Vous êtes sur la page 1sur 42

p131-chap04.fm Page 131 Vendredi, 24.

mars 2006 11:17 11

Les nombres
complexes

4
CHAPITRE

1. Forme
algébrique
2. Forme
trigonométrique
3. Forme
exponentielle
4. Équations
du 2nd degré
5. Nombres complexes
et transformations
p132-133-activites.fm Page 132 Vendredi, 24. mars 2006 11:20 11

Pourquoi avoir imaginé les complexes ?


Les ensembles de nombres
L’équation x – 1 = 0 admet une solution dans  .  
L’équation x + 1 = 0 n’admettant pas de solution dans  , on a cons-
truit un ensemble  dans lequel cette équation admet – 1 comme
solution.
L’équation 2x + 1 = 0 n’admettant pas de solution dans  , on a +1
construit un ensemble  dans lequel cette équation admet – 0 ,5
+5
comme solution.
L’équation 3x + 1 = 0 n’admettant pas de solution dans  , on a
–1
1 1
construit un ensemble  dans lequel cette équation admet – --- – 0,5 ––
3 3 2
comme solution.
L’équation x 2 = 2 n’admettant pas de solution dans  , on a cons- – 2
truit un ensemble  dans lequel cette équation admet – 2 et 2
comme solutions. x 2 = – 1 admet des
L’équation x 2 = – 1 n’admet pas de solution dans  . solutions

Imaginer un nouvel ensemble


Il n’existe pas de réel dont le carré est négatif. Pourtant, dès le
XVIe siècle, les algébristes italiens, dont CARDAN, n’hésitent pas à
utiliser la notation « racine carrée de – a », lorsque a est un
nombre réel strictement positif. Ils se rendent alors compte que
l’extraction de la racine carrée dans le cas d’un nombre négatif est
 
impossible. Pour manipuler ces nouveaux nombres appelés
« nombres impossibles », ils définissent des règles de calcul pro-
longeant les règles de calcul définies dans  .
En 1637, DESCARTES propose l’appellation « nombres imaginaires ».
Mais c’est GAUSS en 1831 qui, le premier, les nomme les nombres
complexes.
EULER déclare que la notation « racine carrée de – 1 » est absurde car
elle conduit à une contradiction par définition, et :
( – 1 )2 = – 1 × – 1 = ( – 1 )2 = 1 ,
en appliquant les propriétés sur les racines carrées. Il introduit donc la
notation i en 1777 et ce nombre vérifie i 2 = – 1 .
Et c’est à HAMILTON vers 1835 que l’on doit la construction moderne des
nombres complexes. Leur domaine d’application est considérable
aussi bien en mathématiques qu’en physique : aérodynamique,
mécanique des fluides, électronique, etc. © Haruyoshi Yamaquchi/CORBIS/SYGMA

À vous de jouer...
1 • Sachant que i 2 = – 1 et en utilisant les règles de calcul définies sur  , résoudre les équations :
a) z 2 = – 1 ; b) z 2 = – 4 .
2 • a) Montrer que z 2 – 2z + 2 = ( z – 1 ) 2 + 1 .
b) En déduire les solutions de l’équation z 2 – 2z + 2 = 0 .
c) En utilisant une méthode analogue à la question 2 b), résoudre l’équation z 2 – 4z + 13 = 0 .

132
p132-133-activites.fm Page 133 Vendredi, 24. mars 2006 11:20 11

Des arguments géométriques…


Le but de cette activité est de visualiser l’effet géométrique de l’addition et de la multiplication entre
deux nombres complexes.

1. les données, les notations…


Le plan est muni du repère orthonormé ( O ; i, j ) et on considère deux points M1 et M2 d’affixes respectives z1
et z2 , avec z 1 = x 1 + iy 1 et z 2 = x 2 + iy 2 , ( x 1 ; y 1 ) et ( x 2 ; y 2 ) étant deux couples de réels. On note alors :
• S et P les points d’affixes respectives zS et zP .
• m 1 = d ( O, M 1 ) et m 2 = d ( O, M 2 ) ainsi que a 1 = ( i, OM 1 ) ( 2 ) et a 2 = ( i, OM 2 ) ( 2 ) .
• Et puis, pour finir, m P = d ( O, M P ) et a P = ( i, OM P ) ( 2 ) .
Reste à introduire ce petit monde sur une page du logiciel GÉOPLAN, et à laisser opérer la magie…

2. GÉOPLAN et la géométrie…
Avant tout, on ouvre une nouvelle
figure du plan :
a) Autour des données
• Créer les points M1 et M2 .
 
(M1 et M2 sont à coordonnées entières, pour faciliter l’obser-
vation…)
• Créer les variables ( x 1 ; y 1 ) et ( x 2 ; y 2 ) comme étant les
coordonnées des points M1 et M2 .
b) Autour des résultats
• Créer les variables libres ( x S ; y S ) et ( x P ; y P ) , les coor-
données respectives des points S et P , à créer.
On crée d’abord les variables, car les points en dépendent.
• Créer les variables a1 et a2 qui se définissent par un calcul
algébrique, que voici ci-contre.
Puis on fait de même avec les variables m1 et m2 .
Pour ces variables, la fenêtre est un
peu différente :
Puis recommencer pour les variables
mP et aP .

3. On vous laisse les commandes…


• On crée deux commandes de touches Cm0 et Cm1, permettant l’affectation suivante des variables.
Pour Cm0, on affecte : x 1 + x 2 à xS . Pour Cm1, on affecte : x 1 x 2 – y 1 y 2 à xP
y 1 + y 2 à yS . x 1 y 2 + x 2 y 1 à yP
Ces touches de commande permettent d’affecter simultanément les calculs aux variables. D’où l’efficacité !
Voici comment elles se présentent…
a) Que représentent alors les points S et P ?
b) Faire varier les points M1 et M2 (en fai-
sant afficher toutes les variables numériques
déjà définies dans le menu Créer).
Quelle est la nature du quadrilatère
OM1MSM2 ? Prouver cette conjecture.
c) Quel lien existe-t-il entre les variables
m1 , m2 et mP ? Même question pour a1 ,
a2 et aP .
d) Que se passerait-il si les points M1 et M2 se trouvaient sur le cercle trigonométrique ?
e) En déduire des propriétés algébriques sur l’addition et la multiplication des nombres complexes.

133
p134-cours.fm Page 134 Vendredi, 24. mars 2006 11:21 11

1. Forme algébrique d’un nombre complexe


1. Définitions générales
Définition
Un nombre complexe est un élément de la forme x + iy , où x et y sont des réels et i est un
nombre vérifiant i 2 = – 1 . L’ensemble des nombres complexes est noté  .

Théorème (admis)
le cours

• Tout nombre complexe s’écrit de façon unique sous la forme x + iy , où x et y sont des réels.
Les nombres complexes

•  est muni d’une addition et d’une multiplication ; ces opérations prolongent celles de  et
les règles de calcul restent les mêmes.

Définition
Re ( z ) et Im ( z )
sont des nombres L’écriture x + iy (avec x ∈  et y ∈  ) d’un nombre complexe z est la forme algébrique
réels. d’un complexe. x est la partie réelle du nombre complexe z ; on la note Re ( z ) .
y est la partie imaginaire du nombre complexe z ; on la note Im ( z ) .

Exemple : Re ( 4 – 2i ) = 4 et Im ( 4 – 2i ) = – 2 .
Définition
Un nombre complexe de forme algébrique iy avec y ∈  est appelé imaginaire pur.

Théorème
Pour tout nombre complexe z :
Donc  ⊂  . • z est un réel si, et seulement si, Im ( z ) = 0 ;
• z est un imaginaire pur si, et seulement si, Re ( z ) = 0 .

Conséquence : Un nombre complexe est nul si, et seulement si, sa partie réelle et sa partie ima-
ginaire sont simultanément nulles.
Définition
Deux nombres complexes sont égaux si, et seulement si, ils ont la même partie réelle et la même
partie imaginaire.

2. Représentations géométriques d’un nombre complexe


Le plan est rapporté au repère orthonormal direct ( O ; u, v ) .
Soit z un nombre complexe de forme algébrique x + iy , où x et y sont des réels.
• M ( z ) est lu
« le point M a pour Définition
affixe z ».
• Le plan, muni d’un
À tout nombre complexe, z = x + iy est associé le point M du plan de coordonnées ( x ; y ) ,
repère orthonormal appelé image de z , et noté M ( z ) .
direct, dans lequel on À tout point M du plan de coordonnées ( x ; y ) est associé le complexe z = x + iy appelé
représente des
nombres complexes affixe du point M .
est appelé plan
complexe. Exemple :
La représentation graphique des points A , B et C d’affixes
respectives 3 + i , – 3i et – 1 est donnée ci-contre. A
v
Remarques : C O u
• Si x = Re ( z ) = 0 , alors z = iy , donc M ∈ ( O ; v ) .
L’axe des ordonnées est appelé axe des imaginaires purs. B
• Si y = Im ( z ) = 0 , alors z = x , donc M ∈ ( O ; u ) .
L’axe des abscisses est appelé axe des réels.

134
p135-applications.fm Page 135 Vendredi, 24. mars 2006 11:22 11

4
Les nombres complexes

Déterminer Re ( z ) et Im ( z )
• On considère les nombres complexes : • 2i2 n’est pas sous forme algébrique.

applications
3 + i ; – 4i ; 2i2 ; 0 ; – 2i 2 + 3 . 2i 2 = 2 ( – 1 ) = – 2 ,
Déterminer Re ( z ) et Im ( z ) . d’où Re ( – 2 ) = – 2 et Im ( – 2 ) = 0 .
• Re ( 0 ) = 0 et Im ( 0 ) = 0 .
0 est l’unique complexe qui est à la fois un réel et un imagi-
Solution naire pur.
• – 2i 2 + 3 = ( – 2 ) ( – 1 ) + 3 = 5 , d’où Re ( 5 ) = 5 et
• Re ( 3 + i ) = 3 et Im ( 3 + i ) = 1 . Im ( 5 ) = 0 .
• Re ( – 4i ) = 0 et Im ( – 4i ) = – 4 . c Exercice 1 p. 154

Établir un lien entre des points du plan et les complexes


• Dans le repère ( O ; u, v ) , on considère les points 2. On note z l’affixe d’un point M de  .
A ( – 2 ; 1 ) et B ( 0 ; 5 ) , et la droite  d’équation Si M ( x ; y ) ∈  , alors y = – x + 3 , donc :
y = –x + 3 . z = x + iy = x + i ( – x + 3 ) , avec x ∈  .
1. Déterminer les affixes des points A et B .
2. Déterminer l’affixe d’un point M appartenant
à .
On pourrait aussi écrire z = 3 – y + iy , avec y ∈  .
Ces deux formes algébriques caractérisent la même droite  .
Solution
1. On note zA et zB les affixes respectives de A et B .
On a z A = – 2 + i et z B = 5i . c Exercice 2 p. 154

Établir un lien entre géométrie et nombres complexes
A Placer les points A , B , C et D d’affixes respec- 2 – i2 = 2 – ( – 1 ) = 3
tives : B
1 – i 2 – 3i = 1 – ( – 1 ) – 3i
2 – i 2 ; 4i ; 1 – i 2 – 3i et 4i2 .
= 2 – 3i
4i 2 = – 4 . v
Solution D O u A
Pour placer les points, il faut que les affixes soient sous
leurs formes algébriques. C

B On considère le complexe :
z = x 2 + y 2 – 4 + i ( 2x + y + 1 ) ,
où x et y sont des nombres réels.
1. Déterminer l’ensemble  des nombres complexes
v
z tels que Z soit un réel, puis représenter  .
O u
2. Déterminer l’ensemble  des nombres complexes
B
z tels que Z soit un imaginaire pur, puis repré-
senter  . A

Solution 2. Z est un imaginaire pur si, et seulement si,


Re ( Z ) = 0 .
1. Z est un réel si, et seulement si, Im ( Z ) = 0 . Re ( Z ) = x 2 + y 2 – 4 . Z est un imaginaire pur si, et seule-
Or Im ( Z ) = 2x + y + 1 . ment si : x 2 + y 2 – 4 = 0 , soit x 2 + y 2 = 4 .
Donc  est la droite d’équation y = – 2x – 1 .  est le cercle de centre O d’affixe 0 et de rayon 2.
Les points A et B d’affixes respectives ( 1 – 3i ) et
( – i ) sont des points de  . c Exercice 3 p. 154

135
p136-cours.fm Page 136 Vendredi, 24. mars 2006 11:22 11

3. Opérations sur les nombres complexes et conjugués


Soit deux nombres complexes z et z′ de formes algébriques respectives x + iy et x′ + iy′ .

L’opposé de z noté ● Somme et produit : z + z′ = ( x + x′ ) + i ( y + y′ ) et zz′ = ( xx′ – yy′ ) + i ( xy′ + x′y ) .


– z est défini par
– z = – x – iy . Remarque : ( x + iy ) ( x – iy ) = x 2 – ( iy ) 2 = x 2 + y 2 . Donc ( x + iy ) ( x – iy ) ∈  + .

Démonstration p. 146 c ● Inverse : Tout nombre complexe non nul de forme algébrique x + iy (c’est-à-dire que
1 x –y
x ≠ 0 ou y ≠ 0 ) admet un inverse noté --- de forme algébrique ----------------
- + i ----------------
-.
z 2
x +y 2 x + y2
2
le cours
Les nombres complexes

z z 1
● Quotient : On définit le quotient noté ---- par ---- = z × ---- avec z′ ≠ 0 .
z′ z′ z′
Démonstration p. 146 c Conséquence : zz′ = 0 équivaut à z = 0 ou z′ = 0 .
Définition
On appelle conjugué du nombre complexe z = x + iy (avec x ∈  et y ∈  ) le nombre
complexe noté z de forme algébrique x – iy . On écrit z = x – iy .

Conséquences : z + z = 2Re ( z ) , z – z = 2i Im ( z ) .

4. Propriétés des conjugués


Conséquences de la définition du nombre conjugué :
• z est un réel si, et seulement si, z = z ;
z z est un réel • z est un imaginaire pur si, et seulement si, z = – z .
strictement positif si
z≠0 . Remarque : Pour tout complexe z = z et zz = ( x + iy ) ( x – iy ) = x 2 + y 2 .
Propriétés
Démonstration p. 146 c Pour tous nombres complexes z et z ′ et, pour tout entier naturel n , on a :
• z + z′ = z + z′ ; • zz′ = z × z ′ ; • zn = ( z )n .
z
• De plus, si z ′ ≠ 0 , alors ⎛ ----⎞ = ---- et ⎛ ----⎞ = ---- .
1 1 z
⎝ z ′⎠ z ′ ⎝ z ′⎠ z ′

1 z
Remarque : --- = ----- , avec z ≠ 0 .
z zz
Conséquence graphique : Les points M ( z ) et M 1 ( z ) sont –
symétriques par rapport à l’axe des abscisses. Les points M3(– z) M (z)
v
M ( z ) et M 2 ( – z ) sont symétriques par rapport à
l’origine O . O u
M2(– z) –
M1(z)

5. Affixes et géométrie
Définition
À tout vecteur u du plan de coordonnées ( x ; y ) est associé le complexe z = x + iy appelé
affixe du vecteur u .
u)
kz

Réciproquement, à tout nombre complexe z = x + iy , est associé le vecteur u ( x ; y ) .


u(
)

Propriétés
zu

+ z v)
u(

(z u Pour tout vecteur u et v d’affixes respectives zu , et zv :


u+v
v
• l’affixe du vecteur u + v est z u + z v ;
u v (z )
v • si k est un réel, l’affixe du vecteur ku est kzu .

136
p137-applications.fm Page 137 Vendredi, 24. mars 2006 11:25 11

4
Les nombres complexes

Utiliser des opérations sur les nombres complexes


• Déterminer les formes algébriques des nombres z 3 = 2 – 4i – i + 2i 2 = 2 – 5i – 2 = – 5i ;

applications
complexes : z 1 = ( 2 – 6i ) – 3 ( 2 – 2i ) ; z 4 = 1 + 2i + i 2 = 1 + 2i – 1 = 2i ;
z 2 = ( 2 – 6i ) – i ( 2 – 2i ) ; z 3 = ( 2 – i ) ( 1 – 2i ) ; 2(2 + i) 4 + 2i 4 + 2i 4 2
z 5 = ------------------------------- = -------------- = -------------- = --- + --- i ;
2 1+i (2 – i)(2 + i) 4 + 1 5 5 5
z4 = ( 1 + i ) 2 ;
z 5 = ---------- et z 6 = -------------- .
2–i 1 – 3i ( 1 + i ) ( 1 + 3i ) 1 + 3i + i + 3i 2 1 + 4i – 3
z 6 = -------------------------------------- = ------------------------------------ = -----------------------
Parmi les complexes précédents, y a-t-il des réels ? ( 1 – 3i ) ( 1 + 3i ) 1+9 10
Des imaginaires purs ?
1 2
= – --- + --- i .
5 5
Solution z1 est un réel ; z2 , z3 et z4 sont des imaginaires purs.
z 1 = 2 – 6i – 6 + 6i = – 4 ;
z 2 = 2 – 6i – 2i + 2i 2 = 2 – 8i – 2 = – 8i ; c Exercice 4 p. 154

Déterminer le conjugué d’un nombre complexe


A Déterminer le conjugué des nombres complexes
suivants : Solution
z 1 = – 2i ; z 2 = – i ( 3 + 3i ) ; z 1 = 2i ; z 2 = ( – i ) ( 3 + 3i ) = i ( 3 – 3i ) ;
i 4 z 3 = ( 5 + 2i ) 7 = ( 5 + 2i ) 7 = ( 5 – 2i ) 7 ;
z 3 = ( 5 + 2i ) 7 ; z 4 = ---------- + -------------- . i 4 –i 4
i – 2 6 + 3i z 4 = ---------- + -------------- = --------------- + -------------- .
i – 2 6 + 3i – i – 2 6 – 3i
Soit les complexes :
B Solution
1 – 3i 1 + 3i
z 1 = -------------- et z 2 = -------------- . On remarque que z 2 = z 1 , donc z 1 + z 2 = 2Re ( z 1 ) .
2 + 4i 2 – 4i
Que peut-on dire, sans calcul, de : On en déduit que z 1 + z 2 ∈  .
z 1 – z 2 = 2iIm ( z 1 ) . On en déduit que z 1 – z 2 est un
z 1 + z 2 et z 1 – z 2 ? imaginaire pur.
c Exercice 5 p. 154

Résoudre une équation dans C


• Résoudre dans C les équations suivantes d’inconnue 1 + iz
complexe z : b) ------------- = 1 + i équivaut à 1 + iz = ( z + i ) ( 1 + i ) ,
1 + iz z+i
a) iz – 2i = ( 2 – i )z + 1 ; b) -------------- = 1 + i ; avec z ≠ i , soit à 1 + iz = z + iz + i – 1 ; d’où
z+i
c) iz + 2z = 2i – 3 . iz – z – iz = i – 1 – 1 , donc – z = i – 2 soit z = 2 – i .
Comme 2 – i ≠ – i , alors S = { 2 – i } .
c) On pose z = x + iy , avec x et y réels.
Solution En remplaçant cette écriture dans l’équation donnée, on
obtient :
a) iz – 2i = ( 2 – i )z + 1 équivaut à : i ( x + iy ) + 2 ( x – iy ) = 2i – 3
z ( i – 2 + i ) = 1 + 2i 2x – y + i ( x – 2y ) = – 3 + 2i .
1 + 2i Cette égalité est équivalente au système :
soit z ( – 2 + 2i ) = 1 + 2i , d’où z = ------------------ .
– 2 + 2i
On cherche la solution sous sa forme algébrique. ⎧ x = – 8---
⎧ 2x – y = – 3 ⎪ 3
( 1 + 2i ) ( – 2 – 2i ) – 2 – 2i – 4i + 4 ⎨ soit ⎨
z = ----------------------------------------------- = -------------------------------------- ⎩ x – 2y = 2 ⎪ y = – 7--- .
( – 2 + 2i ) ( – 2 – 2i ) 4+4 ⎩ 3
2 – 6i 1 3 ⎧1 3 ⎫ ⎧ 8 7 ⎫
z = -------------- = --- – --- i . Donc S = ⎨ --- – --- i ⎬ . Donc S = ⎨ – --- – --- i ⎬ .
8 4 4 ⎩4 4 ⎭ ⎩ 3 3 ⎭ c Exercice 6 p. 154


137
p138-cours.fm Page 138 Vendredi, 24. mars 2006 11:30 11

● Affixe d’un vecteur, affixe d’un barycentre


Propriété Affixe d’un vecteur, d’un barycentre
Soit deux points A et B du plan complexe admettant pour affixes respectives zA et zB .
• L’affixe du vecteur AB est z B – z A .
1
• L’affixe du milieu I de [ AB ] noté zI est z I = --- ( z B + z A ) .
Démonstration p. 149 c 2
• Si G est le barycentre du système pondéré { ( A, a ) ; ( B, b ) ; ( C, c ) } avec a + b + c ≠ 0 ,
az A + bz B + cz C
alors l’affixe zG du barycentre G est z G = --------------------------------------
- .
a+b+c
le cours

On note :
Les nombres complexes

n Remarque : si G est le barycentre du système pondéré :


∑ i zA i
{ ( A 1,  1 ) ; ( A 2,  2 ) ; … ( A n,  n ) }
=1
z G = i----------------------
- .
n n 1 z A + 2 z A + … + n z A
∑ i
avec ∑  i ≠ 0 , alors z G = ---------------------------------------------------------------------
1 2 n
.
i=1 1 + 2 + … + n
i=1

2. Forme trigonométrique d’un nombre complexe non nul


Le plan complexe est rapporté au repère orthonormal direct ( O ; u, v ) .
1. Module et argument d’un nombre complexe non nul
Pour tout point M distinct de O , on peut donner les coordonnées cartésiennes ( x ; y ) ou les
coordonnées polaires ( r ;  ) avec r > 0 et  = ( u ; O M ) [ 2  ] .
Définition
Soit z un nombre complexe non nul, M le point d’affixe z et ( r ;  ) , r > 0 un couple de
On note : coordonnées polaires de M . Alors :
 = arg ( z ) [ 2 ] . • r est le module de z et on le note z ;
•  est un argument de z et on le note arg ( z ) . Il est défini à 2k près.

