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PARTIE THEORIQUE :

1- Définition:

Lorsqu’un système de force est appliqué à un volume déterminé d'un sol, il se développe en général des
contraintes de cisaillement qui entraînent des déformations du sol. Celles-ci peuvent être importantes le
long de surfaces de glissement ou de rupture. La résistance au cisaillement d'un sol est définie comme la
contrainte de cisaillement dans le plan de la rupture au moment de celle-ci.

2- But de l’essai:
Cet essai permet d'étudier la stabilité des fondations superficielles ou profondes, des ouvrages de
soutènement, des remblais, des talus naturels ou des déblais...
Il permet entre autre L’évaluation des caractéristiques mécaniques d’un sol (naturel reconstitué ou
artificiel), qui sont la cohésion C et l’angle de frottement interne Ф, dont la dimension maximale des
grains est définie par la dimension de la boite :

- Dmax ≤ 5 mm dans le cas de la boîte de 60 mm de côté.


- Dmax ≤ 8 mm dans le cas de la boîte de 100 mm de côté.
L’essai nous permet de tracer la droite intrinsèque du sol donné comme la figure en dessous le démontre.

3- Constitution de l’appareillage :
L’appareil de cisaillement rectiligne ou direct boite de CASAGRANDE est constitué de :
2 demi boîtes métalliques rigides de section (S) circulaire (cisaillement annulaire) ou carré pouvant se
déplacer horizontalement l’une par rapport à l’autre. La demi boîte inférieure est entraîné par un chariot à
vitesse constante, la demi boîte supérieure est relié à un bâti fixe par l’intermédiaire d’un anneau
dynamométrique (mesure de T), voir la figure si dessous.

Machine de cisaillement
TP N°=2 MDS CISAILLEMENT

4- Principe de l’essai :

La boîte de Casa grande est constituée de deux demi coquilles sur lesquelles on exerce
perpendiculairement au plan de jonction de ces dernières, une pression. L'échantillon, comprimé subit
une compaction, c'est à dire qu'il perd une certaine proportion d'eau. L'une des deux coquilles étant fixe,
on exerce alors une pression latérale, tendant à faire glisser l'autre parallèlement à leur séparation. En
augmentant progressivement cette contrainte, on constate que la résistance de l'échantillon croît, passe par
un maximum, puis décroît jusqu'au moment où se produit la rupture.

En répétant plusieurs fois l'essai avec différentes valeurs de la contrainte normale, on définit la
cohésion c et l'angle de frottement interne du sol.

Les essais sont classés en trois familles suivant le comportement du sol :

- Essais non drainés si pendant l'expérience, aucun drainage de l'eau n'a lieu pendant les deux phases.

- Essais consolidés non drainés s'il y a drainage seulement pendant la première phase. Aucun drainage ne
se produit pendant la phase de cisaillement.

- Essais drainés s'il y a drainage pendant les deux phases.

L’effort de cisaillement T est lu sur l’anneau dynamométrique. On a affaire à une sollicitation mixte, ou
on impose une contrainte normale à l’échantillon N et également une vitesse de cisaillement (ou de
déformation).

Dans le plan de cisaillement imposé (angulaire ou rectiligne)

*les contraintes sont données par :


N
- Contrainte normale (constante)  
S
T
- Contrainte tangentielle (variable de 0 à la valeur de rupture)  
S
l h
* Les déformations correspondantes sont données par : et .
l h
Avec : - l : la longueur initiale de l’échantillon
- h : la hauteur initiale de l’échantillon.

Pour une valeur fixe de la contrainte normale et de la vitesse de cisaillement, on enregistre une variation
Δl
de τ en fonction de la déformation au cours du cisaillement.
l
On peut avoir deux types de courbe suivant la nature et la compacité initiale du sol.
La détermination de la contrainte σ et τ lors de la rupture permet de préciser un point de courbe
intrinsèque du sol étudié.
On fait répéter l’essai 3 fois (en faisant varier la contrainte normale de compression σ) on obtient la
courbe intrinsèque d’équation :

τ  C  σ  tg   
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5. DIFFERENTS TYPES D’ESSAI A LA BOITE :

La rhéologie d’un milieu granulaire dépend des contraintes qu’il subit. Le caractère poly phasique de
ce milieu granulaire (grains et fluides interstitiels) permet d’envisager de multiples conditions
expérimentales.
On a trois type d’essai de cisaillement au laboratoire, on les classes suivant deux caractère : qu’il soit
draine ou non et consolidé au non.

