain. C’est pourquoi, une présentation détaillée du titre II
est donnée dans les paragraphes suivantes, en attendant que l’eurocode1 (spécifié au
chargement) soit employé en Tunisie.

2-2-Préliminaires sur les ponts-routes


2-2-1 Types de surcharges
Le texte du titre II [5] définit essentiellement :
-les charges routières normales avec deux systèmes différents: Système A et système B;
-les charges routières à caractère particulier du type militaire et du type exceptionnel;
-les charges sur les trottoirs et sur les pistes cyclables du type local et du type général ;
-les charges sur remblais;
-les charges dues au vent, aux séismes et les efforts dus à un choc de bateaux sur un appui
de pont.
Les systèmes A,B, militaires et exceptionnels sont distincts et indépendants, leur
effets ne peuvent être appliqués simultanément. Le système A ne donne pas un effet
défavorable pour le calcul des hourdis et par conséquent n’est utilisé que pour le calcul des
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M. Ben Ouézdou Chap 2, page 10
sollicitations dans les autres éléments t.q. celui des poutres principales. Le système B est en
général utilisé pour tous les éléments d'un pont. Alors que les charges routières à caractère
particulier ne sont à prendre en compte que pour les itinéraires classés à cet effet. Mais, les
charges militaires, Mc, sont souvent considérés pour les itinéraires importants.

2-2-2 Définitions
Avant de procéder à l'étude de ces chargements, on définit tout d'abord certaines notions
qui seront utiles pour la suite.
Toutes les parties de tablier ne sont pas forcément à charger par les charges de chaussée. Il
faut donc définir une largeur chargeable qui se déduit elle-même de la largeur roulable. On
donne ci-dessous les définitions correspondantes:

 Largeur roulable (Lr):


C'est la largeur de tablier comprise entre dispositifs de retenue, s'il y en a, ou
bordures. Elle comprend donc la chaussée proprement dite et les surlargeurs éventuelles telles
que les bandes d'arrêt d'urgence (BAU), bandes dérasées (BDG), etc.

 Largeur chargeable (Lch):

Lch = Lr - n . 0,5 (1)

Lch: largeur chargeable en m.


Lr: Largeur roulable en m
n: Nombre de dispositifs de retenue; n ≤ 2.

Lr
0,5 m Lch 0,5 m
Lch = Lr

Figure 1: Largeur roulable (Lr) , Largeur chargeable(Lch)

Le règlement introduit également deux autres notions géométriques. Il s'agit du nombre de


voies de circulation et de la classe de pont.

 Nombre de voies (Nv): Par convention, le nombre de voies de circulation des chaussées
Nv est tel que:
L
Nv = E( ch ) (2)
3
Lch: largeur chargeable en m.

Le symbole E désigne la partie entière. Exemple : Lch = 7 m → Nv = E 7 = 2 voies.
3
Exceptions: Les chaussées comprises entre 5 m (inclus) et 6 m sont considérées comme ayant
2 voies. 5 ≤ Lch ≤ 6 m → Nv = 2 voies.

 Largeur d'une voie (V): La largeur d'une voie de circulation , V, est donné par:
L ch
V = (3)
Nv

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M. Ben Ouézdou Chap 2, page 11
 Classe des ponts : Les ponts sont rangés en 3 classes suivant leur largeur roulable, L r, et
leur destination:
 1ère classe: tous les ponts supportant une largeur roulable supérieure ou égale à 7 m
c.à.d. Lr ≥ 7 m et ceux portant des bretelles d'accès à de telles chaussées, ainsi que les autres
ponts éventuellement désigné par le Cahier des Prescriptions Spéciales (C.P.S.), tels que
ponts urbains ou en zone industrielle avec risque d'accumulation de poids lourds quel que soit
leur largeur.
 2ème classe: tous les ponts autres que ceux de la 1ère classe supportant des chaussées
de largeur roulable comprise strictement entre 5,50 m et 7 m, c.à.d., 5,5 m < Lr < 7 m.
 3ème classe: les ponts autres que ci-dessus portant des chaussées de 1 ou 2 voies de
largeur roulable inférieure ou égale à 5,5 m. c.à.d. Lr ≤ 5,5 m.
En résumé
Pont de la 1ère classe si Lr ≥ 7m ou exceptions
ème
2 classe si 5,5 < Lr < 7m
ème
3 classe si Lr ≤ 5,5m

2-3- Charges routières normales


2-3-1- Système de charge "A"

Ce système se compose des charges uniformément réparties d'intensité variable


suivant la longueur surchargée et qui correspondent à une ou plusieurs files de véhicules à
l'arrêt sur le pont. Elles représentent un embouteillage ou un stationnement (pont urbain
équipé de feux aux extrémités ou embouteillage d'ordre quelconque), ou bien tout simplement
une circulation continue à une vitesse à peu près uniforme d'un flot de véhicules composé de
voitures légères et de poids lourds. Ainsi, la chaussée des ponts de portées unitaires
inférieures à 200 m est soumise à une surcharge uniformément répartie dont l'intensité est
égale au produit de AL (variable avec la longueur surchargée L) par des coefficients a1 et a2
donnés ci-après.
La valeur de AL est donnée par la formule:
AL= 0,23 + 36 en t/m2. (4)
L  12
où L, la longueur chargée, est en m.
En kN/m2 la charge AL est donnée par :
AL = 2,3 + 360 en kN/m2. (4a)
L  12
Cette valeur de AL est à multiplier par des coefficients de corrections a 1 et a2. Les valeurs du
coefficient a1 sont données dans le tableau 1.

Nombre de voies chargées 1 2 3 4 ≥5


Classe 1ère 1 1 0,9 0,75 0,7
du 2ème 1 0,9 --- --- ---
pont 3ème 0,9 0,8 --- --- ---

Tableau 1: Valeur de a1 en fonction de Nv et de la classe du pont

Mais si la valeur de A1= a1 x AL trouvée par application des règles ci-dessus est
inférieur à (0,44 - 0,0002 L) exprimé en t/m2 (avec L en m) ou à (3,92 – 0,002 L) exprimé en
kN/m2, c'est cette dernière valeur qu'il faut prendre en compte, c.à.d.,
[
A1 = Sup a1 .( 2,3 + 360 ) , (4 – 0,002 L)
L  12
] (5)
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M. Ben Ouézdou Chap 2, page 12
Ensuite, la charge A1 est multipliée par le coefficient a2 qui est donné par:
Vo
a2 = (6)
V.

On rappelle que V étant la largeur d'une voie V = Lch/Nv

3,50 m pour les ponts de la 1ère classe


Vo ayant pour valeur = 3,00 m pour les ponts de la 2ème classe
2,75 m pour les ponts de la 3ème classe

Donc en général on a:
A2 = a1 x a2 x AL (7)
Cette charge est à appliquer uniformément sur toute la largeur de chaussée des voies
considérées. Cette valeur tient compte des effets dynamiques et donc elle n'est pas à
multiplier par un coefficient de majoration dynamique.

Règles d'application de la charge AL:

Les charges AL doivent être disposées sur le tablier de manière à produire l'effet le
plus défavorable pour l'élément considéré. On choisit la longueur et la largeur des zones
chargées de façon à produire les effets maximaux dans l'élément d'ouvrage dont on étudie.

Les règles ci-après sont applicables:


 Transversalement,
la largeur de la zone surchargée comprend un nombre entier de voies de circulation.
Celui-ci influe sur la valeur de a1 comme indiqué dans le tableau 1 et donc on doit en
tenir compte lors de la comparaison des cas de chargement.

 Longitudinalement,
 les zones chargées sont déterminées par la considération de la ligne d'influence de
l'effort considéré (Moment fléchissant, Effort Normal ou Effort Tranchant): Les limites de
ces zones coïncideront avec le zéro de la ligne d'influence, de manière à trouver l'effet le plus
défavorable.
 Si l'on surcharge plusieurs zones, la longueur L à prendre en compte est la somme
des longueurs des zones chargées. Par conséquent, la valeur de AL est différente dans chaque
cas.
 Pour déterminer l'effet le plus défavorable de AL, il faut prendre la plus grande
valeur de ALi i (Figure 2), c.à.d., si une ligne d'influence comporte plusieurs zones de
même signe, il faut charger ces zones une à une, puis deux ensembles, trois ensembles, etc,
en essayant toutes les combinaisons possibles, sauf, si certains cas peuvent à l'évidence être
écartés d'office.

Exemple:

Soit une ligne d’influence des moments fléchissant donnée par la figure 2.

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M. Ben Ouézdou Chap 2, page 13
AL6

AL5
AL2

AL4
AL1
AL3
ω2
ω4

ω3
ω1

L1 L2 L3 L4
Figure 2: Chargement de AL sur une ligne d'influence.

ALi: Valeur de AL sur la travée de longueur Li.


i: Surface de la ligne d'influence sur la longueur L i.
L5 = L1 + L3; L6= L2 + L4.
5= 1+3; 6= 2+ 4.
Ici, par exemple, il faut comparer AL1 1, AL2 2, AL3 3, AL4 4, AL5 5 et AL6 6, sachant
que les ALi ne sont pas les mêmes puisqu'ils sont déterminés d'après l'équation (4) ou (5) en
utilisant les Lignes d'influences comme longueur de chargement.
Ainsi, dans une même section, il va avoir un moment positif (donnant une nappe
inférieure) et un moment négatif (donnant une nappe supérieure).

Dans l’exemple, déjà présentée dans le chapitre 1; les charges sont placés comme
l’indique la figure 3. Deux cas de chargement se présentent (les autres parties des Li sont
négligeable):

1er cas : pour les moments positives on charge la surface à gauche, entre les zéros des Li.
2ème cas : pour les moments négatives, on charge la surface suivante et entre les zéros des Li.

2ème cas

1er cas

Figure 3: Chargement de AL sur une ligne d'influence à la section x=0,3,


d’un pont dalle à 4 travées.
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M. Ben Ouézdou Chap 2, page 14
ω4, L4
ω1, L1

ω2, L2 ω3, L3
Figure 4 : Exemple d’un pont continu à 5 travée.

Ainsi, dans cette même section, des moments positives et des moments négatives
doivent être déterminés, donnant un ferraillage de la nappe inférieure et celle de la nappe
supérieure pour cette section Enfin, une courbe enveloppe doit être déterminée. D‘autre part,
ces Li permettent de nous donner une idée sur les positions possibles pour appliquer la charge
AL de manière la plus défavorable. Ceci est très utile pour un calcul par un logiciel
d’éléments finis tels que Robot ou SAP2000 (version CSI Bridge).

Ainsi et d’après la figure 4, on va distinguer les cas de chargements suivants :

Pour les moments positifs , on a 3 combinaisons.


1er cas, on considère la surface ω2 et on calcule AL2 avec la longueur L2. Puis on détermine la
valeur de (AL2 ω2).
2ème cas, on considère la surface ω3 et on calcule AL3 avec la longueur L3. Puis on détermine
la valeur de (AL3 ω3).
2ème cas, on considère les deux surfaces ω2 et ω3 et on calcule AL5 avec la longueur (L2 + L3).
Puis on détermine la valeur de (AL5 (ω2 + ω3).
Pour trouver le cas le plus défavorable, on considère la valeur maximale entre les 3
combinaisons :
AL ω = Sup [(AL2 ω2), (AL3 ω3) et (AL5 (ω2 + ω3)].
Avec cette valeur et on affectant les pondérations (coefficients) nécessaires, on détermines les
ferraillage inférieur positive A+.

Pour les moments négatifs, on a 3 combinaisons.


1er cas, on considère la surface ω1 et on calcule AL1 avec la longueur L1. Puis on détermine la
valeur de (AL1 ω1).
2ème cas, on considère la surface ω4 et on calcule AL4 avec la longueur L4. Puis on détermine
la valeur de (AL4 ω4).
2ème cas, on considère les deux surfaces ω1 et ω4 et on calcule AL6 avec la longueur (L1 + L4).
Puis on détermine la valeur de (AL6 (ω1 + ω4).
Pour trouver le cas le plus défavorable, on considère la valeur maximale entre les 3
combinaisons :
AL ω = Sup [(AL1 ω1), (AL4 ω4) et (AL6 (ω1 + ω4)].
Avec cette valeur et en affectant les pondérations (coefficients) nécessaires, on détermines les
ferraillage supérieur négatifs A-.

________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 15
2-3-2- Système de charge "B"
Les charges de type B sont composées de 3 systèmes distincts:
 le système Bc se composant de camions types.
 le système Bt composé de groupes de 2 essieux (essieux-tandems).
 le système Br qui est une roue isolée.
Ces convois sont mobiles et les valeurs de charges de ces trois types sont multipliées par un
cœfficient de majoration dynamique, δ, qui sera explicité par la suite.
a) Convoi Bc
Le convoi Bc se compose d'un ou au maximum de 2 camions types par file. Dans le
sens transversal le nombre de files est inférieur ou égal au nombre de voies. Les
caractéristiques du convoi Bc sont présentées ci-après (Figure 5). Les charges sont données
par essieu.
 Longitudinalement : (masse relative à une file de camion et charge donnée par essieu)

12t 12t 6t 12t 12t 6t


2,25 1,5 4,5 m 2,25 2,25 1,5 4,5 m 2,25

1 camion = 300 kN 1 camion = 300 kN

P=120 kN P=120 kN P=120 kN P=120 kN P/2= 60 kN


P/2= 60 kN
1,5 m 4,5 m ≥ 4,5 m 1,5 m 4,5 m

 Transversalement.
1 file de Bc 1 file de Bc

≥ 0,25 2,0 m ≥ 0,5 m 2,0 m

 En plan 1,5 4,5


0,20

0,20
2,00
0,25

0,25 Sens de déplacement

Figure 5 Système Bc.


________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 16
Suivant la classe du pont et le nombre de files de camions considérées, les valeurs des
charges du système Bc à prendre en compte sont multipliée par un coefficient bc dont les
valeurs sont indiquées dans le tableau suivant (Tableau 2):

Nombre de files de camions 1 2 3 4 ≥5


Classe 1ère 1,2 1,1 0,95 0,8 0,7
du 2ème 1 1 --- --- ---
pont 3ème 1 0,8 --- --- ---

Tableau 2: Valeurs de bc en fonction de Nf et de la classe du pont.

Règles d'application de la charge Bc:

On choisit le nombre et la disposition des convois de manière à produire l'effet le plus


défavorable; tout en respectant le règlement suivant:
 Dans le sens longitudinal, le nombre de camions est limité à 2 par file, orientés dans le
même sens. La distance des 2 camions d'une même file est déterminée pour produire l'effet le
plus défavorable et peut être nulle (minimum 4,5 m entre essieux des 2 camions). On peut
considérer une partie d’un camion, l’autre partie étant sur la travée suivante ou sur le remblai
d’accès, mais on ne peut couper un camion.
 Dans le sens transversal, le nombre de files de camions, Nf, ne doit pas dépasser le
nombre de voies, Nv, (c.à.d. Nf ≤ Nv), même si cela est géométriquement possible. On ne
peut pas couper une file de camion. De plus, une distance minimale de 0,25 m (Figure 5) est
exigée entre l'axe de la file de roues la plus excentrée et le bord de:
 la largeur chargeable s'il s'agit du calcul des poutres principales.
 la largeur roulable s'il s'agit du calcul des autres éléments du tablier (hourdis,
entretoises).

b) Système Bt
Un tandem se compose de 2 essieux munis de roues simples pneumatiques. Les
caractéristiques du système B t sont présentées ci-dessous (Figure 5).
Terminologie 1 essieu
1 essieu-tandem

 Longitudinalement :
un tandem
 En plan
P=160 kN P=160 kN Sens de déplacement
1,35
1,35

 Transversalement.
2,00

1 file de Bt 1 file de Bt
≥ 0,50 ≥ 1,0 m 2,0 m
0,60

2,0 m

0,25

Figure 6: Système Bt
________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 17
Suivant la classe du pont, les valeurs des charges du système B t à prendre en compte
sont multipliées par un coefficient bt dont les valeurs sont indiquées dans le tableau 4 (pour le
pont de la 3ème classe il n’ y a pas de coefficient bt).

Classe du pont 1ère 2ème 3ème


Coefficient bt 1,0 0,9 ---

Tableau 4: Valeurs de bt en fonction de la classe du pont.

Le système Bt ne s'applique pas au pont de la 3ème classe. Pour les ponts de la 1 ère et
de la 2ème classe, il convient de respecter les règlements suivants:
 Dans le sens longitudinal, un seul tandem est disposé par file.
 Dans le sens transversal, un seul tandem est supposé circuler sur les ponts à une voie.
Alors que pour les ponts supportant deux voies ou plus, on ne peut placer que 2 tandems au
plus sur la chaussée, côte à côte ou non, de manière à obtenir l'effet le plus défavorable. Une
distance minimale de 0,50 m (Figure 5) est exigée entre l'axe de la file de roues la plus
excentrée et le bord de:
 la largeur chargeable s'il s'agit du calcul des poutres principales.
 la largeur roulable s'il s'agit du calcul des autres éléments du tablier (t.q. le hourdis
ou les entretoises).

c) Système Br

C'est une roue isolée disposé normalement à l'axe longitudinal de la chaussée. Les
caractéristiques de cette roue sont présentées ci-dessous (Figure 7):

 Long. P=100 kN  Transv. P=100 kN  En plan


0,60

0,30
Sens de déplacement
Figure 7: Système Br

La connaissance du sens de déplacement des roues de Bt et de Br est important lors de calcul


du hourdis des ponts.

Le rectangle d'impact de la roue peut être placé n'importe où sur la largeur roulable de
manière (bien sûre) à produire l'effet le plus défavorable.

Tableau 5 : Résumé des règles d'application du système B

Système Max longitudinal par file Transversal


Bc 2 camions Nf ≤ Nv
Bt 1 tandem Nv = 1 → Nf = 1
Nv ≥ 2 → Nf = 2
Br 1 roue 1 roue

________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 18
d) Coefficient de majoration dynamique, δ,:
Les charges du système B sont des surcharges roulantes et par conséquent doivent être
multipliées par un Coefficient de Majoration pour effets Dynamiques (CMD), δ, sera noté δB
pour la charge B (δB ≥1). Ce coefficient, applicable aux trois systèmes B c, Bt et Br est le
même pour chaque élément du pont. Il est déterminé à partir de la formule:

0,4 0,6
B  1   (8)
1  0,2 .L 4.G
1
S
où L: Longueur de l'élément considéré (en m)
G: Poids propre de l'élément considéré (même unité que S).
S: Charge B maximale susceptible d'être placé sur l'élément considéré (en tenant
compte des coefficient bc ou bt).
Ces termes sont donnés explicitement suivant l'élément calculé comme suit:

1er cas: Quand il s'agit d'un hourdis de pont à poutre sous-chaussées

 L : La longueur, L, sera prise égale à la plus petite valeur entre la largeur roulable, L r,
et la portée des poutres, Lc. Mais si la distance entre les poutres de rive, Lrive, est
supérieure à la largeur roulable, Lr, on prendra pour la longueur L, la plus petite valeur
entre Lrive et Lc, c.à.d.,

L = Inf [ Sup (Lr, Lrive); Lc] (9)

Long.

Lc

Transv. Lr

Lrive

Figure 8 : Choix de la longueur L.

 G est le poids propre d'une section du hourdis, et des éléments reposant sur lui, de
longueur L et de même largeur que le tablier.

G = gper . LT . L.
LT

Transv.

________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 19
L
Long.

Figure 9 : Considération de la charge G


.
 S est le poids total le plus élevé des essieux du système B qu'il est possible de placer
sur la longueur L du tablier en respectant les règlements indiqués ci-dessus pour chaque
système.

S = Sup (SBc, SBt, SBr).

 SBc = ?
- Long:
P P P P
1,5 4,5 m P/2 4,5 m 1,5

Plong = Σ Pi (contenu dans L).


- Transv: Nf(max)= Nv
Ainsi, SBc = bc . Nv . Plong.

 SBt = ?
De même, SBt = bt . Nf . 320 (en kN). Ici, si Nv=1 alors Nf=1 et si Nv≥2 alors Nf=2.

 SBr = 100 kN. (une seule charge).

Le coefficient δB ainsi calculé s'applique aux hourdis du tablier. En pratique, ce coefficient


varie entre 1,1 et 1,3.
Pour les ponts de la 3 ème classe, le coefficient de majoration dynamique est borné
supérieurement à 1,4.

2ème cas: Quand il s'agit des poutres principales.


 L: longueur de la travée de cette poutre = Lc.
 G: poids total du tablier dans cette travée.
 S: poids total le plus élevé des essieux du système B qu'il est possible de placer sur le
tablier de cette travée en respectant les règles d'application.

Ce coefficient se calcule de la même manière que précédemment sauf que L change en Lc et


le poids considéré est celle de tout le tablier de la travée.
Le coefficient δB ainsi calculé s'applique aux poutres principales et aux entretoises.

2-3-3-Efforts de freinage (de AL et et de Bc)


Les charges de type A et Bc sont susceptibles de développer des réactions de freinage.
Dans l'étude du tablier, les efforts de freinage ne sont pas à considérer. Ces efforts
n'intéressent que la résistance des appareils d'appui et la stabilité des appuis.

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M. Ben Ouézdou Chap 2, page 20
En ce qui concerne la charge AL, l'effort de freinage correspondant est donné par:

a1 . a 2 .AL.(Lch .Lc)
FAL = (10)
20  0,0035. (Lch . Lc)

où AL est la valeur calculé d'après l’équation (4 ou 4a) et (Lch x Lc) représente la surface
chargée S en m2.
En ce qui concerne la charge Bc, un seul camion est supposé freiner. L'effet
développé est égal à son poids, c.à.d. :
FBc = 300 kN. (11)

Cette valeur n'est multiplié ni par le coefficient bc, ni par le coefficient de majoration
dynamique δB.

Généralement, les charges de freinage, sont des charges horizontales et elles sont réparties sur
les appuis d’après la souplesse (ou la rigidité des appareils d’appui, des appuis et des
fondations).

2-4- Charges routières à caractère particulier

2-4-1- Charges militaires

Elles ne sont à prendre en compte que pour les itinéraires classés par l'armé. Les
charges militaires sont de deux classes: M 80 et M 120. Chaque classe se compose de 2
systèmes distincts:

-Mc: véhicule type à chenilles

-Me: groupe de 2 essieux.

Ainsi on distingue: Mc80, Mc120, Me80 et Me120. Le système Mc à chenille est plus
utilisé que celui à essieux. Les charges militaires doivent être multipliées par un coefficient
de majoration dynamique δ. Ce coefficient est calculé par la même formule donnée pour le
système B (éq.8).
0,4 0,6
M  1   (8a)
1  0,2 .L 4.G
1
S

où L: Longueur de l'élément considéré (en m)


G: Poids propre de l'élément considéré
S: Charge Mc ou Me maximale susceptible d'être placé sur l'élément considéré.

Pour une classe donnée (80 ou 120) et pour chaque élément considéré, le coefficient de
majoration dynamique est le même pour les 2 systèmes Mc et Me .

Les charges militaires sont supposées ne développer aucune réaction de freinage, ni de


force centrifuge.

________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 21
a) Système Mc à chenille
Ce système est plus utilisé que le système à essieux. Un véhicule type du système
Mc80 ou Mc120 comporte 2 chenilles dont les caractéristiques sont représentées
respectivement sur la Figure 10 et la Figure 11.

Long. Transv.
72 t

4,90 m 0,85 1,95 m 0,85


≥0
q =147 kN/m
0,85

En plan

360 kN
1,95

360 kN
0,85

Sens de
déplacement
Figure 10: Système Mc 80

Long. Transv.
72 t
110
t

6,10 m 1,00 2,30 m 1,00m


≥0
q =180 kN/m
1,00

En plan

550 kN
2,30

550 kN
1,00

Sens de
déplacemen
t Figure 11: Système Mc 120
Ces deux systèmes répondent aux règles d'applications suivantes:
 Chaque système est exclusif de de la charge routière à caractère normale (AL et B),
par contre on peut lui ajouter l'effet de la charge de trottoir, par exemple.
 Le rectangle d'impact de chaque chenille est uniformément chargé.
 Dans le sens transversal, un seul convoi est supposé circuler quelle que soit la largeur
de la chaussée. Les 2 chenilles peuvent être disposées sur toute la largeur chargeable. Leur
position est choisi de manière à obtenir l'effet le plus défavorable.
________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 22
 Dans le sens longitudinal, la distance entre deux véhicules successifs d'un convoi est
au moins égale à 30,50 m entre les points de contact avec la chaussée (il en résulte que la
distance minimale entre les axes des véhicules est de 35,40 m pour Mc80 et de 36,60 m pour
Mc120).(voir Figure 12).

≥30,50
30,50mm

35,40 m (M c 80)

36,60 m (M c 120)

Figure 12: Distance longitudinale minimale entre 2 chars.

b) Système Me à essieux
Un véhicule du système Me80 ou Me120 comporte 2 essieux dont les caractéristiques
sont représentées respectivement sur la figure 13 et la figure 14. Les deux essieux sont
assimilés chacun à un rouleau.
Ces deux systèmes répondent aux règles d'applications suivantes:
-La surface d'impact sur la chaussée est un rectangle uniformément chargé.
-Les rectangles d'impact des essieux peuvent être placés n'importe où sur la largeur
chargeable, de manière à obtenir l'effet le plus défavorable.
-Chaque système est exclusif de toute autre charge routière, c.à.d., sans l'accumulation
de la charge de trottoir, en particulier.

Long. Transv.
En plan

Figure 13: Système Me 80

Long. Transv. En plan

Figure 14: Système Me 120

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M. Ben Ouézdou Chap 2, page 23
2-4-2- Charges exceptionnelles

Comme dans le cas des charges militaires, les charges exceptionnelles ne sont à
prendre en compte que pour les itinéraires classés à cet effet. Les charges exceptionnelles les
plus utilisées sont de type D et E. elles sont souvent plus défavorable que le système A et B
pour les hourdis et les entretoises. Les convois-types D et E comportent 2 remorques dont les
caractéristiques sont représentées respectivement sur la figure 15 et la figure 16.

Ces deux types répondent aux règles d'application suivantes:


-La surface d'impact sur la chaussée est un rectangle uniformément chargé.
-Le convoi est exclusif de toute autre charge routière.
-Le convoi est supposé circuler seul quelles que soient la largeur et la longueur du
pont.
-Dans le sens transversal, l'axe longitudinal doit être situé au moins à 3,50 m du bord
de la largeur chargeable.
Les charges exceptionnelles ne sont pas majorées pour les effets dynamiques. De plus, elles
sont supposées ne développer aucune réaction de freinage, ni de force centrifuge.

Longitudinalement

En plan

Figure 15: Système D

Longitudinalement

En plan

Figure 16: Système E

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M. Ben Ouézdou Chap 2, page 24
2-5-Charges sur les trottoirs

Le règlement prévoit deux systèmes de charges: un système local destiné à la


justification des éléments de couverture du tablier (hourdis, entretoises) et un système général
pour le calcul des poutres principales. Les diverses charges de trottoir ne sont pas majorées
pour les effets dynamiques. Pour les deux cas, il s »agit des surcharges des piétons et non pas
le pods prpre des éléments des trottoirs.

2-5-1-Charges locales (calcul des hourdis et entretoises)

Le système local comprend une charge uniformément répartie d'intensité q tr de


valeur:
qtr = 0,45 t/m2 = 4,5 kN/m2. (12)

Cette charge est placée pour produire l'effet le plus défavorable. Ses effets peuvent
éventuellement se cumuler avec les charges de B et de Mc.
En outre, le système local comprend une roue de Ptr = 6t dont la surface d'impact est
un carré de 0,25 m de côté à disposer sur les trottoirs en bordure d'une chaussée. Pour un tel
cas, le trottoir est supposé non séparé de la chaussée par un obstacle infranchissable aux
véhicules t.q. une barrière normale ou lourde (une bordure de trottoir, une glissière, ou une
barrière légère sont considérées comme franchissables). Dans ce cas, on prend :

Mtr = Sup (Mqtr, MPtr).

2-5-2-Charges générales (calcul des poutres principales)

Le système général comprend une charge uniformément répartie d'intensité q tr de


valeur:
qtr = 0,15 t/m2 = 1,5 kN/m2. (14)

à disposer sur les trottoirs bordant une chaussée.


Ce système répond aux règles d'application suivantes:
 Dans le sens longitudinal, on dispose cette charge pour qu'elle produise l'effet le plus
défavorable (soit de la même façon que la charge AL des tabliers de ponts routiers).
 Dans le sens transversal, toute la largeur du trottoir est chargée, mais on peut
considérer, soit qu'un seul trottoir est chargé, soit que les deux le sont, de manière à obtenir
l'effet le plus défavorable (suivant le signe de l'effet).
 Cette charge est cumulable avec la charge routière à caractère normal et particulier,
c.à.d., qu'on peut l'ajouter à la charge AL, à la charge Bc ou à la charge Mc si elle peut
donner un effet plus défavorable.

2-5-3-Charges sur les passerelles et les pistes cyclables

De plus, le système général comprend une charge de densité uniforme dont l'intensité
est fonction de la longueur chargée L (entre les zéros des lignes d'influence):

aL = 0,2 + 15 en t/m2 ou aL = 2 + 150 en kN/m2 (15)


L  50 L  50
ici, L ,en m, est la longueur chargée.
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M. Ben Ouézdou Chap 2, page 25
Cette charge est réservée aux ouvrages qui ne supportent qu'une circulation de piétons
ou de cyclistes (passerelles). Elle est analogue à la charge AL (respecter les mêmes règles
d'application que pour AL et charger sur les mêmes longueurs que celle-ci, c.à.d., de manière
à produire l'effet maximal envisagé).

2-6-Charges sur les remblais

Sur les remblais d'accès aux ouvrages, on dispose une charge uniforme répartie sur
toute la largeur de la plate-forme et d'intensité égale à:

Sr = 1 t/m2 ; ou Sr = 10 kN/m2 (16)

elle intervient dans la justification de la stabilité des culées.


En outre pour la justification des éléments de faible dimension (t.q. murs garde-grèves
et mur en retour), il est recommandé de disposer sur le remblai les systèmes B t ou Br (sans
majoration dynamique δB), qui peuvent donner des effets plus défavorables que celui de 1
t/m2.

2-7- Epreuves des ouvrages d’art


Tout pont, une fois construit, doit être soumis à des épreuves avant sa mise en service.
Ces épreuves comportent:
-l'application des charges définies ultérieurement.
-des visites détaillées de l'ouvrage, avant, pendant et après l'application des charges.
-la mesure des flèches et le nivellement des appuis.
Le béton des éléments de la structure porteuse (appuis et tabliers) doit atteint l’âge minimal
de 90 jours au moment de l’épreuve. Si lors de la mise en service le béton de certains
éléments structuraux n’as pas atteint l’âge de 90 jours, il appartient au maître d’œuvre
d’apprécier en fonction de la qualité de la réalisation les mesures à prendre.
Les épreuves n’ont pas pour but de mesurer le coefficient de sécurité réel du pont, l’objet des
épreuves est le contrôle de la bonne exécution du pont par l’examen de son comportement
sous des charges normales. Les charges à appliquer lors de l'épreuve sont constituées par des
charges sur les chaussées et des charges sur les trottoirs. Les charges sur les chaussées (sans
chargement de trottoir) sont appliquées de deux sortes d’épreuves : épreuves par poids mort
et épreuves par poids roulant.
a) Epreuves par poids mort.
Les véhicules d’épreuves sont disposés à l’arrêt sur la chaussée et serrés (Nf peut
dépasser le nombre des voies) tant dans le sens longitudinal que transversal de façon que les
sollicitations qu’ils développent dans l’élément faisant l’objet de l’épreuve soient comprises
entre les ⅔ et les ¾ des sollicitations maximales développées par l’ensemble des charges.
Pour les ponts courants de protée modeste, les sollicitations dépendent essentiellement de la
position des essieux. Dans ce cas, on cherche à partir des lignes d’influences les
emplacements des camions pour obtenir les sollicitations visés. Ces sollicitations qui
s’ajoutent à celles développées par les charges permanentes sont celles résultant des charges
appliquées sans coefficient de majoration dynamique.
Donc le but des essais n’est pas de tester le pont à sa capacité maximale et voir s’il va
être détruit ou non, mais de voir son comportement sous un effet d’un chargement prédifini.
Les épreuves doivent commencer par le chargement des appuis avant d’effectuer toute
mesure sur les travées et ce dans le but de provoquer immédiatement les tassements des
appuis faute de quoi les mesures des flèches effectuées par la suite pourraient n’avoir aucune
signification.
________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 26
Pour les ponts à travées indépendantes, on charge chaque travée (une à une). Pour les
ponts à travées continues, le chargement est réalisé en cherchant les sollicitations visées et en
utilisant les lignes d’influences.
Exemple : Cas du pont N°2 de l’échangeur de Sidi Daoud : Longitudinalement, deux
camions toupies par file, chargées de 26 t chacun, sont employés. Trois files sont placées
transversalement (photo 1).

Photo 1 : Trois files placées transversalement sur la largeur chargeable.

Pour les déformations désirées de la travée N°2 de ce pont, la figure 16 montre la


position des camions dans le sens longitudinal (placé sur la 3 ème travée) configurée sur la
photo 2.

Figure 17 : Schéma de la disposition des camions de chargement


correspondant à la travée N°2.
.

Photo 2 : Configuration des camions pour la travée N°2.


________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 27
Photo 3 : Les instruments de mesures pour la détection de la flèche :

Photo 4 : Mesures sur papier gradué des déplacements au milieu de la travée.

En résumé, le Bureau d’Etudes de l’entreprise établie une note de calcul des épreuves de
chargements. Il détermine la valeur des chargements nécessaires en faisant un calcul inverse
et ce en prenant entre ⅔ et ¾ des moments fléchissant maximaux obtenues lors de calcul du
tablier et en cherchant les charges correspondantes. L’objectif des épreuves n’est pas de voir
si le pont peut prendre les charges maximales et ne se détériore pas, mais de vérifier son
comportement. La disposition des charges est aussi indiquée dans la note de calcul.
Egalement, les valeurs des déplacements à mi-travée et sur appuis sont indiquées. Ces valeurs
sont à comparer avec les valeurs mesurées selon les dispositions indiquées dans la note de
calcul.
Les déplacements sur chantier sont mesurés par un fil à plomb relié à un stylo traçant les
mouvement sur un papier gradué au milieu des travée (Photo 3 et 4) et par lecture directe sur
un comparateur pour les déplacement sur appui (Photo 3). Pour les ponts sur des cours d’eau,
les mesures sont effectuées par un laser.
Si les déplacements mesurées sont inférieures ou égales aux valeurs calculées, le pont se
comporte bien. Mais par contre si les valeurs mesurées sont plus grandes, cela indique une
anomalie dans le tablier et des mesures doivent être prise (après vérifications que la note de
calcul ne comporte pas d’erreurs et que la différence sort des intervalles logiques).
________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 28
b) Epreuves par poids roulant.

Parmi les véhicules utilisés pour les épreuves par poids mort, on en conserve un
nombre égal à celui des voies de circulation. Ces véhicules étant disposés de front et dans le
même sens. On les fait circuler de bout en bout sur le pont à la plus grande vitesse possible
compte tenu des exigences de sécurité ( à réduire le nombre pour les ponts à voies étroites).

2-8- Combinaisons des charges pour le BAEL.

►Notations

Gmax, Gmin : Charges permanentes défavorables, favorables.


Q1: action variable de base.
Qi: actions variables d'accompagnement
FA: action accidentelle
Q1, Q , A : Coefficients de pondération (voir tableau)
i i

► Combinaisons à l'ELU (Etat Limite Ultime)

• de résistance et de stabilité de forme


1,35 Gmax + Gmin + Q1 Q1 +  Qi Qi (17)

• situations accidentelles
Gmax + Gmin + FA +  Ai Qi (18)

► Combinaisons à l'ELS (Etat Limite de Service)


Gmax + Gmin + Q1 Q1 +  Qi Qi (19)

► Tableau des coefficients de pondération (Q1)

Type de charge ELU ELS


Charge permanente 1,35 1
Caractère normal (A, B*) 1,6 1,2
Caractère particulier$ (Mc*,D,E) 1,35 1
Charges sur trottoirs 1,6 1
Charge sur remblai 1,6 1,2
Charge due au vent 1,2 1
Charge sismique** 1,2 0
Choc de bateaux** 1,2 0

Tableau 6 : Valeurs des coefficients de pondération à l’ELU et à l’ELS.