● Correspondances des écritures


Point de vue algébrique Point de vue géométrique
z z = x 2 + y 2 , donc
zz = z 2 . z = r = x2 + y2 z = r = OM
y M
⎧ cos  = --x
⎪ r arg ( z ) =  r
 = arg ( z ) [ 2 ] , ⎨ v θ
= (u ; OM ) [2]
⎪ sin  = --y O u x
⎩ r

● Configuration de base
Pour tout complexe z non nul, on considère les –
M4(– z) M1(z)
points M1 , M2 , M3 et M4 d’affixes respectives :
z , z ; – z et – z .
Comme OM 1 = OM 2 = OM 3 = OM 4 , on en
déduit : O
z = z = –z = –z .
• arg ( z ) = – arg ( z ) [ 2 ] ; M3(– z) –
M2(z)
• arg ( – z ) =  + arg ( z ) [ 2 ] ;
• arg ( – z ) =  – arg ( z ) [ 2 ] .

138
p139-applications.fm Page 139 Vendredi, 24. mars 2006 1:15 13

4
Les nombres complexes

Utiliser les affixes de points et de vecteurs


• Le plan est rapporté au repère orthonormal direct AB = DC , donc ABCD est un parallélogramme.

applications
( O ; u, v ) . Soit les points A , B , C et D d’affixes :
⎛ 3--- i + 1 – 3--- i⎞
3 1 3 1 ⎝2 2 ⎠ 1
z A = --- i , z B = 2 + --- i , z C = 1 – --- i et z D = – 1 – --- i . 2. L’affixe du point I est z I = ----------------------------------- = --- .
2 2 2 2 2 2
1. Déterminer les affixes des vecteurs AB et DC . 3. L’affixe du point G est :
Que peut-on en déduire ?
2 ⎛ --- i⎞ – ⎛ 2 + --- i⎞ + 2 ⎛ 1 – --- i⎞
3 1 3
2. Déterminer l’affixe du milieu I de [ AC ] . ⎝2 ⎠ ⎝ 2 ⎠ ⎝ 2 ⎠ 1
3. Déterminer l’affixe du point G , barycentre du sys- z G = --------------------------------------------------------------------------- , soit z G = – --- i .
2–1+2 6
tème pondéré { ( A, 2 ) ; ( B, – 1 ) ; ( C, 2 ) } et mon-
3 3 1
trer que G est l’isobarycentre des points A , C et D . z A + z C + z D --2- i + 1 – --2- i – 1 – --2- i 1
----------------------------- = --------------------------------------------------- = – --- i = z G .
Solution 3 3 6
Donc G est l’isobarycentre des points A , C et D .
1. AB ⎛⎝ 2 + --- i – --- i⎞⎠ , d’où AB ( 2 – i ) ;
1 3 On remarque que le point I est sur l’axe des abscisses et que
2 2 le point G appartient à l’axe des ordonnées.
DC ⎛ 1 – --- i + 1 + --- i⎞ , d’où DC ( 2 – i ) .
3 1
⎝ 2 2 ⎠ c Exercices 7 à 9 p. 154


Déterminer le module et un argument d’un nombre complexe
• 1. Déterminer graphiquement le module et un argu- • z6 = 3+i = 32 + 12 = 4 = 2 .
ment des nombres complexes suivants :
3 + i = 2 ⎛ ------- + i ---⎞ .
3 1
De plus,
z 1 = 4i , z 2 = – 2 , z 3 = – i et z 4 = 3 . ⎝ 2 2⎠
2. Déterminer par le calcul le module et un argument 3 1 
Or cos  = ------- et sin  = --- pour  = ---- [ 2 ] .
des nombres complexes : z 5 = 1 – i et z 6 = 3 + i . 2 2 6
3. En utilisant les résultats précédents, déterminer le Conclusion :
module et un argument des nombres complexes :
⎧1–i = 2 ⎧ 3+i =2
a) 1 + i ; b) – 1 + i ; c) 3 – i ; d) – 3 + i . ⎪ ⎪
⎨  ⎨ 
Solution ⎪ arg ( 1 – i ) = – ---- [ 2 ] ⎪ arg ( 3 + i ) = ---- [ 2 ] .
M1(4i) ⎩ 4 ⎩ 6
1. Dans le plan rapporté
au repère orthonormal ⎧1+i = 2
direct ( O ; u, v ) , on ⎪
3. a) 1 + i = 1 – i = z 5 , d’où ⎨ 
place les points M1 à M2(– 2) v M4(3) ⎪ arg ( 1 + i ) = ---- [ 2 ] .
M4 . ⎩ 4
O u
On lit les coordonnées M3(– i)
polaires : b) – 1 + i = – ( 1 – i ) = – z 5 , d’où :
 
M 1 ⎛ 4 ; ----⎞ ; M 2 ( 2 ;  ) ; M 3 ⎛ 1 ; – ----⎞ et M 4 ( 3 ; 0 ) . ⎧ –1 + i = 2
⎝ 2⎠ ⎝ 2⎠ ⎪
⎨  3
⎧ 4i = 4 ⎪ arg ( – 1 + i ) =  – ---- = ------- [ 2 ] .
⎩ 4 4
⎪ ⎧ –2 = 2
Donc : ⎨  ⎨
⎪ arg ( 4i ) = ---
2
- [ 2 ] ⎩ arg ( – 2 ) =  [ 2 ] ⎧ 3–i =2
⎩ ⎪
c) 3 – i = z 6 , d’où ⎨ 
⎧ –i = 1 ⎪ arg ( 3 – i ) = – ---- [ 2 ] .
⎪ ⎧3 =3 ⎩ 6
⎨  ⎨
- [ 2 ] ⎩ arg ( 3 ) = 0 [ 2 ]
⎪ arg ( – i ) = – ---
⎩ 2 d) – 3 + i = – 3 + i = – z 6 , d’où :
2. • z 5 = 1 – i = 1 2 + ( – 1 ) 2 = 2 . ⎧– 3+i =2

De plus, 1 – i = 2 ⎛ ------- – i -------⎞ .
2 2 ⎨  5
⎝ 2 2⎠ ⎪ arg ( – 3 + i ) =  – ---- = ------- [ 2 ].
⎩ 6 6
2 2 
Or cos  = ------- et sin  = – ------- pour  = – ---- [ 2 ] . c Exercice 10 p. 154
2 2 4


139
p140-cours.fm Page 140 Vendredi, 24. mars 2006 11:33 11

2. Forme trigonométrique d’un nombre complexe non nul


Pour tout nombre complexe non nul de forme algébrique z = x + iy , on a :
r = x 2 + y 2 > 0 , donc z = r ⎛ -- + i --⎞ = r ( cos  + i sin  ) .
x y
⎝r r⎠
Définition
Soit z un nombre complexe non nul. L’écriture z = r ( cos  + i sin  ) , avec r = z et
Pour z = 0 , on a  = arg ( z ) [ 2 ] , est appelée forme trigonométrique de z .
r = 0 ; mais  n’est
pas défini, donc 0 n’a  
pas de forme Attention : z = – 3 ⎛ cos ---- + i sin ----⎞ n’est pas une forme trigonométrique (il y a un signe ) !
trigonométrique. ⎝ 4 4⎠
le cours
Les nombres complexes

La forme trigonométrique de z serait 3 ⎛ cos ------- + i sin -------⎞ .


5 5
⎝ 4 4⎠
Égalité de deux complexes
Démonstration p. 147 c Les complexes z = r ( cos  + i sin  ) et z ′ = r ′ ( cos  ′ + i sin  ′ ) , avec r > 0 et
r ′ > 0 , sont égaux si, et seulement si :
⎧ r = r′

⎩  =  ′ + 2k, k ∈  .

Démonstration p. 147 c Théorème


Soit z = r ( cos  + i sin  ) et z ′ = r ′ ( cos  ′ + i sin  ′ ) deux nombres complexes.
• zz ′ = rr ′ ( cos (  +  ′ ) + i sin (  +  ′ ) ) ;
1 1 z r
1 • ---- = --- ( cos ( –  ′ ) + i sin ( –  ′ ) ) et ---- = ---- ( cos (  –  ′ ) + i sin (  –  ′ ) ) lorsque z′ ≠ 0 .
arg --z- = arg z [ 2 ]. z′ r z′ r′

Quels que soient deux nombres complexes non nuls z et z′ , on a :


Opération Produit Puissance Inverse Quotient
1
1 = ---- z
Module z × z′ = z × z′ zn = z n ; n ∈ Z --- - ; z≠0 z
---- = ------
- ; z′ ≠ 0
z z z′ z′

arg ⎛ ----⎞ = arg z – arg z′ [ 2 ]


z
arg ⎛ ---⎞ = – arg z [ 2 ]
arg ( zz′ ) = arg z + arg z′ [ 2 ] 1
Argument arg ( z n ) = n arg z [ 2 ]
⎝ z⎠ ⎝ z′⎠

3. Lien avec la géométrie


zA , zB , zC et zD sont quatre complexes distincts, d’images A , B , C et D dans le plan
complexe.

● Distance et angle
• z B – z A = AB et arg ( z B – z A ) = ( u ; A B ) ;
zB – zC
- et arg ⎛ -----------------⎞ = ( CA ; C B ) [ 2  ] .
Démonstration p. 148 c z B – z C CB
• - = -------
---------------- ⎝ z A – z C⎠
z A – z C CA
Conséquences : zB – zC
Cette propriété est • Les points A , B et C sont alignés si, et seulement si, arg ⎛ -----------------⎞ = 0 [  ] .
essentielle pour ⎝ z A – z C⎠
déterminer la nature zD – zC 
d’un triangle ou un • Les droites ( AB ) et ( CD ) sont perpendiculaires si, et seulement si, arg ⎛ -----------------⎞ = ---- [  ] .
alignement de points. ⎝ zB – z A⎠ 2

● Caractérisation des cercles et médiatrices


• cercle  de centre  (  ) et de rayon R : • médiatrice  de [ AB ] :
M (z) ∈  ⇔ M = R M ( z ) ∈  ⇔ MA = MB
M (z) ∈  ⇔ z –  = R . M ( z ) ∈  ⇔ z – z A = z – zB .

140
p141-applications.fm Page 141 Vendredi, 24. mars 2006 11:34 11

4
Les nombres complexes

Déterminer la forme trigonométrique d’un nombre complexe


• Déterminer la forme trigonométrique des
– 1 + 3i = ( – 1 ) 2 + 3 2 = 4 = 2

applications
nombres complexes : i et – 1 + 3i . •

et – 1 + 3i = 2 ⎛ – --- + i -------⎞ = 2 ⎛ cos ------- + i sin -------⎞ .


1 3 2 2
Solution ⎝ 2 2⎠ ⎝ 3 3⎠
⎧i =1 La forme trigonométrique de – 1 + 3i est :

• Comme ⎨  , la forme trigo-
2 ⎛ cos ------- + i sin -------⎞ .
2 2
⎪ arg ( i ) = ---
2
- [ 2 ] ⎝ 3 3⎠

 
nométrique de i est cos ---- + i sin ---- . c Exercice 11 p. 154
2 2

Utiliser les propriétés sur les modules et les arguments


• Donner le module et un argument du complexe : ⎧z =1
  ⎛ ⎞ ⎛ ⎞ ⎪
z = cos ---- – i sin ---- , Donc z = cos – ---- + i sin – ---- , d’où ⎨ 
⎝ 6⎠ ⎝ 6⎠
6 6 ⎪ arg ( z ) = – ---
6
- [ 2 ]
et en déduire le module et un argument de ⎩
z 1 = – 3z . ⎧ –3 = 3

⎩ arg ( – 3 ) =  [ 2 ] .
Solution On en déduit que :
  ⎧ z1 = 1 × 3 ⎧ z1 = 3
L’écriture ⎛ cos ---- – ⎛ i sin ----⎞ ⎞ n’est pas une ⎪ ⎪
⎝ 6 ⎝ 6⎠⎠
⎨  soit ⎨ 5
forme trigonométrique, mais : ⎪ arg ( z 1 ) =  – ---
- ⎪ arg ( z 1 ) = ------
- [ 2 ] .
⎩ 6 ⎩ 6
   
cos ⎛ – ----⎞ = cos ---- et sin ⎛ – ----⎞ = – sin ---- .
⎝ 6⎠ 6 ⎝ 6⎠ 6 c Exercice 9 p. 154


Étudier la nature d’une configuration


• Le plan est rapporté au repère orthonormal Solution
direct ( O ; u, v ) . A 3 zB – zC – 1 – i 3 – 2 ( – 3 – i 3 )2
Soit les points - = -------------------------------- = -------------------------------------------------------
----------------
A , B et C z A – zC – 1 + i 3 – 2 ( – 3 + i 3 ) ( – 3 – i 3 )
d’affixes : v
z B – z C 9 + 6i 3 – 3 1 3
zA = – 1 + i 3 ; O u C - = ------------------------------- = --- + i -------
----------------
z A – zC 9+3 2 2
zB = – 1 – i 3 ; ⎧ zB – zC
zC = 2 . – 3 ⎪ ----------------- = 1
B ⎪ z A – zC
Donner la forme trigonométrique du complexe : ⎨ soit géométriquement :
⎪ ⎛ z B – z C⎞ 
zB – zC - = ---- [ 2 ]
⎪ arg ⎝ ----------------
-----------------
-, z A – z C⎠ 3
zA – zC ⎩
puis en déduire la nature du triangle ABC . ⎧ CB
-------- = 1 ⎧ CB = CA
⎪ CA ⎪
⎨ ou ⎨ 
⎪ ( CA ; C B ) = 
---- [ 2  ] ⎪ ( CA ; C B ) = ---
3
- [2] .
⎩ 3 ⎩
c Exercice 12 p. 154 Conclusion : ABC est un triangle équilatéral.

141
p142-cours.fm Page 142 Vendredi, 24. mars 2006 11:34 11

3. Forme exponentielle d’un nombre complexe


La fonction f , définie sur  par f (  ) = cos  + i sin  et à valeurs dans  , vérifie :
• pour tous réels  et  ′ , f (  +  ′ ) = f (  ) f (  ′ ) ;
• les fonctions cosinus et sinus étant dérivables sur  , en prolongeant les propriétés de la
dérivation, on obtient :
f ′ (  ) = – sin  + i cos  = i ( cos  + i sin  ) = i f (  ) .
Par analogie avec la définition de la fonction exponentielle, on adopte la définition suivante.
le cours
Les nombres complexes

Définition
Pour tout réel  , e i  = cos  + i sin  .
ei = 1 et
arg ( e i  ) =  [ 2 ] .
Exemples fondamentaux :
 
i ---- – i ----
e i0 = 1 ; e i = – 1 ; e 2 =i et e 2 = –i .

Définition
Tout nombre complexe z non nul, de module r et d’argument  , s’écrit z = re i  ; cette écri-
ture est la forme exponentielle de z .

Exemple :
La forme exponentielle de z = 2 – 2i 3 est :

z = 4 ⎛ --- – ---------⎞
1 i 3
⎝2 2 ⎠
– –
= 4 ⎛ cos -------- + i sin --------⎞
⎝ 3 3 ⎠
i
– ------
= 4e 3 .
Règle de calcul
Pour tous réels r > 0 ; r′ > 0 ,  et  ′ , on a :
1 re i  r
• re i  × r ′e i  ′ = rr ′e i (  +  ′ ) ; • ------ = e– i = ei ; -′ = ---- e i (  –  ′ ) .
• ------------
ei r ′e i  r′

Exemple : 
i ----
La forme exponentielle du complexe z = – 3ie 4 est :
   
i ---- – i ---- i ---- – i ----
– 3ie 4 =3× e 2e 4 = 3e 4 .
Démonstration p. 148 c
Formule d’Euler
ei + e– i ei – e– i
Pour tout réel  , cos  = ----------------------- et sin  = ---------------------- .
2 2i

● Équation paramétrique d’un cercle du plan complexe

Soit  un cercle de centre  d’affixe  et de rayon r . 


Un point M d’affixe z appartient à  si et seulement s’il r
existe  ∈ ] –  ;  ] tel que :
z =  + re i  .
v
Cette égalité étant appelée équation paramétrique complexe O u
d’un cercle.

142
p143-applications.fm Page 143 Vendredi, 24. mars 2006 11:35 11

4
Les nombres complexes

Mettre sous forme exponentielle


• 1. Écrire sous forme exponentielle les nombres : z2 = 9 + 3 = 2 3

applications
z 1 = – 2 + 2i et z 2 = – 3 – 3i .
z 2 = 2 3 ⎛ – ------- – --- i⎞ = 2 3 ⎛ cos ------- + i sin -------⎞ .
3 1 7 7
2. En déduire la forme exponentielle de z 1 z 2 . ⎝ 2 2 ⎠ ⎝ 6 6⎠
i ⎛ -------⎞
7
Solution Donc z 2 = 2 3e
⎝ 6⎠
.
1. z 1 = 4 + 4 = 2 2
i ⎛ -------⎞ i ⎛ -------⎞
3 7

z 1 = 2 2 ⎛ – ------- + i -------⎞ = 2 2 ⎛ cos ------- + i sin -------⎞ .


2 2 3 3 2. z 1 z 2 = 2 2e ⎝ 4⎠
× 2 3e
⎝ 6⎠

⎝ 2 2⎠ ⎝ 4 4⎠ 23 i
i ---------- – ------
= 4 6e 12 = 4 6e 12 .
i ⎛ -------⎞
3
⎝ 4⎠
Donc z 1 = 2 2e . c Exercice 13 p. 154


Utiliser les différentes formes des complexes
• On considère les complexes : 2. z 1 = 6 + 2 = 2 2 ; par suite :
z 1 = 6 – i 2 et z 2 = 2 – 2i . 
–i ----
z 1 = 2 2 ⎛ ------- – --- i⎞ = 2 2e
3 1 6 .
z ⎝ 2 2 ⎠
1. Écrire sous forme algébrique ----1- .
z2 z 2 = 4 + 4 = 2 2 ; par suite :
z 
2. Écrire sous forme exponentielle z1 , z2 et ----1- . –i ----
z 2 = 2 2 ⎛ ------- – i -------⎞ = 2 2e
z2 2 2 4 .
3. En déduire les valeurs exactes de : ⎝ 2 2⎠
  
cos ------ et sin ------ . – i ---- 
z 2 2e 6 i ----
12 12 D’où : ----1 = ----------------------- = e 2 .
z2 – i ----
2 2e 4
Solution
z  
3. Donc ----1 = cos ------ + i sin ------ .
z ( 6 – i 2 ) ( 2 + 2i ) z2 12 12
1. ----1 = ----------------------------------------------
z2 ( 2 – 2i ) ( 2 + 2i ) ⎧ 
⎪ cos ----- 6+ 2
- = --------------------
2 6 + 2 6i – 2 2i + 2 2
= ----------------------------------------------------------------- En identifiant partie réelle ⎪ 12 4
4+4 ⎨
et partie imaginaire : ⎪  6– 2
6 + 2 ⎛ 6 – 2⎞ - = -------------------- .
⎪ sin -----
= -------------------- + i -------------------- . ⎩ 12 4
4 ⎝ 4 ⎠

Utiliser les formules d’Euler
• Soit le complexe z = 1 + e i  . 
 i 
---
Déterminer le module et un argument de z lorsque : Ainsi z = 2 cos --- × e = 2 cos --- .
2
2 2
a)  ∈ ] 0 ;  [ ; b)  ∈ ]  ; 2  [ .
 
a) Si  ∈ ] 0 ;  [ , alors --- ∈ 0 ; ---- .
2 2
Solution
 
 Donc cos --- > 0 , d’où z = 2 cos --- .
i --- ⎛ 1 ei ⎞ 2 2
z=e 2 --------
⎜  + --------⎟ 
⎜ i --2- i ---⎟ Par suite, arg z = --- [ 2 ] .
⎝ e e 2⎠ Cette méthode est appelée 2
parfois « méthode de l’arc-moitié ».  
 
i --- ⎛ – i ---

i ---⎞ b) Si  ∈ ]  ; 2  [ , alors --- ∈ ---- ;  .
=e 2⎝e 2 + e 2⎠ . 2 2
 
  Donc cos --- < 0 , d’où z = – 2 cos --- .
i --- – i ---  2 2
D’après les formules d’Euler, e 2 +e 2 = 2 cos --- .  i i  

2 Par suite, z = – 2 cos --- e e = – 2 cos --- e i (  +  ) .
 i --- 2 2
D’où z = 2 cos --- e 2 . Donc arg ( z ) =  +  [ 2 ] . c Exercice 14 p. 154
2


143
p144-cours.fm Page 144 Vendredi, 24. mars 2006 11:35 11

4. Équations du second degré


On considère l’équation az 2 + bz + c = 0 , où a , b et c sont des réels et a ≠ 0 et l’on pose
f ( z ) = az 2 + bz + c ; la forme canonique de f ( z ) est :
b 2 
f ( z ) = a ⎛ z + ------⎞ – ------ , avec  = b 2 – 4ac .
⎝ 2a⎠ 4a
• Si   0 , on est dans le cas étudié en Première S.
b 2 ( i –  )2
Il n’y a pas de relation • Si  < 0 , alors –  > 0 et  = ( i –  ) 2 , donc f ( z ) = a ⎛ z + ------⎞ – --------------------- .
⎝ 2a⎠
le cours

4a
Les nombres complexes

d’ordre sur les


nombres complexes.
– –
En factorisant, on obtient f ( z ) = a ⎛ z + ------ + i ------------⎞ ⎛ z + ------ – i ------------⎞ .
Donc on ne peut pas
b b
utiliser d’inégalités ⎝ 2a 2a ⎠ ⎝ 2a 2a ⎠
avec les complexes.
–b – i – –b + i –
Par suite, f ( z ) = 0 équivaut à z = --------------------------- ou z = --------------------------- .
2a 2a
Propriété
Soit l’équation az 2 + bz + c = 0 , d’inconnue z , où a , b et c sont des réels et a ≠ 0 .
Le discriminant de cette équation du second degré est  = b 2 – 4ac .
• Si  > 0 , l’équation admet deux solutions réelles distinctes :
–b –  –b + 
z 1 = --------------------- ou z 2 = --------------------- ;
2a 2a
–b
• Si  = 0 , l’équation admet une solution réelle double z 0 = ------- ;
2a
• Si  < 0 , l’équation admet deux solutions complexes conjuguées distinctes :
–b – i – –b + i –
z 1 = --------------------------- ou z 2 = --------------------------- .
2a 2a

Remarque : Pour tout complexe z , az 2 + bz + c = a ( z – z 1 ) ( z – z 2 ) avec a ≠ 0 .