Essai non consolidé non drainé (U.U) :


Cette essai correspond au comportement a court terme du sol il s’effectue sans drainage (orifice de
drainage fermé), C’est un essai rapide, il est utilisé pour l’étude des sols de fondations, ses
caractéristiques sont : Cu et φu .

Essai consolidé non drainé (C.U) :


C’est un essai lent qui nécessite la consolidation de l’échantillon (sous contrainte isotrope) avant le
cisaillement, avec orifice de drainage fermer, ses caractéristiques sont : Ccu et φcu.
Essai consolidé drainé (C.D) :
C’est un essai lent qui nécessite la consolidation de l’échantillon et le cisaillement à vitesse lente avec
cette fois si l’orifice de drainage ouverte, ses caractéristiques sont : C’ et φ’
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6. Appareillage :
Nous pouvons diviser l’appareillage en deux parties :
6.1. Appareillage spécifique :
- Interrupteur général
- Boîtier commande
- Manivelle de déplacement
- Manette de sélection de l’avancement manuel ou motorise.
- Piston de compression
- Comparateur de mesure d’affaissement de l’échantillon (vertical)
- Comparateur de mesure du déplacement de la demi boite inférieur (horizontal)
- Bras de réaction
- Ecrou de blocage de l’axe du dynamomètre
- Anneau dynamométrique de 3 KN
- Ecrou de réglage de la position de l’anneau dynamométrique
- Levier porte poids en position de repos
- Attaches de la porte poids en position de charge directe
- Support de la boite de cisaillement
- Demi boite supérieur
- Demi boite inférieur
- Entretoise
- Vis de fixation de la demi boite inférieur sur le support
- Vis de fixation de la demi boite supérieure avec la demi boite inférieure
- Pierre poreuse
- Echantillon à tester
- Piston
- Fond de boite
- Plaque de drainage

6.2. Appareillage d’usage courant :

- Une trousse coupante pour tailler l’échantillon


- Une balance électronique de précision pour mesurer les teneurs en eau
- Une étuve
- Deux comparateurs pour mesurer ∆h et ∆l
- Un couteau
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PARTIE PRATIQUE :

1. Préparation de l’essai :

1.1. Préparation de l’échantillon :

* Sols cohérents (argile) :

 A l’aide de la trousse coupante, ramener la carotte de sol aux même dimensions que la boite.
 Dresser les faces supérieure et inférieure de la carotte plane et parallèle.
 Prendre des déchets de l’échantillon pour la mesure de la teneur en eau.
 En fixe la vitesse a 3 mm/min.

* Sols pulvérulents (sable) :

Après solidarisation des deux demi boites et après avoir mis en place une plaque drainant dans le fond de
la demi boite inférieure, le matériau est compacté directement dans la boite qui servira au cisaillement .
La vitesse de cisaillement est au plus de 1mm/min.

1.2. Mise en place de la boite sur la machine :

- On place le support de la boite de cisaillement sur le chemin de roulement et le fixer par sa vis de
fixation sur le support du piston.
- Vérifier que la manette du sélecteur est enclenchée dans la position de fonctionnement motorise.
- Mettre la machine sous tension à l’aide de l’interrupteur général. Lorsqu’elle est alimentée, elle exécute
une série de mouvements automatiquement de telle sorte à rattraper les jeux mécaniques (elle revient à la
position zéro déplacement).
- Placer la demi boite inférieure sur le support de la boite.
- Ajouter au fond de la boite, la plaque de drainage.
- Ajouter la pierre poreuse saturée avec de l’eau désaérée et tout surplus d’eau en surface est éliminé juste
avant leur mise en place, elles sont recouvertes d’un papier filtre pour protéger des particules fines de sol.
- Bloquer l’ensemble à l’aide des vis.
- Monter l’élément de la demi boite supérieure sur la partie inférieure de la boite en ne serrant pas trop les
vis.

1.3. Mise en place de l’anneau dynamométrique :

- Libérer le mouvement axial de l’anneau dynamométrique en dévissant les écrous.


