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Le Songe d'une nuit d'été

Le Songe d'une nuit d'été(A Midsummer Night's Dream) est une comédie
Le Songe d'une
de William Shakespeare écrite entre 1594 et 1595. La première inscription
de la pièce au registre des Libraires date du 8 octobre 1600.
nuit d'été

C'est une histoire complexe dont l'action se déroule en Grèce et réunit


pour mieux les désunir deux couples de jeunes amants : Lysandre et
Hermia d'une part, Démétrius et Héléna d'autre part. Hermia veut épouser
Lysandre mais son père, Égée, la destine à Démétrius, dont est amoureuse
Héléna. Lysandre et Hermia s'enfuient dans la forêt, poursuivis par
Démétrius, lui-même poursuivi par Héléna. Pendant ce temps, Obéron, roi
des fées, a ordonné à Puck de verser une potion sur les paupières de sa
femme, Titania. Il entre dans la forêt avec Puck. Pendant la nuit, la
confusion règne.

La scène la plus connue est l'apparition de Bottom, qui porte une tête
d'âne, avec Titania, qui, par la magie dePuck, en est tombée amoureuse.

Page de titre de la première édition (1600)

Auteur William Shakespeare


Pays Royaume d'Angleterre
Genre Comédie baroque avec des
éléments burlesques et
fantastiques
Version originale
Langue Anglais
Titre A Midsummer Night's
Dream
Lieu de
Londres
parution
Date de
1600
parution
Date de la 1re 1594 ? 1595 ?
représentation
Sommaire
Personnages
Résumé de l'œuvre
Acte I
Scène 1 (au palais de Thésée, de jour)
Scène 2 (l’échoppe de Lecoin)
Acte II
Scène 1 (une clairière d’un bois près d’Athènes, la nuit)
Scène 2 (une autre partie du bois)
Acte III
Scène 1
Scène 2 (la clairière)
Acte IV
Scène 1 (la clairière)
Scène 2 (à Athènes, chez Lecoin)
Acte V
Scène 1 (au palais)

Thèmes principaux
Adaptations
Musique
Théâtre
Films
Divers
Quelques mises en scène historiques
Fictives
Références
Liens externes

Personnages
D'après la traduction de François-Victor Hugo (les noms
originaux sont entre parenthèses) :

Thésée (Theseus), duc d'Athènes


Égée (Egeus), père d'Hermia
Démétrius (Demetrius), amoureux d’Hermia/Helena
Lysandre (Lysander), amoureux d’Hermia
Hermia (Hermia), fille d’Égée, amoureuse de
Lysandre
Héléna (Helena), fille de Nédar, amoureuse de
Démétrius
Philostrate (Philostrates), intendant des menus
plaisirs de Thésée
Bottom (ou Bobine ou Navette) (Bottom), tisserand La Querelle d'Obéron et de Titania.
Étude de Joseph Noel Paton (v. 1849).
Lecoin (ou Ducoin) (Quince), charpentier et metteur
en scène
Flûte (Flute) , raccommodeur de soufflets
Groin (ou Lebec) (Snout), chaudronnier rétameur
Etriqué (ou Lajusté) (Snug), menuisier
Meurt de faim (ou Famélique) (Starveling), tailleur
Hippolyte (Hippolyta), reine des Amazones, fiancée à Thésée
Obéron (Oberon), roi des fées
Titania (Titania), reine des fées
Puck dit Robin Gai-Luron ou Robin Bonenfent (Puck), lutin
Fleur des Pois (Peaseblossom), Toile d'Araignée (Cobweb), Moucheron (Moth), Grain de Moutarde
(Mustardseed), sylphes
une Fée
Fées et esprits de la suite du roi et de la reine
Serviteurs de la suite de Thésée et d'Hippolyte

Résumé de l'œuvre
Deux couples d'amoureux transis, une dispute entre le roi des elfes et la reine des fées, Puck et sa potion qui s'en mêle, et une troupe
de comédiens amateurs qui prépare une pièce pour le mariage d'un prince, tous vont s'entrecroiser dans cette forêt étrange, un peu
magique, le temps d'une nuit d'été ensorcelante qui ressemble à un rêve.
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Les divisions par actes ont été introduites arbitrairement après la mort du poète dans l'édition de 1623.

Acte I

Scène 1 (au palais de Thésée, de jour)

Thésée, duc d’Athènes entre, accompagné de sa fiancée Hippolyte, reine des Amazones, qu’il doit épouser dans quatre jours. Il
exprime l’empressement qu’il ressent à l’idée de ce mariage, et incite son intendant des fêtes, Philostrate, à « entraîner aux
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réjouissances la jeunesse athénienne . »

Tandis que sort Philostrate, entrent Égée, sa fille Hermia et ses deux soupirants Lysandre et Démétrius. Égée explique au duc que sa
fille refuse d’épouser Démétrius qu’il a pourtant choisi pour elle. En effet, elle aime Lysandre qui, comme le rappelle ce dernier à
Thésée est « aussi bien né que lui, et aussi bien partagé ; [son] amour est plus grand que le sien ; [sa] fortune est sous tous les rapports
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aussi belle, sinon plus belle, que celle de Démétrius ; et, ce qui est au-dessus de toutes ces vanités, [il est] aimé de la belle Hermia » .
Égée demande au duc que l’ancien privilège d’Athènes soit appliqué si elle persiste à refuser Démétrius pour époux : « C’est, ou de
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subir la mort, ou d’abjurer pour toujours la société des hommes ».

