Vous êtes sur la page 1sur 19

Les troubles d’apprentissage

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), on peut définir le trouble de


l’apprentissage comme « un terme médicale qui désigne un trouble permanent d’origine
neurologique ».

Il correspond à une atteinte qui affecte un ou plusieurs fonctions neuropsychologiques,


ce qui peut perturber l’acquisition, l’utilisation, la compréhension et le traitement de
l’information verbale et non verbale de l’enfant.

Au contraire des idées reçues, il faut noter que l’OMC précise que le trouble
d’apprentissage n’est pas causé par une déficience intellectuelle, ni par un déficit
sensoriel, un manque d’encadrement scolaire, une carence de motivation ou des
conditions socio-économiques défavorisées.

D’après les études publiées dernièrement, on estime qu’environ 10 à 15% de la


population est affectée par ce type de troubles. Ce sont des troubles qui peuvent être
présents depuis la naissance, ou ils peuvent être acquis.

Les troubles d’apprentissage sont :

- La dyslexie.
- La dysorthographie.
- La dysphasie.
- La dyspraxie.
- Le déficit d’attention.
- La dyscalculie.
- Le syndrome d’Asperger.
- L’autisme.
- Le syndrome de la Tourette.

Au niveau de cet e-Book, on vous vous donner une vision bien détaillée sur chacun des
troubles d’apprentissage déjà cités.
La dyslexie
La dyslexie est un trouble bien spécifique des apprentissages. Essentiellement, elle
touche l’acquisition du langage écrit.

Il faut distinguer entre la dyslexie développementale et la dyslexie acquise. Cette


dernière est acquise suite à une lésion cérébrale (par exemple), alors que la première se
développe au fil du temps.

Pour l’OMS, la dyslexie est « un trouble spécifique de la lecture. Il s’agit également d’un
trouble persistant de l’acquisition du langage écrit caractérisé par de grandes difficultés
dans l’acquisition et dans l’automatisation des mécanismes nécessaires à la maîtrise de
l’écrit (lecture, écriture, orthographe, …).

Selon l’OMS, ce trouble touche entre 8 et 10% des enfants dans le monde et touche plus
les garçons que les filles.

Les formes de la dyslexie :

Officiellement, on parle de trois formes de dyslexie :

⇒ La dyslexie phonologique

C’est la forme du trouble la plus courante. Elle est caractérisée par une difficulté pour
l’enfant à associer une lettre à un son. Celui qui en souffre a du mal à reconnaître et à
mémoriser les mots. Souvent, l’enfant éprouve des difficultés :
- à reconnaître les lettres, les mots te les syllabes ;
- à lire les mots peu utilisés et les épeler ;
- à bien s’exprimer oralement ;
- à apprendre facilement les tables de multiplication ;

⇒ La dyslexie dyséidétique
Cette forme représente 30% environ des cas. Elle se caractérise par un trouve
visuo-attentionnel. L’enfant qui en souffre a du mal avec la lecture et incapable de
mettre en place des stratégies orthographiques.

L’enfant présente des difficultés à :

⇒ La dyslexie mixte
Elle représente 20% environ des cas, et associe les deux formes précédentes.
L’enfant souffre à la fois d’un trouble d’apprentissage phonologique et lexical et éprouve
des difficultés à comprendre, à reconnaître et à assembler son et lettre réunis.

Les causes de la dyslexie:

La dyslexie ne remet, en aucun cas, la capacité intellectuelle de l’enfant. Elle n’est pas la
conséquence d’un éventuel trouble psychiatrique.

⇒ La cause génétique
Les chercheurs ont prouvé une anomalie au niveau des chromosomes 15 et 16 chez les
personnes souffrant de la dyslexie.

⇒ La cause phonologique
Pour expliquer la dyslexie, certains spécialistes évoquent un trouble de la représentation
et de la manipulation mentale des sons.

⇒ La cause visuo-attentionnelle
L’empan visuo-attentionnel se définit par le nombre d’unités orthographiques distinctes
que l’ont peut traiter en même temps dans une séquence de mots.

⇒ La cause neurologique
C’est à dire, une anomalie dans la migration des neurones responsables de la lecture
vers la zone dédiée à cet acte.
La dysorthographie
La dysorthographie est un trouble qui se manifeste par un défaut majeur dans
l’acquisition et l’assimilation de l’orthographe. L’enfant qui en souffre éprouve des
difficultés à maitriser les règles orthographiques.

