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DM 5

C HIMIE – É LECTRICITÉ

Problème 1 Problème 3
On étudie le dosage d’un volume V0 = 100, 0 mL d’une solution d’eau oxygénée
H2 O2 de concentration c 0 = 9, 0.10−3 mol.L−1 par une solution de permanga- Étude d’un circuit électrique en régime sinusoïdal
nate de potassium KMnO4 à C = 0, 10 mol.L−1 . La pression de l’air est égale à
Un générateur sinusoïdal alimente un circuit RLC constitué d’un conden-
1, 0 bar et le pH est maintenu égal à 0. Soit E , le potentiel, par rapport à une
sateur de capacité C = 0.1 µF , d’une bobine réelle d’auto-inductance L et de
électrode standard à hydrogène, d’une électrode de platine platiné plongeant
résistance r inconnues, placés en série avec une résistance R = 480 Ω. Le gé-
dans la solution lors du dosage.
nérateur est un générateur basse fréquence de résistance interne R g = 50 Ω
1. Écrire l’équation-bilan de la réaction de dosage ? Est-elle quantitative ? délivrant un signal sinusoïdal de pulsation ω et de f.é.m. efficace E , e(t ) =
p
2. Déterminer le volume V = Véq de solution de permanganate de potas- E 2 cos(ωt ).
sium versé à l’équivalence. À toute grandeur réelle u(t ) = Um cos(ωt + ϕ) est associée une grandeur com-
3. Établir les relations E = f (V ) : pour 0 < V < Véq et pour V > Véq . plexe u(t ) = Um exp( j ωt +ϕ) = U exp( j ωt ) où j 2 = −1 et U exp(pj ϕ)) est l’amplitude
complexe. L’intensité circulant dans le circuit est i (t ) = I 2 cos(ωt + ψ).
4. Calculer E pour V = Véq . Tracer l’allure de E = f (V ). Le montage est donné ci-dessous.
Données :
E ◦ (MnO−4 /Mn ) = 1, 51 V ; E (O2(g ) /H2 O2 ) = 0, 68 V.
2+ ◦

L’air est constitué, en volume, de 4/5 de diazote et 1/5 de dioxygène.

Problème 2
On considère le montage ci-dessous :

1. Donner l’expression complexe de la tension e(t ) ainsi que celle de i (t ).


2.
q La tension efficace pour un signal quelconque f (t ) est donnée par f eff =
f 2 où f 2 désigne la moyenne temporelle de f 2 . Si on considère la ten-
­ ® ­ ®

sion u(t ) = Um cos(ωt + ϕ), montrer qu’on peut ¯écrire u eff = α ¯u ¯ où α est un
¯ ¯

facteur de proportionnalité sans dimension et ¯u ¯ est le module de u .


¯

Sachant que e = E cos ωt , on cherche les conditions portant sur R , L , C et ω Comment peut-on mesurer expérimentalement une tension efficace ?
pour que i et U soient en phase quel que soit ω. 3. Préciser les expressions des impédances complexes de la bobine, du résis-
On proposera deux solutions pour ce problème : tor et du condensateur.
– l’une ne fera intervenir que des calculs sur les impédances, 4. Préciser le comportement limite de ces différents composants à haute et
– la seconde s’appuiera sur un diagramme de F RESNEL et des calculs basse fréquence. En déduire qualitativement le comportement de la tension
simples de nature géométrique. u c (t ) aux bornes du condensateur à haute et basse fréquences.
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ω0
5. Donner l’expression théorique de l’amplitude complexe U c associée à la Montrer que ∆ω = .
tension aux bornes du condensateur en fonction des caractéristiques des Q
15. On donne ci-dessous les graphes de I eff ( f ) et Uc eff ( f ) où f est la fréquence
composants. Mettre U c sous la forme canonique
du générateur.
A L’échelle de gauche est celle de Uc eff( f ) , celle de droite est celle de I eff ( f ). Iden-
Uc = ³ ´2 tifier, en justifiant votre choix, les courbes I eff ( f ) et Uc eff( f ) parmi les courbes
ω
1− ω0 + j ωω0 Q (1) et (2).

où on exprimera A , ω0 et Q en fonction des données du problème.


6. En déduire la tension efficace aux bornes du condensateur Uc eff(ω) en fonc-
tion de ω, Q , ω0 et E .
ω
7. Écrire Uc eff(ω) en fonction de x = , Q et E .
ω0
Montrer que la tension efficace Uc eff(x) passe par un extremum en x , si
Q > Q min
Préciser x et Q min .
En déduire la pulsation ωr de résonance. La comparer à ω0 .
8. Exprimer Uc eff(ω=ω0 ) en fonction de Q et E .
9. Tracer l’allure de Uc eff(ω) pour les valeurs de Q = 0, 1, Q = 1 et Q = 10.
10. Calculer l’impédance complexe µ Z µdu circuit.
¶¶
ω ω0
Mettre Z sous la forme Z = R 0 1 + jQ −
ω0 ω
Préciser R 0 en fonction de R g , R et r .
11. Donner l’expression théorique de l’amplitude complexe I associée à l’in-
tensité du courant traversant le circuit en fonction de R 0 , ω, Q , ω0 et E .
12. En déduire que l’intensité efficace I eff (ω) peut se mettre sous la forme

A′
I eff (ω) = s
16. Déterminer à partir de ces courbes : la tension efficace du générateur E ,
ω ω0 2
µ ¶
1+B 2 − la fréquence propre f 0 et le facteur de qualité Q du circuit, les limites de la
ω0 ω
bande passante et I max .
Préciser A ′ et B en fonction de Q , E et R 0 . 17. En déduire les valeurs de r et de L .
Était-il nécessaire de faire une autre série de mesure pour avoir la courbe Dans les questions qui suivent, on utilise une bobine différente de la précé-
I eff (ω) ? dente caractérisée par les valeurs L ′ et r ′ .
13. Montrer que I eff (ω) présente un extremum pour ω = ω′r . Préciser ω′r et 18. Préciser le déphasage ψ entre i (t ) et e(t ) ainsi que ϕ′ le déphasage entre
I max = I eff (ω′r ). u c (t ) et e(t ).
14. On appelle bande passante l’intervalle de pulsation ∆ω = ωmax −ωmin pour Préciser ψ(ω0 ) ainsi que ϕ′ (ω0 ).
I max 19. Comment peut-on accéder expérimentalement à la mesure de i (t ) avec
laquelle I eff (ω) > p . un oscilloscope ?
2
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On réalise l’expérience suivante sur le circuit. À l’aide d’un oscilloscope, on


mesure la tension e(t ) sur la voie X et la tension UR (t ) aux bornes de la résis-
tance R sur la voie Y. On fait varier la fréquence du générateur sinusoïdal et
on constate que la voie Y passe par un maximum.
20. Interpréter la présence de ce maximum aux bornes de R .

On se place dorénavant à cette fréquence.


On s’arrange maintenant pour mesurer sur la voie Y la tension u c (t ) aux
bornes du condensateur C en gardant e(t ) sur la voie X.
21. Les deux oscillogrammes suivants ont été enregistrés l’un pour la voie Y
aux bornes de C , l’autre pour la voie Y aux bornes de R .
Déterminer le déphasage entre la voie X et la voie Y pour chacun des oscillo-
grammes.
Préciser, en justifiant votre choix, à quel composant correspond chacun des
oscillogrammes.
22. En déduire les valeurs L ′ et r ′ de la nouvelle bobine.