Thésée tente de persuader Hermia en lui expliquant que « le bonheur terrestre est à la rose qui se distille, et non à celle qui, se
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flétrissant sur son épine vierge, croît, vit et meurt dans une solitaire béatitude » . Hermia, passionnée, réplique qu’elle préfère
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« croître, vivre et mourir, plutôt que d’accorder [ses] virginales faveurs à ce seigneur dont le joug [lui] répugne » . Thésée lui laisse
encore quatre jours, jusqu’à son mariage, pour réfléchir. Démétrius essaye de convaincre Hermia de suivre les injonctions de son père
en faisant valoir son « droit évident ». Moqueur, Lysandre lui répond admirablement : « Vous avez l’amour de son père, Démétrius.
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Épousez-le, et laissez-moi l’amour d’Hermia » . Puis il explique au souverain que Démétrius a courtisé, avec succès, une autre
femme, Héléna. Thésée n'y prête aucune attention et rappelle à Hermia, avant de sortir avec Égée et Démétrius, qu’elle doit
« conformer [ses] caprices à la volonté de [son] père : sinon, la loi d’Athènes, qu’[il] ne peut nullement adoucir, [la] condamne à la
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mort ou à un vœu de célibat » .
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Resté seul avec son amante, Lysandre lui explique que « l’amour vrai n’a jamais suivi un cours facile » . Il expose les diverses
entraves inhérentes à l’amour : la différence d’âge, de rang. Hermia est à chaque fois horrifiée. Par ce dialogue, Shakespeare critique
avec une ironie habile les mariages arrangés. Les amants concluent qu’ils doivent supporter les affres du destin, faute de pouvoir y
échapper. Lysandre propose alors de s’enfuir chez sa tante, loin d’Athènes, où ils pourront se marier. Il demande à Hermia de le
rejoindre « dans le bois, à une lieue de la ville, là où [il l’a] rencontrée une fois avec Héléna, pour célébrer la première aurore de
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mai » .

Héléna entre et apprend aux spectateurs que Démétrius a fondu sous les charmes d’Hermia. Elle lui demande comment elle s’y est
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prise. Hermia lui répond : « Plus je le hais, plus il me poursuit » soit l’attitude inverse d’Héléna : « Plus je l’aime, plus il me
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hait » (on reconnaît là le schéma de fuite des tragédies). Hermia cherche à rassurer Héléna, Lysandre et elle lui dévoilent leur fuite
prochaine. Héléna n’aura alors plus à craindre l’ombre d’Hermia.

Hermia puis Lysandre sortent, laissant Héléna désespérer sur la stupidité de l’amour. « L’amour ne voit pas avec les yeux, mais avec
l’imagination […] L’amour en son imagination n’a pas le goût du jugement. […] Et l’on dit que l’amour est un enfant parce qu’il est
si souvent trompé dans son choix. Comme les petits espiègles qui en riant manquent à leur parole, l’enfant Amour se parjure en tous
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lieux. » . Elle rappelle qu’avant de rencontrer Hermia, Démétrius était très épris d’elle. Elle décide donc de lui révéler la fuite des
amants afin d’obtenir un peu de gratitude, bien cher payée. Cette dernière action illustre bien la folie de l’amour, et des actes qu’il
peut nous pousser à faire.

Scène 2 (l’échoppe de Lecoin)

Dans cette scène sont réunis six artisans d’Athènes dans le but de monter une pièce de théâtre pour le mariage de leur duc ; il s'agit
d'une tragédie inspirée du mythe de Pyrame et Thisbé. L’absurdité de la distribution des rôles et des discussions qui s’ensuivent pour
savoir si les dames de la cour ne seront pas effrayées souligne l’incompétence de ces piètres acteurs. Bottom, le tisserand, se
distingue des autres car il pense pouvoir jouer tous les rôles, mieux que quiconque. Les hommes, une fois la distribution faite, se
donnent rendez-vous le lendemain soir dans le bois pour répéter
.

Acte II

Scène 1 (une clairière d’un bois près d’Athènes, la nuit)


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Puck, un « esprit malicieux et coquin qu’on nomme Robin Bonenfant » rencontre une fée qui lui apprend que la reine des fées
Titania, qui doit préserver la Nature, ne va pas tarder à arriver. Le lutin explique que le roi des elfes Obéron va donner dans le même
lieu une fête. Or les deux souverains sont fâchés car Obéron est jaloux d’un jeune page que la reine élève avec amour, alors que le roi
voudrait qu’il devienne un de ses chevaliers.