- Accrocher l’extrémité de l’anneau dynamométrique au bras de traction avec l’écrou.
- Bloquer les vis de telle sorte que les faces inférieures de la boite soient parfaitement alignées.
- Régler les écrous pour que l’anneau dynamomètre soit bloque sans que l’aiguille du comparateur ne
bouge ni dans un sens ni dans l’autre.
- Régler le zéro du comparateur de l’anneau qui ne doit être soumis à aucune force aussi bien en
compression qu’en traction.
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1.4. Mise en place de l’échantillon :

- Introduire dans la boite, au dessus de la plaque de drainage et de la pierre poreuse l’échantillon à tester.
- Couvrir l’échantillon de papier filtre, avec une deuxième pierre poreuse, une deuxième plaque de
drainage et le piston.

1.5. Mise en place des charges normales :

- On applique les Charges normale avec un rapport de bras de levier de 10 en les placants sur le levier.
- Les pressions normales communément utilisées sont : 1, 2 et 3 bars.

D’après l’expression de la contrainte, on a :

N σS
σ     bras  de  levier  N 
S 10

AN:
1 10 4  0,036
N  36N  3,6kg .
10
2 10 4  0,036
N  72N  7,2kg .
10
3 10 4  0,036
N  108N  10,8kg .
10
Remarque :
On applique les charge normale, on place sans choc, des poids convenablement sur le plateau de la
machine et s’assurer à l’aide du niveau que le bras de levier est bien horizontal.

Il faut ôter les vis de blocage de la boite avant de commencer l’essai.

2. Mesure :

Les lectures des deux comparateurs sont effectuées simultanément à chaque augmentation du
déplacement horizontal relatif des deux demi boites d’environ 0,25 mm.

3. calcul des déferant paramètre :

Nous avons effectue trois essais sous trois charges différentes et deux lectures ont été faite pour chaque
essai.

3.1 Calcul de τ :
T
Pour calculer on utilise la formule τ 
S
Les valeurs de T sont tiré du tableaux de anneau N° : 01076, on les divise par la section S.

On obtient les valeurs qui sont données dans les tableaux-1 et -2 (sable lâche et l’argile).

Remarque :
TP N°=2 MDS CISAILLEMENT
La partie théorique est la même pour les trois essai (sable lâche, danse et argile), sauf la manier de
préparé l’échantillon.
Pour le sable lâche on le met directement dans la boite de cisaillement tandis que pour le sable danse on
compacte l’échantillons avant de le mettre dans la machine ; pour l’argile en suit les étapes expliquer sur
le paragraphe1.1pour le soles cohérent.

4. sable lâche :
4.1 Tableaux-1- (résultat de l’essai de cisaillement pour le sable lâche) :