Étude en régime transitoire


On alimente désormais le circuit avec une tension continue E et l’on attend
que le régime permanent soit établi.
23. Préciser lorsque le régime permanent est atteint les valeurs de i , u L , u R
et uC .
Une fois le régime permanent atteint, on remplace l’alimentation par un fil.
On étudie donc la décharge d’un condensateur de capacité C = 0, 1 µF dans
une bobine d’auto-inductance L et de résistance interne, r inconnues placées
en série avec une résistance R variable.
24. Établir l’équation différentielle régissant l’évolution de u c (t ) et la mettre
sous la forme canonique :
d 2 u c ω0 d u c
+ ′ + ω20 u c = 0
dt2 Q dt
où on exprimera ω0 et Q ′ , le facteur de qualité du circuit, en fonction des
données du problème.
25. Rappeler les relations de continuité à l’intérieur d’une bobine et d’un
d uc
condensateur. En déduire les valeurs u c (0) et (0).
dt
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26. Comme le montre le graphe ci-dessous, on se trouve en régime pseudo pé-


riodique. Montrez que ceci n’est possible que si la résistance R est inférieure
Problème 4
On s’intéresse dans ce problème à la cinétique de la réaction de réduction de
à une valeur maximale que l’on explicitera en fonction de L , r et de C .
Hg2+ par Fe2+ .
1. Les deux couples impliqués sont Hg2+ /Hg2+
2 (E 1 = 0, 91 V) et Fe /Fe
◦ 3+ 2+

(E 2 = 0, 77 V).

a. Préciser les nombre d’oxydation pour les quatre espèces.


b. Indiquer l’oxydant et le réducteur de chaque couple.
c. Écrire la réaction faisant intervenir 2 moles d’ions Fe2+ et calculer
sa constante d’équilibre.
2. On suppose que la loi de vitesse est d’ordre p par rapport à Fe2+ et
d’ordre q par rapport à Hg2+ . Que vaudrait p et q si la réaction suivait
la loi de VAN ’ T H OFF ?
3. On suit la réaction par spectrophotométrie avec différentes concentra-
tions initiales [Fe2+ ]0 et [Hg2+ ]0 , on obtient les résultats suivants (le
27. Montrez que la solution physique s’écrit sous la forme temps est mesuré en unités arbitraires u.a. non précisées) :
Expérience n°1 : [Fe2+ ]0 = 0,1 mol.L−1 , [Hg2+ ]0 = 0,1 mol.L−1
u c = e−λt [A cos ωt + B sin ωt ]
t (u.a.) 0 1 2 3 ∞
Préciser les expressions de λ et ω en fonction de ω0 et Q ′ . Préciser les valeurs [Hg2+ ]/[Hg2+ ]0 1 0,50 0,33 0,25 0
des constantes A et B .
28. On donne les valeurs des deux premiers maxima pour (t 6= 0) : Expérience n°2 : [Fe2+ ]0 = 0,1 mol.L−1 , [Hg2+ ]0 = 0,001 mol.L−1

t (u.a.) 0 1 2 4 ∞
S1 S2
[Hg2+ ]/[Hg2+ ]0 1 0,66 0,45 0,20 0
Tension en V 2,73 0,73
Date en ms 0,65 1,29 Rappeler en quelques lignes le principe de la spectrophotométrie.
4. Expliquer l’intérêt du choix [Fe2+ ]0 = [Hg2+ ]0 dans la première expé-
Donnez la valeur expérimentale de la pseudo-période T et de la pseudo- rience, et l’intérêt du choix [Fe2+ ]0 ≫ [Hg2+ ]0 dans la seconde.
pulsation ω. µ ¶
u1 ω0 T 5. Montrer que l’ordre global de la réaction est 2.
On pose δ = ln . Montrer que δ = . En déduire l’expression de Q ′ en
u2 2Q ′ 6. Montrer qu’on peut raisonnablement estimer que les ordres partiels vé-
fonction de δ. ³ π ´2 rifient p = q = 1.
On donne δ = 1, 28 et ≃ 6. Évaluer Q ′ et ω0 .

Problème 5
δ
29. À quelle condition peuton assimiler la pseudo-période à la période
propre ? Cette approximation est–elle vérifiée dans le cas étudié ? 1 - Indiquer sans faire de calcul la nature des deux filtres suivants (l’amplifi-
30. Trouvez les valeurs numériques de L et Q ′ . cateur opérationnel AO est supposé idéal et fonctionne en régime linéaire) :
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On dispose d’un générateur BF (basse fréquence) qui permet de produire les


L deux signaux u 1 (t ) et u 2 (t ) suivants de même fréquence f = 1000 Hz :
R
u 1 (t ) = 2 sin(2π f t )
L R
r − ∞
et
L +
e(t ) s(t ) R ve vs
u 2 (t ) = +2 si 0 < t ≤
(
T
2
u 2 (t ) = −2 si T
2 <t ≤T
2 - Calculer les deux fonctions de transfert.
avec T = 1/ f = 10−3 s
3 - Faire l’étude de la fonction de transfert du filtre avec l’AO et tracer son
diagramme de B ODE. Est-ce en accord avec le résultat obtenu précédem- 1) Représenter les fonctions u 1 (t ) et u 2 (t ) en fonction du temps.
ment ? 2) Calculer les valeurs moyennes < u 1 (t ) > et < u 2 (t ) >.
4 - On considère maintenant le filtre sans AO de la question 1. Établir l’équa- 3) Rapeller la définition de la valeur efficace, quelles sont les valeurs effi-
tion différentielle liant les tensions e(t ) et s(t ). caces des deux tensions qu’on notera U1eff et U2eff . Faire l’application numé-
5 - Montrer comment on peut retrouver l’équation différentielle de la ques- rique.
tion précédente à partir de la fonction de transfert.
Dans la suite du problème, on exploitera le fait que la fonction u 2 (t ) est dé-
On considère maintenant le montage ci-dessous : composable en série de Fourier sous la forme :
· ¸
R 8 1 1
u 2 (t ) = sin(2π f t ) + sin(2π(3 f )t ) + sin(2π(5 f )t ) + ...
π 3 5

B - Étude de filtre passe–bas et passe–haut


L s(t ) R L On réalise les deux circuits suivants avec R = 50 kΩ et C = 3, 2 nF
e(t )

6 - Établir l’équation différentielle liant les tensions e(t ) et s(t ). Donner la C


fonction de transfert de ce filtre. e C e v2
v1 R
7 - Conclure quant à la possibilité de lier équation différentielle et fonction
de transfert.

Problème 6 4) Écrire les fonctions de transfert des deux montages H1 et H2


On étudie dans ce problème différents filtres en électronique. Les dia- 5) Etudier les comportements de ces deux circuits en BF et en HF.
grammes demandés seront tracés directement sur la copie en apportant le
6) Tracer les diagrammes de Bode asymptotiques pour ces deux circuits. On
plus grand soin à leur réalisation.
précisera pour chacun d’eux, la nature du filtre et la pulsation de coupure à
A - Étude préliminaire -3 dB. On calculera numériquement la fréquence de coupure.
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7) On applique à l’entrée de chacun des deux filtres les deux signaux étudiés 13) Etudier les comportements du circuit en BF et en HF. Vérifier le résultat
dans la partie A. Donner les caractéristiques des signaux de sortie. à partir de la fonction de transfert
C - Étude d’un filtre passe–bande 14) Justifier le nom de filtre coupe–bande ou filtre à réjection. Donner les
On réalise le circuit suivant avec R = 50 kΩ et C = 3, 2 nF fréquences de coupure de ce filtre.
15) Tracer le diagramme de Bode asymptotique pour ce circuit.
R
16) On applique à l’entrée du filtre les deux signaux étudiés dans la partie
e
C
v3 A. Donner les caractéristiques des signaux de sortie.
C R
E - Étude d’un filtre passe–tout
On réalise le circuit suivant avec R = 50 kΩ et C = 3, 2 nF
8) Écrire la fonction de transfert de ce montage H3 .
9) Etudier les comportements du circuit en BF et en HF. Vérifier le résultat
à partir de la fonction de transfert
10) Donner les fréquences de coupure de ce filtre. Définir un facteur de qua-
lité et donner sa valeur.
C
11) Tracer le diagramme de Bode asymptotique pour ce circuit. −e
12) On applique à l’entrée du filtre les deux signaux étudiés dans la partie R v5
A. Donner les caractéristiques des signaux de sortie. e
D - Étude d’un filtre coupe–bande
On réalise le circuit suivant avec R = 50 kΩ et C = 3, 2 nF
R R
17) Calculer la fonction de transfert de ce montage H5 .
18) Etudier les comportements du circuit en BF et en HF.
19) Tracer le diagramme de Bode asymptotique de ce circuit.
C C
v4
e
R
20) On applique à l’entrée du filtre les deux signaux étudiés dans la partie
2C 2 A. Donner les caractéristiques des signaux de sortie.