Le roi et la reine rentrent alors chacun d’un côté de la clairière avec leurs cortèges. Les deux souverains se disputent, jaloux, à propos
des anciennes conquêtes de l’autre. Ainsi Titania reproche à Obéron d’être à Athènes parce qu'Hippolyte, « [sa] maîtresse en bottines,
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[ses] amours guerrières, doit être mariée à Thésée » . Obéron furieux fait remarquer à sa dame qu’il « sait [son] amour pour
Thésée ». Elle ne peut donc lui reprocher d’assister aux noces de son ancienne amante. Titania fait alors une tirade sur l’effet
catastrophique de leurs querelles sur la Nature. Elle lui reproche de l’empêcher d’exercer son rôle de protectrice de la Nature : « À
cause de nos discordes, nous ne voyons les saisons changer […] le monde ef
faré ne sait plus les reconnaître à leurs produits. Ceux qui
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engendrent ces maux ce sont nos débats et nos dissensions : nous en sommes les auteurs et l’origine ». Obéron propose comme
solution qu’elle lui donne l’enfant pour qu’ils puissent se réconcilier. Titania explique l’importance qu’elle accorde à l’enfant : « Sa
mère était une adoratrice de mon ordre […] et elle est morte de cet enfant ; et j’élève cet enfant pour l’amour d’elle ; et, pour l’amour
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d’elle, je ne veux pas me séparer de lui ». Elle lui propose toutefois d’assister aux festivités avec elle mais il refuse si elle ne lui
donne pas l’enfant. Furieuse, Titania sort avec sa suite.

Obéron décide de la « châtier pour cet outrage ». Pour ce faire, il envoie Puck chercher une "pensée d’amour", fleur qui reçut une
flèche de Cupidon. « Son suc, étendu sur des paupières endormies, peut rendre une personne, femme ou homme, amoureuse folle de
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la première créature vivante qui lui apparaît ». Il projette d’en verser sur les yeux de Titania pour qu’une fois amoureuse elle lui
livre le page.

À ce moment entrent Démétrius et Héléna. Obéron, invisible, suit toute la conversation. Démétrius, furieux de la fuite de Lysandre et
Hermia, repousse violemment Héléna, ne cessant de lui répéter qu’il ne l’aime pas et qu’il ne l’aimera jamais. Plus il la repousse, plus
elle s’accroche. Il tente alors de lui faire peur : ils sont seuls dans un bois désert, et elle, folle amoureuse, ferait tout pour lui plaire. Il
pourrait donc abuser de son pouvoir et lui voler sa vertu. Mais elle ne prend pas la remarque au sérieux, et le suit lorsqu’il sort, en lui
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disant : « Je veux te suivre et faire un ciel de mon enfer en mourant de la main que j’aime tant ».
Obéron qui a tout entendu est outré par l’attitude de Démétrius. Aussi quand Puck revient avec le suc de la fleur, il lui ordonne de
chercher « une charmante dame d’Athènes [qui] est amoureuse d’un jeune dédaigneux » sur les yeux duquel il doit verser quelques
gouttes du suc. Il lui explique qu’il reconnaîtra « l’homme à son costume athénien » et qu’il doit revenir avant le jour. Pendant ce
temps, Obéron ira « teindre » les yeux de sa femme.

Scène 2 (une autre partie du bois)

Les fées chantent une chanson pour endormir leur reine. Une fois fait, Obéron se glisse et humidifie les paupières de Titania du suc
magique. Il ressort.

Entrent alors Lysandre et Hermia, exténués. Lysandre enjoint à Hermia de se coucher sur le gazon. Cette dernière comprenant qu’il
compte dormir près d’elle craint pour son honneur. Elle ne se laisse pas embobiner par ses belles paroles et le convainc de s’endormir
un peu plus loin.

Les deux amants s’endorment quand Puck arrive. Lorsqu’il les voit, il pense avoir trouvé les deux athéniens recherchés. Il répand
alors le philtre d’amour sur les yeux de Lysandre puis se sauve retrouver Obéron.

Démétrius et Héléna arrivent, se querellant toujours. Démétrius abandonne Héléna, qui aperçoit alors Lysandre endormi. Il se réveille
quand elle s’approche, et tombe alors immédiatement fou amoureux d’elle : « Ce n’est pas Hermia, mais Héléna que j’aime à présent.
Qui n’échangerait une corneille pour une colombe ? » Héléna pense que Lysandre se joue d’elle et lui reproche son manque de
courtoisie : « Oh ! Qu’une femme, repoussée par un homme, soit encore insultée par un autre ! » Elle sort furieuse et blessée.
Lysandre avant de la suivre s’adresse à Hermia par ces mots : « Hermia, dors là, toi, et puisses-tu ne jamais approcher de Lysandre !
[…] toi, mon indigestion, toi, mon hérésie, sois haïe de tous, et surtout de moi ».

À ce moment Hermia se réveille. Elle a rêvé « qu’un serpent [lui] dévorait le cœur et que [Lysandre] était assis, souriant à [son] cruel
supplice ». Ce rêve résume bien la situation : Lysandre l’a abandonnée aux chagrins d’un amour désormais non réciproque. Se
rendant compte qu’il n’est plus à ses côtés, elle part à sa recherche.