* à multiplier par le Coefficient du majoration dynamique


$ suivant l'itinéraire
** charge accidentelle non vérifiée à l'ELS.
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M. Ben Ouézdou Chap 2, page 29
2-9- Charges sur les ponts-rails
En France et depuis 2010, c’est l’Eurocode 1 qui est pris en compte comme
règlements des charges.
En Tunisie, de nos jours les ponts-rails sont justifiés sous l'effet des chargements
indiquées par le Livret 2.01 [4] qui a généralisé le titre I contenant le convoi UIC (Union
Internationale de Chemin de fer) [3]. Ainsi, le règlement indiqué ci-après est basée sur le
Livret 2.01 [4].
Mais tout d’abord, une connaissance des voies normales et métriques est nécessaire.
Une voie normale est une voie dont les rails sont espacés de 1,435 m alors que pour la voie
métrique, les rails sont espacés de 1,00 m. Une carte du réseau ferroviaire en Tunisie est
présentée dans la figure 21.

Figure 21: Carte de la Tunisie indiquant les voies normales et les voies métriques

________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 30
Pour les ponts rails supportant une voie, la charge à introduire dans les calculs est
donnée par le livret 2.01 [4]. Ce document définit 4 schémas de charges : UIC71, SW/0,
SW/2, et train à vide. Le livret 2.01 définit ainsi 3 chargements verticaux principaux.

2-9-1- Convoi UIC71

La charge UIC71 modélise un train classique. Le schéma de cette charge est donné sur la
figure 21 ([4]). Ce schéma peut être fractionné.

Qvk=250 kN 250 kN 250 kN 250 kN


qvk=80 kN/m qvk=80 kN/m

0,8m 1,6 m 1,6 m 1,6 m 0,8 m

Figure 21: Convoi UIC. [4] ( 10 kN = 1 t).

Ce schéma de charges est à placer dans le cas le plus défavorable.

Dans le sens transversal, la charge des essieux sont considéré excentrés par e = S/18 comme
indiqué sur la figure 22.

Qv1, Qv2 : Charge des roues.


Qv1 + Qv2 : Charge de l’essieu.

Figure 22 : Excentrement de la charge verticale d’un essieu.

2-9-2- Schéma de charges SW

La charge modélise un fret. Les charges SW représentent l’effet statique de la


circulation ferroviaire rapide. Il est présenté en deux types SW/0 et SW/2. La charge SW/0
(resp. SW/2) est schématisée dans la Figure 23 (resp. 24). Ces charges SW ne doivent pas
être fractionné.

qvk=133 kN/m qvk=133 kN/m

15m 5,3 m 15m

Figure 23: Charge SW/0. ( 10 kN = 1 t).


________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 31
qvk=150 kN/m qvk=150 kN/m

25m 7m 25m

Figure 24: Charge SW/2. ( 10 kN = 1 t).

2-9-3- Train à vide

Pour certaines vérifications, un schéma de charge particulier dénommé « train vide »


est employé. Il consiste en une charge linéaire verticale uniforme, ayant une valeur de
12,5kN/m et appliquée sur toute la longueur de l’ouvrage.

2-9-4- Combinaisons des charges verticaux.

Les combinaisons à prendre en compte sont :


 UIC71 + SW/0
 SW/2
 Train à vide.

e) Coefficient de majoration dynamique

Il est donnée par Ф2 ou par Ф3.


Pour un entretien de la voie soignée, on emploi le coefficient Ф2
(20)

Pour un entretien de la voie courant, on emploi le coefficient Ф3


(21)

________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 32
LФ est une longueur caractéristique de l'élément calculé. LФ est donné ci-dessous pour les
principaux éléments (pour les autres éléments voir règlement)

- Cas des hourdis entre poutres: LФ = distance entre axe des poutres

- Cas des poutres principales: • 1 travée isost. LФ = L


• 2 travées: LФ = 1,2 Lm
• 3 travées: LФ = 1,3 Lm
• 4 travées: LФ = 1,4 Lm
• 5 travées: LФ = 1,5 Lm
n
Lm = 1 Li n: Nombre de travée et Li: Longueur de la travée i.
n 1
- Cas des pièces de ponts: L0 = (2 x distance entre pièces de ponts) + 3,0 m.

- Cas des longerons: L0: distance entre pièce de ponts + 3,0 m.

d) autres charges à considérer


Ce titre I (Livret 2.01) défini également les efforts de lacet et de roulis, les forces
centrifuges, les forces longitudinales de freinage et de démarrage, les charges sur les
accotements, les efforts sur les gardes corps et les effets du vent. Il indique aussi les épreuves
des ponts rails.

2-9-4- Recommandations de la SNCFTunisien


La notice technique émise par la SNCFT [7], présente les éléments de calcul.
2-9-4-1- Convoi type
En Tunisie et jusqu’à 2010, la SNCFT emploi le convoi type du titre I de 1960 à
essieux de 25 tonnes pour la voie normale et de 20 tonnes pour la voie métrique. Mais,
actuellement, c’est le convoi UIC, indiqué ci-dessus, qui est exigé par la SNCFT.

2-9-4-2- Convoi réel

Le convoi réel en vigueur sera le plus agressif possible qui circule sur la ligne à
étudier; Le schéma de ce convoi est présenté dans la figure 23 pour la voie normale et dans la
figure 24 pour la voie métrique.

18t 18t 18t 18t 18t 18t 18t 18t 18t 18t 18t 18t 18t 18t 18t 18t 18t 18t 18t 18t
1,7 1,7 6,28 m 1,7 1,7 1,7 1,7 6,28 m 1,7 1,7 3,89 1,8 6,75 m 1,8 3,0 1,8 6,75 1,8

DI DI SMyW SMyWF

Figure 23: Convoi réel pour la voie normale [7].

Le train réel pour voie normale sera composé de 2 locomotives DI (à 16,5 t par essieu)
et de 2 wagons SMyW + SMWF ( à 18 t par essieu). Pour le calcul les DI sont portés à 18 t.
________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 33
Figure 24: Convoi réel pour la voie métrique [7]

Le convoi réel doit être révisé chaque fois qu'un nouveau matériel est acquis. En effet, la
SNCFT a augmenté la charge des trains de 16 à 20 t par essieux pour la ligne Tunis-Gabès.

2-10- Evolution des surcharges


Pour savoir l'évolution des surcharges depuis le 19 ème siècle (1858 pour les ponts rails
et 1869 pour les ponts routes), on présente les schémas de ces règlements dans le tableau de
la figure 25.
2-10-1- Ponts routes
Année Chargement

1869

1877

________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 34
1891

1915

1927

1940

1960

Figure 25: Evolution des surcharges pour les ponts routes.


________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 35
2-10-2- Ponts rails

Figure 26: Evolution des surcharges pour les ponts rails

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M. Ben Ouézdou Chap 2, page 36
Bibliographie relatif au Chapitre 2

[1] J.A.Calgaro et M. Virlogeux,"Projet et Construction des Ponts, Généralités: Fondations,


Appuis, Ouvrages Courants", Presses de l'ENPC, Paris, 1987.

[2] Cahier des Prescriptions Communes, "Conception, Calcul et Epreuves des Ouvrages
d'Art", Bulletin Officiel du Ministère de l'Equipement et du Logement et du Ministère
des Transports, Fascicule 61,titre I, 1960.

[3] Cahier des Prescriptions Communes, "Programme des charges et Epreuves des Ponts
Rails", Fascicule 61,titre I, 1979.

[4] SNCF Français, Direction de l’Equipement et de l’Aménagement, CPC, "Règles


Techniques de Conception et de calcul des ouvrages en béton, en Métal ou Mixte", Livret
2.01. NG AG 4 AO n°1, Ed. Fév. 1995.

[5] Cahier des Prescriptions Communes, "Conception, Calcul et Epreuves des Ouvrages
d'Art", Bulletin Officiel du Ministère de l'Equipement et du Logement et du Ministère
des Transports, Fascicule 61,titre II, 1971.

[6] Normalisation Française, « Eurocode 1 : Bases de calcul et actions sur les Structures ;
Partie 3 : Charges sur les ponts dues au trafic », XP ENV 1991-3 ; Indice de
classement : P06-103, 1997.

[7] SNCFT, "Vérification et renforcement des ponts anciens à tabliers métalliques",


Notice technique de la SNCFTunisien.

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M. Ben Ouézdou Chap 2, page 37
TD N°1 : Ouvrages d’Art
(Avec Solution)

Problème N°1 :

Soit un pont à poutres à travées indépendantes, de longueur de la travée L = 20 m. On


considère la section x = L/3.
1) Tracer les Li des efforts tranchants et des moments fléchissants à cette section.
2) Placer la charge Bc de manière la plus défavorable sur la Li des efforts tranchants. Puis,
déterminer l’effort tranchant dû à Bc.
3) Placer la charge Bt de manière la plus défavorable sur la Li des moments fléchissants.
Puis, déterminer le moment dû à Bt.
4) Placer la charge AL de manière la plus défavorable sur la Li des moments fléchissants. Puis,
déterminer le moment dû à AL. On donne Largeur chargée = 10 m.

Solution du Problème N°1:

1) La Li des efforts tranchants et des moments fléchissants. à x= L/3 = 20 / 3 = 6.67 m est


donnée par la figure N°1.

x = 6.67 m
L = 20 m
0,67

Li ˝V ˝
-0,33

Li ˝M ˝
y0=4,44
m

Figure 1 : Lignes d’influences des efforts tranchants d’une poutre d’un pont isostatique.

( ) ( ) ( )

________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 38
2) Placer la charge Bc de manière la plus défavorable sur la Li des efforts tranchants. Puis,
déterminer l’effort tranchant dû à Bc.

x = 6.67 L = 13,33 m
m L = 20 m 120 kN
120 kN
1,5 4,5m 60 kN 4,5m 1,5 1,33

y0’=0,67

Y2’

Y3’
Li ˝V ˝

Y’5’
Y’4’
-0,33

Figure 2 : Chargement de Bc sur la Ligne d’influence des efforts tranchants d’une poutre
d’un pont isostatique.

( ) ( ) ( ) ( ) ( )

________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 39
3) Placer la charge Bt de manière la plus défavorable sur la Li des moments fléchissants.
Puis, déterminer le moment dû à Bt.

x = 6.67 L = 13,33 m
m L = 20 m

160 kN
1,35

Li ˝M˝
y0=4,44

y2
m


( )=

4) Placer la charge AL de manière la plus défavorable sur la Li des moments fléchissants. Puis,
déterminer le moment dû à AL. Sachant que LAL = 10 m.

x = 6.67 m L = 13,33 m
L = 20 m
AL= 135,5 kN/m

Li ˝M˝
y0=4,44
m

( ) ( )( )

( )( ) ( )( )

( )

________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 40
Problème N°2 :

On Considère la ligne d’influence des moments fléchissants d’un pont continu, donnée sur la
Fig. 1.

ω2

L1 – L3 ω4

+ L2 + L4

ω3
ω1
Figure 1 : Lignes d’influences des moments fléchissants d’un pont continu.

Les données géométriques sont présentées ci-après :

ω1 = 55 m2 ω2 = - 45 m2 ω3= 40 m2 ω4= - 5 m2

L1 = 14 m L2 = 9 m L3 = 16 m L4 = 10 m.

Déterminer les moments maximaux positifs M+ et négatives M– maximales ; sous l’effet de la


charge AL. Sachant que LAL = 10 m.

Solution du Problème N°1:

1) Moment positifs M+.

On charge les surfaces positives de la ligne d’influence : une à une (ω1 et ω3) puis deux
ensembles (ω1 + ω3).

1er cas de chargement : chargement de la surface ω1. (ω1 = 55 m2 et L1 = 14 m)

Valeur de la charge AL1 :

( )( )

2ème cas de chargement : chargement de la surface ω3. (ω 3 = 40 m2 et L3 = 16 m)

Valeur de la charge AL3 :

________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 41
( )( )

3ème cas de chargement : chargement de la surface (ω1+ ω3). (ω1 = 55 m2 ; ω 3 = 40 m2; L1 =


14 m et L3 = 16 m)

( )( )

Conclusion pour les moments positives M+ (sans considération des autres coefficients) : le
3ème cas est le plus défavorable et donc

1) Moment négatifs .

On charge les surfaces négatives de la ligne d’influence : une à une (ω2 et ω4) puis deux
ensembles (ω2 + ω4).

1er cas de chargement : chargement de la surface ω 2. . (ω 2 = -45 m2 et L2 = 9 m)

Valeur de la charge AL2 :

( )( )

2ème cas de chargement : chargement de la surface ω4. (ω4 = -5 m2 et L4 = 10 m)

Valeur de la charge AL3 :

( )( )

3ème cas de chargement: chargement de la surface (ω2+ ω4). (ω2 = -45 m2 ; ω4 = -5 m2; L2 =
9m et L4 = 10 m).

________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 42
( )( )

Conclusion pour les moments négatives (sans considération des autres coefficients) : le
1er cas est le plus défavorable et donc

Problème N°3:

On Considère la ligne d’influence des efforts tranchants d’un pont continu, donnée sur la Fig.
2.

L3

L1 L2 y3 L4 L5 L6
+
y1
y2 y4 y5

Figure 2 : Lignes d’influences des efforts tranchants d’un pont continu.

L1 = 16 m L2 = 8 m L3 = 15,5 m L4 = 0,5 m L5 = 3,5 m L6 = 7 m

y1= 2.5 y2= 2.5 y3= 12 y4= 3.5 y5= 2.5

Déterminer les efforts tranchants maximales; sous l’effet de la charge Bc.

________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 2, page 43
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M. Ben Ouézdou page 45
Chapitre 3
CALCUL
DES POUTRES PRINICPALES

3-1- Préliminaire p 44
3-2- Coefficient de répartition transversale (CRT) p 44
3-3- Détermination des sollicitations dans les poutres principales p 47
3-4- Sollicitations dues à la charge permanente p 47
3-5- Sollicitations dues à la charge AL. p 50
3-6- Sollicitations dues à la charge du trottoir. p 52
3-7- Sollicitations dues à la charge Bc. p 53
3-8- Sollicitations dues à la charge militaire. p 56
3-9- Sollicitations de calcul. p 58
3-10- Particularité du ferraillage des poutres principales. p 59

3-1- Préliminaire

Les tabliers des ponts à poutres sont des structures tri-dimensionnelles pour lesquelles
de nombreuses méthodes de calcul classique ont été proposées. En général, l'étude du tablier
est subdivisée en une étude dans le sens transversal et une étude d'une poutre dans le sens
longitudinal. La première étude donne un Coefficient de Répartition Transversale (CRT), dont
on le multipliera avec les sollicitations (globales) retrouvées dans le sens longitudinal pour
obtenir les sollicitations (moyennes) d'une poutre. Ainsi, on obtient le principe suivant:
Sollicitation moyenne = CRT x Sollicitation globale
Par sollicitation, on se réfère à un moment fléchissant ou à un effort tranchant. Pour
déterminer les sollicitations globales, on fait souvent appel aux lignes d'influences puisqu'on
peut avoir des charges mobiles. C'est le sujet traité dans le premier chapitre. Dans le prochain
paragraphe et en annexe, on présente l’étude de la répartition transversale dans un pont à
poutres, puis on termine avec le calcul des sollicitations globales et moyennes.

3-2- Coefficient de Répartition Transversale (CRT)

3-2-1- Introduction

Le rôle principale des entretoises est de répartir les efforts entre les poutres principales.
Dans l'absence des entretoises, c'est le hourdis qui joue le rôle d'entretoisement. Ainsi, pour
déterminer les efforts dans une poutre, on doit tenir compte de la répartition transversale des
surcharges et ceci à travers un coefficient correctif appelé Coefficient de Répartition
Transversale "CRT". Celui-ci montre la portion des surcharges transmise sur la poutre
considérée.

____________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 46
Les tabliers des ponts à poutres sont des structures tri-dimensionnelles pour lesquelles
de nombreuses méthodes de calcul ont été proposées. Ces méthodes sont classées en deux
familles, selon que la section transversale peut être considéré comme étant indéformable
(Figure 1) ou déformable (Figure 2).

Entretoise intermédiaire

Section rigide indéformable

Figure 1 : Principe de répartition transversale pour un pont à poutre


avec entretoises intermédiaires → méthode de Courbon.

hourdis

Section souple deformable

Figure 2 : Principe de répartition transversale pour un pont à poutre


sans entretoises intermédiaires → méthode de Guyon-Massonnet.

Le cas d’une section transversale indéormable est adapté aux tabliers dotés
d'entretoises suffisamment rigides (avec entretoises intermédiaires nombreux et rapprochées).
Dans ce cas on utilise:
-la méthode des entretoises rigides, connue sous le nom de la méthode de Courbon, appliquée
aux ponts en béton armé (ponts à poutres, pont à caisson), 1940.[1-3]
-la méthode de torsion uniforme (voir Calgaro et Virlogeux) [4], appliquée surtout pour les
ponts métalliques ou mixtes.
Lorsque le tablier ne comporte pas d'entretoises rigides (sans entretoises intermédiaires
ou avec entretoises d'espacement large), la section transversale est considérée comme étant
déformable (Figure 2). Dans ce cas, le comportement mécanique de tels tabliers s'écarte de
celui résultant de l'application de la méthode classique de la résistance des matériaux. On
utilise, alors, l'une des méthodes suivantes:
-Méthode de Guyon-Massonnet [5-8], basée sur un modèle de grillage de poutres,
appliquée aussi bien pour les ponts à poutres multiples sous-chaussées que pour les ponts
dalles.
-Méthode de Cart-Fauchart [4,9], appelée aussi méthode de matrice-transfert de
flexion transversale, basée sur des sections entre nervures et hourdis, appliquée aux tabliers à
nervures.
-Méthode de Lacroix [10], basée sur la théorie des poutres croisées.
____________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 47
-Méthode des coupures (de Abdunnur) [11], basé sur une coupure au milieu du
hourdis.
-Méthode de Eugène [10] des ponts à poutres élastiquements liées, basée aussi sur une
coupure dans le sens longitudinal du pont et au centre du hourdis.
-Méthodes des ossatures plissées [4] (voir Calgaro et Virlogeux), basée sur la
schématisation du tablier par plusieurs voiles.
La liste des méthodes citées n'est pas exhaustive. Mais en pratique, dans le cas de
tablier rigide, on utilise la méthode de Courbon. Dans le cas contraire, c'est la méthode de
Guyon-Massonnet qui est la plus utilisée.

3-2-2- Méthode de Courbon

Cette méthode suppose que les déformations des entretoises sont négligeables vis-à-vis
des déformations des poutres, c.à.d., les entretoises présentent une rigidité infinie. Ceci peut
être obtenue lorsque:
-les entretoises sont suffisamment nombreux (≥3) et rapprochées (a ≈ 4m)
-La largeur du pont est très inférieure à sa longueur (Lr/Lc ≤ 0,5).
-Les entretoises ont une hauteur comparable à celle des poutres.
Notons que dans le cas de pont à poutres avec entretoises intermédiaires, ces conditions sont
généralement réalisées en pratique.

3-2-3- Méthode de Guyon-Massonnet

Lorsque la rigidité torsionnelle des éléments d'un pont ne peut être négligée, la section
transversale du pont est considérée comme étant déformable; c'est alors qu'on utilise la
méthode de Guyon-Massonnet (développée originalement par Guyon [5] en 1946 et mise sous
forme de tableaux numériques par Massonnet [6-8] en 1954). Cette méthode est une méthode
de calcul des dalles ou de réseaux de poutres.
Voici les deux principes fondamentaux de la méthode:
- Le premier principe fondamental est de substituer au pont réel un pont à structure
continue qui a même rigidités moyennes à la flexion et à la torsion que l'ouvrage réel.
- Le deuxième principe est d'analyser de façon approchée l'effet de la répartition
transversale des charges en admettant que cette répartition est la même que si la distribution
des charges selon l'axe du pont était sinusoïdale et de la forme:
x
p' = p sin 
L
p: constante;
L: portée du pont.
Les calculs peuvent être affinés en développant la charge en série de Fourier, en fonction de
l'abscisse longitudinale.
Comme, de nos jours les ponts à poutres ne sont pas dotés d’entretoises intermédiaires, nous
présentons Les détails de calcul d'après cette méthode dans l'annexe 1 avec les tables
correspondantes de Guyon-Massonnet présentées dans l'annexe 2.

Le CRT est déterminée pour la poutre de rive et pour la poutre intermédiaire. Ensuite, en
comparant les valeurs des CRT, y compris les différentes paramètres (a 1, LAL, bc), nous
retenons les valeurs des CRT les plus grandes. Ça sera une poutre modèle avec un les valeurs
maximales des CRT. Ainsi, nous calculons une seule poutre et tous les poutres auront le même
ferraillage pour éviter le risque d’erreurs lors de la mise ne œuvre.

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 48
3-3- Détermination des sollicitations dans les poutres principales
Les poutres principales sont soumises à la charge permanente et aux surcharges (voir
règles de chargement dans le chapitre 2). En ce qui concerne les charges à caractères
normales, la charge Bc est en général la plus défavorable du système B. Il reste à comparer les
effets de la charge Al et Bc, ensuite les cumuler à la charge du trottoir s'il en existe. Le résultat
est à comparer avec les charges à caractères particuliers s'ils sont données. le principe est
toujours le même, c.à.d.,

M = Mper + Sup M Al  M tr , M Bc  M tr , M Mc  M tr , M Ex 
On effectue l'évaluation des sollicitations aux sections critiques et à d'autres sections
intermédiaires à l'ELU et à l'ELS. Cette reconnaissance de la répartition des sollicitations nous
permet de faire l'arrêt des barres pour les moments fléchissants et de changer l'espacement des
étriers pour l'effort tranchant. Pour cela on détermine couramment les sollicitations aux
sections suivantes:
x=Lc/2; x=Lc/4; x=Lc/6; x=Lc/8; et x=0.
En pratique, un espacement d’un pas régulier est choisi (L/10 ou 1 m ou 2 m par exemple).
Si l'étude transversale est effectuée d'après Courbon-bras de levier, Il suffit de calculer
les moments fléchissants dans la poutre de rive et les efforts tranchants dans la poutre de rive
et de sa poutre adjacente.
Si l'étude transversale est effectuée d'après Guyon-Massonnet, on calcule les moments
fléchissants et les efforts tranchants dans la poutre de rive (transversalement de rive) et la
poutre centrale .
Longitudinalement, le schéma statique de ces poutres est le même, la seule différence
réside dans le coefficient de répartition transversale.

3-4- Sollicitations dues à la charge permanente.

3-4-1- Valeur de la charge permanente


On évalue la charge permanente, gper, par m.l. de la poutre principale. En général, cette
charge est composée de la somme des poids propres des éléments suivants:
gper=gp+gd+gst.
 La poutre elle-même, gp:
gp = bp (hp - hd) γBA.
γBA: poids volumique du Béton Armé = 2,5 t/m3 = 25 kN/m3.
hd

hp

bp

Figure 3 : Section transversale d’une poutre.

 Le hourdis, gd:
gd = hd . b0 .γBA.
b0
hd

b0 b0
Figure 4 : Section transversale du hourdis.
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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 49
 La superstructure ou équipements, gst (étanchéité, couche de roulement, trottoir,
garde-corps, corniches, etc):
gst = gétch + gcroul+ gtr + gg.c.+ gcor + …
L’étanchéité est généralement prise à 3 cm d’épaisseur ( γet= 22 kN/m3). La couche de
roulement d’épaisseur généralement de 7 cm d’épaisseur (γrl= 22 kN/m3). Le poids du trottoir
est estimé à travers sa surface et sa masse volumique (remplie de béton à 25 kN/m3). Les
gardes corps sont évalués selon le modèle. Les plus courants de type S8 est de poids linéaire
de 0,3 kN/ml alors que le type BN4 (barrière employé comme garde corps) est de poids
linéaire de 0,65 kN/ml. Pour les autres éléments en BA tel que la corniche, il est suffit de
déterminer le volume de l’élément considéré et d’utiliser la masse volumique du BA (γBA= 25
kN/m3).
Les charges de la superstructure sont majorées pour des incertitudes de leur poids (G max).
Ainsi, l’étanchéité est majorée par 1,2 ; la couche de roulement de 1,4 et pour les autres
éléments (trottoirs, corniches, bordures, …) de 1,05.

 En total, on évalue la charge permanente gper= gp+gd + gst. Alors que la charge
d’entretoise sur appui n’intervient qu’aux appuis de la poutre de manière concentrée G e. Elle
n’est pas considérée pour le calcul des moments fléchissants et n’est considérée que pour les
efforts tranchants sur les appuis (réactions d’appui).

Ge = be . (b0 - bp). (he – hd). γBA. en t ou en kN.


b0
bp
Transv.
hd
he

b0 b0

Long.
be

Figure 5 : Section considérée pour l’entretoise

 Coefficient de pondération des charges G


Suivant le dernier chapitre  = 1,35 à l'ELU et G = 1,00 à l'ELS.
G

 Répartition transversale
La charge permanente est répartie de manière égale. Donc le CRT est per = 1.

3-4-2- Moments fléchissants

La charge permanente est une charge répartie sur toute la poutre. Pour déterminer les
sollicitations dues à cette charge, on n'a pas besoin d'utiliser le principe des lignes d'influence.
Le problème se réduit à déterminer les sollicitations d'une charge répartie sur toute une poutre
sur appui simple.
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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 50
Figure 6: Diagramme des moments fléchissants sous l'effet de la charge permanente

x
= G . gper.
per n
Mx (Lc- x)
2
2
M Lc/ 2 =G . gper . Lc
per n per
= M0,5.
8
2
3 per
=G . gper .
per n 3 . Lc
M Lc/ 4 = M .
4 .8 4 0,5
2
per  n 5 . Lc 5 per
M Lc/ 6 = G . gper. = M0,5.
9 .8 9
7
=G . gper. =
per n per
M Lc/8 M .
16 0,5

3-4-3- Efforts tranchants


De même pour les efforts tranchants, on utilise le diagramme des efforts tranchants d'une
charge répartie sur une poutre simple.

Figure 7: Distribution des efforts tranchants sous l'effet de gper.

= G . gper ( Lc  x)
per n
Tx x≠0
2
Tap = G . gper Lc + GE
per n
x=0
2
T Lc/8 = G . gper
per n 3.Lc
8
T Lc/ 4 = G . gper Lc
per n
4
per
T Lc/ 2 = 0.
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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 51
3-5- Sollicitations dues à la charge Al.

3-5-1 Rappels:

a) valeur de la charge

On rappelles quelques règlements de AL (chapitre 2)

360
AL = 2,3 + en kN/m2.
L + 12
L : Longueur chargée longitudinalement; en m.

On multiplie cette quantité par deux coefficient a1 et a2.


a1 dépend de nombre de voies chargées et de la classe du pont (voir tableau 1 dans la page
12 du chapitre 2).
a2 = V0/V V0 = 3,5/3,0/2,75 pour les ponts du 1ère/2ème/3ème classe.
V : Largeur d'une voie.
A2 = a1 .a2 . A L.
La charge devient par m.l. en multipliant par, LAL, la largeur de chargement déterminée
transversalement, c.à.d.,
qAL = A2 . LAL = a1 .a2 . AL . LAL

b) Coefficient de pondération des charges Q1

Selon le chapitre 2  = 1,60 à l'ELU


Q1
 = 1,20 à l'ELS
Q1

c) Coefficient de répartition transversale.

La RDM nous apprend que les moments fléchissants Mi et les efforts tranchants Ti sont
proportionnels à la réaction de la poutre Ri. Donc, on doit multiplier ces sollicitations par le
CRT. Celui-ci, Al, est déterminée d'après la méthode de Courbon (et bras de levier) si la
section transversale est considérée comme indéformable ( cas des ponts avec entretoises
intermédiaires). Par contre, pour les sections transversales déformable (ponts sans entretoises
intermédiaires), le CRT Al est déterminée d'après la méthode de Guyon-Massonnet. Ici, on ne
traitera que le cas où le CRT est déterminée par la méthode de Guyon-Massonnet (c.à.d.) le
cas où il n'y a que des entretoises à l'extrémité des poutres principales. Ce coefficient est
présenté dans l’annexe de ce chapitre.

3-5-2- Moments fléchissants

Dans ce cas, aussi, l'utilisation de la ligne d'influence peut être remplacer par le diagramme
des moments, puisque le cas le plus défavorable revient à charger toute la longueur de la
poutre Lc.

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 52
Figure 8: Distribution des moments fléchissants sous l'effet de la charge AL.

qAL = A2 . LAL = a1 .a2 . Al . LAL Ici, L = Lc dans l'expression de AL.


x
Mx = Q1 . Al . qAl . (Lc- x)
Al
2
Al Lc 2
x=Lc/2 MLc/2 = Q1 . Al . qAl . .
8
Al 3.Lc
x=Lc/4 MLc/4 = Q1 . Al . qAl . .
32
Al 7.Lc2
x=Lc/8 MLc/8 = Q1 . Al . qAl . .
128

3-5-3- Efforts tranchants


Les efforts tranchants se calculent à l'aide de leur ligne d'influence en tenant compte de la
longueur chargée LAL .


Figure 9: Effort tranchant dans la section x sous l'effet de la charge Al.

Al  360 
= a1 . a2 .2,3 +
(Lc -x) + 12 AL
qx .L en kN/m.

1 x (Lc x)2
’Al = . (1 - ) . (Lc- x) =
2 Lc 2 . Lc
=  . AL . q
Al AL
T x Q1 x .AL .
En particulier,
Al Lc  360 
Tap = Q1 . Al . qx . . avec qx = a1 . a2 .2,3 +
AL Al
12) AL
pour x=0 .L
2  ( Lc+
Lc AL Al Lc  360 
TLc/2 = Q1 . Al . qx . . avec qx = a1 . a2 .2,3 +
Al
( 0,5 Lc + 12) AL
pour x= .L
2 8 
____________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 53
3-6- Sollicitations dues à la charge du trottoir

3-6-1- Rappels

a)Valeur de la charge.

On utilise la charge générale de valeur constante (chapitre 2 ):


qtr = 0,15 t/m2. = 1,5 kN/m2.
Cette valeur est à multiplier par la largeur de chargement, qui est la largeur du trottoir Ltr.
qtr = 0,15 . Ltr en t/m. ou qtr = 1,5 Ltr en kN/m.

b) Coefficient de pondération des charges Q1


Suivant le chapitre. 2  = 1,60 à l'ELU
Q1
 = 1,00 à l'ELS
Q1
c) Coefficient de répartition transversale.
Le CRT est déterminée d'après Guyon-Massonnet décrite en annexe.

3-6-2- Moments fléchissants

Le calcul se fait de manière analogue à celui de AL


x
Mx = Q1 . tr . qtr . (Lc - x)
tr
2

3-6-3- Efforts tranchants

Les efforts tranchants se calculent à l'aide de leur ligne d'influence. La charge q tr est
constante. Elle est placée de manière la plus défavorable.

Figure 10: Effort tranchant sous l'effet de la charge qtr


dans le cas où le CRT est donnée par la méthode de Guyon-Massonnet.

1 x (Lc x)2
tr = . (1 - ) . (Lc - x) =
2 Lc 2 . Lc
Tx = Q1 . tr . qtr .tr .
tr

Lc
Tap = Q1 . tr . qtr .
tr
En particulier, pour x = 0 .
2

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 54
3-7- Sollicitations dues à la charge Bc

3-7-1 Rappel

a) Valeur de la charge

P P P/2 P P P/2
1,5 4,5 m 4,5 m 1,5 4,5 m P = 12 t
= 120 kN

Figure 11: Schéma de calcul de la charge Bc dans le sens longitudinal

b) Coefficient bc
On doit multiplier la valeur de la charge par le coefficient bc qui dépend du nombre de file
et de la classe du pont (d’après le CRT).

c) Coefficient de majoration dynamique δB.

0,4 0,6
δB = 1 + +
1 + 0,2 L G
1+ 4
S
L: longueur de la travée = Lc.
G: Poids total de cette travée.
S: Poids total le plus élevé du système B placé sur la travée (en tenant compte du bc et bt).

d) Coefficient de pondération des charges Q1


Suivant le chap. 2  = 1,60 à l'ELU
Q1
 = 1,20 à l'ELS
Q1

e) Coefficient de répartition transversale.


Le CRT Bc est déterminée d'après Guyon-Massonnet.

3-7-2- Moments fléchissants

(x≠Lc/2) ;
Dans ce cas, les moments sont calculés à l'aide de leur lignes d'influence (Li) dans la
section considérée en plaçant la charge Bc dans le sens longitudinal de manière la plus
défavorable. La Li des moments est une ligne brisée formée de segments de droites. Il en
résulte que la position la plus défavorable du convoi comporte probablement la présence d'un
essieu au droit de la section considérée.
Les essieux arrières sont les plus chargées et les plus rapprochés. Nous avons intérêt dans
le but de trouver le cas le plus défavorable à mettre ces essieux à côté de l’ordonnée maximale
de la ligne d’influence. Pour cela deux positions sont possibles : soit le dernier essieux sur
l’ordonnée maximale soit l’avant dernier essieu. On essaye ces deux positions en déterminant
la somme des produits de  Pi . yi .pour chaque position.

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 55
1ère disposition :

Figure 12 : Détermination des moments fléchissants sous l’effet de la charge Bc


pour la première disposition.

2ème disposition :

Figure 13 : Détermination des moments fléchissants sous l’effet de la charge Bc


pour la deuxième disposition.

Pour ces deux dispositions, nous déterminons les yi sur les lignes d’influences tel expliqué dans
le chapitre1. Ensuite, nous cherchons le cas le plus défavorable entre les deux dispositions.
 Pi yi = Sup [( Pi yi)1ère disp, ( Pi yi)2ème disp]
Ainsi, on peut déterminer le moment maximum.
M =  . Bc . B . bc .  Pi . yi
Bc
x Q1

*Cas particulier: section au milieu de la travée (x=Lc/2)


Avec exactitude suffisante pour la pratique, on admet que le moment maximum absolu agit
au milieu de la travée. Mais en vérité sa position réelle est donnée par le théorème de barré.

Théorème de Barré:
"Le moment fléchissant est maximum au droit d'un essieu lorsque cet essieu et la
résultante générale du convoi se trouvent dans des sections symétriques par
rapport au milieu de la poutre."
Une étude, basée sur ce théorème, a été faite pour le convoi réglementaire Bc [1,12]. Les
dispositions les plus défavorable des essieux pour différentes longueurs de travées et les
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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 56
expressions des moments maximaux correspondants sont données dans le tableau N°1 pour le
cas de travée indépendante [1,12].

Portées ( Lc en m) Dispositions des essieux  (m) Moments maximaux (Mmax)


P
0 < Lc < 2,56 m 0 M= 0,25 P Lc

P  P
2,56 < Lc < 9,19 0,375 0,281
M= P (0,50 Lc + -
Lc
0,75)

P P
9,19 < Lc < 11,75 P/2 0,15 0,056
M= P (0,625 Lc + -
Lc
1,875)
P  P
11,75 < Lc < 17,44 P/2 P/2 0,375 0,422
M = P (0,75 Lc + -
Lc
3,375)
P P  P
P/2 P/2
17,44 < Lc < 18,38 0,844 2,848
M= P (Lc + - 7,875)
Lc

P P  P P
P/2 P/2
18,38 < Lc 14,878
M = P(1,25 Lc + -
1,725 Lc
13,125)

Tableau N°1: Expression du moment maximale sous l'effet du convoi Bc


dans une poutre à travée indépendante [1,12].

Pour une approximation assez suffisante pour la pratique on suppose que ces moments sont
obtenus pour la mi-travée, c.à.d., à x= Lc /2. Ainsi, on a:
Bc
M Lc /2 = Q1 . Bc . B . bc .Mmax.
14,878
Exp: Lc = 19 m; L= Lc > 18,38m Mmax = P (1,25 Lc + - 13,125)
Lc
Bc 14,878
M Lc /2 = Q1 . Bc . B . bc .P (12,5 Lc + - 13,125) avec P = 12t
Lc

3-7-3- Efforts tranchants

La position la plus défavorable est évidente (2 essieux arrière sur le maximum de la ligne
d’influence, Li).

