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Master Droit Pénal et Sciences Criminelles

Module : Droit Processuel


Exposé sous le thème

Les grands principes


du droit processuel

Réalisé par : SOUKAINA MOUDA / CHAIMAE AGCHAR


IBTISSAM ECH-CHEFFAA / YOUNESS ELKOUMIKHI
IBTISSAM LAHMAM

Encadré par le professeure : Amina KHALLOUfi

_______________ Année Universitaire 2018 / 2019 ___________________

1
Liste des abréviations

CESDH : convention européenne de sauvegarde de droit de l’homme


CPPM : code de procédure pénale marocain
CPCM : code de procédure civile marocain
PCM : procédure civile marocain
CJCE : cour de justice des communautés européennes
CEDH : cour européenne des droits de l’homme
CIJ : cour internationale de justice
CPI : cour pénale internationale
OMC : organisation mondiale de commerce
PIDCP ; le pacte international des droits civils et politiques

2
Sommaire
Introduction
Chapitre1: les droits concernant les justiciables
Section1 : l’accès au tribunal
Paragraphe1 : l’égalité
Paragraphe2 : l’assistance judiciaire

Section2 : l’indépendance et l’impartialité du juge


Paragraphe1 : l’indépendance du juge

Paragraphe2 : l’impartialité du juge

Chapitre2 : le droit à un procès équitable


Section1 : les principes gouvernent le procès équitable
Paragraphe1: les principes du contradictoire et du double degré de
juridiction

Paragraphe2:les principes de publicité et de motivation des décisions


judiciaire

Section2 : L’affirmation du droit à un procès équitable


Paragraphe1 : au niveau national
Paragraphe2 : au niveau international

Conclusion
Bibliographie

3
Introduction
Les conflits sont aux relations humaines ce que les maladies sont au
corps1. Des traitements doux tels qu’une négociation ou une conciliation
sont souvent possible2. Mais des traitements chirurgicaux sont parfois
nécessaires. Les opinions sont si contradictoires qu’un tiers doit intervenir
pour trancher le litige. Le procès est aussi le moyen de maintenir la paix
sociale dans les cas difficiles. Trancher le litige n’est pas une opération
simple car il n’y a pas de vérité absolue en droit. Il importe donc de
s’approcher de la solution la plus juste possible par le débat. Il existe un
droit qui organise le procès afin que le litige soit tranché dans les meilleures
conditions, notamment en respectant les droits de la défense. Il s’agit du
droit de la procédure. C’est l’objet du droit processuel.

Le droit processuel est une matière jeune qui a actuellement le « vent en


poupe ». Elle n’existe que depuis une trentaine d’années en France-
auparavant les différences procédures n’étaient étudiées qu’isolément- et
donne régulièrement lieu à des études doctrinales importantes.3 Il est
possible de la définir comme étant la théorie de la procédure applicable. Sa
méthode consistait à l’origine à comparer les procédures civiles, pénales et
administratives. Mais d’autres juridictions ont été créées et se sont
développées- on peut citer la cour de justice des communautés européennes,
la cour européennes des droit de l’homme, le conseil constitutionnel et aussi
certaines autorités administratives indépendantes- si bien que le champ des
procédures s’est élargi. Le but de cette comparaison n’est pas
nécessairement la mise à jour d’un droit commun. Il est toute aussi riche de
dégager les spécificités ainsi que les relations entre les diverses procédures.

C’est Visioz qui, le premier, a parlé en France, en 1927 de « droit de la


procédure », tout en convenant que l’expression « droit processuel » serait
peut-être préférable ; et il ajoutait que « l’expression n’est pas encore reçue
en France et aura sans doute de la peine à s’y acclimater ». Mais elle était
déjà connue en Italie Motulsky, dans son célèbre cours de « droit
processuel ».

On peut noter par ailleurs, que le droit processuel s’européanise et se


mondialise ; cela signifie ; d’une part qu’émergent des points communs entre
les procédures civiles et pénales en Europe ou dans le monde ; en particulier
des principes procéduraux communs ; Cela signifie d’autre part, que le droit

1
Pour une comparaison entre sciences médicale et science juridique
2
Note article « résolution des litiges » in faut-il recodifier le code de la consommation ? Economica2002,
page141
3
Le droit processuel a été officiellement créé par un arrêté de 1967 qui l’a été créé parallèlement à l’université
de Toulouse. Les auteurs français ont sans doute été influencés par les auteurs italiens qui, dès l’entre-deux
guerres, avait menées des études de droit processuel.Bibliographie infra p. 223
4
processuel a subi une mutation. D’une discipline qui subi a comparer les
trois procédures principales civile, pénale et administrative ; le droit
processuel est devenu une matière qui compare les principaux traits de
procédures qui sont le droit positif en France. Le domaine du droit
processuel comprend des lors les procédures européennes de la CJCE et de
la CEDH, les procédures internationales de la CIJ, de la CPI4 et de l’organe
judiciaire de L’OMPIC.