Acte III

Scène 1

Les six compères arrivent pour répéter. Bottom fait tout d’abord remarquer à ses
camarades que le suicide de Pyrame sur scène pourrait choquer les dames. Il propose
alors qu’un « prologue affecte de dire qu’[ils] ne veulent [se] faire de mal avec
[leurs] épées et que Pyrame n’est pas tué tout de bon ». Lecoin propose d’écrire ce
prologue en vers de six « syllabes ». Plusieurs erreurs de langage comparables
apparaissent dans cette scène telles que « amener, Dieu nous soit en aide ! » à la
La Folie de Titania par Paul Jean
place d’amen ou encore « il vient pour défigurer ou représenter le personnage du
Gervais.
clair de lune ». Shakespeare souligne à travers ces erreurs le manque de culture des
personnages, et donc l’absurdité de leur pièce, de leur représentation future. Pendant
qu’ils décident de la manière de jouer le lion, le clair de lune et le mur, Puck arrive, attiré par tout le bruit. La répétition débute de
manière grotesque : Puck suit Bottom lorsque celui-ci va dans les "coulisses" (un fourré d’aubépines) et l’affuble d’une tête d’âne.
Ses camarades s’enfuient en le voyant revenir métamorphosé et se font prendre en chasse par Puck. Bottom pensant qu’ils veulent
l’effrayer se met à chanter pour montrer qu’il n’est pas tombé dans le piège. S’éveille alors Titania qui aperçoit Bottom. La reine
tombe sous le charme et déclare sa flamme à Bottom, qui n’y croit guère. Elle appelle ses fées et leur ordonne d’emmener Bottom
chez elle.

Scène 2 (la clairière)


Puck fait son rapport à Obéron. Il lui apprend la métamorphose qu’il a fait subir à
Bottom. « C’est à ce moment-là, le hasard l’a voulu, que Titania s’est réveillée et
s’est aussitôt amourachée d’un âne ». Il lui apprend également qu’il a versé le suc
sur les yeux d’un athénien endormi prés d’une belle athénienne.

À ce moment entrent Démétrius et Hermia. Hermia l’accuse d’avoir profité du


sommeil de Lysandre pour le tuer : « Si tu as tué Lysandre dans son sommeil, tu es
déjà dans le sang jusqu’à la cheville, achève de t’y plonger et tue-moi aussi ». Elle
ne peut croire que Lysandre l’ait abandonnée dans le bois : « Se serait-il dérobé ainsi
à Hermia endormie ? » Pourtant Démétrius continue de nier le meurtre : « Je ne suis
pas souillé du sang de Lysandre, et il n’est pas mort, que je sache ». Hermia, inquiète
et excédée par la cour que lui fait Démétrius, s’en va. Démétrius préfère la laisser se
calmer et s’endort.

Obéron reproche alors à Puck son erreur : « Tu as mis la liqueur d’amour sur la vue Hermia et Héléna, Washington
d’un amant fidèle. Il doit forcément résulter de ta méprise l’égarement d’un cœur Allston, avant 1818 (Smithsonian
American Art Museum).
fidèle, et non la conversion d’un perfide ». Il l’envoie alors chercher Héléna pendant
que lui verse le philtre d’amour sur les yeux de Démétrius. Puck conclut : « Ainsi le « Ainsi on nous a
destin l’ordonne ; pour un homme qui garde sa foi, des millions doivent faiblir, vues croître
brisant serments sur serments ». ensemble, —
comme deux
Puck précède Héléna, poursuivie par Lysandre, et se réjouit à l’idée de voir les deux
cerises,
hommes se disputer la même femme. Héléna pense toujours que Lysandre se moque
apparemment
d’elle et le lui reproche amèrement. Les protestations de Lysandre réveillent alors
séparées, — mais
Démétrius qui tombe sous le charme d’Héléna. Cette dernière imagine que les deux
réunies par leur
hommes se sont ligués contre elle : « Rivaux tous deux pour aimer Hermia, vous êtes
séparation même,
rivaux aussi pour vous moquer d’Héléna ». Arrive alors Hermia, guidée par la voix
— fruits charmants
de Lysandre. Elle lui reproche de l’avoir quittée alors qu’elle était endormie. « Quel
moulés sur une
amour pouvait presser Lysandre de quitter mon côté ? » lui demande-t-elle sidérée
seule tige. »
quand il lui répond que « l’amour [le] pressait de partir ». Héléna pense alors « [qu’]
elle est de ce complot. […] ils se sont concertés, tous trois, pour arranger à mes
dépens cette comédie ». Hermia n’y entend rien, d’autant plus qu’elle est accusée
d’avoir incité ses deux anciens amants à railler Héléna. Les deux hommes veulent en venir aux mains alors Hermia désespérée
s’accroche à Lysandre qui la repousse et l’insulte. Elle se tourne alors vers Héléna et l’accuse d’avoir volé le cœur de son amant,
certainement en faisant valoir sa grande taille : « Êtes-vous donc montée si haut dans son estime, parce que je suis si petite et si
naine ? » Elle veut alors se venger et se battre avec Héléna qui, effrayée, demande de l’aide aux messieurs. Ils continuent leur joute
orale, tout en empêchant Hermia de faire du mal à Héléna, et décident d’en venir aux poings, hors de la clairière. Héléna s’enfuit
également, suivie de près par Hermia.