5. Nombres complexes et transformations


Soit F une transformation du plan dans le plan qui à tout point M associe le point M′ . On lui
associe une fonction f de  dans  qui à un complexe z , affixe du point M , associe le
complexe z′ , affixe du point M′ . z′ = f ( z ) est l’écriture complexe de la transformation F .

Démonstration p. 148 c
Transformations et
Définition géométrique Écriture complexe associée
éléments caractéristiques
M' T est la translation de T ( M ) = M′ équivaut à : u est un vecteur d’affixe b
M vecteur u
u MM′ = u . z′ = z + b

H est l’homothétie de centre H ( M ) = M′ équivaut à :  est un point d’affixe 


M
M'  et de rapport k non nul  M′ = k  M . z′ –  = k ( z –  )

M' R est la rotation de centre  Pour M ≠  , R ( M ) = M′ équivaut à :  est un point d’affixe 


et d’angle  ⎧  M′ =  M z′ –  = e i  ( z –  )

M ⎩(M ; M′) =  [2]

Réciproquement, toute transformation plane d’écriture complexe z′ = az + b , avec a ≠ 0 , est :


• une translation de vecteur • une homothétie de rap- • une rotation d’angle arg a si
u ( b ) si a = 1 . port a si a ∈ *\ { 1 } . a = 1 (et a ≠ 1 ).

144
p145-applications.fm Page 145 Vendredi, 24. mars 2006 1:20 13

4
Les nombres complexes

Résoudre une équation de second degré


• Résoudre dans C les équations suivantes : • Le discriminant de l’équation ( 2 ) est :

applications
z 2 + 4z + 20 = 0 ( 1 ) et z 2 – 2 2z + 4 = 0 ( 2 ) .  = 4 × 2 – 4 × 4 = – 8 = ( 2 2i ) 2 .
Donc l’équation ( 2 ) admet deux solutions complexes
conjuguées :
Solution
• Le discriminant de l’équation ( 1 ) est : z 1 = 2 – 2i et z 2 = 2 + 2i .
 = 4 2 – 4 × 20 = – 64 = ( 8i ) 2 . S = { 2 – 2i ; 2 + 2i }
Donc l’équation ( 1 ) admet deux solutions complexes
conjuguées : z 1 = – 2 – 4i et z 2 = – 2 + 4i .
S = { – 2 – 4i ; – 2 + 4i } . c Exercice 15 p. 154


Utiliser les écritures complexes des transformations
• Le plan complexe est rap- Solution
porté au repère orthonor- C a) On note z et z′ les affixes respectives de M et de
mal ( O ; u, v ) .
On considère les points A
h ( M ) . L’écriture complexe de h est :
et B d’affixes : z′ – ( 1 + i ) = – 3 ( z – ( 1 + i ) ) .
z A = 1 + i et z B = 2 – i . Cette relation permet de calculer l’affixe du point
Déterminer l’affixe : C = h ( B ) . z C = – 3 ( ( 2 – i ) – ( 1 + i ) ) + ( 1 + i ) , d’où :
a) du point C , image du z C = – 3 ( 1 – 2i ) + 1 + i , soit z C = – 2 + 7i .
point B par l’homothétie A
h de centre A et de v b) z et z′ sont les affixes respectives de M et de r ( M ) .
rapport – 3 ; O u L’écriture complexe de r est :
B 
b) du point D , image du i ----
z′ – ( 2 – i ) = e 2 ( z – ( 2 – i ) ) .
point A par la rotation r D
 Cette relation permet de calculer l’affixe du point
de centre B et d’angle ---- . D = r ( A ) : z D = i ( 1 + i – 2 + i ) + 2 – i = – 2i .
2
c Exercice 16 p. 154

Reconnaître une transformation
• Le plan complexe est rapporté au repère orthonormal On pose Z = – iz – i – 3 – 1 + i , soit Z = – iz – 4 .
direct ( O ; u, v ) . 
r est la rotation de centre  d’affixe i et d’angle
– ---- 
Comme – i = e 2 , r  t est une rotation d’angle – ---- .
 2
– ---- et t la translation de vecteur u d’affixe 1 – 3i .
2
Déterminer l’écriture complexe de r  t . En déduire Recherche du point invariant
la nature de l’application r  t . L’affixe  de ce point  vérifie :
 = – i  – 4 , soit ( 1 + i )  = 4 . On rappelle que M
Solution D’où : est invariant par une
transformation F du
On note z , z′ et z″ les affixes respectives de M , de 4(1 – i) 4 – 4i plan si F (M ) = M .
 = ------------------------------- = -------------- = 2 – 2i .
r ( M ) et de t ( M ) . L’écriture complexe de r est : (1 + i)(1 – i) 2
 Z = – iz – 4 et  = – i  – 4 .
– i ----
z′ – i = e 2 (z – i ) , donc z′ = – i ( z – i ) + i , 
– i ----
Donc Z –  = e 2 ( z –  ) .
soit z′ = – iz – 1 + i .
Conclusion : r  t est la rotation de centre  d’affixe
L’écriture complexe de t est z″ = z + 1 – 3i . 
L’écriture complexe de r  t est : 2 – 2i et d’angle – ---- .
2
z
t
z + 1 – 3i 
r
– i ( z + 1 – 3i ) – 1 + i c Exercice 17 p. 154


145
p146-148-demonst.fm Page 146 Vendredi, 24. mars 2006 11:53 11

LES QUESTIONS DE COURS

( zz′ ) × ---- = 0 × ---- , soit z × ⎛ z′ × ----⎞ = 0 , d’où z = 0 .


Inverse 1 1 1
Tout nombre complexe non nul z de forme z′ z′ ⎝ z′⎠
1 Conclusion : si z′ ≠ 0 , alors z = 0 ; avec un raisonnement
algébrique x + iy admet un inverse --- , de
z analogue, on montre que, si z ≠ 0 , alors z′ = 0 .
x –y Bilan : zz′ = 0 équivaut à z = 0 ou z′ = 0 .
- + i -----------------
forme algébrique ----------------- - .
x2 + y2 x2 + y2


1 On donne deux propriétés :
Les nombres complexes
démonstrations

■ Démonstration « z = 0 et z′ = 0 » ( P 1 )
Soit z un nombre complexe non nul de forme algébrique
et « z 2 + z′ 2 = 0 » ( P 2 ) .
x + iy (donc x ≠ 0 ou y ≠ 0 ). On cherche un nombre
complexe z′ de forme algébrique x′ + iy′ vérifiant zz′ = 1 . A-t-on l’équivalence entre ( P 1 ) et ( P 2 ) si :
Si ( x + iy ) ( x′ + iy′ ) = 1 , alors : a) z et z′ sont des réels ? Si oui le démontrer, si non
donner un contre-exemple.
( xx′ – yy′ ) + i ( xy′ + x′y ) = 1 . b) z et z′ sont des complexes ? Si oui le démontrer, si
D’où, en identifiant parties rélles et parties imaginaires : non donner un contre-exemple.
⎧ xx′ – yy′ = 1
⎨ ●
2 Que peut-on penser des affirmations ci-dessous ?
⎩ xy′ + x′y = 0 . « Dans  , pour que x 2 + 1 = 0 ... »
Affirmation 1 : « … il faut et il suffit que x = i . »
⎧ xx′ – yy′ = 1( × – y ) ⎧ – xyx′ + y 2 y′ = – y Affirmation 2 : « … il faut que x = i . »
⎨ conduit à ⎨
⎩ x′y + xy′ = 0( × x ) ⎩ x′xy + x 2 y′ = 0 . Affirmation 3 : « … il est nécessaire que x = i . »
Affirmation 4 : « … il suffit que x = i . »
⎧ ( x 2 + y 2 )y′ = – y
Par addition, on obtient ⎨
⎩ x′y + xy′ = 0 .
y
Comme z ≠ 0 , alors x 2 + y 2 ≠ 0 ; donc y′ = – ---------------- - .
x + y2
2 L’exercice 1 permet de mettre en évidence l’importance de la réciproque
les

et l’exercice 2 de prendre conscience de l’importance des mots !


xy x
- = 0 , d’où x′ = ----------------
Par suite, x′y – ---------------- - si y ≠ 0 .
x2 + y2 x2 + y2
Et si y = 0 , alors le système devient :
⎧ 1
⎧ xx′ = 1 ⎪ x′ = --- Proposition
⎨ et x ≠ 0 , donc ⎨ x.
⎩ xy′ = 0 ⎪ y′ = 0 Pour tout nombre complexe z et z′ et
⎩ pour tout entier naturel n :
1 x
Dans tous les cas, --- = ----------------
–y
- + i ----------------
-. a) z + z′ = z + z′ ; b) zz′ = z × z′ ;
z x2 + y2 x2 + y2 c) z = ( z ) ;
n n
z
d) Si z′ ≠ 0 , alors ⎛ ----⎞ = ---- et ⎛ ----⎞ = ---- .
1 1 z
Réciproquement, ( x + iy ) ⎛ ----------------
x –y ⎞
- =1.
- + i ---------------- ⎝ z′⎠ z′ ⎝ z′⎠ z′
⎝ x2 + y2 x 2 + y 2⎠

Propriété
■ Démonstration
Soit z et z′ deux nombres complexes : Soit z et z′ deux nombres complexes de forme algébrique
x + iy et x′ + iy′ respectivement.
zz′ = 0 équivaut à z = 0 ou z′ = 0 . a) Comme z + z′ = ( x + x′ ) + i ( y + y′ ) , alors :
z + z′ = ( x + x′ ) – i ( y + y′ ) , donc z + z′ = z + z′ .
b) Comme zz′ = ( xx′ – yy′ ) + i ( xy′ + x′y ) , alors :
■ Démonstration
Soit z et z′ deux nombres complexes. zz′ = ( xx′ – yy′ ) – i ( xy′ + x′y ) .
Si z = 0 alors 0 × z′ = 0 . De même, si z′ = 0 , alors z × z′ = ( x – iy ) ( x′ – iy′ ) = xx′ – ixy′ – ix′y – yy′
z × 0 = 0 . Donc si z = 0 ou z′ = 0 , alors zz′ = 0 . = ( xx′ – yy′ ) – i ( xy′ + x′y ) . Donc z z ′ = z × z ′ .
Réciproquement on va montrer que, si zz′ = 0 , alors z = 0
ou z′ = 0 . 1 1
c) Si z ≠ 0 , alors z ≠ 0 . Comme --- × z = 1 , on a --- × z = 1 ,
1 z z
On suppose que z′ ≠ 0 , alors z′ admet un inverse ---- dans  .
z′ ⎛ 1⎞ ⎛ 1⎞ 1
et zz′ = z × z′ ; on obtient --- × z = 1 , d’où --- = --- .
Comme zz′ = 0 , on obtient : ⎝ z⎠ ⎝ z⎠ z

146
p146-148-demonst.fm Page 147 Vendredi, 24. mars 2006 11:53 11

4
Les nombres complexes

Théorème

3 1) Pour z′ ≠ 0 , démontrer que : Soit z = r ( cos  + i sin  )

démonstrations
et z′ = r′ ( cos  ′ + i sin  ′ ) ,
z⎞ z
⎛ ---
- = ----- . deux nombres complexes sous forme trigo-
⎝ z′⎠ z ′
nométrique. On a :
2) Démontrer par récurrence que, pour tout entier
• zz′ = rr′ ( cos (  +  ′ ) + i sin (  +  ′ ) ) ;
naturel n , on a z n = ( z ) n .
1 1
• --- = --- ( cos ( –  ) + i sin ( –  ) )
z r
Propriété lorsque z ≠ 0 ;
Soit A et B deux points du plan complexe z r
d’affixes respectives zA et zB . • et ---- = ---- ( cos (  –  ′ ) + i sin (  –  ′ ) )
z′ r′
L’affixe du vecteur AB est z B – z A . lorsque z′ ≠ 0 .
L’affixe du milieu I de [ AB ] noté zI est
1
z I = --- ( z B + z A ) .
2
■ Démonstration
• zz′ = r ( cos  + i sin  ) × r′ ( cos  ′ + i sin  ′ )
■ Démonstration zz′ = rr′ ( cos  cos  ′ + i cos  sin  ′

les
1 + i sin  cos  ′ – sin  sin  ′ )
Comme AI = --- AB , on obtient : Or cos ( a + b ) = cos a cos b – sin a sin b
2
1 1 et sin ( a + b ) = sin a cos b + cos a sin b .
AO + OI = --- ( AO + OB ) , soit OI = --- ( OA + OB ) . On obtient :
2 2
zz′ = rr′ ( cos (  +  ′ ) + i sin (  +  ′ ) ) .
En passant aux affixes, on obtient l’affixe du milieu de [ AB ] :
Comme r > 0 et z′ > 0 , on a rr′ > 0 , donc :
1
z I = --- ( z B + z A ) . rr′ ( cos (  +  ′ ) + i sin (  +  ′ ) )
2
est la forme trigonométrique de zz′ .
⎧ zz′ = rr′ = z × z′
D’où ⎨ .

4 Soit G le barycentre du système ⎩ arg ( zz′ ) =  +  ′ = arg z + arg z′ [ 2 ]
de points pondérés : • Pour z ≠ 0 :
{ ( A, a ) ; ( B, b ) ; ( C, c ) } , avec a + b + c ≠ 0 . 1 z z
--- = ----- = ----2-
az A + bz B + cz C z zz r
Montrer que l’affixe de G est z G = ----------------------------------------- .
a+b+c r ( cos  – i sin  ) 1
= ----------------------------------------- = --- ( cos ( –  ) + i sin ( –  ) ) .
r2 r
⎧1 1 1
Égalité de deux complexes ⎪ --- = --- = -----
Les complexes z = r ( cos  + i sin  ) et 1 ⎪z r z
Comme --- > 0 , on a ⎨
z′ = r′ ( cos  ′ + i sin  ′ ) avec r > 0 et r ⎪ arg ⎛ 1---⎞ = –  = – arg z [ 2 ] .
r′ > 0 , sont égaux si, et seulement si : ⎪ ⎝ z⎠

⎧ r = r′

⎩  =  ′ + 2k , k∈Z.


5 1) Montrer que, lorsque z ′ ≠ 0 :
z r
■ Démonstration a) ----- = ---- ( cos (  –  ′ ) + i sin (  –  ′ ) )
z′ r′
On note M et M′ les points d’affixes respectives z et z′ . b) En déduire que :
Si z et z′ sont égaux et non nuls, alors :
---- = ------- et arg ⎛⎝ -----⎞⎠ = arg z – arg z ′ [ 2 ] .
z z z
OM = OM′ et ( u ; O M ) = ( u ; O M ′ ) [ 2  ] .
z′ z′ z′
⎧ r = r′ 2) Montrer par récurrence que, pour tout n ∈  :
D’où ⎨
⎩  =  ′ + 2k , k ∈  . z n = z n et arg ( z n ) = n arg z [ 2 ] .
La réciproque est évidente : 3) En posant n′ = – n avec n ∈   , montrer que pour
⎧ r = r′ tout n ∈   :
si ⎨ alors M et M′ sont confondus.
⎩  =  ′ + 2k , k ∈  z n = z n et arg ( z n ) = n arg z [ 2 ] .

147
p146-148-demonst.fm Page 148 Vendredi, 24. mars 2006 11:53 11

Propriété Propriétés
zA , zB et zC sont trois nombres complexes • L’écriture complexe de la translation de
distincts, d’images respectives A , B et C vecteur u ( b ) est :
dans le plan complexe. On a : z′ = z + b .
⎧ z B – z A = AB • L’écriture complexe de la rotation de
• ⎨ centre  (  ) et d’angle  est :
⎩ arg ( z B – z A ) = ( u ; A B ) z′ –  = e i  ( z –  ) .
⎧ z B – z C CB
⎪ ------------------ = -------
-
⎪ z A – z C CA
• ⎨
⎪ ⎛ z B – z C-⎞ = ( CA ; C B ) [ 2  ] . ■ Démonstration
Les nombres complexes

⎪ arg ⎝ -----------------
démonstrations

z A – z C⎠
⎩ On note z et z′ les affixes respectives des points M et M′ .
• M′ est l’image de M par la translation de vecteur u signi-
fie que MM′ = u .
■ Démonstration Or MM′ a pour affixe z′ – z .
• Il existe un unique point M dans le plan complexe tel que Donc MM′ = u est équivalent à :
OM = AB . z′ – z = b , soit z′ = z + b .
Donc z M = z B – z A , en notant zM l’affixe de M . L’écriture complexe de la translation de vecteur u ( b ) est :
Par suite : z′ = z + b .
z B – z A = z M = OM = AB ; B
• M′ est l’image de M par la rotation de centre  et
arg ( z B – z A ) = arg ( z M ) θ M d’angle  signifie que, pour M ≠  :
A
= (u ; OM) = (u ; AB) u v θ ⎧ z′ – 
⎪ -------------- = 1
⎪ z–
O u
zB – zC z B – z C CB ⎧  M′ =  M
- = -------------------- = -------- ;
• ---------------- ⎨ ⇔ ⎨
z A – zC z A – z C CA ⎩(M ; M′) =  [2] z ′ – ⎞
⎪ arg ⎛ -------------- =  [2] .
⎪ ⎝ z – ⎠
zB – zC ⎩
arg ⎛ -----------------⎞ = arg ( z B – z C ) – arg ( z A – z C ) z′ – 
⎝ z A – z C⎠
les

Le complexe -------------- est un nombre complexe de module 1 et


= (u ; CB) – (u ; CA) = (CA ; u) + (u ; CB) z–
d’argument  ; donc sa forme exponentielle est parfaitement
= (CA ; CB) [2]. déterminée.
⎧  M′ =  M
⎨ équivaut à :
⎩(M ; M′) =  [2]
Formule d’Euler z′ – 
-------------- = e i  , z′ –  = e i  ( z –  ) .
Pour tout réel  : z–
ei + e– i ei – e– i Si M =  , alors z =  ; donc z –  = 0 et, par suite,
cos  = ----------------------- et sin  = ----------------------- . z′ –  = 0 .
2 2i
Le point  est invariant. L’écriture complexe de la rotation de
centre  (  ) et d’angle  est :
■ Démonstration z′ =  = e i  ( z –  ) .
Pour tout réel  :
⎧ e i  = cos  + i sin  (1)

⎩ e – i  = cos ( –  ) + i sin ( –  ) = cos  – i sin  (2) ● r une rotation de centre 
7 Soit
d’affixe  et d’angle  . On consi-
ei + e– i
( 1 ) + ( 2 ) ⇔ e i  + e – i  = 2 cos  , soit cos  = ----------------------- . dère deux points distincts M et N d’affixes respectives
2 zM et zN d’images respectives M′ et N′ par r .
e i – e– i
( 1 ) – ( 2 ) ⇔ e i  – e – i  = 2i sin  , soit sin  = ---------------------- . Montrer que :
2i
MN = M′N′
et

6 En utilisant les formules d’Euler, ( MN ; M ′ N ′ ) =  [ 2  ] .
montrer que :

8 Montrer que l’écriture complexe de l’homothétie de
1 3 centre  (  ) et de rapport k non nul est :
( cos x ) 3 = --- cos 3x + --- cos x .
4 4 z′ –  = k ( z –  ) .

148
p149-153-exos-resolus.fm Page 149 Vendredi, 24. mars 2006 1:22 13

4
Les nombres complexes

1 Utiliser les différentes formes d’un nombre complexe


Dans le plan complexe, rapporté à un repère orthonormé ( O ; u, v ) , on

les exercices résolus


note A le point d’affixe 4, puis M et N les points d’affixes : M
w = 3 + i 3 et w = 3 – i 3 . v A
1 Calculer le module et un argument de w . O u
En déduire le module et un argument de w .
N
2 On considère le nombre complexe w – 4 .
Écrire ce nombre sous forme algébrique, puis sous forme trigonométrique.
w w
3 Calculer le module et un argument du nombre ------------- .En déduire le module et un argument de ------------- .
w–4 w–4
4 En interprétant géométriquement les résultats de la question précédente, démontrer que les points O , A ,
M et N sont sur un même cercle dont on précisera les caractéristiques.