Parmi les 173 articles du bloc de constitutionnalité ; c’est-à-dire la


constitution de 1958, la déclaration des droit de l’homme et du citoyen et le
préambule de la constitution de 1946, seul un article prévoit explicitement
une règle en matière de procédure, il s’agit de l’article 9 de la Déclaration de
1789 concernant la présomption d’innocence. Les principes constitutionnels
de la procédure ont donc été essentiellement dégagés par la jurisprudence,
celle du conseil constitutionnel et parfois celle du juge judiciaire ou
administratif en application des normes constitutionnelles.

Concernant les règles de procédure du bloc de conventionalité, nombreux


sont les traités qui prévoient des principes procéduraux notamment :

La déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, la convention


européenne de sauvegarde des droits de l’homme, le pacte international
relatif aux droits civils et politiques de 1966 et la charte des droits
fondamentaux de l’Union européenne. Mais il existe aussi des textes qui ne
prévoient que des règles de procédure tels que le statut de la cour pénale
internationale du 18 juillet 1999.

Les droits procéduraux de la convention européenne de sauvegarde des


droits de l’homme sont davantage que des droits de l’homme qui
s’imposeraient aux 41 pays du conseil de l’Europe. Il s’agit de véritables
principes communs de la procédure. Ces principes sont prévus notamment à
l’article 6-1 de la convention qui indique « toute personne à droit à ce que sa
cause soit entendu équitablement, publiquement et dans un délai
raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial ». C’est la formule qui
est employée à l’article 10 de la déclaration universelle des droits de l’homme
de 1948 et à l’article 14 du pacte international relatif aux droits civils et
politique de 1966. Cet article 6-1 est résumé sous l’expression de procès
«équitable qui a été dégagée par la cour dans un arrêt GOLDER du
21février75.

Cette formule recouvre en réalité trois grands principes qui ont petit à petit
émergés dans chaque tradition juridique et qui ont été codifiés. Le premier
principe est le droit à un juge qui soit concret et efficace. On peut faire

4
La cour pénale internationale a été créée le premier juillet 2002 à la Haye après que 60pays ont ratifiée la
convention de Rome du 17 juillet 1998. La cour pénale internationale ; le statu de Rome par Z.BOURDON. Point
Essai 200
5
entrer dans ce principe le droit à un voie de recours et le droit de ne pas être
jugé deux fois, le droit à l’exécution d’une décision de justice peut également
être rapproché du droit a un tribunal car, si la décision n’est pas exécutée,
tout se passe comme si le justiciable n’avait pas le droit à un tribunal.

Le seconds grand principe est le principe de l’égalité des armes qui


regroupe le principe du contradictoire et les droits de la défense. Le troisième
concerne l’organisation des tribunaux c’est-à-dire l’indépendance,
l’impartialité du juge et la publicité de la procédure.

Les sources des règles des procédures internes comportent quelque point
commun. Ainsi une loi reste nécessairement pout créer un nouvel ordre de
juridiction quelle que soit la procédure. Le conseil d’Etat et la cour de
cassation ont interprété largement l’expression ordre de juridiction et
estiment qu’une loi est nécessaire à chaque fois que l’on veut créer une
juridiction même isolée d’un type nouveau ainsi le juge de l’exécution a été
crée par une loi. Les différences procédures ont aussi des règles issues de la
pratique, des usages. On parle de style du palais en procédure judiciaire.
Ces usages peuvent conduire à des innovations qui sont ensuite reprises par
le législateur. On peut citer la pratique de la passerelle qui existe en matière
de réfère civil et qui permet à un juge de « passer » l’affaire à sa juridiction au
complet. Le ministère public en matière pénale est par ailleurs à l’origine de
la médiation pénale qui a été consacrée par la loi. Mais les sources des
procédures internes comportent de nombreuses spécificités. Elles peuvent
être envisagées dans l’ordre hiérarchique ; la procédure pénale soumise a la
loi, la procédure civile aux décrets et la procédure administrative à la
jurisprudence.
Les questions qui s’imposent c’est de savoir les grands principes qui
gouvernent le droit processuel et ses liens de rattachement avec l’existence
d’un procès équitable. En d’autres termes comment ce régime procédural
peut être présenté ? Et comment peuvent-ils garantir un procès équitable ?
Ces interrogations présentes un intérêt important à l’heure actuelletoute
action en justice obéit à un certain nombre de règles de procédure qui
correspond à l’ensemble des modalités de l’introduction de l’action en justice
et du déroulement du procès.
De ce fait notre travail tentera, à partir d’une présentation de régime
procédural de droit processuel de relever les grand principes qui gouvernent
ce droit et qui garantirent un procès équitable.
Nous avons décidé de procéder l’examen d’une part des droit au justiciable
(première partie) et d’autre part de procès équitable (deuxième partie)

6
Chapitre1 : Les droits concernant les justiciables
Toute personne prétendant à un droit peut saisir la justice et lui demander
d’examiner le bien-fondé de sa prétention. La recevabilité de cette saisine est,
subordonné à la réunion de trois conditions, l’intérêt, la capacité et la
qualité. Et en appuyant sur le principe de la gratuité de la justice et aussi le
principe d’égalité qui est très important et qui assure le bon déroulement du
procès, afin de protéger les droits des justiciables et garantir l’absence de
toute discrimination de la justice.