On donne pour ce circuit la fonction de transfert :


Problème 7
H4 ( j ω) =
1 On considère le montage ci-dessous où l’amplificateur opérationnel est idéal
4 j RC ω
1 + 1−R 2C 2 ω2 et fonctionne en régime linéaire :
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1. Peut-on appliquer la relation du pont diviseur de tension pour calcu-


− ∞ ler le potentiel en A ? Appliquer le théorème de M ILMANN au point A.
A Commentaires.
R b
R1 +
2. Étudier le circuit en Basses Fréquences (BF) et en Hautes Fréquences
(HF) et en déduire la nature du filtre.
R2 vs
ve 3. Faire l’étude de la fonction de transfert et tracer le diagramme de B ODE
L
du filtre.
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Commentaires et correction : En revanche, beaucoup n’ont pas compris l’intérêt du problème. Le but était de mon-
trer que l’équation différentielle permet de retrouver la fonction de transfert, mais
Problème 1 que dans certains cas la fonction de transfert ne permet pas de remonter à l’équation
différentielle.
Cet exercice de dosage redox a été bien traité. Le plus grave défaut a été le manque
d’explication des calculs notamment pour le calcul du potentiel à l’équivalence. At- Problème 6
tention, on établit une expression du potentiel de la solution au cours du dosage et Problème du concours de l’Ecole de l’air sur les filtres en électricité et leur utilisa-
pas de la fem de la pile comme on le fait expérimentalement en TP, où l’on exploite tion en combinaison avec les séries de F OURIER. Les filtres ont été bien traités, cela
une électrode de référence. a été moins réussi pour les signaux en sortie des signaux sinusoïdal et créneau. A
retravailler même si cette problématique sera reprise en 2ème année.
Problème 2
Exercice destiné à illustrer l’intérêt du diagramme de F RESNEL. Ce diagramme n’a Problème 7
été trouvé correct que dans une seule copie. Attention, il s’agissait de retrouver indé- L’idée de cet exercice était d’illustrer une situation où l’utilisation irréfléchie du
pendamment les résultats du calcul que tout le monde a su trouvés. Il ne s’agissait théorème de M ILLMAN conduit à des bêtises. Comme vous avez bien compris l’uti-
donc pas d’illustrer les calculs par un dessin ! lisation de ce théorème, vous n’avez pas vu le piège qui était tendu et donc ce que
pourrait être amené à écrire un étudiant qui écrirait trop vite sans réfléchir. À es-
Problème 3 sayer d’imaginer après avoir lu la correction.

Problème 1
Problème du concours Agro des BCPST, ce problème re prenait la plupart des calcul
p
du chapître MECA 5 mais en électricité. Attention de ne pas s’emmêler avec les 2
de l’énoncé. 1. Les deux demi-équations électroniques s’écrivent :
Il ressort de ce problème qu’il faut absolument maîtriser :
MnO−
4 + 8H + 5e
+ −
= Mn2+ + 4H2 O
1. le calcul de l’amplitude aux bornes du condensateur, de la résistance dans un
H2 O2 = O2 + 2H+ + 2e−
circuit RLC série en passant par les complexes,
2. l’étude des résonances, d’où l’équation de la réaction de dosage :
3. le calcul des bandes passantes, 2 MnO−
4 + 5H2 O2 + 6H = 5O2 + 2 Mn
+ 2+
+ 8H2 O
4. l’étude en régime continu permanent (condensateur = interupteur ouvert et Le calcul de la constante d’équilibre se fait en écrivant l’égalité des potentiels
bobine = fil) donnés par la formule de N ERNST :
P O2 [H+ ]2 h 8 [ MnO−
Problème 4 E ◦ (O2 /H2 O2 ) +
0, 06
2
log
[H2 O2 ]
= E ◦ (MnO−
4 /Mn 2+
) +
0, 06
5
log
[ Mn ]
2+
4]

Ce problème sans difficulté inspiré du concours Mines-Ponts MP 2010 a été plutôt


bien réussi. On en déduit :
Il reposait sur l’utilisation des proportions stœchiométriques et de la dégénéres- ¡ ¢5
P O2 /P ◦ [ Mn2+ ]2 2+
= 10 0,06 (E (MnO4 /Mn )−E (O2(g ) /H2 O2 )) = 2, 1 × 10138
10 ◦ − ◦
cence de l’ordre et demandait l’intégration d’une loi cinétique d’ordre deux et un. A K=
h6 [ MnO−
4]
2
retravailler pour ceux qui n’ont pas réussi car très classique.
Pour ceux qui n’avaient pas revu attentivement l’oxydo–réduction, les nombres La réaction est bien quantitative.
d’oxydation s’écrivent en chiffres romains. 2. On raisonne avec un tableau d’avancement :
qtté mat. 2MnO− + 5H2 O2 + 6H+ = 5O2 + 2Mn2+ + 8H2 O
Problème 5
4
t =0 cV c 0 V0
Les questions classiques concernant l’étude rapide, le calcul de la fonction de trans- V = Véq cV − 2ξ ≃ 0 c 0V0 − 5ξ ≃ 0 5ξ 2ξ
fert, l’établissement des équations différentielles ont été bien traitées pour les dif- V < Véq cV − 2ξ ≃ 0 c 0V0 − 5/2cV 5/2cV cV
férents circuits. V > Véq cV − 2/5c 0 V0 c 0V0 − 5ξ ≃ 0 c 0 V0 2/5c 0 V0
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c 0 V0
2 = 5 , d’où on tire :
A l’équivalence, on a ξ = cV E

2c 0V0
Véq = = 3, 6 mL
5c

3. Pour 0 < V < Véq , on travaille avec le couple O2(g ) /H2 O2 car on a les quantités
de matière. La formule de N ERNST de ce couple donne alors le potentiel de la
solution :

0, 06 P O2 [H+ ]2
E = E ◦ (O2 /H2 O2 ) + log
2 [H2 O2 ]
0, 06 0, 2 × 1
= E ◦ (O2 /H2 O2 ) − 0, 06pH + log
2 (c 0V0 − 5/2cV )/(V + V0 )
Véq
Pour V > Véq , on travaille avec le couple MnO−
4 /Mn
2+
car on a les quantités
de matière. La formule de N ERNST de ce couple donne alors le potentiel de la
solution :

0, 06 h 8 [ MnO− 4]

Problème 2
E = E ◦ (MnO−
4 /Mn ) +
2+
log
5 [ Mn ] 2+

0, 06 0, 06 cV − 2/5c 0 V0
= ◦ − 2+
E (MnO4 /Mn ) − 8 pH + log On considère le montage ci-dessous :
5 5 2/5c 0 V0

4. Dans le cas V = Véq , on est dans les proportions stœchiométriques, c’est à dire
cVéq
que 5[ MnO−
4 ] = 2[H2 O2 ]. Par ailleurs, [ Mn ] =
2+
.
V0 + Véq
Pour calculer E , on peut faire la combinaison linéaire suivante :

2+
2E (O2 /H2 O2 ) + 5E (MnO− 4 /Mn )
E =
7
2E ◦ (O2 /H2 O2 ) + 5E ◦ (MnO− 2+
4 /Mn ) 0, 06 h 10 P O2 [ MnO−
4]
= + log
7 7 [H2 O2 ][ Mn ]2+

2E ◦ (O2 /H2 O2 ) + 5E ◦ (MnO−


4 /Mn )
2+
0, 06 0, 06 2P O
= − 10 pH + log cV 2
7 7 7 éq
5 V0 +Véq

= 1, 28 V

L’allure de la courbe est donnée ci-dessous :


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Cas général – Avec un diagramme de F RESNEL