SOLUTION

1. w = 3 + i 3 = 9 + 3 = 2 3 ; w
Comme ------------- = ⎛ -------------⎞ , alors :
w
w–4 ⎝ w – 4⎠
par suite, w = 3 + i 3 = 2 3 ⎛ ------- + --- i⎞ .
3 1
⎝ 2 2 ⎠ ⎧ w
⎪ ------------- = 3
⎧w =2 3 ⎪ w–4
⎪ ⎨
D’où ⎨  w ⎞ 
⎪ arg ⎛ ------------
⎪ arg ( w ) = ---- [ 2 ] . - = ---- [ 2 ] .
6 ⎪ ⎝ w – 4⎠ 2
⎩ ⎩
⎧w = w 
Comme ⎨ , alors : 4. Comme arg ⎛⎝ ------------w ⎞
- = – ---- [ 2 ] , on en
⎩ arg ( w ) = – arg ( w ) [ 2 ] w – 4⎠ 2
déduit :
⎧w =2 3 
⎪ ( AM, OM ) = – ---- [ 2 ] .
⎨  2
⎪ arg ( w ) = – ---- [ 2 ] . Donc M appartient au cercle de diamètre [ AO ] .
⎩ 6
w 
Comme arg ⎛ -------------⎞ = ---- [ 2 ] , on en déduit :
2. w – 4 = 3 + i 3 – 4 = – 1 + i 3 . ⎝ w – 4⎠ 2
La forme algébrique de w – 4 est – 1 + i 3 . 
( AN, ON ) = ---- [ 2 ] .
2
Or – 1 + i 3 = 2 et – 1 + i 3 = 2 ⎛ – --- + i -------⎞ .
1 3
⎝ 2 2⎠ Donc N appartient au cercle de diamètre [ AO ] .
D’où O , A , M et N sont sur le cercle de
Donc la forme trigonométrique de w – 4 est :
diamètre [ AO ] .
2 ⎛ cos ------- + i sin -------⎞ .
2 2
⎝ 3 3⎠ M
⎧ z z
⎪ ---- = ------- avec z′ ≠ 0 v A
⎪ z′ z′ O u
3. Comme ⎨
⎪ arg ⎛ --- z⎞
- = arg z – arg z′ [ 2 ] ,
⎪ ⎝ z′⎠ N


w = 2---------3- = 3
⎪ ------------
-
⎪ w–4 2
on obtient : ⎨
⎪ ⎛ w -⎞ =  2 
⎪ arg ⎝ ------------ ---- – ------- = – ---- [ 2 ] . c Exercices 31 à 35 p. 155
w – 4⎠ 6 3 2

149
p149-153-exos-resolus.fm Page 150 Vendredi, 24. mars 2006 1:22 13

2 Faire le lien entre les complexes et la géométrie


Dans le plan complexe rapporté au repère orthonormal direct ( O ; u, v ) , on considère les points A et
B d’affixes respectives a = 5 – i 3 et b = 4 + 2i 3 . On note Q le milieu de [ OB ] .
1 Déterminer l’affixe zK du point K tel que ABQK soit un parallélogramme.
zK – a
2 Démontrer que --------------- est un imaginaire pur. Que peut-on en déduire pour le triangle OKA ?
zK
Préciser la nature du quadrilatère OQKA .
2a zK – b
les exercices résolus

3
Les nombres complexes

Soit C le point d’affixe c = ------ . Calculer --------------


-.
3 zK – c
Que peut-on en déduire pour les points B , C et K ?

SOLUTION
1. ABQK est un parallélogramme si, et seulement si Le triangle OAK est rectangle en K .
AB = KQ . L’affixe du vecteur OQ est 2 + i 3 et l’affixe du
L’affixe du vecteur AB est : vecteur KA est :
b – a = 4 + 2i 3 – ( 5 – i 3 ) = – 1 + 3i 3 . 5 – i 3 – 3 + 2i 3 = 2 + i 3 .
L’affixe du point Q est : Par suite OQ = KA , d’où OQAK est un parallélo-
gramme.
0 + 4 + 2i 3
q = ------------------------------- = 2 + i 3 . Comme de plus OAK est rectangle en K , on en
2 déduit que OQAK est un rectangle.
Donc l’affixe du vecteur KQ est 2 + i 3 – z K .
AB = KQ si 2 + i 3 – z K = – 1 + 3i 3 , d’où : 3. c = 2--- a = 2--- ( 5 – i 3 ) = 10 – 2i 3
------------------------
3 3 3
z K = 3 – 2i 3 .
z K – b 3 – 2i 3 – 4 – 2i 3 – 1 – 4i 3
-------------- = ---------------------------------------------------- = 3 × ------------------------- .
z –a
K 3 – 2i 3 – ( 5 – i 3 ) zK – c 10 – 2i 3 – 1 – 4i 3
2. -------------- = -------------------------------------------------- 3 – 2i 3 – ------------------------
zK 3 – 2i 3 3
zK – b
( – 2 – i 3 ) ( 3 + 2i 3 ) Comme -------------- = 3 , on en déduit que :
= ------------------------------------------------------ zK – c
( 3 – 2i 3 ) ( 3 + 2i 3 )
⎧ zK – b
– 6 – 4i 3 – 3i 3 + 6 1 ⎪ -------------- = 3 B
= ----------------------------------------------------- = – --- i . ⎪ zK – c
9+4×3 3

zK – a Q
⎪ ⎛ z K – b⎞ = 0 [ 2 ]
D’où -------------- est un imaginaire pur. ⎪ arg ⎝ --------------
zK z K – c⎠
⎩ v
zK – a 1
Comme -------------- = – --- i , on en déduit : d’où : O u
zK 3 A
C
⎧ BK
⎧ zK – a 1 -=3
⎪ -------
⎪ -------------- = --3- ⎨ CK
⎪ zK ⎪ ( CK ; B K ) = 0 [ 2  ] . K
⎨ ⎩
⎪ ⎛ z K – a⎞ = – 
---- [ 2 ]
⎪ arg ⎝ --------------
zK ⎠ 2
⎩ On en déduit que les points B , C et K sont
AK 1 alignés.
⎧ --------
- = ---
⎪ OK 3
d’où : ⎨
⎪ ( OK ; A K ) = – 
---- [ 2  ] .
⎩ 2 c Exercices 40 à 44 p. 156

150
p149-153-exos-resolus.fm Page 151 Vendredi, 24. mars 2006 1:22 13

4
Les nombres complexes

3 Rechercher un ensemble de points

les exercices résolus


Dans chacun des cas suivants, déterminer géométriquement et représenter l’ensemble des points M
d’affixe z vérifiant les relations données :
1 Autour des modules
a) z + 2 = z – 4i ; b) z + 1 – 2i = 3 ;
c) z – 3 + 2i = z – 4i ; d) 2 z + 2 = ( 1 + i 3 )z + 4 3 – 4i .
2 Autour des arguments
 
a) arg ( z – 4i ) = ---- [  ] ; b) arg ( z – 3 + 2i ) = – ---- [ 2 ] ;
3 4

c) arg ⎛ -----------------------⎞ = ---- [  ] .
z + 2
⎝ z + 1 – 2i⎠ 2
SOLUTION
Dans le plan complexe rapporté au repère orthonor- Donc l’ensemble E4 des points M est la droite
mal direct ( O ; u, v ) , on note A , B , C et D les ( BM 1 ) privé du point B , où M1 est un point tel
points d’affixe respectives : que :

– 2 , 4i , – 1 + 2i et 3 + 2i . ( u ; B M 1 ) = ---- [ 2  ] .
3 
1. a) z + 2 = z – 4i équivaut à AM = BM . b) arg ( z – 3 + 2i ) = – ---- [ 2 ] .
4
Donc l’ensemble E1 des points M est la médiatrice
du segment [ AB ] . Or arg ( z – 3 + 2i ) = arg ( z – 3 – 2i )
b) z + 1 – 2i = 3 équivaut à CM = 3 . = – arg ( z – 3 – 2i ) [ 2 ]
L’ensemble E 2 des points M est le cercle de car arg z = – arg z .
centre C et de rayon 3. 
arg ( z – 3 + 2i ) = – ---- [ 2 ] équivaut à :
c) z – 3 + 2i = z – 4i . 4
On doit modifier l’écriture de z – 3 + 2i en utili- 
arg ( z – 3 – 2i ) = ---- [ 2 ] ,
sant le fait que z = z . 4
Or z – 3 + 2i = z – 3 – 2i = z – 3 – 2i . 
soit : ( u ; D M ) = ---- [ 2  ] .
L’équation devient z – 3 – 2i = z – 4i . 4
Cette équation équivaut à DM = BM . Donc l’ensemble E5 des points M est la demi-
Donc l’ensemble E 3 des points M est la média- droite d’origine D (privée de D ) contenant le
trice du segment [ BD ] . point M2 tel que :
d) 2 z + 2 = ( 1 + i 3 )z + 4 3 – 4i . y E3
On doit modifier l’écriture de : B
( 1 + i 3 )z + 4 3 – 4i . E5
C E2
Or D
E6
( 1 + i 3 )z + 4 3 – 4i A j
O i x
= ( 1 + i 3 ) ⎛ z + -----------------------⎞
4 3 – 4i
⎝ E1
( 1 + i 3 )⎠ E4

4i ( 1 + i 3 ) 
= ( 1 + i 3 ) × ⎛ z – ----------------------------⎞ = 2 z – 4i . ( u ; D M 2 ) = ---- [ 2  ] .
⎝ (1 + i 3) ⎠ 4
L’équation devient 2 z + 2 = 2 z – 4i , soit : 
c) arg ⎛ ----------------------⎞ = ---- [  ] équivaut à :
z+2
z + 2 = z – 4i . ⎝ z + 1 – 2i⎠ 2
z + 2 = z – 4i équivaut à AM = BM . 
( CM ; A M ) = ---- [  ] .
L’ensemble E1 des points M est la médiatrice du 2
segment [ AB ] . Donc l’ensemble E6 des points M est le cercle de
diamètre [ AC ] privé des points A et C.
2. a) arg ( z – 4i ) = 
---- [  ] équivaut à :
3

( u ; B M ) = ---- [  ] . c Exercices 47 à 52 p. 157
3

151
p149-153-exos-resolus.fm Page 152 Vendredi, 24. mars 2006 1:22 13

4 Résoudre des équations


A Résoudre dans  les équations d’inconnue complexe z suivantes :
a) 2z – 3i = 2iz + 2i – i ( z + 1 ) ; b) iz – 2i = ( 2 – i )z + 1 .

SOLUTION
Résoudre une équation du premier degré d’inconnue z
a) 2z – 3i = 2iz + 2i – i ( z + 1 ) Étape 1. Développer et regrouper les termes dépendant de z d’une
part et les autres d’autre part.
Étape 2. Mettre l’équation sous la forme ( a + ib )z = c + id .
les exercices résolus
Les nombres complexes

Étape 3. Mettre z sous sa forme algébrique.

Étape 1 Étape 2 Étape 3


2z – 3i = 2iz + 2i – iz – i 4i 4i ( 2 + i ) 4 8
z ( 2 – i ) = 4i z = ---------- = ------------------------------- = – --- + --- i
2z – 2iz + iz = 2i – i + 3i 2 – i (2 – i)(2 + i) 5 5

⎧ 4 8 ⎫ Résoudre une équation du premier degré d’inconnue z et z


S = ⎨ – --- + --- i ⎬ . Étape 1. Poser z = x + iy alors z = x – iy avec ( x ; y ) ∈  2 .
⎩ 5 5 ⎭ Étape 2. Réécrire l’équation en remplaçant z et z par leur forme algébrique.
Étape 3. Utiliser l’unicité de l’écriture sous forme algébrique pour obtenir un système.
b) iz – 2i = ( 2 – i )z + 1 Étape 4. Résoudre le système.

Étape 1 Étape 2 Étape 3 Étape 4

⎧ y = 2x + y + 1
⎨ ⎧ x = – 1---
i ( x – iy ) – 2i = ( 2 – i ) ( x + iy ) + 1 ⎩ x – 2 = 2y – x ⎪ 2
Posons z = x + iy ⎨
ix + y – 2i = 2x + 2iy – ix + y + 1 ⎧ 2x = – 1 ⎪ y = x – 1 = – 3---
soit ⎨ ⎩
⎩ 2x – 2y = 2 2

⎧ 1 3 ⎫
S = ⎨ – --- – --- i ⎬ .
⎩ 2 2 ⎭ c Exercices 83 à 91 p. 161

B On considère l’équation d’inconnue complexe z : z 3 + 5z 2 + 11z + 15 = 0 ( E ) .


1 Montrer qu’il existe trois réels a , b et c tels que, pour tout nombre complexe z :
z 3 + 5z 2 + 11z + 15 = ( z + 3 ) ( az 2 + bz + c ) .
Déterminer a , b et c .
2 En déduire les solutions dans  de l’équation ( E ) .

SOLUTION
1. ( z + 3 ) ( az 2 + bz + c ) = az 3 + z 2 ( b + 3a ) 2. L’équation ( E ) est équivalente à :
+ z ( c + 3b ) + 3c . ( z + 3 ) ( z 2 + 2z + 5 ) = 0 .
Pour que l’égalité soit vérifiée pour tout z , il suffit z = – 3 ou z 2 + 2z + 5 = 0 .
que :
Or  = – 16 = ( 4i ) 2 , donc la deuxième équation
⎧a = 1 a pour solution :
⎪ ⎧a = 1
⎪ b + 3a = 5 ⎪ z 2 = – 1 + 2i et z 3 = – 1 – 2i .
⎨ soit ⎨ b = 5 – 3a = 2 .
⎪ c + 3b = 11 ⎪ S = { – 3 ; – 1 – 2i ; – 1 + 2i }
⎪ 3c = 15 ⎩c = 5
⎩ c Exercices 96 à 100 p. 161

152
p149-153-exos-resolus.fm Page 153 Vendredi, 24. mars 2006 1:22 13

4
Les nombres complexes

5 Utiliser les transformations complexes

les exercices résolus


On considère les triangles directs OBA et ODC rectangles et isocèles en
O et on note I le milieu du [ BC ] . Montrer que la médiane issue de O C(c)
dans le triangle OBC est la hauteur issue de O dans le triangle ODA . I
B(b)
v D(d)
SOLUTION u
O

Il s’agit de prouver que les droites ( OI ) et ( AD ) b + id b + id


sont orthogonales. Dans un repère orthonormé -------------- --------------
2 2
direct ( O ; u, v ) , on note a , b , c et d les Or, -------------- = -------------- ; A(a)
d – a d – ib
affixes respectives des points A , B , C et D .
i d – ib i
Si l’on considère la rotation R de centre O et = --- × -------------- = ---
 2 d – ib 2
d’angle ---- , alors on a R ( B ) = A et R ( D ) = C . ⎛ b + id ⎞
2
 ⎜ --------------⎟
i ---- 2 
L’écriture complexe de la rotation R est z′ = e 2z , donc arg ⎜ --------------⎟ = ( AD ; OI ) = ---- [ 2  ] .
⎝ d –a⎠ 2
d’où z′ = iz ; donc a = ib et c = id . La droite ( OI ) est donc la hauteur issue de O
b + id dans le triangle OAD .
Le milieu I admet pour affixe -------------- . c Exercices 108 à 114 p. 163
2

6 Construction
Dans le repère ( O ; u, v ) , on considère le cercle  de centre  d’affixe  et de rayon r .
1 Montrer que le point M d’affixe z appartient à  si, et seulement si :
z =  + re i  , avec  ∈ ] –  ;  ] .
2 Quel est l’ensemble décrit par les points M d’affixe tel que z =  + re i  avec  ∈ [ 0 ;  ] ?
3 Donner une construction géométrique du point M d’affixe z =  + re i  .
 
i ---- – i ----
4 Application. Construire les points A et B d’affixes z A = 1 + i + 2e 2 et z B = 2 – i + 3e 3 .

SOLUTION
1. M appartient à  si, et seulement si,  M = r . 4. On trace le cercle de centre 1 d’affixe 1 + i et
Quand M décrit le cercle  , l’angle ( u,  M ) de rayon 2, puis on repère l’unique point A sur ce
décrit ] –  ;  ] . 
On note ( u,  M ) =  ; M appartient à  si, et cercle tel que ( u,  1 A ) = ---- [ 2 ] .
2
seulement si, le vecteur  M admet pour affixe On trace le cercle de centre 2 d’affixe 2 – i et de
rei . Or OM = O  +  M .
rayon 3, puis on repère l’unique point B sur ce
Donc, par passage aux affixes, on obtient : 
z =  + re i  avec  ∈ ] –  ;  ] . cercle tel que ( u,  2 B ) = – ---- [ 2 ] .
3
2. L’ensemble décrit par les points M d’affixe z
telle que z =  + re i  avec  ∈ [ 0 ;  ] est le A
demi-cercle de diamètre [ AB ] , où A et B ont
pour affixes respectives  + r et  – r , conte-
 v u
nant le point C tel que (  A,  C ) = ---- [ 2 ] . O u
2
u
3. On trace le cercle de centre  d’affixe  et de
rayon r , puis on repère l’unique point M sur ce
cercle tel que ( u,  M ) =  [ 2 ] . B c Exercices 74 à 75 p. 163

153
p154-165-exos.fm Page 154 Vendredi, 24. mars 2006 2:08 14

Applications directes du cours

Le plan complexe est rapporté au repère orthonormal    


b. ⎛ cos ---- + i sin ----⎞ ⎛ cos ---- – i sin ----⎞ ;
direct ( O ; u , v ) . ⎝ 4 4⎠ ⎝ 6 6⎠
   
c. – 2 ⎛ cos ---- + i sin ----⎞ ⎛ cos ---- – i sin ----⎞ .
1 ⎝ 4 4⎠ ⎝ 6 6⎠
Déterminer Re ( z ) et Im ( z ) pour les nombres z :
– 4i 2 + i ; 1 – 5i et i 2 – 3 .
Les nombres complexes
les exercices

11 Déterminer la forme trigonométrique des nombres


2 complexes :
Déterminer les affixes des points :
 
A ( – 1 ; 0 ) , B ( 3 ; 2 ) et C(0 ; 5) . z 1 = – 2 + 2i et z 2 = – 3 ⎛ cos ---- + i sin ----⎞ .
⎝ 4 4⎠

3 À quelle condition le nombre complexe : 12 Quelle est la nature du triangle ABC lorsque :
z = ( 3x – 4 )i + 2x + i ( 1 – x ) – 4 ,
z A = – 2 + i ; z B = 3 et z C = – 3 – 4i ?
avec x ∈  , est-il un réel ? un imaginaire pur ?

4 13 Donner la forme exponentielle des nombres complexes


Déterminer les formes algébriques des nombres
z 1 = 3 – i et z 2 = – 4 – 4i . En déduire la forme exponen-
1 1 1 + 3i
complexes z 1 = --- ; z 2 = ----------- et z 3 = --------------- . tielle de z 1 z 2 .
i 1+i 1 – 3i

5 14 Dans chacun des cas déterminer le module et l’argu-


Déterminer les conjugués des nombres complexes :
ment des complexes suivants :
z 1 = i ( 3 – i ) et z 2 = 2i – i ( 5i – 1 ) .
1. z = 1 – e – i  , avec  ∈ ] 0 ; 2  [
6 2. z = 1 – e i  , avec  ∈ ] 0 ; 2  [ .
Résoudre dans C , les équations d’inconnue complexe :
a. z + i = 4z – i ( z – 2 ) ; b. z 2 + 4z + 5 = 0 .
15 Résoudre dans  les équations suivantes d’inconnue
7 complexes :
Soit A , B , C et D quatre points d’affixes respectives a. z 2 + 4z + 5 = 0 ; b. z 2 + 4z + 5 = 0 ; c. z 2 + 3z + 1 = 0 .
1 + 3i ; – 5 + 4i ; – 2 – i et 4 – 2i .
Quelle est la nature du quadrilatère ABCD ?
16 On considère les points A et B d’affixes respectives
8 Quel est l’isobarycentre des points A , B et C d’affixe
– 4 + 2i et – 1 – i . Déterminer l’affixe du point :
a. C , image du point A par l’homothétie h de centre B
respectives 1 + 7i ; – 4 – 4i et 3 – 3i ?
et de rapport 2 ;
b. D , image du point B par la rotation r de centre A et
9 Soit A , B et C trois points d’affixes respectives π
d’angle – --- .
– 1 + i ; 2 – 3i et – 2 – i . 2
Déterminer l’affixe z G du barycentre G du système pon-
déré { ( A ; – 1 ) , ( B ; 3 ) , ( C ; 2 ) } . 17 On considère l’application f du plan dans lui-même qui,
à tout point M d’affixe z , associe le point M′ d’affixe z′ .
10 Déterminer un argument des nombres complexes : Caractériser géométriquement l’application f d’écriture
  complexe :
a. cos ---- – i sin ---- ;
4 4 a. z′ = iz + 2 ; b. z′ = 2z + 2i ; c. z′ = z + 4 .

20 –1 1 5
1 Calcul dans  a. ------- .
i
b. ----------- .
2–i
c. ----------- .
2–i
3 – 5i 2–i 6 + 2i
d. -------------- . e. ------------------- . f. ------------------- .
1+i – 1 + 3i
Dans les exercices de 18 à 21 , donner la forme algébri- 2 + 2i
que de chaque nombre complexe.
21 1
a. z 1 = ----------- .
1
b. z 2 = --------------- .
18 1–i 1 + z1
a. – i – ( – 2 – i ) . b. – 2 ( 4 + 3i ) + i ( 6i – 1 ) .
c. ( 3 – i ) 2 . d. ( – 2 – 3i ) 2 .
22 À quelle condition le nombre complexe :
19 z = x + 2 + i ( – ix + x ) + 2i – 5ix
Le B.A. BA… du bac !
est-il un réel ? Un imaginaire pur ?
a. – i – ( 2i + 1 ) ( – 2 – i ) . b. – ( – 2 + 5i ) ( – i – 1 ) .
c. ( – 3 + i ) ( – 3 – i ) . d. ( 2 + 3i ) 2 – ( i – 1 ) 2 .
23 Calculer i2 , i3 , i4 , i2 007 . En déduire une règle pour
c Corrigé p. 327 calculer in suivant les valeurs de n .