Le roi Obéron resté seul avec Puck lui reproche sa méprise. Le lutin se défend en expliquant qu’il a bien humecté les yeux d’un
athénien, conformément aux ordres de son maître. Le roi lui enjoint alors d’empêcher les hommes de se battre, de les faire courir
partout dans la forêt jusqu’à ce qu’épuisés ils s’endorment. Il devra alors verser l’antidote sur les yeux de Lysandre. Pendant ce temps
Obéron ira chercher le jeune page qu’il souhaite tant, puis il délivrera sa reine du maléfice. Ils doivent se hâter car le jour ne va pas
tarder à se lever, or ce sont des esprits de la nuit.

Puck imite la voix de Démétrius et guide ainsi Lysandre vers la mauvaise direction. Épuisé et furibond ce dernier s’endort. Puck
emploie le même stratagème avec Démétrius qui s’endort également dans la même clairière que Lysandre. Héléna arrive par la suite,
et s’endort aussi. Hermia est la dernière à s’endormir. Les quatre amis sont donc tous endormis dans le même lieu, sans le savoir.
Puck verse alors l’antidote sur les yeux de Lysandre et court rejoindre son maître car le jour commence à naître.
Acte IV

Scène 1 (la clairière)

Bottom, Titania et sa suite arrivent. Bottom, toujours aussi grossier, est choyé par la reine et ses fées. Il s’endort dans les bras de sa
maîtresse.

Obéron qui observe la scène se réjouit : il a enfin réussi à récupérer l’enfant. « Maintenant qu’[il] a l’enfant, [il] va mettre un terme à
l’odieuse erreur de ses yeux ». Il ordonne à Puck de lever l’enchantement de Bottom pour qu’il retourne à Athènes le lendemain
matin « ne se rappelant les accidents de cette nuit que comme les tribulations d’un mauvais rêve ». Obéron réveille ensuite sa femme,
après lui avoir appliqué l’antidote et lui demande « d’appeler [sa] musique ; et qu’elle frappe d’une léthargie plus profonde qu’un
sommeil ordinaire les sens [des] cinq mortels ». Il lui enjoint alors de se presser car le jour se lève : « Allons, ma reine, dans un grave
silence, courons après l’ombre de la nuit ».

Thésée et Hippolyte, suivis d’Égée et de leur suite, arrivent conversant sur la chasse à laquelle ils vont assister. Ils aperçoivent alors
les quatre jeunes endormis et les réveillent au son du cor. Le roi les accueille par ces mots : « Bonjour, mes amis. La Saint-Valentin
est passée. Les oiseaux de ces bois ne commencent-ils à s’accoupler qu’aujourd’hui ? » Les amants tentent alors d’expliquer leur
présence en ces bois. Lysandre explique la raison pour laquelle Hermia et lui s’y trouvent : « notre projet était de quitter Athènes pour
ne plus être sous le coup de la loi athénienne ». Puis Démétrius explique sa présence et celle d’Héléna : « par fureur je les y ai suivis,
la belle Héléna me suivant par amour ». Il explique ensuite ses nouveaux sentiments : « mon amour pour Hermia a fondu comme
neige. […] l’unique objet, l’unique joie de mes yeux, c’est Héléna. […] Maintenant je la désire, je l’aime, j’aspire à elle, et je lui serai
fidèle à jamais ». Le roi est ravi de ce renversement de situation. Jugeant la matinée déjà bien avancée, il décide d’aller directement à
Athènes pour célébrer non seulement son mariage, mais aussi celui des quatre jeunes amants. Ces derniers sont un peu ahuris. Ils
pensent encore rêver, et ne se rendent pas encore complètement compte de la situation.

Bottom se réveille quand tout le monde est parti. Il s’étonne du songe qu’il a fait, et dit, très ironiquement : « L’homme qui
entreprendra d’expliquer ce songe n’est qu’un âne… ». Il décide d’en faire une ballade qu’il pourra chanter à sa guise. Bottom nous
livre de nouveau une réflexion absurde en ce qui concerne cette ballade : « peut-être même, pour lui donner plus de grâce, la
chanterai-je après la mort ».

Scène 2 (à Athènes, chez Lecoin)

Les apprentis acteurs s’impatientent : Bottom n’est pas réapparu alors que Thésée et « deux ou trois couples de seigneurs et de
dames, mariés par-dessus le marché » viennent de quitter le temple. Mais heureusement Bottom arrive. Son propos est incohérent :
« j’ai des merveilles à vous raconter ; mais ne me demandez pas ce que c’est […]. Je vais vous dire exactement tout ce qui est arrivé.
[…] Pas un traître mot ». Il enjoint à la troupe de se préparer
, car le duc a fini de dîner.