1er Essai N = 3.6kg 2éme Essai N = 7.2kg 3éme Essai N = 10.8kg


∆l ∆h T  ∆h T  ∆h T 
(mm) (mm) (N) (N/cm²) (mm) (N) (N/cm²) (mm) (N) (N/cm²)
0,25 0,060 107,14 2,976 0,120 214,29 5,953 0,95 160,710 4,464
0,50 0,090 160,71 4,464 0,190 339,29 9,425 0,017 303,570 8,433
0,75 0,110 196,43 5,456 0,250 446,43 12,401 0,23 410,710 11,409
1,00 0,130 232,14 6,448 0,290 518,52 14,403 0,29 518,520 14,403
1,25 0,155 267,86 7,441 0,320 574,07 15,946 0,33 592,590 16,461
1,50 0,180 321,43 8,929 0,340 611,11 16,975 0,37 666,670 18,519
1,75 0,190 339,29 9,425 0,360 648,15 18,004 0,41 740,740 20,576
2,00 0,210 375,14 10,421 0,395 712,96 19,804 0,445 796,700 22,131
2,25 0,220 392,14 10,893 0,410 740,74 20,576 0,47 851,850 23,663
2,50 0,225 401,42 11,151 0,430 777,78 21,605 0,5 907,410 25,206
2,75 0,230 410,71 11,409 0,435 787,04 21,862 0,53 962,960 26,749
3,00 0,230 410,71 11,409 0,440 796,3 22,119 0,55 1000,000 27,778
3,25 0,230 410,71 11,409 0,443 796,3 22,119 0,56 1017,860 28,274
3,50 0,230 410,71 11,409 0,443 796,3 22,119 0,57 1035,570 28,766
3,75 0,225 401,42 11,151 0,435 787,04 21,862 0,575 1044,640 29,018
4,00 0,225 401,42 11,151 0,435 787,04 21,862 0,58 1053,570 29,266
4,25 0,225 401,42 11,151 0,435 787,04 21,862 0,575 1044,640 29,018
4,50 0,220 392,14 10,893 0,430 777,87 21,608 0,565 1026,750 28,521
4,75 0,215 383,64 10,657 0,425 768,52 21,348 0,560 1017,870 28,274
5,000 0,215 383,40 10,650 0,420 759,260 21,091 0,560 1017,870 28,274
5,250 0,215 375,14 10,421 0,415 749,630 20,823 0,555 1008,930 28,026
5,500 0,210 366,14 10,171 0,415 749,630 20,823 0,550 1000,000 27,778
5,750 0,200 357,14 9,921 0,410 740,740 20,576 0,540 981,480 27,263
6,000 0,200 357,14 9,921 0,405 731,480 20,319 0,535 972,200 27,006
6,250 0,200 357,14 9,921 0,395 712,960 19,804 0,530 962,920 26,748
6,500 0,200 357,14 9,921 0,395 712,960 19,804 0,520 944,440 26,234
6,750 0,200 357,14 9,921 0,390 703,700 19,547 0,515 935,180 25,977
7,000 0,200 357,14 9,921 0,390 703,700 19,547 0,510 925,930 25,720
7,250 0,210 357,14 9,921 0,390 703,700 19,547 0,500 907,410 25,206
7,500 0,210 357,14 9,921 0,390 703,700 19,547 0,490 898,150 24,949
7,750 0,210 375,14 10,421 0,390 703,700 19,547 0,490 888,890 24,691
8,000 0,210 375,14 10,421 0,390 703,700 19,547 0,485 879,630 24,434
8,250 0,210 375,14 10,421 0,390 703,700 19,547 0,485 879,630 24,434
8,500 0,210 375,14 10,421 0,390 703,700 19,547 0,485 879,630 24,434
8,750 0,210 375,14 10,421 0,385 696,440 19,346
9,000 0,210 375,14 10,421 0,385 696,440 19,346
TP N°=2 MDS CISAILLEMENT

4-2 Représentation graphique :

D’appris de tableau 1-a on obtient la représentation graphique suivante


1- τ  f(l )

Graphe 1 : représentation graphique de  en fonction ∆l


2- h  f ( l )

Les résultats des contraintes normales et des contraintes tangentielles pour le sable lâche sont représente
dans le tableau ce contre .

τ (bar) 1,14 2,18 2,92


N (N) 36 72 108
σ (bar) 1 2 3
TP N°=2 MDS CISAILLEMENT

4.3 Calcul de Cu, φu :

Les trois essais donne palier pour les


valeurs max de τ qui représente la contrainte
de rupture ou de cisaillement.
Pour obtenir les caractéristiques mécaniques
des ce sols, on trace la droit de coulomb dans
N
le repère (τ, σ). σ  , S=36 10-04m²
S
On représente sur l’axe horizontal les valeur
de la contrainte normale est la contrainte
tangentielle sur l’axe vertical et on obtiens la
courbe intrinsèque du sable lâche et on tire les
caractéristiques suivante :

Cu = 0,3
2,92  1,14
tg u   0,89   u  41,67
3 1
4-4 Interprétations des résultats :
-On constate que pour le premier essai (1 bars)  augmente progressivement en fonction de ∆L
jusqu’à atteindre le maximum, puis elle va diminuer jusqu’à la stabilisation.
Pour le 2eme essai (2 bars), ∆L augmente et cette augmentation est plus rapide que la première et la
troisième est plus grande.
-On constate que les trois courbes ne présentes pas vraiment de pic apparent elles tendent ver des
paliers.

Le graphe τ = f (∆L) nous renseigne sur la contrainte de rupture ainsi que les déformations
correspondantes, pour chaque essai on distingue deux parties :

- Une partie élastique caractérisée par une portion rectiligne.