154
p154-165-exos.fm Page 155 Vendredi, 24. mars 2006 2:08 14

4
Les nombres complexes

24 1 3 2. Déterminer, sans calcul, le module et un argument des


On considère le complexe j = – --- + i ------- . nombres complexes suivants :
2 2
Calculer j2 et j3 , puis 1 + j + j 2 . a. z 1 = – 5i ; b. z 2 = – 3 ;
Montrer par récurrence que ( 1 + j ) 2n + 1 = – j n + 2 .

les exercices
c. z 3 = ( 3 + 1 )i ; d. z 4 = – i ( 2 + 2 ) .
25 On donne deux complexes z 1 = 2 – 5i et z 2 = 1 + 2i .
Donner la forme algébrique des complexes suivants : 31 Déterminer la forme trigonométrique de – 1 + i 3 et
z1 z1 2 1–i .
a. z 1 + z 2 . b. z1z2 . c. ----- . d. ⎛ -----⎞ . e. z 1 z 22 .
z2 ⎝ z 2⎠
32 Déterminer le module et un argument des nombres
26 Donner le conjugué de chaque nombre complexe : complexes suivants :
7i a. z 1 = ( – 1 + i ) ( – 1 + i 3 ) ; b. z 2 = – 2i ( 2 + 2i ) ;
a. i ( 2 – i ) . b. ( 3 – 2i ) ( 4i – 1 ) . c. ------- .
2 3+2 2 3 – 6i
c. z 3 = ----------------------- ; d. z 4 = ---------------------- .
i 3 z(1 – iz ) 6+i 2 –i
d. i ( 4 – 2i ) 2 . e. --------------- . f. ---------------------- .
1 + 6i 2z – 4i z
33 Déterminer le module et un argument des nombres
27 Évitons les calculs ! complexes suivants :
 
a. z 1 = 4 ⎛ sin ------ + i cos ------⎞ .
2–i
1. Donner la forme algébrique de ----------- . ⎝
1+i 12 12⎠
2–i 2+i  
2. Que peut-on dire des complexes z = ----------
- et z ′ = ----------- ? b. z 2 = 2 ⎛ cos ------ – i sin ------⎞ .
1+i 1–i ⎝ 12 12⎠
Sans faire de calcul, que vaut z + z ′ et z – z ′ ?  
c. z 3 = – 3 ⎛ cos ------ – i sin ------⎞ .
⎝ 12 12⎠
28 Soit z un nombre complexe. Parmi les nombres suivants
lesquels sont réels ? Imaginaires purs ? 34 Soit z = – 3 – 3i et z ′ = 3 + i .
a. 1 – z z . b. z2 . c. iz 2 ( i z ) 2 . d. ( z – i z ) ( z + i z ) . e. z – z . 1. Déterminer le module et un argument de z et de z ′ .
z
29 2. En déduire le module et un argument de zz ′ et ----- .
À chacun son affixe z′
Déterminer l’affixe des points A , B , C , D , E et I parmi
les propositions suivantes : 35 Déterminer le module et un argument de 1 + i et en
1 C déduire le module et un argument de ( 1 + i ) 4 .
z ; – z ; – z ; --- ( z – z ) ;
2 Déterminer la forme algébrique ( 1 + i ) 4 .
1 C I M(z)
--- ( z + z ) ; z – z ;
2 v B 36 Le B.A. BA… du bac !
z + z et z – z . O u 1. Déterminer le module et un argument des complexes :
A z1 = ( – 1 + i ) ( – 2 + i 2 )3 ; z 2 = – 2i ( 1 + 3i ) 6 ;
1+i 2
E z 3 = ⎛ ---------------⎞ .
⎝ – 1 + i⎠
2. En déduire la forme algébrique de z1 , z2 et z3
c Corrigé p. 327

2 Forme trigonométrique
d’un nombre complexe 37 Les complexes simplifient la trigonométrie…
On considère deux nombres complexes donnés sous forme
30 algébrique :
Pour bien démarrer
z 1 = 1 + i 3 et z 2 = 1 – i .
1. Dans le repère orthonormal direct ( O ; u, v ) , déterminer
1. Écrire z1 et z2 sous forme trigonométrique.
par lecture graphique le module et un argument des affixes
z
des points A , B , C , D , E , F et G . 2. a. Soit z 3 = ----1- . Déterminer le module et un argument
z2
de z3 . En déduire la forme trigonométrique de z3 .
b. Écrire z3 sous forme algébrique et en déduire les valeurs
B
F C 7 7
exactes de cos ------- et sin ------- .
12 12
v A
O u 38 6–i 2
Soit les complexes z 1 = ----------------------- et z 2 = 1 – i .
2
z
1. Mettre sous forme trigonométrique z1 , z2 et Z = ----1- .
z2
D
 6+ 2  6– 2
E
G 2. En déduire que cos ------ = --------------------
- et sin ------ = --------------------- .
12 4 12 4

155
p154-165-exos.fm Page 156 Vendredi, 24. mars 2006 2:08 14

En déduire une condition nécessaire et suffisante pour que


39 Pourtant compliqué au départ ! Mn appartienne à l’axe des réels.
Soit le nombre complexe z = 5 ( – 2 + 2 + i 2 – 2 ) . 3. Montrer que, pour tout n ∈  , les triangles OM n M n + 1
Calculer z2 et mettre z2 sous sa forme trigonométrique. sont rectangles en M n + 1 .
En déduire le module et un argument de z .

40 Inégalité triangulaire
Soit M et M′ deux points d’affixes respectives z et z ′ .
3 Représentation géométrique
Sachant que OM  OM′ + MM′ , montrer que : d’un nombre complexe
les exercices
Les nombres complexes

z + z′  z + z′ .

M (z ) Dans les exercices de 43 à 47 , le plan complexe est rap-


porté à un repère orthonormal direct ( O ; u, v ) .

M' (z' ) 43 On considère les points A , B et C du plan d’affixes :


v z A = – 2 + 2i ; z B = 4 + 2i et z C = – 2 – 4i .
O u 1. Placer les points A , B et C .
2. Déterminer les affixes des vecteurs AB , AC et BC .
41 Un premier lien avec les suites 3. En déduire les longueurs AB , AC et BC .
1. Donner la forme trigonométrique du nombre complexe 4. En déduire la nature du triangle ABC .
4 2(– 1 + i) .
2. Trois complexes z1 , z2 , z3 ont pour produit : 44 Les points A , B et D du plan ont pour affixes
4 2(– 1 + i) . respectives – 3 ; z 1 = – 1 + 2i ; z 2 = – 1 – 2i .
Leurs modules sont en progression géométrique de raison 2. z1 + 3
Leurs arguments sont en progression arithmétique de 1. Donner la forme algébrique du quotient --------------
-.
z2 + 3
  2. En déduire la nature du triangle ABD .
raison ---- . De plus, z1 a un argument dans l’intervalle ---- ;  .
4 2 3. Déterminer l’affixe du point C tel que ABCD soit un
Déterminer le module et un argument de z1 , z2 , z3 .
carré.

Le saviez-vous ? 45 On considère les points A , B et C du plan ont pour


affixes respectives z A = – 1 , z B = 2 + i et z C = 1 – i .
Jean-Robert ARGAND (juge et libraire français d’origine
suisse, 1768-1822), sera le premier, avec Caspar WESSEL 1. Quelle est la nature du triangle ABC ?
(arpenteur et géomètre danois, 1745-1818), à interpréter 2. Calculer l’affixe de l’isobarycentre du triangle ABC .
géométriquement les nombres complexes et les opérations
s’y rattachant : représentation, addition, multiplication. 46 Le B.A. BA… du bac !
Mais son mémoire resta méconnu près d’un siècle !
C’est Carl Friedrich GAUSS (et CAUCHY un peu plus tard), qui 1. Placer les points A , B , C et D du plan d’affixes :
adopte son point de vue et complète ses travaux. 1 3 1 3
zA = – 2 ; z B = – --- – --- i ; z C = – --- + --- i et z D = 1 + i .
Le plan complexe, tel qu’on l’utilise en cours, s’appelle 5 5 5 5
« diagramme d’Argand » ou « plan d’Argand-Cauchy » ou 2. Démontrer que les points O , A , B et C sont sur un cer-
encore « plan de Gauss »… cle que l’on déterminera.
zA – zC
3. Donner la forme algébrique du quotient ----------------- .
zD – zC
Que peut-on en déduire ?
c Corrigé p. 327

47 Le plan  est rapporté à un repère orthonormal direct


( O ; u, v ) . A est le point d’affixe 1, B celui d’affixe 2i .
L’affixe de C est notée z .
1. Que représentent géométriquement :

et arg ⎛ --------------⎞ ?
z – 2i z – 2i
42 Un deuxième lien avec les suites
--------------
1 – 2i ⎝ 1 – 2i⎠
On considère la suite complexe ( z n ) n ∈  définie par : Dans toute la suite, on désigne par  le réel de ] –  ; 0 ] tel
1 1
z 0 = 1 et, pour tout n ∈  , z n + 1 = --- ( 1 + i )z n . que cos  = ---------- . Le point C est défini par :
2 10
Pour tout n ∈  , on appelle Mn le point d’affixe zn dans le
2
plan complexe rapporté à un repère orthonormal direct ( BA ; B C ) =  BC = --- BA .
et
5
( O ; u, v ) .
1. Montrer que la suite ( z n ) n ∈  est une suite géométri- 2. Calculer la valeur exacte de sin  .
que dont on précisera la raison et le premier terme. z – 2i 1 – 3i
3. Démontrer que -------------- = -------------- ; en déduire z .
n 1 – 2i 5
2. Montrer que arg ( z n ) = -------- [ 2 ] . 4. Vérifier que le triangle ABC est isocèle en A .
4

156
p154-165-exos.fm Page 157 Vendredi, 24. mars 2006 2:08 14

4
Les nombres complexes

48 Les points A , B et C du plan ont pour affixes : 56 Le B.A. BA… du bac !


z A = – 1 + i 3 , z B = 2 et z C = – 1 – i 3 . Dans le plan complexe, déterminer géométriquement
l’ensemble des points M d’affixe z tel que :

les exercices
1. Écrire zA , zB et zC sous forme trigonométrique.
z+1
2. Déterminer la nature du triangle ABC . 1. -------------- soit un réel.
z – 2i
z+1
2. -------------- soit un imaginaire pur.
z – 2i
c Corrigé p. 327

4 Ensembles de points
57 Pour le dessin on prendra 4 cm pour unité.
49 A , B et C sont les points d’affixes respectives :
Soit M un point d’affixe z . Déterminer et représenter
graphiquement l’ensemble : 1+i 3
2i , 1 et
------------------- .
• 1 des points M tels que z =4 ; 2
• 2 des points M tels que z =2 ; 1. Placer les points A et B . Placer de manière précise le
• 3 des points M tels que z–1 =3 ; point C en utilisant la forme algébrique et le module de son
• 4 des points M tels que z – 4i = 4 . affixe.
2.  est l’ensemble des points M d’affixe z telle que :
50 z – 2i = 2 . Déterminer et construire  .
Soit M un point d’affixe z . Déterminer et représenter
graphiquement l’ensemble : 3.  est l’ensemble des points M d’affixe z telle que :
• 1 des points M tels que 3z + 9i = 18 ; 1+i 3
z – 1 = z – ------------------- . Déterminer et construire  .
• 2 des points M tels que z + 1 – 2i = 5 ; 2
• 3 des points M tels que iz – 3 = 1 .

51 58 Le plan  est rapporté au repère orthonormé direct


Soit M un point d’affixe z , déterminer et représenter
( O ; u, v ) (unité graphique : 3 cm).
graphiquement l’ensemble :
On considère l’application f de  – { – 2 – i } dans 
• 1 des points M tels que z = z + i ;
définie par :
• 2 des points M tels que 3iz + 6 = 3 z – 1 + i ;
• 3 des points M tels que – 2i z + 4 = 2 z + 4i . z + 1 – 2i
f ( z ) = ----------------------- .
z+2+i
52 1. Représenter dans  le point A d’affixe ( – 3 + i ) .
Dans le plan  rapporté à un repère orthonormal direct Calculer f ( – 3 + i ) et représenter dans  le point A′
( O ; u, v ) , on considère le point M d’affixe z . d’affixe f ( – 3 + i ) .
Déterminer, dans chacun des cas, l’ensemble  des points
2. Résoudre dans  l’équation f ( z ) = 2i .
M tels que :
3. En posant z = x + iy , ( x ∈  et y ∈  ) , déterminer la
a. z – 1 = z + 2i ; partie réelle et la partie imaginaire de f ( z ) .
b. z + 2i = 2 ; 4. Déterminer et représenter dans  l’ensemble 1 des
c. 2 z – 1 + i = ( 1 – i )z . points M d’affixe z tels que f ( z ) soit réel.
Déterminer et représenter dans  l’ensemble 2 des
53 points M d’affixe z tels que f ( z ) soit imaginaire pur.
Soit M un point d’affixe z . Déterminer et représenter
graphiquement l’ensemble :
 59
• 1 des points M tels que arg ( z ) = ---- [ 2 ] ; Le plan complexe est rapporté au repère orthogonal
2
 direct ( O ; u, v ) .
• 2 des points M tels que arg ( z ) = ---- [  ] ; On note A le point d’affixe 1 – 2i , B le point d’affixe i et
2
• 3 des points M tels que arg ( z ) = 0 [ 2 ] . M le point d’affixe z . À tout nombre complexe z , on associe
le nombre complexe Z défini par :
54 Soit M un point d’affixe z , déterminer et représenter z – 1 + 2i
Z = ----------------------- ( z ≠ i ) .
graphiquement l’ensemble : z–i
 1. On pose z = x + iy et Z = X + iY (x , y , X , Y sont des
• 1 des points M tels que arg ( z ) = ---- [ 2 ] ;
4 nombres réels).

• 2 des points M tels que arg ( z + 2 ) = ---- [  ] ; a. Calculer X et Y en fonction de x et y .
4 b. Déterminer l’ensemble  des points M d’affixe z tel

• 3 des points M tels que arg ( z – i ) = ---- [ 2 ] . que Z soit un réel.
4
c. Déterminer l’ensemble  des points M d’affixe z tel
55 que Z soit imaginaire pur.
Le plan  est ici rapporté à un repère orthonormal
d. Déterminer l’ensemble  des points M d’affixe z dont
direct ( O ; u, v ) , on considère le point M d’affixe z . Déter-
les images sont sur le cercle de centre O et de rayon 1.
miner dans chacun des cas l’ensemble  des points M tels
e. Représenter les ensembles  ,  et  .
que :
  2. En considérant les vecteurs d’affixe z – 1 + 2i et z – i ,
a. arg ( z ) = ---- [ 2 ] ; b. arg ( z – i ) = ---- [  ] ; exprimer un argument de Z .
4 2
  Retrouver géométriquement les résultats des questions 1. b.
c. arg ( iz ) = ---- [  ] ; d. arg ( – z ) = ---- [ 2 ] .
3 6 et 1. c.

157
p154-165-exos.fm Page 158 Vendredi, 24. mars 2006 2:08 14

60 Propriétés d’une application 67 En utilisant la forme exponentielle donner la forme algé-


Dans le plan complexe  rapporté à un repère orthonormal brique du nombre complexe ( – 1 + i ) 4 ( 5 + 5i 3 ) 3 .
direct ( O ; u, v ) , on donne les points A d’affixe 2i , B
d’affixe 2 et I milieu de [ AB ] (on prendra 2 cm d’unité gra- 68 Déterminer les entiers n pour lesquels ( 6 – 2i ) n est
phique). On considère la fonction f qui, à tout point M dis- un réel.
tinct de A , d’affixe z , associe le point M′ d’affixe z ′ tel
2z
que : z ′ = -------------- .
69 Méthode de l’arc moitié
z – 2i Dans chacun des cas déterminer le module et l’argument des
les exercices
Les nombres complexes

1. a. Montrer que f admet comme points invariants le complexes suivants :


point O et un deuxième point dont on précisera l’affixe. a. z = e i  – e – i  , avec  ∈ ] 0 ;  [ ;
b. Déterminer les images par f des points B et I .  
b. z = 1 + e 2i  , avec  ∈ – ---- ; ---- ;
2. Soit M un point quelconque distinct de A et de O . 2 2
Établir que : c. z = 1 – e 2i  , avec  ∈ ] –  ; 0 [ ;
⎧ ( u ; O M ′ ) = ( M A ; M O ) + k 2 , k ∈  d. z = e 2i  – e – 2i  , avec  ∈ ] –  ; 0 [ .

⎨ MO 70
⎪ OM ′ = 2 ---------- . Soit  ∈ ] 0 ;  [ . On pose :
⎩ MA
z 1 = 1 + cos  – i sin  et z 2 = 1 – cos  + i sin  .
3. Soit  la médiatrice de [ OA ] . Montrer que les transfor- Déterminer en fonction de  le module et l’argument de :
més par f des points de  appartiennent à un cercle  que
z
l’on précisera. z1z2 et ----1- .
4. Soit  le cercle de diamètre [ OA ] , privé du point A . z2
Montrer que les transformés par f des points de  appar-
tiennent à une droite  que l’on précisera. On peut remarquer que z 1 = 1 + e – i  .
5. Tracer  ,  ,  ,  sur une même figure.

71 Donner la forme exponentielle du complexe :


2
1 i -------
z + --- , où z = e 3 .
5 Forme exponentielle z

72 Pour tout complexe non nul z , on donne z ′ = z ⎛ z + ---⎞ .


1
61 Écrire les nombres suivants sous forme exponentielle : ⎝ z⎠
z 1 = 3 ; z 2 = – 2 ; z 3 = – i ; z 4 = – 5 + 5i 3 . Donner le module et l’argument z ′ sachant que :

z = e i  , avec  ∈ 0 ; ---- .
62 Donner la forme algébrique des nombres complexes
2
suivants : π
i --- 73 Soit le nombre complexe z = e ix et soit n ∈ * .
z 1 = e iπ , z 2 = e – 2i π et z 3 = e 2 .
1
Montrer que z n + ----n- est un nombre réel dont on donnera la
63 z
Déterminer la forme exponentielle du conjugué des valeur en fonction de n et de x .
nombres complexes suivants :
π –π
  i ------ i ------- 74
z 1 = – 3 ⎛ cos ---- + i sin ----⎞ , z 2 = 2e 12 et z 3 = 2ie 5 . La droite d’Euler
⎝ 4 4⎠ Soient A , B et C trois points non alignés, on note O le
centre du cercle circonscrit au triangle ABC . Dans un repère
64 Écrire les nombres suivants sous forme exponentielle : orthonormé direct ( O ; i, j ) , on désigne par a , b et c les
  affixes respectives des points A , B et C .
sin ------ – i cos ------ 1. Montrer que l’on peut écrire :
4 1+i 3 12 12
z 1 = ( 3 – i 3 ) ; z 2 = ------------------- et z 3 = --------------------------------------------- . i i i
3–i   a = re A , b = re B et c = re C ,
cos ------ + i sin ------
12 12 où r est un réel strictement positif et A , B et C sont des
réels.
65 On donne z = 3 3 + 3i . 2. On désigne par H le point d’affixe h = a + b + c .
1. Donner la forme exponentielle de z . h–c
Donner la forme exponentielle du complexe z = ------------- .
1 b–a
2. En déduire la forme exponentielle de – z , z2 , et ---
z
. Que peut-on en déduire pour les droites ( AB ) et ( CH ) ?

66 Le B.A. BA… du bac ! On pourrait montrer un résultat analogue avec les droites
  2 ( AC ) et ( BH ) , puis pour les droites ( BC ) et ( AH ) .
i ---- i ---- – i -------
On donne z 1 = – 2e 2 , z2 = ie 3 et z 3 = 4e 3 .
3. Que représente le point H pour le triangle ABC ?
Donner la forme exponentielle de :
a. z1 et z2 ; b. z1z2z3 et z 2 ( z 1 ) 2 ;c. ( z1 )3 . 4. Déterminer l’affixe du point G isobarycentre des points
A , B et C .
c Corrigé p. 327 5. Montrer que les points O , G et H sont alignés.