____________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 57
Figure 14: Détermination des efforts tranchants sous l'effet de Bc

Bc
Tx = Q1 . Bc . B . bc .  Pi yi

3-8- Sollicitations dues aux charges militaires

3-8-1- Rappel

Nous étudions les charges Mc80 ou les charges Mc120 selon les cahiers des charges de
maître d’œuvre (selon l’importance de l’itinéraire ). La plupart des ponts actuels sont plutôt
calculé pour la charge de Mc 120.

a) Valeur de la charge
• Mc80
q = 147 kN/m q

4,9 m 30,5 m 4,9 m

Figure 15a : Représentation longitudinale de la charge Mc80.

• Mc120
q = 180 kN/m q

6,1 m 30,5 m 6,1 m

Figure 15b : Représentation longitudinale de la charge Mc120.

b) Coefficient de majoration dynamique Mc.

0,4 0,6
Mc = 1 + +
1 + 0,2 L G
1+ 4
S
L: longueur de la travée = Lc.
G: Poids total de cette travée.
S: Surcharge maximale de Mc correspondant placé sur la travée.

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 58
c) Coefficient de pondération des charges Q1
Suivant le chapitre 2  = 1,35 à l'ELU
Q1
  1 à l'ELS
Q1
d) Coefficient de répartition transversale.
Le CRT Mc est déterminée soit d'après la méthode de Guyon-Massonnet.

3-8-2- Moments fléchissants

Les charges militaires étant une charge répartie. En utilisant les lignes d'influences, on
détermine les sollicitations en multipliant la charge par l'aire correspondante. Mais la question
qui reste à étudier est la suivante: Où placer la charge pour avoir l'effet le plus défavorable? Ce
qui revient à rechercher l'aire maximale de la ligne d'influence placée sous la charge. En ce qui
concerne les moments fléchissants, et pour une longueur modérée (ne faisant pas intervenir un
deuxième char) la charge est placée à une distante t de l'appui gauche (voir figure 16).
Ainsi, on doit rechercher la valeur de t pour avoir l'aire  maximale. Ceci est obtenu -
bien entendu- en dérivant la fonction  par rapport à t et en égalisant la dérivée à zéro (d/dt
= 0). C'est ainsi qu'on obtient la valeur suivante de t :

x
pour la charge de Mc80: t= (Lc - 4,9) en m.
Lc
x
pour la charge de Mc120: t= (Lc – 6,1) en m.
Lc

Figure 16: Détermination des moments fléchissants sous l'effet de la charge Mc 80


(le char est placé à une distance t de l'appui gauche
de manière à produire l'effet le plus défavorable).

Les moments fléchissants dans la section x sous l'effet de Mc80 est:


M =  . Mc . Mc . q . 
Mc
x Q1

Mc: CRT sous l'effet du Mc 80


 : aire de la Li correspondante à la charge de Mc 80. Cet aire est déterminée en trouvant
les ordonnées de ces extrémités par le principe de Thalès et en connaissant la valeur maximale
de la ligne d’influence.
Sous l'effet de Mc120, les moments fléchissants sont déterminés de manière analogue (t
change).

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 59
3-8-3- Efforts tranchants

La recherche du cas le plus défavorable pour les efforts tranchants est plus simplifiée
car il suffit de positionner un char adjacent au sommet de la ligne d'influence (Fig. 17).
Éventuellement, on peut placer un deuxième char à 30,5 m.

Figure 17: Détermination des efforts tranchants sous l'effet de Mc80

Les efforts tranchants dans la section x sous l'effet de Mc80 est:


T =  . Mc . Mc . q . ’
Mc
x Q1

Sous l'effet de Mc120, les efforts tranchants sont déterminés de manière analogue.

Remarque:
Pour les ponts de longueur importante (> 35 m), il y a lieu de prendre en compte l'effet du
2ème char. (surtout pour les efforts tranchants près de l'appui).

3-9- Sollicitations de calcul

On établira un tableau de ces sollicitations à l'ELU et un tableau de l'ELS, dans les


sections courantes. La combinaison des actions pour les moments fléchissants et les efforts
tranchants est:

Mx = Mper + Sup M Al  M tr , M Bc  M tr , M Mc  M tr 

Tx = Tper + Sup T Al  T tr , T Bc  T tr , T Mc  T tr 

Section 0 (appui) Lc/8 Lc /4 Lc /2


Mx
Tx

Tableau N°2: Tableau des sollicitations de calcul à préparer.

Ce tableau est à obtenir à l’ELU et à l’ELS.

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 60
3-10- Particularité du ferraillage des poutres principales

Pour les ponts à poutres en béton Armé, la section de la poutre en T ou avec talon est
calculée à la flexion simple. Pour le béton, on prend un fc28 = 30 MPa. Le calcul du BA ce fait
d'après le règlement BAEL 91.
Nous procédons aux arrêts de barres. Cet arrêt est déterminé suivant le diagramme
enveloppe en le décalant de 0,8 hp. On détermine le moment résistant du groupe de barres pour
le quel on veut effectuer l’arrêt. Ce moment doit être supérieur au moment due au charges
appliquées (calculés). On ajoute une longueur de scellement.
La condition de fissuration est très préjudiciable si l'ouvrage est sur site très agressif
(sur mer ou en zone industrielle) sinon la fissuration est considérée comme préjudiciable. Ainsi,
les conditions d'enrobage sont:
• 3 cm dans le cas de fissuration préjudiciable
• 5 cm dans le cas de fissuration très préjudiciable.

Dans la plus part des tabliers des ponts, la fissuration est considérée comme
préjudiciable, c’est ainsi que les calculs se font uniquement en ELS.

Il est à noter qu'on laisse en attente les armature de la face supérieure (étrier) pour
constituer un mariage avec le hourdis. Les armatures longitudinales des poutres sont ainsi
introduites lors du ferraillage du hourdis.

Les poutres préfabriquées en Béton Armé posé par une grue sont dotées de crochets
nécessaire pour leur manutention lors du levage. Ainsi, la poutre doit être calculé aussi à ce
mode d'exécution. Le calcul se fait en considérant la poutre inversée appuyée sur les points
d'accrochage et soumise à l'effet de la charge permanente de la poutre elle-même (Fig. 18).

Inverser

gp

Figure 18: Schéma de principe de calcul d’une poutre au moment de son levage.

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 61
Si le leavge est procédé aux extrémités des poutres (par les trous de réservations de
l’acier inférieurs des entretoises), ce calcul n’est pas nécessaire.

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 62
Bibliographie relatif au Chapitre 1

[1] J. Courbon, "Application de la RDM au Calcul des Ponts", Dunod, Paris, 1950.

[2] J. Courbon, " la Résistance Des Matériaux ", Tome 1, 2è ed., Dunod, Paris, 1964.

[3] J. Courbon, "Calcul des Ponts à Poutres Multiples Solidarisées par des Entretoises",
Annales des Ponts et Chaussées, Nov-Déc 1940.

[4] J.A. Calgaro et M. Virlogeux, "Projet et Construction des Ponts: Analyse des Tabliers des
Ponts", Presses de l'ENPC, Paris, 1988.

[5] Y. Guyon, "Calcul des Ponts Larges à Poutres Multiples Solidarisées par des Entretoises",
Annales des Ponts et Chaussées de France, 1946. pp553-612.

[6] Ch. Massonnet, "Contribution au Calcul des Ponts à Poutres Multiples", Annales des
Travuax Publiques de Belgique. Juin, Oct et Déc 1950, pp374-424, 749-800, 927-964.

[7] Ch. Massonnet, "Compléments à la Méthode de Calcul des Ponts à Poutres Multiples",
Annales de l'ITBTP, N°169, Jan 1962, pp1-36.

[8] R. Bares et Ch. Massonnet, "le Calcul des Grillages de Poutres et Dalles Orthotropes",
Dunod, Paris 1966.

[9] J. Fauchart, "Exemples d'Etudes de Tabliers des Ponts Courants en Béton Précontraint,
Coulés sur Cintre", Annales de l'ITBTP, Mai 1968, pp 765-786.

[10] B. Archambeaud et F. Durand, " Ponts à Deux Poutres Reliées par un Hourdis:
Calcul Eugène, Ponts à Poutres Elastiquement Liées", Travail de Fin d'Etudes,
ENPC/SETRA, 1979.

[11] C. Abdunur, "Influence des Entretoises sur le Comportement d'un Pont à Poutres",
Bulletin de Liaison des Laboratoires des Ponts et Chaussées, N°95, Mai-Juin 1978,
pp33-50.

[12] Réunions des Ingénieurs, "Cours de Ponts", Collection des cours de l'Ecole chez soi, Ed.
Eyrolles, 1977.

____________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 63
Annexe
au
chapitre 3

Etude de la répartition Transversale des charges


sur les ponts à poutres
par
la méthode de Guyon-Massonnet

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 64
A-1-Introduction

Lorsque la rigidité torsionnelle des éléments d'un pont ne peut être négligée, la section
transversale du pont est considérée comme étant déformable. C'est alors qu'on utilise la
méthode de Guyon-Massonnet (développée originalement par Guyon [1] en 1946 et mise sous
forme de tableaux numériques par Massonnet [2-4] en 1954). Cette méthode est une méthode
de calcul des dalles ou de réseaux de poutres.

A-1-1-Principes fondamentaux de la méthode


- Le premier principe fondamental est de substituer au pont réel un pont à structure
continue qui a les mêmes rigidités moyennes à la flexion et à la torsion que l'ouvrage réel. Ce
premier principe n'est nécessaire que pour les hypothèses mathématiques (continuité des
fonctions).
- Le deuxième principe est d'analyser de façon approximative l'effet de la répartition
transversale des charges en admettant que cette répartition est la même que si la distribution
des charges selon l'axe du pont est sinusoïdale et de la forme:
x
p' = p sin 
L
p: constante;
L: portée du pont.
Les calculs peuvent être affinés en développant la charge en série de Fourier, en fonction de
l'abscisse longitudinale.

A-1-2-paramètres fondamentaux
On considère une travée indépendante, de portée L, de largeur 2b, dont l'ossature est
constituée par une poutraison croisée de n poutres longitudinales (portée L, espacement b1) et
de m entretoises (portées 2b, et espacement L1) intermédiaires, disposées transversalement
(figure 1).

Entretoises (m,BE, CE , 2b) L1 poutres principales (n,BP ,CP ,L)


Appui simple
Appui simple
b

0 x
2b

b1
b

y
Figure 1: Modèle du tablier de pont d'après Guyon-Massonnet [1-4]

Toutes les poutres sont identiques et caractérisées par:


- leur rigidité à la flexion BP = E . IP
- leur rigidité à la torsion CP = G . KP
De même, toutes les entretoises sont identiques, et également caractérisées par:
- leur rigidité à la flexion BE = E . IE
- leur rigidité à la torsion CE = G . KE
_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 65
E : Module de Young
E
G: Module de torsion. avec G =  : Cœfficient de Poisson
2(1+)
IP : Moment d'inertie de flexion des poutres.
KP: Moment d'inertie de torsion des poutres.
IE : Moment d'inertie de flexion des entretoises.
KE: Moment d'inertie de torsion des entretoises.

Par unité de longueur, ces rigidités deviennent:


BP E . IP
Rigidité de flexion: P = =
b1 b1
BE E . IE
E = =
L1 L1
CP G . KP
Rigidité de torsion: P = =
b1 b1
CE G . KE
E = =
L1 L1
E
On suppose que le cœfficient de Poisson du matériau constitutif est nul (=0) G = ,
2
E KP
c.à.d., P = .
2 b1
E KE
E = .
2 L1

Le comportement du pont est complètement défini par 2 paramètres principaux:


P+E
 Paramètre de torsion:  =
2 PE

4 
b P
 Paramètre d'entretoisement:  =
L E

 Le paramètre de torsion  prend en compte en plus des rigidités de flexion P et E


celles de la torsion P et E. Il caractérise donc l'influence de la torsion et varie entre 0 et 1.
=0 (P+E) = 0 La résistance à la torsion est négligeable.
=1 P = E =  Le pont est une dalle isotrope
   (P+E) = 2 
Ainsi, pour le calcul d'un tablier des ponts dalles, on suppose que la dalle est isotrope et par
conséquent on prend  = 1. Les structures réelles d'un pont à poutres ont un comportement
intermédiaire entre ces 2 cas particuliers.

 Lorsque le pont est très allongé ou les entretoises sont très rigides, le paramètre
d'entretoisement  est voisin de zéro. Pour  < 0,3 , on peut admettre que les entretoises sont
infiniment rigides [4], ce qui correspond à  = 0. Dans ce cas, on utilise la méthode de
Courbon [5].

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 66
A-2- Calcul des moments d'inertie de flexion et de torsion

A-2-1-Moments d'inertie de flexion


La détermination des moments d'inertie de flexion ne pose aucune difficulté. Si cela
s'avère nécessaire, on peut utiliser le théorème de Hygens pour les sections composées.

1er cas: section en T (en BA)


b0

hd

hP

ba

Figure 2 : Section en T

Le moment d'inertie de flexion pour cette section est [6]:


1 1 [ (b0-ba).hd2+ ba.hp2]2
IP=Ix = [(b0-ba).hd3+ ba.hp3] 
3 4 [(b0-ba).hd + ba.hp ]
2ème cas: Section en T avec talon (en BP)

b0

hd
y2
G x

hP ba
y1

h1
h ta h ℎ1
h2 htaℎ=𝑡𝑎h2=
+1 ℎ2 +
2 2

bta

Figure 3: Section en T avec talon

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 67
Position du centre de gravité, G [6]:
1 ba hp  bta  ba  hta  b0  ba  hd 2 hp  hd 
2 2

y1 =
2 ba hp  bta  ba  hta  b0  bta  hd
y2 = hp – y1.
Ainsi le moment d'inertie de flexion de cette section est [6]:
1
3
 3

IP = Ix = bta y13  bta  ba  y1  hta   b0 y23  b0  ba  y2  hd 
3

A remarquer que ce moment d’inertie peut être facilement par AUTOCAD.

A-2-2-Moments d'inertie de torsion


La détermination des moments d'inertie de torsion, fait appel à la théorie de l'analogie de
la membrane. D'après cette théorie, l'inertie de torsion d'un rectangle de longueur b et de
largeur a (b>a) est donnée par (figure 4):
b
 = k( ) . b . a3
a
b>a

a
b
Figure 4: Rectangle pour la détermination d'inertie de torsion

k( b )est une fonction du rapport b dont quelques valeurs particuliers sont données dans le
a a
tableau suivant [7]:

b/a 1,0 1,2 1,5 1,75 2,0 2,25 2,5 3,0 4 5 10 ∞


k 0,141 0,166 0,196 0,213 0,229 0,240 0,249 0,263 0,281 0,292 0,312 0,333
Tableau N°1: Cœfficient k, en fonction de b/a, nécessaire pour le calcul de l'inertie de torsion

Cas de b/a >10 ; k = 0,333.


Pour des calculs sur ordinateur, on peut admettre la formule empirique suivante [7]:
1 0,168
k =  ( 0,051 +
3 R
) e - 0,13R avec R = b
a
Ou pour plus de précision, en utilisant un développement en séries au lieu de la théorie de
l'analogie de la membrane, Sâada a démontré que [8]:
1 64 a  b
k=  5 tgh .
3  b 2 a
Pour une section donnée, on décompose la section en rectangles élémentaires et on cumule les
inerties obtenues. Mais dans notre cas, des corrections sont à apporter à la formule de [7]:
- Pour l'âme des poutres et la nervure des entretoises le coefficient k est calculé avec une
hauteur double par rapport à la hauteur réelle.
- Pour le hourdis, la valeur à retenir n'est que la moitié de celle donnée par la formule.

Il en résulte que, pour les sections les plus utilisées, on détermine les inerties de torsion
d'après les formules suivantes [7]:

1er cas: Section en T (BA)


La section est décomposée en 2 éléments. Le moment d'inertie de torsion par élément est :
1 1
1 = b hd3
2 3 0
2(hp-hd)
2 = k  . (hp-hd) . ba3.
 ba 
_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 68
b0

hd

hP

ba

Figure 5: Section en T, décomposé en 2 éléments pour le calcul d'inertie de torsion

Le moment d'inertie de la section est la somme des deux moments d'inertie, c.à.d.,
KP = 1+ 2
E E
P = KP = (1+ 2)
2b1 2b1

2ème cas: section avec talon (BP)

Figure 6: Section en T, avec talon, décomposé en 3 éls. pour le calcul d'inertie de torsion

Cette section est décomposée en 3 éléments. Le moment d'inertie de torsion par élément est :
1 1
1 = b hd3
2 3 0
2(hp-hd)
2 = k  . (hp-hd) . ba3.
 ba 
bta-ba
3 = k  . (bta-ba) . hta3.
 hta 
_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 69
le moment d'inertie de la section est la somme des trois moments d'inertie, c.à.d.,
KP = 1+ 2 + 3
E E
P = KP = (1+ 2 + 3)
2b1 2b1

Remarque très importante:


La méthode de Guyon-Massonnet considère une structure comprenant des poutres
principales et des entretoises, mais les entretoises ne sont pas supposées infiniment rigides; A
la limite, il est possible d'appliquer la méthode à un tablier de ponts à poutres sans entretoises
intermédiaires: c'est alors le hourdis qui joue le rôle des entretoises.
Dans ce cas, on fait les calculs par m.l., et les inerties de flexion et de torsion du hourdis
représentant les entretoises sont:
E 1 1 E hd3
E =  = . 1 . hd3 = E
2.1 2 3 2 12
hd3 hd3
E = Ih . E = 1 E =E
12 12
hd3
 E = E = = E
12

A-3-Application de la méthode de Guyon-Massonnet au calcul du CRT


Lu

Ltr Lr Ltr

b0 b0 b0 b0

Le L rive Le

2b

Figure 7: Disposition transversale pour les calculs d'après Guyon-Massonnet

b0: distance entre axe des poutres.


Lu: Largeur utile (Largeur totale du tablier)
Lrive: Distance entre axes des poutres de rives
2b: Largeur active pour Guyon-Massonnet
Largeur active 2b = Lu = Lr + 2 Ltr.
Pour les poutres de même espacement b0 entre axes des poutres et un encorbellement "Le" de
(b0/2) [7], on a une largeur active 2b, t.q.,:
b0
2b = (n-1)b0 + Le = (n-1)b0 + 2 = n . b0
2
2b nb0
Les n poutres sont espacées de b1 = = = b0
n n

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 70
Le Cœfficient de Répartition Transversale (CRT), , est donnée par:
n
 pi . K i pKi Ki K
= i 1 = = =
n n.p n n

i 1
pi

où pi: charge appliquée sinusoïdale appliquée sur le pont.


On remarque ici que p se simplifie et on n'a pas besoin d'écrire son expression sinusoïdale.

K
= n: nombre des poutres principales
n
K: Cœfficient déterminée par les tableaux de Guyon-Massonnet
K dépend de :
1- la valeur du paramètre de torsion 
2-la valeur du paramètre d'entretoisement .
3- l'excentricité de la charge e.
4- l'ordonnée de la poutre considérée y.

= 0 K0
=1 K1
Pour quelconque, l'interpolation n'est pas linéaire. Elle est donnée par Massonnet [3,4]
K = K0 + (K1 - K0) 
Pour plus de précision, Sattler [9,4] a proposé les relations suivantes:
K = K0 + (K1 - K0) 0,05 0 ≤  ≤ 0,1
(1-eo) 0,065
K = K0 + (K1 - K0)  0,1 ≤  ≤ 1 avec o=
0,663
K = K0 + (K1 - K0)  >1
K0 et K1 sont données par les tables de Guyon-Massonnet [3,4] en fonction de , e et y (voir
annexe).
K0 = K0(, e , y) K1 = K1(, e , y)
: varie de 0 à 1 de 0,05 en 0,05
varie de 1 à 2 de 0,10 en 0,10
-3b -b -b b b 3b
e = -b, 4 , 2 , 4 , 0 , 4 , 2 , 4 , b.
b b 3b
y=0, , , , b. pour y < 0 les valeurs sont symétriques.
4 2 4
Remarque: Propriétés de K
1) K(y,e) = K (e,y)
1 -3b 3b 1
2) K(e=-b) + K(e= ) + ... + K(e= ) + K(e=b) = 8.
2 4 4 2
Pour une poutre d'ordonnée y, on procède à une interpolation linéaire entre les valeurs de
y données dans les tableaux de Guyon-Massonnet. Une interpolation linéaire peut se faire par
rapport à . Ceci est la méthode très classique, qui est basée sur des tableaux. Mais de nos
jours, les formules présentées dans l’annexe sont introduit dans un tableau excel et des
courbes sont tracées directement par excel, sans besoin d’effectuer d’interpolations.

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 71
Pour aboutir à K, on trace sa ligne d'influence, en plottant: K = K( e). Puis on place les
charges réglementaires sur cette Li, de la manière la plus défavorable, comme indiquée par les
règles de chargement et en respectant les règles d'application pour chaque charge (chapitre 2).
A-4- Evaluation de K d'après ses Li, pour différentes charges

Le coefficient K est retrouvé en appliquant la surcharge suivant les règles des charges
(chapitre 2) et sera égale à l'ordonnée de la Li de K au point de l'application de la charge.

A-4-1-Cas de la charge Al

Rappel: Règles d'application de Al


- La largeur de la zone chargée est choisie de manière à produire l'effet le plus défavorable.
- La charge Al est placée sur la largeur chargeable (la distance entre l'extrémité de la zone
chargée et le bord de la largeur chargeable peut être nulle).
- La largeur de la zone chargée comprend un nombre entier de voies de circulation. Celui-ci
influe sur la valeur du coefficient a1.

Dans ce cas le coefficient K est:



K(e) de
Al Surface couverte transversalement par AL sur la Li de K L Al
K i = = =
Largeur couverte transversalement par AL 
 de
LAl
L
Al: Surface couverte transversalement par AL sur la Li de K.
LAl: Largeur couverte transversalement par AL.
L'aire peut être évaluée par l'une des méthodes d'intégration numérique, à savoir, la méthode
des trapèzes, la méthode des triangles, la méthode de Simpson, ...
Al
Al Ki
Le CRT est alors: i  n: Nombre des poutres principales.
n
Remarques:
1-Pour retrouver le cas le plus défavorable, il faut comparer "a 1. Ai l .LAl" pour des
combinaisons différentes de AL.
2-La largeur de chargement LAL doit être retenue pour qu'elle soit utilisée dans le
calcul longitudinal.

A-4-2-Cas de la charge du trottoir, qtr (charge locale)


Rappel: règles d'application de qtr.
- Toute la largeur du trottoir est chargée.
- On considère soit qu'un seul trottoir est chargé, soit que les deux le sont, de manière à
obtenir l'effet le plus défavorable.

Dans ce cas le coefficient K est:


K(e) de

tr
Surface couverte transversalement par qtr sur la Li de K Ltr tr 1
K i = = = = (K +K )
Largeur du trottoir  de Ltr 2 1 2

Ltr
tr: Surface couverte transversalement par qtr sur la Li de K.
Ltr: Largeur du trottoir
K1 et K2: Valeur de K aux bords du trottoir.

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 72
On voit que ce chargement est analogue à celui de AL (d'ailleurs les deux sont réparties)
tr
tr Ki
Le CRT est alors: i 
n
Remarques:
1 tr 1
- Si les deux trottoirs sont chargées on a = (K1+K2) + (K1+K2) où K1 et K2
K i
2 2
sont les valeurs de K aux bords du deuxième trottoir.
- Si les deux trottoirs donnent un effet défavorable, on ne le prend pas en compte.

A-4-3-Cas de la charge Bc

Rappel: Règles d'application de Bc


- On choisit le nombre et la disposition des convois de manière à produire l'effet le plus
défavorable.
- Le nombre de files de camions (Nf) ne doit pas dépasser le nombre de voies (Nv), c.à.d.
Nf ≤ Nv, même si cela est géométriquement possible. De plus, on ne peut pas avoir la
moitié d'un convoi (c.à.d. chaque deux files de roues ensemble).
-Une distance minimale de 0,25 m est exigée entre l'axe de la file de roues la plus excentrée
et le bord de la largeur chargeable.

CRT?
Un essieu se compose de 2 roues. Transversalement, sa charge P se divise en deux.

P/2 P/2

Ainsi, dans le sens longitudinal, on prendra comme P la charge d'un essieu (c.à.d. P=12t pour
les essieux arrières).

Bc 1
K i   K j
2 j
Kj: ordonnée de la Li de la réaction Ki au droit des points d'application des charges
concentrées du camion Bc.
Avec longitudinalement P = 12 t essieux arrière
P= 6t essieux avant.

Bc
Bc K i
Le CRT est alors: i 
n

A-4-4-Cas de la charge Mc
Rappel: Règles d'application de Mc.
- Un seul convoi est supposé circulé quelle que soit la largeur de la chaussée.
- Les chenilles peuvent être disposées sur toute la largeur chargeable, de manière la plus
défavorable.

De plus, le poids d'un char est partagé entre les deux chenilles:

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 73
P

P/2 P/2
Dans ce cas, le coefficient K est:
K(e) de
 K(e) de

Mc 1 L1 1 L2
Ki = + L1 et (L2) est la longueur de la 1ère (2ème) chenille.
2  de

2  de

L1 L2
ère ème
1 chenille 2 chenille
= 1 1 + 1 2
2 2
1 1 
= 1  ( K1 + K2 ) + ( K3 + K4 )
2 2 2 
= 1 ( K1 + K2 + K3 + K4 )
4

avec longitudinalement P = 72 t pour le cas de Mc 80.


P = 110 t pour le cas de Mc 120.

K1 et K2 : ordonnée de la Li de Ki au bord de la 1 ère chenille.
K3 et K4 : ordonnée de la Li de Ki au bord de la 2 ème chenille.

Mc
Mc Ki
Le CRT est alors: i  .
n

A-5- Exemple de calcul des CRT pour un pont à poutres.


Soit un pont à poutre sans entretoises intermédiaires, présentant des travées
indépendantes égales dont la longueur de calcul est Lc = 15,36 m. Les caractéristiques
géométriques sont présentées sur la section transversale suivante:

Figure 8: Exemple de calcul du CRT par la méthode de Guyon-Massonnet.


(tous les dimensions sont en m)
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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 74
Déterminer le CRT sous l'effet des charges AL, qtr, Bc et Mc80 pour la poutre de rive N°1 et
pour la poutre centrale N°3.

Solution:
1)Calcul des paramètres fondamentaux
2b = 9,5 + 2 . 1,5 = 12,5 m  b=6,25 m
b1 = b0 = 2,5 m et Nombre des poutres, n = 5.

a) Moments d'inertie

 Poutre principale

Figure 9: Géométrie de la section de la poutre principale.

 Moment d'inertie de flexion IP:


1 1 [ (b0-ba).hd2+ ba.hp2]2
IP=Ix = [(b0-ba).hd3+ ba.hp3] 
3 4 [(b0-ba).hd + ba.hp ]
1 1 [ 2,2.0,162+ 0,3.1,02]2
IP= [2,2.0,163+ 0,3.1,03] 
3 4 [2,2.0,16 + 0,3.1,0 ]
= 0,1030  0,0487 = 0,0543 m4.

IP 0,0543
P = .E= . E = 21,72.10-3.E.
b1 2,5
 Moment d'inertie de torsion Kp:
1 1 1 1
1 = b hd3 = .2,5.0,163 = 1,71.10-3 m4.
2 3 0 2 3
2(hp-hd) 2(1,00-0,16)
2 = k .(hp-hd).ba3 = k  .(1,00-0,16).0,33= k(5,6).0,84.0,33
 ba   0,3 
k(5,6)=?
• D'après une interpolation linéaire (en employant le tableau N°1)

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 75
k(5)=0,292 et k(10)=0,312
5,6-5
k(5,6)=0,292 + (0,312-0,292) =0,294
10-5
• D'après la formule de VIPP
1 0,168 -0,13.5,6
k= - (0,051 + )e = 0,294
3 5,6
• Ou d'après la formule donnée par Sâada
1 64 1  
k= - 5 tgh 5,6 = 0,296
3  5,6 2 
Par exemple, et pour plus de précision, on retient k(5,6) = 0,296.
2 = 0,296.0,84.0,33= 6,71.10-3 m4.
KP = 1+ 2 = 1,71.10-3 + 6,71.10-3 = 8,42.10-3 m4.
KP 8,42.10-3
P = E= E = 1,68.10-3 E.
2b1 2.2,5

 Entretoises  Hourdis
hd3 0,163
E = E = E= E = 0,34.10-3 E.
12 12

 Résumé
P = 1,68.10-3 E E = 0,34.10-3 E
 P = 21,72.10-3E E= 0,34.10-3 E

b) Paramètres fondamentaux  et .

P+E 1,68.10-3 E+0,34.10-3 E


 = = = 0,37
2 PE 2 21,72.10-3E . 0,34.10-3 E
4 
b P 6,25 4 21,72.10-3E
= = =1,15
L E 15,36 0,34.10-3 E

En résumé  = 0,37 et  = 1,15


 = 1,15 > 0,3 On utilise donc la méthode de Guyon-Massonnet.
Remarque : Le module de Young, E, se simplifie. Nous n’avons pas besoin de connaître sa
valeur. Ceci est vrai lorsque les poutres et le hourdis (jouant le rôle d’entretoise) sont de
même matériaux (même E).

2) Calcul des CRT pour la poutre de rive N°1:

a) Courbe de K

*Interpolation sur 
 > 1 D'après Massonnet ou Sattler
K = K0 + (K1-K0) 
K = K0 + (K1-K0) 0,37
K = 0,39 K0 + 0,61 K1

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 76
*Interpolation sur 
 = 1,15 interpolation entre 1 = 1,10 et 2 = 1,20
K +K
 
dans ce cas, K= puisque la valeur est au milieu entre 1,10 et 1,20.
2
*Interpolation sur y (la position de la poutre)
5
y = 2,5 + 2,5 = 5 m et b = 6,25 m , donc y= b = 0,8 b
6,25
Les tableaux de Massonnet donnent les valeurs de K pour
K0,75b = Ky=3b/4 et K b = Ky=b
0,8-0,75
K0,8b = K0,75b + (Kb -K0,75b)
1-0,75
K0,8b = 0,8 K0,75b + 0,2 Kb
Ky=0,8b= 0,8 Ky=3b/4 + 0,2 Ky=b .

En résumé , on a trois interpolations à faire. On choisit par ordre:

1) Ky=0,8b= 0,8 Ky=3b/4 + 0,2 Ky=b .

2) K=0,37 = 0,39 K0 + 0,61 K1

3) K=1,15= 0,5 K  0,5 K .


  1,10   1, 20

Il ne reste plus qu'à retrouver K =K(e). On détermine tout d’abord un tableau pour 1 = 1,10
et pour 1 = 1,20.

1er cas: Tableau pour 1 = 1,10

1=1,10
e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
K3b/4 -0,0097 -0,0936 -0,1626 -0,1515 0,0880 0,7675 2,0089 3,4539 4,3474
K0 Kb 0,1709 -0,0097 -0,2209 -0,4770 -0,6652 -0,4129 0,9824 4,3474 9,7780
K0,8b 0,0264 -0,0768 -0,1743 -0,2166 -0,0626 0,5314 1,8036 3,6326 5,4335

K3b/4 0,0527 0,0882 0,1593 0,3055 0,5848 1,0740 1,8145 2,5695 2,7813
K1 Kb 0,0303 0,0527 0,0985 0,1969 0,3985 0,7931 1,5263 2,7813 4,6078
K0,8b 0,0482 0,0811 0,1471 0,2838 0,5475 1,0178 1,7569 2,6119 3,1466

K K1 0,0397 0,0195 0,0218 0,0886 0,3096 0,8281 1,7751 3,0100 4,0385

Tableau N°2: K pour =1,10 après 2 interpolations (sur y puis sur )

Les valeurs de K0 et de K1 pour K3b/4 et Kb sont recopiées directement à partir des


tableaux de Massonnet (les 2 premières lignes pour chaque K); Ensuite, on effectue une
première interpolation sur y pour obtenir K0,8b, à savoir:
K0y=0,8b= 0,8 K0y=3b/4 + 0,2 K0y=b .
K1y=0,8b= 0,8 K1y=3b/4 + 0,2 K1y=b .

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 77
La deuxième interpolation a été effectuée sur  en utilisant la 3ème ligne pour chaque K pour
obtenir la dernière ligne K1.
K = K=0,37 = 0,39 K0 + 0,61 K1

2ème cas: Tableau pour 2 = 1,20

2=1,20
e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
K3b/4 0,0279 -0,0594 -0,1424 -0,1685 0,0199 0,6851 2,0114 3,5547 4,3049
K0 Kb 0,1439 0,0279 -0,1317 -0,3856 -0,6677 -0,6038 0,6620 4,3049 10,6635
K0,8b 0,0511 -0,0419 -0,1403 -0,2119 -0,1176 0,4273 1,7415 3,7047 5,5766

K3b/4 0,0348 0,0621 0,1217 0,2534 0,5233 1,0306 1,8501 2,7114 2,8817
K1 Kb 0,0188 0,0348 0,0706 0,1533 0,3352 0,7182 1,4827 2,8817 5,0266
K0,8b 0,0316 0,0566 0,1115 0,2334 0,4857 0,9681 1,7766 2,7455 3,3107

K K2 0,0392 0,0182 0,0133 0,0597 0,2504 0,7572 1,7629 3,1196 4,1944

Tableau N°3: K pour =1,20 après 2 interpolations (sur y puis sur ).

De même que pour le tableau N°2, ici, on a utilisé les 2 interpolations sur y puis sur , c.à.d.,

K0y=0,8b= 0,8 K0 y=3b/4 + 0,2 K0y=b .


K1y=0,8b= 0,8 K1y=3b/4 + 0,2 K1y=b .

K = K=0,37 = 0,39 K0 + 0,61 K1

Dans notre cas: =1,15; On effectue alors la troisième interpolation sur  en utilisant la
dernière ligne de chaque tableau à savoir:
K=1,15= 0,5 K  0,5 K .
  1,10   1, 20

Ainsi, on obtient:

=1,15
e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
K 0,0394 0,0188 0,0175 0,0741 0,2800 0,7926 1,7690 3,0648 4,1164

Tableau N°4: K=K(e), après les 3 interpolations

Les valeurs trouvées de K sont arrondies à 2 chiffres après la virgule pour qu'on puisse tracer
la courbe de K

e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b


K 0,04 0,02 0,02 0,07 0,28 0,79 1,77 3,07 4,12

Tableau N°5: Valeurs arrondis de K = K(e)

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 78
On choisit une échelle pour tracer la courbe K=K(e), qui représente la ligne d'influence (Li)
de K pour la poutre N°1 (figure 10).On trace la courbe de K de préférence sur un papier
millimétrique.

4,12
4,00

3,07
3,00

2,00
1,77

échelle
0,25

1,00
0,79

1m
0,28
0,07
0,04

0,02

0,02

0,00
e=-b e=-3b/4 e=-b/2 e=-b/4 e=0 e=b/4 e=b/2 e=3b/4 e=b
e = 6,25 m

e = 4,69 m

e = 3,12 m

e = 1,56 m

e = 1,56 m

e = 3,12 m

e = 4,69 m

e = 6,25 m
e=0m

Figure 10: Ligne d'influence de K pour la poutre N°1.

b)Détermination des CRT


*Caractéristiques du pont
On détermine les caractéristiques du pont d'après les règlements des charges (chapitre 2).
La largeur chargeable, Lch, est la même que la largeur roulable, Lr, puisqu'il n'y a pas de
glissière de sécurité. Lch = Lr = 9,50 m.

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 79
Lch 9,5
Le nombre de voie est: Nv = E( ) = E( ) = 3 voies.
3 3
9,5
D'où la largeur d'une voie V est: V= = 3,17 m.
3
Lr = 9,50 m ≥ 7 m.  Le pont est de la 1ère classe.
 Charge AL

On place la charge AL suivant les règles de chargement de la manière la plus défavorable.


Pour cela et à cause de la variation de a1 et de la largeur de chargement LAl, on essaye
différents cas (1voie, 2voies ou 3 voies chargées), (figure 11).