- Une partie élastique caractérisée par une portion curviligne qui se termine par un palier.
D’où on obtient les valeurs suivantes :
- 1 bars: τ pic = 1, 14 bar
- 2 bars: τ pic = 2, 18 bar
- 3 bars : τ pic = 2,92 bar

Commentaire sur le courbe intrinsèque :


La représentation graphique de la contrainte normale et tangentielle est une droite qui ne passe pas par
l’origine d’équation   C    tg    ; on remarque que le C = 0.3 est une valeur très faible, on effet pour
un sable lâche la cohésion est nulle, ce faible résultat est dut a la présence d’impureté dans l’échantillon
de sable utilisé. L’angle de frottement φ ne dépend pratiquement pas de la contrainte σ, ce qui fait que :
    tg   u 
5. Sable dense :

5.1 Tableaux-2- (résultat de l’essai de cisaillement pour le sable dense) :

1er Essai N = 3.6kg 2éme Essai N = 7.2kg 3éme Essai N = 10.8kg


∆l ∆h T  ∆h T  ∆h T 
(mm) (mm) (N) (N/cm²) (mm) (N) (N/cm²) (mm) (N) (N/cm²)
0,25 0,120 214,14 5,948 0,095 160,71 4,464 0,13 232,140 6,448
0,50 0,190 339,29 9,425 0,180 321,43 8,929 0,22 392,860 10,913
0,75 0,240 428,75 11,910 0,240 428,75 11,910 0,31 555,560 15,432
1,00 0,290 518,52 14,403 0,310 555,56 15,432 0,39 703,700 19,547
1,25 0,320 574,07 15,946 0,350 625,63 17,379 0,44 796,300 22,119
1,50 0,350 625,63 17,379 0,390 703,7 19,547 0,49 888,890 24,691
1,75 0,370 666,67 18,519 0,410 740,74 20,576 0,54 981,480 27,263
2,00 0,390 703,70 19,547 0,430 777,78 21,605 0,57 1035,710 28,770
2,25 0,395 712,96 19,804 0,435 787,04 21,862 0,6 1089,290 30,258
2,50 0,395 712,96 19,804 0,445 805,55 22,376 0,62 1125,000 31,250
2,75 0,395 712,96 19,804 0,435 787,04 21,862 0,62 1125,000 31,250
3,00 0,395 712,96 19,804 0,430 777,78 21,605 0,63 1142,860 31,746
3,25 0,385 694,45 19,290 0,430 777,78 21,605 0,63 1142,860 31,746
3,50 0,375 675,93 18,776 0,425 768,69 21,353 0,61 1107,140 30,754
3,75 0,350 629,63 17,490 0,410 740,74 20,576 0,61 1107,140 30,754
4,00 0,335 601,85 16,718 0,405 731,48 20,319 0,59 1071,430 29,762
4,25 0,320 574,07 15,946 0,400 722,22 20,062 0,058 1053,570 29,266
4,50 0,305 546,30 15,175 0,390 703,7 19,547 0,465 1017,860 28,274
4,75 0,275 491,07 13,641 0,380 685,19 19,033 0,550 1000,000 27,778
5,000 0,270 482,14 13,393 0,380 685,19 19,033 0,545 981,480 27,263
5,250 0,265 473,21 13,145 0,380 685,190 19,033 0,530 962,960 26,749
5,500 0,265 473,21 13,145 0,375 675,930 18,776 0,520 944,440 26,234
5,750 0,260 464,29 13,145 0,375 675,930 18,776 0,520 944,440 26,234
6,000 0,255 455,36 12,897 0,375 675,930 18,776 0,515 935,180 25,977
6,250 0,255 455,36 12,649 0,370 666,780 18,522 0,510 925,930 25,720
6,500 0,245 437,50 12,649 0,355 638,850 17,746 0,500 907,410 25,206
6,750 0,240 428,57 12,153 0,355 638,850 17,746 0,500 907,410 25,206
7,000 0,240 428,57 11,905 0,355 638,850 17,746 0,490 888,890 24,691
7,250 0,235 419,14 11,905 0,355 638,850 17,746 0,480 870,370 24,177
7,500 0,235 419,14 11,643 0,350 638,850 17,746 0,480 870,370 24,177
7,750 0,230 410,70 11,643 0,350 638,850 17,746 0,480 870,370 24,177
8,000 0,230 410,70 11,408 0,350 629,630 17,490 0,480 870,370 24,177
8,250 0,230 410,70 11,408 0,350 629,630 17,490 0,480 870,370 24,177
8,500 0,230 410,70 11,408 0,350 629,630 17,490 0,480 870,370 24,177
8,750 0,230 410,70 11,408 0,350 629,630 17,490 0,480 870,370 24,177
9,000 0,230 410,70 11,408 0,350 629,630 17,490 0,480 870,370 24,177
TP N°=2 MDS CISAILLEMENT