Généralement, on fait la différence entre deux types de dysorthographie :


- la dysorthographie de développement, qui est innée ;
- la dysorthographie acquise, qui est due à un traumatisme ;

Les causes de la dysorthographie

Généralement, la dysorthographie est la conséquence d’un trouble de l’apprentissage.


Un enfant dyslexique souffre forcément de ce trouble de l’écriture. Toutefois, il existe
des cas de dysorthographie sans dyslexie.

Il faut savoir que la dysorthographie n’est pas un problème psychiatrique. C’est un


trouble neurologique, quoiqu’il est encore difficile de préciser la cause exacte. En
revanche, elle n’est pas la conséquence d’un niveau d’intelligence inférieur.

Les différentes manifestations de la dysorthographie

Elle se manifeste par d’importantes erreurs de transcription, qu’on peut classer en 4


catégories :

⇒ Les troubles de la transcription phonologique


C’est un déficit au niveau phonème et graphème. L’enfant trouve une difficulté à associer
un graphème à un son. Généralement, il se manifeste par des erreurs auditives et visuels
répétitives.
⇒ Les troubles du contrôle sémantique
Ces troubles se traduisent par une défaillance sémantique. C’est à dire, une inaptitude à
mémoriser les mots ainsi que leurs utilisations.

⇒ Les troubles morphosyntaxiques


Ces troubles se manifestent par une incapacité majeure à assimiler les règles
grammaticales et syntaxiques.

⇒ Les troubles du lexique orthographique


Ces troubles se traduisent par des fautes d’orthographe même pour les mots familiers.
Généralement, ils s’expliquent par un déficit au niveau de la représentation mentale des
mots.

Comment aider un enfant dysorthographique ?

Une fois la difficulté identifiée et le diagnostic fait, voici quelques pistes à suivre pour
aider un enfant dysorthographique :

- enrichir son stock lexical.


- utiliser les jeux de mémoire.
- l’aider à épeler les mots.
- favoriser la création d’images mentales.
- travailler le repérage visuel.
- ne pas pénaliser l’orthographe.
- laisser lui plus de temps pour l’écriture et la relecture, …
-

La dysphasie
La dysphasie est un trouble structurel de l’apprentissage qui se manifeste par un déficit
important au niveau de la communication orale et verbale. L’enfant dysphasique
n’acquiert pas normalement le langage.

Il est à noter que tout retard dans le développement du langage oral n’est pas forcément
dû à une dysphasie.
Les différentes formes de dysphasie

On distingue 5 formes de dysphasie :

⇒ La dysphasie phonologico-syntaxique
C’est la forme la plus fréquente. Elle se manifeste par une difficulté à prononcer les sons
intelligibles et simples, à associer des gestes avec des mots, à respecter les règles
grammaticales de base dans la construction d’une phrase et à comprendre les discours
complexes.

⇒ La dysphasie lexico-sémantique
Cette dysphasie ce manifeste par un trouble de l’expression orale, de l’expression écrite
et un trouble syntaxique.
Toutefois, les enfants qui en souffrent n’ont aucun problème au niveau de la
compréhension et de la phonologique.

⇒ La dysphasie sémantico-pragmatique
Elle se traduit par un trouble de l’expression orale et écrite, un trouble sémantique et de
la compréhension.
Elle peut s’accompagner d’une incapacité à comprendre les notions abstraites, à
ordonner les lettres, à s’orienter dans l’espace et le temps et à se concentrer ou à retenir
son attention sur une chose précise.

⇒ La dysphasie phonologique
Généralement, elle se manifeste par des difficultés d’expression. L’enfant qui en souffre a
une difficulté à déformer les phonèmes, à produire des mots et des phrases
dysyntaxiques et à enchainer des gestes et des tâches en séquence.

⇒ La dysphasie réceptive
Essentiellement, elle se manifeste par un déficit au niveau du décodage. L’enfant qui en
souffre présente un trouble phonologique, un trouble de l’expression syntaxique et
verbale, un trouble de la compréhension et un trouble du comportement.

Les causes de la dysphasie

La dysphasie touche 2% de la population mondiale, dont les garçons la plupart du


temps. Il est à noter que les chercheurs ignorent encore l’origine exacte de ce trouble de
l’apprentissage.