Section1 :L’accès au tribunal


La justice est un service public dont la mission est de trancher les litiges
entre les personnes conformément au droit positif. Si nul ne peut se faire
justice soi même, toute personne a le droit de recourir à la justice pour faire
reconnaître son droit. Ce recours est fait devant les juridictions et
conformément à des procédures.

L’accès au tribunal, c’est le droit pour toute personne d’agir en justice,


avec la réunion de certaines conditions qui sont prévu par l’article 1er du
code de la procédure civile qui dispose que « ne peuvent ester en justice que
ceux qui ont qualité, capacité et intérêt pour faire valoir leur droit. »5 Ce
droit à un caractère légal car il est garantit par la loi, mais il est aussi
facultatif. C’est pourquoi le plaideur devra accomplir certaines conditions
pour intenter une action en justice au moyen d’une demande.

Les mineurs peuvent aussi intenter des actions en justice mais qu’avec la
présence de leurs tuteurs légaux.

Ce droit ne peut être exercé de manière effective qu’en la reconnaissance


de la gratuité de la justice. Car, Les justiciables peuvent demander à
bénéficier de l’assistance judiciaire afin de soustraire de certains charges que
peut engendre l’exercice d’une action en justice, dont les justiciable vont être
jugé devant les tribunaux selon les mêmes règles de procédure, et c’est ce
qui est aussi assurer par le principe d’égalité.

Paragraphe1 : La gratuité de la justice


En ce qui concerne la gratuité de la justice il faut savoir que les magistrats
ne sont pas rémunérés par les justiciables mais par l’État en leur qualité de
fonctionnaires. Cela ne signifie pas que le justiciable n’aura rien à débourser
dans le cadre d’un procès, qui peut entraîner des frais plus ou moins
importants, selon l’affaire à juger, sa nature et sa complexité.

5 Article 1 de nouveau code de procédure civile marocaine.

7
Ces frais correspondent aux frais de procédure et aux honoraires des
professions libérales de la justice : avocat, huissier de justice, expert
judiciaire…

En principe, chaque personne, prenant part à un procès, supporte ses


propres frais de justice., sauf devant les juridictions de proximité car ils sont
des juridictions gratuite et exempte de tout taxes judiciaires6.

L’assistance judiciaire ou l’aide juridictionnelle est étroitement liée au droit


d’ester en justice, elle s’intéresse à toute personne qui éprouve le besoin d’y
avoir recours.7

L’assistance judiciaire s’applique en toutes matières. Elle permet de se


faire aider par un juriste lors d'un litige avec un tiers, et qui permet d'être
représenté ou assisté par un avocat lors d'une action en justice, et les frais
de justice peuvent être pris en charge.

L’assistance judiciaire est applicable à tout litige. Au Maroc, l’assistance


judiciaire n’est pas une nouveauté. Elle était instituée par un décret royal
datant de 1966, elle bénéficie à toute personne, établissements public ou
association de nationalité marocaine dont l'insuffisance des ressources met
dans l'impossibilité d'exercer ou de défendre ses droits en justice.8

Il en est de même pour les étrangers, qui sont admis au bénéfice de


l’assistance, dans la mesure où les conventions entre le Maroc et leurs pays
le permettent.

La réception des demandes, qui peut concerner des litiges de différentes


natures, est dévolue aux procureurs du Roi. Ces derniers président, dans
chaque tribunal, un bureau d’assistance judiciaire.

L’assistance judiciaire est accordée de plein droit en matière d’accidents du


travail au bénéfice de la victime de l’accident ou de ses ayants droit pour la
procédure devant le juge chargé des accidents du travail, le tribunal, la cour
d’appel et la cour de révision.

Paragraphe2 : L’égalité
Premièrement l’égalité est parmi les principes généraux du système
judiciaire marocain, ce principe présente un élément important en ce qui
concerne l’accès en justice.

Sur le territoire chacun a les même droits, quelque soit son sexe, son âge
et sa nationalité, et seul l’état peut rendre la justice qui est la même pour
tous selon les mêmes règles de procédures.

6 l’article 6 de la loi n° 42-10 portant organisation des juridictions de proximité et fixant leur compétences a été révisée par la loi n°10-15.
7 BETTAHAR(T), L’assistance judiciaire, édition office national des travaux éducatifs, 2003,pp9.
8 Décret royal portant loi n° 514-65 du 17 rejeb 1386 (1er novembre 1966) sur l'assistance judiciaire.

8
Le principe d’égalité prend forme par l'activité de juger en corrigeant les
inégalités soit à travers une réparation matérielle ou exécution forcée d'une
obligation en matière civile soit à travers une amende versée au Trésor
Public ou une privation de liberté de circulation en matière pénale. Le juge
est donc, dans l'idéal, une institution indépendante et judiciaire, qui
interprète la loi et en assure l'application.