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 80
Figure 11:Application de la charge AL et celle du trottoir qtr sur la Li de K
pour la poutre N°1

1er cas: 1 voie chargée, de largeur, LAl = 1.V = 3,17 m


Pont de la 1ère classe et 1 voie chargée a1=1,0.
Ici, la fin de la voie chargée coïncide avec e = b - (Ltr + 1.V)  b/4.
Le cœfficient K pour ce cas de chargement de Al est l'aire Al de la Li correspondant à la
charge divisée par la largeur du chargement:

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 81
Al
KAl =
LAl
1 1 b 1 b
=  K(e=b-Ltr) + K(e= ) + K(e=b-(Ltr+V))
LAl 2 2 2 4
1 1 3b b 1 bb
=  K(e= ) + K(e= ) + K(e= )
LAl 2 4 2 2 44
1 1 1  6,25
3,17  2
= 3,07 + 1,77 + 0,79 
2  4
= 1,82.
Le CRT Al est:
KAl 1,82
Al = = = 0,36
n 5
a1.Al.LAl = 1 . 0,36 . 3,17 = 1,16

2ème cas: 2 voies chargées, de largeur LAl = 2.V = 6,33 m


Pont de la 1ère classe et 2 voies chargées a1=1,0.
La fin des 2 voies chargées coïncide avec e = b - (Ltr + 2.V) = -b/4
Al 1 1 3b b b 1 -b  b
LAl LAl  2
KAl = = K(e= ) + K(e= ) + K(e= ) + K(e=0) + K(e= ) 
4 2 4 2 4 4
1 1 1  6,25
=  3,07 + 1,77 + 0,79 + 0,28 + 0,07 
6,33  2 2  4
= 1,09
KAl 1,09
Al = = = 0,22
n 5
a1.Al.LAl = 1 . 0,22 . 6,33 = 1,38

3ème cas: 3 voies chargées, de largeur LAl = 3.V = 9,5 m ; Toute la largeur roulable est chargée
Pont de la 1ère classe et 3 voies chargées a1=0,9.
1 1 3b b b -b -b 1 -3b  b
LAl 2
KAl = K(e= ) + K(e= )+K(e= )+K(e=0)+K(e= )+K(e= ) + K(e= )
4 2 4 4 2 2 4 4
1 1 1  6,25
=  3,07 + 1,77 + 0,79 + 0,28 + 0,07 + 0,02 + 0,02 
9,5  2 2  4
= 0,74
KAl 0,74
Al = = = 0,15
n 5
a1.Al.LAl = 0,9 . 0,15 . 9,5 = 1,28
Donc le 2ème cas est le plus défavorable. Ceci s'explique par le fait que la diminution de a 1 (de
1,0 à 0,9) est plus importante que l'accroissement de l'aire (de 1,39 à 1,42). Le 1 er cas ne
représente pas un cas plus défavorable parce que a1 conserve la même valeur. Donc, à retenir
pour le CRT:
Al = 0,22 avec a1 = 1 et LAl = 6,33 m.

 Charge qtr

Ltr = 1,50 m
Cas le plus défavorable: 2 trottoirs chargés

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 82
Les extrémités des chargements correspondent au début et la fin des trottoirs, ceci coïncide
avec e = b et e = b-Ltr=3b/4 pour le trottoir de droite et avec e = -b et e = -b+Ltr=-3b/4 pour
le trottoir de gauche (figure 11). De même que pour Al, le cœfficient K est le rapport entre
l'aire tr de la Li correspondant au chargement du trottoir par sa largeur Ltr.
tr
Ktr =
Ltr
1 Ltr 1 Ltr
= [K(e=b)+K(e=b-Ltr)] + [K(e=-b+Ltr)+K(e=-b)]
2 Ltr 2 Ltr
1
= [K(e=b) + K(e=3b/4) + K(e=-3b/4) + K(e=-b)]
2
1
= ( 4,12 + 3,07 + 0,02 + 0,04 )
2
=3,62
Le CRT tr est:
Ktr 3,62
tr = = = 0,72
n 5
tr = 0,72 avec Ltr = 1,50 m.

 Charge Bc

Le cœfficient bc dépend du nombre de files de camions à placer (chapitre 2).


Pont de la 1ère classe 1 file bc=1,2
2 files bc=1,1
3 files bc=0,95
A cause de la variation de bc, on essaye 3 cas différents (1 file, 2 files ou 3 files de Bc) (figure
12). On place les différentes files de roues sur la largeur chargeable de la manière la plus
défavorable. Donc on place les convois de Bc décalées à droite en prenant soin de laisser 0,25
m entre le bord du trottoir et la première file de roues (chapitre 2).

1er cas: 1 file de Bc avec bc = 1,2.


1 2 1 1
KBc =  Ki = ( K1 + K2 ) = ( 2,94 + 1,30 ) = 2,12
2 2 2
i=1
1
On rappelle que le facteur est introduit pour indiquer que longitudinalement on prend la
2
charge d'un essieu et non pas d'une roue. Les Ki sont déterminées graphiquement sur la figure
(figure 12). Ainsi le CRT Bc est:
KBc 2,00
Bc = = = 0,42.
n 5
Pour la comparaison, on utilise bc.Bc.
bc.Bc = 1,2.0,42 = 0,50.

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 83
Figure 12: Application de la charge Bc sur la Li de K pour la poutre N°1.

2ème cas: 2 files de Bc avec bc = 1,1.


1 4 1 1
KBc =  Ki = ( K1 + K2 + K3 + K4 ) = ( 2,94 + 1,30 + 1,00 + 0,28 ) = 2,76
2 2 2
i=1
KBc 2,76
Bc = = = 0,554
n 5
bc.Bc = 1,1.0,554 = 0,609.

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 84
3ème cas: 3 files de Bc avec bc = 0,95.
1 6 1
KBc =  Ki = ( K1 + K2 + K3 + K4 + K5 + K6 )
2 2
i=1
1
= ( 2,94 + 1,30 + 1,00 + 0,23 + 0,17 + 0,03 )
2
= 2,86
KBc 2,86
Bc = = = 0,572
n 5
bc.Bc = 0,95.0,572 = 0,543.
On voit ici que bc.Bc (2 files) > bc.Bc (3 files). Ceci s'explique par le fait que l'apport de la
3ème file n'est pas aussi important que la variation de bc du cas de 2 files (=1,1) au cas de 3
files (=0,95).

A retenir un CRT pour Bc:

Bc = 0,5554 avec bc=1,1 et P=12t (essieux arrière) et 6t (essieux avant)

 Charge Mc80

1 Char, c.à.d., 2 chenilles avec LMc=0,85 m; (voir figure 13)


11 1  LMc
KMc =  ( K7 + K8 ) + ( K9 + K10 )
22 2  LMc
1
= ( K7 + K8 + K9 + K10 )
4
1
= ( 3,16 + 2,38 + 0,98 + 0,58 )
4
=1,77
Le CRT Mc est:
KMc 1,77
Mc = = = 0,35
n 5
A retenir:
Mc = 0,35 avec LMc=0,85m et longitudinalement P=72t

Résumé des CRT


Charge CRT Caractéristiques Cas le plus défavorable
Al 0,22 a1 = 1 et LAl=6,33 m 2 voies chargées
qtr 0,72 Ltr = 1,50 m 2 trottoirs chargées
Bc 0,55 bc = 1,1 et P=12t ou 6t long. 2 files de Bc
Mc80 0,35 LMc= 0,85 m et P=72t long 1 Char de Mc80

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 85
Figure 13: Application de la charge Mc80 sur la Li de K pour la poutre N°1.

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 86
3) Calcul des CRT pour la poutre centrale N°3:

a)Courbe de K
 et  conservent les mêmes valeurs que pour la poutre de rive, c.à.d.,  = 0,37 et  =1,15,
par conséquent, les interpolations sur  et sur  restent les mêmes que pour la poutre de rive
N°1, c.à.d.,
K = 0,39 K0 + 0,61 K1.
K=1,15= 0,5 K  0,5 K .
  1,10   1, 20
.
Seule la position de la poutre change, elle devient: y = 0.Les tables de Massonnet donnent
directement des lignes correspondant pour y = 0, c.à.d., on n'a pas besoin d'interpoler sur y.

1er cas: Tableau pour 1 = 1,10


1=1,1
e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
K0 - 0,6652 0,0880 0,9531 1,9518 2,5621 1,9518 0,9531 0,0880 - 0,6652
K1 0,3985 0,5848 0,9142 1,4075 1,7691 1,4075 0,9142 0,5848 0,3985
K - 0,0163 0,3910 0,9294 1,6198 2,0784 1,6198 0,9294 0,3910 - 0,0163
Tableau N°6: K en fonction de e pour =1,10 après une interpolation ( sur ) pour la poutre
centrale N°3.

On remarque bien que les Ki sont symétriques par rapport à e=0. Les deux premières lignes
sont recopiées directement des tables de Massonnet. Ensuite la dernière ligne est obtenue
après interpolation sur .

2ème cas: Tableau pour 2 = 1,20


2=1,2
e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
K0 0,6677 0,0199 0,8805 2,0050 2,7541 2,0050 0,8805 0,0199 - 0,6677
K1 0,3352 0,5233 0,8834 1,4614 1,9124 1,4614 0,8834 0,5233 0,3352
K - 0,0559 0,3270 0,8823 1,6734 2,2407 1,6734 0,8823 0,3270 0,0559

Tableau N°7: K en fonction de e pour =1,20 après une interpolation (sur ) pour la
poutre centrale N°3.
Notre cas est pour  = 1,15. On utilise la dernière ligne de chaque tableau et on interpole par
rapport à , à savoir:
1
K=1,15= (K=1,10 + K=1,20 ).
2
=1,15
e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
K - 0,0361 0,3590 0,9058 1,6466 2,1595 1,6466 0,9058 0,3590 - 0,0361
Tableau N°8: K en fonction de e après tous les interpolations.

Les valeurs trouvées sont arrondis à 2 chiffres après la virgule pour qu'on puisse tracer la
courbe de K.
e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
K - 0,04 0,36 0,91 1,65 2,16 1,65 0,91 0,36 - 0,04
Tableau N°9: Valeurs arrondies de K en fonction de e.
_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 87
On remarque bien qu'il existe une symétrie par rapport à e =0. On trace la courbe de K=K(e),
qui est ainsi symétrique par rapport à l'axe longitudinale du pont (figure 14).

Figure 14: Courbe de K en fonction de e pour la poutre centrale (N°3).

b) Détermination des CRT


 Caractéristiques du pont
Le pont conserve les mêmes caractéristiques, à savoir:
Lch = Lr = 9,50 m
Nv = 3 voies et V = 3,17 m
Pont de la 1ère classe
 Charge Al (figure 15).
er
1 cas: 1 voie chargée LAl= 3,17 m a1 = 1
Al 1 1 V  V
LAl  2 
KAl = =2 K(e=0) + K(e= ) 
LAl 2  2
1  b b 1 6,25
=  K(e=0) + K(e= )  = [ 2,16 + 1,65] = 1,88
LAl  4  4 3,17 4
KAl 1,88
Al = = = 0,38
n 5
a1.Al.LAl = 1 . 0,38 . 3,17 = 1,19
_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 88
Ltr=1,5m Lch = 9,50 m Ltr=1,5m

qtr

3vAl

2vAl

1v A l

2,16

2,00

1,65 1,65

1,00
0,91 0,91

0,36 0,36

-0,04
0,00
e=-b e=-3b/4 e=-b/2 e=-b/4 e=0 e=b/4 e=b/2 e=3b/4 e=b
Figure 15: Chargement de Al et de qtr sur la Li de K pour la poutre N°3.

2ème cas: 2 voies chargées LAl= 6,33 m 1 V = 3,17 m a1 = 1


Al 1 1 b b 1 b   b 
KAl = =2   K(e=0) + K(e= )  +  K(e= ) + K(e=V)  V-  
LAl LAl  2  4 4 2 4   4 
1 1 b 1 b  b
LAl  2
=2 K(e=0) + K(e= ) + K(e= )
4 2 2  4
1 1 1  6,25
=2  2,16 + 1,65 + 0,91 = 1,57
6,33  2 2  4
KAl 1,57
Al = = = 0,31
n 5
a1.Al.LAl = 1 . 0,31 . 6,33 = 1,96

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 89
3ème cas: 3 voies chargées LAl= Lch = 9,50 m a1 = 0,9
Al
KAl =
LAl
1 1 b b 1 3b  b
=2  K(e=0) + K(e= ) + K(e= )+ K(e= )
LAl  2 4 2 2 4  4
1 1 1  6,25
9,5  2
=2 2,16 + 1,65 + 0,91+ 0,36
2  4
= 1,26
KAl 1,26
Al = = = 0,25
n 5
a1.Al.LAl = 0,9 . 0,25 . 9,50 = 2,14
Il est clair que ce dernier cas est le plus défavorable. Donc à retenir:
Al = 0,25 avec LAl = 9,50 m et a1=0,90

 Charge qtr (figure 15)


Les deux trottoirs sont tous chargés
tr 1 Ltr
Ktr = = 2 [K(e=b)+K(e=b-Ltr)] = K(e=b) + K(e=3b/4) = -0,04 + 0,36 = 0,32
Ltr 2 Ltr
Le CRT tr est:
Ktr 0,32
tr = = = 0,06
n 5
tr = 0,06 avec Ltr = 1,50 m.

 Charge Bc (figure 16)


C'est le cas le plus difficile à traiter. Tout d'abord, comme pour la poutre N°1, le
cœfficient bc dépend du nombre de files de camions à placer (chapitre 2).
Pont de la 1ère classe 1 file bc=1,2
2 files bc=1,1
3 files bc=0,95
En plus de cette variation de bc, le choix de l'emplacement des files est essentiel pour avoir le
cas le plus défavorable parce que la maximum de la courbe de K est sur l'axe centrale (e=0);
dans chaque cas de n files de Bc, il faut trouver la position la plus défavorable.

1er cas: 1 file de Bc bc = 1,2


Il suffit de vérifier 2 dispositions:
- Une file de roues placée sur l'axe centrale
- Deux files symétriques par rapport à l'axe central.
1ère disposition: 1 file de roues placée sur l'axe centrale, l'autre file distant de 2,00 m est
placée à droite (ou à gauche) de la première file.
1 1
KBc = ( K1 + K2) = (2,16 + 1,44) = 1,80
2 2
KBc 1,80
Bc = = = 0,36
n 5
bc . Bc = 1,2 . 0,36 = 0,43

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 90
_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 91
2ème disposition: 2 files de roues placées symétriquement par rapport à l'axe centrale.
1
KBc = 2 K3 = K3 = 1,94
2
KBc 1,94
Bc = = = 0,39
n 5
bc . Bc = 1,2 . 0,39 = 0,46
A retenir pour le 1er cas bc . Bc = 0,46

2ème cas: 2 files de Bc bc = 1,1


On vérifie 2 dispositions les plus logiques:
- Une des files de roues adjacente au 2ème camion est placée sur l'axe central
- les 2 convois de Bc placés symétriquement par rapport à l'axe central.
1ère disposition: Une des files de roues adjacente au 2ème camion est placée sur l'axe
centrale
1 1
KBc = ( K4 + K5 + K1 + K6) = (1,20 + 2,12 + 2,16 + 1,44) = 3,46
2 2
KBc 3,46
Bc = = = 0,69
n 5
bc . Bc = 1,1 . 0,69 = 0,76
2ème disposition: les 2 convois de Bc placés symétriquement par rapport à l'axe centrale
1
KBc = 2 ( K7 + K8 ) = K7 + K8 = 2,14 + 1,32 = 3,46
2
KBc 3,46
Bc = = = 0,69
n 5
bc . Bc = 1,1 . 0,69 = 0,76 même résultat que la 1ère disposition
A retenir pour le 2ème cas bc . Bc = 0,76

3ème cas: 3 files de Bc bc = 0,95


On vérifie 2 dispositions les plus logiques:
- Une des files de roues adjacente à un camion est placée sur l'axe central
- Les 3 convois de Bc placés symétriquement par rapport à l'axe central.
1ère disposition: Une des files de roues adjacente à un camion est placée sur l'axe centrale
1
KBc = ( K9 + K10 + K1 + K2 + K4 + K11)
2
1
= (1,22 + 2,12 + 2,16 + 1,44 + 1,20 + 0,43) = 4,28
2
KBc 4,28
Bc = = = 0,86
n 5
bc . Bc = 0,95 . 0,86 = 0,82
2ème disposition: Les 3 convois de Bc placés symétriquement par rapport à l'axe centrale.
1
KBc = 2 ( K3 + K12 + K13 ) = 1,92 + 1,68 + 0,76 = 4,36
2
KBc 4,36
Bc = = = 0,87
n 5
bc . Bc = 0,95 . 0,87 = 0,83
A retenir pour le 3ème cas bc . Bc = 0,83
Donc le cas le plus défavorable est déterminé d'après le 3ème cas avec sa 2ème disposition
qui donne un CRT pour la charge Bc: Bc = 0,87avecbc=0,95

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 92
*Charge Mc80

1er cas: Une chenille dont l'extrémité est sur l'axe central, l'autre à 1,95 m.
1 1
KMc= (K1 + K2 + K3 + K4) = (2,16 + 2,00 + 1,06 + 0,70) = 1,48
4 4
KMc 1,48
Mc = = = 0,30
n 5

K1=2,16 K2=2,00K3=1,06K4=0,70K5=2,12K6=1,2
K7=0,86 K8=1,92K9=1,52

Figure 17: Chargement par Mc80 sur la Li de la poutre centrale (N°3)

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 93
2ème cas:Une chenille sur l'axe centrale, l'autre à 1,95 m
1 1
KMc= (2 K5 + K6 + K7) = (2.2,12 + 1,28 + 0,86) = 1,595.
4 4
KMc 1,595
Mc = = = 0,32
n 5
3ème cas: 2 chenilles symétriques
1 1 1
KMc= 2 (K8 + K9) = (K8 + K9) = (1,92 + 1,52) = 1,72
4 2 2
KMc 1,72
Mc = = = 0,34
n 5
Le cas le plus défavorable est le 3ème cas. A retenir
 Mc = 0,34 avec longitudinalement, P=72t et LMc=0,85 m

Tableau de comparaison des CRT pour les deux poutres.


Charge Poutre de Poutre
rive N°1 centrale N°3
Al (a1.Al. LAl) 1,38 2,14
qtr (tr) 0,72 0,06
Bc (bc.Bc) 0,55 0,83
Mc80 0,35 0,34

Sauf pour le cas de la charge des trottoirs, la poutre centrale (N°3) prend plus de charge que la
poutre de rive (N°1).

Nous choisissons les valeurs les plus défavorables pour calculer une poutre unique (poutre
modèle). Ainsi, toutes les poutres auront le même ferraillage.

Remarque : Cette méthode de Guyon-Massonnet est aussi employée en Angleterre et aux


USA [13].

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 94
Références relatives à l'Annexe 1 du chapitre 3

[1] Y. Guyon, "Calcul des Ponts Larges à Poutres Multiples Solidarisées par des Entretoises",
Annales des Ponts et Chaussées de France, 1946. pp 553-612.

[2] Ch. Massonnet, "Contribution au Calcul des Ponts à Poutres Multiples", Annales des
Travaux Publiques de Belgique. Juin, Oct et Déc 1950, pp 374-424, 749-800, 927-964.

[3] Ch. Massonnet, "Compléments à la Méthode de Calcul des Ponts à Poutres Multiples",
Annales de l'ITBTP, N°169, Jan 1962, pp 1-36.

[4] R. Bares et Ch. Massonnet, "le Calcul des Grillages de Poutres et Dalles Orthotropes",
Dunod, Paris 1966. Code ENIT: D13.

[6] T. G. Hicks, “Civil Engineering formulas”, McGraw Hill Pocket Reference, 2002.

[7] SETRA, "VIPP: Viaduc à travée Indépendante à Poutres de béton Précontraint", Calcul
automatique, Pièce: 2.5, Méthode de calcul, 2ème partie: Calcul des efforts.pp 9-28.

[8] A. Sâada, "Elasticity: Theory and Application", Ed. Pergamon Press Inc, NY, USA, 1974.
p 289-295. (en Anglais).

[9] K. Sattler, "Betrachtungen zum Berechnungsverfahren von Guyon-Massonnet für


freiendliegende Trägerroste und Erweiterung dieses Verfahrens anf Beliebiege Systeme",
Bauingnieur 30, N°3.1955.(en Allemand).

[10] J. A. Calgaro, "Calcul Pratique des Dalles Minces", Master Ouvrages d'Art, ENPC,
1987.pp 21-37

[11] J.A. Calgaro et M. Virlogeux, "Projet et Construction des Ponts: Analyse des Tabliers
des Ponts", Presses de l'ENPC, Paris, 1988.pp 162-169. Code ENIT: D1430.

[12] Réunion des Ingénieurs, "Cours de Ponts", Eyrolles, Collection cours chez soi, 1977.
Code ENIT: D270.

[13] R.A. Cuseus et R.P. Pama, "Bridge Deck Analysis", Chap 2-4, ed. J.Wiley & Sons,
London, NY, 1975. pp 29-132 (en Anglais). Code ENIT: D1187.

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 95
ANNEXE 2 au Chapitre 2

pour le calcul du CRT

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 96
Les valeurs de K0 et K1 peuvent être calculées à l'aide des formules suivantes [3]:
1
K0 = 2 b 2
sh (2.b)  sin2 (2.b) [
a'.A + b'. (B1 + B2) ]

a' =2 ch((y+b)) cos((y+b))


A=sh (2.b) cos ((b+e)) ch ((b-e))  sin (2.b) ch((b+e)) cos((b-e))
b' = ch((y+b)) sin((y+b)) + sh((y+b)) cos((y+b))
B1 = sh(2.b) [sin((b+e)) ch((b-e))  cos((b+e)) sh((b-e))]
B2 = sin(2.b) [sh((b+e)) cos((b-e))  ch((b+e)) sin((b-e))]
4 
 P
=
L 2 E


2sh2() [ C  D + E + F ]
K1 =
Avec C, D, E et F les fonctions suivantes:
C = ch (.) (  ch() + sh()).
D =   sh(  sh(  )
R . R
E=
3 sh( ch() - 
Q . Q
F=
3 sh( ch()+ 
En posant
Ru = ch(u) (  ch() - sh()) - u sh() sh (u)
Qu = sh(u) (2 sh() +  ch()) - u sh() ch(u)
u: indice remplaçant  ou .
b 4 P e y
et = = =  = et =  - |-
L E b b

Remarque importante: Pour le calcul de K0, lorsque e ≤ y changer y en -y et e en -e.

Ces formules sont très utiles lors d'une programmation pour un calcul informatique, tel que
sur excel. En effet, il existe des programmes de calcul dans certains bureaux d’études de type
« fait-maison » qui calcule directement le CRT (tel que programme Guyon ou Transv). Mais
pour les calculs à la main, il vaut mieux utiliser les tables suivantes établies par Massonnet
[3].

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 97
=0,05 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 1,0000 1,0000 1,0000 1,0000 1,0000 1,0000 1,0000 1,0000 1,0000
b/4 0,2500 0,4375 0,6249 0,8125 1,0000 1,1876 1,3750 1,5626 1,7501
b/2 - 0,5001 0,1250 0,2499 0,6249 1,0000 1,3751 1,7502 2,1251 2,5001
3b/4 - 1,2501 - 0,6876 - 0,1251 - 0,4374 1,0000 1,5626 2,1252 2,6877 3,2503
b - 2,0001 - 1,2501 - 0,5001 0,2499 1,0000 1,7501 2,5002 3,2502 4,0003
=0,05 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 1,0000 1,0000 1,0000 1,0000 1,0000 1,0000 1,0000 1,0000 1,0000
b/4 0,9969 0,9978 0,9985 0,9992 1,0000 1,0008 1,0015 1,0023 1,0030
b/2 0,9938 0,9954 0,9969 0,9985 1,0000 1,0015 1,0031 1,0046 1,0061
3b/4 0,9908 0,9931 0,9954 0,9978 1,0000 1,0023 1,0046 1,0069 1,0092
b 0,9878 0,9908 0,9938 0,9969 1,0000 1,0030 1,0061 1,0092 1,0124

=0,10 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,9993 0,9997 1,0001 1,0003 1,0005 1,0003 1,0001 0,9997 0,9993
b/4 0,2495 0,4373 0,6250 0,8127 1,0004 1,1879 1,3751 1,5622 1,7493
b/2 - 0,5000 - 0,1250 0,2500 0,6250 1,0001 1,3751 1,7501 2,1249 2,4997
3b/4 - 1,2494 - 0,6872 - 0,1250 0,4373 0,9997 1,5622 2,1249 2,6877 3,2505
b - 1,9988 - 1,2494 - 0,5000 0,2495 0,9993 1,7493 2,4997 3,2505 4,0014
=0,10 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,9993 0,9997 1,0001 1,0003 1,0005 1,0003 1,0001 0,9997 0,9993
b/4 0,9873 0,9906 0,9938 0,9971 1,0003 1,0034 1,0063 1,0090 1,0116
b/2 0,9756 0,9816 0,9877 0,9938 1,0001 1,0063 1,0124 1,0183 1,0241
3b/4 0,9641 0,9728 0,9816 0,9906 0,9997 1,0090 1,0183 1,0276 1,0369
b 0,9527 0,9641 0,9756 0,9873 0,9993 1,0116 1,0241 1,0369 1,0498

=0,15 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,9963 0,9983 1,0003 1,0018 1,0025 1,0018 1,0003 0,,9983 0,9963
b/4 0,2475 0,4362 0,6250 0,8136 1,0018 1,1892 1,3755 1,5612 1,7466
b/2 - 0,5003 - 0,1252 0,2499 0,6250 1,0003 1,3755 1,7504 2,1247 2,4988
3b/4 - 1,2474 - 0,6864 - 0,1252 0,4363 0,9984 1,5612 2,1247 2,6887 3,2526
b - 1,9944 - 1,2474 - 0,5003 0,2475 0,9963 1,7466 2,4988 3,2526 4,0075
=0,15 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,9969 0,9986 1,0002 1,0016 1,0021 1,0016 1,0002 0,9986 0,9969
b/4 0,9708 0,9784 0,9862 0,9940 1,0016 1,0084 1,0143 1,0194 1,0243
b/2 0,9459 0,9590 0,9724 0,9862 1,0002 1,0143 1,0279 1,0406 1,0529
3b/4 0,9219 0,9403 0,9590 0,9784 0,9986 1,0194 1,0406 1,0617 1,0825
b 0,8985 0,9219 0,9459 0,9708 0,9969 1,0243 1,0529 1,0825 1,1126

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 98
=0,20 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,9884 0,9948 1,0009 1,0057 1,0078 1,0057 1,0009 0,9948 0,9884
b/4 0,2421 0,4337 0,6251 0,8160 1,,0057 1,1929 1,3767 1,5584 1,7394
b/2 -0,5008 -0,1257 0,2496 0,6251 1,0009 1,3767 1,7514 2,1242 2,4961
3b/4 -1,2418 -0,6839 -0,1257 0,4336 0,9948 1,5583 2,1242 2,6912 3,2581
b -1,9823 -1,2418 -0,5008 0,2421 0,9884 1,7394 2,4961 3,2581 4,0236
=0,20 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,9912 0,9960 1,0006 1,0044 1,0061 1,0044 1,0006 0,9960 0,9912
b/4 0,9468 0,9610 0,9755 0,9902 1,0044 1,0167 1,0257 1,0328 1,0392
b/2 0,9058 0,9281 0,9513 0,9755 1,0006 1,0257 1,0496 1,0708 1,0906
3b/4 0,8674 0,8972 0,9281 0,9610 0,9960 1,0320 1,0708 1,1086 1,1449
b 0,8305 0,8674 0,9058 0,9468 0,9912 1,0392 1,0906 1,1449 1,2009

=0,25 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,9718 0,9874 1,0021 1,0138 1,0188 1,0138 1,0021 0,9874 0,9718
b/4 0,2309 0,4281 0,6251 0,8210 1,0138 1,2007 1,3791 1,5524 1,7244
b/2 -0,5019 -0,1267 0,2489 0,6251 1,0021 1,3791 1,7535 2,1230 2,4905
3b/4 -1,2302 -0,6789 -0,1267 0,4281 0,9874 1,5524 2,1230 2,6966 3,2696
b -1,9571 -1,2302 -0,5019 0,2309 0,9718 1,7244 2,4905 3,2696 4,0574
=0,25 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,9812 0,9912 1,0012 1,0095 1,0133 1,0095 1,0012 0,9912 0,9812
b/4 0,9156 0,9382 0,9619 0,9862 1,0095 1,0287 1,0407 1,0484 1,0546
b/2 0,8569 0,8899 0,9246 0,9619 1,0012 1,0407 1,0773 1,1079 1,1354
3b/4 0,8038 0,8456 0,8899 0,9382 0,9912 1,0484 1,1079 1,1669 1,2225
b 0,7539 0,8038 0,8569 0,9156 0,9812 1,0546 1,1354 1,2225 1,3133

=0,30 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,9423 0,9742 1,0044 1,0283 1,0385 1,0283 1,0044 0,9742 0,9423
b/4 0,2109 0,4183 0,6252 0,8289 1,0283 1,2146 1,3833 1,5419 1,6975
b/2 -0,5038 -0,1284 0,2477 0,6252 1,0044 1,3833 1,7572 2,1209 2,4805
3b/4 -1,2094 -0,6698 -0,1284 0,4183 0,9742 1,5419 2,1209 2,7062 3,2901
b -1,9123 -1,2095 -0,5038 0,2109 0,9423 1,6974 2,4805 3,2901 4,1177
=0,30 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,9664 0,9840 1,0018 1,0173 1,0244 1,0173 1,0018 0,9840 0,9664
b/4 0,8776 0,9104 0,9453 0,9820 1,0173 1,0451 1,0591 1,0652 1,0689
b/2 0,8012 0,8453 0,8929 0,9453 1,0018 1,0591 1,1108 1,1508 1,1849
3b/4 0,7345 0,7876 0,8453 0,9104 0,9840 1,0652 1,1508 1,2351 1,3126
b 0,6733 0,7345 0,8012 0,8776 0,9664 1,0689 1,1849 1,3126 1,4474

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M. Ben Ouézdou Chap 3, page 99
=0,35 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,8954 0,9532 1,0079 1,0514 1,0700 1,0514 1,0079 0,9532 0,8954
b/4 0,1793 0,4027 0,6252 0,8437 1,0514 1,2369 1,3903 1,5250 1,6545
b/2 -0,5067 -0,1311 0,2457 0,6252 1,0079 1,3903 1,7633 2,1176 2,4642
3b/4 -1,1765 -0,6554 -0,1311 0,4027 0,9532 1,5250 2,1176 2,7215 3,3228
b -1,8411 -1,1765 -0,5067 0,1793 0,8954 1,6545 2,4642 3,3228 4,2142
=0,35 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,9466 0,9741 1,0025 1,0279 1,0399 1,0279 1,0025 0,9741 0,9466
b/4 0,8340 0,8781 0,9261 0,9777 1,0279 1,0659 1,0807 1,0824 1,0808
b/2 0,7408 0,7958 0,8568 0,9261 1,0025 1,0807 1,1496 1,1983 1,2369
3b/4 0,6624 0,7255 0,7958 0,8781 0,9741 1,0824 1,1983 1,3115 1,4123
b 0,5926 0,6624 0,7408 0,8340 0,9466 1,0808 1,2369 1,4123 1,6001

=0,40 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,8273 0,9225 1,0129 1,0851 1,1160 1,0851 1,0129 0,9225 0,8273
b/4 0,1337 0,3801 0,6250 0,8637 1,0851 1,2696 1,4005 1,5005 1,5916
b/2 -0,5106 -0,1350 0,2426 0,6250 1,0129 1,4005 1,7725 2,1128 2,4400
3b/4 -1,1286 -0,6344 -0,1350 0,3801 0,9225 1,5005 2,1128 2,7438 3,3702
b -1,7381 -1,1286 -0,5106 0,1337 0,8273 1,5916 2,4400 3,3702 4,3560
=0,40 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,9220 0,9613 1,0031 1,0414 1,0601 1,0414 1,0031 0,9613 0,9220
b/4 0,7862 0,8420 0,9043 0,9733 1,0414 1,0914 1,1051 1,0994 1,0893
b/2 0,6778 0,7429 0,8171 0,9043 1,0031 1,1051 1,1931 1,2489 1,2893
3b/4 0,5903 0,6613 0,7429 0,8420 0,9613 1,0994 1,2489 1,3940 1,5188
b 0,5148 0,5903 0,6778 0,7862 0,9220 1,0893 1,2893 1,5188 1,7680

=0,45 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,7355 0,8811 1,0194 1,1304 1,1783 1,1304 1,0194 0,8811 0,7355
b/4 0,0730 0,3495 0,6242 0,8902 1,1305 1,3144 1,4148 1,4671 1,5059
b/2 -0,5152 -0,1402 0,2380 0,6242 1,0194 1,4148 1,7857 2,1063 2,4061
3b/4 -1,0640 -0,6060 -0,1402 0,3495 0,8811 1,4671 2,1063 2,7708 3,4340
b -1,6003 -1,0640 -0,5152 0,0730 0,7355 1,5059 2,4061 3,4340 4,5496
=0,45 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,8933 0,9458 1,0032 1,0577 1,0850 1,0577 1,0032 0,9458 0,8933
b/4 0,7355 0,8029 0,8804 0,9688 1,0577 1,1214 1,1318 1,1152 1,0938
b/2 0,6142 0,6881 0,7748 0,8804 1,0032 1,1318 1,2405 1,3013 1,3400
3b/4 0,5202 0,5969 0,6881 0,8029 0,9458 1,1152 1,3013 1,4809 1,6291
b 0,4418 0,5202 0,6142 0,7355 0,8933 1,0938 1,3400 1,6291 1,9476

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 100
=0,50 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,6203 0,8288 1,0273 1,1877 1,2575 1,1877 1,0273 0,8288 0,6203
b/4 -0,0021 0,3111 0,6223 0,9226 1,1877 1,3721 1,4336 1,4250 1,3968
b/2 -0,5198 -0,1466 0,2317 0,6223 1,0273 1,4336 1,8038 2,0981 2,3613
3b/4 -0,9828 -0,5703 -0,1466 0,3111 0,8288 1,4250 2,0981 2,8125 3,5140
b -1,4286 -0,9828 -0,5198 -0,0021 0,6203 1,3968 2,3613 3,5140 4,7981
=0,50 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,8609 0,9276 1,0028 1,0767 1,1146 1,0767 1,0028 0,9276 0,8609
b/4 0,6834 0,7617 0,8547 0,9642 1,0767 1,1557 1,1603 1,1293 1,0937
b/2 0,5516 0,6326 0,7308 0,8547 1,0028 1,1603 1,2911 1,3544 1,3376
3b/4 0,4538 0,5340 0,6326 0,7617 0,9276 1,1293 1,3544 1,5704 1,7409
b 0,3751 0,4538 0,5516 0,6834 0,8609 1,0937 1,3876 1,7409 2,1362

=0,55 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,4848 0,7666 1,0360 1,2556 1,3521 1,2556 1,0360 0,7666 0,4848
b/4 -0,0883 0,2657 0,6183 0,9592 1,2556 1,4423 1,4571 1,3746 1,2654
b/2 -0,5233 -0,1538 0,2230 0,6185 1,0360 1,4571 1,8274 2,0885 2,3046
3b/4 -0,8871 -0,5279 -0,1538 0,2657 0,7666 1,3746 2,0885 2,8585 3,6081
b -1,2289 -0,8871 -0,5233 -0,0883 0,4848 1,2654 2,3046 3,6081 5,0997
=0,55 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,8255 0,9069 1,0016 1,0981 1,1489 1,0981 1,0016 0,9069 0,8255
b/4 0,6309 0,7192 0,8275 0,9595 1,0981 1,1940 1,1902 1,1411 1,0889
b/2 0,4916 0,5777 0,6859 0,8275 1,0016 1,1902 1,3443 1,4071 1,4308
3b/4 0,3922 0,4737 0,5777 0,7192 0,9069 1,1411 1,4071 1,6611 1,8520
b 0,3153 0,3922 0,4916 0,6309 0,8255 1,0889 1,4308 1,8520 2,3314