Acte V

Scène 1 (au palais)

Hippolyte et Thésée commentent le récit des amants. Thésée pense que « le fou, l’amoureux et le poète sont tous faits
d’imagination », les amants ont donc dû imaginer leur histoire. Ces derniers arrivent et prennent place. Philostrate apporte ensuite le
programme des divertissements proposés au duc. Le duc décide de voir la « courte et fastidieuse histoire du jeune Pyrame et de son
amante Thisbé ; farce très tragique » qu’il commente ainsi : « farce et tragique ! Fastidieuse et courte ! Comme qui dirait de la glace
chaude, de la neige la plus étrange. Comment trouver l’accord de ce désaccord ? » Philostrate lui explique qu’elle est décrite en ces
termes « car dans toute la pièce il n’y a pas un mot juste ni un acteur capable ». Le duc décide de la voir quand même car "c’est
l’intention qui compte" : « l’affectation et la simplicité muettes sont celles qui, avec le moins de mots, parlent le plus à mon cœur ».
Le prologue, Lecoin, arrive. Son propos est confus : « son discours a été comme une chaîne embrouillée : rien n’y manquait, mais
tout était en désordre ». De plus, Lecoin, en voulant présenter les personnages, résume toute la pièce. Le mur est joué par Groin qui
explique son rôle, et surtout son déguisement (la chaux, le plâtras et le moellon). Les remarques des spectateurs sont aussi absurdes
(et donc comiques) que les dires des acteurs. Ainsi Thésée déclare : « peut-on désirer que la chaux barbue parle mieux que ça ? » et
Démétrius réplique que « c’est la cloison la plus spirituelle que j’aie ouïe discourir ». Tout le long de la représentation les acteurs
s’interrompent, et répondent aux remarques des spectateurs. Ainsi quand Pyrame maudit le mur qui l’empêche de rejoindre son
amante Thisbé, le duc déclare qu’il s’attend à ce que le mur le maudisse en retour. L’acteur s’arrête et lui explique alors bien
gentiment que ce n’est pas le mur qui répondra mais Thisbé. L’arrivée du lion et de la lune provoque une discussion sans queue ni
tête. Tout d’abord à propos de la gentillesse du lion, puis à propos du costume de la lune : les convives considérant que l’homme, son
fagot et son chien auraient dû être dans la lanterne puisque celle-ci représente la lune et que tout ceci se trouve sur la lune ! Thisbé
entre en scène, fait une faute comique dans son texte : « voici la tombe du vieux Nigaud » (à la place de Ninus) puis s’enfuit, effrayée
par le rugissement du lion. Les trois répliques qui suivent démontrent bien le caractère comique de la pièce :

« DÉMÉTRIUS : Bien rugi, lion !


THÉSÉE : Bien couru, Thisbé !
HIPPOLYTE : Bien lui, Lune… Vraiment, la lune luit de fort bonne grâce. »

Pyrame revient sur scène et découvre le manteau de sa belle déchiré et taché du sang du lion. Il l’imagine morte et se tue : « et
maintenant vous voyez un décédé ! ». Ce jeu de mot entraîne une réaction en chaîne des spectateurs :

« DÉMÉTRIUS : Je vois le décès, mais je ne vois pas le dé. En tout cas, c’est un as, car il est tout seul ;
LYSANDRE : Alors, c’est un as à sein ; car il se ’est
l percé.
THÉSÉE : Un chirurgien qui le guérirait n’en ferait pas un as saillant. »

Thisbé arrive et voyant son amant mort, se tue aussi. La pièce est finie. Bottom propose un épilogue ou une danse bergamasque au
duc qui choisit la seconde proposition. Le duc clôt la soirée : « La langue de bronze de minuit a compté douze : au lit, les amants ! »

Entrent Puck, puis le roi et la reine des fées. Ils se mettent à chanter et danser :

Que chaque fée erre dans le palais de Thésée. […]


Et nous le bénirons,
Et la famille engendrée là
Sera toujours heureuse.
Désormais ces trois couples
S’aimeront toujours fidèlement ; […]
Fées, répandez partout
La rosée sacrée des champs ;
Et bénissez chaque chambre,
En remplissant ce palais de la paix la plus douce.

Pour finir, Puck s’adresse aux spectateurs en ces mots :« Ombres que nous sommes, si nous avons déplu, figurez-vous seulement que
vous n’avez fait qu’un mauvais somme ».

Thèmes principaux
Le théâtre dans le théâtre,mise en abyme : mise en scène de Pyrame et Thisbé, monologue de fin de Puck.
L'opposition entre la nuit, espace des fantasmes (de songes et de rêves) et du désordre, et le jour
, espace de la
réalité et de l'ordre.
Le conflit parental et le conflit avec la société.