⇒ La cause génétique
Souvent, on attribue la dysphasie à la génétique, car des antécédents familiaux sont
parfois retrouvés dans certains cas. En revanche, aucune recherche n’a prouvé cette
théorie.

⇒ La cause cérébrale
D’autres chercheurs avancent l’hypothèse d’une défaillance au niveau du système
cérébral responsable du langage.
La dyspraxie​
La dyspraxie est une maladresse pathologique. Les enfant qui en souffrent cognent,
tombent, reversent, cassent, ont du mal à manger proprement, renversent leur verre, ont
des difficultés à s’habiller, ne collent pas une feuille correctement, n’arrivent pas
facilement à détacher la gommette de son support et ne la collent pas vraiment au bon
endroit, …
C’est un dysfonctionnement cérébral qui touche la praxie. C’est un trouble de
mouvement qui se manifeste par l’incapacité d’exécuter des gestes volontairement ou de
manière automatique. Il touche environ 6% des enfants dans le monde.

Les types de la dyspraxie


On peut supposer qu’il y a deux types de ce trouble :

⇒ La dyspraxie développementale
On parle de ce type de dyspraxie lorsque le trouble est causé par une anomalie du
cerveau non-repérer et encore moins expliquée. C’est-à-dire, l’enfant dysgraphique
semble en parfaite santé.

⇒ La dyspraxie lésionnelle
Le trouble de la planification des mouvements automatiques et intentionnels est associé
à un traumatisme crânien survenu généralement à la naissance de l’enfant.

Les symptômes de la dyspraxie

La maladresse est le premier symptôme qui caractérise ce trouble, qui peut provoquer
d’autres troubles importants :

⇒ Les troubles d’acquisition de la coordination (TAC)


Les TAC sont les principaux symptômes de la dyspraxie. Ils se manifestent par
l’incapacité pour l’enfant à réaliser un geste qui paraît anodin malgré votre consigne
précise et claire.
⇒ Les troubles visuo-spatiaux
L’enfant a notamment des difficultés oculomotrices. Il lui est difficile de fixer un objet ou
de le suivre des yeux. Du coup, il est donc très possible qu’il ait des problèmes en lecture.

⇒ Les troubles attentionnels


L’enfant peut également avoir des problèmes d’attention et de concentration. Il peut
avoir du mal à apprendre de nouveaux gestes.

⇒ Les troubles de l’apprentissage


La dyspraxie peut être associé ou engendre des troubles de l’apprentissages, tels que la
dyslexie, la dysgraphie ou la dysorthographie.

Le déficit d’attention
Le trouble de déficit d’attention (TDAH) est un trouble neurologique. Les enfants qui en
souffrent éprouvent des difficultés à contrôler leur comportement et/ou à maintenir
leur concentration.
Généralement, ce trouble continue très souvent à se manifester à l’âge adulte.

Les symptômes du TDAH

La difficulté de concentration, l’hyperactivité et l’impulsivité sont les principaux


symptômes du TDAH.

Généralement, on parle de trois catégories de symptômes, qui sont :

- l’inattention : la difficulté à se concentrer ou à demeurer concentré sur une tâche


ou une activité bien précise ;
- L’hyperactivité-impulsivité : activité et impulsivité très excessives ;
- Combiné : des problèmes de concentration et d’activité/impulsivité excessives ;
Les causes du TDAH

Le trouble du déficit de l’attention est le résultat d’une combinaison de facteurs de


risque génétiques et environnementaux.

Plusieurs études ont été faites et indiquent que la dopamine, qui est une molécule
responsable de la communication entre les neurones, joue un rôle très important dans
l’attention, l’action et l’orientation à la tâche. Du coup, les médicaments utilisés pour
traiter ce trouble augmentent le niveau de la dopamine entre certains neurones.

On peut donc conclure qu’un dérèglement des activités du système nerveux lié à la
dopamine peut jouer un rôle dans l’apparition du TDAH.

Il faut savoir qu’environ 40% des personnes avec TDAH ont des membres de leur famille
qui souffrent du même trouble. Certains chercheurs pensent donc que les gènes sont
partiellement impliqués dans le processus.

Enfin, on ne peut pas dire que les parents et les enseignants sont une cause, parmi
d’autres, du TDAH. Mais, ils peuvent jouer un rôle dans la capacité de l’enfant à faire face
à son trouble.