(E et I non en phase) Sur la figure ci-dessous, on a dessiné le diagramme de F RESNEL du montage
R I1
dans un cas quelconque. Dans les figures qui suivent, on a écrit la loi des nœuds
I = I 1 +I 2 en supposant que I est réel, ce qui conduit aux deux solutions proposées.
Dans la solution de gauche, on obtient : R|I 2 | = |I 1 |/C ω et R|I 1 | = |I 2 |Lω. En multi-
1/C ω|I 1| s
L
RI pliant ces deux relations, on déduit : R = . Dans la seconde solution, RI 1 et
E C
1
RI 2 sont symétriques, donc |I 1 | = |I 2 | et Lω = 1/C ω d’où ω = p .
LC
Lω|I 2 |
Problème
AgroVeto 2009
3
R I2
1. Le passage de la notation réelle à la notation complexe donne :
p
Solution 1 Solution 2 e(t ) = E 2e j ωt
(E et I en phase) (E et I en phase) p
i (t ) = I 2e(j ωt +ψ)
R I1 R I1 2. On doit calculer la valeur efficace de u(t ) = Um exp( j ωt + ϕ) soit
s Zt0 +T
1/C ω|I 1| 1/C ω|I 1| 1 2
ueff = Um cos2 (ωt + ϕ)d t
T t0
E E s
Um2 Zt0 +T
1 + cos 2(ωt + ϕ)
= dt
T t0 2
Um
Lω|I 2 | Lω|I 2 | = p
2
1
R I2 R I2 On a donc bien la relation proposée avec α = p
2
– Méthode par la calcul On mesure une tension efficace à l’aide d’un multimètre en mode alternatif.
L’impédance de l’ensemble des composants est égale à : 3. Les impédances complexes de la bobine, du résistor et du condensateur sont res-
pectivement :
1
(R + j Lω)(R + jCω ) R 2 + CL + j R(Lω − C1ω )
Z= = Z L = r + j Lω
R+ j Lω + R + j C1ω 2R + j Lω + 1
jCω ZR = R
Pour que U et I soient en phase, il faut que Z soit réel. Reécrivons Z : 1
ZC =
L 1 1 L 1 jCω
(R 2 + C + j R(Lω − C ω ))(2R − j (Lω − C ω )) A + j (R 2 − C )(Lω − C ω )
Z= =
D D
où A et D sont des fonctions réelles de ω. On en déduit que Z est réel lorsque 4. A hautes fréquences, la pulsation ω tend vers l’infini donc le module de l’impé-
s dance complexe de la bobine tend vers l’infini, ce qui impose au courant qui la par-
ω= p
1
ou lorsque R =
L
. court d’être nul pour que la tension à ses bornes reste finie. La bobine se comporte
LC C comme un interrupteur ouvert.
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Pour le condensateur, le module de l’impédance tend vers 0 ainsi que la tension à Pour montrer que la fonction admet un extremum, on étudie la fonction :
ses bornes. Il se comporte comme un fil. µ ¶2
A basses fréquences, la pulsation tend vers 0 donc le module de l’impédance de la ¢2
f (x) = 1 − x 2 +
¡ x
bobine tend vers r : on a le comportement d’une résistance. Q
Quant au condensateur, le module de l’impédance tend vers l’infini, ce qui impose µ ¶
1 1
au courant qui le parcourt d’être nul : le comportement est celui d’un interrupteur Sa dérivée f (x) = 2x 2 − 2 + 2x s’annulle pour x = 0 et pour x tel que 2x 2 = 2 − 2
′ 2
ouvert. Q Q
1 1
Enfin pour le résistor, il n’y a aucune dépendance avec la fréquence. si 2 − 2 > 0, c’est à dire si Q > p .
Q 2
De cette étude, on déduit que la tension uc (t ) est nulle à hautes fréquences et vaut s
e(t ) à basses fréquences puisque la nullité du courant impose l’absence de différence 1
La valeur de x correspondant dans ce cas est xr = 1 − 2 . On a une dérivée f ′ (x)
de potentiel. 2Q
5. Aux bornes du condensateur, la tension complexe s’écrit en appliquant la relation positive pour x > xr et négative pour 0 < x < xr . Par conséquent, on a un maximum
du pont diviseur de tension : 1
de Uc eff en xr si Q > Q min = p .
2
ZC On en déduit que la pulsation de résonance aux bornes du condensateur s’obtient
Uc = e
ZC + Z L + Z R + R g pour :
e
= s
1 − LC ω2 + j (R + r + R g )C ω 1
ωr = ω0 1− < ω0
qu’on peut écrire sous la forme : 2Q 2
A
µ ¶2 8. En reportant la valeur ω = ω0 dans l’expression de Uc eff , on obtient :
ω ω
1− +j
ω0 ω0 Q E
U c eff = q = QE
Par identification, on a : ω0 = p1 et A = e 1
LC Q2
1
Par ailleurs, on détermine Q par l’égalité : :(R + r + R g )C = soit :
Qω0 9. On en déduit l’allure de Uc eff(ω) pour Q = 0, 1, Q = 1 et Q = 10 :
s
1 L
Q=
R + r + Rg C
p
6. En prenant le module de Uc et en divisant par 2 pour obtenir la valeur efficace,
on obtient :
E
U c eff = sµ
³ ´2 ¶2 ³ ´2
1 − ωω0 ω
+ Qω 0

ω
7. En posant x = , on obtient :
ω0
10. L’impédance complexe du circuit est :
E
U c eff = r
¢2 ³ ´2 1
x Z = R g + R + r + j Lω +
¡
1 − x2 + Q jCω
Page 12 DM 5 Lycée Clemenceau Nantes – MPSI

ce qui s’écrit encore sous la forme : strictement croissante et la fonction inverse strictement décroissante, la fonction
A′
µ µ ¶¶ présente les variations inverses à savoir qu’elle passe par un maximum en
ω ω0
p
f (ω)
Z = R0 1 + j Q −
ω0 ω ω = ω′r = ω0 .
Le maximum obtenu est :
avec R0 = R g + R + r
E
11. L’intensité complexe s’écrit : I max = I eff (ω′r ) = A ′ =
R0
e e
I= = ³ ³ ´´ 14. On obtient la bande passante en résolvant l’inégalité :
Z R0 1 + j Q ωω0 − ωω0
E E
12. L’intensité efficace vaut alors : r ³ ´2 ≥ p2R
ω ω0 0
R0 1 +Q2 ω0 − ω
E
I eff =
ce qui conduit à :
r ³ ´2
R0 1 +Q2 ω
ω0 − ωω0
µ ¶2
ω ω0
Q2 − ≤1
On en déduit : ω0 ω