=0,60 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,3347 0,6968 1,0447 1,3316 1,4594 1,3316 1,0447 0,6968 0,3347
b/4 -0,1808 0,2154 0,6119 0,9977 1,3316 1,5237 1,4853 1,3177 1,1155
b/2 -0,5241 -0,1615 0,2117 0,6119 1,0447 1,4853 1,8575 2,0778 2,2358
3b/4 -0,7808 -0,4806 -0,1615 0,2154 0,6968 1,3177 2,0778 2,9106 3,7122
b -1,0112 -0,7808 -0,5241 -0,1808 0,3347 1,1155 2,2358 3,7122 5,4480
=0,60 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,7878 0,8839 0,9996 1,1215 1,1878 1,1215 0,9996 0,8839 0,7878
b/4 0,5792 0,6761 0,7992 0,9545 1,1215 1,2361 1,2207 1,1510 1,0792
b/2 0,4349 0,5243 0,6410 0,7992 0,9996 1,2207 1,3994 1,4582 1,4686
3b/4 0,3362 0,4171 0,5243 0,6761 0,8839 1,1510 1,4582 1,7518 1,9607
b 0,2627 0,3362 0,4349 0,5792 0,7878 1,0792 1,4686 1,9607 2,5312

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 101
=0,65 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,1776 0,6223 1,0524 1,4121 1,5752 1,4121 1,0524 0,6223 0,1776
b/4 -0,2731 0,1624 0,6014 1,0347 1,4121 1,6143 1,5180 1,2565 0,9520
b/2 -0,5207 -0,1690 0,1974 0,6014 1,0524 1,5180 1,8946 2,0666 2,1547
3b/4 -0,6691 -0,4303 -0,1690 0,1624 0,6223 1,2565 2,0666 2,9669 3,8208
b -0,7883 -0,6691 -0,5207 -0,2731 0,1776 0,9520 2,1547 3,8208 5,8338
=0,65 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,7485 0,8588 0,9965 1,1468 1,2310 1,1468 0,9965 0,8588 0,7485
b/4 0,5289 0,6330 0,7702 0,9493 1,1468 1,2818 1,2516 1,1561 1,0648
b/2 0,3823 0,4734 0,5966 0,7702 0,9965 1,2516 1,4559 1,5073 1,5005
3b/4 0,2860 0,3648 0,4734 0,6330 0,8588 1,1561 1,5073 1,8418 2,0659
b 0,2171 0,2860 0,3823 0,5289 0,7485 1,0648 1,5005 2,0659 2,7342

=0,70 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,0216 0,5464 1,0580 1,4938 1,6955 1,4938 1,0580 0,5464 0,0216
b/4 -0,3589 0,1095 0,5862 1,0670 1,4938 1,7118 1,5548 1,1934 0,7809
b/2 -0,5114 -0,1756 0,1798 0,5862 1,0580 1,5548 1,9393 2,0554 2,0618
3b/4 -0,5575 -0,3794 -0,1756 0,1095 0,5464 1,1934 2,0554 3,0254 3,9282
b -0,5733 -0,5575 -0,5114 -0,3589 0,0216 0,7809 2,0618 3,9282 6,2464
=0,70 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,7080 0,8319 0,9923 1,1737 1,2783 1,1737 0,9923 0,8319 0,7080
b/4 0,4808 0,5905 0,7407 0,9437 1,1737 1,3307 1,2824 1,1589 1,0461
b/2 0,3342 0,4253 0,5535 0,7407 0,9923 1,2824 1,5134 1,5539 1,5262
3b/4 0,2417 0,3171 0,4253 0,5905 0,8319 1,1589 1,5539 1,9305 2,1668
b 0,1782 0,2417 0,3342 0,4808 0,7080 1,0461 1,5262 2,1668 2,9395

=0,75 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 -0,1260 0,4719 1,0606 1,5732 1,8138 1,5732 1,0606 0,4719 -0,1260
b/4 -0,4324 0,0588 0,5657 1,0920 1,5732 1,8140 1,5951 1,1305 0,6074
b/2 -0,4953 -0,1809 0,1589 0,5657 1,0606 1,5951 1,9919 2,0449 1,9577
3b/4 -0,4508 -0,3299 -0,1809 0,0588 0,4719 1,1305 2,0449 3,0841 4,0292
b -0,3776 -0,4508 -0,4953 -0,4324 -0,1260 0,6074 1,9577 4,0292 6,6762
=0,75 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,6670 0,8035 0,9869 1,2018 1,3294 1,2018 0,9869 0,8035 0,6670
b/4 0,4351 0,5490 0,7110 0,9377 1,2018 1,3825 1,3128 1,1584 1,0233
b/2 0,2906 0,3804 0,5118 0,7110 0,9869 1,3128 1,5717 1,5976 1,5456
3b/4 0,2030 0,2741 0,3804 0,5490 0,8035 1,1584 1,5976 2,0174 2,2628
b 0,1452 0,2030 0,2906 0,4351 0,6670 1,0233 1,5456 2,2628 3,1462

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 102
=0,80 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 -0,2595 0,4010 1,0595 1,6478 1,9348 1,6478 1,0595 0,4010 -0,2595
b/4 -0,4898 0,0123 0,5394 1,1076 1,6478 1,9191 1,6383 1,0694 0,4362
b/2 -0,4719 -0,1844 0,1348 0,5394 1,0595 1,6383 2,0526 2,0353 1,8428
3b/4 -0,3530 -0,2834 -0,1844 0,0123 0,4010 1,0694 2,0353 3,1419 4,1195
b -0,2094 -0,3530 -0,4719 -0,4898 -0,2595 0,4362 1,8428 4,1195 7,1154
=0,80 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,6259 0,7738 0,9802 1,2308 1,3841 1,2308 0,9802 0,7738 0,6259
b/4 0,3923 0,5089 0,6812 0,9313 1,2308 1,4371 1,3426 1,1547 0,9971
b/2 0,2516 0,3389 0,4720 0,6812 0,9802 1,3426 1,6305 1,6381 1,5588
3b/4 0,1695 0,2358 0,3389 0,5089 0,7738 1,1547 1,6381 2,1023 2,3534
b 0,1177 0,1695 0,2516 0,3923 0,6259 0,9971 1,5588 2,3534 3,3539

=0,85 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 -0,3753 0,3351 1,0539 1,7161 2,0493 1,7161 1,0539 0,3351 -0,3753
b/4 -0,5289 -0,0290 0,5074 1,1126 1,7161 2,0259 1,6839 1,0113 0,2705
b/2 -0,4412 -0,1858 0,1081 0,5074 1,0539 1,6839 2,1214 2,0271 1,7181
3b/4 -0,2663 -0,2409 -0,1858 -0,0290 0,3351 1,0113 2,0271 3,1979 4,1963
b -0,0733 -0,2663 -0,4412 -0,5289 -0,3753 0,2705 1,7181 4,1963 7,5588
=0,85 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,5852 0,7432 0,9723 1,2604 1,4420 1,2604 0,9723 0,7432 0,5852
b/4 0,3524 0,4703 0,6517 0,9242 1,2604 1,4941 1,3716 1,1478 0,9678
b/2 0,2170 0,3009 0,4343 0,6517 0,9723 1,3716 1,6897 1,6753 1,5660
3b/4 0,1409 0,2019 0,3009 0,4703 0,7432 1,1478 1,6753 2,1851 2,4385
b 0,0949 0,1409 0,2170 0,3524 0,5852 0,9678 1,5660 2,4385 3,5623

=0,90 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 -0,4715 0,2749 1,0436 1,7771 2,1592 1,7771 1,0436 0,2749 -0,4715
b/4 -0,5493 -0,0646 0,4700 1,1070 1,7771 2,1334 1,7309 0,9565 0,1129
b/2 -0,4042 -0,1851 0,0792 0,4700 1,0436 1,7309 2,1980 2,0203 1,5843
3b/4 -0,1919 -0,2028 -0,1851 -0,0646 0,2749 0,9565 2,0203 3,2519 4,2579
b 0,0299 -0,1919 -0,4042 -0,5493 -0,4715 0,1129 1,5843 4,2579 8,0034
=0,90 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,5452 0,7119 0,9631 1,2903 1,5028 1,2903 0,9631 0,7119 0,5452
b/4 0,3155 0,4335 0,6224 0,9164 1,2903 1,5534 1,3996 1,1380 0,9359
b/2 0,1864 0,2663 0,3987 0,6224 0,9631 1,3996 1,7493 1,7094 1,5677
3b/4 0,1166 0,1722 0,2663 0,4335 0,7119 1,1380 1,7094 2,2658 2,5180
b 0,0762 0,1166 0,1864 0,3155 0,5452 0,9359 1,5677 2,5180 3,7710

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 103
=0,95 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 -0,5476 0,2205 1,0283 1,8308 2,2647 1,8308 1,0283 0,2205 -0,5476
b/4 -0,5520 -0,0942 0,4281 1,0911 1,8308 2,2413 1,7788 0,9051 -0,0352
b/2 -0,3619 -0,1823 0,0490 0,4281 1,0283 1,7788 2,2821 2,0152 1,4425
3b/4 -0,1299 -0,1694 -0,1823 -0,0942 0,2205 0,9051 2,0152 3,3040 4,3036
b 0,1017 -0,1299 -0,3619 -0,5520 -0,5476 -0,0352 1,4425 4,3036 8,4478
=0,95 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,5064 0,6801 0,9526 1,3202 1,5662 1,3202 0,9526 0,6801 0,5064
b/4 0,2816 0,3985 0,5936 0,9079 1,3202 1,6148 1,4265 1,1255 0,9021
b/2 0,1596 0,2351 0,3654 0,5936 0,9526 1,4265 1,8092 1,7402 1,5641
3b/4 0,0961 0,1463 0,2351 0,3985 0,6801 1,1255 1,7402 2,3445 2,5920
b 0,0608 0,0961 0,1596 0,2316 0,5064 0,9021 1,5641 2,5920 3,9800

=1,00 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 -0,6044 0,1715 1,0080 1,8775 2,3663 1,8775 1,0080 0,1715 -0,6044
b/4 -0,5391 -0,1183 0,3824 1,0658 1,8775 2,3492 1,8265 0,8567 -0,1726
b/2 -0,3161 -0,1774 0,0184 0,3824 1,0080 1,8265 2,3729 2,0116 1,2940
3b/4 -0,0796 -0,1402 -0,1774 -0,1183 0,1715 0,8567 2,0116 3,3546 4,3335
b 0,1460 -0,0796 -0,3161 -0,5391 -0,6044 -0,1726 1,2940 4,3335 8,8915
=1,00 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,4688 0,6482 0,9410 1,3499 1,6320 1,3499 0,9410 0,6482 0,4688
b/4 0,2506 0,3656 0,5652 0,8985 1,3499 1,6781 1,4523 1,1105 0,8667
b/2 0,1363 0,2070 0,3342 0,5652 0,9410 1,4523 1,8696 1,7679 1,5557
3b/4 0,0789 0,1239 0,2070 0,3656 0,6482 1,1105 1,7679 2,4213 2,6605
b 0,0484 0,0789 0,1363 0,2506 0,4688 0,8667 1,5557 2,6605 4,1892

=1,10 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 -0,6652 0,0880 0,9531 1,9518 2,5621 1,9518 0,9531 0,0880 -0,6652
b/4 -0,4770 -0,1515 0,2842 0,9925 1,9518 2,5643 1,9180 0,7675 -0,4129
b/2 -0,2209 -0,1626 -0,0403 0,2842 0,9531 1,9180 2,5717 2,0089 0,9824
3b/4 -0,0097 -0,0936 -0,1626 -0,1515 0,0880 0,7675 2,0089 3,4539 4,3474
b 0,1709 -0,0097 -0,2209 -0,4770 -0,6652 -0,4129 0,9824 4,3474 9,7780
=1,10 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,3985 0,5848 0,9142 1,4075 1,7691 1,4075 0,9142 0,5848 0,3985
b/4 0,1969 0,3055 0,5103 0,8771 1,4075 1,8095 1,5003 1,0740 0,7931
b/2 0,0985 0,1593 0,2783 0,5103 0,9142 1,5003 1,9915 1,8145 1,5263
3b/4 0,0527 0,0882 0,1593 0,3055 0,5848 1,0740 1,8145 2,5695 2,7813
b 0,0303 0,0527 0,0985 0,1969 0,3985 0,7931 1,5263 2,7813 4,6078

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 104
=1,20 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 -0,6677 0,0199 0,8805 2,0050 2,7541 2,0050 0,8805 0,0199 -0,6677
b/4 -0,3856 -0,1685 0,1841 0,8978 2,0050 2,7777 1,9987 0,6851 -0,6038
b/2 -0,1317 -0,1424 -0,0900 0,1841 0,8805 1,9987 2,7876 2,0114 0,6620
3b/4 0,0279 -0,0594 -0,1424 -0,1685 0,0199 0,6851 2,0114 3,5547 4,3049
b 0,1439 0,0279 -0,1317 -0,3856 -0,6677 -0,6038 0,6620 4,3049 10,6635
=1,20 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,3352 0,5233 0,8834 1,4614 1,9124 1,4614 0,8834 0,5233 0,3352
b/4 0,1533 0,2534 0,4582 0,8520 1,6414 1,9466 1,5432 1,0306 0,7182
b/2 0,0706 0,1217 0,2304 0,4582 0,8834 1,5432 2,1156 1,8501 1,4827
3b/4 0,0348 0,0621 0,1217 0,2534 0,5233 1,0306 1,8501 2,7114 2,8817
b 0,0188 0,0348 0,0706 0,1533 0,3352 0,7182 1,4827 2,8817 5,0266

=1,30 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 -0,6266 -0,0365 0,7931 2,0413 2,9483 2,0413 0,7931 -0,0365 -0,6266
b/4 -0,2848 -0,1733 0,0898 0,7914 2,0413 2,9888 2,0633 0,6061 -0,7438
b/2 -0,0585 -0,1191 -0,1259 0,8098 0,7931 2,0633 3,0138 2,0173 0,3448
3b/4 0,0432 -0,0348 -0,1191 -0,1733 -0,0365 0,6061 2,0173 3,6614 4,2119
b 0,0975 0,0432 -0,0585 -0,2848 -0,6266 -0,7438 0,3448 4,2119 11,5520
=1,30 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,2793 0,4648 0,8491 1,5105 2,0601 1,5105 0,8491 0,4648 0,2793
b/4 0,1182 0,2086 0,4093 0,8233 1,5101 2,0883 1,5808 0,9823 0,6446
b/2 0,0501 0,0923 0,1898 0,4093 0,8491 1,5808 2,2421 1,8761 1,4282
3b/4 0,0228 0,0434 0,0923 0,2086 0,6448 0,9823 1,8761 2,8483 2,9631
b 0,0115 0,0228 0,0501 0,1182 0,2793 0,6446 1,4282 2,9631 5,4455

=1,40 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 -0,5558 -0,0833 0,6947 2,0637 3,1479 2,0637 0,6947 -0,0833 -0,5558
b/4 -0,1892 -0,1691 0,0067 0,6806 2,0637 3,1979 2,1085 0,5281 -0,8337
b/2 -0,0058 -0,0948 -0,1461 0,0067 0,6947 2,1085 3,2447 2,0248 0,0415
3b/4 0,0445 -0,0173 -0,0948 -0,1691 -0,0833 0,5281 2,0248 3,7775 4,0743
b 0,0525 0,0445 -0,0058 -0,1892 -0,5558 -0,8337 0,0415 4,0743 12,4402
=1,40 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,2309 0,4101 0,8126 1,5538 2,2108 1,5538 0,8126 0,4101 0,2309
b/4 0,0905 0,1706 0,3642 0,7913 1,5538 2,2334 1,6136 0,9305 0,5739
b/2 0,0299 0,0698 0,1572 0,3642 0,8126 1,6136 2,3728 1,8935 1,3600
3b/4 0,0148 0,0301 0,0698 0,1706 0,4101 0,9305 1,8935 2,9810 3,0266
b 0,0070 0,0148 0,0299 0,0905 0,2309 0,5739 1,3600 3,0266 5,8643

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 105
=1,50 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 -0,4676 -0,1217 0,5893 2,0738 3,3538 2,0738 0,5893 -0,1217 -0,4676
b/4 -0,1076 -0,1583 -0,0620 0,5700 2,0738 3,4055 2,1332 0,4499 -0,8768
b/2 0,0265 -0,0711 -0,1516 -0,0620 0,5893 2,1332 3,4761 2,0315 -0,2397
3b/4 0,0381 -0,0053 -0,0711 -0,1583 -0,1217 0,4499 2,0315 3,9049 3,8974
b 0,0189 0,0381 0,0265 -0,1076 -0,4676 -0,8768 -0,2397 3,8974 13,3286
=1,50 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,1895 0,3597 0,7729 1,5909 2,3637 1,5909 0,7729 0,3597 0,1895
b/4 0,0688 0,1388 0,3215 0,7566 1,5909 2,3815 1,6400 0,8769 0,5074
b/2 0,0248 0,0523 0,1270 0,3215 0,7729 1,6400 2,5032 1,9028 1,2971
3b/4 0,0095 0,0208 0,0523 0,1388 0,3597 0,8769 1,9028 3,1105 3,0738
b 0,0042 0,0095 0,0248 0,0688 0,1895 0,5074 1,2971 3,0738 6,2832

=1,60 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 -0,3723 -0,1521 0,4812 2,0727 3,5656 2,0727 0,4812 -0,1521 -0,3723
b/4 -0,0437 -0,1429 -0,1152 0,4624 2,0727 3,6130 2,1381 0,3712 -0,8790
b/2 0,0416 -0,0495 -0,1451 -0,1152 0,4812 2,1381 3,7055 2,0350 -0,4927
3b/4 0,0286 0,0025 -0,0495 -0,1429 -0,1521 0,3712 2,0350 4,0450 3,6864
b -0,0013 0,0286 0,0416 -0,0437 -0,3723 -0,8790 -0,4927 3,6864 14,2173
=1,60 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,1545 0,3139 0,7323 1,6215 2,5180 1,6215 0,7323 0,3139 0,1545
b/4 0,0519 0,1123 0,2829 0,7197 1,6215 2,5318 1,6616 0,8225 0,4458
b/2 0,0173 0,0390 0,1032 0,2829 0,7323 1,6616 2,6378 1,9056 1,2251
3b/4 0,0061 0,0142 0,0390 0,1123 0,3139 0,8225 1,9056 3,2374 3,1060
b 0,0025 0,0061 0,0173 0,0519 0,1545 0,4458 1,2251 3,1060 6,7021

=1,70 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 -0,2784 -0,1745 0,3742 2,0605 3,7817 2,0605 0,3742 -0,1745 -0,2784
b/4 0,0020 -0,1245 -0,1533 0,3594 2,0605 3,8212 2,1251 0,2923 -0,8472
b/2 0,0444 -0,0310 -0,1301 -0,1533 0,3742 2,1251 3,9312 2,0329 -0,7136
3b/4 0,0188 0,0069 -0,0310 -0,1245 -0,1745 0,2923 2,0329 4,1981 3,4463
b -0,0104 0,0188 0,0444 0,0020 -0,2784 -0,8472 -0,7136 3,4463 15,1058
=1,70 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,1253 0,2726 0,6909 1,6456 2,6733 1,6456 0,6909 0,2726 0,1253
b/4 0,0390 0,0904 0,2478 0,6813 1,6456 2,6838 1,6779 0,7683 0,3895
b/2 0,0120 0,0290 0,0836 0,2478 0,6909 1,6779 2,7753 1,9023 1,1512
3b/4 0,0039 0,0097 0,0290 0,0904 0,2726 0,7683 1,9023 3,3627 3,1244
b 0,0015 0,0039 0,0120 0,0390 0,1253 0,3895 1,1512 3,1244 7,1209

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 106
=1,80 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 -0,1920 -0,1889 0,2714 2,0376 4,0009 2,0376 0,2714 -0,1889 -0,1920
b/4 0,0310 -0,1044 -0,1775 0,2623 2,0376 4,0311 2,0963 0,2140 -0,7891
b/2 0,0394 -0,0161 -0,1101 -0,1775 0,2714 2,0963 4,1527 2,0233 -0,9001
3b/4 0,0104 0,0088 -0,0161 -0,1044 -0,1889 0,2140 2,0233 4,3641 3,1820
b -0,0122 0,0104 0,0394 0,0310 -0,1920 -0,7891 -0,9001 3,1820 15,9944
=1,80 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,1010 0,2358 0,6492 1,6633 2,8293 1,6633 0,6492 0,2358 0,1010
b/4 0,0291 0,0725 0,2161 0,6420 1,6633 2,8372 1,6889 0,7150 0,3386
b/2 0,0083 0,0215 0,0674 0,2161 0,6492 1,6889 2,9154 1,8938 1,0767
3b/4 0,0025 0,0066 0,0215 0,0725 0,2358 0,7150 1,8938 3,4868 3,1303
b 0,0009 0,0025 0,0083 0,0291 0,1010 0,3386 1,0767 3,1303 7,5398

=1,90 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 -0,1170 -0,1957 0,1754 2,0042 4,2218 2,0042 0,1754 -0,1957 -0,1170
b/4 0,0465 -0,0839 -0,1896 0,1716 2,0042 4,2432 2,0540 0,1377 -0,7121
b/2 0,0308 -0,0050 -0,0882 -0,1896 0,1754 2,0540 4,3710 2,0047 -1,0512
3b/4 0,0042 0,0090 -0,0050 -0,0839 -0,1957 0,1377 2,0047 4,5422 2,8980
b -0,0101 0,0042 0,0308 0,0465 -0,1170 -0,7121 -1,0512 2,8980 16,8829
=1,90 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,0811 0,2032 0,6077 1,6748 2,9857 1,6748 0,6077 0,2032 0,0811
b/4 0,0217 0,0579 0,1877 0,6024 1,6748 2,9916 1,6950 0,6632 0,2931
b/2 0,0057 0,0159 0,0541 0,1877 0,6077 1,6950 3,0578 1,8806 1,0034
3b/4 0,0016 0,0045 0,0159 0,0579 0,2032 0,6632 1,8806 3,6103 3,1250
b 0,0006 0,0016 0,0057 0,0217 0,0811 0,2931 1,0034 3,1250 7,9587

=2,00 = 0  K0
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 -0,0557 -0,1954 0,0878 1,9607 4,4436 1,9607 0,0878 -0,1954 -0,0557
b/4 0,0515 -0,0641 -0,1917 0,0884 1,9607 4,4575 2,0003 0,0647 -0,6232
b/2 0,0215 0,0027 -0,0666 -0,1917 0,0878 2,0003 4,5839 1,9758 -1,1674
3b/4 0,0003 0,0080 0,0027 -0,0641 -0,1954 0,0647 1,9758 4,7313 2,5986
b -0,0067 0,0003 0,0215 0,0515 -0,0557 -0,6232 -1,1674 2,5986 17,7715
=2,00 = 1  K1
y e -b -3b/4 -b/2 -b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
0 0,0648 0,1745 0,5668 1,6803 3,1423 1,6803 0,5668 0,1745 0,0648
b/4 0,0160 0,0461 0,1624 0,5629 1,6803 3,1466 1,6962 0,6133 0,2526
b/2 0,0039 0,0117 0,0433 0,1624 0,5668 1,6962 3,2023 1,8631 0,9307
3b/4 0,0010 0,0030 0,0117 0,0461 0,1745 0,6133 1,8631 3,7334 3,1093
b 0,0003 0,0010 0,0039 0,0160 0,0648 0,2526 0,9307 3,1093 8,3776

_________________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 3, page 107
Chapitre 4

ÉTUDE DES ENTRETOISES


D’ABOUT

De nos jours, les poutres dans le tablier des ponts à poutres sont préfabriquées. L’emploi
des entretoises complique l’exécution, puisque la technique de la préfabrication a pour but
d’éviter de mettre un échafaudage au sol (étaiement). Lorsque les poutres sont mise en place,
le coulage des entretoises sans étaiement n’est aisé que pour les entretoises sur appui
(utilisation de l’appui tel que le chevêtre pour l’exécution des entretoises). Ainsi, dans ce type
de pont, on ne conçoit que des entretoises d’appui.

Entretoise d’appui

Figure N°1 : Section transversale d’un tablier d’un


pont à poutres montrant les entretoises d’appui.

Il est vrai que ces entretoises d’appui solidarisent la section transversale, mais elles sont
nécessaires surtout lors de l’opération du vérinage. Cette opération est souvent effectuée pour
un changement des appareils d’appui. En effet les appareils d’appui les plus employés de nos
jours sont en élastomère fretté (ou en caoutchouc fretté). Leur durée de vie est assez limitée et
ils nécessitent souvent un changement. Cette opération demande un soulèvement du tablier à
l’aide des vérins. C’est pourquoi on l’appelle opération du vérinage. Des vérins sont placés
sur la tête des appuis (tel que chevêtre), et sous les entretoises d’appui. A ce moment, ces
éléments vont supporter le poids propre du tablier.
Le nombre et la répartition des vérins dépendent de leur puissance et du poids du tablier
à soulever. De nos jours des bossages frettés sont conçus pour indiquer l’emplacement des
vérins et éviter le poinçonnement des appuis.

Bossage pour
appareil d’appui Appareil d’appui
Bossage pour le vérinage

Frettage en acier
Chevêtre

Figure N°2 : Bossage pour vérinage et pour appareil d’appui.

Lors du vérinage, les vérins jouent un rôle d’appui provisoire pour les entretoises. Ainsi,
l’entretoise est calculée comme une poutre supportant son poids propre (répartie) et le poids
propre de la superstructure (équipement), des hourdis et des poutres principales à travers ce
dernier (charge concentrée). Le schéma statique dépend du nombre des vérins employés.

M.Ben Ouézdou Chap 4 , page 108


1er cas : Emploi de deux vérins.

Section
transversale
sur appui

Gp
gent
Schéma statique
de l’entretoise

Figure N°3 : Schéma du vérinage dans le cas de 2 vérins.

Dans ce cas, l’entretoise est calculée comme une poutre isostatique avec deux consoles.
Elle reçoit son poids propre gent, qui est une charge répartie et le poids transmis à travers les
poutres principales Gp, qui est une charge concentrée.
 Poids propre de l’entretoise

Transv.
hd
he

Long.
be

Figure 4: Section pour l’entretoise

gent = γG . gnent = γG . (he-hd) . be . γBA

γBA: poids volumique du Béton Armé = 2,5 t/m3 = 25 kN/m3.

 G p  Gpp  Gd  Gst
Gpp: poids propre d’une poutre principale et qui répartie sur les deux entretoises d’about (x=
ℓ/2).
Gppgpp. bp.(h p.  hd) .  . BA
2 2
hd

hp

bp

Figure 5 : Section transversale d’une poutre.

M.Ben Ouézdou Chap 4 , page 109


Long. ℓ/2

Figure 6 : Section longitudinale d’une poutre.

Gd: poids propre du hourdis (dalle) transmis par une poutre (x bo) et qui se répartie également
sur les deux entretoises d’about (x= ℓ/2).
b0

hd
b0 b0

Figure 7 : Section transversale du hourdis.

Long. ℓ/2

Figure 8 : Section longitudinale d’une poutre.

 
Gd  g d .  bo . hd .  BA
2 2

Gst: poids propre de la superstructure et qui se répartie sur les deux entretoises d’about (x=
ℓ/2). La superstructure comprend les couches de revêtement, les trottoirs, les gardes corps,
etc.
Gst gst..
2
Le coefficient de pondération du BAEL, γG, est égal à 1,0 à l’ELS.

La résolution de tel cas est simple et on peut appliquer le principe de superposition. On


cherche les moments fléchissants et les efforts tranchants pour en déduire le ferraillage
correspondant.

2ème cas : Emploi de trois vérins ou plus.

C’est le cas le plus courant pour les ponts à poutres. Le choix de l’emplacement des
vérins influe beaucoup sur le travail de l’entretoise et par conséquent sur son ferraillage.
Plusieurs propositions peuvent être évoquées et on traite le plus couramment :

 Soit un vérin entre chaque poutre (emploi de plusieurs vérins).


 Soit un vérin à côté de chaque poutre de rive ( 0,75 m) et un vérin au milieu du
pont (à 0,75 m d’un poutre centrale).

M.Ben Ouézdou Chap 4 , page 110


a) Un vérin entre chaque poutre :

Dans ce cas, l’entretoise est considérée comme une poutre continue sur plusieurs appuis.
La résolution est effectuée soit par la méthode des 3 moments, soit par des logiciels de calcul
de poutre continue (tel que RDM6).

Section
transversale
sur appui

Gp
gent Schéma statique
de l’entretoise

Figure N°9 : Schéma du vérinage dans le cas d’un vérin entre chaque poutre.

b) un vérin à côté de chaque poutre de rive ( 0,75 m) et un vérin au milieu du pont (à 0,75 m
d’un poutre centrale).

L’entretoise est considérée comme une poutre continue sur 3 appuis avec 2 petites
consoles. Lorsque le nombre des poutres est pair, le vérin intermédiaire est placé au milieu de
l’entretoise.

Section
transversale
sur appui

0,75 m
0,75 m

Gp gent
Schéma statique
De l’entretoise

Figure N°10 : Schéma du vérinage dans le cas de 3 vérins.

M.Ben Ouézdou Chap 4 , page 111


Mais lorsque ce nombre est paire, le vérin intermédiaire est placé à côté de la poutre
centrale (0,75 m à droite ou à 0,75 m à gauche de la poutre).

Section
transversale
sur appui

0,75 m 0,75 m 0,75 m

gent Gp
Schéma statique
de l’entretoise

Figure N°11 : Schéma du vérinage dans le cas de 3 vérins.

On peut également choisir une répartition de vérin de manière à optimiser le ferraillage


de l’entretoise, notamment que lorsqu’elle est continue, elle présente également un ferraillage
supérieur.

Le ferraillage des entretoises est continu sur toute la longueur (pas d’arrêt de barres).
Ainsi, on détermine le moment maximum positif (pour avoir le ferraillage inférieur) et le
moment maximum négatif (pour avoir le ferraillage supérieur). Dans le cas courant de la
préfabrication des poutres, nous prévoyons des aciers en attente (perpendiculairement) pour
les entretoises. Un mariage est nécessaire entre ces aciers et ceux calculés des entretoises. Ces
aciers en attente sont souvent pliés puis dépliés pour faciliter le coffrage et le transport des
poutres et par conséquent ils sont choisis en aciers lisses.

Exemple :
Soit un pont à poutres en BA à travées indépendantes dont les sections longitudinale et
transversale sont présentées ci-dessous. On se propose d’étudier l'entretoise d'appui sous l'effet
de vérinage. Deux bossages de vérinage sont placés à mi-poutre entre chaque poutre de rive et
sa poutre adjacente.

2,0m 2,0m 2,0m

Section transversale sur appui.

Déterminer le moment fléchissant maximum (positif) et le moment fléchissant minimum


(négatif) de l’entretoise à l'ELS.

M.Ben Ouézdou Chap 4 , page 112


Données.

Longueur de la poutre: ℓ= 20 m. Epaisseur hourdis: hd = 0,14 m


Hauteur de la section de la poutre: hp = 1,2 m Epaisseur de la sect des poutres: bp=0,3 m
Hauteur de l’entretoise : he= 1,0 m Epasisseur de l’entretoise : be = 0,2 m.
Poids total de superstructure par poutre: Gst= 30 kN
Poids volumique du BA: BA = 25 kN/m3.

Solution :

2,0m 2,0m 2,0m

Section
transversale
sur appui

Gp gent Gp
Schéma statique
de l’entretoise

1,0m 1,0m 2,0m 1,0m 1,0m

Entretoise: gent= γG . (he-hd) . be . γBA = 1,0 (1- 0,14) (0,2) 25 = 4 ,3 kN/m

Poutres: Gp = Gpp + Gd + Gst.

Gpp = bp (hp – hd) (ℓ/2) γBA = (0,3) (1,2 – 0,14) (20/2) (25) = 79,5 kN.

Gd = b0 hd (ℓ/2) γBA = (2,0) (0,14) (20/2) 25 = 70 kN

Gp = 79,5 + 70 + 30 = 179,5 kN.

Moment fléchissant minimum (négatif). ( à l’endroit des vérins).


M- = - Gp (1,0) – gent (1,0) (1,0/2) = - 179,5 – 4,3 (0,5) = - 181,65 kN.m

Moment fléchissant maximum (positifs). (au milieu de la section transversale) ; M+ = ?


Réactions ? YA= ? YA + YB = gent (6) + 4 (Gp) = 4,3 (6) + 4 (179,5) = 743,8 kN.
Par symétrie, YA = YB = 743,8 / 2 = 371,9 kN.
M+ = - Gp (3) + YA (2) – Gp (1,0) – gent (3) (3/2)
= - 179,5 (3) + 371,9 (2) – 179,5 (1,0) – 4,3 (9/2)
= 45,15 kN.m

M.Ben Ouézdou Chap 4 , page 113


Chapitre 5

CALCUL DES HOURDIS

Partie A: Flexion locale


5-1- Préliminaire p 114
5-2- Diffusion des charges localisées p 116
5-3- Dalle rectangulaire sur quatre appuis articulés p 117
5-4- Calcul du hourdis: Dalle continue p 124

Partie B : Flexion globale


5-5- Moments fléchissants p 126
5-6- Détermination des charges q p 126
5-7- Détermination des coefficient µ. p 128
5-8- Exemple d’application p 130

Partie C : Particularité du ferraillage dans le hourdis


5-8- Sollicitations résultantes dans le hourdis : Flexion totale p 146
5-9- principe du ferraillage pour le hourdis p 146
5-10- Condition relative au poinçonnement sous charge localisée p 147
5-11- Condition relative au non-emploi d'armature d'effort tranchant p 147
5-12- Valeur minimale des armatures: Condition de non-fragilité p 147
5-13- Dispositions des armatures dans le hourdis p 148
Annexe 1 : Les abaques de Mougin p 150
Annexe 2 : Les tableaux de Guyon-Massonnet p 165.

Si les travées ne sont pas entretoisées en zone courante (c.à.d. sans entretoise
intermédiaire), les efforts dans le hourdis sont surtouts données par le calcul des efforts
transversaux dans les poutres (voir la méthode de Guyon-Massonnet). Dans ce cas, le
hourdis va jouer le rôle d'entretoisement. Ainsi, il supporte, en plus de la flexion locale une
flexion globale . On superposera les deux effets.

Flesion locale + flexion globale = Flexion totale.

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 114
Partie A: Flexion Locale

5-1- Préliminaire

 Une dalle est un élément d'épaisseur faible par rapport à ses autres dimensions et
qui est chargé perpendiculairement à son plan moyen. la dalle d'un pont à poutres est
souvent connue sous le nom de "hourdis". le calcul des hourdis des ponts peut s'effectuer
[1]:
- soit en utilisant un modèle élastique et linéaire (théorie classique des plaques
minces, éléments finis, ...)
- soit en utilisant un modèle plastique (tel que la méthode des lignes de rupture)
L'article A.3.2.5 des règles BAEL 91 [2] rend facultatif le recours aux méthodes plastiques.
On ne présente que les méthodes de calcul issues de l'utilisation d'un modèle élastique et
linéaire et plus précisément les résultats des calculs des plaques minces.
Pour les ponts à poutres, le hourdis repose sur des poutres à âme mince et ayant une
faible rigidité de torsion. Dans ce cas, on considère que le hourdis est simplement appuyé
sur les poutres, puis on tient compte forfaitairement de la continuité du hourdis (Article
A.8.2.3).

 Le calcul des efforts pour les dalles rectangulaires simplement appuyées peut être
effectué au moyen:
- de l'annexe E.3 du BAEL 91 [2] (pour les charges réparties sur toute la dalle).
- des abaques de Pigeaud (1921) [3]
- des abaques du Bulletin Technique N°1 du SETRA (établies par Thenoz en 1972)
[4] et le complément n°1 de 1976 [5]. Ces abaques donnent directement les valeurs des
moments fléchissants sous l'effet des charges réglementaires (Bc, Bt, Br et Mc120) suivant
les dimensions de la dalle.
- des abaques de Mougin (1985) [6], qui reprennent les abaques de Pigeaud mais
avec plus de précision de calcul. (calcul sur ordinateur comparé à celui de 1921).
La valeur du coefficient de Poisson , , rentre dans le calcul des moments
fléchissants. Or conformément à l'article A.2.1.3 du BAEL 91, ce coefficient doit être pris
égale à: = 0 pour les calculs des sollicitations, à l'E.L.U. (Etat Limite Ultime) et à
l'E.L.S. (Etat Limite de Service).
Ainsi, on peut déterminer les moments fléchissants, suivant le BAEL, en utilisant les
abaques de Pigeaud ou celles de Mougin. Mais, en ce qui concerne les abaques de Thenoz
(SETRA), les moments fléchissants ont été calculés suivant le CCBA 68, c.à.d., avec un
coefficient de Poisson, , de 0,15. Ainsi, d'après le SETRA, la différence au niveau résultats
n'est pas énorme! et on considère que les valeurs des moments fléchissants obtenues d'après
les abaques du Thenoz sont par excès à l'ELU et par défaut à l'ELS [1]. D’autre part, ces
abaques sont données pour des valeurs entre poutres de 3 m ou plus, or dans la nouvelle
conception des ponts à poutres la disatnce des poutres ne dépasse pas les 2m. Donc ces
abaques sont inutiles pour le cas des ponts à poutres en BA, par contre, on peut les
employer dans le cas des ponts à poutres en BP..