158
p154-165-exos.fm Page 159 Vendredi, 24. mars 2006 2:08 14

4
Les nombres complexes

75 On considère deux complexes z1 et z2 de module 1 et 79 Optimisation


d’arguments respectifs a et b . Le plan est rapporté au repère orthonormal direct
( z1 + z2 ) 2 ( O ; u, v ) (unité graphique : 5 cm). On considère les points

les exercices
Montrer que ------------------------ est un réel positif ou nul.
z1 z2 1 1
A et B d’affixes z A = 1 + i et z B = – --- + --- i . On appelle 
2 2
le cercle de centre O et de rayon 1.
76 Construction 1. Donner la forme exponentielle de zA et zB .
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormal
direct ( O ; u, v ) . On considère le point A d’affixe z A = 1 2. a. On considère le point M d’affixe ei avec
et, pour tout réel  ∈ ] –  ;  [ , le point M d’affixe z = e i  .  ∈ [ 0 ; 2  [ . Justifier que M appartient au cercle  .
On désigne par P le point d’affixe 1 + z et Q le point b. Montrer, pour tout  ∈  , l’égalité :
d’affixe z2 . e i2  – 1 = 2i sin  e i  .
À partir du point M , donner une construction géométrique c. On considère l’application f qui à tout point M de 
du point P et du point Q . Les points O , A , M , P et Q associe f ( M ) = MA × MB . Montrer l’égalité :

seront placés sur une figure, on prendra  = ---- .
f ( M ) = e i2  – 1 – ⎛ --- + --- i⎞ e i  .
3 1 3
⎝2 2 ⎠
77 Le B.A. BA… du bac ! 2
En déduire que f ( M ) = --- + ⎛ – --- + 2 sin ⎞ .
1 3
Le plan est rapporté au repère orthonormal direct ⎝ 2 ⎠
4
( O ; u, v ) (unité graphique : 2 cm).
On considère les points I et A d’affixes respectives 1 et 3. a. En utilisant les résultats précédents, montrer qu’il
– 2 . Le point K est le milieu du segment [ IA ] . existe deux points M de  , dont on précisera les coordon-
On appelle  le cercle de diamètre [ IA ] . Tracer une figure nées, pour lesquels f ( M ) soit minimal. Donner cette valeur
et la compléter au fur et à mesure de l’exercice. minimale.
1. Soit B le point d’affixe b où : b. Montrer qu’il existe un unique point M de  , dont on
donnera les coordonnées, pour lesquels f ( M ) soit maxi-
1 + 4i
b = --------------- . mal. Donner cette valeur maximale.
1 – 2i
Écrire b sous sa forme algébrique et montrer que B appar- D’après Bac
tient au cercle  .
2. Soit D le point de  tel que : 80 Soit z le complexe non nul où r est le module de z et

( KI ; K D ) = ---- + 2 k  ,  un argument de z . On considère la fonction F du point
3
complexe dans lui-même qui à tout point M d’affixe z fait
où k est un entier relatif, et soit d l’affixe du point D .
correspondre le point M′ d’affixe z ′ définie par :
1
a. Quel est le module de d + --- ? En donner un argument. 2z
2 z ′ = --------------- .
1 3i 3 1 + zz
b. En déduire que d = --- + ------------- . 1. Calculer le module de z′ en fonction de r .
4 4
c. Déterminer un réel a vérifiant l’égalité : 2. Calculer un argument de z′ en fonction de  .
1 + 2ia 1 3i 3 3. En déduire que les points O , M et M′ sont alignés.
------------------- = --- + ------------- .
1 – ia 4 4 4. Montrer que OM′  1 .
c Corrigé p. 327 5. Quelle est l’image par F du cercle de centre O et de
rayon 2 ?
78 Autour du cercle
On considère le point A d’affixe z A = 1 , B d’affixe z B = 2 81 Complexes et suites
et  le cercle de centre A et de rayon 1. Soit  un réel Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormal
appartenant à l’intervalle ] 0 ;  [ . On note M le point ( O ; u, v ) (unité graphique : 1 cm). Soit les nombres
d’affixe z = 1 + e 2i  . complexes :
1. Montrer que le point M appartient au cercle  .
3+1 3–1
2. Exprimer l’angle ( AB ; A M ) en fonction de  . En a = ----------------- + i ---------------- et z 0 = 6 + 6i .
4 4
déduire l’ensemble  des points M quand  décrit
z0 a pour image A0 . Pour tout n entier naturel non nul, on
l’intervalle ] 0 ;  [ .
désigne par An le point d’affixe zn définie par z n = a n z 0 .
3. Comment peut-on construire le point M  ?
----
6
Partie A
4. On considère le point E d’affixe :
1. Exprimer z1 et a2 sous forme algébrique.
z E = 1 + ⎛ z ⎞ 2 .
⎝ ---6-⎠ Écrire z1 sous forme exponentielle et montrer que :

a. Déterminer la forme exponentielle des nombres 1 i ----
a 2 = --- e 6 .
complexes : 2
et ( zE – zA ) . 2. Exprimer z3 et z7 en fonction de z1 et a2 ; en déduire
⎛ z ---- – z A⎞
⎝ 6 ⎠ l’expression de z3 et z7 sous forme exponentielle.
b. En déduire que les points A , E et M  sont alignés. 3. Placer les points A0 , A1 , A3 et A7 images respectives
----
6
des complexes z0 , z1 , z3 et z7 .

159
p154-165-exos.fm Page 160 Vendredi, 24. mars 2006 2:08 14

Partie B
Pour tout n entier naturel, on pose z n = r n .
6 Résolution d’équations
2 n+1
1. Montrer que, pour tout n ∈  , r n = 12 ⎛⎝ -------⎞⎠ .
2 85 Résoudre dans  les équations suivantes :
2. En déduire que la suite ( r n ) n ∈  est une suite géométri- a. ( 1 + i )z = 2 ; b. 2iz – 5 = z + 1 .
que dont on précisera le premier terme et la raison.
3. Déterminer le plus petit entier naturel p tel que : 86 Résoudre dans  les équations suivantes :
OA p  10 – 3 a. ( 2i + z ) ( 2z + 3i – iz ) = 0 ;
les exercices
Les nombres complexes

et donner alors une mesure de l’angle orienté ( u ; O A p ) . b. ( iz – 1 ) ( 2z + i – 3 ) = ( iz + 1 ) ( iz – 1 ) .

82 Encore des suites 87 Résoudre dans  les équations suivantes :


1. a. Soit ( r n ) n ∈  , la suite géométrique réelle de premier –i
a. ------------ = 2 ;
2 z+1
terme r0 strictement positif et de raison --- . z + 3i
3 b. ---------------------- = – i .
Exprimer rn en fonction de r0 et de n . – 5iz + 2
b. Soit (  n ) n ∈  , la suite arithmétique réelle de premier

88 Résoudre dans  les équations suivantes :
terme 0 appartenant à l’intervalle 0 ; ---- et de raison
2 a. ( 1 + i ) z = 2 ; b. i z + 7 = 2z + 2i .
2
---  . Exprimer n en fonction de 0 et de n .
3 89
c. Pour tout entier naturel n , on pose : Résoudre dans  les équations suivantes :
z n = r n ( cos  n + i sin  n ) . a. z 2 – z = 2 ; b. z 2 – z 2 = 2
Sachant que z0 , z1 et z2 sont liés par la relation : (on pourra montrer rapidement que cette équation n’a pas de
solution dans  ).
z0 z1 z2 = 8 ,
déterminer le module et un argument de z0 , z1 et z2 .
2. Dans le plan complexe  muni d’un repère orthonormal
90 Résoudre dans  les équations suivantes :
direct ( O ; u, v ) (unité graphique : 4 cm), on appelle Mn le a. 4z 2 – 12z + 153 = 0 ; b. z 2 – 3z + 1 = 0 ;
point d’affixe zn . c. z 2 – 2z + 5 = 0 .
a. Placer les points M0 , M1 , M2 et M3 dans le plan  .
b. Pour tout n ∈  , calculer M n M n + 1 en fonction de n . 91 On considère l’équation d’inconnue complexe z :
n
z 2 + 2 3z + 4 = 0 .
c. On pose I n = ∑ M k M k + 1 . Calculer In en fonction de
1. Résoudre cette équation dans l’ensemble  des nombres
k=0
n et déterminer la limite de In quand n tend vers + ∞ . complexes.
2. Écrire les solutions sous forme trigonométrique.
83 Des astuces dans les sommes 92 1. Résoudre dans l’ensemble des complexes l’équation :
On pose :
2 4 6 z 2 – 2z + 4 = 0 .
• S = cos ------- + cos ------- + cos ------- ; Les solutions seront notées z ′ et z ″ , z ′ désignant la
7 7 7
8 10 12 solution dont la partie imaginaire est positive. Donner les
• S′ = cos ------- + cos ----------- + cos ----------- ; solutions sous forme algébrique puis sous forme expo-
7 7 7
2 4 6 nentielle.
•  = sin ------- + sin ------- + sin ------- ;
7 7 7 2. Donner la valeur exacte de ( z ′ ) 2 007 sous forme expo-
8 10 12 nentielle puis sous forme algébrique.
•  ′ = sin ------- + sin ----------- + sin ----------- .
7 7 7
1. Comparer S et S′ puis  et  ′ . 93 Résoudre le système suivant :
2
i -------
2. Exprimer S + S′ + i (  +  ′ ) en fonction de z = e 7 . ⎧ z + 2z ′ = 3

⎨ 1
2π ⎪ zz ′ = --- .
i ------- 2 2 ⎩ 2
e 7 = cos ------- + i sin ------- .
7 7

3. En déduire alors la valeur de S + S′ + i (  +  ′ ) , puis la


94 Calcul ou géométrie ?
valeur de S . 1. Résoudre dans  l’équation z-----------
–2
- = i (1) .
z–1
84 z–2
La somme des astuces 2. Résoudre dans  l’équation -----------
- = z (2) .
z–1
Pour tout x ∈ ] 0 ;  ] ; on pose : 3. Dans le plan complexe est rapporté à un repère orthonor-
• S = cos x + cos 2x + … + cos nx ; mal direct ( O ; u, v ) ; on considère les points M , A et B
• S′ = sin x + sin 2x + … + sin nx . les points d’affixes respectives z , 1 et 2. On suppose que M
1. Exprimer S + iS′ en fonction de z = e ix . est distinct de A et de B . Retrouver géométriquement la
2. En déduire alors la valeur de S et de S′ . solution de l’équation ( 1 ) .

160
p154-165-exos.fm Page 161 Vendredi, 24. mars 2006 2:08 14

4
Les nombres complexes

3. En utilisant les questions précédentes, résoudre dans 


95 Le B.A. BA… du bac ! l’équation ( E ) .
On considère l’équation : On désigne par z1 , z2 , z3 et z4 les solutions de ( E ) :
z 2 – 2 ( 1 + 2 cos  )z + 5 + 4 cos  = 0

les exercices
• z1 et z2 les solutions de parties imaginaires positives et
où  désigne un nombre réel quelconque. telles que :
1. Résoudre l’équation dans  . z1 < z2 ;
2. Montrer que les images des solutions appartiennent à un • z3 et z4 les solutions de parties imaginaires négatives et
cercle dont on déterminera le centre et le rayon. telles que :
z3 < z4 .
c Corrigé p. 327
4. On note M1 le point d’affixe z1 , M2 le point d’affixe z2 ,
M3 le point d’affixe z3 et M4 le point d’affixe z4 .
96 Pour tout complexe Z , on pose P ( Z ) = Z 4 – 1 . a. Représenter les points M1 , M2 , M3 et M4 .
1. Factoriser P ( Z ) dans  . b. Quelle est la nature du quadrilatère M1M2M3M4 ?
2. En déduire les solutions dans  de l’équation P ( Z ) = 0 .
3. En déduire les solutions dans  de l’équation 101 Résoudre, dans l’ensemble  des nombres complexes,
4 l’équation z 3 = 8 .
d’inconnue z : ⎛ ----------------⎞ = 1 .
2z + 1
⎝ z–1 ⎠
Indication : a 3 – b 3 = ( a – b ) ( a 2 + ab + b 2 ) .
97 On considère le polynôme P d’inconnue complexe z :
P ( z ) = z4 + z2 + 1 . 102 1. Développer :
2 2
1. Calculer ⎛⎝ 1--- + i -------⎞⎠ et ⎛⎝ 1--- – i -------⎞⎠ .
3 3 ( z – 2 ) ( z – 2 + 2i ) .
2 2 2 2 2. Résoudre, dans l’ensemble  des nombres complexes,
2. En posant Z = z 2 résoudre dans  P ( z ) = 0 . l’équation :
z 3 – ( 1 – i )z 2 – ( 2 – 2i )z + 8 = 0 ,
98 On considère le polynôme P d’inconnue complexe z :
en notant la solution réelle a , et b et c les deux autres
solutions.
P ( z ) = z 3 – 2z 2 – iz + 3 – i . 3. Soit A , B , C les images respectives, dans le plan
1. Vérifier que P ( – 1 ) = 0 . En déduire le polynôme g ( z ) rapporté à un repère orthonormé ( O ; u, v ) , des nombres
tel que P ( z ) = ( z + 1 )g ( z ) (avec g ( z ) sous la forme : complexes a , b et c .
g ( z ) = az 2 + bz + c , Montrer que le triangle ABC est rectangle et isocèle.
avec a , b et c nombres complexes).
2. Calculer g ( 1 – i ) et en déduire une factorisation de 103 On considère l’équation d’inconnue complexe z :
g ( z ) sous la forme g ( z ) = ( z – 1 + i ) ( z + d ) , avec d ∈  . z 3 – 5z 2 + 11z – 15 = 0 ( E ) .
3. Résoudre P ( z ) = 0 . 1. a. Montrer qu’il existe trois réels a , b et c tels que, pour
tout nombre complexe z :
99 On considère les équations : z 3 – 5z 2 + 11z – 15 = ( z – 3 ) ( az 2 + bz + c ) .
Déterminer a , b et c .
z 2 – ( 1 + 3i )z – 6 + 9i = 0 ( 1 )
b. En déduire les solutions dans  de l’équation ( E ) .
et z 2 – ( 1 + 3i )z + 4 + 4i = 0 ( 2 ) .
1. Montrer que l’équation ( 1 ) admet une solution réelle z1
et l’équation ( 2 ) une solution imaginaire pure z2 . 104 Avec un changement de variable
2. Développer ( z – 3 ) ( z + 2 – 3i ) , puis ( z – 4i ) ( z – 1 + i ) . 1. Résoudre dans  l’équation en Z :
3. En déduire les solutions de l’équation : Z 2 + ( 1 – 3 )Z – 3 = 0 .
( z 2 – ( 1 + 3i )z – 6 + 9i ) ( z 2 – ( 1 + 3i )z + 4 + 4i ) = 0 .
4. Soit z0 la solution dont la partie imaginaire est stricte- On remarque que  = ( 1 + 3 ) 2 .
ment négative.
Donner la forme exponentielle de z0 .
2. Résoudre dans  les équations en z :
5. Déterminer les entiers naturels n tels que les points Mn
d’affixe z 0n soient sur la droite d’équation y = x . 1
( 1 ) z + --- = – 1 ;
z
1
100 ( 2 ) z + --- = 3 .
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormal z
direct ( O ; u, v ) . On désigne par  et  ′ les solutions de l’équation ( 1 ) , par
1. Donner la forme algébrique des nombres complexes  et  ′ celles de l’équation ( 2 ) .
suivants ( 1 – i ) 2 et ( 1 + i ) 2 . 3. Soit :
2. On considère l’équation ( E ) définie dans  par : f ( z ) = z 4 + ( 1 – 3 )z 3 + ( 2 – 3 )z 2 + ( 1 – 3 )z + 1 .
z 4 – 14iz 2 + 32 = 0 . Vérifier que pour tout nombre complexe z non nul :
a. Montrer que, si le complexe  est solution de ( E ) , alors f(z) ⎛ 1 2
= z + ---⎞ + ( 1 – 3 ) ⎛ z + ---⎞ – 3 .
1
–  est aussi une solution de ( E ) . ---------
z 2 ⎝ z⎠ ⎝ z⎠
b. Vérifier que, pour tout complexe z , on a : 4. Déduire de l’étude précédente que  ,  ′ ,  ,  ′ sont
z 4 – 14iz 2 + 32 = ( z 2 + 2i ) ( z 2 – 16i ) . solutions dans  de l’équation f ( z ) = 0 .

161
p154-165-exos.fm Page 162 Vendredi, 24. mars 2006 2:08 14

c. Justifier que les points P , Q , R et S appartiennent à un


7 Transformations complexes même cercle, noté  . On calculera l’affixe de son centre
et son rayon r .
3. La droite ( AP ) est-elle tangente au cercle  ?
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé
( O ; u, v ) . 112 1. Dans le plan complexe  rapporté au repère ortho-
Dans les exercices de à 105 106
, donner l’écriture com- normal direct ( O ; u, v ) (unité graphique : 2 cm).
plexe de la transformation proposée. Les points I et J du plan ont pour affixes respectives :
z 1 = – 3 + i et z 2 = – 3 – i .
les exercices
Les nombres complexes

105 a. La translation de vecteur w ( 2 – i ) . a. Tracer le cercle de centre O et de rayon 2, placer les


b. La translation de vecteur AB où A ( – 2i ) et B ( 2 + i ) . points I et J sur la figure.
b. Montrer que le point J est l’image du point I par la rota-
106 
a. L’homothétie de centre ( 2 – i ) et de rapport 2. tion de centre O et d’angle ---- . En déduire la nature du
3
b. L’homothétie de centre ( 3i – 2 ) et de rapport – 3 . triangle OIJ .
2. Soit B le milieu du segment [ OI ] .
107 
a. La rotation de centre ( 1 – i ) et d’angle ---- . a. Déterminer l’affixe du point B et le placer sur la figure.
4
b. La symétrie centrale de centre ( 2 ) . b. Préciser la nature du triangle JBO .
c. Le quart de tour direct de centre ( 2 + i ) . 3. Soit A le point du plan défini par l’égalité vectorielle :
1
BA = – --- OJ .
108 Soit l’application f du plan dans lui-même qui, à tout 2
a. Déterminer l’affixe du point A et le placer sur la figure.
point M d’affixe z , associe le point M′ d’affixe z ′ telle
b. Montrer que le point A est l’image du point B par la rota-
2
i ------- 
que z ′ = e 3 z . tion de centre O et d’angle – ---- .
3
Caractériser géométriquement l’application f . 4. Montrer que le point A est le barycentre des points J ,
O , B affectés de coefficients que l’on déterminera.
109 Le B.A. BA… du bac !
Soit l’application f du plan dans lui-même qui à tout point 113 Le B.A. BA… du bac !
M d’affixe z associé le point M′ d’affixe z ′ telle que :
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormal direct
3–i ( O ; u, v ) (unité graphique : 2 cm).
z ′ = --------------- z .
2i 1. Montrer que les points A d’affixe 1 + i 3 et B d’affixe
3–i 1 – i 3 sont sur un même cercle de centre O dont on pré-
Donner la forme exponentielle de --------------- et en déduire la
2i cisera le rayon.
nature de f . c Corrigé p. 327 Tracer ce cercle dont on précisera les points A et B .
2. On note O′ l’image du point O par la rotation r1 de
110 Dans chacun des cas, caractériser géométriquement 
centre A et d’angle – ---- et B′ l’image du point B par la
l’application f du plan dans lui-même qui, à tout point M 2

d’affixe z , associe le point M′ d’affixe z ′ telle que : rotation r2 de centre A et d’angle + ---- .
2
a. z ′ = – z + 2 – 4i ; b. z ′ = – iz + 2i ; Calculer les affixes des points O′ et B′ et construire ces
c. z ′ = – 3z + 4 ; d. z ′ = z + 4i ; points.
e. z ′ = z . 3. Soit I le milieu du segment [ OB ] .
a. Que peut-on conjecturer pour la droite ( AI ) dans le
111 Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé triangle AO′B′ ?
( O ; u, v ) (unité graphique : 1 cm), on considère les points b. Calculer les affixes des vecteurs AI et O′B′ .
A , B , C et P d’affixes : c. La conjecture émise à la question a. est-elle vraie ?
3 3 1
z A = --- + 6i , z B = --- – 6i ,
z C = – 3 – --- i et z P = 3 + 2i , c Corrigé p. 327
2 2 4
5
et le vecteur w d’affixe z w = – 1 + --- i . 114 On considère les points A0 , A1 d’affixes respectives :
2
1. a. Déterminer l’affixe zQ du point Q , image du point B 
i ------
par la translation t de vecteur w . a 0 = 1 et a 1 = e 12 .
b. Déterminer l’affixe zR du point R , image du point P par Le point A2 est l’image du point A1 par la rotation de centre
1 
l’homothétie h de centre C et de rapport – --- . O et d’angle ------ .
3 12
c. Déterminer l’affixe zS du point S , image du point P par 1. Donner la forme exponentielle et algébrique de a2 affixe
 du point A2 .
la rotation de centre A et d’angle – ---- . 2. Montrer que la forme exponentielle de l’affixe zx du
2
d. Placer les points P , Q , R et S . 
 i ------
2. a. Démontrer que le quadrilatère PQRS est un parallélo- point I milieu du segment [ A 0 A 2 ] est z I = cos ------ e 12 .
12
gramme. 3. Montrer que les points O , I et A1 sont alignés.
zR – zQ  
b. Calculer ------------------ . 4. Déterminer les valeurs exactes de cos ------ et sin ------ ;
zP – zQ 12 12
En déduire la nature précise du parallélogramme PQRS . on donne 4 3 + 8 = 6 + 2 .