A′ =
E
et B = Q Traitons le cas de l’égalité. Soit donc à résoudre les équations du second degré :
R0 µ ¶
ω ω0
Pour la nécessité d’une autre série de mesures, deux possibilités de réponse suivant Q − = ±1
ω0 ω
ce qu’on suppose être la réponse attendue :
(a) soit on se dit que l’image du courant est donnée par la tension aux bornes du ou encore :
résistor et il est nécessaire d’inverser la position du condensateur et du résistor ω0
ω2 ± ω − ω20 = 0
pour effectuer la mesure de la valeur efficace au multimètre (expérimentalement la Q
bande passante usuelle des multimètres de l’ordre de quelques dizaines de kHz peut
rendre la mesure difficile, il est souvent préférable d’utiliser l’oscilloscope dont la On obtient quatre solutions :
bande passante dépasse usuellement le MHz et les oscilloscopes actuels fournissent p
la valeur efficace dans les menus de mesure), ±1 ± 1 + 4Q 2
ω = ω0
(b) soit on part du principe que l’intensité est égale à la dérivée de la tension uC au 2Q
facteur C près et il suffit alors de multiplier Uc eff par ω pour déduire des mesures
Les seules solutions positives sont :
des valeurs efficaces de uC la courbe I eff (ω).
13. Pour montrer que I eff (ω) passe par un maximum et ainsi prouver le phénomène 1 + 4Q 2
−1 +
p
de résonance en intensité, on peut étudier les variations de la fonction de ω définie ω1 = ω0
2Q
par I eff (ω) ou celles de la fonction : p
+1 + 1 + 4Q 2
µ ¶2 ω2 = ω0
ω ω0 2Q
f (ω) = 1 + Q 2 −
ω0 ω
ce qui donne la bande passante :
Pour ce faire, on peut envisager de calculer la dérivée ou bien remarquer que pour
toute valeur de ω, f (ω) ≥ 1 et qu’on a le cas d’égalité pour ω = ω0 . On en déduit que 1
ω2 − ω1 = ω0
f (ω) passe par un minimum pour ω = ω′r = ω0 . Comme la fonction racine carrée est Q
Page 13 DM 5 Lycée Clemenceau Nantes – MPSI
· µ ¶¸
15. La courbe (1) en traits pleins correspond à Uc eff ( f ) tandis que la courbe (2) en ω ω0
ψ′ = Arctan Q − et
traits pointillés mixtes donne l’évolution de l’intensité I eff ( f ). On peut le justifier ω0 ω
soit par l’étude des limites à basses fréquences : l’intensité s’annule aux basses fré-
quences, ce qui n’est pas le cas de la tension, soit par la fréquence de résonance qui
est plus faible pour Uc eff ( f ) que pour I eff ( f ) d’après la question 7. · µ ¶¸
ω ω0
16. A basses fréquences ψ = −Arctan Q −
ω0 ω
U c eff = E = 5, 0 V.
Pour ω = ω0 , on a ainsi ψ(ω0 ) = 0
La fréquence propre est obtenue à la résonance d’intensité, c’est à dire au maxi-
Pour calculer ϕ′ = Arg(uc ) − Arg(e) on remarque que :
mum de la courbe (2) f 0 = 1, 6 Hz. On lit la valeur I max = 9, 0 mA. On en déduit que
I max
p = 6, 4 mA. Les fréquences de coupure correspondant à cette valeur sont : uc 1 −j
2 = ´2 = ·³ ´ ¸
e
³
ω ω 2
1− +j ω ω
+j −1
f 1 = 2, 1 kHz et f 2 = 1, 2 kHz ω0 ω0 Q ω0 Q ω0

d’où on déduit la bande passante On en déduit

∆f = f 2 − f 1 = 0, 9 kHz ³
ω
´2
π ω0 −1
et le facteur de qualité : ϕ′ = − − Arctan ω
2 ω0 Q

f0
Q= = 1, 8 π
∆f On a donc ϕ′ (ω0 ) = −
2
19. Pour accéder à l’intensité à l’oscilloscope, on doit placer la résistance R à la place
1
17. La pulsation propre s’exprime par ω0 = p d’où du condensateur de capacité C de manière à ce que les masses de l’oscilloscope et du
LC générateur soient communes.
20. La tension aux bornes de la résistance R est UR = Ri . On obtient par conséquent
1 1
L= = = 0, 10 H le même comportement pour UR que pour l’intensité et notamment on observe un
C ω0 4π2 f 02C
phénomène de résonance expliquant l’existence du maximum de la voie Y.
r r 21. On est à la pulsation ω = ω0 soit à la pulsation de résonance en intensité. A cette
1 L 1 L pulsation, on n’a donc pas de déphasage entre la tension du générateur et celle aux
De plus, l’expression du facteur de qualité Q = conduit à R0 = = 553 Ω.
R0 C Q C bornes de la résistance :
Comme R0 = R g + r + R ,
l’oscillogramme (a) correspond à observer la tension aux bornes de la résistance sur
s la voie Y.
1 L On en déduit que l’oscillogramme (b) correspond à observer la tension aux bornes
r = R0 − R g − R = − R g − R = 23 Ω
Q C du condensateur sur la voie Y.
Une autre solution consiste à remarquer que le maximum pour la voie Y est plus
18. Le déphasage ψ correspond à ψ = Arg(i ) − Arg(e) = −Arg(Z ) = −ψ′ avec grand pour l’oscillogramme (b) et que le plus grand maximum est obtenu aux bornes
µ ¶ du condensateur.
ω ω0
tan ψ′ = Q − Cela concorde avec le résultat précédent.
ω0 ω
22. A la pulsation ω0 , on est à la résonance en intensité donc l’amplitude de la ten-
h π πi RE RE
Comme ψ′ ∈ − , , on a sion aux bornes de la résistance vaut UR max = donc R0 = .
2 2 R0 U R max
Page 14 DM 5 Lycée Clemenceau Nantes – MPSI
p p
Or on lit sur les oscillogrammes E 2 = 5, 8 V, UR max 2 = 4, 8 V et R = 480 Ω. On en qu’on peut mettre sous la forme
déduit R0 = 580 Ω et
d 2 uC R + r duC 1
+ + uC = 0
RE dt2 L dt LC
r ′ = R0 − R − R g = − R − R g = 50 Ω
U R max
ou
p
On a établi à la question 8. que Uc eff = QE avec Uc eff 2 = 20 V donc le facteur de d 2 uC ω0 duC
qualité vaut + ′ + ω20 uC = 0
dt2 Q dt

U c eff 1 R + r ω0 1
Q= = 3, 45 Par identification, on obtient ω0 = p et = ′ = p soit
E LC L Q Q ′ LC
r
1 L s
Comme le facteur de qualité peut s’écrire Q = on a 1 L
R0 C Q′ =
R +r C
L ′ = CQ 2 R02 = 0, 40 H
25. L’intensité traversant une inductance et la tension aux bornes d’une capacité
Une autre manière d’obtenir la valeur de L consiste à partir de l’expression de la
′ sont continues. Compte tenu de l’énoncé, on peut supposer que la réponse attendue
1 2π est la continuité de l’intensité dans la bobine et de la tension aux bornes du conden-
pulsation ω0 = p = 2π f 0 = dont on déduit :
L′C T0 sateur. On en déduit que uC (0) = E par continuité aux bornes de la capacité. Par
duC duC
ailleurs, comme i (0) = 0 et qu’on a la relation i = C , on a (0) = 0.
T02 dt dt
L′ = = 0, 40 H 26. La réolution de l’équation différentielle du second ordre à coefficients constants
4π2C
implique de résoudre l’équation caractéristique
car T0 = 1, 25 ms.
23. La tension E étant continue, le régime permanent est un régime continu. Par α2 +
R +r
α+
1
=0
conséquent, les dérivées temporelles sont nulles. On en déduit que : L LC

duc dont le discriminant vaut :


i =C =0
dt µ ¶2
R +r 4
et ∆= − .
L LC
di
uL = L =0 On a un régime pseudo-périodique si ce discriminant est négatif soit
dt

On en conclut que uR = Ri = 0 et par la loi des mailles que e − R g i = uL + uC + uR soit,


s s
L L
avec e = E , i = 0, uL = 0 et uR = 0, l’égalité uC = E R +r < 2 donc R < 2 −r
di C C
24. En appliquant la loi des mailles au circuit uC + Ri + L + r i = 0 d’où, avec
dt
i =C
duC
, la relation : 27. Dans ce cas, on a
dt
s
R +r 2
µ ¶
duC d 2 uC R +r 1
uc + (R + r )C + LC =0 α=− ±j −
dt dt2 2L LC L
Page 15 DM 5 Lycée Clemenceau Nantes – MPSI