Adaptations
Musique
1692 : The Fairy Queen, mask ou semi-opéra d'Henry Purcell.
1826 : Oberon, opéra de Carl Maria von Weber.
1826 : Le Songe d’une nuit d’été(Ein Sommernachtstraum),
Ouverture de Felix Mendelssohn, complétée en 1843 par une
musique de scène, l'une et l'autre conçues pour la pièce de
Shakespeare. Cette géniale partition inclut uneMarche nuptiale,
souvent choisie lors des célébrations de mariages.
1850 : Le Songe d'une nuit d'été, opéra-comique en trois actes
d'Ambroise Thomas dont le livret « librement adapté » n'a pas grand-
chose en commun avec la pièce. "La rencontre d'Obéron et Titania",
1876 : Le Songe d'une nuit d'été, ballet de Marius Petipa sur la illustration de 1905 parArthur
musique de scène de Mendelssohn (1843). Rackham.
1903 : Le Songe d'une nuit d'été, comédie musicale auNew
Amsterdam Theatre.
1940 : Le Songe d'une nuit d'étéop. 108, ouverture deMario Castelnuovo-Tedesco.
1960 : A Midsummer Night's Dream, opéra de Benjamin Britten.
1986 : El sueño de una noche de verano, comédie musicale créée le 18 octobre 1986 à la comédie française et
mis en scène Jorge Lavelli avec la collaboration de Dominique Poulange), musique originale parAstor Piazzola et
interprété au bandonéon par Richard Galliano et Roberto Lara et l'ensemble de Pari's ango.
T
2011 : L'île enchantée (The Enchanted Island), pasticcio qui sera créé au Metropolitan Opera, inspiré aussi de La
Tempête de Shakespeare, sur un livret anglais de Jeremy Sams.

Théâtre
1908 : Le Songe d'une nuit d'étéde Bernard Marcotte (Théâtre de Bernard Marcotte, Éditions Thélès, 2011).
1984 : La Répétition dans la forêtde Laurent Meda.
1986 : Le Parc de Botho Strauss.
2002 : Le Songe d'une nuit d'étéde Nele Praxinou, avec la Troupe des Baladins du Miroir, Thorembais-les
Béguinnes.
2005 : Le Songe d'une nuit d'étéde Sophie Lorotte avec Frédéric Souterelle et Nicolas Beaucaire, Théâtre
Mouffetard, Paris
2006: Le Songe d'une nuit d'étéde Fabrice Eberhard, Château royal, Collioure.
2008: Le Songe d'une nuit d'étéde Stéphan Druet, Hôtel Gouthière
2011 : Le Songe d'une nuit d'étéde Nicolas Briançon avec Lorànt Deutsch et Mélanie Doutey.
2012 : Le Songe d'une nuit d'étéd'Isabelle Pousseur avec des comédiens burkinabés, Théâtre National,
Bruxelles.
2013 : Le Songe d'une nuit d'étéde Joël Coté par la compagnie Bob&Aglae, Théâtre Confluences, Paris.
2014 : Le Songe d'une nuit d'étéde Laurent Pelly, Théâtre National de Toulouse.
2014 : Le Songe d'une nuit d'étéde Myriam Crouzel, Théâtre du Lycée Européen Charles de Gaulle, Dijon.
2015 : Le Songe d'une nuit d'étéde Juliette Rizoud, par la compagnie La Bande à Mandrin, au Théâtre National
Populaire de Villeurbanne.
2017, 2018 : Le Songe d'une nuit d'étéde Carine Montag au Théâtre de Verdure du Jardin Shakespeare, Paris.
2017 : Le Songe d'une nuit d'étédu collectif de La Grosse Bête, à Samois-sur-Seine

Films
1909 : film muet français avec le clown anglaisFoottit.
1935 : Le Songe d'une nuit d'été- réalisation de Max Reinhardt et William Dieterle d'après la mise en scène de
Max Reinhardt, avec James Cagney (Bottom), Mickey Rooney (Puck), Olivia de Havilland (Hermia), Dick Powell
(Lysandre).
1955 : Sourires d'une nuit d'été(Sommarnattens leende), un long métrage réalisé parIngmar Bergman.
1959 : Le Songe d'une nuit d'été(Sen noci svatojánské), un long métrage d'animation tchèque (avec
marionnettes) réalisé parJiří Trnka.
1968 : A Midsummer Night's Dream, un long métrage britannique réalisé parPeter Hall.
1969 : Le Songe d'une nuit d'étéréalisé par Jean-Christophe Averty, avec Claude Jade, Christine Delaroche,
Jean-Claude Drouot, Christiane Minazzoli, Michel Ruhl, Dominique Seriana.
Gareth Davies : Valérie Marneffe
1981 : Le songe d'une nuit d'été, réalisé par Elijah Moshinsky, avec Helen Mirren, Peter McEnery, Nigel
Davenport, BBC; DVD (vost)
1982 : Comédie érotique d'une nuit d'été(A midsummer night's sex comedy); Film de Woody Allen. Woody Allen,
Mia Farrow.
1996 : Le Songe d'une nuit d'été, réalisation de Adrian Noble, d'après la mise en scène de laRoyal Shakespeare
Company.
1999 : Le Songe d'une nuit d'été, réalisation de Michael Hoffman, avec Kevin Kline (Bottom), Michelle Pfeiffer
(Titania), Sophie Marceau (Hippolyta), Calista Flockhart (Helena). Adaptation dont l'action est resituée enToscane
à la fin du XIXe siècle.
2005 : Le Songe d'une nuit d'été, téléfilm de Ed Fraiman.
2008 : Were the World Mine, film musical américain réalisé par T om Gustafson.
2015 : Strange Magic film d'animation de Gary Rydstrom

Divers
1897 : La Folie de Titania, huile sur toile de l'artistePaul Jean Gervais
1939 : Songe d'une nuit d'été, œuvre peinte de Marc Chagall (collection du musée de Grenoble)
1990 : A Midsummer Night's Dream, épisode de la série debande dessinée Sandman par Neil Gaiman & Charles
Vess
2008-2009 : la pièce est jouée par les protagonistes dans un des épisodes de la série Spectacular Spider-Man
2011 : Les Royaumes invisiblesde Julie Kagawa où les personnages de T itania, Obéron et Puck sont repris.
2011 : Flashback, roman de Dan Simmons. Outre les références à l'œuvre de Shakespeare, le personnage
principal s'appelle « Nick Bottom » comme le tisserand.
2014 : A midsemester night's dream,une web-série transposant tous les personnages auXXIe siècle.
2015 : La faction des Fées du jeu de société Smash Up fait référence à l'œuvre au travers des personnages de
Titania et Puck.