Section2 :l’impartialité et l’indépendance du juge


Toute personne appelée à exercer une fonction juridictionnelle est tenue
aux devoirs de neutralité, de sérénité, d’objectivité, de réserve, et
d’indépendance.

L’essence de la justice trouve son fondement dans l’indépendance et


l’impartialité du tribunal .Ce principe constitue pour l’accusé l’engagement
incontestable du pouvoir judicaire qui lui garantit un procès équitable tout
au long du procès pénal.

En effet, la garantie institutionnelle indispensable du droit à un procès


équitable est que les accusations pénales ne doivent pas être entendues et
décidées par des institutions politiques ou par des pouvoirs administratifs
sujets à directives.

En1975, dans un arrêt rendu contre le Royaume –Uni , que la Cour de


Strasbourg a posé la première pierre jurisprudentielle sur le principe du
droit à un juge , en affirmant que l’accès à un juge est la première garantie
d’un procès équitable, Mais elle ne s’est pas arrêtée là , elle a ensuite affirmé
qu’il fallait garantir l’accès à un bon juge, c’est-à-dire un juge indépendant et
impartial.

Paragraphe 1 :l’indépendance du juge


L’indépendance de l’autorité judicaire est consacrée par la nouvelle
constitution adoptée le 1 juillet 2011, elle résulte non seulement de la
séparation des pouvoirs, mais encore des garanties statutaires qui mettent
les magistrats à l’abri des pressions ou menaces qui pourraient peser sur
leur faculté de juger.

L’indépendance du juge constitue un critère organique , il faut par exemple


que son statut professionnelle présente des garanties quant à sa liberté de
décision ,que son recrutement et sa formation permettant d’être certain de
sa capacité professionnelle ,que sa désignation pour connaitre de l’affaire à
juger se fonde sur des mécanismes objectifs.

9
En outre, Cette indépendance est veillée par le conseil supérieur de
l’autorité judicaire, cette dernière veille à l’application des garanties relatives
à l’indépendance, la nomination, la promotion, la retraite et la discipline des
magistrats. Son installation marque donc une nouvelle phase dans le
processus de réforme de la justice marocaine.

Conformément à la Constitution de 2011 du Royaume qui consacre le


principe de séparation des pouvoirs, établit les mécanismes essentiels
d’indépendance de la justice, dispose dans les articles 107-108-109 que : «
Le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir
exécutif. Le Roi est le garant de l’indépendance du pouvoir judiciaire. Les
magistrats du siège sont inamovibles.
Est proscrite toute intervention dans les affaires soumises à la justice. Dans
sa fonction judiciaire, le juge ne saurait recevoir d’injonction ou instruction,
ni être soumis à une quelconque pression. Chaque fois qu’il estime que son
indépendance est menacée, le juge doit en saisir le Conseil Supérieur du
Pouvoir Judiciaire.
Tout manquement de la part du juge à ses devoirs d’indépendance et
d’impartialité, constitue une faute professionnelle grave, sans préjudice des
conséquences judiciaires éventuelles. La loi sanctionne toute personne qui
tente d’influencer le juge de manière illicite ».

Paragraphe2:-l’impartialité du juge
Conformément à l’article 14-1 du PIDCP, le droit d’accès à un tribunal ne
peut se réaliser que s’il est indépendant des autres pouvoirs étatiques et s’il
est impartial pour tous les justiciables.

L’impartialité suppose la prise en considération de l’ensemble d’éléments de


la cause, le juge répressif ne pourrait valablement se prononcer s’il n’est pas
complètement informé, une connaissance lacunaire emportant le constat du
caractère inéquitable de la procédure.

Le tribunal dont le manque d’impartialité a été établi, ne peut en toutes


hypothèses, garantir un procès équitable aux personnes soumises à sa
juridiction.

Pour assurer l'indépendance des juges et la neutralité qu'ils doivent


observer au regard des parties, les magistrats qui, à l'occasion d'une affaire,
pour des motifs qui leur sont personnels, craignent de se trouver influencer
dans leur décision au regard d'une des parties, doivent, en dehors même de
toute initiative prise par une d'elles ou par son avocat, prendre l'initiative de
demander au Président de la Chambre à laquelle ils appartiennent ou au
Président de leur juridiction, de désigner un autre magistrat pour participer
aux débats et au délibéré.

10
On parle dans ce cas là de la récusation du juge :

A- la récusation

Les cas de récusation sont déterminés limitativement par l’article 295 du


Code de Procédure Civile marocaine.9 Et pour la récusation en France elle
est organisée les articles 339 et 340 du Code de procédure civile prévoient
cette situation sous la dénomination d'abstention". On dit dans ce cas, que
le juge "se déporte".