soit en posant 4π2


On en déduit δ2 = et
s s 4Q ′2 − 1
R +r 2
µ ¶ µ ¶ s
1 1 1 π2 2Q ′ δ
ω= − = ω0 1 − ′
Q = + 2 = 2, 5 . Enfin par la relation ω0 = , on a
LC L 2Q ′ 4 δ T
et
ω0 = 104 rad.s−1
R +r ω0
λ=
2L
=
2Q ′
29. En principe, il faut Q ′ ≫ 1 mais la présence du facteur 4 permet au résultat d’être
encore valable ici.
on a une solution sous la forme uC = e−λt [A cos(ωt ) + B sin(ωt ))]. 30. Q ′ a déjà été calculé à la question 28.
On en déduit ddutC = e−λt [(−λA + Bω) cos(ωt ) − (λB + ωA) sin(ωt )]. On détermine la valeur de L par la relation
duC 1
L’utilisation des conditions initiales conduit à uC (0) = E = A et (0) = 0 = −λA + Bω L= = 0, 10 H
dt C ω20
λE
donc A = E et B = . Finalement :
ω
·
uC = e−λt E cos(ωt ) +
λE
sin(ωt )
¸
Problème 4
On s’intéresse à la cinétique de la réaction de réduction de Hg 2+
par Fe2+ :
ω
a. Les nombres d’oxydation sont : Fe2+ (n.o.=+II), Fe3+ (n.o.=+III), Hg2+
28. La pseudo-période vaut T = 1, 29 − 0, 65 = 0, 64 ms. On en déduit la pseudo- (n.o.=+II), Hg2+
2 (n.o.=+I).
pulsation b. Dans un couple, l’oxydant a le n.o. le plus élevé : il s’agit donc de Fe3+ et
2π Hg2+ . Les deux autres espèces Fe2+ et Hg2+ 2 sont les réducteurs.
ω= = 9, 8.103 rad.s−1 c. Les deux demi–équations électroniques sont :
T
Fe3+ + e− = Fe2+
En supposant que u1 et u2 désignent les amplitudes de Uc des points S 1 et S 2 respec- 2 Hg2+ + 2 e− = Hg2+ 2
tivement, d’où la réaction cherchée :
on peut calculer δ = ln(eλt ) = λT donc
2 Fe2+ + 2 Hg2+ = 2 Fe3+ + Hg2+ 2
ω0 T [Fe3+ ]2 [Hg2+
2 ]
δ= de constante d’équilibre K = . Cette constante se calcule en
2Q ′ [Fe2+ ]2 [Hg2+ ]2
écrivant l’égalité des potentiels (déduits de la formule de N ERNST) à l’équi-
On en déduit libre :
ω0 T 0, 06 [Hg2+ ]2 0, 06 [Fe3+ ]2
Q′ = E 1◦ + log = E 2◦ + log
2δ 2 [Hg2 ]
2+ 2 [Fe2+ ]2
2π 2ω0 π E ◦ −E ◦
Par ailleurs, on a T = et Q ′ = soit 1 2
d’où 0, 03log K = E 1◦ − E 2◦ et K = 10 = 4, 6 × 105
s s 0,03
1 1
ω0 1− 2δω0 1−
4Q ′2 4Q ′2 1. On suppose que la vitesse se met sous la forme : v = k[Fe2+ ]p [Hg2+ ]q .
D’après la loi de VAN ’ T H OFF (si elle était vérifiée), on aurait pour la vitesse
π 2π de réaction :
δ= s =p
1 4Q ′2 − 1
Q′ 1− v = k[Fe2+ ]2 [Hg2+ ]2
4Q ′2
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2. On mesure l’absorption à une certaine longueur d’onde. Si plusieurs espèces 1


chimique i absorbent à cette longueur d’onde, l’absorption est liée à la concen- [Hg2+ ]/[Hg2+ ]0
¡ ¢

tration des espèces absorbantes par la loi de B EER -L AMBERT : A = i εi ℓci où


P 4 +
ℓ désigne la longueur de la cuve, εi et c i l’extinction molaire et la concentration
molaire de l’espèce i . 3 +

3. Pour la première expérience, on est dans les proportions stœchiométriques,


donc on le reste pendant toute l’expérience, c’est à dire que les deux concentra- 2 +
tions sont en permanence égales. On a donc :
1 +
v = k[Fe ] [Hg
2+ p 2+ q
] = k[Fe 2+ p+q
] = k[Hg 2+ p+q
] t (u.a)
0
Pour la deuxième expérience, il y a dégénérescence de l’ordre car la concentra- 0 1 2 3 4
tion en Fe2+ est beaucoup plus grande, on a alors : [Fe2+ ] ≃ [Fe2+ ]0 et Cette figure permet de confirmer l’hypothèse p + q = 2
p 5. On exploite maintenant l’expérience 2. La vitesse de réaction s’écrit :
v = k[Fe2+ ]0 [Hg2+ ]q = k app [Hg2+ ]q
1 d[Hg2+ ]
v =− = k app [Hg2+ ]q
2 dt
4. On utilise le résultat de l’expérience 1. La vitesse de réaction s’écrit :
ce qui se reécrit :
1 d[Hg 2+
] d[Hg2+ ]
v =− = k[Hg2+ ]p+q = −2k app dt
2 dt [Hg2+ ]q
L’intégration donne en faisant l’hypothèse q = 1 :
ce qui se reécrit :
[Hg2+ ]
ln = −2kt
d[Hg2+ ] [Hg2+ ]0
= −2kdt Hg ] 2+
[Hg2+ ]p+q Traçons donc la courbe − ln [[Hg 2+ = f (t ) à partir des résultats expérimentaux :
] 0

L’intégration donne (en supposant p + q 6= 1) : [Hg2+ ]


− ln [Hg2+ ]
0
" # 2
1 1 1
− = 2kt
p + q − 1 [Hg2+ ]p+q−1 [Hg2+ ]p+q−1 +
0

soit encore :
1
+
1 p+q−1
¢p+q−1 = 1 + 2(p + q − 1)[Hg2+ ]0 kt
[Hg2+ ]/[Hg2+ ]0
¡
+
t (u.a)
1 0 +
Si p + q = 2 le tracé de la fonction ¡ ¢ = f (t ) doit donner une droite
[Hg2+ ]/[Hg2+ ]0 0 1 2 3 4
d’ordonnée à l’origine 1, c’est ce qu’on vérifie sur la figure suivante :
Page 17 DM 5 Lycée Clemenceau Nantes – MPSI

On obtient bien une droite passant par l’origine, ce qui confirme l’hypothèse L
q = 1 ; p = 2−q = 1 R
Remarque : r + ∞
Au lieu de tracer ces figures, on aurait pu effectuer des régressions linéaires à −
la calculatrice. ve vs

Problème 5
1 - On exploite le fait qu’à basse fréquence, la bobine se comporte comme un fil et à On reconnaît un montage amplificateur inverseur, le signal passe donc. On a ainsi
haute fréquence comme un interrupteur ouvert. affaire à un passe-haut.
Le premier montage devient à basse fréquence : 2 - Etude du premier montage
L’inductance et la résistance en parallèle ont pour admittance :
L R
1 1 1
Y = + =
R j Lω Z
e(t ) s(t ) R L
La formule du pont diviseur de tension conduit à :
Z 1
H= =
Z + R + j Lω 1 + Y (R + j Lω)
Aux bornes d’un fil s = 0.
Le premier montage devient à haute fréquence : soit
1
H=
L R 3+ R
+
j Lω
j Lω R

R 1 1
e(t ) s(t ) R L En posant ω0 = , H0 = et Q = , il vient :
L 3 3
H0
H= ³ ´
1 + j Q ωω0 − ωω0
Le courant est nul dans les résistances, d’où s = 0. Ce montage est un passe-bande.
Pour le deuxième montage, à basse fréquence C’est bien la fonction de transfert d’un passe-bande.
3 - L’AO est en fonctionnement linéaire, donc v + = v − . Comme v − = 0, on en déduit
L v + = 0.
R Appliquons la loi des nœuds à la borne non-inverseuse où v + = 0.
Ve Vs Vs
r + ∞ + + =0
r R j Lω

ve vs d’où
Vs 1
r
H= 1
=− 1
Ve R + j Lω
On remarque que v s = v . Or v = v car on est en fonctionnement linéaire. On en
+ + − µ ¶
j RL ω
R
déduit v s = 0. = −
r 1+ j L ω
A haute fréquence, on a la situation suivante : R
Page 18 DM 5 Lycée Clemenceau Nantes – MPSI

i1
On reconnaît la fonction de transfert d’un filtre passe-haut de pulsation de coupure R
R
ωc = .
L i4
4 - La loi des mailles s’écrit ici : i2 i3
d(I + i ) L L
e=L + R(I + i ) + s (1) e(t ) s(t ) R
dt
di
avec s = RI et s = L
dt
I +i La loi des nœuds dérivée par rapport au temps s’écrit :
L R
I i
di 1 di 2 di 3 di 4
L + = +
e(t ) s(t ) R dt dt dt dt