162
p154-165-exos.fm Page 163 Vendredi, 24. mars 2006 2:08 14

4
Les nombres complexes

115 Dans le plan complexe rapporté au repère orthonormal 119 Problème à prise d’initiatives
direct ( O ; u, v ) , on considère le point A d’affixe 1. Sur la figure ci-dessous, trois carrés sont accolés. En se
Pour tout complexe z ≠ 1 , on considère les points M et M′

les exercices
plaçant dans le repère orthonormal direct ( A ; A B, A H ) ,
d’affixes respectives z et z . 
1. Pour quelles valeurs de z les points M et M′ sont montrer que a + b = ---- .
4
confondus ?
H G F E
2. En supposant que M et M′ sont distincts, montrer que
l’ensemble des points M d’affixe z tels que le triangle
AMM′ soit équilatéral direct est une droite privée d’un
point.
a b
116 Dans le plan complexe rapporté au repère orthonormal
A B C D
direct ( O ; u, v ) (unité graphique : 1 cm), placer les points
A , B et C d’affixes respectives : Pistes p. 327
a = 8 , b = – 4 + 4i et c = – 4i .
1. a. Écrire chacun des complexes a , b et c sous forme
trigonométrique. 120 Problème à prise d’initiatives
b. Démontrer que le triangle ABC est rectangle isocèle. Dans le plan complexe rapporté au repère orthonormal
 direct ( O ; u, v ) , on considère trois points A , B et C dis-
2. La rotation de centre O et d’angle ---- transforme A en
3 tincts et non alignés, d’affixes respectives a , b et c .
A′ , B en B′ et C en C ′ . Montrer que ABC est un triangle équilatéral direct si, et seu-
a. Construire les points A′ , B′ et C ′ . lement si : a + bj + cj 2 = 0 .
b. Soit a′ , b′ et c′ les affixes respectives des points
A′ , B′ et C ′ . 1 3
Établir que : Indication : On note j le complexe j = – --- + i ------- .
2 2
b′ = – 2 ( 1 + 3 ) + 2 ( 1 – 3 )i .
Calculer a′ et c′ . Pistes p. 327
3. a. Déterminer les affixes p , q et r des points P , Q et
R milieux respectifs des segments [ A′B ] , [ B′C ] , [ C ′A ] .

i ----
121 1. Résoudre dans l’ensemble des nombres complexes
b. Démontrer que r – p = e 3 (q – p ) . En déduire la nature l’équation : z 2 + 2z + 2 = 0 ( E ) .
du triangle PQR .
2. Soit l’équation ( F ) d’inconnue complexe z :
z 2 – 2z + 4 + 4i = 0 .
Montrer que ( F ) admet pour solution un nombre imagi-
naire pur que l’on déterminera. Résoudre l’équation ( F ) .
8 Les problèmes 3. Dans le plan complexe rapporté au repère orthonormal
direct ( O ; u, v ) , on considère les points A , B , C et D
d’affixes a = – 1 + i , b = – 1 – i , c = 2i et d = 2 – 2i .
117 Problème à prise d’initiatives a. Placer les points A , B , C et D .
1. Montrer que pour tout complexe z et z ′ on a : c–a c–b
b. Calculer les nombres complexes ------------- et ------------- .
z + z ′ 2 + z – z ′ 2 = 2( z 2 + z ′ 2) . d–a d–b
2. Dans le repère ( O ; u, v ) , on considère les points M En déduire la nature des triangles ACD et BCD .
et M′ d’affixe respectives z et z′ . Comment peut-on Montrer que les points A , B , C et D appartiennent à un
traduire cette égalité si on considère le parallélogramme même cercle dont on précisera le centre et le rayon.
OM′AM ?
Pistes p. 327
122 Dans le plan complexe  rapporté au repère orthonor-
mal direct ( O ; u, v ) (unité graphique : 3 cm). Les nombres
complexes z1 , z2 , z3 , z4 , z5 et z6 seront tous exprimés
118 Problème à prise d’initiatives
sous forme algébrique et sous forme exponentielle.
1. a. Résoudre dans  l’équation z 2 – 3z + 1 = 0 .
Soit le nombre complexe a = 2 – 3 – i 2 + 3 .
1. Calculer a2 , puis déterminer son module et un argu- 3+i 3–i
b. On pose z 1 = --------------- et z 2 = --------------- .
ment. 2 2
Exprimer z1 et z2 sous forme exponentielle, puis placer les
2. En déduire le module de a et vérifier qu’une mesure points M1 et M2 d’affixes respectives z1 et z2 dans le
19 plan  .
de l’argument de a est ----------- .
12
Représenter sur le même graphique les nombres a , – a 2
2. Soit R la rotation de centre O et d’angle ------- .
et a2 . 3
Calculer l’affixe de z3 du point M 3 = R ( M 2 ) . Placer M3 sur
3. Déduire de ce qui précède les valeurs exactes de : la figure précédente.
7 7   3. Soit t la translation dont le vecteur w a pour affixe
cos ------- et sin ------- , puis de cos ------ et sin ------ .
12 12 12 12
3+i
Pistes p. 327 – --------------- . Calculer l’affixe z4 du point M 4 = t ( M 2 ) . Placer
2
M4 sur la figure.

163
p154-165-exos.fm Page 164 Vendredi, 24. mars 2006 2:08 14

i 2 125
4. Soit z 5 = --- ( 1 + i 3 ) et z 6 = --------------
-. Encore une histoire d’inversion
2 i– 3
Le plan complexe  est rapporté au repère orthonormal
Exprimer z5 et z6 sous la forme algébrique et sous forme
direct ( O ; u, v ) (unité graphique : 8 cm). On appelle A le
exponentielle. Placer M5 et M6 sur la figure.
point d’affixe 1 et B le point d’affixe – 1 .
5. a. Calculer z k6 pour k ∈ { 1, 2, 3, 4, 5, 6 } . On note f l’application du plan  privé du point O dans 
b. Écrire z 6 + 1 sous forme d’un produit de trois polynômes
de second degré à coefficients réels. Justifier cette écriture. qui, à tout point M d’affixe z non nulle, associe le point M′
1
d’affixe z ′ = – --- où z désigne le conjugué de z .
z
123 Le B.A. BA… du bac ! 1. a. Déterminer une relation entre les arguments de z et
les exercices
Les nombres complexes

Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormal de z ′ .


direct ( O ; u, v ) (unité graphique : 2 cm). b. En déduire que les points O , M et M′ sont alignés.
On désigne par A , B et C les points d’affixes respectives c. Démontrer que :
a , b et c définies par : 1
z ′ + 1 = --- ( z – 1 ) .
z
a = 2 , b = – 1 + i 3 et c = – 1 – i 3 . 
i ----
 2. a. Soit E le point d’affixe e , on appelle E′ son3
On appelle r la rotation de centre A et d’angle ---- et r ′ la
2
 image par f . Déterminer l’affixe de E′ sous forme exponen-
rotation de centre A et d’angle – ---- . tielle, puis sous forme algébrique.
2
On pose B′ = r ′ ( B ) et C ′ = r ( C ) et on note b′ et c′ les b. On note 1 le cercle de centre O et de rayon 1.
affixes respectives de B′ et de C ′ . Déterminer l’image de 1 par f .
5
1. Placer les points A , B et C dans le repère ( O ; u, v ) . i -------
6
3. a. Soit K le point d’affixe 2e , on appelle K′ son
2. Montrer que b′ et c′ sont des nombres complexes
image par f . Déterminer l’affixe de K′ .
conjugués.
b. On note 2 le cercle de centre O et de rayon 2.
3. On appelle M , N , P et Q les milieux respectifs des Déterminer l’image de 2 par f .
segments [ B′C′ ] , [ BB′ ] , [ B 4 C 4 ] et [ C ′C ] .
4. On désigne par R un point d’affixe 1 + e i  où
On note m , n , p et q leurs affixes.
 ∈ ]–  ;  ] .
a. Montrer que l’affixe n du point N est égale à
a. Montrer que R appartient au cercle 3 de centre A et de
1+ 3 rayon 1.
----------------- ( 1 + i 3 ) . En déduire que les points O , N et C
2 b. On considère un point M de 3 .
sont alignés. Démontrer que z ′ + 1 = z ′ .
b. Montrer que n + 1 = i ( q + 1 ) . Que peut-on en déduire Interpréter géométriquement cette égalité.
pour le triangle MNQ ? c. Déduire de ce qui précède une construction géométrique
c. Montrer que le quadrilatère MNPQ est un carré. du point M′ à partir du point M .
D’après Bac, Polynésie, 2005 c Corrigé p. 327 D’après Bac, Antilles Guyane, 2005

124 L’inversion
Le plan complexe  est rapporté au repère orthonormal 126 Rotation et cercle circonscrit
direct ( O ; u, v ) (unité graphique : 2 cm). Le plan complexe est muni d’un repère orthonormal direct
On note f l’application du plan  privé du point O dans  ( O ; u, v ) (unité graphique : 2 cm).
qui, à tout point M d’affixe z non nulle, associe le point M′ On considère les points A et B d’affixes respectives :
1 a = 3 + i et b = 3 – i .
d’affixe z ′ = --- où z désigne le conjugué de z .
z 
z On note r la rotation de centre O et d’angle ---- et h
On a donc aussi z ′ = -------2- où z désigne le module de z . 3
z 3
1. Montrer que O , M et M′ sont alignés. l’homothétie de centre O et de rapport – --- .
2
2. Déterminer l’ensemble  des points invariants par f . 1. Calculer l’affixe a′ du point A′ image de A par r .
Vérifier que l’ensemble  contient les points A et B 2. Calculer l’affixe b′ du point B′ image de B par h .
d’affixes respectives – 1 et i . 3. Soit C le centre du cercle circonscrit au triangle OA′B′ et
3. Soient  le cercle de diamètre [ AB ] , E le milieu de R le rayon de ce cercle. On désigne par c l’affixe du point C .
[ AB ] et E′ = f ( E ) . a. Justifier les égalités suivantes :
Déterminer une équation de  . • c c = R2 ;
Montrer que E′ appartient à  . • ( c – 2i ) ( c + 2i ) = R 2 ;
4. Le point M d’affixe z étant un point quelconque de la
• ⎛ c + ----------- – --- i⎞ ⎛ c + ----------- + --- i⎞ = R 2 .
3 3 3 3 3 3
droite ( AB ) , on se propose de construire son image M′ ⎝ 2 2 ⎠⎝ 2 2 ⎠
d’affixe z ′ par l’application f .
a. Déterminer une équation de la droite ( AB ) .
On n’oublie pas que pour M d’affixe z , on a :
On pose k = OM 2 , z = x + iy et z ′ = x ′ + iy ′ , avec x , y ,
OM 2 = z 2 = zz .
x ′ , y ′ réels.
Exprimer k en fonction de x . b. En déduire que c – c = 2i , puis que :
Montrer que M′ appartient à  (on pourra exprimer x ′
et y ′ en fonction de x et k ). 4 3
c + c = – ----------- .
b. Déduire des questions précédentes une construction géo- 3
métrique du point M′ connaissant le point M . c. En déduire l’affixe du point C et la valeur de R .

164
p154-165-exos.fm Page 165 Vendredi, 24. mars 2006 2:08 14

4
Les nombres complexes

3. Déterminer l’affixe du point H3 symétrique du point H


127 Autour du théorème de Pythagore par rapport au milieu du segment [ AC ] .
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormal direct 4. Montrer que H1 , H2 et H3 sont sur le cercle  .
( O ; u, v ) (unité graphique : 8 cm). On considère le point

les exercices
On appelle ce cercle le cercle d’Euler.
A d’affixe – 1 et B le point d’affixe 1.
On appelle  l’ensemble des points du plan distincts de A , Remarque : Il faut savoir que les symétriques de H par rap-
O et B . À tout point M d’affixe z appartenant à port aux côtés du triangle ABC appartiennent aussi au cercle
l’ensemble  , on associe le point N d’affixe z2 et le point d’Euler.
P d’affixe z3 .
1. Prouver que les points M , N et P sont deux à deux dis- 130 Le théorème de Napoléon
tincts. Dans le plan complexe rapporté au repère orthonormal
2. On se propose dans cette question de déterminer direct ( O ; u, v ) , on considère un triangle direct ABC . On
l’ensemble  des points M appartenant à  tels que le appelle a , b et c les affixes respectives des points A , B
triangle MNP soit rectangle en P . et C .
a. Démontrer que MNP est rectangle en P si, et seulement On construit extérieurement au triangle direct ABC trois
si : z + 1 2 + z 2 = 1 . triangles équilatéraux directs ARB , CBP et ACQ de centre
b. Démontrer que z + 1 2 + z 2 = 1 équivaut à : de gravité respectivement par U , V et W . Montrer que le
triangle UVW est équilatéral et a le même centre de gravité
⎛z + 1
---⎞ ⎛ z + ---⎞ = --- .
1 1
que ABC .
⎝ 2⎠ ⎝ 2⎠ 4
c. En déduire l’ensemble  cherché.
Le saviez-vous ?
128 Dans le plan complexe rapporté au repère orthonormé La légende attribue ce théorème à l’empereur NAPOLÉON.
( O ; u, v ) , on considère les points A , B , C et D d’affixes Lagrange lui aurait dit « mon général, nous nous attendions
à tout de vous, sauf à des leçons de Géométrie ».
respectives z A = 2i ; z B = i ; z C = – 1 + i ; z D = 1 + i .
Une figure sera faite, puis complétée au fur et à mesure de
l’exercice (unités graphiques : 4 cm).
1. Soit f l’application qui à tout point M d’affixe z , z ≠ z B ,
( z – 2i )
associe le point M′ d’affixe z ′ tel que z ′ = i ------------------ .
(z – i)
a. Développer la quantité ( z + 1 – i ) ( z – 1 – i ) .
b. Chercher les points M vérifiant f ( M ) = M , et exprimer
leurs affixes sous forme algébrique puis trigonométrique.

2. a. Montrer que, pour tout z différent de i : z ′ = AM ---------- ,


BM
et que pour tout z différent de i et de 2i :

arg ( z ′ ) = ( BM ; A M ) + ---- [ 2  ] .
2
b. Déterminer et construire l’ensemble  des points M
d’affixes z tels que z ′ = 1 . © Phototèque Hachette
c. Déterminer et construire l’ensemble  des points M

d’affixes z tels que arg ( z ′ ) = ---- [ 2 ] .
2 131
3. a. Démontrer que pour tout z différent de i : Équations de la forme z 2 = w , w ∈ C
Résoudre dans  les équations suivantes :
1
z ′ – i = ---------- . a. z 2 = 3 – 4i ; b. z 2 = 4 + 3i ; c. z 2 = 21 – 28i .
z–i
1
b. M étant un point du cercle  de centre B de rayon --- ,
2
démontrer que le point M′ appartient à un cercle de
centre B dont on déterminera le rayon. On pose z = x + iy et w = a + ib où x , y , a et b sont des
nombres réels. Si z est une solution de l’équation, alors – z est
l’autre solution. Résoudre l’équation z 2 = w revient à résoudre à :
129 Le cercle d’Euler ( x + iy ) 2 = a + ib , soit x 2 + 2ixy – y 2 = a + ib .
Soient A , B et C trois points non alignés, on note  le cer- ⎧ x2 – y2 = a
cle circonscrit au triangle ABC et O son centre. Dans un En identifiant ⎨ , la deuxième équation permet de déter-
⎩ 2xy = b
repère orthonormé direct ( O ; u, v ) , on désigne par a , b miner le signe de xy .
et c les affixes respectives des points A , B et C . On dési- L’idée est de ne pas résoudre ce système, mais de ne pas oublier que
gne par H le point d’affixe h = a + b + c . z 2 = x 2 + y 2 = w et de compléter le système précédent par :
1. Déterminer l’affixe du point H1 symétrique du point H ⎧ x2 + y2 = w (1)
par rapport au milieu du segment [ AB ] . ⎪
⎨x – y = a
2 2 (2)

Penser à la rotation d’angle  . ⎩ xy > 0 xy < 0 ( 3 )
Grâce aux deux premières équations, on peut déterminer facilement
les valeurs possibles de x et de y . L’inéquation ( 3 ) permet d’éli-
2. Déterminer l’affixe du point H2 symétrique du point H miner les solutions qui ne conviennent pas.
par rapport au milieu du segment [ BC ] .

165
p166-169-QCM-sujets.fm Page 166 Vendredi, 24. mars 2006 2:12 14

LES Q.C.M.

QCM À chaque question, il peut y avoir une ou plusieurs réponses.

132 1. Si z est un nombre complexe, alors Im ( – iz ) est 135 1. Soit z le nombre complexe défini par :
égal à : z = cos  – i sin  ,  ∈  .
a iRe ( z ) . b Im ( z ) . z a pour argument, à 2k près, k ∈  :
c – Re ( z ) . d – Im ( iz ) .  
a + . b – . ---- –  . d
c ---- +  .
2 2
2. Un argument du nombre complexe – 6 + i 2 est :
2. Soit z le nombre complexe défini par z = – sin  + i cos  ,
a – b – c 
Les nombres complexes

d 5
bac…

---- . ---- . ---- . ------- .  ∈  . z a pour argument, à 2k près, k ∈  :


3 6 6 6

i ----  
3. Un argument de – 2e 4 est : a + . b – . c ---- –  . d ---- +  .
2 2
a – 3
------- . b –
---- . c 
---- . d 3
------- . 
i ----
4 4 4 4 – 2
 3. Soit le nombre complexe Z = ----------
- e 3 ; alors on a :
i ---- 1+i
4. Un argument de – 2ie 4 est : 
i ----
(au)

b –  a Z =1 . b Z = – ( 1 – i )e 3
a – 3
------- . ---- . c ---- . d 3
------- . .
4 4 4 4
  13
i ----
2
i ------- c arg ( Z ) = ------ [ 2 ] . d arg (Z ) = ----------- [ 2 ] .
5. e 3 – e 3 est égale à : 12 12
comme


– i ----
a i 3 . b ei . c 1. d e 3 .
136 Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormal
133 1. L’ensemble des points M d’affixe z tels que direct ( O ; u, v ) . On considère les points A et  d’affixes
z – i = 0 , est : respectives :
a = – 1 + 3 + i et  = – 1 + 2i .
a une droite . b un point .
2
c un cercle . d vide . On appelle r la rotation de centre  et d’angle ------- et h
3
2. L’ensemble des points M d’affixe z tels que z – i = z , 1
est : l’homothétie de centre  et de rapport --- .
2
a une droite . b un point . 1. Placer sur une figure les points A et  , l’image B du
point A par r , l’image C du point B par r et l’image D
c un cercle . d vide .
du point A par h .
3. L’ensemble des points M d’affixe z tels que 2. On note b , c et d les affixes respectives des points B ,
z – i = – 1 – i , est : C et D . Le tableau ci-dessous contient une suite de six affir-
a une droite . b un point . mations, dont chacune débute dans la première colonne et
c un cercle . d vide . s’achève sur la même ligne colonne 2, colonne 3 et
colonne 4.
4. L’ensemble des points M d’affixe z tel que z – i = – 2 ,
est :
Affirmation a b c
a une droite . b un point .
 a– = 2 4 3–i
c un cercle . d vide .
 arg ( a –  ) 5 47 
– ------- ----------- ----
vaut : 6 6 6
134 On pose z = – 2 + 2 + i 2 – 2 .
arg ( (  – c )i ) 2
1. La forme algébrique de z 2 est :  (v ; C ) = (– v ; C ) -------
3
a 2 2 . b 2 2 – 2i 2 .
 = 1
--- ( a + b + c ) a+b+c b – 2i
c 2 + 2 + i(2 – 2) . d 2 2 + 2i 2 . 3
2. z s’écrit sous forme exponentielle :
2
b–d 3 3 3
  3 3
 ------------- = ------- i – ------- i ------- i
i ---- – i ---- i ------- – i ------- a–d 2 3 3
a . b
4e 4 . c 4e 4 4e 4 . d 4e 4 .
 Le point D l’image de  l’image de l’image de
3. z s’écrit sous forme exponentielle : est : par la translation  par l’ho-  par la
7  5 3 de vecteur mothétie de rotation de
i ------- i ---- i ------- i -------
a 2e 8 . b 2e 8 . c 2e 8 . d 2e 8 . 1 centre A et centre B et
--- A  
2 3 d’angle – ----
2+ 2 2– 2 de rapport --- 6
4. --------------------
- et --------------------- sont les cosinus et sinus de : 2
2 2
a 7 b 5 c 3 d  Le candidat doit se prononcer sur chacune de ces affirma-
------- . ------- . ------- . ---- .
8 8 8 8 tions. Pour cela, il répondra par VRAI ou FAUX.
D’après Bac, Antilles Guyane, 2004 D’après Bac, France métropolitaine, 2003

166
p166-169-QCM-sujets.fm Page 167 Vendredi, 24. mars 2006 2:12 14

4
Les nombres complexes

FAUX VRAI
VRAI FAUX

137 Pour tous nombres complexes z et z ′

bac…
1  Si z = z ′ , alors z = z ′ ou z = – z ′ .
2 z
Si z ′ ≠ 0 et -------- = 1 , alors il existe  ∈ [ 0 ; 2  [ tel que z = e i  z′ .
z′
3 On considère Z = zz ′ + zz ′ .
 
i ---- i ----

(au)
a. Si z = e 3 et z′ = e 4 , alors Z = 0 . b. Si z = z ′ , alors Z = 2 z .
4 (1 + i ) 20
est un réel.
5 a. Soit les points A ( – 1 + 2i ) et B ( i ) . L’ensemble des points M d’affixe z vérifiant ( z + 1 – 2i ) ( z + 1 + 2i ) = 4 est le

comme
cercle de centre A et de rayon 4.
z + 1 – 2i
b. L’ensemble des points M d’affixe z tels que ----------------------- ∈  est la droite ( AB ) privée du point B .
z–i

6
i ----
Si z = 2e 3 , alors z 14 = – 64 + 64i 3 .

138 Soit z1 et z2 les nombres complexes solutions de l’équation : z 2 – 4z + 6 = 0 .


Dans le plan complexe muni d’un repère orthonormal ( O ; u, v ) , on considère les points M1 et M2 d’affixes respectives z1
et z2 puis I le milieu du segment [ M 1 M 2 ] .
1  Le nombre z1 – z2 est un imaginaire pur.
2  L’affixe du point I est un imaginaire pur.
3  Les droites ( OI ) et ( M1 M2 ) sont perpendiculaires.
4  Le triangle OM1M2 est équilatéral.