La récusation est applicable à toutes les juridictions. Ainsi jugé que la


récusation d'un membre du Tribunal des conflits est prononcée s'il existe
une raison sérieuse de mettre en doute son impartialité. Tel est le cas pour
un membre du Tribunal des conflits qui a participé à une décision relative a
l’administration publique qui a jugé que le litige, relatif à un acte d'une
autorité administrative, ne relevait pas de la juridiction administrative au
motif que l'acte en cause touchait aux rapports entre les pouvoirs publics
constitutionnels ou se rattachait directement aux rapports
internationaux. Dès qu'il a communication de la demande, le juge doit
s'abstenir jusqu'à ce qu'il ait été statué sur la récusation et, si le juge
s'oppose à la récusation ou ne répond pas, la demande de récusation est
jugée sans délai par la cour d'appel

Lorsque l'initiative vient d'une partie ou de son avocat, le droit d'obtenir le


remplacement du juge et la procédure qui y tend se dénomme la
"récusation". Sur les conditions et sur la procédure.10

9
L’article 295 : « Tout magistrat du siège peut être récusé :

- quand il a, ou quand son conjoint a un intérêt personnel direct ou indirect à la contestation ; - quand
il y a parenté ou alliance entre le magistrat ou son conjoint et l'une des parties jusqu'au degré de
cousin germain inclusivement ;

- quand il y a procès en cours ou quand il y a eu procès terminé depuis moins de deux ans entre l'une
des parties et le magistrat ou son conjoint ou leurs ascendants ou descendants ;

- quand le magistrat est créancier ou débiteur de l'une des parties ;

- quand il a précédemment donné conseil, plaidé ou postulé sur le différend ou en a connu comme
arbitre ; s'il a déposé comme témoin ;

- quand il a dû agir comme représentant légal de l'une des parties ;

- s'il existe un lien de subordination entre le juge ou son conjoint et l'une des parties ou son conjoint ;

- s'il y a amitié ou inimitié notoire entre le juge et l'une des parties ».

10
La demande de récusation est formée suivant les règles établies pour les requêtes introductives d'instance.
Elle est communiquée au juge contre qui elle est dirigée, lequel déclare, dans les dix jours, par écrit, son
acquiescement à la récusation, ou son refus de s'abstenir avec sa réponse aux moyens de récusation. S'il s'agit
d'un magistrat du tribunal de première instance, la demande de récusation est, dans les trois jours de sa
11
Le Premier président d'une cour d'appel étant nommé pour exercer
exclusivement ces fonctions, peu important que statutairement il
appartienne à la Cour de cassation, seule une cour d'appel peut connaître
d'une demande de récusation formée à son encontre au titre de l'exercice des
fonctions qu'il exerce effectivement. Les greffiers ne peuvent pas faire l'objet
d'une requête en récusation ou en suspicion légitime, de sorte que toute
demande en ce sens est irrecevable.

Quant à la forme, la recevabilité de la demande en récusation, elle est


subordonnée à ce que la requête, qui ne peut être demandée que par
un avocat aux Conseils, développe avec précision les motifs pour lesquels cette
procédure a été engagée. Au surplus la demande de récusation ou de renvoi
pour cause de suspicion légitime doit être formée exclusivement par un acte
remis au secrétariat de la juridiction à laquelle appartient le juge ou par une
déclaration qui est consignée par le secrétaire dans un procès-verbal. Les
demandes adressées par lettres recommandées adressées au premier
président d'une cour d'appel sont irrecevables.

En ce qui concerne les causes de récusation, on retiendra que ne


contrevient pas aux exigences d'impartialité et n'est pas une cause légale de
récusation le fait pour un conseiller prud'homme d'appartenir à la même
organisation syndicale. En revanche, l'obligation d'impartialité interdit qu'un
conseiller prud'homme en fonction lors de l'introduction de l'instance puisse
représenter ou assister une partie devant le conseil de prud'hommes auquel
il appartient. Dans ce cas, la procédure est entachée de nullité et aucune
régularisation n'est possible.

B - la suspicion légitime

La procédure de suspicion légitime est régie par les dispositions des


articles 383 et 384 du CPC, cette procédure vise à atteindre le même objectif
que celui de la récusation ,elle a pout intérêt de retirer l’affaire à la
juridiction qui est normalement compétente dont l’impartialité ne semble pas
être garantie et, partant ,son renvoi devant une autre juridiction du même
degré .

Le dessaisissement de la juridiction compétente, pour suspicion légitime,


peut être requis par la partie ayant intérêt s’il est apparu que le magistrat
saisi de l’affaire ou la juridiction collégiale ont, auparavant, manifesté une
opinion qui laisse entendre qu’ils statueront, fort probablement
contrairement aux intérêts du requérant. A ce titre, la cour suprême estime
que le fait qu’un magistrat ou qu’une juridiction collégiale s’est prononcée

réponse, ou faute par lui de répondre, transmise à la cour d'appel qui statue dans les dix jours sur la récusation
en chambre du conseil, le président du tribunal, ayant, au préalable, entendu en leurs explications la partie
requérante et le magistrat récusé. S'il s'agit d'un magistrat d'une cour d'appel ou de la Cour de cassation , il est
statué suivant les mêmes formes et dans les mêmes délais par la cour d'appel ou la Cour de cassation.
12
dans le cadre d’une affaire identique ne constitue pas un motif pouvant
justifier la demande de renvoi pour cause de suspicion légitime.