5-2: Représentation Graphique (sable dense)

D’appris le tableau -2- on obtient la représentation graphique suivante :


1- τ  f(l )

2- h  f ( l )

5.3 Calcul de Cu, φu :

τ (bar) 1,98 2,23 3,17


N (N) 36 72 108
σ (bar) 1 2 3
TP N°=2 MDS CISAILLEMENT

Pour les trois essais, τ palier représente la contrainte de rupture ou de cisaillement.

Comme on cherche à travers cet essai d’obtenir la lecture de l’échantillon, on trace la droite de
coulomb dans le repère (τ, σ) pour obtenir les caractéristiques mécaniques des sols (ces caractéristiques
varient avec la vitesse de chargement et les conditions de drainage).
N
σ , S=36 10-04m²
S
Présentation des résultats des contraintes normales
et des contraintes tangentielles pour le sable danse
On représente sur l’axe horizontal les valeur de la
contrainte normale est la contrainte tangentielle sur
l’axe vertical et on obtiens la courbe intrinsèque du
sable lâche et on tire les caractéristiques suivante :

Donc On trouve : - C = 0,71


-   tgu  0,80  u  38,65

5.6 Interprétation des résultats :

On remarque une différance entre le graphe du sable danse et celui du sable lâche, on constate que pour
le premier essai (1 bars)  augmente progressivement en fonction de ∆L jusqu’à atteindre le pic, puis
elle va diminuer.
Par contre en augmentant la charge ( 2 et 3 bars), la déformation ∆L en fonction de la contrainte
tangentiel augment suivant une droite puis suit une forme arrondie jusqu’a atteindre un maximum puis
elle diminue en suivant une courbe curviligne, en constate aussi que pour 3 bars la contrainte et plus
grande que 2 bars.

Le graphe τ = f (∆L) nous renseigne sur la contrainte de rupture ainsi que les déformations
correspondantes, pour chaque essai on distingue deux parties :
- Une partie élastique caractérisée par une portion rectiligne.
- Une partie élastique caractérisée par une portion curviligne qui diminue suivant une forme curviligne.
D’où on obtient les valeurs suivantes :
- 1 bars: τ pic = 1, 98 bar
- 2 bars: τ pic = 2, 23 bar
- 3 bars : τ pic = 3,17 bar
Commentaire sur le courbe intrinsèque :
Comme pour le sable lâche, La représentation graphique de la contrainte normale et tangentielle est
une droite qui ne passe pas par l’origine d’équation   C    tg    . Avec une cohésion aussi petite mais
plus grande de celle du sable lâche (le double) et on a obtenue un angle de frottement légèrement plus
petit
On put donc avoir mettre les même remarque pour le sable danse que pour le sable lâche (la cohésion
est nulle, ce faible résultat est dut a la présence d’impureté dans l’échantillon de sable utilisé. L’angle de
frottement φ ne dépend pratiquement pas de la contrainte σ, ce qui fait que :     tg   u  )
On a put voir que le compactage du sable pouvait augmenter la cohésion ainsi que l’angle de frottement.
TP N°=2 MDS CISAILLEMENT

6. Argile :

6.1 Tableaux-3- :

On représente sur le tableau si dessous les résultats pratique de la manipulation pour l’Argile