LES RESTITUTIONS DE CONNAISSANCES (ROC)

139 1 z
En déduire un argument de --- et de ---- .
Prérequis z z′
cos ( a + b ) = cos a cos b – sin a sinb 3. Montrer que, pour tout n ∈ * , on a :
et sin ( a + b ) = sin a cos b + cos a sin b . arg ( z n ) = n arg z [ 2 ] .
4. Application
On donne deux complexes non nuls d’écriture trigono-
Déterminer l’argument de ( 1 – i ) 7 .
métrique :
z = r ( cos  + i sin  ) et z′ = r′ ( cos  ′ + i sin  ′ ) .
1. Quelle est la condition sur r et r′ ? 141
2. Après avoir trouvé la forme algébrique du complexe zz′ , Prérequis
démontrer que : ei + e– i ei – e i
Formule d’Euler : cos  = ------------------------ et sin  = ----------------------- .
2 2i
⎧ zz′ = z × z′
⎨ On donne a = e i  ; b = e i  et c = e i  .
⎩ arg ( zz′ ) = arg z + arg z′ [ 2 ] .
3. Application 1. À l’aide des formules d’Euler, exprimer sin ⎛⎝  –
-------------⎞ .
1 3 2 ⎠
On donne z = 1 – i et z′ = – --- – i ------- .
2 2 +
i ⎛ -------------⎞ –
a. Donner l’écriture trigonométrique de z et z′ . 2. Vérifier que 2ie ⎝ 2 ⎠
sin ⎛ ------------⎞ = e i  – e i  .
⎝ 2 ⎠
b. En déduire le module et l’argument de zz′ .

140
Prérequis
Pour tous complexes z et z′ non nuls, on a : +
i ⎛ -------------⎞ –
sin ⎛ ------------⎞ = e i  – e i  .
arg ( zz′ ) = arg z + arg z′ [ 2 ] . ⎝ 2 ⎠
On établirait de même que 2ie
⎝ 2 ⎠
1. Montrer que :
arg ⎛ ---⎞ = – arg z [ 2 ] et arg ⎛ ----⎞ = arg z – arg z′ [ 2 ] .
1 z  – ⎞ ⎞
⎛ sin ⎛ -----------
2
⎝ z⎠ ⎝ z′⎠ -
a ⎜ 2 ⎝ 2 ⎠⎟
⎛ b – c⎞
3. Montrer que ⎝ ------------⎠ × --- = ⎜ -----------------------------⎟ .
2. Application a–c b ⎜ ⎛  – -⎞ ⎟
Déterminer un argument des complexes suivants : ⎝ sin ⎝ ------------ 2 ⎠⎠
3 3 4. Quelle propriété géométrique reliant les angles
z = ------- + --- i et z′ = 3 – 3i .
2 2 ( CA ; C B ) et ( OA ; O B ) peut-on en déduire ?

167
p166-169-QCM-sujets.fm Page 168 Vendredi, 24. mars 2006 2:12 14

142 Soit u et u ′ deux vecteurs non nuls d’affixes 144 Dans le repère ( O ; u, v ) on considère trois points
respectives z et z′ . distincts A , B et C d’affixes respectives zA , zB et zC .
1. Montrer que u et u ′ sont colinéaires si, et seulement si, 1. Montrer que les points A , B et C sont alignés si, et seu-
lement si :
z′
---- est un réel. zC – zB
z arg ⎛ -----------------⎞ = 0 [  ] .
⎝ z A – z B⎠
2. Montrer que u et u ′ sont orthogonaux si, et seulement
2. Montrer que les droites ( AB ) et ( BC ) sont perpendicu-
z′ laires si, et seulement si :
si, ---- est un imaginaire pur.
z
zC – zB 
3. Application arg ⎛ -----------------⎞ = ---- [  ] .
⎝ z A – z B⎠ 2
En utilisant les résultats précédents, montrer que :
a. les vecteurs v ( – 3 + 2i ) et v ′ ( 4 + 6i ) sont orthogo- 3. Application
Les nombres complexes
bac…

naux ; On considère les points A , B et C d’affixes respectives :


z A = – 1 , z B = 3 et z C = 2 – i 3 .
b. les vecteurs w ⎛ – --- + 2i⎞ et w ′ ( 2 – 8i ) sont colinéaires.
1
⎝ 2 ⎠ Comment sont les droites ( AC ) et ( BC ) ?

145 Dans le repère ( O ; u, v ) , on considère trois points


143 Soit A , B , M et M′ des points d’affixes respectives distincts  , M et M′ d’affixes respectives  , z et z′ .
a , b , z et z′ ; pour tout complexe z ≠ b , on considère le Soit la rotation r de centre  et d’angle  .
(au)

z–a z′ – 
complexe z′ = ------------ . 1. Montrer que si r ( M ) = M′ si, et seulement si, -------------
- est
z–b z–
1. Démontrer que, si z ≠ a : un complexe de module 1 et d’argument  à 2 près.
comme

2. En déduire que z′ = e i  ( z –  ) +  .
arg ⎛ ------------⎞ = ( MB ; M A ) [ 2  ] .
z–a
⎝ z – b⎠ 3. Application
2. Donner une interprétation géométrique de z′ . On considère les points A et B d’affixes :
3. Application z A = 3 + i et z C = 2 – 5i .
Déterminer l’ensemble des points M d’affixe z tel que : Déterminer l’affixe du point C tel que ABC soit un triangle
a. z′ soit un imaginaire pur ; équilatéral direct.
b. z′ soit un réel ;
c. z′ = 1 .

LES SUJETS
146 Le plan est muni d’un repère orthonormal direct 147 Partie A
( O ; u, v ) (unité graphique : 2 cm). On appelle A le point Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormal
d’affixe – 2i . À tout point M du plan d’affixe z , on associe direct ( O ; u, v ) .
le point M′ d’affixe z′ = – 2z + 2i . Pour réaliser la figure, on prendra pour unité graphique 1 cm.
1. On considère le point B d’affixe b = 3 – 2i . Soit P le point d’affixe p où p = 10 et le cercle de
Déterminer la forme algébrique des affixes a′ et b′ des diamètre [ OP ] .
points A′ et B′ associés respectivement aux points A On désigne par  le centre de .
et B . Soit A , B et C les points d’affixes respectives a , b et c
Placer ces points sur le dessin. telles que :
2. Montrer que, si M appartient à la droite  d’équation a = 5 + 5i , b = 1 + 3i et c = 8 – 4i .
y = – 2 , alors M′ appartient aussi à la droite  . 1. Montrer que A , B et C sont des points du cercle .
3. Démontrer que, pour tout point M d’affixe z : 2. Soit D le point d’affixe 2 + 2i .
z′ + 2i = 2 z + 2i . Montrer que D est le projeté orthogonal de O sur la droite
Interpréter géométriquement cette égalité. ( BC ) .
4. Pour tout point M distinct de A , on appelle  un argu- Partie B
ment de z + 2i . À tout point M du plan différent de O , d’affixe z , on asso-
a. Justifier que  est une mesure de l’angle ( u ; A M ) . 20
b. Démontrer que ( z + 2i ) ( z′ + 2i ) est un réel négatif ou nul. cie le point M′ d’affixe z ′ telle que z ′ = ------ , où z dési-
z
c. En déduire un argument de z′ + 2i en fonction de  . gne le nombre conjugué de z .
d. Que peut-on en déduire pour les demi-droites [ AM ) et 1. Montrer que les points O , M et M′ sont alignés.
[ AM′ ) ? 2. Soit  la droite d’équation x = 2 et M un point de 
5. En utilisant les résultats précédents, proposer une cons- d’affixe z . On se propose de déterminer géométriquement le
truction géométrique du point M′ associé au point M . point M′ associé au point M .
D’après Bac, Afrique, 2004 a. Vérifier que z + z = 4 .

168
p166-169-QCM-sujets.fm Page 169 Vendredi, 24. mars 2006 2:12 14

4
Les nombres complexes

b. Exprimer z ′ + z ′ en fonction de z et z , puis en déduire


que :
150 Dans le plan orienté, on considère les points O et A
5 ( z ′ + z ′ ) = z ′z ′ . fixés et distincts, le cercle  de diamètre [ OA ] , un point
M variable appartenant au cercle  et distinct des points O

bac…
c. En déduire que M′ appartient à l’intersection de la
droite ( OM ) et du cercle . et A , ainsi que les carrés de sens direct MAPN et MKLO .
Placer M′ sur la figure.
D’après Bac, Amérique du Sud, 2004

Le but de l’exercice est de mettre en évidence quelques éléments


148 Sujet corrigé invariants de la figure et de montrer que le point N appartient à un cer-

(au)
De plan est muni d’un repère orthonormal direct ( O ; u, v ) cle à déterminer.
(unité graphique : 1 cm). On appelle A le point d’affixe 3i .
On appelle f l’application qui, à tout point M d’affixe z dis- On munit le plan complexe d’un repère orthonormal direct de

comme
tinct de A , associe le point M′ d’affixe z′ définie par : sorte que les affixes des points O et A soient respective-
3iz – 7 ment 0 et 1. On note k ,  , m , n et p les affixes respecti-
z′ = ----------------- .
z – 3i ves des points K , L, M , N et P .
1. Recherche des points invariants par f . 1. Démontrer que, quel que soit le point M choisi sur le
a. Développer ( z – 7i ) ( z + i ) . 1 1
b. Montrer que f admet deux points invariants B et C dont cercle  , on a m – --- = --- .
2 2
on précisera les affixes et qu’on placera sur un dessin.
2. Établir les relations suivantes :
2. On appelle
le cercle de diamètre [ BC ] .
Soit M un point quelconque de
distinct de B et de C et  = im et p = – im + 1 + i .
soit M′ son image par f . On admettra que l’on a également :
a. Justifier que l’affixe z de M vérifie z = 3i + 4e i  , où  n = ( 1 – i )m + i et k = ( 1 + i )m .
est un nombre réel. 3. a. Démontrer que le milieu  du segment [ PL ] est un
b. Exprimer l’affixe z′ de M′ en fonction de  et en point indépendant de la position du point M sur le cercle  .
déduire que M′ appartient aussi à
. b. Démontrer que le point  appartient au cercle  et pré-
c. Démontrer que z′ = – z et en déduire, en la justifiant, une ciser sa position sur ce cercle.
construction géométrique de M′ .
4. a. Calculer la distance KN et démontrer que cette dis-
3. On considère un cercle de centre A , de rayon r > 0 . tance est constante.
Déterminer l’image de ce cercle par f . b. Quelle est la nature du triangle NK ?
D’après Bac, Asie, 2004 c Corrigé p. 330 5. Démontrer que le point N appartient à un cercle fixe, indé-
pendant du point M , dont on déterminera le centre et le rayon.
D’après Bac, France métropolitaine, 2005
149 Le plan  est rapporté à un repère orthonormal direct
( O ; u, v ) . On désigne par I le point d’affixe z I = 1 , par le
point A d’affixe z A = 1 – 2i , par B le point d’affixe
z B = – 2 + 2i et par  le cercle de diamètre [ AB ] .
On fera une figure que l’on complétera avec les différents élé-
151 Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormal
ments intervenant dans l’exercice. On prendra pour unité direct ( O ; u, v ) . On prendra pour unité graphique 2 cm.
graphique 2 cm. Soit f l’application qui à tout point M du plan d’affixe z
1. Déterminer le centre  du cercle  et calculer son rayon. non nulle associe le point M′ d’affixe z ′ telle que :
2. Soit D le point d’affixe z D = 3--------------
+ 9i
-. 4
z ′ = ---- ,
4 + 2i
Écrire zD sous forme algébrique, puis démontrer que D est z
où z désigne le nombre complexe conjugué de z .
un point du cercle  .
1. Déterminer l’ensemble des points invariants par f .
3. Sur le cercle  , on considère le point E , d’affixe zE , tel
2. Déterminer l’ensemble des points dont l’image par
qu’une mesure en radians de (  I ;  E ) est 
---- . l’application f est le point J d’affixe 1.
4
1
3. Soit  un nombre complexe non nul. Démontrer que le
a. Préciser le module et l’argument de z E + --- . point A d’affixe  admet un antécédent unique par f , dont
2
b. En déduire que : on précisera l’affixe.
4. a. Donner une mesure de l’angle ( OM, OM ′ ) .
5 2–2 5 2
z E = -------------------- + ----------- i . Interpréter géométriquement ce résultat.
4 4
b. Exprimer z ′ en fonction de z . Si r désigne un réel
4. Soit r l’application du plan dans lui-même qui, à tout strictement positif, en déduire l’image par f du cercle de
point M d’affixe z , associe le point M′ d’affixe z′ tel que : centre O et de rayon r .

i ---- c. Choisir un point P du plan complexe non situé sur les
z′ + --- = e 4 ⎛ z + ---⎞ .
1 1
2 ⎝ 2⎠ axes de coordonnées et tel que OP = 3 , et construire
a. Déterminer la nature de r et ses éléments caractéristiques. géométriquement son image P′ par f .
b. Soit K le point d’affixe z K = 2 . Déterminer par le calcul 5. On considère le cercle 1 , de centre J et de rayon 1.
l’image de K par r . Montrer que l’image par f de tout point de 1 , distinct de
Comment peut-on retrouver géométriquement ce résultat ? O , appartient à la droite D d’équation x = 2 .
D’après Bac, Pondichéry, 2005 D’après Amérique du Sud, Nov. 2005

169
p170-172-Regard.fm Page 170 Vendredi, 24. mars 2006 2:13 14

La renaissance scientifique
Un autre regard

La Renaissance commence en Italie au XIVe siècle. C’est une période de redécouverte des idées
des auteurs anciens, mais aussi d’exploration du Nouveau-Monde, d’invention de l’imprimerie
et de la poudre à canon…
Historiquement, l’Europe sort d’une succession de guerres qui la laisse meurtrie. Sur ce terreau
naît le protestantisme, qui par sa volonté de représenter le monde de manière plus ordonnée,
donnera une forte impulsion aux sciences. En marge de la Réforme, un autre mouvement
influencera également l’étude du monde physique : l’hermétisme, un ensemble d’idées mi-reli-
gieux mi-magique.
© Akg-images

> Chronologie de 1400 à 1550


Nicolas de CUES Nicolas CHUQUET Luca PACIOLI Scipione del FERRO
(1401-1464) (1445-1500) (1445-1517) (1465-1526)
Remise en cause modèle Triparty sur la science Référence pour les Première résolution des
de PTOLÉMÉE et ARISTOTE des nombres (1484). Ce Comptables et mathéma- équations du troisième
par l’hypothèse d’un livre non publié contient, ticiens du siècle. degré, avec celles ne
mouvement de la Terre. en germe, les logarithmes, Son ouvrage Summa de contenant pas x 2 .
une conception claire arithmeca, geometrica,
des équations et de leurs proportioni et
racines, et l’identification proportionalita, fort
des racines négatives et complet favorise le
positives. développement des
mathématiques.

1400 1500

Impression du premier Découverte de Albert DÜRER


ouvrage scientifique l’Amérique par (1471-1528)
(texte de PLINE) Christophe COLOMB en 1492 Parution du premier ouvrage de mathématiques en
L’invention de l’imprime- Allemagne, Instruction sur la manière de mesurer
rie au moyen de (1525). D’autres travaux sur les proportions et la
caractères mobiles par perspective apportent à DÜRER une solide réputa-
GUTENBERG favorise la tion de scientifique, par ailleurs peintre renommé.
circulation des écrits.
© Archivo Iconografico, S.A./CORBIS

© Akg-images

Léonard de VINCI (1452-1519)


Génie universel, Léonard de VINCI apparaît comme le symbole de
la Renaissance. Né le 15 avril 1452, dans le village toscan de
Vinci, il est le fils naturel d’un jeune propriétaire foncier. Si Léo-
nard de VINCI n’est pas un savant du type de Copernic ou de
Newton, il n’en reste pas moins un homme de science aguerri.
Ses recherches embrassent l’astronomie, la géologie, la géomé- © Akg-images
trie, l’optique, lamécanique, l’acoustique, etc. Mais les dominan-
tes restent l’anatomie (il réalise de nombreuses dissections comparées), la mécanique (ses machines volantes, même si aucune ne peut voler, sont
basées sur des études exactes de l’aérodynamisme et du vol des oiseaux) et enfin la géologie. Il s’intéresse plus particulièrement à la formation du
paysage et à la nature des fossiles. Artiste, scientifique, humaniste, Léonard de VINCI est considéré par beaucoup comme l’Homme universel.

170
p170-172-Regard.fm Page 171 Vendredi, 24. mars 2006 2:13 14

Niccolò TARTAGLIA
(1500-1557)
Nicolas COPERNIC
(1473-1543)
Jérôme CARDAN (1501-1576)
Né à Pavie où il commence à dix-neuf ans
4
Résolution des équations De revolutionibus orbium coeles- des études de médecine, il part pour Pise

Un autre regard
du troisième degré tium : le Soleil est le centre de afin d’y décrocher un doctorat en 1526 et
contenant x 3 et x 2 l’univers. La théorie héliocen- décide de s’y installer et d’exercer la méde-
(mais pas x ). trique de COPERNIC bouleverse cine. Mais très vite, ses centres d’intérêts
l’astronomie. se multiplient. Sans abandonner la pratique
de son métier, CARDAN devient professeur
de mathématiques. À mesure qu’il soigne
de nombreuses personnalités, sa réputa-
tion grandit ; il accepte la chaire de méde-
cine de Pavie, sa ville natale, puis celle de
Bologne en 1562. © Akg-images
CARDAN est un pur produit de la Renaissance italienne de par l’ampleur et la
diversité de ses apports à la connaissance. Tout au long de sa vie, il rédige en
effet plus de 200 ouvrages sur la religion, la musique, la physique, la philoso-
phie, la médecine et les mathématiques. Certains de ses « hobbies » lui coûtent
même chers. Féru d’astrologie, il fait publier un horoscope dans lequel il montre
que la Passion du Christ était liée à la conjonction des planètes. Cet écart lui
vaut d’être arrêté pour hérésie par l’Inquisition en 1570. CARDAN se rétractera
rapidement et recevra en récompense une pension à vie du pape Pie V.
Mais si ce personnage instable est resté célèbre jusqu’à aujourd’hui, c’est
surtout pour sa plus grande œuvre, Ars magna (1545). CARDAN y apporte quan-
tité d’idées nouvelles en algèbre. Il établit les règles de la théorie des équa-
tions algébriques et est le premier à utiliser les nombres imaginaires (multi-
ples de la quantité imaginaire i = – 1 ). Sa passion du jeu le pousse
également à étudier des problèmes de probabilités mathématiques.
Savant universel, CARDAN représente pour beaucoup un miroir de l’esprit
scientifique du XVIe siècle.
© Images.com/CORBIS

1520 1550

Leonhard FUCHS André VÉSALE (1514-1564)


© Stapleton collection/CORBIS

(1501-1566) Avec De humani corporis fabrica, le « divin


Parution du plus célèbre Vésale » réalise l’exploit de renverser
des premiers herbiers Galien de son piédestal. En 7 volumes, il
imprimés : décrit l’anatomie de l’homme à partir de
De historia stirpium dissection de corps, et non pas de singes
(1542). comme l’avait fait GALIEN, et met en
Description de évidence les erreurs de celui-ci.
600 plantes, intégrées
dans un nouveau sys-
tème de nomenclature
botanique. Le mot
« fuchsia » dérive Mercator GERARDUS
du nom de FUCHS. Mathématicien et géographe flamand (Rupelmonde, 1512-1594)
Mercator, de son vrai nom Gerhard KREMER, est à l’origine de la première
projection du globe pour les navigateurs qui révolutionna la cartographie.
Mathématicien et géographe, Mercator commence ses études à l’Uni-
versité de Louvain en 1530 sous la direction de l’astronome FRISIUS qui
l’initie à la construction et à la représentation du globe. En 1538, il fait
paraître sa première carte du monde après celle de la Terre Sainte, sortie
l’année précédente. À partir de 1552, il travaille à l’élaboration d’une pro-
jection de la Terre qui le conduit à publier, en 1569, les 18 feuilles de « La
projection de Mercator » qui fournissent enfin aux navigateurs une réelle
description des contours des terres.

171
p170-172-Regard.fm Page 172 Vendredi, 24. mars 2006 2:13 14

Au-delà des complexes


Un autre regard

Les quaternions, notés , sont un type de nombres hypercomplexes, constituant une extension des nombres
complexes, extension similaire à celle qui avait conduit des nombres réels aux nombres complexes.
Les quaternions ont été inventés par William Rowan HAMILTON
en 1843 à partir des travaux de Carl Friedrich GAUSS et, au siècle
précédent, Leonhard Euler. Il a cherché des résultats analogues
à l’interprétation géométrique de nombres complexes dans le
plan pour l’espace à trois dimensions. Il eut alors l’idée d’utiliser
des « quadruplets » en employant une dimension supplémen-
taire. Selon ses dires, il marchait un jour dehors le long du canal
royal, avec son épouse quand soudain lui vint à l’esprit la solu-
tion sous la forme des relations :
i 2 = j 2 = k 2 = ijk = – 1 .
II grava alors promptement ces relations avec un couteau dans
une pierre du pont de Brougham (maintenant appelé Broom
Bridge) à Dublin. © Coll. Musée de la Poste, Paris

HAMILTON décrivit un quaternion comme quadruplet de nombres réels, le 1 i j k


premier élément étant un « scalaire », et les trois éléments restants for-
mant un « vecteur », ou « imaginaire pur ». Il put ainsi définir une multi- 1 1 i j k
plication avec les bonnes propriétés. Celle-ci peut se résumer à la table de i i –1 k –j
multiplication ci-contre.
j j –k –1 i
Tout quaternion  peut être considéré comme une combinaison linéaire
des quatre quaternions « unités » 1, i , j et k : k k j –i –1
 = a ⋅ 1 + b ⋅ i + c ⋅ j + d ⋅ k , où a , b , c et d sont des nombres réels.
 peut également s’écrire  = z + z ′ ⋅ j (avec z et z ′ des nombres complexes de la forme a + b ⋅ i ) .

© Charles O’Rear/CORBIS

Les quaternions ont de nombreuses applications pratiques, principalement en robotique.

172