La demande de renvoi pour cause de suspicion légitime doit être présenté à


la cour suprême .c’est cette dernière qui décide, le cas échéant, de renvoyer
l’affaire devant une autre juridiction du même degré.

La décision rendue, à ce titre par la cour suprême n’est susceptible d’aucun


recours.

13
Chapitre 2: Le droit à un procès équitable.
Toute personne à droit d'être jugée par un juge indépendant et impartial,
dans le cadre d'un procès équitable.

Le droit à un procès équitable est un titre d’une grande actualité, au


regard des droits de l’homme11, il peut être défini comme la jouissance de
l'ensemble des normes internationales et nationales des Droits de l'Homme,
relatives à l'équité d'un procès ». Ces caractéristiques sont consignées dans
des instruments juridiques internationaux, régionaux et nationaux qui
garantissent substantiellement, le droit à la défense.12

D’abord, Le procès équitable ne peut être garanti que par le respect de


certains principes, on va les traiter dans une première section. Ensuite,
Dans une deuxième section, on va aborder les sources diverses qui sont
affirmée le droit à un procès équitable.

Section1 : les principes gouvernent le procès équitable


Ce sont nombreux les principes qui peuvent garantir un procès équitable,
dans cette section on va mettre la lumière sur quatre principes, celui du
contradictoire, et du double degré de juridiction, ainsi que celui de la
publicité et l’obligation de motivation.

Paragraphe1 : les principes du contradictoire et du double degré de


juridiction

1. Le principe du contradictoire

Le principe du contradictoire fait parti des droits de la défense, En vertu de


ce principe, « nul ne peut être jugée sans avoir été entendue ou appelée », la
contradictoire et le droit à la défense se trouvent reconnus comme partie du
droit au procès équitable dans l’article 6 § 2 de la CESDH.13

Ce principe fondamental oblige à ce que tout plaideur soit informé de la


demande formée contre lui et soit mis en mesure de se défendre en pouvant
discuter les prétentions, les moyens et les pièces de son adversaire.14

Ce principe exige particulièrement :

→ Que le demandeur informe le défendeur de sa prétention,

11
Le Procès équitable dans le Code de Procédure Pénale, Mohammed-Jalal Essaid, 2008, P11.
12
La Problématique de la jouissance du droit a un procès équitable a Burundi, Prosper NTAHORWAMIYE,
Mémoire, 2007
13
La juridictionnalisation de la libération conditionnelle en France, Poletti, Alberto, 2005, Le
Manuscrit, P35.
14
Droit général, Morel Journel, 2014, Gualino, P 42.
14
→ Que les parties échangent leurs conclusions et leurs pièces,

→ que les mesures propres à l'établissement de la preuve soient menées en


présence des parties et de leurs conseils,

→ Que les débats soient eux mêmes contradictoirement menés,

→ Que la décision soit rendue en audience publique à une date


communiquée aux parties par le juge lors de la clôture des débats.

2-Le principe du double degré de juridiction

Le principe du double degré de juridiction a pour objectif d’amoindrir les


iniquités dont peuvent souffrir les justiciables, Il garantit l’examen de tous
les litiges par deux juridictions distinctes, appartenant à deux degré
différent.

L'affaire est examinée, En premier, par le tribunal de première instance,


Ensuite, si l'appel est interjeté, la même affaire est renvoyée devant la cour
d'appel. Cette cour dispose de la possibilité d'examiner aussi bien les
questions de droit que les questions de faits. Enfin, selon l’ordre de
juridiction, la Cour de cassation, a pour mission d’uniformiser la
jurisprudence, de régler les différentes interprétations de la loi, de
sanctionner la méconnaissance d’une règle de droit par les juges du fond.15

Quoique fondamental, ce principe ne reçoit pas application dans le cadre des


litiges portant sur des demandes dont la valeur est inférieure ou égale à
3000 DH. Ces derniers sont connus en premier et dernier ressort par les TPI.
Par conséquent, les jugements rendus ne sont connus que par une seule
juridiction de fond.16

Paragraphe2 : les principes de publicité et de motivation des décisions


judiciaire

1:la publicité

Les audiences tenues par les différentes juridictions sont, en principe,


ouvertes au public. Cette formalité vise à renforcer la confiance sur les
décisions judicaires et à garantir leur transparence. La publicité doit être
observée sous peine de nullité.
La publicité ne peut être écartée par les TPI qu’en la présence d’une
disposition expresse de la loi. C’est le président de la juridiction qui peut
déroger au principe de la publicité. Dans ce cas, les débats se déroulent à

15
Les institutions judicaire, Les principes fondamentaux de la Justice, Fricero, Natalie, 2018, Gualino, P 22.
16
Code de la Procédure Civile, art 13-14 précis, Jawad AMAHMOUL, édition 2009, Page 32.
15
huit clos, Par ailleurs, les Cours d’appel peuvent prononcer le huit clos s’il
considère que la publicité est dangereuse pour l’ordre où pour les mœurs.