 Les portées des hourdis à prendre compte sont mesurées entre nus des appuis,
c.à.d., entre nus des poutres principales et entre nus des entretoises. On emploi les notations
suivantes:
b0: distance entre axes des poutres principales
a: distance entre axes des entretoises
bP: épaisseur de l'âme des poutres principales
______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 115
bE:épaisseur des entretoises.

Figure 1: Notations et Conventions de la dalle (un panneau)

on note lx, le petit côté, tel que lx = Inf(b0-bP,a-bE); Le cas courant est d'avoir lx=b0-bP.
on note ly, le grand côté, tel que ly = Sup(b0-bP,a-bE); Le cas courant est d'avoir ly=a-bE.
Donc lx ≤ ly. le rapport lx/ly est noté ,c.à.d., 0 ≤ =lx/ly ≤ 1.
On choisit les axes xx et yy tel que xx//lx et yy//ly.
Mx: Moment fléchissant au centre de la dalle dans la direction lx (autour de ly)
My: Moment fléchissant au centre de la dalle dans la direction ly (autour de lx)

*Le hourdis est calculé aux:


-Charges permanentes (poids propre du hourdis et des éléments reposant sur lui)
-Surcharges roulantes de type B (avec ses trois systèmes Bc, Bt et Br)
-Surcharges militaires ou exceptionnels si indiqués par les cahiers de charges).
D'habitude, en Tunisie, les ponts sont calculés sous l'effet de la charge Mc120.
La charge de type A n'est pas prépondérantes que pour le hourdis de grande largeur et donc
elle n’est pas considérée pour le calcul du hourdis.

*Lorsque le hourdis est soumis à une charge uniformément répartie sur toute la
surface de la dalle, celle-ci est considérée comme portant dans une seule direction si 
(=lx/ly) < 0,4 et portant suivant deux directions si 0,4 ≤  ≤ 1. Par contre, sous l'effet d'une
charge concentrée, la dalle porte suivant deux directions quelque soit le rapport .

Type de charge  (= lx/ly) < 0,4 0,4 ≤  ≤ 1


Charge unif répartie sur toute la dalle 1 direction 2 directions
Charge non répartie sur toute la dalle (concentrée) 2 directions 2 directions
Tableau N°1: Sens du travail de la dalle.

5-2- Diffusion des charges localisées

D'après l'article A.3.2.5 des règles BAEL 83, on admet que les charges localisées
appliquées à la surface de la dalle se diffusant suivant un angle de 45° jusqu'au plan moyen
de la dalle (vue que le matériau de la dalle est du béton). En ce qui concerne le revêtement,
______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 116
qui est en général composé de matériaux moins résistant que le béton (asphalte coulé, béton
bitumineux, enrobés, ...), l'angle de diffusion des charges localisées diminue à 37°.
Soit une charge localisée P s'appliquant suivant une aire rectangulaire de dimension
(uo,vo). Plus, on va considérer les surfaces d’impact des roues définies dans les règlements
des charges.

37° uo
45° revêtement
hr dalle
hd/2
hd/2 plan moyen
u

lx lx
y
ly

u
rectangle d'impact (uox vo)
x v x
u // lx
v // ly

rectangle de répartition (u x v)
ly

Figure 2: Diffusion d'une charge, P, localisée sur le plan moyen de la dalle.

La charge se répartie au niveau du plan moyen de la dalle sur une aire rectangulaire de
dimension (u,v), appelée rectangle de répartition, tel que:
u = uo + 2 .tg37° .hr + 2 .(hd/2)
= uo + 1,5 . hr + hd
de même v = vo + 1,5 . hr + hd
La dimension de la roue parallèlement à l'axe xx est notée u, celle parallèlement à l'axe yy
est notée v, (u // lx et v // ly).

u = uo + 1,5 . hr + hd et v = vo + 1,5 . hr + hd

5-3- Dalle rectangulaire sur quatre appuis articulés

Avant de calculer les sollicitations dans le hourdis, on les étudie pour un panneau de
dalle simplement appuyée sur les poutres principales et les entretoises (indice o pour
indiquer l'isostaticité). Plus tard, on passera au hourdis en le considérant comme une dalle
continue.

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 117
5-3-1- Charge uniformément répartie sur toute la surface de la dalle

Cette charge représente la charge permanente gnper, en valeur normatique (sans


pondération).

1er cas: = lx/ly < 0,4

Dans ce cas, les moments fléchissants My ainsi que les efforts tranchants Ty dans le
sens de la grande portée sont faibles. On les néglige et on admet que la dalle ne porte que
dans une seule direction, celle de la petite portée lx. La dalle travaille donc comme une
poutres de portée lx. Les moments fléchissants et les efforts tranchants sont les mêmes que
pour une poutres isostatique à une travée, c.à.d., que leur valeurs maximaux par unité de
largeur sont respectivement:
gnper . lx2
Mox =
8
gnper . lx
Tap,x =
2
avec dans le sens de yy: Moy = 0 et Tap,y = 0.
x g

Mx
y Mx y lx
lx

x
ly

Figure 3: Moment fléchissant d'une dalle portant dans une seule


direction sous l'effet de la charge permanente

2ème cas: 0,4 ≤  ≤ 1


La dalle porte alors dans les deux directions

*Moments fléchissants
Les moments fléchissants Mox et Moy qui agissent par bande de largeur unité dans
les deux directions lx et ly au centre de la dalle sont égaux à:
Mox = x . gnper . lx2
Moy = y . Mox
Les coefficients x et y sont données en fonction de (=lx/ly) et du coefficient de Poisson
 du béton; celui-ci est pris égal à  = 0 à l'ELU et à l'ELS (calcul des efforts internes).
(voir l'annexe E3 des règles BAEL 83 [2] ou le tableau tiré des abaques de Mougin [6], voir
annexe).

*Efforts tranchants
Les valeurs maximales de l'effort tranchant par unité de longueur sont égales à:
- au milieu du grand côté ly (dans le sens de xx):
gnper . lx .ly
Tap,x =
2 . ly + lx
- au milieu du petit côté lx (dans le sens de yy):
gnper . lx .ly
Tap,y =
3 . ly

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 118
x Tx

y y
lx

x
ly

Ty

Figure 4: Distribution de l'effort tranchant au milieu des axes,


pour une dalle portant suivant deux directions

5-3-2-Charge localisée, concentrée P, placé au centre de la dalle

Dans ce cas, la dalle travaille dans les deux directions quelque soit le rapport . La
charge localisée est répartie sur un rectangle de répartition de dimension u x v.
x

y y
lx
u
v

x
ly

Figure 5: Charge localisée, concentrée P, placé au centre de la dalle, se diffusant sur un


rectangle de répartition ( u x v)

*Moments fléchissants
Les moments par unité de largeur au centre de la dalle se calculent par les expressions
suivantes:
Mox = (M1 +  M2) . P
Moy = (M2 +  M1) . P
: coefficient de Poisson= 0.
Donc. Mox = M1 . P
Moy = M2 . P
M1 et M2 sont des coefficients dont les valeurs ont été calculés par Pigeaud [3], en 1921, et
mises sous forme d'abaques en fonction des rapports , u/lx et v/ly. Plus récemment, en
1985, les abaques de Pigeaud ont été rétablies avec des meilleurs précisions par J.P.
Mougin [6] (voir annexe 2).
L'utilisation des abaques de Mougin est assez simple. Les abaques sont données
pour plusieurs valeurs de  variant de 0,05 à 1,0 en 0,05. Pour des valeurs de 
intermédiaires, on effectue une interpolation linéaire entre deux abaques. Celle d'en haut
représente M1 et celle d'en bas représente M2. On détermine alpha = u/lx et on le point sur
l'abscisse. On détermine béta = v/ly, on cherche la courbe correspondante (les courbes sont
______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 119
paramétrées en béta) et si nécessaire par interpolation linéaire (visuelle) entre deux
courbes. Les valeurs de M1 ou de M2 sont lues directement sur les axes des ordonnés.

*Effort tranchant
Les valeurs maximales de l'effort tranchant sur le bord de la dalle par unité de
longueur sont égales à:
1er cas: u ≥ v
P
- au milieu de v (dans le sens de xx): Tap,x =
3.u
P
- au milieu de u (dans le sens de yy): Tap,y =
2.u + v
2ème cas: u < v
P
- au milieu de v (dans le sens de xx): Tap,x =
2.v + u
P
- au milieu de u (dans le sens de yy): Tap,y =
3.v

5-3-3-Charge localisée, P, décentrée

Si le rectangle de répartition n'est pas concentrique, on peut utiliser les abaques de


Pucher qui donnent les surfaces d'influences des moments et des efforts tranchants. D'autre
part, Thenoz a établie des abaques qui donnent directement les moments maximaux dans les
deux directions obtenues pour les positions les plus défavorables des charges routières à
caractère normales ou particulier. Ces abaques figurent dans le bulletin technique n°1 (et
son complément ) [4,5] du SETRA.
Mais on peut tout simplement utiliser la méthode de superposition avec les abaques
de Pigeaud ou de Mougin. Ainsi, on découpe la dalle en un certain nombre de rectangles
concentriques et superposer les résultats obtenues pour chaque cas élémentaire. C'est
l'artifice de Résal (1912) [7], basé sur les différences des rectangles centrés.
En pratique, il convient d'envisager les différents cas de charge de Bc, Bt, Br, Mc
80, etc. ainsi que les différentes positions du rectangle d'impact correspondant à fin de
déterminer la valeur maximale du moment à considérer pour le calcul des sections, tant dans
le sens longitudinal que dans le sens transversal [8]. Pour obtenir ce moment maximum, il
faudra disposer les rectangles d'impact le plus près possible du centre de la dalle.
Dans le cas du convoi Bc, plusieurs cas doivent être envisagés en fonction de la
position relative des poutres, de la chaussée et des trottoirs. De toute manière, ce sont les
roues arrières de 6t qu'il faudra disposer à proximité du centre de la dalle.
Les cas 1 et 2 supposent que la proximité des trottoirs ne permet pas de disposer un
autre camion sur la dalle à côté du camion représenté. Les roues arrières de celui-ci étant
placées à proximité du centre de la dalle. Ainsi, il n'y a qu'un seul camion sur la dalle et on
n'envisage que l'effet des roues 3 et 5, les autres roues , trop loin ou en dehors de la dalle,
sont négligées.

Remarque très importante :


Dans le 3ème te 4ème cas de Bc, les roues arrières (3,4) et (5,6) se chevauchent au
niveau de leur rectangle de répartition et ces cas sont traités en analogies les cas 1 et 2.

u/2 0,5 m u/2

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 120
A L

A xe Longitudinal

4,5 m

4,5 m

3
1,5 m
A xe Transversal A T 5
1,5 m
5 2,0 m

2,0 m

1er cas 2ème cas

Figure 6: Cas les plus défavorable pour un seul camion sur la chaussée (Nv=1)

AL

AL

4,5 m

4,5 m

4 3

4 3 1,5 m
AT 6 5 AT
1,5 m
6 5 2,0 m 2,0 m
0,5
2,0 m 2,0 m
0,5 Camion B Camion A

Camion B Camion A

3ème cas 4ème cas

Figure 7: Cas les plus défavorable pour deux camions côte à côte sur la chaussée (N v≥2)

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 121
Les cas 3 et 4 supposent que la position des trottoirs permet de disposer côte à côte
2 camions A et B symétriquement par rapport à l'axe longitudinal de la dalle, les essieux
arrières de ces camions étant disposé à proximité immédiate du centre de la dalle. On
n'envisage que l'effet des roues 3 et 5 du camion A et des roues 4 et 6 du camion B.
Pour traiter ces cas, on peut employer l'artifice de Résal, mais en utilisation le
principe de la densité de charge. Celle-ci est tel que p = P pour un rectangle de
u. v
répartition de dimension ( u x v ). En plus, dans la pratique, on peut avoir un
chevauchement entre les rectangles de répartition, en particulier 3 avec 4 et 6 avec 5 de
sorte que les cas 3 et 4 se réduisent aux cas 1 et 2!

1er cas: Effet de deux rectangles situés sur un axe et symétriques par rapport à un autre
L'effet des deux rectangles d'impact (A1,A2,B3,B4) et (B1,B2,B3,B4) est égal à
l'effet du rectangle (A1,A2,B3,B4) moins l'effet du rectangle (A4,A3,B2,B1) avec la même
densité de charge p. Les deux derniers rectangles sont centrés.

AL

A1 A
2
v
A A
4 3

AT
v v
2 1

B1 B2

v
B4 B3

(A1,A2,A3,A4) + (B1,B2,B3,B4)  (A1,A2,B3,B4) - (A4,A3,B2,B1)

Figure 8: Etude de l'effet des deux rectangles symétriques

Effet de (A1,A2,B3,B4): de dimension u et v1.


les rapports u/lx et v1/ly nous permettent d'obtenir M1' et M2' d'après les abaques de
Mougin (les notations ' pour indiquer les résultats du premier rectangles). On en déduit
M0x' = M1' . P'
M0y' = M2' . P'
P': Poids total appliqué sur cette surface u x v1 de (A1,A2,B3,B4)
P'= p . u . v1
Effet de (A4,A3,B2,B1): de dimension u et v2.
On obtient à l'aide des abaques de Mougin M1'' et M2''
M0x'' = M1'' . P''
M0y'' = M2'' . P''
P''= p . u . v2
Effet des 2 rectangles d'impact (A1,A2,A3,A4) et (B1,B2,B3,B4) est:
M0x = M0x' - M0x''
M0y = M0y' - M0y''

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 122
2ème cas: Effet d'un rectangle centrée et d'un rectangle placé sur un axe
On considère les deux rectangles d'impact (A1,A2,A3,A4) et (B1,B2,B3,B4). Afin de
pouvoir appliquer la méthode des différences de rectangles centrés, on ajoute un impact
fictif (C1, C2,C3,C4) symétrique de (A1,A2,A3,A4) par rapport à l'axe transversal.
Le rectangle (A1, A2,C3,C4) est de dimension (u x v1). Le rectangle (A4, A3,C2,C1)
est de dimension ((u x v2). Le rectangle (B1,B2,B3,B4) est de dimension (u x v)
AL

A1 A
2
v
A A
4 3

B1 B2
AT v
v 2 v
1
B4 B3

C1 C
2
v

C C3
4
u

(A1,A2,A3,A4)+(B1,B2,B3,B4) 
1
2
[(A1, A2,C3,C4)-(A4, A3,C2,C1)]+ (B1,B2,B3,B4)

Figure 9: Etude de l'effet d'un rectangle centré et d'un rectangle placé sue un axe.
3ème cas: Quatre rectangles non centrées et symétriques deux à deux.
AL

A1 A B1 B2
2

A A B4 B3
4 3
AT
v v
2 1

D1 D2 C1
C
2
v

D4 D3 C4 C3
u u u
2
u1

(A1,A2,A3,A4)+(B1,B2,B3,B4)+ (C1,C2,C3,C4)+(D1,D2,D3,D4)

(A1,B2,C3,D4)- (A2,B1,C4,D3)- (A4,B3,C2,D1)+ (A3,B4,C1,D2)

Figure 10: Effet de 4 rectangles non centrées et symétriques deux à deux


______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 123
Dans la pratique, lorsque les rectangles (A1,A2,A3,A4) et (B1,B2,B3,B4) se chevauchent
entre-elles (cas de Bc), ainsi que les rectangles (C1,C2,C3,C4) et (D1,D2,D3,D4) se
chevauchent entre-elles, ce cas se réduit au 1er cas.

4ème cas:
Comme pour le 2ème cas, afin de pouvoir appliquer la méthode des différences des
rectangles centrés, on rajoute 2 impacts fictifs (E1,E2,E3,E4) et (F1,F2,F3,F4) symétriques
par rapport à l'axe transversal des impacts (A1,A2,A3,A4) et (B1,B2,B3,B4) .

AL

A1 A B1 B2
2
v
A A B4 B3
4 3

D1 D2 C1 C
AT 2
v v
v 2 1

D4 D3 C C
4 3

F1 F2 E1 E
2
v

F4 F3 E E
4 3

u u u
2
u1

(A1,A2,A3,A4)+(B1,B2,B3,B4)+ (C1,C2,C3,C4)+(D1,D2,D3,D4)

1
2
[(A1,B2,E3,F4)-(A2,B1,E4,F3)-(A4,B3,E2,F1)+(A3,B4,E1,F4)]
+ (D1,C2,C3,D4) - (D2,C1,C4,D3)

Figure 11: Effet de 4 rectangles dont deux centrées sur l'axe transversal
et symétriques par rapport à l'axe longitudinal

5-4- Calcul du hourdis: Dalle continue

Le hourdis des ponts à poutres sous chaussée est un panneau de dalle continue. Les
poutres (principales et entretoises) constituent des appuis de continuité. Mais les
sollicitations sont intermédiaires entre celles obtenues lorsque les appuis constituent un
encastrement parfait et celles obtenues lorsque les appuis sont articulées. On dit alors que
cet appui constitue un encastrement partiel.
______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 124
Les moments dans le hourdis se calculent forfaitairement à partir des efforts
isostatiques Mox et Moy calculées calculés dans l'hypothèse des dalles appuyées sur des
tr tr
appuis articulées. Ces moments au milieu des travées Mx et My peuvent être réduite de 20
à 25% selon les conditions d'encastrement. Les moments d'encastrement sur les petits et les
ap ap
grands côtés Mx et My sont évalués au moins à 50% du moment Mox dans le sens de la
petite portée. Ces calculs doivent être effectués pour chaque type de charge.

0,8 Mo 0,75 Mo 0,8 Mo

lcs
Me - 0,5 Mo - 0,5 Mo - 0,5 Mo - 0,5 Mo - 0,5 Mo - 0,5 Mo Me

Figure 12: Répartition des moments sur la dalle continue

Pour chaque type de charge (par, Bc, Bt, Br et Mc).

* Dans les travées


 Dans la direction lx
tr
 travée de rive Mx = 0,80 M
ox
tr
 travée intermédiaire Mx = 0,75 Mox
 Dans la direction ly
tr
 travée de rive My = 0,80 M
oy
* Sur les appuis
 Dans la direction lx
ap
 appui intermédiaire Mx = - 0,50 M
ox
ap
 appui de rive Mx = - Sup ( 0,50 M ; |Me|)
ox
 Dans la direction ly
ap ap
 appui intermédiaire My = - 0,50 Mox = Mx
ap ap
 appui de rive My = - 0,50 Mox = Mx
Me: Moment d'encorbellement calculé sous l'effet des charges permanentes et de la charge
du trottoir. Celle-ci représente la charge locale de valeur 0,45 t/m2 ou une charge
concentrée de valeur Ptr=6t à placer de manière le plus défavorable.
2
Lcs tr  Ltr Ptr 
Me = - G.gn . - Q1. Sup  qtr.Ltr. (Lcs - ), . Lcs
per 2  2 Lc 
Lcs: longueur de la console
Ltr: largeur du trottoir
ap ap
|Mg | + |Md |
Dans tous les cas, on doit respecter la condition que Mtr + ≥ 1,25 Mox
2
Les efforts tranchants dans la dalle continue sont les mêmes que dans le cas de la
dalle articulée.

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 125
Partie B: Flexion Globale

5-5- Moments fléchissants

Lorsque le tablier d'un pont à poutres contient des entretoises intermédiaires entre les
poutres, la section transversale devient rigide. Dans ce cas, les efforts dans les entretoises
sont déterminés d'après la méthode de Courbon.
Mais, lorsque le tablier est dépourvu d'entretoises intermédiaires, qui est le cas
souvent rencontré de nos jours à raison de la préfabrication des poutres, le hourdis joue le
rôle de l'entretoisement. Ainsi, une flexion générale est née. Cette flexion représente la
flexion qu'elle qu'aurait endossée l'entretoise intermédiaire si elle existe. Cette flexion
globale (parfois on l'appelle aussi flexion générale) est déterminée d'après la méthode de
Guyon-Massonnet [1,2] en prenant 1 m.l. du hourdis comme étant une entretoise
intermédiaire. Les efforts dans le hourdis, sous l'effet de la flexion globale, sont ainsi
calculés comme dans le cas d'entretoise. ainsi, cette flexion globale est surtout importante
dans le cas des ponts à poutres sans entretoises intermédiaires.

D'après Guyon-Massonnet [1,2], le moment fléchissant dans une entretoise est donné
par:

My(x,y) = b.n.qn.sin n..x (1)
8 n 1 Lc
Lr2.Ltr LT
avec b: demi-largeur active = = ;
2 2
Lr: Largeur roulable; Ltr: largeur du trottoir; LT: largeur totale.
n : Coefficient de Guyon-Massonnet.
q n : Charge appliquée en forme de lame de couteau (développement en série de
Fourrier).
Lc : Longueur de calcul (dans le sens longitudinal).
Le moment maximum est au centre de la dalle x Lc
2
 sin n..x  sin n.
Lc 2
Si n est impair sin n.  1
2
Si n est pair sin n. = 0
2
Ainsi, on ne retient donc que les harmoniques impairs ( n = 1, 3, 5, 7, …). Pour un
calcul manuel, on peut se contenter des deux premiers termes (à savoir n=1 et n=3). Ainsi,

8

My = b. 1q1sin  3q3sin 3
2 2

b
My = . 1 q 1  3 q 3  (2)
8

5-6- Détermination des charges q.

2-1- Charges à considérer


Pour le calcul de la flexion locale du hourdis d'un pont à poutres, comme les charges
de type A sont moins défavorable que celles de type B, les charges à caractère normale

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 126
sont réduites à la charge de type B [3]. Ainsi, pour l'étude de la flexion globale, on a à
considérer les mêmes charges prévues pour la flexion locale à savoir:
- Charge permanente, gper
- Charge de trottoir, qtr
- Charge de type B avec ses 3 systèmes: Bc, Bt et Br
- Charge militaire si elle existe.

2-2- Equivalence des charges

Ces charges doivent être développées en série de Fourrier en une lame de couteau
(Fig. 1).

Figure 1: Transformation d'une charge en forme de lame de couteau.

L'équivalence des charges usuelles est présentée, pour trois cas, comme suit [4]:

a) Charge uniformément répartie d'intensité q sur toute la longueur Lc (t.q. la charge


permanente gper et celle du trottoir qtr). (Fig. 2)

Lc

Figure 2: Charge uniformément répartie d'intensité sur toute la longueur

4q
qk  si k est impair
k
qk0 si k est pair

4q
En particulier ici, k=1  q1

4q
k=3  q3 (3)
3

b) Charge uniformément répartie sur une longueur, 2c, centrée sur le point d'abscisse d
(t.q. les charges militaires Mc80 ou Mc 120).(Fig. 3)

2c
q

d
Lc
Figure 3: Charge uniformément répartie sur une longueur, 2c

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 127
.sin k..c .sin k..d
4q
k impair qk 
k Lc Lc
k pair q k  0

.sin .c.sin .d


4q
c.à.d. q1
 Lc Lc
q3 .sin 3..c .sin 3..d
4q
(4)
3 Lc Lc

c) Charge concentrée P au point d'abscisse d (cas de Bc, Bt et Br) (Fig. 4).

d
Lc

Figure 4: Charge concentrée

k impair qk  2P .sin k..d


Lc Lc
k pair q k  0

Dans notre cas: q1 2P . sin .d


Lc Lc
q3 2P . sin 3..d (5)
Lc Lc

Remarques

1) Dans le cas de plusieurs charges concentrées P i distant de di comme abscisse, on


effectue une sommation, c.à.d.,
.d
q1 i .sin i
2P

i
Lc Lc
3.di
q3 
2Pi
. sin (5')
i
Lc Lc

2) Ces charges qui agissent longitudinalement sont placées de la manière la plus


défavorable. En particulier, pour la charge de Bc, se référer au tableau établi d'après le
théorème de Barré (chapitre 3).

En déterminant q1 et q3 , il reste à trouver 1 et 3 dans l'expression (2) du moment,


à savoir, My = b.1q13q3  .
8

5-7- Détermination des coefficients µ

Le coefficient n dépend de:


1- La valeur du paramètre de torsion, ;
2- la valeur du paramètre d'entretoisement, ;
3- l'ordonnée de la fibre considérée du hourdis, y;
4- la position de la charge, e.

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 128
n = f (, , y, e) est déterminé par les tables ou les formules de Guyon-Massonnet
[1,2]. Celles-ci sont analogues aux tables de K = f (, , y, e) employées pour le calcul du
CRT [5] et le calcul du coefficient correspondant se fait de la même manière. En
particulier, cette fois on cherche les moments dans la fibre centrale (y=0). Ainsi, on utilise
uniquement que la première ligne (y=0) de chaque table. C'est pourquoi les tables à
employer (et les courbes obtenues par la suite) sont toujours symétriques par rapport à
e=0. Ces tables sont présentées dans l'annexe.
Le paramètre d'entretoisement est  n.b (6)
Lc
Pour le calcul de 1 : 1 b (6a)
Lc
Pour le calcul de 3 : 3  3b (6b)
Lc
 , le paramètre de torsion, est le même que celui employé pour le calcul de K [5], à
savoir,
 
 P E (7)
2 P.E
où P, E, P, E sont respectivement les rigidités de flexion et de torsion des poutres
et des entretoises par unité de longueur tels que définies dans le chapitre 3 pour le calcul
du CRT K.

De la même manière que pour le calcul de ce dernier (CRT K), l'interpolation sur 
fait intervenir 0 pour  = 0 et 1 pour  = 1 (à ne pas confondre ce 1 pour  = 1
avec 1 pour n=1). L'interpolation peut se faire d'après la relation de Guyon- Massonnet
[1,2], c.à.d.,

0  10   (8)

ou pour plus de précision, on utilise la relation de Sattler [2,6]:

μ = μ 0 + (μ 1 - μ 0) 0,05 0 ≤  ≤ 0,1
μ = μ 0 + (μ 1 - μ 0) (1-eo)
0,065
0,1 ≤  ≤ 1 avec o=
0,663
μ = μ 0 + (μ 1 - μ 0)  >1
μ 0 et μ 1 sont données par les tables de Guyon-Massonnet en fonction de , e et y (voir
annexe). Il ne reste plus qu'à chercher la variation de 1 = f(e) et de 3 = f(e) en
employant les tableaux de Guyon-Massonnet (ou les formules) présentés en annexe et
correspondant aux valeurs de et de . On trace ces deux courbes comme dans le cas de K
(sur un même papier millimétrique). On charge transversalement par la charge permanente
et par les charges réglementaires (Bc, Bt, Br, Mc80, qtr) de la manière la plus défavorable.
On cherche 1 et 3 pour chaque charge.

Le calcul de i est aussi analogue à celui de K [5,7], c.à.d.,


• Pour gper et qtr, on cherche l'aire correspondante (de la même manière que pour Al,
soit par la formule de trapèze ou autres); = .
1
• Pour Bc et Bt,   i . Les files sont placés de manière la plus défavorable. on lit
2
les valeurs de  sous l'emplacement des essieux. Longitudinalement, on prendra la charge
d'un essieu (P=12t pour Bc et P=16t pour Bt).
______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 129
• Pour Br, on place la charge au milieu du pont et on lit directement la valeur de 
sous la position de la charge.
1 1 L Mc
• Pour Mc80, on prend aussi l'aire sous les chenilles   i . L M c   i
2 2 4
Dans le sens longitudinal, on prend la valeur de la charge correspondante aux 2 chenilles
et on tient compte de LMc.

5-8- Exemple d'application


On reprend le même exemple qui a servis pour le calcul du CRT K (Fig. 8 de l’annexe
du chapitre 5 page 62). En plus, on a évalué la charge permanente normatique à gper =
0,656 t/m2, qui s'étale sur toute la largeur transversale.

Figure 5: Exemple d'un pont pour le calcul de la flexion globale

Déterminer les moments de la flexion globale dans le hourdis sous l'effet des charges
permanentes, des surcharges du trottoir et de celles de type B et Mc80.

Solution

1) Courbes de µ1 et de µ3 en fonction de e

La demi-largeur, b, du pont est:


b = 6,25 m b = 1,56 m.
4
Le paramètre de torsion est:  = 0,37 (d'après le résultat précédent de la page 64 de
l’annexe du chapitre 3), d'où l'interpolation sur  est:
µ = 0,39 µ(=0) + 0,61 µ(=1).

En ce qui concerne , on détermine ceux du 1er et du 3ème harmonique, à savoir:


6,25
1 b = = 0,40  µ1
Lc 15,36
3.6,25
3  3b = = 1,22  µ3
Lc 15,36
______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 130
Maintenant, on détermine µ1=f(e) et µ3=f(e) correspondant respectivement à 1 et 3.
Pour la valeur de 0,40, pas d'interpolation pour 1, les valeurs sont prises directement des
tables de Guyon-Massonnet. Par contre, une interpolation linéaire est nécessaire pour
3=1,22 entre =1,20 et =1,40; à savoir:
µ=1,22 = µ=1,20 + (µ=1,40 - µ=1,20) 1,22 - 1,20
1,40 - 1,20
µ1,22 = 0,9 µ1,20 + 0,1 µ1,40.

Ainsi, on commence par la valeur de 1=0,40. On copie les valeurs des tables de
Guyon-Massonnet dans les deux premières lignes et puis on interpole sur . Les résultats
sont présentés dans le tableau N°1. Le tableau est symétrique par rapport à e =0.

1 = 0,40
e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
µ(=0).104 -2292 -1161 -20 1151 2372
µ(=1).104 -1016 -617 -131 546 1563 Symétrique
µ1.104 -1514 -828 -88 782 1878

Tableau N°1 : µ1=f(e) après interpolation sur  correspondant à 1 = 0,40.

Ensuite, on procède de la même manière pour la valeur de 1 = 1,22. Mais cette fois,
on ajoute une interpolation sur . Les résultats sont présentés dans le tableau N°2.

3= 1,22
e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
 µ(=0).104 -120 -190 -190 80 940
= µ(=1).104 -77 -94 -101 8 657 Symétrique
1,2 µ3.104 -94 -131 -135 36 767
 µ(=0).104 -4 -111 -174 -0,5 801
= µ(=1).104 -41 -59 -81 -21 566 Symétrique
1,4 µ3.104 -27 -79 -117 -13 658
µ3.104 -87 -126 -133 31 756 Symétrique

Tableau N°2 : µ3=f(e) après interpolation sur , puis sur .

En résumé, on présente la variation de µ1 et µ3 en fonction de e (la dernière ligne de


chaque tableau). C'est le tableau (N°3) avec lequel on va tracer les courbes µ 1=f(e) et
µ3=f(e). Les deux courbes sont tracées sur la même figure avec une même échelle (voir la
figure 6).

e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b


µ1.104 -1514 -828 -88 782 1878 Symétrique
µ3.104 -87 -126 -133 31 756

Tableau N°3 : µ1=f(e) et µ3=f(e) nécessaire pour le traçage des courbes.


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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 131
Caractéristiques du pont:

Lch = Lr = 9,50 m;
Nv = 3 voies;
Lr ≤ 7m Pont de la 1ère classe.
b = 6,25 m.

Figure 6: Courbes de µ1 et de µ3 en fonction de e.

2) Détermination des moments globaux.

a) Charge permanente
Transversalement
On charge toute la largeur transversale puisque cette charge existe toujours. Vu que
cette charge est uniformément répartie on détermine les coefficients µ 1 et µ3 en prenant les
différentes surfaces positives et négatives (Fig. 7). On prend l'avantage de la symétrie en
traitant deux fois la moitié.
1 -3b -b -b 1  b
µ1 = 2. µ1(e=-b) +.µ1(e= ) +.µ1(e= ) +.µ1(e= )+ µ1(e=0) .
2 4 2 4 2  4
6,25
= (-0,1514 - 2.0,0828 - 2.0,0088 + 2.0,0782 + 0,1878).
4
= 0,015 m
______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 132
1 -3b -b -b 1  b
µ3 = 2. µ3(e=-b) + µ3(e= ) + µ3(e= ) +µ3(e= ) + µ3(e=0) .
2 4 2 4 2  4
6,25
= (-0,0087 - 2.0,0126 - 2.0,0133 + 2.0,0031+ 0,0756).
4
= 0,033 m

Figure 7: Courbes de µ1 et µ3 en fonction de e et emplacement de la charge gper et qtr.

Longitudinalement

gper

Lc

Figure 8: Chargement de gper dans le sens longitudinal.

gper= 0,656 t/m2.

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 133
4q 4.0,656
q1 = = = 0,835 t/m2
π π
4q 4.0,656
q3 = = = 0,278 t/m2
3π 3π
Enfin, on obtient le moment de la flexion globale sous l'effet de la charge permanente:
My = b.1q13q3 
8
My = (6,25/8) . (0,015 .0,835 - 0,033 .0,278) = 0,003 t.m/ml.

b) Charge du trottoir

Transversalement: On emploie aussi la figure 7.


1
µ1 = 2. .[µ1(e=-b) + µ1(e=-b+Ltr)] . Ltr
2
 -3b 
= µ1(e=-b) + µ1(e= ) . Ltr
 4 
= ( - 0,1514 - 0,0828).1,5
= - 0,351 m
1
µ3 = 2. .[µ3(e=-b) + µ3(e=-b+Ltr)] . Ltr
2
 -3b 
= µ3(e=-b) + µ3(e= ) . Ltr
 4 
= ( - 0,0087 - 0,0126).1,5
= - 0,032 m.

Longitudinalement

qtr

Lc

Figure 9: Chargement du qtr dans le sens longitudinal.

qtr = 0,45 t/m2.


4q 4.0,45
q1 = = = 0,573 t/m2
π π
4q 4.0,45
q3 = = = 0,191 t/m2
3π 3π

Ainsi, le moment global sous l'effet du trottoir est:


My = b.1q13q3 
8
My = (6,25/8) [(-0,351) .0,573 - (-0,032) .0,191] = - 0,152 t.m/ml.

c) Charge Bc

Transversalement:
On place la charge Bc sur les courbes de manière la plus défavorable (tel qu'il a été fait
pour le calcul du CRT K et notamment pour la poutre centrale vue sa symétrie). Comme
on doit respecter la règle Nf ≤ Nv (=3), on charge une file, 2 files ou 3 files, symétrique
par rapport à l'axe transversal ou l'une des files de roues sur l'axe (cas non-symétrique). les
valeurs de µ sont lues directement sur la courbe (Fig.10).

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 134
1er cas: 1 file de Bc
1ère position: Symétrique
µ1,i= 0,115 et µ3,i = 0,020
1 1
µ1 =  µ1,i = 2.0,115 = 0,115
2 2
1 1
µ3 =  µ3,i = 2.0,020 = 0,020
2 2
2ème position: Non-symétrique
µ1,1= 0,1878 µ1,2= 0,050 µ3,1 = 0,0756 µ3,2= - 0,006
1 1
µ1 =  µ1,i = (0,1878+0,050) = 0,119
2 2
1 1
µ3 =  µ3,i = (0,0756-0,006) = 0,035
2 2

2ème cas: 2 files de Bc


1ère position: Symétrique
µ1,1= 0,168 µ1,2= 0,038 µ3,1 = 0,058 µ3,2= - 0,010

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 135
1 1
2  1,i 2
µ1 = µ = .2.(0,168+0,038) = 0,206
1 1
µ3 =  µ3,i = .2.(0,058-0,010) = 0,048
2 2
2ème position: Non-symétrique
µ1,1= 0,023 µ1,2= 0,150 µ1,3= 0,1878 µ1,4= 0,050
µ3,1=-0,012 µ3,2= 0,044 µ3,2= 0,0756 µ3,2=-0,006
1 1
µ1 =  µ1,i = (0,023+0,15+0,1878+0,05) = 0,205
2 2
1 1
µ3 =  µ3,i = (-0,012+0,044+0,0756-0,006) = 0,051
2 2

3ème cas: 3 files de Bc


1ère position: Symétrique
µ1,1= 0,115 µ1,2= 0,081 µ1,3= -0,028
µ3,1= 0,020 µ3,2= 0,004 µ3,3= -0,013
1 1
µ1 =  µ1,i = .2.(0,115+0,081-0,028) = 0,168
2 2
1 1
µ3 =  µ3,i = .2.(0,02+0,004-0,013) = 0,011
2 2
2ème position: Non-symétrique
µ1,1= 0,023 µ1,2= 0,150 µ1,3= 0,1878
µ1,4= 0,050 µ1,5= 0,023 µ1,6=-0,074
µ3,1=-0,012 µ3,2= 0,044 µ3,2= 0,0756
µ3,2=-0,006 µ3,5=-0,012 µ3,6=-0,013
1 1
µ1 =  µ1,i = (0,023+0,15+0,1878+0,05+0,023-0,074) = 0,180
2 2
1 1
µ3 =  µ3,i = (-0,012+0,044+0,0756-0,006-0,012-0,013) = 0,038
2 2
La comparaison entre ces positions ne peut se faire qu'au niveau des résultats de My,
après le calcul longitudinal.