Les conséquences du TDAH


Un enfant TDAH est incapable de rester en place, d’attendre son tour ou de se
concentrer. Il a du mal à comprendre les conventions sociales et peut parfois paraître
gauches ou bizarres.

Un enfant TDAH est aussi plus à risque pour d’autres désordres psychologiques tels
l’anxiété, la dépression et les troubles de comportements.

A l’âge adulte, un enfant TDAH est plus susceptible que la moyenne de divorcer, et peut
devenir un adulte fort accomplis.

Il faut comprendre que le potentiel intellectuel d’un enfant TDAH n’est pas différent ou
inférieur à celui des autres enfants.
La dyscalculie
La dyscalculie est un trouble de langage peu réputé. Elle est faite du même acabit que la
dyslexie, à la seule différence près que celle-ci concerne les lettres et les mots, alors que
la dyscalculie touche les nombres et les chiffres.

Ce trouble désigne l’incapacité pour l’enfant à acquérir et à maîtriser tout ce qui touche
aux chiffres, aux calculs et aux valeurs numériques.

Les causes de la dyscalculie

C’est un trouble cognitif jusqu’ici d’origine inconnue. On l’attribue à une anomalie ou à


un mauvais fonctionnement de la zone du système cérébral responsable de la perception
des nombres et des chiffres.

Certains chercheurs évoquent l’hypothèse d’une cause génétique, mais aucune


recherche ne l’a prouvé.

Il faut savoir que la dyscalculie est rarement un trouble isolé. Elle est accompagné, dans
la plupart des cas, par :

- une carence alimentaire ;


- un retard de développement ;
- un trouble DYS sous-jacent ;

Les symptômes de la dyscalculie

Si votre enfant rencontre des difficultés en mathématiques, il ne souffre pas forcément


d’un trouble dyscalculique.

On parle de la dyscalculie lorsqu’un enfant présente une incapacité à assimiler les


activités numériques et les calculs, alors qu’il est très brillant dans les autres matières.
Du coup, un enfant dyscalculique peut se montrer efficace dans toute situation
n’impliquant pas des calculs.

Si vous constatez que votre enfant est intelligent et pourtant a du mal à comprendre,
construire et utiliser les chiffres, la consultation d’un spécialiste est alors nécessaire.
Généralement, la dyscalculie se manifeste par des difficultés à :

- compter et dénombrer sans utiliser les doigts.


- lire et écrire des nombres.
- comprendre les nombres et leur quantité.
- effectuer des opérations arithmétiques.
- faire des calculs mentaux.
- mémoriser les tables de multiplication.
- comprendre les termes de base et les symboles en mathématiques.
- résoudre des problèmes et des exercices de raisonnement.
- se repérer et s’orienter dans l’espace.

Aussi, la dyscalculie peut se manifester par des problèmes de latéralité, qui a de grandes
répercussions dans l’apprentissage de la géométrie.

Le syndrome d’Asperger
Le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme sans retard de langage ni déficience
intellectuelle. Il fait partie des troubles du spectre autistique (TSA).

C’est un désordre du développement d’origine neurobiologique qui concerne plus


fréquemment les garçons que les filles. Il affecte essentiellement la manière dont l’enfant
communique et interagit avec les autres. Les enfants qui en souffrent décodent avec
difficultés les situations de la vie quotidienne.
Comment reconnaître une personne qui a le syndrome d’Asperger ?

Une personne qui le syndrome d’Asperger a :

- une difficulté dans le domaine des relations et des interactions sociales.


- une difficulté à reconnaître les émotions et à les gérer.
- des particularités dans la communication verbale et non verbale.
- des difficultés dans le domaine de la compréhension.
- des intérêts restreints.
- de la maladresse motrice.
- une difficulté d’adaptation aux changements et aux imprévus.
- un besoin de routine.
- des perceptions sensorielles souvent exacerbées.

En revanche, une personne qui a le syndrome d’Asperger a :

- une grande honnêteté et une fidélité dans les rapports humains.


- l’absence des préjugés.
- une pensée originale et des intérêts spécifiques.
- une extraordinaire volonté de s’adapter à la norme.
- il a une capacité énorme de percevoir et de mémoriser les détails, ce qui les
permet d’exceller dans certains métiers.

Les symptômes du syndrome d’Asperger

- un manque d’intérêt pour le contact humain.