En matière contentieuse, les décisions doivent être, rendues publiquement.


Cette formalité doit être observée même s’il était décidé que les débats se
déroulent à huit clos. En revanche, les décisions rendues en matière
gracieuse sont toujours prononcées dans une audience non disponible au
public.17

2 :L’obligation de motivation des décisions judiciaire :

Actuellement, la motivation des décisions judiciaire est constituée comme


une liberté fondamentale du justiciable, qui est déterminante pour le respect
de son droit à un procès équitable et qui tend à le protéger contre l’arbitraire
du juge.

La motivation a d’abord une fonction pédagogique : elle donne une


explication de la décision et doit démontrer l’impartialité de la juridiction.

En outre, la motivation permet à chaque justiciable d’apprécier l’opportunité


d’introduire une voie de recours, et met le juge d’appel où de cassation en
mesure d’exercer son contrôle sur les décisions des juridictions inférieures.18
Donc elle a aussi une fonction juridique.
En matière pénale, les jugements rendus par les tribunaux et les arrêts
rendus par les cours d'appel doivent contenir des "motifs", Ces derniers
doivent, en principe, permettre au justiciable de comprendre la décision
prise à son encontre par le juge pénal et sa condamnation.19
En matière civile, l’obligation de motivation des jugements répond à une
triple finalité.

 Ainsi, l'obligation de motivation de sa décision oblige le juge au


raisonnement juridique, c’est-à-dire à la confrontation de la règle de
droit applicable avec les faits de l'espèce.

 Elle constitue ensuite pour le justiciable la garantie que ses


prétentions et ses moyens ont été sérieusement et équitablement
examinés par le juge.
 Elle permet enfin au juge de justifier sa décision pour la soumettre au
contrôle des juridictions supérieures.20

17
Code de la Procédure Civile, art 13-14 précis, Jawad AMAHMOUL, édition 2009, Page 30.
18
L’obligation de motivation au service des magistrats, Art, Xavier Talon, 2006
19
L’obligation de motivation des décisions de justice par le juge pénal, Art, Maitre Anthony Bem, 2016
20
L’obligation de motivation des décisions de justice par le juge civil, Art, Maitre Anthony Bem, 2016
16
Section 2 :L’affirmation du droit à un procès équitable :
Depuis quelques années, les sources de la procédure pénale se sont
diversifiées, depuis l’adoption de la CESDH et du rôle du conseil
constitutionnel.
Classiquement, on distingue les sources internationales et les sources
nationales de la procédure pénale.
Ceux qui concernent les sources nationales, on trouve la constitution, la
procédure civile et la procédure pénale.

Paragraphe1 : Au niveau national :

Toute personne appelée à exercer une fonction juridictionnelle est tenue


aux devoirs de neutralité, d’objectivité, de réserve et d’indépendance.

Le tribunal dont le manque d’impartialité a été établi, ne peut en toutes


hypothèses, garantir un procès équitable aux personnes soumises à sa
juridiction.

Le procès équitable exige que ce dernier doive être transparent et


contradictoire à toutes les parties au procès, l’Article 301 du CPPM stipule
que l’instruction à l’audience et les débats sont publics a peine de nullité.

Dans le cadre de la procédure civile ; le juge ne tranche un litige qu’après


une libre discussion des prétentions et arguments de chacun des
adversaires. Ainsi que chaque partie à la possibilité de faire valoir son point
de vue, connaître et discuter les arguments et les preuves de son adversaire,
échanger avec lui les éléments et les pièces de son dossier, tout au long de la
PCM.

De plus, la constitution marocaine promulguée le 1 Juillet 2011 dans son


article 126 exige respectivement que les audiences des juridictions soient
publiques et que tout jugement soit prononcé en audience public. Ainsi,
selon l’article 300 du CPPM, la publicité est une formalité substantielle des
procédures d’audience dont le respect doit être mentionné à peine de nullité
dans les jugements.

Elle renferme les diverses propositions d’ordre procédural, elle proclame


des garanties essentielles telles que l’interdiction de toute accusation21, de
détention, punition, perquisition22 et vérification non conforme aux

21 Accusation : action en justice par laquelle on désigne comme coupable, devant un


tribunal.
22 Perquisition : fouille policière d’un domicile sur un ordre judiciaire.

17
conditions et formes prévues par la loi (Art 10), le secret de la
correspondance (art 11) et l’indépendance de la magistrature (art 82).

Paragraphe2 : Au niveau international :

Il faut compter Il faut compter avec les traités bilatéraux et internationaux.


On pense notamment à la CESDH, ratifié par la France en 1974, à laquelle
se sont ajoutés des protocoles additionnels. A l’avenir il faudra aussi
compter avec le droit de l’Union Européenne, qui va avoir une influence bien
plus grande avec le traité de Lisbonne, son objectif étant d’opérer un
rapprochement entre les procédures pénales des différents Etats membres,
d’améliorer la coopération policière et judiciaire, notamment pour les formes
de criminalité.