Longitudinalement
La position la plus défavorable est déterminée par le théorème de Barré (ou plus
simplement on emploie le tableau N°1 du chapitre 3 page 46).
Lc = 15,36 m 11,75 < Lc < 17,44 m

= 0,375 m 1,5 m


P P P P
4,5 m 4,5 m
2 2

d
1
d
2
d
3
d
4
l

Figure 11: Disposition la plus défavorable pour la charge Bc d'après le chapitre 3.

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 136
Les distances di sont déterminées d'après la valeur de  donnée dans le tableau.
15,36
d2 = Lc   =  0,375 = 7,305 m  P2 = P = 12t.
2 2
P
d1 = d2  4,5 = 7,305  4,5 = 2,805 m  P1 = = 6t.
2
d3 = d2 + 1,5 = 7,305 + 1,5 = 8,805 m  P3 = P = 12t.
P
d4 = d3 + 4,5 = 8,805 + 4,5 = 13,305 m  P4 = = 6t.
2

 d d d d 
q1  2P  1 sin 1  sin 2  sin 3  1 sin 4 
c  2 c c c 2 c 
 d d d d 
 2P  1 sin 1 sin 2 sin 3  1 sin 4 
c  2 c c c 2 c 
2 . 12 1 1 
15,36 2
= 0,543 + 0,997 + 0,974 + 0,408
2 
= 3,823 t /m
2P 3d1 2P2 3d2 2P3 3d3 2P4 3d4
q3 1 sin  sin  sin  sin
c c c c c c c c
 3d1 3d2 3d3 1 3d4 
 2P  1 sin sin sin  sin
c  2 c c c 2  c 
2 . 12 1 1 
0,989  0,974  0,771 + 0,952
15,36 2
=
2 
= - 1,210 t /m

Enfin, les moments fléchissants sont obtenus et comparés pour en tirer la valeur
maximale. Comme les coefficients µ sont multipliés par les charges q, la comparaison
entre les différents cas doit se faire à ce niveau. C'est là aussi, qu'on tient compte du
coefficient bc pour comparer les différents cas (la comparaison se fait avec bc.My).
My = b.1.q13 .q3 
8

1er cas: 1 file de Bc bc=1,2


1ère position: Symétrique
My = (6,25/8) . (0,115 .3,823 + 0,02 .1,210) = 0,362 t.m/ml.
bc My = 1,2.0,362 = 0,435 t.m/ml.
2ème position: Non-Symétrique
My = (6,25/8) . (0,119 .3,823 + 0,04 .1,210) = 0,393 t.m/ml.
bc My = 1,2.0,393 = 0,472 t.m/ml.

2ème cas: 2 files de Bc bc=1,1


1ère position: Symétrique
My = (6,25/8) . (0,206 .3,823 + 0,048 .1,210) = 0,661 t.m/ml.
bc My = 1,1.0,661 = 0,727 t.m/ml.
2ème position: Non-Symétrique
My = (6,25/8) . (0,205 .3,823 + 0,051 .1,210) = 0,660 t.m/ml.
bc My = 1,1.0,660 = 0,726 t.m/ml.

3ème cas: 3 files de Bc bc= 0,95


1ère position: Symétrique
My = (6,25/8) . (0,168 .3,823 + 0,011 .1,210) = 0,512 t.m/ml.
bc My = 0,95.0,512 = 0,486 t.m/ml.

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 137
2ème position: Non-Symétrique
My = (6,25) . (0,18 .3,823 + 0,044 .1,210) = 0,579 t.m/ml.
bc My = 0,95.0,579 = 0,550 t.m/ml.
Donc le 2ème cas (2 files) à sa 1ère position symétrique représente le cas le plus
défavorable.
A retenir: My = 0,661 t.m/ml bc=1,1

On tiendra compte par la suite des différents coefficients, à savoir bc, Q1 et B.
bc = 1,1
Q1: Coefficient de pondération du BAEL; Q1=1,6 à l'ELU Q1=1,2 à l'ELS.
B : Coefficient de majoration dynamique (le même que pour la flexion locale).

d) Charge Bt

Transversalement:
Comme le pont est de la 1ère classe, on charge 1 ou 2 files de Bt, symétrique (1ère
position) ou non (2ème position). On emploie la figure 12 pour savoir les valeurs des
coefficients µ.

Figure 12: Emplacement de la charge Bt sur les courbes de µ 1 et µ3.

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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 138
1er cas: 1 file de Bt
1ère position: Symétrique
µ1,1 = 0,115 et µ3,1 = 0,020
1 1
µ1 =  µ1,i = .2.0,115 = 0,115
2 2
1 1
µ3 =  µ3,i = .2.0,020 = 0,020
2 2
2ème position: Non-symétrique
µ1,1= 0,1878 µ1,2= 0,050 µ3,1 = 0,0756 µ3,2= - 0,006
1 1
µ1 =  µ1,i = (0,1878+0,050) = 0,119
2 2
1 1
µ3 =  µ3,i = (0,0756-0,006) = 0,035
2 2
2ème cas: 2 files de Bt
1ère position: Symétrique
µ1,1= 0,150 µ1,2= 0,023 µ3,1 = 0,044 µ3,2= - 0,012
1 1
µ1 =  µ1,i = .2.(0,15+0,023) = 0,173
2 2
1 1
µ3 =  µ3,i = .2.(0,044-0,012) = 0,032
2 2
2ème position: Non-symétrique
µ1,1= 0,050 µ1,2= 0,1878 µ1,3= 0,115 µ1,4=-0,003
µ3,1= -0,006 µ3,2= 0,0756 µ3,2=0,020 µ3,2=-0,013
1 1
µ1 =  µ1,i = (0,050+0,1878+0,115-0,003) = 0,175
2 2
1 1
µ3 =  µ3,i = (-0,006+0,0756+0,020-0,013) = 0,038
2 2

Longitudinalement
On place la charge Bt de la manière la plus défavorable pour un moment centrale. On
emploie les lignes d'influences et on fait avancer le tandem pour en tirer l'effet maximum.

Figure 13: Cas le plus défavorable pour Bt dans le sens longitudinal

1,35
d1 = Lc - = 7,005 m
2 2
1,35
d2 = Lc + = 8,335 m
2 2
P=16t  c = 15,36 m.

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 139
2P1 d1 2P2 d2
q1 sin  sin
c c c c
 d d 
 2P  sin 1 sin 2 
c  c c 
2.16
= (0,990+0,990)
15,36
= 4,125 t/m
2P 3d1 2P2 3d2
q3 1 sin  sin
c c c c
 3d1 3d2 
 2P  sin sin
c  c  c 
2.16
= ( - 0,915 - 0,915)
15,36
= - 3,812 t/m

Ainsi, on obtient les moments pour chaque cas. Comme le coefficient bt (ici bt=1) ne
dépend que de la classe du pont, il n'intervient pas dans la comparaison des résultats.
My = b.1q13q3 
8
1er cas: 1 file de Bt
1ère position: Symétrique
My = (6,25/8) . (0,115 .4,125 + 0,02 .3,812) = 0,430 t.m/ml.
2ème position: Non-Symétrique
My = (6,25/8) . (0,119 .4,125 + 0,04 .3,812) = 0,503 t.m/ml.

2ème cas: 2 files de Bt


1ère position: Symétrique
My = (6,25/8) . (0,173 .4,125 + 0,032 .3,812) = 0,653 t.m/ml.
2ème position: Non-Symétrique
My = (6,25/8) . (0,175 .4,125 + 0,039 .3,812) = 0,680 t.m/ml.

Donc le 2ème cas (2 files) à sa 2ème position non-symétrique est le cas le plus défavorable.
A retenir: My = 0,680 t.m/ml avec bt = 1.

On tiendra compte par la suite des différents coefficients, à savoir bt, Q1 et B.
Q1: Coefficient de pondération du BAEL;
Q1=1,6 à l'ELU et Q1=1,2 à l'ELS.
B : Coefficient de majoration dynamique.(le même que pour Bc).

e) Charge Br.

Le traitement de cette charge est plus simple puisqu'elle est représenté par une seule
roue isolée.

Transversalement
On lit directement les valeurs de µ sur la courbe (Fig.14).
µ1 = 0,1878 et µ3 =0,0756

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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 140
0,1878

 

0,0756



Figure 14: Emplacement de la charge Br sur les courbes de µ 1 et µ3.

Longitudinalement:

Figure 15: Position la plus défavorable pour Br dans le sens longitudinal.

ℓc d 
d= . sin sin 1
2 c 2
3d 3
sin sin 1
c 2

P = 10 t.

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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 141
d 
q1 2P sin  2P sin  2P  2.10  1,302 t/m.
c c c 2  c 15,36
3d 2P 3 2P 2.10
q3 2P sin  sin    - 1,302 t/m.
c c c 2  c 15,36

Enfin, les moments fléchissants sous l'effet de la charge Br est:


b
My = . 1q 1  3 q 3 
8
My = (6,25/8) . (0,1878 .1,302 + 0,0756 .1,302) = 0,268 t.m/ml.

De même, On tiendra compte par la suite des coefficients Q1 et B.


Q1: Coefficient de pondération du BAEL; Q1=1,6 à l'ELU et Q1=1,2 à l'ELS.
B : Coefficient de majoration dynamique.(le même que pour Bc).

f) Charge Mc80

Transversalement

Les valeurs de µ sont déterminées d'après la figure 16. LMc = 0,85 m

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 142
1er cas: 2 chenilles symétriques
µ1,1= 0,117 µ1,2= 0,060 µ3,1 = 0,022 µ3,2= - 0,003
LMc 0,85
µ1 =
4  µ1,i =
4
.2.(0,117+0,060) = 0,075 m
LMc 0,85
µ3 =
4  µ3,i =
4
.2.(0,022-0,003) = 0,008 m
2ème cas: 1 chenille sur l'axe, l'autre à 1,95 m.
µ1,1= 0,154 µ1,2= 0,030 µ1,3= - 0,012
µ3,1 = 0,048 µ3,2= - 0,010 µ3,3= - 0,012
LMc 0,85
4  1,i
µ1 = µ = (2.0,154+0,030-0,012) = 0,069 m
4
LMc 0,85
µ3 =
4  µ3,i =
4
(2.0,048-0,010-0,012) = 0,016 m
3ème cas: 1 chenille dont l'extrémité est sur l'axe, l'autre à 1,95 m.
µ1,1= 0,1878 µ1,2= 0,122 µ1,3= 0,006 µ1,4= - 0,038
µ3,1 = 0,0756 µ3,2= 0,026 µ3,3= - 0,012 µ3,3= - 0,013
LMc 0,85
µ1 =
4  µ1,i =
4
(0,1878+0,122+0,006-0,038) = 0,059 m
LMc 0,85
µ3 =
4  µ3,i =
4
(0,0756+0,026-0,012-0,013) = 0,016 m.
Longitudinalement

Figure 17: Position la plus défavorable pour Mc80 dans le sens longitudinal.

ℓc d 
d= . sin sin 1
2 c 2
3d 3
sin sin 1
c 2

4,90
c= = 2,45 m.
2
72
q = 4,9.0,85 = 17,29 t/m2.
4q c d
q1 sin sin
 c c
4.17,29 .2,45
 sin .1
 15,36
= 10,57 t/m2.
4q 3c 3d
q3  sin sin
3 c c
4.17,29 3.2,45
 sin .(-1)
3 15,36
= - 7,32 t/m2.
______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 143
Ainsi, on obtient les moments pour chaque cas.
My = b.1q13q3 
8
1er cas: 2 chenilles symétriques
My = (6,25/8) . (0,075 .10,57 + 0,008 .7,32) = 0,665 t.m/ml.
2ème cas: 1 chenille sur l'axe, l'autre à 1,95 m.
My = (6,25/8) . (0,069 .10,57 - 0,016 .7,32) = 0,661 t.m/ml.
3ème cas: 1 chenille dont l'extrémité est sur l'axe, l'autre à 1,95 m.
My = (6,25/8) . (0,059 .10,57 - 0,016 .7,32) = 0,579 t.m/ml.
Donc le 1er cas symétrique est le cas le plus défavorable.
A retenir: My = 0,665 t.m/ml
On tiendra compte par la suite des différents coefficients, à savoir Q1 et Mc.
Q1: Coefficient de pondération du BAEL;
Q1=1,35 à l'ELU et Q1=1,0 à l'ELS.
Mc : Coefficient de majoration dynamique pour Mc.

Tableau récapitulatif

Charge gper qtr Bc Bt Br Mc80


My (t.m/ml) 0,003 - 0,152 0,661 0,680 0,268 0,665

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 144
Références:

[1] Ch. Massonnet, "Compléments à la Méthode de Calcul des Ponts à Poutres


Multiples", Annales de l'ITBTP, N°169, Jan 1962, pp 1-36.

[2] R. Bares et Ch. Massonnet, "le Calcul des Grillages de Poutres et Dalles
Orthotropes", Dunod, Paris 1966.

[3] M. Ben Ouézdou, "Cours d'Ouvrages d'Art", Polycopié ENIT, Première version,
1993. Code ENIT: 358 PE.

[4] J. A. Calgaro, "Calcul Pratique des Dalles Minces", Master Ouvrages d'Art, ENPC,
1987.

[5] M. Ben Ouézdou, "Etude de la Répartition Transversale des Charges sur les Ponts à
Poutres par la Méthode de Guyon-Massonnet", Polycopié ENIT, Première Edition,
Oct. 1992. Code ENIT: 352 PE.

[6] K. Sattler, "Betrachtungen zum Berechnungsverfahren von Guyon-Massonnet für


freiendliegende Trägerroste und Erweiterung dieses Verfahrens anf Beliebiege
Systeme", Bauingnieur 30, N°3.1955.(en Allemand).

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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 145
Partie C: Particularité du
ferraillage dans le hourdis

5-8- Sollicitations résultantes dans le hourdis : Flexion totale.


Pour chaque charge, la flexion totale est obtenue de la manière suivante :

 Dans le sens x-x.

 En travée.

Mxtot = MxLoc + Myglob.

 Sur appui.

Mxtot = MxLoc.

 Dans le sens y-y.

Mytot = Myloc.

Ensuite, nous procédons à la combinaison des charges.

Il faut pondérer les moments et les efforts tranchants trouvés dans l'hypothèse de la
dalle articulée par les coefficients de pondération des charges  et par le coefficient de
majoration dynamique  si nécessaire (voir chapitre 2). Ensuite il faut chercher les
combinaisons à l'ELU et à l'ELS.
La combinaison des moments est:
.Sup  bc.Mox  , Mc .Q1Mc .MoxMc 
per
Mox = G Mox + Sup B . Q1
B Bc Bt
, bt.Mox Br
, Mox

.Sup  bc.Moy  , Mc .Q1Mc .MoyMc 


per
Moy = G Moy + Sup B . Q1
B Bc Bt
, bt.Moy Br
, Moy

per Bc Bt Br Mc Ex
Mox , Mox , Mox, M ox, Mox et Mox :Moments dus respectueusement aux charges
permanentes, Bc, Bt, Br, Mc et Exceptionnel. Les deux dernières charges ne sont utilisées
que si elles sont demandées par les cahiers de charges.
B et Mc: Coefficient de majoration dynamique pour les charges de type B et Mc.

De même la combinaison des efforts tranchants est:


- au milieu du grand côté (dans le sens de lx):
.Sup  bc.ToxBc , bt.ToxBt ,ToxBr  , Mc . Q1
per
Tox = G Tox + Sup B . Q1
B Mc
.ToxMc 
- au milieu du petit côté (dans le sens de ly):
.Sup  bc.ToyBc , bt.ToyBt ,ToyBr  , Mc . Q1
per
Toy = G Toy + Sup B . Q1
B Mc
.ToyMc 

Les efforts tranchants ne présentent pas d’étude globale.

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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 146
5-9- Principe de calcul du ferraillage pour le hourdis
En général, les ponts sont considérés comme des ouvrages avec fissuration
préjudiciable. Dans le cas de construction dans un milieu très agressive (tel que mers ou à
proximité d'une usine industrielle), la fissuration devient très préjudiciable. Le hourdis est
calculé comme une poutre à section rectangulaire sous l'effet de la flexion simple, à l’ELS.
Le ferraillage est donné par mètre linéaire.
Cependant, on cite ci-dessous quelques particularités du ferraillage du hourdis [2, 9,10].

5-10-Condition relative au poinçonnement sous charge localisée


Afin de ne pas disposer d'armatures d'efforts tranchants (armatures transversales),
l'épaisseur du hourdis doit vérifier la condition:
Qu
hd ≥
0,045 . uc . fc28/b
Qu: Charge de calcul vis-à-vis de l'ELU
Qu = Q1 .  . P
avec P = 6t pour Bc
= 8t pour Bt
= 10t pour Br
Q1 = 1,6 à l'ELU pour le système B
 = BCoefficient de majoration dynamique pour le système B.
uc : Périmètre du rectangle de répartition
uc = 2 ( u + v ) u,v : dimension du rectangle de répartition
fc28: Résistance à la compression du béton à l'age du 28 jours.
b : Coefficient de sécurité pour la résistance du béton = 1,5 en général et = 1,15 pour les
situations accidentelles. Ici, on prend 1,5.

5-11-Condition relative au non-emploi d'armature d'effort tranchant


Aucune armature d'effort tranchant n'est nécessaire si la dalle est bétonnée sans
reprise sur toute son épaisseur et si la contrainte tangente u est t.q.:
T fc28
 u= ≤ 0,07
bd . d b
T: Valeur de l'effort tranchant à l'ELU
d: Hauteur utile du hourdis
bd: 1 ml du hourdis = 100 cm.
S'il n'y a pas reprise de bétonnage et si u > 0,05 fc28 on détermine les armatures
10
transversales comme dans le cas des poutres, mais la valeur de u est à multiplier par hd
3
si 15 cm ≤ hd ≤ 30 cm.

5-12-Valeur minimale des armatures: Condition de non-fragilité


 Dalle appuyée sur ses 4 côtés d'épaisseur 12 ≤ hd ≤ 30 cm.
1 lx
Ax ≥ o ( 3 - ) b hd =
2 ly
Ay ≥ o b hd
Ax
Avec Ay ≥
3
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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 147
b = 1 m (de la dalle)
= 1,2 . 10-3 ronds lisses Fe E22 ou Fe E24
o = 0,8 . 10-3 barres ou fils HA, Fe E40, ou treillis soudés en fils lisses de  > 6 mm.
= 0,6 . 10-3 barres ou fils HA, Fe E50, ou treillis soudés en fils lisses de ≤ 6 mm.

 Dalle en console
Ax
Ax ≥ o b hd si 12 ≤ hd ≤ 30 cm avec Ay ≥
3

5-13-Dispositions des armatures dans le hourdis

*Diamètre maximal des armatures


hd
 ≤
10

*Diamètre minimal des armatures


  ≥ 6 mm fissuration préjudiciable
 ≥ 8 mm fissuration très préjudiciable

*Espacement maximal des armatures (avec charges concentrées)

Type de fissures préjudiciable très préjudiciable


Espacement max Inf(2 hd; 25 cm) Inf(1,5 hd; 20 cm)

*Enrobage minimal des armatures


 c = 3 cm dans la face supérieure (risque d'infiltration d'eau de ruissellement à travers
le revêtement)
 c = 3 cm dans la face inférieure ( ceci d'après le BAEL 91, c = 2 cm dans le BAEL 83)
c = 5 cm dans une atmosphère très agressive t.q. mer ( BAEL 91, c = 4 cm d'après 83)

*Arrêt des armatures au centre des dalles


Les aciers armants à la flexion dans la région centrale de la dalle sont prolongés
jusqu'aux appuis dans leur totalité puisque le hourdis est soumis à des charges concentrées
mobiles.

*Arrêt des armatures de chapeaux sur appui


La longueur des chapeaux sur appui à partir du nu des appuis est au moins égale:
- à 1/5 de la plus grande portée des 2 travées encadrants l'appui considéré si l'appui
n'est pas de rive.
- au 1/4 de la plus grande portée des 2 travées encadrants l'appui considéré s'il s'agit
d'un appui intermédiaire voisin d'un appui de rive.
*Disposition au niveau de joint entre les poutres.
Les poutres préfabriquées sont indépendantes, mais le hourdis est généralement
continue aux deux ou trois travées pour diminuer le nombre de joint de chaussée. Au
niveau du joint entre les poutres (d’environ 20 cm), le ferraillage est soit en X pour
permettre la rotation des poutres au niveau des appuis, soit renforcé par une nappe
supérieure (chapeaux).

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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 148
Références relatives au Chapitre 5

[1] SETRA,"Guide d'Emploi du Règlement Français du Béton Armé aux Etats Limites:
BAEL 83, Exemples d'Application aux Ponts", Bagneux, 1987, Réf SETRA: F8724.
Code ENIT: D1265

[2] DTU, "Règles Techniques de Conception et de Calcul des Ouvrages et des Ouvrages et
des Constructions en Béton Armé Suivant la Méthode des Etats Limites", Règles
BAEL 91, Eyrolles, 3ème tirage, 1994..

[3] ATAR, "Calcul des Plaques Rectangulaires: Abaques de Pigeaud",Code ENIT: 10PE

[4] SETRA, "Calcul des hourdis de ponts", Bulletin Technique N°1, 1972 (réimpression en
1985 ) et 1976, Réf SETRA: F7206 . Code ENIT: D1238.

[5] SETRA,"Calcul des hourdis de ponts", Complément N°1, 1976. Réf SETRA: F7614
Code ENIT: D1238

[6] J.P.Mougin, "Abaques pour le Calcul des Dalles Rectangulaires Articulées sur leur
Contour", Annales de l'ITBTP, N°436, Juillet-Août 1985.

[7] Rèunions des Ingénieurs, "Cours de Ponts", Collection des cours de l'Ecole chez soi,
Ed. Eyrolles, 1977.Code ENIT: D270.

[8] P. Dinnequin, "Cours Supérieure de Béton Armé: Règles BAEL 80", Eyrolles, 1982.
Code ENIT: D448.

[9] P. Charon, "Exercices de Béton Armé Selon les Règles BAEL 80", Eyrolles, 1982.
Code ENIT: D448.

[10] P.Charon,"Calcul des Ouvrages en Béton Armé Suivant les Règles BAEL 80: Théorie
et Application", Eyrolles, Paris, 1981. Code ENIT: D935.

[11] Ch. Massonnet, "Compléments à la Méthode de Calcul des Ponts à Poutres


Multiples", Annales de l'ITBTP, N°169, Jan 1962, pp 1-36.

[12] R. Bares et Ch. Massonnet, "le Calcul des Grillages de Poutres et Dalles
Orthotropes", Dunod, Paris 1966.

[13] J. A. Calgaro, "Calcul Pratique des Dalles Minces", Master Ouvrages d'Art, ENPC,
1987.

[14] K. Sattler, "Betrachtungen zum Berechnungsverfahren von Guyon-Massonnet für


freiendliegende Trägerroste und Erweiterung dieses Verfahrens anf Beliebiege
Systeme", Bauingnieur 30, N°3.1955.(en Allemand).

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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 149
ANNEXE 1
au
Chapitre 5

Les Abaques de MOUGIN [6]

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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 150
Tableau N°1 : des coefficients x et y pour une dalle rectangulaire uniformément
chargée et articulée sur son pourtour lorsque  = (lx/ly) varie entre 0,4 et 1,0.

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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 151
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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 152
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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 153
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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 154
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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 155
Annexe 2
au
chapitre 5

Tables de Guyon-Massonnet pour µ


à la fibre centrale (y=0)

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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 156
Les valeurs de µ0 et µ1 sont calculées à partir des formules suivantes [11,12]

a) Coefficient µ0
L
0  a' . A  b' . B 1  B 2 
 2
2 b sh 2 b sin
2
2 b 
a'  2 sh b  y . sin b  y 

A  sh 2 b . cos b  e . ch b  e  sin 2 b . ch  b  e . cos  b  e . cos b  e 

b '  ch b  y . sin b  y  sh b  y . cos b  y 

B 1  sh 2 b sin b  e . ch b  e cos b  e . sh b  e 

B 2  sin 2 b sh b  e . cos b  e ch b  e. sin b  e 
 P
avec   4
L 2 E

b) Coefficient µ1

1 
1 C D 
FG
 I

4 sh
2
  E H 
avec C, D, E, F, G, H, et I les fonctions suivantes
C  ch   3 sh  ch  sh  . sh 

D   ch   sh  ch   sh  . sh 

E  3 sh  . ch   

F  ch  . sh  sh  . ch 

G 2 sh   ch sh   sh  . ch 

H  3 sh  . ch   

I  ch  . sh   sh  . ch   . sh  . sh 

Dans ces formules, les lettres , , , et  représentent les quantités suivantes:
y e
 ;   ;   ;     .
b b

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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 157
En particulier, à la fibre centrale y=0 et les coeficients µ0 et µ1 deviennent:

a) Coefficient µ0
L
0  a' . A  b' . B 1  B 2 
 2
2 b sh 2 b sin
2
2 b 
a'  2 sh b . sin b

A  sh 2 b . cos b  e . ch b  e  sin 2 b . ch  b  e . cos  b  e . cos b  e 

b '  ch b . sin b  sh b . cos b

B 1  sh 2 b sin b  e . ch b  e cos b  e . sh b  e 

B 2  sin 2 b sh b  e . cos b  e ch b  e. sin b  e 
 P
avec   4
L 2 E

b) Coefficient µ1

1 
1C D  I 
4 sh   E 
2

avec C, D, E et I les fonctions suivantes


C  ch   3 sh 

D   ch   sh  ch   sh  . sh 

E  3 sh  . ch   

I  ch  . sh   sh  . ch   . sh  . sh 

Dans ces formules, les lettres , , et  ont même signification qu'en haut, à savoir
e
  ;   ;     .
b

Ces formules sont utiles lors d'un calcul automatique (programmation sur ordinateur),
mais pour un calcul manuel, il est préférable d'employer les tableaux suivants qui sont
établies pour y=0 tirés de [11,12].

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M. Ben Ouézdou Chap 5, page 158
= 0,10
e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
µ(=0).104 -2499 -1250 0 1250 2499 Symétrique
µ(=1).104 -2362 -1171 -19 1161 2385

= 0,20
e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
µ(=0).104 -2486 -1244 -1 1244 2491 Symétrique
µ(=1).104 -1868 -987 -61 956 2116

= 0,30
e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
µ(=0).104 -2430 -1220 -7 1217 2457 Symétrique
µ(=1).104 -1401 -787 -102 734 1820

= 0,40
e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
µ(=0).104 -2292 -1161 -20 1151 2372 Symétrique
µ(=1).104 -1016 -617 -131 546 1563

= 0,50
e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
µ(=0).104 -2040 -1053 -44 1031 2216 Symétrique
µ(=1).104 -730 -482 -147 401 1356

= 0,60
e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
µ(=0).104 -1690 -903 -77 864 1999 Symétrique
µ(=1).104 -525 -379 -152 201 1191

= 0,70
e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
µ(=0).104 -1296 -733 -113 675 1753 Symétrique
µ(=1).104 -379 -299 -150 208 1057

= 0,80
e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
µ(=0).104 -927 --571 -145 497 1518 Symétrique
µ(=1).104 -274 -237 -144 144 948
______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 159
= 0,90
e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
µ(=0).104 -622 -436 -170 347 1318 Symétrique
µ(=1).104 -199 -188 -134 96 856

= 1,00
e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
µ(=0).104 -393 -329 -185 231 1159 Symétrique
µ(=1).104 -145 -149 -124 58 779

= 1,20
e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
µ(=0).104 -120 -190 -190 80 940 Symétrique
µ(=1).104 -77 -94 -102 7 657

= 1,40
e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
µ(=0).104 -4 -111 -174 0 800 Symétrique
µ(=1).104 -41 -59 -81 -21 567

= 1,60
e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
µ(=0).104 32 -63 -146 -45 702 Symétrique
µ(=1).104 -22 -37 -63 -37 497

= 1,80
e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
µ(=0).104 35 -34 -116 -71 625 Symétrique
µ(=1).104 -12 -23 -49 -45 442

= 2,00
e -b -3b/4 -b/2 - b/4 0 b/4 b/2 3b/4 b
µ(=0).104 -26 -15 -88 -84 563 Symétrique
µ(=1).104 -6 -15 -37 -47 398

______________________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Chap 5, page 160
Chapitre 6
QUELQUES DONNEES SUR
LE CALCUL DES APPUIS

6-1 Etude des appareils d’appui en élastomère fretté


6-1 Principe de dimensionnement des appareils d'appui en élastomère fretté.

a : Dimension n plan du côté // à l'axe longitudinale du pont.


b : Dimension n plan du côté  à l'axe longitudinale du pont.
t: épaisseur d'un feuillet élémentaire de l'élastomère.
ts: épaisseur d'une frette intermédiaire.
T: Epaisseur totale de l'élastomère.

Figure 1: Appareil d'appui en élastomère fretté.

Le dimensionnement des appareils d'appui est essentiellement basé sur la limitation des
contraintes de cisaillement qui se développent dans l'élastomère au niveau des plans de frettage
et qui sont dues aux efforts appliqués ou aux déformations imposées à l'appareil. L'appareil
d'appui est soumise à la compression, à la distorsion et la rotation.

a) Compression.

Sous un effort normal, des contraintes de cisaillement N apparaissent au niveau du plan de


frettage suivant la répartition donnée sur la figure 2.
Les contraintes maximales se développent sur les bords de chaque feuillet et plus
précisément au milieu des grands côtés. La valeur maximale de cette contrainte, N , est (au
milieu de b):
1, 5 m
N 

ab
où : Coefficient de forme =
2 t a b 
N
m: Contrainte moyenne de compression =
ab

M. Ben Ouézdou Chap 5, page 161


N: Effort Normal appliqué.
N

N
a

N , m ax

" N "

Figure 2: Répartition des contraintes de cisaillement sous l'effet de la compression.

b) Distorsion:
La distorsion des contraintes au niveau du plan du frettage est uniforme.
H: Effort Horizontal appliqué. : Angle de distorsion.
u H

T


H

Figure 3: Répartition des contraintes de cisaillement sous l'effet de la distorsion.

1er cas: La déformation u1 de l'appareil est lente (dilatation thermique de longue durée, retrait-
fluage) et connue.
H1
u1

H
1
 T
1

H1
Figure 4: Effet de la déformation u1.

M. Ben Ouézdou Chap 5, page 162


On peut déterminer l'angle de distorsion 1, la contrainte de cisaillement H1 et l'effort
correspondant H1.
u1
tg 1 
T
G u1
H 1 G tg 1  T
u1
H 1  a b H G a b
1 T
où G: module d'élasticité transversal (statique).

2ème cas: L'effort dynamique H2 (freinage) est connue.


H2
u2

H
2
 T
2

H2
Figure 5: Effet de l'effort dynamique H2.
H2
H 
2 ab
Effort dynamique  module d'élasticité transversal Gdyn = 2 Gstat = 2 G.
H 2
tg 2 
2G
u2 H2
 tg  2 
T 2 G ab

1er et 2 ème cas: On introduit une contrainte conventionnelle de calcul qui sous effort statique
seul nous donne la même déformation totale: u u 1 u 2
u
u1 u2 H

H
 T

H
Figure 6: Effet d'une déformation totale conventionnelle u.

Cette contrainte conventionnelle est:


1 G u1 H2
H G tg  H  H  
1 2 2 T 2ab

c) Rotation:
Lorsqu'une frette, solidaire d'un feuillet, accomplit une rotation par rapport à l'autre frette
solidaire du même feuillet, la répartition des contraintes de cisaillement s'établit comme indiquée
dans la figure 7.

M. Ben Ouézdou Chap 5, page 163




""

Figure 7: Variation des contraintes de cisaillement due à la rotation.

La contrainte maximale apparait généralement sur les bords parallèles à l'axe de rotation et a
pour valeur:


2
 G2 a
t
t

où t: angle de rotation (rad) d'un feuillet élémentaire  T avec T l'angle de rotation de
n
l'appareil d'appui.
On tient compte des défauts de pose en ajoutant à la rotation due aux charges c une rotation
. Cette rotation est prise généralement comme suit:
 = 3 .10-3 rad pour les tabliers en BA coulé sur place.
 = 10 .10-3 rad pour les tabliers en BA préfabriqués.
 = 3 .10-3 rad pour les tabliers métalliques.

6-2- Prescriptions pour un appareil d'appui en élastomère fretté.

1) Limitation des contraintes de cisaillement


N H 5 G
H 1 0 , 5 G
H 0 , 7 G
2) Limitation de la contrainte moyenne
l'aire (a b) doit être t;q. m _ 15 MPa.
3) Condition de non-cheminement et de non-glissement
m,min = N _ 2 MPa
ab
H < f . N avec N: Valeur minimale de l'effort Normal.
f: Coefficient de frottement: f = 0,1 + (0,6/m)
4) Condition de non-flambement
a
10
T a5

M. Ben Ouézdou Chap 5, page 164


5) Condition de non-soulèvement
m

2
t  3 t
a G
6) Dimensionnement des frettes
a m
t s 
 e
t s 2 mm
où e = 215 MPa acier E-24 si ts < 3 mm
= 235 MPa acier E-24 si ts > 3 mm.
En général , on peut adopter les valeurs des frettes comme suit:

t (mm) 8 10 12 20
ts (mm) 2 3 3 4
Tableau N°1: Valeurs de l'épaisseur des frettes en fonction de l'épaisseur de l'élastomère

6-3- Etapes de dimensionnement d’un appareil d’appui

1- Aire de l’appareil d’appui (ab).

Nmax Nmax
Limitation des contraintes moyennes : m  15MPa  a.b
a.b 15
2- Hauteur nette de l’élastomère (T).

T > 2 u1.
u1 : raccourcissement due au retrait (et fluage) et due à l’effet de longue durée de
température.
u1 = ur + ut.  choix : n feuillet de t épaisseur : T= n . t

3- Dimensions en plan :
condition de non-flambement : a T a
10 5
Nmax
5 T < a < 10 T et avec a.b  choix de (a .b) avec a < b
15

4- Choix de l’épaisseur des frettes (ts).

Valeur usuels de ts :
t 8 10 12 20
ts 2 3 3 4

Conclusion : Résultat de prédimensionnement :

Dimensions trouvées : a ; b ; n ; T ; ts.  E = T + nombre des frettes x ts.

M. Ben Ouézdou Chap 5, page 165


6-2- Efforts horizontaux agissants sur les appuis d’un pont

Force de freinage:
a .a .A (L .l )
Al : FAl 1 2 l ch c
200.0035(Lch.lc)

Bc : FBc = 30 t.

Dilatation linéaire (thermique):


Ut = t . lc.
Action de courte durée : t = 4.10-4.
Action de longue durée : t = 3.10-4.

Retrait et fluage : raccourcissement :


Ur = r . lc
Avec : r = 4.10-4 ouvrage en BA (retrait).
r = 7.10-4 ouvrage en BP(retrait+fluage).
Cas des travées indépendantes : Rotation :
1er cas : charge répartie q sur une poutre de longueur l.
q.3
θ
24.E.I
E : Module d’Elasticité.
Pour les surcharges, module instantané : Ei = 11000 3 fc28

Pour les charges permanentes, module différé : Ev = 1 Ei = 3700 3 fc28


3
2ème cas : charge concentrée P distant de « a » à partir de l’appui gauche et de b à partir de
l’appui droit.
P.a.b.(b)
θA 
6.E.I.