soit

En dérivant (??), on obtient : 1 d(e − s) 1 1 ds 1


+ (e − s) = + s
R dt L R dt L
de d 2 (I + i ) d(I + i )
=L +R +s
dt dt2 dt d’où l’équation différentielle :
soit · ¸
d 2 ( Rs ) d( Ls ) d( Rs ) ds L de L
de s ds 2 + s = + e
=L 2
+ L + R +R + dt R dt R
dt dt dt dt L dt
soit encore
µ ¶2 Pour la fonction de transfert, on reconnaît deux fois la même impédance en série,
d2s R ds R R de donc
2
+ 3 + s= (2)
dt L dt L L dt
s 1
5 - La dérivation correspond à la multiplication par j ω en représentation complexe. H= =
L’équation (??) devient alors : e 2
µ ¶2
R R R
−ω2 s + 3j ω s+ s = jω e 7 - A partir de l’équation différentielle, il est possible de retrouver l’équation de
L L L
transfert, en passant par l’équation complexe :
d’où on tire
L L
s j ω RL 2( j ω + )s = ( j ω + )e
H= = R R
e 3j ω R + R 2 − ω2
¡ ¢
L L
En revanche, on ne peut pas passer de la fonction de transfert à l’équation différen-
Ce qui correspond bien à la fonction de transfert.
tielle.
6 - Avec les intensités figurant sur la figure, on a :
Cela est du au fait qu’il y a plus d’information dans l’équation différentielle que
e − s = Ri 1 = L
di 2 dans la fonction de transfert. Notamment, l’équation différentielle donne toutes les
dt formes possibles de s en fonction de l’excitation e et des conditions initiales, alors
di 4 que la fonction de transfert ne renseigne que sur une solution particulière de l’équa-
s = Ri 3 = L
dt tion avec une excitation sinusoïdale et sans référence aux conditions initiales.
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Problème
Ecole de l’air 1997 PSI
6 4) Les fonctions de transfert se déduisent de la formule du pont diviseur de tension :
1
jCω 1
H1 = =
R + j C1ω 1 + j RC ω
A - Étude préliminaire R j RC ω
H2 = =
1) Les représentations des fonctions sont données ci-dessous : R+ 1
jCω
1 + j RC ω
u1 (t )
2 5) En BF, le condensateur se comporte comme un circuit ouvert, en HF comme un
fil, d’où les schémas équivalents :
1
R
t (ms)
e v1 e R v2
−2 −1 1 2
En BF
−1
Dans les deux cas le courant est nul dans la maille, donc la tension est nulle aux
−2 bornes de la résistance, d’où

v 1 = e et v 2 = 0
u2 (t )
2 R
e v1 e R v2
1
En HF
t (ms)

Dans ce cas v 1 = 0 aux bornes d’un fil et v 2 = e .


−2 −1 1 2
On constate que le filtre 1 est un passe–bas et le filtre 2 un passe–haut.
−1
1
6) Pour les deux filtres, la pulsation de coupure est ωc = , soit une fréquence de
RC
−2 coupure :
1
2) Les valeurs moyennes sont visiblement nulles. fc = = 995 Hz
2πRC
3) La valeur efficace est définie comme suit :
En BF, on a
s
ZT
1 H 1 ≃ 1 d’où G d B = 0 et ϕ = 0
U eff = u 2 (t ) d t
T 0 ω π
H 2 ≃ j RC ω ⇒ G d B = 20log et ϕ =
ωc 2
Comme u12 (t ) est une fonction sin2 et u 2 (t ) = 4, on obtient :
Pour ω = ωc
2
U 1eff = p = 1, 4 V et U 2eff = 2 V 1 π
2 H1 = d’où G d B = −3 et ϕ = −
1+ j 4
j π
H2 = d’où G d B = −3 et ϕ = +
B - Étude de filtre passe–bas et passe–haut 1+ j 4
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En HF, on a Déphasage du filtre 2


−j ω π ϕ2
H1 ≃ ⇒ G d B = −20log ;ϕ = −
RC ω ωc 2 2
H 2 ≃ 1 d’où G d B = 0 et ϕ = 0

Ce qui permet de tracer les diagramme de B ODE 1


log ωωc
Gain du filtre 1
−2 −1 1 2
Gd B 1
−1
log ωωc
On confirme ainsi que le filtre 1 est un filtre passe-bas et le filtre 2 un filtre passe-
−2 −1−10 1 2 haut.
−20
Leur fréquence de coupure vaut :
−30 ωc 1
fc = = = 995 Hz
−40 2π 2πRC
7) Lorsqu’on applique le signal u1 , sinusoïdal de fréquence f = 1000 Hz ≃ f c , on ob-
tient en sortie des filtres un signal sinusoïdal atténué de 3 dB, c’est à dire d’am-
Déphasage du filtre 1 2 1 π π
plitude p = p V et déphasé de − pour le filtre passe-bas, de + pour le filtre
ϕ1 2 2 4 4
passe-haut, soit :
1
1 π
log ωωc Filtre 1 : v 1 = p cos(2π f t − )
2 4
1 π
−2 −1 1 2 Filtre 2 : v 1 = p cos(2π f t + )
2 4
−1
Lorsqu’on applique le signal u2 , créneau de fréquence f = 1000 Hz ≃ f c , on obtient
en sortie des filtres un signal correspondant au fondamental π8 sin(2π f t ) atténué de
−2 π π
3 dB, c’est à dire d’amplitude 8
p et déphasé de − pour le filtre passe-bas, de +
π 2 4 4
pour le filtre passe-haut. Pour les harmoniques de rang 3, 5, 7 elles sont atténuées
pour le passe bas et restent pratiquement inchangées pour le passe-haut, de sorte
Gain du filtre 2
que :
Gd B 2 8 π
Filtre 1 : v 1 ≃ p sin(2π f t − )
log ωωc π 2 4
8 1 π
−2 −1−10 1 2 Filtre 2 : v 1 ≃ p sin(2π f t + )
π 2 4
−20 81
+ sin(2π(3f )t )
−30 π3
−40 81
+ sin(2π(5f )t ) + ...
π5
Page 21 DM 5 Lycée Clemenceau Nantes – MPSI

C - Étude d’un filtre passe–bande 10) Les fréquences de coupure sont telles que :
8) En posant :
¯ ¯
¯ ¯ ¯ H 3 ¯max
¯H ¯ = p
3
1 2
Z1 =R +
jCω En écrivant :
1 1
Y 2 = + jCω ¯ ¯ 3
R ¯H ¯ = q
3 ¢¤2
1 + 3 RC ω − RC1 ω
£1 ¡
on obtient pour la fonction de transfert du filtre 3
1 on déduit que les fréquences de coupure vérifient :
Y2 1 µ ¶
H3 = 1
= 1 1
+Z1 1 + Z 1Y 2 RC ω − = ±1
Y2 3 RC ω

ce qui donne ce qui s’écrit encore


1
H3 =
1 RC ω2 ± 3ω − =0
1 1 RC
1 + (R + j C ω )( R + j C ω)
Ces deux équations ont pour discriminant
1
= 1
1 + 1 + 1 + j RC ω + j RC ω
∆ = 9 + 4 = 13

soit finalement : et pour solution


Ãp !
1
3 13 1
ω= ± ±
H3 = ¡ 3 2 2 RC
1 + j 13 RC ω − RC1 ω
¢
Seules ont un sens physique les valeurs positives :
p !
9) A basses fréquences, le condensateur se comporte comme un coupe-circuit :
Ã
3 13 1
ω1 = + + et
2 2 RC
R Ã p !
3 13 1
e v3 ω2 = − +
R 2 2 RC

On en tire la bande passante


1
On en déduit v 3 = 0. On a également H 3 ≃ 0 pour ω ≪ . ∆ω = ω1 − ω2 =
3
RC RC
A hautes fréquences, le condensateur se comporte comme un court-circuit et on a :
En utilisant la même définition du facteur de qualité que pour le filtre passe-bande
R ω0
du circuit RLC série Q = , on trouve ici :
∆ω
e v3
R 1
1
RC
Q= 3
=
RC
3
1
On a alors v 3 = 0. On vérifie également H 3 ≃ 0 pour ω ≫ . 11) En BF ω ≪ RC
1
, on a
RC
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1 π
H3 ≃ = j RC ω d’où ϕ = et
−j 1
RC ω
2 La tension d’entrée u2 est filtrée et seule le fondamental de fréquence f ≃ f 0 = 995 Hz
G d B = ≃ 20log RC ω asympt. à +20dB/déc
passe mais atténuée d’un facteur 3 sans être déphasée. On a en sortie :
81
Pour ω = ω0 = RC
1 v3 = sin(2t )
π3