La CESDH est partie prenante de notre droit national, en sorte que les
juridictions françaises vont en appliquer les articles à l’occasion de la
procédure pénale française, mais l’originalité est également l’instauration
d’une juridiction supranationale.
Selon l’Article 5 de la CESDH, le droit à la sûreté et la présomption
d’innocence et en tirent un certain nombre de conséquence, en revanche
dans l’article 6 de la même convention, qu’on a le droit d’être un juge par un
tribunal indépendant et impartial, le droit de préparer sa défense, le droit
d’interroger ou de faire interroger un témoin à charge ou à décharge.

18
Conclusion
Le droit processuel a changé. Depuis l'époque où l'enseignement de cette
discipline se limitait à la comparaison des procédures administrative, civile
et pénale, un double mouvement de mondialisation et d'attraction du droit
du procès à la garantie des droits fondamentaux a fait apparaître un
nouveau droit processuel, entendu désormais comme le droit commun du
procès. Ce nouveau droit commun s'est construit autour d'un modèle, celui
du procès équitable. Issu des sources internationales, européennes et
constitutionnelles, ce modèle universel s'exporte vers les juridictions
internationales (notamment pénales), vers l'organe de règlement des
différends au sein de l'Organisation mondiale du commerce, vers les
juridictions nationales et vers les modes alternatifs de règlement des conflits.
De nouveaux principes directeurs apparaissent qui transcendent les
contentieux spécifiques et traduisent, dans le droit du procès, l'émergence
d'une démocratie procédurale, dans laquelle l'écoute, la confiance et la
proximité répondent, comme un écho, aux principes de dialogue, de
loyauté et de célérité dans le procès.

19
 OUVRAGES

• AMAHMOUL Jawad, «code de la procédure civile » Édition 2009

• ALBERTO Paoletti, « la juridictionnalisation de la libération conditionnelle en France »,


édition 2005

• BETTAHAR Touati, « L’ASSISTANCE JUDICIAIRE », première édition, office national des


travaux éducatifs, 2003

• CHRIST Moral- JOURNEL, « droit général » ; édition 2014

• Emmanuel JEULAND, » le droit processuel », édition 2003, Librairie générale de droit et de


jurisprudence.

• ESSAIUD Mohammed-Jalal, « le procès équitable dans le code de procédure pénale »,


édition 2008

• FRICERO, Natalie, « les institutions judiciaire, les principes fondamentaux de la justice »,


éditionv2018

• Guichard serge, droit processuel,droit fondamentaux du procès, Edition DALLOZ 2015.

• P. JIRRARI : Cour de la procédure pénale

 MÉMOIRES

• EL MRAHI Rajae, « l’indépendance du pouvoir judiciaire »

• La problématique de la jouissance du droit a un procès équitable, Prosper NTAHORWAMIYE,


2007
 LES REVUES

• MAITRE Anthony Bem : l’obligation de motivation des décisions de justice par le juge civil,
2016

• Le procès équitable et la protection juridictionnelle du citoyen, Actes du colloque organisé a


Bordeaux les 29 et 30 septembre 2000

 SITE INTERNET

• http://www.adala.justice.gov.ma

• https://www.dictionnairejuridique.com/

• https://www.etudier.com/

• http://www.maroc.ma/

 Les lois

• Décret royal portant loi n° 514-65 du 17 rejeb 1386 (1er novembre 1966) sur l'assistance
judiciaire.
20
• - la loi n° 42-10 portant organisation des juridictions de proximité et fixant leur compétence a
été révisée par la loi n°10-15

21
Table des matières
Introduction ………………………….…………………………………………4

Chapitre1: les droits concernant les justiciable…..…7


Section1 : l’accès au tribunal…………………………..………………….7
Paragraphe1 : l’égalité…………………………………………………………... 7
Paragraphe2 : l’assistance judiciaire…………………………………………8
Section2 : l’impartialité et l’indépendance du juge …………10
Paragraphe1 : l’impartialité du juge………………………………………..10
1- La récusation……………………………………………………………………11
2- La suspicion légitime…………………………………………………………12

Paragraphe2 : l’indépendance du juge……………………………………..13


Chapitre2 : le droit à un procès équitable………………15
Section1 : les principes gouvernent le procès
équitable………………………………………………………….………………….15
Paragraphe1: les principes du contradictoires et du double degré de
juridiction………………………………………………………………………………..15

1- Le principe de contradictoire………………………………………………15
2- Le principe du double degré de juridiction……………………………16

Paragraphe2:les principes de publicité et de motivation des décisions


judiciaire……………………………………………………………………16

1- La publicité………………………………………………………………………16
2- L’obligation de motivation………………………………………………….17

Section2 : L’affirmation du droit à un procès équitable…18


Paragraphe1 : au niveau national……………………………………………18
Paragraphe2 : au niveau international……………………………………19
Conclusion …………………………………………………………………………20

Bibliographie ………………………………………………….…………………21

22