1er Essai N = 3.6kg 2éme Essai N = 7.2kg 3éme Essai N = 10.8kg


∆l ∆h T  ∆h T  ∆h T 
(mm) (mm) (N) (N/cm²) (mm) (N) (N/cm²) (mm) (N) (N/cm²)
0,25 0,070 125,00 3,472 0,080 142,86 3,968 0,08 142,860 3,968
0,50 0,150 267,86 7,441 0,130 232,14 6,448 0,13 303,870 8,441
0,75 0,210 375,00 10,417 0,170 303,57 8,433 0,17 428,570 11,905
1,00 0,240 428,57 11,905 0,300 535,85 14,885 0,31 556,560 15,460
1,25 0,270 482,14 13,393 0,330 589,42 16,373 0,39 703,700 19,547
1,50 0,290 518,52 14,403 0,360 643 17,861 0,4 722,220 20,062
1,75 0,310 555,56 15,432 0,380 678,71 18,853 0,41 740,740 20,576
2,00 0,320 574,07 15,946 0,400 715,75 19,882 0,46 833,330 23,148
2,25 0,325 583,33 16,204 0,410 734,27 20,396 0,47 851,850 23,663
2,50 0,330 592,59 16,461 0,415 743,52 20,653 0,49 888,890 24,691
2,75 0,335 601,85 16,718 0,390 697,23 19,368 0,5 907,410 25,206
3,00 0,335 601,85 16,718 0,360 643 17,861 0,52 944,440 26,234
3,25 0,335 611,11 16,975 0,340 607,58 16,877 0,53 962,960 26,749
3,50 0,340 611,11 16,975 0,320 571,57 15,877 0,54 981,480 27,263
3,75 0,345 620,37 17,233 0,310 553,71 15,381 0,55 1000,000 27,778
4,00 0,345 620,37 17,233 0,305 544,78 15,133 0,555 1008,930 28,026
4,25 0,350 629,63 17,490 0,300 535,85 14,885 0,560 1017,860 28,274
4,50 0,350 629,63 17,490 0,295 526,91 14,636 0,570 1035,710 28,770
4,75 0,350 629,63 17,490 0,280 500,14 13,893 0,570 1053,710 29,270
5,000 0,345 620,27 17,230 0,260 464,42 12,901 0,580 1071,430 29,762
5,250 0,340 611,11 16,975 0,250 446,570 12,405 0,590 1089,290 30,258
5,500 0,340 611,11 16,975 0,230 410,850 11,413 0,600 1107,140 30,754
5,750 0,340 611,11 16,975 0,210 375,140 10,421 0,610 1125,000 31,250
6,000 0,340 611,11 16,975 0,200 357,280 9,924 0,620 1133,930 31,498
6,250 0,340 611,11 16,975 0,000 0,625 1142,860 31,746
6,500 0,340 611,11 16,975 0,000 0,630 1142,860 31,746
6,750 0,340 611,11 16,975 0,000 0,640 1160,710 32,242
7,000 0,340 611,11 16,975 0,000 0,645 1169,610 32,489
7,250 0,340 611,11 16,975 0,000 0,650 1178,510 32,736
7,500 0,340 611,11 16,975 0,000 0,660 1196,430 33,234
7,750 0,340 611,11 16,975 0,000 0,660 1196,430 33,234
8,000 0,340 611,11 16,975 0,000 0,665 1205,360 33,482
8,250 0,340 611,11 16,975 0,000 0,665 1205,360 33,482
8,500 0,340 611,11 16,975 0,000 0,665 1196,430 33,234
8,750 0,340 611,11 16,975 0,000 0,660 1196,430 33,234
9,000 0,340 611,11 16,975 0,000 0,660 1196,430 33,234
9,250 0,655 1187,570 32,988
9,500 0,650 1178,710 32,742
9,750 0,650 1178,710 32,742
1000,000 0,650 1178,710 32,742
TP N°=2 MDS CISAILLEMENT

6.2 Représentation Graphique -- : (argile)

D’appris de tableau -1- on obtient la représentation graphique suivante :


1- τ  f(l )

2- h  f ( l )

6.3 Calcul de Cu, φu :

Pour les trois essais, τ palier représente la contrainte de rupture ou de cisaillement.

Comme on cherche à travers cet essai d’obtenir la lecture de l’échantillon, on trace la droite de coulomb
dans le repère (τ, σ) pour obtenir les caractéristiques mécaniques des sols (ces caractéristiques varient
avec la vitesse de chargement et les conditions de drainage).
N
 
S
S=36 10-04m²

Présentation des résultats des contraintes normales et des contraintes tangentielles pour L’argile
TP N°=2 MDS CISAILLEMENT

τ (bar) 1,75 2,06 3,3


N (N) 36 72 108
σ (bar) 1 2 3

5.3 Courbe intrinsèque -2 : (argile)

On représente sur l’axe horizontal les


valeur de la contrainte normale est la
contrainte tangentielle sur l’axe
vertical et on obtiens la courbe
intrinsèque du l’argile et on tire les
caractéristiques suivante :