M. Ben Ouézdou Chap 5, page 166


6-3- Répartition des efforts horizontaux sur les appuis

Les efforts sur les appuis sont répartis sur les appuis en fonction de la rigidité totale, rt, de chaque
appui. La souplesse totale (inverse de la rigidité) st (st= 1/rt) des appuis est exprimé par :
st = U1 + U2 + U3.
avec: U1: Déformation des appareils d’appui
U2 : Déformation des appuis.
U3 : Déplacement et déformation de la fondation.

U1 , U2 et U3 sont dus à un effort unitaire H = 1,0 kN appliqué au niveau des appareils d’appui.

6-3-1- Souplesse des appareils d’appui : U1.

La souplesse des appareils d’appui est exprimée par :


Sa = U1 = T
na G A
T : épaisseur nette de l’élastomère.
na : nombre des appareils d’appui sur une ligne d’appui.
G : module d’élasticité transversale de l’élastomère
Gv = 0,8 MPa en différé
Gi = 2 Gv = 1,6 MPa en instantané.

6-3-2-Souplesse des appuis : U2.

a) cas des colonnes surmontées par un chevêtre.


La souplesse transversale d’un chevêtre est :
u  c. 
U2 =
nc
c: hauteur du chevêtre.
θ: rotation en tête des colonnes.
nc : nombre des colnnes.

3 2
c.
u  
3 . E I 2 .E I
2
   c.
2 .EI E I

b) cas d’un voile (fût) de hauteur h.

h 2 3
z . dz
U2 = 0 E I(z) . Si I(z) = ct  U2 = h .
3E I

6-3-3-Souplesse des fondations. : U3.

Pour les fondations profondes sur pieux, les souplesses sont déterminés à l’aide s’un logiciel
de calcul PSH du SETRA. C’est logiciel de calcul de sollicitations et de déplacements sous
l’action d’un effort unitaire en tête (instantané et différé).

M. Ben Ouézdou Chap 5, page 167


6-4- Combinaisons de calcul des piles et des culées

6-4-1- Combinaisons de charges pour le calcul des piles:

a) ELS.
C1 = Gmax +Ret.
C2 = C1 + 1,2 (AL + FAL) + 0,6 TLD.
C3 = C1+ 1,2 (Bc + FBc) + 0,6 TLD.
C4 = C1 + Mc120 + 0,6 TLD.
C5 = Gmin + Ret + TCD.

b) ELU
C6 = 1,35 C1 + 1,6 (AL + FAL) + 0,78 TLD.
C7 = 1,35 C1+ 1,6 (Bc + FBc) + 0,78 TLD.
C8 = C1 + 1,35 Mc120 + 078 TLD.
C9 = Gmin + Ret + 1,35 TCD.

6-4-2- Combinaisons de charges pour le calcul des culées:

a) ELS.
C1 = Gmax +Ret.
C2 = C1 + 1,2 (AL + FAL) + 0,6 TLD+ 1,2 Sr.
C3 = C1+ 1,2 (Bc + FBc) + 0,6 TLD + 1,2 Sr
C4 = C1+ 1,2 [Bc (cas 2)+ FBc(cas 2)] + 0,6 TLD + 1,2 Sr
C5 = C1 + Mc120 + 0,6 TLD.
C6 = Gmin + Ret + TCD.

b) ELU
C7 = 1,35 C1 + 1,6 (AL + FAL) + 0,78 TLD.+ 1,6 Sr.
C8 = 1,35 C1+ 1,6 (Bc + FBc) + 0,78 TLD + 1,6 Sr.
C9 = 1,35 C1+ 1,6 [Bc (cas 2)+ FBc(cas 2)] + 0,78 TLD + 1,6 Sr.
C10 = C1 + 1,35 Mc120 + 078 TLD.
C11 = Gmin + Ret + 1,35 TCD.

Ru
Remarque : Acier de Frettage sous les appareils d’appui : Af = 0,04 .
fsu

M. Ben Ouézdou Chap 5, page 168


Annexe A

ETUDES HYDROLOGIQUES ET HYDRAULIQUES


DES PONTS SUR LES OUEDS

A-1 Introduction p 169


A-2 Etudes hydrologiques p 169
A-3 Etudes hydrauliques p 174
A-4 Calage d’un pont p 176
A-5 Phénomène du remous p 177
A-6 Affouillements p 183

A-1 Introduction
En Afrique du Nord, et notamment en Tunisie, le régime de pluie est imprévisible et très
variable. On peut observer des longues périodes de sécheresse et puis soudainement une pluie
torrentielle. De plus, les statistiques nécessaires ne sont pas toujours disponibles. Ainsi, pour
déterminer les débits maximaux des crues, on doit avoir recours aux lois hydrologiques, basées
sur les statistiques disponibles. Ce sont des lois semi-empiriques. Mais ces lois ne sont pas
uniques et selon la loi, le résultat diffère de 1 à 3 ou plus notamment dans l'utilisation de
certains cœfficients.
Le débit maximum de la crue qui passe dans un oued est le débit hydrologique. Alors que
la capacité d'un pont d'évacuer l'eau sous le tablier constitue le débit hydraulique. Ainsi, la
détermination de la position verticale d'un pont est d'égaliser les deux débits et pour plus en
sécurité il faut que le deuxième dépasse le premier.

A-2 Études hydrologiques

A-2-1- Définitions
 Bassin versant, BV.
Le Bassin Versant (BV) à un point A d'un cours d'eau (exutoire) est une surface
regroupant l'ensemble des points d'où partent les écoulements qui passent par le point A pour
poursuivre leur trajet vers l'aval (Figure 1). Les limites d'un BV sont les lignes des crêtes qui le
séparent d'un bassin voisin. Ces lignes de crêtes sont tracées sur une carte en courbe de niveau.
(éch: 1/50 000 tel que la carte d'état major).

BV

Amont

A(exutoire
Aval )
Figure 1: Bassin versant

__________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Annexe A, page 169
 Période de retour, T.
C'est la fréquence, F, du retour d'une crue exceptionnelle. Ainsi,
T= 10 ou 20 ans pour les petits ouvrages (Buses ou Dalots)
T= 50 ou 100 ans pour les ponts (centennale pour les ponts importants)
T= 100 ou 500 ans ou même 1000 ans pour les barrages.

 Pente moyenne, i pour une longueur L d'un Oued est:

L L1 L2
   . . .
i i1 i2

L1, L2, ...: Longueur des tronçons droits de l'oued


i1, i2, ... : Pente des tronçons correspondants.

L3,i3

L2,i2
L1,i1

Figure N°2: Oued avec différentes pentes

A-2-2- Calcul des débits maxima.

A-2-2-1- Formules générales


Plusieurs formules empiriques donnant les débits maxima ou les débits spécifiques maxima
sont en fonction des caractéristiques du BV et notamment sa superficie S.
Q: Débit maximal (m3/s)
q: débit spécifique maximal (m3/s/km2).

A-2-2-1-1- Formules de Myer (USA). [1,2]

Q = C S.

C: Côte "Myer" du BV: Elle est en fonction des caractéristiques du BV et en particulier de la


pente moyenne de ses bassins. Aux USA et divers autres pays, des cartes de la "côte Myer"
sont établies pour leur BV.
S: Surface du BV (km2).
: exposant ( = 0,4 à 0,8 suivant les régions); généralement 0,5  Q = C S

A-2-2-1-2- Formules de Fronkou-Rodier (1967). [1,3]

k
1
 S  10
Q  10  108 
6

 

S: Surface du BV (km2).

__________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Annexe A, page 170
k: Cœfficient de Frankou-Rodier (varie de 2 à 6); k=2 pour régime calme et régulier et k=6
pour des crues record dans le monde. A défaut de précision, on peut prendre les estimations
suivantes (Tableau N°1):

Crue Normale importante exceptionnelle


k 3,2 3,6 à 4,1 4,7

Tableau N°1: Valeur de k dans le cas général

On prend k 4 pour un débit centennal (T= 100 ans). Par exemple pour la région de Bizerte, les valeurs
suivantes (Tableau N°2) ont été proposées [3]:

T (ans) 10 20 50 100
k 3,68 3,85 4,06 4,20

Tableau N°2: Valeur de k usuelle.

Cette méthode est assez employée en Tunisie.

A-2-2-1-3- Méthode rationnelle (Formule de Turraza). [1]

La méthode rationnelle (Turraza), employé surtout pour les petits débits (buses et dalots) est connue
sous la forme :

Kr I S
Q (m3/s)
3,6

S: Surface du BV (km2).
K r = Cœfficient de ruissellement du BV. (voir tableau).
I: Intensité maximale des pluies (mm/h) ; I = f(T, tc).
T: Fréquence ou Période de retour (ans).
tc: Temps de concentration (h).
I: Intensité des pluies, déterminée par la courbe IDF (Intensité, Durée, Fréquence ou
Période de retour) établies pour un certain nombre de postes pluviométriques en
Tunisie et présenté sous forme de courbes(voir un exemple en Annexe).

Le temps de concentration tc est donné par la formule de Giandotti (donnée aussi par d'autres formules):

4 S  1,5 L
tc  (h)
0,8 h

L: Longueur de l’oued (km).


h: Différence entre l’altitude moyenne du BV et celle de l’exutoire (m).

S (km2) < 25 25 à 50 50 à 100 100 à 150 > 150


Pente faible forte faible forte faible forte faible forte faible forte
≤ 30 % végétation 0,55 0,66 0,52 0,63 0,49 0,59 0,46 0,56 0,44 0,53
30 à 50 % végétation 0,44 0,55 0,42 0,52 0,40 0,49 0,37 0,46 0,35 0,44
≥ 50% végétation 0,33 0,44 0,31 0,42 0,30 0,40 0,27 0,37 0,26 0,35
Pente faible: plaine; pente forte: montagne

Tableau N°3: Cœfficient de ruissellement K r en fonction


des caractéristiques des BV d'après [4].
__________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Annexe A, page 171
A-2-2-1-4- Méthode de Mallet -Gautier [5,6,7,8]

Cette méthode est proposée pour l'Algérie mais peut être aussi appliquée pour la Tunisie et
tout le Maghreb.
S
Q  2 . K . log10 (1  A.H) . . ( 1  4.Log 10T  log10 S)
L
H: Pluviométrie moyenne annuelle (m/an).
T: Période de retour (ans).
S: Surface du BV (km2).
L: Longueur de l’oued dans le BV (km).
K: Cœfficient variant de 0,5 à 6.
A: Second cœfficient.
Pour l’Algérie, on adopte A = 20 et K = 1.
K atteint 6 pour les petits bassins à faible pente. (K=3 pour Oued Ellil en Tunisie).
Le problème, dans ce cas, est la détermination de ces deux coefficients.

A-2-2-2- Formules régionales Tunisiennes.


Ce sont les formules les plus logiques pour la Tunisie.

A-2-2-2-1- Formules de Kallel (1977). [1,6,9]

 
q  q r S T
q: débit spécifique (m3/s/km2).  Q: Débit (m3/s) est t.q.
Q = q .S
S: Surface du BV (km2).
qr,  et : Constantes régionales.
D’après l’étude de R. Kallel,  = - 0,5 et =0,41, c.à.d.;
Q  qr S T0,41
qr est donnée d’après le tableau suivant:

Régions Qr Domaine de validité


Tunisie du Nord et Cap 5,5 S > 50 km2.
Bon
Noyau Dorsale 2,6 S0,31 S > 200 km2.
Tunisie Centrale et Sahel 14,3 T = 10 ou 20 ans
24,7 T = 50 ou 100 ans
Sud (Est et Ouest) 12,35 S > 200 km2.

Tableau N°4: Constantes régionales pour la formule de Kallel.

Limites d’application:
- Comme le montre le domaine de validité, cette formule n'est pas valable pour certaine
superficie et notamment les petites superficies.
- La Limite entre Tunisie centrale et noyau dorsale n’est pas claire.
- Cette formule ne tient pas compte de la forme du BV.( Normalement si le relief devient
plus fort le débit spécifique q augmente, en plus, lorsque la surface du BV S diminue le débit
spécifique q doit augmenter).
- Pour la Tunisie Sud, l’auteur n’a pas d’observation mais ajustement du cœfficient k de
Francou-Rodier.
__________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Annexe A, page 172
A-2-2-2-2- Formules de Ghorbel (1984). [1,5,6]

Ghorbel a présenté la formule suivante pour les débits maimales :


Q = RT .Qmoy
RT: Valeur régionale représentant le rapport des débits.
Qmoy: Débit maximum moyenne. (m3/s).

Ensuite, Ghorbel a distingué 3 zones à savoir:


Zone I: L’Ichkeul, l'extrême nord et les affluants rive gauche de la Medjerdah.
Zone II: La Medjerdah avec ses affluant rive droite, le Cap Bon et le Zeroud à Khanguet Zazia
Zone III: Le Miliane, le Merguellil, la branche nord du Zéroud.

a) Oueds appartenants à la dorsale avec une pente i > 5%. (tel que Oued Abid, O. Kébir à Sidi
Aouidet, O. Haffouz et O. Oudiane)
Qmoy = 2,86 S0,8.
RT = 1,47 . T0,4 - 1,35
c.à.d.
Q = 2,86 S0,8.(1,47 . T0,4 - 1,35).

b) Autre Oueds des zones I, II et III.


D'une part,
 1,075 Pl . H 
Q moy  S 0,8   0,232
 Ic L 
avec H: Différence entre altitude de la médiane et l’altitude de l’exutoire (m).
Pl: Pluviométrie moyenne annuelle sur le BV (m).
L: Longueur de l’Oued (km).
Ic: Indice de compacité, tel que:
P
Ic 
2 .  . S
P: Périmètre du BV (km).
S: Surface du BV (km2).

D'autre part,
RT = 1,33 . logT + 0,46 Zone I
RT = 1,07 . T0,4 - 0,71 Zone II
RT = 1,47 . T0,4 - 1,35 Zone III

Ainsi, pour obtenir Q, Q = RT .Qmoy

c) Région du Sud et du Sahel de Sfax


Qmoy = 85 logS.
RT est déterminé d’après le tableau suivant:
T (ans) 10 20 50 100
Sud 2,2 3,7 6,7 9,2*
Sahel de Sfax 2,5 3,5 5,1 6,2*
*à titre indicatif
Tableau N°5: Valeur de RT pour les régions du Sud et du Sahel de Sfax
pour la formule de Ghorbel.
Pour obtenir Q, Q = RT .Qmoy

__________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Annexe A, page 173
A-2-2-2-3- Formules de Frigui (1994). [6]
Pour T=100 ans (le cas qui nous intéresse pour les ponts):
Am
q  Q = q .S
S  1 n
Am et n: Cœfficient régionales d’après le tableau ci-après.
Régions Am n
Nord 26,2 0,47
Medjerdah 53,5 0,53
Cap-Bon et Meliane 38,4 0,44
Centre et Sud 76,7 0,44
Tableau N°6: Valeurs régionales d'après la formule de Frigui.
Pour T autre que 100 ans, employer la relation suivante:
A m
q   T
S  1n
 T : Cœfficient régionale dépendant aussi de la période T, présenté dans le tableau ci-après
Régions 100 50  20 10
Nord 1 0,8 0,58 0,45
Medjerdah 1 0,78 0,54 0,38
Cap-Bon et Meliane 1 0,77 0,50 0,35
Centre et Sud 1 0,74 0,48 0,33
Tableau N°7: Cœfficient de correction suivant la période T pour la formule de Frigui.

A-3 Études hydrauliques


A-3-1- Définitions [10]

Figure N°3: Profil d'une section d'un Oued.

 Section mouillée; SM; Surface de la partie de la section droite de l'Oued limité par les
parois et la surface libre.
 Périmètre mouillé, PM, périmètre de la partie de la section mouillée en contact avec les
parois.
 Tirant d'eau, y, distance de la surface libre de l'écoulement au point le plus bas de la section
de l'Oued.
SM
 Rayon Hydraulique, RH, RH =
PM

__________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Annexe A, page 174
A-3-2- Calcul du débit hydraulique: Formule de Manning-Strikler
Q: Débit hydraulique (capacité d'une section), en m3/s

Q  K .S.R 2 / 3 .I 1 / 2 Formule de Manning-Strikler [1,7,8]

S: Surface mouillée (m2) = SM.


Surface mouillée
R=RH: Rayon hydraulique (m) =
Périmètre mouillé
I: Pente du plan d'eau ou à défaut du lit de l'Oued dans les environ de l'ouvrage.(m/m)
K: cœfficient de Strikler, qui représente la rugosité globale du lit. Ce cœfficient dépend
d'un grand nombre de facteurs, notamment de la nature des matériaux de surface, de
l'alignement du lit de l'oued et du parallélisme des berges. Il est généralement calculé
d'après la formule suivante [7,8]:

K = K' ( 1 - n1 - n2 - n3)

 K': Coefficient de rugosité de peau.


21 26
K'  1
ou K'  1
d 50 6 d 90 6
d 50 et d 90 (en m): diamètres moyens des grains à 50% et 90% de la courbe
granulométrique des matériaux du lit de l'Oued.
 n1
n1 Nature du lit
0 à 0,1 Lit très plat et très régulier
0,1 à 0,2 Lit mineur formant de longues sinoïdes entre bancs longs; surface régulière
0,2 à 0,3 Lit mineur divisé en plusieurs bras entre bancs à surface relativement régulière
0,3 à 0,4 Lit mineur divisé entre bancs à surface irrégulière: bancs en écaille, dunes, rides
0,4 à 0,5 Lit très tourmenté
Tableau N°8: Valeurs de n1 en fonction de la nature du lit. [7]

 n2
n2 Nature des berges
0 Berges très rectilignes et très parallèles
0,05 à 0,1 Tracé générale parallèle mais légèrement sinoïdal (longueur d'onde assez
grande)
0,15 à 0,25 Tracé très mineur ou largeur rapidement variable et irrégulière sur une assez
grande longueur
- 0,2 à - 0,1 Berges très lisses, lit étroit vis-à-vis de la profondeur d'eau
Tableau N°9: Valeurs de n2 en fonction de la nature des berges. [7]

 n3
n3 Nature des berges et du fond
0 Berges lisses, lit large ou berges régulière avec même rugosité de peau que le
fond
0,05 à 0,1 Berges rugueuses par rapport au fond, lit large
0,1 à 0,2 Berges rugueuses par rapport au fond, lit étroit
Tableau N°10: Valeurs de n3 en fonction de la nature des berges et du fond du lit. [7]
__________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Annexe A, page 175
En absence des données granulométriques, les valeurs du coefficient K de Strickler
couramment utilisées sont les suivantes [8]:

Nature du lit de l'Oued K


Béton lisse 75
Terre très régulière 60
Terre irrégulière avec végétation, 35
cours d'eau régulier et lits rocheux
Sur cailloux 30
Terre à l'abandon, 20
cours d'eau avec transport solide

Tableau N° 11: Valeurs du cœfficient de Strikler en fonction de la nature du lit d'après [8]

D'autres auteurs ont donné des valeurs plus simplifiées du coefficient K [11], ce sont les
valeurs les plus employés :

Nature du lit de l'Oued K


Section régulière sans végétation 35
Section régulière avec végétation 30
Section irrégulière sans végétation 25
Section irrégulière avec végétation 20

Tableau N° 12: Valeurs du cœfficient de Strikler en fonction de la nature du lit d'après [11]

A-4 Calage d'un pont


Pour différent niveau d’eau y, nous avons des sections mouillés différentes et des rayons
hydrauliques différents, ainsi nous obtenons des débits hydrauliques différents. Ainsi, on choisit
différent hauteur d’eau (tirant d’eau), y (y1,y2, …, yn).

Figure N°4: Positionnement d'un pont sur une section d'un oued.

y1  SM1 & RH1  Qrau1


y2  SM2 & RH2  Qrau2
. . . .
. . . .
. . . .
yn  SMn & RHn  Qraun
__________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Annexe A, page 176
Nous traçons la courbe du débit Q en fonction de y: Q = f(y)

Qrau n

Qro

Q = f(y)

Qrau
2

Qrau
1

y1 y2 Y=PHE yn y

Figure N°5: Détermination du PHE (Y) d'après le débit hydrologique( Q ro)

Pour une période donnée T, connaissant le débit hydrologique, Qro, d’après les méthodes de la
section A-2-2, on implante sur les axes de Q pour en déduire le PHE (Figure N°5), Y, d’après
la courbe Q=f(y). Ainsi le calage du pont est:

Pour T donnée, Qro  Y = PHE.  Calage d'un pont = PHE + Revanche

Revanche (= 1,5 à 2 m) pour :


• éviter d'avoir des corps flottants (troncs d'arbre) heurtant l'intrados du tablier en cas de crue
• avoir les appareils d'appuis (surtout ceux en élastomère fretté) en dehors des eaux.
• tenir compte des phénomènes de remous s'ils ne sont pas calculés, d’ailleurs, cette étude est
présentée dans la section suivante.

Une fois la hauteur, H, de l’ouvrage est connue, on peut déterminer sa longueur, L, en


employant la pente des berges.

A-5 Phénomène du Remous [12,13]


A-5-1- Description du phénomène

On suppose que le phénomène du remous est dans le cas du lit simple. Soit un lit
rectangulaire où l'écoulement est uniforme avant l'implantation d'un pont. Suite à l'existence
d'une obstruction (pont), l'écoulement devient perturbé et on constate un exhaussement
légèrement à l'amont de l'ouvrage.

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M. Ben Ouézdou Annexe A, page 177
Sur la figure N°6, vue en dessus, on représente l'écoulement perturbé. Dans la partie
centrale de l'écoulement, la direction des lignes de courant est peu altérée, alors qu'à proximité
des rives, elles se décollent des bords au point "a" appelé points de séparation, pour converger
vers la contraction, laissant des zones "Ia" dites de "zones de séparation" qui sont le siège de
grandes turbulences. Après la section 2, où elles pénètrent dans la contraction, elles continuent
à converger légèrement en se décollant de la culée, jusqu'à la section 3, à partir de la quelle
elles divergent pour occuper de nouveau, à la section 4, toute la largeur de la rivière. De
nouvelles zones de séparation "IIa" sont ainsi crées.

Figure N°6: Remous dû à l'obstruction: Profil en long et vue du dessus. [12]

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M. Ben Ouézdou Annexe A, page 178
Sur la même figure (N°6), coupe longitudinale, on voit que la perturbation apportée par la
contraction commence en amont en une section 0, à partir de laquelle l'eau monte (par rapport
à la hauteur normale) jusqu'à un maximum (qui mesure l'importance du remous). Ce maximum
est atteint à la section 1, légèrement en amont de la contraction, au niveau du point de
séparation "a". La surface libre de l'écoulement commence alors à redescendre pour atteindre
son point le plus bas à la section 3. Elle remonte de nouveau jusqu'à retrouver la hauteur
normale. C'est dans la section 3 que les vitesses passent par un maximum.

Le projeteur est appelé à connaître une caractéristique très importante dans cette étude :
l'exhaussement maximum de la ligne légèrement à l'amont d'un ouvrage, donnée par
l’expression suivante :

h *1  h 1  h 0

A-5-2- Valeur de l'exhaussement maximal.

La méthode la plus facilement utilisable est celle du Bureau of Public Roads des USA
[13], élaboré d'après des essais sur modèles.

Soient:
h1: Le tirant d'eau maximum juste en amont du pont.
ho: Le tirant d'eau dans la section considérée avec rétrécissement (au niveau du pont)
= PHE.

h *1  h 1  h 0 : Le remous maximum dû au rétrécissement.

b: La largeur entre Culées.


B: La largeur du cours d'eau. (entre les berges)
b
M  : Le rapport de contraction (dans le cas de section rectangulaire).
B
Q
V  : La vitesse moyenne au niveau du pont.
b. h

*
Le remous h1 est donné par:
2
* Va
h1  K
*

2g

g: pesanteur (= 9,81 m/s2).

K*: Cœfficient qui est calculée à partir des abaques présentés ci-après selon la
décomposition suivante:

K* = Kb + Kp +
Ke.

Kb est le coefficient de base, terme principal de calcul. Il est donné par les figures 7 et 8 en
fonction du coefficient d'obstruction M pour les divers types de culées en vue de dessus. Ce
coefficient est le plus important dans l’évaluation du remous.

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M. Ben Ouézdou Annexe A, page 179
Figure 7: Cœfficient de base Kb en fonction du rapport de contraction M (=b/B),
pour les culées de types 1,2 et 3.

2,0

Talus à 2:1
1,6 Talus à 1,5:1
Type 4
Talus à 1:1

1,2

0,8

0,4

0,0
0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1,0
M

Figure 8: Cœfficient de base Kb en fonction du rapport de contraction M (=b/B),


pour la culée type 4.

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M. Ben Ouézdou Annexe A, page 180
Kp: terme correcteur rendant compte de l'effet d'obstruction des piles, fonction de J
coefficient d'obstruction des piles (définie sur la figure 9), du type de pile et de M. Kp peut être
considéré comme indépendant du diamètre, de la largeur, de l'espacement des piles et du
nombre de piles mises dans l'alignement les unes des autres à condition qu'il soit au plus égal à
cinq. Ko =f(J) est donné par la figure 10 et =f(M) est donnée par la figure 11.

Kp= Ko . 

b
E
Culée Pile

ho

J= n.E/b avec n: nombre de piles. et E: Epaisseur des piles

Figure N°9: Définition du cœfficient d'obstruction J.

Figure 10: Cœfficient Ko en fonction du cœfficient d'obstruction J


suivant le type des piles.

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M. Ben Ouézdou Annexe A, page 181
Figure 11: Cœfficient  en fonction du rapport de contraction M.

Ce coefficient (Kp) devient important lorsque les piles sont assez massive tel que pour les
piles en maçonnerie (E augmente, J augmente et Ko et Kp sont plus grandes).

Ke: Coefficient correcteur dû à l'excentricité défini sur la figure 12 en fonction de M et du


coefficient d'excentricité e défini par (voir figure 13):

 q c 
e  1   lorsque q c  q a
 q a 
ou
 q a 
e  1   lorsque q a  q c
 q c 

q q =b q
c b a

Figure 12: L'excentricité des culées

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M. Ben Ouézdou Annexe A, page 182
Figure 13: Cœfficient correcteur due à l'excentricité
en fonction du rapport de contraction M.

A-6 Affouillements

A-6-1- Introduction

 Affouillement général : Sur tout le lit de l'oued.


Affouillement local : Autour des appuis d'un ouvrage.
Affouillement total = Affouillement général + Affouillement local.

 Le niveau de fondation doit être situé sous la profondeur de l'affouillement pour les
fondations superficielles. A ne pas considérer la portance du sol affouillable dans l'étude
des fondations profondes.

A-6-2- Affouillement général

 En théorie: [12]
2
B 3
y 1  1, 2
b  y2

Aff = y1-y2.

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M. Ben Ouézdou Annexe A, page 183
Tablier

A vant A ffouillement

Pile
A près A ff

y
1
b B y
2

Paff Fondation

a) En Plan b) En Section Transversale

Figure N°14 : Notations pour le calcul de l'affouillement général


a) En Plan b) En Section transversale

 En pratique:
Si dans un passé plus ou moins récent, le cours d'eau a connu une très forte crue entraînant
un affouillement général sur une certaine profondeur, les sédiments qui se sont redéposés à la
suite de la crue ne doivent pas présenter les mêmes caractéristiques de compacité que les
couches adjacentes [10]. D’après l’essai pressiométrique, on obtient le Module
pressiométrique (E) et la Pression limite (Pl) pour en déduire l’état de compacité E/Pl.
Ainsi, on trace la courbe de l'état de compacité (E/Pl) en fonction du profondeur du sol
(h). On cherche s'il y a une discontinuité apparente dans la courbe. La profondeur pour laquelle
apparaît cette discontinuité constitue la profondeur de l'affouillement général.
E/P l

haff discontinueté

Figure N°15 : Courbe de compacité en fonction de la profondeur du sol,


indiquant la profondeur de l'affouillement

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M. Ben Ouézdou Annexe A, page 184
D'autre auteurs ont présentés une autre estimation selon la granulométrie des matériaux du
fond de lit, et en particulier le diamètre des sédiments [14].
Q: Débit du projet (m3/s),
SM: Section mouillée (m2) correspondant eu PHE.
B: Largeur du lit mineur (m).

1er cas: Lit à sédiments fins (d90 < 6 mm) : La profondeur de l'affouillement général est
donnée par la formule de Hayni et Simons[14]:
S
H g  0,48.Q 0, 36  M
B

2ème cas: Lit à sédiments grossiers (d90 > 6 mm): La profondeur de l'affouillement
général est donnée par Kellerhals[14]:
S
H  0,249.Q 0,8 .d 90
 0 ,12
.B 0,8  M
g B
Ici, d90: dimension des mailles laissant passer 90% en poids de l'échantillon (m).

A-6-3- Affouillement local

a) Piles
Hypothèses:
1) Sol non-cohésif (sol pulvérulent), tel que les sédiments granulaire pour les quel le
diamètre des sédiment est petit (quelque cm).
Pour les sols cohésifs, l'affouillement est nul.
2) L’angle d'incidence entre la direction de l'eau et l'axe des piles est nul. Dans le cas
contraire, il est recommandé de procéder à des corrections (voir Calgaro [10]).

 Cas des piles circulaires [12]: Paff = 2. D D: Diamètre des piles


En plan

Figure N°16: Section en plan d'une pile circulaire

 Cas des piles non-circulaires [12]:

 Section allongée: Paff = 2.D D: Largeur de la pile

Figure N°17 : Section en plan d'une pile allongée

 Section rectangulaire: Paff = 2,6 D D: Largeur de la pile


En plan
D
L
Figure N°18 : Section en plan d'une pile rectangulaire
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M. Ben Ouézdou Annexe A, page 185
SHEN [14] a présenté une formule indépendamment de la forme des piles:
HL 0,277.V.D0,619 (m)
Avec V: Vitesse moyenne dans l'oued. (m/s)
D: Largeur de la pile. (m)

b) Culées

Y Y
s

Figure 19: Affouillement général

Aff = Ys -Y
Ys: Hauteur de l'eau après affouillement
Y: Hauteur de l'eau avant affouillement.(PHEC)

D'après Izard et Bradley (1958) [12]


 2
Ys  2,1. q 3 
 
Qm ax
q: Débit par unité de largeur, c.à.d., q
b
b: distance entre culée (m)
Qmax: Débit maximal.(m3/s)

Vigoureux et Laraïchi (1972) [12] ont proposé:


2  16 
Ys 0,73.q . d
3

d: diamètre moyen des sédiments.

A-6-4- Protection contre l'affouillement [12]


a) Protection des piles
La protection contre l'affouillement des piles peut se faire soit par des caissons de
fondations, soit par des pilots, soit par des enrochements. Cette dernière méthode est la plus
simple et la plus utilisée.
 Caissons de fondations: Cas d'une pile circulaire. Réduction de l'affouillement par 1/3.

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M. Ben Ouézdou Annexe A, page 186
D
T.N.

D/2 A ff

=3D

Figure N°20: Protection contre l'affouillement par caisson de fondation


 Pilots
On distingue 5 paramètres à déterminer:
• n: nombre des pilots
• : diamètre des pilots
• e: espacement des pilots
• L: distance entre pile et le dernier pilot
• : angle d'ouverture des pilots.
Jusqu'à présent, il n'y a pas de lois pour la détermination de ces paramètres. Par exemple, pour
protéger les pylônes nord du pont à haubans du normandie, 13 gabions circulaires de 8,92 m
de diamètres ont été employés. Ces îlots sont reliés par 12 gabions et entourés par des
palplanches de 16 m de profondeur.

Figure N°21: Protection contre l'affouillement par pilots

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M. Ben Ouézdou Annexe A, page 187
Illustration : Protection de la pile du pont de normandie.

 Tapis d'enrochements.
C'est la méthode la plus simple et la plus employée. Elle est assez efficace. En plus de
son caractère préventif, la méthode d'enrochement présente un caractère curatif. Sa mise en
œuvre est assez facile. Il est recommandé à veiller sur deux précautions:
- employer un filtre pour éviter l'enfoncement des blocs dans le lit.
- ne pas avoir des blocs créant une obstruction importante à l'écoulement.

Photo N°1 : Enrochement entourant une pile dans le pont de la déviation du Hammamet Nord.
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M. Ben Ouézdou Annexe A, page 188
Les dimensions à prévoir sont les dimensions en plan et en épaisseur ainsi que l'épaisseur
moyenne des blocs d'enrochement.

• En plan: 3D
Enrochement Pile (diam=D)

3D

Figure N°22: Dimensionnement en plan de l'enrochement.

• Épaisseur: EE

EE = Sup (D, 3)


où : Diamètre des blocs d'enrochement.

Enrochement

EE

Fondation

Figure N°23: Profondeur d'enrochement

• Diamètres des blocs;  = ?


Vc: Vitesse du charriage. (m/s)

D'une part; Vc = 2 Vmax = 2 Qmax/S = 2 Qmax/(b.ho) ho: PHE.

B  
D'autre part; Vc= 1,2 2g 

g=9,81 m/s2. (La pesanteur).


B: poids volumique des blocs.
: poids volumique de l'eau.
2
. 
Qmax
Ainsi 0,142 .
b
2 2
h0 B 
Pour une densité des blocs de: B= 2,6 alors,
2 2
V Q 
 max c.à.d.  2  max 
10 5  b.h 0 

Egalement, on peut utiliser les courbes d'Izbach [12].

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M. Ben Ouézdou Annexe A, page 189
b) Protection des culées.

La protection des culées peut se faire également par enrochement. Mais, on peut utiliser
aussi des murs guideaux ou des panneaux de fonds.

 Enrochement:
On adopte le même principe et le même dimensionnement que pour les piles.

 Murs guideaux:

Figure N°24: Vue en plan des murs guideaux.

 Panneaux du fond:
Ce sont des écrans verticaux faiblement inclinés sur la direction de l'écoulement. Cette
méthode n'est pas très efficace.

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M. Ben Ouézdou Annexe A, page 190
Références relatives à l’Annexe A

[1] A. Ghorbel, "Guide Pratique des Calculs Hydrologiques", Direction Générale des
Ressources en Eau, Juillet 1991.

[2] G. Réméniras, "L'Hydrologie de l'Ingénieur", 2ème édition, Eyrolles, 1980, pp 421-451.

[3] R. Kallel, "Etude hydrologique de l'Oued Joumine à Jebel Antra", Direction Générale des
Ressources en Eau, Juin, 1984.

[4] K. Gourey, "Calcul Hydraulique des Ouvrages d'Art Routiers", Polycopié ENIT, 1984.
Code ENIT; 206 PE.

[5] A. Ghorbel, "Détermination des Débits Maxima à partir des Paramètres Régionaux",
Revue Tunisienne de l’Équipement, N°52, 1985. pp 69-87. (ou DRE, Sep 1984).

[6] H.L. Frigui, "Formules Régionales d'Estimation des Débits Maxima de Projet en Tunisie",
Direction Générale des Ressources en Eau, Juin 1994.

[7] B. Mijuskovic, "Les Phases d'Opérations qui Précèdent les Études des Ponts", Guide
polycopié, Annexe 1 et 2, École Mohamadia des Ingénieurs à Rabat, Maroc, Juin, 1981.

[8] Rapport du projet de l'Oued sur Mikkès au Maroc; 1995.

[9] R. Kallel, "Evaluation des débits des crues maxima en Tunisie", DRE, Nov 1979.

[10] J.A. Calgaro et M. Virlogeux,"Projet et Constructions des Ponts: Généralités, Fondations,


Appuis et Ouvrages Courants", Chap 3, pp 37-52. Presses de l'ENPC, 1987.

[11] M. Virlogeux, "Les Études Hydrauliques", Cycle de Formation Continue, Ouvrages


d'Art, 1ère session "Conception Générales des Ponts", ENPC (France)/SNGTR (Algérie),
Alger, 1984.

[12] G. Nicollet, "Hydraulique des Ouvrages de Franchissement des Vallées Fluviales", La


Houille Blanche, N°4, 1982. pp 289-308.

[13] Bureau of Public Roads, "Hydraulics of Bridge Waterways", US Dept of Commerce,


Washington, 1960.

[14] Nguyen Van Tuu, "Hydraulique routière", BCEOM, 1981.

__________________________________________________________________________
M. Ben Ouézdou Annexe A, page 191