H3 =
1 1
d’où G d B = 20log ≃ −9, 5 et ϕ = 0 D - Étude d’un filtre coupe–bande
3 3
13) En basse fréquence, le circuit devient :
En HF, on a
R R
1 −j π
H3 ≃ = d’où ϕ = − et
j RC ω RC ω 2
G d B = ≃ −20log RC ω asympt. à -20dB/déc e v4
R
2
Ce qui permet de tracer les diagramme de B ODE

Gain du filtre 3
Gd B 3 On voit que dans ce cas v 4 = e car aucun courant ne circule dans les résistances.
log ω
ω0
Pour ω ≪ ω0 = RC
1
, on a H4 ( j ω) ≃ 1.
En haute fréquence, le montage est équivalent à :
−2 −1−10 1 2 R R
−20
−30
−40 e R
v4
2

On voit que dans ce cas v 4 = e . Pour ω ≫ ω0 =


Déphasage du filtre 3
RC , on a H4 ( j ω) ≃ 1.
1

ϕ3 4RC ω
14) ¯ H4 ( j ω)¯ admet un minimum lorsque est maximum, c’est à dire pour
¯ ¯
1 − R 2 C 2 ω2
2 ω= 1
= ω0 . On a alors ¯ H4 ( j ω0 )¯ = 0. Toutes les autres fréquences ne sont pas filtrées,
¯ ¯
RC
d’où le nom de filtre à réjection.
1 Les fréquences de coupure sont telles que :
log ωω0 ¯ ¯
¯ ¯ ¯ H 4 ¯max
¯H ¯ = p
4
−2 −1 1 2 2

−1 d’où on déduit
4RC ω
= ±1
1 − R 2 C 2 ω2
12) La tension d’entrée u1 est atténuée d’un facteur 3 mais pas déphasée. On a en
sortie : soit encore
2
v 3 = sin(2t ) R 2 C 2 ω2 ± 4RC ω − 1 = 0
3
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Ces équations ont pour discriminant ϕ3


p 2
∆ = 16R 2 C 2 + 4R 2 C 2 = 20R 2 C 2 = (2 5RC )2

Les solutions positives des deux équations sont : 1


log ωω0
p 1
ω1 = (−2 + 5)
RC
p 1 −2 −1 1 2
ω2 = (+2 + 5)
RC −1

15) En BF ω ≪ RC
1
, on a −2
H 4 ≃ 1 d’où ϕ = 0 et G d B =≃ 0 16) Avec u1 à l’entrée, on a v 4 = 0
Pour ω = ω0 = 1 Avec u2 à l’entrée, on a supprimé le fondamental à f = 1000 Hz. Les autres compo-
RC
santes ne sont ni atténuées, ni déphasées, d’où :
1 − R 2 C 2 ω2
· ¸
1 8 1 1
H4 = = − j (1 − R 2 C 2 ω2 ) d’où v4 = sin(2π(3f )t ) + sin(2π(5f )t ) + ...
4j 4 π 3 5
G d B → ∞ et E - Étude d’un filtre passe–tout
π
pour ω → ω−
0 ϕ −→ − 17) On applique la loi des nœuds en A ; il vient :
2
π e − v5
pour ω → ω+
0 ϕ −→ +
R
+ j C ω(−e − v 5 ) = 0
2
d’où
En HF, on a µ ¶ µ ¶
1 1
v5 + jCω = e − jCω
H 4 ≃ 1 d’où ϕ = 0 et G d B =≃ 0 R R
On en tire :
Ce qui permet de tracer les diagramme de B ODE
1 − j RC ω
H5 =
Gain du filtre 4 1 + j RC ω
Gd B 3
log ωω0
C A
−2 −1−10 1 2 −e
R v5
−20 e
−30
−40 18) En BF, le montage devient :

−e
R v5
e
Déphasage du filtre 4
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On constate que v 5 = +e car aucun courant ne circule dans la résistance. v 5 = 2sin(2π f t − π2 ).


En HF, le montage est équivalent à : Pour le signal u2 , on a un déphasage de −π/2 pour le fondamental, puis de pratique-
ment −π pour les harmoniques :
8 π
−e v5 ≃ sin(2π f t − )
R v5 π 2
e 81
+ sin(2π(3f )t − π)
π3
On constate alors que v 5 = −e . 81
+ sin(2π(5f )t − π) + ...
19) On a pour tout ω ¯ H 5 ¯ = 1, donc
¯ ¯ π5

Gd B = 0 Problème 7
On considère le montage ci-dessous où l’amplificateur opérationnel (AO) est idéal et
Avec ω0 = RC
1
, on a : En BF ω ≪ ω0 , fonctionne en régime linéaire :
H 5 ≃ 1 d’où ϕ = 0 et G d B =≃ 0 − ∞
A
+
Pour ω = ω0 R R1
b

I+

1− j π R2 vs
ve
H5 = d’où ϕ = − L
1+ j 2

En HF, on a
1. On peut appliquer la relation du pont diviseur de tension en A car aucun cou-
H 5 ≃ −1 d’où ϕ = −π et G d B =≃ 0 rant n’entre dans la borne non inverseuse de l’AO. On en déduit :
j Lω
Ce qui permet de tracer le diagramme de B ODE en phase : VA= V (3)
R + j Lω e
Déphasage du filtre 5 La loi des nœuds en terme de potentiel appliquée en A s’écrit :
ϕ3 log ω V e −V A −V A
ω0 + + I+ = 0
R j Lω
−2 −1 1 2 avec I + = 0. On en déduit :
Ve
−1
R
VA= 1 1
R + j Lω
−2
ce qui constitue le théorème de M ILMANN et permet de retrouver l’expression
(??).
−3
La tentation était grande d’appliquer le théorème de M ILMANN sous la forme :
Ve V+
R + R1
20) Le montage est un montage déphaseur, il ne modifie pas les amplitudes mais la VA= 1
+ R11 + 1
phase des signaux. R j Lω

Pour le signal u1 , on a en sortie : qui n’est pas correct ici car aucun courant ne traverse R1 .
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2. En BF le montage est équivalent à : Pour ω = ωc


j π
A
− ∞ H= d’où G d B = −3 et ϕ = +
R b
R1 + 1+ j 4
I+
R2 vs En HF, on a
ve
L
j ωωc
H≃ = 1 d’où G d B = 0 et ϕ = 0
j ωωc
L’AO étant idéal, on a I + = 0 et donc V + = V A = 0. Comme V + = V − , on en déduit
v s = V − = 0. Le signal ne passe pas en BF. Ce qui permet de tracer les diagramme de B ODE
En HF, on a le circuit équivalent suivant : Gain du filtre
− ∞
A
+
Gd B
R b
R1
I+ log ωωc
R2 vs
ve
L −2 −1−10 1 2
−20
−30
Dans ce cas, comme I + = 0, on a V + = v e et donc v s = V − = V + = v e . Le signal −40
passe en HF. On a donc affaire à un filtre passe–haut.
3. Comme I + = 0, on a V + = V A . On peut utiliser l’expression de V A obtenu à la
relation (??). Par ailleurs, v s = V − = V + , donc v s = V A , ce qui permet d’écrire : Déphasage du filtre

ϕ
Vs j Lω j ωωc
H= = = (4) 2
Ve R + j Lω 1 + j ωωc

R 1
où on a posé ωc = .
L log ωωc
En BF, on a
j ωωc ω ω π −2 −1 1 2
H≃ =j ⇒ G d B = 20log et ϕ =
1 ωc ωc 2 −1

On a une asymptote à +20 dB/décade. On confirme ainsi que le filtre un filtre passe-haut.