- une difficulté de comprendre certaines expressions verbales.
- une difficulté de comprendre et décoder la communication non verbale.
- des problèmes d’équilibre.
- des relations anormales affectant les sens ;
- des activités répétitives ;
L’autisme
L’autisme est un trouble développemental, qui apparaît avant l’âge de 3 ans, et qui
touche simultanément les interactions sociales, la communication verbale et non verbale
et le comportement avec des gestes répétitifs, stéréotypes, des rituels et des intérêts
restreints.

Les symptômes caractéristiques de l’autisme

Les symptômes qu’on vous vous citer peuvent être plus ou moins sévères, certains
peuvent être présents et d’autres non.

⇒ Altération des interactions sociales


Un autiste a une mauvaise appréciation des signaux sociaux ou émotionnels. Il a
beaucoup de mal à interpréter ce que les autres pensent ou ressentent. Il ne sait pas
comment jouer de façon interactive avec les autres, il a tendance à s’isoler, fuit le regard
et ne répond pas à l’appel de son prénom.

⇒ Altération qualitative de la communication


Beaucoup d’enfants autistes n’accèdent pas au langage oral, ou lorsque celui-ci est
acquis, souvent avec retard.
Pour un enfant autiste, le langage reste très concret, autour des besoins de la vie
quotidienne. Aussi, on peut constater un manque de réaction émotionnelle aux
sollicitations verbales.
⇒ Caractère restreint, répétitif et stéréotype du comportement
Il faut savoir que les activités d’un enfant autiste sont restreints, ses activités ont
tendance à être stéréotypes et répétitives. Il peut être fasciné par des objets inhabituels
ou utiliser de façon inhabituelle des jouets ou des objets. Souvent, il a besoin de rituels
plus ou moins complexes et supporte très mal les changements dans le quotidien.

⇒ D’autres symptômes
- des compétences cognitives particulières ;
- des particularités sensorielles ;
- des troubles de la motricité et de la posture ;

les troubles associés à l’autisme

les troubles associés à l’autisme sont très fréquents :

- le retard mental : l’autisme peut s’accompagner d’un retard mental plus ou moins
sévère ;
- un déficit sensoriel, auditif ou visuel beaucoup plus important que dans la
population générale ;
- l’épilepsie ;
- des syndromes génétiques ;

Les causes de l’autisme

À ce jour, les chercheurs n’ont pas pu trouvé une cause unique à l’autisme. Ils suggèrent
qu’il existe des bases neurologiques et génétiques.
Il est à noter que le risque d’apparition de l’autisme ne dépend pas du niveau social ou
éducatif de la famille ni de l’origine ethnique.

Le syndrome de la Tourette
Le syndrome de la Tourette est une maladie neurologique. Généralement, il apparaît
avant 18 ans et se caractérise par l’association de plusieurs tics moteurs et d’au moins
un tic verbal.

Les symptômes du syndrome de la Tourette

Chez un enfant qui a le syndrome de Tourette, on peut remarquer un clignement des


yeux, haussement d’épaules, grimaces, raclements de gorge, toux, cris, … Ce sont des
manifestations motrices et vocales anormales, soudaines et involontaires.

Généralement, une personne atteinte de ce syndrome a tout simplement des tics


moteurs et vocaux.

Des tics moteurs et vocaux de quelques personnes atteintes du syndrome sont plus
complexes.

Parmi ceux-ci, on remarque la combinaison de haussements d’épaules et de hochements


de tête, la mimique des mouvements d’autres personnes, le reniflement d’objets,
l’attouchement d’autres personnes et des comportements autodestructeurs.

Les tics vocaux complexes peuvent se constituer de mots et de groupes de mots, y


compris la répétition de ceux proférés par d’autres personnes, de jurons et
d’imprécations prononcés d’une voix sonore.

Les causes du syndrome de la Tourette

On ignore la cause exacte de ce syndrome. Pourtant, les chercheurs croient qu’il est
causé par des changements dans certaines zones du cerveau ainsi que par des
perturbations des messages chimiques du cerveau.

Le patrimoine génétique et les antécédents familiaux jouent également un rôle.


Les chercheurs pensaient que le syndrome de la Tourette était transmis génétiquement
sous forme de trait dominant, mais les études récentes ont pu montré que la génétique
est beaucoup plus compliquée. Dans la plupart des cas, ce syndrome est hérité des deux
parents.