Quelques mises en scène historiques


1er janvier 1604 : première représentation de la pièce à la cour.
1755 : Sous le titre Fairies par David Garrick (adaptation incluant aussi des extraits deLa Tempête et des
chansons sur des poèmes deJohn Dryden)
1840 : première mise en scène depuis la création restituant l'intégrité du texte original de ShakespeareCovent
(
Garden)
1905 : mise en scène de Max Reinhardt (il en fera de nombreuses versions jusqu'en 1939)

Fictives
Dans le film Le Cercle des poètes disparus, un des axes majeurs de l'histoire est l'effort de l'étudiant Neil Perry
(joué par Robert Sean Leonard) pour jouer le rôle de Puck dans la pièce, malgré l'opposition de son père.
Dans la série Malcolm, Malcolm, le personnage principal, doit, le temps d'un épisode, jouer Puck dans une
adaptation de la pièce de Shakespeare par le club théâtre de son école.

Références
1. Œuvres complètes (http://fr.wikisource.org/wiki/Notes_sur_le_Songe_d%E2%80%99une_nuit_d%E2%80%99%C3%
89t%C3%A9_et_sur_la_Temp%C3%AAte/Traduction_Hugo,_1865#284), traduction Hugo, Pagnerre, 1865, tome 2,
p. 284.
2. Go Philostrate,
Stir up the Athenian youth to merriments.
3. I am my Lord, as well derived as he
As well possess'd : my love is more than his :
My fortunes every way as fairly rank'd
(If not with vantage) as Demetrius' :
And (which is more than all these boasts can be)
I am belov'd of beauteous Hermia.
4. Either to die the death, or to abjure
For ever the society of men.
5. But earthlier happy is the rose distill'd,
Than that which withering on the virgin thorn,
Grows, lives, and dies, in single blessedness.
6. So will I grow, so live, so die my Lord,
Ere I will yield my virgin patent up
Unto his lordship, whose unwished yoke,
My soul consents not to give sovereignty .
7. You have her father's love, Demetrius :
Let me have Hermia's : do you marry him.
8. For you fair Hermia, look you arm yourself,
To fit your fancies to your father's will;
Or else the Law of Athens yields you up
To death, or to a vow of single life.
9. The course of true love never did run smooth
10. And in the wood, a league without the town,
(Where I did meet thee once with Helena,
To do observance to a morn of May)
There will I stay for thee.
11. The more I hate, the more he follows me.
12. The more I love, the more he hateth me.
13. Love looks not with the eyes, but with the mind,

Nor hath Love's mind of any judgement taste;

And therefore is Love said to be a child,
Because in choice he is so oft beguil'd.
As waggish boys in games themselves forswear
So the boy Love is perjur'd everywhere.
14. … that shrewd and knavish sprite
Call'd Robin Goodfellow.
15. Your buskin'd mistress, and your warrior love,
To Theseus must be wedded
16. And thorough this distemperature, we see
The seasons alter;
…and the mazed world,
By their increase, knows not which is which;
And this same progeny of evils, comes
From our debates, from our dissension;
We are their parents and originals.
17. His mother was a votaress of my Order,

And she being mortal, of that boy did die,
And for her sake I do rear up her boy,
And for her sake I will not part with him.
18. The juice of it, on sleeping eye-lids laid,
Will make or man or woman madly dote
Upon the next live creature that it sees.
19. I'll follow thee, and make a heaven of hell,
To die upon the hand I love so well.

Liens externes
Ressources relatives au spectacle vivant :Internet
Broadway Database • Playbill • Theatricalia Sur les autres projets Wikimedia :
Le Songe d'une nuit d'été- The Liverpool
Shakespeare Festival 2008. Le Songe d'une nuit d'été, sur Wikimedia
Le Songe d'une nuit d'étéà Paris, théâtre de l'Odéon, Commons
nov-déc 2008.
Dossier pédagogique réalisé par le Centre de Le Songe d'une nuit d'été, sur Wikisource
documentation pédagogique de Paris en collaboration
avec l'Odéon-Théâtre de l'Europe (Paris) sur la mise
en scène de Yann-Joël Collin et la troupe Une nuit
A Midsummer Night's Dream (source anglaise)
, sur
surprise par le jour : sur le site de la collection Pièce
(dé)montée. Wikisource
Le Songe d'une nuit d'ététraduit par François-Victor
Hugo.
Songes de Nuits d'Été - Festival de Musique de Chambre à Lessines (BE) - 2008.

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