Donc On trouve : - C =0.97=1

3,34  1,75
- tg u   0,79   u  38,48
3 1

6.5 Interprétation des résultats

La représentation graphique de la contrainte tangentielle en fonction de la déformation pour l’argile


se présente comme une forme de droit pour les petite déformation est se prolonge jusqu a atteindre un
maximum puis elle diminue brusquement.
Pour l’essai de 2 bars les contraintes sont plus grandes, on atteint plus rapidement la rupture que pour
l’essai à 1 bars.

Le graphe τ = f (∆L) nous renseigne sur la contrainte de rupture ainsi que les déformations
correspondantes, contrairement au autre soles celui il ne présente qu’une partie visible qu’est la partie
élastique qui se caractérise par un portion rectiligne

D’où on obtient les valeurs suivantes :

- 1 bars: τ pic = 1,35 bars


- 2 bars: τ pic = 2,06 bars
- 3 bars: τ pic = 3,34 bars

La représentation graphique de la contrainte normale et tangentielle est une droite qui ne passe pas par
l’origine d’équation   C    tg    ,
La plus au moins grande hétérogénéité est déferant paramètre existant dans ce sol (faible
perméabilité, forces d’attractions et répulsion entre particule …..Etc.), font qu’on a une cohésion plus
importante que celle obtenue pour les sable, en effet les particule fine qui augment la cohésion et avec
elle l’angle de frottement.
TP N°=2 MDS CISAILLEMENT
7-Conclusion générale :

D’après les tracés des différents graphes, et les résultats expérimentaux, on a déduit les
caractéristiques des sols étudiés.
Les essais des sables sont généralement réalisés en condition drainée, sauf quand on veut étudier leurs
réponses a des cycles de contraintes et leur liquéfaction (quand le sole n’arrive pas a dégager sont eau
rapidement).

On peut constater que les conséquences des trois caractéristiques majeures du comportement d’un
sable sont les suivants :

1- Pour un sable lâche (important) le domaine possible de pression effective correspond


majoritairement à des états initiaux peu surconsolidé du milieu. Dans ce cas le chargement conduit à un
état limite donc une diminution du volume si le drainage est permis, ou une mise en pression du fluide
interstitiel si le sol est non drainé.

2 -Pour un sable dense le domaine possible de pression effective correspond majoritairement à des états
initiaux sur consolidé du milieu. Dans ce cas le chargement conduit a un état limite et donc a terme, une
augmentation de volume si le drainage est permis, ou une mise en dépression du fluide interstitiel si le
drainage est fermé.

3- Un essai draine sur un sol sur consolidé (en conséquence dense) débute par une faible diminution de
v du fait de l’allure des lignes de gonflement.

Un autre paramètre est aussi a prendre en compte, l’influence de la granulométrie d’un sable sur son
comportement, on prend l’exemple suivant pour démontré le phénomène : deux sables sont pris, le
premier constitué de grains de même diamètre, le second de grains de diamètres différents, pour une
même pression de pré consolidation, le volume spécifique du premier sable sera supérieur au second. En
conséquence, une granulométrie étroite du sable induira un domaine expérimental possible de pression
effective qui correspond majoritairement à des états initiaux sur consolidé du milieu ; ce sable sera plutôt
dilatant. Par contre une granulométrie étalée du sable induira un domaine expérimental possible de
pression effective majoritairement à des états initiaux faiblement sur consolidé du milieu ; ce sable sera
plus faiblement dilatant, voire contractant pour des pressions suffisantes.

On note que Le sable présente 2 avantages majeurs :

- Milieu très poreux, ce qui permet l’élimination de la pression interstitielle plus facilement.
- Tassement rapide du squelette solide, ce qui permet la construction rapide dans un délai très court.
Ce genre d’essai est très pratiquer pour connaître la stabilité des talus, ou bien l’étude des causses de
glissement déjà produit de sols, ce ci pour ou éviter les Degas matériel et humaine (destruction d’une
route ou de village ……), a fin de pouvoir adopter les mesures préventive adéquate, telle la construction
de murs de soutènement ou l’installation de pal planche ou des soutènement en gabion …ect